La presse, 2 juillet 2005, C. Arts et spectacles
[" BUENA VISTA SOCIAL CLUBTM PRÉSENTE OMARA PORTUONDO FLOR DE AMOR TOUR AVEC I MUSICI DE MONTRÉAL EN PREMIÈRE PARTIE : BC AVEC BET.E ET CARLOS PLACERES PLEINS FEUX SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 4 JUILLET, 20 H 30 BILLETS : RENSEIGNEMENTS : À LAPLACE DES ARTS (514) 842-2112 / www.pda.qc.ca RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245www.admission.com www.cyberpresse.ca/arts MON T R É AL SAME D I 2 J U I L L ET 2 0 0 5 GALAS JUSTE POUR RIRE LES TOP MODÈLES DE L'HUMOUR PAGE 13 ARTCONTEMPORAIN LES DÉFIS DE LA RESTAURATION PAGE 6 NOTRE-DAME DE PARIS ENCINÉMASCOPE SONIA SARFATI Conçu pour être livré dans des arénas ou des palais des sports, Notre-Dame de Paris, le spectacle musical de Luc Plamondon et Richard Cocciante basé sur l'oeuvre de Victor Hugo, a subi une cure d'amaigrissement, lors de son passage au Québec après avoir occupé le Palais des congrès de Paris, afin de ne pas déborder de la scène du Théâtre Saint-Denis.Comme si la cathédrale s'était faite église \u2014 plus intime, donc, mais moins spectaculaire.Ou, comme le dit Luc Plamondon, comme si ces destins pensés en cinémascope avaient été coupés pour rentrer dans un plus petit écran\u2014sans que l'on atteigne toutefois les ciseaux manière pan-and-scan, le metteur en scène Gilles Maheu ayant supervisé le changement de format, en compagnie du chorégraphe Martino Müller.Une grande (c'est le cas de le dire) chance, donc, qu'aura le public québécois de pouvoir suivre, au Centre Bell à partir du 5 juillet et en.cinémascope, la vie \u2014 et, dans certains cas, la mort \u2014 d'Esmeralda (Mélanie Renaud), de Quasimodo (Gino Quilico), de Gringoire (Jean-François Breau), de Frollo (Robert Marien), de Phoebus (Richard Charest), de Clopin (Roddy Julienne) et de Fleur-de-Lys (Brigitte Marchand).Notre-Dame de Paris inaugure en effet le Théâtre Broadway du Centre Bell.Et ce «théâtre» n'en est pas un en ce qui concerne les dimensions : on parle ici d'une scène de 36 mètres de largeur par une quinzaine de profondeur.C'est plus qu'au Palais des congrès de Paris.Pour l'occuper, davantage de danseurs.Mais pas que ça : «Les chorégraphies ont été pensées non seulement d'avant en arrière, comme dans Les Sans-papiers, mais aussi de côté cour à côté jardin et de côté jardin à côté cour, comme dans La Fête des fous», note Luc Plamondon.Les amputer a changé la dynamique de l'ensemble : «Quand un danseur s'élance sur trois mètres et non plus sur 20, l'énergie est inévitablement modifiée», indique Gilles Maheu qui, dès le départ, avait désiré «un espace monumental pour représenter cette oeuvremonumentale».Il compte pourtant, parmi ses productions préférées, celle de Londres, présentée en mai 2000, soit un an et demi après la création.Un petit format.Mais un format définitif : «Le spectacle a été en work-inprogress jusque-là.Nous avons raccourci des chansons, inversé l'ordre de certaines, rajouté des éléments de mise en scène.Et c'est à Londres que Notre-Dame a acquis sa forme finale», poursuit le metteur en scène.Il a vécu là un grand moment.Et un autre, immense (dans tous les sens du terme) au coeur des arènes de Vérone.En ce lieu historique qui a reçu les plus grands opéras du monde, d'Aïda à Carmen, là où 14 000 personnes peuvent s'asseoir.Regarder.Écouter.Comme dans un temple en plein air.«J'ai pleuré», avoue-t-il (sans honte aucune).Luc Plamondon, lui, qui a un faible pour la production espagnole («C'est la plus sexy»), a senti les larmes lui monter aux yeux à Pékin.Au Palais du peuple.C'était en décembre 2001.«Je me suis assis dans la salle.J'étais le seul Blanc parmi 6000 Chinois», se souvient-il.Le spectacle était présenté en français, avec surtitres.La réaction, pendant la représentation, minimale.AUTRES TEXTES EN PAGES 2 ET 3 VOIR NOTRE-DAME EN PAGE 2 Mélanie Renaud (photographiée ici en répétition) campe le rôle d'Esmeralda dans la nouvelle version de Notre-Dame de Paris.PHOTOPATRICK SANFAÇON, LA PRESSE©/ PHOTOMONTAGE LA PRESSE 3328632A ARTS ET SPECTACLES À Montréal, succède à : Luck Mervil et Charles Biddle Jr.Adéjà incarné, dans NDP : Clopin, dès 1998, en tant que doublure de Luck Mervil puis, en alternance avec lui durant la tournée européenne.Autres spectaclesmusicaux : Starmania, où il incarnait le Grand Gourou Marabou (rôle supprimé par la suite) à la création de l'opéra-rock de Berger / Plamondon.Il a aussi été Ramsès dans le spectacle Moïse présenté à Paris.SONDÉFI : «J'approche les 600 représentations et le défi, pourmoi, est d'être là, entièrement là, car le rôle de Clopin est très physique.J'ai toujours, avec moi, tous les cascadeurs et les danseurs.Il est la dynamite du show.Clopin, c'est les Sans-Papiers, Condamnés, Libérés.C'est un engagement, c'est symboliquement très fort.Ce qui fait que finalement, malgré les doutes, il est facile de retomber dans l'énergie des débuts», raconte celui qui a déjà donné la réplique à cinq Esmeralda différentes aucours de la même semaine ! Roddy Julienne Rôle > Clopin À Montréal, succède à : Patrick Fiori et Pierre Bénard- Conway.Adéjà incarné, dans NDP : Phoebus, à Paris et en tournée européenne, dès le départ de Patrick Fiori en septembre 1999 ; puis, en tournée québécoise.Gringoire, de février à avril, en Asie.Autres spectaclesmusicaux : aucun SONDÉFI : «Après avoir passé neuf Esmeralda et porté lepersonnage unpeupartout, j'ai cruque j'avais fait le tour de Phoebus.C'est pour ça que j'ai demandé, le temps de la tournée en Asie, d'interpréter Gringoire.Là, c'est unpeu mon retourà Phoebus.et je m'aperçois que je peux encore le découvrir.Surtout en présence d'une distribution constituée, àmoitié, de nouveaux venus.Leurs réactions me poussent à m'ajuster, à rester sur lequi-vive.» Bref, ce vétéran«phoebusien» ne travaille pas sur le pilote automatique.Tantmieux ! Richard Charest Rôle > Phoebus À Montréal, succède à : Julie Zenatti, Natasha St-Pierre et sa doublure Marie-Ève Janvier.Adéjà incarné, dans NDP : personne Autres spectaclesmusicaux : Grease, où elle a joué Sandy.Elle a tourné au Québec pendant deux ans avec Broadway Montréal, où elle interprétait différents personnages des grands musicals.SONDÉFI : «Faire oublier celles quim'ont précédée, participer à ceque le spectacle soit jugé pour lui-même et non en comparaison avec les distributions antérieures.Sur unplanplus personnel, c'est de parvenir à rendre toutes les couleurs et contrastes duperson-nage enpeude chansons.Fleur-de-Lys paraît d'abordtrès pure, fragile et naïve.Mais la jeune fille dudébut se transforme en une femme blessée.J'ai peude temps sur scène pour transmettre les nuances de cettemétamorphose, éviter le piège dusimple passage dublanc aunoir.» Brigitte Marchand Rôle > Fleur-de-Lys NOTRE-DAME DES VOYAGES PAYS DURÉE LANGUE FRANCE deux ans Français BELGIQUE six semaines Français SUISSE 25 représentations Français QUÉBEC 230 représentations Français ÉTATS-UNIS > Las Vegas six mois Anglais ANGLETERRE > Londres 18 mois Anglais RUSSIE > Moscou deux ans Russe ESPAGNE > Barcelone un an Espagnol ITALIE > Rome trois ans Italien LIBAN cinq représentations Français CORÉE 30 représentations Français TAI WAN 15 représentations Français QUELQUE 8 MILLIONS, DONT : > plus de 3 millions en France > plus de 2 millions en Italie > plus de 500 000 au Québec > plus de 500 000 à Moscou > plus de 200 000 en Belgique > 200 000 à Londres > 200 000 à Barcelone > plus de 100 000 en Suisse > plus de 50000 à Pékin et à Shanghai > quelque 25000 à Las Vegas > plus de 25000 au Liban DISQUES PLUS DE PLUS DE VIDÉO EN EUROPE SPECTATEURS 12MILLIONS MILLIONS 1,5 PHOTOS PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE© DES PARIS NOTRE-DAME DES CHIFFRES Tina Arena, en Esmeralda, et Garou, en Quasimodo (Dominion Theatre de Londres, mai 2000) PHOTO EXTRAITE DU PROGRAMME DU SPECTACLE PHOTO EXTRAITE DU PROGRAMME DU SPECTACLE Viatcheslav Pietkoun, en Quasimodo (Moscou, mai 2002) ARTS ET SPECTACLES Un deuxième set pour Smash HUGO DUMAS TÉLÉVISION À quelques exceptions près, toute l'équipe de la première saison de Smash revient pour la suite : Ricardo Trogi se réinstalle derrière la caméra et les quatre amis baby-boomers, campés par Daniel Lemire, Jean L'Italien, Louis- Georges Girard et Linda Sorgini, reprennent aussi du service.Les personnages de Smash réapparaîtront à l'automne deux ans après le mariage du chirurgien esthétique François (Jean L'Italien).Malheureusement, sa relation avec Natacha (Suzanne Clément) n'a pas tenu la route et François le playboy se retrouve seul avec un poupon de deux ans sur les bras.« La vie fait qu'il va prendre de la maturité.François, c'est l'éternel célibataire qui veut rester jeune.C'est un produit du rêve américain », fait remarquer Jean L'Italien.Sylvain (Daniel Lemire) s'extirpe lentement de sa séparation et s'inscrit même à des clubs de rencontre de célibataires.Il vend sa maison et s'achète un couette et café en campagne, où il organise des week-ends de médiation.« Sylvain va même se faire cruiser par une cliente », dit son interprète, Daniel Lemire, qui signe aussi les textes de Smash.Comme il n'a plus de pied-àterre en ville, Sylvain deviendra le coloc d'Hélène (Linda Sorgini), dont le fils Olivier vient de quitter le nid familial.En pleine remise en question, Hélène se lancera en politique au sein d'une formation de gauche, le Parti de la solidarité sociale (PSS).« Elle le fera par conviction personnelle.Elle y croit », glisse Linda Sorgini.Quant à Jacques (Louis-Georges Girard), il s'emmerde au travail, victime du syndrome de la tablette.« Ses deux gros dossiers seront d'organiser le tournoi de golf annuel de la compagnie et d'amener les clients de Toronto aux danseuses », indique Louis- Georges Girard.Smash II abordera aussi le thème du mariage gai, alors que la fille de Jacques, Caroline, épousera sa conjointe.Si l'équipe de Smash bouge à peine, le format, lui, change bout pour bout.De cinq épisodes d'une heure à l'hiver 2004, Smash II passera désormais en 12 tranches de 30 minutes.« Être là plus longtemps procure une certaine fidélité », explique le producteur Luc Wiseman de chez Avanti.Dans la première saison, chaque épisode de Smash tournait autour d'un personnage.Ce concept a été abandonné.Les aventures des quatre personnages s'entrecroiseront et la série sera plus punchée.« Il y aura un changement dans le langage.Le rythme sera rapide, pour attirer l'attention rapidement », souligne le réalisateur, Ricardo Trogi.Ricardo Trogi est content qu'autant de bons comédiens aient accepté des deuxièmes rôles dans Smash II, dont Dominique Pétin, Mireille Thibault, Claudia Ferri, Marie-Josée Bastien, Marie Charlebois et René Gagnon.Selon lui, plusieurs acteurs québécois qui ont déjà tenu la vedette d'une série refusent ensuite les deuxièmes rôles, même s'ils sont disponibles pour le tournage.« Ça devient assez compliqué d'aller chercher des deuxièmes rôles », avance Ricardo Trogi, dont le nouveau film, Horloge biologique, sort cet été.Selon Daniel Lemire, les scènes de Smash II seront beaucoup plus courtes et le rythme, beaucoup plus carabiné que dans le premier volet.« Il y aura plus de gags au pied carré, tout en gardant le côté émotif », dit l'humoriste, qui s'intéresse toujours autant à l'actualité.Dans Smash II, il sera même question de la charia.Quand on lui pose des questions sur son jeu dans Smash, Daniel Lemire blague : « Je ne visais pas un Gémeaux avec ça.J'essayais juste de ne pas sacrer la série à terre.Ricardo (Trogi) m'a aidé énormément.» La série-culte de Daniel Lemire est Six Feet Under, même si la troisième saison l'a un peu déçu.Il a beaucoup aimé Arrested Development, Scrubs, La Vie, la vie, Rumeurs, Et Dieu créa Laflaque et Le coeur a ses raisons.Contrairement à des humoristes comme Jean-Michel Anctil qui ont mis une croix sur la tournée, Daniel Lemire continuera à donner des spectacles.« J'ai beaucoup de plaisir à faire des shows », dit-il.Smash II nécessitera 42 jours de tournage, dont le dernier est prévu le 22 juillet.Cette semaine, l'équipe s'est installée avenue Laurier, dans le faux local électoral d'Hélène.Ima jouera dans Casino La chanteuse Ima fera ses débuts au petit écran dans la série Casino de Réjean Tremblay.Elle a notamment battu Caroline Néron pour obtenir le rôle de Sandra Johnson, une chanteuse de piano- bar de 27 ans qui a grandi dans l'est de Montréal.