La presse, 7 juillet 2007, Q. Jazz
[" Le grand événement du Festival 2006 enfin sur CD EN MAGASIN DÈS MAINTENANT HOMMAGE À PAUL SIMON ZACHARY RICHARD MICHEL RIVARD ARIANE MOFFATT KEVIN PARENT COLIN JAMES SAM ROBERTS JIM CUDDY ELVIS COSTELLO 12 NOS ENTREVUES SUSIE ARIOLI ET OLIVER JONES, PAGE 3 BUDDY GUY, PAGE 6 JA Z Z AR A B I SANT Rachid Taha revient au Festival de jazz de Montréal, en clôture cette fois, demain soir.L'occasion pour le chanteur franco-algérien de déballer sa collection de chansons algériennes, égyptiennes et africaines, revisitées dans son plus récent album, Diwân 2.Anabelle Nicoud s'est entretenue avec Rachid Taha, auteur, compositeur, collectionneur et agitateur.Une entrevue à lire en page 2.PHOTOMONTAGE.LA PRESSE© ARTS ET SPECTACLES JAZZ EXTÉRIEUR 12h00 Jazz Woodwind du cégep Saint-Laurent Scène GM 13h00 Spectacle de marionnettes : Ti-Jean et le pauvre diable Devant la Scène Alcan 13h00 Marsh Dondurma ! Terrasse Amarula 14h00 Manouche Scène Alcan 15h00 Big Band Intersection Scène GM 16h45 Streetnix Scène CBC/Radio-Canada/Best Buy 17h15 La Parade de la Louisiane Départ de la scène Alcan 18h00 Streetnix Scène CBC/Radio-Canada/Best Buy 18h00 Gagnant Grand Prix de Jazz General Motors Scène GM 18h30 California Guitar Trio Carrefour GM 19h00 Roberto Occhipinti Quintet Scène Club Jazz TD Canada Trust 19h00 Kevin Mark Scène Loto-Québec 19h00 Marsh Dondurma ! Terrasse Amarula 19h30 Wes'li Scène Bell 20h00 Room Eleven Scène Alcan 20h00 Nomo Scène Samsung 21h00 Juan Carmona Grupo Carrefour GM 21h00 MG3Montréal Guitare Trio Scène CBC/Radio-Canada/Best Buy 21h00 Lulu Hughes Scène GM 21h00 Brian Lee Scène Loto-Québec 22h00 Room Eleven Scène Alcan 22h00 Wax Poetic Scène Bell 22h00 Roberto Occhipinti Quintet Scène Club Jazz TD Canada Trust 22h00 Nomo Scène Samsung 23h00 MG3Montréal Guitare Trio Scène CBC/Radio-Canada/Best Buy 23h00 Lulu Hughes Scène GM 23h00 Bryan Lee Scène Loto-Québec EN SALLE 16h00 Ciné-Jazz : Une histoire du jazz en images Cinémathèque québécoise 18h00 Ciné-Jazz : Trois chambres à Manhattan Cinémathèque québécoise 18h00 Chet Doxas Quartet Gesù - Centre de créativité 18h00 Randy Bachman Spectrumde Montréal 18h00 Vic Vogel et le Jazz Big Band avec Martin Deschamps et ses amis - invité spécial: Bob Harrisson Blues Band Théâtre Maisonneuve - PdA 19h00 Puppini Sisters \u2014 première partie Melissa Laveaux Club Soda 19h00 Wayne Krantz Trio Savoy du Métropolis 19h30 Nikki Yanofsky - Ella\u2026 of Thee I Swing Cinquième salle - PdA 19h30 Concertspécial: Gérald Toto, Richard Bona et Lokua Kanza Théâtre Jean Duceppe - PdA 20h00 Concert de clôture (programme double) : Oliver Jones/Susie Arioli avec I Musici Salle Wilfrid-Pelletier - PdA 20h00 Florence K - première partie: Justin Figuroa Théâtre du Nouveau Monde 20h30 Programme double: Buddy Guy et ses musiciens/ George Thorogood & The Destroyers Métropolis 21h00 Philippe Lauzier avec invité special Benoît Delbecq Cabaret Juste pour rire 22h00 Russell Malone Quartet - première Partie: Esperanza Spalding Spectrumde Montréal 22h00 Ranee Lee Quintet Upstairs 22h30 Jacques Schwarz-Bart Gesù - Centre de créativité 23h00 John Roney Trio (Jam Sessions) Hyatt Regency (gratuit avec Carte des Amis) Minuit Kid Koala Club Soda Minuit Dan Thouin - Projet Terra Firma Savoy du Métropolis (gratuit) SAMEDI 7 JUILLET HEURE ÉVÉNEMENT LIEU HEURE ÉVÉNEMENT LIEU GAGNANT DU GRAND PRIX DE JAZZGM Vous avez suivi durant toute la semaine les 10 formations jazz concourant pour le Grand Prix de Jazz GM?Votre assiduité sera récompensée car c'est ce soir qu'on apprendra le nomdu lauréat 2007 du festival (bourse de 5000$, invitation au FIJM et au Festi Jazz International de Rimouski 2008, etc).> Scène General Motors, 18h WAXPOETIC Les fans de Norah Jones ont déjà eu vent de Wax Poetic, sinon ils ont déjà acheté leurs albums.Intimement associé au club new-yorkais Nu Blu, le collectif soul-jazz-funk Wax Poetic a compté dans ses rangs l'illustre chanteuse, et d'autres célèbres musiciens pop de son vaste cercle d'amis.Groove assuré.> Parc des festivals, 22h.\u2014Philippe Renaud NOTRE VIRÉE NOMO «Post-afrobeat dance explosion », prévient-on sur le site de Nomo, formation originaire de Detroit qui a lancé un premier album sur le label soul-jazz-hip hop Ubiquity.Neuf musiciens sur scène, une dominante de cuivres vissés à même les rythmes puissants des percussionnistes, le groupe tire son afrobeat du côté de l'avant-garde.Tout ça n'annonce que du bon ! > Scène Samsung, 20h et 22h B C LE GUIDE DU FESTIVALIER Rue Sainte-Catherine Boulevard Saint-Laurent Rue Saint-Urbain Rue Jeanne-Mance Ruede Bleurry Avenue du Président-Kennedy Scène extérieure Salle de concert Métro La parade du Festival de la Louisiane Le village du Festival Boulevardde Maisonneuve CABARET JUSTE POUR RIRE CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE MÉTROPOLIS SAVOY GESÙ \u2014 CLUB SODA Centre de créativité UPSTAIRS SPECTRUM Scène CLUB JAZZ TD CANADA TRUST Tente du SIMMM THÉÂTRE DU NOUVEAUMONDE Scène SAMSUNG Carrefour GM Scène GM Scène LOTOQUÉBEC Scène CBC/RADIO-CANADA/ BEST BUY Scène BELL Scène ALCAN GRANDE PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS Terrasse AMARULA HYATT REGENCY MONTRÉAL THÉÂTRE MAISONNEUVE SALLE WILFRID-PELLETIER CINQUIÈME SALLE THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Rachid Taha est ce que l'on pourrait appeler un habitué du Festival de jazz de Montréal.