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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles: radar - Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2005-12-11, Collections de BAnQ.

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En déballant leurs cadeaux cette année, les Québécois ne découvriront pas seulement des DVD de Six Feet Under ou de 24, mais aussi, bien souvent, des coffrets du Coeurases raisons, de GérardD.Laflaque ou des Belles Histoires des Pays d'en haut.Car lemarché des séries québécoises à collectionner a explosé récemment.Et ce n'est qu'un début.Les suggestions de cadeaux de SONIA SARFATI et HUGO DUMAS en pages 2 et 3 ARTS ET SPECTACLES HUGO DUMAS » DANS MA TÉLÉ hdumas@lapresse.ca Rapport que c'est blood en chocolat ! Je ne suis jamais semaine après semaine de séries comme 24 et Lost, sur les réseaux Fox et ABC.Je guette la sortie des coffrets DVD et, comme un zombie, j'enfile les épisodes jusqu'à l'épuisement général.N'est-il pas formidable de ne pas dormir pendant 24 heures (chrono, évidemment) afin de s'assurer que Jack Bauer ne reçoit pas une bombe sale en pleine poire?Le DVD a vraiment modifié la façon dont nous regardons la télévision.Zéro publicité, pas de magnétoscope à programmer et, surtout, plus besoin d'attendre des jours pour connaître le dénouement de notre série préférée.Onconsomme à notre rythme, sans s'astreindre à aucun horaire précis, sinon celui du resto du coin.St-Hubert livret- il encore à cette heure tardive (ou très matinale, c'est selon)?Comme les vacances de Noël arrivent, toutes les patates de sofa du Québec en profiteront pour rattraper Les Soprano, 24 heures chrono, Six pieds sous terre et Perdus, mais aussi des séries québécoises comme L'Héritière de Grande Ourse, Le Négociateur et Vice caché.Sur le dessus de la pile qui s'élève dangereusement sur ma table à café, il y aura certainement 24, Nip/Tuck 2 et Arrested Development 2, mais également Le Temps d'une paix, Le Survenant et, air de violon, Les Belles Histoires des Pays d'en haut, le succès Cendrillon de Radio-Canada cet automne.D'ailleurs, en cette période de guignolée, il fait bon revoir l'épisode de La Quête de l'enfant Jésus, où le Tout-Saint-Adèle revêt ses habits du dimanche pour recevoir M.le curé ainsi que le marguillier.Une belle leçon de générosité collective.Une générosité forcée par l'Église, mais quand même.Près de 50 ans après la diffusion du premier épisode, je me plonge pour la première fois dans l'univers imaginé par Claude-Henri Grignon et, bien honnêtement, la fascination est totale.Est-ce le langage coloré de la série?Les personnages caricaturaux?Les décors en cartonpâte qui manquent de tomber à la moindre porte qui claque?Probablement un peu de tout ça.Dans Les Belles Histoires, j'aime que le mot «hypothèque» se dise «impothèque» et que les écureuils soient des écureux.J'aime l'expression «ça va prendre une bonne escousse avant qu'y r'vienne».J'aime le fait que le demiard de m'lasse coûtait, à l'époque, deux cennes.J'aime que Raphaël du magasin général se fassepayer en beaux billets du Dominion.J'aime entendre la Lionne faire des liaisons z'exagérées entre tous les mots au pluriel qu'elle prononce.J'aime entendre la voix fatigante de Rosa-Rose, dite La Fouine.J'aime le bruit de la machine à coudre de Donalda.J'aime qu'on interdise au père Ovide d'allumer les bougies du sapin de Noël, rapport que «l'aubarge va prendre en feu».J'aime que le taux d'intérêt se compte en huit par cent.J'aime l'expression «avoir de la doutance».J'aime les mots «grément» et «mangeaille».J'aime qu'on puisse «jongler» quand on est tourmenté.J'aimequequelqu'unpuisses'appeler La Scole.J'aime que Bidou soit capable de partir sur une brosse de trois mois.J'aime que Nanette dise à FX, son beau-père, qu'il est «ben blood».J'aime pouvoir faire un tour de boghei ou un tour de sleigh, si les chemins sont pas trop mauvais, évidemment.J'aime que les habitants d'unvillage aient chacun un patois.Crétac ! Viande à chien! Bouleau noir! Chocolat! J'aime qu'on puisse vouvoyer une personne tout en s'adressant à elle à la troisième personne, comme dans la question: « de quoi c'est que vous parlez, sa mère?» J'aime quand Séraphin, qui a épousé la plus belle créatureducanton, râleque«lam'lasse, ça colle que l'yabe».Et de la m'lasse, mes amis, ça laisse de grosses taches sur le préla, parole de Georgianna.Sans queueni têtemais.LE COEUR A SES RAISONS \u2014 Saison 1 Série créée par Marc Brunet et réalisée par Alain Chicoine.Avec Marc Labrèche et Anne Dorval.3 DVD, 13 épisodes, environ 325minutes.Secrets de banlieue VICE CACHÉ \u2014 Saison 1 Série créée par François Camirand et Louis Saïa.Avec Luc Picard, Nathalie Mallette, Christian Bégin, Sylvie Léonard.3 DVD, 9 épisodes, environ 405minutes.Bâtard! ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Un concept original de Serge Chapleau.1 DVD, environ 180minutes.Voir des étoiles L'HÉRITIÈRE DE GRANDE OURSE Série écrite par Frédéric Ouellet et réalisée par Patrice Sauvé.Avec Marc Messier, Normand Daneau, Fanny Mallette, Marc Labrèche.4DVD, 10épisodes, environ 480minutes.>QU'EST-CE QUE C'EST ?La suite de Grande Ourse.On a quitté le village pour une banlieue où grouillent les énergies négatives tant les pulsions viscérales y sont réprimées.Étrangeté et décalage, meurtres en série et sorcellerie au programme.> EN PRIME AVEC ÇA ?Une entrevue de 15 minutes avec Patrice Sauvé, qui explique sa vision de la série.Des entrevues avec les comédiens, qui racontent leur perception des personnages, mettant en exergue de bons côtés que le spectateur pourrait ne pas avoir notés.>ONL'OFFREÀ QUI ?Aux fans de Twin Peaks, à l'ami qui espère devenir réalisateur ou scénariste (belle leçon de savoir-faire!), à ceux qui veulent la preuve que l'ingéniosité peut faire des miracles.> LES FLEURS La rafale convient à merveille à cette série complexe.Pour perdre le fil dans ces conditions, il faut vraiment ne pas être doué.> LE POT Les suppléments se trouvent sur les disques 1 et 2 mais attention, il ne faut surtout pas les regarder avant d'avoir terminé la série : on y vend plusieurs mèches.>QU'EST-CE QUE C'EST ?Les meilleurs moments de la première saison, que l'on regarde en vrac ou par catégories (chez les Laflaque, le maire Tremblay, les nouvelles, Laflaque se mouille et autres Coin des tout-petits\u2014notre chouchou!).> EN PRIME AVEC ÇA ?Trois sketches inédits mettant en vedette Jean «Je suis prêt» Charest, M.Bush dans l'intimité du bureau Ovale (sans cigare, on s'en serait douté) et ben Laden au sujet des barrages québécois dans lesquels on entre comme dans unmoulin (à eau).Une entrevue de 10 minutes où Serge Chapleau raconte comment Gérard est passé de l'âge du caoutchouc à l'ère du pixel.>ONL'OFFREÀ QUI ?Àfiston, au neveu, au filleul.et à leurs parents.On dirait qu'entre les deux existe un fossé (générationnel) dans lequel Laflaque patauge.> PRÊT.COMMEJEAN CHAREST Le boîtier de carton qui beugle «Et Dieu cré .Laflaque!» L'enfant en vous sera aux anges.> PAS PRÊT.COMMEJEAN CHAREST Le boîtier de carton qui ne survivra pas à une dizaine d'ouvertures\u2014si, l'exaspération aidant, on ne l'a pas déjà réduit en miettes tant il est difficile d'en extraire le boîtier de plastique.et le DVD! >QU'EST-CE QUE C'EST ?Une comédie noire sur la vie de banlieue.Une preuve (supplémentaire) que l'argent ne fait pas le bonheur, même avec vue sur un terrain de golf.Pour en faire la démonstration, cinq couples vivant dans un même croissant.mais pas de lune de miel.Neuf épisodes pour dévoiler leurs nombreuses bibittes.> EN PRIME AVEC ÇA ?Trois minutes en forme d'appât pour la deuxième saison.Cinq minutes de bloopers \u2014dont une scène de lit avec Alexis Martin et Marie-France Lambert (que de.plaisir ils ont!) et de «têtage» de cigare avec François Papineau et Luc Picard.Une longue (21 minutes) et éclairante entrevue des auteurs.>ONL'OFFREÀ QUI ?Àla cousine qui habite la banlieue?Pas sûr, elle aime tellement ses voisins! > L'ACCESSOIRE ULTIME Le langage corporel de François Camirand et de Louis Saïa dans leur entrevue commune.On voit le but commun.et la différence dans sa livraison.> LE.VICE CACHÉ La répétition des images qui, à la télédiffusion, menaient à la pause commerciale et en faisaient revenir ! Il n'existe pas un broyeur pour ça?>QU'EST-CE QUE C'EST ?Un pastiche des soaps, aussi déjanté que près de la réalité du genre.La vie tumultueuse des jumelles Rockwell, la reporter Criquette et l'infirmière Ashley\u2014toutes deux très bien pourvues par la nature \u2014, et des jumeaux Montgomery, le méchant Brad et le gentil Brett\u2014peut-être eux aussi très avantagés par Dame Nature.mais ça saute moins aux yeux.Autour d'eux, une maman accro à la chirurgie esthétique, un présentateur de nouvelles branché sur son nombril, etc.Irrésumable.> EN PRIME AVEC ÇA ?De l'arrachage de perruques à cause des poutres meurtrières aux «abindins d'infints» assortis de coups de micro : une orgie pour les amateurs bloopers.Quelques minutes de la prochaine saison (en ondes dès février), pour ferrer les fans.>ONL'OFFREÀ QUI ?Àquiconque ne craint pas d'user et d'abuser de la fonction surréalistico-absurde de sa cervelle (pas?) d'oiseau.> L'ORGASME Il est multiple.Choisir serait jouer les éteignoirs! > L'ÉTEIGNOIR Le visionnement en rafale lui convient moins qu'aux séries basées sur le suspense et la continuité.SONIA SARFATI SONIA SARFATI SONIA SARFATI SONIA SARFATI DES SÉRIES «PURE LAINE» DANS LE BAS DE NOËL ARTS ET SPECTACLES On attendavec impatience Viande à chien! LES BELLES HISTOIRES DES PAYS D'EN HAUT\u2014 Saison 1 Série d'époque de Claude-Henri Grignon.Avec Jean-Pierre Masson, Andrée Champagne, Gabriel Gascon, Henri Poitras, Élizabeth Lesieur et Yvon Leroux.5 DVD, 22 épisodes, environ 15h.Amour, coeur et trio 3XRIEN \u2014 Saison 2 Comédie de vie de Louis Morissette, Alex Perron et Jean-François Baril, réalisée par Podz.Avec Louis Morissette, Alex Perron, Jean-François Baril et Julie Perreault.2 DVD, 12 épisodes, environ 360 minutes.>QU'EST-CE QUE C'EST ?Les péripéties amoureuses et professionnelles de trois anciens membres du trio humoristique Les Mecs comiques, qui s'appellent Louis, Alex et Jeff.Réalité?Fiction?Mélange des deux?On se sait plus trop, sauf ceci : c'est vraiment fini pour Les Mecs comiques.> EN PRIMEAVEC ÇA ?Trois minutes de bloopers (on en aurait pris davantage), les fameuses théories de Louis, les pubs de fromage Squouche Squouche d'Alex et quelques scènes commentées par les trois mecs et leur réalisateur, Podz.>ONL'OFFREÀ QUI ?À ceux qui ont oublié l'existence de TQS et qui sont passés à côté de cette sympathique série.Au beau-frère, qui vient d'apprendre que sa blonde est enceinte et qui désire apprendre à simuler l'émotion comme Louis.> UNETOURNÉE GRATIS Mis bout à bout, les épisodes se regardent comme un film.Et on les revisionne avec autant de plaisir que la première fois.> YÉ TROIS HEURES, ONFARME De grâce, enlevez la musique qui a été collée sur la courte séquence des bloopers.Elle enterre les répliques.>QU'EST-CEQUE C'EST ?Faut-il encore présenter la famille Bougon?Voici donc Tita, Paul, Mononque, Dodo, Mao et Juju, toujours en quête de la prochaine façon de fourrer/crosser le système.Excusez ici notre écart de langage.C'est encore pire dans les épisodes, mais ça, vous le savez déjà.> EN PRIMEAVEC ÇA ?Peu de trucs, mis à part deux épisodes doublés en anglais.Comme le régime des Bougon, c'est plutôt pauvre en suppléments.Vraiment.>ONL'OFFREÀ QUI ?D'abord, à soi-même.Ensuite, s'il nous reste de l'argent, on fait un don à l'UNICEF.Car, comme le dit Mao, «les lecteurs DVD, c'est des Tchintoks de 8 ans qui fabriquent ça pour cinq cennes par semaine».> DEUXGROSSES BIÈRES Revoir Dodo Cocorico, l'idole des tout-petits, et son producteur libidineux, Max Greenberg.«Anew star is porn », pour citer la belle Dolorès.Revoir Tita mitonner ses confitures maison pour une boutique grano.Revoir l'épisode des garderies « à peu de piasses ».Bref, revoir avec bonheur toute la série, une des meilleures du petit écran québécois.> C'EST CAAAVE, LES DVD Pas de négatif à ajouter.Tous les critiques de télé qui ont reçu le coffret « gratis » l'ont adoré.Étonnant, non ?>QU'EST-CE QUE C'EST ?Revivez la colonisation des Pays d'en haut, sur la trame des sept péchés capitaux, dans le téléroman qui détient le record de longévité de la télévision québécoise.Ce premier coffret renferme 22 épisodes, diffusés entre 1956 et 1968.> EN PRIMEAVEC ÇA ?Plusieurs scènes inédites, dont le premier mariage de Donalda et le départ d'Alexis.>ONL'OFFREÀ QUI ?Aux amateurs du terroir qui veulent parfaire leur accent de Sainte-Adèle, version 1889.De quoi c'est que vous parlez, son père?J'ai eu de la doutance, rapport que je te dois l'argent de la dîme.> POURUNÉCU DE PLUS Apprenez l'article 174 du Code civil, tel que récité par Séraphin à Donalda sur le coin de la table.Il se trouve dans l'épisode du 25 décembre 1967, Père et mère, tu honoreras.Que de bons moments.>MANQUEDE JARNIGOINE Le son flanche parfois, mais bon, on passe l'éponge parce que ça fait partie de notre patrimoine.La qualité des premiers épisodes, en noir et blanc, laisse aussi à désirer.Mais au moins, ces épisodes n'ont pas été détruits.QU'EST-CEQUE C'EST ?En tout cas, c'est cool, nous répète-t-on dans le générique d'ouverture.En plus d'être une série trippante, il s'agit d'une chronique de la vie d'ados montréalais, au début des années 90, qui sirotent des boissons gazeuses au casse-croûte (on se croirait quasiment dans Épopée Rock) et qui organisent un tas d'activités cool à la Cellule-Ose.Étrangement, aucun de ces ados ne semble fréquenter l'école.> EN PRIMEAVEC ÇA ?Rien du tout.Le coffret de quatre disques ne contient aucun supplément.Pas même 30 secondes de bloopers.>ONL'OFFREÀ QUI ?Aux nostalgiques de 29 ans, aux psychotroniques et à tous ceux qui aiment voir des comédiens débutants rater leurs répliques ou, tout simplement, mal jouer leur texte.>WOW, C'EST HOT Revoir Robert Brouillette dans ses pantalons à taille vraiment trop haute, ainsi que Catherine Sénart dans une salopette fleurie, assortie d'un t-shirt mauve trop grand.Vraiment, la mode des années 90 n'avantageait personne.> OUACHE, C'EST POCHE D'abord, le style journalistique de l'auteur du début, qui nous reste dans la tête pendant des jours et des jours.Et franchement, aucun supplément, c'est vraiment chiche.Craille que c'est bon! LES BOUGON \u2014 Saison 1 Comédie grinçante de François Avard, réalisée par Alain Des Rochers.Avec Rémy Girard, Louison Danis, Antoine Bertrand, Hélène Bourgeois-Leclerc et Claude Laroche.3 DVD, 13 épisodes, environ 286 minutes.Carrément buzzant WATATATOW Série jeunesse scénarisée par un collectif d'auteurs.Avec Hugo St-Cyr, Karine Pelletier, Étienne de Passillé, Patrick Huneault, Carole Chatel, Rudy Eloi et Catherine Sénart.4DVD, 20 épisodes, environ 480minutes.\u2014Hugo Dumas \u2014Hugo Dumas \u2014Hugo Dumas \u2014Hugo Dumas >Les Invincibles Pour les bloopers et pour essayer de comprendre la soucoupe volante.>Les Bougon 2 Parce que c'est toujoursmeilleur la deuxième fois (du moins, ça devrait l'être).>Rumeurs Les saisons2et 3 ne sont toujours pas sur le marché; et quand elles sortiront, on vote pour un «repackaging» de la première, dont le format bizarre ne rentre pas sur les rayons de laDVDthèque.>Temps dur Pour revenir à volonté sur les passages incompréhensibles à cause du son et dénouer à son propre rythme les noeuds complexes de l'intrigue.>Passe-Partout Dont il existerait une intégrale pirate sur le marché noir.Quel destin pour une émission qui prônait les bonnes valeurs ! STÉPHANIE BÉRUBÉ » MÉDIAS ÉLECTRONIQUES sberube@lapresse.ca CHOM, solide comme le rock ept auditeurs de CHOM sur 10 sont des hommes.Ils ont plus de 25 ans et moins de 50.Ils aiment le vieux rock de Led Zeppelin, de Deep Purple, des Guess Who, des Stones.Et ils parlent français.