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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
P. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-12-04, Collections de BAnQ.

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[" LA SURVIE DANS LES SQUATS DE PARIS PAGE 4 PLUSÀ QUAND UNE COMMANDANTE EN CHEFÀ WASHINGTON ?PAGE 3 ENFANT DE SECTE > Voir SECTE en page 2 MARIO GIRARD a n'allait pas rondement entre les parents de Marie.Petite, elle était témoin des crises de son père, un joueur compulsif.«Lorsque j'avais environ 7 ans, mes parents ont vécu une conversion, raconte Marie.Ils ont commencé à fréquenter différents groupes religieux jusqu'à ce que leur choix s'arrête sur un en particulier.» Les visites que la famille rendait à ce groupe se sont faites régulières.«On y allait les week-ends.Il y avait d'autres enfants », dit Marie.Au bout de deux ans, les parents de Marie ont décidé de s'installer définitivement avec leurs filles dans cette secte.«Elle était située non loin de Montréal, dit Marie.C'était une ferme avec quelques petites maisons autour.On vivait à 50 environ.» «Un jour, ma mère m'a demandé d'offrir à ma meilleure amie les rideaux et le couvre-lit qu'elle m'avait fabriqués.J'ai alors compris que je devais me départir de tout ce que je possédais.» Ainsi commence le drame de Marie, une femme aujourd'hui âgé de 44 ans qui, dès l'âge de 9 ans, a vécu dans une secte religieuse.Quand nous lui avons parlé, elle était nerveuse.Revenir sur cette période noire lui demandait beaucoup de courage.Au nom des enfants victimes des sectes et à l'occasion des 25 ans d'Info-Secte, elle a accepté de livrer son troublant témoignage.La lutte pour sa survie, elle, n'est pas terminée.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © PLUS Dans le filet des sectes Pour parvenir au bureau de Mike Kropveld, directeur général et fondateur d'Info-Secte, il faut passer par un dédale de corridors étroits formés par des bibliothèques croulant sous le poids de livres et de documents.Ces milliers de pages renferment des renseignements sur les sectes du monde entier.Derrière ces mots se cachent les secrets, la souffrance, l'indignation et l'horreur des victimes.MARIO GIRARD Cela fait maintenant 25 ans qu'Info- Secte, un organisme québécois voué au phénomène des sectes, apaise des inquiétudes, écoute des voix tremblantes ou guide des victimes vers la libération.Depuis sa création en 1980, l'organisme a reçu pas moins de 70 000 appels téléphoniques.« Plusieurs choses ont changé, dit Mike Kropveld.On assiste actuellement à l'émergence de la seconde génération, c'est-à-dire les victimes nées ou ayant grandi au sein d'une secte.» Le directeur d'Info-Secte a d'ailleurs noté une hausse des appels provenant d'élèves du secondaire, du cégep ou de l'université.Il se dit très touché par les cas impliquant des enfants.« Je connais des victimes qui n'auront jamais réparation pour le mal qu'elles ont subi.Le pire, c'est que dans certains cas leur situation était connue et l'État n'a rien fait.» Les sectes au Québec Mike Kropveld est prudent quand vient le temps de chiffrer le nombre de mouvements religieux et d'adeptes au Québec.Mais il estime que, depuis 30 ans, environ 3000 groupes religieux, ésotériques et nouvel âge se sont créés chez nous.De ce nombre, 40 à 60 sont actuellement considérés comme problématiques.« C'est facile de faire reconnaître un mouvement religieux ici.Il y a des critères et, si vous y répondez, vous pouvez obtenir un statut », dit Mike Kropveld, qui déplore la faiblesse de nos lois dans ce domaine.« On n'est jamais entré dans un véritable débat sur la définition de ce qu'est un groupe religieux.» Parmi les sectes jugées problématiques au Québec, certaines sont d'origine québécoise ; d'autres ont des ramifications internationales.« Plusieurs mouvements que nous avons ici viennent de France, dit M.Kropveld.Le Québec est perçu comme une société très tolérante pour les sectes qui veulent s'y implanter.Selon Mike Kropveld, le principe des sectes repose sur trois aspects fondamentaux : le pouvoir du leader, l'argent et le rôle de la sexualité.Ce sont ces aspects qui, combinés à la vulnérabilité du candidat, créent les dommages.« Tout le monde est potentiellement vulnérable à cela, dit Mike Kropveld.On connaît tous des périodes difficiles.Mais disons que certaines personnes ont besoin de plus d'autorité et d'encadrement que les autres.En fait, ces personnes veulent se faire dire qu'on va les sauver.» Malgré tous les témoignages bouleversants qu'il reçoit, Mike Kropveld refuse de voir les choses en noir.«Ce qui est positif, c'est qu'aujourd'hui, les gens appellent avant de se joindre à un mouvement, dit-il.Autrefois, quand ils nous téléphonaient, le mal était déjà fait.» .Info Secte : www.infosecte.org ou (514) 274-2333 Safe Passage Foundation : www.safepassagefoundation.org PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE © Selon Mike Kropveld, environ 3000 groupes religieux, ésotériques et nouvel âge ont été créés au Québec durant les 30 dernières années.Enfant de secte SECTE suite de la page 1 La secte de Marie est religieuse et chrétienne.« Maintenant que j'ai beaucoup lu sur les groupes sectaires, je sais que l'on peut la qualifier d'apocalyptique », explique- t-elle.Ce contexte marque à tout jamais la fillette.« J'ai vécu toute mon enfance avec l'idée qu'un drame allait se produire.La seule façon de me protéger était de croire en Jésus.C'est extrêmement grave dans la vie d'un enfant.Celui qui attire la famille de Marie dans ses mailles est un homme doté d'un puissant charisme.« Si je devais le comparer à quelqu'un, ça serait le télévangéliste américain Jimmy Swaggart, dit Marie.Il était marié et avait des enfants.» Au départ, le père de Marie conserve son emploi.Mais assez tôt, il le quitte pour se consacrer entièrement à la secte.Quant à Marie et à ses soeurs, elles fréquentent une école des environs.La vie dans la secte a, au début, des allures monastiques.«On dormait dans un dortoir, les hommes et les femmes séparément.On travaillait pour le bien commun.On avait des dons au fur et à mesure que des gens se joignaient à nous.Avec le temps, on a acheté d'autres maisons.On en avait à Ottawa et à Laval.» Mais tranquillement, le leader tente d'autres approches.« Il s'est mis à pratiquer des exorcismes, dit Marie.Ça pouvait être lié à un petit cas de désobéissance.Il y en avait pour tout et pour rien.» Contrairement à d'autres sectes, aucun châtiment corporel n'est pratiqué.