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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts et spectacles - Jazz
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2006-07-06, Collections de BAnQ.

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[" www.cyberpresse.ca/arts MON T R É A L J EU D I 6 J U I L L E T 2 0 0 6 ARTS ET SPECTACLES THE BELL ORCHESTRE: UN LAISSER-ALLER.CONTRÔLÉ PAGE 5 Salon des instruments de musqiue et des musiciens de Montréal PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le SIMMM rend hommage à ROBERT GODIN, luthier d'exception et héros méconnu du Québec musical.DANIEL LEMAY «Je cherche la raison de tout.» Dans son bureau (sobre) du siège social (discret) de son entreprise, Robert Godin parle avec clarté et précision de sa passion: la guitare.Cette passion l'anime depuis l'adolescence et détermine sa vie et celle de ses proches.De toutes les success stories du monde québécois de la musique - de l'OSM au «Canadien» Félix Leclerc et à Plamondon, de la grande Céline Dion aux Arcade Fire de toute eau \u2014, il reste encore le secret le mieux gardé.Dans sa patrie Québec.Robert Godin n'a jamais fait de disque ni, sauf erreur, composé de musique; l'homme conçoit, développe, fabrique et vend des guitares à travers le monde.Guitares Godin a six marques - Seagull, le vaisseau amiral, imposé après 15 ans de recherche ; Art & Lutherie, instrument à bas prix développé pour garder la production active en périodes creuses et qui surclasse tout ce qui se fait ailleurs dans la catégorie; Godin, l'électrique ; Norman, marque de la genèse; Simon & Patrick, du prénom de ses fils ; La Patrie à cordes de nylon.L'entreprise vend 200 000 unités par année, qui se retrouvent entre les mains de praticiens de la guitare, amateurs et professionnels, dans plus de 60 pays.C'est beaucoup d'accords, dans beaucoup de genres.Un monde de musique.Musique à la caisse aussi: le chiffre d'affaires annuel de Guitares Godin tourne autour des 40 millions.Voir GODIN en page 2 JAZZ GODIN Suite de la page 1 L'histoire de Robert Godin, méconnue ici en dehors des cercles musicaux, compte parmi les plus belles que puisse raconter un self-made man, quel que soit son champ d'action (mais elle le sera d'abord à la télé américaine.).Robert Godin voulait être musicien; plus précisément guitariste, s'en surprendra-ton ?Mais il se rend vite compte qu'il n'a pas le talent de ses pairs.Pour jouer, s'entend.Et en plus, il est gaucher, à une époque où tout vient encore pas mal de la droite.En 1965, à la mort de sa tante Alice, il hérite de l'atelier-école qu'elle exploitait rue Saint-Hubert, la Tosca, déjà une institution montréalaise.Robert Godin a 15 ans, répare des centaines de guitares par année et commence à développer sa «philosophie» de l'instrument.Qu'il essaime aujourd'hui à travers le monde ; Robert Godin enseigne depuis des années à la Berklee School of Music de Boston et donne des séminaires sur trois continents : «Je montre aux Espagnols comment faire des guitares qui vont durer.» Ça commence avec le bois.«Je peux t'en parler pendant deux jours.» Oui, tant de sa physique que de son économie : Robert Godin fournit en bois l'industrie mondiale de la guitare.Source d'approvisionnement : les arbres tombés sur les terres de la Couronne en Colombie-Britannique, que ses équipes débitent en blocs de 9 par 9 par 24 pouces qui, une fois coupés comme il se doit, donneront le premier must de la guitare: «le même grain de bois dans les aiguës et les basses».Ici le cèdre rouge et l'épinette de Sitka pour la table de résonance, bois de lutherie idéaux parce que légers et rigides, comparés à l'érable, rigide aussi mais 10 fois plus lourd qui sera utilisé pour les côtés et le fond qui projettent le son.Le manche?Il vibre autant que la table et on doit tenir compte des 75 kilos de pression qu'exerce le jeu de cordes.Godin a développé des scanners pour en étudier l'effet et a même fait breveter ses méthodes.«On travaille le bois avec la précision du métal.La précision, c'est pour ça que je vends.» Robert Godin a laissé la présidence de l'entreprise à son fils aîné Patrick et se consacre désormais à la dimension recherche et développement.Du R&D au R&B, il n'y a qu'un pas.Qualité garantie «L'innovation, c'est la clef.On est en concurrence avec des multinationales qui font fabriquer leurs guitares en Chine; même Yamaha ne fabrique plus de guitares au Japon.En 67 heures, la guitare chinoise est dans sa boîte mais il s'agit plutôt d'un semblant de guitare, un GSO (Guitar Shape Object), fabriqué en bois amalgamé recouvert d'enduit à planchers.Comment veux-tu que ça sonne ?« Nous, on a développé des méthodes qui nous permettent de garantir le son, quelle que soit la gamme de guitares.On prend le temps qu'il faut : notre processus de séchage, par exemple, dure une semaine.De toute façon, je ne mettrais jamais mon nom sur une guitare dont je ne peux garantir la qualité.» Au cours des trois dernières années, affirme Robert Godin, les innovations de toutes sortes ont permis de décupler la qualité de ses guitares.Tellement que «ça fait peur».De moins en moins de gens, par ailleurs, ont peur de se lancer dans la guitare.Deux raisons : on peut se procurer des instruments de qualité à bas prix -Godin est très en avant à cet égard - et l'approche pédagogique a changé complètement.« Avant , se rappelle Rober t Godin, il fallait apprendre le solfège, les gammes, et tout.C'est fini, ce temps-là.Le plaisir de jouer a pris le dessus et n'importe qui peut apprendre la guitare en quelques leçons.» Ou en une heure, avec René Gilbert, tous les jours à la tente du Salon des instruments de musique et des musiciens de Montréal (à l'angle de Sainte-Catherine et Clark).Le SIMMM a été fondé en 2005 par Jacques-André Dupont, un guitariste qui gagne aussi sa vie comme v.