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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2007-10-07, Collections de BAnQ.

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[" BEAUBIEN 15 JOURS D'ÉVÉNEMENTS PHOTOGRAPHIQUES uniques à Montréal, 15 jours de nouveautés, mini-conférences et de PROMOTIONS Courez la chance de gagner un VOYAGE POUR 2 à Punta Cana en République Dominicaine Hôtel Majestic 5 étoiles En collaboration avec l'agence Tour Mont-Royal Règlements disponibles en magasin.Valeur totale de 3000$, tirage d'un seul voyage Tirage le 22 octobre 3497030A Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE «Vive le Québec libre ! » - Stéphane Dion tentant de changer son image Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte DIM 6 21924 12352 3 LE BONHEUR A-T-IL UNE ADRESSE?MARIE-CLAUDE LORTIE S'EST RENDUE JUSQU'AU BOUT DU MONDE À LA RECHERCHE DU BONHEUR, QU'ELLE A NOTAMMENT TROUVÉ AU DANEMARK PAGES A2 À A5 AUTO ACHETER SON VÉHICULE AUX ÉTATS-UNIS L'AUTO PAGES 3 ET 10 À 16 31800$ US 48000$ CAN CONSEIL FINANCIER QUI FAIT QUOI, ET POUR COMBIEN ?À VOS AFFAIRES PAGES 1 À 3 DEMAIN, JOUR DE L'ACTION DE GRÂCE, LA PRESSE NE SERA PAS PUBLIÉE.À MARDI.PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE© DOSSIER SAUVONS LA PLANÈTE L'EAU MENACÉE L'EAUQUI TUE DÉFOULEMENT MATERNEL COLLECTIF LE SPORT POUR FAIRE LE VIDE UN REPORTAGE DE SILVIA GALIPEAU PLUS PAGES 13 À 15 CONNU POUR SES INONDATIONS, LE BANGLADESH A TERRIBLEMENT SOIF PLUS PAGES 1 À 5 JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois n'a pas des sympathisants qu'au Québec.Des Canadiens vivant à l'extérieur de la Belle Province souhaitent voir cette formation politique parvenir à réaliser l'objectif de la souveraineté.Et ils délient volontiers les cordons de leur bourse pour l'aider à financer ses activités politiques.Un examen de toutes les contributions faites aux formations politiques durant les six premiers mois de l'année 2007 a permis de constater que le Bloc a reçu 1350 $ de trois Canadiens de l'extérieur du Québec.En tout, la formation de Gilles Duceppe a recueilli 62 155 $ auprès de 862 personnes durant la première moitié de l'année, selon les déclarations soumises par le Bloc québécois à Élections Canada.Le Bloc québécois a récolté environ 2% de ses dons a l'extérieur du Québec.David Henderson, un médecin de Victoria, en Colombie-Britannique, a ainsi versé 300$ à la caisse du Bloc en mai et une autre somme de 300$ en juin.DES SYMPATHISANTSHORS QUÉBEC Plus de 800 Canadiens ont contribué à la caisse du Bloc québécois >Voir BLOC en page A10 Les Maple Leafs reviennent de l'arrière et l'emportent en prolongation 123e année No 343 86 pages, 6 cahiers 88¢ taxes en sus - Édition provinciale 96¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Montréal dimanche 7 octobre 2007 Le plus grand quotidien français d'Amérique PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE Les Maple Leafs de Toronto ont comblé un déficit de 3 à 1 pour finalement l'emporter 4 à 3 en prolongation.Tomas Kaberle a inscrit le but gagnant.La rivalité entre Montréal et Toronto étant ce qu'elle est, quelques escarmouches ont éclaté tout au long de la partie, notamment entre Mats Sundin (à gauche) et Mike Komisarek, que le juge de ligne, Andy Mc Elman, tente tant bien que mal de séparer.Le compte rendu du match en pages 1 à 3 du cahier Sports. 3510616A L'argent n'a pas d'odeur, mais le bonheur, lui, aurait-il un pays?Depuis quelques années, les chercheurs en sciences sociales comparent les pays.Conclusion : l'argent et le développement économique achètent une partie du bonheur, mais pas tout.Ainsi, les États-Unis ne se retrouvent pas nécessairement plus haut sur la liste que la Malaisie ou le Mexique.Pourquoi ?Notre chroniqueuse Marie-Claude Lortie est partie à la recherche du bonheur jusqu'au pays le plus heureux du monde.MARIE-CLAUDE LORTIE COPENHAGUE \u2014 Le Danemark n'a pas exactement le climat de la Côte d'Azur.Etsixmoisparannée, lesoleily passedebiencourtesjournées.Sagastronomie est actuellement en pleine révolutionmaishistoriquement, àpart dansle Festinde Babette, çan'ajamais été un lieudehaute cuisine envié par le reste du monde.En fait, à part pour quelques maniaques de design d'intérieur qui rêvent en teck et appellent leurs enfants Arne ou Pouls, le Danemark n'est pas considéré comme un paradis où l'on rêve de terminer ses jours, dans la paix et le contentement.Et pourtant.Si l'on se fie aux grandes recherches économiques et socio-psychologiques qui ont été faites depuis 30 ans, le Danemark est le plus pays le plus heureux du monde.Le phénomène est à ce point documenté que même le British Medical Journal y a consacré un article l'hiver dernier.«Il n'y a aucun doute au sujet des données.Elles parlent clairement», explique Kaare Christensen, épidémiologiste à l'Université de Aarhus et un de ceux qui a cosigné l'article.«La vraie question c'est «pourquoi sont-ils plus heureux que les Finlandais, les Suédois ou les Norvégiens?»» À Copenhague, tout lemondeasa réponse à cette question.«Pourquoi les Danois sont-ils heureux?Mais parce qu'ils n'ont aucune raison de ne pas l'être, répond Cecilie Norby, une chanteuse de jazz très connue au Danemark, interviewée à l'improviste dans un café.Nous sommes extrêmement chanceux.Nous vivons dans un petit pays, où la justice et la démocratie fonctionnent vraiment bien.» Une autre des réponses avancées souvent est fort simple: les Danois sont plus heureux car leurs attentes face à la vie sont simples.Selon le Dr Christensen, c'est l'explication la plus plausible.«Lorsqu'on n'a pas des attentes très élevées, on finit par être heureux avec ce qu'on a.» dit-il.«Les Danois se perçoivent de façon positive.Ils ne mentent pas quand ils disent qu'ils sont heureux mais cela ne veut pas dire qu'ils sont réellement heureux, rétorque pour sa part Torben Bechmann Jensen, professeur au département de psychologie de l'Université de Copenhague.Ce qu'ils aiment, c'est se voir sous un jour positif et se concentrer sur les choses positives dans leur vie.» «Peut-être que c'est la norme sociale de se dire heureux», se demande Toger Seidenfaden, rédacteur en chef du quotidien Politiken.Le hygge Eva Forchhammer, une résidante de Christiania, un ancien quartier de squats très post-68 de Copenhague, propose une autre explication: «Tout est dans le hygge.» Hygge est un mot danois pour parler d'un concept très nordique: le réconfort de la proximité.«Le hygge, c'est quand on allume des chandelles et qu'on est ensemble, ajoute Mme Forchhammer.C'est vrai, c'est important.Tout est là.C'est tellement important dans nos vies qu'on s'oblige à prendre du temps pour le faire.» «On ne pense pas au travail tout le temps.On veut être avec nos proches.C'est ça le hygge.Ici, on réseaute avec la famille!» lance Klavs Dideriksen, un des responsables du centre de recyclage du quartier.«Tout est dans la richesse des liens d'attachement sociaux», explique Peter Gundelach, professeur au département de sociologie de l'Université de Copenhague.«Tout est dans la famille, les amis, les groupes auxquels on s'associe.» Cette proximité des autres fait partie du quotidien.Jonathan Schwartz, un anthropologue d'origine américaine qui vit au Danemark depuis 40 ans, croit quant à lui que le mot-clé de la culture danoise n'est pas hygge, mais tryghed, un terme qui évoque des sentiments de très grande sécurité, de protection, de confiance.«Le bonheur et la confiance vont ensemble », dit le professeur Schwartz.La vie danoise, dit-il, est construite autour de ce sentiment de sécurité, cette paix.C'est ainsi qu'à Copenhague, on laisse les enfants dormir dans leur landau, sur le trottoir, pendant que les parents vont au café ou au resto.C'est normal, accepté, courant.Et selon le professeur Schwartz, c'est du côté de ce tryghed et des craintes que cette sécurité essentielle au bonheur soit remise en question que l'on trouve l'explication d'une certaine résistance à l'immigration chez ce peuple qui se veut pourtant très tolérant.Pas de pub, pas d'empire Dès qu'on arrive au Danemark, on sent un calme.On peut facilement attribuer cette impression, d'entrée de jeu, à la taille modeste des villes et du pays.HEUREUXCOMME UNDANOIS LE BONHEUR A-T-IL UNE ADRESSE ?MARIE-CLAUDE LORTIE COPENHAGUE \u2014 Une des clés du bonheur danois est leur sentiment de confiance.Ils font confiance aux autres Danois, ils font confiance à l'État, ils font confiance à l'avenir.«Au Danemark, les deux tiers des gens disent qu'on peut faire confiance aux autres.D'habitude, dans les autres pays, c'est 30% des gens qui répondent ainsi.Au Danemark, les chiffres sont extrêmement élevés», explique Christian Bjornskov, professeur au département d'économie de l'Université de Aarhus.Le professeur Bjornskov explique que cette confiance innée est typique des pays nordiques et remonte aux Vikings.«Les plus anciennes sagas parlent de comment les choses peuvent aller très mal quand on n'est pas digne de confiance.Chez les Vikings, le concept de la parole donnée est crucial», dit-il.Les Danois font ainsi confiance aux autres (les parents laissent même leurs bébés seuls dans la rue dans leur landau), mais ils font aussi confiance à l'État et à leurs dirigeants politiques.Le sociologue Peter Gundelach de l'Université de Copenhague croit que cette relation harmonieuse est essentielle au sentiment de sécurité des Danois.«Les gens paient beaucoup d'impôts mais la qualité des services qu'ils obtiennent en retour est grande.L'État n'est pas un ennemi.Les gens comprennent pourquoi ils paient des impôts, ce n'est pas considéré comme un problème au Danemark.Personne n'envie les Britanniques.» Tout est dans la confiance Il y a quelque chose de tout à fait réussi dans le royaume du Danemark SOMMAIRE Amusez-vous ! SPORTS 11 Astrologie du jour AFFAIRES 9 Décès AFFAIRES 10 Forum A 14 et 15 Horaire télévision ARTS 6 Loteries A 11 Monde A 12 Personnalité PLUS 18 Petites annonces AFFAIRES 8 Poker SPORTS 8 Météo Passages nuageux en après-midi, possibilités de pluie, maximum 13, minimum 9.SPORTS 9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca PHOTO JOHN MCCONNICO, THE NEW YORK TIMES Dans les quartiers «riches» au nord de la métropole, on remarque à peine qu'on est dans une zone très cossue.Les belles voitures et les grandes maisons sont derrière d'immenses haies anonymes.Loin des regards de ceux qui ne pourraient pas s'offrir autant. Mardi 9 octobre 10h00 à 18h00 Jour 9 Photos peuvent différer.Prix spéciaux aujourd'hui seulement .Photo .Vidéo .Réparation .Location .Impression photo 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 Évitez de vous déplacer, imprimez vos photos de la maison To utes les activités sont GRATUITES Journée f/2,8 Venez découvrir comment un objectif plus lumineux de haute qualité peut améliorer vos photos.Les représentants de Canon, Nikon et Sigma se feront un plaisir de vous les démontrer.Sur tous les objectifs f/2,8 de 500$ et moins 25$ Sur tous les objectifs f/2,8 de 501$ à 1000$ 50$ Sur tous les objectifs f/2,8 de 1001$ à 2000$ 75$ Super Solde sur tous les objectifs f/2,8 Courez la chance de gagner un voyage pour 2 à Punta Cana Hôtel Majestic 5 étoiles (Valeur totale de 3000$, tirage d'un seul voyage) En collaboration avec l'agence Tour Mont-Royal Règlements disponibles en magasin.DE RABAIS DE RABAIS Sur tous les objectifs f/2,8 de 2001$ et plus DE RABAIS 100$ DE RABAIS 3514505A Le bonheur danois vu par.LE BONHEUR A-T-IL UNE ADRESSE ?PHOTO TARIQ MIKKEL KHAN, AP Ces jeunes Danoises se préparent à sauter dans les eaux du port de Copenhague pour marquer le 94e anniversaire de la Petite Sirène, l'icône de la capitale.Selon de nombreuses recherches, le Danemark est le pays où les gens sont les plus heureux au monde.Mais avec ses opéras, ses musées, ses nombreux quotidiens, son palais royal et ses restaurants étoilés Michelin, Copenhague n'est pas une «petite ville».On s'y sent simplement différemment qu'ailleurs.On y ressent moins qu'ailleurs le bombardement de messages publicitaires.Un peu comme si on était en retrait du village global des logos.Dans son livre Affluenza, le psychologue britannique Oliver James note que le Danemark est un des pays occidentaux les mieux immunisés contre un certain consumérisme à outrance.C'est pourquoi certaines chaînes américaines, par exemple, n'y sont pas (Gap) ou y sont à peine et depuis peu (Starbucks).En outre, les Danois ne sont pas de grands amateurs de la nourriture vendue par les grandes chaînes de restauration rapide.Ce fut un des premiers pays, d'ailleurs, à interdire complètement et à l'échelle nationale l'utilisation des gras trans.Et c'est un des rares pays occidentaux où le taux d'obésité n'a pas encore explosé.Le Danemark n'est pas réfractaire au concept même de marque.Qui ne connaît pas Carlsberg, Lego, Bang&Olufsen ou Maersk?Mais la consommation est une chose privée.Tout comme la richesse.«Ici, personne ne se montre très entreprenant ou très compétitif.Ce sont des choses qui existent mais on le cache.Ce ne sont pas des caractéristiques de notre personnalité que l'on met en évidence.La richesse, d'ailleurs, est plutôt cachée», note le professeur Gundelach.Cette modestie fait partie de la culture, c'est la Loi de Jante, en référence à un roman des années 30 qui tournait autour de ce concept très nordique.«L'idée de ne pas être plus riche que les autres ou du moins de ne pas se présenter ainsi fait réellement partie de la morale», dit le psychologue Torben Bechmann Jensen.D'ailleurs, le Nord-Américain qui se promènera dans les quartiers «riches» de la métropole remarquera à peine qu'il est dans la zone cossue.Les belles voitures et les grandes maisons sont derrière d'immenses haies anonymes.Loin des regards de ceux qui ne pourraient pas s'offrir autant.AFFLUENZA Ce terme a été inventé par le psychologue britannique Oliver James pour parler de la course à la consommation, au pouvoir et à la célébrité et de ses effets sur la santé mentale et la capacité d'être heureux.LUISA CORRADO Italienne, chercheuse en économie à l'Université de Cambridge, en Angleterre.Au printemps, elle a publié une recherche sur le bonheur en Europe où, une fois de plus, le Danemark est arrivé gagnant.