« C'est vrai que c'est une destination qui fait partie de mes destinations annuelles », constate, badin, le chanteur franco-algérien au téléphone.ANABELLE NICOUD Il s'en est passé des choses depuis le dernier passage au Québec de Rachid Taha, en 2005.Un retour sur la terre de son enfance, l'Algérie, qu'il boudait depuis 1986.Un nouvel album, ensuite, Diwân 2, paru à l'automne.Un nouvel aller-retour entre Orient et Occident, rock et chaâdi, années yéyé algériennes et compositions contemporaines.« Il y a eu Diwân, Diwân 2, et il y aura Diwân 3, prévient Rachid Taha.J'essaie d'être le collectionneur de musique, c'est mon côté historien.J'aime bien faire découvrir aux autres la musique de ma jeunesse, la musique de ma culture.C'est ça, l'idée première.» Le pays de son enfance, c'est l'Algérie, Oran, qu'il quitte à l'âge de 8 ans pour immigrer en France.Cette France, Taha se plaît à la dépoussiérer, d'abord en orientalisant la très « vieille France » Douce France, en la teintant d'arabesques.Sa reprise de Ya Rayah, de Dahmanne El Harrachi, reste un succès arabe inégalé depuis en France.Dans Diwân 2, Taha parle d'amour et d'exil.Écoute-moi camarade, de Mohamed Mazouni, file la métaphore de l'ingratitude de l'amante et de la terre d'immigration.« Je sais bien que tu l'aimes/ Tu lui as donné ton âme/Mais elle ne t'a jamais aimé/Camarade/Elle profite de toi et tu es content ».« J'aime bien cette façon de parler.Il y a un côté humoristique, elle est un peu triste finalement, mais c'est une époque, le début de l'immigration algérienne en France.Je ne la connaissais pas, je l'ai trouvée par hasard dans un marché », raconte Rachid Taha.De l'Algérie, Taha a pioché dans les standards de la chanson oranaise, Rani M'Hayer, de Blaoui Houari, et Mataouel Dellil, de Ahmed Wahby.À l'Égypte, Rachid Taha emprunte à Abdel Halim Hafez Gana El Hawa et à Oum Kalsoum Ghanni Li Shwaya.« Ouais, toutes les musiques dont je me souviens.Je suis Arabe, je suis Algérien, je suis Africain, je suis l'Européen », dit ce multiplicateur de facettes.Du monde anglo-saxon, Rachid Taha emprunte aussi les plus grands talents.Brian Eno, Damon Albarn, Joe Strummer, Patti Smith, sans oublier l'ami collaborateur et producteur Steve Hillage.« J'ai plus de compréhension artistique avec ces gens-là.En Angleterre, l'effet critique et intellectuel est plus fort qu'en France.Ils ont moins de clichés sur les Algériens, ils sont plus ouverts », glisse-t-il.Sans toutefois passer inaperçu, aucun album rock de Rachid Taha n'a égalé le succès remporté par le premier Diwân.« Les gens pré f èrent lorsque je fais du couscous plutôt que du ris de veau, avance Rachid Taha.En même temps, c'est un peu une curiosité, Diwân, pour les gens.Ça leur fait un peu de vacances, un peu de soleil.» Rachid Taha a toujours le stylo prêt à dégainer.« J'en ai toujours un à la main.Je suis toujours en train d'écrire.» L'élection de Nicolas Sarkozy donne-t-elle du grain à moudre au compositeur de Voilà voilà?« Ça ne change pas grand-chose pour moi.Ce sont les mêmes hommes politiques depuis un moment.Vous savez, Sarkozy, il était ministre avant d'être président.Les hommes politiques ne m'inspirent pas vraiment.C'est la situation politique qui m'inspire.» La politique, justement, Rachid Taha va-t-il l'évoquer dans ses concerts à Québec et Montréal, où le contexte est tout autre?« Vous savez, la connerie est internationale.Et puis, je suis toujours Rachid Taha, il y a toujours des clins d'oeil.Tout ce que je fais est militant », rappelle-t-il, au cas où l'on en aurait douté.Rachid Taha, en spectacle ce soir à Québec et demain, 21h, au Festival de jazz, sur la scène General Motors.RACHID TAHA Le collectionneur PHOTO FOURNIE PAR EQUIPES SPECTRA Rachid Taha essaie d'être un « collectionneur de musique ».« J'aime bien faire découvrir aux autres la musique de ma jeunesse, la musique de ma culture.C'est ça, l'idée première », dit-il.Sans toutefois passer inaperçu, aucun album rock de Rachid Taha n'a égalé le succès remporté par le premier Diwân.« Les gens préfèrent lorsque je fais du couscous plutôt que du ris de veau.» ARTS ET SPECTACLES JAZZ PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE Impossible de ne pas le lui rappeler.Le pianiste montréalais Oliver Jones a beau avoir annoncé sa « retraite » en 2000, il a déjà près d'une trentaine de concerts derrière la cravate depuis janvier dernier seulement ! Joint à son domicile, le parrain spirituel du festival savoure quelques jours de congé bien mérités: « Ça fait du bien d'avoir quatre jours pour relaxer, ditil, ce sourire permanent dans la voix.J'arrive d'une tournée de neuf concerts, et ça faisait longtemps que je n'avais tourné comme ça.C'est rare, à mon âge\u2026 » De Vancouver à Montréal, en passant par Calgary, Edmonton et quelques autres villes importantes du pays, Jones a charmé les foules d'un océan à l'autre avant de revenir dans la région, le temps d'un hommage à son ami et ancien collaborateur Bernard Primeau, il y a quelques jours, au Gesù.