La presse, 4 juin 2007, C. Actuel - Arts et spectacles
[" INC.Une maison de rêve pour 10$ À gagner : la Maison de rêve BMO Banque de Montréal d'une valeur de 940 000 $.Un tirage principalement au profit des enfants handicapés et défavorisés.Pour acheter votre billet, rendez-vous à la Maison de rêve ou à une succursale de BMO Banque de Montréal.maisonderevebmo.com ACTUEL Lutte contre La faim un peu de beurre sur Les épinards PAGES 6 ET 7 ARTS SPECTACLES diane Labrosse architecte de L'espace sonore PAGE 5 hugo dumas té Lé Vision L'enterrement des séries lourdes a eu lieu très discrètement, à l'abri de la grosse loupe médiatique.Pas de cris, pas de pleurs, pas d'oraisons funèbres poignantes.Rien.Ces émissions à gros budget, qui coûtent plus de 800 000$ l'heure, reposent six pieds sous terre et personne ne semble s'en émouvoir.En analysant les nouvelles grilles d'automne concoctées par TQS, Radio-Canada et TVA, ça m'a sauté aux yeux: les séries lourdes ont toutes été zappées.De mémoire, il s'agira d'une des premières saisons de télévision sans elles.Après un courageux combat, ces séries laissent dans le deuil des réalisateurs talentueux, des scénaristes inspirés et des acteurs brillants.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par des dons au Fonds canadien de télévision.Retrouverons-nous, un jour, Les Filles de Caleb, Grande ourse, Temps dur, Scoop, Omertà, Un homme mort, Vice caché, Blanche, Fortier, Marguerite Volant et Jack Carter, qui ont poussé notre télé un peu plus haut, un peu plus loin?Où sont ces émissions très proches du cinéma qui nous ont fait vibrer et qui ont écrit plusieurs pages de notre patrimoine télévisuel?Au cimetière, malheureusement.En fait, il ne reste qu'une seule série lourde encore vivante.Et elle se trouve à TVA, soit Nos étés 4, qui devrait jouer à l'hiver 2008.Après ?«Nous n'avons aucune série lourde en route.Ça ne veut pas dire que ça ne reviendra jamais, mais tant que les règles ne changeront pas, il n'y aura plus de séries lourdes», explique la porte-parole de TVA, Nicole Tardif.À Radio-Canada, les projets comme Casino 2, Sophie Paquin 2, C.A.2, Tout sur moi 2 et Les Boys n'ont pas obtenu assez de financement pour qu'on leur attache l'étiquette de «série lourde».«Oui, la tendance est à la baisse des budgets, et les producteurs doivent travailler avec des enveloppes plus petites.Mais ça n'enlève rien à la qualité des produits qui sont en ondes.Dorénavant, on en fait plus avec moins», explique la porte-parole de la SRC, Guylaine O'Farrell.C'est officiel : les séries lourdes ont été enterrées Cent quarante-deux jours se sont écoulés depuis la toute dernière prestation à vie de Jean-Pierre Ferland, qui a fait ses adieux le 13 janvier dernier, au Centre Bell.Grâce à Ce soir-là, un beau coffret comprenant deux CD et deux DVD, en magasin demain, cette ultime représentation peut désormais être écoutée et réécoutée, vue et revue, mais surtout aimée et ré-aimée.Une chance qu'on l'a\u2026 marie-christine b Lais au bout du fil, dans ses terres de saint-norbert, Jean-pierre ferland a lavoixd'un jeunehommeheureux.il est fier, avec raison, de ce coffret.et ravi que la journaliste l'en remercie avec effusion.Car, comme les quelque 15 000 spectateurs présents le 13 janvier 2007 au Centre Bell, j'étais tellement émue par ses adieux que je n'ai pas véritablement écouté le spectacle : tous, nous dévorions des yeux le Petit Roi, le gravant dans nos mémoires, lui , ses chansons, son humour\u2026 Et puis, on peut bien le dire aujourd'hui, nous craignions tous pour sa vie, ce fameux soir-là: après tout, trois mois auparavant, le 12 octobre 2006, à la veille de ce qui devait être à l'origine son spectacle d'adieu, n'avait-il pas été terrassé par une ischémie cérébrale transitoire (ICT)?complètement perdu «J'ai vécu exactement la même chose, mais dans un autre sens, explique Ferland avec chaleur.Au début du spectacle, avant d'entrer en scène, j'étais perdu, je me demandais si j'allais passer au travers.En plus, je faisais 200 de pression (artérielle) ! J'arrive sur scène et, tout à coup, il se passe quelque chose, comme une irradiation.Ça allait tellement bien ! J'avais prévu enlever la chanson Écoute pas ça, parce qu'elle dure six minutes et demie et que je pensais être trop fatigué pour la chanter.Eh bien, j'étais tellement en forme que je l'ai faite sans aucun problème, pis envoye, ajoute-t-il en riant à ce souvenir.Sauf que, quand j'ai eu fini mon spectacle, j'essayais de me remémorer ce qui s'était passé et j 'en étais incapable.J'ai été obligé de demander aux gens: cou'donc, est-ce que j'ai bien chanté, bien bougé?Alors, quand j'ai regardé le spectacle sur le DVD, j'ai enfin pu voir ce que j'avais fait.Et moi aussi, ditil en riant, j'ai aimé ça ! » Outre l'intégrale du spectacle sur DVD et sur deux CD, le coffret compte un second DVD, un documentaire touchant baptisé La dernière tournée, où on suit Jean-Pierre Ferland en spectacle dans les mois précédant le 13 janvier 2007.Ce DVD n'était pas prévu à l'origine dans le coffret.Mais compte tenu des circonstances, il donne une autre perspective à l'ultime représentation.Ferland l'a dédié «à Dieu le père: Félix Leclerc ».«Pourquoi ?D'abord, je l'ai toujours aimé, répond Ferland.Ensuite, parce que j'ai fait ce métier grâce à lui.Enfin, parce que je me suis autocensuré à cause de lui : je veux dire par là que j'ai châtié mon français grâce à lui.Je n'ai jamais eu de conversation de sexe avec Leclerc ou avec Vigneault, je n'ai même jamais fait de farce de cul avec eux.Félix n'a jamais sacré ou blasphémé devant moi, il n'a jamais pris l'accent pointu quand il était en France.J'ai voulu imiter sa vie, pas juste sa carrière.» ma plus belle histoire d'amour\u2026 «Moi, j'aime les modes, y compris les modes musicales, reprend Ferland, qui aura 73 ans le 24 juin prochain.Quand est arrivé le disco, j'ai aimé ça.Et comme je dis dans le documentaire, j'ai pu, comme ça, accompagner les amoureux toute ma vie.» Il marque une pause.Et il reprend: «Pendant le dernier spectacle, quand j'ai dit aux spectateurs: \"Vous avez été l'amour de ma vie\", c'était pas préparé, c'était spontané\u2026 Et je m'adressais encore aux amoureux.» Sur ce DVD, on voit aussi comment a été enregistré le spectacle d'adieu: il n'y a eu aucun montage après la captation, tout a été tourné ET monté en temps réel - sans filet, en quelque sorte! «J'y tenais, explique Ferland.Comme ça, si je disais une connerie, on était obligé de la garder! Il y a quand même 15 000 personnes qui l'auraient vue et qui se seraient dit, si on l'avait enlevée: \"Ah, il nous a trichés.\"» Que fa it Jean-Pierre, désormais?Il s'occupe de ses immenses jardins et particulièrement de son lac, qu'il a créé de toutes pièces.«Deux kilomètres de long sur un kilomètre de large, avec des îles partout.Je suis en train de décider de ce que je mets sur chaque île: l'île des tulipes, l'île des canneberges\u2026 C'est un véritable jardin flottant!» Et il écrit des chansons pour d'autres, notamment pour Isabelle Boulay.«Ce coffret, conclut Ferland, c'est comme un post-scriptum, une façon de dire : J'ai fini, mais juste avant de partir, rappelletoi que je t'aime! » Et quand on aime, on a toujours 20 ans, n'estce pas, Jean-Pierre\u2026 Jean-pierre fer Land / Le coffret Ce soir-là une chance qu'on l'a\u2026 de nouveau! PHOTO BERNARD BRAULT.ARCHIVES LA PRESSE © Lors de son spectacle d'adieu, le 13 janvier dernier, Jean-pierre ferland a buté sur les mots de sa chanson Swignez votre compagnie.une spectatrice de 22 ans, marie-pierre chopin, est alors montée sur scène pour la chanter avec lui.ce moment, absolument improvisé et délicieux, est immortalisé sur cd et dVd grâce au coffret Ce soir-là, consacré à la tournée et au spectacle d'adieu de ferland, en magasin demain.