«Environ 70%de notre auditoire est composé de francophones », confirme Rob Brade, directeur de la Standard Broadcasting Corporation, propriétaire de la station.Très malheureusement pour Rob, les annonceurs montréalais négligent cet auditoire, croyant, à tort, que les francophones écoutent CHOM uniquement pour lamusique et qu'ils n'ycomprennent rien lorsque arrivent les publicités de voitures ou d'appareils électroniques.«Nous avons demandé à une firme de faire une étude pour leur prouver qu'ils se trompent, dit Rob Brade.Ce n'est plus vrai que les anglophones de Montréal ne parlent pas français et que les francophones necomprennent pas l'anglais!» La publicité étant le revenu principal des stations de radio, la direction attend les résultats avec impatience.En 2002, CHOM est entrée dans la grande famille du radiodiffuseur canadien Standard.Elle rejoignait les montréalaises CJAD, sur la bande AM, et la soeur pop MIX 96 sur le FM.Les trois stations réunies accaparent aujourd'hui 9%dumarché de la radio dans le Montréal francophone.C'est énorme pour des radios unilingues anglophones.CHOM est de loin la plus populaire chez les francophones, mais le public de MIX 96 est quand même divisé presque également entre les deux.Standard possède 51 stations au Canada, de Montréal à Vancouver.Le groupe vient d'ailleurs de demander au CRTC la permission de créer une nouvelle station à Québec.Une station musicale rock 100% anglophone dans la Vieille Capitale, mais qui aurait un registre plus large que CHOM.Un peu dans le genre de The Bear d'Ottawa (aussi propriété de Standard), qui marie les classiques aux derniers succès, une formule qui n'avait pas du tout fonctionné pour CHOM.Car au moment où Standard a acheté la station montréalaise, il y a trois ans, les choses n'allaient pas très bien pour le 97,7 FM, qui, précisément, donnait dans le rock plus contemporain.Une petite étude de marché a confirmé ce que les nouveaux propriétaires pressentaient: les auditeurs nostalgiques erraient d'un poste à l'autre, insatisfaits.«Le hip hop était très populaire et les gens n'étaient pas très excités par le rockqui se faisait à cemomentlà.À part U2», précise Rob, qui a débuté sa carrière d'animateur à CHOM en 1970.Il savait donc comment ramener son public.Àpart les Life is a Highway de Tom Cochrane et autres Photograph de Nickelback, qui satisfont à l'obligation de diffuser 35% de contenu canadien, CHOM donne dans le vieux rock.L'essence du rock.Le monsieur de 44 ans y retrouvera les réconfortants succès qui ont bercé son adolescence.Ce retour aux sources a été très payant.Les premières cotes d'écoute suivant le changement ont été phénoménales pour CHOM, qui a doublé son public avec son «rock classique».Les nostalgiques étaient revenus.Lundi dernier, la firme BBM a publié les résultats de ses derniers sondagesd'auditoireradio.Aumilieu de résultats en dents de scie pour la plupart des stations francophones, quiperdentougagnentdesauditeurs, CHOM garde le cap, augmentant même de 1% son volume d'écoute.Solide comme le rock. Il va y avoir du sport Ce soir 18h30 telequebec.tv Télé-Québec Débat avec quatre candidats aux élections fédérales : Lawrence Cannon, Pierre Ducasse, Liza Frulla et Yvan Loubier.Invité : Christian Bégin 3353881A VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 13H30 a SECOND REGARD Alain Crevier discute de la tendance des croyants à faire leur coming out avec l'anthropologue Serge Bouchard et Guy A.Lepage.19H r L'ÉCOLE DES FANS De la grande visite sur le plateau : Céline Dion.19H30 a ET DIEU CRÉA.LAFLAQUE Gérard a une surprise en faisant appel à Nez rouge et parle des cadeaux de Noël « poche »! 20H a TOUT LE MONDE EN PARLE Invités : Marc Labrèche, Stéphanie Lapointe, Jean-Michel Anctil, René Richard Cyr, Léo-Paul Lauzon et le joueur du Canadien Steve Bégin.20H r CINÉMA: ARRÊTE-MOI SI TU PEUX Un jeune fraudeur change constamment d'identité et échappe à l'agent du FBI lancé à ses trousses.Un excellent film de Spielberg à voir aussi pour la performance de Leonardo Di Caprio.20H30 TV5 L'AVENTURE SPIELBERG Àla sortie de Catch Me If You Can (2002), Steven Spielberg dévoile son enfance, son univers et ses héros.20H30 K CINÉMA: LE SIXIÈME JOUR La vie du pilote Adam Gibson bascule quand il découvre son clone en train de fêter avec sa famille.Avec Schwartzy, impeccable.22H30 a PLEINS FEUX Gregory Charles anime les Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène 2005.Invités : la troupe de Dracula, Ariane Moffatt et Ranee Lee.L'union fait la force Découverte / C'est encore une fille! Et Dieu créa.Laflaque Tout le monde en parle / Marc Labrèche, Stéphanie Lapointe, Jean- Michel Anctil, Léo-Paul Lauzon, René Richard Cyr, Steve Bégin Le Téléjournal Pleins Feux / Prix du gouverneur général pour les arts de la scène Le TVA 18 heures Drôles de vidéos L'École des fans / Céline Dion ARRÊTE-MOI SI TU PEUX (3) avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks Le TVA LE CONTE DE NOËL (4) UN FLIC À LAMATERNELLE (5) avec Arnold Schwarzenegger, Parmela Reed LE 6e JOUR (5) avec Arnold Schwarzenegger, Tony Goldwyn Automania (23:36) 1900, la vie de château Il va y avoir du sport! / Christian Bégin MA VOISINE DANSE LE SKA (5) avec Frédéric Desager, Alexandrine Agostini LA CONFUSION DES GENRES (4) avec Pascal Greggory, Nathalie Richard (21:35) Méchant.(23:16) CTV News Assignment SHREK (3) Film d'animation Law& Order: Criminal Intent Grey's Anatomy CTV News CTV News CTV News I'LL BE HOME.(17:00) Marketplace Venture THE SANTA CLAUSE (5) avec Tim Allen, Eric Lloyd Sunday Night Reflections CBC Sports ABC News Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Extreme Makeover:Home Edition Grey's Anatomy Alias NFL Football (16:00) 60 Minutes Survivor Guatemala Finale Survivor Guatemala Reunion News .Raymond News NBC News Dateline NBC The West Wing Law& Order: Criminal Intent Crossing Jordan G.Michaels Noble Hearts (17:30) Yoga for the Rest of us Fawlty Towers Revisited Salute to Vienna (17:30) Dr.Wayne Dyer:The Power of Intention World News OUR.Flip this House The First 48 Inside Harry Potter & the Goblet.Intervention CSI:Miami L'Actors Studio / Jude Law Orgueil et Préjugés (4/6) Portraits: Frank Sinatra Thema: Jules Verne Carte de mode .the Actors Studio (17:00) Arts&Minds Jefferys Joseph Giunta:A Silent.ANGELA'S ASHES (4) avec Emily Watson, Robert Carlyle Le Super Spectacle OLO 1993 Docu-d / Variole 2002: une arme silencieuse Sans détour / La loi du plus fort Danger dans les airs Programme ALI La Religion.Génération.Sakados .apprendre La FAD.Israël - Palestine À coeur ouvert .entreprises touristiques Myth Busters / Buster Special Daily Planet / High Tech Toys Discovery Presents / The Truth about Killer Dinosaurs Myth Busters Daily Planet / High Tech Toys .la France Hôtels Tendance Jet-set.Inspiration .haciendas Xin Chào Destination Monde Un jour.Sadie (18:06) Darcy.(18:33) .so Raven .Grady (19:25) Radio.(19:49) Movies (20:42) THIS TIME AROUND (5) avec Carly Pope THE KID WHO LOVED CHRISTMAS (5) NFL Football (16:00) Malcolm.King of the Hill The Simpsons The War.Home Family Guy American Dad Grandma's got Run over by.The Family Friendly Awards Global News National Family Guy The Simpsons Survivor: Guatemala / Dernière Survivor: Reunion Past Lives Global Sports Mystères / Alexandre le Grand Destins / Thomas Mc Mannus Tournants de l'Histoire Chantiers / Autoroutes Espions / Jonathan Pollard Série noire / Pont de Québec Guns, Germs and Steel 1492: CONQUEST OF PARADISE (5) avec Gérard Depardieu, Armand Assante L'Académie La Vie rurale Musicographie / Patsy Gallant Stars en tête - Tom Jones Musicographie / Patsy Gallant .le monde?Des gens.Top5 anglo Top5 franco Britney &.Babu à bord Exposé.Green Day L'Gros Show Mike Ward M.Boilard Mes vieux.Fou raide! Noir de monde .arménien In Montreal Extreme Makeover:Home Edition Surface Teleritmo World News .the Ballot CBC News: the fifth estate CBC News: Correspondent CBC News: Sunday Night The Passionate Eye / Tsunami: Wave of Disaster Le Téléjournal 5sur 5 Le Monde L'Épicerie Ushuaïa Nature Le Téléjournal Le Point John et Yoko: une chanson pour.Le Téléjournal Second Regard Football (16:00) Sports 30 Golf PGA / Challenge Target - dernière ronde Sports 30 Le chemin le plus long Rex Porté disparu Sue Thomas, l'oeil du FBI Victimes du passé Nip/Tuck Les Experts Vipère au poing (18:15) François Léveillée Hôtel Rwanda (21:25) Rencontres.com The Grid FALLEN KNIGHT (6) avec Dolph Lundgren, Françoise Robertson Trailer Park Kenny vs.Six Feet under .(23:16) Battlestar Galactica Smallville The 4400 STAR TREK V: THE FINAL FRONTIER (5) avec William Shatner, Leonard Nimoy .(23:15) Sportsnetnews Curl TV World Sport Party Poker.com World Open Canadian Poker Tour Sportsnetnews Presse.com Volt Panorama Yparaît que.Musique de chambre / Chopin L'HOMME AU CHAPEAU ROND (4) avec Raimu, Aimé Clariond Jazz Cabaret / Michel Donato The New Detectives (14:00) Nap Attack The 750 Pound Man 627 lb Woman: Jackie's Story Nap Attack Sportscentre Trick Shot.NFL Primetime NFL Football / Lions - Packers Sportscentre 6TEEN Scooby.Carl Billy &.Les Simpson Futurama Les Simpson StationX Futurama Côte Ouest Les Simpson Polyvalente Village.Journal FR2 Vivement dimanche / Jeanne Moreau L'Aventure Spielberg Deauville, 30 ans de cinéma Le Journal Passep Art Panorama Vox Rough.Rossini's Ghost NO REFUGE (4) avec David Jason, Bruce Alexander THE BIG ONE (4) Documentaire .(23:35) Interventions miracles Décore ta vie Métamorphose Grand Ménage Dre Nadia.Guy Corneau.confidence LES RAISONS DU COEUR (5) avec Carol Burnett, George Segal Esprit libre .dada Baromètre Moi et Cie Parole et Vie Point de vue Livre Show Doc Lapointe Boxe Rock Parents.Loup-garou Le Monde perdu Réal-TV Vice versa 70 .galaxie Anormal Réal-TV Loup-garou CALL ME CLAUS (5) avec Whoopi Goldberg, Nigel Hawthorne .Village Ghost.Spy.Prank Patrol 15 Love My Family Bob (23:35) Bolides Métal hurlant Techno marine Autopsie d'un désastre L'EFFROYABLE CHOSE (4) avec Kurt Russell, Wilford Brimley Le Grand Journal (23:06) Happy Holidays: Best of Andy Williams Christmas.Alone in the Wilderness CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 BEV VD VDO CÂBLE PBS CTV :S+: :SE: :SHOW: :SPA: :SPN: :TFO: :TLC: :TSN: :TTF: :TV5: :TVO: :VIE: :VOX: :VRAK: :YTV: :Z: :BRAV: :CD: :CS: :DISC: :EV: :FOX: :GBL-Q: :A&E: :ARTV: :NW: :HI: :HIST: :MMAX: :MP: :MTL: :RDI: :RDS: CBC ABC CBS NBC TVA TQS TQc CÂBLE PBS CTV VD VDO SRC ARTS ET SPECTACLES DANIEL LEMAY » PRESSE ÉCRITE daniel.lemay@lapresse.ca Journalistes I ls viennent des grands centres ou des régions, travaillent dans des super-rédactions ou partagent un cagibi avec quatre collègues.Ils sont de l'électronique ou de l'écrit avec chacun leur façon et leur rythme propres: quotidien, hebdo, mensuel.Groupe ou réseau, communautaire, étudiant ouindépendant, leur employeur aussi a ses façons, qui passent bien ou mal selon que les employés sont syndiqués ou non.Entre les nantis et les ayant-peu, on peut avancer que l'écart est plus grand que dans n'importe quelle autre profession.Comme ailleurs, il y a les honnêtes et les douteux, les fines pointes et les gros sabots, les grands noms et les tâcherons.Voilà les journalistes.Le week-end dernier à Québec, 500 d'entre eux s'étaient réunis pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), qui compte quelque 2000 membres.Au-delà des questionnements les plus spectaculaires (et dûment rapportés) \u2014 journaliste ou Infoman avec Guy A.Lepage et Jean-René Dufort, frontières entre domaines privé et public avec Bernard Landry \u2014, les congressistes se sont penchés sur d'autres questions importantes sinon urgentes.Il est bon d'y revenir, sans s'arracher la tête, car beaucoup de ces problématiques touchent la finalité de la profession journalistique: l'intérêt public.Le Dossier noir des communications gouvernementales, vous connaissez?LaFPJQvientd'enpublierladeuxième édition, où l'on commence à voir apparaître quelques zones.de gris.Au centre de la scène: l'«omerta gouvernementale» avec «refus de répondre, délais déraisonnables, stratégies visant à contrôler l'information » et autres «mesures systémiques ».Les cas lourds: le ministère de l'Environnement du Québec, la police de Montréal et la Société de l'assurance automobile du Québec.Et le ministère fédéral de la Santé, où les relationnistes écoutent les entrevues des journalistes avec les porte-parole officiels.Pour «s'assurer de la qualité», bien sûr.Des collègues (naïfs)mettent toutes ces difficultés sur le dos des relationnistes \u2014 aussi appelés PR pour public relations \u2014 accusés de travailler, oh! surprise! dans l'intérêt de ceux qui les payent.Ah! les méchants.Pour contrerle«problème», certains vont même jusqu'à suggérer de donner aux journalistes une formation de relationniste.Les journalistes qui croient avoir besoin de cette «formation» partent de trop loin et devraient considérerunchangement de métier.Sur le chemin de la Vérité, un idéal que le journaliste partage avec son ami l'Homme, les obstacles sont aussi nombreux que ceux qui n'ont pas avantage à ce qu'elle sorte.Ils sont aussi dans la profession même, dans la peau de ces super-ego, cowboys et autres soiffards du scoop qui nuisent à la profession.Si le taux de confiance est en hausse à 56%, ça laisse encore 44% de la population qui a «peu» ou «pas du tout» confiance aux journalistes.Ça doit être la faute des PR.EN BREF TABLOÏDS.Plus du tiers des journaux du monde sont des tabloïds, lisait-on dans le journal du congrès de la FPJQ sous la signature de Pierre Turbis.Dernier touché par cette «tendance lourde» au Québec, Le Nouvelliste de Trois-Rivières (Gesca/Power Corp.), passé au format compact le 31 octobre dernier.PAULE BEAUGRAND-CHAMPAGNE est la nouvelle éditrice du magazine L'actualité ; elle remplace Marc Blondeau, qui continuera à superviser les magazines grand public de Rogers.Depuis 1998, Mme Beaugrand- Champagne a été successivement éditrice du Journal de Montréal, rédactrice en chef du TJ week-endde Radio- Canada et PDG de Télé-Québec.DEUXJOURNALISTES du quotidien britannique Daily Mirror viennent d'être reconnus coupables d'avoir manipulé le marché de la Bourse.Leur approche \u2014 achat, tuyau, vente \u2014 était simple : ils achetaient des actions en secret, les vantaient dans leur journal pour faire monter leur valeur et les revendaient à profit.«LE TRAVAIL, C'EST AUSSI LA VIE.» Pour ses cinq ans, le magazine gratuit Jobboom (publié 10 fois l'an par Canoë/Quebecor Média) regarde ce qui a changé depuis l'an 2000 : nouvelle économie, équité, conciliation travail-famille et burnout avec un témoignage de la golfeuse Isabelle Blais-Beiseigel. ALAIN BRUNET » CYBERCULTURE abrunet@lapresse.ca Protection du droit d'auteur ou.protection demarché ?Il y a quelques jours, l'Union des consommateurs se solidarisait avec une demande de recours collectif contre Sony.La requête avait été déposée le 14 novembre dernier devant la Cour supérieure par le cabinet d'avocats Kugler Kandestin.On sait que la multinationale japonaise avait inclus dans ses disques des logiciels espions, nommés Sunn Comm et XCP.Dans le monde entier, pas moins de 21 millions de CD portaient secrètement ces logiciels (selon l'estimation de l'Union des consommateurs) avant que le public et les associations de consommateurs ne semettent à ruer dans les brancards.Certaines composantes de ces logiciels s'incrustaient dans le disque dur de votre ordinateur même si vous en refusiez les conditions d'utilisation.Sans votre consentement, le logiciel transmettait à sa maison mère (Sony) l'adresse IP de votre ordinateur et des informations sur vos habitudes d'écoute, c'est-à-dire toutes les pièces ou chansons inscrites dans votre disque dur.Sony a eu l'air encore plus fou lorsque ces logiciels espions ont entraîné desbrisdanslesmécanismes de sécurité du système d'exploitation Windows de même que celui des ordinateurs Macintosh.Ces brèches ont été rapidement détectées par des pirates informatiquesqui y ont ensuite introduit des virus de toutes sortes.Malaise! Comble du malheur, la désinstallation des logiciels s'avère laborieuse.Sony a fourni aux consommateurs des outils informatiques qui engendrent de nouveaux problèmes au terme de la désinstallation du logiciel espion.Sony Canada affirme néanmoins que le rappel des disques infectés va bon train et qu'il est désormais interdit aux détaillants de les mettre en vente.En attendant les résultats du recours collectif (cela peut être long), rappelons que les grandes compagnies Sony-BMG et EMI ont aussi installé des logiciels anticopie qui bloquent le transfert de leurs contenus sur les baladeurs i Pod d'Apple.Deux industries s'affrontent dans ce cas: les fabricants d'appareils et les distributeurs de contenus.Pourquoi donc ?