« Il y avait cependant beaucoup de violence verbale.On pratiquait souvent l'humiliation publique », dit Marie.Pendant tout ce temps, Marie se prépare à devenir prophète.« Mon rôle était de préparer le retour du Christ », dit-elle.Les années passent.Alors que Marie est adolescente, sa mère décide de quitter le groupe.Plus tard, l'une de ses soeurs fera de même.« Je suis restée car je croyais vraiment que Dieu m'appelait.Et puis, il ne faut pas oublier que je vivais avec l'idée que le monde extérieur était mauvais.À la fin de la vingtaine, Marie tombe gravement malade.Les symptômes ressemblent à ceux de la tuberculose.Mais dans la secte, on privilégie la prière plutôt que les soins médicaux.Durant la période qu'elle passe à la secte, Marie voit quatre membres mourir pour cause de mauvais soins.« Je crachais du sang, dit-elle.Je ne tenais plus debout.Je me suis dit que si je ne sortais pas de là, j'allais mourir.Je me suis décidée à aller voir un médecin, qui m'a fait subir plein de tests.Je n'avais rien.C'était psychosomatique.En parallèle, Marie réalise que rien de tout ce qu'on lui prédit ne s'avère.« La fin du monde, elle n'arrivait pas.J'ai donc décidé de tout quitter.» À 28 ans, Marie décide de plonger dans une nouvelle vie.« Je ne sais pas où j'ai puisé cette force, dit-elle.Si j'avais su ce qui m'attendait dehors, sans doute que je ne serais partie.» Après avoir occupé un emploi, elle s'inscrit à l'université.« Ça été mon salut.J'ai découvert qu'il y avait un monde qui existait.» Cette période est très difficile, car Marie vit une grande confusion.« Je me souviens que, durant mes cours, j'appelais ma psychologue, en crise, parce que le professeur avait dit un truc qui était pour moi satanique.» Longtemps, Marie a eu des phobies.«J'étais terrorisée par ces histoires de fin du monde.Quand le 11 septembre est arrivé, j'en ai eu pour une semaine à m'en remettre.J'étais sûr que ç'était la fin.» Marie a aujourd'hui quelques amis.Seulement une ou deux personnes connaissent son histoire.« Il y a un préjugé social très fort.J'ai l'impression qu'on paye pour nos parents.Ils ont voulu rejeter la société et aujourd'hui, c'est la société qui nous rejette.» Mais Marie n'a pas d'amoureux.« Je demeure seule, dit-elle la voix troublée.Je dois vous dire que dans la secte, j'ai subi des abus sexuels.Ces abus faisaient partie des nombreux rituels qu'on nous infligeait.Moi, je faisais cela avec l'idée que c'était pour Dieu.Mais pendant tout ce temps, on me violait.» Ces « rituels » étaient pratiqués par le leader, mais aussi par d'autres « prophètes ».« On te procure le sentiment que tu es plus spéciale que les autres, dit Marie.Mais après avoir quitté le groupe, j'ai revu deux ex-membres de la secte qui m'ont dit avoir connu les mêmes sévices.» Peu de temps après le départ de Marie et de son père, le groupe s'écroule.« J'ai revu quelques personnes.Quant au leader, je ne sais pas ce qu'il est devenu.» Aujourd'hui, Marie fréquente peu ses parents.« Je ne sais pas si je leur en veux.Je suis tellement préoccupée par ma survie.» Elle a tenté d'aborder ce sujet avec eux, mais sans succès.« Eux, ils ont pu retrouver une certaine rationalité.Mais moi, il a fallu que je me refasse de A à Z.» Quand Marie entend parler d'histoire de sectes, elle pense surtout aux enfants.« Les adultes qui sortent de là se disent qu'ils ont donné du temps et des biens matériels à la secte.Moi, j'ai donné mon innocence et mon corps.» Cela fait 15 ans que Marie a quitté la secte.« J'ai 44 ans et il y a des gens de mon âge qui parlent de retraite.Moi, je commence une carrière, je commence ma vie.» Les sectes et leurs ravages MARIE-CLAUDE MALBOEUF ET MARIO GIRARD Des disciples de l'Américain Charles Manson poignardent sept personnes, dont l'actrice Sharon Tate, enceinte et mariée au cinéaste Roman Polanski.Jim Jones oblige 914 fidèles du Temple du peuple, dont 200 enfants, à boire du Cool- Aid contenant du poison.Il venait de faire abattre un sénateur et trois journalistes qui s'apprêtaient à enquêter sur sa coopérative agricole de « Jonestown », en Guyana.Roch Moïse Thériault est condamné pour meurtre.Adventiste du septième jour, il aura eu le temps de violer, de castrer, de mutiler et d'éventrer plusieurs des fidèles qu'il guide d'une poigne de fer de 1978 à 1984, en Gaspésie.Les davidiens de David Koresh résistent au FBI, qui tente de récupérer des armes dans leur ferme- forteresse de Waco, au Texas ; 87 personnes, dont 25 enfants, périssent au milieu des flammes.53 membres de l'Ordre du temple solaire (OTS), dont 16 enfants, sont trouvés morts : cinq à Morin Heights, dans les Laurentides et 48 en Suisse.Parmi les victimes québécoises, on trouve un ex-cadre d'Hydro-Québec, une journaliste du Journal de Québec et le maire de Richelieu.La secte japonaise Aoum (Vérité suprême) répand du gaz sarin, un gaz de combat mortel, dans le métro de Tokyo.Vingt-sept personnes meurent et des milliers d'autres sont intoxiquées.Les corps calcinés de 16 victimes de l'OTS sont découverts à Saint-Pierre-de-Chérennes, dans un bois du Vercors, en France.Cinq membres de l'OTS périssent au Québec.Ils sont tous résidants de Saint-Casimir, dans la région de Portneuf. PLUS PHOTO ABC/REUTERS Dans Commander in Chief, l'actrice Geena Davis personnifie une femme à la tête des États-Unis.Cette fiction pourrait-elle devenir réalité dès 2008 ?Commandante en chef La fiction d'une femme présidente des États-Unis deviendra-t-elle réalité?Àquand une commandante en chefà Washington ?La nouvelle télésérie la plus populaire cet automne aux États-Unis, Commander in Chief, met en vedette une femme à la tête du pays.Cette fiction pourrait bien convaincre les Américains qu'ils sont mûrs pour une commandante en chef.ALEXANDRE SIROIS WASHINGTON Àquand une femme dans le fameux bureau Ovale ?La question, que l'on s'est posée sporadiquement au cours des dernières décennies, est soudainement sur toutes les lèvres cet automne.D'abord parce qu'on pense déjà à l'élection présidentielle de 2008.Condoleezza Rice et Hillary Clinton pourraient se lancer dans la course.Deux politiciennes d'envergure susceptibles de triompher.Ensuite \u2014 et surtout \u2014 parce que la nouvelle étoile du petit écran en sol américain est l'actrice Geena Davis, qui fait fureur dans le rôle de la première présidente des États-Unis.L'émission Commander in Chief, présentée au réseau ABC depuis la fin septembre, comble tant les critiques que le public.Elle attire chaque semaine plus de 16 millions de téléspectateurs, ce qui en fait la plus populaire des nouvelles téléséries de la saison.Un phénomène qui pousse certains à affirmer qu'elle pourrait transformer « la fiction d'une femme présidente en réalité ».C'est ce que soutient le White House Project, qui se démène pour promouvoir l'émission.Cet organisme à but non lucratif promeut les candidatures de femmes à des postes de leaders dans la société américaine.Y compris à la présidence du pays.