«ce coffret, c'est comme un post-scriptum, une façon de dire : J'ai fini, mais juste avant de partir, rappelle-toi que je t'aime ! » >Voir SÉRIES en page 2 ARTS ET SPECTACLES 1 2 MIKE FIGGIS NE TIREZ PAS SUR LE RÉALISATEUR Les Américains le répètent à nous donnermal au coeur: la vie n'est plus la même depuis un certain 11 septembre.Or, il semble que certains des compatriotes de M.Bush ne se soient pas encore complètement adaptés à la nouvelle réalité.Le réalisateur de Leaving Las Vegas est de ceux-là.À son arrivé à Los Angeles, récemment, Mike Figgis a répondu ceci à un douanier qui lui demandait ce qu'il venait faire sur la Côte Ouest: «I'm here to shoot a pilot» («Je suis ici pour tourner une émission test» ou, comme l'a compris le représentant des autorités: «Je suis ici pour tuer un pilote d'avion»).Figgis aurait été détenu un certain temps avant que quelqu'un que lque pa r t comprenne qu'il n'était pas un terroriste.C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle ! SYLVESTERSTALLONE LE SECRET DE MON SUCCÈS «J'ai tellement abusé de mon corps tout au long de ma carrière qu'il faut de la colle pour que tout tienne.Ce que je prends aujourd'hui renforce mes os et mes tendons.» \u2014 L'acteur Sylvester Stallone, 60 ans, se défend de consommer des substances discutables pour maintenir son tonus musculaire.En Australie, où les autorités ont saisi des hormones de croissance dans les bagages de l'interprète de Rocky, on ne voit pas les choses de la même manière.C'est pourquoi l'acteur a dû payer une amende de 2450$.Ça fait cher la pilule.LIZA MINNELLI RENDEZ-MOI MA ROBE! Peu importe si elle ne lui va plus aussi bien qu'à l'époque, Liza Minelli veut ravoir la robe qu'avait conçue pour elle le designer Roy Haltson dans les années 70.Son attachée de presse vient d'envoyer une missive à cet effet à Maj Kalfus, la mère du mannequin Ilse Werther, qui a porté la fameuse robe pour une photo parue récemment dans un magazine.Le designer avait donné la robe à un organisme de charité quand il avait constaté que son modèle avait pris un peu trop de poids pour s'y glisser.Minelli n'a peut-être plus une taille de guêpe, mais elle a toujours un front de boeuf.Pas sûr que Werther, qui a juré de ne jamais rendre la robe, fera le Sylvester poids devant la chanteuse.Stallone PHOTO AFP ALEXANDRE VIGNEAULT POP-ROCK Peut- être le savez-vous déjà, mais Corneille a annulé le spectacle qu'il devait présenter le 1er juillet au Métropolis, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.Ses fans québécois n'auront donc pas l'occasion d'entendre les chansons de son premier album en anglais, The Birth Of Cornelius, avant la sortie du disque, prévue pour le 3 juillet.Ce n'est pas le manque d'intérêt des fans qui a provoqué cette volte-face - les billets se vendaient bien, dit-on -, mais plutôt l'emploi du temps du chanteur à l'autre bout du monde.«Corneille ne connaissait pas les dates de sortie de son album ailleurs dans le monde lorsqu'il a accepté l'invitation du Festival de jazz », explique Pierre Paradis, chez DÉJÀ Musique, qui représente l'artiste ici.Or, The Birth Of Cornelius paraîtra vers le 20 juin au Japon.Insérer son concert montréalais dans son exigeante campagne de promotion au Japon représentait un cauchemar logistique.Corneille devrait se reprendre à Montréal à l'automne.Comédie musicale «équitable » L'eau est bien sûr le symbole de la vie, mais c'est aussi celui de tous les grands enjeux de notre siècle.La ressource suscite la convoitise des États et des multinationales, alors que son exploitation constitue un enjeu économique et écologique.Sa rareté est déjà la source de problèmes sanitaires et sociaux, situation qui risque de s'aggraver avec le réchauffement planétaire.Pourquoi parler de tout ça ici?Simplement parce que c'est en pensant à tout cela que Martin Ferron, l'un des lauréats de Petite-Vallée en 2005, a conçu Porteurs d'Ô, un spectacle musical multimédia qui s'apparente à la comédie musicale, mais pas forcément dans le sens Notre-Dame de Paris du terme.«On est loin du théâtre musical», ditil, à propos de ce spectacle campé dans le futur et narré par le comédien Pierre Lebeau.«On prend position sur différents enjeux, mais on fait aussi quelque chose d'assez grand public, précise l'auteur.On parle de la vie dans un monde où le litre d'eau coûte parfois plus cher qu'un litre de pétrole, mais on a aussi une histoire d'amour dans tout ça.» www.productionscem.com Une étoile pour Kevin Parent Un curieux virus mangeur d'étoiles s'est attaqué à ma critique du dernier album de Kevin Parent publiée dans la section Expresso de La Presse de samedi.Fangless Wolf Facing Winter, le premier album anglais du Gaspésien, n'y récoltait que deux étoiles et demie, alors que je lui en avait accordé une de plus, soit trois et demie.Loin de trouver cet album mauvais ou même ordinaire, j'estime qu'il se classe parmi ses meilleurs.Dépouillé, aéré (ce qui ne veut pas dire aérien) et nuancé, son disque se balance entre folk intimiste et une espèce de rock acoustique bluesy bien pourvu en mélodies.Oubliez ces histoires d'étoiles et rappelez-vous simplement ceci: Fangless Wolf Facing Winter rayonne d'honnêteté et de sensibilité, ce qui donne l'impression de découvrir Kevin Parent au naturel.Corneille: ce n'est que partie remise CETTE SEMAINE SUR LES TABLETTES Les Cowboys Fringants : Au Grand Théâtre de Québec Jean-Pierre Ferland : Ce soir-là Francis Cabrel : Essentiel 1977-2007 Rihanna : Good Girl Gone Bad The National Parcs : Timbervision Marilyn Manson: Eat Me, Drink Me The Police: Anthology Dream Theater : Systematic Chaos Chris Cornell : Carry On Cinematic Orchestra : Ma fleur Belly: Revolution Censia : Electrolove Kamelot : Ghost Opera RJD2: The Third Hand Instrumentals Ginette: Taxi Miki Paul Mc Cartney: Memory Almost Full Black Light Burns : Cruel Melody SUR LES PLANCHES The National, ce soir au Cabaret Juste pour rire.>> Keren Ann, mardi au National.Nicola Sarkevic, mardi au Club Lambi.Joss Stone, mardi au Métropolis.Skinny Puppy, mercredi au Spectrum.Tomas Jensen, mercredi au Divan Orange.Roger Waters, jeudi au Centre Bell.Boom Desjardins, jeudi et vendredi à l'Espace Dell'Arte.Dumas, vendredi et samedi au National.Dying Fetus, vendredi au Club Soda.Patrick Bruel, samedi au Théâtre Saint-Denis.Dinosaur Jr., samedi au Club Soda.Éric Lapointe, samedi au Spectrum.Ween, samedi au Métropolis.Les Jaguars, samedi au Petit Campus.Champion et ses G-Strings, samedi au Centre Bell.You Say Party, We Say Die!, dimanche au Divan Orange.Ce ne fut pas toujours le cas.Prenez Lance et compte.Il y a 20 ans, Réjean Tremblay et Jean- Claude Lord ont révolutionné la façon de tourner les séries québécoises en sortant enfin les personnages de leurs cuisines de studio.