« Le plus difficile, dit Jones, c'est de devoir se lever tôt tous les jours pour voyager d'une ville à l'autre.» Non, son emploi du temps, toujours très chargé, ne nous laisse pas deviner que le musicien a atteint l'âge vénérable de 72 ans.« C'est à cause de Jim Doxas (batteur) et Éric Lagacé (contrebassiste), ce sont eux qui m'encouragent beaucoup, avec leur énergie, à continuer à travailler.On dirait que, même à mon âge, il me reste encore quelques années à travailler, j'espère.« Quand j 'avais arrêté en 2000, je m'étais toujours dit que, si possible, je donnerais quelques concerts par année, ferais les téléthons ou des concerts-bénéfices.Des causes qui aident les enfants, je crois que c'est une belle manière d'aider la société.Mais depuis le concert avec Oscar Peterson, le téléphone n'a pas arrêté de sonner! » Le concert de ce soir proposera plusieurs standards, ainsi que les compositions du pianiste, celles du récent album One More Time\u2026 et d'un album à paraître, dont l'enregistrement se fera d'ici quelques semaines.Outre le jazz, Oliver Jones prévoit aborder davantage la musique classique, notamment à l'occasion de quelques concerts au cours des prochains mois.« C'est ma grande peine, ne pas avoir assez de temps pour pratiquer la musique classique », dit ce passionné de l'oeuvre de Bach.En novembre, Jones présentera un spectacle autour de l'oeuvre de Gershwin.Mariage des genres « J'ai hâte, ça va être hot! dit Susie Arioli, alors à quelques jours de ce concert unique qui la verra accompagnée de l'ensemble à cordes I Musici.On répète beaucoup en vue de ce concert, et le résultat est vraiment formidable.» Le mariage de la musique de chambre et de sa chanson jazzée limpide promet d'être heureux, assure la musicienne.« Pour Jordan et moi, ce concert nous permet de clore de manière spectaculaire notre dernier tour de chant, de manière inédite et nouvelle, explique Arioli.On a déjà expérimenté avec d'autres musiciens, mais avec autant de musiciens, ça va être encore plus heavy.» Le t romboniste et professeur au département de musique de l'Université Mc Gill Chris Smith a eu la belle tâche de composer des arrangements de cordes au répertoire jazz et folk de Susie Arioli, qui a été immortalisé sur un disque/ DVD, paru il y a quelques semaines.De plus, l'ajout de l'ensemble I Musici ne compromet pas l'intimité et la proximité des interprétations de la chanteuse et percussionniste.« On est loin d'un orchestre symphonique, assure-t-elle.Ce n'est rien d'intimidant; en réalité, je crois que leur approche complète bien notre minimalisme.Leur démarche n'est pas tellement étrangère à la nôtre, et on s'entend à merveille lors des répétitions.» Le choix du répertoire a été réalisé en pensant à cette rencontre du jazz et d'une facture musicale classique.Pour un concert de clôture, c'est la grande classe.« Ce sera notre dixième concert à l'invitation du Festival de jazz, et ça a une grande signification pour nous.On a une grande relation d'amour avec ce festival qui nous a donné une chance incroyable.» Ce concert marque la fin d'un cycle pour Susie Arioli et Jordan Officer, qui prendront congé de la scène au cours des prochains mois pour se consacrer à la pré-production puis à l'enregistrement d'un album attendu au printemps.« Les quelques détails que je peux divulguer, c'est que ce sera encore plus près du répertoire jazz.J'ai hâte de m'y attaquer.Je ne veux pas seulement piger à l'occasion dans le jazz, puis passer ensuite au folk.Je suis fidèle au jazz, je suis une chanteuse jazz, et le répertoire est si vaste que je serai une vieille dame lorsque j'en aurai fait le tour.» Oliver Jones / Susie Arioli avec I Musici, ce soir, 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier OLIvER JONES Et SUSIE ARIOLI Là où classique et jazz se croisent J A Z Z 3 Le parrain du festival et sa filleule ont été mandatés pour clore officiellement le 28e Festival international de jazz de Montréal.Ce soir, à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, nous vivrons un point d'orgue après 10 jours de musique grâce à un programme double mettant en vedette le grand Oliver Jones, puis la jeune Susie Arioli, toujours secondée de son indéfectible guitariste Jordan Officer, ainsi que des 16 musiciens de l'orchestre I Musici.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE © Accompagnés de l'ensemble à cordes I Musici, Susie Arioli et Jordan Officer assurent que ce mariage de la musique de chambre et de la chanson jazzée promet d'être heureux.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE © Le concert de ce soir proposera plusieurs standards, ainsi que les compositions d'Oliver Jones, celles du récent album One More Time\u2026 et d'un album à paraître.DANIEL LEMAY bILLEt Mercredi , en un peu moins d'une demiheure, j 'ai appris à jouer du Félix et du Plume à la guitare.Avec deux accords, LA et MI, les plus faciles et les plus importants aussi, comme l'explique avec limpidité René Gilbert, qui a passé la semaine au Festival de jazz à enseigner à des néophytes à jouer de la guitare en une heure.Oui, ça m'a pris moitié moins de temps : simple question de talent.