« En Amérique, les médias forment notre imagination.Ils nous disent en qui avoir confiance et pour qui voter.Que 16 millions de personnes puissent voir une femme dans ce rôle de leader fera une énorme différence », estime Marie Wilson, présidente de l'organisation, interrogée par La Presse.Prêts, les Américains ?Il faut dire que Commander in Chief présente une image hautement flatteuse de la première présidente du pays.Âgée de 45 ans, Mackenzie Allen, incarnée par Geena Davis, est à la fois brillante, solide et réfléchie.Et tout lui réussit.Aux commandes de sa nation à la suite de la mort imprévue du président, sa tâche est pourtant complexe.Elle doit gérer à la fois les affaires de la première puissance mondiale et la vie de sa famille.Tout en évitant les embûches que lui tend le président de la Chambre des représentants, un politicien machiavélique joué par Donald Sutherland.Avant même la diffusion de la série, le White House Project avait pris le pouls de la nation et obtenu des nouvelles encourageantes.Près de huit Américains sur 10 (79 %) se disent à l'aise avec l'idée d'une femme à la présidence du pays.Le taux grimpe à 84 % pour une femme à la vice-présidence.« Je continue de penser qu'une femme qui veut devenir présidente n'aura pas la vie facile.Même en 2008.Mais les choses s'améliorent.On considère un peu plus chaque année que les femmes sont des candidates viables », indique Dianne Bystrom, directrice du Catt Center for Women and Politics de l'Université d'État de l'Iowa.« C'est un long processus.Chaque fois qu'une femme est candidate à la présidence, ce qui n'arrive pas souvent, la porte s'entrouvre un peu plus pour celle qui suit », ajoute cette spécialiste du Midwest.Autre indice que les femmes s'approchent lentement mais sûrement du bureau Ovale : leurs percées dans l'entourage du président.Notamment au prestigieux poste de secrétaire d'État, occupé par une femme pour la première fois sous Bill Clinton : Madeleine Albright.Et c'est aujourd'hui Condoleezza Rice qui dirige le Département d'État.Femme isolée et écrasée L'intérêt des femmes pour la présidence américaine ne date pas d'hier.La première candidate, Victoria Chaflin Woodhul, avait tenté sa chance dès 1872.Incapable de financer adéquatement sa campagne, elle avait dû jeter l'éponge.Par la suite, les tentatives similaires ont cependant été rares.Il a même fallu attendre 1984 pour qu'une femme soit sélectionnée par son parti comme candidate à la vice-présidence du pays.Geraldine Ferraro était alors devenue colistière de Walter Mondale, démocrate qui allait être écrasé par Ronald Reagan.« Ça semblait être comme le début d'une tendance, mais ce fut un événement isolé.Je pense que ça a choqué plusieurs femmes », dit Carol Hardy-Fanta, directrice du Center for Women in Politics & Public Policy, de l'Université du Massachusetts.D'autant plus que, depuis, le nombre de candidates à la Maison- Blanche a été fort modeste.Les candidatures sérieuses se comptent sur les doigts d'une main.Elizabeth Dole (en 2000, contre George W.Bush) du côté des républicains ainsi que Pat Schroeder (1986) et Carol Moseley Braun (2004) du côté des démocrates.Mme Hardy-Fanta trace un parallèle entre le faible nombre de femmes candidates et la stagnation du mouvement féministe aux États-Unis depuis les années 80.« D'une certaine façon, après avoir été des leaders en matière de progrès des femmes, nous nous sommes endormis sur nos lauriers, dit-elle.Aujourd'hui, beaucoup d'Américaines ne regardent pas ce qui se passe ailleurs dans le monde et ne comparent donc pas notre pays aux autres.» Pas de leçons à donner La spécialiste du Massachusetts n'hésite pas, pour sa part, à soumettre son pays au jeu des comparaisons.Sur un mur de son bureau, elle a posé une carte du monde sur laquelle figurent les photos des diverses présidentes ou premières ministres élues sur la planète depuis 1945.Au total, près d'une cinquantaine.De quoi faire pâlir d'envie les Américaines.Les États-Unis n'ont pas non plus de leçons à donner pour ce qui est de la place des femmesdans les parlements nationaux.À ce chapitre, selon les données du White House Project, le pays se retrouve au 67e rang dans le monde.C'est qu'au Congrès américain, les femmes sont une denrée rare.Elles comptent pour environ 15 % des parlementaires.C'est d'ailleurs une autre des raisons pour lesquelles si peu de femmes s'approchent du bureau Ovale.« Nous avons besoin de plus de femmes élues au Congrès et comme gouverneures d'État, dit Mme Hardy-Fanta.Ainsi, il y aura un bassin suffisamment grand de femmes qui monteront en grade et pourront dire : je vais devenir présidente.» Condoleezza Rice et Hillary Clinton pourraient se lancer dans la course.Deux politiciennes d'envergure susceptibles de triompher.Six candidates potentielles PHOTO AFP PHOTO AP PHOTO AFP PHOTO AP PHOTO AP PHOTO AP Hillary Clinton (D) Elle s'impose actuellement comme la candidate de choix pour le Parti démocrate en 2008.Même si elle dit être uniquement intéressée par sa réélection comme sénatrice de l'État de New York en 2006, son intérêt pour le poste jadis occupé par son mari est un secret de Polichinelle.Son handicap : bon nombre d'Américains ne peuvent pas la supporter.Kathleen Sebelius (D) Être démocrate et avoir du succès au Kansas est en soi un exploit remarquable.