« Caroline a été très bonne aussi.Elle a beaucoup de métier, beaucoup d'assurance.Mais une scène avec Ima, et j'avais les larmes aux yeux », raconte Réjean Tremblay.Sandra Johnson est l'ex-blonde du personnage principal, Stéphane Dumas, qui sort de prison après avoir été entraîné, malgré lui, dans une histoire criminelle.Aussi, le père de Stéphane Dumas s'est suicidé après avoir tout perdu au casino.Il y a donc de la vengeance dans l'air, comme dans Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas.Ce n'est pas un hasard si le personnage principal de Casino s'appelle Dumas.C'est François Gingras (Fortier, Détect.Inc.) qui réalisera les 10 épisodes d'une heure de Casino de la SRC.Les rôles principaux n'ont pas encore tous été distribués.Peter Miller jouera Tiger, le rôle d'abord destiné au regretté Paul Buisson.Le casino de la série sera érigé dans l'ancien Forum.Le tournage débutera à la fin de l'été, pour une possible diffusion à l'hiver.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE © Jean L'Italien, Louis-Georges Girard, Linda Sorgini et Daniel Lemire reprennent leurs rôles respectifs dans la deuxième saison de la série Smash.3325280A François Cousineau au Piano Rouge 5juillet 20 h(450) 297-0237 3323970A ARTS ET SPECTACLES 3323979A 3327528A 3325389A 3319973A e les entends déjà gueuler: «Les rues sont fermées.Y a pas moyen de circuler!», «Le jazz, j'haïs ça!» ou le classique «La fille en jeans Jordache-pas-depoche avec une coupe Longueuil qui danse à moitié saoule sur un cover de Câline de blues devant moi, a m'énarve!» Je les connais.Àla fin de l'été, je serai sans doute comme eux.Atteint à mon tour de festivalite aiguë.Pour l'instant, ils font fort.La fête vient à peine de commencer qu'on les entend déjà s'en plaindre.Leur contestation de circonstance nous est familière, presque sympathique, comme un standard jazz que l'on a trop entendu, auquel on reste attaché sentimentalement.Mais voilà que de nouveaux dissidents, méconnus dugrand public, prennent pour cible notre sacrosainte «saison des festivals».Le Devoir en faisait état il y a une semaine.Il s'agit d'une certaine élite intellectuelle en manque de concepts à décortiquer, qui en crée de toutes pièces (la pratique est courante).Sa dernière trouvaille?L'hyperfestif.Loin d'être l'apanage des Montréalais, cette dérive provoquée par la surenchère de festivals aurait, diton, contaminé la plupart des sociétés occidentales.Pour certains penseurs inspirés par le Français Philip Muray, le festival, cette manifestation sociale barbare et sordide, n'a d'autre dessein que d'infantiliser le bon peuple déjà à l'affût de sensations fortes, à travers la machine du divertissement de masse.Le rassemblement collectif autour d'un tam-tam, d'un humoriste ou d'un jazzman est une hérésie, une nouvelle forme de pollution urbaine distillée au seul profit de la société de surconsommation hypercapitaliste moderne, dans le but pernicieux de permettre au fêtard de faire la fête sans se soucier, pendant qu'il s'amuse, que la civilisation telle qu'on la connaît court à sa perte.Oh boy! Dans certains cercles intellectuels où l'onanisme est de bon aloi, on s'amuse ferme, mais seul.Sans débordement, sans artifice, dans la civilité, le respect de soi et de la doctrine de Sartre.Ce que les théoriciens pourfendeurs de festivals ignorent peut-être, c'est que la création artistique, elle, repose la plupart du temps sur un phénomène aux antipodes: la rencontre.La rencontre entre artistes, la rencontre entre un musicien et son public, la rencontre entre gens qui partagent une même passion.Les tenants de la théorie «hyperfestive» posent au moins une question pertinente (à laquelle ils ont bien sûr la réponse): a-t-on atteint le point de saturation des festivals?Comme c'est le cas pour n'importe quel sondage, tout dépend des circonstances dans lesquelles la question a été posée.À la fin de l'été, lorsque l'on a envie de se réapproprier sa ville telle qu'elle est en temps «normal», on a tendance à dire oui.Mais ce qui me fait croire qu'en réalité, le point de saturation n'a pas encore été atteint, c'est qu'à l'approche du Festival de jazz, nous sommes plusieurs à nous réjouir de la nouvelle saison festivalière qui s'amorce.L'idée ne me viendrait pas de m'exiler à l'extérieur de Montréal tout l'été.Simplement parce que pour moi, l'été, c'est les rues animées dema ville, la fébrilitéde ses habitants libérés de l'hiver, sa bande sonore à ciel ouvert.J'aime savourer les premiers émois de cet amour qui se renouvelle sans cesse.Le titre de «capitale des festivals» dont se targue souvent Spectra est certes racoleur.Mais il n'est pas pour moi qu'un slogan publicitaire visant à attirer les touristes et leurs précieux dollars.Ilaunerésonanceplusprofonde, plus personnelle.Je condamnerai à mon tour les festivals montréalais lorsque je sentirai qu'il ne s'adressent plus, justement, aux Montréalais.Ce n'est pas encore le cas.Je ne crois pas que les festivals de façon générale écrasent tout sur leur passage.Ils suscitent surtout à mon sens une impulsion et une effervescence qui se vérifient sur le planartistique.Enpériode de festivals, les artistes s'en permettent souvent davantage.C'estdumoinsl'impression qu'ils donnent.Le public, lui, en redemande.Comment expliquer autrement que l'une ou l'autre des deux artères commerciales les plus importantes de la ville restent fermées pratiquement tout l'été sans que cela ne cause plus de tollé que la complainte légère et habituelle?Les festivals entraînent évidemment leur part d'inconvénients.Des conflits de dates, par exemple.Parfois, il faut remettre en cause leur fonctionnement, voire leur existence, mais jamais la philosophie qui les sous-tend: celle du pur plaisir.Je suis le premier à condamner la guerre que se livrent les festivals de cinéma montréalais et le tort qu'elle cause à la réputation internationale de notre ville.Mais le cinéphile en moi, hédoniste devant l'Éternel, se réjouit à l'idée de tous ces films à découvrir l'automne prochain.Certains intellectuels prétendent que les festivals sont des complots fomentés par des industries culturelles, leurs commanditaires, les médias et les publicitaires, afin de faire croire aux petites gens qu'un bonheur illusoire est à leur portée?On a envie de leur dire de sortir de leurs tours d'ivoire, où ils sont coincés entre leurs revues littéraires et leurs préceptes judéochrétiens, et d'aller faire un tour dans la rue.Il s'y passe des choses incroyables.Des conversations banales, des pas de danse peu élégants, des rires pas du tout forcés.En prêtant bien l'oreille, ils y capteront peut-être un instant de bonheur tout simple dans un solo de trompette.MARC CASSIVI > CHRONIQUE Le bonheur, c'est un solo de trompette COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur marc.cassivi@lapresse.ca «Certains intellectuels prétendent que les festivals sont des complots fomentés par des industries culturelles, leurs commanditaires, les médias et les publicitaires, afin de faire croire aux petites gens qu'un bonheur illusoire est à leur portée.» ARTS ET SPECTACLES ART CONTEMPORAIN Les défis de la restauration Cuire des matelas de pain, tresser des poils pubiens dans des chemises, jouer les alchimistes pour découvrir des pigments du passé : lorsqu'on a choisi de devenir restaurateur d'art contemporain, il faut être prêt à tout.PHILIPPE MERCURE Dans une salle plongée dans le noir, sept barils remplis d'eau diffusent une douce lumière.Au fond de chaque baril, un téléviseur projette l'image d'un visage endormi.The Sleeper, exposé en permanence au Musée d'art contemporain de Montréal, porte à la détente.Pourtant, cette oeuvre de l'artiste américain Bill Viola rappelle des moments angoissants au restaurateur d'art contemporain Serge Collin.Le 26 mai 1992, le musée célèbre sa grande ouverture dans ses nouveaux locaux de la Place des Arts.The Sleeper fait partie des oeuvres qu'on présente au public.« Les moniteurs se sont mis à remonter du fond des barils, se rappelle Serge Collin.Avec les fils électriques dans l'eau, à l'ouverture du musée.» Les artistes contemporains usent d'audace et d'imagination pour créer des oeuvres qui font éclater les limites de l'art.Mais les restaurateurs chargés de l'entretien de ces ouvrages éclectiques doivent faire preuve de tout autant de créativité.Dans les entrailles du Musée d'art contemporain de Montréal, Marie- Noël Challan Belval et Serge Collin veillent à l'entretien de leur collection.« Pour The Sleeper, ça avait été tout un travail.On restait le soir pour que ce soit présentable le lendemain », se rappelle Serge Collin.Après avoir soudé les caissons au fond des barils et installé des boîtiers de plexiglas pour empêcher les infiltrations d'eau, les deux comparses ne sont toujours pas au bout de leurs peines.Avec le temps, l'eau se trouble.« Au début, on mettait de l'eau en bouteille, mais c'était ridicule, 50 gallons chaque fois, c'était extrêmement cher, raconte Marie-Noël Challan Belval.On a finalement utilisé l'eau du robinet, mais il a fallu installer une pompe.» Peinture, soudure, vidéo, rafistolage en tout genre : en art contemporain, chaque oeuvre est unique, chaque restauration un nouveau défi.Pour les modifications majeures comme celle-ci, les restaurateurs travaillent en étroite collaboration avec l'artiste.Une préoccupation les guide : respecter l'intégrité de l'oeuvre.« L'artiste a peut-être essayé son installation deux ou trois jours dans son atelier.Le présenter au public sur une longue période, c'est une autre histoire », dit Serge Collin.Au fond du laboratoire de restauration, un classeur.«Chaque oeuvre à son dossier, comme à la clinique », explique Mme Challan Belval.Ici, l'artiste québécoise Lyne Lapointe a laissé de magnifiques ailes de papillon au cas où on devrait retoucher son oeuvre Cupidon.Là, un sac rempli de poils pubiens, laissé par l'artiste d'origine tchèque Jana Sterbak pour Distraction.Un schéma montrant comment tresser un poil pubien dans une chemise est même fourni.Les alchimistes de la couleur Il y a quelques années, un collectionneur privé prête une oeuvre d'Yves Klein au musée.Klein est un artiste français décédé en 1962 qui aimait tellement le bleu dont il recouvrait ses oeuvres qu'il l'a fait breveter.Le collectionneur québécois possède une des 300 copies de la Vénus bleue, statue représentant la Vénus de Milo recouverte du fameux Klein International Blue.Mais le déménagement tourne mal.« Malgré toutes les précautions, le caisson a probablement été penché dans le transport, et ça a frotté », explique Serge Collin.S'ensuit un feuilleton qui durera plus de deux mois pour réparer les égratignures.Serge Collin entre d'abord en contact avec un Français qui prétend être le seul autorisé à faire des retouches sur les oeuvres de Klein.« C'était hallucinant, il disait qu'il fallait lui envoyer ça par bateau ou par avion d'urgence », raconte Serge Collin.Le temps de découvrir qu'il s'agit d'un charlatan, Mme Challan Belval met la main sur le brevet original de Klein lors d'un séjour à Paris.« C'était finalement très peu utile.On avait les ingrédients, mais pas les proportions ni la façon d'appliquer le pigment », explique la restauratrice.Serge Collin s'attelle à une tâche colossale.Armé de son vaporisateur, il recouvre inlassablement des figurines achetées chez Dollarama jusqu'à obtenir la couleur et la texture exactes des oeuvres de Klein.Tout compte : la proportion des ingrédients, mais aussi la quantité de pigment utilisé, la pression à laquelle on vaporise, la distance à partir de laquelle on le fait.Un matelas de pain Restaurer, c'est une chose.Mais Serge Collin et Marie-Noël Challan Belval doivent parfois monter les oeuvres de toutes pièces.«En art conceptuel, l'oeuvre n'existe que sous forme de plan authentifié », explique Marie-Noël Challan Belval.Aux restaurateurs, donc, d'exécuter les instructions.C'est ainsi qu'un beau jour, Serge Collin reçoit un mandat de l'artiste Jana Sterbak.Il doit construire un matelas grandeur nature.en pain.Direction l'Institut de tourisme et d'hôtellerie, qui possède un four immense.