La presse, 31 janvier 2006, Cahier A
[" PHOTO CHRIS O'MEARA, AP UNPRINCE ET SES CHÂTEAUX L'HÔTELIER FAIRMONT PASSE SOUS CONTRÔLE CALIFORNIEN ET SAOUDIEN LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 EXXONMOBIL ENREGISTRE DES PROFITS RECORDS : 10MILLIARDS US EN TROIS MOIS LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 LES 10PIRES GAFFEURS DE L'HISTOIRE DU SUPER BOWL SPORTS PAGE 5 LA PRESSEÀ DETROIT Scott Norwood Montréal mardi 31 janvier 2006 Le plus grand quotidien français d'Amérique 65¢ taxes en sus - Édition provinciale 75¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées HARPER TIRE CHAREST VERS LE HAUT Les élections fédérales changent le paysage politique québécois DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Conséquence de l'élection des conservateurs à Ottawa, le paysage politique québécois s'est tout à coup modifié.Stephen Harper a promis de tendre la main au Québec, mais pour l'instant, il a surtout donné un coup de pouce inattendu aux espoirs des fédéralistes québécois et des libéraux de Jean Charest.C'est ce qui se dégage du plus récent sondage CROP-express, réalisé pour La Presse auprès de 1000 répondants et dont la marge d'erreur est de 3 points de pourcentage.>Voir SONDAGE en page A4 122e année no 100 50pages 5 cahiers SONDAGE CROP\u2014LA PRESSE Funérailles de Brigitte Serre «Adieu, ma bibitte adorée» ENVIRONNEMENT Le Canada, pas si vert qu'on le croirait FRANÇOIS CARDINAL Le Canada a beau se présenter comme un pays vert modèle, une analyse fine de son bilan environnemental prouve le contraire : il se classe dans les bas-fonds des palmarès, parmi les pays du tiers-monde, pour son utilisation abusive du pétrole et du charbon, et sa piètre qualité de l'air.Voilà ce qui ressort d'une vaste étude présentée ces derniers jours à Davos par le Yale Center for Environmental Law& Policy.Conclusion : le Canada se classe au 8e rang mondial.un résultat qui, une fois décortiqué, montre que le pays n'a de leçons à donner à personne, pas même aux États-Unis.Le dossier de l'énergie, qualifié de primordial parce qu'il s'agit actuellement du principal défi de la communauté internationale, est certainement le plus accablant pour le Canada qui se classe 96e sur 133, tout juste après le Zimbabwe et à bonne distance des États-Unis (80e).>Voir VERT en page A5 Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE « Moi non plus, je ne serai pas candidat à la succession de Paul Martin.» \u2014Jean Brault PHOTOANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © La mère de Brigitte Serre, Anna Lisa Repele, réconfortée ici par son conjoint, faisait partie des centaines de personnes qui se sont entassées dans l'église Visitation Sault-aux-Récollets, hier au nord de Montréal, pour rendre un dernier hommage à sa fille assassinée la semaine dernière dans une station-service de Saint-Léonard.Par ailleurs, un des suspects dans cette affaire, Tommy Gagné, a été accusé hier de meurtre prémédité tandis que la police annonçait avoir épinglé le dernier témoin recherché, Sergio Moniz, qui se cachait dans un appartement du centre-ville.Les détails en page A6.Météo Nuageux avec faible neige, maximum 1, minimum -8, plus de détails en page SPORTS 8 L-V 6 21924 98765 1 SOMMAIRE Astrologie du jour ACTUEL 5 Bandes dessinées ARTS 6 Bridge ACTUEL 5 Décès ACTUEL 6 Forum A 16 et 17 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 8 Monde A 14 à 15 Mots croisés ARTS 3 et 6 Mots fléchés ARTS 6 Mot mystère ARTS 6 Observateur ACTUEL 4 Petites annonces ACTUEL 4 et AFFAIRES 4 Des caricatures de Mahomet plongent le Danemark dans une crise diplomatique ISABELLE HACHEY Qu'est-ce qui peut pousser des Palestiniens armés jusqu'aux dents à prendre d'assaut les bureaux de diplomates étrangers ?Bien des choses, sans doute, en ces temps de crise au Proche- Orient.Mais le motif des combattants des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa qui ont investi l'édifice de l'Union européenne à Gaza, hier matin, a de quoi surprendre : ces hommes en colère, keffieh enroulé autour de la tête, réclamaient vengeance pour des.caricatures de Mahomet, publiées il y a des mois dans un journal du Danemark.L'affaire est en train de prendre une ampleur inquiétante pour le petit pays scandinave, empêtré malgré lui dans une controverse qui n'en finit plus de soulever la fureur et l'indignation du monde arabe.>Voir CARICATURES en page A18 3370302A SSUUCCCCEESSSSIOONN DDEE PPAAUULLMMAARTTINN SUCCESSION DE PAUL MARTIN FRANK McKENNA SE DÉGONFLE PAGES A2 ET A3 OTTAWA CHANGEMENT DE GARDE McKENNA SE ALEXANDRE SIROIS ET NATHAËLLE MORISSETTE WASHINGTON/OTTAWA \u2014 La liste des candidats potentiels les plus sérieux à la succession de Paul Martin continue de raccourcir.Après John Manley, c'était hier au tour de Frank Mc Kenna d'annoncer qu'il ne se lancera pas dans la course.« Contrairement au point de vue de certains, l'accession au poste de premier ministre du Canada n'a pas été une de mes ambitions ardentes », a déclaré M.Mc Kenna lors d'une conférence de presse à l'ambassade du Canada à Washington.Il a même comparé la vie politique à une « trappe ».Il a ensuite dit s'être promis, après avoir été premier ministre du Nouveau- Brunswick pendant 10 ans, qu'il ne se laisserait plus piéger.« J'ai été incapable de trouver un équilibre adéquat à l'époque et je suis certain que je ne serais pas capable de trouver un équilibre adéquat aujourd'hui », a-t-il dit.Cette fois, c'est sa vie privée qui a pris le dessus.Mc Kenna avait pourtant donné l'impression jusqu'ici qu'il était pressé de briguer la direction du Parti libéral.Il avait démissionné de son poste prestigieux d'ambassadeur du Canada aux États-Unis jeudi dernier, alimentant les rumeurs sur sa candidature.Le seul hic, indiquaient certains observateurs, c'est que la façon dont Mc Kenna est perçu au Québec aurait pu lui nuire.Il a été, rappelonsle, un des responsables de l'échec de l'accord du lac Meech.Hier, toutefois, il a balayé ces suppositions d'un revers de main.« Au contraire.J'ai toujours joui d'un soutien merveilleux au Québec », a affirmé Mc Kenna.S'exprimant à la fois en anglais et dans un français relativement correct, il a rappelé qu'il a été premier ministre de « la seule province officiellement bilingue ».« J'aurais aimé avoir la chance de travailler encore au Québec et de faire campagne au Québec, a-t-il ajouté.J'ai toujours été sympathique à l'égard des aspirations du Québec.» Le diplomate a également nié avoir levé le nez sur la course à la direction pour éviter de faire face à la reconstruction du Parti libéral.Il a plutôt dit avoir calculé qu'il aurait dû consacrer « entre huit et 10 » ans de sa vie à une carrière en politique fédérale.Il a donc pris, « avec une tristesse énorme », la décision d'y renoncer.Mc Kenna, nommé ambassadeur par Paul Martin en janvier 2005, a dit avoir adoré son expérience à Washington.Il a toutefois indiqué qu'avec un gouvernement conservateur à Ottawa, son travail dans la capitale américaine aurait été plus difficile.PHOTO GERALD HERBERT, ARCHIVES AP À la surprise générale, Frank Mc Kenna a fait savoir hier qu'il ne tentera pas de devenir le prochain chef du Parti libéral.VINCENT MARISSAL Merci, mais j'ai déjàdonné.La vraie course à la succession de Paul Martin n'est pas encore officiellement lancée que, déjà, les deux favoris ne sont plus dans le décor.Mauvais signe pour un parti qui aura bien besoin d'une grosse pointure pour traverser les épreuves à venir.Après John Manley, la semaine dernière, c'était au tour hier de Frank Mc Kenna, futur exambassadeur du Canada à Washington, de dire non merci.M.Mc Kenna, qui a été premier ministre du Nouveau-Brunswick pendant 10 ans, affirme être flatté par l'intérêt qu'on lui porte, mais il refuse de s'engager pour les « huit à 10 ans » à ce poste.En gros : j'ai déjà donné, à d'autres maintenant, dit M.Mc Kenna.Comme c'est souvent le cas dans de pareilles circonstances, la famille sert de porte de sortie.« Je veux voir grandir mes petits- enfants », a déclaré l'ambassadeur.Pas sûr qu'il les voyait beaucoup à Washington et puis avez-vous remarqué que les politiciens ne parlent jamais de leurs obligations familiales quand ils décident de faire le grand saut ?Enfin.Ce n'est pas tant ce que M.Mc Kenna a dit hier qui est important pour la suite des choses au Parti libéral, mais ce qu'il n'a pas dit.Il fait le même constat que John Manley : le PLC, qui a connu 12 ans de gloire et de pouvoir sans partage, vient d'entrer dans une phase beaucoup plus difficile de son histoire.Endetté, désorganisé sur le terrain, profondément divisé au Québec, rayé de la carte en Alberta, politiquement perdu aussi, le parti qui semblait indélogeable il y a quelques mois à peine est aujourd'hui en plein désarroi.Il reste une bonne base organisationnelle et électorale dans l'Atlantique et en Ontario, mais la marque de commerce « Parti libéral » est gravement entachée au Québec, province qui a toujours donné aux libéraux un bon contingent de députés et qui assurait au PLC son rôle de défenseur de l'unité nationale.Avec moins de 10 % dans certains coins francophones du Québec, les libéraux ne peuvent plus prétendre à ce titre.De plus, le nouveau premier ministre Harper veut serrer encore un peu la vis du financement des partis politiques, abaissant de 5000 $ à 1000 $ les dons des individus et en interdisant les dons des entreprises et des syndicats.Rien pour aider le PLC, déjà lourdement endetté.Les conservateurs, au contraire, profitent de leur culture réformiste très grass roots (militants de base) pour amasser de l'argent en quantité.Et comme le pouvoir attire le pouvoir, la roue tourne maintenant pour les conservateurs.Un gros défi en perspective pour le prochain chef libéral.Trop gros défi, en fait, pour des gens comme John Manley et Frank Mc Kenna qui ont quitté la politique après des années de sacrifice pour des activités beaucoup plus lucratives avec, en prime, de longues vacances, des fins de semaine libres et une pleine jouissance de leur vie privée.Faut vraiment être accro pour replonger quand on a réussi à s'extirper du bain.Le refus des deux meneurs virtuels est une mauvaise nouvelle pour le Parti libéral parce les plus acteurs les moins importants se diront peutêtre : si ces deux-là, qui ont une bonne notoriété, une organisation, de l'argent, refusent de plonger, c'est probablement que l'eau est trop froide.C'est une mauvaise nouvelle aussi parce que malgré l'interminable liste de prétendants possibles (il y en a 11 ! Bob Rae, Brian Tobin, Martin Cauchon, Belinda Stronach, Sheila Copps, Denis Coderre, Michael Ignatieff, Joe Volpe, Maurizio Bevilacqua, Stéphane Dion et Scott Brison), on note surtout le manque de sang neuf (sauf Michael Ignatieff).Conséquence directe de la politique de la terre brûlée de la bande à Paul Martin, qui a fortement découragé depuis 1990 toute ambition à la direction du Parti libéral.Ces gens-là étaient convaincus que le poste revenait de droit divin à leur protégé et comme celui-ci devait régner en maître absolu sur le Canada après avoir poussé Jean Chrétien dehors, ils n'ont pas senti le besoin de préparer la relève.Une rumeur à Ottawa, hier, voulait même que les proches de M.Martin tâtent le terrain pour demander aux députés de le garder à la barre comme chef intérimaire au lieu de nommer Bill Graham.Non, non, ne craignez rien, Paul Martin n'est pas en train de faire un Bernard Landry de luimême.Avec les désistements de MM.Manley et Mc Kenna, le trio de favoris (à supposé qu'ils plongent) est maintenant composé de Bob Rae, Brian Tobin et de Michael Ignatieff.Les deux premiers ont la force de l'expérience politique, le troisième incarne pour bien des libéraux le digne successeur de Pierre Trudeau.Martin Cauchon pousse très fort aussi, mais il est douteux que l'establishment libéral confie à un autre Québécois les destinées de leur parti.Surtout pas un Québécois associé au clan Chrétien, à André Ouellet et au fameux Club des cigares de Jean Lafleur.La bonne nouvelle pour les libéraux ces temps-ci (il y a toujours une bonne nouvelle), c'est qu'une course à la direction d'un parti permet souvent un brassage d'idées et une attention médiatique qui insufflent une énergie nouvelle chez les militants.Le plus grand défi de ceux-ci sera de se demander ce qu'ils veulent avant de se demander qui ils veulent.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca PHOTO DEREK OLIVER, PC Michael Ignatieff, élu député à Toronto le 23 janvier, pourrait être le seul nouveau visage dans la course à la direction du Parti libéral.Certains voient en lui le digne successeur de Pierre Trudeau.Endetté, désorganisé sur le terrain, profondément diviséau Québec, rayéde lacarte en Alberta, politiquement perduaussi, le parti qui semblait indélogeable il yaquelques moisàpeine est aujourd'hui enpleindésarroi.LES CANDIDATS POTENTIELS PHOTOARCHIVES PC PHOTO PC PHOTOARCHIVES PC PHOTOARCHIVES REUTERS PHOTOARCHIVES PC MARTIN CAUCHON > 44 ans > Ancien ministre de la Justice MICHAEL IGNATIEFF > 59 ans > Auteur et universitaire BRIAN TOBIN > 51 ans > Ancien premier ministre de Terre-Neuve BELINDA STRONACH > 39 ans > Ministre sortante des Ressources humaines SCOTT BRISON > 38 ans > Ministre sortant des Travaux publics OTTAWA CHANGEMENT DE GARDE DÉGONFLE « Dans cette ville, le pouvoir est important et la perception du pouvoir est très importante, a-til dit.Il ne s'agit pas seulement des personnes à qui vous pouvez avoir accès à Washington, mais aussi de celles à qui on pense que vous pouvez avoir accès au Canada.C'est ce qui vous aide à faire des choses.» À la suite de la démission de Frank Mc Kenna comme ambassadeur, le premier ministre désigné Stephen Harper devra nommer son successeur.Une rumeur veut que M.Harper songe à l'ancien chef du Parti réformiste, Preston Manning, pour le remplacer.Une décision-surprise M.Mc Kenna a donc annoncé ses intentions quelques jours après que l'ancien vice-premier ministre et ministre des Finances, John Manley, eut décidé de ne pas se lancer dans la course à la direction du Parti libéral pour des raisons personnelles.Dans une lettre publiée dans La Presse vendredi, M.Manley a sévèrement critiqué son parti.Il estime notamment que les libéraux devront mettre leur arrogance de côté s'ils veulent regagner la confiance des électeurs.Par ailleurs, plusieurs libéraux ont accueilli avec surprise la décision inattendue de l'ancien premier ministre du Nouveau- Brunswick.« Je suis mal placé pour commenter les décisions des candidats et des candidats », a déclaré Steven Mac Kinnon, directeur général du parti, tout en admettant que plusieurs libéraux s'attendaient à ce que M.Mc Kenna tente sa chance.Est-ce que la décision de M.Mc Kenna incitera d'autres candidats à se lancer dans la course ?« Je souhaite qu'il y ait beaucoup de candidatures », s'est contenté de répondre M.Mac- Kinnon.Selon Pablo Rodriguez, député libéral dans Honoré-Mercier, le départ de Frank Mc Kenna pourrait inciter des gens à se manifester et ainsi rendre la course plus intéressante.Alors même qu'il songe à se lancer dans la course, le député de Bourassa, Denis Coderre, qualifie pour sa part le geste de Frank Mc Kenna de « noble et intègre ».Selon lui, le Parti libéral doit se reconstruire avant d'élire un nouveau chef.« Je trouve très honorable (de la part) d'une personne qui était pressentie et très en avance de dire immédiatement : Écoutez, je n'embarque pas tout de suite.Au même titre que John Manley.» D'ailleurs, John Manley, qui était également l'un des favoris pour prendre la tête du parti, a déclaré qu'il était peu surpris par la décision de Frank Mc Kenna.