Élue gouverneure de cet État en 2002, Kathleen Sebelius est en outre la fille de l'ancien gouverneur d'un État clé pour quiconque veut accéder au bureau Ovale : l'Ohio.Son nom a brièvement circulé l'an dernier lorsque John Kerry cherchait un colistier.Jennifer Granholm (D) Elle est au Parti démocrate ce qu'Arnold Schwarzenegger est au Parti républicain.Une politicienne dont le nom est fréquemment mentionné lorsqu'on spécule sur les candidats potentiels à la présidence, mais qui ne peut pas se lancer dans la course.Car il faut être né aux États-Unis pour présider le pays et cette populaire gouverneure du Michigan est originaire du Canada.Condoleezza Rice (R) La secrétaire d'État et confidente de George W.Bush a été accueillie comme une véritable star le mois dernier lors d'une tournée de l'Alabama, son État natal.Les journalistes qui l'accompagnaient ont tous dit avoir l'impression qu'elle était en campagne électorale.Celle qu'on qualifie déjà de femme la plus puissante du monde continue pourtant de nier son intérêt pour la présidence américaine.Shelley Moore Capito (R) Réélue pour la troisième fois à la Chambre des représentants du Congrès américain l'an dernier, Shelly Moore Capito est la seule femme de la Virginie occidentale à y siéger.Cette diplômée en biologie s'est notamment fait remarquer en raison de son travail dans le dossier de la santé.On note aussi qu'elle a rendu visite aux soldats américains en Irak et en Afghanistan au cours des dernières années.Kay Bailey Hutchison (R) La filière texane n'est pas épuisée.Anciennement à la tête des finances du Texas, Kay Bailey Hutchison est devenue en 1993 la première femme de cet État à être élue au Sénat américain.Depuis, sa popularité ne se dément pas.Elle a récemment dit ne pas être intéressée par la Maison-Blanche en 2008 et certains estiment qu'elle pourrait devenir gouverneure du Texas. PLUS PHOTO JACK GUE, AFP Dans la région parisienne, environ 1000 familles sont obligées de survivre dans des immeubles insalubres.Quand elles en sont évincées, c'est le drame.Au désespoir, cet homme a dû être évacué de force d'un squat déclaré dangereux en septembre dernier dans le 19 e arrondissement de Paris.La survie dans les squats de Paris MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Coincée entre des chemins de fer et l'autoroute nationale de France, une bâtisse d'une autre époque dépérit à l'abri des regards.Dans son vestibule, des odeurs d'urine, de moisissures et d'humidité agressent les narines.Les murs, rongés par l'usure, les champignons et les rats exposent la carcasse des fondations.Des fils électriques dénudés serpentent dans les couloirs.Pourtant, le bâtiment montre des signes de vie.Ici, des vêtements traînent sur un séchoir.Là, un vélo est appuyé contre la cage d'escalier.Incroyable mais vrai, près de 80 familles habitent ce taudis, bon pour la démolition.Nous sommes au 96-98, boulevard Anatole-France, à Seine-Saint-Denis, juste au nord de Paris.À défaut d'avoir pu trouver un logement social, ces familles, ivoiriennes pour la plupart, squattent un immeuble qui n'est plus que le fantôme de lui-même.Issouf Dumbia a quitté la Côted'Ivoire il y a 10 ans pour la France.Aujourd'hui âgé de 37 ans, le père de famille regrette amèrement son choix.Malgré ses nombreux emplois, la naissance de ses trois filles et ses démarches interminables pour obtenir une carte de séjour, Issouf est toujours sans papiers dans son pays adoptif.Lui et sa femme se sont installés d'urgence boulevard Anatole-France en 2001.C'était ça ou la rue.Ils vivent dans un petit trois pièces et demi infesté de rats et de blattes.L'électricité et l'eau courante fonctionnent, bien qu'il y ait des fuites.« C'est pire qu'en Afrique, ici, déplore Issouf, qui travaille comme gardien de sécurité à la gare de Lyon.On se sent en prison.» Ses filles, âgées de 4 mois à 4 ans, sont constamment malades, comme en témoigne l'armoire à pharmacie bourrée de médicaments.Sa deuxième, Aïcha, est intoxiquée au plomb.Issouf la soupçonne de manger les morceaux de plâtre et de peinture qui tombent des murs de la salle de bain.Elle est plus irritable et agressive depuis quelques mois.« Ça me fait mal au coeur que mes enfants grandissent ici.Je bricole un peu autour de l'appartement pour rendre ça plus vivable.Je défends à mon aînée d'aller chez ses petites amies.Elle croit que tout le monde vit comme ça en France.Je ne veux pas qu'elle ait honte.» L'heure est grave Pas moins de 1000 ménages à Paris se trouvent dans la même situation que les Dumbia.Sans recours, ils survivent dans des immeubles insalubres et dangereux, dans la crainte d'une expulsion, ou pire, d'un incendie.Les incendies qui ont fait 24 victimes \u2014 surtout des enfants \u2014 l'été dernier ont levé le voile sur la misère de ces familles immigrées.Toute la France a été choquée.Pressé d'agir, le gouvernement Chirac a promis le financement de 75 000 nouveaux logements sociaux.Car la pénurie de ces habitations réservées aux ménages à revenus modestes refoule ces familles dans des immeubles qui tombent en ruine.En 2004, 100 000 demandes de logement social ont été déposées dans la région de Paris.Seulement 12 000 requêtes ont reçu une réponse favorable, laissant 88 000 ménages le bec à l'eau.Avec seulement 4000 logements sociaux créés chaque année dans la capitale, la fin de la crise n'est pas pour demain.Les autres appartements sont hors de prix, les loyers ayant doublé à Paris depuis 1988, selon l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (OLAP).« Il en coûte 1400 $ par mois pour un appartement de quatre pièces, constate Geneviève Prandi, de l'OLAP.Le problème, c'est que les salaires n'ont pas suivi l'inflation.Les locataires déboursent donc davantage pour se loger.» L'organisme de lutte Droit au logement (DAL) est débordé d'appels de gens sur le pavé.L'heure est grave, selon son président, Jean-Baptiste Eyraud.« Ayant l'embarras du choix, les propriétaires choisissent une clientèle facile », explique-t-il.Les mères seules, les familles immigrées et les travailleurs pauvres sont systématiquement refusés.Ceux-ci se tournent de plus en plus vers des logements très insalubres.On voit carrément apparaître des bidonvilles.Les gens installent des caravanes et construisent autour avec les moyens du bord.» La crise s'explique aussi par le fait que la construction de HLM est en déclin en France.Elle représentait 25 % des mises en chantier en 1993, mais elle n'est plus que de 10% en 2003.Résultat : 1,3 million de logements sociaux manquent au pays.La situation est d'autant plus scandaleuse que la Ville lumière compte 136 000 logements vides selon le dernier recensement en 1999, soit 10 % de son parc locatif.« L'État a le pouvoir de réquisitionner une partie de ces logements pour abriter d'urgence les familles précaires, mais il refuse de le faire, s'indigne Jean- Baptiste Eyraud.Ça fait des années que nous faisons pression pour qu'il applique cette loi qui date de 1945.En attendant, la crise s'aggrave.» De son côté, Issouf Dumbia a abandonné l'idée de retourner dans son pays.Il espère que ses trois filles, Françaises de naissance, auront une meilleure vie que lui.