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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Lectures - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-07-08, Collections de BAnQ.

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[" Amitié interdite ABONNÉS DE LA PRESSE Obtenez 10 à 30% de rabais à l'achat en ligne de ce livre LIVRAISONÀ DOMICILE GRATUITE SIMPLE ET RAPIDE cyberpresse.ca/privileges CLUBPRIVILÈGES Offert en librairie Liza Frulla et Louise Beaudoin Deux ex-femmes politiques que tout semble opposer, s'affrontent en toute amitié et se racontent.CHRISTIAN MISTRAL Vamp, en entier, est une oeuvre de jeunesse, à la fois dans sa rugueuse maladresse et dans son souffle inouï.J'ai mis peu de temps à reconnaître la première et je commence seulement à manquer du second.Entre ces pôles, écartés de 20 ans, un certain nombre d'idées sur la littérature se sont soit évanouies, soit cristallisées dans mon esprit.Une seule conviction: je m'y attellerais aujourd'hui, ce livre sera it probablement mieux écrit, et très certainement moins réussi.Au fil des romans et des ans, j'ai tendu volontairement vers la simplicité, restreignant mes élans naturels vers la dépense voluptuaire du mot riche, rare et luxueux.Or, Vamp, ce péan à l'espoir désespéré d'une jeunesse à qui la vie n'a encore enseigné ni le goût doux-amer de l'échec ordinaire, ni la sourde sensation de la résignation, Vamp exigeait le recours à toute la démesure qu'autorise notre langue, voire à celle qu'elle n'autorise pas.Assurément, je m'appliquerais à mieux dessiner mes personnages féminins.Mon expérience de l'espèce, alors, suffisait à peine à nourrir une nouvelle, encore moins un roman.J'avais 20 ans et, à 20 ans, on a beau considérer un sujet sous tous ses angles et toutes ses rondeurs, s'efforcer de le pénétrer à fond avec vigueur et obstination, il ne s'ensuit pas nécessairement qu'on y pige goutte.Tout est intuition, tout se fait à l'instinct et à tâtons, et si l'on perçoit la couleur des êtres, leurs contours s'estompent et se dérobent toujours à nos regards.SÉRIE D'ÉTÉ / Mon premier roman Une mesure de virginité PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE © S'il récrivait Vamp, Christian Mistral est convaincu que le livre serait mieux écrit.quoique certainement moins réussi, à son avis.Votre premier roman, le récririez-vous autrement ?Nous avons avons posé la question à des écrivains d'expérience.Vous pourrez lire leurs réponses tous les dimanches pendant l'été dans le cahier Lectures.Cette semaine, Christian Mistral.>Voir MISTRAL en page 4 L'AUTEUR Né en 1964, Christian Mistral connaît un succès précoce en 1988 à la sortie de son premier roman, Vamp.Il n'a que 23 ans et est considéré comme le chef de file de sa génération.Vamp est le premier livre d'un cycle intitulé Vortex violet, qui compte Vautour, Valium et Vacuum.Sa rencontre avec Luce Dufault et Dan Bigras fera de lui un parolier.Poète et auteur de nouvelles, il a aussi écrit Fatalis, Sylvia au bout du rouleau ivre, Julien Vago, Papier mâché/Carton-pâte, et publié dans de nombreuses revues.Christian Mistral habite toujours Montréal et travaille à son prochain roman, Goth.LE ROMAN « Vamp est une chronique urbaine qui met en scène des jeunes de cette \u201cgénération vamp\u201d, génération qui ne rêve pas de changer le monde, mais de le vampiriser.Personnages vaguement désabusés au romantisme nostalgique, les héros de Vamp sillonnent Montréal en rêvant de la \u201c super-femme \u201d, celle qui séduit et terrorise en même temps.Lecteurs de Kerouac et de Mi l ler, i ls tiennent salon dans les bars de la rue Saint-Denis.» - Résumé de Vamp publié chez Boréal Compact LA CRITIQUE À L'ÉPOQUE «Jamais ici un auteur aussi jeune, ni d'un autre âge d'ailleurs, n'aura à ce point bousculé la sérénité rassurante de notre paysage littéraire.Vamp ne ressemble à rien.Vamp est un produit sui generis, une folle gageure, un répertoire des idées mal reçues, un traité du désespoir à l 'usage des têtes heureuses, un maelström d'images qui peut provoquer aussi bien la nausée que la béatitude.» - Réginald Martel dans La Presse, 28 mai 1988.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Christian Mistral, photographié en 1988.ARTS SPECTACLES CINÉMA ENTREVUE AVEC LE RÉALISATEUR DU DERNIER HARRY POTTER PAGE 5 LECTURES Exceptionnel /Excellent HHHH / Bon HHH / Passable HH / À éviter www.cyberpresse.ca/arts MON T R É A L 8 J U I L L ET 2 0 0 7 LECTURES LES MUSICIENS DE JAZZ ET LEURS TROIS VOEUX Pannonica de Koenigswarter Buchet/Chastel Elle avait un nom à coucher dehors et plus d'argent qu'il n'en faut pour acheter 50 Rolls-Royce.Mais elle n'aura jamais fait, avec sa fortune, qu'aider les jazzmen de son temps.Membre de la branche anglaise de la famille Rothschild, la baronne Pannonica de Koenigswarter (1913-1988) fut l'amie de Thelonious Monk, Coleman Hawkins, Bud Powell, Charlie Parker et tous les autres.Elle a inspiré des dizaines de morceaux de jazz.En plus de devenir la confidente de plusieurs musiciens.C'est chez elle que Bird s'est réfugié en mars 1955, avant de mourir quelques jours plus tard.C'est aussi chez elle que Monk a passé les neuf dernières années de sa vie.Entre 1961 et 1966, Nica, comme on la surnommait, a demandé à ses potes musiciens s'ils avaient trois voeux à formuler.Leurs réponses, parfois étonnantes, sont publiées \u2014 pour la première fois \u2014 dans ce beau livre aux pages glacées.Le tout est assorti d'une centaine de photos polaroid que la baronne avait coutume de prendre quand ils lui rendaient visite.Ce ne sont pas de super clichés, mais c'est encore mieux: on y voit de grands artistes «captés» dans l'intimité, loin de l'oeil du public.C'est ce qui fait leur force et leur rareté.Avis aux amateurs.Un autre regard \u2014 unique \u2014 sur l'âge d'or de la note bleue.\u2014 Jean-Christophe Laurence J'écris 500 mots tous les jours, six jours sur sept.Au bout d'un an, vous avez un roman.Et pour cela, je me lève à 5h45 le matin.À 6h15, je m'installe à mon bureau après avoir bu plusieurs cafés.J'ai l'angoisse au ventre.Mais si on est écrivain, on vit en permanence dans l'angoisse.La peur est fondamentale: si on ne l'éprouve pas, on ne peut rien écrire de bon.\u2014 L'écrivain américain DOUGLAS KENNEDY, qui vient de publier La femme du Ve, sur sa méthode d'écriture au magazine Lire.SUGGESTION PHOTO AFP CHANTAL GUY SIGNET Avec les hivers qu'on se tape au Québec, le lecteur au grand air en prend inévitablement pour son rhume.A-t-on jamais vu quelqu'un lire sur un banc de parc à -40 degrés?Ce n'est pas le rhume qui le guette s'il ose, mais la mort ! Aussi suis-je heureuse qu'il y ait des bouquinistes au Vieux- Port, pour un 16e été.J'adore bouquiner sous le soleil, ça me change de mes pet i tes excursions underground et poussiéreuses\u2026 L'événement s'inspire des bouquinistes de Paris, un incontournable pour le touriste qui se sent presque obligé, surtout si c'est la première fois, d'acheter un livre précisément au bord de la Seine pour se créer une petite scène à se repasser de retour à la maison.Moi, la première fois, j'avais acheté Le vice-consul de Marguerite Duras et pris soin de noter sur la page de garde la date, et surtout le lieu, de cet achat.Ce qui est stupide : on devrait écrire la date de la lecture, et non de la transaction.Mais on vit son trip touriste ou on ne le vit pas.Par contre, ce qui me chagrine des bouquinistes au Vieux-Port est leur présence noyée dans la fiesta estivale annuelle, qu'ils soient coincés entre la Saint- Jean, les feux d'artifices et la fête du Canada.Qu'on les sorte pour agrémenter