« Ce n'était pas encore assez grand ; il a fallu cuire le matelas par morceaux.J'allais sur place, je donnais mes instructions au cuisinier, puis j'envoyais les photos à l'artiste jusqu'à ce qu'on obtienne une texture qui lui plaise », se rappelle en souriant Serge Collin.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Dans les entrailles du Musée d'art contemporain de Montréal, Marie-Noël Challan Belval et Serge Collin veillent à l'entretien de leur collection.28e Saison «Plaisirs partagés » Quelques concerts à l'affiche BROCHURE DE SAISON ET BILLETTERIE : 1 800 561-4343 ou (450) 759-4343 1575, boulevard Base-de-Roc, Joliette (Québec) : Navette Express aller retour Montréal - Joliette - Montréal ALAIN LEFÈVRE MARIE-NICOLE LEMIEUX DEBORAH VOIGT BEN HEPPNER ANGELA HEWITT PIETER WISPLEWEY JENNIFER LARMORE PIANISTES ALAIN LEFÈVRE ET NIKOLAÏ LUGANSKY DEUX POÈTES, DEUX GRANDS CONCERTOS Samedi 9 juillet / 20 h / Concert Hydro-Québec MATHIEU : Concerto de Québec TCHAÏKOVSKI : Concerto pour piano no 1 ORCHESTRE DU FESTIVAL / Gregory VAJDA Un événement exceptionnel : deux concertos pour piano en un même concert interprétés par deux musiciens brillants, puissants et généreux.Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ MÉLODIES D'ÉTÉ - AIRS ET DUOS TIRÉS D'OPÉRAS ET D'OPÉRETTES Dimanche 10 juillet / 14 h / Concert Desjardins Monique PAGÉ, soprano ; Frédéric ANTOUN, ténor SINFONIA DE LANAUDIÈRE / Stéphane LAFOREST Airs tendres, duos ensoleillés et suites orchestrales pour doux après-midi d'été Amphithéâtre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ TOUS LES PIANOS DU MONDE\u2026 4 PIANOS\u2026 8 PIANISTES\u2026 16 MAINS Vendredi 15 juillet / 20 h / Concert Yamaha A.CHENG, I.PARKER, K.CHI, D.JALBERT, D.MOREL, D.NEMISH, J.-F.LATOUR, J.BRIÈRE et leurs invités Toccate de BACH; Pot-pourri des symphonies de BEETHOVEN; Rhapsodie hongroise No 2 de LISZT La Valse de RAVEL; Ouverture 1812 de TCHAÏKOVSKI\u2026 Tous les excès sont permis, toutes les combinaisons, à deux, à trois ou à quatre complices.Plus de notes que vous pouvez imaginer ! Amphithéâtre (Joliette) / 31 $, 26 $, 21 $, Pelouse 15 $, Billets sur scène : 60 $ MARIE-NICOLE LEMIEUX EN TROIS CARTES POSTALES Samedi 16 juillet / 20 h / Concert Galaxie Marie-Nicole LEMIEUX, contralto ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL / Jo Ann FALLETTA Marie-Nicole voyage en France, en Autriche, en Espagne OEuvres de SAINT-SAËNS (Samson et Dalila) THOMAS (Mignon); MAHLER : 5 Rückert Lieder DE FALLA : chansons populaires espagnoles Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ GUITARISTES FORTIN ET LÉVEILLÉ EN SEXTUOR Dimanche 17 juillet / 14 h / Concert Desjardins Luc FORTIN, guitare ; Richard LÉVEILLÉ, guitare ; M.NASTURICA, accordéon ; M.DONATO, basse ; M.BÉLANGER, clarinette ; M.MARCHAL, percussion Les guitaristes Luc Fortin et Richard Léveillé nous feront vagabonder de nouveau dans l'éternelle ivresse de leur univers musical aux teintes tziganes et sud-américaines.Amphithéâtre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ BEETHOVEN PAR L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Vendredi 22 juillet / 20 h / Concert Joliette Trois solistes virtuoses, deux choeurs remplis d'allégresse, un orchestre et son chef toujours enthousiastes et inspirés.E.DERZHAVINA, piano ; C.CHO, violon E.BERTRAND, violoncelle ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL / Y.NÉZET-SÉGUIN CHOEURS DU FESTIVAL ET DE L'OMGM BEETHOVEN : Triple Concerto; Fantaisie chorale pour piano, choeur et orchestre; SCHUMANN : « Chant de la nuit » ; BRAHMS : « Le chant du destin » Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ DEBORAH VOIGT & BEN HEPPNER : L'AMOUR, TOUJOURS L'AMOUR\u2026 Samedi 23 juillet / 20 h / Concert Canimex Tous les amours sont déclinés par deux des plus grandes voix du monde de l'opéra, dans l'atmosphère magique de l'Amphithéâtre.Deborah VOIGT, soprano Ben HEPPNER, ténor ORCHESTRE DU FESTIVAL / Asher FISCH BEETHOVEN : Fidelio Ouverture, 2 airs et 1 duo WAGNER: Siegfried (duo final); Tristan und Isolde (duo de l'acte II); extraits orchestraux.Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ Forfait concert et cocktail avec les artistes : 150 $ ALEXANDRE DA COSTA - UNE FONTAINE DE JOUVENCE Dimanche 24 juillet / 14 h / Concert Desjardins Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont talentueux - l'avenir est à eux.Alexandre DA COSTA, violon ORCHESTRE DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE / Jean-Philippe TREMBLAY STANILAND : Concerto pour orchestre BRUCH : Concerto pour violon no 1 PROKOFIEV : Roméo et Juliette (extraits) Amphithéâtre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ MIRACULEUSES SYMPATHIES Lundi 25 juillet / 20 h / Concert Banque Nationale Trois musiciennes exceptionnelles, une révélation : élans communs, sensibilités partagées, échanges spontanés d'une extraordinaire vivacité.Ekaterina Derzhavina, piano Catherine Cho, violon Emmanuelle Bertrand, violoncelle HAYDN : Trio en ré majeur CHOSTAKOVITCH : Trio no 2 SCHUBERT : Trio no 1 Église de L'Assomption / 25 $ PIETER WISPELWEY, PRINCE MODERNE DU VIOLONCELLE Mardi 26 juillet / 20 h / Concert Banque Nationale Maître de tous les styles et de tous les genres, poète du son et de la ligne, Pieter Wispelwey est le digne héritier des Casals, Fournier et Rostropovitch.Un récital solo incontournable.BACH : Suite pour violoncelle seul no 6 BRITTEN : Suite pour violoncelle seul no 1 KODALY : Sonate pour violoncelle seul, op.8 Église de St-Calixte 25 $ CARTE BLANCHE À PIETER WISPELWEY Jeudi 28 juillet / 20 h / Concert Banque Nationale Pieter Wispelwey est le digne héritier des Casals, Fournier et Rostropovitch.Un récital qui propose les passions débordantes du romantisme.Pieter WISPELWEY, violoncelle ; Dejan LAZIC, piano BEETHOVEN : Variations sur un thème de « La flûte enchantée » ; MENDELSSOHN : Sonate pour violoncelle et piano no 2; BRAHMS : Sonate pour violoncelle et piano no 2; CHOSTAKOVITCH : Sonate pour violoncelle et piano, op.40 Église de St-Paul / 25 $ BACH PAR ANGELA HEWITT : LA GRÂCE FAITE MUSIQUE Vendredi 29 juillet / 20 h Angela HEWITT, piano AUSTRALIAN CHAMBER ORCHESTRA / Richard TOGNETTI BACH : Concerto en ré majeur, BWV 1054 Concerto en sol mineur, BWV 1058 BEETHOVEN : Sonate « Kreutzer » (arr.pour orchestre de chambre) Avec Hewitt, l'esprit de la danse renaît, les lignes se croisent dans la plus sublime harmonie - en compagnie d'un orchestre invité subtil et raffiné.Amphithéâtre (Joliette) / 31 $, 26 $, 21 $, Pelouse 15 $ TABLEAUX MULTICOLORES D'UNE RUSSIE D'AUTREFOIS Samedi 30 juillet / 20 h Pieter WISPELWEY, violoncelle Yossif IVANOV, violon ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL / Y.NÉZET-SÉGUIN TCHAÏKOVSKI : Souvenir d'un lieu cher et Valse-Scherzo, pour violon et orchestre ; CHOSTAKOVITCH : Concerto pour violoncelle et orchestre no 1 ; MOUSSORGSKI : Tableaux d'une exposition Romanesque et tragique, la musique russe éveille les passions et comble ceux qui aiment les spectacles sonores grandioses.Deux brillants solistes et les célèbres Tableaux d'une exposition.Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ JUAN CARRANZA - L'ESPRIT DU NUEVO FLAMENCO Dimanche 31 juillet / 14 h / Concert Desjardins Aux côtés de la danseuse Rae Bowhay et en compagnie de ses musiciens, Juan Carranza a su redéfinir l'art du flamenco.Un spectacle ensorcelant et haut en couleurs.Amphithéâtre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ YOSSIF IVANOV - LE VIOLON EN TOUTE INTIMITÉ Lundi 1er août / 20 h / Concert Banque Nationale 1er prix au Concours international de Montréal, Yossif Ivanov compte parmi les plus beaux talents de la nouvelle génération de violonistes.Un programme unique et audacieux, entièrement composé d'oeuvres pour violon seul.BACH : Sonate pour violon seul no 1 ; PAGANINI : 3 Caprices; Hauta-aho : Fantasia pour violon seul Ysaÿe : Sonates pour violon seul op.27 no 5 et no 6 Église de Ste-Mélanie / 25 $ 12 GUITARES EN LIBERTÉ Mardi 2 août / 20 h / Concert Banque Nationale Pour la guitare d'aujourd'hui, l'originalité a un nom : Forestare.Inspirés et impliqués, passionnés de musique et écolos : voici des jeunes tout ce qu'il y a de plus « branchés » qui se plaisent à nous entraîner hors des sentiers battus.Ensemble de guitares FORESTARE A.OUELLETTE : Fougères D.GOUGEON : Une petite musique de nuit d'été BROUWER : Cuban Landscape with Rain ; Acarca del cielo, el aire y la sonorisa ; F.MARCOUX : Selisir S.REICH : Electric Counterpoint Église de St-Zénon 25 $ MIHAELA URSULEASA, LAURÉATE DU CONCOURS CLARA HASKILL Jeudi 4 août / 20 h / Concert Banque Nationale Viktoria MULLOVA, violon ; DEUTSCHE KAMMERPHILHARMONIE / Paavo JÄRVI BEETHOVEN : Variations « Eroica », op.35 CHOSTAKOVITCH : Préludes (extraits) BRAHMS : 3 Intermezzi op.117; 7 Fantasien op.116 Profondeur, maturité, virtuosité, distinction et lyrisme, ainsi décrit-on le jeu saisissant de la jeune pianiste roumaine Mihaela Ursuleasa.Le public européen l'a célébrée, à vous aujourd'hui d'en apprécier l'extraordinaire musicalité.Église de Saint-Sulpice / 25 $ VIKTORIA MULLOVA ET PAAVO JÄRVI - L'HÉROÏSME DE BEETHOVEN Vendredi 5 août / 20 h / Viktoria MULLOVA, violon ; DEUTSCHE KAMMERPHILHARMONIE / Paavo JÄRVI BEETHOVEN : Ouverture Coriolan; Concerto pour violon et orchestre ; Symphonie no 3, « Eroica » Voici un événement à ne pas manquer, car trop rares sont les occasions d'entendre de grands orchestres étrangers sur nos scènes.De Brême, la Deustche Kammerphilharmonie, aux côtés de ce joyaux du violon d'aujourd'hui qu'est Viktoria Mullova, dans un programme dynamique, vif et enlevant.Amphithéâtre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ L'ART DUBEL CANTO - LARMORE ET DUNLEAVY EN PARFAITE HARMONIE Samedi 6 août / 20 h Mary DUNLEAVY, soprano Jennifer LARMORE, mezzo-soprano LES VIOLONS DU ROY / Marco GUIDARINI DUOS DE MOZART, BELLINI ET ROSSINI Une soprano au chant agile et caressant, une mezzo au timbre velouté, deux chanteuses au sommet de leur art, pour une de ces belles et mémorables rencontres autour de la voix.Amphitheatre (Joliette) / 43 $, 35 $, 26 $, Pelouse 15 $ Forfait concert et cocktail avec les artistes : 150 $ CHANSON FRANÇAISE À LA SAUCE MANOUCHE Dimanche 7 août / 14 h / Concert Desjardins Valses-musettes et chanson française, avec une petite touche gitane jazzée, pour bien finir l'été : Christine Tassan et Les Imposteures, quatre femmes originales, drôles, sensibles et audacieuses.Amphitheatre (Joliette) 23 $, 19 $, 17 $, Pelouse 12 $ 3324958A N:\\BI\\BIP\\Classé OCR\\2005TXT\\07-09 3328632A . 3328633A . présente SONIA VACHON SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY Auteurs SYLVAIN LAROCQUE STÉPHANE E.ROY Mise en scène JOSÉE FORTIER À LA SALLE ROLLAND-BRUNELLE DE JOLIETTE Salle Rolland-Brunelle Forfaits souper-spectacle disponibles 20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette Une comédie interactive drôlement intelligente ! 450 759-6202 514-BILLETS www.ccultjoliette.qc.ca 7 JUILLET AU 27 AOÛT Aussi à Joliette STEEVE DIAMOND 13-20-26-27 JUILLET 2-3 AOÛT www.golfjoliette.ca 3319978A SPECTACLES NOUVELLES DU DISQUE Hamelin et Gramophone Après le Diapason de mai, c'est le Gramophone de juin qui consacre deux articles à Marc-André Hamelin, soit une interviewillustrée et une critique de son récent enregistrement de Iberia, d'Albéniz, chez Hyperion.Par ailleurs, deux autres enregistrements de Iberia viennent de paraître : Miguel Baselga, chez BIS, et Hervé Billaut, chez Naxos.Mélodies de Brubeck Un disque de mélodies du jazzman Dave Brubeck sort chez Naxos.On y entend le ténor John De Haan et sa femme, la soprano Jane Giering De Haan, avec Brubeck au piano.Ravel et Carter Après Beethoven et Dvorak, le pianiste français Pierre- Laurent Aimard revient au répertoire de son pays et à la musique contemporaine avec un disque groupant Gaspard de la nuit, de Ravel, et Night Fantasies et Diversions, d'Elliott Carter.Chez Warner.Beethoven en anglais Dernière parution dans la série de Chandos d'opéras chantés en traduction anglaise : Fidelio, de Beethoven, avec Richard Margison et Christine Brewer.Au pupitre : David Parry, comme à l'accoutumée.Bocelli en Werther Andrea Bocelli, le ténor aveugle, continue d'enregistrer.Son dernier opus : Werther, de Massenet, avec Julia Gertseva.Le chef d'orchestre : Yves Abel.Chez Decca.Graham en français Avec Yan Pascal Tortelier et l'Orchestre de la BBC, chez Warner, la mezzo Susan Graham chante Shéhérazade, de Ravel, le Poème de l'amour et de la mer, de Chausson, et quatre mélodies de Debussy orchestrées par John Adams.Un instrument à la fois Naxos entreprend une série de disques de petits ensembles où l'accent est mis sur un instrument en particulier.Les trois premiers titres parus mettent tour à tour en vedette l'alto, le violoncelle et le cor.Les interprètes : l'altiste Heinrich Koll dans Hindemith, Beethoven, Schumann, Handel et Britten, le violoncelliste Franz Bartolomey dans Hummel, Haydn et Chopin, et le corniste Wolfgang Tomboeck dans Beethoven, Schubert, Schumann et Brahms.Performance d'actrices époustouflante.Lafontaine, Latraverse et Desrosiers forment un trio burlesque dans un numéro de haute voltige.