« Je garde le sourire, je n'ai pas le choix, dit-il.Je dois penser à l'avenir de mes enfants.Squats infects, hôtels insalubres, vermine, maladies, honte.Voilà le lot de milliers de locataires à Paris, pour la plupart immigrés.La crise du logement en France atteint des sommets catastrophiques.Au point où des familles se contentent de logis de fortune au péril de leur vie.La crise du logement en chiffres > 3,5 millions de Français sont touchés par la crise du logement.> 65% des ménages français sont admissibles à un logement social.Le plafond des revenus pour un couple avec deux enfants est fixé à 5800 $ par mois.> Le temps d'attente pour décrocher un logement social à Paris est de huit ans.> Paris compte 14% de logements sociaux sur son territoire.La ville accuse un déficit de 160 000 logements pour être conforme à la loi des 20%, voté en 2001.Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, souhaite que les sanctions, fixées à 200 $ par logement manquant, soient multipliées par cinq pour faire bouger les maires d'arrondissement.> L'augmentation du nombre de ménages à Paris n'est pas étrangère à la crise actuelle.Elle a été de 22,6% entre 1975 et 1999.Pendant ce temps, 65 000 chambres de bonnes \u2014ces studios des étages supérieurs \u2014 ont disparu, annexées à d'autres logements.Source: DAL, Le Monde, Institut national de la statistique et des études économiques «Je défends à mon aînée d'aller chez ses petites amies.Elle croit que tout le monde vit comme ça en France.Je ne veux pas qu'elle ait honte.» Hôtels d'urgence MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 « Ça fait sept ans que j'habite dans des hôtels ! J'en ai marre ! » Mère célibataire, Samia Baccouri crie sa rage dans la pièce de neuf mètres carrés qu'elle partage avec ses trois enfants.L'Algérienne et tous les autres résidants de l'hôtel de Bourgogne, dans le 11e arrondissement de Paris, paniquent depuis que le propriétaire, Jacques Slama, leur a annoncé qu'ils devaient plier bagages et quitter l'hôtel en quatrième vitesse.La raison ?Le préfet de police a décrété la fermeture de l'établissement vétuste.Le hic, c'est que toutes les familles sont en attente d'un logement social depuis des années et n'ont nulle part où aller.La direction de la police ne leur propose aucun relogement, même temporaire.Le loyer de Samia pour sa minuscule chambre est de 2000 $ par mois.Elle reçoit 1200 $ en aide sociale.Elle se débrouille comme elle peut pour mener une vie normale.Sa salle de bain sert de cuisine et de salle de lavage.« On étouffe, ici, tonne-t-elle.C'est un logement que je veux ! » Quelques étages plus haut, Ferrudja Benakli, 43 ans, habite avec ses huit enfants dans un trois pièces.L'appartement tombe en ruine.Il y a des trous dans les murs.Des souris les réveillent la nuit.Ferrudja n'en peut plus.« Mon mari a pété les plombs il y a trois semaines.Il est à l'hôpital psychiatrique.Le vacarme des enfants l'empêchait de dormir.J'ai très hâte qu'il revienne, je suis terriblement inquiète de cette menace d'expulsion.» Marchands de sommeil Il existe environ 500 hôtels meublés à Paris qui accueillent des familles immigrées comme celles de Samia et Ferrudja.L'hôtel Paris-Opéra, dans lequel 24 personnes ont péri lors d'un incendie en avril dernier, en faisait partie.Les familles sont placées dans ces auberges par l'État lorsqu'elles n'ont pas d'autres recours de logement.Malheureusement, beaucoup résident dans ces asiles d'urgence pendant cinq, 10, voire 15 ans.Des associations financées par l'État paient une grande partie des loyers, qui sont faramineux, jusqu'à trois fois celui du marché.Malgré cette aide, les locataires paient souvent plus cher que pour un appartement plus grand et en meilleur état.Suivant les conseils de l'organisme Droit au logement, les résidants de l'hôtel de Bourgogne refusent de quitter l'immeuble.Un mouvement de solidarité s'organise autour d'eux, à commencer par l'appui du conseiller municipal de l'arrondissement, Jacques Daguenet.« L'État ne prend pas ses responsabilités.Il existe une loi qui oblige les communes à avoir 20 % de logements sociaux sur leurs terrains.Il y a des ghettos de riches à Paris où les élus préfèrent payer des pénalités plutôt que d'accueillir des pauvres.» Louis Vuillermoz, un cinéaste qui prépare un documentaire sur ces hôtels, renchérit : « C'est comme de la sous-traitance sociale : ça coûte plus cher à la collectivité mais on ne s'en occupe pas.En plaçant ces familles dans des hôtels misérables, l'État évite de les loger dans des HLM sociaux.Son discours c'est : On vous donne de l'argent pour les loyers, alors taisez-vous et restez là.» Les résidants ont toutefois d'autres plans que de se taire.Samia regarde avec fierté un article d'un quotidien dans lequel elle est citée.« J'en ai marre, je dis tout ! Que Chirac vienne me voir pour me forcer à rester dans ses hôtels de merde ! » . PLUS La guerre des mémoires Elle crée des mythes et fait naître des passions nationales.Elle a parfois une importante fonction identitaire mais, lorsqu'elle tombe entre de mauvaises mains, elle peut se transformer en pure propagande.L'histoire est sans doute la matière la plus explosive à enseigner aux élèves.du Québec au Japon, en passant par l'Irak ! ISABELLE HACHEY En septembre, les enfants irakiens sont rentrés en classe avec un manuel d'histoire tout neuf sous le bras.L'an dernier, ils avaient dû se contenter de l'ancien manuel, qui arborait Saddam Hussein en couverture.Faute de mieux, les enseignants avaient pris soin d'arracher les pages de pure propagande.Plus question d'inculquer aux élèves que l'ex-dictateur était un héros des temps modernes.Deux ans et demi après la chute du régime baassiste, le ministère irakien de l'Éducation a enfin rédigé un nouveau livre d'histoire.qui ne vaut guère mieux, finalement, que le vieux manuel aux pages arrachées.C'est que pour ménager les susceptibilités dans l'Irak post-Saddam, le nouveau livre escamote lui aussi des pans entiers de l'histoire irakienne.C'est le prix à payer, semble-t-il, pour préserver une paix fragile dans ce pays tourmenté.« Paul Valéry disait que l'histoire est ce que l'intellect a produit de plus dangereux », note l'historien Jacques Lacoursière.Elle crée des mythes et fait naître des passions nationales.De l'Irak au Québec, de la France au Japon, on l'exploite, on la manipule, on la nie.Parfois, on l'invente carrément, souligne M.Lacoursière.