un lieu et non qu'ils y soient en permanence, comme une évidence.Qu'on y aille exceptionnellement comme on va à la Ronde une fois par année, et non parce que c'est une habitude.D'ailleurs, ils n'y seront que jusqu'au 15 juillet, avant de transpor ter leurs stands ailleurs.Pour tout dire, j'aimerais bien qu' il existe des bouquinistes en plein air même l'hiver, avec quelques lampes chauffantes, afin que je puisse parcourir les rayons, le doigt dans la mitaine, le nez rouge soufflant de la buée.Des bouquinistes tout le temps, beau temps, mauvais temps.On nous avait promis qu'ils s'installeraient dans la petite rue Savoie, près de la Grande bibliothèque.Mais il y a des histoires de permis, le problème des lamelles de verre qui tombent, et puis ça traîne\u2026 Comment s'étonner de cela dans une ville pleine de restrictions, ou l'on interdit la vente de hotdogs ou de crème glacée au coin des rues, contrairement à New York?Depuis des années, je rêve de m'acheter un hot-dog qui ne soit pas vendu sur le site restreint d'un festival mais à l'air libre et à longueur d'année sur un coin de rue de ma chère ville de Montréal - sûrement qu'il coûterait moins et qu'il goûterait meilleur.Même chose pour le livre.Je suis allée aux bouquinistes il y a une semaine.La journée était magnifique.Les trouvailles, un peu moins.Les aubaines, plutôt rares, sauf dans un stand où j'ai pu mettre la main sur le journal d'Henriette Dessaulles, dans la chic collection Bibliothèque du nouveau monde des Presses de l'Université de Montréal, pour 10$ seulement.Quand on a l'habitude de bouquiner toutes les semaines, l'alignement des bouquinistes dans le Vieux- Port est un parcours plutôt bref et limité.Pas assez d'usagés et trop de restants d'entrepôt.Pas assez de roulement, puisque c'est temporaire.On y va plus pour le soleil et l'ambiance que pour les livres.Mais qu'importe, au fond ?Justement , ceux qui y vont surtout pour le soleil et l'ambiance tomberont peut-être sur un bon livre, car il y en a de bons, dans les stands qui ne sont pas consacrés aux manuels de cuisine.Eh! Si j'ai mis la main sur le journal d'Henriette Dessaulles pour 10$.COURRIEL Pour joindre notre journaliste : cguy@lapresse.ca Vive le livre (et le hotdog) libre ! NORBERT SPEHNER COLLABORATION SPÉCIALE Apr ès une ent ré e r emar - quée dans la Série Noire, en 1998, Francois Barcelo publie Chroniques de Saint-Placide-de- Ramsay dans la collection Fayard Noir.Le livre regroupe deux récits dont l'action se passe à Saint-Placide-de-Ramsay, autant dire nulle part et ailleurs dans un Québec profond peuplé d'individus ni respectables ni fréquentables.Pompes funèbres met en scène deux amis de longue date, Bertrand et Wilfrid.Le premier est un entrepreneur de pompes funèbres au bord de la faillite, l'autre un ancien camionneur.Un jour, par curiosité malsaine, ils ont l'idée saugrenue de cacher un magnétophone dans le cerceuil d'une défunte pour enregistrer les paroles des proches.Les résultats s'avèrent décevants.Frustrés, ils mettent au point un nouveau stratagème qui repose sur la fausse mort de Wilfrid.Cette fois, la plaisanterie va prendre une tournure dramatique quand des visiteurs inattendus font leur apparition.Du coup, ce qui était une farce burlesque à la Westlake, un récit bon enfant marqué du sceau de l'humour, devient un véritable roman criminel, dur à souhait.À travers leurs monologues respectifs, Wilfrid et Bertrand évoquent un passé nauséabond, des actes répugnants.Loin d'être de joyeux drilles un peu excentriques, ils se révèlent tels qu'ils sont: lâches, obsédés, menteurs et foncièrement amoraux.Mais le destin veille.Le dénouement de cette histoire sordide nous a laissé un goût de cendres ! Fonts baptismaux se déroule trois ans après ces événements.Quand le curé de Saint-Placide-de-nullepart reçoit l'improbable confession d'un tueur à gages (mais qu'allaitil faire dans ce patelin paumé?), il fait une remarque anodine qui va plonger tout le village dans un drame à la fois loufoque et shakespearien dont les acteurs sont un curé pédophile, assassin potentiel, un tueur à gages maladroit, des couples adultères, et une directrice de caisse populaire pingre de sa personne mais généreuse de la poitrine.Malgré son caractère invraisemblable et rocambolesque, on ne peut s'empêcher d'embarquer dans cette histoire finement racontée qui témoigne bien de l'imagination débridée de Barcelo.Ce virtuose du cynisme, qui tire sur tout ce qui bouge, manie à merveille la dérision et l'humour très noir, une qualité plutôt rare dans le polar contemporain.À noter que la quatrième de couverture comporte une erreur grossière : Wilfrid n'est nullement victime d'un accident de la route, il simule une crise cardiaque.Y a-t-il des lecteurs chez Fayard?Et puisqu'il est question de travail d'édition bâclé, je ne peux m'empêcher de citer cette phrase extraordinaire, extrait d'une note biographique trouvée au dos d'un des derniers titres de la Série Noire: «Décédé en 1999, il travaille depuis dans une grande administration française.» HHH1/2 CHRONIQUES DE SAINTPLACIDE- DE RAMSAY François Barcelo Fayard, 310 pages POLAR QUÉBÉCOIS Chroniques d'une mort simulée DAVID HOMEL COLLABORATION SPÉCIALE Le journaliste écossais James Meek a relevé tout un défi lorsqu'il s'est mis à écrire un roman sur la Russie.Il s'est attaqué à la période tumultueuse juste après la Révolution.Les Rouges avaient tr iomphé à Moscou mais, à la suite de la Première Guerre, le pays était dans un état de chaos.James Meek a pris la bonne décision en évitant un canevas trop large.Il a situé l'action de son roman Un acte d'amour au village de Jazyk, sur la voie du Transsibérien.Bien que Jazyk se trouve sur le tracé de ce chemin de fer mythique, les personnages ne voyagent pas par train.Plus souvent, ils surgissent de la forêt, comme les shamans du peuple evenk, ou comme Samarin, le prisonnier évadé.L'action tourne autour d'un groupe de soldats tchèques, dont Mutz et Matula, qui se battaient contre la Russie tsariste, et qui ne savent même pas que la guerre est finie et que leur ancien ennemi n'existe plus.Pour comprendre Matula, il faut penser au Coeur des ténèbres de Joseph Conrad.Matula , un fou de la violence, cherche à établir un royaume à Jazyk autour de sa personne, loin de toute civilisation.Mutz, par contre, est l'homme du doute.Les autres ont des croyances ; lui a des questions.C'est cette bataille entre la foi et le doute qui anime le roman.Il faut dire que, côté croyance, le paysage est assez extrême.Il y a le hussard Balashov qui, pour pouvoir se transformer en ange tout en restant sur Terre, s'est fait castrer.Les Rouges ont la foi, mais elle est plutôt aveugle, même brutale.Et la foi de Samarin et Matula est nihiliste: tout doit être détruit pour que leur volonté soit faite.L'auteur James Meek se base sur des faits historiques.Il y a eu une secte de castrats en Russie qui cherchaient la purification ici-bas en voulant se débarrasser de tous leurs désirs charnels.Ce qui vient compliquer la situation de Balashov, c'est sa femme Anna et leur fils, installés à Jazyk aussi.Anna n'est pas libre de désirs, et elle ouvre les bras à Mutz, l'homme du doute, et à Samarin, le prisonnier.La confrontation entre Balashov, qui n'est plus un homme au sens habituel, et Anna , qui connaît encore la chair, permet à l'auteur d'explorer ce qu'est l'amour.Ce roman, malgré ses rebondissements, est une méditation sur l'amour, le sacrifice, la foi, la pureté.Des obsessions bien russes qui continuent jusqu'au présent.Et la Russie regorge de beaux exemples de cette quête : la secte des castrats, et le cannibalisme, qui permet à Samarin de survivre dans la forêt sibérienne.