«Il est vrai que les disques au contenu protégé ne sont pas compatibles avec i Tunes parce qu'Apple n'a pas concédé les droits d'utilisation sous licence de son Fair Play Digital Right Management System», a expliqué l'Américain John Mc Kay, vice-président aux communications de Sony-BMG, questionné en octobre dernier par le collègue Alexandre Vigneault.Le Fair Play DRM, en fait, est un système d'encodage protégé qui limite (notamment) l'utilisation des chansons consommées au i Tunes Music Store aux seuls baladeurs iPod.Apple souhaite ainsi garder l'exclusivité de sa protection pour ses morceaux répertoriés dans sa boutique i Tunes.Chez EMI, la multinationale britannique, on a même affirmé que l'entière industrie de la musique avait tenté en vain de convaincre Apple d'autoriser l'utilisation de son système Fair Play DRM.En guise de représailles, Sony-BMG et EMI, c'est-à-dire deux des quatre grands de la musique, ont obstrué l'accès de leurs CD aux i Pod.CesimplantsdansvosCDrévèlent donc une lutte féroce dont l'objet essentiel n'est pas la protection des créateurs de musique ou autres contenus numérisés mais bien le contrôle dumarché de ladistribution électronique.EMI, qui occupe 9% des parts de marché mondial au chapitre des ventes de CD, a tout intérêt à trouver de nouveaux débouchés pour vendre sa musique.Et puisque l'i Tunes Music Store est loin de combler le déclin de sa structure de distribution physique, la multinationale n'a aucun scrupule à bloquer l'accès de ses contenus au i Pod.Dans le cas de Sony-BMG, qui occupe 25% des parts de marché de la musique, l'implantation imminente de son nouveau baladeur numérique est le véritable prétexte (prétexte espion!) à l'ancrage de systèmes anticopies incompatibles avec l'i Pod.On veut ainsi détourner les contenus vers le nouveau baladeur.Sous couvert de lutte antipiratage et de respect du droit d'auteur, cette flambée de cryptages informatiques au détriment des consommateurs illustre l'arrogance retrouvée des majors depuis quelques mois.L'objectif n'est pas tant de faire respecter le droit des créateurs à une juste rémunération que de créer un nouvel ordre économique où l'usage des produits numérisés serait essentiellement régi par les grands conglomérats.On essaie ensuite de nous faire pleurer sur le triste sort des immenses répertoires des multinationales du divertissement.Vraiment n'importe quoi ! UNE PRÉSENTATION DE ANTIGONE DE SOPHOCLE «UN SPECTACLE GRANDIOSE ET INTELLIGENT\u2026 UNE PRISE DIRECTE AVEC NOTRE ÉPOQUE\u2026 DES TABLEAUX ABSOLUMENT MAGNIFIQUES.» \u2014 Désautels, La Première Chaîne, R-C TEXTE FRANÇAIS MARIE-CLAIRE BLAIS D'APRÈS LA TRADUCTION DE SEAMUS HEANEY MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTAL JACINTHE LAGUË + VINCENT BILODEAU + JEAN-LOUIS ROUX + PIERRE COLLIN FRANÇOIS-XAVIER DUFOUR + JULIE LE BRETON + ROGER LÉGER JEAN MARCHAND + BRIGITTE PAQUETTE + ÉRIC PAULHUS FRED-ÉRIC SALVAIL + KAREL SMITH-WONG + DAVID FRANCKE-ROBITAILLE JUSQU'AU 17 DÉCEMBRE 514.866.8668 +++ WWW.TNM.QC.CA 3360511A 18 h 1900, la vie de château Karin, le fantasme de Tim et Sebastian.telequebec.tv Télé-Québec Cesoir 17 h Àla di Stasio Gérard Depardieu parle bouffe et plaisirs gourmands.3353902A La Russie honore Robert Lepage PRESSE CANADIENNE MOSCOU \u2014 Le metteur en scène et dramaturge québécois Robert Lepage vient de remporter un prix en Russie pour trois de ses pièces de théâtre.Il s'agit d'un des prix les plus prestigieux dans le domaine théâtral, remis chaque année à un acteur, un réalisateur ou un metteur en scène.M.Lepage a décroché le prix international Stanislavsky pour sa contribution au théâtre mondial, et en particulier pour ses productions La Trilogie des dragons, Les Sept Branches de la rivière Ota et Buskers Opera.Le prix a été décerné à Moscou le 2 décembre dernier par le président de la Fondation Stanislavsky international, Mark Zakharov, et le président du jury, Oleg Tabakov.La cérémonie s'est déroulée dans l'atrium de l'hôtel Baltchug Kempinsky, de Moscou.La Fondation Stanislavsky est un organisme de charité qui s'implique dans les événements théâtraux, l'organisation de festivals, et l'appui aux jeunes acteurs et actrices.Le prix Stanislavsky et la Fondation cherchent à reconnaître la recherche créative et les nouvelles tendances au théâtre.VIVEZ LA PLUS GRANDE HISTOIRE D'AMOUR DE TOUS LES TEMPS.À L'AFFICHE! VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films « DEUX FOIS BRAVO.»MD EBERT & ROEPER VERSION FRANÇAISE RGFMDRUMMONDVILLE VERSION ORIGINALE ANGLAISE VOYEZ-LE MAINTENANT! NARNIAMD ©DISNEY/WALDEN (Version Française de The Chronicles of Narnia : The Lion, The Witch and The Wardrobe ) « SPECTACULAIRE! » Joel Siegel, GOOD MORNING AMERICA 3366780A SPECTACLES CINÉMAS INDÉPENDANTS CINÉTANGO ONF : 11 au 15 décembre.LA MAMAN ET LA PUTAIN Cinémathèque québécoise - salle Claude-Jutra: 17h.DANSE PLACE DES ARTS - SALLE WILFRID-PELLETIER Casse-Noisette: 14h et 19h30.TANGENTE (840, rue Cherrier) Gelsomina: 16h.THÉÂTRE OUTREMONT (1240, avenue Bernard O.) Flick or Trick Dance Show: 14h30 et 19h.MUSIQUE CLASSIQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Velitchka Yotcheva, violoncelliste.Bach: 14h.SALLE PIERRE-MERCURE Orchestre symphonique du Conservatoire.Dir.Raffi Armenian.Julie Delisle, flûtiste, Amelia Lockwell, violoniste.Concerto pour flûte (Nielsen) et Concerto pour violon (Elgar) (extraits), Symphonie no 3 (Mendelssohn): 14h30.VARIÉTÉS CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Rock à l'opéra : 20h30.Le Party de fête des Dion : 13h15.CABARET MUSIC-HALL (2111, rue Saint-Laurent) Spectacle de l'école Coda: 19h30.CENTRE BELL (1260, rue de la Gauchetière) Gwen Stefani: 19h30.LA TULIPE (4530, rue Papineau) From Autumn to Ashes et ses invités: 19h30.O PATRO VYS (356, rue Mont-Royal E) Spectacle levée de fonds pour War Child: 19h30.PLACE DES ARTS - THÉÂTRE MAISONNEUVE Décembre Québécissime: 14h.ARTS ET SPECTACLES C'est unanime, autant chez les filles que chez les garçons, ils ont adoré le film « Maurice Richard », l'oeuvre de Charles Binamé et de Ken Scott.La détermination de l'idole des Québécois, son regard de feu, l'équipement minimaliste du joueur de hockey et la reconstitution de l'époque, les ont particulièrement impressionnés.Ces jeunes sportifs, Marc-Antoine, Camille, Nick, Valérie et Nicolas, ont remporté le concours « Les jeunes étoiles Maurice Richard », organisé par La Presse et Desjardins.Leur candidature a été soumise par leur entraîneur respectif et devait démontrer leurs qualités exceptionnelles de leadership, de persévérance, de détermination, de développement et d'esprit d'équipe.Des dizaines de candidatures ont été reçues et le jury de sélection a eu la tâche difficile.Comme récompense, ils ont assisté à la première mondiale du film, le 23 novembre dernier, à la Place des Arts de Montréal, en compagnie de leur famille et de leurs amis, ainsi que des acteurs et artisans du film, et des joueurs du Canadien.Ils ont aussi reçu quatre billets pour un match du Canadien, incluant une visite au vestiaire, plus une biographie du célèbre joueur, dédicacée par les ambassadeurs du Canadien, et une foule d'autres cadeaux.« Les jeunes étoiles Maurice Richard » en compagnie de Denise Robert, présidente de Cinémaginaire, le producteur du film, lors de la première à la Place des Arts.De gauche à droite : Marc-Antoine Perron, Valérie Lochet, Nicolas Gagné, Mme Robert, Nick Desjardins et Camille Varin-Tremblay.Ils ont adoré ! « Moi, j'ai trouvé le film vraiment bon.Il prouve que si on veut, on peut.Je crois que c'est important de rappeler ce que Maurice Richard a fait et ce qu'il a voulu faire: sa détermination, sa volonté d'aller au bout des choses.Comme athlète, cela me montre qu'une équipe a besoin d'un leader pour rallier tout le monde, que ça prend quelqu'un qui veuille plus que les autres pour les entraîner.J'ai bien aimé la scène où Maurice Richard donne un coup de poing à Sean Avery.J'ai aussi aimé les scènes de hockey où Maurice Richard se concentre et puis s'élance avec la rondelle et compte.Ce film me fait plus apprécier le hockey.» VALÉRIE LOCHET, 14 ans, de Brossard (handball) « Sa volonté d'aller au bout des choses » « C'est touchant de voir Maurice Richard, surtout quand il se fait frapper et humilier au début.J'ai été impressionné par la scène où il reçoit un coup de bâton et réussit quand même à compter un but.Je ne pensais pas que sa vie avait été comme cela, qu'il se faisait exploiter.Comme athlète, ce film me dit de ne jamais lâcher.Maurice Richard aurait pu lâcher quand il voyait que tout le monde était contre lui, mais il n'a jamais lâché, il a toujours continué.Je joue aussi au hockey dans une ligue.On voit que les joueurs à cette époque n'étaient pas beaucoup protégés par leur équipement et ça jouait vraiment « cochon ».Ils n'arrêtaient pas de se donner des coups et il n'y avait pas de pénalité.Aujourd'hui, oublie-ça ! Un coup de bâton et tu te fais automatiquement expulser du match.En tant qu'athlète, j'ai été impressionné par le courage de Maurice Richard, faut pas lâcher.Ça fait longtemps que je n'ai pas vu un aussi bon film ! » NICOLAS GAGNÉ, 12 ans, de Saint-Eustache (vélo de montagne) « Je ne pensais pas que sa vie avait été comme cela » « Maurice Richard était un bon joueur et un bon bagarreur.Son beau-frère était pas mal drôle en lui quêtant constamment de bons billets pour les parties et aussi quand il pariait contre lui.Richard ne se gênait pas pour répliquer quand il était attaqué.Il ne parle pas beaucoup, il ne parlait pas pour rien.Pour moi, sa vie a changé quand il a marqué deux buts dans une partie décisive pour le championnat.Je suis un gardien de but et j'ai remarqué que dans ce tempslà, le gardien ne portait pas de casque, ni de masque.Je n'aimerais pas garder les buts sans casque et risquer de me faire défigurer la face.Les arbitres ne donnaient pas beaucoup de punitions, ils ne faisaient pas vraiment leur travail.J'aurais aimé comme gardien de but affronter Maurice Richard.C'est vraiment un bon film.J'aimerais bien qu'il y ait une suite.Il y aura une suite, c'est sûr et certain! » MARC-ANTOINE PERRON, 13 ans, de Blainville (hockey) « Il y aura une suite, c'est sûr et certain ! » « C'est un excellent film.J'ai apprécié surtout l'aspect hockey, c'était réaliste.On montre bien comment Maurice Richard avait du caractère, les événements qu'il a vécus et ce qui a créé l'émeute.L'équipement était différent.Nous sommes chanceux aujourd'hui.Dans ce temps-là, les joueurs ne portaient pas de casque.C'est impensable aujourd'hui de jouer sans casque! Une des scènes que j'ai le plus aimée, c'est à la fin quand l'entraîneur Dick Irvin parle enfin en français.C'était bizarre.Ça se passe à Montréal et ça ne parle pas beaucoup le français! Roy Dupuis rend bien le regard de feu de Maurice Richard.J'ai été surpris qu'il travaille toute la journée à l'usine, puis de le voir partir en bicyclette avec son équipement de hockey pour aller jouer un match.Cela m'a marqué.Il travaillait vraiment dur.Le film va m'aider à augmenter mon intensité au jeu.Maurice était intense, il n'avait peur de rien, il n'arrêtait jamais.C'est un film motivant pour un joueur de hockey comme moi.» NICK DESJARDINS, 15 ans, de Saint-Jérôme (hockey) « C'est impensable de jouer sans casque! » « J'ai beaucoup aimé ce film.Il m'a permis d'en apprendre plus sur Maurice Richard.Je ne connaissais vraiment rien de son histoire.J'ai pu voir comment il était déterminé à réussir.J'ai été impressionnée de le voir blessé par les joueurs adverses, on voit comment c'était plus violent à cette époque-là.Ce que je retiens, c'est qu'il faut être déterminé dans le sport et toujours garder espoir de réussir.Maurice Richard a toujours bien agi, il n'avait pas la grosse tête.On se rend compte que c'était plus les anglophones qui dirigeaient dans ce temps-là, je ne pensais pas que c'était comme cela.Je n'ai vraiment pas ce sentiment-là aujourd'hui.Et j'ai bien aimé la performance de Roy Dupuis.» CAMILLE VARIN-TREMBLAY, 12 ans, de Sainte-Catherine (soccer) « Il faut être déterminé dans le sport » « Les jeunes étoiles Maurice Richard » REPORTAGE PUBLICITAIRE L A P R E S S E MONT R É AL DI M A N C HE 11 DÉ C E M B RE 20 0 5 7 Grand Master Flash &The Furious Five 1979, Bronx, N.Y.Un pionnier des « block-party », DJ Flash embauchait des maîtres de cérémonie locaux.Ils ont enregistré le premier rap à portée sociale : The Message.Ice-T 1982, Los Angeles Un adepte du hip-hop engagé qui s'est retrouvé devant les tribunaux à cause de sa chanson Cop Killer.Beastie Boys 1982, Manhattan Après avoir été un groupe précoce de punk rock, ils se sont engagés sur la voie du rap.Run-D.M.C.1983, Queens, N.Y.Ils se sont rapidement hissés au sommet de leur style avec des rythmes lourds et des paroles dures.Too Short 1983, Oakland, Californie Un vétéran de la scène musicale qui parvenait à émettre des sons spéciaux avec facilité.LLCOOLJ 1984, Queens, N.Y.Romantique malgré ses propos ulcérés, il est devenu la première coqueluche du hip-hop.Salt-N-Pepa 1985, Queens, N.Y.Ses divas originales du rap concentraient leurs paroles sur le sexe, le féminisme et la féminité.Slick Rick 1988, Bronx, N.Y.Un pionnier de la narration du rap qui racontait ses histoires avec un accent britannique.Rakim 1986, Long Island, N.Y.Sa remarquable souplesse vocale a inspiré d'innombrables MC à s'emparer du micro.Geto Boys (Scarface) 1988, Houston Des gangstas à l'origine.Le groupe a amélioré sa façon de raconter une histoire au fil des ans.Public Enemy 1987, Long Island, N.Y.Un monument du rap politique ; sa rébellion n'a pas de fin.De La Soul 1988, Long Island, N.Y.Quatre colorés bohémiens qui ont charmé les palmarès en effeuillant la marguerite.Ice Cube 1990, Los Angeles Le cerveau de N.W.A.a transformé sa rage en des raps incisifs et controversés.Tupac 1991, Oakland, Californie À la fois voyou et comédien, il est un martyr aux yeux de plusieurs.No Limit Soldiers 1991, Nouvelle-Orléans Tout le contraire d'un gentilhomme du Sud, ses thèmes machos ont aidé à bâtir le coloré empire de Master P.Wyclef Jean 1997, South Orange, N.J.Ce guitariste troubadour du 21e siècle offre une nouvelle touche musicale.Nas 1992, Queens, N.Y Le rappeur des rappeurs a livré ses observations poétiques des coins de rue.Wu-Tang Clan 1993, Staten Island, N.Y.Des trames sonores gothiques où se mêlent des personnages de kung fu.Notorious B.I.G.1994, Brooklyn, N.Y.Une carrière controversée avec des démêlés criminels; il est devenu une légende.Big Pun 1998, Bronx, N.Y.Premier Latino à réussir en solo et à devenir une grande vedette.Ses paroles sont crues.Lauryn Hill 1998, South Orange, N.J.Une légende urbaine, sublime, intelligente et originale.Fugees 1994, South Orange, N.J.Deux hommes et une dame qui ont donné un son soul au hip-hop.Lauryn Hill et Wyclef Jean en étaient membres.Eminen 1995, Detroit A transformé ses traumatismes enfantins en une glorieuse vie d'adulte.Un talent qui choque.Lil John 1996, Atlanta Un cadre supérieur de l'industrie du disque devenu rappeur ; il a créé l'hymne des clubs d'effeuillage.Lil' Kim 1996, Brooklyn, N.Y.Non préparée pour le succès, elle a fait naître le rap sexuel.Puff Daddy/Diddy 1997, Manhattan Vedette pop, ce créateur récite des rimes évoquant ses fantômes.Missy Elliott 1997, Portsmouth, Virginie Une force de créativité, elle est aussi productrice, une artiste de