« Avec LA et Mi, tu peux jouer Sors-moi donc, Albert de Félix, Le Retour à la terre de Plume (Mais nous avons le soleil.).Il y en a qui ont fait des carrières complètes sur deux accords : Stef Carse avec Achy Breaky Dance, entre autres.LA-MI, pas compliqué.» René Gilbert enseigne la guitare, de Victo à Drummondville, d'Asbestos à Sherbrooke où, début juin, il a réuni 449 de ses anciens élèves - au nombre desquels l'excellent Vincent Vallières - pour un petit concertrecord homologué par Guinness (il a battu sa propre marque de 423, établie en 1992).Le plus vieil instrumentiste avait 80 ans : « Il avait 50 ans quand je lui ai enseigné la guitare.Y'a pas d'âge pour s'initier à cet instrument.Ma récompense, c'est de voir l'étincelle dans les yeux de mes élèves quand ils se rendent compte qu'ils peuvent jouer de la guitare.» MI-LA.Sors-moé donc, Albert / Emmène-moi voir des choses.LAMI.Nous voilà prêts à intégrer un autre accord, un troisième, qui va faire tomber toutes les barrières.Madame, Monsieur, une bonne main pour RÉ ! Le professeur Gilbert ne tarit pas d'éloges pour son ami RÉ.« Avec le RÉ, tu viens de t'ouvrir à la Poupée qui fait non (devinez l'âge de René Gilbert), à Provocante de Marjo, à J'entends frapper de Michel Pagliaro, à Rue principale des Colocs.Avec MILA- RÉ, t'as le rock, t'as le jazz, t'as le blues ! » Et dire qu'il y en a qui regardent ça de haut.Les gens du groupe Les Trois accords - maintenant établi à L'A., en passant(1) - savaient ce qu'ils faisaient en choisissant ce nom pied-de-nez.Milaré! Gnan-gnan-gnan ! Trois accords.« SOL-DORÉ.Quand on est en sol, c'est SOL-DO-RÉ ! Faut que ça vienne tout seul! » Le pianiste Michel Lambert a le geste ample et souriant en expliquant cette « vérité » aux jeunes musiciens du combo qu'il dirige au (2e) Camp de blues du FIJM.Depuis lundi, 55 jeunes entre 13 et 17 ans, principalement des Montréalais, s'initient au plaisir - et à la discipline - de travailler en formation : batterie et basse, deux guitares, piano, trompette-sax-trombone et une chanteuse.L'an prochain, on ajoutera un(e) harmoniciste, après l'expérience concluante avec cette jeune fille qui blowe comme pas une malgré le fait qu'elle soit atteinte du syndrome de l'alcoolisme foetal.Blues sans barrières qui a plu à Jim Zeller, musicien invité du camp, plus tôt cette semaine.« On offre à ces jeunes une expérience unique », nous dira Robert Jodoin, musicien, éducateur ouvert et bluesophile avec qui j'ai fait hier un tour des classes qui comptera parmi les plus belles heures de ma vie journalistique.À cause de l'énergie et du talent, bien sûr, mais aussi à cause de l'ouverture et de la générosité de ces jeunes gens pour qui le blues n'est qu'un prétexte à partage et à découverte.Avec attitude.Dans l a c la sse ava ncée, Clément Langlois avertit son collègue guitariste qu'il va le « clencher » avant de se lancer dans un riff du diable.Avec grimaces à l'appui, pour en mettre plein la vue au journaliste invité.Yeah ! Clément étudie au Conservatoire.en contrebasse.Dans une autre salle, Gabriel René et ses amis des cordes ont une « chorégraphie » déjà prête mais les filles des cuivres - trois filles, eh! oui - ne leur cèdent rien en fait de présence scénique.On va voir tout ça demain à 19 h alors que les six combos du Camp de blues 2007 vont exécuter chacun deux pièces au concert final - et public - sur la scène Club Jazz TD (près du TNM).Rien que du matériel original: on n'a pas vu ça souvent depuis 10 jours, amis.Après le camp, Cécile Muhire va continuer ses études en chant classique - la jeune dame vient d'être acceptée au Conservatoire : félicitations ! - et Renaud Leblanc-Guindon, son collègue de l'école François- Perreault de Saint-Michel, va s'en aller vers le jazz.« Tout le monde va retourner à son école meilleur musicien », lance Vincent Beaulne, directeur- adjoint du camp et leader du groupe Blues Delight(2).Ces jeunes-là veulent tel lement apprendre.La prochaine fois que j'en entends un déblatétrer contre les ados, je le cogne ! » J 'e nt ends fra p p er ?T ro i s accords, facile.Faudrait juste que j'apprenne le RÉ.(1) L'Assomption, chef-lieu culturel de basse-Lanaudière.(2) blues Delight vient de lancer le CD Rock Island Line.Blues sans barrières « On est loin d'un orchestre symphonique, assure Susie Arioli.Ce n'est rien d'intimidant ; en réalité, je crois que l'approche de I Musici complète bien notre minimalisme.Leur démarche n'est pas tellement étrangère à la nôtre, et on s'entend à merveille lors des répétitions.» 3493513A ARTS ET SPECTACLES JAZZ ALAIN BRUNET CRITIQUE Armé de son ténor, Branford Marsalis a démarré en lion.À l'instar de Braggtown, le plus récent disque de son quartette, l'entrée en matière était éminemment coltranienne hier soir au Théâtre Maisonneuve.Le saxophoniste était littéralement en feu, propulsé par la batterie du supra virtuose Jeff « Tain » Watts comme le faisait Elvin Jones derrière John Coltrane.Composée par Bra n ford , Jack Baker implique éga lement un jeu percussif de Joey Calderazzo, s 'inspi rant du style de Mc Coy Tyner pour cette séquence.Bien sûr, nous sommes un demi-siècle plus tard après l'apothéose du quartette de Coltrane, ce jazz tel qu'exposé par l'ensemble de Branford Marsalis était à peine réformé.Une fois l'introduction passée, cependant, la personnalité de ces musiciens a eu tôt fait de s'imposer, bien au-delà des évocations.