«La société danoise et sa culture du travail facilitent le maintien d'un bon équilibre entre la vie professionnelle et la vie de famille.Souvent on pense que les pays où les semaines de travail sont plus longues sont plus productifs mais c'est faux.On peut très bien être longtemps au bureau sans être efficace.» «Les Danois ont des milieux de travail flexibles où les gens ont le contrôle sur l'organisation de leurs journées.Comme les Néerlandais, leur liberté est nettement au-dessus de la moyenne européenne.» «Ce qui joue aussi en faveur du Danemark, c'est une certaine pudeur par rapport à la richesse qui évite aux autres de se comparer.Si tu penses que tu n'es pas spécial et que tu as moins que les autres autour de toi, il est difficile d'être heureux.» EVA STEENSIG Sociologue Eva Steensig et créatrice du Bank Sign de la méga-agence publicitaire DDB, elle est la Faith Popcorn du Danemark.Pourquoi les Danois sont-ils heureux?lui a-t-on demandé.Parce que le filet de sécurité sociale est solide dans les pays nordiques.Parce que la société est relativement homogène et égalitaire.Parce que c'est dans notre culture d'apprécier les petites choses de la vie.Parce que les Danois sont satisfaits de ce qu'ils sont.C'est parfois associé à un manque d'ambition, mais c'est plus facile d'être heureux quand tu n'es pas en train de t'inquiéter de la prochaine chose qu'il te faut avoir ou être.À cause de leur pragmatisme.Parce qu'ils valorisent la créativité.Parce que dès qu'ils s'éloignent de leurs valeurs traditionnelles, il y a rapidement une tendance pour les ramener à la normale.Parce qu'ils gardent les deux pieds sur terre.Même leur propension au bonheur ne les impressionne pas! TØGER SEIDENFADEN Rédacteur en chef du quotidien Politiken «Les Danois se proclament heureux, mais peut-être est-ce simplement un état d'esprit, une norme sociale que de se dire heureux.» Rédacteur en chef du quotidien intellectuel de la capitale, M.Seidenfaden propose ses explications dans un français impeccable.«Le système social égalitaire y est sûrement pour quelque chose», dit-il, précisant qu'il parle notamment de l'égalité entre hommes et femmes.«Les Danois ont ainsi un autre type d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée dont les hommes profitent aussi», dit-il.L'égalité oblige les hommes à participer à la vie de famille et leur bonheur en profite.«Tout le monde gagne à ce meilleur équilibre.» «J'ai aussi une autre explication», dit-il en riant.«Saviez-vous que nous sommes les plus grands consommateurs de bonbons au monde?» Ils en mangent presque 8 kilos par personne par année.LE SUICIDE Contrairement à la croyance populaire, le taux de suicide n'est pas dramatiquement élevé au Danemark.Le pays est au 28e rang mondial pour le nombre de suicides par habitant selon les données de l'OMS, derrière de nombreux pays de l'ancien bloc de l'Est, le Japon et d'autres pays occidentaux comme la Belgique, la Suisse et la France. Dimanche 7 octobre 9h30 à 17h00 Jour 7 Photos peuvent différer.Prix spéciaux aujourd'hui seulement .Photo .Vidéo .Réparation .Location .Impression photo 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 Évitez de vous déplacer, imprimez vos photos de la maison 1 69915$ To utes les activités sont GRATUITES Rég.: 1 80999$ Journée Canon Journée consacrée aux produits de la compagnie Canon.Venez découvrir les dernières nouveautés en compagnie du représentant.- 10,1 mégapixels - Viseur par l'écran, 3200 ISO - 6,5 images / seconde - Incluant un sac et une carte CF 98915$ Rég.: 1 03999$ 27915$ Rég.: 29999$ 1 16915$ Rég.: 1 22999$ LV-X7 LV-7260 XGA - 1500 lumens - 2000 lumens Courez la chance de gagner un voyage pour 2 à Punta Cana en République Dominicaine Hôtel Majestic 5 étoiles En collaboration avec l'agence Tour Mont-Royal Règlements disponibles en magasin.(Valeur totale de 3000$, tirage d'un seul voyage) Tirage le 22 octobre Tous les autres COMPACTS Canon Tous 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dans le milieu du cinéma, mais cela ne l'avait pas empêchée de devenir un des phares de la tendance et du bon goût underground new-yorkais avec son blogue The Wit of the Staircase.À la mi-juillet, ils se sont tous les deux suicidés.Vu de l'extérieur, ce couple avait pourtant l'air de tout avoir.Elle ressemblait à Claire Danes et lui à Ashton Kutcher.Ils avaient de l'argent, du talent, un des appartements fétiches du East Village - dans le presbytère de l'église St.Mark -, un réseau d'amis qui les vénéraient, une certaine célébrité dans certains cercles artistiques new-yorkais et californiens.Mais heureux?Ça, non.Tout pour être heureux?Selon une recherche menée sur l'internet par Chris Peterson, professeur de psychologie à l'Université du Michigan, c'est à New York que les Américains sont les moins heureux.Pourtant, vu de l'extérieur, New York semble pouvoir tout offrir pour rendre les gens heureux.La ville est hyper-stimulante et richissime culturellement.Tout y est possible, toutes les idées y trouvent leur place et leur chance.La liberté y est immense, tout comme les occasions de s'exprimer.C'est le centre du monde.Mais est-ce assez pour être heureux?«Ici, les gens ont beaucoup de volonté et d'énergie mais ils sont aussi très compétitifs.Il faut être en avant, tout le temps.Or, c'est très stressant», explique Alicia Hirsch, psychologue au Mount Sinai Medical Center.Même si, vu de l'extérieur, certains New- Yorkais beaux, riches et célèbres ont l'air d'être comblés par la vie, leur détresse est réelle si, eux, sentent qu'ils ne sont pas à la hauteur de leurs pairs, dit la psychologue.Un homme d'affaires ayant «seulement» un petit avion privé à hélice peut ainsi être réellement malheureux de ne pas avoir deux jets.«New York est une ville qui nous offre une liberté exceptionnelle », ajoute le chef Bertrand Chemel de Café Daniel, un Français qui connaît un grand succès en terre américaine.«Mais il faut trouver un équilibre.D'un côté il faut profiter du meilleur de ce que la ville peut offrir, soit la possibilité de suivre ses passions et de créer des choses.Mais de l'autre, il faut se construire un nid pour sa vie et sa famille, loin de tout ça.C'est essentiel.» Le bonheur, dit-il, est à cheval entre la cocotte-minute de Manhattan et la tranquillité douillette de la banlieue.«New York est comme un expresso, c'est un concentré urbain», affirme pour sa part Madeline Nelson, une New-Yorkaise qui a décidé de décrocher de la course à la richesse.«Oui, il y a beaucoup de pression, dit-elle.La pression des pairs, la pression de la publicité, la pression du monde corporatif.Une pression qui nous pousse à toujours vouloir plus.Les gens s'y sentent pauvres ou dépossédés s'ils n'ont pas une télé à écran plat ou un ordinateur de moins de deux ans.» Madeline Nelson, elle, a trouvé le bonheur en laissant tomber son travail pour une grande chaîne de librairies et en devenant freegan, ces rebelles de la société de consommation qui se nourrissent, se vêtissent, se meublent et se procurent pratiquement tout ce dont ils ont besoin dans les.poubelles.«J'aurais pu aussi régler mon problème en déménageant dans une petite ville.Mais ici, je suis heureuse, parce que je suis au sein d'une communauté de gens qui partagent mes valeurs.» Le tapis roulant hédoniste Vivre dans un univers où les choix sont innombrables peut rendre plus malheureux qu'heureux, croit Karen Salmansohn, auteure et animatrice de l'émission de radio Be Happy Dammit, sur les ondes de la radio satellite Sirius.«Quand tu as des tonnes de choix, tu as toujours l'impression qu'il y a quelque chose de mieux», dit-elle.«Et ça peut prendre du temps avant que tu réalises que le gazon plus vert du voisin est en fait de l'Astroturf.» Selon Tor Wager, assistant professeur de psychologie à l'Université Columbia, il y a très peu de corrélation, à New York, entre la richesse et le bonheur.Tout le monde, dit-il, vit au rythme du «tapis roulant hédoniste» (hedonistic treadmill).Cette expression est beaucoup utilisée à New York pour parler de cette course vers la richesse, le succès, la popularité, etc.où on finit par s'adapter à la vitesse de la course.Ainsi les New-Yorkais ont beau améliorer constamment leur niveau de vie, celui-ci devient rapidement la norme à améliorer de nouveau.«Et puis la pression du marketing nous distrait des vraies priorités», ajoute-t-il.Mary Sternbach, auteure et mère de famille de Brooklyn croit que, malgré tout, il y a des îlots de bonheur à New York, des communautés comme la sienne - elle vit à Park Slope - où les gens se connaissent et s'entraident.«À New York, on est toujours en train de se comparer aux autres, on habite empilés les uns sur les autres.C'est inévitable.En ce moment, par exemple, j'ai l'impression que tout le monde a une maison de campagne sauf nous», dit-elle en riant.«Sauf que j'aime vraiment la ville et qu'on peut y faire des choix pour y trouver un équilibre réaliste.» Elle travaille à temps partiel.Son mari est à l'emploi d'une petite société financière qui lui permet de revenir à la maison à 18h.Ils n'ont pas de voiture, habitent Brooklyn plutôt que Manhattan.Le shopping ne fait plus, depuis longtemps, partie de leurs passe-temps.«Et tout ça nous permet de vivre dans une communauté de gens qui ont fait des choix semblables, qui marchent dans la rue, se parlent.Il y a vraiment un sentiment qu'on est tous ensemble dans quelque chose de collectif.Et oui, on peut ainsi être heureux.» Toujours vouloir plus et encoreplus À New York, peut-on s'arrêter pour apprécier ce que l'on a?L'auteur A.J.Jacobs s'est livré à un intéressant exercice: pendant un an, ce journaliste de religion juive a vécu selon les principes de la Bible hébraïque, soit l'Ancien Testament.Pas uniquement les 10 commandements.Il est allé chercher dans tous les textes les leçons de vie qui pouvaient être mises en oeuvre au quotidien, que ce soit une recommandation de porter des vêtements blancs ou de tout arrêter un jour par semaine.«Une des grandes leçons que j'en ai retenue c'est que la vie est incertaine et que tout ce qu'on peut faire, c'est apprécier ce que l'on a», explique-t-il en entrevue.Ce qui l'a frappé à la lecture de la Bible, c'est le message anti-convoitise qui est en contradiction totale avec le concept très américain de «tu peux avoir tout ce que tu veux si tu y mets les efforts» qui est omniprésent.«New York est alimenté par la convoitise.Au lieu d'être heureux de ce qu'on a et qui marche - mettons le fait que l'ascenseur fonctionne ou que le métro arrive à temps -, on pense à ce qu'on pourrait avoir de plus.» De la Bible, M.Jacobs retient aussi les messages anti-idolâtrie qui peuvent être interprétés comme un discours contre l'adhésion à certaines images de marques ou même contre l'admiration que l'on a pour toutes ces vedettes qui nous imposent des normes de vie et de consommation inatteignables.«En fait, quand la Bible parle de l'idolâtrie, on dirait qu'elle parle de la culture de la célébrité», dit-il.Autre élément intéressant de la Bible très pro-bonheur, dit-il: la pause obligatoire du samedi, nécessaire pour prendre un certain recul par rapport à notre vie.The Year of Living Biblically chez Simon & Schuster Le bonheur selon la Bible PHOTOMARK LENNIHAN, AP GS3502007 5770, Boul.Taschereau Brossard 450.923.7777 www.prestige.lexus.ca 3303 Côte-de-Liesse Saint-Laurent 514.747.7777 www.gabriel.lexus.ca Lexus Gabriel - Gagnant du Prix de l'Excellence Lexus 2005 et 2006 3,9% DE LOCATION OU FINANCEMENT JUSQU'À 48 MOIS Les offres de location et de financement sont faites par l'entremise de Lexus Services Financiers sur approbation du crédit, sont de durée limitée et sont valides pour tous les modèles Lexus 2007 neufs GS350 à traction intégrale.Exemple de location basée sur un terme de 46 mois, au taux annuel de 4,9 %.Taxes applicables, immatriculation, enregistrement et assurances en sus.Voyez votre concessionnaire Lexus Gabriel/Lexus Prestige pour tous les détails.3506035A MARIE-CLAUDE LORTIE NEW YORK \u2014 «Le bonheur, c'est relatif.Si tu commences à te trouver pauvre et à t'inquiéter parce que tu n'es pas capable d'aller au resto vu que le moindre plat y coûte 50$, c'est qu'il est temps de changer de ville.Je ne pouvais plus vivre à New York.Je ne voulais plus vivre dans une ville où t'as l'impression d'être pauvre parce que tes enfants ne font pas du ski en Suisse pendant les vacances d'hiver.Je ne voulais plus ce stress.Je suis partie.» Auteure, journaliste - ses chroniques hebdomadaires sur le monde du travail sont publiées dans plus de 200 journaux américains -, blogueuse, Penelope Trunk vit maintenant à Madison, au Wisconsin.Là, dit-elle, sa famille est à l'abri de la course.La course aux meilleurs vêtements, aux meilleures vacances, aux meilleures idées, au meilleur tout.Et le bonheur est au rendezvous.«Pour réussir à New York, il faut être le meilleur dans ce que tu fais.C'est très dur.C'est très stressant.La pression est immense.On peut être heureux à New York et il y a des gens qui le sont, mais c'est très difficile.» L'important pour être heureux, croit Penelope Trunk, c'est de toujours rester optimiste.Mais, plus concrètement, ditelle, il faut vivre et travailler dans un environnement qui nous convient et où on peut se comparer confortablement aux autres.«Quand j'habitais à New York, mon avis de cotisation fiscale pouvait très bienme confirmer un revenu annuel d'environ 200 000$, mais j'avais quand même l'impression d'être sur le bord de devenir sans-abri», dit-elle.Tout est dans la comparaison, ajoute la journaliste.On a beau se dire que l'argent ne fait pas le bonheur, on finit toujours par être affecté par l'impression que tout le monde autour de soi est plus fortuné.Pauvre à 2 $ par année?LE BONHEUR A-T-IL UNE ADRESSE ?NICOLAS BERUBÉ LOS ANGELES \u2014 Selon le cliché, chaque star d'Hollywood a une équipe d'aides qui butine autour d'elle jour et nuit.Un aide pour le téléphone.Un pour les sacs de magasinage.Un autre pour ouvrir les portes.Un pour faire fuir les journalistes et occuper le champ de vision des paparazzi.Deborah Cooper travaille avec des gens qui se déplacent avec ce type d'entourage.