« Après mûre réflexion, l'ancien premier ministre du Nouveau- Brunswick en est venu aux mêmes conclusions que moi », a mentionné hier M.Manley sur les ondes de CBC Newsworld.« Le parti a un gros effort de reconstruction à faire, il a besoin de se renouveler et de recruter de nouveaux membres.» Au bureau de M.Martin, on a refusé de commenter la décision de l'ambassadeur démissionnaire du Canada à Washington.Entre-temps, au moins neuf candidats, outre M.Coderre, jonglent toujours avec l'idée de se lancer dans la course.À savoir Martin Cauchon, Michael Ignatieff, Joe Volpe, Scott Brison, Belinda Stronach, Maurizio Bevilacqua, Stéphane Dion, Bob Rae et Brian Tobin.BIOGRAPHIE FRANK McKENNA > Âgé de 58 ans.> Premier ministre du Nouveau- Brunswick de 1987 à 1997.> Nommé ambassadeur du Canada à Washington en 2005.> A démissionné de son poste le 26 janvier 2006.« Contrairement au point de vue de certains, l'accession au poste de premier ministre du Canada n'a pas été une de mes ambitions ardentes.» PHOTO FOURNIE PAR LE BUREAU DU PREMIER MINISTRE Le tête-à-tête entre Stephen Harper et Paul Martin, qui a duré une trentaine de minutes, a eu lieu en matinée au bureau du premier ministre sortant.« La rencontre a été très cordiale », confient des proches de Stephen Harper.Premier tête-à-tête entre Martin et Harper NATHAËLLE MORISSETTE OTTAWA \u2014 Pour la première fois depuis les élections, le chef libéral Paul Martin et le premier ministre désigné Stephen Harper se sont rencontrés, hier, dans la capitale fédérale.Le tête-à-tête, qui a duré une trentaine de minutes, a eu lieu en matinée au bureau de M.Martin.« La rencontre a été très cordiale », confient des proches de Stephen Harper.Il a toutefois été impossible de connaître la teneur des discussions entre les deux hommes puisque ni le bureau de M.Martin ni les porte-parole de M.Harper n'ont voulu donner plus de détails sur ce premier entretien.Toutefois, tout porte à croire qu'ils ont discuté de la transition entre les deux gouvernements.Depuis le 23 janvier, les deux leaders ont pu se parler au téléphone à quelques reprises.À la suite de la défaite de son parti lundi, le chef libéral a téléphoné au nouveau premier ministre pour le féliciter.Les deux leaders ont également discuté il y a quelques jours des derniers arrangements concernant le déménagement de M.Harper au 24, Sussex, résidence officielle du premier ministre à Ottawa.Depuis qu'il a annoncé sa démission à la tête du parti, il y a une semaine, Paul Martin n'a toujours pas rencontré les représentants des médias.Son entourage et lui observent le silence le plus complet.La première sortie publique du premier ministre démissionnaire aura lieu demain à l'occasion d'une réunion du caucus de son parti.M.Martin décidera alors s'il demeure en place jusqu'à l'élection de son successeur ou s'il préfère qu'un chef intérimaire prenne la relève.Députés, sénateurs et candidats défaits prendront part à cette réunion, qui permettra également de faire le bilan de la dernière campagne électorale.Une réception, organisée par M.Martin, aura ensuite lieu à sa résidence.JOE VOLPE > 58 ans > Ministre sortant de l'Immigration PHOTO LA PRESSE© PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© PHOTOARCHIVES PC PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© PHOTO ARCHIVES LA PRESSE© STÉPHANE DION > 50 ans > Ministre sortant de l'Environnement BOB RAE > 57 ans > Ancien premier ministre néodémocrate de l'Ontario DENIS CODERRE > 42 ans > Député de Bourassa au Québec SHEILA COPPS > 55 ans > Ancienne vice-première ministre du Canada MAURIZIO BEVILACQUA > 45 ans > Député libéral de Vaughan, en Ontario PHOTO PC POLITIQUE La main tendue de M.Harper fait vaciller la cause souverainiste DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La contre-performance du Bloc québécois aux élections était un premier indice.L'arrivée des conservateurs au pouvoir à Ottawa a profondément changé la donne au Québec sur la question nationale, si on se fie à un tout récent sondage réalisé par CROP.À partir d'une enquête réalisée auprès de 1000 personnes, du 19 au 29 janvier, CROP constate que l'appui à la souveraineté diminue, clairement, quand on pose une question plus catégorique, sans référence au partenariat avec le Canada anglais ou à la question référendaire de 1995.Ce résultat était prévisible.Mais en outre, le dernier coup de sonde réalisé par la maison montréalaise montre que dans tous les cas de figure, la tâche des souverainistes paraît plus difficile au lendemain des élections fédérales.Pour Claude Gauthier, vice-président de CROP, les Québécois croient, avec le départ des libéraux fédéraux, que les changements souhaités au fédéralisme sont possibles, qu'il pourra y avoir un dialogue fructueux entre le gouvernement Charest et celui de Harper.« Les gens ne croyaient plus que le changement était possible, les Québécois sont clairement favorables à la main tendue par M.Harper », résume le sondeur, qui voit même dans ce message un écho de l'arrivée d'un Brian Mulroney, porté au pouvoir en septembre 1984 avec la promesse de faire adhérer « dans l'honneur et l'enthousiasme» le Québec à la Constitution répudiée en 1982.Quand on leur demande s'ils veulent « que le Québec devienne un pays indépendant» ou qu'il « demeure une province du Canada », 53% des répondants optent pour un statut provincial et 39% souhaitent que le Québec devienne un pays,8%des gens restent indécis.Quand CROP scinde les résultats obtenus pour tenir compte de l'opinion avant et après les dernières élections, un clivage plus important encore apparaît.Ces chiffres sur un échantillon divisé en deux sont frappés d'une marge d'erreur de 4 points, alors que sur l'ensemble des 1000 répondants, la marge d'erreur est de 3 points de pourcentage.Entre les périodes précédant et suivant les élections fédérales, CROP observe que l'appui à ce que le Québec devienne un « pays indépendant » est passé de 43% à 34%, une chute de neuf points, significative car bien au-delà de la marge d'erreur.Inversement, ceux qui préfèrent que le Québec demeure une province du Canada, comptaient pour 49% des répondants avant les élections.Ils atteignaient 58% après, autre déplacement statistiquement significatif.CROP a aussi posé ses questions traditionnelles sur la souveraineté \u2014 partenariat, texte calqué sur celui proposé aux Québécois au référendum de 1995.On observe que chez les gens qui votent en faveur de la souveraineté-partenariat, 18% souhaitent, tout de même, que le Québec demeure une province \u2014 79% estiment que la souveraineté-partenariat débouche sur le statut de pays.Chez les répondants qui ont l'intention de voter pour le PQ, 73% souhaitent que le Québec devienne un pays, mais un bloc important de 24 % sont à la fois péquistes et satisfaits de voir le Québec demeurer une province.Chez les adéquistes, c'est l'inverse, les trois quarts des supporteurs de Mario Dumont optent pour une province.À la question traditionnelle sur la souveraineté-partenariat, comme en 1995, CROP estime que le NON l'aurait emporté avec 52% contre 48% au OUI après répartition des 8% d'indécis \u2014 les scores bruts sont de 47% et 45% respectivement pour les fédéralistes et les souverainistes.Encore là le sentiment paraît avoir changé du tout au tout avec le scrutin fédéral.Avant le vote du 23 janvier, le camp souverainiste récoltait 49% d'appuis à la question de 1995, appui ramené à 41%dans les entrevues réalisées après le scrutin fédéral.La situation pour le camp fédéraliste est diamétralement opposée.Le NON au référendum sur la souveraineté- partenariat récoltait 41% d'appuis avant les élections, il en aurait obtenu 53%, hausse de 12 points, après le scrutin.PHOTORYAN REMIORZ, CANADIAN PRESS L'arrivée de Stephen Harper à la tête du gouvernement canadien semble avoir changé la donne au Québec et augmenté la ferveur fédéraliste au détriment de l'option souverainiste.Harper tire Charest vers le haut SONDAGE suite de la page A1 En observant les réponses obtenues avant et après les élections fédérales, CROP observe une amélioration « significative » de la situation pour le gouvernement Charest.« C'est significatif, les changements ne sont pas minimes.C'est fascinant à observer, bien qu'on ne sache pas s'il s'agit du début d'une tendance ou d'une réaction épidermique des électeurs », souligne Claude Gauthier, vice-président de CROP.Il faudra attendre les prochaines enquêtes pour voir « s'il s'agit d'un virage ou d'un feu de paille ».Mais pour M.Gauthier, il est clair que les gens retiennent que « les élections ont suscité un changement ».« Les Québécois voient une main tendue de la part de M.Harper, venu cinq ou six fois au Québec durant la campagne.» Au premier coup d'oeil, quand on considère l'ensemble des données, il n'y a rien de bien neuf sous le soleil.Pour les réponses recueillies du 19 au 29 janvier, on constate une relative embellie pour le gouvernement Charest quant au taux de satisfaction ; les « satisfaits » passent en un mois de 25 à 29 % de la population, tandis que les mécontents descendent de 71 à 66 %.Le PLQ avait déjà bénéficié de ces reprises, bien éphémères, en novembre et août 2005.Sur l'ensemble de la période aussi, les intentions de vote ne bougent guère quand on répartit les 16 % d'indécis selon l'intention de vote référendaire.Les libéraux perdent deux points par rapport à décembre avec 29 % des intentions de vote \u2014une chute d'un point chez les francophones à 18 %.Le PQ descend de cinq points chez les francophones à 57 %, et de quatre points dans l'ensemble de l'électorat, à 46 %.L'ADQ gagne un point à 15 %.Et, probablement conséquence de la toute récente campagne fédérale, les « autres » \u2014 le Parti vert et l'Union des forces progressistes essentiellement\u2014 grimpent à 9 %, en hausse de quatre points.Avant, après Mais le portrait change du tout au tout quand CROP décortique les données recueillies au cours de cette enquête qui chevauche le jour des élections fédérales.La satisfaction à l'endroit du gouvernement Charest grimpe subitement de 10 points, après le 23 janvier.Les intentions de vote qui, depuis des mois, laissaient prévoir un balayage absolu du Parti québécois, montrent toujours une victoire d'André Boisclair, mais plus chaudement disputée.Avec des échantillons de 533 et 467 personnes, pour les périodes précédant et suivant les élections fédérales \u2014 la marge d'erreur étant de 4 points de pourcentage \u2014, CROP observe que le niveau de « satisfaits », qui était de 25 % avant le vote, est passé à 35 % après.Inversement, ceux qui sont insatisfaits du gouvernement du Québec passent de 71 à 61 %.La performance plus faible que prévu du Bloc, le 23 janvier, semble avoir un impact défavorable sur les appuis au PQ.Au brut, avant la répartition des 16 % d'indécis sur l'ensemble du sondage, le parti d'André Boisclair recueille 41% des intentions de vote.Mais quand on décortique les résultats, on observe que le PQ obtenait 44 % d'appuis avant le scrutin fédéral et 38 % après.Même phénomène du côté des libéraux provinciaux ; leur score brut, avant répartition des indécis, est de 22 %, mais quand on observe ce qui s'est passé sur la période, on constate qu'il recueillait 17% des appuis avant le scrutin fédéral et 27 % par la suite.Pour l'ADQ, les 12% recueillis cachent une baisse, en deçà de la marge d'erreur toutefois, de 14 à 11 %, avant et après le scrutin fédéral.Pour Claude Gauthier, l'appui sans réserve de Mario Dumont au Parti conservateur ne paraît pas lui avoir apporté beaucoup de sympathie.« Les gens se sont peut-être dit que ce n'était pas crédible, que cet appui ne changeait rien », résume le sondeur.En revanche, le rapprochement entre M.Harper et Jean Charest paraît servir nettement ce dernier.Finalement, explique le sondeur, avec les résultats de la semaine dernière, les libéraux provinciaux « se sont peut-être débarrassés du boulet que constituaient pour eux les libéraux fédéraux, qui ont reçu leur sanction avec le scrutin ».Aussi, les résultats de CROP ne laissent aucun doute quant à une victoire du PQ si des élections avaient eu lieu cette semaine.« Mais avec ces chiffres-là, on ne parle plus de balayage », résume le spécialiste.Régions Compte tenu de la taille des échantillons, on ne peut rien conclure de l'impact du scrutin fédéral sur les intentions de vote par région ou par groupe linguistique.Sur l'ensemble de l'échantillon de 1000 personnes, l'appui au PLQ chez les francophones recule d'un point, à 18 %, et passe de 62 à 57% pour le PQ.L'ADQ grimpe de deux points chez les francophones, à 16% après répartition des indécis.À Montréal, les positions ne changent guère ; le PLQ diminue d'un cran à 32% des intentions de vote, le PQ de deux points à 46% et l'ADQ de trois points à 11 %, trois mouvements en deçà de la marge d'erreur, de 3 points sur l'ensemble des 1000 répondants.On ne bouge pas davantage dans la région de Québec, sauf que le PQ baisse de quatre points à 45 %, les PLQ grimpe de trois points à 20% et l'ADQ de deux points à 30 %.Dans le reste du Québec, les mouvements sont plus perceptibles ; les libéraux baissent de deux points à 21 %, mais le PQ chute de 11 points, passant de 62 à 51 %, tandis que l'ADQ grimpe de cinq points, à 16 %.« C'est significatif, les changements ne sont pas minimes.C'est fascinant à observer, bien qu'on ne sache pas s'il s'agit du début d'une tendance ou d'une réaction épidermique des électeurs.» SONDAGE CROP\u2014LA PRESSE MÉTHODOLOGIE : Les résultats du sondage reposent sur 1000 entrevues téléphoniques (533 avant les élections du 23 janvier et 467 après les élections) effectuées du 19 au 29 janvier 2006 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express.D'un point de vue statistique, un échantillon de cette taille (n=1000) est précis à 3 points près, 19 fois sur 20.La marge d'erreur passe à 4 points de pourcentage lorsque les résultats portent sur les sous-groupes de l'échantillon.SATISFACTIONÀ L'ÉGARD DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC Diriez-vous que vous êtes très satisfait(e), plutôt satisfait(e), plutôt insatisfait(e) ou très insatisfait(e) du présent gouvernement du Québec ?Avant les élections Après les élections Satisfaits 25% 35% Insatisfaits 71% 61% INTENTIONS DE VOTE DÉTAILLÉES AU QUÉBEC S'il y avait des élections provinciales aujourd'hui au Québec, pour lequel des partis suivants voteriez-vous ?Avant les élections Après les élections PQ 44% 38% PLQ 17% 27% ADQ 14% 11% ÉVOLUTION DES INTENTIONS DE VOTE SUR LA SOUVERAINETÉ-PARTENARIAT «Si un référendumavait lieu aujourd'hui sur la même question que celle qui a été posée lors du dernier référendumde 1995, c'est-à-dire sur la souveraineté assortie d'une offre de partenariat au reste du Canada, voteriez-vous oui ou voteriez-vous non?» Avant les élections Après les élections Oui 49% 41% Non 41% 53% QUÉBEC: PAYS INDÉPENDANT OUPROVINCE DU CANADA ?Si un référendumavait lieu aujourd'hui avec une nouvelle question vous demandant si vous voulez que le Québec devienne un pays indépendant ou si vous voulez que le Québec demeure une province du Canada, voteriez-vous pour que le Québec devienne un pays indépendant ou pour qu'il demeure une province du Canada ?Avant les élections Après les élections 43% 34% 49% 58% Pays indépendant Province du Canada ACTUALITÉS PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Québec entend se diriger vers le principe du pollueur-payeur.L'entreprise qui fabrique un objet et un emballage doit être responsable du cycle de vie du produit, de sa naissance à sa décomposition.RÉCUPÉRATION L'industrie des emballages et des imprimés paiera la facture FRANÇOIS CARDINAL Après maintes tergiversations, le gouvernement Charest a tranché : l'industrie des emballages et des imprimés deviendra responsable du cycle de vie de tous ses produits d'ici quatre ans.et du coup, de la facture de la collecte sélective au Québec.Dans une lettre envoyée mercredi dernier à l'Union des municipalités du Québec (UMQ), le ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, affirme avoir mandaté son ministère ainsi que Recyc-Québec pour entreprendre cette petite révolution verte.Jusqu'à tout récemment, les municipalités québécoises payaient la totalité de la facture de la collecte sélective.En mars dernier, la loi 102 révisait cette situation en obligeant l'industrie à financer les activités de « valorisation des matières recyclables» à hauteur de 50 %.Mais cette victoire, les municipalités ne la savourent nullement.Elles estiment, la Ville de Montréal en tête, que l'industrie doit payer davantage.