premier plan et offre des vidéos de grande classe.Dr.Dre 1992, Los Angeles L'architecte du G-funk avec ses rythmes lancinants et ses paroles carrément mysogines.Out Kast 1994, Atlanta Le premier duo de rap qui provient d'un autre monde.DMX 1992, Yonkers, N.Y.Avec sa voix bourrue et ses paroles hard core, il ne dégage pas beaucoup de sympathie.Bone Thugs-N-Harmony 1994, Cleveland Ils ont mis le Midwest sur la route du rap avec des airs accrocheurs.Busta Rhymes 1996, Long Island, N.Y.Ce MC débile a construit sa route vers la musique pop.Ludacris 2000, Atlanta Une étoile sympathique du milieu underground devenue un phénomène des danses osées sur les pistes.Nelly 2000, St.Louis Ses rimes salaces sur le gardiennage l'ont conduit au sommet des palmarès.Kanye West 2003, Chicago Un producteur talentueux qui est devenu un rappeur ; un décrocheur avec de la classe.Le chanteur 50 Cent sera en spectacle au Centre Bell lundi le 19 décembre dans le cadre de sa tournée mondiale.Oups vous offre la chance de voir en personne la vedette du film Get Rich.or Die Trying en participant à notre concours.Le premier prix consiste en une paire de billets pour le spectacle et une discographie de 50 Cent.Dix autres gagnants recevront la trame sonore du film.Il suffit de répondre au quiz ci-dessous et de nous retourner vos réponses à oups.concours@lapresse.ca.Nous choisirons les gagnants au hasard parmi ceux qui auront bien répondu au quiz.Bonne chance à tous.1 > Quel est le nom de naissance de 50 Cent ?A.Curtis Brown B.Curtis Jackson C.Curtis Blow D.Curtis Cent 2>Combien de coups de feu ont été tirés vers 50 Cent, en avril 2000, en face de la maison de sa grand-mèreà Queens ?A.1 B.4 C.9 D.15 3 > Comment se nomment le groupe et la ligne de vêtements de 50 Cent ?A.G-Unit B.The Dime C.The Beatles D.The Gangsta CONCOURS Sources : USA Today, Times, Def Jam Records, Death Row Records.Cypress Hill 1991, Los Angeles Super-vedettes des Latinos, ont lancé un style hip-hop plus carré.Snoop Dog 1993, Long Beach, Californie Le meilleur dans l'Ouest; il sait rendre les sinistres agréables.Boogie Down Productions (KRS-One) 1986, Bronx, N.Y.KRS-One ont été à l'origine des raps éducatifs.DJ Jazzy Jeff and The Fresh Prince (Will Smith) 1987, Philadelphie Ils ont introduit l'humour dans le rap.Queen Latifah 1988, Newark, N.J Avec son comportement impérial, ses nombreux succès ont lancé un défi au club sélectif des rappers masculins.ATribe Called Quest 1989, Manhattan Ces bohémiens convulsifs ont apporté une touche de modernité au jazz ancien.Sugarhill Gang 1979, Englewood, N.J.Ce trio, fondé par le propriétaire de la maison de disque Sugar Hill, a improvisé le premier succès hip-hop avant de disparaître rapidement.Kurtis Blow 1979, Manhattan Un maître de cérémonie avec un charisme certain ; il a fait entendre ses rimes à la télévision nationale, prouvant que le hip-hop n'était pas une mode passagère.Profondément américaine, la musique rap a fait le tour du monde.Aujourd'hui, des chanteurs reprennent les rythmes et les rimes saccadés dans toutes les langues, mais les plus grandes vedettes du rap restent américaines.L'une d'elles, 50 Cent, sera à Montréal, dimanche prochain.Pour l'occasion, Oups vous a préparé un guide présentant les principales vedettes de l'histoire de ce genremusical.Et n'oubliezpas de participerànotre concours ! 50 CENT PHOTO AP 50 Cent 1999, Queens, N.Y.Le fer de lance des néogangsta est devenu une mégavedette avec son film Get Rich.or Die Trying.Ja Rule 1999, Queens, N.Y.Une voix profonde de charmeur qui est toujours entouré de jolies filles.Jay-Z 1996, Brooklyn, N.Y.À la fois un artiste, un président, un maître de cérémonie de premier plan et un entrepreneur.2Live Crew (Luke) 1985, Miami Des rappeurs grivois qui ont passé plus de temps à défendre leurs textes devant les tribunaux que sur une scène.N.W.A.1987, Los Angeles Un supergroupe nihiliste qui a rendu le gangsta rap à lamode et qui s'est attiré les foudres de Tipper Gore.www.cyberpresse.ca/oups GUIDE DIVERTISSEMENT ARTS ET SPECTACLES L'apothéose avant la fin pour les consoles classiques Concepteur : Firaxis Games.Éditeur : 2KGames.Genre : jeu de stratégie par tour.Plateforme : PC.Prix : 59,99$.Cote : E (10+).Notre note : Sid Meier's Civilization IV FÉLIX LOCAS COLLABORATION SPÉCIALE Ça y est, la nouvelle génération de consoles de jeux vidéo est à nos portes.De nombreux jeux pour Playstation 2, Gamecube et Xbox verront encore le jour lors des deuxprochainesannées, mais bien des concepteurs préféreront dorénavant se tourner vers les nouvelles consoles plus puissantes.Toutefois, cela signifie également que les développeurs sont au sommet de leur art et que parmi les derniers jeux auxquels nous aurons accès se retrouveront peut-être certaines des plus belles créations jamais offertes.Il n'est donc pas insensé d'envisager, encore aujourd'hui, de se procurer une console de la génération qui s'achève.Le prix desmachinesdiminueavecle temps: la Playstation 2 est maintenant disponible pour environ 180$, la Xbox est vendue 210 $, et la Gamecube plus oumoins 130 $.La Gamecube est la seule console de sa catégorie à fonctionner avec desminis disques, ce qui lui permet d'être plus compacte et, ainsi, plus facile à transporter.La plupart des jeuxvidéo lespluspopulairesexistent en version Gamecube mais, on le sait, Nintendo a toujours adopté une vision unpeuplus «familiale ».On peut donc compter sur certains titres et licences incontournables et exclusifs à la Gamecube, tels que Mario Bros et Zelda.Toutefois, cela n'empêche pas Nintendo d'offrir de nombreux jeux comme Resident Evil, destinés à unauditoire adulte.La Playstation 2 de Sony a été la première de sa génération à voir le jour et est demeurée extrêmement popul a i r e depuis sa sortie.Onpeut y jouer à certains jeux exclusifsà Sony, comme la célèbre série de jeux de rôle Final Fantasy et les simulateurs de course automobile Gran Turismo.Entièrement rétrocompatible, la PS2 peut lire les jeux de sa petite soeur la Playstation 1 et permet donc de jouer à des titres remontant à 1996.Capable aussi lire les DVD, elle est maintenant vendue dans un format plus compact mesurant moins de trois centimètres d'épaisseur.Le géant Microsoft s'est lancé tardivement dans la course aux consoles de salon.Avec sa Xbox, sortie vers la fin de l'année 2001, la compagnie américaine a offert aux amateurs de jeux vidéo laconsolelaplus puissante de l'époque, dumoins au chapitre des spécifications techniques.La Xbox s'est, dèssasortie, adresséeàunpublic de tous âges, offrant un jeu de tir à la première personne comme premier titre exclusif (Halo).La console est plus massive que ses consoeurs et sa manette, moins compacte, offre une prise qui peut se révéler pénible pour les jeunes enfants.Avec sonsystème Xbox Live, la console de Microsoft offre une fonctionnalité de jeu en ligne qui réunit plus de 2 millions d'adeptes à ce jour.CINÉMAMAISON TRISTAN PÉLOQUIN Si vous avez déjà usé vos méninges sur un titre signé Sid Meier, vous savez que ces jeux sont des pièges terribles, qui peuvent faire de vous un esclave de l'ordinateur en seulement quelques clics de souris.Avec Civilization IV, le roi incontesté du jeu de stratégie par tour remet ça avec brio.Et pourtant, à première vue, la quatrième installation de cette série-culte ne détonne pas énormément des versions précédentes.Bien sûr, les programmeurs de Firaxis, la boîte indépendante fondée par Meier, ont adapté au goût du jour l'interface de jeu.Un tout nouveau moteur 3D bourré d'animations graphiques lui donne un peu plus de mordant.Les batailles et les améliorations physiques que vos «travailleurs» apporteront à leur environnement n'en seront que plus intéressantes.Mais sans plus.et c'est tant mieux.Car Civilization IV, comme ses prédécesseurs, n'est pas un jeu très graphique par nature (ce qui, soit dit en passant, le rend accessible aux propriétaires de PC moins performants).Leconceptdujeuaussiresteessentiellement le même: un mélange de Risk (le jeu de table) et du bon vieux jeu d'échecs, le tout intégré à une interface informatisée qui se charge de tous les calculs.Sauf que cette fois-ci, les possibilités sont presque infinies.En gérant les villes qui constituent votre empire, vous devrez maintenant composer avecdenouvellesnotions, commelaformation de missionnaires religieux et de «grandes personnes» (great people), qui peuvent devenir des phares culturels importants, unemanière pacifique de gruger le territoire de vos ennemis.Des dizaines de nouvelles unités \u2014 tant militaires que civiques \u2014 ont été ajoutées et peuvent influer sur le rythme plus oumoins rapide dujeu.La gestion des villes a aussi été revue et corrigée.Il est maintenant beaucoup plus facile de choisir un type de développement : croissance, culture ouéconomie.Les «tuiles» qui entourent les cités peuvent d'ailleurs être améliorées de dizaines de façons différentes, à unpoint tel qu'après seulement quelques tours de jeu, on ne sait plus trop quel ordre donner aux travailleurs.S'ajoute aussi un nouvel arbre de découvertes scientifiques, dont les débouchés sont infiniment plus complexes que ceux existants dans les versions précédentes de Civilization IV.Bref, la plupart des améliorations programmées par la troupe de Sid Meier sont des ajouts subtils.On se trouve ici sur le terrain de la théorie duchaos (le battement d'aile dupapillon qui provoque unouragan) : un choix de technologie judicieux en début de partie aura un impact immense à la toute fin, mais restera inutile pendant 200 tours.Du bonbon pour les inconditionnels de Civilization IV, à condition cependant de jouer à unniveaude difficulté élevé.Malheureusement pour ceux qui n'y ont jamaisjoué, toutescesnouveautésalourdissent l'apprentissage.Vous devrez donc vous taper quelques parties en mode facile pour comprendre le fonctionnement du jeu.Et on insiste ici pour rappeler qu'une partie de Civilization IV peut facilement durer une vingtaine d'heures.On vous aura averti.si vous êtes en fin de session, dans un boom de travail avant Noël, ouencore, sait-on jamais, prisàtravailler sur une campagne électorale fédérale, ne venez pas vous plaindre que Civilization IV vous a bouffé vos nuits de sommeil.Civilization IV Le retour dubouffeur de nuits Le 3Dpasse en haute définition ! ALAIN MC KENNA Collaboration spéciale Le cinéma maison, c'est bien.Le cinéma maison en haute définition (HD), c'est mieux.Plus que ça, le cinéma maison haute définition en trois dimensions (3D), c'est en quelque sorte le premier pas vers l'accession à la réalité virtuelle.C'est unrêve fait réalité qu'une entreprise de Montréal, nommée Sensio, tente de vendre aux fervents adeptes du cinéma maison de partout dans le monde.Elle s'est associéeàlasociétéJVCpour présenter unensemble de projection en 3Dàhautedéfinition auCEDIA 2005, une exposition où se retrouvent annuellement de nombreux spécialistes de l'écran géant de salon.Sur place, les curieux pouvaient assister à la projection d'extraits de Bugs, les petits géants de la jungle et de Les aventures de Shark Boy et Lava Girl dans ce format.Cinémamaison 3D Sensioproposeprésentement une console, appelée S3D-Pro, sur laquelle se branchent à la fois un lecteur DVD et unprojecteur pour cinémamaison.L'une des particularités de cet appareil est qu'il est relativement facile à installer.«Grâce à son architecture de branchement universelle, le S3DPro s'adapte facilement aux projecteurs de cinéma maison », croit Nicholas Routhier, l'un des fondateurs de l'entreprisemontréalaise.Entransformant le cinéma en trois dimensions en une activité de salon, Sensio a effectivement mis le pied dans un marché qui possède un potentiel intéressant.Des producteurs renommés d'Hollywood, comme Steven Spielberg, James Cameron et George Lucas, ont d'ailleurs déjà confirmé leur intérêt dans la production de remakes en 3D de plusieurs de leurs films les plus populaires.«Avec ces annonces, il y aura un apport constant de films 3D en provenance d'Hollywood et nous les rendrons disponibles pour lemarché à domicile», assureM.Routhier.Ence moment, pour 3000 $US, le client obtient la console, deux paires de lunettes 3D et un film sur DVD, Encounter in the 3rd Dimension, qui a d'ailleurs été l'un des premiers grands succès IMAX en 3D, il y a quelques années.L'objectif de l'entreprise est de produire aumoins une nouveauté parmois.De la3Den hautedéfinition C'est du côté technologique que Sensio a fait un bon coup; l'entreprise a réussi à fabriquer un système qui passe à la haute définition simplement.LaconsoleS3D-ProHD, quipermettra donc de regarder les prochaines nouveautés 3D de Hollywood en format HD, ce qui est de plus en plus appelé à devenir la norme dans l'industrie dudivertissement grand public.L'ensemble mis envitrine à l'exposition CEDIA par Sensio utilisait un exemplaire du projecteur D-ILA, de marque JVC.À 9000 $US, c'est le projecteur le plus haut de gamme de la marque.«Le S3D-Pro et le D-ILA forment le duo idéal pour la projection 3D HD, affirme le président de Sensio.Les résultats sont simplement spectaculaires et rivalisent avec les meilleurs parcs thématiques dumonde.» Pour générer une image en trois dimensions, la console de Sensio envoie à l'écran 60 images par seconde (soit deux fois plus rapidement que la capacité de l'oeil humain à capter ces images).Ce sont, en alternance, une image «plein écran» pour l'oeil gauche et une pour l'oeil droit.Les lunettes fournies avec la console sont «synchronisées» avec ces images par infrarouge.Lorsqu'une image destinéeàl'oeil gaucheapparaît, le verre de droite s'obscurcit et inversement, tous les soixantièmes de seconde.Conjointement à l'utilisation d'unsignal vidéo en haute définition, cette configuration assure une qualité d'image supérieure aux systèmes stéréoscopiques (lire: 3D) bas de gamme.Ceuxci imbriquent plutôt les deux images l'une dans l'autre (une image pour chacun des deux yeux), ce qui réduit grandement la qualité de l'image et, ducoup, nuit à l'illusion tridimensionnelle. Boréal www.editionsboreal.qc.ca L'année CH20A0P5LEAU Il n'y a plus de Bye bye \u2026 Heureusement, il y a toujours Chapleau! Serge Chapleau est caricaturiste à La Presse © martine doyon 120 pages 19,95 $ Venez rencontrer Serge Chapleau à Québec Mercredi 14 décembre à 17 h 30 Librairie La Liberté Centre Innovation (La Pyramide) 3349390A .Illustration tirée du livre Les Rennes de Noël, Dedieu, Seuil jeunesse 2005 © LECTURES EST DANS LES LIVRES IL EST OÙ, CES JOURS-CI, LE PÈRE NOËL ?AU PÔLE NORD, OÙ IL SE CONSACRE AUX DERNIERS PRÉPARATIFS DE LA GRANDE VIRÉE.DANS LES CENTRES COMMERCIAUX, OÙ IL PRÊTE L'OREILLEÀ DES MILLIERS D'ENFANTS.ET DANS LES LIVRES.PAS CEUX QUE L'ON MET SOUS LE SAPIN MAIS CEUX QUE L'ONRACONTE AVANT LE 24DÉCEMBRE.EN VOICI QUELQUES-UNS, QUI AIDERONT À FAIRE PASSER LES DODOS EN ATTENDANT LES CADEAUX.TEXTES DE SONIA SARFATI La Trêve de Noël, un texte de Michæl Morpurgo illustré par Michæl Foreman (Gallimard Jeunesse, dès 7 ans) : en ce jour de Noël 1914, les soldats ennemis sortent des tranchées, partagent nourriture, chants, prières et se livrent à un match de foot.Un jeune soldat anglais écrit à sa fiancée pour lui raconter cet événement incroyable auquel il a assisté et participé.Mais il ne reviendra jamais du front.Sa lettre sera le trésor de sa bien-aimée.Pendant des décennies.Il fallait la plume sobre et bouleversante de Michæl Morpurgo pour dire, avec autant de pudeur que d'émotion, cette touchante histoire d'amour.Quatre petits contes de Noël, de Roch Carrier (Éditions du Lilas, dès 7 ans) : là aussi, Noël se décline sur un air de guerre\u2014mais là, celle de 39-45.Roch Carrier puise dans ses souvenirs d'enfance pour évoquer les journaux qui suivaient l'expédition du père Noël\u2026 et celle des troupes, dans les vieux pays ; pour raconter sa perplexité devant le fait que le gros bonhomme n'avait pas la même voix sur les ondes de CHRC et sur celles de CKVC ; etc.Histoires naïves car présentées à travers un regard d'enfant.Mais histoires vraies car la vérité sort, justement, de la bouche des enfants.Un Noël malgré tout, un texte de Marilyn Helmer illustré par Dianne Eastman (Scholastic, dès 6 ans) : une autre histoire de guerre et de Noël que celle de Colette et de Pierrot dont le papa est parti au loin, combattre les Allemands.Eux, ont perdu leur maison et vivent maintenant dans un petit appartement.Où il n'y aura ni arbre ni décoration ni peut-être de cadeaux.