«Certains vivent comme ça, certains non, dit-elle.La plupart de mes clients ont juste des vies de fous.De l'extérieur, ils sont pétants de santé et vivent une vie de rêve.À l'intérieur, ils sont sur le point de s'écrouler.» Deborah Cooper est, en quelque sorte, une «aide».Elle est consultante en gestion du stress.Ces clients sont des célébrités, des gens d'affaires et des animateurs qui travaillent à Los Angeles et à Las Vegas.Ce sont les gens souriants et bien habillés qui applaudissent à la soirée des Oscars et durant la remise des Grammys.Des gens dont les noms se retrouvent sur les palmarès des personnes les plus influentes dans l'industrie de la musique et du cinéma.«Ils sont admirés, enviés.Ils peuvent s'acheter des villas sur un coup de tête, acheter des voitures de collection comme ça, durant la fin de semaine», dit-elle.Leur vie en apparence idéale vient avec un à-côté auquel peu de gens ont accès : un monde très peu glamour de dépendance aux drogues, à l'alcool, aux antidouleurs.Un monde de solitude et de doute, un monde d'autodestruction.«On pense souvent que ces gens font la fête pour profiter de leur célébrité ou de leur fortune.Dans les faits, bien des gens font la fête pour oublier, pour engourdir leur stress et fuir leurs problèmes.» Calme jusqu'au bout des doigts Debout dans la cuisine de son luxueux condo, Deborah Cooper parle de son travail tout en préparant des sandwichs, en mélangeant une salade.Dans notre échange de courriels, nous avions convenu de faire l'entrevue autour d'un lunch.Je n'avais pas saisi que le lunch aurait lieu sur son patio.Et que ce serait elle qui préparerait les sandwichs.«Dinde ou roast-beef?» me demande-t-elle, en interrompant un instant ses explications sur les dérapages des stars.Mme Cooper habite dans une gated community d'Orange County, un secteur aisé situé au sud de Los Angeles.Il faut un rendezvous pour passer les portes en fer forgé gardées en permanence.Une fois à l'intérieur, on circule dans un immense quartier où des palmiers poussent près des tours à condos.L'endroit est propre comme la chambre d'un hôtel haut de gamme et plus tranquille qu'un jardin japonais.«C'est ce qu'il me faut pour relaxer, c'est ma façon de garder la tête hors de l'eau», explique-t-elle.C'est après avoir étudié la psychologie à Londres et déménagé à Los Angeles il y a 10 ans qu'elle a développé sa spécialité de «gestion du stress ».Mme Cooper passe son temps à faire de la consultation à Los Angeles et Las Vegas, où elle reçoit ses clients dans un bureau situé directement sur la Strip, la rue des hôtels de luxe, des salles de spectacles et des casinos.«Il faut que je suive ma clientèle.Je vais passer quelques jours à Las Vegas au moins une fois toutes les trois semaines.Souvent, je vais rencontrer les gens directement dans leur chambre d'hôtel.Je fais ce qu'il faut pour être là.» Quand ses clients s'ouvrent à elle, ils montrent une facette de leur personnalité qu'ils passent le plus clair de leur temps à cacher, ou à nier.«Le stress est énorme.Les gens les plus stressés sont ceux qui font des spectacles quotidiens.Des millions de dollars reposent sur eux, sur leur show.À Las Vegas, des hôtels entiers se remplissent parce que ces personnes s'y produisent en spectacle.S'ils sont incapables de faire le show, ils doivent souvent payer une amende.Pour les comédiens, la marge de manoeuvre est nulle.» La dépendance la plus courante est celle aux somnifères et aux médicaments antidouleurs.«Depuis 20 ans, on dirait qu'on en voit de plus en plus.Les gens avalent ça comme des bonbons.Bien vite, ils sont incapables de s'en passer.» Plusieurs clients, dit-elle, choisissent d'ignorer les conseils des médecins et remontent sur scène bien avant que leur période de convalescence soit terminée.Elle se souvient d'un client qui travaillait pour une grosse production de Las Vegas et qui s'était blessé en travaillant.«Il ne savait plus quoi faire.S'il déclarait sa blessure, il allait perdre sa place.S'il continuait à travailler, il empirait les choses.Je lui ai suggéré d'arrêter.Finalement, il a pris des antidouleurs et est remonté sur scène.» Mme Cooper est disponible 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Avec certains clients, une simple conversation téléphonique suffit à calmer une crise.Elle doit être prête à répondre à leurs appels en tout temps.«Ils me disent que le son de ma voix les calme, dit-elle en riant.J'imagine que c'est une façon de dire que je suis ennuyeuse.» Lebonheur à L.A.Profession: consultante en gestion du stress PHOTO PÉNÉLOPE FORTIER, COLLABORATION SPÉCIALE Deborah Cooper est consultante en gestion du stress.L'avantage : passer sa vie avec des gens riches et célèbres.L'inconvénient : les ramasser à la petite cuillère. On fait le tour du bagel en compagnie de Louis Morissette.Hélène Laurendeau nous parle canneberges et santé.Et un gros plan sur l'intriguant melon de Montréal, avec le journaliste gourmand Pierre Gingras.DU LUNDI AU VENDREDI 11H Besoin d'idées?3505703A QUARTIER DIX30 Quartier Dix30 Brossard À l'intersection des autoroutes 10 et 30 Visitez notre nouveau magasin.Heures d'ouverture régulières: Lundi et mardi: 10h à 18h Mercredi, jeudi et vendredi: 10h à 21h Samedi: 9h à 17h Dimanche: 10h à 17h Ch.St.Jean De Sortie 109 (Boul.De Rome) Boul.Grand Allée BROSSARD Boul.Rome Boul.De Rome QUARTIER DIX30 ACHETEZ LE BLAZER LA JUPE OU LE PANTALON ET OBTENEZ GRATUITEMENT Offre valable sur les blazers à 49,99$ et plus.Pantalon ou jupe assortie seulement.Chemises habillées 19.99$ Jeans 29.99$ Chandails col en V 29.99$ Blazers tendance 39.99$ Vestes de laine 99.99$ Habits pour hommes 149.99$ Baby Dolls 19.99$ Chandails 19.99$ T-shirts brillants 19.99$ Chandails à capuchon bordé de fourrure 29.99$ Robes 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de la grève générale du printemps 2005 ne semble pas prêt de se reproduire.Une autre association étudiante s'est prononcée contre un débrayage pour l'automne, vendredi soir.L'Association étudiante du secteur des sciences de l'Université du Québec à Montréal, l'une des sept associations facultaires de l'établissement, a dit non à 62% à une grève générale illimitée après une consultation qui avait lieu toute la semaine.Et lundi, c'était le très militant cégep du Vieux-Montréal - qu'on a vu par le passé faire la grève contre la guerre en Irak, entre autres - qui a refusé à 59% de protester contre le dégel des droits de scolarité.Ni les 3200 étudiants en sciences de l'UQAM, ni les 7000 cégépiens du Vieux ne sont donc intéressés à suivre le mouvement lancé par l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), un syndicat étudiant au même titre que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).Recul du mi l itantisme étudiant ?L'ASSÉ refuse de prendre ce dernier résultat comme une défaite.«L'association de l'UQAM n'est pas un de nos membres, souligne Hubert Gendron-Blais, secrétaire aux communications.Il n'y a donc pas eu de mobilisation de notre part.» En effet, en plus des 16 associations chapeautées par l'ASSÉ, quelques indépendantes avaient aussi prévu un vote sur la grève entre la fin septembre et la fin octobre, dont les deux qui ont dit «non» cette semaine.Jusqu'à présent, seulement une association de l'ASSÉ s'est prononcée.L'Association facultaire étudiante des sciences humaines de l'UQAM a adopté à 62% un mandat de grève générale illimitée le 27 septembre.Le débrayage aurait lieu si sept des 16 associations chapeautées par l'ASSÉ (et au moins 25 000 de leurs 40 000 étudiants) répondaient par l'affirmative d'ici le 23 octobre.Sinon, seules ces associations se mettraient en grève.Contrairement à la FEUQ, l'ASSÉ exige du gouvernement provincial la gratuité scolaire, mais également une amélioration des ressources et services en éducation postsecondaire et un meilleur service de garderie dans les cégeps et universités.La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, affirme suivre la situation de près.«Ce que je crois comprendre, c'est que plusieurs n'obtiennent pas le mandat de grève.Mais je comprends aussi que plusieurs assemblées se tiennent la semaine prochaine.» Mercredi et jeudi, deux autres des sept associations facultaires de l'UQAM passeront au vote.«Je souhaite que les étudiants aillent à leurs cours et puissent suivre leurs cours», a poursuivi Michelle Courchesne, réitérant que les droits de scolarité au Québec sont les plus faibles au pays.La grève étudiante n'est pas à nos portes Faites germer vos projets La Fondation Hydro-Québec pour l'environnement finance des projets de protection et de mise en valeur de milieux naturels Parc de la rivière Doncaster-projet de Plein Air Sainte-Adèle Restauration du sous-bois, des berges et amélioration de l'infrastructure d'accueil hydroquebec.com/fondation-environnement 3505812A ACTUALITÉS Pour tout le monde, il y a quatre saisons: le printemps, l'été, l'automne, l'hiver.Pour certains, il en existe une cinquième: le hockey.C'est la plus longue, et c'est la plus belle.Depuis mercredi, ma vie n'est plus tout à fait la même.Il y a quelque chose de plus: 82 nouveaux rendez-vous s'ajoutent à mon agenda.Je ne me présenterai pas à tous, malheureusement.Mais, peu importe ce que je fais, si le Canadien joue, ça va occuper mes pensées.Je vais surfer sur mon téléphone pour savoir le score.Je vais appeler un ami pour qu'il me raconte le match.Je vais regarder RIS en rentrant pour voir les buts.Et les soirs où je pourrai être là, ce sera la fête.Devant ma télé ou au Centre Bell, je n'aurai pas les yeux assez grands pour tout voir en même temps.La rondelle, le CH, Huet, Kovalev, Markov, Carbo et leurs rivaux.La soirée va passer en un coup de patin.Et même s'ils jouent comme des pieds.Et même s'ils perdent trois à zéro, j'aurai toujours espoir qu'ils puissent gagner.Comme l'année dernière contre Colorado.Comme il y a 36 ans contre Boston.Car un match n'est jamais fini avant qu'il soit fini.Et même quand il est fini, c'est pas fini encore, il y a Ron Fournier.À propos de quoi va-t-il délirer ?L'inertie de Bob-Bob-Bob, le talent de Higgins ou les filles de la zone Molson Ex?Et demain, pour être vraiment rassasié, il me faudra lire Gagnon, Labbé et Tremblay.Pour savoir tout ce qui s'est passé.Pour savoir tout ce qui s'est dit.Et surtout, tout ce qui ne s'est pas dit.C'est ça aimer le hockey.Ce n'est pas un passe-temps.C'est une priorité.Après la blonde, la famille, les amis et la job, il y a le Canadien.En cinquième place au palmarès de ma vie.Depuis tout le temps et jusqu'à toujours.Ce n'est pas ma seule passion.Je suis aussi fou des Beatles.Mais les Beatles sont arrêtés dans le temps.Tandis que le Canadien fait toujours partie du présent.Pour le meilleur, et pour le pire depuis quelques années.Mais au moins, l'histoire ne s'est jamais arrêtée.On se passe le relais.Et moi, je continue de prendre pour eux.Qu'ils s'appellent Béliveau, Lafleur, Roy ou Koivu, c'est le Canadien qui joue.Et le match qui commence est toujours le plus important.Est toujours celui qu'il faut à tout prix gagner.S'il y a des gens pour qui le hockey ne veut rien dire qui lisent encore ce texte, vous devez vous demander pourquoi ?Pourquoi le hockey signifie autant pour une personne qui semble, malgré tout, équilibrée ?C'est parce que ça vient de loin.On naît.On apprend à marcher, à parler, à écrire, à compter.On apprend aussi à s'occuper.Quand on a fini de téter le sein de sa mère, quand on a fini de tirer ses jupes, quand on réalise qu'elle ne peut pas être toujours à côté de nous en train de faire ce que l'on veut, on se trouve un jeu.Pour les trois quarts du globe, c'est un ballon rond.Pour un Canadien, c'est un bâton de hockey.Quand on l'a dans les mains, quand on tricote avec la balle ou la rondelle, on ne s'ennuie plus, on a un but.On s'amuse.Et on est presque heureux.Et puis le soir, devant l'écran, on se rend compte qu'il y a des grands qui font la même chose que nous.Qui jouent au même jeu.Alors instantanément, on clique avec eux.Est-ce les enfants qui imitent les joueurs de hockey ou les joueurs de hockey qui imitent les enfants?C'est comme l'oeuf ou la poule, l'un n'existe pas sans l'autre.À partir de ce moment, à partir de cet ancrage entre notre vie d'enfant et le hockey, notre calendrier devient celui du Canadien.Et on compte les dodos avant les matchs, et on fait des scrapbooks en découpant les photos dans les journaux.Et l'on apprend par coeur ce qui est écrit au verso de nos cartes de hockey.On est entré dans la spirale, et l'on n'en sortira plus.Même à l'adolescence, temps de la grande indifférence, le Canadien demeure un intérêt.Surtout si vous étiez ado dans les années 70, et que le Canadien gagnait tout le temps, c'était la meilleure raison pour faire le party.Et lâcher son fou sans faire peur à papa.Arrivé à l'âge adulte, il y en a qui décrochent.J'en connais.Ils sont nostalgiques des six équipes, des patins blancs ou des salaires décents.Le hockey ne leur dit plus rien.Ça ne m'est jamais arrivé.Faut croire que la dose était plus grande quand j'ai eu la piqûre.Durant les premières années de ma vie, le plus beau des soirs, c'était le samedi soir.Papa faisait des frites, puis on entendait la musique : Tamtaramtaram.Le Canadien sautait sur la glace.Et durant près de trois heures, je jouais avec eux, j'allais dans les coins, je bloquais les tirs, je m'échappais devant le gardien, j'étais un Canadien.Puis autour de 23h, mon père me prenait dans ses bras et allait me porter dans mon lit.