« Chaque fois qu'une dictature s'installe quelque part, la première chose qu'elle fait, c'est de changer les manuels scolaires ! » Même la plus grande démocratie du monde n'y a pas échappé.En 2004, l'Inde a « désintoxiqué » les manuels scolaires rédigés lorsque le parti nationaliste hindou était au pouvoir.Ces livres ne soufflaient mot de l'assassinat du père de l'indépendance, Mahatma Gandhi, par un extrémiste hindou, ni des injustices du système des castes.Dans ces versions révisionnistes, le Taj Mahal, joyau de l'architecture musulmane, devenait même un chefd'oeuvre hindou ! Les choses s'embrouillent encore plus dans les régions troublées, comme au Proche-Orient, où la guerre de 1948 est présentée comme une victoire fondatrice aux uns et comme une catastrophe (la « Naqba ») aux autres.En Bosnie, les élèves serbes, croates et musulmans ont trois manuels différents, rédigés selon des points de vue diamétralement opposés.Plus de 10 ans après la guerre, le pays songe à tout uniformiser, dans l'espoir de cimenter la nation.Crise sino-japonaise Au Japon, un simple manuel scolaire a provoqué en avril des émeutes dans plusieurs villes de Chine, déclenchant la plus grave crise diplomatique entre les deux voisins depuis trois décennies.Les Chinois reprochent au manuel de minimiser les atrocités commises par les troupes impériales nippones.Le massacre de la ville de Nankin, qui a fait 300 000 morts en 1937, y est qualifié d'« incident » au cours duquel « beaucoup » de Chinois ont été tués.La dictature chinoise n'a pourtant pas de leçon à donner à un pays démocratique depuis 60 ans, disent les Japonais.Il est vrai que les manuels chinois sont loin d'être des modèles d'objectivité.Ils passent sous silence les dizaines de millions de personnes qui ont succombé à la famine déclenchée par le Grand Bond en avant de Mao, tout comme la conquête du Tibet en 1959 et la répression sur la place Tienanmen en 1989.Reste que le Japon n'a jamais vraiment reconnu ses responsabilités dans les atrocités commises au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Et il ne semble pas près de le faire : le premier ministre Junichiro Koizumi continue de soulever la colère chinoise en honorant des criminels de guerre morts au combat et en surfant sans vergogne sur une vague nationaliste et passablement révisionniste.L'Allemagne, au contraire, assume pleinement son lourd passé.Ses manuels demandent aux élèves de réfléchir à la folie nazie et consacrent un chapitre entier à la Shoah.« Je pense que l'intégration européenne a beaucoup aidé l'Allemagne à procéder à l'analyse critique de son passé », dit Falk Pingel, directeur de l'Institut Georg-Eckbert, qui étudie les manuels scolaires du monde.Après 1945, l'Allemagne a entamé un processus de réconciliation avec ses voisins, forgeant des liens au sein de l'Union européenne.Le Japon, entouré de dictatures, n'a jamais été forcé à la même introspection.« De plus, au Japon, la défaite militaire et idéologique n'était pas totale comme en Allemagne, souligne M.Pingel.Ici, on avait conscience qu'on ne pouvait plus construire sur le passé, qu'il fallait tout recommencer à zéro.» Enfin, de nombreux Japonais résument la Deuxième Guerre mondiale aux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.Ils se voient uniquement en victimes.Ce n'est pas le cas des Allemands, qui commencent seulement à se pencher sur le sort des victimes allemandes de la guerre \u2014 sinon dans les manuels scolaires, du moins dans les médias.« Les jeunes, qui n'ont pas connu la guerre, sont plus fiers d'être Allemands que leurs aînés », remarque M.Pingel.Libérés du poids de la culpabilité, ils osent se faire entendre.L'an dernier, le ministre de l'Éducation britannique a d'ailleurs ordonné une révision des programmes d'histoire de son pays après avoir reçu une plainte de l'ambassadeur allemand à Londres.L'ambassadeur avait constaté que les programmes britanniques consacraient de nombreuses heures à Hitler et à la période nazie \u2014 mais à peu près rien aux succès de la démocratie qui a suivi.En Grande- Bretagne, d'ailleurs, on ne compte plus les films et les documentaires à la gloire des anciens combattants.C'est peut-être inévitable.Après tout, ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l'histoire.PHOTO ARCHIVES AFP Novembre 1954, des soldats français en Algérie.Une loi adoptée en février dernier en France exige que les manuels scolaires « reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».LE DANGER DE LA RECTITUDE POLITIQUE Plus que la propagande, c'est la rectitude politique qui risque de contaminer les manuels d'histoire en Occident.Influencés par divers groupes de pression, les manuels ressemblent de plus en plus à une énorme compilation d'informations, où tout s'équivaut et rien n'est vraiment important.« Cela donne des livres très gros, très superficiels et très ennuyeux », déplore Falk Pingel, directeur de l'Institut allemand Georg-Eckbert, chargé d'analyser les manuels du monde.« Au lieu d'expliquer les conflits, ces manuels présentent une vision artificielle de la société idéale.» La tendance a commencé aux États- Unis et se propage rapidement.Le Québec n'est pas épargné.« L'auteur d'un manuel m'a expliqué qu'il doit non seulement suivre le programme, mais aussi tenir compte des femmes, des autochtones et des handicapés », raconte l'historien Jacques Lacoursière, qui ne veut « plus jamais » rédiger de manuel scolaire.« Il y a trop de contraintes aujourd'hui.» \u2014 Isabelle Hachey PHOTOKOJI SASAHARA, AP Ce simple livre d'histoire japonaise a provoqué des émeutes dans plusieurs villes de Chine, en avril dernier.« Paul Valéry disait que l'histoire est ce que l'intellect a produit de plus dangereux.» Le Québec et le Canada La question constitutionnelle rend l'exercice périlleux Une loi française controversée ISABELLE HACHEY Quand l'historien Jacques Lacoursière et ses collègues ont rédigé la première version de leur manuel scolaire sur l'histoire du Québec et du Canada, en 1968, ils l'ont tout bonnement intitulé 1534-1968.« Ça ne voulait rien dire, admet-il, mais on ne voulait pas utiliser les mots Québec et Canada dans le titre.» Trop controversé Avec la sempiternelle question constitutionnelle, la rédaction d'un manuel d'histoire a toujours été un exercice plus ou moins périlleux au Québec.Pour certains, nos manuels sont infestés de propagande souverainiste.Pour d'autres, au contraire, ils nient carrément l'existence d'une nation québécoise.Canevas strict « L'histoire ne peut être apolitique », dit Laurent Lamontagne, président de la Société des professeurs d'histoire du Québec.