(D.Dufresne, La Tribune) 3319964A 3300255A CCrrééaattiioonn ddee NNoorrmmaanndd LLaattoouurreellllee 1 800 265-5412 www.legendesfantastiques.com « .du multimédia poussé à sa limite » Le Soleil « Une soirée mémorable, un défi énorme réussi avec brio.» La Presse « Un chef-d'oeuvre d'ingéniosité.» Radio-Canada jusqu'au 20 août Unique au monde, Uniquement à Drummondville Du CRÉATEUR DE CAVA LIA Acclamé par plus de 300 000 spectateurs 3327784A CET ÉTÉ À St-SAUVEUR 24 juin au 3 septembre à 20h30 CET ÉTÉ À BROMONT 25 juin au 3 septembre à 20h30 CET ÉTÉ À BROMONT LES 17-18-24-25-31 JUILLET ET 1ER AOÛT À SAINT-SAUVEUR DU 7 AU 23 OCTOBRE Mario Jean (450) 227-0433 ou 1-866-727-0433 Admission : (514) 790-1245 www.chapiteaux.ca GARY KURTZ Juste illusion une ?3316582A Parents-enfants, un mélange explosif! Un site extraordinaire Salle climatisée Forfait souper-théâtre disponible Comédiens Michel Charette France Castel Geneviève Schmidt Michel Daigle Une comédie de Bruno Marquis, en collaboration avec Marylise Tremblay Direction artistique Michel Laperrière Mise en scène Richard Fréchette À 30 minutes de Montréal, Autoroute 20 Ouest, Vaudreuil-Dorion, Pointe-des-Cascades Dès le 9 juin 2005 Le Théâtre des Cascades (450) 455-8855 1 866 494-8855 www.theatredescascades.com ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES Le Live 8 boude des MUSIQUE CLASSIQUE organismes de charité CENTRE D'ARTS ORFORD (Salle Gilles-Lefebvre) James Campbell, clarinettiste, Mayumi Seiler, violoniste, Brian Manker, violoncelliste, Jimmy Brière, pianiste.Trio K.502 (Mozart), Klezmer's Wedding (Glick), Quatuor pour la fin du Temps (Messiaen) : 20h.Conférence pré-concert de Carol Bergeron : 19h.VARIÉTÉS MÉTROPOLIS (59, rue Sainte-Catherine E.) Medeski Martin&Wood : 21h.SPECTRUM (318, rue Sainte-Catherine O.) Ron Sexsmith et ses invités : 18h.Randy Weston's African Rythms trio : 21h30.PRESSE CANADIENNE Les organisateurs du concert Live 8, qui vise à combattre la pauvreté en Afrique, ne veulent pas que des organismes de charité se greffent à l'événement pour la collecte de nourriture pour les pauvres ou l'aide aux sans-abri.Ils craignent en fait que la portée du concert ne soit diluée s'ils permettent aux organismes de charité locaux de se joindre à l'événement.« Cette décision nous est venue de sir Bob Geldof lui-même », a déclaré la porte-parole de Live 8, Katherine Holmes.M.Geldof est le grand promoteur du concert.« Nous sommes très déçus, a déclaré Paula King, directrice de la Société Elizabeth Fry, un organisme qui s'occupe des femmes sans abri dans la région de Barrie, où a lieu la partie canadienne du concert international, aujourd'hui.Nous espérions avoir la permission de recueillir de la nourriture.Pour nous, ç'aurait été un moment idéal pour rappeler aux gens que la pauvreté existe à Barrie.» Le concert Live 8, qui aura lieu en même temps dans 10 grandes villes du monde, vise surtout à convaincre les dirigeants des huit plus grandes nations industrialisées d'effacer la dette des pays africains.3322903A 3327724A . ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL JUSTE POUR RIRE La galère de Dieudonné CHANTAL GUY « Ma foi.ça va bien ! » Demander à Dieudonné « Comment allez-vous ?» n'est pas une question aussi anodine qu'elle en a l'air a priori.Et sa réponse a de quoi surprendre lorsqu'on sait l'année qu'il vient de se taper.Depuis un an, l'humoriste est passé par plus d'une quinzaine de procès, une agression en Martinique et un matraquage médiatique ininterrompu, en raison de ses propos souvent incendiaires sur les « sionistes », Israël, la religion juive, etc.« En matière de couverture, j'arrive juste après le tsunami cette année », plaisante-t-il.En vérifiant les papiers qui ont été écrits sur lui depuis 12 mois, on se rend compte que c'est à peine une blague, l'humoriste étant devenu, selon bien des journalistes, le symbole vivant de l'antisémitisme de moins en moins latent dans une société française qui vit son multiculturalisme de façon très chaotique ces tempsci.De quoi baiser à genoux le sol canadien.La Presse a joint Dieudonné outremer avant son passage à Juste pour rire, où il présentera son nouveau spectacle, 1905.On avait aussi annoncé Pardon, Judas et le controversé Mes excuses \u2014 son show en réponse au scandale qui a suivi son sketch sur France 3 en décembre 2003 où il avait joué le rabbin nazi.LE sketch « maudit » qui a tout déclenché.LE show qui a continué d'alimenter le scandale, jusque chez nous, mais à une échelle bien plus réduite qu'en France.Un spectacle qu'il a cessé de faire là-bas et qu'il ne fera finalement pas ici, en raison de conflits logistiques, dit-il.avant d'ajouter : « Mais l'année prochaine, je risque de donner tous mes spectacles.» Quand nous lui avions parlé en 2004, il venait tout juste d'être relaxé d'une accusation de diffamation raciale, mais la Cour de cassation a annulé cette relaxe et Dieudonné devra être rejugé.Maintenant rompu à ces poursuites, il ne s'en inquiète plus beaucoup.« Il n'y a pas d'élément nouveau, alors je pense que je serai relaxé de la même façon.Jusqu'à maintenant, j'ai gagné tous mes procès.Il y a derrière tout ça une volonté de me ruiner, aussi, parce que ça coûte très cher et il me faut les meilleurs avocats.» Après Mes excuses, les j'accuse.Et c'est très loin d'être fini.Cet automne, c'est à son tour d'attaquer.On l'entend au bout du fil compter sur ses doigts la liste des poursuites qu'il a intentées.Procheorient.info : « Ce sont eux qui ont lancé la rumeur selon laquelle j'aurais dit que la Shoah est une pornographie mémorielle.J'ai simplement dit que l'instrumentalisation politique de la souffrance était obscène et qu'on pouvait parler de pornographie mémorielle.Mais le raccourci a été fait.» Le philosophe Bernard-Henri Lévy : « Il a fait un édito en janvier et, en février, je me faisais attaquer par quatre jeunes extrémistes avec des passeports israéliens qui ont utilisé cet édito dans leur défense.» L'auteur Georges-Marc Benamou : « Il dit que je suis le compagnon de route des islamistes et que j'ai armé mentalement les agresseurs d'un jeune juif.» Enfin, l'animateur Marc- Olivier Fogiel et France 3, pour fabrication de faux SMS (des messageries-textes) à l'émission repentante qui a suivi le sketch litigieux.« Mais vous verrez, dans la presse, ce ne seront que des entrefilets », prévient-il.Car Dieudonné estime être injustement traité par les médias français, surtout depuis son agression en Martinique, fin février.« Ils m'ont tapé, rossé, m'ont traité de sale négro sur la terre martiniquaise.Quatre jeunes extrémistes, avec des passeports israéliens, qui tapent sur un Français.Ils ont été condamnés à six mois de prison et ont fait un mois de prison ferme.On n'en a presque pas parlé.Contre le communautarisme Dans un tel panier de crabes, on ne peut s'empêcher de lui demander s'il n'a jamais eu envie de se retirer à la campagne.« C'est le propre de l'homme, on s'habitue à tout, explique-t-il.Réagir à l'injustice est un moteur extraordinaire pour moi.C'est tellement injuste, agressif, haineux qu'il faut tenir, ne serait- ce que pour la vérité.Je n'incarne pas la raison, mais on ne me fera pas plier devant le mensonge.» Son cheval de bataille est l'anticommunautarisme, un mot qu'il martèle dans toutes ses entrevues et qui constitue la défense principale de son attitude, lui qui se dit métis « biologiquement et culturellement », puisqu'il est né d'un père camerounais et d'une mère bretonne.« Mon combat contre le racisme m'a amené à me battre contre le communautarisme, et il en existe des formes extrêmement exacerbées.Je pense qu'autour du projet sioniste et d'Israël, il existe un sentiment communautaire fort qui refuse tout dialogue.J'ai fait des sketches sur les intégristes de tout acabit, mais, sur ce sujet-là, il y a un tabou.Je pense, dans mon métier, avoir été le baromètre du malaise d'une société.» Tout de même, ne craint-il pas d'exacerber l'antisémitisme chez certains de ses fans portés sur la chose ?« Oui, admet-il.Que des ant i -israéliens convaincus s'amusent de mes sketches, ça peut arriver s'ils les prennent au premier degré, mais ils seront secoués par d'autres sketches.Mais, effectivement, dans le public, il y a de tout, et je pense que c'est le cas pour tous les humoristes.Moi, je suis juste là pour faire rire.Et j'assume.» PHOTO FOURNIE PAR JUSTE POUR RIRE Dieudonné, l'humoriste par qui la controverse passe, surtout en France.« Réagir à l'injustice est un moteur extraordinaire pour moi.Je n'incarne pas la raison, mais on ne me fera pas plier devant le mensonge.» 1905, une défense de la laïcité CHANTAL GUY Dieudonné se dit athée.« Je crois en l'homme », précise l'humoriste.Pour lui, le centenaire de la loi sur la laïcité votée en 1905, sur la séparation de l'Église et de l'État, est un sujet passionnant, surtout dans le contexte actuel.« Entre ce projet de loi et aujourd'hui, où on est quasiment au bord d'une guerre de religions partout dans le monde, on peut dire qu'il y a certainement des écueils et des rendez-vous ratés ! » Selon lui, les attentats du 11 septembre ont dévoilé à quel point le fait religieux était toujours présent au sein de la politique.« Au lendemain du 11 septembre, tout l'État français s'est retrouvé dans une église pour prier Dieu de les protéger du terrorisme, tout ça à la télé à 20 h 30, pour dire aux Français : Ne vous inquiétez pas, tout va bien, on est allé à l'église.Qu'est-ce qui s'est passé ?À la mort du pape, c'était pareil, des mairies ont mis leurs drapeaux en berne, Jacques Chirac a commenté la fumée blanche.Moi qui suis humoriste, j'ai l'impression d'une concurrence déloyale ! » Après Mes excuses, qu'il considère comme un spectacle unique, une « réaction spontanée », Dieudonné soutient être passé à autre chose avec 1905, qu'il trouve mieux écrit.« On n'est plus dans le traitement d'un sujet grave.1905 est un spectacle plus rond et plus burlesque.» Car, au bout du compte, tout ce qu'il souhaite, dit-il, c'est qu'on revienne au rire.1905, au Théâtre du Nouveau Monde les 4, 5, 7, 8 et 10juillet.SÉPARÉS À LANAISSANCE Amateurs de cette rubrique, nous vous soupçonnons de vous réunir en cachette dans des sous-sols (climatisés, on l'espère) pour vous adonner à ce curieux vice qu'est devenu le Séparés à la naissance (et qui touche beaucoup de monde de notre côté aussi).Ensuite, vous décidez de faire front commun.Non pas un mais TROIS lecteurs nous ont envoyé la même suggestion \u2014 sidérante \u2014 cette semaine : le ministre Philippe Couillard et l'acteur William Petersen, de la série CSI.Merci à Sylvie Vézina, Nathalie Lemire et Jean Routhier \u2014 ce dernier ayant aussi noté, avec son oeil de lynx, notre coquille de la semaine dernière.Ce n'était pas Colin Firth, mais bien David Considine sur la photo, oui.ILS, ELLES ONT DIT\u2026 «Est-ce un remake eighties du Thriller de Michael Jackson?» \u2014 Le Nouvel Observateur, à propos des scènes «fantastiques» du téléfilm Félix Leclerc.«Si t'avais reçu moins de taloches quand t'étais petit, peut-être que tu tiendrais des propos plus sensés aujourd'hui.» \u2014 Le Docteur Mailloux à Gilles Proulx, au débat de TQS sur la violence dans les CPE.«Je déteste Tinkerbell, elle a tout d'une chienne !» \u2014 Formule imprimée sur le petit chandail du chien de Tori Spelling, qui apparemment n'aime pas beaucoup Paris Hilton, maîtresse du Tinkerbell Bell en question, un chihuahua.