Évidemment, louer le Colisée de Québec ou filmer des séquences en Europe, ce ne n'est pas donné, mais l'argent leur a été accordé.Aujourd'hui, les budgets fondent comme neige au soleil et les nouveaux épisodes de Lance et compte, produits à environ 730 000$ l'heure, n'entrent même plus dans la catégorie des séries lourdes.Avec les revenus publicitaires qui chutent, l'écoute qui migre vers les chaînes spécialisées et la technologie qui permet de zapper les publicités, les réseaux misent sur les «téléromans plus» (entre 250 000$ et 400 000$ l'heure) comme Destinées, Annie et ses hommes ou Providence.La facture de ces émissions est, au minimum, deux fois moins douloureuse que celle d'Un homme mort ou de Grande ourse, par exemple.Virginie, à environ 90 000$ l'heure, demeure ce qu'il y a de plus rentable dans les dramatiques québécoises.Nos créateurs, si débrouillards soient-ils, ne pourront pas toujours accomplir des miracles.Faute d'argent, on ne tourne pratiquement plus de séries d'hiver, on réduit le nombre de personnages et on limite les scènes extérieures.Tout ce qui sonne vaguement comme « reconstitution historique » prend le chemin de la tablette.En contrepartie, on zappe chez les Américains et on tombe sur des séries ambitieuses et touffues comme Lost, qui coûtent plusieurs millions.Notre télé, dépouillée de ses moyens f ina ncier s, rési stera- t- el le encore bien longtemps à ces assauts ?Si j'étais scénariste, je m'inquiéterais.Surtout que l'automne 2007 amène une vague de jeux et de variétés (Paquet voleur, Le banquier, Thank God You're Here, Le moment de vérité, Tous pour un) ainsi que le retour de Loft Story et d'Occupation double.The Big Canular Show Comment dit-on «idée débile» en néerlandais?vous demandaiton la semaine dernière, en réaction à la téléréalité The Big Donor Show, où une dame en phase terminale allait offrir un des ses reins au plus méritant.Alors, ça se dit belachelijk idee, ont écrit des correspondants d'Amsterdam.Merci pour l'info.L'émission controversée, qui a suscité de la répulsion partout dans le monde, a finalement été diffusée vendredi et - surprise ! - le canular a été révélé.La donneuse en question, Lisa, 37 ans, ne souffrait pas d'une tumeur au cerveau.En parfaite santé, il s'agissait d'une comédienne embauchée par la chaîne publique BNN afin de sensibiliser la population des Pays-Bas au manque criant de dons d'organes.Les trois malades qui se disputaient le rein de Lisa avaient été avertis à l'avance de cette tournure inattendue.Et oui, les trois souffraient vraiment d'insuffisance rénale.Ils ont accepté de jouer le jeu pour sensibiliser les téléspectateurs à leur problème.Mission accomplie: jamais la question du don d'organes n'aura autant été débattue.Les moyens pour y arriver, par contre, sont franchement discutables.Un CD pour Les Invincibles La bande sonore officielle des Invincibles sort demain chez tous les bons disquaires.On y trouve 12 morceaux, dont l'indicatif de la série, The Heroes Take, chanté par Kim Bingham, ex-membre de Me, Mom & Morgentaler.Rémi- Pierre Paquin y interprète On avec son groupe (fictif) Skydome, tandis que Kim Bingham revisite des classiques comme Every Rose Has Its Thorn de Poison, Every Breath You Take de The Police, I Wanna Be Sedated des Ramones et Cry Cry Cry de Johnny Cash.C'est officiel : les séries lourdes ont été enterrées SÉRIES suite de la page 1 Nos créateurs, si débrouillards soient-ils, ne pourront pas toujours accomplir des miracles.Faute d'argent, on ne tourne pratiquement plus de séries d'hiver, on réduit le nombre de personnages et on limite les scènes extérieures.Tout ce qui sonne vaguement comme « reconstitution historique » prend le chemin de la tablette. ARTS ET SPECTACLES SPECTACLES C L A S S IQUE CHAPELLE HISTORIQUE DU BONƪPASTEUR Concours du Prix d'Europe: 18h.DA N S E AgORA DE LA DANSE Crepuscule.: 20h.THeaTRE LA CHAPELLE A situation for dancing: 22h.VA R I E T E S CABARET DU mUSeE jUSTE POUR RIRE The National: 21h.CAfe CAmPUS Regurgitate + Fuck the Facts + Mesrine + Cripple Crew: 19h.CASA DEL POPOLO DJ Night: 21h.SALA ROSSA LA) Marc Ribot: 20h30.QUOI FAIRE Maisons de la culture, conferences, cours et ateliers, plein air: retrouvez en un clic toutes ces informations sur cyberpresse.ca/arts CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Une Schubertiade d'une duree de 12 heures faisant se succeder, de midi a minuit, des oeuvres de Schubert pour ensembles instrumentaux, pour piano et pour voix, couronnait samedi le 12e Festival de musique de chambre organise par Denis Brott.J'y suis alle pour les cinq dernieres heures et pour decouvrir, en entrant a St.James, le pianiste Claude Frank remplacant le choeur annonce.Penche sur son clavier, le repute pianiste americain de 81 ans jouait la derniere Sonate (si bemol, D.960), qui est aussi la plus grande de Schubert.Que le jeu soit marque de quelques fautes, peu importe.La pensee est la, le coeur aussi, et l'humilite de l'artiste authentique.On annonce que Tyler Duncan souffre d'une laryngite mais qu'il s'engagera neanmoins dans le cycle Winterreise et s'y rendra .aussi loin que possible .Bien qu'un certain malaise soit evident, la voix est solide et, enrichie des expressions du baryton de Vancouver, traduit tout le desarroi de l'amoureux rejete.Apres le dixieme lied, M.Duncan fait savoir qu'il doit se reposer et poursuivra .peut-etre plus tard .Et plus tard, la pianiste Erika Switzer, qui accompagne son mari, annonce pour le reste un .condense.de six lieder.Incomplet, ce Winterreise laisse quand meme une excellente impression, en attendant le retour du duo, chez Turp le 9 mars.Deux sommets absolus du repertoire de musique de chambre tout entier completent la soiree.Le Quintette en do majeur avec deux violoncelles (op.163, D.956) recoit une interpretation d'une ampleur quasi orchestrale et d'une extraordinaire densite.Joue dans la version de Mahler pour orchest re de chambre et sous la direction de Denis Brott, le Quatuor Der Tod und das Madchen reunit 14 cordes de l'exterieur (Ilya Kaler, sa femme Olga et Rachel Barton Pine) et d'ici (le Claudel-Canimex et le Lloyd Carr-Harris) dans un parfait fondu de sonorites et d'emotion.FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE DE MONTREAL.Samedi, St.James United Church.Programme consacre a Franz Schubert.MUSIQUE Magnifique Schubertiade SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE En cette fin de parcours du Festival Trans Amerique, Fantasmagories technologiques I, II, III, de Denis Marleau, se prend comme une interessante experience intellectuelle et esthetiquequi sedistingue totalement de tout ce qu'on a precedemment vu au festival.Spectacle en trois temps et trois textes, qui occupe autant de salles de l'Espace GO, Fantasmagories est une oeuvre dominee par l'absence.Des visages parlants, qui prennent les traits et les voix de Ginette Morin, Paul Savoie et Celine Bonnier, sont projetes sur des masques qui s'illuminent sur un fond noir.Ces mises en scene inusitees de Dors mon petit enfant, de Jon Fosse, de Comedie, de Samuel Beckett, et des Aveugles de Maurice Maeterlinck sont des variations sur un meme tour de force: creer une oeuvre theatrale ou la chair humaine brille par son absence.Pour le premier morceau, trois pantins sont assis cote a cote, qui prennent les visages miniatures de Bonnier, Morin et Savoie.Ce court texte ou l'errance existentielle des protagonistes est devoilee par des echanges courts de phrases recurrentes s'avere une excellente entree dans cet univers etrange.On peut d'ailleurs y admirer la precision des expressions et porter toute notre attention sur le magnifique travail vocal des acteurs.Ensuite, Comedie nous amene completement ailleurs.Dans un triangle amoureux risible, un vaudeville declame a toute vitesse par des tetes qui coiffent d'immenses tonneaux.Une demonstration eloquente de la propension des individus a deblaterer et a repeter inlassablement les memes pensees obsessionnelles.Piece de resistance de ce parcours, Les Aveugles, de Maurice Maeterlinck, nous fait decouvrir un texte magnifique de ce Prix Nobel de litterature mort en 1949.Une douzaine de visages (six d'hommes et six de femmes) surgissent de l'obscurite et prennent alternativement la parole.Ces aveugles, qui peuplent une ile inquietante, disent leur angoisse et decrivent les bruits qu'ils entendent dans la foret.Une facon de dejouer le sentiment de vacuite ressenti intensement par le spectateur trop conscient de l'absence meme des visages de Celine