Épuisé.Il me restait juste assez d'énergie pour rêver au hockey.Je n'ai pas envie d'être nostalgique de ce temps-là.J'ai envie que ça dure.Que ça continue.Et je ne suis pas le seul comme ça.La secte est grande.Quand ils ne savent pas quoi se dire, les gens normaux parlent de la température.Nous, on parle du Canadien.C'est notre température.Notre pluie et notre beau temps.Que l'inconnu soit un chauffeur de taxi, un type dans l'ascenseur ou le serveur du restaurant, suffit de lui dire «as-tu vu la game hier?» pour que la glace se brise.Pour que les inconnus se rapprochent et partagent entre eux.Aimer le Canadien, c'est une façon d'aimer les gens.Et que les gens vous aiment.C'est aussi profond que ça.Bonne saison tout le monde! COURRIEL Pour joindre notre collaborateur: stephane@tephanelaporte.com La cinquième saison STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE EN BREF Julius Grey ne sera pas candidat.pour l'instant Si des élections fédérales avaient lieu cet automne, l'avocat montréalais Julius Grey ne serait pas candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD).La rumeur courait selon laquelle Me Grey serait intéressé à porter les couleurs du NPD dans la circonscription montréalaise de Notre-Dame-de- Grâce.En entrevue à La Presse Canadienne, Julius Grey affirme qu'il n'a aucun moyen de se dégager de ses obligations professionnelles à court terme.Par contre, si le gouvernement conservateur survit au discours du Trône du 16 octobre, Me Grey entend se pencher rapidement sur son avenir professionnel.-La Presse Canadienne Les Tremblay d'Amérique se rassemblent L'Association des Tremblay d'Amérique tient un grand rassemblement cette fin de semaine à Québec.Les participants soulignent le 350e anniversaire du mariage du couple à l'origine de la plus grande famille canadiennefrançaise ayant un seul ancêtre commun.Selon les organisateurs de l'événement, plus de 100 000 descendants de Pierre Tremblay et Ozanne Vachon seraient actuellement vivants.La journée d'hier devait être consacrée à la reconstitution de l'époque du mariage ancestral célébré le 2 octobre 1657 à l'église Notre-Dame de Québec.Aujourd'hui, les Tremblay doivent honorer leurs membres les plus méritants dans diverses sphères d'activités.Ils doivent aussi effectuer une visite guidée de la ville de Québec.- La Presse Canadienne MERCREDI 3 OCTOBRE 2007 LES 10 RAISONS POUR LESQUELLES HARPER NE VEUT PAS QUE CODERRE AILLE EN AFGHANISTAN SURMON BLOGUE CETTE SEMAINE 1.Il ne veut pas que ça rachève le moral des troupes.Ça va déjà assez mal de même.Réagissez au blogue de Stéphane Laporte: www.cyberpresse.ca 4.Il ne veut pas que Coderre se serve des soldats pour se faire du capital politique.Y'a juste lui qui a le droit de faire ça.5.Il sait que le Parti libéral est plus fort quand Coderre n'est pas là.JEUDI 4 OCTOBRE 2007 LE CANADIEN EST MEILLEUR EN HD On pouvait presque lire le copyright de la NHL sur la rondelle.À un certain moment, on a vu le début d'une goutte de sueur sur le front de Kovalev.Le hockey était déjà mon show de télé préféré, imaginez maintenant.PRÉCISION Dans un texte publié hier, nous avons commis un lapsus en faisant allusion au «décès de Robert Lepage»; nous voulions évidemment parler de l'auteur, metteur en scène et comédien Robert Gravel, décédé en 1996.Quant à Robert Lepage, il est bien en vie, pour le plus grand bonheur des amateurs de théâtre.Nos excuses. RICHARD MORIN Fondateur du Stud i o Couleur d'art 7903, rue Saint-Denis, Montréal (514) 381-2247 crichelieu@bellnet.ca Du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h Stationnement Métro Jarry www.galerierichelieu.com Aussi spacieuse qu'un musée, aussi chaleureuse qu'une maison d'amis Rencontrez aujourd'hui l'artiste en toute simplicité de 13 h à 16 h Exp Os ItION du 7 au 14 octobre 2007 photo: F Galarneau Partie de l'oeuvre Bonjour, je m'appelle Sophie et je suis une petite fille mulâtre âgée de 9 ans.J'ai été abandonnée par mon père à l'âge de 6 ans.Depuis, c'est ma maman qui s'occupe de moi.Malgré toute sa bonne volonté et de nombreux services offerts, elle ne peut s'occuper adéquatement de moi, pour cette raison, je suis à la recherche d'une famille d'accueil.Pour me sentir en sécurité, j'ai besoin de règles et de limites claires.On dit que je suis, une jolie petite fille remplie de potentiel.Je fonctionne très bien à l'école.J'ai besoin d'une famille d'accueil chaleureuse, capable de m'offrir un cadre qui respecte mon rythme au plan affectif et qui me permette de me développer à travers différentes activités.Si vous habitez sur l'Île de Montréal et que vous souhaitez vous impliquer dans la vie de Sophie, ou une autre enfant vivant une situation semblable, communiquez avec madame Louise Landry au 514 385-2318.SOPHIE, 9 ANS UN TOIT POURMOI 3512194A MONTRÉAL Centre-ville 514-282-4537 Mail Champlain 450-672-4537 BROSSARD Place Sainte-Foy 418-652-4537 SAINTE-FOY Carrefour Laval 450-682-4537 LAVAL quelques exceptions peuvent s'appliquer vous économiserez l'équivalent de la TPS (6%) et de laTVQ(7,5%) sur vos achats.Nous les taxes PAYONS Baby Dolls Tailleurs pour femme Ve stes de cuir Jeans Chandails de cachemire Chandails àcapuchon bordés de fourrure 19.99$ 49.99 2pour 99 29.99 99.99 39.99 Habits designers 100% laine PAY ONS Nous Jeans For Him U.K.Chemiseshabillées Imperméables London Fog Ve stes de laine cachemire 39.99 39.99 19.99 99.99 79.99 les taxes 2pour 300 Événement de la fin de semaine de l'Action de Grâce.TOUTLEMAGASIN! 3512975A SURCYBERPRESSE.CA TOP 50DE LA TÉLÉ À notre demande, 50 personnalités ont dressé la liste de leurs 10 émissions de télé préférées.Consultez ces listes et publiez la vôtre sur cyberpresse.ca/top50 JEUVIDÉO Le secteur du jeu vidéo vous intéresse ?Pour tout savoir, consultez notre site technaute.com BONHEUR Le bonheur habite-t-il près de chez vous ?Pour le savoir, répondez à notre questionnaire sur cyberpresse.ca/bonheur PHOTOS Voyez les plus belles photos de nos photographes sur cyberpresse.ca/portfolio PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE © MARTIN CROTEAU Mise en garde aux automobilistes : ralentissez, car les policiers vous ont à l'oeil.La Sûreté du Québec multiplie les opérations au cours du long week-end de l'Action de grâce.Elle espère éviter l'hécatombe de l'an dernier, qui a coûté la vie à 11 personnes.«Les policiers de chaque poste de la province et les policiers municipaux s'impliquent dans cette opération, explique le sergent Michel Brunet, porte-parole de la SQ.Sans dévoiler le nombre, c'est la majorité des policiers en devoir le jour et le soir qui vont participer.» La preuve que les agents ont du pain sur la planche: les patrouilleurs postés sur l'autoroute Bonaventure, hier midi, ont épinglé une quarantaine d'automobilistes pour excès de vitesse en moins de trois heures.En moyenne, les conducteurs fautifs ont dépassé la limite de vitesse par plus de 25 km/h.Les longues fins de semaine donnent bien des maux de tête aux policiers.Car le nombre d'automobilistes grimpe en flèche, tout comme la durée de leurs déplacements.Les risques d'accidents sont décuplés.L'an dernier, 11 personnes sont mortes sur les routes pendant le congé de l'Action de grâce.Jusqu'ici cette année, seul un motocycliste a péri, tôt hier matin.Routes : surveillance policière accrue pour le long congé PHOTO BERNARD BRAULT LA PRESSE © Un policier surveille au radar la vitesse des véhicules sur l'auroute Bonaventure, en direction de Montréal. Desjardins partenaire officiel de Brault & Martineau Prix en vigueur du lundi 1 octobre au dimanche 7 octobre 2007.Quantités limitées sur certains articles.Valable pour les produits en inventaire seulement.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Non valable aux Centres de liquidation (C.D.L.).Détails en magasin.\u2020Marques et modèles sélectionnés.Détails en magasin.Termes et conditions de la vente : achat minimum requis de 499$ avant taxes pour les appareils électroniques et de 799$ avant taxes pour les meubles, matelas, accessoires de décoration et électroménagers.Ne payez que les taxes de vente au moment de l'achat.Sujet à l'approbation du crédit.Le montant de votre achat sera réparti en 36 versements égaux, sans frais ni intérêt, débutant le mois suivant votre achat.Détails en magasin.Livraison gratuite 7 jours sur 7 BROSSARD Tél.: 450 619-6777 9500, boul.Taschereau (coin boul.Rivard) GATINEAU Tél.: 819 561-5007 1 877 755-2555 500, boul.de la Gappe (face aux Prom.de l'Outaouais) KIRKLAND Tél.: 514 697-9228 16 975, route Transcanadienne (sortie 50 de la Transcanadienne) LASALLE Tél.: 514 364-6110 7272, boul.Newman (près du Carrefour Angrignon) LAVAL Tél.: 450 682-2516 500, boul.Le Corbusier (coin boul.de la Concorde) REPENTIGNY Tél.: 450 470-0815 145, rue de Lafayette (près du boul.Brien) ROCK FOREST Tél.: 819 562-4242 1 800 267-4240 4275, boul.Bourque (coin rue Grégoire) SAINT-HUBERT Tél.: 450 676-1911 1351, boul.des Promenades (près des Prom.St-Bruno) SAINT-LÉONARD Tél.: 514 254-9455 6700, rue Jean-Talon Est (près des Galeries d'Anjou) SAINTE-THÉRÈSE Tél.: 450 430-0555 125, boul.Desjardins Est (coin boul.Curé-Labelle) HEURES D'OUVERTURE Lundi au vendredi 9h à 21h Samedi 9h à 17h Dimanche 10h à 17h Mobilier de salon avec sièges, dossiers et accoudoirs revêtus de cuir Livraison gratuite Causeuse.499 $ RABAIS DE 500 $ Rég.: 999 $ Fauteuil .349 $ RABAIS DE 350 $ Rég.: 699 $ Pouf.169 $ RABAIS DE 170 $ Rég.: 339 $ Sofa RABAIS DE 600$ Rég.: 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Choix de couleurs Livraison gratuite Pouf .199 $ 599$ A N S Pour plus de détails, demandez à l'un de nos experts en magasin.Protégez votre investissement 3496881A PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS Titulaires de permis, agences de la SAQ, Comptoirs Vin en vrac, SAQ Dépôt, SAQ Signature et SAQ.com exclus.Cette offre s'applique uniquement aux bouteilles de vin et de spiritueux de 10$ et plus chacune après toute autre réduction.Les formats de 3 L et plus, les coolers, les bières et les colis-cadeaux ne sont pas inclus dans cette promotion.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l'entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.18 ans et plus.Aucune mise de côté n'est acceptée.Cette promotion s'applique aux produits offerts en succursale du 5 au 8 octobre 2007.3509477A SUITE DE LA UNE CATHERINE HANDFIELD La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) a connu des temps meilleurs.L'organisme doit composer avec 800 000$ de moins cette année, ce qui l'a forcé à couper dans son personnel, a appris La Presse.Une controverse lancée par le réseau CTV pourrait expliquer cette baisse.Jusqu'à présent, le manque à gagner représente 15% du budget annuel de cinq millions.Un demimillion en legs testamentaires, et 300 000$ en dons personnels.«C'est énorme pour nous, et je ne pense pas que nous allons remonter la pente d'ici la fin de l'année», se désole le directeur général de la SPCA, Pierre Barnoti.Treize employés sur 70 des bureaux de Montréal et de Laval ont été mis à pied à la mi-septembre.Les années précédentes, la SPCA en remerciait plutôt cinq ou six quand arrivait la saison froide.Pierre Barnoti attribue cette diminution à la controverse lancée par CTV au mois de juin.Le réseau anglophone a accusé la SPCA de tromperie en portant le nom de «SPCA canadienne» et en recrutant des fonds partout au pays, alors que les dons servent uniquement au Québec.En effet, la moitié des dons personnels - soit 1,5 million - provient de donateurs de l'extérieur du Québec.Et ce sont eux qui se sont montrés moins généreux cette année, selon M.Barnoti.«La télévision anglaise nous est tombée dessus avec une mauvaise presse injustifiée, déplore le directeur général.C'est une sorte de guérilla stupide.» La SPCA a d'ailleurs déposé une plainte au Conseil de presse du Québec au début de juin.Elle sera entendue le 2 novembre.Pour couronner le tout, des organismes locaux d'Estrie et de Mauricie ont aussi dénoncé les campagnes de financement en région, estimant que seule la région de Montréal bénéficiait de ces fonds.Ronald Montminy, de la firme Montminy Bédard & Associés, ne s'étonne pas de ce résultat.«C'est même surprenant que les dons personnels aient seulement diminué de 10%, dit l'expert conseil en campagnes de financement.Si les Québécois sont réfractaires à envoyer de l'argent au Canada anglais, le Canada anglais l'est encore plus envers le Québec.» La SPCA, qui en est à préparer son budget pour l'année 2008, entend réétudier toutes les campagnes de financement.L'organisme assure que la qualité de son service ne diminue pas.«À date, les 20 000 à 24 000 animaux que nous recevons chaque année n'en ont pas souffert.Nos 300 bénévoles doivent compenser la perte et les employés doivent travailler plus fort », assure M.Barnoti.Il rappelle qu'en 1994, la SPCA avait des revenus annuels de 1,7 million, une dette de 2,5 millions et un seul employé.Le budget de la SPCA chute de 15% LA PRESSE CANADIENNE HAY RIVER, T.-N.-O.\u2014 Un policier de la GRC est mort hier, après avoir été atteint de coups de feu dans le village de Hay River, situé dans les Territoires du Nord- Ouest.Il a succombé un peu plus tard à ses blessures, selon le sergent Larry O'Brien.La victime est Chris Worden, âgé de 30 ans, d'Ottawa.L'agent Worden répondait à un appel hier matin lorsqu'il a été abattu dans des circonstances qui n'ont pas été précisées.La Gendarmerie royale du Canada était toujours à la recherche du tireur en début de soirée hier.Des résidants de ce petit village, situé à 400 kilomètres de Yellowknife, affirment que des parties de leur communauté ont été isolées par la GRC, qui interroge plusieurs résidants.Des résidants ont déposé des fleurs devant l'édifice de la GRC situé à Hay River.Un policier de la GRC tué dans les T.N.