« Qu'on le veuille ou non, celui qui écrit l'histoire du Québec a une approche.Cependant, on est à l'école secondaire.On n'est pas là pour faire de la politique, mais pour instruire les jeunes.» Au Québec, les manuels scolaires doivent être approuvés par le ministère de l'Éducation, qui se montre « assez rigoureux », dit M.Lamontagne.De plus, les maisons d'édition imposent toujours un canevas strict aux auteurs.« Un livre nationaliste ne passerait pas la rampe.» Si les manuels québécois sont plutôt objectifs, « il est évident qu'un prof fédéraliste n'enseignera pas de la même façon qu'un prof nationaliste », souligne Paul- André Linteau, professeur d'histoire à l'UQAM.Il y a quelques années, Radio- Canada avait éloquemment démontré la chose en filmant deux profs d'histoire québécois, un anglophone et un francophone.Pour expliquer la crise d'Octobre aux élèves, le premier avait utilisé un documentaire sur le très fédéraliste Pierre Elliott Trudeau, alors que le second avait opté pour un film du très souverainiste Pierre Falardeau ! ISABELLE HACHEY La France tente-t-elle de réhabiliter son passé colonial ?C'est ce que laisse croire une loi adoptée en février exigeant que les manuels scolaires « reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ».Pour le président algérien Abdelaziz Bouteflika, tenter de réhabiliter le colonialisme est « un acte de cécité mentale ».En fait, la France est aveugle depuis longtemps ; les massacres perpétrés par son armée pendant la guerre d'indépendance sont rarement évoqués dans ses manuels.Selon Olivier Le Cour Grandmaison, auteur d'un livre critique sur le colonialisme, les élus tentent de faire diversion.« Incapables d'apporter des solutions aux problèmes économiques et sociaux, ils ont ressuscité une mythologie coloniale propre à rehausser, pensent-ils, le prestige du pays et la fierté de ses citoyens.» Un jeu dangereux, prévient-il.« Cette loi est à la fois sans précédent en France et sans équivalent dans les pays démocratiques où nulle majorité n'a osé légiférer pour imposer, à l'opinion publique et aux enseignants, une interprétation officielle, partisane et mensongère du passé.» PLUS PHOTO MAXIME COUTIÉ, COLLABORATION SPÉCIALE Les idées du Che intéressaient peu les habitants du village de La Higuera.Ceux-ci l'ont d'ailleurs livré aux soldats qui l'ont exécuté.Aujourd'hui, ils lui vouent un véritable culte.Voyage au bout de l'utopie MAXIME COUTIÉ COLLABORATION SPÉCIALE LA HIGUERA, Bolivie \u2014 Marcher sur les traces du Che n'est pas une mince affaire.Depuis Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie, il faut au moins une journée pour grimper jusqu'à La Higuera.Une ascension pénible, à rouler sur un chemin de terre en corniche, bordé de précipices.Au bout de la piste, rien.Ou presque.Des poules, un âne, quelques cochons.Et une douzaine de maisons, misérables.C'est là, dans ce hameau haut perché, qu'est tombé le Che.Exécuté en vitesse par un soldat bolivien.C'était le 9 octobre 1967.Depuis, le temps s'est arrêté à La Higuera.« Je m'en souviens comme si c'était hier, raconte Manuel, un vieux paysan édenté.J'étais dans ma cuisine quand j'ai entendu des coups de feu.Puis des soldats se sont mis à crier « Hourra ! Nous l'avons tué.Nous avons tué le Che ! » J'ai attendu quelques minutes, puis je suis allé voir dans l'école, là où il avait été emprisonné.J'ai ouvert la porte, et j'ai vu le cadavre du Che, encore chaud.Le sang coulait de partout.De la poitrine, jusqu'aux pieds.» Des histoires comme celle-là, La Higuera en a plein ses tiroirs.Peu importe qu'elles soient inventées, ou déformées par le mythe, le « gringo » de passage veut de l'émotion.Manuel en fait sa spécialité.Pour quelques cigarettes ou une bouteille de « tord-boyaux », il récite, avec moult détails, sa supposée conversation avec le Che.« Je lui ai dit, comandante, pourquoi êtes-vous venu ici, dans les montagnes, à endurer la faim, le froid et le soleil ?Il m'a répondu : Parce que dans les villes, les gens mangent aux meilleures tables sans même se soucier des pauvres qui crèvent de faim.Je me bats pour la justice.Mais malheureusement, la Bolivie n'a rien compris.La vérité, comme l'a écrit le Che dans son journal avant de mourir, c'est que tout le monde ici se méfiait des « barbus ».Lui qui rêvait d'une insurrection populaire pour lancer « un, deux, de nombreux Vietnam », a lamentablement échoué dans sa lutte révolutionnaire.Le feu n'a jamais pris.Au contraire, les paysans ont agi en délateurs.« Nous avions peur, confesse Gregorio, 63 ans.Les militaires nous avaient dit que les hommes du Che étaient dangereux.Qu'ils volaient les poules et tuaient le bétail.Et qu'ils allaient rentrer dans nos maisons pour violer nos femmes.C'est pour ça que nous nous sommes enfuis dans les montagnes.» Quand le Che est arrivé au village, épuisé par 11 mois de guérilla, tous les hommes l'avaient déjà déserté.« De toute façon, on ne connaissait rien à ses idées, poursuit Gregorio.Communisme, socialisme, pour nous ça ne voulait rien dire.» Cigares et bérets Aujourd'hui, les habitants de La Higuera vouent un véritable culte à leur « comandante bienaimé ».Serait-ce pour se faire pardonner de l'avoir livré aux soldats?La légende dit que c'est un paysan qui l'aurait dénoncé.Une histoire de vol de patates.Ou de fausse monnaie.Quoi qu'il en soit, le portrait du Che est partout, tel un saint, ou le Christ lui-même.La Higuera n'a rien à offrir de plus.Ici, pas de vendeurs ambulants, ni de cartes postales.La société de consommation s'est perdue quelque part en chemin.Des efforts ont tout de même été faits pour attirer les pèlerins.Depuis l'an dernier, « la route du Che », un ambitieux projet touristique financé par une ONG internationale, propose aux randonneurs de suivre le dernier parcours du guérillero argentin.Plusieurs jours de marche, dans des conditions souvent pénibles, pour aboutir à La Higuera.Les altermondialistes, que l'on attendait en masse, ne se sont jamais bousculés.« La route du Che n'a rien changé.Il n'y a pas plus de monde qu'avant », constate Juan, un Français à l'accent marseillais, qui avec sa femme, Aude, a ouvert ici la seule auberge digne de ce nom.Une dizaine de lits et un vaste terrain, de quoi accueillir la centaine de fidèles qui, chaque année en octobre, montent jusqu'ici pour commémorer la mort d'Ernesto Guevara.Mais en ce jour de septembre, réchauffé par les doux rayons du printemps, personne n'est venu à La Higuera.Ni le lendemain.Au centre du hameau, où se dresse une immense statue du Che, seuls quelques cochons somnolent au soleil.Irma, 60 ans, fait de même en attendant les clients.Sa petite échoppe, baptisée « l'Étoile rouge », est à l'image de la région qu'elle habite : pauvre et dénuée de tout.Du comptoir de sa boutique, Irma fixe le regard du Che.