À travers Hope, une ballade signée Calderazzo, on assiste à un crescendo d'intensité alors que Branford attaque au soprano.Bien qu'on soit parfois agacé par le jeu un peu trop fort du batteur, on se dit alors que ces musiciens ont acquis la maturité affective et la technique des meilleurs musiciens de la planète jazz.S'ensuit une salve beaucoup plus contempora ine, voi re « free », quoique modulée par un rythme typique du vaudeville à l'intérieur des terres américaines (non sans rappeler le tube Yakety Sax de feu Boots Randolph), ce qui mène à penser qu'on n'aurait jamais pu présenter ce type de jazz au Théâtre Maisonneuve il y a une vingtaine d'années.Un peu plus loin, on entreprendra une version très personnelle de Think Of One, classique de Thelonious Monk.En quartette, donc, le monde de Branford Marsalis en est un de perfection jazzistique, de maîtrise absolue des références modernes et contemporaines.Le seul problème de ce foudroyant quartette réside dans la personnalité des compositions qui se rapprochent davantage d'une synthèse historique (« à la manière de ») transcendée par des techniques incroyables, par une cohésion quasi-parfaite et par des improvisations exceptionnelles.On ne peut toutefois parler de grande création.On ne peut tout avoir, mon cher Branford\u2026 Le virtuose Toumani Diabaté Au Spectrum, mère Afrique était célébrée dans le faste.Autour du maître malien de la kora Toumani Diabaté, s'exprimait la crème de la crème mandingue.Maître du bala fon (Fodé Lassana Diabaté), maître du sabar (Mohamed Coulibaly), maî t re du djembe (Bouca r Diabaté), ma ît re du ngoni (Ganda Tounka ra) et maît r e s du c ha nt tr a d i t ionnel (Mamadou Kouyaté e t Soumaila Kanouté) entraient ainsi en fusion parfaite avec les instruments modernes (guitare, basse batterie, claviers).Dire qu'il s'agissait là de haute voltige tient de l'euphémisme, tant ces musiques mandingues impressionnaient par leur rigueur, leur souplesse, leur agilité, leur rapidité d'exécution, leur précision.Et, surtout, par cette connaissance profonde d'une tradition séculaire.On n'avait aucun mal à croire que Toumani Diabaté est issu d'une 71e génération de joueurs de kora ! Le virtuose, d'a illeurs, se retrouvait plus tard du côté de Richard Bona (au Théâtre Jean-Duceppe) où l'on a découvert notamment Lionel Loueke, superbe guitariste béninois dont l'instrument à cordes de nylon se fondait parfaitement au groove du superbassiste et de son très subtil batteur Ernesto Simpson.Roberto Fonseca La veille au Gesù, le pianiste et chanteur havanais Roberto Fonseca a littéralement soulevé ses nouveaux fans.Tel qu'annoncé par le principal intéressé, cette musique puise dans les traditions cubaine et afrocubaine, mais s'avère finalement plus latin jazz que Fonseca ne l'affirmait en interview ; en témoignaient jeudi les interventions du clarinettiste, saxophoniste et flûtiste Javier Zalaba, tout comme celles du contrebassiste Omar Gonzalez ou d es pe r c u s s i on n i s t e s Ramses Rodriguez (batterie) et Joel Hierrezfuelo (congas).La technique de Fonseca n'est peut-être pas celle des plus grands pianistes cubains, l 'homme n'en demeure pas moins un instrumentiste de premier plan.Peut-être désiret- il se distancier de ses collègues jazzmen comme le fait son compatriote Omar Sosa, pianiste- chanteur au style encore plus éclaté que le sien.Qui sait ?On d i r a néanmoi ns que Roberto Fonseca a le pouvoir des artistes populaires de haute tenue.Hormis son jeu pianist ique des plus habités, sa voix superbe et haut perchée le distingue des musiciens associés au jazz instrumental.L'intimité et l 'interact ion qu' il créée avec le public, l'intensité qu'il manifeste sur scène, le lien qu'il établit avec ses collègues sont autant de qualités qui mènent à conclure à l'émergence d'une star de la nouvelle musique cubaine.et du jazz.Mais si, Roberto.Branford était en feu PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Le monde de Branford Marsalis est un monde de perfection jazzistique, de maîtrise absolue des références modernes et contemporaines.Le saxophoniste était littéralement en feu hier soir.PHILIPPE RENAUD CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Nous connaissions la raison - la cause, plutôt - qui a fait que leurs chemins se sont croisés : l'ouragan Katrina, à l'été 2005, qui a si brutalement frappé la Louisiane.Hier soir, nous avions enfin l'occasion de voir le résultat d'une nouvelle amitié musicale, née pour venir en aide aux sinistrés.Le temps d'une soirée, les festivaliers se sont retrouvés en pleines Franco Folies alors que dans les murs de la Place des Arts, l'Acadien Zachary Richard et le Français Francis Cabrel célébraient leurs racines francophones et la survie de la Nouvelle-Orléans.De ce véritable programme double (les musiciens disposaient de 90 minutes chacun), tous les admirateurs entassés dans la salle Wilfrid-Pelletier espéraient des étincelles.La rencontre de deux cultures qui ont beaucoup encore à partager.Et celle, plus marquante peutêtre pour les fans, de deux stars de la pop francophone partageant leur amour de la musique américaine, de la chanson française et des belles guitares.Les fans n'ont pas été déçus.Respectivement, chacun a rendu visite à l'autre durant son tour de chant.Le concert a d'ailleurs débuté avec les deux hommes sur scène, Richard dans un complet blanc, Cabrel en noir.C'est le premier qui a pris la parole, expliquant à l'auditoire les tenants et aboutissants de cette union musicale.Ils ont ensuite entonné La Promesse cassée, duo inaugural figurant sur le dernier album de Richard, Lumière dans le noir.Une bonne idée sur papier, un peu moins en pratique.La chanson est plutôt sombre, comme l'album duquel elle est tirée, d'ailleurs.