-O.Des sympathisants hors Québec Michel Lamoureux, qui est aussi médecin à Embrun, en Ontario, a quant à lui donné 200 $ en mai et 100$ en juin aux troupes bloquistes.Enfin, Yves Bellefeuille, un fonctionnaire fédéral vivant à Ottawa, a remis 450$ au Bloc en juin.La Presse a joint les trois généreux donateurs au cours des derniers jours.M.Henderson a indiqué qu'il contribue à la caisse du Bloc québécois depuis quatre ans et qu'il détient même une carte de membre du parti.Il a décidé de verser de l'argent à cette formation souverainiste parce qu'il désire que le Québec devienne indépendant un jour.De cette façon, a-t-il affirmé, le Canada ne sera plus sous la férule des francophones à Ottawa.«Je veux que l'on reprenne possession de notre pays », a-t-il indiqué.M.L amou reu x , qui es t natif de Québec, a quant à lui précisé qu'il est un souverainiste de longue date même s'il habite l'extérieur de la province depuis quelques années.Il a expliqué avoir contribué pour la première fois cette année à la caisse du Bloc après avoir entendu que le parti de Gilles Duceppe éprouvait de la difficulté à recueillir de l'argent.Pas d'accusé de réception Mais M.Lamoureux a indiqué qu'il n'avait plus l'intention de délier les cordons de sa bourse de la sorte parce que les dirigeants du Bloc ont oublié de lui envoyer un reçu ou un accusé de réception.« Je suis furieux et j'espère que vous allez leur dire.C'est la première et la dernière fois que je contribue au Bloc », a dit M.Lamoureux, qui demeure toutefois favorable à la souveraineté du Québec.Enf i n , M.Bel le feui l le a refusé de faire quelque commentaire que ce soit au sujet de sa contribution et a exprimé sa surprise de l'appel de La Presse.Depuis quelques années Un porte-parole du Bloc québécois, Frédéric Lepage, a indiqué que le parti reçoit des contributions de l'extérieur du Québec depuis quelques années déjà.«Nous recevons des dons de membres ou de sympathisants qui ont quitté le Québec et même de gens qui ne viennent pas du Québec.Mais c'est somme toute mineur », a-t-il affirmé.M.Lepage a aussi rappelé que la chaîne parlementaire CPAC a réalisé un sondage en 2004 démontrant que 4% des gens de la Colombie-Britannique étaient prêts à voter pour le Bloc québécois même s'il ne présente des candidats qu'au Québec.«Il semble que nous ayons des amis là-bas », a-t-il dit.Le débat des chefs M.Lepage a aussi indiqué qu'au lendemain du débat des chefs en anglais lors de la campagne électorale de 2004, le Bloc avait reçu une centaine de courriels d'électeurs canadiens déplorant que le parti n'ait pas de candidat dans le reste du pays.Durant ce débat, le chef bloquiste Gilles Duceppe avait tiré son épingle du jeu.Sa maîtrise des dossiers avait impressionné de nombreux téléspectateurs et journalistes anglophones.« En campagne électorale, nous recevons souvent de la correspondance de gens qui déplorent qu'on n'a it pas de candidats à l'ex tér ieu r du Québec.Il y a même des gens qui se proposent d'être candidats à l'extérieur de la province.On apprécie toujours avoir des appuis de la sorte, mais le Bloc est un parti voué à la défense des intérêts du Québec.Il serait illogique d'être présent à l'extérieur », a dit M.Lepage.Durant la dernière campagne électorale, le président du puissant Syndicat des travailleurs canadiens de l 'automobi le , Buz z Hargrove, avait donné son appui au Bloc québécois, affirmant qu'il était le meilleur parti pour défendre les intérêts des forces progressistes au Québec.M.Harg rove ava it auss i invité les Québécois à voter pour le Bloc s'ils ne voulaient pas appuyer les libéraux de P au l Mar t i n pou r ba r r e r la route au Par ti conservateur au Québec.Cette sortie avait causé une tempête dans les rangs l ibéraux au pays .- Avec la collaboration de William Leclerc BLOC suite de la page A1 «On apprécie toujours avoir des appuis à l'extérieur de la province, mais le Bloc est un parti voué à la défense des intérêts du Québec.Il serait illogique d'être présent à l'extérieur.» Résultats des tirages du: Résultats des tirages du: décomposable dans les deux sens En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ventes totales : GAGNANTS LOTS Prochain gros lot (approx.) : Jour - Mois - Année - Signe 500 000 $ décomposable dans les deux sens compl.compl.Participation gratuite compl.500 000 $ (C) 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 12 555 450 $ 5 000 000,00 $ 24 537,60 $ 2 016,80 $ 107,70 $ 10,00 $ 10,00 $ 2 500 000 $ 2007-10-06 24 NOVEMBRE 39 BÉLIER 2007-10-05 Vous êtes très occupés.Abonnez-vous ! 1 866 628-4783 NOUVELLE LOTERIE SUR TERMINAL À 1 $.3 FAÇONS DE GAGNER CHAQUE JOUR! un cahier spécial à ne pas manquer mercredi 10 octobre dans Repo Rtage publicitai Re Heures d'ouverture : dimanche 7 oct.: 11h à 19h lundi 8 oct.: 11h à 18h 4720, rue Garand Saint-Laurent (angle boul.Thimens) ORGANISÉ PAR PRESTIQUE LIQUIDATIONS www.prestigeliquidations.com info: (514) 338-1000 DES PRIX PLUS BAS QUE CEUX D'UNE FAILLITE! 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400 7,25 13 Anjou 1 504,49 208 7,23 14 Villeray-Saint-Michel- Parc Extension 3 085,51 448 6,89 15 Mercier-Hochelaga- Maisonneuve 1 900 530 3,58 16 La Salle 0 400 0 17 Plateau-Mont-Royal 0 87 0 18 Rivière-des-Prairies/ Pointe-aux-Trembles 19 Rosemont- La Petite Patrie 0 150 0 ACTUALITÉS ÉRIC CLÉMENT A lo rs qu e d es ci t o ye n s de Rivière-des-Prairies-Pointeaux- Trembles se mobilisent pour convaincre d'autres citoyens d'aller signer, mardi, le registre qui pourrait ouvrir la porte à un référendum sur le projet immobilier au sein du parc René-Masson, le maire de l'arrondissement, Cosmo Maciocia, persiste et signe: ce projet est un bon projet, même sur le plan environnemental.C'est mardi prochain, le 9 octobre, que les citoyens de sept zones qualifiées pourront se rendre au rez-de-chaussée du 7380, boulevard Maurice-Duplessis, entre 9h et 19h, pour signer le registre : il faudra que 208 personnes se déplacent et signent pour que le projet soit possiblement soumis à un scrutin référendaire.En entretien avec La Presse, le maire Maciocia dit d'ailleurs qu'il se pliera à la volonté des citoyens.«Ce sont les citoyens qui décideront et je suis confiant pour mardi qu'il n'y aura pas assez de signatures, dit-il.Mais s'il y en a assez, je pense qu'on devrait aller en référendum car c'est la démocratie.C'est la façon de donner la chance aux gens de s'exprimer.Et je pense qu'on gagnera le référendum!» Par ailleurs, M.Maciocia ne voit rien de contradictoire au fait qu'il ait fait partie du comité directeur qui a défini la Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels en 2006 et qu'il fasse en même temps la promotion de la construction d'une maison de la culture et d'un bureau d'arrondissement dans un des 59 parcs que cette politique a décidé de protéger.Projet censé valoriser Pour le maire, ce parc est un « terrain en friche où beaucoup de déchets ont été jetés» et le projet va contribuer à le mettre en valeur avec des sentiers d'interprétation.Selon lui, il respecte la Politique de 2006 que «je défends avec mes ongles », dit-il.D'ailleurs, ajoute-t-il, l'organisme en environnement ZIP Jacques-Cartier s'est prononcé en faveur de ce projet.«Ils se sont rendu compte que si on prend un hectare pour le projet, on va en protéger 11.» Mais le Conseil régional de l'environnement de Montréal est déçu que la responsable des parcs à Montréal, Helen Fotopulos, soutienne ce projet.Le CREM estime qu'il aurait dû être soumis à l'Office de consultation publique de Montréal.«C'est quand même un projet de 20 millions, dit le directeur du CREM, André Porlier.Mais l'OCPM ne s'occupe pratiquement pas de projets publics, juste des projets privés ou d'institutions.La Ville ne soumet presque jamais ses projets à l'OCPM.C'est un manque de transparence.D'autant que la Ville a fait de la publicité pour ce projet sans donner les deux côtés de la médaille.» Pauline Lussier, qui a fait du porte-à-porte cette semaine dans Rivière-des-Prairies pour convaincre des gens d'aller signer le registre mardi, s'est rendu compte que de nombreux citoyens ne sont pas au courant du projet.«Souvent, ils n'en ont que vaguement entendu parler, dit-elle.Alors, c'est difficile car on a peu de temps pour les informer.» Projet immobilier au parc René-Masson Le maire Maciocia s'en remet aux citoyens PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE © Karim Saôdi se promène dans le parc René-Masson.Des citoyens de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles se mobilisent pour contester les projets immobiliers envisagés sur ce terrain.ÉRIC CLÉMENT Comme pour les achats d'alcool à la SAQ, l'arrondissement d'Outremont est dans une classe à part dans l'île de Montréal en ce qui a trait aux dépenses faites pour les fêtes de fin d'année, a constaté La Presse en faisant le tour de tous les arrondissements de l'île de Montréal.L'administration du maire Stéphane Harbour a reconnu avoir dépensé environ 10 000$ pour le party de Noël de ses employés en 2005, mais, selon les documents obtenus par La Presse, la dépense a été encore plus importante en 2006.Le service de traiteur chez Robert Alexis a coûté 12 200,32$ et les boissons achetées à la Société des alcools du Québec représentent deux factures, une de 565,92$ et une de 751,80$, pour un total de 13 518,04$.Ramenée au nombre d'employés réguliers de l'arrondissement, soit 87 personnes selon le directeur de l'arrondissement par intérim Pierre Beaudet, cette dépense annuelle représente 155,38$ par employé, soit largement plus que dans tous les autres arrondissements montréalais et loin de la moyenne montréalaise de 20,30$ par employé (voir tableau ci-contre).Un tour des 19 arrondissements de Montréal montre que quatre d'entre eux n'engagent même aucun argent publ ic pour leurs soirées de fin d'année : Rosemont-La Petite Patrie, Plateau-Mont-Royal , La Salle et Rivière-des-Prairies-Pointeaux- Trembles.Dans ces arrondissements, les employés, d'une manière ou d'une autre, organisent et financent leurs soirées avec leur propre argent.Six autres arrondissements dépensent moins de 10 $ par employé pour organiser ces agapes de la période des Fêtes : Villeray-Saint-Michel-Parc Ext ension (6 , 89 $), Anjou ( 7, 23 $) , Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce (7,26 $), Lachine (8,86$), Montréal-Nord (9,28$) et Mercier-Hochelaga- Maisonneuve (3,58$).Pour ces deux derniers arrondissements, les salariés participent à hauteur de 30$ par personne pour ces fêtes et l'arrondissement ajoute une petite contribution, via les allocations de dépenses des directeurs à Montréal-Nord.Les quatre arrondissements qui dépensent le plus, après Outremont, pour ces réceptions de fin d'année sont L'Île-Bizard-Sainte- Geneviève (70,23$), Verdun (30$), Pierrefonds-Roxboro (29,76$) et Ahuntsic-Cartierville (26,03$).Dans ce dernier arrondissement, les frais représentent le party de Noël et la soirée réservée aux personnes qui partent à la retraite.Viennent ensuite quatre arrondissement s: Sa i nt-Laurent (19,77$), Ville-Marie (18,14 $) où le party est sans alcool, Sud- Ouest (12,13$) et Saint-Léonard (11,85$) où les employés payent en général leurs soirées, mais Noël est l'occasion de rendre hommage à ceux qui partent à la retraite.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca LES PARTYS DE FIN D'ANNÉE Outremont dans une classe à part Arrondissement Dépenses de l'arrondissement pour les soirées de fin d'année Nombre d'employés réguliers Frais / employé 3485061A MONDE Les nouvelles internationales en continu sur cyberpresse.ca/monde RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEWYORK \u2014 Ce serait l'ironie suprême: le 4 novembre 2008, la droite religieuse pourrait garantir l'élection d'Hillary Clinton, ou de tout autre candidat démocrate, à la présidence des États-Unis.Un tel scénario est devenu plausible le week-end dernier lorsque des leaders évangéliques, réunis à Salt Lake City, ont menacé d'appuyer un candidat indépendant si aucun des deux principaux partis ne choisit un adversaire avoué de l'avortement comme porte-étendard pour l'élection présidentielle.Comme tous les aspirants démocrates à la Maison-Blanche défendent le droit des femmes à interrompre leur grossesse, la menace ne visait pas leur parti, mais plutôt celui des républicains, où tous les candidats présidentiels en lice sauf un sont opposés à l'avortement.Or, selon les sondages, cette exception républicaine, qui répond au nom de Rudolph Giuliani, devance tous ses adversaires dans la course à l'investiture du parti pour l'élection présidentielle 2008.D'où la mise en garde de quelque 50 leaders évangéliques, qui pourrait engendrer la candidature d'un Ralph Nader de droite.«Gagner l'élection présidentielle est important, mais pas aux dépens de ce qui nous tient le plus à coeur», a expliqué James Dobson, président et fondateur de l'organisation Focus on Family, un des leaders évangéliques qui a participé à la réunion de Salt Lake City.Outre la question de l'avortement, l'institution du mariage fait aussi partie des dossiers prioritaires de la droite religieuse, selon James Dobson.Avec ses deux divorces, Rudolph Giuliani n'est pas plus le candidat idéal à ce chapitre.Il ne fait pas de doute que la fin de l'alliance entre la droite religieuse et le Parti républicain nuirait à la candidature de l'ancien maire de New York.La semaine dernière, un sondage Rasmussen indiquait que 27% des électeurs républicains préféreraient un candidat issu de la droite chrétienne à Rudolph Giuliani ou à Hillary Clinton.Ce candidat indépendant, qui pourrait bien être James Dobson lui-même, serait ainsi appelé à jouer en 2008 le rôle d'empêcheur de tourner en rond qui a été celui de Ralph Nader en 2000.Si celui-ci n'avait pas été appuyé par les Michael Moore, Susan Sarandon et autres figures influentes de la gauche, Al Gore serait peut-être encore aujourd'hui à la Maison-Blanche.Conscient du danger qui se profile à l'horizon, Rudy Giuliani a tenté de rassurer la droite religieuse la semaine dernière.