Bonnier et de Paul Savoie, qui parlent sans cesse.Sommes-nous vraiment au theatre?Voila la question qui nous taraude, tout au long de cette traversee des Fantasmagories.Chose certaine, la technologie est mise au service du theatre (et non l'inverse) dans cette oeuvre qui transmet intelligemment la recherche creatrice de Denis Marleau.FANTASMAGORIES I, II, III, conception et realisation de Denis Marleau, a l'Espace GO jusqu'au 7 juin (en anglais le 5 juin).FTA / Fantasmagories technologiques I, II, III Le spectacle de l'absence PHOTO FOURNIE PAR LE FESTIVAL TRANSAMERIQUE Dans des mises en scene inusitees, les Fantasmagories sont des variations sur unmeme tour de force: creer une oeuvre theatrale oula chair humaine brille par son absence.Sommes-nous vraiment au theatre ?Voila la question qui nous taraude, tout au long de cette traversee des Fantasmagories.STEPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPECIALE Dans Le crepuscule des oceans, le dernier opus du choregraphe montrealais Daniel Leveille, presente jusqu'a mardi a l'Agora de la danse dans le cadre du FTA, pas de cris dechirants, pas d'orgasmes simules ou de bruits agressants comme chez d'autres.Leveille n'a pas besoin de coups d'eclat pour destabiliser.Comme dans Amour, acide et noix ou La pudeur des icebergs, ses deux creations precedentes, sobriete et depouillement sont de rigueur.La danse de Leveille est toujours aussi spartiate.Il n'expose ici que la simple mecaniqueducorps humain, denuee de toute theatralite, de tout effort de representation.Encore une fois, il a choisi des corps muscles et denses ¡V cinq hommes et deux femmes, auxquels s'ajoutent quatre autres danseurs vers la fin du spectacle ¡V qu'il presente le plus souvent en plein effort (on est entre l'humain et la bete de somme), selon un cycle de depense d'energie explosive puis de retour a l'etat neutre.Leveille puise a peu pres au meme lexique athletique que dans Amour, acide et noix et La pudeur des icebergs: sauts puissants, avec appels et receptions maximales, retombant au sol avec fracas; coups de pied de kickboxing, tours sous tension; grands plies en seconde; travail sur demi-pointes; positions assise en tailleur; ruades a deux jambes.L'ecriture choregraphique de Leveille est toujours aussi rigoureuse et exigeante mais, ici, elle s'est nettement complexifiee.A mesure que Le crepuscule des oceans progresse, les gestes de base s'enchainent selon des sequences toujours plus longues et rapides ¡Vune seule phrase choregraphique utilise souvent l'amplitude maximale des corps sur 360 degres ¡V et selon une mise en espace ou s'opposent duos et trios.Si Leveille travaillait auparavant en duos ou en trios plus isoles, Le crepuscule des oceans se decline en vastes ensembles animes simultanement de moult courants contraires, auxquels participent de longs moments de silence et l'alternance de force et de douceur inscrite a meme les Sonates pour piano de Beethoven qui accompagnent la danse.Et Leveille s'est departi ici, en grande partie, de certains artifices plus suggestifs, tels que les jambes ecartees et les anus exposes de La pudeur des icebergs.D'ailleurs, cette fois, Leveille n'a pas senti le besoin de toujours nous presenter des danseurs nus.Restent certains gestes de rapprochement entre les etres, mais ils sont plus subtils que dans les creations precedentes.Clignez des yeux et vous manquerez d'ailleurs de suaves instants d'humour, chose rare dans le travail de Leveille.Certes, la facture demonstrative et depouillee du Crepuscule des oceans teste, par moments, la patience du spectateur et peu laisser de glace.De plus, celui qui a deja assiste a Amour, acide et noix ou a La pudeur des icebergs ressent, sur le coup, une desagreable impression de deja vu.Mais la puissance degagee par ce spectacle finit, tot ou tard, par submerger le spectateur, sans qu'il sache tout a fait pourquoi.Si ce n'est pas le jour meme, ce sera le lendemain.LE CREPUSCULEDES OCEANS de Daniel Leveille Danse.Jusqu'au 7 juin, a l'Agora de la danse.FTA/ Le crepuscule des oceans La turbulence des courants contraires Leveille puise a peu pres au meme lexique athletique que celui d'Amour, acide et noix et de La pudeur des icebergs.Une vie partagee entre la gloire et les larmes.Une diva a la fois adulee et solitaire qui fascine encore et toujours.CE SOIR 19h30 W W W.T V 5 .C A 2 0 A N S D E J A.3486030A ARTS ET SPECTACLES LUNDI 4 JUIN Le Téléjournal Des squelettes dans le placard Legendre idéal Que le meilleur gagne Les Bougon / La maison est à vendre.Cover Girl / Drag à la quincaillerie.Le Téléjournal Au-dessus de la mêlée Le TVA 18 heures Sucré Salé / Julie Bélanger Drôles de vidéos Les Gags Ma maison Rona Deux filles en vacances / Julie Deslauriers, Hélène Bourgeois Leclerc Le TVA 22 heures Sucré Salé / Julie Bélanger Le Grand Journal (17:00) Sur le gril / Début Le monde de monsieur Ripley CSI: NY / Début.Stella et Danny enquêtent sur la mort d'un joaillier.Les Soprano / Tony décide de vendre la maison de sa mère.Le Journal du soir 110% Pub Macaroni tout garni Ramdam Méchant contraste! Casanova refuse d'engager le duel avec Grimani.(4/4) LA COMTESSE AUX PIEDS NUS (3) É.-U.1954.Drame psychologique de Joseph L.Mankiewicz avec Ava Gardner et Humphrey Bogard .\\ Une vedette de cinéma connaît d'amers revers.Chroniques de la violence.(23:21) CBC News at Six This Hour.Just for Laughs Hockey / Finale de la coupe Stanley: Ducks - Sénateurs The National CTV News Access H.e Talk À communiquer Crininal Minds CSI: Miami CTV News News House & Home ET Canada E.T.My Name is Earl / Deux épisodes The Office / Deux épisodes Without a Trace ET Canada .Raymond ABC News .Raymond Will & Grace Wife Swap The Ex-Wives Club Supernanny Sex and the City News CBS News E.T.Creature.Old Christine 2 1/2 Men How I Met.CSI: Miami News News NBC News Jeopardy Wheel of.Hockey / Finale de la coupe Stanley: Ducks - Sénateurs BBC News Bus.Report The Newshour 12 Girls Band: Live from Shanghai Donovan Live at the Kodac BBC News The Newshour World News Profile Northern Railroads: Vermont and her Neighbors Roy Orbison & Friends - Black & White Night Bus.Report Cold Case Files CSI: Miami / Deux épisodes The Sopranos Les Belles Histoires des pays.Vente.Le plaisir croît avec l'usage / Éric Lapointe Céline - Superstar FIJM 2006: David Clayton.(22:50) Street Legal Dance Sport: World Latin.WEST SIDE STORY (1) avec Natalie Wood, Richard Beymer Law & Order Mon oeil! / Yves Pelletier Biographies / Denise Bombardier Superscience / .la Terre Danger sur la route Histoires de crimes .anatomie L'ÉTOILE DU SOIR (17:45) TOUCH OF EVIL DON ANGELO EST MORT (21:45) How do they do it?Daily Planet Myth Busters / Exploding Pants American Chopper / Peavey 2 Canada's worst Handyman Daily Planet BD Cités / Bruges Biosphère / Clayoquot Sound Hakuna Matata / Serengeti Partons, la mer est belle! Cap sur la Sicile / Taormina Pieds.l'eau So Little.Sadie That's so Raven Smart Guy Zack Life with Derek 8 Simple Rules Sinbad Show Popular 8 Simple Rules That '70s Show King of the Hill The Simpsons Seinfeld House Hell's Kitchen / Début .Hates Chris All of us Girlfriends Je m'en souviens Chantiers / Trésors cachés Opération Survie JAG D-DAY LEUR JOUR LE PLUS LONG.Documentaire Masterminds Things.CSI: New York History's Secrets History's Secrets CSI: New York Crime Stories Style de star Top5.franco Top5.anglo Max musique Acoustiques / Richard Séguin Clan Carter L'Index.Les 101 plaisirs inavouables Info Max Top5.anglo Info Plus M.Net Combat, clips Presque.VJ Rockde Babu VJ recherchée Musique Plus Tatoués Tempesta d'amore La Bella Vita Seinfeld Arte Mondo From Egypt La Caravane Polonia Sino Montreal Ni Hao The Insider Dominique