À la fin, les Rouges vont triompher; ils installeront le système soviétique.Mais nous savons aujourd'hui que ce triomphe était de courte durée.La Russie est toujours en crise.HHHH UN ACTE D'AMOUR James Meek, traduit par David Fauquemberg Métailié, 437 pages ROMAN ÉTRANGER Une question de foi Ce roman, malgré ses rebondissements, est une méditation sur l'amour, le sacrifice, la foi, la pureté. LECTURES LOUIS-BERNARD ROBITAILLE COLLABORATION SPÉCIALE PARIS \u2014 Normalement, on devrait trouver Beigbeder insupportable.Élégant jeune homme qui ne fait même pas ses 42 ans, il était une vedette culturelle de la télé au début de la trentaine, après une dizaine d'années dans la pub.Depuis 99 francs (qui sortira au cinéma en septembre), il vend 200 000 ou 300 000 exemplaires de ses romans - style à la mode, mais indéniablement littéraire et parfois inspiré - et Au secours pardon s'est installé au troisième rang des meilleures ventes dès sa sortie.À l'élection présidentielle de 2002, suprême élégance, il prêtait ses talents de publicitaire au communiste Robert Hue (3,38% des voix!).Puis devenait directeur littéraire chez Flammarion.Accessoirement, il a eu comme petite amie Laura Smet, la fille de Johnny Hallyday et Nathalie Baye.Le dossier est lourd.Le pire, si j'ose dire, c'est que Frédéric Beigbeder est plutôt sympathique: séducteur toujours à l'oeuvre et bizarrement timide, du genre à lâcher dans la conversation tout ce qui lui passe par la tête.Dix jours plus tôt, il a eu l'imprudence de dire à un journaliste parisien qu'il serait «déçu de ne pas avoir le Goncourt ».La gaffe! «Du coup, me dit-il, ils menacent de ne même pas me mettre sur la première sélection!» Il m'a donné rendez-vous au Café de la Mairie, un bistrot de la place Saint-Sulpice très fréquenté du quartier de l'édition.Pas franchement discret.Mais, même coincé entre un client et la caisse, il a une façon de regarder dans le vide qui doit éloigner les curieux.« Je ne suis pas guidé par l'ambition, contrairement à ce qu'on croit.J'ai démissionné de Flammarion il y a un an.Je ne fais plus de télé ou de critique dans les journaux.Je travaille mollement sur des scénarios.Sinon, je ne fais rien d'autre que d'écrire.Au fond, je suis très paresseux.Et je déteste le pouvoir: les gens veulent vous fourguer leurs manuscrits, vous accostent dans la rue parce qu'ils vous ont vu à la télé\u2026» Dix minutes plus tard, le voisin de banquette lui fait en partant un compliment auquel il répond poliment, sans plus.«Vous voyez?me dit-il ensuite.C'est ce que je voulais dire: aimable et inutile.» Comme un certain Sarkozy, il est né à Neuilly, la municipalité la plus riche de France, et il a un frère qui réussit dans les affaires: «Oui, dit-il presque sérieusement, j'ai beaucoup de points communs avec Sarkozy: nous avions peu d'argent dans une ville de riches, ce qui doit pousser au départ à l'ambition.Et nous avons été élevés par notre mère seule, ce qui fait qu'après on n'est jamais stables avec les femmes.Car aucune n'est au niveau de la mère\u2026» En tout cas, il a cherché et connu jeune l'aisance matérielle et une notoriété de dandy: «C'est vrai, j'ai vécu de la pub pendant 10 ans mais, après un certain temps, je détestais vraiment ce que je faisais.Mon personnage de dandy me pèse.Les derniers romans m'ont demandé beaucoup de travail, j'ai passé quatre ans sur Au secours pardon, à tout récrire, à fignoler les phrases, pour donner une impression de facilité.Et j'aimerais bien un de ces jours que des critiques parlent vraiment de mon travail et pas seulement du côté people.Après tout, à l'époque, Truman Capote était un mondain, un salonnard et une langue de vipère, mais je trouvais tout de même ses romans admirables.» On parle de la Russie et de Moscou, qui sont au coeur de son dernier roman.«J'y suis allé cinq fois par année pendant cinq ans.À Moscou principalement, mais aussi à Saint-Pétersbourg, à Nijni Novgorod, qui est une splendeur.Pour moi, Moscou est la ville la plus fascinante du monde.Tout de suite la conversation devient profonde: la mort, la haine, Dieu, l'amour.Et en même temps, il y a la vodka, il y a les filles les plus belles de la Terre.C'est l'endroit où l'on rigole le plus au monde.» «Et en même temps, c'est d'une violence incroyable.Des portiques de sécurité partout.Des règlements de comptes.Au milieu d'un fatalisme inouï : au restaurant la Cigogne, il y a une fusillade par mois, avec des morts.Mais les gens continuent d'y aller, parce que, disentils, c'est un endroit amusant, bien fréquenté.Quand il y a des morts, des bains de sang, les Russes haussent les épaules: ce sont des choses inévitables, il s'agit surtout de ne pas être au théâtre Nord Ost quand il y a une prise d'otages\u2026 Quelque part, je crois que la Russie nous indique ce que sera le XXIe siècle: du terrorisme, des flics partout, de la mafia\u2026» Serait-il plutôt du genre pessimiste?«Oui, c'est bizarre, dit-il pensivement.Dans la vie, j'adore rigoler, boire, baiser, danser.Et puis, quand j'écris, tout est triste.Non: pas triste.Catastrophiste.» ENTREVUE / Frédéric Beigbeder Le dandy pessimiste PHOTO FOURNIE PAR LES ÉDITIONS GRASSE La Russie et Moscou sont au coeur du dernier roman de Frédéric Beigbeder .«J'y suis allé cinq fois par année pendant cinq ans.À Moscou principalement, mais aussi à Saint-Pétersbourg, à Nijni Novgorod, qui est une splendeur.Pour moi, Moscou est la ville la plus fascinante du monde.» « J'aimerais bien un de ces jours que des critiques parlent vraiment de mon travail et pas seulement du côté people.» ANABELLE NICOUD L'Octave de 99 francs (pardon, 14 euros 99) est de retour.Toujours aussi névrosé, le héros beigbedien frise dans ce nouvel opus la quarantaine.Après s'être marié deux fois, et avoir divorcé autant de fois, après avoir fait un détour par la case prison, après, enfin, avoir fait capoter une émission de télévision, Octave échoue en Russie, où il devient « talent scout », c'est-àdire, dénicheur de mannequin.Au secours pardon démar re comme une confession.Et on sent - allez savoir pourquoi - qu'Octave en a gros sur la conscience.À ses confessions répondent, en écho, les dépositions des mauvaises fréquentations d'Octave.Cela sonne faux et archifaux.Se tisse alors très maladroitement le canevas d'un drame, ponctué de diatribes cynico-intello-blasées, que le lecteur voit arriver à des dizaines de pages (ou presque) à la ronde.Après 17 ans de métier d'écrivain, Frédéric Beigbeder peine non seulement à se renouveler, mais ne parvient plus à atteindre le niveau de ses belles années.Les années 90 sont maintenant révolues.Il serait temps que M.Beigbeder cherche de nouvelles inspirations que dans ses propres livres.Ce nouveau roman le situe malheureusement en deçà du niveau de sa relève (parmi laquelle l'insupportable Lolita Pille).HH AU SECOURS PARDON Frédéric Beigbeder Éditions Grasset CRITIQUE / Au secours pardon Cynico-intello-blasé LA LECTURE EN CADEAU Soulignons, à l'intention de ceux qui ne le sauraient pas déjà, que le site internet, un peu baveux mais aux vertus «pédagogiques» et fabriqué par l'écrivain Yann Martel pour notre premier ministre Stephen Harper lui-même, a maintenant une version française.Régulièrement sur www.whatisstephenharperreading.ca/, Martel propose au chef, qui n'est pas nécessairement féru de littérature, quelque édifiant ouvrage digne de son attention (au titre subtilement moqueur) et qu'il lui fait parvenir par la poste avec un petit mot.Dernièrement, Martel a offert à Harper une copie de Bonjour tristesse, de Françoise Sagan.AU