«La Maison regrette de n'avoir pu accueillir Madame Oprah Winfrey.» \u2014 Les plates excuses des boutiques françaises Hermès à la grande dame de la télé américaine, qui voulait juste faire un peu de shopping, tard, à Paris, quand les magasins sont fermés.«Que la chaleur soit avec vous !» \u2014 La jeune chanteuse Ima, en tournée un peu partout en province.Faute de bouc émissaire, accusons cette jolie sorcière d'avoir jeté la canicule sur le Québec ! «Il n'y a plus de grenouilles sur le mont Royal.» \u2014 D'après un article très sérieux paru récemment dans votre Presse.Rien à voir avec nous, les frogs, rien à voir avec l'idéal indépendantiste ou la nostalgie des vieilles fêtes de la Saint-Jean sur la montagne.- L'équipe des Arts + Spectacles EN HAUSSE.EN BAISSE Une rubrique qui a trop chaud et qui a la tête à la sangria.William Petersen > UN GARS, UNE FILLE Guy A.Lepage, le roi des ondes québécoises, et ses nombreux complices n'en finissent plus d'envahir le monde avec leur concept Un gars une fille.Ainsi, le Liban \u2014 après la France, la Pologne, la Grèce et la planète Proctor 23 (récemment découverte par Guy A.) \u2014 verra bientôt à l'horaire une nouvelle émission intitulée Adam wa Hawa, soit Adam et Ève, version «arabisée» de notre chouchoute télésérie nationale.> LE TÉLÉFILM FÉLIX LECLERC On l'admet : on s'acharne sur un boiteux juste pour le plaisir sadique de le voir à quatre pattes.La télésérie de Claude Fournier a déjà mangé son char et sa barge.Et son récent échec en France (sous forme de téléfilm) donne l'envie, sadique, de fesser plus fort.Mais, à bien y penser, ne serait-ce que pour ces quelques scènes de zombis, la télésérie méritera peut-être une éventuelle redécouverte.Il s'agit quand même d'un des trucs télévisuels les plus bizarroïdes produits par la télé de chez nous ! entracte@lapresse.ca DIALOGUE DE BÊTES Extraits (remixés par l'équipe) d'une entrevue-choc au Today Show de Radio NBC, opposant Tom Cruise, l'ennemi des pilules, à l'animateur Matt Lauer : \u2014 Cruise :« Vous ne connaissez pas l'histoire de la psychiatrie.Moi oui! » \u2014 Lauer :« Et vous, vous racontez n'importe quoi.Vous ne savez même pas ce qu'est le Ritalin.» Philippe Couillard Oprah Winfrey PHOTO GETTY IMAGES PHOTO AP/CBS PHOTO AP/NBC PHOTO AP/NBC FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © PHOTO ARMAND TROTTIER, , LA PRESSE © GALAS JUSTE POUR RIRE LE SEX-SYMBOL Patrick Huard Caractéristique : Séducteur en série, il suit toutes les tendances et tout le monde le suit, même dans le mariage gai.Cette année, il joue les entremetteurs de choc et forme des couples à la chaîne, peu importe leurs orientations.Concept : Les duos.Citation: Juste pour rire, ce qui me fait le plus triper chaque fois, ce sont les numéros de collaboration avec les autres.C'est une occasion extraordinaire que le Festival nous offre.Je vais faire un numéro avec Anne Roumanoff et un autre avec Dieudonné.Je ne pourrais pas faire ça autrement.Il faut sauter sur ces occasions-là, essayer des affaires, mélanger des styles, prendre des chances et faire triper le monde.C'est sûr qu'on prend le risque de briser le matériel live le premier soir, mais ça fait partie du kit, je pense.Avec : Dominique Michel, Mike Ward, Patrick Groulx, Anne Roumanoff, Dieudonné, Travis Knight, Yann Perreau, Patsy Gallant, Stéphane Dufour, Steve Hill.et plusieurs autres.Quand ?Du 6 au 10juillet.LE BOURGEOISBOHÈME BOUBOULE Laurent Paquin Caractéristique : Il n'a pas l'air bien méchant avec son look de propriétaire de piscine hors-terre, mais attention, ce Teddy Bear mord! Concept: C'est quoi le problème ?Un gala qui critique tout ce qui bouge.Citation : L'an passé, j'avais fait des numéros plus baveux, plus sociaux, et on m'a dit que ça aurait été le fun que tout le gala ait cette couleur-là.C'est ce que j'avais envie de faire cette année et les numéros ont été choisis en fonction de ça.On ne sombrera pas dans la morale; on fait de la critique.Avec: François Morency, Maxim Martin, Jean-Marc Parent, Guy Nantel, Jean Thomas Jobin, François Massicotte.et plusieurs autres.Quand ?29 et 30juillet.LE DUO MÉTROSEXUEL Stéphane Rousseau et Franck Dubosc Caractéristique : Toujours soignés et tirés à quatre épingles, il faut ajouter que leurs pectoraux sont impeccables.Sans complexe et sans tabou, ils peuvent facilement se mettre à poil et adorent surfer sur l'ambiguïté.Ils séduisent jusqu'aux grands-mères en peluche.Mais chacun demeure fidèle à son partenaire.Concept : L'amour.Conversation : Rousseau : On a passé le cap des trois ans, c'est important dans un couple.Il y en a beaucoup qui abandonnent, mais on persiste.Bien sûr, on est allé voir ailleurs un peu, mais on est de retour ensemble.Dubosc: Il suffit d'un regard.ou d'une odeur, pour se comprendre.R- L'odeur prend le dessus sur le regard même, des fois.D- Lui, il a les boutons et moi, je les perce.R- Il est vraiment con, c'est pour ça que je l'aime bien.D- On a déjà fait beaucoup de choses ensemble, il faut se renouveler, c'est comme en amour.Il faut se surprendre.R- En gros, il nous reste beaucoup de pages à écrire.Avec : Un couple américain, Steve et Susan, Jean-Marie Bigard, Jean-Marc Parent, Guy Nantel, Anne Roumanoff.et plusieurs autres.Quand ?15 et 16juillet.Bonus : Stéphane Rousseau est présentement en spectacle solo à la salle Pierre-Mercure, tandis que Franck Dubosc propose son tout nouveau show, Romantique, à la salle Maisonneuve du 18 au 23 juillet.LE WHITE TRASH CHIC Peter Mac Leod Caractéristique : Nonchalant et insouciant, la langue bien pendue et le vocabulaire savamment négligé, il rigole sans arrêt et prend tout à la légère.même un deadline d'un mois pour boucler un gala Juste pour rire.Concept : Je n'ai fait que deux meetings.Mais s'il y a une couleur au gala, ce sera tout sauf beige.Je déteste cette couleur.Question : Ce n'est pas un peu fou d'avoir accepté de remplacer au pied levé Claude Blanchard, surtout quand on n'a jamais animé un gala ?Réponse: Fou ?Tu peux aller plus loin que ça.Je ne suis pas un animateur et je n'ai pas la prétention de l'être.Je suis dans un moment de ma vie où je ne cherche pas du travail, mais des défis.Et je vais assez loin dans l'écriture de ce gala.Si je devais faire un Mac Leod 3, je voudrais que ça ressemble à ça.Avec : Dur à dire.Mais Josée Boudreault y sera.Quand ?27 et 28 juillet.LE CAMÉLÉON Stéphan Bureau Caractéristique: Sa capacité de renouvellement est plutôt impressionnante.Il peut passer du très sérieux veston-cravate du Téléjournal au t-shirt rayé jaune banane d'un gala Juste pour rire, toujours avec la même classe.Concept : Juste pour Jean Lapointe, un gala-hommage.Citation : L'an dernier, nous avons lancé la formule hommage avec Clémence Des Rochers.Pour Jean Lapointe, ce sera un peu la même chose.Ce n'est pas un «bien cuit» où des gens viennent à tour de rôle raconter leur relation avec Jean Lapointe.C'est plutôt une façon de revisiter l'oeuvre d'un créateur marquant, à travers ses chansons, ses monologues, ses numéros, ses films.C'est là qu'est le plaisir, comme si on prolongeait la vie de ces oeuvres, qui sont évidemment éternelles, mais à qui l'on redonne un air de jeunesse.Renvoyer au public 50 ans d'une vie, c'est plus que le fun, c'est un privilège.Avec : Beaucoup de belles surprises, dont le chanteur Pierre Lapointe (aucun lien de parenté) et Jérôme Lemay.«On prépare un numéro pour rendre hommage aux Jérolas.C'est tellement marrant de se retrouver en répétition avec Jérôme Lemay, qui fait le Jean Lapointe du duo, alors que je suis le straight man.C'est presque émouvant.» Quand ?17 juillet.Bonus : Stéphan Bureau mène aussi Les Grandes Entrevues du 16 au 24 juillet.Avec entre autres Jean Lapointe, Franck Dubosc, Stéphane Rousseau, Jean-Marc Parent et le stand up britannique Eddie Izzard.LE NÉO-PUNK Louis-José Houde Caractéristique : Le décontracté, très peu pour lui.Son goût porte au contraire sur le «contracté», d'où son faible pour les phrases serrées et les mots qui se superposent les uns pardessus les autres, formant un agencement assez complexe, mais qui lui va comme un gant.Concept : Aucun.En bon punk, il n'aime pas l'encadrement.Citation : Moi, je pense qu'il n'y a rien qui remplace un bon gag.Un invité après l'autre et pis bonjour ! Le seul concept que j'ai, c'est dans mon animation.Au lieu d'écrire un numéro d'ouverture et de faire des liens entre les invités, j'ai fait une intro qui se poursuit entre les invités jusqu'à la fin.C'est l'évolution d'une personne, de zéro jusqu'à la fin de sa vie.À la fin, on aura le sentiment d'avoir bouclé la boucle.Avec : Dieudonné, Patrick Groulx, Dominic Paquette, Julie Caron, Rachid Badoury, Merri.et plusieurs autres.Quand ?Du 12 au 14 juillet.LES TOP MODÈLES MASCULINITÉ OBLIGE, CET ÉTÉ, L'HUMOUR SE PORTE À GAUCHE COMME À DROITE DANS LES JEANS.BEAUX, VIRILS ET DRÔLES, ILS REPRÉSENTENT L'HUMORISTE D'AUJOURD'HUI, BIEN DANS SA PEAU (ET DANS SON LINGE), DANS LA RUE COMME SUR LA SCÈNE.ILS SONT À LA FINE POINTE DE LA BLAGUE ET LE PUBLIC CRAQUE POUR LEURS FOSSETTES TOUJOURS BIEN HAUTES ET FERMES (C'EST L'ENTRAÎNEMENT).VOICI NOTRE CALENDRIER 2005, ILLUSTRÉ PAR LES MANNEQUINS DE L'HEURE, C'EST-À-DIRE LES ANIMATEURS DES SIX GALAS JUSTEPOURRIRE.DE L'HUMOUR » » LES GALAS JUSTE POUR RIRE au théâtre Saint-Denis (1594, rue Saint-Denis) à compter du 6 juillet.CHANTAL GUY PHOTOS MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Le nouveau piano L'Europe voit défiler chaque année son lot de nouveaux interprètes.Certains se distinguent par leur talent, leur pensée ou simplement parce qu'ils ont quelque chose à dire en musique.En voici deux qui méritent la place enviable qu'ils se sont taillée, au milieu des ersatz d'interprètes et de machines-à-jouer-les-notes.Et c'est au Festival de Lanaudière qu'on pourra les entendre faire ce qu'ils font de mieux : la musique.ALEXANDRE THARAUD GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE Alexandre Tharaud figure parmi les dignes représentants de la nouvelle génération d'interprètes français.À 36 ans, avec plus de 15 enregistrements à son actif qui sont autant de pièces d'orfèvre, on ne cesse d'encenser sa grande finesse de jeu, ses choix singuliers de répertoire, sa poésie et sa pensée musicale.Sa dernière présence au Québec date d'il y a près de 15 ans, mais il est de retour au Canada, porté par les vents favorables venus d'outre-mer.QVotre feuille de route fait état, en concert et sur disque, d'une volonté évidente d'interpréter les compositeurs français.Aujourd'hui, croyez-vous qu'on puisse parler d'école française de piano ?RNon.L'école française de piano, c'est quelque chose de très vague, même dans le passé.Quand on parle du piano français, on pense à Alfred Cortot, à un certain style qui pourrait caractériser la première moitié du XXe siècle en France.Des grands pianistes comme Marcelle Meyer et Samson François ne se situaient pas du tout dans une école typique française.Leur jeu pourrait être le fruit d'une pensée européenne, mais pas forcément française.QVous avez gravé des interprétations très réussies et personnelles des musiques de Poulenc, Rameau et Ravel qui ont été unanimement encensées par la critique internationale, et pour lesquelles vous avez reçu deux fois le Prix de l'Académie Charles Cros (1997 et 2003).Comment motivez-vous vos choix ?RJ'assume entièrement ce choix très clair d'interpréter un grand nombre de compositeurs français, mais c'est venu de l'envie d'une grande clarté dans ma discographie.J'ai commencé avec Poulenc et Chabrier, qui ont été très bien reçus et, dès lors, j'ai voulu me forger une ligne directrice.Dans la foulée, il y a eu Milhaud, Roussel, un saut dans le baroque avec Rameau, puis Ravel.Pour interpréter Ravel, par exemple, je suis allé aux sources avec Chabrier, son père spirituel, et Rameau, certainement son grandpère spirituel.Il fallait mettre la modernité de Ravel dans une filiation très nette.Et après avoir joué et enregistré la musique de Rameau, je comprenais mieux la musique de Ravel.QAprès le XXe siècle de Ravel, vous faites un retour au baroque avec des concertos de Bach que vous interpréterez seul au piano à Lanaudière.Parleznous de ces oeuvres.RJean-Sébastien Bach a transcrit ces concertos, à l'origine de Vivaldi ou de Marcello (pour orchestre et violon ou hautbois solistes) pour un seul instrument, le clavecin ou l'orgue.En faisant ces réductions, Bach voulait assimiler le