Poirier en direct Les diamants du sang (1/2) Le Téléjournal Planète Prise Le National Le Téléjournal C.S.I.: Miami Porté disparu Les Ex / Deux épisodes L.A.Enquêtes prioritaires Six pieds sous terre Destin de Lisa SEPT FOIS LA CHANCE NACHO LIBRE (19:25) ROME 2 L'INTERPRÈTE The New Addams Family Andromeda Doc .Park Boys G-Spot Dead Like me CSI: Crime.Ma terre.Au bout.Panorama Vu du large NETTOYAGE À SEC (3) avec Miou-Miou, Charles Berling Panorama Little People, Big World Big Medicine My Unique Family Little People Les Simpson Delilah.6TEEN Di-Gata.Batman Futurama Les Simpson Henri pis.Futurama Décalés.Les Simpson Questions.Journal FR2 À la brocante Spéciale Dalida, 20 ans déjà.LA BLONDE AU BOIS DORMANT (4) (1/2) Le Journal Déco sur.Grand Ménage L'espace.Manon.Héros de la médecine .des noces L'espace.Décore ta vie Métamorphose .la cigogne .animaux Conne Xion Arshitechs.Le Guide de l'auto Sans filtre Livre Show Boom la vie Louise à votre service Boxe Rock Smallville Une grenade.Frank vs Girard Parents.70 Charmed L'Académie.R-Force .le trouble La porte d'Atlantis .nerdz .c'est fait Invasion Doctor Who La porte d'Atlantis Monstres.Sports 30 .forestier Hockey / Finale de la coupe Stanley: Ducks - Sénateurs Sports 30 .(17:30) Hockeycentral Baseball / Yankees - White Sox Sportsnet Connected Off the Record Sportscentre That's Hockey Pardon.NBA Basketball / Finale de la Conférence de l'Est: Cavaliers - Pistons (si nécessaire) Sportscentre Property Ladder L'Avant-match .(23:18) 185 \u2014 \u2014 556 \u2014 67 180 \u2014 \u2014 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION SYLVIE ST-JACQUES Quand une bande d'improvisateurs se met à imaginer des projets délirants où, par exemple, des comédiens partagent la scène avec des images tournées en vidéo, cela donne quelque chose comme le Feuilleton.Arrivée à sa troisième présentation, cette rocambolesque affaire, pilotée par Salomé Corbo et Vincent Rouleau, est une joyeuse idylle de cinq semaines où le théâtre d'improvisation s'acoquine avec la télésérie.Tous les revirements absurdes et les surprises sont permis, dans ces soirées où les Sophie Cadieux, Christian Bégin, Paul Savoie, Luc Senay et autres Delphine Bienvenu, des acteurs rompus à l'impro, bricolent une saga digne des meilleurs moments de Dynasty ! «Ce qu'on aime du Feuilleton, c'est que tout y est possible.La convention de l'interaction entre les acteurs et ce qui se passe à l'écran nous permet de raconter toutes sortes de choses», dit Salomé Corbo.La metteure en scène et coscénariste du projet nous informe que, contrairement aux spectacles précédents, qui braquaient l'objectif sur un ensemble de protagonistes, le Feuilleton III est le voyage initiatique d'un seul personnage.De plus, il semble que la cuvée 2007 aura des relents psychotroniques et fera entendre les points de vue des créateurs sur des phénomènes de société qui les irritent.«Les Hummer en ville, on n'est plus capables.Même chose pour le manque de civisme, l'individualisme, l'incapacité de communiquer entre les humains.Tout cela sera traité de façon légère mais colorera néanmoins le spectacle », ajoute la comédienne.Le Feuilleton III nous fera pénétrer dans l'univers de Jonathan, éternel étudiant de 25 ans, «un être fondamentalement bon qui croit à l'engagement et qui, au détour de sa vie, est placé devant un difficile choix amoureux», révèle Vincent Rouleau.Nous sommes en décembre 2009 et le temps est anormalement chaud.Résultat d'un malheureux (et inattendu) concours de circonstances, le mec en question se retrouvera finalement devant rien, sans amoureuse, sans travail, le nez devant le néant total.«Ce qui est formidable avec un personnage qui n'a plus rien, c'est qu'il est ouvert à l'impossible », lance Salomé Corbo.Formé à l'école Kino, Vincent Rouleau met sa souplesse et sa rapidité de scénariste-réalisateur à profit, puisqu'il doit tourner les scènes vidéo durant la semaine qui suit chaque représentation.Et ce, en composant avec les horaires de tous et des moyens financiers frugaux.Rouleau compte aussi profiter de la tribune du Feuilleton pour faire entendre au public du Lion d'or les groupes et musiciens québécois qu'il affectionne (Vulgai res machins, Urbain Desbois , Vincent Vall ières, Malajube.).«L'urgence créatrice, ça marche.Je ne sais pas si c'est parce qu'on est fondamentalement paresseux, mais ça nous rend débrouillards de n'avoir, par exemple, que deux heures pour filmer une scène d'accident de voiture», exprime Salomé Corbo.La complicité dans l'écriture qui s'est installée au fil de ces trois années a incité le duo Rouleau-Corbo à concevoir une série télé inspirée du Feuilleton.«On a grandi avec la télé.On en a tellement écouté de soaps, de séries, de films, de Passe-Partout à X-Man en passant par The Matrix et les Woody Allen.On sait comment fonctionne une bonne histoire.» FEUILLETON III, scénario et réalisation de Vincent Rouleau, mise en scène et coscénarisation Salomé Corbo, tous les lundis à 20h jusqu'au 18 juin, au Lion d'or.THÉÂTRE / Feuilleton III Éteignez la télé, c'est l'heure du Feuilleton ! PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE © Vincent Rouleau et Salomé Corbo ont coscénarisé leur troisième Feuilleton, une aventure dans laquelle le théâtre d'improvisation s'acoquine avec la télésérie.«Les Hummer en ville, on n'est plus capables.Même chose pour le manque de civisme, l'individualisme, l'incapacité de communiquer entre les humains.» 3484657A ARTS ET SPECTACLES ALAIN BRUNET Depuis quelques années, elle grappille ça et là des objets de la modernité déjà anciens : machines à écrire, percolateurs électriques, horloges, radios transistors et autres cossins d'un quotidien qui s'annonce déjà lointain.Voilà qui justifie amplement Espèces en voie de disparition, vaste installation-performance présentée de mercredi à samedi dans un ancien atelier de couture du Mile-End.« J'aime travailler avec les objets en tant que sources sonores ou éléments de texture musicale, soulève Diane Labrosse.Ce projet, donc, je l'ai conçu en fonction de cette attirance pour le son des objets destinés à l'occupation d'un espace.Il me fallait ainsi créer un parcours-concert qui puisse séduire.Il faut dire que j'ai déjà vécu cette expérience avec Each\u2026 and Every Inch, une production multimédia sur la vie et l'oeuvre de l'écrivaine canadienne Elizabeth Smart, présentée à Montréal en octobre 2002 (ainsi qu'à Glasgow et Vancouver) et créée en collaboration avec le Theatre Cryptic d'Écosse.«Bien sûr, poursuit la compositrice, le lieu ne détermine pas le travail sonore mais détermine la façon dont on va organiser le parcours.Moi, j'ai proposé un rassemblement d'obj et s semblables et chaque artiste a préparé une performance d'une dizaine de minutes dans ces environnements.» Dans un premier temps, l'artiste a imaginé une série d'environnements autonomes à travers lesquels le public peut circuler.Une fois la performance amorcée, on se déplace d'un tableau à l'autre.Chacun de ces tableaux est animé par des artistes en chair et en os - les percussionnistes Pierre Tanguay et Michel F.Côté, le DJ Martin Tétreault, les danseuses chorégraphes Élodie et Séverine Lombardo, l'illusionniste (et concepteur d'éclairages) Marc-Alexandre Brûlé ainsi que le vidéaste Sébastien Cliche.Ainsi , un t ableau s' inspire du tic-tac des horloges et révei l le-mat in pendant que Pierre Tanguay intervient sur des cloches tubulaires et autres objets complémentaires à forte résonance.Un autre tableau met en scène trois machines à écrire.Sont alors mises à contribution trois «secrétaires », leurs manipulations sont complétées par les interventions visuelles de Sébastien Cliche.Animé par Michel F.Côté, un troisième tableau exploite une boîte d'objets hétéroclites - moulin à café manuel, règle en bois et autres gugusses propices à la percussion, dont les sonorités sont filtrées par moult procédés électroniques.Le tableau de Martin Tétreault, lui , comprend une collection de 12 platines, vieux «pick-up» avec sources sonores intégrées.On s'imagine bien que les disques utilisés par le DJ seront choisis en fonction de la thématique du projet.Par ailleurs, des téléphones à cadran rotatif seront manipulés par les soeurs Lombardo pendant que Diane Labrosse en modulera en direct les effets sonores.Marc-Alexandre Brûlé, pour sa part, présentera un petit numéro d'illusionniste.Et l'on ne compte pas les numéro de percolateurs, radios de cuisine et radios transistors.Pourquoi faire revivre ces objets vétustes, Diane Labrosse?