« Pourquoi les villes payeraient pour l'emballage que produit l'industrie ?s'insurge Jean Perrault, maire de Sherbrooke et président de l'UMQ.C'est à l'industrie d'être responsable de la fabrication de ses créations.» Voilà précisément où Québec entend se diriger : le principe du pollueur-payeur.L'entreprise qui fabrique un objet et un emballage doit être responsable du cycle de vie du produit, de sa naissance à sa décomposition.La facture est habituellement refilée au consommateur.« L'internalisation des coûts est un des principes du développement durable, note le ministre Mulcair en entrevue téléphonique.C'est pourquoi nous allons réviser la loi d'ici 2010, date à laquelle prend fin l'entente avec les médias.» Ces derniers jouissent en effet d'un privilège : ils ne payent que 1,3 million de dollars pour le recyclage de leurs produits alors que, selon l'UMQ, la note réelle dépasse les 6 millions.En 2010, si le ministre va de l'avant avec sa promesse, les entreprises de presse payeront l'intégralité des coûts de recyclage de leurs produits.Un sondage réalisé récemment par la firme Léger Marketing laisse supposer qu'une telle mesure, même si elle se traduisait par une augmentation des coûts des produits ciblés, serait acceptée par les consommateurs.Près des trois quarts des répondants se disaient en effet favorables à une loi obligeant l'industrie à assumer tous les coûts du recyclage.La lettre du ministre Mulcair vient régler un problème qui persistait depuis près de deux ans déjà dans le monde municipal.L'UMQ refusait de signer une entente que la Fédération des municipalités du Québec avait pourtant signée il y a quelques mois.L'engagement de Québec permet donc à l'UMQ de signer l'accord relatif à la compensation pour les services de collecte sélective avec Eco Entreprises, organisme qui représente l'industrie, de même que celle qui touche les redevances à l'enfouissement.Forte de cette victoire, l'UMQ n'entend pas baisser la garde pour autant.Elle compte poursuivre ses pressions afin que cette promesse soit partie intégrante de la nouvelle politique fiscale, actuellement en négociation.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : francois.cardinal@lapresse.ca Le Canada, pas si vert qu'on le croirait VERT suite de la page A1 « Le Canada a certes des forces considérables comme sa gestion exemplaire de l'eau potable, note le directeur du Centre, Daniel C.Esty.Cela dit, il fait bien piètre figure sur d'autres critères comme la protection de la biodiversité, la qualité de l'air et surtout l'énergie renouvelable.» Pétrole et charbon Si le Canada est relégué au rang de cancre dans le domaine énergétique, c'est en raison de son incapacité de diminuer sa dépendance à l'égard des énergies fossiles, polluantes et non renouvelables.Le pétrole et le charbon constituent encore aujourd'hui les principales sources d'énergie du pays alors qu'ailleurs dans le monde, l'éolien, le nucléaire et le solaire sont en très forte croissance.Parmi les pays industrialisés, la Suisse, qui mise beaucoup sur le nucléaire et sur l'hydroélectricité, se classe au 18e rang.Le Danemark, qui a entrepris un réel et sérieux virage éolien, est au 37e rang.Même chose pour l'Allemagne (50e) et l'Espagne (53e).Même les États-Unis font leur part, notamment grâce à l'éolien et au nucléaire.« Si le Canada peut compter en partie sur l'hydroélectricité (au Québec principalement), la majeure partie de son énergie provient de sources fossiles, déplore M.Esty.Cela est un problème majeur, d'autant plus que l'énergie nécessaire pour extirper le pétrole des sables bitumineux de l'Alberta est considérable.» Rappelons que la production d'énergie est la principale source mondiale d'émissions de gaz à effet de serre, grand responsable des changements climatiques.Mauvaise qualité de l'air Le Yale Center a également comparé la qualité de l'air des différents pays de la communauté internationale.Une fois de plus, le Canada est loin des premiers de classe : il est 60e sur 133, coincé entre le Cambodge et la Slovénie.Cette fois, les États-Unis sont loin derrière, au 97e rang.La position du Canada n'est pas tout à fait une surprise car, en décembre dernier, Statistique Canada a dévoilé un rapport où l'on notait qu'au cours des 15 dernières années, la croissance du parc automobile et la production pétrolière ont grandement affecté la qualité de l'air.La concentration d'ozone troposphérique, principal gaz formant le smog, s'est accrue de 16 % de 1990 à 2003.Les nouvelles ne sont pas meilleures lorsque le Yale Center braque sa loupe sur la gestion des ressources naturelles du pays : les forêts, les sols, les océans, etc.Le Canada se classe ainsi 72e, derrière la Suède (56e), mais bien en avant des États-Unis qui, à ce titre, visitent les bas-fonds du palmarès (124e).« Nous avons examiné à quelpoint l'agriculture et la pêche, notamment, étaient dommageables à l'environnement dans chacun des pays, explique le directeur du Centre.Nous avons constaté qu'au Canada, l'agriculture est subventionnée, que les stocks de poissons sont surexploités et que les forêts ne sont pas gérées de façon durable.» Des fleurs Même si elles sont peu nombreuses, Daniel C.Esty a aussi des fleurs à envoyer au Canada.Il loue en effet la grande qualité et la disponibilité de l'eau potable au pays.Cela permet au pays de finir 9e en ce qui concerne la santé et l'environnement (eau potable et mortalité infantile) et 39e pour les ressources en eau.Premier exercice du genre, cette étude, intitulée Pilot 2006 Environmental Performance Index, est appelée à être révisée annuellement dès 2007, précise M.Esty.Cela permet de rendre plus imputable les décideurs de la communauté internationale.Et si le Canada voulait améliorer ses scores?«Il doit absolument se concentrer sur les enjeux où il n'a pas reçu une bonne note: accroître la production d'énergie renouvelable, améliorer la durabilité des pêches et des forêts, et tenter d'améliorer la qualité de l'air des villes.» PHOTO BARRY GRAY, PC © En ce qui a trait à la qualité de l'air des différents pays de la communauté internationale, le Canada est loin des premiers de classe : il est 60e sur 133, coincé entre le Cambodge et la Slovénie.Et les États-Unis sont loin derrière, au 97e rang. ACTUALITÉS Tommy Gagné est accusé de meurtre PHOTO FOURNIE PAR LE SPVM Les policiers ont retrouvé le témoin Sergio Moniz.Il ne sera toutefois pas accusé du meurtre de la jeune Brigitte Serre.Sébastien Simon fera face aux mêmes accusations aujourd'hui CHRISTIANE DESJARDINS Tommy Gagné, 19 ans, arrêté au cours de la fin de semaine à Chicoutimi en relation avec l'assassinat de Brigitte Serre, a été accusé de meurtre prémédité, séquestration et vol qualifié, hier, au palais de justice de Montréal.L'exercice, qui s'est déroulé devant le juge Robert Sansfaçon, a duré moins d'une minute.Vêtu d'un t-shirt bleu et d'une veste rouge, le jeune homme a lancé de brefs regards dans l'assistance, principalement en direction de sa mère, avant de reprendre le chemin des cellules.Il sera de retour devant le tribunal le 21 mars pour la suite du processus.Il fait face aux mêmes accusations que Sébastien Simon, qui connaissait la victime et qu'on soupçonne être l'artisan principal de cette sordide affaire.Simon, 18 ans, a pour sa part été arrêté à Edmonton samedi.Il sera amené à Montréal aujourd'hui et comparaîtra demain pour faire face aux mêmes accusations que Gagné.« Les enquêteurs ont quitté Montréal (dimanche), pour aller le chercher à Edmonton, a expliqué le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, hier.Comme il faut qu'un accusé comparaisse dans les 24 heures de son arrestation, il était impossible de le ramener à Montréal à temps.Alors Sébastien Simon a comparu à Edmonton, et il comparaîtra à nouveau à Montréal.» Interrogé sur le degré d'implication de Tommy Gagné, Me Bouthillier a indiqué que Simon et lui étaient impliqués directement et physiquement dans le crime.Il a rappelé que lorsque le meurtre est commis dans le cadre d'une séquestration, comme c'est le cas ici, l'accusation en est une de meurtre prémédité.Un peu plus tôt hier matin, un autre acteur de ce drame, Joël Nantais, 18 ans, s'est présenté de nouveau devant le tribunal pour une requête en cautionnement.Comme l'avocat de la défense n'avait pu obtenir la preuve jusqu'à présent, l'exercice a été reporté au 10 février.« Compte tenu de l'ampleur de cette affaire, on n'a rien eu de la preuve encore, ce qui n'est pas surprenant », a commenté Me Charles Ashton, avocat de l'accusé.Rappelons que Nantais s'est luimême livré à la police la semaine dernière et a collaboré avec les enquêteurs.Il fait face pour sa part à des accusations de vol qualifié, séquestration, complot et complicité après le fait.L'enquête quant à sa possible libération contre caution aura lieu le 10 février.Moniz épinglé PHILIPPE MERCURE Recherché depuis près d'une semaine relativement au meurtre de Brigitte Serre, Sergio Moniz a été épinglé hier par les policiers dans un appartement du centre-ville de Montréal où il se terrait.Aucune accusation ne sera toutefois portée contre lui.Selon ce que La Presse a appris, Moniz n'aurait pas été présent sur les lieux du crime la nuit où Brigitte Serre a été poignardée.Des sources policières ont indiqué que son rôle consistait à écouler les marchandises volées dans la station- service par les trois autres accusés, soit Sébastien Simon, Tommy Gagné et Joël Nantais.Sergio Moniz, 27 ans, n'est pas libre pour autant.« Sa libération conditionnelle a été révoquée pour un bris de condition dans une autre cause », a indiqué hier l'agent Jacques Robinette, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Moniz était recherché par la police pour s'être évadé d'une maison de transition où il s'était retrouvé pour possession de cocaïne et d'ecstasy.Il possède un lourd dossier criminel.Grâce à des informations fournies par un citoyen, l'homme a été arrêté à 2 h hier dans un appartement de la rue Tupper.Une perquisition y a été effectuée.Moniz pourrait avoir trahi sa position en utilisant son téléphone cellulaire, facilitant aussi le travail des policiers.«À moins qu'il y ait quelque chose qui vienne de nulle part, Moniz est vraiment libéré inconditionnellement (relativement au meurtre de Brigitte Serre), sans aucune accusation contre lui », a précisé l'agent Robinette.Les enquêteurs du SPVM ont indiqué que leurs banques de données montrent qu'au moins trois des quatre suspects se connaissaient avant le crime.Tout indique par contre que seul Sébastien Simon connaissait la victime.« Comme si c'était notre propre fille » Le SPVM s'est félicité hier du fait que, moins d'une semaine après le meurtre, tous les suspects aient déjà été épinglés.Les policiers ont vanté encore une fois la collaboration des familles, de la population en général et des médias.«Cela faisait partie de la stratégie d'utiliser les médias pour mettre de la pression sur les suspects », a souligné l'agent Robinette.Le public a fourni plus d'une centaine d'informations à la police.« Je crois que la population s'est sentie interpellée par ce meurtre, a-t-il ajouté.Quant à nous, nous l'avons traité comme si notre propre fille avait été assassinée.» Le mystère plane toujours quant au mobile du meurtre.Vol qui a mal tourné?Vengeance ?Rappelons que Sébastien Simon, ancien collègue de la victime Brigitte Serre, avait fait l'objet d'un rapport accablant de cette dernière, qui lui avait valu d'être congédié.Les policiers n'ont pas voulu commenter hier, affirmant ne pas vouloir nuire aux procès des accusés.«Adieu, ma bibitte adorée» Les funérailles de Brigitte Serre donnent lieu à des scènes touchantes HUGO MEUNIER Des centaines de personnes se sont entassées hier au Saultaux- Récollets à l'église de la Visitation au nord de Montréal, pour rendre un dernier hommage à Brigitte Serre.La douleur était profonde pour la famille, les collègues et les nombreux amis de l'adolescente de 17 ans, moins d'une semaine après son assassinat dans une station-service de Saint-Léonard.Faute de places sur les bancs de bois, des dizaines de personnes ont assisté à la cérémonie debout.Partout dans l'église, les gens pleuraient et s'étreignaient.Puis, à 11 h, la famille de Brigitte Serre a fait son entrée dans l'église, précédée du cercueil de l'adolescente.À la tête du cortège, la mère de la victime et son conjoint cheminaient enlacés.Un silence lourd mais respectueux régnait dans l'église, entrecoupé par les pleurs d'un bébé.Une jeune femme a ouvert la cérémonie en entonnant Amazing Grace, accompagnée à la guitare par un musicien.Sa voix déchirante a résonné dans la salle, provoquant les larmes de la foule.Le curé a présenté Brigitte Serre comme un « ange victime du mal d'amour ».« Cette mort nous arrache le coeur, cette mort nous fait souffrir, cette mort est injuste.On a la preuve aujourd'hui que le péché existe », a martelé l'homme d'Église.Âmes soeurs de Brigitte Quelques proches de Brigitte Serre ont pris la parole durant la cérémonie.Des moments touchants.Une tante de Brigitte a d'abord proposé un voyage dans l'histoire, pour visiter les « âmes soeurs » de sa nièce.« Brigitte a d'abord été notre mère Teresa, elle pensait toujours aux plus démunis et était prête à offrir sa dernière pièce de monnaie.Martin Luther King, parce qu'elle était contre l'injustice et croyait que tous les humains étaient égaux.Gandhi, parce qu'elle était pacifique mais têtue », a énuméré Denise, au nom de la famille.« Brigitte, je te dis au revoir, bonne nuit, bon voyage », a-telle ajouté, avant de fondre en larmes.Émues, toutes les personnes présentes ont alors spontanément applaudi.Des cousines et amies de la disparue avaient aussi un message pour Brigitte.Un message teinté par l'incompréhension.« Brigitte, ma petite bibitte, comment imaginer que tu nous quitterais si tôt ?Comment quelqu'un a-til pu nous enlever notre petite cousine ?» a ajouté une jeune adolescente, la voix chevrotante.Ils ont été nombreux à éclater en sanglots devant ces jeunes femmes, qui devaient ravaler leurs larmes pour livrer quelques mots.« Le livre de ta vie aurait dû être plus rempli, mais nous savons qu'il est rempli de belles choses.Nous, tes proches et tes amis avons le devoir de garder ce livre », a indiqué une autre adolescente.