PIED DE LA LETTRE ALEKSI K.LEPAGE COLLABORATION SPÉCIALE BOUQUINS EN LIGNE Toujours dans le domaine des « technologies révolutionnaires », l'immense projet de bibliothèque universelle en ligne Gutenberg, où l'usager peut télécharger plusieurs milliers d'ouvrages qui appartiennent, chacun en son pays, au domaine public, a maintenant son pendant canadien, Gutenberg Canada (www.gutenberg.ca).Puisque la loi sur les droits d'auteur s'applique ici, généralement, pendant les 50 années après la mort dudit auteur, gutenberg.ca offre surtout des ouvrages que certains diraient poussiéreux et obsolètes.Quoi ?Mais c'est une bibliothèque ! Et plusieurs de ces bouquins ne sont pas forcément faciles à trouver en réédition de poche chez votre libraire.MANGA CHINOIS Ce n'est pas un Japonais mais un Chinois qui a reçu à Tokyo le grand prix de la première célébration internationale du manga, l'équivalent du Goncourt pour cette espèce de bande dessinée venue des Nippons et que les Chinois appellent le manhua.L'artiste Li Zhiqing et son adaptation de L'art de la guerre, sept volumes, inspirés de l'oeuvre de Sun Tzu, ont remporté des honneurs bien mérités.Ces albums sont lentement publiés en Occident francophone par les gens des Éditions du temps.Le quatrième volume traduit devrait paraître bientôt.Yann Martel 3451119A En librairie 9,95 $ www.les-mordus.com UN NOUVEAU LIVRE «CREUSE-MÉNINGES» PAR FABIEN SAVARY 3490212A Le peuple des profondeurs Les démons de la grande bibliothèque Le cri du chaman 2,95$ 2,95$ 12,95$ 3493122A LECTURES ANABELLE NICOUD Ne vous fiez pas aux apparences.Le troisième roman de David Treuer, Le manuscrit du docteur Apelle, évoque des mythes peuplés d'orignaux, de louves, d'hivers si froids que l'on en meurt, de héros aux destins fabuleux, Eta et Bimaadiz.La fable ne vient pas des réserves, ni de la tradition orale que l'on prête aux Indiens.« Les lecteurs voient bien souvent dans mes romans des mythes, qu'ils croient indiens.Les lecteurs veulent voir la culture indienne dans mes livres.Mais dans Le manuscrit du docteur Apelle, la vérité est que j'ai écrit un mythe qui semble amérindien, mais qui, en fait, est grec », s'amuse David Treuer.Le Dr Apelle parle plusieurs langues.Dans la solitude de sa vie, il entame la traduction d'un manuscrit vieux de plusieurs centaines années.C'est l'histoire d'Eta et de Bimaadiz, deux âmes soeurs, qui s'aiment comme seuls les innocents peuvent aimer.Leur amour va éveiller celui du Dr Apelle.Lit tle et The Hiawatha, les deux premiers romans de David Treuer, évoquaient le sombre destin des Indiens d'une Amérique très contemporaine.« Celui-ci est très différent des deux premiers.L'univers, la façon d'écrire, sont lyriques.Je ne voulais plus faire la même chose, je crois que j'ai fait le tour de l'écriture réaliste », dit-il.Le roman d'amour a ému, aux États-Unis, mais aussi dans les pays où il a été traduit (France, Grèce, Finlande).« J'en suis le premier surpris.La littérature jette des défis aux lecteurs.C'est un livre très littéraire, et très humain, dit-il.La première fois que j'ai pensé à ce livre, je pensais aux Premières Nations, et aux stéréotypes qu'on leur colle.» David Treuer s'amuse autant qu'il s'énerve des préjugés collés sur les Amérindiens.Né d'un père juif autrichien et d'une mère ojibwa, il y a 35 ans, l'écrivain a grandi dans une réserve de Leech Lake, dans le Minnesota, pétri de culture indienne.Pourtant, ce grand blond aux yeux bleus surprend ceux qui s'attendent à voir un Indien, yeux noirs, plumes et calumets compris.« C'est comme si on ne pouvait exprimer aucune vie contemporaine », déplore-t-il, vêtu, quand nous le rencontrons, d'un pantalon militaire et d'un tee-shirt American Apparel.Et l'écrivain de raconter comment, invité chez Bernard Pivot dans une célèbre émission de littérature française, il a répondu à l'animateur s'étonnant de son apparence très peu amérindienne: « Vous n'en avez sans doute jamais vu un de votre vie, mais vous pouvez deviner à quoi je dois ressembler ?Vous n'avez aucune idée de ce dont vous parlez », lui a -t-il jeté.David Treuer rit encore de l'épisode.« La principale raison pour laquelle les gens lisent, c'est parce qu'ils pensent qu'ils vont découvrir quelque chose.C'est faux : les gens lisent pour apprendre des choses sur le passé du peuple indien.Ce n'est pas ce que devrait être l'écriture : écrire, c'est imaginer », estime David Treuer.Si l'écrivain détonne, ce n'est pas en raison de ses origines, mais plutôt de son talent, découvert à l'Université de Princeton par l'écrivaine Toni Morrison.« Je crois que je l'intriguais.Je n'étais toujours pas convaincu de vouloir devenir un romancier, quand elle m'a dit : \" Tu es fait pour écrire.Je pense que tu vas devenir un bon écrivain.Les choses ne seront pas faciles, mais c'est ce que tu vas faire.\" » David Treuer a mis deux ans pour publier Little qui, s'il a remporté un succès critique, n'a pas connu de succès commercial.La faute, peut-être, à un lectorat peu habitué aux défis.« Les lecteurs sérieux sont très rares.Regardez Jonathan Safran : ce qu'il écrit a l'air intelligent, mais ce sont des gens et des sentiments très simples.Je ne crois pas qu'un écrivain comme Ohran Pamuk obtienne l'attention qu'il mérite », critique David Treuer.Les auteurs qu'il admire - V i r g i n ia Wo ol f, Pr o u s t , Nabokov, Joyce - sont d'ailleurs tous des ambitieux.« Ils n'écrivaient pas sur un gars qui a des problèmes avec sa mère », lâche-t-il.C'est un peu l'ambition qui anime Treuer.De son quatrième roman, il dira peu : « J'essaie de créer tout un univers.J'en suis, pour l'instant, assez content.» LEMANUSCRIT DU DOCTEUR APELLE David Treuer Albin Michel, 400 pages ENTREVUE/David Treuer Écrire pour imaginer PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE © L'écrivain américain David Treuer lors de son passage à Montréal.« Vous n'en avez sans doute jamais vu un de votre vie, mais vous pouvez deviner à quoi je dois ressembler?Vous n'avez aucune idée de ce dont vous parlez », a-t-il déjà dit à Bernard Pivot, qui s'étonnait de son apparence très peu amérindienne.Né d'un père juif autrichien et d'une mère ojibwa, David Treuer défie tous les stéréotypes de l'Amérindien.Si, comme auteur, il s'inspire du destin des Premières Nations, il se réclame avant tout de la modernité.Rencontre avec un écrivain qui a été révélé par le Prix Nobel de littérature, Toni Morrison.Balzac déclinait la liste de certains de ses titres comme autant de bornes sur la route de l'apprentissage littéraire.