Àmoins que l'amour et l'espoir et la détermination ne s'en mêlent.Un récit à saveur d'antan, dont le caractère historique est souligné par les illustrations où se mêlent dessins et photos.Le Noël de Florent Létourneau, raconté par Françoise Lepage et illustré par Bruce Roberts (Les 400 coups) : un conte traditionnel du « Canada français » que cette histoire où François, plutôt que d'aller à la messe de minuit, décide d'aller visiter ses pièges.Impardonnable en ces âges où le diable n'était jamais bien loin quand on s'éloignait trop des murs des églises ! Pour appuyer le texte, des illustrations formidables de Bruce Roberts \u2014 dont le trait vif et les silhouettes esquissées à l'encre et à l'aquarelle rendent parfaitement l'atmosphère de beauté\u2026 ou d'angoisse.LE PÈRE NOËL > Voir NOËL en page 10 LECTURES Le père Noël est dans les livres La vérité sur les princesses SONIA SARFATI Attention, danger ! La princesse en vous risque de s'éveiller \u2014 ou carrément de naître \u2014 au contact de.non, pas d'un prince charmant ! Mais plutôt du superbe album Princesses oubliées ou inconnues, écrit avec humour et mordant par Philippe Lechermeier et illustré de divine façon par Rébecca Dautremer.D'autant que ce livre magnifique peut se glisser sous le sapin ou près du gâteau d'anniversaire en compagnie de forts beaux « accessoires » \u2014 c'est plus joli à dire que «produits dérivés» \u2014 tels un journal intime (tout le monde ne se confie pas sur un blogue), Princesse - Livre secret ; un coffret de papier à lettres, Princesse \u2014 Papier à lettres pour des mots doux, des mots fous, des petits mots, des mots chauds, des mots rigolos, des mots bout d'choux ; et même un carnet d'adresses.Avec Princesses oubliées ou inconnues, on ferme le livre que Walt Disney (ré)écrit depuis des lustres sur les princesses pour découvrir un autre aspect de la « princessologie ».Ce, par l'intermédiaire de ces mystérieuses créatures que sont la princesse de la Molle, de la famille des rois fainéants et lointaine cousine de la Belle au bois dormant ; de la princesse Zoulou Zazou, qui « adore les robes à froufrous, les chouchous et les nippes qu'elle trouve aux fripes » ; de la princesse Kouskâh, redoutable fille qui préfère le maniement du sabre à l'apprentissage du piano, qui a bien connu Raspoutine et est une ancienne amazone (prince charmant, prends ga-a-a-rde à toi !).Et ainsi de suite, à travers une série de portraits « encadrés» par d'essentielles données: comment fabrique-t-on une princesse, comment éviter les erreurs dans les invitations au baptême de la princesse, comment une princesse se métamorphose-t-elle en reine.De plus, un guide pratique sur les princesses : trucs et astuces pour distinguer les vraies des fausses, pour réveiller les endormies, pour les faire taire.Et l'incontournable test : quelle princesse êtes-vous ?Un texte amusant et piquant qui devra toutefois être « animé » par le parent qui destine l'album à une toute-petite (les références ne sont pas à la portée des plus jeunes).Quant aux illustrations et au graphisme, eux, ils sont une réussite pour tous les yeux, peu importe leur âge.Le dessin est délicat, les couleurs sont chatoyantes ou vives afin de coller au sujet-princesse, les détails (souvent très drôles) sont innombrables.Bref, une réussite.princière, sinon royale.FFFF PRINCESSES OUBLIÉES OU INCONNUES Philippe Lechermeier (texte) et Rébecca Dautremer (illustrations) Gautier-Languereau, 90pages (dès6ans) NOEL suite de la page 9 F Juste à temps pour Noël, de Holly Hobbie (Imagine, dès 5 ans): il était une fois deux petits cochons, Tam-Tam et Piccolo.Le premier promet au second d'être là pour Noël.Mais à cause du mauvais temps, cette promesse ne sera pas facile à tenir.Au fait, qui peut bien être ce vieux monsieur qui conduit un traîneau et donne un lift à Piccolo ?! Classique mais charmant.F Noël\u2014Le livre des contes, des poésies et des Chansons, auteurs et illustrateurs divers (Milan, dès 6 ans) : un livre magnifique qui pourrait bien devenir un classique du temps des Fêtes, par sa beauté et par son contenu.On y retrouve huit contes de Noël connus (La Petite Fille aux allumettes) ou moins connus (La Légende d'Ichilok, qui serait le quatrième Roi mage et, d'une certaine manière, le véritable père Noël), cinq chansons et cinq poèmes.Tous, merveilleusement illustrés \u2014 entre autres par Stéphane Poulin.F Les Rennes de Noël, de Dedieu (Seuil, dès 4 ans) : ça ne va plus du tout pour les rennes du père Noël qui viennent de mettre la patte sur le colis que vient de recevoir leur patron et qui contient une motoneige ! Horreur ! Pour eux, c'est le chômage assuré.À moins que.Très drôle \u2014 surtout dans les illustrations \u2014 et plein de bonnes-mauvaises idées.F Le père Noël a la varicelle, un texte d'Andrée-Anne Gratton illustré par Benoît Laverdière (Raton Laveur, dès 4 ans) : pauvre père Noël ! À travers les ans, les auteurs jeunesse se sont amusés à lui infliger tous les maux imaginables pour mettre Noël en péril\u2014histoire de faire sauver la fête par un enfant ou un animal dévoué (ou intéressé ?).Cette fois-ci, c'est la varicelle.Heureusement, Joël sauvera Noël.Sympathique malgré un air de déjà-vu.F Un Noël catastrophe pour Chloé, de Kevan (Hachette, dès 3 ans): Romarin- sur-Lisette vit un drame ! Alors que tous les habitants préparent Noël en fabriquant décorations et petits plats, quelqu'un s'amuse à tout brûler sur son passage.Chloé la girafe et Jean-Daniel le cochon, pompiers de service, mènent l'enquête.Amusant sans pécher par excès d'originalité.F Une seconde avant Noël, de Romain Sardou (XO éditions) : pas obligé d'être un enfant pour se complaire dans les histoires de Noël.Romain Sardou en fait la preuve en dévoilant ici les origines du véritable père Noël.Tout a commencé en 1851, à Cokecuttle, une cité industrielle anglaise où les enfants des rues survivent entre autres en jouant les ramoneurs.C'est le cas du petit Harold.Dont le destin, un jour, change.Une bonne fée y veille.Un récit qui fait le pont entre Oliver Twist et Le Miracle de la 34e rue.F Le père Noël perd le nord, un texte de Marie-Andrée Boucher Mativat illustré par Fabrice Boulanger (Pierre Tisseyre, dès 7 ans) : et voici que le père Noël décide de prendre sa retraite (celle-là aussi, on l'a déjà vue) ! Il n'en peut plus de donner sans jamais recevoir en retour.Pour le faire changer d'idée, son épouse et son petit-fils ne manquent pas d'imagination ni de débrouillardise.Une occasion de découvrir, en parallèle, les autres figures emblématiques de Noël.F Sur les pas du père Noël, des textes d'auteurs divers illustrés par Liliane Crismer (Boomerang, dès 5 ans) : de quoi meubler bien des soirées.et des journées, que ce livre regroupant 12 histoires de Noël (assez conventionnelles) de même que trois idées de bricolage (papier cadeau, cartes et guirlande) et trois recettes (bonhommes de neige, bûche et truffes).F Snowman, de Jacques Duquennoy (Albin Michel, dès 4 ans) : une réédition très bienvenue que celle de cet album-bédé qui n'utilise à peu près pas le texte pour raconter, de manière pourtant très compréhensible, l'histoire d'un bonhomme de neige qui rêve de donner un coup de pouce au père Noël.Il y a beaucoup de tendresse et de douceur dans ce beau bouquin qui permet aux petits et aux grands de mettre au défi leurs talents de conteur.Monoiseau et Popo part au vent «méritent de figurer au premier rang sur toutes les listes de cadeaux adressées au père Noël par les tout-petits cette année ! [\u2026] Un travail d'une qualité irréprochable.» ANNE MICHAUD, Le Devoir «Convaincant et ludique.» JULIE PARENT, La Presse 1 histoire écrite par Sylvie Dumontier, illustrée par Julie Fréchette, mise en musique par Denis Larochelle et jouée par Daniel Brière, Sylvie Dumontier, Anne Dorval, Benoît Brière et Denis Gagné + 1 chanson inédite Oh ! regarde.C'est nous, Shilvi et Popo, en livres-disques ! 3366348A .AU PIED DE LA LETTRE Les petites nouvelles du monde littéraire SONIA SARFATI sonia.sarfati@lapresse.ca MARIOJEANACRAQUÉ POUR\u2026 « Tintin.C'est le premier livre que j'ai reçu de mes parents et c'est ce qui m'a amené à la lecture », fait l'humoriste, qui vient de lancer le DVD de son dernier spectacle et qui sera au Saint-Denis du 9 au 11 février.« Je me suis rendu compte, dans ces bandes dessinées, que le monde ne se limitait pas à mon quartier.Aujourd'hui, je dois avoir une centaine d'essais uniquement sur le phénomène Tintin ! », poursuit cet amateur de biographies et d'essais qui a besoin de rationnel dans ses lectures : « Quand ma femme et mes fils discutent de Harry Potter, pour moi, c'est comme s'ils parlaient une langue étrangère ! » APPRIS Le romancier britannique Michæl Morpurgo, auteur de quelque 110 livres pour enfants, a souvent traité de la guerre dans ses romans.« Je suis né en 1943 et, jeune enfant à Londres, j'ai joué dans les ruines des maisons bombardées.J'étais entouré par la tristesse de mes parents et des adultes que nous fréquentions.Et puis, sur le piano, il y avait cette photo de mon oncle Pierre.Pour moi, elle n'était que cela, une photo en noir et blanc sur le piano.Il était là, il ne changeait pas.Pour mes parents, c'était autre chose et l'un de mes premiers souvenirs est celui de leur chagrin face à cette photo », a raconté ce grand romancier à La Presse, lors de son passage à Montréal pour le Salon du livre.ENTENDU\u2026 \u2026quelques lapsus « littéraires » « On est la seule espèce humaine à changer de parure tous les jours.» - La chroniqueure Stéphanie Kitembo à M'as-tu lu ?(Télé-Québec) à propos de l'essai Déshabillez-moi de Sarah Stern et Catherine Joubert (Hachette).Était-elle troublée parce que les deux animateurs ont autrefois tenu les rênes de Bêtes pas bêtes ?« Amélie Nothomb a toujours des titres à dormir dehors.» -La chroniqueure Isabelle Lacasse à Sous les jaquettes (TVA) en parlant d'Acide sulfurique d'Amélie Nothomb (Albin Michel).Si elle avait regardé La Petite Vie, ça aurait été des titres à coucher debout?RENDEZ-VOUS C'est mercredi que se tiendra le quatrième Studio littéraire de la saison 2005-2006.En cette occasion, Danièle Panneton (qui est la petite-cousine d'Anne Hébert) et Vincent Davy, accompagnés de la violoncelliste Hélène Boissinot, raconteront Anne Hébert, le feu et la glace en recréant l'atmosphère d'Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais (dès 19 h 30 au Studio-théâtre de la Place des Arts).OUVERTURE Depuis près de 20 ans, la librairie Livres Babar est une véritable caverne d'Ali-Baba pour l'amateur de livres pour enfants.Le seul hic pour plusieurs : il fallait se rendre à Pointe-Claire pour en découvrir les trésors.C'est chose encore possible, bien sûr.Mais, depuis la semaine dernière, Babar a un petit, à deux pas du métro Atwater : Livre Babar en ville est sis au 1235A, rue Greene, à Westmount.Le détour vaut le coup ! Mario Jean PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© Anne Hébert PHOTO RADIO-CANADA LECTURES Nos journaux parlent bien RUDY LE COURS S'il y a toujours place a l'amelioration, la qualite du francais dans la presse ecrite quebecoise n'a plus rien a envier a celle qu'ont sous leurs yeux les Francais de l'Hexagone.Depuis 35 ans que j'observe la langue d'ici, je constate une evolution vers le mieux , affirme en entrevue la linguiste Marie-Eva de Villers.Elle vient de faire paraitre les resultats d'une etude comparee tres poussee de la langue utilisee dans des journaux des deux rives francophones de l'Atlantique.Le vif desir de durer a pour point de depart l'ensemble des articles parus dans les quotidiens Le Monde et Le Devoir, en 1997.Les deux journaux ont ete retenus en raison des similitudes sociales de leur lectorat et de leur accessibilite avec un meme moteur de recherche.Mme de Villers a recense tous les mots qui figurent dans les articles, leurs occurrences et les sens dans lesquels ils sont employes.Grosso modo, les deux quotidiens ont eu recours a un vocabulaire de quelque 25 000 mots chacun, dont 22 000 environ etaient partages.Mme de Villers s'attache ensuite a distinguer la nature des mots propres a la langue journalistique quebecoise.J'avais demande a Alain Rey, le directeur du Robert, a combien il evaluait le nombre de mots ou de sens typiquement quebecois.Il m'a repondu 3000 environ, ce qui est exact.Il m'a aussi predit que la plupart de ces mots serait des archaismes, ce qui est faux.Voila d'ailleurs l'element le plus interessant de la recherche de l'auteure du Multidictionnaire.La langue d'ici reste vivante, dynamique, capable d'inventer, de forger des mots pour decrire des realites nouvelles.Bien sur, dans l'ensemble du vocabulaire quebecois utilise par la presse ecrite, on trouve un bon nombre de mots propres a notre realite sociopolitique: pequiste, adequiste, cegep, defusionniste, etc.qui ont leur pendant francais : giscardien, mitterrandiste, enap, eurosceptique.Il y a aussi des mots forges avec les ressources classiques du francais , en utilisant des prefixes ou des suffixes, (inforoute, recherchiste), en fusionnant des mots par apocope et apherese (courriel, clavardage, terminologue).Mal recus souvent en France, ils trouvent meilleure oreille ailleurs dans la francophonie.Au Quebec, on a une grande receptivite aux decisions raisonnables d'organismes comme l'Office de la langue francaise , rappelle Mme de Villers.Le mot raisonnable prend toute son importance quand on sait par exemple le succes de la recommandation courriel plutot que le mel francais et l'insucces de gaminet qui ne delogera jamais t-shirt du langage.En France, on n'approuve aucunement l'existence d'une terminologie ou d'une recommandation officielle , rappelle-t-elle.Il faut dire que l'Academie francaise, ou souffle la senilite avec la force du mistral, n'a pas grande reputation en matiere d'innovation.Mme de Villers constate aussi non sans bonheur qu'on a trouve moyen, ici, de faire evoluer des mots pour les garder vivants.Ainsi en est-il de depanneur ou d'achalandage, qui a desormais le sens d'actif incorporel en comptabilite et de frequentation dans la langue socioeconomique.Elle observe aussi que les emprunts au Quebec viennent de plusieurs langues alors qu'ils emanent tres souvent de l'anglais, outre-atlantique.Certes, nous utilisons coroner, whip ou caucus qui font partie de notre heritage des institutions britanniques.Nous avons aussi emprunte des mots pour leur donner un sens unique.Ainsi chum qui peut signifier amoureux ou compagnon de vie a ete remplace depuis longtemps par boyfriend en anglais.A la difference des Francais, nous avons evidemment emprunte aux langues amerindiennes et inuit, ce qui illustre bien notre enracinement en terre d'Amerique.L'importance de l'innovation lexicale revele la determination des francophones du Quebec a garder leur langue apte a denommer des realites nouvelles, leur volonte inebranlable depuis la conquete anglaise de ne pas demissionner devant le razde- maree anglo-saxon , conclut- elle.Voila de quoi se rejouir et une raison de plus pour ne pas baisser la garde.LE VIF DESIR DE DURER Marie-Eva de Villers Quebec Amerique LITTERATURE DU VOISIN Apres le Nobel DAVID HOMEL COLLABORATION SPECIALE Si vous etes ecrivain, que faitesvous apres avoir gagne le prix Nobel, la plus grande recompense au monde?Aller a la peche, mettre votre machine a ecrire a la retraite ?Ce n'est pas ce que V.S.Naipaul, Prix Nobel 2001, a choisi de faire.Naipaul continue a ecrire des romans, dont Semences magiques.Ce dernier s'inscrit dans la ligne tracee par ses plus grandes oeuvres, celles qui lui ont valu le Nobel, mais