-p.marketing du Festival de jazz.La première édition avait attiré 90000 visiteurs sur la place (exiguë) du Complexe Desjardins.Cette année, ce lieu de rencontres -«accessibilité», «démocratisation», « interactivité »- s'est déjà étendu à Place des Arts où une centaine de luthiers et facteurs (dont 30 Italiens) exposent leurs «oeuvres » à compter de ce midi (voir www.simmm.ca pour le programme complet).Comme lauréat du Prix hommage du S IMMM, Rober t Godin succède à Jim Marshall, inventeur des amplificateurs qui portent son nom.Il donnera un atelier sur le choix d'une guitare (demain 18 h en français et samedi même heure en anglais) et un autre sur les « instruments uniques » dimanche à 15h, le tout au Studio-Théâtre de la PdA.« Les musiciens, dira Robert Godin, savent jouer de leur instrument mais, de façon générale, ils en ignorent le fonctionnement.Mon objectif est de leur enseigner à en tirer le maximum.» Luthier d'exception, industriel sagace, chercheur avide et pédagogue universel : tout ça dans le même homme.Passion guitare ALAIN BRUNET VIRÉE Less is more, dit l'adage anglais.Trop, c'est comme pas assez, dit l'adage couramment employé au Québec.C'est dire qu'en art, on n'hésite pas à critiquer le beurrage épais, la surcharge, la prolixité\u2026 tout en y opposant des valeurs d'épuration, de pudeur, de sagesse, de subtilité.Aurez-vous déduit qu'il est de moins bon ton d'exiger le contraire ?Eh bien! c'est justement ce que je me propose de faire.D'abord en affirmant que le minimalisme et la retenue peuvent aussi être critiqués.En voici un exemple encore tout chaud.Un des plus grands virtuoses du piano jazz qu'il m'ait été donné d'observer se nomme Gonzalo Rubalcaba, et il jouait hier au Théâtre Maisonneuve.Ce Cubain a la technique des plus grands pianistes classiques, il a été formé à la russe dans les meilleures écoles de musique de La Havane, il nous en a mis plein la gueule dès l'aube de sa carrière internationale, c'està- dire au milieu des années 80.Or, depuis quelques années, ses prestations montréalaises ne laissent s'échapper que bien peu de son immense talent technique.On peut comprendre cette retenue du côté de Charlie Haden, avec qui Rubalcaba a procédé à de superbes relectures de boléros.Mais\u2026 il y a tout de même des limites à se calmer ! La première partie en solo nous a révélé bien peu de l'immense potentiel de ce musicien.Nous avons plutôt eu droit à des improvisations savantes au plan harmonique, des improvisations intelligentes et souvent très belles, où prévalent les concepts harmoniques de la musique contemporaine européenne, de l'impressionnisme français, de musique populaire latino-américaine\u2026 et d'un siècle de piano jazz.Le calme, l'introspection, la contemplation, la méditation sont certes des fondements de l'expression artistique\u2026 mais il y a aussi le désir, l'humour, la passion, la colère ou même la violence.Or, tout ce pan du spectre émotionnel était évacué.Même lors de la deuxième partie réservée au quartette de Rubalcaba (incluant le superbe saxophoniste portoricain David Sanchez), ce à quoi j'ai assisté (c'est-à-dire une demi-heure environ) fut sous le signe de la délicatesse extrême, de la réserve, de la circonspection.Peut-être y a-t-il eu des moments plus musclés, comme celui auquel j'ai assisté avant de quitter.Bien sûr, le beurrage épais est répréhensible.Bien sûr, la prolixité n'est jamais recommandable.Bien sûr, les verbeux doivent être proscrits.Cela étant, improvisons ce précepte: pas assez, c'est comme trop! On pourrait d'ailleurs évoquer modestement cette idée en résumant la première de trois rencontres signées Aldo Romano, qui n'en était pas à son premier paradoxe -notons qu'il est à la fois Français et Italien\u2026 on imagine le déchirement dominical à venir ! Accompagné de son bassiste de prédilection, c'est-à-dire l'excellent Rémi Vignolo, ce superbe batteur invitait hier à la Cinquième Salle de la Place des Arts le saxophoniste américain Mark Turner.«L'idée avec lui, ce sera de faire un concert complètement improvisé.Un grand saut dans le vide, sans parachute», avait annoncé Aldo Romano en interview.Enfin\u2026 la quarantaine de minutes de auxquelles j'affichais présent ne peuvent se résumer par un tel saut.J'ai plutôt vu un Mark Turner, qui peut s'avérer un technicien brillant en plus de révéler une sonorité unique au saxophone ténor, chercher à entrer en communication, suggérer des ébauches de dialogues, réfléchir en direct sur cette improvisation à trois têtes.De son côté, Aldo Romano m'a semblé tenter de dynamiser la conversation à trois.Peut-être les répliques cérébrales et réservées de Mark Turner lui suffisaient.Peut-être que cette piste était assez substantielle pour combler les attentes du batteur.Pas les miennes, en tout cas.Maintes fois, j'ai vu jouer ces musiciens dans d'autres contextes, j'ai généralement éprouvé beaucoup de plaisir à leur écoute, je suis à peu près toujours sorti nourri et rassasié de leurs prestations.Hier soir, j'étais perplexe.Lundi soir au Spectrum, je ne l'étais pas.Et pour cause.En 1990 s'organisait une tournée de musiciens français dans six pays d'Afrique équatoriale.On avait alors réuni trois incontournables : le batteur Aldo Romano, le clarinettiste et saxophoniste Louis Sclavis, le contrebassiste Henri Texier.D'autres voyages se sont succédés, trois disques témoignent de ces tournées aux quatre coins du continent noir : Carnet de route, Suite africaine et African Flashback (sur Label Bleu), tous accompagnés de superbes livrets dont les photos sont signées Guy Le Querrec.Voilà qui constituait lundi la matière principale d'un concert au présenté lundi sous la forme d'un continuum jazzistique.Non, il ne s'agissait pas de musiques africaines jazzifiées mais plutôt le contraire: le désert, la faune, les jungles urbaines ou végétales, les