« Adieu, ma bibitte adorée ! » ont alors lancé les cinq adolescentes à l'unisson, dans un cri du coeur.Le mal est fait Sur le parvis de l'église, des gerbes de ballons ont été lâchées dans le ciel.Quelques adolescents ont accepté de commenter le drame vécu par leur amie.« On est tous ici pour dire à Brigitte qu'on l'aime », a lancé, la voix tremblotante, un jeune garçon accompagné de ses amis.Plusieurs en ont gros sur le coeur contre les auteurs du meurtre de Brigitte.« C'est vraiment sans-coeur, indigne, pourri et sale d'enlever la vie de quelqu'un pour aucune raison ! Elle essayait juste de gagner sa vie pour aider ses parents », a dénoncé Guillaume Lagacé.L'arrestation de tous les individus soupçonnés d'avoir trempé dans l'affaire ne fait que mettre un baume sur une plaie qui s'annonce difficile à cicatriser.«Le mal est déjà fait », a tranché Guillaume.D'anciennes camarades de classe de la disparue souhaitent que la mort de Brigitte ne soit pas vaine.« Je pense que ça va sensibiliser les gens à la nécessité d'avoir au moins deux personnes dans un milieu de travail la nuit », a souligné Myriam Angers.Un peu avant midi, les proches de Brigitte Serre se sont éloignés de l'église par groupes, à mesure que disparaissaient les ballons dans le ciel.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © La mort de Brigitte Serre est une épreuve douloureuse pour sa famille, dont sa soeur Amélie (à gauche) et de nombreux amis réunis hier pour ses funérailles.«Le livre de ta vie aurait dû être plus rempli, mais nous savons qu'il est rempli de belles choses.» telequebec.tv Télé-Québec Stéphan Bureau rencontre des grands penseurs et créateurs de notre temps.Franco Dragone, metteur en scène des spectacles Mystère, Alegria, Ô du Cirque du Soleil etANew Day de Céline Dion.Contact nouveauté Demain 22 h 3378431A Dédommagée par Montréal pour une chute dans un trou ÉRIC CLÉMENT La Ville de Montréal a dû payer 2500 $ à une résidante de la rue Beaubien Est qui était tombée l'an dernier avec son fauteuil roulant dans un trou creusé par les cols bleus sur le trottoir près du 6596, rue Saint-Hubert.Les commerçants de la Plaza Saint-Hubert se rappellent très bien cet incident.Un trou avait été creusé près de la boutique Kaza, à la suite d'une fuite d'eau et n'avait été rebouché qu'avec des planches de bois.Raymonde Barré, atteinte de la sclérose en plaques, est passée le 23 février 2005 avec son quadriporteur sur les planches dont une a cédé.Elle est alors tombée avec son véhicule au fond du trou et a dû être hospitalisée à l'hôpital Saint- Luc pendant une journée.« Je me suis blessée à l'oreille et au cou, mais j'ai surtout ensuite fait des cauchemars pendant six mois, dit-elle à La Presse.La planche est passée à un quart de pouce de la carotide.J'aurais pu mourir sur le coup.» Mme Barré est contente d'avoir obtenu une indemnisation, mais elle dit que cela n'a pas été facile.« Cela prend bien des démarches et des papiers à remplir, dit-elle.Et encore, j'ai dû accepter la médiation à la cour des petites créances, sinon ça aurait pris de 12 à 18 mois.» Mme Barré demandait 5936,63 $, soit 5000 $ en dommages et intérêts, 103,63$ pour les frais d'ambulance et 833$ pour la réparation de son quadriporteur.Lors d'un règlement à l'amiable, elle a obtenu 2500$ en décembre dernier.Le plus étrange, c'est qu'un mois avant cet accident, le 24 janvier 2005 exactement, Francine Sénécal, qui circulait en fauteuil roulant, était déjà tombée dans un trou de deux mètres de diamètre à quelques pas du magasin Kaza.Elle n'avait pas été blessée et n'avait pas poursuivi la Ville.« Je ne gagnerai jamais, avait-elle dit alors à La Presse.Je suis sur le bien-être social et j'ai une quinzaine de maladies dont plusieurs sont dégénératives.Ils vont dire que mes problèmes étaient déjà là, et c'est vrai en partie.Je suis pognée à endurer.» Selon Mme Barré, il doit s'agir du même trou, mais les commerçants n'ont pas le souvenir de deux chutes dans un même trou.Quoi qu'il en soit, ils estiment que les cols bleus ne devraient plus couvrir un tel trou avec des planches de bois, mais avec une grosse plaque d'acier.Quant à Mme Barré, elle considère que les trottoirs sont très mal entretenus à Montréal et que cela complique la vie des personnes qui se déplacent en fauteuil roulant.COURRIEL Pour joindre notre journaliste eric.clement@lapresse.ca Illustration : Jacques Laplante LES REER D'ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VONT VOUS SURPRENDRE PLUS RENTABLES ET PLUS FLEXIBLES QUE VOUS NE LE CROYEZ Obligations à taux progressif De 3,20 % à 6,50 % Remboursables annuellement à la date anniversaire Obligations boursières Rendement selon l'Indice Québec-30MC Choix de termes de 5 et 10 ans Obligations à taux fixe Entre 3,20 % et 4,30 % Choix de termes de 1 à 10 ans BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER.1 800 463-5229 Téléphonez-nous du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, ainsi que les samedis de février, de 10 h à 16 h.Pour en savoir plus sur nos produits, visitez le www.epq.gouv.qc.ca Pour les Obligations boursières, le boni de 1 % est applicable sur le capital investi.3375442A Talbot Mercer Papineau (1905) : politicien et patriote Percival Molson (1941) : légende du hockey, héros de guerre et bienfaiteur Charles Taylor (1952): auteur et philosophe de renommée mondiale Yves Fortier (1958): sommité du monde juridique et diplomate Patrick Hayden (1997): titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physique de l'information et professeur de l'Université Mc Gill Félicitations! Dominique Henri est la 126e lauréate d'une bourse Rhodes parmi les étudiants de Mc Gill.Diplômée en littérature française avec une moyenne pondérée cumulative de 3,98, cette résidente d'Outremont est également danseuse, auteure, actrice et militante engagée envers la protection de l'environnement.Âgée de 23 ans, elle poursuivra ses études à Oxford l'automne prochain.Mc Gill compte plus de boursiers Rhodes que n'importe quelle autre université au Canada.À l'instar de Dominique, les lauréats sont marqués d'un sceau distinctif, gage de réalisations exceptionnelles, d'intégrité et de dévouement.Parmi nos boursiers Rhodes, mentionnons : Bravo Dominique! 3377813A RIMA ELKOURI > LA VIE LA VILLE rima.elkouri@lapresse.ca ontréal ville laide.Non, non, ce n'est pas une blague.» C'est par ce verdict provocateur que commence le radiodocumentaire Montréal ville laide diffusé hier soir à l'émission Des idées plein la tête à Radio-Canada.Oh! non! pas encore une séance d'autoflagellation typiquement montréalaise, me suis-je dit en l'écoutant.Pas encore un débat sur les nids-de-poule et les poubelles qui débordent.Je ne sais pas si Montréal est une ville laide.À mes yeux, elle est plutôt belle, même dans sa prétendue laideur.Mais encore fautil qu'on s'entende sur ce qu'on veut dire par «belle» ou «laide».Je ne sais pas si Montréal est une ville laide.Mais de toute évidence, c'est une ville complexée.Il faut croire que son apparence l'obsède.De façon cyclique, le débat autour de sa beauté revient nous hanter.On se regarde dans le miroir et on se trouve laids et sales comme des rats.L'administration Tremblay l'a bien compris.Elle a su tirer profit de nos complexes.En campagne électorale, l'automne dernier, pour notre plus grand ennui, les poubelles et les nids-de-poule sont devenus «l'enjeu» le plus important à Montréal.Bonjour l'audace.Loin de moi l'idée de m'extasier devant la saleté de la ville ou de déclarer que cela fait partie du fameux charme bric-à-brac montréalais.Je ne me mettrai pas non plus à vanter les compétences de l'administration en place.Après tout, si elle avait vraiment voulu régler le problème de la saleté et des nids-de-poule, pourquoi ne l'a-t-elle pas fait lors de son premier mandat?Cela dit, sans vouloir tomber dans le jovialisme complaisant, je dois dire que cet éternel débat sur la laideur de Montréal me fatigue un peu.Parce qu'à la base, on y confond souvent deux choses : la propreté d'une ville et sa beauté.N'ya-t-il pas des villes dites propres qui sont ennuyeuses à mourir?Des villes sans âme aux trottoirs impeccables?À l'inverse, n'y a-til pas de ces villes qui rendent nos pieds tout noirs, mais qui restent aussi sales quemagnifiques?Et, de toute façon, même si la saleté d'une ville avait quelque chose à voir avec sa beauté, À en croire Jérôme Labrecque, réalisateur du documentaire radio Montréal ville laide, la saleté a une ville.Montréal.Le Vieux-Montréal serait devenu un dépotoir sans âme, la ville en ruine ferait fuir ses habitants.Selon lui, il faudrait ressusciter Jean Drapeau \u2014 le seul maire vraiment passionné qu'ait connu la ville, dit-il.Car depuis le départ de ce maire «visionnaire», Montréal souffrirait d'un manque de gouvernance qui la rend laide et sale.Pardon?Jean Drapeau?Parle-t-on du même Jean Drapeau qui a fait détruire nombre de bâtiments patrimoniaux à Montréal?Parle-t-on de ce Jean Drapeau qui nous a légué ce stade en décrépitude dont plus personne ne veut?A-t-on vraiment intérêt à être nostalgique de cette période?À la base du verdict accablant sur la laideur de Montréal, il y a une forme de misérabilisme et un relent de culture rurale qui nous fait diaboliser la ville, soulignait avec justesse hier soir l'historienne d'architecture Lucie K.Morisset avec qui je participais à un débat sur la question.Comme si la campagne était naturellement bonne et la ville, foncièrement sale et dépravée.«Un cas de psychanalyse.» disait-elle.Si on juge de la beauté d'une ville par le souci qu'elle a pour son patrimoine et pour l'esthétisme, il est vrai que Montréal ne fait pas toujours bonne figure.Pas plus que le reste de la province, d'ailleurs.Le designer industriel Michel Dallaire, qui signe entre autres le superbe mobilier urbain du Quartier international, résume bien le problème.Dans le numéro spécial 101 mots pour comprendre le Québec de L'actualité, il a choisi de parler du mot «beauté».Pourquoi le «beau»ne fait-il jamais partie des exigences des cahiers des charges de travaux publics?demande-t-il.Pourquoi ne se préoccupe-t-on pas autant du résultat esthétique que de la gestion de projet, des échéanciers et des budgets?«Pensons à nos ma-gnifiques paysages et sites patrimoniaux québécois, complètement ruinés par le festival des «poteaux croches» auxquels sont suspendus des kilomètres de fils et des boîtiers d'épissures souvent hors d'usage, écrit-il.Aujourd'hui, l'enfouissement est techniquement et économiquement faisable ; il suffit simplement de trouver cela important.Pourquoi ne pas voter une loi du beau?» La voter et la faire respecter, bien sûr \u2014 il faut malheureusement le préciser, car Montréal a déjà trop de jolis règlements qu'elle ne respecte pas.Au lieu de perdre notre temps à causer poubelles \u2014 les ramasser devrait nous suffire \u2014 n'est-ce pas là une suggestion quimériterait plus d'attention?APARTÉ «M Comme ma ville est laide, laide.«Il est surprenant qu'au Québec, le beau ne fasse jamais partie des exigences dans les cahiers des charges des travaux publics, par exemple.On se préoccupe de la gestion de projet, d'échéanciers, de budgets, mais on exige très rarement un résultat esthétique quelconque.» (Le designer industriel Michel Dallaire à propos du mot «beauté».101 mots pour comprendre le Québec.L'actualité, 15 décembre 2005) NE SUFFIT-IL PAS DE VOYAGER UN PEU POUR RÉALISER QUE MONTRÉAL N'EST TOUT DE MÊME PAS CE DÉTRITUS URBAIN QU'ON SE PLAÎT SI SOUVENT À DÉCRIRE? ACTUALITÉS CHAMPIONNATS MONDIAUX DE NATATION Après le succès, le déficit SÉBASTIEN RODRIGUE La Ville de Montréal devra débourser 4,7 millions de dollars pour éponger le déficit des Championnats du monde de natation créé en grande partie par de trop faibles recettes aux guichets, malgré les prouesses du plongeur Alexandre Despatie, des nageurs et de l'équipe féminine de water-polo du Canada.Le directeur général de l'événement, René Guimond, conclut que son organisation a manqué de temps pour attirer davantage de foule à l'île Sainte-Hélène.« On a commencé avec quatre mois à faire et nous avons commencé la vente de billets à deux mois de l'événement », dit-il.Le comité organisateur de l'événement a rendu publics hier ses états financiers environ six mois après la fin des compétitions.Le comité avait déjà annoncé un déficit d'environ 4 millions en août dernier, mais celui-ci a été révisé légèrement à la hausse.Le budget de 38,8 millions a été presque respecté avec un dépassement d'un peu moins de 22 000 $.L'organisation a atteint son objectif de 9 millions en soutien d'entreprises, mais elle a raté sa cible pour les ventes de billets.Le comité prévoyait en vendre pour un peu plus de 11 millions, mais les ventes ont été d'environ 7 millions.Le comité organisateur a donc vendu 155 000 billets alors que l'objectif de départ était de 234 000.Il en a aussi coûté plus cher que prévu pour louer les gradins, mais le comité a en revanche reçu un peu plus que prévu du gouvernement fédéral.Au bout du compte, la Ville de Montréal devra éponger un déficit de 4,7 millions, selon les états financiers vérifiés.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, espère maintenant abaisser le déficit de 715 000 $ en obtenant un crédit de taxe sur les produits et services (TPS).La Ville avait déjà déboursé 7,1 millions pour construire les installations ainsi que 4,5 millions pour assurer la sécurité.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a aussi approuvé l'achat d'environ 108 000$ en équipements sportifs pour le centre Claude-Robillard.Une étude commandée par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport chiffre les retombées économiques à 81 millions, dont 17 millions provenant des visiteurs.Le maire Tremblay estime quant à lui que cet événement a été la « consécration» de Montréal comme ville de sport.Le maire de Montréal avait récupéré l'événement in extremis en février 2005 en promettant d'éponger un éventuel déficit.Les championnats de la FINA avaient été retirés à Montréal après de graves problèmes financiers apparus en décembre 2004.Le comité organisateur réclamait alors 12 millions des gouvernements ainsi qu'une garantie de prêt de 6 millions.La Ville de Montréal avait ensuite repris les rênes de l'événement et formé un nouveau comité organisateur avec René Guimond comme directeur général.Dans la tumulte, le directeur général du comité organisateur, Yvon Des Rochers, s'était suicidé.Le chef de l'opposition officielle, Pierre Bourque, a d'ailleurs demandé la création d'un comité pour élucider la gestion des fonds publics administré par le premier comité organisateur dirigé par M.Des Rochers.