style italien, d'où son propre Concerto italien.J'ai choisi de les jouer au piano parce que l'instrument offre des sonorités qui peuvent se rapprocher de l'orchestre, de l'orgue ou du clavecin et qu'il s'adapte très bien à la musique de Bach avec une palette sonore très riche et différente.QVous avez choisi de coupler Bach avec Chopin.Comment avez-vous orchestré votre programme ?RLes musiques de Chopin et de Bach sont très complémentaires.Chopin jouait tous les matins les préludes et les fugues de Bach pour se réchauffer les doigts ! Sur papier, Bach et Chopin peuvent paraître éloignés, mais, à l'écoute, c'est autre chose.C'est la notion d'intimité qui les réunit si bien.Les valses de Chopin sont des poésies très intimes dans lesquelles Chopin dit beaucoup de lui, de son exil, de ses chagrins d'amour.Chez Bach, on retrouve aussi cette proximité puisque, comme Chopin, Bach a réussi à nous parler personnellement en musique.Et la chose est rarissime dans l'histoire de la musique.ALEXANDRE THARAUD, en récital le mardi 12 juillet à 20 h à l'église de Lavaltrie.Infos : (450) 759-4343 ou www.lanaudiere.org 33332278016508A LE SPECTACLE DE L' ÉTÉ À MONTRÉAL PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Alexandre Tharaud NIKOLAÏ LUGANSKY GUY MARCEAU COLLABORATION SPÉCIALE À 33 ans, Nikolaï Lugansky s'inscrit dans la tradition russe, dans la lignée des Richter et Gilels, pour avoir visité en profondeur le répertoire de son pays d'origine.Il s'est fait notamment le porte-étendard de l'oeuvre de Rachmaninov.Grand concertiste, salué de toutes part pour sa grande lucidité, sa technique à toute épreuve et ses dons de coloriste, il débarque au Québec pour la première fois, en ouverture du Festival de Lanaudière, avec Tchaïkovski sous les doigts.QVous faites partie de la grande tradition des interprètes de la musique russe pour avoir étudié longtemps avec Tatiana Nikolaieva.Peut-on, aujourd'hui encore, parler d'une école russe du piano ?RDans la lignée d'une certaine tradition, je dirais oui.Il faut faire la distinction entre l'école russe et l'école européenne, mais tout est dans la relation entre le pianiste et son instrument.En gros, l'école russe de piano privilégiera la recherche verticale, au plan de la sonorité et de la clarté de la mélodie, alors que l'école européenne privilégiera la forme et la structure musicale, et la logique du développement comme l'école allemande.Tatiana Nikolaieva représentait les deux.Elle avait une façon très russe de jouer le piano, ayant eu des maîtres russes, mais elle a, dans sa carrière, principalement joué le répertoire allemand.Peu importe l'école, c'est le travail qui compte.Répéter tous les exercices comme un bon élève n'était pas suffisant pour elle, et elle ne vous lâchait pas tant que vous n'insuffliez pas la vie dans la musique.Mais par-dessus tout, elle avait cette ouverture sur le monde, sur les différents styles d'interprétation.Elle était fascinée par le jeu de Glenn Gould.Ce sont des choses qu'elle m'a transmises, le travail acharné et l'ouverture sur le monde.QÀ Lanaudière, vous jouerez le Concerto no 1 de Tchaïkovski.Parlez-nous de votre rapport à cette oeuvre.RC'est avec cette oeuvre que j'ai gagné le Concours Tchaïkovski en 1994, où j'avais joué aussi le Concerto no 3 de Rachmaninov.Et puis le Premier de Tchaïkovski fait partie des souvenirs d'enfance de tous les jeunes Russes ! Tellement qu'on oublie parfois qu'au-delà du début pompeux, c'est une musique très poétique, et dont la structure est d'une incroyable originalité.Audelà de la virtuosité qu'il demande à l'interprète, on ne compte plus ses grands thèmes mélodiques, tous différents, ce qui est plutôt rare, comparé à d'autres grands concertos qui exploitent à l'infini les mêmes thèmes.C'est comme une rivière de lyrisme.QEn 2003, vous avez enregistré le Premier Concerto de Tchaïkovski avec l'Orchestre National Russe sous la direction de Kent Nagano.Quel fut le contexte de votre rencontre ?ROn s'est rencontré bien avant.À Salzbourg en 1990, je participais à un cours de maître avec Tatiana Nikolaieva et Kent Nagano.Y participaient aussi Momo Kodama et sa soeur Mari, qui est aujourd'hui devenue la femme de Nagano.Nikolaieva avait joué le Concerto de Schumann sous la direction de Nagano qui avait déjà entendu parler de moi.Et en 1998, j'ai rejoué sous sa direction, le Concerto no 2 de Prokofiev ; Nagano est certainement le meilleur chef pour diriger la musique du XXe siècle.QVous saviez que Kent Nagano sera le prochain chef de l'Orchestre Symphonique de Montréal en 2006 ?RVraiment ?C'est une grande chance que vous avez là ! Il est le parfait exemple de l'école européenne dont j'ai déjà parlé.Et il a ce grand talent d'avoir assimilé les différentes écoles de pensée.Il s'adapte immédiatement à la partition, qu'elle soit russe, allemande ou française.Ce qui donne une grande efficacité au travail quand on n'a qu'une ou deux répétitions avant le concert.C'est presque une clairvoyance tant il est juste dans ses interprétations.NIKOLAÏ LUGANSKY, en concert avec l'Orchestre du Festival, le samedi 9 juillet à 20 h à l'Amphithéâtre de Lanaudière.Info : (450) 759-4343 ou www.lanaudiere.org PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Nikolaï Lugansky VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES BUCK 65 Rich qui rit, Rich qui pleure PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Rich Terfry, dit Buck 65, me parlait de son amour pour l'oeuvre de Gainsbourg, qu'il a approfondi depuis son déménagement à Paris, lorsqu'une rage de toux l'a pris.« Exc u s e -moi, r â l e - t - i l .Lorsque je pars en tournée, j'ai la gorge qui défaille au bout de trois ou quatre concerts.J'ai toujours eu des problèmes avec ma voix \u2014 heureusement, je ne l'ai jamais totalement perdue.Et puis, ma voix enrouée me donne du caractère, et j'aime assez ça.» La voix de Rich Terfry est son talon d'Achille, pourrait-on dire.Sur scène, tracker hat mal vissé sur la tête, il sort parfois de sa poche une pastille pour la gorge, qu'il déguste tout en nous faisant la causette à la manière d'un monologuiste \u2014on pourra apprécier son numéro lorsqu'il viendra nous présenter son nouveau disque (Secret House Against The World) au Main Hall les 6 et 7 juillet.Ce trait de personnalité étonne lorsqu'on s'attarde aux textes des chansons de Terfry.La vie est dure ainsi qu'il la chante.Un brin misérabiliste, le bonhomme : sa poésie se complaît dans ses petites vies imaginaires et ses petites misères.«Ouais, c'est vrai que (l'album) est sombre, concède-t-il en toussant un petit rire.Je n'ai jamais voulu être trop heavy pour le public.Si tout ce que je faisais était comme ça, je crois que ce serait déprimant pour les gens.Or, sur scène, j'amène ça de façon plus légère.Je veux faire rire les gens, et les faire pleurer s'il le faut.» « Ce sont les émotions les plus sombres qui me touchent le plus, enchaîne-t-il.Je m'inspire beaucoup de ce que je trouve dans les journaux ; c'est bien connu, il n'y a que des nouvelles déprimantes là-dedans.D'ailleurs, si tu tiens un journal personnel et que tu as eu une belle journée, tu vas écrire : Belle journée.Rien d'autre à dire, c'est tout simple à exprimer.Mais si ça va mal, alors là, tu peux écrire longtemps.Il y a tellement plus à dire, à expliquer, à essayer de comprendre.Le côté sombre de nous-mêmes est tellement plus complexe, plus révélateur.La touche rock de Tortoise Les ambiances musicales concoctées par Terfry, avec le concours de Tortoise pour la majeure partie de Secret House., sont ainsi de parfaits écrins pour les histoires tristes et tordues de l'auteur.Country-rock inquiétant, froid, triste.« Mais je ne suis pas suicidaire ou quoi que ce soit, tiens-t-il à ajouter.Tu sais, j'ai mes belles journées aussi ! » Fiou ! La rencontre entre Tortoise et Buck 65 a eu lieu à la suite d'un concert que Terfry a donné à Chicago l'an dernier.L'un des membres du groupe était dans l'assistance ; il a tenu à aller saluer le rappeur pour lui dire qu'il avait passé une belle soirée.« Si t'as envie de collaborer, t'as qu'à donner un coup de fil », a-t-il ajouté.« Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, j'adore le travail de Tortoise, affirme Terfry.Peu après, je les ai rappelés, et nous sommes entrés en studio la semaine suivante.» Les autres chansons ont été enregistrées à Paris ; le compatriote Gonzales est venu lui donner un coup de main \u2014 on l'entend au piano à quelques reprises.Secret House Against The World est étonnant.Buck 65 y met de l'avant l'héritage de Johnny Cash et l'amour du country que lui a transmis son père.« C'est clair qu'il y a plusieurs chansons qui évoquent le son de l'album précédent, mon intérêt pour le country, le folk et le blues, explique Terfry.L'autre moitié du disque, à mon sens, reflète de nouvelles idées, de nouvelles influences.La plus évidente serait le punk, à mon avis.» Le punk ?Voilà qui risque de rebuter certains fans.« C'est difficile pour moi de comprendre ce qui plaisait aux gens dans ma musique, se risque- t-il à expliquer.Ma seule ligne de conduite est de ne pas regarder en arrière.Ce que les gens semblent apprécier, c'est la surprise d'entendre quelque chose de complètement différent des autres albums hip hop.Ainsi, je veux continuer à surprendre les gens, à leur offrir quelque chose qu'ils n'ont jamais entendu.Je crois que les fans apprécient que je prenne des risques.» « Je ne veux ennuyer personne, poursuit-il, et surtout pas moi.Je veux juste continuer à essayer de me lancer des défis.Chaque fois que je travaille sur un nouvel album, je recommence à neuf.» PHOTO FOURNIE PAR WARNERMUSIC Buck 65 : « Je veux faire rire les gens, et les faire pleurer s'il le faut.» THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 6H00 lt LIVE 8 Si vous n'avez pas de billets pour assister à ce spectacle grandiose où sont réunis les plus grands artistes du monde pour demander aux pays du G8 de venir en aide à l'Afrique, levez-vous tôt pour ne rien manquer ! On parle de 18 heures de musique en rafale ! Tout le concert canadien, avec Simple Plan, Bryan Adams, Blue Rodeo, Gordon Lightfoot, Bruce Cockburn, Barenaked Ladies, The Bachman Cummings Band, Sam Roberts, The Tragically Hip, Céline Dion, Les Trois Accords et plusieurs autres, sera présenté.Des extraits des huit concerts complèteront le tout.Un événement télévisuel incontournable.11H00 EV LE TOUR DE FRANCE 2005 EN DIRECT Le grand départ a lieu ce matin, le dernier de Lance Armstrong.À partir de demain, et jusqu'au 24 juillet, vous pourrez suivre le Tour au quotidien entre 9 h et 11 h 30 avec l'animateur Richard Garneau et l'analyste Louis Bertrand.18H30 r CINÉ-EXTRA : LE JOUR DE L'INDÉPENDANCE Les extraterrestres envahissent la Terre.Pour les amateurs d'effets spéciaux et les admirateurs de Will Smith et de Jeff Goldblum.20H00 D LIVE 8 : A WORLDWIDE CONCERT EVENT Une émission spéciale de deux heures avec les meilleures performances du fameux Live 8.On nous promet Paul Mc Cartney, U2, Coldplay, Madonna, Bon Jovi, Pink Floyd et une foule d'autres.SAMEDI 2 JUILLET Le Téléjournal LES MUSES ORPHELINES (4) avec Fanny Mallette, Marina Orsini Qui l'eût cru! / Sonia Vachon, Chantal Fontaine Le Téléjournal Perdus Pour l'amour du country Le TVA 18 heures LE JOUR DE L'INDÉPENDANCE (5) avec Will Smith, Bill Pullman L'ARMÉE DES TÉNÈBRES (5) avec Bruce Campbell, Embetz Davidtz LE REBELLE (5) (23:43) Gr.Documentaires / Clonage, ou l'art de se faire doubler Seconde Chance Grands Documentaires / Vivian Bristow, un cinéma sauvage LA DOLCE VITA (1) avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg .Monsieur Ripley CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (4) avec Cameron Diaz, Drew Barrymore MISSION IMPOSSIBLE 2 (4) avec Tom Cruise, Thandie Newton Le Grand Journal TROUBLANTES VISIONS (7) Live 8 Sat.Report CFL on CBC CFL Football / Roughriders - Tiger-Cats THE LAST CASTLE (5) avec Robert Redford, James Gandolfini ABC News New England.The Insider Ebert &.Live 8 America's Funniest Home Videos Raceline Pub News CBS News Entertainment this Week 48 Hours Mystery Crimetime Saturday:NCIS 48 Hours Mystery News King of.NBC News NASCAR Daytona 400 / Course automobile Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time.May to Dec.Mulberry Thin Blue.Mystery! Hetty Wainthropp.Soundstage OCEAN'S ELEVEN (5) BBC News Journal.Mountain.Mc Laughlin Monarch of the Glen Barbara Executive.Rosemary and Thyme BBC News Soundstage Investigative Reports City Confidential Cold Case Files American Justice Silence, on court! Moi et l'autre .country Viens voir./ Gérard Poirier .chanteuses de jazz / Bïa .chanteuses de jazz / D.Mercury .chanteuses de jazz / Holly Cole Arts, Minds StarTV Blue Rodeo: Live at the Rehearsal Hall Blue Rodeo in Stereovision.I'll Fly Away Home Sex and the City Samedi de rire encore plus Québec en humour Y sont pas plus fous que.Les Interdits Célèbres et.coupables?Stars sur le vif UQAR.Mondialisation .l'UQO Caphar.des arts In Focus Entre l'arbre et l'école Quartier.Les durs à.Information internationale Howit's Made The Ultimate Ten Specials Myth Busters American Chopper Biker Build-off American Hotrod Balade en.Soif de.Parcours d'artistes Le Tour de France 2005 / Fromentine - Noirmoutier-en-île Maeva .l'Australie .Sadie(18:06) Darcy's (18:33) Radio Free.