éléments, la détresse, enfin les observations sensibles de ces musiciens en Afrique rejaillissaient dans la musique de jazzmen contemporains.Comme les couleurs d'un art abstrait.Pour être plus précis, aucune évocation directe des cultures musicales africaines n'était palpable.Marquées par l'Afrique, ces musiques sont restées fidèles à leur esthétique de prédilection: un jazz contemporain qui fédère le swing polyrythmique d'Aldo Romano, de robustes lignes mélodiques émanant de la contrebasse d'Henri Texier auxquelles se juxtaposent improvisations altières de Sclavis aux clarinettes ou au sax soprano.Qui plus est, de magnifiques irruptions de sons ont ponctué cette musique improvisée, forte de ses enseignements africains.En somme ?Pas trop.Juste assez.Pas assez, c'est comme trop PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © La première partie en solo du concert de Gonzalo Rubalcaba, au Théâtre Maisonneuve, nous a révélé bien peu de l'immense potentiel de ce musicien.Depuis quelques années, les prestations montréalaises de Gonzalo Rubalcaba ne laissent s'échapper que bien peu de son talent technique.ALCAN ET LE JAZZ L'ACCORD PARFAIT Alcan revient à l'avant-scène de la vie culturelle montréalaise à titre de coprésentateur du Festival International de Jazz de Montréal.Une façon de plus de s'impliquer au sein de notre communauté tout en faisant rayonner talent et créativité, d'ici et d'ailleurs.DU 29 JUIN AU 9 JUILLET 2006 ALCAN, COPRÉSENTATEUR DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL www.alcan.com 3411786A JAZZ JAZZ Regardez les photos du concert-hommage à Paul Simon sur www.cyberpresse.ca J A Z Z 3 PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Il est venu, il a vu, et il nous a attendris, après environ deux heures de grandes chansons interprétées avec flegme et sourire, avec surtout le raffinement et le souci de la perfection qu'on lui connaît.Après une quinzaine d'années d'absence, Paul Simon a profité de son Surprise Tour (du nom de son nouvel album) pour faire escale hier soir à la Wilfrid et livrer une vingtaine de chansons de ce répertoire si riche qu'on lui avait la veille dédié le grand événement du Festival de jazz.D'après vous, est-ce qu'on était content de le recevoir, le fameux chantre newyorkais, remarquablement absent de son propre hommage?Tellement que le Festival de jazz a créé un nouveau prix, le Montreal International Jazz Festival Spirit Award (en français dans le texte, comme vous l'aurez noté), et qu'on le lui a remis.Enfin, pas sur scène hier soir comme l'aurait pourtant voulu la tradition, mais par communiqué de presse, à tout le moins.Lequel communiqué précise que la création de ce prix « vise à souligner une contribution exceptionnelle à la musique par un artiste populaire ».Et par contribution exceptionnelle, la direction du festival rappelle combien l'Américain a puisé à la source des folklores du monde pour s'en abreuver et les servir à un tout nouveau public par le truchement de ses propres chansons.Ces trois albums déterminants dans la diffusion de ce qu'on a baptisé la world music - Graceland, Rhythm of the Saints et Songs from the Capeman - ont justement fourni la majorité des chansons du concert d'hier soir\u2026 et donné beaucoup de travail aux musiciens accompagnateurs.C'est avec Graceland que Simon nous a salués, par un doublé imprégné des traditions sudafricaines.Gumboots au rythme lancinant, idéale mise en contexte qui déjà faisait sourire un public majoritairement baby-boomer.La sonorisation était aussi bonne que le permettait la salle de la Place des Arts, et de toute évidence, l'équipe de production avait mis les bouchées doubles (et les hauts parleurs en quantité) pour contenter les mélomanes.L'orchestre était limpide, les basses toujours un peu brouillonnes, et la voix de Simon, étouffée en début de spectacle, a vite été ajustée lorsque celui-ci s'est lancé dans Boy in the Bubble.Pantalons noirs, chemise d'un vert qui suppliait qu'on lui repasse un coup de fer, coiffé de cette casquette qui ne le quitte plus, Paul Simon charriait toujours cette image un peu bohème qui ne se soucie que de son art.Détendu, mais appliqué, concentré : c'était dans l'intention de la voix, dans le geste des mains qui suivaient le rythme, qui orchestrait ses propres mélodies, qui signifiaient avec douceur les enchaînements à ses musiciens.Durant la nouvelle Outrageous (extraite de Surprise), les fans ont pris la pleine mesure du talent collectif de cet orchestre, précis, délicat, virtuose.Bon, la chanson en elle-même est du Paul Simon prévisible, mais les harmonies vocales étaient superbes, fort justes, éclatantes.Toute la richesse du spectacle d'hier soir était là; les dynamiques arrangements, souvent différents, mais respectant la saveur propre aux enregistrements originaux, l'exécution parfaite, le mariage de l'accordéon, des cuivres et des guitares, faisaient resplendir ce qui, à l'origine, n'avait probablement été composé qu'à la guitare seule.Les Slip Slidin' Away, Me and Julio Down by the School Yard, Graceland (avec les deux batteurs se lançant dans une courte batucada en fin de parcours!), Father and Daughter et Still Crazy After All These Years (plutôt blême, celle-là\u2026) ont provoqué de vives réactions des fans, alors que la vieille Loves me Like a Rock venait nous chercher aux tripes.Ces arrangements folk aux harmonies vocales gospel étaient d'une grande beauté - l'un des moments forts de cette soirée, en ce qui me concerne.Mêmes frissons lorsque la flûte irlandaise (jouée par le lead guitarist, également habile au saxophone!) est venue appuyer la mélodie de Duncan.Il a bien fallu que quelques chansons de Simon & Garfunkel se glissent dans l'alignement, lesquelles ont déchaîné des passions : Mrs.Robinson, Cecilia, The Boxer et Bridge Over Troubled Water, à la toute fin du second