« Dommage que nous l'ayons tué.Si nous avions su qu'il était venu ici pour aider les pauvres, la vie aurait sans doute été meilleure.Nous aurions eu de quoi vivre convenablement et de quoi nourrir nos enfants.» Pas de doute, malgré les années, le fantôme du Che est encore ici.Ernesto Che Guevara rêvait d'étendre sa guérilla aux quatre coins de l'Amérique.Mais il est mort ici, à La Higuera.Depuis, rien n'a changé.Seul le mythe subsiste.«De toute façon, on ne connaissait rien à ses idées, poursuit Gregorio.Communisme, socialisme, pour nous ça ne voulait rien dire.».Le parcours d'un révolutionnaire Martyr pour les uns, dictateur sanguinaire pour les autres, Ernesto Che Guevara est un personnage complexe MAXIME COUTIÉ COLLABORATION SPÉCIALE Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928, à Rosario, en Argentine, dans une famille bourgeoise.Après avoir complété ses études en médecine, il entreprend un long périple qui le mènera jusqu'au Mexique.C'est là qu'il rencontre Fidel Castro.En l'espace d'une nuit, le jeune Argentin, qui répond maintenant au surnom du « Che », décide de se joindre au groupe de révolutionnaires cubains.Le Che débarque à Cuba le 25 novembre 1956.Très vite, il se démarque par son ardeur au combat.Les barbudos rallient à eux les paysans.Le 1er janvier 1959, le dictateur Batista est renversé.El comandante devient alors l'une des figures emblématiques de la révolution cubaine.Il parcourt le monde à titre d'ambassadeur.En 1965, le Che abandonne ses fonctions officielles pour reprendre la lutte armée.Il s'en va au Congo, où il tente, sans succès, d'organiser la guérilla.De retour à Cuba, il repart pour la Bolivie, où il croit pouvoir étendre sa révolution aux quatre coins du continent.Son soulèvement populaire échoue.Les paysans le boudent, et les barbudos se retrouvent isolés, encerclés par l'armée.Quand il est fait prisonnier, le 8 octobre 1967, Ernesto Che Guevara n'a plus rien de sa superbe.Malade et affamé, il arrive à peine à marcher.Il est exécuté le lendemain par un soldat bolivien.La chronique ironique qui voit et entend tout\u2026 à sa façon ICI ET AILLEURS DES OH! ET DES BAH! ILS, ELLES ONT DIT.Avec la collaboration d'Agnès Gruda, Marc Thibodeau, Caroline Touzin, AFP et BBC VATICAN En finir avec les limbes Les petits enfants morts avant d'être baptisés, qui croupissent depuis des siècles dans les limbes, pourraient bientôt hériter d'un aller simple pour le paradis.Les théologiens du Vatican songent en effet à réviser la position de l'Église catholique, qui s'inspire des réflexions de saint Augustin.Le théologien, mort en 430, avait conclu que ces enfants ne pouvaient accéder au paradis parce qu'ils n'avaient pas été «lavés» du péché originel.Ils ne pouvaient pas non plus aller en enfer parce qu'ils n'avaient encore rien fait de mal.L'actuel pape, qui s'était déclaré favorable au début des années 80 à l'abandon de «l'hypothèse» de l'existence des limbes, pourrait faire pencher la balance en faveur de ces oubliés de l'Histoire.Les surréalistes n'auraient pas fait mieux.ISRAËL La vengeance Un homme-grenouille israélien qui était parti à la pêche près des côtes de la mer Méditerranée, au nord de Tel-Aviv, a été attaqué par un banc d'espadons.Son visage a été transpercé de part en part par l'épée de l'un de ses agresseurs.Pendant ce temps, dans un village russe, une bande d'écureuils noirs a sauvagement agressé un chien.«Quand ils ont vu des hommes arriver, ils se sont dispersés, prenant des morceaux de leur proie avec eux », relate un témoin.Assiste-t-on à une révolte animale ?Lemonde est-il en train de devenir fou ?L'angoisse nous tétanise.Envoyez-nous vos commentaires et suggestions à ohetbah@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE » CAMILLA BOWLES La maîtresse du prince Charles, devenue sa femme après la mort de Lady Di, continue son ascension dans l'univers captivant de la monarchie britannique.Elle pose avec son charmant époux sur une carte de Noël en compagnie des quatre enfants de leurs mariages précédents.Si touchant.» LES INSURGÉS IRAKIENS Il ne faut plus utiliser ce terme pour désigner les opposants au régime irakien et aux troupes étrangères dans le pays, souligne le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld.Non, non, ça leur donne trop d'importance.M.Rumsfeld suggère plutôt de parler «d'ennemis d'un gouvernement irakien légitime ».C'est noté, commandant.» LES CHRONIQUESDUCAHIER PLUS Élections obligent, les chroniques «Des nouvelles du monde» et «Que sont-ils devenus ?» feront relâche jusqu'à la fin de la campagne.Promis, nos collègues Agnès Gruda et Marie-Andrée Amiot reviendront après le 23 janvier.PHOTO AFP PHOTO REUTERS PHOTO AFP Conrad Black Donald Rumsfeld DES CHIFFRES QUI PARLENT 100 20 Nombre de couples qui ont accepté de s'inscrire à des cours gratuits sur le mariage offerts par la mairie de Rome pour contrer la hausse croissante du nombre de divorces.On n'est jamais trop prudent.5000 Un autre encan en ligne demande 5000$ pour un ancien habit militaire du dictateur irakien déchu Saddam Hussein.Une petite salle de torture avec ça ?Somme, en milliers de dollars, que devrait générer la vente sur e- Bay de plusieurs biens personnels \u2014 y compris des toilettes \u2014 de l'exmeneur du groupe des Grateful Deads, Jerry Garcia.Des toilettes ?Ça, c'est de l'amour.Arrogant «C'est toujours agréable d'être à Chicago.» \u2014Le magnat déchu CONRAD BLACK, qui s'est rendu aux États-Unis cette semaine pour plaider non coupable à des accusations de fraude.Espérons qu'il ne perdra pas sa superbe en entrant dans sa cellule.Convaincant « Le \"New York Times\" n'est plus ce qu'il était.» \u2014YANIK DESCHÊNES, porte-parole de Wal-Mart au Québec, commentant le fait que le prestigieux quotidien new-yorkais a fait une critique positive d'un film fustigeant les pratiques de ce géant du commerce au détail.Rassurant «Ce sont les conflits qui donnent le plus d'espoir d'emploi aux jeunes.» \u2014AHMEDOU OULD-ABDALLAH, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest, lors de la présentation d'un rapport sur cette région mouvementée du globe.Quelle belle façon de lutter contre le chômage ! 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