«Je ne suis pas une menace», a déclaré le candidat républicain à des journalistes lors d'un passage au New Hampshire, l'État qui tiendra en janvier les premières élections primaires de la campagne présidentielle.Giuliani n'est pas seulement un partisan du droit à l'avortement, mais également un défenseur des droits des homosexuels.Mais, après le 11 septembre 2001, ces questions ne sont pas les seules qui comptent aux yeux des chrétiens conservateurs, selon Charles Dunn, doyen de l'École de gouvernement Robertson à l'Université Regent, en Virginie.«De tous les candidats républicains, Rudolph Giuliani est celui qui a la position la plus forte vis-à-vis d'Israël et du terrorisme», explique le spécialiste de la question évangélique aux États-Unis.«C'est très important pour les chrétiens conservateurs, qui supportent unanimement, ou presque, aussi bien Israël que la guerre contre le terrorisme.» Charles Dunn est cependant très loin de prendre à la légère la menace de James Dobson, une des figures les plus influentes de la droite religieuse.«Si James Dobson et ses alliés mettaient sur pied une candidature indépendante, ce serait la fin de Rudy Giuliani, dit-il.Et cela mènerait à l'élection du candidat présidentiel du Parti démocrate, qui sera probablement Hillary Clinton.» Ce serait l'ironie suprême, car la sénatrice de New York est depuis longtemps la bête noire de la droite religieuse.Selon un sondage publié la semaine dernière, la candidate a renforcé son avance sur ses rivaux démocrates, recueillant pour la première fois plus de 50% des intentions de vote des électeurs démocrates.Quoi qu'il en soit, la menace de James Dobson pourrait se préciser le 20 octobre lorsque des militants de la droite religieuse se réuniront pour participer à un mini-sommet à Washington.Presque tous les candidats républicains devraient prendre la parole devant le groupe, sauf Rudolph Giuliani et Fred Thompson.Giuliani menacé à droite TOUR DU GLOBE ESPAGNE Un parti basque décapité L'arrestation de 23 membres de la direction du parti Batasuna, considéré comme l'aile politique du mouvement armé ETA, est une «déclaration de guerre» de la part du gouvernement espagnol, a déclaré hier Pernando Barrena, le seul membre de la direction de Batasuna à avoir échappé au coup de filet de jeudi.Le raid a eu lieu à Segura, au Pays basque, à 50 km au sud de San Sebastian.Le comité directeur de Batasuna y tenait une réunion secrète, dit-on de sources policières et judiciaires.Dans les rues de plusieurs villes du Pays basque, des milliers de personnes ont défilé pour dénoncer les arrestations.ETA, qui avait déclaré un cessezle- feu unilatéral en mars 2006, a mis fin à la trêve avec un attentat qui a fait deuxmorts en décembre.Associated Press AFGHANISTAN Bev Oda et Maxime Bernier sont arrivés à Kaboul La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, et le ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, sont arrivés hier à Kaboul peu après qu'un kamikaze se soit fait exploser sur la principale route menant à l'aéroport, tuant un soldat américain et quatre civils.Mme Oda a dit que la mission dans la province de Kandahar pouvait être considérée, jusqu'à un certain point, comme un succès.M.Bernier a quant à lui dit avoir discuté avec M.Karzaï de la possibilité de négociations avec les talibans et a assuré que de tels pourparlers n'auraient pas lieu sans que les talibans ne renoncent à la violence.La Presse Canadienne PAKISTAN La présidentielle en branle Les élus du Parlement et des quatre assemblées provinciales ont commencé hier à voter pour la présidentielle au Pakistan, un scrutin au suffrage indirect que le président Pervez Musharraf est assuré de gagner.Mais les résultats ne pourront pas être annoncés avant au moins 11 jours, un arrêt de la Cour suprême interdisant de les proclamer avant que la haute juridiction ne statue sur des recours de l'opposition visant à faire invalider la candidature de M.Musharraf.Elle n'examinera ces recours qu'à compter du 17 octobre.Le Pakistan, en proie à une vague d'attentats sans précédent qui ont fait plus de 300 morts en deux mois et demi, vit depuis 15 jours sous la menace du jihad, la «guerre sainte», décrétée par Oussama ben Laden contre M.Musharraf et son armée.Agence France-Presse CHILI Le clan Pinochet libéré La veuve de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, ses cinq enfants et 17 anciens membres de son entourage, civils ou militaires, ont été remis en liberté sous caution hier, deux jours après leur arrestation pour détournement de fonds.Un comité de trois juges a décidé à l'unanimité de libérer les 23 proches de l'ancien dictateur, moyennant des cautions allant de 200 à 590$.Un fils du dictateur défunt a réaffirmé que selon lui ces inculpations avaient des motivations politiques.Un juge les avait inculpés selond'«importantes indications tendant à prouver qu'ils avaient participé au détournement de fonds publics» pendant la dictature (1973-1990).Associated Press AGENCE FRANCE-PRESSE NEW YORK \u2014 Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, les trois membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité de l'ONU, ont fait circuler vendredi un projet de déclaration condamnant «la répression violente » exercée contre les manifestants par la junte birmane.«Le Conseil de sécurité condamne la répression violente par le gouvernement de Birmanie de manifestations pacifiques, dont l'usage de la force contre des personnalités et des institutions religieuses», déclare le projet, soumis par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne aux autres membres du conseil de sécurité.Ce projet de déclaration non-contraignante demande un consensus des 15 membres du Conseil de sécurité pour être adopté.Les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne l'ont fait circuler après que le Conseil de sécurité ait entendu le rapport de l'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari sur sa mission de quatre jours en Birmanie.Le projet de déclaration, qui doit être discuté par les experts du concert demain, se félicite de la mission de M.Gambari et de son rapport et demande «la libération immédiate des personnes arrêtées et (.) que celles qui ont été blessées aient accès à des soins médicaux appropriés».Le texte demande également «un décompte complet des personnes détenus, disparues ou tuées à la suite des récentes manifestations pacifiques».Il appelle également la junte militaire birmane à libérer tous les prisonniers politiques, dont la leader de l'opposition et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, afin «de permettre le dialogue avec les leaders de tous les groupes politiques et ethniques» en vue d'un processus «de réconciliation, dialogue et démocratisation».BIRMANIE Projet de déclaration de l'ONU pour condamner la répression « Si James Dobson et ses alliés mettaient sur pied une candidature indépendante, ce serait la fin de Rudy Giuliani.» FORUM Visitez mon document multimédia : www.cyberpresse.ca/ jeanlemire CARTE POSTALE MA SUGGESTION SEMAINE QUÉBÉCOISE DE RÉDUCTION DES DÉCHETS DU 14 AU 21 OCTOBRE Cette semaine, un appel à la mobilisation ! Préparez-vous pour la Semaine québécoise de réduction des déchets, qui aura lieu du 14 au 21 octobre.Organisez un défi dans votre municipalité, au bureau, ou dans votre école.Les organisateurs veulent sensibiliser la population aux solutions écologiques de gestion des matières résiduelles selon l'approche des 3 R - réduction, réutilisation et recyclage.Vous avez des idées et vous voulez apporter votre contribution?Consultez le site de l'organisme au www.sqrd.org.Vous y trouverez de nombreuses idées qui vous aideront à organiser vos activités et à promouvoir votre initiative sur le site internet de l'événement.Près d'une centaine de défis ont été lancés dans toutes les régions du Québec, et 31 écoles y participent déjà.Nous sommes parmi les plus importants producteurs de matières résiduelles au Québec.La Semaine québécoise de réduction des déchets est une excellente occasion d'entreprendre des changements de comportements importants dans nos habitudes de vie.Aux vidanges, les vieilles actions polluantes ! Autres ressources : www.actionrebuts.org et www.recyc-quebec.gouv.qc.ca Vous avez des trucs et astuces pour sauver la planète, partagez-les avec les lecteurs de La Presse en m'écrivant à : jlemire@lapresse.ca LA QUESTION DE LA SEMAINE envieronnement sauvons la planète ! JEAn LEmiRE COLLABORATION SPÉCIALE L'auteur est biologiste, photographe et cinéaste.Il a été chef de trois missions à bord du voilier Sedna IV, dont la plus récente en Antarctique.Il signera tous les dimanches une chronique dans nos pages.L'automne est chaud au Québec, et je ne parle pas de politique.Septembre a pulvérisé des records de température et d'ensoleillement.Les températures estivales se prolongent, repoussant toujours davantage l'automne vers l'hiver selon le calendrier des saisons que nous connaissons.Le printemps s'exprime aussi beaucoup plus rapidement sur la planète, comme l'a révélé une impressionnante étude de l'Université de Munich qui, sur une période de 30 ans, a étudié 542 plantes et 19 espèces animales réparties sur 21 pays.Les phénomènes associés au printemps, comme la floraison ou la feuillaison, gagnent en moyenne près de trois jours par décennie ! Si l'automne s'éternise et que le printemps s'exprime de façon plus précoce, la période d'hiver diminuera.Nous avons pu corroborer cette hypothèse lors de notre dernier séjour en Antarctique, en analysant les températures hivernales des 51 dernières années : juin, le premier mois d'hiver austral, a vu ses températures moyennes grimper de 6 °C ! Le même phénomène s'observe maintenant à l'autre extrémité de la planète, en Arctique.Au Nord, là où le réchauffement de la planète s'exprime de façon spectaculaire, les scientifiques suivent la fonte progressive de la banquise arctique.La tendance est connue, et les images satellitaires confirment, année après année, l'important recul de la calotte glaciaire.En se basant sur les observations des dernières décennies, les scientifiques peuvent prédire la perte annuelle moyenne qui s'établit normalement à environ 50 000 kilomètres carrés de glace, soit la superficie de la Nouvelle-Écosse.Or, cette année, la banquise de l'Arctique a déjoué tous les modèles climatiques : plus d'un million de kilomètres carrés de glace se sont liquéfiés sous le regard stupéfait des scientifiques .En une année seulement, la banquise arctique a perdu un volume de glace équivalant à la perte prévue pour les 10 ou 15 prochaines années.La machine climatique s'emballe beaucoup plus rapidement que ce que les modèles climatiques prévoyaient.La blanche banquise agit comme un miroir et réfléchit jusqu'à 90% des rayons du soleil.La fonte accélérée de cette surface réfléchissante annule l'action miroir, et la chaleur s'accumule.Sans glace protectrice, l'eau de mer absorbe et emmagasine jusqu'à 50% de l'énergie du soleil.Toute cette chaleur nouvelle retarde la formation de la banquise en hiver.Selon le Dr Louis Fortier, d'Arctic Net, la température de l'océan en Arctique est présentement 5 °C au-dessus du point de congélation.Il n'y aura donc pas de banquise dans l'Arctique cette année avant un certain temps.L'hiver perd donc aussi du terrain au Nord.Les effets de l'exceptionnelle fonte de l'année 2007 auront des répercussions à moyen terme.La banquise, plus mince en raison du court hiver, fondra plus vite lors du redoux printanier.L'Arctique vient d'entrer dans un inquiétant cercle vicieux.Il existe donc une mémoire du système climatique, et le record de 2007 en appellera donc probablement d'autres au cours des années à venir.On prévoit déjà une augmentation des températures moyennes de l'Arctique qui pourraient atteindre plus de 7 °C au cours du prochain siècle.L'impact du réchauffement de l'Arctique aura des conséquences directes sur nos vies, dans toutes les régions du pays et sur tous les continents de cette planète.Sur notre planète bleue, l'eau domine nettement la terre.Vus de l'espace, nous ne sommes que des insulaires insouciants et, malgré les signaux envoyés par les pôles, nous refusons de nous adapter à cette nouvelle réalité.Placés devant les faits, nous cherchons à gagner du temps, trop obsédés par notre désir de croissance à tout prix.Nous savons pourtant que le climat de notre planète, qui permet la vie telle que nous la connaissons, est contrôlé par la mer (les grands courants océaniques) et le ciel (les grands vents atmosphériques).Nous comprenons aussi maintenant comment les pôles influent sur les courants et les vents qui agissent directement sur ce climat.L'ignorance ne peut donc plus justifier l'insouciance et l'inaction, dans ce monde où tout est relié.Les bouleversements climatiques observés un peu partout sur la planète sont en train de modifier l'équilibre des saisons.Certains peuvent se réjouir à l'idée de voir l'hiver reculer au profit des autres saisons, mais quel sera le prix réel de cette nouvelle insouciance?En matière de changement climatique, nous avons déjà franchi un point de nonretour: le réchauffement est bel et bien amorcé, et les impacts sur la biodiversité et les écosystèmes sont d'ores et déjà inévitables.Quand les scientifiques tirent la sonnette d'alarme devant la fonte de la banquise arctique, ils ne parlent pas d'une simple problématique locale.Nous savons maintenant que les répercussions de ces perturbations climatiques se feront sentir ailleurs, très loin, dans des endroits que nous occupons.Il serait temps d'entendre l'appel des scientifiques, si nous voulons nous adapter aux inévitables changements.La machine climatique s'emballe En une année seulement, la banquise arctique a perdu un volume de glace équivalant à la perte prévue pour les 10 ou 15 prochaines années.PHOTO JEAN LEMIRE, COLLABORATION SPÉCIALE La spectaculaire fonte de la banquise arctique en 2007 a surpris les scientifiques.Les modèles climatiques prévoyaient une accélération rapide de la fonte de la banquise polaire vers les années 2030-2040.Or, il semble que le phénomène soit bel et bien amorcé.La rapidité des changements en cours risque de précipiter les conséquences sur notre environnement.La banquise de l'Arctique a perdu plus de 50 % de son épaisseur moyenne au cours des dernières décennies.Dans les années 60, la banquise faisait 3,2 mètres d'épaisseur en moyenne.Aujourd'hui, elle ne fait plus que 1,5 mètre d'épaisseur.inquiétant\u2026 Le repos des mouettes tridactyles sur un iceberg de l'Arctique QComme n t l es sc ie n t i f i - ques font-ils pour mesurer la superficie de la banquise en Arctique, dans cette vaste région du monde plutôt inaccessible ?