rappel.Entre les passages plus prévisibles, bien que parfaitement exécutés, et les authentiques moment s d'émotions , Paul Simon a aisément rempli son rôle « d'hommagé » du festival - pour reprendre le mot de Michel Rivard, brillant la veille en chantant America -, même si la soirée nous a paru un peu courte.Simon, justement , a profité d'une pause pour remercier publiquement les artistes ayant pris part au grand événement extérieur, ajoutant : « Je suis embarrassé parce que j'ai appris ce matin seulement qu'il y avait eu un concert en mon honneur ».Le public a rigolé, sans trop savoir cependant s'il venait de faire une blague ou non.Franchement , on se le demande encore : il était au courant, Simon, ou il nous a fait une démonstration de l'humour newyorkais?PAUL SIMON À LA SALLE WILFRID-PELLETIER Encore bon après toutes ces années PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Paul Simon était de retour, après une quinzaine d'années d'absence.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE.Il est venu, il a vu, et il nous a attendris, après environ deux heures de grandes chansons. JAZZ Midi Swing Tonique Terrasse Amarula Gratuit 13h Jtadi Terrasse Amarula Gratuit 15h Jazz Ensemble des Hautes-Laurentides de la polyvalente Curé-Mercure Scène GM Gratuit 16h Jtadi Scène Alcan Gratuit 16h Nelson Symonds Quartet \u2014 Hancock-Shorter Cinémathèque québécoise Billets 17h Baptiste Trotignon Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 17h Streetnix Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 17h30 La parade Loto-Québec avec Zuruba Départ scène Alcan Gratuit 18h Cooty Williams and his Orchestra \u2014 Les Routes du Jazz Cinémathèque québécoise Billets 18h David Virelles Quintet Scène GM Gratuit 18h Frédéric Alarie Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 18h Guy Nadon, Vic Vogel&le Jazz Big Band Théâtre Maisonneuve \u2014 PdA Billets 18h The Bell Orchestre Spectrum de Montréal Billets 18h30 Peppino D'Agostino \u2014 Stef Burns Carrefour GM Gratuit 19h Bourbon Street Terrasse Amarula Gratuit 19h Elisabeth Kontomanou Club Soda Billets 19h I Colori del Mare Cabaret Juste pour Rire Billets 19h Le Bateau est en Fête avec Dorothée Berryman Bateau Cavalier Maxim Billets 19h Shane Murphy Trio Scène Loto-Québec Gratuit 19h Stéphane Huchard Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 19h Willow Savoy du Métropolis Gratuit 1 19h30 Aldo Romano, Emmanuel Bex, Emanuele Cisi et Francesco Bearzatti Cinquième Salle \u2014 PdA Billets 19h30 Sekouba Bambino Scène Bell Gratuit 20h Coco Scène Alcan Gratuit 20h Daniel Lanois et Emmylou Harris Salle Wilfrid-Pelletier \u2014 PdA Billets 20h New Cool Collective Scène Samsung Gratuit 20h The Pierre François Quartet Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 20h30 The Commodores Métropolis Billets 21h Amparanoïa Scène GM Gratuit 21h Joëlle Léandre Trio avec Lori Freedman et Bernard Falaise Musée d'art comtemporain de Montréal Billets 21h Peer Gynt Band Scène Loto-Québec Gratuit 21h Seckou Keita Quartet Carrefour GM Gratuit 21h30 7 EMezzo Cabaret Juste pour Rire Gratuit 22h Baptiste Trotignon Chapelle historique du Bon-Pasteur Billets 22h Coco Scène Alcan Gratuit 22h Microtone Kitchen Scène Bell Gratuit 22h New Cool Collective Scène Samsung Gratuit 22h Pat Martino Quartet Spectrum de Montréal Billets 22h Stéphane Huchard Club Jazz TD Canada Trust Gratuit 22h The Pierre François Quartet Scène CBC Television \u2014 Best Buy Gratuit 22h30 Quadro Nuevo Gesù \u2014 Centre de créativité Billets 23h Amparanoïa Scène GM Gratuit 23h John Roney Trio Hyatt Regency Montréal Gratuit 2 23h The Peer Gynt Band Scène Loto-Québec Gratuit Minuit Brazilian Girls \u2014 Ursula 1000 Club Soda Billets Minuit Phantom Power Combo Deluxe Savoy du Métropolis Gratuit 1 Gratuit avec laissez-passer 2 Gratuit sur présentation de la Carte des Amis JEUDI 6 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU FERNANDONORONHA & BLACK SOUL On s'en confesse, on n'a pas beaucoup fréquenté le Parc Fred- Barry, repaire des amoureux du blues, depuis le début du festival.La performance de Fernando Noronha et de son groupe Black Soul est certainement de nature à nous y mener : le guitariste Noronha est le digne représentant de la scène blues brésilienne.Et si le blues goûtait différemment dans le coeur de ces musiciens venus du pays de la samba?> Scène Loto-Québec, 21h et 23h MICROTONE KITCHEN Qu'est-ce qui mijote dans cette cuisine toute montréalaise?Une recette unique de turntablism, l'art de la table-tournantedevenue- instrument-musical, et d'instrumentation « traditionnelle » - guitare et synthés.Pas moins de sept chefs mettront la table, dont les DJ Mana, Killa Jewel, Midas, Praiz et Pandazal.Voilà qui pique la curiosité! > Scène Bell, 22h \u2014 Philippe Renaud Collaboration spéciale NOTRE VIRÉE LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Rue de Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival Le village du Festival Boulevard de Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY CLUB SODA MONUMENTNATIONAL GESÙ \u2014 Centre de créativité SPECTRUM CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC TELEVISION Scène \u2014 BEST BUY BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MUSÉE MAISONNEUVE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE COCO Une visite rare, celle de Coco, « vedette des clubs de Shanghai », dixit le programme.Et franchement, voilà un musicien dont on ne connaît rien de rien.Or, si ça vous chante d'aller voir comment se vit le jazz en Chine, comment le jeune Coco de 26 ans s'amuse avec les standards du jazz et de quelle manière il s'approprie les chansons populaires chinoises, pointez vous sur la Catherine aux heures indiquées ci-dessous! > Scène Alcan, 20h et 22h B C PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE La conférence de presse, donnée hier après-midi par Daniel Lanois, laissait entrevoir de jolies retrouvailles.Lesquelles, au fait ?Celles entre Lanois avec le Festival de jazz ?Attendez qu'on fasse le calcul : le fameux réalisateur et guitariste était du festival en 2002.Puis de celui de 2003.Il a fait une pause en 2004 pour cependant donner deux concerts l'an dernier\u2026 Non, les vraies retrouvailles seront celles de Lanois et de sa «grande amie » Emmylou Harris, ce soir, 11 ans après la parution du délectable album Wrecking Ball, que Lanois a réalisé.En son absence, Daniel Lanois n'avait que de bons mots à dire sur la grande dame du country.