« (.) il n'y a pas suffisamment d'information sur la façon dont ont été dépensés les budgets d'investissement », a écrit M.Bourque dans un communiqué.Le maire Tremblay, tout comme René Guimond, ont refusé de répondre aux questions sur l'administration des championnats avant qu'ils n'en prennent le contrôle en février 2005.Ils ont évoqué une injonction obtenue par la succession d'Yvon Des Rochers leur interdisant de dévoiler son contrat.Patrimoine Canada prépare pour sa part une vérification comptable sur l'utilisation des 19 millions versés en subvention pour la tenue de l'événement.Une porteparole du Ministère, Dominique Collin, indique que le rapport sera prêt en mars prochain.Faites vos commentaires sur www.cyberpresse.ca/sports PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, en compagnie de René Guimond, directeur général des Championnats du monde de natation, et Normand Legault, du comité organisateur.La Tribune en format compact 025 6147 2006-01-30 2006-01-30 2006-01-30 NUMÉRO 216032 2006-01-30 05 JUIN 80 POISSONS Tirage du Tirage du Tirage du Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Tirage du Jour - Mois - Année - Signe Recevez vos résultats gratuitement ! www.clubselect.com Donnezde l'élan àvotre carrière Admission - dates limites Trimestre d'été : 15 février Trimestre d'automne : 15mai Trimestre d'hiver : 15 octobre www.hec.ca/programmes/certi\"cats Administration Analyse des processus organisationnels Commerce de détail et distribution Commerce électronique Commerce international Gestion comptable des organisations Comptabilité professionnelle Création d'entreprise Gestion de projets Gestion d'entreprise Gestion des opérations et de la production Gestion des ressources humaines Gestion du marketing Gestion #nancière Leadership organisationnel Supervision Systèmes d'information et analyse d'a+aires 4 campus: Montréal, Laval, Longueuil et Lanaudière L'o+re de cours varie d'un campus à l'autre.18 certificats NOUVEAU 3376870A LA PRESSE Le quotidien sherbrookois La Tribune est passé au format compact hier.Le nouveau format a été accueilli très favorablement dans la communauté comme en font foi les commentaires exprimés par plusieurs lecteurs et invités, hier midi, à un dîner de lancement.Il faut dire que le journal a revu toute la présentation graphique du produit et que les photos en couleur sont plus nombreuses que jamais, grâce à des nouvelles possibilités d'impression.La décision d'adopter un format compact a été prise à la suite d'un grand sondage mené auprès des lecteurs du journal.Ils étaient très nombreux à souhaiter ce nouveau format.La Tribune, qui célèbre son 96e anniversaire le 22 février prochain, fait partie du groupe Gesca, tout comme La Presse.Une page frontispice audacieuse a été publiée pour l'occasion avec la photo d'un bébé pour illustrer la naissance du nouveau bébé de toute l'équipe de La Tribune.Touring Course Hors piste Cliniques de fartage Rabais sur équipement complet Grand choix de vêtements et accessoires 5520, boul.des Laurentides, Laval (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 Ski de Fond Le Spécialiste Une erreur s'est glissée dans notre annonce parue le dimanche 29 janvier 2006, en page 9 du cahier Actuel.On aurait dû lire, sur le coupon de réduction, la mention suivante : \u201c Économisez 1 $ sur o3méga+ joy (tous les formats).La Presse s'excuse auprès de ses lecteurs pour tout inconvénient que cette erreur aurait pu causer.AVIS DE CORRECTION En patins sur le mont Royal PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Patinage au lac aux Castors: c'est parti ! La nouvelle patinoire du lac aux Castors a été inaugurée hier en présence de Jean Béliveau, entouré ci-dessus d'André Desmarais (à droite) et de Paul Desmarais, jr., de Power Corporation du Canada.L'installation d'une patinoire réfrigérée de 2500 m2 dans le parc du Mont-Royal et la rénovation du pavillon du lac aux Castors a coûté 7,3 millions.Power Corporation du Canada a pour sa part versé deux millions aux Amis de la Montagne pour financer une partie des travaux.Paul, jr.et André Desmarais ont, du même coup, rendu hommage à Jean Béliveau en dévoilant les patins qu'il portait en marquant son 500e but en saison régulière.Ceux-ci ont été coulés dans le bronze pour orner un mur du rez-de-chaussée du pavillon.PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE 1 888 ROULE VW | vw.ca Remise de 500 $ pour nouveaux diplômés collégiaux et universitaires.Certaines conditions s'appliquent.Première mensualité gratuite jusqu'à concurrence de 250 $ (taxes incluses).\u2020L'offre s'applique à une Golf CL 2006 de base, à essence, 5 vitesses, neuve, en stock.Photo à titre indicatif seulement.Acompte de 2 575 $.Frais de transport et de préparation inclus.Taxes, immatriculation, assurances, droits sur les pneus neufs, frais d'inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers (jusqu'à 46 $), frais administratifs du concessionnaire (le cas échéant) et frais de 12 ¢ du kilomètre après 85 000 km en sus.Sous réserve de l'approbation du crédit de Volkswagen Finance, une division de Crédit VW Canada Inc.Offre en vigueur à partir du 13 janvier 2006.Cette offre est d'une durée limitée et peut être retirée en tout temps sans préavis.Chez les concessionnaires Volkswagen participants du Québec seulement.Quantité limitée.Les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à l'autre et un échange entre concessionnaires peut donc être requis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Ne s'applique qu'aux locations faites à des particuliers.1Les coussins gonflables agissent uniquement comme système de retenue supplémentaire et ne se déploieront pas lors de tous les accidents.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Les enfants doivent toujours prendre place à l'arrière et être maintenus par un système de retenue adapté à leur taille et à leur âge.2Selon la première éventualité.Tous les détails sur vw.ca et chez votre concessionnaire.Sous-payée.Tout comme vous.C'est fou ce que vous avez en commun avec la Golf.Exactement comme vous, elle en donne vraiment beaucoup pour ce qu'elle est payée : plaisir de conduite, allure dynamique et équipement de série incluant un système audio à huit haut-parleurs, deux coussins gonflables avant et deux latéraux avant1, des freins à disque aux quatre roues avec ABS, une garantie limitée pare-chocs à pare-chocs de 4 ans ou 80 000 kilomètres2 et une garantie limitée de 5 ans ou 1 kilomètres2 sur le groupe motopropulseur.Venez en abuser dès aujourd'hui chez votre concessionnaire Volkswagen.0$ Première mensualité0$ Dépôt de sécurité 189$ Par mois\u2020 Location 51 mois À partir de Golf CL 3378648A PHOTO LA PRESSE Le policier Benoît Guay, accusé d'une série de viols.Guay toujours incarcéré ANDRÉ CÉDILOT Accusé d'une série de viols sur des adolescentes et des jeunes femmes de 15 à 20 ans, le policier Benoît Guay restera quelques jours encore derrière les barreaux avant de savoir s'il sera libéré sous cautionnement.À la demande de son avocat, l'enquête sur mise en liberté qui devait avoir lieu hier a été reportée à vendredi.L'instruction de cette étape usuelle du processus judiciaire se fera au palais de justice de Laval.Me Philip Schneider entend prendre plus ample connaissance du dossier d'accusation que le ministère public lui a remis au lendemain de la comparution de son client en Cour du Québec, jeudi dernier.Âgé de 34 ans, Benoît Guay fait face à 22 chefs d'accusation relatifs à des agressions sexuelles sur cinq adolescentes de 15, 16 et 17 ans, ainsi que deux jeunes adultes de 18 et 20 ans.Selon la dénonciation, tous les crimes ont été commis avec une arme de poing ou un couteau, entre le 11 mai 2004 et le 1er juillet 2005, à Laval, Saint-Jérôme et Bois-des-Filion.Dans au moins un cas, la police détiendrait une preuve d'ADN.L'agent Guay, qui porte l'uniforme de la police de Montréal depuis 13 ans, a été arrêté mercredi dernier alors qu'il rentrait chez lui, à Laval.Il y avait presque deux ans qu'un prédateur sexuel sévissant dans la couronne nord de Montréal était recherché.À l'automne, après avoir découvert maints recoupements entre les divers dossiers, la Sûreté du Québec s'est alliée à d'autres corps de police pour se mettre résolument à la chasse du suspect.Au moment de lancer le projet Hibou, en octobre, les enquêteurs avaient déjà reçu 800 informations du public et vérifié pas moins de 200 voitures dont la description correspondait à celle que les jeunes victimes leur avaient donnée.Depuis, une cinquantaine de citoyens ont apporté leur concours aux enquêteurs.Il semble que ce soit l'un d'eux \u2014 en l'occurrence un proche du policier\u2014 qui aient mis les enquêteurs de l'équipe de choc sur la bonne piste.Pour des raisons inexpliquées mais tout en admettant qu'il pourrait y avoir d'autres victimes, la police a mis quatre jours avant de diffuser, hier sur le site Internet de la SQ, la photo de l'accusé. ACTUALITÉS Meurtres en série en Colombie-Britannique Ouverture du procès Robert Pickton plaide non coupable à 27 accusations de meurtre GREG JOYCE PRESSE CANADIENNE NEW WESTMINSTER, C.-B.\u2014 Le présumé tueur en série Robert Pickton, accusé du meurtre prémédité de 27 femmes, a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, hier.À la lecture de chacun des chefs d'accusation \u2014à l'exception d'un seul \u2014, l'homme de 56 ans, vêtu dans un style décontracté d'un tshirt vert, d'un jeans et d'une paire de chaussures de sport, a invariablement répondu d'une voix grave : « non coupable » ou « non coupable, Votre Honneur ».Il est toutefois demeuré silencieux lors de l'énoncé de son inculpation pour le meurtre prémédité de Jane Doe, un geste qui est demeuré inexpliqué.La cour a enregistré un plaidoyer de non culpabilité à sa place, tel que stipulé dans le Code criminel.M.Pickton a été arrêté en février 2002 à la suite d'une enquête sur la disparition de travailleuses du sexe dans un quartier défavorisé de Vancouver.Son plaidoyer de non-culpabilité marquait l'ouverture formelle d'un procès très médiatisé de plusieurs mois durant lesquels la Cour entendra les arguments des deux parties au sujet de l'admissibilité de la preuve.Une ordonnance de nonpublication ne permettra pas d'en divulguer le contenu.À l'extérieur du palais de justice, des femmes autochtones ont marqué le pas avec un tambour tandis que plusieurs membres des familles des victimes ont tenu une courtepointe portant leurs noms.Ils voulaient attirer l'attention sur la disparition d'une soixantaine de femmes dans le secteur.« Je ne sais pas si on va un jour avoir les réponses à toutes nos questions, a dit une porte-parole du Centre des femmes de Downtown Eastside, Edna Brass.On est ici pour protester contre ce qui est arrivé et qui n'aurait jamais dû arriver.« Je veux être là pour appuyer les femmes », a souligné pour sa part une cousine de l'une des possibles victimes du présumé tueur en série, Leona Phillips.Robert Pickton avait d'abord été sommé de se présenter en cour pour une audience préliminaire en 2003 afin de répondre à 15 chefs d'accusation.En mai 2005, d'autres accusations de meurtre prémédité ont porté ce nombre à 27.Lors de ces brèves comparutions, il est demeuré incarcéré et est seulement apparu par vidéoconférence.Tout comme les fois précédentes, il s'est montré peu bavard.Robert Pickton n'a pas encore décidé s'il voulait être jugé par un jury ou par un juge seul.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE © L'accusé Robert Pickton.Le bar Joy, fermé pour six mois Un repaire des Hells sous les pics des démolisseurs Les «liens d'affaires» avec les Hells coulent un bar du centre-ville ANDRÉ CÉDILOT La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a ordonné hier la fermeture du Bar Joy pour six mois.Durant cette période, aucun permis ne pourra être délivré à quiconque voudrait prendre la relève dans ce cabaret du centre-ville de Montréal.Cette décision est survenue plus rapidement que prévu après que le propriétaire en titre de l'établissement, Alain Constantineau, eut subitement coupé court à l'enquête que la RACJ a instituée d'urgence à la suite d'un meurtre commis le 11 janvier.Alléguant n'avoir plus d'argent pour se défendre, Constantineau s'est désisté vendredi, au moment où Me Virginie Ouellette, en poursuite, allait appeler à la barre un détective qui en savait long \u2014 grâce à un informateur\u2014 sur ce qui se passait à l'intérieur du bar disco de la rue de la Montagne.La cause en était à sa 10e journée d'audition devant le tribunal de la RACJ.En révoquant le permis du Bar Joy pour six mois \u2014 la peine la plus sévère prévue par la loi \u2014, les régisseurs Jacques Richard et Arlindo Vieira espèrent lancer un message clair à tous les tenanciers qui tolèrent la présence de gangs organisés dans leurs murs.« Quand on parle de relations d'affaires avec les Hells Angels, on parle d'activités illicites », a plaidé Me Ouellette.« Or, le Bar Joy n'était pas que le château fort des Hells Angels, il était aussi la forteresse des gangs de rue », a noté la procureure de la RACJ.« L'endroit est infesté d'indésirables et il faut le décontaminer.Six mois, c'est juste assez pour faire un réel ménage, pour passer l'eau de Javel », a-t-elle dit, en rappelant la fermeture récente de trois ou quatre autres bars pour des raisons similaires.Dans sa plaidoirie, Me Ouellette a également fait état de la révocation du permis de boxeur d'un certain Steve Duquette parce qu'il porte le dossard des Hells Angels de Sherbrooke.Âgé de 39 ans, Duquette est un adepte des combats ultimes.Il a porté sa cause en appel.Affirmant n'avoir rien à voir dans les activités journalières de l'établissement, les propriétaires de l'immeuble de trois étages qui abrite le Bar Joy \u2014un homme d'affaire de Toronto et un autre de Montréal \u2014 ont promis de tout faire pour obtenir l'annulation du bail de location consenti à Constantineau.Dans l'intervalle, ils entendent trouver quelqu'un d'autre pour emménager dans les locaux laissés vides par la fermeture du Bar Joy.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © C'est sans tambour ni trompette que l'ex-repaire des Hells Angels de la section South a été rasé au sol hier matin par une équipe de démolisseurs qui, à l'aide d'une pelle mécanique et de tracteurs chargeurs, n'ont mis que quelques heures pour faire disparaître cette maison située au 28, rue Alvarez, à Saint-Basile-le-Grand.Munie de caméras et de détecteurs de mouvement, la forteresse clôturée des motards était déserte depuis l'arrestation en 2004 de ses principaux occupants, lors de l'opération « ziplock » menée par les policiers de l'escouade régionale mixte (ERM) de Montréal.L'immense bungalow blindé appartenant à la compagnie « Les princes de l'autoroute », une entreprise gérée par Michel Bergeron, Antonio Costella, Roberto Campagna et Michel Guertin, tous membres actifs des Hells Angels, avait été saisi à la suite d'une requête en confiscation présentée par le ministère de la Justice du Québec.En vertu d'une ordonnance du tribunal obtenue le 24 janvier, l'ex-repaire de motards est donc passé sous le pic des démolisseurs, au grand soulagement des résidants de ce secteur.Il s'agit du cinquième repaire de motards à être démoli au cours des dernières années au Québec.3378903A POLITIQUE CAUCUS EXTRAORDINAIRE DU PQ TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Pour la première fois depuis le congrès à la direction, le chef du Parti québécois, André Boisclair, et son ancienne rivale, Pauline Marois, se sont présentés devant les journalistes bras dessus bras dessous, dans l'espoir de projeter l'image d'une équipe réunifiée.À peu près absente de l'arène politique depuis sa défaite du 15 novembre, Pauline Marois reprend le collier.Mais elle reçoit, à sa demande, de nouvelles fonctions.Au cours du caucus extraordinaire réunissant les députés et les membres du comité exécutif du parti, hier, André Boisclair a en effet profité de l'occasion pour remanier son cabinet fantôme.La députée de Taillon ne sera plus porte-parole de l'éducation mais bien des relations internationales, un dossier moins exigeant.