«Ce sont de vieux objets mais, pourtant, plusieurs d'entre eux ont été inventés il n'y a pas si longtemps.Et je trouve d'autant plus intéressant que les jeunes gens ne sont même plus en mesure de reconnaître les bruits de ces objets déjà disparus.Il m'importait donc d'exploiter ces références sonores de façon poétique sans dériver dans quelque nostalgie.Ça avait commencé par un percolateur\u2026 Et mon appartement s'est rempli ! » À voir et entendre au 5455, rue de Gaspé, local 701, entre les rues Fairmount et Saint-Viateur.ENTREVUE / Diane Labrosse À la mémoire des cossins disparus PHOTO CÉLINE COTÉ, COLLABORATION SPÉCIALE Machines à écrire, percolateurs électriques, horloges et radios transistors : Diane Labrosse a développé son projet «en fonction de cette attirance pour le son des objets destinés à l'occupation d'un espace».Architecte de l'espace sonore, passée maître dans l'art de l'échantillonnage numérique, la compositrice montréalaise Diane Labrosse a entrepris cette fois de faire un peu d'anthropologie.« J'aime travailler avec les objets en tant que sources sonores ou éléments de texture musicale.» 3487459A Nous remercions également : Le Centre de services d'Anjou du ministère des Transports du Québec, Location d'outils SIMPLEX, le Complexe environnemental Saint-Michel, le Collège Saint-Jean-Vianney, la Régie des installations olympiques, le Biodôme, la Direction de santé publique de Montréal, les Centres de gestion des déplacements de Montréal (Voyagez Futé Montréal, Côte-des-Neiges, Saint-Laurent) et de Québec (Mobili.T), SOS Vélo, la Société immobilière Trans-Québec (SITQ), les Villes de Beloeil, Verchères et Repentigny ainsi que le YMCA de Montréal.à tous ceux et celles qui ont fait de la Féria du vélo de Montréal 2007\u2026 un rendez-vous de tous les plaisirs ! les 60 000 participants et bénévoles qui rendent la fête possible ; la Ville de Montréal et les arrondissements Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont-La-Petite-Patrie, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Ahuntsic-Cartierville, Montréal-Nord, Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Plateau-Mont-Royal, Ville-Marie ainsi que la Ville de Montréal-Est ; les partenaires et les commanditaires pour leur indispensable soutien.MERCI 3483885A MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE COPENHAGUE\u2014 Avec toute la commotion qu'a causée l'enlèvement de la petite Britannique Madeleine Mc Cann, alors qu'elle était en vacances au Portugal avec ses parents, on aurait pu croire que les Danois hésiteraient maintenant à laisser leurs bébés dans des landaus, seuls, à l'extérieur des cafés.Pas du tout.J'ai vu la scène plusieurs fois : si bébé dort dans son carrosse quand papa ou maman arrive au café, bébé est garé dehors au chaud dans son immense landau (tout le monde ici utilise un immense modèle un peu rétro avec de grosses roues).Les parents, eux, s'installent dans le café, près de la porte ou d'une fenêtre, pour jeter un oeil sur leur rejeton.Ce n'est pas du folklore, c'est la réalité.Les gens font vraiment ça.À Christiania, un quartier de squats très hippie de la capitale danoise, j'ai même vu un bébé qui s'est mis à pleurer dans son landau, au milieu de la place, alors que sa mère était allée chercher un café.Un monsieur assis non loin est alors allé secouer un peu le carrosse, jusqu'à temps que la maman arrive en courant et emmène le bébé avec elle à l'intérieur.Cette habitude est vraiment particulière et surprend, pour ne pas dire choque, quand on la voit pour la première fois.On a de la difficulté à s'imaginer en train de faire confiance à ce point aux autres citoyens déambulant dans nos villes.Il y a 10 ans, à New York, une mère danoise s'est fait prendre son bébé par la police parce qu'elle l'avait laissé dans un landau à l'extérieur d'un café.Ce sont des clients du restaurant, horrifiés, qui avaient appelé les autorités.Au Danemark, non seulement ce très grand sentiment de confiance envers les autres et de sécurité totale est présent, mais encore son existence fait partie des valeurs fondamentales de la culture, explique Jonathan Schwartz, professeur émérite d'anthropologie à l'Université de Copenhague.«Ils ont un mot qui décrit cet état, c'est tryghed.Cela signifie être en sécurité, être protégé, avoir confiance.» L'affaire Mc Cann Donc, non seulement les Danois se sententils en sécurité, ils veulent perpétuer ce sentiment.Le refus de la paranoïa est un réflexe.Les Danois sont ainsi restés très calmes devant l'affaire Mc Cann.«On en a beaucoup parlé, mais aucune hystérie ne s'est propagée », explique Suzanne Moll, directrice des nouvelles et de la programmation à TV2 radio.Certains trouvent que cette confiance des Danois a quelque chose de naïf.Reste qu'année après année, rien n'arrive jamais aux bébés.Des bébés laissés tout seuls DANEMARK Pour lire toutes les aventures de Marie-Claude Lortie au Danemark, rendez-vous sur son blogue, à www.cyberpresse.ca Bien sûr, le Québec n'est pas le Darfour.Encore moins le Niger, ou la Somalie.N'empêche.Ici même, à Montréal, certains ne mangent pas à leur faim.Des personnes seules, des familles.Des jeunes, des moins jeunes.Qui travaillent ou non.SILVIA GALIPEAU C'est demain la Journée nationale de lutte contre la faim.Une journée pour rappeler que certains n'ont pas toujours de beurre à mettre sur leurs épinards.Vous vous demandez quoi manger ce soir?D'autres ne savent carrément pas s'ils auront de quoi se mettre sous la dent cette semaine.Au Québec, on estime que 275 000 personnes, - environ 4% de la population totale -, fréquentent régulièrement les banques alimentaires.«C'est stable.Ça se maintient, malheureusement.On a toujours les mêmes chiffres d'une année à l'autre, constate Clément Bergeron, directeur général de l'Association québécoise des banques alimentaires et des moissons (AQBAM).Et là, on ne parle pas des gens qui ne vont pas aux banques alimentaires.Les gens qui vivent dans un jeûne perpétuel.» Certes, l'an dernier, l'AQBAM estimait plutôt à 300 000 le nombres de ses «clients» habituels.Ce léger recul ne réjouit toutefois pas le directeur.«Si ça va mieux?Non: 275 000 personnes qui ont besoin de banques alimentaires, je ne considère pas que ça va mieux», tranche-t-il.D'après ses estimations, les Québécois qui souffrent de la faim seraient d'ailleurs bien plus nombreux: 600 000, soit environ 7,5% de la population, dit-il.«Il y a beaucoup de gens qui ne fréquentent pas les banques alimentaires parce qu'ils n'ont pas de moyen de transport, n'ont pas la force ou trouvent cela trop humiliant», reprend-il.Ce sont des gens qui vivent de petits boulots ou d'aide sociale et qui se retrouvent, à la fin du mois, devant un frigo vide.Manquer de nourriture Les estimations de l'AQBAM rejoignent celles faites par Statistique Canada il y a quelques années, qui estimait que 3,7 millions de Canadiens, environ 15% de la population (14% au Québec), vivaient dans une certaine insécurité alimentaire.De ce nombre, la moitié (7%) a déjà carrément manqué de nourriture, tant au Canada qu'au Québec, évaluait la société d'État.Dans les banques alimentaires, la clientèle se ressemble d'année en année.