«Elle possède la plus belle voix d'Amérique\u2026 La voix d'un ange », dont les chansons ne cessent de le hanter, ajoutera-t-il.Bien entendu, les chansons de Wrecking Ball seront à l'honneur.Cet album avait éveillé les masses plus rock au travail d'Emmylou Harris.C'est à l'occasion d'un souper chez son amie, « en compagnie de trois générations de Harris », que le spectacle a pris forme.Lanois a promis que les mémorables Orphan Girl, Blackhawk et Where Will I Be (cette dernière était incidemment l'un des deux duos de Wrecking Ball) seraient au programme.«Et Emmylou va interpréter Still Water », un des plus fameuses chansons de Lanois.«On va faire comme le fait Van Morrison: le groupe va d'abord jouer et, lorsqu'il sera assez réchauffé, Emmylou viendra nous rejoindre », a-t-il détaillé.«Si Hendrix ressuscite.» Au cours de la brève mais sympathique conférence de presse, Lanois a eu l'occasion de s'épancher sur son indéfectible amour de la pedal steel, qu'il privilégie désormais à la chaise du studio d'enregistrement, où il s'est d'abord fait connaître.«J'ai grandi dans les studios, ç'a été mon laboratoire.Je me consacrais entièrement à la réalisation -même que, lorsque je relis mes journaux de bord, ça m'effraie de voir à quel point j'étais investi dans mon travail.» Et d'ajouter à mots couverts qu'il avait tourné la page et que «physiologiquement », il lui était désormais impossible de se consacrer à nouveau à la réalisation à temps plein.«Sauf si Jimi Hendrix ressuscite », tranche-t-il.Entre quelques déclarations sur Jorane, les fraises du Québec (« I had the best strawberry in 20 years ! »), l'état du monde et la justice sociale, Lanois a jugé bon d'expliquer pourquoi il avait livré une version décapante et inattendue de The Sound of Silence en clôture du grand concert hommage à Paul Simon, mardi soir: «Je ne chante pas vraiment les chansons des autres, a-t-il commencé par dire.Je préfère faire mes chansons.Seulement, je crois que The Sound of Silence est une chanson très représentative de notre époque.Or, je voulais en faire ce que Jimi Hendrix avait fait à Star Spangled Banner à Woodstock», prendre une belle chanson pour souligner l'urgence de notre époque.Daniel Lanois et Emmylou Harris se produisent à la salle Wilfrid- Pelletier, ce soir à 20 h.De grandes retrouvailles pour Daniel Lanois PHOTO FOURNIE PAR LE FIJM Le fameux réalisateur et guitariste Daniel Lanois se produit à la salle Wilfrid- Pelletier avec Emmylou Harris ce soir.« Elle possède la voix d'un ange », dit le guitariste à propos de sa collaboratrice Emmylou Harris.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Les Hollandais du New Cool Collective animaient la scène Samsung de leur soul-jazz à saveur latine hier soir.Les curieux qui les ont manqués peuvent se reprendre aujourd'hui à 20 h et 22 h. JAZZ ALEXANDRE VIGNEAULT «On veut participer à ce festival depuis des années, affirme Richard Reed Parry, contrebassiste du Bell Orchestre.On pensait qu'ils allaient nous trouver un trou quelque part, dehors, mais ils nous ont mis au Spectrum.J'imagine que ça signifie qu'ils pensent qu'on peut faire vendre des billets.C'est super !» Sa phrase s'achève dans un éclat de rire, auquel se joignent ses collègues Sarah Neufeld (violon) et Pietro Amato (cor français).En ce lundi matin de juin, les trois cinquièmes du Bell Orchestre sont attablés dans un café déglingué de la rue Bernard, côté Mile-End.Dans le Neighbourhood que chante The Arcade Fire, autre groupe auquel appartiennent Richard et Sarah.Finissons-en tout de suite avec la question qui s'impose, d'ailleurs : comment se passe l'enregistrement du successeur de Funeral ?«Ça commence à ressembler à un disque, ce qui n'a pas été le cas pendant longtemps », dit Richard.Et l'achat de la petite église de Farnham, transformée depuis en studio d'enregistrement, s'estil avéré rentable ?« Toutes les chansons possèdent une certaine grandeur, une certaine ouverture, enchaîne-t-il.C'est comme si les lieux avaient façonné les chansons.C'est cool.» Voilà, le sujet est clos.Revenons maintenant au Bell Orchestre.Révélé à l'automne 2005 par Recording A Tape the Colour of Light, un album entièrement instrumental, l'orchestre complété par Stefan Schneider (batterie) et Kaveh Nabatian (trompette, etc.) a passé beaucoup de temps sur la route depuis janvier.«On a appris à jouer en groupe, à resserrer nos morceaux, explique Richard.Comme la plupart des pièces ont été écrites entre 2002 et 2005, il y en a plusieurs qu'on n'avait pas jouées depuis longtemps.Quand on a commencé à tourner en Europe, c'est comme si les morceaux avaient repris vie.» Frôler le désastre De tous les artistes à l'affiche du FIJM qui ne font pas du « vrai » jazz, Bell Orchestre est sans doute celui dont la manière s'en rapproche le plus.Son esthétique sonore, un amalgame d'éléments empruntés à un orchestre symphonique versé dans la musique moderne et au rock, est marquée par un certain laisser-aller.contrôlé.«Il est important pour un groupe comme le nôtre de voir où notre musique peut aller sur scène et même de la laisser tomber en morceaux, estime Richard.Il faut pousser l'improvisation en se tenant sur un fil, en frôlant le désastre, mais il faut le faire en groupe, de manière à ce que notre musique devienne plus solide.» Bell Orchestren'a pas de capitaine à proprement parler.