« J'avais besoin d'un nouveau défi », a expliqué Mme Marois, qui a été ministre de l'Éducation pendant trois ans et porte-parole de ce même dossier dans l'opposition pendant deux ans et demi.Elle se dit « parfaitement satisfaite de la réponse qu'André Boisclair a donné » à sa demande.Le soir de son élection, le nouveau chef avait pris « l'engagement solennel» de donner une « grande place » à Pauline Marois au sein de l'organisation du parti.Hier, il a affirmé qu'elle jouera « un rôle très important au niveau de la préparation électorale ».Il n'a cependant pas voulu aller plus loin.« Il n'est pas question que je fasse ici de stratégies ouvertes », a-t-il lancé.« Selon les tâches qui seront souhaitables ou nécessaires, je serai disponible.C'est exactement ce que je voulais », a affirmé de son côté Mme Marois.Elle a d'ailleurs dit à La Presse qu'elle sera candidate aux prochaines élections.Pauline Marois dit vouloir « travailler aux côtés » de son nouveau chef, même si elle avait affirmé durant la course que l'élection d'André Boisclair représenterait un « risque » pour le mouvement souverainiste en raison de son passé de consommateur de cocaïne.Mme Marois a esquivé les questions des journalistes à ce sujet.Accompagné de son ancienne rivale, André Boisclair n'a pas manqué d'affirmer que «plus que jamais, l'équipe du Parti québécois est solidaire et unie ».Le député Camil Bouchard, qui s'est fait connaître comme porteparole de la famille avec la controverse entourant la réforme des services de garde, se retrouve avec le dossier de l'éducation.Richard Legendre, ancien candidat à la direction, se voit confier le dossier de la famille, lui qui avait été discret aux affaires municipales.Daniel Turp, qui s'est fait ravir les relations internationales par Pauline Marois, reste tout de même responsable de la culture.Un proche de M.Boisclair, Nicolas Girard, prend du galon en devenant critique en matière d'emploi et de solidarité sociale.Il serait également nommé parmi les dirigeants du comité électoral que vient de former André Boisclair.Le chef péquiste maintient Louise Harel dans ses fonctions de chef de l'opposition officielle, bien qu'il l'ait contredite publiquement à au moins deux reprises sur différents dossiers.Comme l'écrivait La Presse hier, le PQ entre en « mode préélectoral » avec la préparation d'une plateforme électorale et la tenue d'une tournée des régions, a confirmé M.Boisclair.Le PQ, qui traîne une dette d'environ un million de dollars, organisera une campagne de financement en février.Boisclair et Marois font la paix Le chef péquiste remanie son cabinet fantôme Le relationniste de la commission Gomery publiera un livre François Perreault avait pourtant associé un tel projet à un «délit d'initié» en septembre ANDRÉ NOËL Le responsable des relations publiques de la commission d'enquête sur le programme de commandites, François Perreault, publiera bientôt un livre sur l'enquête dirigée par son patron, le juge John Gomery, alors qu'il a déclaré il y a quatre mois qu'un tel geste équivaudrait à un « délit d'initié ».Les Éditions de L'Homme ont distribué dernièrement un avis de parution, annonçant le lancement du livre de M.Perreault, sous le titre Gomery, l'enquête, pour le 21 février au Centre national des arts à Ottawa.Le livre sera publié en même temps en anglais par Douglas & Mc Intyre sous le titre Inside Gomery.Les services de M.Perreault et de la firme de communications Weber Shandwick, à laquelle il était attaché, ont coûté 261 065 $ aux contribuables canadiens, pour une période d'un peu plus d'un an, selon des documents obtenus par la loi d'accès à l'information.Cette somme comprend les honoraires et les frais.Depuis juin dernier, M.Perreault collabore encore à la commission Gomery, mais à temps partiel.La commission doit remettre son rapport final demain au gouvernement fédéral, après quoi elle sera dissoute.Le 28 septembre, le journaliste Pierre Donais a fait une entrevue avec M.Perreault sur la chaîne de télévision parlementaire CPAC à Ottawa.Vers la fin de l'entretien, il lui avait demandé ceci : « Une dernière question.Est-ce que vous seriez tenté d'écrire un bouquin làdessus (la commission Gomery), après avoir vécu de A à Z tout ce qui a été dit, après avoir vécu tout ça d'aussi près ?» M.Perreault avait esquissé un sourire embarrassé et répondu ceci : « Écoutez, je suis encore dans le feu de l'action, et à l'heure actuelle, je vous dirais que ce serait presque un délit d'initié.Alors, je ne peux vraiment pas me mettre à écrire une ligne là-dessus.» Une boutade Hier, M.Perreault a dit à La Presse que cette expression, « délit d'initié », était une boutade.Il a ajouté qu'il a commencé à écrire son livre en octobre.« Ça ne pose pas de problème d'éthique, a-t-il dit.Je ne touche pas au fond, ni à la preuve (présentée devant la commission).Je ne travaille qu'à partir de matériel connu et accessible.L'avis de parution indique pourtant que « ce livre renferme tout ce que vous n'avez pas vu à la télé ni lu dans les journaux ».Il précise qu'il est sous embargo jusqu'au 21 février.L'éditeur, Pierre Bourdon, a dit que le tirage, en français, pourrait varier entre 5000 et 10 000 exemplaires.Même chose en anglais.Le livre est presque terminé, mais pas tout à fait, a ajouté M.Bourdon.Le lancement pourrait être reporté d'une semaine, entre autres à cause des délais de révision et de traduction, a-t-il dit.L'avis de parution montre, en page couverture, le juge Gomery portant un chapeau et un imperméable, devant des colonnes de ce qui pourrait être un ancien palais de justice.Le juge a écrit la préface du livre.« Cet ouvrage se veut le récit de la poursuite de cette enquête unique, explique l'avis de parution.Non pas la récapitulation des abus politiques et des malversations financières révélées, le rapport du commissaire Gomery étant, à cet égard, cru de clarté, mais plutôt l'illustration du travail mené par une équipe confrontée aux petitesses des grands politiques, aux rancunes de fonctionnaires bien placés et aux embuscades d'avocats réputés.François Perreault nous conduit derrière des portes closes.Il nous dévoile les réactions et les tactiques des acteurs de cette formidable saga.» PHOTOTOM HANSON, ARCHIVES PRESSE CANADIENNE © Le juge John H.Gomery sera occupé demain, il mettra un point final aux travaux de la désormais célèbre commission qui a porté son nom.Un consultant de la commission fera aussi parler de lui en publiant un livre sur les coulisses de la commission.3378905A SANTÉ Une chercheuse s'attaque aux publicités de médicaments PASCALE BRETON Exit les publicités comme celle du Viagra où l'on voyait un homme chanter sous la douche ?C'est ce que recommande un rapport qui dénonce les stratagèmes imaginés par les compagnies pharmaceutiques pour contourner la loi.Les publicités directes concernant les médicaments vendus sur ordonnance sont illégales au Canada.Par contre, la Loi sur les aliments et les drogues du Canada permet deux types de publicité qui permettent aux compagnies pharmaceutiques de faire connaître leurs produits.La loi canadienne autorise la « publicité de rappel ».Elle permet de faire référence à un médicament, sans en expliquer le détail sur la santé.C'est le cas du Viagra.La publicité de «recherche d'aide » permet quant à elle de faire référence à une maladie, sans parler d'un médicament prescrit pour la traiter.Dernièrement, les consommateurs ont pu voir dans les journaux et magazines une publicité montrant le corps d'un homme mort, reposant à la morgue.Le fabricant du Lipitor \u2014 médicament pour contrôler le cholestérol \u2014 laissant entendre que cet homme en apparente bonne santé ne serait pas décédé s'il avait surveillé son taux de cholestérol.« Ce type de publicité devrait être interdit », dénonce Barbara Mitzes.Chercheuse en santé à l'Université de la Colombie-Britannique, elle est l'auteur du rapport dévoilé hier sur les publicités des médicaments et leur impact sur la santé des Canadiens.Le rapport a été commandé par le Conseil canadien de la santé, organisme crée en 2003 pour surveiller les progrès de la réforme de la santé au pays.Un effet sur les prescriptions « Ces publicités ont un effet sur la prescription.Certaines données montrent même qu'il y a davantage de prescriptions inappropriées avec des publicités concernant les médicaments vendus sur ordonnance », poursuit Mme Mitzes.Les consommateurs voient le médicament, en parlent à leur médecin et demandent qu'il leur prescrive le produit.Pour son rapport, Mme Mitzes a répertorié les études qui analysent les publicités concernant les médicaments vendus sur ordonnance et leur impact sur la santé.Les résultats sont probants.Santé Canada doit renforcer sa loi, at- elle insisté lors d'une entrevue téléphonique.Elle affirme qu'au cours des dernières années, un certain laxisme dans l'application de la loi a permis aux compagnies pharmaceutiques de contourner la loi à leur avantage.Sans compter les publicités américaines qui passent la frontière.Les Canadiens qui regardent les chaînes de télévision américaines voient de la publicité directe sur les médicaments vendus sur ordonnance.Ils ont pu y voir, entre autres, une publicité sur le Vioxx, anti-inflammatoire qui a soulevé la controverse.C'est un problème, note Mme Mitzes.La Nouvelle-Zélande et les États-Unis sont les seuls pays industrialisés à permettre ce type de publicité directe.Dans son rapport, elle propose cinq recommandations, dont celle d'éliminer « les échappatoires » que l'on trouve dans la loi actuelle.Son analyse risque d'influencer le Conseil canadien qui doit se prononcer sur cette question dans son rapport annuel qui sera déposé le 7 février.Pour l'instant toutefois, Santé Canada, à qui revient la décision de modifier ou non la loi, se contente d'étudier le rapport.MONTRÉAL 1250 boul.René-Lévesque, Ouest Métro Bonaventure LAVAL 2525 Daniel Johnson (Carrefour Laval) Soins pré et post-opératoires maintenant disponibles à Chicoutimi.$20/oeil par mois À partir de Prenez rendez-vous pour votre évaluation sans frais, dès aujourd'hui (514)845-1515 Disponibles pour vous répondre 7 jours par semaine Informez-vous sur notre politique du plus bas prix garanti.Plus de 300,000 corrections de la vue au laser au Canada CORRECTION DE LA VUE AU LASER Chef de file dans le domaine de la correction de la vue au laser au Canada Équipement Bausch & Lomb à la fine pointe de la technologie Procédé ZyoptixMD personnalisé disponible La majorité de nos patients obtiennent une vision 20/20 L'excellence à votre portée H a l i f a x Mo n t r é a l Ot t a w a Ki n g s t o n To r o n t o Wi n d s o r Ca l g a ry V a n c o u v e r www.lasikmd.com MONTRÉAL 1250, boul.René-Lévesque Ouest Métro Bonaventure LAVAL Édifice BDC 2525, boul.Daniel-Johnson (Carrefour Laval) Dr Pierre Demers, MD, FRCSC Dr Avi Wallerstein, MD, FRCSC Dr Mark Cohen, MD, FRCSC 20,000 procédures 30,000 procédures 30,000 procédures Promotion valide jusqu'au 31 mars 2006.Les prix peuvent varier selon la prescription.Applicable sur une chirurgie des deux yeux.Financement 36 mois, sous approbation de crédit.Sans frais (866) 393-1515 3371013A PHOTOTOBY MELVILLE, REUTERS Selon les dernières données, près de 60%des adultes canadiens sont trop gros.Un enfant sur cinq a aussi un problème de poids.L'obésité gagne du terrain PASCALE BRETON La télévision, les magazines, l'école, le milieu de travail.Voilà autant de facteurs qui contribuent à l'épidémie d'obésité qui frappe les pays industrialisés.Dans un nouveau rapport sur la question, le Groupe de travail provincial sur la problématique du poids (GTPPP) s'inquiète de voir le nombre de personnes obèses ou souffrant d'embonpoint augmenter à un rythme affolant.Selon les dernières données disponibles, près de 60% des adultes canadiens sont trop gros.Un enfant sur cinq a aussi un problème de poids.«La situation est grave, et ses conséquences en coût de santé et en réduction de la productivité hypothéqueront l'avenir de la société », affirme le groupe de travail.Le GTPPP a été mis sur pied il y a six ans par l'Association pour la santé publique du Québec.Après un constat de la situation qui avait fait l'objet d'un premier rapport, le groupe propose maintenant son plan d'action.Le document propose cinq grandes recommandations pour contrer l'obésité.Il faut réviser les publicités destinées aux enfants, propose notamment le rapport dévoilé hier.Malgré la loi, il y a encore trop de laxisme face aux publicités que les jeunes peuvent voir.La vente de produits minceur doit être mieux encadrée.De même, il faut contrer l'image persistante de la minceur qui est constamment véhiculée dans les publicités et les magazines.« La profusion des images et de la communication sous toutes ses formes, médias, publicité, Internet, tout cela influe sur les choix de comportements et les décisions d'achat », rappellent les auteurs du rapport.Il est primordial de faire davantage d'exercice physique et de mettre en place des politiques alimentaires plus saines, autant dans les garderies que les écoles.Il faut en finir avec la malbouffe et les grosses portions.Pour y arriver, tous doivent être mis à contribution, précise le groupe de travail.Le gouvernement, les municipalités, les écoles, les médias, tous peuvent apporter leur contribution.« L'origine du problème se trouve dans les environnements », peut-on lire dans le rapport.Selon un sondage effectué auprès de 1000 personnes par le GTPPP, la population semble du même avis.Plus de 71 % des répondants sont entièrement d'accord avec l'idée d'éliminer le fastfood et les boissons gazeuses des écoles.Les deux tiers des répondants sont aussi favorables à l'implantation d'une politique pour réduire les grosses portions dans les restaurants.AU DÉTAILLANT : Genuine Health vous remboursera la valeur nominale de ce bon-rabais ainsi que nos frais habituels de manutention, pourvu qu'il vous ait été présenté par votre client au moment de l'achat du produit indiqué.Toute autre demande de remboursement peut être considérée frauduleuse.Si l'on ne peut présenter, sur demande, des factures prouvant l'achat d'un stock suffisant, au cours des 90 jours précédents, pour couvrir les bons-rabais à rembourser, ceux-ci seront sans valeur.Les bons-rabais soumis deviennent la propriété de Genuine Health.Toute reproduction de ce bon-rabais est expressément interdite.Pour remboursement, postez à : Redemption House.B.P.1600, Pickering (Ontario) L1V 7C1.AU CONSOMMATEUR : Les lois provinciales peuvent exiger du détaillant qu'il facture les taxes applicables sur le plein montant de l'achat/des achats avant la réduction du montant du bon-rabais.La TPS, la TVQ, la TVP et la TVH sont comprises dans la valeur nominale là où il y a lieu.La reproduction non autorisée de ce bon-rabais est illégale.Non valide avec toute autre offre de bon-rabais.Limite d'un seul bon-rabais par achat.Cette offre n'est valide qu'au Canada.Ce bon-rabais expire le : 28 février 2006.Code du bon-rabais : 62477312 www.genuinehealth.com sur o3mega+ joy (tous les formats) économisez 1$ Respirez le bonheur! 