«On voit principalement des gens qui reçoivent de l'aide sociale, des mères de famille monoparentale, des personnes âgées seules, des sans-abri, mais aussi des gens qui travaillent au salaire minimum, reprend Clément Bergeron.Si on travaille au salaire minimum et qu'on est seul, on n'y arrive pas.» Peu de Québécois réalisent à quel point la pauvreté est à leurs portes.«On n'y pense qu'une fois par année, pendant la guignolée des médias ! On entend parler de la faim dans le monde toutes les semaines, de la guerre dans le monde toutes les semaines, et la pauvreté au Québec ?Une fois par année.Et encore là, on parle de donner, mais pas vraiment de pauvreté.Parce que c'est pas très vendeur, parler de pauvreté », conclut M.Bergeron.UN PEU DE BEURRE SUR LES ÉPINARDS PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Une femme quitte la Mission Bon accueil avec plusieurs sacs de nourriture.Environ 14% de la population québécoise vit une certaine insécurité alimentaire.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Distribution de denrées alimentaires à la Mission Bon accueil.PHOTO JEAN GOUPIL, ARCHIVES LA PRESSE © Promenade en famille dans les rues de Copenhague.ACTUEL Non seulement ce très grand sentiment de confiance envers les autres et de sécurité totale est présent, mais encore son existence fait partie des valeurs fondamentales de la culture. SILVIA GALIPEAU Vendredi matin.Neuf heures moins deux.Les portes de la Mission Bon Accueil , dans Saint-Henri, ne sont pas encore ouvertes.Une bonne centaine de personnes pat ientent en silence dehors.Des jeunes, des vieux, des enfants, des poussettes, et beaucoup, beaucoup de paniers à roulettes.Faute de sous pour faire leur marché, ils sont venus ici récolter quelques denrées alimentaires, qui leur permettront de tenir une petite semaine.Au menu: des patates, du choufleur, de la salade, des oranges, des céréales, du pain et des guimauves.Laribi Selsabil La j eune mère at tend en file avec sa petite fille de 3 ans.C'est sa deuxième fois à la Mis sion Bon Accuei l .Professeure d'allemand, elle est arrivée d'Algérie il y a trois ans .Depuis, impossible de trouver un emploi.Son mari, qui travaillait en administration en Algérie, cherche aussi du travail.«Nous n'avons pas encore trouvé de travail.Et je n'ai pas non plus trouvé de garderie », dit-elle doucement.À quelques pas d'elle, une autre mère attend avec sa fille de 14 ans.Elle préfère taire son nom.«Oui, c'est difficile.On paye cher le loyer, j'ai deux enfants, mon mari ne travaille pas.» Tous deux sont aux études et, même s'ils bénéficient de prêts et bourses, ils ont besoin d'un coup de pouce chaque mois.«Les lunchs pour l'école des enfants, ça coûte cher ! » Fatiha Benzekri La dame est arrivée l'an dernier d'Algérie.Elle a été sagefemme pendant 25 ans dans son pays.Mais depuis son arrivée au Canada, elle n'arrive pas à se placer.Elle doit venir aux deux semaines pour remplir son frigo, et nourrir sa famille et ses trois enfants.«Oui, c'est très dur, dit-elle.Quand on a 20 ans d'expérience en santé dans son pays.J'aurais aimé trouvé quelque chose plus facilement .» Son mari, qui travaillait dans l'informatique, n'a pas non plus trouvé d'emploi.Julie Leblanc Après la naissance de son enfa nt, il y a trois ans , le conjoint de Julie, qui travaillait dans le domaine de l'informatique, a perdu son emploi.C'est à cette époque qu'elle est venue chercher des denrées pour la première fois.«Je n'ai pas eu le choix de demander de l'aide, raconte-t-elle.Ça m'a pris deux semaines pour m'en remettre.J 'étais habituée d'aider les autres, et là, je me retrouvais à l'autre bout.» Un peu plus loin, un monsieur algérien, arrivé avec femme et enfants au Canada il y a quatre mois, en rajoute.Il a été infirmier 25 ans dans son pays.«Je suis arrivée ici avec une attestation de travail.J'étais surveillant chef en Algérie.Oui, c'est dur, dit-il.J'ai travaillé au Croissant-Rouge, la Croix- Rouge algérienne, j'ai aidé et soigné des gens pendant un quart de siècle.De me retrouver dans la situation de ceux à qui j'ai tendu la main, c'est pas évident.» Mounia F.La jeune mère pousse un landau.Son bébé de 4 mois gazouille doucement .Elle a quitté l'Algérie il y a moins d'un an.Depuis, son mari, cuisinier dans l'hôtellerie, cogne à toutes les portes.«Mais quand on n'a pas d'expérience locale, c'est pas évident, dit-elle.On est partis parce qu'on voulait une vie plus stable.Mais pour le moment, on n'a vraiment pas de stabilité.» Viktor Manko I ngén ieur av ionique en Ukraine, le jeune homme est arrivé au Canada en janvier.«Personne ne veut prendre un employé de l'étranger.Je ne parle pas parfaitement le français, dit-il.Il faut que je pratique.Or, pour pratiquer, il faut que je travaille.» Carole Côté La dame fréquente la banque alimentaire depuis 15 ans.Elle y vient régulièrement aux deux semaines.Jadis préposée aux bénéficiaires, elle ne peut plus travailler.En plus de souffrir d'asthme, «je me suis cassé le pied, j'ai mal au dos, et ça déstabilise mon diabète, dit-elle.J'essaye d'améliorer ma santé, et la seule façon, c'est de bien manger.» Peter Krantz I l y a deux ans, le jeune homme, alors paysagiste, a eu un accident de ski.« J'ai eu une opération au genou après sept mois d'attente », dit-il.Toujours en convalescence, il n'a pas le choix de venir s'approvisionner ici.«Ça fait dur, mais il faut bien que je vive.Avec ce que le bien-être me donne, c'est impossible.» Son panier le nourrit une petite semaine.Et le reste du temps?«C'est ça le problème.Ce sont mes amis qui me nourrissent.» Des visages de la faim PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © Carole Côté place une ration de pain dans son sac, à la Mission Bon accueil.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © De quoi tenir le coup quelques jours.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE © File d'attente aux portes de la Mission Bon accueil, pour la distribution de denrées alimentaires.LA MISSION BON ACCUEIL Les paniers > 2 distributions par semaine > 600 paniers distribués par semaine > 3000 familles nourries par mois La clientèle > 40% de familles > 25% de familles monoparentales > 20% de nouveaux immigrés hispanophones > 80% de bénéficiaires de l'aide sociale > 5% sur le marché du travail > 5% de rentiers LES BANQUES ALIMENTAIRES > 750 000 familles nourries chaque mois au Canada > 275 000 familles nourries chaque mois au Québec > 3 millions de paniers de nourriture par année > 25 millions de kilogrammes de nourriture par année, d'une valeur de 100 millions de dollars.> 80kg de nourriture par personne, chaque année > 16 millions de repas servis dans les soupes populaires annuellement > 18 banques alimentaires au Québec > 971 groupes locaux qui distribuent chacun aux gens dans le besoin.