«Chacun joue un rôle différent, selon le moment », assure Pietro.Le filet de sûreté du groupe, ce sont d'abord ses chansons, puis l'écoute active.«Si quelqu'un se sent assez fort pour tirer le morceau dans une autre direction, le reste du groupe ne va pas le regarder faire, un sourire en coin, illustre Sarah.On s'écoute beaucoup.» Et ils se font confiance.Ce soir encore, l'orchestre explorera de nouveaux territoires puisque le quintette de base sera accompagné de quelques invités : un guitariste (Mike Feuerstack), un deuxième joueur de cor français (Pietro jubile: «C'est la première fois que je joue avec un autre cor français dans un contexte plus rock») et.une chanteuse (celle du groupe Land of Talk, Elizabeth Powell).Richard admet par ailleurs que le prochain disque du groupe sera «plus chanson».«Il va y avoir plus de voix, mais ça ne deviendra pas le point focal, précise-t-il.La voix sera simplement un outil de plus.Et j'ai encore le fantasme de jouer avec un choeur de mégaphones.» The Bell Orchestre, au Spectrum, 18h.THE BELL ORCHESTRE Pousser l'impro au bord du gouffre PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE © Contrairement à un orchestre traditionnel, Bell Orchestre n'a pas de chef déguisé.Une fois le navire lancé, les musiciens (dont Pietro Amato, Sarah Neufeld et Richard Reed Parry, sur la photo) se passent la casquette du capitaine.Marco Zurzolo Band 7e Mezzo FFF½ Egea / Sélect L'histoire méridionale de l'Italie, qui fait face à la Tunisie et qui n'est pas non plus très loin de l'ex-Empire ottoman, est marquée par les cultures arabisantes, qu'elles fussent maghrébines, moyenorientales ou mauresques.Ces marques du passé sont évidentes sur ce 7e Mezzo, très bel album paru en 2005 sur l'excellent label italien Egea (sur lequel endisquent plusieurs artistes sélectionnés dans la série Suono Italia du Festival de jazz).Saxophoniste alto au style relativement sobre (bien qu'il puisse se lâcher «lousse» lorsque le moment est indiqué), Marco Zurzolo relit à sa manière les musiques du Sud italien, particulièrement les napolitaines.Le filtre du musicien est celui du jazz, le cadre instrumental est celui d'un jazz de chambre raffiné, excluant tout tapage inutile.Les harmonisations très modernes et la qualité des improvisations (un peu trop ténues en ce qui me concerne) produisent une mixtion on ne peut plus vivifiante.Ce soir au Cabaret du Musée Juste pour rire, on reprendra la matière de ce très beau disque (qui inclut la participation du contrebassiste Marc Johnson et du clarinettiste Gabriele Mirabassi).Marco Zurzolo sera alors accompagné par Alessandro Tedesco au trombone, de Luca Gianquitto à la guitare, de Davide Castagliola à la contrebasse et de Gianluca Brugnano aux percussions.Le raffinement et lemulticulturalisme Un peu trop sobre Alai n Brunet Le Sud italien en mode jazz 3412268A JAZZ ALAIN BRUNET «Je suis fière de mon endurance.De mon endurance vitale », répond Élisabeth Kontomanou après avoir hésité un moment devant la question: de quoi êtesvous vraiment fière ?La chanteuse de jazz a dû patienter longtemps avant d'atteindre cette notoriété.Une Victoire de la musique remportée récemment en France lui vaut déjà des affiches importantes dans les grands festivals de jazz.Les critiques très positives de ses deux derniers albums, Midnight Sun et Waitin' for Spring, (étiquette Nocturne) ont mis la table.Ces deux disques ont été lancés depuis 2004, ce qui coïncide avec son retour en France après une décennie passée à New York\u2026 sans y trouver la gloire.«Jem'y suis endurcie, estime-telle.Vous savez, je suis quelqu'un de très patient.J'ai toujours été disponible, j'ai toujours gardé en tête mon idéal, je n'ai pas perdu l'envie d'aller jusqu'au bout.» Non ce n'est pas le rêve de Céline et René qui se réalise enfin.C'est le rêve d'une chanteuse de jazz qui veut gagner décemment sa vie en exerçant sa profession - gagner décemment sa vie dans le jazz même lorsqu'on fait le Club Soda un soir de FIJM, c'est toucher un salaire de classe moyenne\u2026 à moins d'être une rarissime priorité pour Universal Music, EMI, Sony-BMG ou Warner Music.Au bout du fil, Élisabeth Kontomanou n'associe pas son déblocage français à la santé du jazz hexagonal.«Quand je suis rentrée en France, j'ai remarqué que les jeunes musiciens jouaient mieux.J'ai l'impression qu'ils sont plus travailleurs, qu'ils prennent encore plus cette musique au sérieux mais\u2026 règle, générale, on s'ennuie un peu en France.C'est encore difficile d'y trouver de bons musiciens parce qu'il n'y en a pas énormément.Quand on revient de New York cette impression est forte ; là-bas, on n'a pas de problèmes pour trouver d'excellents remplaçants à ses musiciens réguliers.Alors qu'à Paris, il faut se lever très tôt\u2026» Une tradition globale Même si sa carrière française est au beau fixe, Élisabeth Kontomanou ne tient vraiment pas à être étiquetée chanteuse française ou européenne.«Je m'identifie à une tradition globale, celle du jazz.Lorsque je chantais à New York, je n'étais pas identifiée comme une chanteuse française.Les musiciens et le public réagissaient à ma musique sans se poser de question sur mes origines.Et c'est ça qui est bien à New York: on nous apprécie parce qu'on fait un bon boulot et c'est tout.Si je pouvais avoir une carrière là bas, y retournerais- je m'y installer ?Disons que je VAIS avoir une carrière là-bas (rires).Je n'ai aucun doute là-dessous.Je pense que cette musique vaut la peine d'être connue ailleurs.» Née de mère grecque et de père guinéen, elle repousse également cette étiquette de chanteuse issue de la France multiculturelle.