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Des citoyens désespérés de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, en sont réduits à remplir des formulaires de participation à une loterie pour tenter de décrocher un des 1500 lots gagnants \u2014 l'accès à un médecin de famille.Pas moins de 8000 résidants de la région sont incapables de trouver un médecin de famille.Or, un nouveau cabinet de médecine familiale doit ouvrir sous peu.Environ 1500 places seront disponibles pour les patients, qui pourront y consulter trois omnipraticiens formés à l'étranger et par une médecin de l'endroit, la Dre Shelagh Leahey.Les intéressés ont jusqu'au 15 mars pour remplir un bon de participation au concours et le déposer dans une pharmacie ou un hôpital local.La Dre Leahey a justifié cette mesure en expliquant que c'était « la seule méthode équitable pour assurer à chaque individu une chance égale d'obtenir un médecin de famille ».Les autres systèmes sont pires, a-telle affirmé.Ainsi, les gens qui disposent d'un dispositif de composition automatique par téléphone ont des chances accrues si les nouveaux patients sont sélectionnés par téléphone, une méthode déjà essayée par le passé.Par ailleurs, avec un système de file d'attente, les personnes en forme et pouvant se déplacer étaient privilégiées par rapport aux personnes malades, âgées ou simplement trop épuisées.Presse Canadienne . ACTUALITÉS Les employeurs sont très satisfaits des recrues universitaires MARIO GIRARD Les nouveaux diplômés universitaires du Québec offrent un taux de satisfaction sans précédent à leurs employeurs.À part quelques réserves touchant la qualité du français, les patrons sont comblés par le rendement, les connaissances et l'habileté de leurs nouvelles recrues.Ce tableau lumineux et encourageant émane d'un sondage effectué par le Secteur de l'information et des communications du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.Au total, 1406 employeurs de diplômés universitaires, qui emploient près de 360 000 personnes, ont participé à cette étude.Selon 97 % des employeurs, les recrues diplômées offrent une compétence qui va de très satisfaisante à moyennement satisfaisante (69 % pour une compétence élevée et 28 % pour une compétence moyenne).Seulement 1 % ont jugé que leurs recrues avaient une compétence basse.Trois mois après l'embauche, les employeurs se disent satisfaits du rendement de leurs nouveaux employés dans une proportion de 79 %.On remarque que le taux de satisfaction tend à augmenter au fil des mois.Il atteint 91% après six mois et 95% au bout d'un an.La qualité du français des nouveaux employés constitue cependant une déception pour les employeurs.Ainsi, 34 % d'entre eux jugent que les recrues ont du mal à communiquer en français par écrit et 10 % oralement.Par ailleurs, 40% des employeurs trouvent qu'il y a un nombre insuffisant de candidats et que 13% d'entre eux ont une scolarité jugée supérieure à celle qui est exigée.PHOTO SHERRI BARBER, ARCHIVES AP © Les éducateurs spécialisés dans le domaine de la musique s'inquiètent de l'avenir de la formation musicale au Québec.La qualité du français constitue cependant une déception pour les employeurs.Plaidoyer pour les cours de musique à l'école MARIO GIRARD Alors que vient de s'ouvrir partout dans le monde une année de festivités autour du plus célèbre de tous les jeunes prodiges de la musique, Wolfgang Amadeus Mozart, les éducateurs spécialisés dans ce domaine s'inquiètent de l'avenir de la formation musicale au Québec.Ils demandent aux parents de participer au processus décisionnel de l'école afin de maintenir ces cours, essentiels, selon eux, au développement des autres matières.L'année qui commence donnera lieu à des changements importants découlant de la réforme en éducation.L'ajout de 90 minutes par semaine au primaire pour l'enseignement des matières spécialisées fait partie de ce bouleversement.Au total, c'est quatre heures et demie qui seront allouées à l'enseignement des cours spécialisés (anglais, éducation physique et arts).« De plus en plus d'écoles nous rapportent des cas où les cours de musique sont littéralement abandonnés, dit Pauline Chaput, vice-présidente de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ).Pourquoi pensez-vous que 600 parents ont fait du camping devant l'école FACE ?» La réforme accorde un plus grand pouvoir décisionnel aux parents et aux écoles.La manière dont seront gérées les grilles des cours spécialisés sème l'incertitude chez les éducateurs.« On est dans une période où le mot santé est sur toutes les lèvres, dit Pauline Chaput.Il faut bouger.On est en train de faire des sportifs qui ont envie de se battre.On ne s'occupe pas de leurs émotions.Et les sentiments passent par les arts.» Les 500 membres de la FAMEQ désirent rappeler aux directeurs, enseignants et parents les bienfaits de la formation musicale.« Le développement des autres matières y gagnent, assure Pauline Chaput.On parle de compétences transversales.L'enseignement de la musique a des effets sur les mathématiques et d'autres matières.» L'enseignante de la région de Saint-Hyacinthe, qui possède 32 ans d'expérience dans le domaine de l'enseignement, pense que la place des arts au sein du système d'éducation québécois demeure fragile.« Ça fait 32 ans que je joue du coude pour faire passer les arts en milieu en scolaire.C'est rendu que mes collègues tentent de me convaincre de laisser tomber.» 3378137A )/.55.58-.0 .7 ,3140/, .6 :=\"3 +340?7># /@3= %:6=@3# .:9 (:? Pour nous écrire : forum@lapresse.ca Les fédéralistes jubilent Une dizaine de députés conservateurs ont été élus au Québec ; c'est assez pour que les fédéralistes de la province croient en une victoire écrasante de leur option.Certains commentateurs vont même jusqu'à rêver à une victoire de Jean Charest à la prochaine élection provinciale.Il faudrait que ces gens prennent une grande respiration et attendent d'autres données avant de sauter aux conclusions.Jean Charest est loin de la victoire, l'idée de la souveraineté loin d'être morte, le fédéralisme loin d'être renouvelé.Je concède que les fédéralistes viennent de compter un but, mais après avoir accumulé plusieurs minutes de pénalité et des inconduites de partie, ils laissent les souverainistes en avantage numérique jusqu'à la fin du match et seront privés de leurs meilleurs compteurs.Claude Renault .L'as de M.Harper La dernière campagne électorale aura à tout le moins dégagé un large consensus à l'effet que le déséquilibre fiscal doit être négocié avec les provinces dans les plus brefs délais.Or, préalable à ces négociations, les premiers ministres devront euxmêmes démontrer une certaine ouverture et s'entendre sur l'apport ou le rôle du fédéral dans certains champs de compétence provinciale.Même si l'empiétement du fédéral dans leurs juridictions a souvent été dénoncé, il serait tout à fait illogique pour les provinces de faire cavalier seul.Une lecture étroite de la Constitution ne serait pas plus acceptable que la tendance à la centralisation démontrée par les libéraux.La cohérence dans le partage des responsabilités et le financement est incontournable dans bon nombre de dossiers.C'est le cas par exemple de l'environnement, de la santé ou encore des études supérieures, autant de domaines dont l'implication et les retombées dépassent largement le cadre provincial.Le Conseil de la fédération aura donc l'occasion de faire preuve d'ouverture et de cohésion avant d'entreprendre ses négociations avec monsieur Harper, lui-même résolu à rétablir le juste équilibre.Fernand Lavigne Montréal .« Foutez-nous la paix ! » Voici quelques jours que les élections sont passées et on se demande encore, à Montréal, ce qui s'est passé avec la Beauce et la région de Québec.À tous les intellectuels et pseudointellectuels de la région montréalaise, voici quelques éléments de réponse.Nous en avons marre de nous faire dire ce qu'il faut faire et ce que l'on doit penser.Nous sommes fatigués de nous faire dire ce que devraient être nos valeurs, ce qui est bon et ce qui est mauvais.Nous sommes parfaitement capables de faire cela nous-mêmes, et si ces valeurs ne sont pas les mêmes que les vôtres ça ne veut pas dire que nous sommes plus caves pour autant.La preuve en est que, chez-nous, c'est le plein emploi.Certains diront que, chez-nous, les salaires sont plus bas, et ils ont raison ! Mais vautil mieux travailler 52 semaines par an à 12 $ l'heure ou travailler trois mois à 16 $ ?De plus, quelques idées un peu plus à droite ne feront pas de mal et effaceront peut-être un peu la médiocrité qu'entraînent les idées trop à gauche.Pour éclairer un peu plus votre lanterne, je vous dirai que les visées indépendantistes nous laissent de glace et qu'on n'en a rien à foutre.Nos préoccupations sont ailleurs et beaucoup plus pressantes que ce projet où nous deviendrons tous pauvres du jour au lendemain.Car, au lendemain d'un référendum gagnant, faut pas s'imaginer que les milliards couleront à flot, ce serait faire preuve d'un manque total de vision à long terme.Alors à tous les Gilles Duceppe, André Boisclair, Lise Payette, Pierre Falardeau, Bernard Landry, Michel Gauthier, Agnès Maltais, Henri Massé, Claudette Carbonneau, Franco Nuovo, Claude Charron, Paul Piché et autres bloquistes, péquistes et syndicalistes de la terre, à vous qui voulez toujours nous dire quoi faire et quoi penser, je réponds « Foutez-nous la paix ! » Robert Maheux Saint-Georges de Beauce .Suicide : assister ou prévenir ?Mme Houle reçoit une peine amoindrie pour avoir tué son fils dépressif et atteint de la sclérose en plaques, parce qu'elle aurait agi à la demande de celui-ci.Qui peut prouver que cette demande a réellement été faite ?Restera-til un facteur dissuasif pour éviter que les soignants exaspérés ne se débarrassent des personnes à leur merci ?Pourquoi la victime n'aurait-elle pas eu droit à un traitement de la dépression au lieu d'un meurtre (c'est la mère qui a posé le geste) finement rebaptisé « suicide assisté » ?Allons-nous tuer toutes les personnes qui le demandent parce que suicidaires et dépressives (si on dit oui pour une catégorie de gens, on ne peut dire non aux autres) ?Quand une personne sur dix au Québec a déjà eu des tendances suicidaires.Pourquoi consentons-nous à nous débarrasser volontiers des personnes malades ou handicapées, comme si elles étaient des citoyens de seconde classe, un fardeau inacceptable ?Avec le traitement de la douleur et les avancées extraordinaires de la médecine, tous ont la possibilité de vivre une vie valable, malade ou pas.Quel message envoyons-nous aux personnes malades ou handicapées qui considèrent que leur vie vaut la peine d'être vécue ?Isabelle Bégin Gatineau Le forumbolivarien mroy@lapresse.ca MARIO ROY De l'aveu même des participants à l'événement, deux obstacles ont considérablement ralenti l'élan de l'altermondialisme au cours des derniers jours, peut-on constater à l'issue du Forum social mondial 2006, tenu à Caracas, au Vénézuela.L'un était prévu et incontournable.L'autre a été ponctuel, mais tout de même inhérent à la logique d'un mouvement dont la trajectoire était désespérément prévisible, elle aussi.Ce second écueil porte un nom : Hugo Chavez.Le président vénézuélien a littéralement phagocyté l'événement, non seulement avec un encadrement logistique d'une lourdeur.toute socialiste.Mais encore a-t-il pesamment dicté une ligne politique dont tout le monde sait qu'elle est sans issue \u2014 sans compter que cette dérive partisane contrevient à la charte du Forum social, ce que plusieurs ont amèrement noté.Chavez, conscient que le culte du super-héros est d'une grande importance dans l'imaginaire progressiste, a longuement et brillamment prêché la « révolution », s'appuyant sur le virage à gauche très réel de l'Amérique latine pour consolider sa longue marche vers un statut continental.Sur le terrain, il s'est fait seconder par une forte délégation cubaine faisant la promotion de Castro, dont les bonnes oeuvres sont devenues omniprésentes à Caracas (on a même organisé des tours guidés des bidonvilles pour les publiciser !).Par un merchandizing agressif : T-shirts, posters, poupées parlantes à l'effigie de Chavez.Par des moyens considérables empruntés à l'État : 53 des 59 contributeurs au budget répertoriés au programme étaient des institutions publiques vénézuéliennes.Bien entendu, les 70 000 participants et 5000 journalistes venus du monde entier \u2014 dont des masses sont des habitués de ce type de rencontres\u2014n'ont pas été dupes.La clôture du Forum, dimanche, a été pleine d'interrogations existentielles.Les têtes d'affiche (Chavez ainsi que la vedette américaine du Forum, Cindy Sheehan, militante pacifiste, mère d'un soldat tué en Irak) n'ont pas attiré les foules prévues.Et la cérémonie de « résistance culturelle des peuples » s'est déroulée dans une salle aux deux tiers vide : on aura préféré assister au match de baseball opposant les Lions de Caracas aux Tigres d'Aragua.Les Lions ont raflé le championnat 2005-2006 par la marque de 5 à 1.Tout cela \u2014 le culte nouveau de Chavez ou ancien de Fidel, les appels à la révolution façon Madonna, le noyautage politique et les scies populistes \u2014 pourrait n'être qu'anecdotique.Mais ce n'est pas le cas.La dérive bolivarienne forcée par Chavez a sonné une alarme.Car la mouvance altermondialiste ne manque ni de ressources ni d'intelligence.Et, à la base, elle est sincèrement tournée vers la recherche de solutions aux problèmes ignorés par une mondialisation qui ne serait qu'économique.Or, à Caracas, on a frappé le mur prévu et incontournable, qui va probablement forcer une salutaire réflexion.Elle s'articulera autour d'une réalité toute simple : la plupart des êtres humains, en particulier lorsqu'ils sont idéalistes, éprouvent un jour ou l'autre le besoin de transcender les discours et de faire quelque chose.Quelque chose de possible.PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE© Stephen Harper La plupart des êtres humains éprouvent un jour oul'autre lebesoin de transcender les discours et de.faire quelquechose.CYBERPRESSE.CA Une vision sensationnaliste Si on se fie aux médias, Haïti n'est qu'un bourbier où se mêlent pauvreté et violence.Pourtant, ce pays pourrait enfin débloquer si on lui donne sa chance, si des investisseurs croient en son potentiel.Telle est l'opinion défendue par Martine St-Victor, une résidante de Montréal, membre de la Diaspora haïtienne, dans un texte intégral publié sur Cyberpresse.ca/opinions .Mme St-Victor conclut : « C'est pour attirer des missionnaires économiques que j'invite journalistes, éditeurs et chefs de pupitre à investiguer les possibilités et non les échecs d'Haïti.Quand c'est le futur d'un peuple qui est en jeu, le sensationnalisme n'a pas sa place.» Àlire et à commenter sur : Cyberpresse.ca/opinions . Tous contre un! Pour obtenir du succès, une téléréalité comme Loft Story fait appel à nos instincts enfouis de prédateurs PIERRE DESJARDINS L'auteur est professeur de philosophie.« Le plaisir de l'un c'est de voir l'autre se casser le cou» chantait Félix Leclerc.Voilà, en résumé, ce qui explique le succès de Loft Story, le téléspectateur étant invité à voir comment un des participants sera évincé du groupe.En prime, on offre même au téléspectateur la possibilité de participer lui aussi \u2014 via un vote par téléphone \u2014 à l'élimination du candidat.Car il s'agit moins ici de rescaper un des deux candidats que de désigner celui qui ne le sera pas et qui fera les frais de l'émission.L'enjeu étant avant tout de faire accepter au téléspectateur le principe du bouc émissaire, c'est-à-dire de celui qui doit payer pour les autres.Il faut justifier l'exclusion d'un des membres du groupe en analysant et en décortiquant ses défauts.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, dans les camps de concentration nazis, les officiers allemands s'amusaient à faire usage du même procédé : on enfermait un certain nombre de prisonniers à qui l'on promettait la vie sauve en autant que ceux-ci réussissaient à désigner pour le lendemain matin un otage qui paierait de sa vie pour sauver le groupe.On peut imaginer la torture mentale résultant d'un pareil exercice : toute anomalie par rapport au groupe devenait prétexte au choix de l'otage.Et ce processus se répétait de jour en jour jusqu'à ce que, finalement, il ne reste plus qu'un seul prisonnier qui, malgré tous ses efforts pour échapper à la mort en vendant un à un ses congénères, se voyait finalement lui aussi tuer froidement d'une balle dans la tête par l'officier allemand.