- Edgar, Montréal R Les scientifiques utilisent des images satellite pour suivre de près les variations de la banquise arctique.Les mesures de la superficie de la banquise, réalisées à partir d'images satellitaires, ont débuté dans les années 70.Selon les données du National Snow and Ice Data Center, un centre de recherche situé à Boulder, au Colorado, l'année 2007 bat par près de 20% le précédent record de 2005.Le 10 septembre 2007, on enregistrait 4,24 millions de kilomètres carrés de glace contre 5,32 millions lors du précédent record qui datait du 20 septembre 2005, soit plus d'un million de kilomètres de glace de plus que l'ancienne marque.Le chercheur qui a rendu ces données publiques, Mark Serreze, a déclaré que si on lui avait demandé, il y a quelques années seulement, vers quelle année la banquise allait disparaître en été, il aurait opté pour un scénario probable de disparition de la banquise vers 2070 ou 2100.Il a depuis révisé son pronostic : «Je pense désormais que 2030 est une estimation raisonnable.» Ça va vite\u2026 Serge Paquette, collaboration spéciale DROITS RÉSERVÉS ÉDITORIAUX André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉGAREMENTS PIERRE LÉGARÉ COLLABORATION SPÉCIALE BILLET Salut les jeunes vieux, Je m'adresse à vous autres, l'Association des étudia nts en sc iences humaines de l'UQAM.Maudit que je vous trouve vieux.Vous n'avez pas le droit d'être déjà vieux.Moi, oui, pas vous autres.Sur votre plan de grève générale, je vais vous donner mon opinion de vieux: c'est pas bon pour personne, à commencer par vous autres.Un, c'est dépassé depuis à peu près 40 ans.Deux, c'est inapproprié dans votre contexte et trois, elle va vous coûter plus cher qu'elle ne va vous rapporter.Pas payant.Regardons froidement la dernière grève que vous avez faite.Le but en était de soutenir le tiers d'entre vous autres qui doivent s'endetter pour étudier.Quel en a été le résultat?La prolongation de leur session, ce qui leur a entraîné des frais de subsistance supplémentaires, donc un endettement supplémentaire.Pas payant.La grève, il faut que ça reste la stratégie par défaut, l'affrontement forcé qu'on n'a pu éviter après avoir épuisé tous les autres moyens d'en arriver à une entente.Une grève, ça ne fait que des perdants, souvent même surtout ceux qui la font plutôt que ceux qu'elle est censée mettre à genoux.Pour un travailleur, une semaine de grève équivaut à une perte de revenus annuels de 2%.Ça ne prend pas une bien grosse calculatrice pour se rendre compte que quand tu te tapes trois semaines de grève pour obtenir une augmentation de 3%, t'as perdu 3%.Et c'est sans compter le climat pourri qui t'attend pour toute l'année qui suit ton retour au travail.Pas payant.Vaut mieux rechercher une entente.Si possible, une entente gagnant-gagnant.C'est moins excitant à première vue, moins spectaculaire à court terme, ça ne passe pas à la télé, mais c'est plus payant et c'est plus durable.Vous êtes à l'université, à quelques mois de faire votre entrée dans la vraie vie.Vous occupez le siège idéal, au milieu dans la rangée d'en avant, pour réfléchir, remettre en question, réinventer, proposer quelque chose de mieux que ce que vous observez.Il y a moyen d'en faire un trip dont vous allez encore vous vanter quand vous aurez des petits-enfants, sans pénaliser davantage ceux d'entre vous qui sont déjà mal pris.Démar rez un laboratoi re d'idées sur votre campus, un think tank.Faites-en un laboratoire permanent.Vous n'avez même pas à sécher de cours pour le faire fonctionner : la Révolution Orange en Ukraine, - c'était quand même tout un contrat - ça s'est fait par les soirs et les fins de semaine.Vous le saviez ?Vous êtes les premiers concernés par le financement de nos universités.Le trip de ce labo?Faire de vous des interlocuteurs permanents d'avant-garde, des proposeurs allumés, innovateurs, plutôt que d'éternels quémandeurs.Vous devez être tannés, me semble?Profitez d'un atout que vous n'aurez plus une fois sortis de l'université: votre liberté de totale remise en question des diverses facettes d'un système qui ne vous a pas encore bouffés, casés et rendus dépendants de lui, comme les vieilles cloches dont je suis.Tiens, si ça vous allume, je vous garroche deux idées tout croches.La première.Je connais un étudiant qui aurait le temps et le coeur, et mauditement le goût, de travailler quelques heures par semaine, mais, m'a-t-il expliqué, il se ferait ainsi couper une partie de l'aide financière qu'il reçoit.Ça se peux-tu ! Personnellement, je ne vois pas du tout ce qu'il y a de mal à laisser travailler quelqu'un qui veut travailler, qui va payer des taxes sur tout ce qu'il achètera avec l'argent ainsi gagné, ou même à le laisser épargner cet argent pour rembourser plus rapidement ses dettes d'études .On peut-tu repenser ça ?La deuxième.On abolit les bourses.Ne paniquez pas tout de suite: on est dans notre labo pour tester des hypothèses d'ententes gagnant-gagnant.On propose plutôt qu'un étudiant qui termine son cours avec une moyenne donnée, voie sa dette transformée en bourse dans une proportion équivalente.En clair, tu finis avec une moyenne de 65%?Il y a 65% de ta dette d'études qui est transformée en bourse, tu n'as plus que 35% de celle-ci à rembourser.À 75% de moyenne, tu ne dois plus que 25% et à 85%, ce n'est plus que 15%.Les bollés paresseux ne sont pas plus avantagés que les piocheux studieux, ça vient rappeler à ceux qui buissonnent pendant 10 ans pour terminer un bac de trois ans que le buissonnage a un prix et, la bourse qu'on a abolie quelques lignes plus haut, vous la voyez ?Elle est revenue, même augmentée , sau f qu'elle est maintenant attribuée au mérite, un mérite mesurable et mesuré.Gagnant-gagnant.Payant.Deux idées sur lesquelles faire du pouce.Le pouce, c'est gratos.Pas le métro que vous devrez prendre pour aller parader dans la rue.Dépassée, la grève?Plutôt que de bloquer les universités, pourquoi les étudiants ne démarrent-ils pas des laboratoires d'idées sur leurs campus ?Ce qu'il faut toujours rechercher, c'est une entente gagnant-gagnant ; c'est peu excitant et peu spectaculaire, mais c'est plus payant et plus durable.akrol@lapresse.ca ARIANE KROL Les temps changent, une ampoule à la fois.Les fluocompactes sont devenues si populaires qu'elles font de l'ombre aux ampoules traditionnelles.Tellement que General Electric - l'entreprise fondée par Thomas Edison, celui-là-même qui a inventé l'ampoule à filament il y a 128 ans - fermera plusieurs usines et supprimera des milliers d'emplois.C'est l'un des plus grands bouleversements de l'histoire de GE, a souligné le fabrica nt américa in jeudi.La réorganisation touche sept usines et 4400 travailleurs.L'ampou le à filament n'a plus la cote.Avec raison.Une fraction de l'électricité qu'elle utilise sert à éclairer, le reste se dissipe en chaleur.Elle consomme quatre fois plus d'énergie qu'une fluocompacte et dure beaucoup moins longtemps.Remplacer ne serait-ce qu'une de ces antiquités par une ampoule de nouvelle génération est considéré comme le geste le plus facile à poser pour réduire la consommation d'énergie à domicile.Pas étonnant que les gouvernements et les distributeurs d'électricité fassent des pieds et des mains pour convertir les consommateurs.Depuis un an, Hydro-Québec a versé des remises en argent pour plus de 350 000 ampoules certifiées Energy Star.L'Ontario s'y prend de façon encore plus directe.Le gouvernement a exempté les fluocompactes de taxe provinciale et les fournisseurs d'électricité en ont distribué des milliers gratuitement.L'opération de charme n'aura qu'un temps.En 2012, les ampoules à filament seront interdites partout au Canada, sauf dans quelques environnements particuliers, comme les couvoirs.Les quincaillers feraient mieux de se tenir prêts.Si les alternatives écoénergétiques ne s'améliorent pas, les clients risquent de prendre les stocks d'ampoules à filament d'assaut à l'approche de la date fatidique, histoire de faire des réserves.L'an dernier, un ménage québécois sur deux possédait au moins une ampoule fluocompacte.Ce que Statistique Canada ne nous dit pas, c'est où ils l'ont mise.Dans la buanderie?La remise de jardin?Dans son emballage d'origine?Car il faut bien le dire, l'objet est loin d'être au point.On l'apprécie pour ce qu'il ne fait pas (dévorer de l'énergie, briser fréquemment), mais il ne remplit toujours pas sa mission première, c'est-à-dire fournir un éclairage agréable.Les fabricants ont beau multiplier les modèles et nuancer la lumière, on est encore loin du compte.Combien de consommateurs ont installé de ces ampoules pour les retirer aussitôt, choqués par la douche blafarde qui venait de s'abattre sur eux?Et le prix élevé n'incite pas à multiplier les essais.La réponse viendra peut-être d'autres technologies, comme les diodes électroluminescentes, mieux connues sous l'acronyme anglais LED, qui sont de plus en plus polyvalentes.GE essaie aussi de développer une nouvelle génération d'ampoules à filament, aussi économes mais plus flatteuses que les fluocompactes.Heureusement.On devrait pouvoir être vert sans devenir verdâtre.Lumière verte mroy@lapresse.ca MARIO ROY Mercredi, les Ontariens iront aux urnes pour, soit reconduire le gouvernement libéral de Dalton Mc Guinty, soit le remercier de ses services au profit des conservateurs de John Tory.Les citoyens de la province voisine auront une autre décision à prendre.Par référendum, ils devront consentir, ou non, à une réforme du mode de scrutin qui le rendrait mixte, c'est-à-dire partiellement proportionnel, comme cela existe sous diverses formes dans des dizaines de pays au monde.Cet te seconde déc ision à prendre, qui est pourtant d'une grande importance, indiffère passablement les Ontariens.On prévoit qu'ils choisiront le statu quo, comme en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique, où des projets de système électoral mixte ont également échoué.En fait, un seul sujet a monopolisé l'attention pendant la campagne: celui des écoles confessionnelles, qui a provoqué un débat comparable à celui des accommodements raisonnables au Québec.Avec sa promesse de consentir un financement étatique à toutes les écoles confessionnelles (ce qui concernerait 53 000 enfants actuellement inscrits au privé et ne recevant aucune aide de l'État), Tory a littéralement saboté sa propre campagne électorale, alors que Mc Guinty, l'homme aux promesses non tenues, était vulnérable.Contemplant l'étendue des dégâts, John Tory a fait volte-face il y a quelques jours et annoncé un vote libre des députés à ce sujet.Mais probablement il était déjà trop tard.Le système d'éducation de l'Ontario a historiquement fait une place à des écoles catholiques « séparées» ou privées subventionnées, notamment fréquentées par des enfants de langue française et dont l'existence est garantie par la loi.Ce tricot fait à la fois de fibres religieuses et identitaires s'est démaillé lorsque les gens d'autres confessions ont commencé à exiger le même traitement.Se mêle en outre à l'affaire le classique débat que l'on connaît bien au Québec aussi et qui concerne la pérennité de l'école publique.Il n'y a pas de solution simple à cet imbroglio.Défaire les « privilèges» des catholiques?Impossible.Étendre ces conditions aux autres confessions?Impensable.La population ontarienne n'y consent visiblement pas, se méfie d'un multiculturalisme de ghettos, préfère investir dans l'école publique.Sans parler de la question consistant à savoir si le trésor public devrait être de plus en plus mis au service de l'un ou l'autre dieu! La seule chose à faire aurait été de ne pas ouvrir cette trappe\u2026 ce que, apparemment, on a fortement conseillé à John Tory avant même qu'il n'amorce sa campagne.Au total, le résultat de la double consultation de mercredi pourrait bien être de reporter au pouvoir, surtout en fonction d'un enjeu inextricable et objectivement mineur, un gouvernement pourtant impopulaire.Et, à l'échelle du Canada, d'enregistrer à Toronto un troisième échec au chapitre de la réforme du mode de scrutin.On peut estimer que c'est dommage: un système mixte permettrait, en Ontario comme ailleurs, de mieux représenter les humeurs réelles de l'opinion publique.La trappe ontarienne PHOTO LA PRESSE© Défaire les «privilèges» des catholiques?Impossible.Les étendre aux autres confessions?Impensable. VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 FORUM ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE© Selon Yolande James, l'appartenance du Québec au Canada est une valeur ajoutée à la venue et à l'intégration des immigrants.YOLANDE JAMES L'auteure est ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles.Elle répond ici à la lettre du député péquiste Martin Lemay, publiée dans cette page, dimanche dernier.Dans sa lettre ouverte de dimanche dernier, Martin Lemay, le porte-parole du Parti québécois en matière d'immigration, exprimait la volonté de son parti de «rapatrier tous les pouvoirs (d'Ottawa) en matière d'immigration», puisque assumer tous les pouvoirs fait partie de l'engagement politique de son parti.Je constate d'abord que la confusion sur l'objectif ultime n'est toujours pas dissipée et que le dogmatisme n'est pas mort au PQ.Alors que Pauline Marois refuse désormais de parler de souveraineté, son député, lui, réaffirme que c'est son objectif.Qui plus est, il le fait avec un dogmatisme aveuglant: rapatrier pour rapatrier! La pensée magique du Parti québécois est de retour, la souveraineté du Québec est la solution à tous les problèmes! Pourtant le député Lemay sait très bien que même si Québec agissait ainsi, cela ne donnerait pas de nouveaux pouvoirs réels.En matière d'immigration et d'intégration, Québec dispose déjà de tous les pouvoirs dont il a besoin pour assurer son avenir démographique, la pérennité du français et l'intégration de ses immigrants.En 1991, le gouvernement libéral a rapatrié tous les pouvoirs reliés à l'immigration sélectionnée et l'intégration des nouveaux arrivants.