«Mes origines, précise-t-elle, ne m'ont rien apporté au départ car je suis orpheline.Je n'ai donc pu profiter de cet héritage culturel, néanmoins je me suis forgé ma propre culture musicale.J'ai vécu un peu partout en France, j'ai aussi vécu en Suède, puis aux États-Unis.J'aime bien bouger et donc, je suis très contente de revenir à Montréal - à la fin des années 90, j'y ai déjà chanté dans l'ensemble du pianiste Andy Milne.» En voie d'être connue à Montréal, Kontomanou n'y débarque pas en catimini\u2026 Elle n'y entre pas non plus par la grande porte.« Je chanterai avec le pianiste français Jean-Michel Pilc avec qui je forme un duo.Pilc viendra de New York (il y réside) après quoi on continuera une tournée sur l'Europe - avec Thomas Bramerie à la basse et mon fils Donald à la batterie.Nous ne sommes pas venus en quartette pour des raisons budgétaires\u2026 Mais ce n'est pas un problème car ce duo avec Pilc est bien rodé.» Un quart de siècle après avoir amorcé cette carrière de chanteuse, quatre enfants plus tard (conçus avec quatre pères différents), Kontomanou est installée à Stockholm, en partie pour des raisons économiques : aucun propriétaire parisien n'a voulu lui louer un appartement parce qu'elle n'avait pas un revenu stable et les fonds nécessaires pour payer une caution au locateur ! LA chanteuse de jazz en France, du moins à l'heure actuelle, vit en Suède avec un de ses fils.Ben pour dire\u2026 «Si je parle de mon endurance, c'est pas pour rien.» Élizabeth Kontomanou se produit ce soir, 19h, au Club Soda Résiliante Kontomanou Élisabeth Kontomanou est actuellement LA chanteuse de jazz en France.Mais celle qui a vécu à New York et habite présentement en Suède refuse l'étiquette de chanteuse française ou européenne.PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ Même si sa carrière française est au beau fixe, Élisabeth Kontomanou ne tient vraiment pas à être étiquetée chanteuse française ou européenne.« Je m'identifie à une tradition globale, celle du jazz.À New York, je n'étais pas identifiée comme une chanteuse française.» JAZZ 8 J A Z Z VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION THÉRÈSE PARISIEN COLLABORATION SPÉCIALE 18H 30 yTVA SUCRÉ SALÉ Ginette Reno parle du film Le Secret de ma mère, de Ghyslaine Côté, qui est à l'affiche à partir de demain au cinéma.19H 30 yTQS CINÉMA SUSPENSE: UN MONDE IDÉAL Pourchassé par la police, un détenu évadé parvient à transformer sa cavale en jeu pour l'enfant qu'il a pris en otage.Un drame policier avec Clint Eastwood et Kevin Costner.20H ySRC PERDUS Un inconnu capturé dans la forêt prétend être perdu sur l'île depuis quatre mois.Un seul homme peut lui faire cracher la vérité, Sayid, dont les méthodes sont réputées efficaces\u2026 21H yTVA DESTINATION NOR'OUEST De plus en plus difficile de garder le moral pour les téméraires de cette aventure\u2026 Les portages sont ardus et après une semaine passée au fort William de Thunder Bay, les voyageurs s'attaquent à la rivière Kaministikia qui ne leur fait pas de cadeau.21H ySRC BONS BAISERS DE FRANCE Invités : Jean-René Dufort, Stéphanie Lapointe, Joëlle Morin et Christiane Ayotte.22H30 yMMAX BENEZRA Un entretien très sympathique entre Sonia Benezra et Stéphane Rousseau.Ces deux-là se connaissent depuis longtemps et ça se sent.«Ça fait 15 ans qu'il me veut !» lance Sonia à la blague, avant de recevoir les confidences de l'humoriste sur son enfance, lamort de son père, ses relations amoureuses, ses débuts à Paris à la veille du 11 septembre 2001\u2026 Une rencontre ponctuée d'extraits de spectacles.À voir.22H30 yTVA JUSTE POUR RIRE EN DIRECT Un doublé pour Stéphane Rousseau qu'on retrouve aussi chez Pénélope Mc Quade en compagnie de Laurent Paquin.Jasmin Roy rencontre les artisans du spectacle La Clique.Le Téléjournal Des squelettes.L'Épicerie En attendant Ben Laden / Luc Picard, Claude Poirier Bons baisers de France / Gilles Vigneault, Pascale Montpetit Le Téléjournal/Le Point Des kiwis et des hommes / Lynda Thalie Le TVA 18 heures Sucré Salé / Martin Fontaine Par-dessus le marché Prise 2: Symphorien PRINCE WILLIAM (5) avec Jordan Frieda, Martin Turner Le TVA 22 heures Juste pour rire en direct Sucré Salé / Martin Fontaine FRÉNÉSIE MORTELLE Le Grand Journal (16:58) Anecdotes À Hollywood.40 JOURS ET 40 NUITS (5) avec Josh Hartnett, Shannyn Sossamon Le Grand Journal 110% Confidences érotiques Macaroni tout garni Ramdam Malcolm Les Francs-tireurs / Ralph Nader LA FILLE SUR LE PONT (4) avec Daniel Auteuil, Vanessa Paradis SADE (4) avec Daniel Auteuil, Isild Le Besco (22:42) CTV News So you Think you can Dance e Talk America's got Talent CTV News CTV News CBC News Canada Now Coronation 11 Cameras Canadian Antiques Roadshow Hustle The National The National 11 Cameras Friends ABC News Friends Will & Grace George Lopez Freddie Lost / Diffusion de deux épisodes.Sex and the City Nightline News CBS News E.T.Rock Star: Supernova CSI: New York News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.America's got Talent Law & Order Tonight (23:35) The Newshour World News Vital Signs Niagara Falls American Masters / Bob Dylan (2/2) Bus.Report Charlie Rose World News Business The Newshour Art Express Art Express World News American Justice Cold Case Files Dog the Bounty Hunter Inked Criss Angel Mindfreak Y paraît que Festival acadien Les grandes entrevues Juste pour rire JULIE EN JUILLET (4) avec Moritz Bleibtreu, Christiane Paul Jardins Palettes Street Legal Bravo Videos In the Mind.Love's a Gamble SUDDENLY NAKED (5) avec Wendy Crewson, Peter Coyote Law & Order Danger dans les airs Biographies / Katarina Witt Enquêtes sur les abus.Étreintes mortelles Génies du crime Stars sur le vif .Cégep Limoilou Festifilm, 6e édition .le droit de blasphémer?La \"Boss\".La FAD.Le Choc Amérique Europe.Sakados .une PME How it's Made Daily Planet Discovery Presents / Blackbeard Myth Busters Daily Planet Parcours d'artistes Roses des Sables .