(19:50) Are you Afraid of the Dark (20:16) TOP GUN (5) avec Tom Cruise, Kelly Mc Gillis SPACEBALLS (5) avec Bill Pullman (22:33) Pub That '70s Friends Seinfeld Cops America's most Wanted Ultimate Poker Challenge Mad TV Inside Ent.National Global Showcase Zoe Busiek:Wild Card Blue Murder Driving TV.Sat.Night Trouvailles et Trésors Soldats / Les Barbares (4/4) Focus / L'Or.L'Or (3/6) LE SEIGNEUR DE LA GUERRE (4) avec Charlton Heston Masterminds Disaster of.Seapower to Superpower The Shining Mountains TAPS (4) avec George C.Scott, Timothy Hutton Masterminds Extra Making it Big Exchanging Vows .Marry me .Weddings The Call Punch.Girl Singles Matchmaker Benezra Salut.En concert:Mariah Carey Musico.Janet Jackson L'HISTOIRE DE SONNY ET CHER (6) ave Jay Underwood .Robin Nolan Trio Box Office Pimp mon char Exposé / Gwen Stefani .Filles! Les Jeunes.Fou raide! L'Gros Show Concert Plus / Britney Spears Live à Miami La Caravane From Egypt to Montreal .libanais Paysage.Mabuhay.Parsvision Montreali.Teleritmo Mad TV BBC News Fashion File Culture.Hemisphere .Chasing Canada's Snowbirds Sat.Report Mansbridge Legacy La Semaine verte Le Monde / Live 8 Vu du large Le Téléjournal Enjeux / De jeunes autistes.artistes Le Téléjournal Justice Monde, golf Sports 30 L'Aventure NASCAR Coupe Nextel / Pepsi 400 Sports 30 Le Tour de.Largo Winch Miss Match En quête de preuves Escale à L.A.Sans laisser de trace La Loi & l'Ordre Footballers Wives THE LAST WITNESS (6) avec Natasha Henstridge Showme.Naked Josh FRAILTY (4) avec Matt O'Leary, Matthew Mc Conaughey Sea Quest The Dead Zone Charlie Jade K-PAX (4) avec Kevin Spacey, Jeff Bridges ASTRONAUT'S.Sportsnetnews Baseball / Blue Jays - Red Sox Sportsnetnews Poker.Nos cousins.Degrassi.Panorama.Dans la nature avec Stéphane Peyron LES PETITS CÂLINS (5) avec Dominique Laffin, Roger Mirmont Jardins Les Fous.While you were out What not to Wear Moving up Trading Spaces Property Ladder Moving up Sportscentre NASCAR / Pepsi 400 Sportscentre .(17:00) .le meilleur Les Tofou Zéroman Les Simpson Futurama Malice et.Polyvalente La Clique Décalés.Les Simpson Futurama Portrait Journal FR2 Côté cour Le gros homme et la mer Des racines et des ailes / Spéciale Naples Le Journal ORFEU NEGRO (3) avec B.Mello .the Wild .the Wild National Geographic GONE WITH THE WIND (2) avec Vivien Leigh, Clark Gable Manger Décore ta vie Métamorphose Oui, je le veux! .la cigogne L'espace.À bout de.CONSENTEMENT JUDICIAIRE (5) avec Bonnie Bedelia 100% écolo Mosaïque Clips Hip.des Arts Citron Lime Le Guide.Cantons.Révélation Boxe Rock Citron Lime Musique.Il était une.Radio Free.Degrassi.Edgemont Gilmore Girls Degrassi.Parents à.Martin.Spy.Yvon of.Funpak Smallville THE KARATE KID (4) avec Ralph Macchio, Noriyuki Morita Hollywood's Gamerz Métal hurlant Dead Zone Tru Calling Alias Poltergeist Le TVA / Loteries (23:15) Fitting in CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA :RDS: :S+: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :MTL: :HI: :HIST: :LIFE: :MMAX: :MP: :NW: :RDI: CBC h ABC D CBS b NBC g aq cj or yA EM zH SRC CÂBLE PBS CTV TQS TQc TVA SRC DISQUES ARTS ET SPECTACLES Sur la route Secret House Against The World necessite quelques ecoutes attentives avant de devoiler toutes ses subtilites et, surtout, de faire accepter au fan de Rich Terfry .Buck 65.la direction de plus en plus singuliere que prend sa musique.Prolifique producteur de hip hop avant-gardiste, le Neo-Brunswickois demenage a Paris s'est revele etre un remarquable auteur de chansons sur Talkin' Honky Blues (2003), son premier album paru chez Warner, assurement le plus accessible de sa discographie.La plume alerte et personnelle du parolier etait bien servie par le talent de conteur/rappeur du bougre qui, sur ce disque, affichait son amour du country et de Johnny Cash.Secret House Against The World reprend la ou Terfry nous laissait sur Talkin' Honky Blues : perdu sur une route de campagne en direction de Nashville avec une chaine stereo portative crachant du Gangstarr.Buck 65 a cependant fait du pouce, et vous ne devinerez jamais qui l'a embarque : le groupe Tortoise, celebre orchestre post-rock de Chicago dont l'un des membres, John Mc Entire, est l'artisan du son country-rock de Wilco.La joyeuse bande de bandits des grands chemins s'est si bien entendue que Tortoise figure sur la majorite des chansons de ce nouvel album.Le resultat est forcement destabilisant pour qui a de grandes attentes envers Buck 65 .et l'oeuvre de Tortoise, a ce compte.Pas decevant, mais certainement inegal, surtout lorsqu'on cherche, souvent en vain, le groove originel qui animait le travail du producteur (et rappeur), respecte par ses pairs et reconnu par les amateurs de rap.Le country est omnipresent sur cet album sur lequel le beat sequence s'efface derriere les arrangements de slide guitar et de banjo, laissant parfois place a des titres resolument rock (l'explosive Blanc-Bec) qui brisent l'atmosphere maussade de cet album.Un disque noir, un roadtrip dans l'intimite de Terfry, dont le raffinement des histoires est a peine entache par certains tics d'ecriture, certaines rimes que Terfry semble avoir recyclees du cahier de paroles de Talkin' Honky Blues.Ca se remarque d'emblee sur la premiere chanson, Rough House Blues, qui constitue par ailleurs une gracieuse introduction a cet album dense et morose.Tortoise revet des habits de cowboy pour servir la fixation musicale de Terfry.On a l'impression que les musiciens retiennent leurs ardeurs, preferant de jolis arrangements de cordes a ceux, plus bruyants, de leurs propres cordes de guitares electriques savamment malmenees.Secret House.est certes inegal, mais ca fait partie du charme de la demarche tres intuitive de Buck 65, qui explore toujours, a sa maniere, une forme de hip hop dont il ne reste, apres les longues heures de route, qu'un debit particulier, quelques scratches, quelques sequences rythmiques bien assises sur la tradition.L'audace et de belles chansons Manque la cible a plusieurs egards Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale COUNTRY-HOP Buck 65 Secret House Against The World 1.2 Warner REGGAETON Artistes varies The Impact EMI Latin Toda la noche ! On l'a ecrit et on le reitere : le reggaeton sera le son de l'ete.Ce melange hautement inflammable de dancehall, de hip hop, couple aux rythmes de la salsa et de la cumbia, fait des ravages sur les planchers de danse.Seul hic, hormis un album de Johnny Prez, il est encore difficile de se procurer ici les albums des Portoricains Zion y Lennox, Don Chezina, Tego Calderone, Nicky Jam ou Daddy Yankee.Il faut donc se rabattre sur les compilations qui commencent a poindre chez nos disquaires.Voici l'une des plus recentes, The Impact, assemblee et produite par DJ Zonik, marquee par un style de production plus pop qui laisse moins s'infiltrer les echantillons de samba et de bomba.On y retient surtout les participations de Zion y Lennox, Las Guanabanas (la feroce Abusar Contigo Ma), K-Mille et Yomo.Le resultat est un peu trop homogene et presente surtout les nouveaux talents de cette scene.Mais, a defaut de trouver mieux chez nos disquaires .la nouvelle compil de Don Omar, Los Bandoleros, par exemple.on goutera un peu de cette nouvelle fievre latine.Un tas d'artistes a decouvrir Trop homogene Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale MUSIQUES DU MONDE Ry Cooder Chavez Ravine Nonesuch / Warner Nostalgie Le Chavez Ravine etait un quartier mexicano de Los Angeles qui, dans les annees 50, a ete completement rase pour eriger le stade des Dodgers.L'histoire a deja fait l'objet de plusieurs ouvrages et documentaires relatant a la fois l'eviction d'une communaute entiere qui animait ce quartier et la cupidite des autorites municipales.Ry Cooder, guitariste remercie mille fois pour nous avoir ramene les acteurs du Buena Vista Social Club, utilise l'histoire comme point de depart a son nouveau projet musical, lequel devient, comprend-on, un recit tres personnel venant de ce musicien qui a grandi a Los Angeles.Le repertoire est celui de la vibrante culture mexicaine-americaine de l'epoque ; des stars de cette ere .Little Willie G., Lalo Guerrero, Don Tosti.remises a jour sous les pass guitaristiques du maitre Cooder.Vieux r&b/rock tex-mex, avec tout plein de guitares qui font twang ! et de swing ride, apprete avec le gout qu'on connait a ce producteur-musicologue.La decouverte Moins authentique que le Buena Vista Social Club Ph i lippe Renaud co l laborat ion speciale MUSIQUES DU MONDE Francesca Gagnon Hybride Galios Musique Un album synthese Hybride est en quelque sorte un album synthese pour Francesca Gagnon : l'univers du disque retrace ses debuts de carriere dans des eaux pop-rock, ses voyages autour du monde et son saut au Cirque du Soleil, ou elle a ete le porte-voix du succes planetaire Alegria.Il s'agit de son premier opus en tant qu'auteure- compositrice-interprete.Sur huit des 11 titres, elle chante dans cette langue inventee qui a fait sa marque, avec sa voix rauque haut perchee.La musique rappelle celle du Cirque, mais egalement le son des Enya et Enigma, avec des arrangements pop d'inspiration africaine, asiatique et arabisante.Il faut donc aimer le genre : le disque est un voyage emotif pour les uns, mais peut etre du new age plaintif pour les autres.Or, l'album remplit pleinement sa mission de fusionner des univers musicaux de diverses origines pour favoriser une rencontre entre les peuples .Francesca Gagnon est une passionnee des contrees lointaines et de ses peuples.L'album se conclut d'ailleurs par une reprise de Hymne a la beaute du monde de Plamondon.Mais, musicalement, on aime ou on deteste.Un voyage musical Pour auditeurs avertis Em i l ie Cot e JAZZ Provost/ Lachapelle/ Brochu Live au Va-et- Vient 1.2 Effendi Trio soude Jazzmen d'experience, le guitariste Sylvain Provost et le bassiste Norman Lachapelle se frequentent musicalement depuis leur adolescence laurentienne .ils s'etaient d'abord fait connaitre dans le Saint-Jovite Quartet.Un quart de siecle plus tard, leur belle complicite se voit magnifiee par Paul Brochu, qui demeure un des plus grands batteurs quebecois.Generalement, les jazzophiles ont apprecie son travail dans des contextes plus costauds (Uzeb, etc.), alors que, cette fois, la finesse et une certaine legerete dans le jeu sont de mise.On savait Brochu polyvalent a la maniere d'un Peter Erskine ; il depasse neanmoins les attentes dans ce cadre jazzistique enregistre au Va-et-Vient.Les improvisations de Sylvain Provost, par ailleurs, m'y semblent plus virtuoses et plus matures que jamais, le doigte de Lapachapelle s'y avere fluide, rapide voire irreprochable.Ne manque peut-etre a ce trio qu'un peu plus de creativite au plan des compositions.Cela pourrait se produire si l'aventure a trois se poursuit.On le souhaite.La cohesion, les improvisations Compositions trop previsibles Alai n Brunet MUSIQUE DE FILM Aurore Michel Cusson 1.2 Zone 3 / Select Doux comme une aurore.Mettons les choses au clair : la tres belle partition musicale que vient de composer Michel Cusson pour le nouveau film de Luc Dionne n'a strictement rien a voir avec celle .carrement psychotronique .qu'avait elaboree Germaine Janelle dans les annees 50.Les notes melodramatiques jouees a l'orgue annoncant les divers sevices auxquels sera