Ça commence drôlement un concert qu'on souhaitait festif et enlevant.Mais les prochains duo nous resteront longtemps en mémoire: une dizaine de chansons plus tard, Francis Cabrel est réapparu avec sa mandoline.Richard, guitare au cou, l'a invité à chanter une intimiste version d'Au bord du lac Bijou, puis, avec l'orchestre au complet, La Ballade de Jean Batailleur.Pour tout dire, la fête espérée a mis beaucoup de temps à lever, durant cette première partie de soirée assurée par Zachary Richard.Les Dans mon rêve, Cap Enragé et O, Jésus (qui dénonce les atrocités commises au Rwanda), étaient certes jolies, mais loin du légendaire swing louisianais qui nous soulève.Après une heure de chansons douces, le Cajun nous a enfin demandé de nous dresser pour « danser l'écrevisse » durant la chanson Crawfish.La fête a levé, d'un seul coup.Enfin.N'est-il justement pas là, l'esprit de la Nouvelle-Orléans ?Malgré les embûches, malgré les malheurs, la musique est là pour nous aider à traverser tout ça.La dernière demi-heure de Richard était délicieuse; lorsque le Cajun s'est emparé de son accordéon pour Dancing at Double Ds, nous aurions voulu en prendre pour une autre heure et demie.Heure de tombée oblige, nous avons dû quitter à l'entracte, en nous disant que le bon Francis Cabrel avait à retrousser ses manches pour accoter l'énergie de cette première partie de spectacle.Heureusement, il pouvait compter sur le coup de main de son ami louisianais.ZACHARY RICHARD ET FRANCIS CABREL Une nouvelle amitié musicale PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE © Cette nouvelle amitié musicale liant Zachary Richard et Francis Cabrel a finalement donné lieu à un concert qui n'aura pas déçu les fans même si la fête a mis du temps à lever. BILLETS PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 pda.qc.ca 514 790-1245 admission.com BILLETTERIES CENTRALES DU FESTIVAL SPECTRUM DE MONTRÉAL 318, rue Sainte-Catherine Ouest MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est ACHAT DANS LES SALLES OÙ LES CONCERTS ONT LIEU SPECTRUM 514 908-9090 ticketpro.ca MONTREALJAZZFEST.COM THÉÂTRE MAISONNEUVE - PdA PLEINS FEUX GRATUIT POUR TOUS ! AU COMPLEXE DESJARDINS, DEMIDI À21H 7 JUILLET, 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA 7 JUILLET, 18h THÉÂTRE JEAN DUCEPPE - PdA INVITATION présenté par CONCERT SPÉCIAL GÉRALD TOTO RICHARD BONA ET LOKUA KANZA LES COULEURS AVEC INVITÉ TRÈS SPÉCIAL DUKE ROBILLARD RANDY BACHMAN SPECTRUM DE MONTRÉAL t GRATUIT DEMAIN, 21 H LE PA RT YDE CLÔTUREALCAN diffusé par capté par RACHID TA HA AV EC INVITÉS SPÉCIAUX ! DIMANCHE 21 H 8JUILLE T SCÈNE LA SOIRÉE ARABISANTE CE SOIR 7 JUILLET, 19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER - PdA LES GRANDS CONCERTS VIC VOGEL ET LE JAZZ BIG BAND CE SOIR CONCERT DE CLÔTURE PROGRAMME DOUBLE OLIVER JONES/ SUSIE ARIOLI AVEC I MUSICI Swing contre swing! CE SOIR Le légendaire guitariste des Guess Who et B.T.O.retourne à ses racines jazz ! AVEC MARTIN DESCHAMPS ET SES AMIS INVITÉ SPÉCIAL : BOB HARRISSON BLUES BAND = COÛT: 50$ (ÉTUDIANT: 45$) COURS DE GUITARE CLASSIQUE PAR JEAN-FRANÇOIS HAMEL SALON ANJOU KINGSLIGHT GUITARS PRÉSENTE ROB LUTES EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 17H SPECTACLE DES GAGNANTS DU GRAND PRIX DE GUITARE DE MONTRÉAL JEAN-FRANÇOIS LEMIEUX ET FRANÇOIS JALBERT SALON JEANNE-MANCE 18H XM RADIO SATELLITE PRÉSENTE GUITARE GUITARE BROOKE MILLER SALON JEANNE-MANCE 21H ARCHAMBAULT ET HOHNER PRÉSENTENT APPRENEZ L'HARMONICA EN 1 HEURE TENTE SIMMM GM 16H30 STEVE ADELSON PRÉSENTE PERFORMING ON THE REVOLUTIONARY CHAPMAN STICK SALON JEANNE-MANCE 16H30 ROBERT GODIN DE GUITARES GODIN PRÉSENTE HOWTO CHOOSE YOUR DREAM GUITAR?SALON ARGENTEUIL 17H APPLE PRÉSENTE FAITES DE LA MUSIQUE SUR MAC SALON ARGENTEUIL 18H30 COURS DE GUITARE ARCHTOP JAZZ PAR MIKE GAUTHIER SALON ANJOU 19H GENERAL MOTORS PRÉSENTE GUITARISSIMO JIM WEIDER ET MITCH STEIN TENTE SIMMM GM 20H.MUSITECHNIC PRÉSENTE PRISE DE SON SUR INSTRUMENTS DE MUSIQUE, TRAITEMENT ET MIX SALON AUTEUIL 18H30 COURS DE GUITARE ARCHTOP JAZZ PAR MIKE GAUTHIER SALON ANJOU 16H SAUMIER GUITAR PRÉSENTE DAVID GALARNEAU ET SÉBASTIEN BELLEY EN MINICONCERT SALON ARGENTEUIL 16H SPECTACLE DES FINISSANTS DU CAMP DE BLUES 2007 SCÈNE CLUB JAZZ TD CANADA TRUST 19H 10H SERGEI DE JONGE LUTHERIE PRÉSENTE WORKSHOP ON VARIOUS TONEWOODS SALON AUTEUIL 12H30 GUITARES GODIN PRÉSENTE APPRENEZ LA GUITARE EN 1 HEURE SCÈNE TD CANADA TRUST MIDI COURS DE GUITARE CLASSIQUE PAR JEAN-FRANÇOIS HAMEL SALON ANJOU 13H LE MAGASIN DE MUSIQUE STEVE'S PRÉSENTE LE DJEMBÉ JAM TENTE SIMMM GM 14H OSKAR GRAF DE OSKAR GRAF GUITARS PRÉSENTE CUSTOM DESIGN AND BUILDING SALON ARGENTEUIL DOOLIN GUITARS PRÉSENTE