à table Tour de France / Huy - Saint-Quentin .pratique So Little.Darcy's.so Raven Smart Guy 8 Simple Rules Boy Meets.Radio Free.O'Grady Popular 8 Simple Rules Radio Free.The Simpsons That '70s Show The Simpsons Seinfeld So you Think you can Dance Blue Collar TV One Tree Hill News Diva on.ET Canada Rock Star Rock Star: Supernova The Jane Show Without a Trace News Final Global Sports Série noire Histoire de football / L'Afrique Les Dossiers Da Vinci JAG DAME BROWN (4) avec Judi Dench, Billy Connolly Disasters.Masterminds JAG Antiques Roadshow Digging for the Truth Turning Points of History JAG .(17:00) Bande.Top5.anglo Top5.franco Musicographie / M.-C.Toupin Les stars.L'index des meilleurs et.Évolution.Acoustiques: Daniel Boucher Top5.anglo Top.franco Infoplus M.Net .clips Le Flow VJ Stéphanie Top Rock.Nés.Jeunes.Pimp mon char Mike Ward Betty La Bruta The Insider Extras Luso Montreal Le Pont .Vietnam Hellas Spectrum Soul Call Late.(23:35) World News CBC News CBC News Au courant CBC News:Tonight CBC News:The National Life and Times of Evelyn Hart Oil:World over a Barrel .(17:00) Capital Actions Le Monde La Part.Amadou et Mariam.Le Téléjournal/Le Point La Part.Le Monde Le Téléjournal/Le Point .(17:30) Sports 30 Baseball / Yankees - 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DE\u2014 L'acteur Michael Douglas a déposé une plainte contre deux sociétés floridiennes au motif que ces dernières auraient détourné l'utilisation prévue de son nom et de son image pour promouvoir leurs propres produits et services.Dans sa plainte, l'acteur de 61 ans affirme que les images qu'il a tournées et qui étaient censées être utilisées dans le cadre d'un programme télévisé pédagogique ont été détournées à des fins mercantiles au profit des sociétés Family Television et Paradigm Media Group, toutes deux basées à Boca Raton (Floride).Selon les pièces versées au dossier, le nom et l'image de Michael Douglas ont été mis en avant pour attirer des sponsors et financer des émisssions qui n'ont jamais été produites ni diffusées.Argent réclamée L'acteur exige que son nom et son image ne puissent plus être utilisés par les deux sociétés, que tous les profits générés par l'opération frauduleuse lui soient reversés, ainsi que la somme de 75 000 $US au titre de dommages-intérêts, sans compter les frais de justice et frais annexes.Michael Douglas se fâche.Deux sociétés auraient exploité son image à son insu PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE © La mezzo allemande Michaela Schuster, avec Louis Lortie comme pianiste et chef d'orchestre.CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Même impression hier soi r qu'au premier «Mozart Plus » la semaine dernière : les meilleurs moments nous viennent non pas de Lortie se doublant au piano et à la direction d'orchestre dans les concertos, mais de ce qui complétait le programme - dans ce cas-ci, la prestation de la mezzo allemande Michaela Schuster et l'accompagnement dont l'a entourée son hôte.Visuellement - la chevelure rousse, la robe multicolore, la présence énergique - , on croit d'abord apparaître Diane Dufresne sortie de quelque production provinciale d'Elektra .Mais le sérieux s'impose très vite.De Mozart, la chanteuse a choisi la scène dramatique Non temer, qui est pourtant pour soprano.La voix paraît un peu plafonnée autour du la , mais sans dét riment au résultat , qu'anime une artiste manifestement venue de la scène.Michaela Schuster a vite mesuré l'acoustique de la basilique à moitié remplie (comme la semaine dernière) et y projette sa voix au maximum, transcendant ainsi les conditions d'écoute.On l'entend donc parfaitement bien, contrairement à la chanteuse de la semaine dernière, qui n'avait pas saisi le problème.Une brillante technique amène le Mozart - par moments un peu ennuyeux - à une conclusion impressionnante.Mais c'est dans les cinq Wesendonk-Lieder de Wagner que Frau Schuster révèle sa véritable dimension d'interprète.L'oeuvre est chantée de mémoire (contrairement au Mozart) et la pénétration du texte et de la musique est totale.C'est-à-dire qu'à chaque instant l'auditeur est attentif et ému.On note simplement ici et là une note effleurée, comme oubliée au passage.Prenant cette fois la baguette, Lortie suit la chanteuse à la seconde, y compris dans ses rubatos t rès élast iques , et obtient de l'OSM réduit de moitié une expression qui rejoint celle de la soliste - une expression rappelant son Schoenberg de la semaine dernière.On peut oubl ier le reste.Comme concer tos, Lor tie a choisi le K.175 (le cinquième mais, en fait, le premier entièrement de Mozart) et le grand K.503.Dans le K.175, et suivant une certaine pratique, il remplace le finale par le Rondo K.382 d'ailleurs joué dans un style de piano-bar.De toute façon, ce K.175 reste une oeuvre mineure.Hélas ! le K.503 est aussi abordé comme une oeuvre mineure.Il n'y a pas de véritable pensée, pas de véritable dialogue (et parfois même pas l'accord requis) entre le pianiste- chef, debout ou assis, et l'orchestre.Des notes, des notes, et une ornementation abusive au mouvement lent.Les cadences dans les deux concertos ne sont pas identifiées.Lortie devrait aussi revoir sa gestuelle, trop souvent curieuse, comique et inutile.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DEMONTRÉAL.Chef invité et soliste: Louis Lortie, pianiste, et Michaela Schuster, mezzo-soprano.Hier soir, basilique Notre-Dame.Dans le cadre de la série Mozart Plus.Programme: Récitatif et rondo: Ch'io mi scordi di te ?.Non temer, amato bene, K.505 (1786) -Mozart Concerto pour piano et orchestre no 5, en rémajeur, K.175 (avec Rondo K.382) (1773) -Mozart Wesendonk-Lieder (1857-58) - Wagner Concerto pour piano et orchestre no 25, en domajeur, K.503 (1786) - Mozart OSM / Schuster plus Wagner "]
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