n'en a pas la qualite.Naipaul a beaucoup enquete sur la situation postcoloniale, sur les pays d'Afrique et des Caraibes qui viennent de gagner leur independance.Regle generale, Naipaul est plutot severe envers ces pays nouvellement liberes, car, selon lui, les elites des nouveaux pays postcoloniaux sont aussi pourris que les anciens colonisateurs.Dans Semences magiques, le heros Willie Chandran rentre en Inde pour participer a un mouvement revolutionnaire.Willie est un homme sans attaches, sans pays.Il est Indien, mais a longuement vecu en Afrique et, plus recemment, en Angleterre.Il etait marie, mais sa femme n'est qu'une ombre qui flotte dans un passe indefini.Puisqu'il est a la recherche d'attaches, d'engagement, de quelque chose qui donnerait du sens a sa vie d'errance, Willie est vulnerable et susceptible d'etre manipule.Effectivement, une fois rentre en Inde, ayant rejoint ce vague mouvement revolutionnaire .ce livre est pingre quant aux details ., Willie comprend qu'il s'est trompe.Le mouvement n'a de revolutionnaire que son nom, ses camarades ne sont pas dignes de confiance, leurs actions manquent de cohesion.Sans parler de la peur.Willie a peur de son ancien pays.Les nuits passees dans la jungle, lors des actions revolutionnaires, sont terrifiantes pour ce jeune homme qui est plus a l'aise dans la jungle urbaine de Londres.Quand Willie Chandran se rend aux autorites, nous sommes soulages pour lui.Il faisait un si pietre revolutionnaire.Enfin, il sera en securite.Suit une periode d'emprisonnement, car cet homme naif a mal calcule le desir de vengeance du gouvernement qu'il a tente de renverser.Mais contre toute attente, on libere Willie, grace a son passe : il fut autrefois ecrivain, un fait que Naipaul nous avait cache.Une troisieme periode commence dans sa vie: Willie rentre a Londres, mais il est sans argent, sans projet.Nous vivons pleinement son egarement.Il connait quelques aventures charnelles, surement les pages les plus tristes jamais ecrites sur le sexe.Naipaul nous livre un roman sur la desillusion, l'egarement d'un homme qui cherche l'engagement, sans jamais le trouver.Sa voix moralisatrice, critique, demolit le pauvre Willie Chandran, et lui laisse peu d'esperance de vie.FF1.2 SEMENCES MAGIQUES V.S.Naipaul Traduit par Suzanne V.Mayoux Plon, 289 pages PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE La linguiste Marie-Eva de Villers, qui a etudie le francais de la presse ecrite en France et au Quebec, a constate que quelque 88 % des mots utilises de part et d'autre de l'Atlantique sont partages.POLAR Crimes et chatiments en Suede NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPECIALE En 1967, les Suedois Maj Jowall et Per Wahloo publient le premier d'une serie de romans policiers sociologiques mettant en vedette l'inspecteur Martin Beck et son equipe.Veritable radioscopie d'une societe suedoise gangrenee par la criminalite et la corruption, cette serie memorable denonce les inegalites et le dysfonctionnement politique d'une Suede que l'on presentait comme un modele a suivre.Pres de 40 ans plus tard, Henning Mankell et Ake Edwardson, deux grandes vedettes du polar suedois, presentent a leur tour les commissaires Wallander et Winter, des flics d'elite qui assistent impuissants a la rapide desagregation de leur monde.Familles suedoises, je vous hais.Dans Avant le gel, de Henning Mankell, le commissaire Kurt Wallander est confronte a un double probleme, a la fois professionnel et familial : la decouverte d'une tete de femme coupee et l'arrivee de sa fille Linda impatiente d'endosser l'uniforme de la police.Des les premiers moments d'une enquete qui s'annonce difficile, le pere et la fille s'affrontent.Les engueulades se succedent et culminent dans une scene violente au cours de laquelle Linda entaille le front du paternel en lui lancant un cendrier ! Car Linda Wallander ressemble beaucoup (trop ?) a son geniteur : meme caractere obstine, meme irascibilite, meme gout du risque.Etincelles garanties ! Par ailleurs, on en apprend un peu plus sur la mere alcoolique et nevrosee de Linda.Pas jojo, la famille Wallander ! Contrevenant aux ordres de son pere, Linda se lance dans une enquete parallele qui l'entraine vers une secte religieuse fanatique dirigee par nul autre que le pere retrouve de sa meilleure amie.Apres cette enquete conjointe, on se demande si, a l'instar de Conan Doyle avec son Sherlock Homes, Mankell ne succombera pas a la tentation de se debarrasser de son personnage fetiche qu'il reussit presque a rendre antipathique dans cet excellent roman plein de bruit et de fureur.Winter en ete.Pendant qu'il gele a Ystad, il fait une canicule d'enfer a Goteborg dans Je voudrais que cela ne finisse jamais, d'Ake Edwardson, quatrieme roman policier de la nouvelle star du polar suedois.Le jeune commissaire Erik Winter connait lui aussi son lot de problemes familiaux et professionnels.Pere d'une enfant de 15 mois, il a le plus grand mal a concilier sa vie familiale et les horaires de fou que lui imposent son travail de flic.Il faut beaucoup de patience et de doigte a sa compagne Angela pour l'epauler alors qu'une nouvelle affaire epineuse se presente : on a retrouve le cadavre d'une jeune femme dans l'un des parcs de la ville.Or, ce meurtre presente des similitudes avec un autre, commis cinq ans plus tot et jamais elucide.Winter mene les deux enquetes conjointement, mais la tache semble desesperee car il manque d'indices, de preuves.Mene a un rythme haletant par un conteur habile en pleine possession de son art, Je voudrais que cela ne finisse jamais est un recit sombre, plein de secrets, dont le style resolument moderne surprend et deroute, parfois.Kurt Wallander et Erik Winter ont des personnalites tres differentes.Plus age, le premier nous apparait comme un etre solitaire, neglige, bourru, colerique, alors que le jeune Winter est une sorte de playboy, grand amateur de jazz, qui s'achete des costumes Armani et conduit de belles voitures.Mais les deux sont aussi des flics obstines, honnetes et efficaces, terrifies par la violence, la deliquescence ambiantes, capables d'empathie a l'egard des victimes.A travers les peripeties de leurs enquetes, menees avec acharnement, c'est la face cachee de la Suede qui nous est revelee, cette part d'ombre qui n'apparait jamais sur les cartes postales et les depliants touristiques.nspehner@globetrotter.net FFFF AVANT LE GEL Henning Mankell Seuil, 442pages FFFF JE VOUDRAIS QUE CELA NE FINISSE JAMAIS Ake Edwardson Lattes, 392pages EN KIOSQUE MAINTENANT Cuisinez avec Ricardo, en rediffusion du lundi au vendredi, 11 h, sur les ondes de Radio-Canada A NOEL ON AIME CUISINER GRACE AU MAGAZINE RICARDO TELEVISION 109 . LECTURES BEAUX LIVRES FFF1.2 AZNAVOUR, Images de ma vie Photos et textes de Charles Aznavour Flammarion Quebec, 162 pages 59,95 $ Deux ans apres sa chaleureuse autobiographie, Charles Aznavour se devoile encore un peu plus en ouvrant ses albums de photographies.Photographe amateur tout au long de sa vie .depuis qu'on lui offrit un appareil dans son enfance .l'artiste a saisi des milliers de photos de sa famille, de ses amis, de ses voyages, des artistes qu'il apprecie.Ses cliches temoignent a la fois d'un reel talent et d'une grande sensibilite.Les fans du chanteur plongeront emerveilles dans son intimite, decouvrant ses gouts, son sens de l'esthetisme, son amour infini pour ses enfants et ses petits-enfants.Aznavour signe aussi les textes de l'album, qui sont bien davantage que les legendes des photos.Plein d'une grande poesie, citant abondamment les chansons de l'artiste, ces textes ajoutent beaucoup de tendresse a un livre decidement tres touchant.Michel Marois BEAUX LIVRES FFF1.2 BRIGITTE BARDOT EPA, 190pages, 79,95 $ Y a-t-il encore des fans de Brigitte Bardot ?Des vrais fans, devoues, toujours admiratifs inconditionnellement ?Voici leur livre.Il n'y a que BB dans ce magnifique recueil de portraits.BB heureuse dans ses meilleures annees, du berceau a la trentaine, ce qui lui a tout de meme donne le temps de convoler trois fois.Ils sont tous la.Roger Vadim, son premier mari epouse alors qu'elle n'avait que 20 ans, Jacques Charrier, sept ans plus tard, en 1959, et le milliardaire allemand Gunter Sachs, en 1966.Elle marche lascivement et un saint vendrait son ame pour la voir danser , dit d'elle Simone de Beauvoir.Les photographies sont accompagnees de citations de gens qui l'ont connue et l'album se termine par un livre d'or dans lequel ont signe Annie Girardot, Paul Bocuse, Michele Morgan.Du tres bon Paris Match.Stephanie Berube BEAUX LIVRES FFF PETIT MONSIEUR Victor-Levy Beaulieu Musee national des beaux-arts du Quebec, 48 pages, 21,95 $ C'est bien la premiere fois que l'on pourra lire du Victor-Levy Beaulieu adresse aux enfants! L'experience est bonne, il y a la naivete requise par ce genre de litterature, mais sans mievrerie, il y a la poesie, la tendresse, la douceur.Il est vrai que le projet de la collection de contes pour enfants du Musee national des beaux-arts du Quebec (dont on ne parle pas assez a mon gout) consiste a faire ecrire un ecrivain en s'inspirant des oeuvres d'un artiste quebecois.Cette fois-ci, c'est Horatio Walker que l'on surnommait le peintre de l'ile d'Orleans .Superbes tableaux, il y en a 22, de ce peintre influence par Millet et l'ecole de Barbizon.Superbe conte, campagnard, qui donne envie d'aller se promener du cote de Sainte-Petronille, dans les annees 1880, en compagnie d'Horatio Walker.Jacques Folch-Ribas collaboration speciale BEAUX LIVRES FFF UNE FEMME NOMMEE MARIE Jacques Duquesne Flammarion, 2005, 159 pages, 74,95 $ Les Evangiles ne disent a peu pres rien de Marie ni de ses parents.Ce qui n'a pas empeche les peintres, stimules par la piete populaire, de representer la mere de Jesus aux tournants de sa vie et lors des celebrations que l'Eglise lui consacre, de l'Immaculee Conception a l'Assomption.Ce sont surtout aux XVe et XV1e siecles que les Italiens et les Flamands en particulier ont multiplie les portraits de la Vierge: Raphael, Giotto, Fra Angelico, le Tintoret, Van Eyck, Da Vinci, Michel- Ange.Et Pieter Bruegel qui a illustre le recensement dans un Bethleem a la flamande.C'est a Jacques Duquesne qu'on a demande de situer dans l'histoire et les Evangiles les riches portraits de l'album Une femme nommee Marie.On retrouve ici Duquesne le croyant plutot que l'enqueteur de la retentissante biographie parue l'an dernier chez Plon.Gerald Le Blanc BEAUX LIVRES FF1.2 CREMES ET CHATIMENTS Recettes delicieuses et criminelles d'Agatha Christie Anne Martinetti et Francois Riviere JC Lattes, 165pages, 39,95 $ Batir un livre de recettes a partir de plats cites par des auteurs celebres est devenu un filon d'editeur.Au tour de la celebre dame du crime de passer a cette rentable casserole.Les amoureux de la cuisine anglaise, si la chose est possible, seront servis a souhaits avec l'abc du sandwich aux concombres, aux figues ou au raifort, le steak and kidney pie, les rognons au bacon, ou le haricot au mouton.Ils oseront peut-etre se lancer dans la realisation d'un pouding Yorkshire ou de tartelettes au mincemeat et beaucoup d'autres etranges patisseries dont les Britanniques ont le secret.L'ouvrage est agreablement illustre par les cliches de Philippe Asset et emaille de jolies citations de la creatrice d'Hercule Poirot et de Miss Marple.Rudy Le Cours 3334467A 3366651A LITTERATURE FRANCAISE Une mine d'intelligence JACQUES FOLCH-RIBAS COLLABORATION SPECIALE S'il fallait n'avoir lu qu'un seul livre, un seul, durant cette annee, ce serait celui-la.Forcement, puisqu'il contient tous les livres francais, tous les auteurs de notre siecle comme ceux des siecles passes.Les gros, les grands, ceux de nos livres de litterature quand nous etions petits, et puis aussi les petits, les sous-grade, les demi-inconnus, les soldats mal vetus de l'Armee des lettres, les moinillons du Monastere des livres.Enfin : pas tous, ce serait impossible, et il y a des dictionnaires pour ca.Mais ceux dont Charles Dantzig a decide de parler, parce qu'il les aime ou les deteste.D'ou le nom: Dictionnaire egoiste.Charles Dantzig est un poete, editeur, ecrivain, et professeur de lettres.On s'en serait doute.Nous aurons le regret eternel de ne pas etre son eleve : si l'on en juge par ce qu'il ecrit, ses classes doivent etre passionnantes, droles, acides et sucrees comme un agrume qui agace les dents.C'est quelqu'un qui deboulonne les statues.On les regarde couchees par terre et l'on s'apercoit que l'interieur est vide, c'est une couche de metal moulee sur du vide.On dirait Saddam.C'est quelqu'un qui desinfecte notre pensee bourree de ce que l'on dit de, ce que l'on pense de, ce qu'il faut penser de .Et nous, que certains personnages des lettres mediatisees agacaient depuis longtemps, nous voila pris en train de sourire, un peu condescendants, un peu pris de pitie.Quant a d'autres auteurs, ou ecrivains, que nous avions un peu beaucoup oublies, ou qui nous etaient carrement inconnus, voila que ce Monsieur Dantzig les ressuscite, les desenterre (il ne craint pas les neologismes), et les fait tourner devant nous pour nous en montrer les cotes interessants.Voila un homme qui ecrit, au mot Livres de chevet : je n'ai pas de livres de chevet ; je ne m'endormirais jamais .Car il se trouve dans ce dictionnaire d'autres mots, aussi, que les noms des auteurs.On en peche quelques-uns, pour voir ?Cinema .quatre pages qui derangent, qui sont un veritable requisitoire, et en meme temps une plaidoirie Guerre de 14 .L'Illiade des francais Journalisme .un article a mediter serieusement, c'est-a-dire pas comme un journaliste ( !) Tant d'autres textes, sur tout et sur n'importe quoi (et n'importe qui) pourvu que cela ait un rapport avec la litterature.Nos dents sont agacees par les fameux raisins verts de la Bible, en meme temps que notre petite tete de linotte est toute petillante de plaisir.Le plaisir de comprendre quelque chose aux livres et aux auteurs, bien sur, le plaisir de se sentir en sante devant les Lettres, malades de Litterature.Sourire et rire devant les cotes ridicules, quel bonheur ! C'est aussi savoir que nos intuitions de lecteur avaient souvent du bon sens.L'intelligence devrait toujours etre drole.On a donne le Prix Decembre a ce livre.Le Prix Decembre est une oeuvre de salubrite publique, il n'est pas comme les autres.Cela parait clair.Ce livre est une mine d'or, a exploiter durant au moins une annee.FFFF DICTIONNAIRE EGOISTE DE LA LITTERATURE FRANCAISE Charles Dantzig Grasset, Paris, 967 pages . LECTURES On redefinit les mots DANY LAFERRIERE CHRONIQUE Les depossedes de la langue Combien de fois ai-je note ici (quatre, cinq) cette saillie d'un Montaigne en verve qui fait remarquer que les problemes politiques sont toujours une question de grammaire ?Ce n'est jamais par hasard qu'on parle une langue.Souvent c'est parce que quelqu'un de plus fort nous l'a imposee (si ce n'est pas hier, c'est avant-hier).Car personne, s'il n'est pas un colonise fini, n'a jamais abandonne sa langue pour une autre qu'il aurait juge plus belle.La beaute de la langue est une notion qui peut devenir subitement meurtriere.Deja en 1931 dans son celebre recueil, Musique negre, le poete haitien Leon Laleau lanca ce cri d'alarme : D'Europe, sentez-vous cette souffrance Et ce desespoir a nul autre egal D'apprivoiser, avec des mots de France, Ce coeur qui m'est venu du Senegal.Et 40 ans plus tard, une jeune poetesse de Montreal, Michele Lalonde, redit le meme desespoir et la meme rage dans Speak White ou elle admoneste cette fois l'Anglais Speak white and loud Qu'on vous entende de Saint-Henri a Saint-Domingue.Saint-Domingue, c'est le nom de l'ile d'Haiti a l'epoque de l'esclavage.Michele Lalonde sentait que le Quebec n'etait pas seul dans son humiliation.Et que ce n'etait pas non plus un probleme de langue, mais de colonisation.Le vaincu parle la langue du vainqueur.Une langue humiliee d'un cote des Pyrenees peut devenir une langue qui humilie de l'autre cote.Ne soyons pas