« Avec celui-ci, j'ai appris le portrait, avec celui-là l'intrigue, avec cet autre la description de paysage\u2026 » Dans Vamp, les dialogues sont faibles, quasiment interchangeables et, ce qui est pis, sonnent faux.Depuis, j'ai appris et retenu les leçons d'Hemingway en cette matière: un bon dialogue doit être une version stylisée du vrai, rendre l'illusion de la réalité.Dans la vie, on ne répond pas toujours: « Midi ! » à quelqu'un qui demande l'heure qu'il est.Aujourd'hui, je dénoncerais les exactions du baby-boom avec un scalpel plutôt qu'avec une pelle.J'en dresserais une nomenclature moins imagée, plus clinique.J'accuserais carrément les boomers de partir avec la caisse, mais la poésie s'en ressentirait et ce serait dommage.J'expliciterais aussi la nature particulière de ma générat ion: el le n'a jamais cru que le gouvernement était la cause ni la solution de ses angoisses.Pour tout dire, il a fallu l'émergence d'une autre génération pour que, par comparaison, je puisse aiguiser mes idées là-dessus.Erreur de débutant J'ai toujours regretté d'avoir négligé la figure de Blue Jean au profit de celle de Fantasio dans la seconde par t ie du roman.Cette erreur de débuta nt tenait à deux facteurs extérieurs à la cohésion interne du récit.D'abord, j'avais égaré le manuscrit de la première partie.Ensuite et surtout, je m'étais gravement brouillé avec le modèle humain de mon personnage principal.Par la suite, tout en continuant à m'inspirer de ma vie et des gens qui la peuplaient, j'ai laissé passer du temps entre l'événement et sa transposition, du temps pour décanter, transformer et me détacher.En mus ique , en mat hé - mat iques, en physique, les découver tes majeures sont généralement le fait d'hommes jeunes.Il existe certains titres qu'il vaut mieux aborder avant d'avoir 20 ans pour en profiter pleinement.La nausée.Ainsi parlait Zarathoustra.En littérature, il est aussi certains livres qu'il faut une mesure de virginité pour signer, et Vamp est de ceux-là.De virginité, pas d'innocence.Stylo de chair La vérité, c'est que je me voi s d i f f i c i lement l'é c r i r e aujourd'hui.Je ne m'en sens ni la force ni l'envie.Car c'est surtout de cela qu'il s'agit, de désir, d'appétit ravageur et têtu, qui vous fait attaquer la page de tout votre être mué en stylo de chair pointu, celui-là même qui s'émousse si vite.Quand l'énergie se raffine, quand la véhémence se civilise, il y a quelque chose d'indéfinissable qui se perd en chemin et qui est l'essence vitale d'une oeuvre de jeunesse.Je ne crois pas qu'il soit sage de toucher à ces choses-là, et c 'est justement le noeud du problème, en définitive: qu'estce que la sagesse vient faire là-dedans ?Une mesure de virginité MISTRAL suite de la page 1 TENDANCES Tous les jours dans Retrouvez Manon Le Blanc dans samedi 20h30 et lundi 19h30 à EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT! Abonnés de La Presse Club Privilèges ARTS ET SPECTACLES SONIA SARFATI LONDRES \u2014 Le réalisateur britannique parle doucement.Et plus on s'approche, plus il baisse le volume.Pourtant, il est impossible de douter une seconde que derrière cette voix de velours se cache une volonté de fer.Peutêtre même un front de boeuf.Ou une assurance à tout casser.Il le fallait pour accepter de prendre la barre d'un long métrage de 200 millions bourré d'effets spéciaux et carburant aux attentes de millions de fans, alors qu'on possède une expérience de réalisateur de télévision, point.D'autant plus que le film en question exigeait d'innombrables raccourcis en regard du matériel original, un best-seller de plus de 1000 pages.Apr ès Ch r i s Columbus , Alfonzo Cuaron et Mike Newell à la barre d'un «Harry Potter », David Yates a été recruté à sa plus grande surprise par le producteur David Heyman («qui aime ce que je fais à la télé »).Dans un premier temps, il a.lu les romans de J.K.Rowling.Il n'avait pas, jusque-là, été happé par le phénomène.Il est maintenant atteint de «pottermania » aiguë.Ensuite seulement, il a assisté Michael Goldenberg dans la scénarisation de Harry Potter et l'Ordre du phénix.À leur programme, des coupures.mais aussi des changements, qui vont faire hurler dans les chaumières où vivent les fans.Ils sont nombreux.Ça va faire du bruit.Impossible de ne pas l'interroger là-dessus.Le réalisateur a accepté d'accorder une entrevue à La Presse après la conférence de presse tenue à Londres à la mi-juin.Parmi les coupures les plus notables, donc, le quidditch.Totalement absent du f i lm.Même si, dans le roman, Ron fait son entrée dans l'équipe de Gryffondor à titre de gardien de but.Et même si cette peste de Dolores Ombrage bannit Harry à vie du sport national des sorciers.Un crime de lèse-Potter, que le réalisateur assume pleinement : «Le quidditch et ce qui y est rattaché dans le roman n'était pas lié à l'arc dramatique que nous avons exploité.Intégrer un match au film aurait donné une impression «d'épisode», un peu comme un chapitre de livre.Mais cela n'aurait pas eu de lien viscéral avec notre thème, qui est le parcours intérieur de Harry dans une période particulièrement sombre pour lui.» Pour ce qui est des différences entre le roman et le film, la plus frappante est l'identité de la personne qui va trahir l'Armée de Dumbledore - un groupe.disons de jeunes résistants formé en réaction aux agissements de Dolores Ombrage.Malheureusement, un sondage maison interdit à l'auteure de ces lignes de révéler ici le nom du traître ou de la traîtresse.Reste que le réalisateur exprime là encore sa conviction à l'égard de cette décision: «Ce personnage est si adorable et attachant que sa trahison apparaît encore plus dramatique et vient creuser la piste émotionnelle que nous explorons dans le film.Et puis, j'espère que les gens sentiront que s'il (le personnage) agit ainsi, c'est parce qu'il a été manipulé par Dolores.» On garde ça en tête, d'accord ?Chose certaine, les jeunes vedettes du film ont apprécié leur expérience avec le nouveau réalisateur: «Avec David, c'était très calme sur le plateau.Il avait toujours du temps pour nous écouter et nous parler », a fait remarquer Emma Watson en conférence de presse.Les producteurs, eux, sont heureux du résultat : David Yates prendra les commandes de Harry Potter et le prince de sang-mêlé, dont le tournage commence en septembre.«Ce sera un film très différent, par le rythme et par le ton.Il sera moins sombre, moins intense et plus.sexe, drogue et rock'n'roll.» Intrigant.Les frais de ce voyage ont été payés par Warner Brothers.DEMAIN : LES PROJETS D'AVENIR DES JEUNES VEDETTES DE LA SÉRIE CINÉMA / Harry Potter et l'Ordre du phénix David Yates aux commandes et aux ciseaux Après Chris Columbus, Alfonzo Cuaron et Mike Newell à la barre d'un Harry Potter, David Yates a, dans un premier temps.lu les romans de J.K.Rowling.Il n'avait, jusque-là, pas été happé par le phénomène.Il est maintenant atteint de «pottermania aiguë.» La mission: faire du plus long des romans de J.K.Rowling, Harry Potter et l'Ordre du phénix, la plus courte des adaptations cinématographiques.Envoyé au front : David Yates.Son statut: quasi inconnu au bataillon des réalisateurs.Tête-à-tête avec un homme qui semble n'avoir peur de rien.Ou qui cache bien ses inquiétudes.PHOTO FOURNIE PAR WARNER FILMS Imelda Staunton (de dos), qui personnifie Dolorès Ombrage, écoute les directives du réalisateur, David Yates.Daniel Radcliffe (Harry Potter) et Afshan Azad (Padma Patil) attendent la reprise de la scène. maintenant interactif sur cyberpresse.ca Suivez LE TOUR DE FRANCE en direct et en exclusivité sur À partir du 7 juillet www.canalevasion.com Ne manquez pas la capsule vidéo quotidienne du TOUR DE FRANCE sur 3491719A 3490978A ARTS ET SPECTACLES CLAUDE GINGRAS CRITIQUE Le v ioloncel l i s te japona is Tsuyoshi Tsutsumi fut l'un des premiers musiciens orientaux à se faire connaître en Occident.Je me rappelle encore l'étonnement produit par la parution au disque des six Suites pour violoncelle seul de Bach portant ce nom au résonances absolument inconnues.C'était en 1975 ; l'enregistrement avait été réalisé trois ans plus tôt.L'homme enseignait alors dans une université de l'Ontario.Invité comme professeur au Centre d'arts Orford de 2003 à 2005, il y enseigne de nouveau cette année et y donnait un récital vendredi soir -son deuxième sur la même scène, après un premier en 2003.Dans les deux cas, programme entièrement pour violoncelle seul.Cette fois : la troisième Suite de Bach (la plus connue des six), la première Suite de Britten et, entre les deux, la courte Sonate de l'Américain George Crumb.Un embouteillage monstre aux abords du pont Champlain - une heure et demie entre le centreville et l'entrée du pont, soit de 17h15 à 18h45 ! - me fait arriver à Orford pendant la Sarabande du Bach, soit un peu vers la fin.