MIKE DOOLIN EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 14H 14H 10H ATELIER AVEC JIM WEIDER ET MITCH STEIN SALON JEANNE-MANCE 13H 15H ATELIER AVEC ALAIN CARON SALON JEANNE-MANCE 15H30 ROBERT ANDERSON GUITARS PRÉSENTE ROBERT ANDERSON ET SUSAN ELLENTON EN MINICONCERT SALON AUTEUIL ROLAND PRÉSENTE CREATIVE KEYBOARDS SALON ARGENTEUIL 12H30 15H45 ARCHAMBAULT ET CONTEMPORANEA PRÉSENTENT ATELIER DE PERCUSSIONS BRÉSILIENNES SCÈNE TD CANADA TRUST ARCHAMBAULT ET LES INSTRUMENTS LP PRÉSENTENT ACTIVITÉ POUR ENFANTS GRANDE-PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS 15H30 LUCAS CUSTOM INSTRUMENTS PRÉSENTE RANDY LUCAS EN MINICONCERT SALON ARGENTEUIL GUITARES GODIN PRÉSENTE APPRENEZ LA GUITARE EN 1 HEURE TENTE SIMMM GM 15H15 8DIMANCHE JUILLET / / / / / / / / / / / HOPKINS GUITARS PRÉSENTE GREG CLAYTON EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 17H ATELIER AVEC RUSSELL MALONE SALON JEANNE-MANCE 18H XM RADIO SATELLITE PRÉSENTE GUITARE GUITARE LIONEL LOUEKE TRIO SALON JEANNE-MANCE 21H L'ATELIER ET LA BOUTIQUE DU MUSICIEN PRÉSENTENT APPRENEZ LE SAXOPHONE EN 1 HEURE TENTE SIMMM GM 21H15 LE MAGASIN DE MUSIQUE STEVE'S PRÉSENTE LE DJEMBÉ JAM TENTE SIMMM GM 23H ARCHAMBAULT ET HOHNER PRÉSENTENT APPRENEZ L'HARMONICA EN 1 HEURE TENTE SIMMM GM 16H30 JEAN ROMPRÉ LUTHIER PRÉSENTE HUGO LARENAS EN MINICONCERT SALON ARGENTEUIL 16H30 SEXAUER GUITARS ET ART GUITARS PRÉSENTENT BRUCE SEXAUER ET MICHAEL DUNN EN MINICONCERT SALON ARGENTEUIL 17H ROBERT GODIN DE GUITARES GODIN PRÉSENTE COMMENT CHOISIR LA GUITARE DE VOS RÊVES?SALON ARGENTEUIL 20H APPLE PRÉSENTE FAITES DE LA MUSIQUE SUR MAC SALON ARGENTEUIL 18H30 COURS DE GUITARE FINGERPICKING PAR JEAN-LUC THIEVENT SALON ANJOU 19H GENERAL MOTORS PRÉSENTE GUITARISSIMO DON ROSS TENTE SIMMM GM 20H OSKAR GRAF GUITARS PRÉSENTE JASON FOWLER EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 18H30 COURS DE GUITARE FINGERPICKING PAR JEAN-LUC THIEVENT SALON ANJOU 16H ARCHAMBAULT ET LES INSTRUMENTS LP PRÉSENTENT ACTIVITÉ POUR ENFANTS GRANDE-PLACE DU COMPLEXE DESJARDINS COURS DE GUITARE FINGERSTYLE PAR ANTOINE DUFOUR SALON ANJOU 10H GUITARES GODIN PRÉSENTE APPRENEZ LA GUITARE EN 1 HEURE SCÈNE TD CANADA TRUST MIDI COURS DE GUITARE FINGERSTYLE PAR ANTOINE DUFOUR SALON ANJOU 13H LE MAGASIN DE MUSIQUE STEVE'S PRÉSENTE LE DJEMBÉ JAM TENTE SIMMM GM 14H CHARLES FOX DE ERGO GUITARS PRÉSENTE AN INSIDER'S GUIDE TO THE CONTEMPORARY GUITAR SALON ARGENTEUIL DEMERS GUITARS PRÉSENTE ANDRÉ LAVERGNE EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 14H 15H 10H RENCONTRE AVEC RANDY BACHMAN SALON JEANNE-MANCE 13H GUITARES GODIN PRÉSENTE APPRENEZ LA GUITARE EN 1 HEURE TENTE SIMMM GM 15H15 15H30 GREENFIELD GUITARS PRÉSENTE BROOKE MILLER EN MINICONCERT SALON ARGENTEUIL SAWCHYN GUITARS PRÉSENTE BOB EVANS EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 13H30 15H30 ROLAND PRÉSENTE V-DRUMS - TAKING PERCUSSIONS TO THE NEXT LEVEL SALON JEANNE-MANCE 15H45 ARCHAMBAULT ET CONTEMPORANEA PRÉSENTENT ATELIER DE PERCUSSIONS BRÉSILIENNES SCÈNE TD CANADA TRUST ERGO GUITARS PRÉSENTE GREG CLAYTON EN MINICONCERT SALON AUTEUIL 16H 7 SAMEDI JUILLET / / / / / / / / / / / AUJOURD'HUI DEMAIN PLUS DE 150 ACTIVITÉS DONT 140 GRATUITES ! JUSQU'À DEMAIN 7 JUILLET, 18h CE SOIR 18 H BILLETS EN VENTE À LAPORTE HYATT REGENCY MONTRÉAL PRIX D'ENTRÉE : 10$ (2 JOURS : 15 $ / 3 JOURS: 20 $) BILLETS EN VENTE SUR PLACE MEILLEURS LUTHIERS RENCONTREZ PLUSIEURS DES AU MONDE ET ESSAYEZ DES CENTAINES DE GUITARES À VENDRE SALONDEGUITAREDEMONTREAL.COM PARTICIPEZ À PLUS DE 50 ATELIERS ET MINICONCERTS GRATUITS DÈS AUJOURD'HUI DE 11h à 18h NOUVEAU ! 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La Carte des Amis offreun accès exclusif gratuit aux Jam Sessions (18 ans et plus) Hôtel Hyatt Regency Montréal La compilation jazz édition 2007 du Festival est offerte par PA RTICIPEZ ET VOUS POURRIEZ GAGNER : GRAND PRIX : C D A E B La carte des amis et son cd appuyez votre festivaL ! 3492045A ARTS ET SPECTACLES JAZZ 6 J A Z Z Buddy Guy n'est pas seulement un spectaculaire guitariste et chanteur de blues dont le fan-club est présidé par Eric Clapton.Il est aussi l'homme d'un combat, celui de la survie du blues.ALAIN DE REPENTIGNY Sa boîte, Legends, est le lieu de rendez-vous obligatoire de tout amateur de blues qui se respecte à Chicago.« Je veux simplement perpétuer la tradition », dit Buddy Guy qui jouera à guichets fermés dans un programme double avec George Thorogood, ce soir et demain au Métropolis.« Il y a déjà eu de bonnes boîtes de blues à Montréal, comme celle de Doudou Boicel, mais elles ont disparu, ajoute-t-il.C'est la même chose à Chicago.Je ne peux pas laisser faire ça.J'ai été découvert dans une boîte de blues, Muddy Waters, Eric Clapton - je pourrais en nommer plusieurs autres - , nous avons tous commencé là.La musique, c'est comme un enfant, il faut que tu rampes avant de marcher et si toutes ces boîtes disparaissent, d'où vont venir les prochains Muddy Waters, Eric Clapton ou Jimi Hendrix?» Le monsieur de 71 ans a eu un impact profond sur les guitaristes britanniques qui ont envahi l'Amérique pendant les années 60 et qui sont devenus ses amis pour la plupart.Il voue un immense respect à son pote Clapton, mais aussi à Jeff Beck et aux Stones, qui ont pigé dans le répertoire des bluesmen noirs américains que les États-Unis boudaient à cette époque.