dupes.Cela fait un bail que les femmes nous avaient signale les injustices de la grammaire.Une sale guerre La guerre se fait toujours sur au moins deux plans.Il faut d'une part ecraser l'adversaire sur un plan militaire ou economique, et d'autre part le laisser pour mort sur le plan linguistique.Faire en sorte que ses descendants ne parviennent a dire le fond de leur ame qu'avec vos mots et votre structure langagiere, ce qui est une operation de zombification intellectuelle.Quand, par exemple, un francophone parle anglais, il change du tout au tout : son visage, ses gestes corporels, son ton, donc sa facon d'etre.Il n'est pas plus mauvais qu'avant ; il est autre.Les mots d'un autre l'habitent.Cela est vrai aussi dans l'autre sens.Les mots vont plus loin que les balles.La balle tue un homme.Le mot l'infecte.De fait, il peut contaminer ses voisins.Une mauvaise definition de soi est dommageable.Les Quebecois sont parvenus, apres une apre lutte, a ne plus etre des Canadiens ou meme des Canadiens francais.Aujourd'hui, les immigrants ne savent plus s'ils sont des minorites visibles ou audibles, des allophones, des membres de communautes culturelles ou des francophones (la liste n'est pas complete).Ils se retrouvent noyes sous une avalanche de denominations.Ils n'atteindront cette simple dignite humaine qu'en devenant des Quebecois.Les Noirs aux Etats-Unis sont passes de Noirs, a Noirs americains pour se changer, aujourd'hui, en Africains americains.Encore un bout de chemin avant d'atteindre le vocable unique.On veut croire que ce sont les Noirs americains qui veulent se souvenir de l'Afrique.Ce n'est pas mon avis.On peut torturer un prisonnier jusqu'a ce qu'il avoue un crime qu'il n'a pas commis.En d'autres termes, les Noirs americains n'auraient jamais fait appel a l'Afrique pour se construire une identite, s'ils se sentaient totalement Americains.Comme les Blancs americains ne se sont jamais vus comme des Europeens d'Amerique, ce qui ne veut aucunement dire qu'ils ne portent pas eux tous les germes europeens.Ils ont construit la neuve Amerique avec des souvenirs de la vieille Europe.Un chemin bien trace En matiere d'immigration, on entend souvent l'expression societe d'accueil .On dirait une invitation au voyage.Rien n'est plus faux cependant.Le pays qui recoit (le Quebec n'est pas concerne ici parce qu'il n'a jamais ete un pays colonisateur) nous rebat les oreilles avec sa generosite, quand il ne s'agit que d'un effet de boomerang.L'ancien colonise quitte sa hutte pour aller s'etablir a cote de la villa de son ancien maitre.Quand le colon a pris la route salee (selon la metaphore du poete Anthony Phelps) pour aller chercher cette main-d'oeuvre corveable et taillable a merci (l'esclave), a-t-il vraiment cru que la mer etait une autoroute a sens unique ?Des decennies ou des siecles plus tard, le colonise refait le meme chemin en sens inverse.Le Jamaicain comme l'Indien ou le Pakistanais, se rend a Londres.Le Senegalais, le Congolais ou l'Ivoirien, a Paris.Le Sud-Americain regarde l'Espagne.Le Bresilien, le Portugal.Sans fantaisie aucune, le colonise reprend le chemin du colonisateur.A la difference que si le colonisateur etait maitre dans la colonie, la condition du colonise ne change pas chez le colonisateur.Le pauvre reste demuni partout.Autrefois, le maitre se deplacait, aujourd'hui c'est l'esclave qui va vers le maitre.En fait, repond le colonise au colonisateur, si nous sommes chez vous aujourd'hui, c'est parce que vous avez ete chez nous auparavant (et dans de meilleures conditions).Une perversion Au moment ou j'ecris cette chronique, la secretaire d'Etat americaine est en Europe pour tenter de redefinir la notion de torture.Rendre legale la torture.Mais elle deja est legalisee, disons normalisee, dans les trois-quarts des pays de la planete.On torture partout.Alors pourquoi tout ce remue-menage ?C'est qu'on y a apporte quelques petits changements depuis le Moyen-Age.On parle de methodes pointues de la CIA qui sont, parait-il, acceptables.Une torture de pointe.Quelque chose qui va au-dela de la torture.On progresse dans tous les domaines.Mais revenons a la question fondamentale: pourquoi ne pas torturer a ciel ouvert alors qu'on fait la guerre sans demander la permission a personne?C'est que le mot guerre fait reference a un pays, alors que la torture ne regarde que l'individu.Et dans notre culture si agressivement capitaliste, l'individu a toujours preseance sur le collectif.On protege l'individu contre l'Etat.L'autre raison c'est que la torture est incompatible avec la notion de democratie.Et l'Occident tient tant a sa democratie.La torture est non seulement antidemocratique, mais aussi barbare.Le tortionnaire n'est donc pas sortable.Or Bush espere etre recu, un jour, dans les meilleurs salons de Boston.Je dis Bush, mais cela va pour tous les autres.Des bourreaux parfumes et bien mis.La torture, elle, est plutot sale, vulgaire, et laide.La preuve, elle se pratique dans les sous-sols par des gens cagoules.On penetre dans les fosses d'aisance de la democratie.Avec du sang, de la sueur, des cris.Cela sent la merde.Une femme du monde ne va pas la.Mais on en parle ces jours-ci, avec Condoleezza Rice, dans les salons d'Europe.Il n'y a pas que la notion de torture qu'on tente de moderniser.Ratzinger se precipite pour recadrer l'homosexualite.En fait il vise la pedophilie exacerbee , tout en mesurant calmement la chose dans un ordre precis de temps.Et ceux qui le deviennent apres etre ordonnes pretres?Y aura-t-il une police interne?Et l'amour?Des vies seront pietinees.C'est Claudel, un poete chretien qui avait le sens de la volupte: Ah, cette haine contre ceux qui jouissent ! Declaration d'amour Il est naturel d'aimer le pays qui nous a vu naitre, et qui a vu naitre aussi nos parents et nos grands-parents.Depuis de nombreuses generations, nous n'avons connu que ce ciel, ces arbres, ces rivieres, ces saisons, et nous n'avons chante que dans cette langue.Il est naturel d'aimer le pays qui nous a accueilli quand la dictature, la faim et la foi aveugle nous en voulaient a mort.Et se souvenant de la legende du Survenant, ce pays a mis a notre disposition son ciel, ses rivieres, ses saisons et sa langue.Il est naturel d'aimer ce pays meme si nous ne partageons pas les memes gouts.Et la meilleure raison que nous avons de le faire, c'est que nous sommes la, ensemble, et que nous habitons la meme maison.Et qu'a force de nous cotoyer, nous partagerons, un jour, la meme histoire.Je suis encore tout etonne de la rapidite avec laquelle j'avais ecrit ce texte, en moins d'une demiheure.Tout a commence par ce coup de fil de la societe Saint-Jean Baptiste, au printemps de 1997, me demandant d'etre le porte-parole de la fete nationale du Quebec.J'etais a Miami, a l'epoque, apres avoir fui honteusement le froid montrealais.Ce n'etait pas tout a fait la chaleur, ni l'odeur, ni non plus la saveur d'Haiti mais on pouvait parfois, en se fermant les yeux, se croire a Portau- Prince.Que voulait donc dire cette petite douleur lancinante (un tocsin), la, au creux de la poitrine ?Cela m'a pris quelque temps pour accepter que j'etais simplement nostalgique de Montreal.Et meme du froid montrealais (on prend tout ou rien).Comment un homme du S ud peutil etre nostalgique de l'hiver?Oh, cela fait un temps que je ne cherche plus d'explication a certaines choses, me contentant plutot de vivre.3366652A EN BREF Mankell Henning La Suede en proie au fanatisme religieux 448 pages 31,95 $ Le roi du polar suedois.L'Express Dans le froid paradis perdu qu'est la Suede d'aujourd'hui, Henning Mankell suit les parcours paralleles du commissaire Wallander et de sa fille Linda.Deux flics atypiques et attachants, confrontes a une societe qui se deglingue.Un polar qui se developpe avec une magnifique lenteur.Et qui fascine de bout en bout.Rene Homier-Roy Radio-Canada 3363877A Traite d'islamologie Pour tous ceux qui s'interessent a l'actualite et particulierement aux evenements touchant de pres la grande communaute musulmane mondiale, ce petit atlas, publie par Autrement, est un incontournable.En 63 pages, l'auteure Anne-Laure Dupont et le cartographe Guillaume Balavoine, reussissent a peindre un portrait de l'islam clair et concis et ce, malgre la diversite deconcertante qui caracterise cette religion que pratique un habitant de la planete sur six.Les inities, qui connaissent la difference entre le hajj (pelerinage) et le djihad (guerre sainte) y trouveront tout autant leur compte que les novices en matiere d'islamologie.Ce petit recueil de cartes, de statistiques et de textes n'est d'ailleurs pas passe inapercu : il a recolte plus tot cette annee le prix Ptolemee, decerne au Festival international de geographie.Laura-Julie Perreault FFF1.2 ATLAS DE L'ISLAM DANS LE MONDE Anne-Laure Dupont et Guillaume Balavoine Autrement, 63 pages Temoignage de Lynda Veronneau, ex-detenue: la vie en milieu carceral, sa relation avec Karla Homolka PAR CHRISTIANE DESJARDINS OFFERT EN LIBRAIRIE 3361479A LECTURES Dédier et dédié PAUL ROUX MOTS ET ACTUALITÉS En français, on peut dédier quelque chose (une chanson, une oeuvre) à quelqu'un, on peut dédier une église à un saint.Sous l'influence de l'anglais dedicated, on a vu apparaître l'adjectif dédié au sens de « réservé et affecté à un usage particulier », notamment dans le domaine de l'électronique et de l'informatique.Ce sens est maintenant entériné par les grands dictionnaires.Dédié s'est ensuite répandu comme une traînée de poudre à d'autres domaines.Mais cette extension est abusive.On ne dira pas, par exemple, d'une personne qu'elle est dédiée à une cause, d'une chaîne de télé qu'elle est dédiée à la nouvelle ou d'une taxe qu'elle est dédiée à un secteur en particulier.On emploiera plutôt, selon le contexte, les verbes, locutions verbales, participes ou adjectifs consacrer, se consacrer, se donner à fond, s'investir dans, se dévouer, (être) dévoué, (être) consacré, (être) spécialement affecté, (être) spécialisé, particulier, etc.> Elle consacre tout son temps aux études.> Il se donne à fond pour l'équipe.> Elle se dévoue pour ses enfants.> Il est dévoué à la cause.> Elle s'investit dans l'intégration des immigrants.> Une place publique est consacrée à Riopelle.> Un impôt affecté aux transports en commun.> Une entrée réservée aux handicapés.Sens du timing Un journaliste me demande si l'on peut dire de quelqu'un qu'il a le sens du timing.Si on le fait, il faut mettre timing en italique, car il s'agit d'un mot anglais.Cela dit, il y a quelques expressions qui rendent à peu près la même idée en français.On peut dire de quelqu'un, par exemple, qu'il sait saisir l'occasion, qu'il sait attendre le moment opportun, agir au moment propice, etc.Le mot timing est aussi employé, tant en France qu'ici, au sens de « minutage », de « rythme » ou de « synchronisme ».On parlera, par exemple, d'erreur de timing, du timing d'un spectacle.Encore ici, si l'on veut éviter l'anglicisme, les solutions sont nombreuses.On peut parler du bon moment, du moment propice pour accomplir une tâche, du rythme d'une émission, du synchronisme d'une action.> Sa sortie du placard ne pouvait survenir à un meilleur moment.> L'émission avait un rythme d'enfer.> Les nageuses se sont exécutées avec un synchronisme parfait.Tout employé adverbialement QNous nous demandons, mes collègues et moi, s'il faut accorder tout dans la tournure des informations tout aussi importantes.Nathalie St-Michel REmployé adverbialement, tout est invariable, sauf devant un mot commençant par une consonne ou un h aspiré.> Des informations tout aussi importantes.> Elle était toute bouleversée par ses confidences.Fini les folies QL'affiche du dernier Elvis Gratton, de Falardeau, porte le slogan : Fini les folies (.).Pourquoi ne pas accorder ce participe passé ?Philippe Legris RQuand fini est placé en tête de phrase, l'accord est hésitant.On rencontre tantôt fini (c'en est fini des folies), tantôt finies (les folies sont finies).Les deux accords sont considérés comme corrects.Petits pièges Voici les pièges de la semaine dernière : 1) C'était une femme rondelette au décolletée plongeant.2) Il a quitté la pièce sans autres formalités.\u2014Il n'y a pas de e à décolleté.\u2014On écrit sans autre formalité.Il aurait donc fallu écrire : 1) C'était une femme rondelette au décolleté plongeant.2) Il a quitté la pièce sans autre formalité.Les phrases suivantes comprennent au moins une faute.Quelles sont-elles ?1) Ils se vengent avec moults plaisanteries.2) Elle n'arrêtait pas de se confondre en excuse.Les réponses dimanche prochain.Dominique Michel, Hubert Reeves, Jean Coutu.31 personnalités remarquables partagent leur expérience, leurs découvertes, leurs renoncements et leurs rêves.Pour répondre à la question, Catherine Bergman a aussi interrogé des professionnels de l'âge.À quoi faut-il s'attendre après 65 ans ?« Il faut rester dans la parade ! » Comment vieillir sans devenir vieux 320 pages 26,95 $ 3366760A GÉNI E S EN HERBE #1175 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., ghpanto@videotron.ca A-QUI SUIS-JE ?MOTS COMMENÇANT PAR LA LETTRE « B » 1 C'est une barre de métal dont les deux extrémités sont constituées de boules métalliques et qui est couramment utilisée dans les piercings au nombril et à la langue?2 D'origine italienne, ce verbe signifie s'amuser à des choses futiles, folâtrer.3 De son vrai nom, Diane Guérin, elle nous chantait Nouvelle femme dans les années 80.4 Ce groupe musical comptait à ses débuts Stuart Sutcliffe qui mourut d'une hémorragie cervicale à Hambourg en 1962.5 De quelque 20 mètres de long, ce dinosaure herbivore était un des mets préférés de Fred Flinstone.Docteur à l'origine d'une poursuite E-IDENTIFICATION PAR INDICES 1 Il naît à Figeac Lot en 1790 et meurt à Paris en 1832 où il est enterré au Cimetière du Père Lachaise.2 Particulièrement doué en langues, il maîtrise dès l'âge de 14 ans le latin, l'hébreu et l'arabe.Il s'attaque ensuite à l'éthiopien et le copte dans un but tout particulier.3 On lui doit d'avoir déchiffré les inscriptions hiéroglyphiques de la pierre de Rosette.Son système de déchiffrement des hiéroglyphes est exposé dans son Précis du système hiéroglyphique des anciens égyptiens et dans sa Lettre à M.Dacier.Il décrit cette écriture comme « à la fois figurative, symbolique et phonétique ».4 Égyptologue réputé, il devient par la suite conservateur chargé des collections égyptiennes au Louvre et titulaire de la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France.C-POISSONS 1 Ce vertébré aquatique qui a eu accès aux Grands Lacs par la canalisation de la voie maritime est un dangereux prédateur des poissons d'eau douce dont il suce le sang après s'être accroché au moyen d'une ventouse dentelée.2 Cet acide gras polyinsaturé, qui se retrouve principalement dans le soja ou le poisson, a la cote au niveau de l'alimentation pour ses vertus sur le système cardiovasculaire.3 Quelle attraction touristique québécoise vous permet, en traversant un tunnel d'acrylique, d'être entouré de quelque 350 000 litres d'eau et de 650 spécimens aquatiques?4 Quel pays insulaire consomme près du quart des poissons pêchés annuellement?5 Outre les organes sexuels du fugu, quel autre organe de ce poisson-lune sécrète un poison éminemment toxique qui peut causer la mort?D-ASSOCIATIONS Associez le député fédéral à son parti.1 Peter Mac Kay 2 Belinda Stronach 3 Claude Bachand 4 Chuck Cadman 5 Ed Broadbent A Bloc québécois B Nouveau parti démocratique C Parti libéral du Canada D Parti conservateur E Indépendant Premier ministre québécois GEN11DE SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES B-ACTUALITÉ 1 Qui a surpris la galerie en remettant sa démission à titre de chef du Parti québécois au Congrès du parti de 2005 suite à l'obtention de 76,2% lors d'un vote de confiance?2 Dans quelle ville des Laurentides sera construite la nouvelle Cseries de Bombardier?3 Au printemps 2005, quel pays d'Amérique du Sud était en proie à d'intenses manifestations populaires ayant mené