(Le consul du Japon, lui, a emprunté le pont Jacques-Cartier et est aussi arrivé en retard !) Écouté à travers les portes closes, ce qui reste du Bach se révèle le fait d'un grand esprit, malgré quelques légers grincements.Le Bach a été joué de mémoire et il en sera de même pour le Crumb et le Britten.J'apprends que M.Tsutsumi est souffrant et qu'il souhaiterait terminer à l'entracte et remettre le Britten à un autre jour.Finalement, il aura livré son programme tel qu'annoncé.La tenue en scène du musicien de 65 ans est sobre et racée ; la sonorité qu'il tire de son Montagnana de 1733 est toujours belle, plus intime que puissante, et la justesse est généralement irréprochable.Le violoncelliste ne se doute probablement pas qu'un auditeur écoute son Crumb et son Britten partition en mains.Or, cet auditeur doit bien signaler que le texte n'est pas toujours suivi à la lettre - ou plutôt à la note.Le violoncelliste saute une phrase, modifie un passage, ajoute même des choses qui ne sont pas écrites, et l'ensemble du jeu manque de réelle envergure.Mais l'essentiel y est et le résultat reste plus que respectable.Ovationné par une bonne demisalle, l'artiste ajoute, de Bach, la Gavotte de la sixième Suite.TSUYOSHI TSUTSUMI, violoncelliste.Vendredi soir, salle Gilles- Lefebvre du Centre d'arts Orford.Programme : Suite no 3, en do majeur, BWV 1009 (c.1720) - J.S.Bach Sonate (1955) - Crumb Suite no 1, op.72 (1964) - Britten Tsutsumi: respectable PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE D'ARTS D'ORFORD Le violoncelliste, Tsuyoshi Tsutsumi enseigne cette année au centre d'arts d'Orford de 2002 à 2005.Il donnait un récital vendredi dernier.DIMANCHE 8 JUILLET Le Téléjournal Découverte / L'Europe sauvage - La genèse de l'Europe (1/4) .Laflaque / Roger est harcelé.TRADUCTION INFIDÈLE (3) Avec Bill Murray, Scarlett Johansson.\\ Une tendre complicité se développe entre un acteur hollywoodien venu à Tokyo tourner une publicité et une jeune compatriote délaissée par son mari.Le Téléjournal Soccer / Coupe du Monde U-20 de la FIFA: Congo - Canada Le TVA 18 heures L'École des fans / Raphaël Torr Bête et Surdouée Désastres naturels Tout pour toi LA CITÉ DES ANGES (5) Drame sentimental de Brad Silberling avec Nicolas Cage, Meg Ryan et Dennis Franz.\\ Amoureux d'une chirurgienne de Los Angeles, un ange se transforme en être humain.Rire et Délire LES DENTS DE LA MER (2) Thriller de Steven Spielberg avec Roy Scheider, Richard Dreyfuss et Robert Shaw.\\ Un requin fait des ravages près des plages d'une île côtière.SÉISME EN FLORIDE avec Doug Savant, Christopher Ashe et Brandy Ledford.\\ Une fissure sous-marine provoque un tremblement de terre sur une petite île près de la Floride.Macaroni tout garni Les nouvelles aventures de Lucky Luke Belle et Bum / Mario Pelchat, le groupe Kaïn, Jonathan Painchaud Docs Plus / Americano - Road -movie à travers les Amériques SOUVENIRS (4) Avec Zhang Ziyi.\\ À la mort de son père, un homme se remémore l'histoire d'amour vécue par ses parents dans la Chine des années 1950.(22:11) Soccer / FIFA U-20 - Portugal - Gambie (17:00) Soccer / FIFA U-20 World Cup: Canada - Congo Sunday Night Soccer CTV News E.Spotlight Degrassi.Instant Star Corner Gas Robson Arms Cold Case Law & Order: SVU News House, Home National King of the Hill The Simpsons Big Brother Family Guy / Deux épisodes Brothers & Sisters Driving TV ABC News Ebert & Roeper America's Funniest Home Videos Extreme Makeover: Home.Desperate Housewives Alias News CBS News 60 Minutes Big Brother Cold Case Without a Trace News NBC News Dateline NBC Law & Order Law & Order: SVU BBC News Foreign.Okie Noodling Nature / Kalahari Mystery! / Foyle's War: Casualties of War Life BBC News Last.Wine Office Gossip Globe Trekker / Spanish Islands Nature / Deep Jungle Expose The Royal.The First 48 / Trois épisodes (17:00) Dog the Bounty Hunter Gene Simmons Family Jewels Harry Potter: Hidden Secrets Gene Simmons Vive les mariés! Pour l'amour du country Viens voir les comédiens Grand Spécial français Juste pour rire 2004 Me, my Brother and.Van Goh Arts & Minds 913 Painted Nation BLOOD WORK (4) avec Clint Eastwood, Jeff Daniels Claudine Mercier Docu-d / Alaska: terre de tous les dangers Docu-d / Voyage d'enfer Dossiers FBI / Poursuite Détectives LA MAIN AU COLLET LE SPORT FAVORI DE L'HOMME LE CONFORMISTE Myth Busters / Vodka Myths Discovery Presents / Dragons: A Fantasy Made Real Discovery / Real Sorcerer's.Myth Busters / Cooling a Six-Pack - Vodka Myths Hakuna Matata / Kilimanjaro Tour de France 2007 Paris bouche.Airport Roue du Tour .(18:06) Flight 29.Raven Zoey (19:25) Life.(19:51) Life.(20:38) MY FAVORITE MARTIAN (5) avec Jeff Daniels .(22:33) .(22:49) The Game .Hates Chris The War.King of the Hill The Simpsons American Dad Family Guy / Deux épisodes Reba / Deux épisodes Supernatural Opération Survie / Tchernobyl Pare-chocs à pare-chocs À la conquête de l'espace JAG Café: histoire de conquête .de trains Ultimate Engineering History's Secrets / .Roswell Timewatch: .the River Plate BATTLE OF THE RIVER PLATE (4) avec Peter Finch, John Gregson Les 101 diètes extrêmes Chute libre Liaison.On s'en va à Granby Génération 90 Musicographie / Laurence Jalbert Acoustiques Top5.anglo Top5.franco Presque.Flambant.Bienvenue chez les Barker VJ recherchée Musique Plus La Prochaine Pussycat Doll Le Gros Show Noir de monde Luso Montreal Extreme Makeover: Home.Polonia In Montreal Indo.Paysage.Teleritmo Vivre ici Patrick Groulx Le Monde Planète Prise 2 Découverte / Galapagos (3/3) Le Téléjournal Réchauffement climatique Le Téléjournal L.A.Enquêtes prioritaires Les yeux d'Angela Sans laisser de trace Six pieds sous terre Nip/Tuck JOSÉPHINE.L'HONNEUR DU.(17:20) GARFIELD: PACHA.(18:45) LES FOUS DU ROI GEISHA (22:10) Regenesis EDGE OF MADNESS (5) avec Caroline Dhavernas, Brendan Fehr .Boys Billable Hours The Riches Boys (23:01) Marmitons 1er Emploi Panorama Cinquième.Canadian Geographic présente LES MISÉRABLES: UNE TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE avec Harry Baur Cirque pour.The Real Estate Pros / Huit émissions (17:00) SCOOBY DOO ET LES.(17:00) Kappa Mikey L'Île des défis extrêmes Futurama Les Simpson Les Boondocks South Park Décalés.Les Simpson .(17:30) Journal FR2 Passe-moi les jumelles Lhasa de Sela - Festival d'été de Québec 2005 Palaces.Musiques au coeur Le Journal Oui, je le veux! .simplement César.Dre Nadia Si un rêve.L'espace.30 Jours / Le Salaire minimum Plasticiens riches et célèbres Destination.Sans filtre Vert tendre Bonheur total Livre Show Université en spectacle Baromètre Parole et Vie Boxe Rock Hannah Montana Frank vs Girard / Quatre émissions Tête première / Deux émissions Degrassi Junior High Réal-TV Techno marine Autopsie d'un désastre Les Stupéfiants Délire techno L'EMPRISE (5) avec Barbara Hershey, Ron Silver La Série Champ Car (17:00) Sports 30 F1 express Golf PGA / AT&T National - dernière ronde Sports 30 Route, sport Tennis Sportsnet Connected Wk Baseball Jays.Baseball / Braves - Padres Sportsnet.Sportscentre Football / Stampeders - Roughriders Sportscentre 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION ARTS ET SPECTACLES PAUL JOURNET CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Des deux concerts époustouflants qu'ils ont offerts vendredi dernier, on doit conclure une chose: les White Stripes sont une des meilleures choses qui soit arrivée au rock depuis longtemps.Certes, ils ne le révolutionnent ni ne le transcendent.Pas de virtuosité ou de grande innovation chez eux.Mais une authenticité indéniable et une rare habilité à digérer puis s'approprier des décennies de rock et de blues.Une explosion de musique crue, plus viscérale qu'intellectuelle.Des textes sans lyrisme emprunté qui saisissent l'essentiel en peu de mots, de l'amour qui tourmente ou obsède à la liberté qui pèse trop lourd.Et un besoin persistant de sortir de leur zone de confort.Cela, les Stripes l'ont prouvé dans deux concerts aussi différents que renversants.Le premier était une totale surprise.Vers 15h40, les Stripes ont visité une petite salle du régiment militaire Black Watch, rue Bleury.C'était comme si le duo nous invitait dans son salon, avec quelque 90 autres chanceux.Une intimité inouïe.Ce qui explique peut être pourquoi la foule ne hurlait pas d'excitation.Elle avait passé à une autre étape : l'incrédulité.