«Quand les Anglais ont haussé le volume de leurs amplis et que Cream, Hendrix et Beck ont débarqué chez nous, ils l'ont dit clairement: \"Écoutez Muddy Waters, Howlin' Wolf, Little Walter et vous allez comprendre d'où vient notre musique.\" Quand les Stones sont passés au Ed Sullivan Show, ils lui ont dit qu'ils emmèneraient Howlin' Wolf avec eux.Il leur a dit: \"qui ça?\" C'était blessant.» Guy déplore qu'on n'entende plus de blues à la radio et à la télé dans son pays.Et il profite de toutes les occasions pour faire la promotion d'un éventuel Temple de la renommée du blues à Chicago, un peu comme celui du rock à Cleveland, où il a été intronisé par Clapton et B.B.King.« Tous les honneurs que j'ai reçus depuis le début, je les dois aux musiciens qui m'ont tout montré et qui, eux, n'ont pas eu de trophées, dit-il.Le Hall of Fame, les Grammys, on aurait dû les donner aux T-Bone Walker, Lightnin' Hopkins, Lightnin' Slim et tous ces grands guitaristes auxquels j'ai tout volé.» Même si ses concerts sont très courus, Buddy Guy ne l'a pas eu facile lui non plus.En studio, on lui donnait très peu de marge de manoeuvre et il a été ignoré par toutes les grandes compagnies de disques américaines pendant une bonne partie des années 80.Ironiquement, l'étiquette américaine Silvertone l'a « découvert » en Angleterre en 1990 alors qu'il participait aux concerts de Clapton au Royal Albert Hall.«On disait que j'étais fini, que je n'avais jamais rien fait de bon, fallait que je leur prouve que je pouvais encore faire des choses intéressantes avec ma guitare.Je leur ai prouvé qu'ils se trompaient », dit-il.Il est tout fier d'annoncer qu'il va réaliser son propre album cet automne.Et qu'il entend bien y essayer de nouvelles choses comme une collaboration avec le Zodiac Band, groupe portugais de la région de San Francisco qu'il a découvert en Louisiane, alors qu'il jouait dans un film de Bertrand Tavernier.En attendant, ce soir et demain, le public du Métropolis en aura pour son argent, foi de Buddy Guy: « Je dis toujours aux gens: \"peutêtre que vous n'aimez pas ce que je fais, mais si vous venez me voir, vous pourrez au moins dire que j'ai donné tout ce que j'avais.\" » Buddy Guy et George Thorogood, au Métropolis, ce soir et demain, 20h30.BUDDYGUY Un homme et son combat PHOTO JIM COOPER, ASSOCIATED PRESS Buddy Guy, un homme et son combat.Combat pour la survie des boîtes, combat pour un Temple de la renommée, combat pour sa musique, combat pour le blues.ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Pour son premier concert solo en Amérique du Nord, Dolores O'Riordan était en territoire conquis hier soir au Métropolis.Au parterre en tout cas, on ne se faisait pas prier pour balancer les bras en l'air tous ensemble, pour chanter avec elle quand elle tendait le micro et pour lui faire une ovation sitôt sa chanson terminée, surtout si elle était tirée du répertoire de son ancien groupe, les Cranberries.Elle a du cran, la Dolores.Suffisamment pour entreprendre son concert par une « chanson de rappel », la puissante Zombie qui a véritablement établi sa réputation et celle des Cranberries en 1994.Le danger, évidemment, c'est de maintenir l'intérêt par la suite avec des chansons connues, soit, mais aussi un premier album solo (Are You Listening ?) que les fans n'ont découvert qu'il y a un mois.Ce qu'elle a fait sans problème.Dolores O'Riordan, c'est d'abord une voix.Tantôt douce, souvent rageuse et étonnamment forte pour un petit bout de femme qui doit peser une plume dans sa jupette et ses bas à filet.Une voix qui mord dans ses chansons au point où on a peur qu'elle casse à tout moment.Une voix qui fait penser à celle de sa compatriote Sinead O'Connor, à la différence que Dolores est une headbanger dans l'âme et dans la gestuelle.Elle est tout à fait dans son élément entourée de musiciens sortis tout droit du grand livre des stéréotypes du hard rock, chevelure abondante de préférence.Tout ce qu'on leur demande, ce sont des riffs bien sentis pour accompagner les montées d'adrénaline de cette chanteuse pour le moins intense.Il arrive même, comme pendant la nouvelle Angel Fire, qu'elle enterre carrément ses musiciens, tellement elle la pousse, cette voix.Ses chansons sont jolies, rarement transcendantes, et je ne crois pas qu'elles feraient autant d'effet reprises par quelqu'un d'autre que Dolores O'Riordan.Celles du nouvel album (Apple of My Eye, qu'elle présente en français comme une chanson d'amour, la belle Ordinary Day ou encore Human Spirit, qu'elle a écrite dans la forêt ontarienne, «au milieu des ours») se mêlent plutôt bien aux Animal Instinct, Ode To My Family, Pretty et autres When You're Gone du répertoire des Cranberries.Quand j'ai dû partir au bout d'une heure, elle se lançait dans le rock énergique de Salvation en arpentant la scène avec des gestes saccadés comme combien de rockers poilus qui ont fait les beaux jours du Forum ou de l'Auditorium de Verdun dans les années 80.Et vous savez quoi ?Elle était plutôt convaincante.DOLORES O'RIORDAN AU MÉTROPOLIS Mademoiselle aime ça musclé "]
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