au remplacement du Président et ayant pour but la nationalisation des hydrocarbures?4 Quel pays insulaire a mis sur la glace son référendum sur la Constitution européenne suite à la victoire du NON lors des référendums français et néerlandais?5 Quel docteur est à l'origine de la poursuite contre le monopole du secteur public en santé au Québec, sur laquelle la Cour suprême s'est prononcée en juin 2005, ouvrant la porte au privé en matière d'assurance-santé?G-TOURISME ASIATIQUE 1 Ce malheureux type de tourisme a pour destination privilégiée l'Asie du Sud-Est, notamment la Thaïlande, et a été dénoncé dans les années 80 par les travailleurs humanitaires Timothée Bond et François Lefort.2 Malgré l'explosion des deux premiers bouddhas de cette ville afghane, il semblerait qu'il en existe un troisième, enfoui, qui aurait été épargné des Talibans.3 Dans quel pays retrouve-t-on le mausolée de Khaznah, taillé dans la falaise de la ville de Pétra, et à l'honneur dans Indiana Jones et la dernière croisade ?4 Cette basilique érigée dès 360 après J-C fut continuellement transformée et se vit adjoindre quatre minarets au 15e siècle avant de devenir mosquée.5 C'est dans ce pays, où le chef mongol Tamerlan avait choisi de fonder sa capitale, Samarkand, que l'on retrouve le Rigestan, vaste place bordée par des édifices recouverts de faïence colorée.F-CHARADE 1 Mon premier est le symbole chimique du calcium.2 Mon second est construit sous l'eau dans le cas de l'épinoche.3 Mon troisième est un mot très familier pour désigner le postérieur de l'homme.H-HISTOIRE DU CANADA 1 C'est dans cette province canadienne que se déroulait l'entraînement des pilotes du Commonwealth lors de la Seconde Guerre mondiale?2 Quel parti éphémère, dirigé par Paul Gouin et dont faisait partie André Laurendeau, eut pour principal but de renverser la conscription canadienne votée en 1942 ?3 C'est sous le règne de ce Premier ministre québécois qu'eut lieu la première nationalisation d'une compagnie de distribution d'électricité en 1944, celle de la Montreal Light, Heat and Power.4 Cette forme de démocratie directe fut employée en 1942 afin de sonder l'opinion canadienne sur l'instauration de la conscription?5 Quelle commission d'enquête créée en 1937 avait pour fonction d'étudier les rapports entre le gouvernement fédéral et les provinces et se prononça en faveur d'une extension des pouv gouvernement central, notamment en matière sociale ?4 Mon quatrième est la lettre de l'alphabet latin issue de l'epsilon grec, .5 Mon tout est une période de chaleur extrême. LECTURES BEAUX LIVRES HUGO DUMAS Cette brique de près de 1000 pages s'adresse aux fans de musique.Aux purs et durs, qui se souviennent de l'ordre précis des chansons jouées par les Rolling Stones lors de leur passage au Forum le 17 juillet 1972.Vous voyez le genre.On ne traverse pas d'un trait un ouvrage comme L'Histoire du rock, qui a été rédigé par Jacques Barsamian et François Jouffa, deux journalistes français (ultra) spécialisés en musique.On y plonge, à petites doses.On fouille dans certains chapitres, pour se rappeler la machine Motown et ses artistes tels Smokey Robinson, Mary Wells, The Marvelettes, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, The Four Tops et les Supremes de Diana Ross.D'ailleurs, saviez-vous que Les Marvelettes ont refusé d'enregistrer Baby Love, qui allait, évidemment, devenir le plus gros succès des Supremes ?Plus de 4800 artistes ont été catalogués dans ce livre, qui se consacre essentiellement aux années 50, 60 et 70.Les auteurs ont arrêté leur recension à la période Deep Purple, Led Zeppelin et Fleetwood Mac.Mais bon, les intéressantes informations sur ces trois décennies déboulent sur des centaines de pages.Un chapitre est évidemment consacré au roi du rock'n'roll, Elvis Presley, ainsi qu'à ses héritiers.On y raconte aussi la montée de l'étiquette Sun Records, fondée par Sam Phillips, sur laquelle ont enregistré Elvis Presley, Sonny Burgess, Johnny Cash et Carl Perkins, le tout premier à populariser Blue Suede Shoes.C'est ce même Sam Phillips qui, en 1955, a vendu le contrat d'Elvis Presley (et tous ses enregistrements, même les inédits) pour 35 000 $.Au fil des pages, on y retrace les grands moments de la carrière de Ray Charles, des Beatles, des Stones, des Kinks, des Platters et même des Bee Gees.La section sur les premiers groupes de filles est également très bien ficelée.On pourra par contre reprocher aux auteurs leur écriture très franchouillarde, ce qui peut devenir agaçant.Pourquoi écrire pop music ou rock music quand d'excellents équivalents français existent ?Et pourquoi qualifier les Pat Boone, Frankie Avalon et Bobby Darin de « teenage idols » ?FFF HISTOIRE DU ROCK Jacques Barsamian et François Jouffa Tallandier, 991 pages Précis du rock Aznavour ouvre ses archives personnelles Son enfance et ses voyages, sa vie familiale et ses souvenirs de scène, ses rencontres mémorables et même ses cousins d'Amérique ! Images de ma vie un luxueux album 160 pages 59,95 $ 3366759A Fer de langue À propos des Loco Locass, on a épuisé à peu près tous les jeux de mots possibles comportant le mot langue.La langue qu'ils n'ont ni dans la poche ni dans le vinaigre, ou encore celle qu'ils ont bien tournée sept fois avant de parler etc.Mais Batlam, Biz et Chafiik n'ont pas de raide que la langue, leur plume n'est pas molle non plus.Les éditions Fides viennent de lancer en un recueil, sous le titre de Poids Plume, les textes allumés de Loco Locass, soit les chansons des albums Amour oral et In Vivo.Un très beau livre agrémenté de superbes collages, montages et dessins signés Alain Reno, de photographies diverses (chez eux en studio, sur scène en spectacle) et de commentaires du trio.On le sait, les écrits de Locass ont une grande portée sociale et politique.Mais les paroles de leurs mini-hymnes à la libération ne s'apprennent pas facilement par coeur, et se lisent laborieusement dans les minuscules livrets CD.Poids plume est une lecture visuellement confortable, c'est à dire que le bouquin permet de savourer et de méditer, sans presse et sans pression (et sans devoir utiliser un microscope), la poésie tonifiante de nos camarades.Un objet indispensable, et peu dispendieux, pour les fans.Aleks i K.Lepage co l laboration spéciale FFFF POIDS PLUME Loco Locass Éditions Fides, 120 pages, 24,95 $ LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND COMIC11DEM Abonnez-vous au site de nouvelles financières et économiques le plus consulté au Québec.C'EST GRATUIT ARTS ET SPECTACLES MICHEL PAGLIARO PLANÈTE PAG Michel Pagliaro détient plusieurs records.Une carrière de rockeur qui a commencé avec les Merseys et les Chanceliers il y a 40 ans.L'enregistrement de 30 albums et d'une succession de tubes qui ont tourné au moins 25 000 fois à la radio sans perdre leur mordant.Et un disque sur lequel il travaille depuis 15 ans et qui n'est pas encore terminé.Portrait d'un esprit libre qui prend son temps.NATHALIE PETROWSKI RENCONTRE D'abord, il a été question de rencontrer Michel Pagliaro dans son studio, au coin des rues Amherst et Sainte-Catherine.L'idée est tombée à l'eau, Pagliaro n'aimant pas recevoir les médias dans son antre de création.Quelque part dans la région de Morin Heights, peutêtre ?On m'a fait savoir qu'il n'y habitait plus depuis trois millions d'années.Dans un café près de chez lui, alors ?En passant, il vit où ?Réponse : Outremont.Ce fut la première d'une longue suite de surprises.J'imaginais mal le parrain du rock québécois vivant dans le quartier chic et de bon goût de Jean Lapierre et des abonnés de l'OSM.Mais on peut s'attendre à tout avec Pagliaro, Pag pour les intimes, un musicien et un créateur qui, de l'avis de plusieurs, vit sur une autre planète dont il descend à l'occasion pour nous offrir de grands crus rock.Son image de dur à cuire, tout de noir vêtu, le regard systématiquement barré par d'énormes verres fumés, est moitié facade, moitié bouclier antimissile contre les envahisseurs.Derrière, on découvre des choses étonnantes.Comme un appart à Outremont, un fils de 18 ans et une chanteuse française dans la lignée directe de Barbara, qui porte le curieux nom d'artiste de Stephend et avec laquelle Pag partage sa vie depuis une éternité.On découvre surtout un énorme mystère qui va en s'épaississant à mesure qu'on s'en approche.Surgissent alors les inévitables questions.Comment Pag gagne-t-il sa vie, lui qui n'a pas lancé de nouveau disque depuis l'excellent Sous peine d'amour en 1988 ?Et puis pourquoi, au fait, ne sort-il pas ce foutu disque qu'il ne cesse de monter, de démonter, de charcuter et de triturer ?Un fin observateur de la scène musicale, qui connaît Pag un peu et qui l'aime beaucoup, avance une théorie : plus le temps passe et plus ce disque devient une montagne, une inaccessible étoile, un immense casse-tête sonore que Pag ne veut pas laisser aller.Une légende circule dans le milieu : il y a plusieurs années, lors d'un concert en plein air, Pag aurait étrenné quelques-unes de ses nouvelles chansons, à forte saveur country.L'accueil tiède du public l'aurait traumatisé et poussé à se réfugier en studio et à ne plus risquer en public aucune nouveauté dont il ne serait pas satisfait à 100 %.Et comme Pag n'a pas la satisfaction facile, qu'il est d'un perfectionnisme quasi maladif, nous voilà 15 ans plus tard, en attente d'une bombe qui grossit sans exploser.« C'est moi l'artiste » Évidemment, ce n'est pas la version de Pag.Attablé devant un ballon de rouge dans un café d'Outremont, ses longs cheveux noirs de pope russe striés de gris, ses lunettes Persol \u2014avec lesquelles le yacht n'est malheureusement pas fourni\u2014 sur la table, il ne comprend pas notre impatience.« C'est moi l'artiste, c'est moi qui décide.Lâchez-moi avec le trop perfectionniste.Ça n'a rien à voir avec ça.Quand c'est pas fini, c'est pas fini.Pour faire de la chanson pop, ça prend un paquet d'affaires : une osmose, une texture, un environnement, une atmosphère, une adéquation parfaite entre le texte, les rythmes, les couleurs de l'instrumentation.Tant que tu l'as pas, ça sert à rien de sortir un disque pour sortir un disque.» Aussi étrange que cela puisse paraître de la part d'un type qui a écrit J'entends frapper et non la Neuvième de Beethoven, Pag a une conception très précise et très idéalisée de l'artiste.« Être un artiste, dit-il, c'est une affaire de satisfaction personnelle.C'est pas un exploit social, à moins d'être déviant et de prendre un plaisir pervers à sortir de la merde.Être artiste, c'est aussi une affaire d'intégrité.C'est être capable de dire non, je ne le sortirai pas, même quand le monde te dit : mais ça fait 150 ans que tu travailles dessus ! Moi, je crois à ce que je fais.Si j'y croyais pas, j'aurais honte de moi.Je serais en train de me diluer dans la conformité.Ça ne me tente pas.Vraiment pas.» En attendant d'atteindre le nirvana créateur et créatif, Pag a donc décidé de se mettre en réserve de la République.Pour calmer l'appétit des gens, il vient de sortir un DVD, Pagliaro Live à Québec, la captation enivrante d'un concert qu'il a donné avec sa jeune bande de musiciens au Théâtre Impérial de Québec en février 2005.Car malgré ses 57 ans bien sonnés, Pag continue de se produire en spectacle et de « rocker » au moins une trentaine de fois par année.La fameuse question sur la retraite anticipée d'un rocker qui n'a plus 20 ans lui soutire un sourire narquois et une réplique de Keith Richards : « Si j'étais un vieux musicien noir de Chicago, ridé, arthritique, qui joue encore à 90 ans, vous ne me poseriez pas la question, alors.» Traduction : tant que Pagliaro pourra chanter sur scène, il le fera.Pas de retraite prévue ni prévisible à l'horizon.Mais ne croyez pas que Pag se produit sur scène seulement pour l'argent.Loin s'en faut.Après 40 ans de carrière, des hauts et des bas, un statut de pionnier et de musician's musician, il s'en tire plutôt bien.En 2002, la SOCAN lui a remis son Prix national pour l'ensemble de son oeuvre, constituée de plusieurs classiques du rock qui ont tourné dans les radios plus de 25 000 fois.Ses chansons sont souvent reprises par des vedettes populaires comme Sass Jordan (Rainshowers), Roch Voisine (J'entends frapper), Éric Lapointe (Émeute dans la prison), Claude Dubois (Illusion) et Laurence Jalbert (Jeter un sort).Les publicitaires ne sont pas en reste.Les magasins Brick, les jus Tropicana, les camions Ford et, plus récemment, les tablettes de chocolat Mars ont choisi de faire passer leur message sur un classique de Pag.La force accrocheuse de ses mélodies a aussi séduit les gens de télé et de cinéma.Pag a vendu les droits de trois chansons aux producteurs des Boys 2 et ceux de Rainshowers aux producteurs de la minisérie sur Trudeau à la CBC.Il a aussi composé la musique du générique de la série Jack Carter.À l'écoute des nouveaux musiciens Bref, l'homme ne se tourne pas les pouces.Et s'il est aussi tatillon en création musicale qu'en affaires, il a les moyens de continuer son travail en laboratoire pendant 100 ans.Il raconte qu'il est constamment à l'écoute des nouveaux musiciens qui poussent : des instrumentistes qu'il va entendre, ici et là, dans les petits clubs de la ville.« La musique, dit-il, faut que ça soit vécu, joué, ressenti.C'est pas juste un paquet de notes mais plutôt une suite de sons et de rythmes qui donnent vie à une idée.J'ai joué avec beaucoup de monde, mais si j'ai le choix entre un vrai musicien qui joue comme un dieu mais qui est inconnu et un autre qui a vendu 40 millions de disques, j'irai avec l'inconnu.C'est pas la notoriété ou la personnalité qui compte pour moi, c'est la musique.» Pagliaro a été vedette à son heure.Aujourd'hui, il se définit pourtant comme un artisan de la pratique musicale, qualificatif qu'il a sans doute ramené de France, où, dans les années 80, il frayait avec les Higelin et les Coluche de ce monde.Après 1987, au retour de cet exil français de plusieurs années, Pag a plus ou moins coupé les ponts avec ses anciens camarades de nuit.Il parle à Higelin de temps à autre mais sans plus.N'a pas de nouvelles de Leonard Cohen depuis des lustres et croise à l'occasion Tony Roman.Sa vie, aujourd'hui, c'est la petite cellule qu'il forme avec les jeunes musiciens (dont le guitariste Steve Hill), qui l'accompagnent depuis deux ans et qu'on peut entendre dans toute leur énergique verdeur sur le DVD.C'est aussi son fils, qui a commencé à faire de la musique, et sa femme, Stephend, une brune un peu théâtrale qui, à l'occasion, chante sur scène avec lui et qui a eu le malheur de remporter le prix de la Révélation féminine aux Victoires de la musique en France en 1996.Le malheur parce que, l'époque, Stephend était une illustre inconnue dont la carrière se résumait à une première partie pour Michel Sardou et à une poignée de tours de chant dans les cafés.Le scandale éclata lorsqu'on découvrit que son producteur était l'associé du producteur délégué des Victoires et qu'il avait trop bien manoeuvré au nom de sa protégée.Même si Stephend n'avait sans doute rien à voir avec ces magouilles, elle fut marquée au fer rouge par cet incident qui entraîna par la suite un changement des règles d'attribution des Victoires.Mais tout cela, c'est du passé.Pour Pag, comme pour sa femme, l'important, c'est l'avenir.Un avenir qui, dans ce cas-ci, risque de durer longtemps.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : nathalie.petrowski@lapresse.ca PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Tant que Pag pourra chanter sur scène, il le fera.Mais ne croyez pas que ce soit seulement pour l'argent.Loin s'en faut.Après 40 ans de carrière, des hauts et des bas, un statut de pionnier et de « musician's musician », il tire son épingle du jeu plutôt bien.« J'ai joué avec beaucoup de monde, mais si j'ai le choix entre un vrai musicien, qui joue comme un dieu mais qui est inconnu, et un autre qui a vendu 40 millions de disques, j'irai avec l'inconnu.» "]
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