> À Montréal, Moisson Montréal alimente à elle seule 189 organismes dans l'île.Vous voulez faire un don?Moisson Montréal : 514-344-4494 ou www.moissonmontreal.org AQBAM 514-453-6257 ou aqbam@videotron.ca ACTUEL Concours À gagner, l'un des 10 paquets-cadeaux de Léon: Des bandes dessinées, des gags, des jeux, des devinettes, des activités super cools et bien plus encore.88 pages de plaisir pour les jeunes de 8 à 12 ans.Une valeur de 50 $ chacun Le tirage aura lieu le mardi 26 juin 2007 à 12h aux bureaux de la courte échelle.Remplir le coupon de participation et répondre à la question mathématique.Faites parvenir le coupon dûment complété avant le 25 juin 2007 à minuit à : Concours Léon-La Presse, 5243, boul.Saint-Laurent, Montréal, Québec, H2T 1S4.Le règlement est disponible aux éditions de la courte échelle.Les fac-similés sont refusés.2 x 10 + (5 - 2) = Nom: Âge: Adresse: App.: Ville: Province: Code postal: Courriel: U n T - s h i r t U n m a c a r o n Pour tout savoir sur Léon: www.cyberleon.ca 3483981A L'heure du bain PHOTO ALAA AL-MARJANI, AP Les enfants irakiens doivent aussi prendre leur bain.Même au camp de réfugiés de Najaf (notre photo).Bon, c'est parfois plus difficile pour les parents de laver leur progéniture, surtout que la détérioration des infrastructures sanitaires complique la vie des Irakiens au quotidien.Seulement 30% des enfants auraient accès à de l'eau potable.Chez nous, certains enfants rouspètent quand vient le temps de prendre leur bain, même s'il y a des bulles, des jouets et une serviette à l'effigie de leur superhéros favori.\u2014 É.-P.Gibeault UNE IMAGE VAUT 1000 MOTS EN FAMILLE SILVIA GALIPEAU SORTIES DE LA SEMAINE Ça commence à sentir franchement les vacances.Ou l'été.Ou un heureux mélange des deux, pour certains petits chanceux.Bref, la ville s'éveille enfin et nous offre toutes sortes de petits plaisirs, à découvrir en famille.D'abord, c'est le moment d'envahir l'avenue du Mont- Royal.De jeudi à dimanche, elle vous appartient.C'est en effet la 12e présentation de Nuit blanche sur tableau noir.Le thème de cette année ?La BD, qui ne saurait déplaire ni aux petits ni aux plus grands.Au programme: en plus de la traditionnelle braderie, des spectacles divers, une expo sur le thème de la BD (dès demain à la maison de la culture du Plateau), une grande fresque, des ateliers pour enfants autour de Tintin et de Gaston (samedi et dimanche, de 10h30 à 17h, au parc des Compagnons de Saint-Laurent), sans oublier un brin de farniente, à rêver d'une rue qui serait ainsi piétonnière à l'année\u2026 Programmation complète: www.tableaunoir.com Le bain de foule sur Mont-Royal ne vous a pas suffi?Rendez-vous alors, boulevard Saint-Laurent.Grand Prix oblige, la Main vous attend de jeudi à samedi, avec une exposition de pas moins de 25 voitures anciennes, plantées le long du boulevard, entre Sherbrooke et Mont- Royal.En prime, danseurs swing, Dixieband, et des animations de toutes sortes.Si les voitures ne suffisent pas à convaincre votre marmaille de vous accompagner vous rincer l'oeil, n'oubliez pas de leur rappeler qu'ils pourront certainement y déguster leur première barbe à papa de l'année.Dimanche matin, c'est la fête au parc Molson, angle Iberville et Beaubien.Au menu: l'inauguration officielle de la nouvelle aire de jeu (à découvrir si ce n'est pas déjà fait), clowns, jongleurs et animateurs divers.L'arrondissement prévoit en profiter pour dévoiler un nouveau plan d'action visant à faciliter la vie des familles (à 10h30).Et pour finir en beauté, nuls autres que les Petites Tounes se donneront aussi en spectacle.Allez, tous ensemble: Prout prout prout que je t'a me\u2026 INFOS EN VRAC: Mesdames, vous avez allaité?Adoré?Essayé, mais abandonné ?Quelles que soient vos expériences, positives, négatives, exaltées, ou déprimées, le Groupe Maman (Mouvement pour l'autonomie dans la maternité et pour l'accouchement naturel) aimerait les entendre.Ou plutôt les lire.L'objectif ?Réaliser un recueil de témoignages, tous uniques, authentiques, et surtout inspirants, afin d'offrir aux nouvelles mères un regard intimiste sur la question.Pour plus de renseignements : www.groupemaman.org Vous avez jusqu'au 31 août pour envoyer vos réflexions.L'Hôpital de Montréal pour enfants offre l'automne prochain une «Mini école de médecine».Dès le 12 septembre, des spécialistes en pédiatrie viendront parler de sujets aussi divers que la paralysie cérébrale, les problèmes auditifs, les dents ou l'obésité.Pendant six semaines, tous les mercredis soirs de 19 h à 21h.60$ par personne, 30$ pour les étudiants.Inscriptions en ligne: www.thechildren.com/fr CITATIONS DE LA SEMAINE Antoine, 5 ans, demande à sa mère: « Maman, est-ce que tu connais l'abominable homme des neiges ?- Ah.le yéti ! - Non.Yé gros ! » Envoyé par maman Catherine.Émile, 4 ans, regarde son oncle faire le barbecue et lui demande: « On mange du brochet ?- Non, on mange des brochettes.- Ben c'est ça, c'est des mamans brochets ! » Envoyé par maman Emmanuelle Des mots d'enfants ?Des suggestions ?Écrivez-nous à La Presse, a/s section Famille, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9 ou à actuel@lapresse.ca PHOTO FOURNIE PAR MARC MONTPLAISIR ACTUEL FAMILLE TEMPÉRATURE MAX MIN Hier Normales du jour Auj.l'an passé (Observé hier à 15h) RECORDS Plus haut maximum Plus bas minimum FACTEUR HUMIDEX Aujourd'hui INDICE UV Aujourd'hui PRÉCIPITATION Hier LE SOLEIL ET LA LUNE MÉTÉO www.meteomedia.com Les systèmes météorologiques sont prévus pour 14h00 cet après-midi.Montréal Toronto St-Jean LES SYSTÈMES MÉTÉOROLOGIQUES ©Météo Média 2007 Front chaud Front froid Occlusion Creux Anticyclone Dépression Neige Pluie Pluie verglaçante Orages MONTRÉAL ET LES ENVIRONS QUÉBEC AUJOURD'HUI Pluie.17/15.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.20/6.OTTAWA AUJOURD'HUI Nuageux avec averses.19/4.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.17/4.TORONTO AUJOURD'HUI Nuageux avec averses.17/7.DEMAIN Nuageux avec averses.16/4.BAIE-COMEAU AUJOURD'HUI Nuageux.13/12.DEMAIN Nuageux avec faible pluie.16/11.AUJOURD'HUI MAXIMUM Maniwaki 19/2 Trois-Rivières 17/14 Rimouski 15/14 Thetford Mines 15/13 Sherbrooke 19/16 Burlington 18/13 PRÉVISIONS RÉGIONALES Val-d'Or 17/1 Saguenay La Tuque 17/10 16/6 Sainte-Agathe 17/4 MONTRÉAL 20/10 QUÉBEC 17/15 Plattsburgh 18/13 Gatineau 18/4 Nuageux avec averses en matinée, pluie en après-midi.Vents de l'est de 20km/h à 25km/h.Probabilité de précipitations: 90 %.Facteur humidex 22.CETTE NUIT MINIMUM Pluie cessant en soirée, passages nuageux au cours de la nuit.Vents de l'est à 15km/h tournant du sud-ouest à 20km/h.Probabilité de précipitations: 90 %.Facteur humidex 21, en soiree.22/5 DEMAIN MAX / MIN Nuageux avec faible pluie.Probabilité de précipitations: 60 %.10/8 MERCREDI MAX / MIN Nuageux avec averses.Probabilité de précipitations: 40 %.LE MONDE AU SOLEIL AUJOURD'HUI Acapulco Atlantic City Cape Cod Daytona B.Key West Kennebunkport Miami Niagara Falls Old Orchard Wild Wood Beijing Boston Bruxelles Lisbonne Londres Los Angeles Madrid Mexico Moscou New York Paris Port-au-Prince Rome Tokyo Washington Soleil 27 24 Pluie 16 16 Beau 23 13 Soleil 29 17 Variable 20 12 Variable 23 15 Soleil 26 14 Soleil 28 11 Beau 22 4 Pluie 22 18 Nuageux 21 13 Beau 35 23 Nuageux 23 15 Soleil 22 18 Averses 28 20 AUJOURD'HUI Orages 25 18 Beau 16 13 Soleil 26 15 Pluie 15 13 Pluie 15 12 Éclaircies 2 -2 Ensoleillé 21 12 Beau 9 2 Averses 22 13 Pluie 17 12 Beau 26 13 Soleil 18 7 Variable 14 5 AUJOURD'HUI Variable 34 25 Averses 25 18 Pluie 16 16 Variable 32 21 Soleil 28 26 Pluie 16 13 Variable 31 23 Averses 21 8 Pluie 14 13 Averses 25 19 AU PAYS Calgary Charlottetown Edmonton Frédéricton Halifax Iqaluit Régina Saint-Jean Saskatoon Vancouver Whitehorse Winnipeg Yellowknife L'ALMANACH QUOTIDIEN POUR MONTRÉAL 31 en 1963 5 en 1944 8 juin 15 juin 22 juin 30 juin 5h08 20h38 Durée totale du jour: 15h30 Bas 0 mm Halifax Whitehorse Yellowknife Churchill Winnipeg Boston New York Washington Atlanta Miami Chicago Houston Phoenix Denver San Francisco Los Angeles Detroit Ottawa Charlottetown Regina Saskatoon Calgary Edmonton Vancouver Victoria Portland Kansas Minneapolis Thunder Bay Nouvelle- Orléans Fredericton Tampa -10 -20 -30 -40 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.