À peine avait-elle encaissé une dose de rock que, déjà, Jack et Meg s'en allaient, après cinq chansons.Mais heureusement, ce n'était que partie remise.Plus tard au Centre Bell, les Stripes ont plongé dans un autre univers.Après l'a rchi-intime, c 'était l'archigros.Trop gros?Non, même si les quelque 5700 spectateurs étaient loin de remplir l'amphithéâtre.Fidèles à leur esthétique, Jack et Meg ont occupé tout l'espace avec leur superbe décor minimaliste, d'un rouge aussi éclatant que leurs vêtements.Ils ont commencé avec Blue Orchid, When I Hear My Name et Icky Thump, enchaînées sans pause et à fond la caisse, non sans quelques excès de distorsions.Mais cette dose d'adrénaline secouait le corps et le coeur.Occuper tout l'espace, nous disions.Des flashs stroboscopiques illuminent les explosions de blues impétueux.Puis c'est le retour à l'éclairage rouge saturé quand Jack chante.Et il chante un peu partout.Tantôt au centre de la scène, en alternant entre deux micros voisins pour trafiquer sa voix.Tantôt au bout à droite, la guitare au cou, en pianotant sur l'orgue entre deux riffs.Ou complètement à gauche, à quelques pouces de Meg, comme dans Jolene, une reprise de Dolly Parton.Les deux chantent alors en se fixant intensément dans les yeux.Derrière eux, leurs ombres se fondent l'une dans l'autre sur la toile géante.Magnifique.Difficile de résister à cette complicité.Et à cette spontanéité aussi.On n'a jamais l'impression d'assister à un concert trop planifié.Les Stripes ne préparent habituellement pas de programme définitif.Quand Jack White décide spontanément de jouer une chanson, c'est parce qu'il en ressent le besoin.Il ne se borne pas à chanter mécaniquement.À chaque mot, on dirait qu'il crache une partie de lui.Après une superbe version de Do, la foule crie spontanément.Il l'interrompt.«Attendez une minute, Montréal, je veux juste jouer d'autres chansons, vite, vite.» Il enchaîne avec Wasting My Time.Dès qu'elle se termine, il murmure à l'oreille de Meg, puis les deux décident d'entamer Slowly Turning Into You.La soirée défile ainsi à une vitesse folle.En rappel , les Stripes ont conclu avec Seven Nation Army.L'armée de fans jubilait.Nous aussi.WHITE STRIPES AU CENTRE BELL Le rock personnifié SPECTACLES C L A S S IQUE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE .AMPHITHÉÂTRE .Joliette) Angélique Duruisseau.Hommage à Édith Piaf: 14h.BASILIQUE NOTRE.DAME Marie-Claire Alain, organiste.Campion, Grigny, Bach, Dupré, A.Alain, J.Alain: 19h.OLD BRICK CHURCH .Brome-Ouest) Musica Camerata.Mozart, Mendelssohn, Chausson: 11h et 15h.VA R I É T É S CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Flower Power: 20h30.CASA DEL POPOLO Barn Burner + Scott Lewis: 21h.CLUB BALATTOU Nya Soleil: 21h.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES Tagada Jones, Mashamba, The Truckers: 21h.ILE SAINTE.HÉLÈNE .PARC jEAN.DRAPEAU Carifiesta.LION D'OR Juan Polivillo: 20h.QUAI DES BRUMES Jean-Marc Hébert: 17h.SALA ROSSA .La) Dorlesion Lane + Jaded + Andemic: 20h.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE © Fidèle à leur esthétique, Jack et Meg ont occupé tout l'espace avec leur superbe décor minimaliste, d'un rouge aussi éclatant que leurs vêtements.Avec les White Stripes, on n'a jamais l'impression d'assister à un concert trop planifié.(Version française de Evan Almighty) À L'AFFICHE! Consultez le Répertoire des Cinémas ou www.universalpictures.ca pour l'horaire des films 3494935A 10 à 30% 10 à 30% RicARdO et HOcKEY $'es Sompte sur le spe Sta Sle TOc TOc 25 % $'es Sompte 25 % L'AUTre GALA 3495251A Peter Travers «DEUX FOIS BRAVO.»® Richard Roeper et Katherine Tulich, critique invitée LA MEILLEURE SUPERPRODUCTION D'ACTION DE L'ÉTÉ! LE MEILLEUR DE LA SÉRIE!» Mick La Salle « «.UN PLAISIR FORMIDABLE.Vous feriez bien de croire que Bruce est toujours notre homme.» «Version française de \u2039LIVE FREE OR DIE HARD\u203a» www.vislibreoucreve.com Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca cinentreprise.com enprimeur.ca À L'AFFICHE «Version française de \u2039FANTASTIC FOUR: RISE OF THE SILVER SURFER\u203a» «EXTRAORDINAIRE.» «ÉBLOUISSANT.» «SENSATIONNEL.» SCOTT BOWLES NICK LaSALLE BILL ZWECKER Consultez les guides-horaires ou visitez les sites web suivants: À L'AFFICHE Cineplex.com Cinemas Guzzo.com Cinemas Fortune.ca, cinentreprise.com enprimeur.ca LE FILM NO 1 AU CANADA 3495077A (Version française) Pour les cinémas et les horaires, veuillez consulter le répertoire des films ou consultez www.pirates.movies.com DECONSEILLE AUX JEUNES ENFANTS LE PLUS GROS COUP DE L'ÉTÉ! Pour les cinémas et les horaires, veuillez consulter le répertoire des films ou consultez www.ratatouille.com ©Disney/Pixar «DESÉCLATSDERIRE ETUNÉMERVEILLEMENT QUIVIENNENT DROITDUCOEUR!» «INCROYABLE!» Peter Travers, RICHARD ROEPER ET SON INVITÉE, KATHERINE TULICH Richard Corliss, «\"\"\"\"» PETER HOWELL, « DEUX FOIS BRAVO.»® LA COMÉDIE NO1 AU CANADA! 3494936A Diffuseur officiel AUTRES RENDEZ-VOUS MOMENTS FORTS DE LA SAISON ALAIN LEFÈVRE CARTE BLANCHE AU PIANISTE Vendredi 13 juillet / 20 h Amphithéâtre de Joliette SOLER : 3 sonates SCHUBERT : Drei Klavierstücke D 946 RACHMANINOV : Études-Tableaux, op.39 PROKOFIEV : Toccata, op.11 CONCERT EHNES, DANS LA LIGNÉE DES PLUS GRANDS Jeudi 12 juillet / 20 h Église de Saint-Sulpice James EHNES, violon Eduard LAUREL, piano MOZART : Sonate K.304 ELGAR : Sonate op.82; Salut d'Amour BARTÓK : Sonate pour violon seul BAZZINI : La Ronde des lutins TOUS LES DÉTAILS DISPONIBLES AU WWW.LANAUDIERE.ORG BILLETTERIE ET PROGRAMME DE SAISON : 1 800 561-4343 ANTON KUERTI, UNE TRADITION Lundi 9 juillet / 20 h Église de Lavaltrie Anton KUERTI, piano MOZART : Fantaisie K.475 BEETHOVEN : Sonate op.10 no 2 ; Sonate « Appassionata » CHOPIN : Polonaise - Fantaisie, op.61; Scherzo no 2 op.31 Escapade en après-midi au vignoble de l'Île Ronde (Saint-Sulpice) Détails au www.lanaudiere.org HOMMAGE À ÉDITH PIAF Dimanche 8 juillet / 14 h Amphithéâtre de Joliette Angélique DURUISSEAU, accompagnée de son ensemble 1er prix du concours de chanson de Granby, Angélique Duruisseau fait siennes, pour notre plus grand bonheur, les chansons éternelles de la môme.CONCERT QUATRE FEMMES, UN MÊME SOUFFLE Mardi 10 juillet / 20 h, Église de Saint-Zénon QUATUOR CLAUDEL-CANIMEX BORODINE : Quatuor no 2 GUBAIDULINA : Quatuor no 2 TCHAÏKOVSKI : Quatuor no 3 CONCERT KENT NAGANO ET L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL DEUX CONCERTS À L'AMPHITHÉÂTRE DE JOLIETTE 3E SYMPHONIE DE MAHLER, UN HYMNE À LA NATURE Samedi 21 juillet / 20 h OPÉRA EUGÈNE ONÉGUINE DE TCHAÏKOVSKI Samedi 4 août / 19 h Écoutez Kent Nagano présenter ses concerts au www.lanaudiere.org CONCERT CONCERT BEETHOVEN : L'INTÉGRALE DES SYMPHONIES SUR UN WEEK-END À L'AMPHITHÉÂTRE DE JOLIETTE DIE DEUTSCHE KAMMERPHILHARMONIE BREMEN PAAVO JÄRVI, direction Vendredi 