soumise la petite enfant martyre ont en effet completement disparu pour laisser place a une musique qui, bien qu'empreinte d'une grande melancolie, reste d'une exemplaire sobriete.Refusant toute envolee excessive, Cusson propose une trame qui se demarque par ses qualites melodiques, de meme que par la douceur des arrangements.On notera ainsi l'atmosphere de recueillement qui est creee ici, tout autant que les aspects plus lyriques (magnifique interpretation de La Barcarolle de Jacques Offenbach).La demarche du compositeur, qui a prefere la discretion a l'esbroufe, s'harmonise en tout cas parfaitement a l'esprit du film.Une partition discrete, mais puissante Existe plus difficilement sans le film Marc-Andre Lus s i er ROCK Billy Corgan The Future Embrace 1.2 Martha's Music / Reprise La citrouille en solo La bonne nouvelle, c'est que les Smashing Pumpkins vont peut-etre revivre sous peu.C'est Billy Corgan, la citrouille en chef, qui evoquait lui-meme cette possibilite tout recemment.On croise les doigts.La mauvaise nouvelle, c'est qu'en attendant, il faut subir les folies solo de M.Corgan.On le sait, ce gars a une tete grosse comme ca, et il s'imagine que tout ce qui sort de sa bouche merite d'etre entendu.Ca donne The Future Embrace, qui comprend 12 chansons peu memorables, une reprise des Bee Gees (To Love Somebody, de loin le meilleur titre au menu) et deux invites connus (Robert Smith et l'ex- Pumpkin Jimmy Chamberlin).Ici, les ambiances passent avant tout ; monsieur se la joue electro, avec claviers et rythmes froids a l'avant, sa petite voix pleurnicharde pas loin derriere.Un peu experimental, parfois reussi, mais souvent tres ennuyeux.Les ambiances, c'est bien beau, mais il faut aussi des refrains, des melodies, bref, des chansons.Et ca, Corgan n'en a pas.Pas ici, en tout cas.Voila donc un album fait par Billy Corgan et pour Billy Corgan.Tant pis pour le reste du monde.To Love Somebody Absence cruelle de chansons Richard Labbe ROCK Bif Naked Superbeautifulmo nster Her Royal Majesty / Warner Les deux cotes de Bif Bif Naked est un peu dure a suivre.D'un cote, il y a la fille un peu folle, tatouee, qui hurle au micro des histoires pas pour toute la famille.De l'autre, il y a la fille douce et sensible, qui ne deteste pas une bonne ballade quand ca lui chante.Voila, en gros, notre amie Bif sur Superbeautifulmonster.C'est rock par bouts, c'est tranquille aussi, et c'est surtout tres bien realise et emballe, de facon a envahir nos ondes pendant tout l'ete.On l'aime bien, la petite de Vancouver, mais, pour une fille aussi trash, on trouve qu'il y a surdose de ballades.Bif Naked tient-elle a cartonner du cote des grandes FM au point de reprendre (sans surprises) le Nothing Else Matters de Metallica?Quand meme etrange.Mais bon, mademoiselle Naked est aussi femme d'affaires, et elle sait comment la business marche.Il y a plusieurs tubes en puissance sur Superbeautifulmonster, plusieurs bonnes idees aussi et, avec un peu de chance, elle finira par atteindre les sommets tant desires.C'est juste que, nous, on aurait aime un peu plus de rock et un peu moins de ballades.Quand elle brasse la cage Quand elle ne la brasse pas Richard Labbe ROCK ALTERNO Perkins Sources First Music / Outside Music Drummondville avec un accent On est loin des Trois Accords, meme si ca vient de Drummondville itou: Perkins est un quatuor de rock tendance indie 2005, compose de jeunes francophones qui chantent en anglais, avec beaucoup de guitares, le snare dans le micro et la rage dans la voix, quelque part entre Simple Plan et Linkin Park .bien que le groupe se reclame surtout de Nirvana.Bon, c'est encore assez brut, la voix de Jonathan Dauphinais n'est pas toujours juste (particulierement dans les ballades) et la reprise de Heart of Glass de Blondie est peut-etre une bonne idee sur scene, mais pas sur disque.Cela etant dit, on sent quelque chose comme une energie rare a l'oeuvre ici et la chanson Casino est vraiment efficace.Bon, on est toujours un peu etonne de voir des francos chanter en anglais, mais le temps est une spirale et le Quebec a, tous les 20 ans, une poussee anglo en rock.Ce n'est pas un hasard si, apres deux ans d'existence et de demarches, Perkins a un premier album distribue correctement: ca s'appelle l'effet Simple Plan.C'est simple et c'est un bon plan ! Casino La reprise de Heart of Glass Mar i e-Ch r is tine Blai s JAZZ Dave Holland Big Band Overtime 1.2 Dare 2 Records / Universal Big band pour solistes On l'a souligne a maintes reprises, le contrebassiste Dave Holland mene les destinees du plus vibrant des quintettes sur la planete jazz, sa notoriete lui a permis de mener a terme un deuxieme enregistrement pour big band.Nous avons ici affaire a un ambitieux projet qui s'amorce par une Monterey Suite ecrite en quatre mouvements, completee par trois autres pieces d'envergure, pour la plupart imaginees par le contrebassiste d'origine britannique.Inspirees directement de son travail en quintette (qui se retrouve integralement dans ce cadre plus considerable), les compositions de Dave Holland ne comportent peutetre pas la substance inherente aux grandes oeuvres pour grand orchestre.En revanche, nous avons une des meilleures sections rythmiques sur la planete jazz (le batteur Billy Kilson, anciennement de son quintette, et Dave Holland lui-meme), on peut savourer les impros d'artilleurs parmi les plus redoutables, tels le trompettiste Alex Sasha Sipiagin, les saxophonistes Chris Potter (tenor) ou Antonio Hart (alto).Big band pour solistes, en somme.Les solistes Trop colle sur le quintette Alai n Brunet ROCK Mathieu Provencal Dans le vide 1.2 Victoire/Dep Rockeur flou C'est un peu poche comme critique, mais tout ce qu'on peut dire du premier album de Mathieu Provencal, Dans le vide, c'est qu'il est prometteur.Difficile d'en dire plus, tant la personnalite du jeune homme n'est pas definie : il a une voix rauque a la Eric Lapointe, l'air sombre et les themes noirs de Dany Bedar, et la plume, disons, euh, erratique de Boom Desjardins, du genre Ton sourire, tes soupirs qui me tendront la main (de quoi ont l'air les doigts d'un soupir ?).Chose certaine, c'est du rock, et sa reprise de Ailleurs de Corbeau est sentie.Mais le refrain meme d'Ailleurs s'applique tout a fait a Provencal : Je suis perdu (.), je suis tanne de toujours me cacher.Perdu et cache dans les ressemblances a d'autres rockeurs.disons que Provencal est flou.Ca peut avoir l'air negatif, lu comme ca, et pourtant, ca ne l'est pas : qu'on se rappelle le premier disque de Dumas, qui allait dans toutes les directions, qui evoquait untel ou untel.ca lui a permis de faire un second album exceptionnel.C'est la grace qu'on souhaite a Mathieu Provencal.Ca, et peut-etre un sourire, de temps a autre.Un fond rock solide Un peu trop sombre Mar i e-Ch r is tine Blai s BILLETS : RENSEIGNEMENTS : A LAPLACE DES ARTS (514) 842-2112 / www.pda.qc.ca RESEAU ADMISSION (514) 790-1245.www.admission.com SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 4 JUILLET, 20 H 30 BUENA VISTA SOCIAL CLUBTM PRESENTE OMARA PORTUONDO FLOR DE AMOR TOUR AVEC I MUSICI DE MONTREAL EN PREMIERE PARTIE : BC AVEC BET.E ET CARLOS PLACERES PLEINS FEUX ARTS ET SPECTACLES 3325936A CLASSIQUE Hommage au pere Glinka CLAUDE GINGRAS Mikhail Ivanovitch Glinka est considere comme le pere de la musique russe.Realisant la fusion entre le chant populaire de son pays et l'ecriture savante occidentale, il fut aussi le premier compositeur russe a etre connu et reconnu a l'etranger.N'oublions pas qu'il est venu bien avant Moussorgsky, Borodine ou Tchaikovsky, etant ne en 1804 et donc au tout debut du XIXe siecle.D'une famille fortunee, Glinka voyagea beaucoup: en Italie, en France, en Espagne et en Allemagne, ou il mourut en 1857, un an apres Schumann.Homme tres cultive, il jouait de plusieurs instruments, chantait, parlait plusieurs langues et s'interessait a la litterature, aux beaux-arts et aux sciences.Glinka a compose deux operas, de la musique symphonique et chorale, de la musique de chambre (on connait son Trio pathetique), beaucoup de pieces pour piano qu'on ne joue jamais et une centaine de melodies dont 12 forment le recueil Adieu a Saint-Petersbourg, de 1840.Boris Christoff, Galina Vichnevskaya, Nina Dorliac (avec son mari Sviatoslav Richter au piano), entre autres, ont grave des melodies de Glinka, mais on ne possedait pas encore d'integrale.En hommage au bicentenaire de la naissance du compositeur, la marque americaine Delos s'engage dans un tel projet avec un premier disque groupant 27 melodies dont les 12 du recueil mentionne.Car il s'agit d'un recueil et non d'un cycle.Bien que tous du meme auteur, les textes n'ont pas de lien precis entre eux.Il y a la des romances, un bolero, une complainte juive, un galop et, comme 12e piece, un chant de depart avec petit choeur d'hommes.Ce qui justifie Delos de partager le recueil, comme le programme entier, entre trois chanteurs : la soprano Victoria Evtodieva, la mezzo Lyudmila Shkirtil et la basse Piotr Migunov.Tous jeunes et inconnus, comme du reste leur pianiste Yuri Serov, ces chanteurs nous livrent ici le produit d'une lecon bien apprise.Ils ont de bonnes voix et prononcent leur langue avec le ton juste.Mais cette musique n'offrant pas la substance et l'originalite de Tchaikovsky ou Moussorgsky requiert des interpretes de longue experience, comme Christoff et Vichnevskaya.L'interet du present disque est donc d'abord d'ordre documentaire.1.2 GLINKA : melodies, volume 1 Delos, DE 3338.18 JUIN au 30 JUILLET 2005 Samedi 18 juin Australie Howard & Sons Pyrotechnics Samedi 25 juin France Groupe F Samedi 2 juillet Argentine Fuegos Artificiales Jupiter Samedi 9 juillet Suede Goteborgs Fyrverkeri Fabrik Mercredi 13 juillet Espagne Pirotecnia Ricardo Caballer, S.A (RICASA) Samedi 16 juillet Rep.Tcheque Flash Barrandov SFX Mercredi 20 juillet Portugal Grupo Luso Pirotecnia Samedi 23 juillet Canada BEM Feux d'Artifice Mercredi 27 juillet Etats-Unis Rozzi's Famous Fireworks Samedi 30 juillet Cloture La Ronde / Panzera S.A.S.A PARTIR DE 3173$ SIEGE RESERVE ET ACCES ILLIMITE A LA PLUPART DES MANEGES Taxes en sus.Prix sujets a changements sans preavis.Billets en vente a La Ronde et sur le Reseau Admission.Tous les feux sont lances a 22 h, beau temps, mauvais temps.Les soirs de feux, le pont Jacques-Cartier ferme vers 20 h et ouvre vers 23 h15.www.internationaldesfeuxloto-quebec.com Argentine Samedi 2 juillet 3317300A PASTEL INTERNATIONAL Exposition d'Art International Pastel Society of Eastern Canada Presidente d'honneur Ginette Reno 8 au 17 juillet 2005 Salle Tudor, Ogilvy, 1307 Ste-Catherine ouest, 5e etage Cocktail - Art & Jazz Dimanche, 10 juillet, midi a 17 h.3328426A La nature sur un piedestal Sculptures, peintures, photographies, oeuvres multimedias decouvrez comment la nature demeure, encore et toujours, une constante source d'inspiration.Venez admirer les oeuvres remarquables d'une douzaine d'artistes canadiens et etrangers, dont Paterson Ewen, Liz Magor, Michael Snow, Osuitok Ipeelee, Tacita Dean, Ah Xian et Giuseppe Penone.Martin Honert, Tilleul (detail), 1990, Musee des beaux-arts de Montreal cMartin Honert / SODRAC ( Montreal) 2005 LA CITE DE L'ENERGIE 1882, rue Cascade, Shawinigan (819) 537-5300 musee.beaux-arts.ca/125 11 juin .2 octobre LES ELEMENTS DE LA NATURE Organise par le Musee des beaux-arts du Canada et presente par La Cite de l'energie.3323003A 26 mai .2 octobre 2005 Presentee par edwinholgate Cette grande retrospective Edwin Holgate vous convie a la rencontre d'un peintre reconnu pour ses portraits et ses etudes de nus.Ses voyages a travers le Quebec l'ont aussi inspire pour peindre des paysages, particulierement ceux des Laurentides.Reunissant peintures, dessins, aquarelles et estampes, l'exposition presente plusieurs oeuvres inedites.Celui que l'on surnomme le huitieme membre du Groupe des Sept a laisse en heritage une production qui s'inspire de la vie canadienne et des grands espaces de son pays.(514) 285-2000 www.mbam.qc.ca Edwin Holgate, Les baigneuses (reproduction partielle), 1937, huile sur toile, Musee des beaux-arts de Montreal, achat, fonds Robert Lindsay.Photo Brian Merrett, MBAM 3323521A TENDANCES LA NOUVELLE SOCIETE Le samedi dans POUR TROUVER."]
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