Évidemment, encore aujourd'hui, ce principe d'exclusion que l'on accepte pour sauver le groupe mène à justifier les pires aberrations, tel le racisme, le sexisme, le sectarisme religieux, social ou politique, de même que la pauvreté.Pour appartenir à notre monde et savoir en profiter, il faut accepter l'idée d'exclure froidement du paysage toute personne qui ne s'identifie pas aux valeurs véhiculées par notre système social.Une émission comme Loft Story participe de plain-pied à cette exigence de nos fausses sociétés libérales où, pour gagner et être les meilleurs, il faut à l'occasion activer nos instincts enfouis de prédateurs.Orientation sexuelle différente Notons toutefois, qu'afin de garder une image politically correct, on prend habituellement bien soin dans ce genre d'émission, d'éliminer à l'avance, lors de la présélection des candidats, toute personne d'orientation sexuelle différente.On sélectionne des jeunes gens qui sont hétérosexuels, neutres, apolitiques, mais également des jeunes qui ne réfléchissent pas trop, autrement dit des jeunes qui se présentent avec un intérieur plutôt vide donc, au-delà de tout soupçon partisan ou idéologique.Ceux-ci travaillent souvent dans le monde du spectacle ou dans des domaines où l'image extérieure a une grande importance.Et bien qu'ils soient des adultes, ils tiennent des propos d'adolescents, la plupart du temps insignifiants et superficiels.À Loft story, tout se passe en vase clos : ni journaux, ni livres, rien qui soit de nature intellectuelle.Un peu de popote et beaucoup de conditionnement physique pour garder une belle apparence, c'est tout ! Et, tout comme dans notre société de consommation, ces jeunes gens n'ont pas non plus à se préoccuper de leur bien-être (tout leur est fourni).Mais, comme nous tous, en contrepartie, ils doivent pour y accéder accepter la domination du groupe sur eux.Ce faisant, un tel type d'émission vient justifier et renforcer un état de société troublant : de plus en plus, l'individu ne peut plus y exprimer ses vrais sentiments.Il doit les cacher pour ne pas déranger et ne pas nuire à la bonne marche d'un soidisant progrès.Il faut savoir se faire si discret qu'il est même préférable de ne pas dire tout haut ce que l'on pense.L'authenticité n'a plus sa place nulle part.Il faut être sur ses gardes et se méfier constamment du regard d'autrui sur soi.Car dans notre monde, il s'agit moins d'être différent ou de faire cavalier seul que de suivre le troupeau et de s'y montrer solidaire, et cela, même si souvent les valeurs qu'il défend sont aberrantes et en contradiction avec soi-même.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE© Dans ce genre d'émission, on sélectionne des jeunes qui sont hétérosexuels, neutres, apolitiques et qui ne réfléchissent pas trop ; autrement dit, des jeunes qui se présentent avec un intérieur plutôt vide et sans soupçon partisan ou idéologique, analyse l'auteur.FORUM Il faut ramener Olymel à l'ordre L'attitude de la compagnie s'apparente à un capitalisme sauvage que nous croyions révolu depuis plusieurs décennies au Québec YVAN LOUBIER ET LÉANDRE DION M.Loubier est députéde Saint-Hyacinthe- Bagotàla Chambredes communes, àOttawa, etM.Dion est députéà l'Assemblée nationale du Québec.Madame Hélène Simard, présidente du Conseil de la coopération du Québec, La présente vise à porter officiellement plainte auprès du Conseil contre les agissements, à l'encontre des valeurs coopératives, de la Coopérative fédérée dans le dossier Olymel.L'attitude du président directeur général d'Olymel, Monsieur Nadeau, qui dit avoir le mandat du principal actionnaire, soit la Fédérée, de procéder a un exercice de rationalisation des activités de l'entreprise est tout a fait déplorable et indigne des valeurs coopératives.Cette attitude s'apparente plus volontiers à un capitalisme sauvage que nous croyions révolu depuis plusieurs décennies au Québec.Nous pouvons lire sur le site Internet de la Fédérée : « Au coeur de l'entreprise coopérative prévaut l'être humain.Bien que le capital soit un élément essentiel dans l'entreprise, la personne est toujours la plus importante et c'est pourquoi la coopération contribue sans cesse au maintien de la vitalité sociale.» Or, sans crier gare, sans avertir quiconque dans la communauté maskoutaine et au premier chef les travailleurs des usines de Saint-Simon et de Saint-Valérien, Olymel a annoncé récemment la mise à pied de plus de 200 travailleurs dans ces deux usines, quelques jours avant Noël.Le lendemain, avec une effronterie tout a fait déplacée, Olymel annonçait sa participation à un investissement dans une usine du Manitoba qui, à terme, devrait créer plus de 1000 emplois manitobains.Et de surcroît, Olymel a annoncé il y a quelques jours la quasi fermeture de l'usine de St-Simon entraînant la mise à pied de plus de 500 travailleurs.À ce que nous sachions, ce ne sont pas les Manitobains qui ont mis au monde Olymel et encore moins la Fédérée ?Et dire que sur ce même site Internet de la Fédérée nous pouvons lire : « En tant qu'entités économiques, elles rendent à leurs membres des services d'ordre commercial tout en participant à l'essor de leur milieu de vie ».Cet investissement, est-il nécessaire de le rappeler, sera financé par les concessions salariales de plus de 17 p.cent exigées par Olymel à ses employés de l'usine de Saint- Hyacinthe au cours des quatre prochaines années.Les travailleurs dans toute cette histoire depuis ses débuts, ont été considérés comme des quantités négligeables, comme des parias surpayés, oubliant par le fait même que pendant les bonnes années de l'entreprise, ce sont eux qui en ont été les principaux artisans.Où prévaut l'être humain, valeur fondamentale de la coopération ?Où est passée la primauté de la personne ?Et la transparence envers les travailleurs a qui on a caché insidieusement les plans de l'entreprise ?Car incidemment, la transparence est une autre valeur que dit défendre la Fédérée comme coopérative.Vitalité sociale Et le maintien de la vitalité sociale en prend également un coup.Alors qu'Olymel était considéré, il y a à peine quelques années, comme un exemple d'entreprise contribuant au développement économique local et à la réputation de technopole de l'agro-alimentaire qu'est Saint-Hyacinthe, aujourd'hui, les agissements de sa direction, appuyées par la Fédérée, en font un acteur de la dévitalisation des municipalités de Saint-Simon et de Saint-Valérien.(.) La Fédérée affirme que les coopératives « en tant qu'institutions aux racines locales, elles sont le reflet des préoccupations de leurs communautés en matière de justice sociale et d'environnement ».Où est le respect des racines locales lorsqu'on agit irrespectueusement envers la population de la région, les travailleurs, les élus municipaux, régionaux, nationaux, de même que les organismes comme le CLD et la Chambre de commerce comme l'a fait monsieur Nadeau, soutenu par la Fédérée, depuis le début des gestes posés par l'entreprise ?Où est la justice sociale que prétend défendre la Fédérée quand on jette des familles sur le pavé en ces temps ou la réjouissance serait normalement de mise ?(.) Non, décidément, on ne sert pas les producteurs de porc de la région de cette façon, bien au contraire.Les producteurs devraient être au premier chef de la contestation face aux agissements d'Olymel et de la Fédérée car ce sont eux qui, avec les travailleurs, seront les principaux perdants.Les coopératives font partie de notre histoire au Québec.Elles font partie de nos racines, de notre façon de voir et de réaliser des activités économiques.Elles sont l'expression de notre propension naturelle à la solidarité et elles ont été à la base, en grande partie, de notre réussite sur le plan économique.Les coopératives sont des institutions distinctes qui font l'envie du monde entier et qui lui valent au Québec et en partie à Ottawa un régime fiscal préférentiel soutenu par tous les contribuables québécois, pour en assurer la pérennité et l'essor.Les agissements d'Olymel et de la Fédérée n'ont rien pour encourager les Québécois à poursuivre leurs implications Nous comptons sur le Conseil de la coopération pour ramener à l'ordre Olymel et la Fédérée et amener cette dernière à respecter les principes fondamentaux et les valeurs oubliées et foulées aux pieds de la coopération.Dans toute cettehistoire, les travailleurs d'Olymel ont été considérés comme des quantités négligeables, comme des parias surpayés, oubliant par le faitmême quependant les bonnes années de l'entreprise, cesont eux qui enont été les principaux artisans.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 SUITE DE LA UNE Des caricatures de Mahomet plongent le Danemark dans une crise diplomatique CARICATURES suite de la page A1 Drapeaux brûlés au Koweït, boycott de produits danois aux Émirats arabes unis, menaces contre les ressortissants en poste à Gaza, rupture des liens diplomatiques à Tripoli et Riyad : les Danois apprennent à la dure qu'on ne se moque pas impunément du prophète Mahomet.Douze caricatures Tout a commencé en septembre, quand le plus gros journal du Danemark, le Jyllands-Posten, a publié une série de 12 caricatures, intitulée « les visages de Mahomet ».L'une d'elles montrait le prophète coiffé d'une bombe en guise de turban.Une autre le montrait armé d'un poignard et entouré de deux femmes voilées.C'était franchement provocateur : l'islam interdit toute représentation (même respectueuse) de Mahomet, question de prévenir toute dérive idolâtre.Pris à partie par les associations musulmanes danoises, le quotidien conservateur a refusé de s'excuser, invoquant la liberté de la presse.La polémique a été attisée en janvier par la décision d'un quotidien évangéliste norvégien de publier, par solidarité, les 12 caricatures.Des excuses Hier soir, le rédacteur en chef du Jyllands-Posten a finalement consenti à présenter des excuses aux musulmans offensés par les dessins.Le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, s'est félicité de ces excuses qui lui permettront, espère-t-il, d'endiguer la pire crise diplomatique vécue par son pays depuis des années.C'est que le monde arabe est en feu.L'Arabie Saoudite a rappelé dimanche son ambassadeur au Danemark, jugeant que le gouvernement avait réagi trop mollement à cette affaire.Le même jour, la Libye a fermé son ambassade à Copenhague.Tout le week-end, les manifestations se sont multipliées, de l'Afrique du Nord au golfe Persique, en passant par la Syrie, la Jordanie et le Liban.L'indignation s'est répandue jusqu'en Irak, où les citoyens ont pourtant d'autres chats à fouetter.Un groupe militant a appelé à attaquer les troupes danoises postées au pays.Et le grand ayatollah Ali Sistani, figure emblématique de la communauté chiite irakienne, a réclamé des « mesures dissuasives » à l'encontre des caricaturistes qui ont eu l'audace d'offenser Mahomet.À Gaza, les Brigades d'Al-Aqsa, la branche armée du Fatah, ont exigé le départ des Scandinaves du sol palestinien « dans les 48 heures ».Inquiet, le Danemark a décidé hier d'évacuer tous ses ressortissants de la bande de Gaza et a recommandé à ceux qui se trouvaient en Cisjordanie de quitter les lieux.Il a demandé à ses citoyens dans le reste monde arabe de faire preuve d'une « vigilance accrue ».Campagne de boycottage Une campagne de boycottage, démarrée en Arabie Saoudite, s'est étendue dans plusieurs autres pays arabes.Des supermarchés assurent qu'ils ne vendent « pas de produits danois ».Certains prennent le mot d'ordre trop au sérieux : hier, deux vendeurs saoudiens du groupe laitier Arla Food ont été molestés à La Mecque.La multinationale dano-suédoise, dont le chiffre d'affaires atteint 402 millions d'euros au Moyen-Orient, a décidé de fermer temporairement sa laiterie de Riyad.Le premier ministre Rasmussen s'est dit surpris de l'ampleur de cette crise.« Nous devons constater qu'il s'est passé vraiment quelque chose qui a mis les esprits en ébullition, blessant profondément beaucoup de gens qui ont senti leur religion violée », a-t-il admis hier soir en entrevue télévisée.Dans un pays où la communauté musulmane fait souvent les frais d'un vent populiste d'extrême droite, l'opposition de gauche juge pourtant que M.Rasmussen n'a qu'à s'en prendre à lui-même pour ce fiasco.Pendant des mois, le leader conservateur a en effet repoussé les protestations des pays arabes, refusant de rencontrer une douzaine d'ambassadeurs qui lui avaient demandé audience afin d'exiger les excuses du journal.Au nom de la liberté de la presse, le premier ministre jugeait que son gouvernement n'avait pas à s'immiscer dans cette affaire.Il s'en mord peut-être les doigts aujourd'hui.Avec AFP, AP, Reuters, Le Monde Laissez le Fonds d'actions canadiennes TD vous aider à atteindre vos objectifs de placement en cette saison de RER.Ce fonds vise une croissance supérieure à long terme en investissant principalement dans des sociétés canadiennes de grande qualité, dont certaines des sociétés canadiennes les plus importantes et les mieux établies dans un large éventail de 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assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d'autres frais.Veuillez vous procurer un exemplaire du prospectus auprès de votre courtier et le lire attentivement avant d'investir, car il contient des renseignements détaillés sur les placements.Les taux de rendement indiqués représentent les rendements globaux historiques annuels composés pour la période terminée le 31 décembre 2005, incluant les variations de valeur unitaire et le réinvestissement de toutes les distributions; ils ne tiennent pas compte des ventes, rachats, distributions, frais facultatifs ou impôts à payer par des porteurs de titres, lesquels auraient réduit les rendements.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis ni assurés; leur valeur fluctue souvent, et le rendement passé ne se répétera pas forcément.1.Les représentants en fonds mutuels des Services d'investissement TD inc.distribuent les fonds communs de placement dans les succursales de TD Canada Trust.2.TD Waterhouse Canada Inc.est une filiale de La Banque Toronto-Dominion et membre du FCPE.TD Waterhouse et Fonds Mutuels TD sont des marques de commerce de La Banque Toronto-Dominion.Gestion de Placements TD Inc.est un utilisateur licencié.J'adore les super productions! 1 an 3 ans 5 ans 10 ans Fonds d'actions canadiennes TD 26,2% 22,9% 8,7% 12,4 % Taux de rendement annualisés pour le Fonds de la série Investisseurs au 31 décembre 2005 Appelez-nous dès aujourd'hui au 1 800 577-9592, ou rendez-vous à l'adresse www.tdcanadatrust.com/francais/fondsmutuel Offert par l'intermédiaire des succursales de TD Canada Trust, de TD Waterhouse et de courtiers indépendants.3376057A Précision Québec Dans le dossier publié dans nos pages dimanche et intitulé Pour en finir avec le mystère de Québec, il a été dit que la radio du FM 93,3 était la plus écoutée à Québec.La première position revient plutôt à CHOI-FM.Toutes nos excuses au milieu radiophonique de Québec.Le samedi dans OÙ EST L'EMPLOI ?"]
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