27 juillet / 20 h Symphonies no 1, no 2 et no 3 « Eroica » Samedi 28 juillet / 15 h Symphonies no 4 et no 5 Samedi 28 juillet / 20 h Symphonies no 6 « Pastorale » et no 7 Dimanche 29 juillet / 19 h Symphonies no 8 et no 9 « Ode à la joie » SOUPER CHAMPÊTRE BEETHOVEN, VINS ET SAVEURS - 28 et 29 juillet Un grand rendez-vous gourmand au Bistro SAQ, sur le site de l'Amphithéâtre.Chef et sommeliers-experts de la SAQ vous révèlent les secrets de leur art.Causerie avec Paavo Järvi.CONCERT RABAIS DE 15 % POUR L'ACHAT DES 4 CONCERTS CONCERTS 30eanniversaire 3488890A ARTS ET SPECTACLES JEAN BEAUNOYER CRITIQUE C'est dans un nouveau théâtre de 300 places situé à l'île Saint-Bernard de Châteauguay que le Théâtre Quatre/ Corps présente une création québécoise de Richard Thériault, Chalet tout compris, qui s'annonce comme l'un des grands succès de l'été.Un succès basé non pas sur la popularité des comédiens, mais sur la qualité de l'écriture de la pièce, sur le talent des interprètes, manifestement à l'aise dans ce genre de théâtre, et surtout, sur la grande compréhension des producteurs de ce que devrait être le théâtre en été.Je me souviens des nombreuses productions de ce théâtre fondé en 1993 qui m'ont toujours surpris par la rigueur et l'originalité de leurs spectacles présentés dans un tout petit théâtre de 200 places.Les cinq fondateurs ont traversé des années difficiles et leur travail n'a pas toujours été reconnu par le grand public.Mais voilà qu'avec cette nouvelle salle de théâtre sur le site enchanteur de l'île Saint-Bernard, on devrait faire salle comble à plusieurs reprises cet été.Il ne s'agissait pas de tout révolutionner pour aller chercher un jeune public dans le théâtre en été et l'auteur, Richard Thériault, l'a fort bien compris.Il fallait tout simplement actualiser une situation avec la culture, la pensée et les mots d'une nouvelle génération.François (Pierre-François Legendre) et Catherine (Marie-Claude Sabourin) ont déniché un chalet dans un coin de paradis pour se reposer et se retrouver pendant une semaine de vacances bien méritées.Tout s'annonce merveilleusement bien jusqu'au moment où un autre couple formé par Jacinthe (Brigitte Lafleur) et Luc (Rémi-Pierre Paquin) se pointent au chalet avec les mêmes intentions.On croit qu'il y a eu erreur dans les réservations et François tente de joindre l'agent qui leur a loué le chalet, mais tous les chalets sont réservés pour une période de trois ans.selon François.Ce qui n'est pas tout à fait vrai puisque François connaît très bien la femme de l'autre couple, Jacinthe, sa maîtresse depuis plusieurs années.C'est lui qui a provoqué cette «erreur administrative » pour passer ses vacances à la fois avec sa femme et sa maîtresse.On reconnaît bien là la mentalité des hommes dans la série télévisée Les Invincibles ou le film Horloge biologique, dans lesquels Legendre a joué des rôles importants.Rémi-Pierre Paquin a joué pour sa part dans Les Invincibles.Évidemment, les deux couples décident de faire contre mauvaise fortune bon coeur et partagent le chalet pour le plus grand bonheur de François et de Jacinthe, qui tentent de se retrouver seuls à plusieurs reprises.On peut facilement imaginer tous les problèmes de François, qui doit aller se cacher dans les toilettes pour ne pas être surpris en compagnie de sa maîtresse durant la nuit.Et c'est là qu'on retrouve un peu de Feydeau et de son traditionnel claquage de portes, mais dans un contexte moderne avec des discussions franches et ouvertes sur la fidélité dans le couple.On note que cette génération est moins morale, mais plus pratique et que le plus important, finalement, ce sont les enfants.Un couple est infertile et se désespère d'avoir des enfants alors que l'autre couple, formé par Catherine et François, en a déjà trois.Les deux femmes se confient des secrets sans savoir que l'une est la maîtresse du mari de l'autre, et les deux hommes parlent de fidélité alors que l'un d'eux est rendu cocu par l'autre.Finalement, François finira par avouer et sa femme lui demandera qui est sa maîtresse en ajoutant, dans une réplique typique de la pièce : «Quand une femme demande par qui elle est trompée, c'est toujours parce qu'elle la connaît ! » Le spectacle, particulièrement original, ne traîne jamais en longueur.On le reverra sans aucun doute pendant plusieurs années dans les théâtres en été.Pour ceux qui aiment les versions authentiques, par contre, c'est l'un des spectacles qu'il faut voir dès cette saison.Chalet tout compris au Théâtre de Châteauguay à l'île Saint-Bernard, les vendredis et les samedis jusqu'au 18 août à 20h30.THÉÂTRE D'ÉTÉ / Chalet tout compris Des Invincibles en vacances PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE QUATRE/CORPS Pierre-François Legendre et Rémi-Pierre Paquin dans une scène de Chalet tout compris.Le théâtre d'été mise sur de nouvelles vedettes pour dynamiser le genre.Et ça fonctionne! On retrouve dans cette pièce un peu de Feydeau et de son traditionnel claquage de portes, mais dans un contexte moderne avec des discussions franches et ouvertes sur la fidélité.JEAN BEAUNOYER CRITIQUE Des grenouilles et des hommes, de Michel Duchesne, a été créée au Théâtre Eastman en 1998.Elle a été présentée, par la suite, dans 27 villes du Québec.C'est donc une pièce à succès que l'on propose au Théâtre des Grands Chênes.L'an dernier, l'endroit avait accueilli pas moins de 48 000 spectateurs venus y voir Fausses rumeurs, de Neil Simon, avec notamment Marina Orsini et Serge Postigo.Cette année, on mise davantage sur la pièce que sur la notoriété des comédiens, même si André Montmorency, Pauline Martin, Sylvie Ferlatte et Roger La Rue ne sont pas des inconnus.Les spectateurs apprécient tout particulièrement le retour de Pauline Martin et d'André Montmorency, qu'on n'avait pas vus depuis plusieurs années sur scène.Montmorency interprète un sympathique grand-père dans cette histoire de famille.Pauline Martin, avec l'énergie qu'on lui connaît, joue Sylvie, lamèrede famillepar qui le drame arrive.Écrasée par la routine, par les travaux ménagers et par un mari ennuyeux, Jean-Claude, Sylvie décide de faire ses valises et de quitter sa famille.Elle prend soin cependant de trouver une remplaçante pour ne pas laisser son mari complètement seul.C'est la joyeuse et talentueuse Sylvie Ferlatte qui joue le rôle d'Yvette, la remplaçante, qui se révélera davantage attirée par le grand-père.La pièce se déroule entre la piscine publique et la maison familiale, en plein coeur de l'été.Tous les membres de la famille se manifestent en paroles, en chansons et même en poésie.C'est le cas de Anne, la fille de Sylvie et de Jean-Claude, interprétée par la jeune Élizabeth Duperré, qui s'exprime habituellement en alexandrins et qui se réfère aux grands auteurs.Le sauveteur, pas particulièrement intellectuel mais fort séduisant, la ramène à la réalité alors qu'une idylle s'amorce entre eux.Le fils Martin, joué par Marc Saint- Martin, se promène avec une grenouille dans un bocal.Ado naïf, il espère que sa grenouille se transformera en princesse.Susanita, nouveau personnage créé par l'auteur pour cette production, rêve d'être une grenouille pour échapper à sa réalité.Évidemment, tout s'arrange à la fin avec la chanson Et c'est pas fini, interprétée par Sunsanita (Amélie Grenier) et la troupe.Des grenouilles et des hommes, comédie musicale de Michel Duchesne, au Théâtre des Grands Chênes, à Kingsey Falls, du mercredi au samedi.Réservations au 819-363-2900.THÉÂTRE D'ÉTÉ / Des grenouilles et des hommes Histoire pour gens heureux."]
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