(Accord Gagnon-Tremblay/ Mc Dougall).Par cette entente, Québec obtenait l'entier contrôle de la sélection de ses immigrants indépendants.Pour des raisons évidentes, seules les enquêtes de sécurité et de santé demeurent de compétence fédérale.Le reste de notre immigration est composé de réfugiés sélectionnés dans des camps ou acceptés pour des raisons humanitaires et de gens venus dans le cadre du programme de réunification de famille.Pour ces catégories, ni Ottawa ni Québec n'exercent de «véritable» sélection.Elles sont assujetties aux conventions internationales signées par le Canada.Mieux encore, par cet accord, le Québec se voit même garantir par Ottawa le droit de recevoir un pourcentage d'immigrants égal à son poids démographique au Canada.Il peut même le dépasser de 5% si tel est le désir du Québec.Il en est de même pour l'intégration des immigrants, Québec a tous les pouvoirs dont il a besoin.La même entente prévoit que tous les services d'accueil, d'aide à l'établissement, de francisation et d'insertion en emploi offert aux immigrants sont assumés et offert par le gouvernement du Québec.À ce titre, ce dernier reçoit d'Ottawa une juste compensation financière et ce, sans condition.Donc, contrairement à ce qu'affirme le Parti québécois, les nouveaux arrivants ne reçoivent pas de messages diffus sur leur appartenance à la société québécoise.Ainsi, avant même son arrivée, au moment du dépôt de sa demande, l'immigrant est informé qu'il s'apprête à joindre les rangs de la nation québécoise, et à adhérer à ses valeurs fondamentales, notamment l'usage du français dans la vie commune et l'égalité des hommes et des femmes.C'est le gouvernement du Québec qui l'accueille à l'aéroport, qui lui offre ses cours de français, ses premiers services, son accès aux soins de santé\u2026 Le message ne saurait être plus clair, à moins, bien sûr, que l'on s'enferme dans la pensée magique du Parti québécois.Monsieur Lemay dit trouver notre culture fragile et s'en inquiéter.Ce n'est pas mon avis.Notre culture, elle est forte, rayonnante et novatrice.Il faut la chérir, la préserver et l'enrichir.Loin d'être un obstacle à la venue où à l'intégration des immigrants, l'appartenance du Québec au Canada est une valeur ajoutée.Il suffit de se promener à l'étranger, de questionner un peu les motivations des immigrants et leur choix du Québec pour réaliser que, loin d'envoyer un message contradictoire, notre appartenance à l'État canadien est un facteur positif à leur venue et leur intégration.(\u2026) La pensée magique du PQ En matière d'immigration et d'intégration, Québec a déjà tous les pouvoirs dont il a besoin pour assurer son avenir pgagne@lapresse.ca PIERRE-PAUL GAGNÉ Outre le caractère non négociable de l'égalité absolue entre les hommes et les femmes, l'actuelle polémique sur les accommodements raisonnables a mis à l'ordre du jour un autre débat sur lequel la société québécoise ne s'était jamais vraiment penchée en profondeur, celui de la laïcité de l'État.Comme la plupart, sinon la totalité, des demandes d'accommodements jugées déraisonnables ont des fondements religieux, il fallait s'attendre à ce que le débat porte, tôt ou tard, sur le renforcement du caractère laïc de l'État.Beaucoup de Québécois, qui ne s'étaient jamais passionnés pour cette question, ont tout à coup découvert que la laïcité pouvait devenir un rempart de premier plan pour empêcher les intégrismes religieux de toutes natures d'envahir l'espace public.D'autant plus que, depuis quelques années, il y a l'exemple français sur lequel s'appuyer.À l'opposé, il est apparu lors de certaines audiences de la commission Bouchard-Taylor que bon nombre de catholiques pratiquants, qui craignent la disparition totale des manifestations et des signes religieux dans l'espace public, entendent se battre bec et ongles pour maintenir les acquis.Ce débat, bien entendu, a rebondi dans les courriels de nos lecteurs.Voyons d'abord des points de vue prônant la laïcisation: - «Je suis d'avis que les Québécois craignent les accommodements raisonnables non pas parce qu'ils risquent d'entraîner des différences dans notre société, mais plutôt des dérapages religieux que l'on ne veut plus revivre.» (Jean-Guy Grenier) - «Il est plus que temps que le gouvernement fixe des balises quant à la laïcité de l'État.Nos taxes et impôts ne doivent plus servir à former des croyants quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent.C'est là la responsabilité des Églises.» (Solange Gagnon) - «Je suis un tenant de la laïcité au Québec.L'émancipation citoyenne face aux diktats des institutions religieuses est un signe de civilisation!» (François Leduc) - «La laïcité est le rempart de la démocratie.Elle permet qu'en démocratie toutes les religions soient tenues à l'écart afin d'éviter qu'elle ne glisse vers la théocratie.Les accommodements religieux sont ainsi une brèche dans la démocratie.Ils la rognent, la dénaturent en tentant de la transformer en théocratie.» (Gisèle Filion) À l'opposé, des partisans du maintien des signes religieux expliquent ainsi leur point de vue : - «Il doit effectivement y avoir une séparation entre l'État et la religion, mais la sécularisation ne doit en aucun cas empêcher la religion de jouer un rôle dans l'organisation de la société civile.Empêcher le religieux de prendre part à la vie de la société civile serait de faire de la laïcité un nouveau fondamentalisme encore plus contraignant que le fondamentalisme religieux.» (Benoit Voyer) - «La laïcité, telle une nouvelle religion, cherche à s'imposer avec un succès certain.Le péché d'aujourd'hui, c'est oser affirmer ouvertement ses croyances et afficher des signes religieux.Sont à condamner les Québécois qui osent ainsi freiner les volontés de ces extrémistes apôtres de la laïcité, eux qui possèdent à leur tour l'unique vérité.Connaîtrons-nous un jour un Québec où les croyants seront carrément persécutés?» (Benoît Descôteaux) Les croyants sont-ils en danger de persécution au Québec?Il ne faudrait pas exagérer.Mais est-ce à dire néanmoins que, dans une perspective de bannissement total de tout signe religieux dans l'espace public, on en arriverait à faire disparaître les crucifix des établissement publics?Serait-ce la fin de la crèche de Noël devant l'Hôtel de Ville de Montréal ?Si certains farouches partisans de la laïcité totale le souhaitent, ce n'est pas l'avis de la plupart qui estiment qu'il ne faudrait pas aller jusqu'à s'attaquer aux signes religieux qui font partie de notre héritage culturel.Ainsi, s'exprime M.Sammy Dalva dans le courriel qu'il nous a fait parvenir : - «Le Québec a une tradition chrétienne et la croix, que se soit celle de l'Assemblée nationale ou bien celle du mont Royal, fait partie de notre patrimoine culturel au même titre que le sapin et la crèche de Noël.Renier ce patrimoine pour ménager la sensibilité d'une minorité «fanatisée» relèverait du délire de notre rectitude politique.» Mais pour les tenants de la laïcité, il est clair qu'il faudrait faire le deuil de certaines traditions, comme la récitation d'une prière avant les assemblées du conseil municipal, si c'est le prix à payer pour empêcher l'implantation dans l'espace public québécois de pratiques religieuses jugées inacceptables.Laïcité: le prix à payer POST SCRIPTUM Pour les tenants de la laïcité, il est clair qu'il faudrait faire le deuil de certaines traditions.L'animateur Paul Arcand, fort du succès de son premier documentaire, Les voleurs d'enfance, a choisi de s'attaquer au monde de la pilule dans un deuxième film, Québec sur ordonnance, sur nos écrans depuis vendredi.Ce n'est pas un bon film.Les critiques de cinéma l'ont détesté.Parce qu'il est confus, qu'il mélange tout, qu'il va dans toutes les directions.Et qu'il mène à une conclusion informe, dans le registre du «C'est-y pas effrayant».Ça va peut-être plaire, parce que l'indignation populiste est un bon fond de commerce, surtout quand on peut l'enrichir d'un soupçon d'anticapitalisme contre les impopulaires géants du médicament, et qu'on peut faire flotter un parfum de complot entre médecins, pharmaciens, politiciens et multinationales.Mais Paul Arcand, cette fois-ci, ne fera pas avancer le débat, parce qu'il ne pose pas les bonnes questions.En partant, sa prémisse nous envoie sur une fausse piste.«Pourquoi les Québécois avalent-ils autant de pilules sans se poser de questions?», demande-t-il.Ce ne sont pas les Québécois qui sont accros aux pilules, mais l'Occident au grand complet.Dans le concert des nations industrialisées, le Canada est dans la moyenne pour sa consommation de médicaments.Au Canada, le Québec est cependant la province qui consomme le plus par habitant, 699$ par année contre 648$.Mais c'est un phénomène très récent, qui date de l'envol du régime d'assurance médicament en 1999.Les Québécois prennent plus de pilules parce qu'ils sont les seuls à avoir un régime public.Cela favorise la consommation, mais cela comble également des besoins essentiels.Sa deuxième prémisse est également trompeuse.750 pilules par année, répète-t-il.Ce chiffre ne veut rien dire.Deux Tylenol par jour pour l'arthrite, ça donne 730 pilules.La croissance de la consommation, et des coûts, s'explique largement par le vieillissement, des vieux qui vivent plus longtemps et des boomers qui arrivent à l'âge de l'arthrite, de la ménopause, de l'hypertension et du cholestérol.Elle s'explique aussi par les progrès considérables de la recherche.Les médicaments sont sophistiqués, ils soignent plus de maladies, ils remplacent les chirurgies, et ils contribuent à prolonger la vie et la qualité de la vie.On ne peut pas faire un documentaire sérieux sur les médicaments sans le dire très clairement, et sans tenter de définir cet apport.Une partie de la hausse est certainement liée à la surconsommation, aux mauvaises prescriptions, aux abus.Cela justifie des contrôles beaucoup plus serrés pour s'assurer que les médecins prescrivent le mieux possible.Mais avant de s'indigner, il faut être capables de circonscrire le phénomène.Et tenir compte du fait que le principal problème de santé lié aux médicaments n'est pas la surconsommation, mais la sous-consommation, les gens qui ne terminent pas leurs traitements, ou qui ne prennent pas les pilules qu'ils devraient prendre.Il y a bien sûr d'autres problèmes.Dans son film, qui porte beaucoup sur la santé mentale, Arcand montre de façon convaincante comment les médicaments deviennent une solution de facilité pour un système débordé: des médecins qui prescrivent des antidépresseurs au lieu d'écouter, des désinstitutionnalisés laissés à eux mêmes avec leurs pilules, ou encore, dans nos écoles, du ritalin pour aider des enseignants surchargés.Mais la trame de fond implicite du film, qui le met sur une fausse piste, qui nourrit l'indignation et l'inquiétude, c'est l'idée très naïve que la santé devrait être dans une sphère à part, une espèce de monde idéal qui devrait échapper aux pressions de la société qui l'entoure.C'est ce qui mène Arcand à un jugement moraliste, où il décrit le Québec comme une société malade.Il est vrai que l'attitude face aux médicaments est colorée par un culte de la consommation, le refus de souffrir, la recherche de solutions immédiates, les effets de mode.Mais en fait, les gens se comportent face aux médicaments très exactement comme ils le font ailleurs.C'est le même réflexe qui le pousse à dénoncer avec tant de vigueur l'industrie pharmaceutique.En santé, le médicament constitue le point de rencontre entre l'univers étatique et l'économie de marché.Paul Arcand, comme la plupart des Québécois, trouve cela insupportable et a du mal à accepter qu'un service essentiel comme la santé soit confronté à des entreprises qui font du marketing et des profits, à des professionnels de la santé qui sont aussi des marchands.On se retrouve à dénoncer des pratiques qui sont parfaitement normales ailleurs, parce que le monde de la santé devrait rester virginal.C'est une attitude plus marquée au Québec et au Canada.Un jour, il faudra en revenir.Une pilule qui ne passe pas Avant de s'indigner, il faut être capables de circonscrire le phénomène. Financement disponible Estimation gratuite Avant le 19 octobre 2007 Voir les détails en succursales.Décidez maintenant de passer l'hiver sous les étoiles et nous vous offrirons GRATUITEMENT le plancher chauffant ! ACTUALITÉS ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE© C'est une formidable histoire d'amour que je vais vous raconter.Entre un adulte et un petit garçon.Ne pensez pas croche.Il n'y a rien de croche.En fait, tout ce qu'il y a de croche, c'est la vie que s'apprêtait à vivre Olivier, le petit garçon.Olivier a 11 ans, Hochelaga- Maisonneuve, foyer démuni, mère handicapée, père en fugue.Parlant de fugues, Olivier en faisait à 6 ans.Reject à l'école de son quartier.Mauvais coups.Martin a 30 ans, belle vie, belle éducation, cinéaste en devenir.Parents aimants, fonctionnels.Cégep contestataire.A déjà voulu changer le monde.Bref, deux humains, deux univers.Rien ne destinait Martin et Olivier à se rencontrer, un jour.Mais une amie, Anaïs, oeuvre dans Assistance aux enfants en difficulté (AED), du Dr Gilles Julien, pédiatre social.Elle est dans un programme de jumelage avec des enfants de milieux démunis.Embarque donc, qu'elle dit à Martin.Il dit oui.Martin l'ignore, mais il vient de signer un contrat à vie.Peu après, il rencontre le Dr Julien.C'est le Doc qui rencontre les futurs Grands amis, c'est lui qui fait le jumelage.Le Doc vénère ce programme.«Pour l'enfant, le Grand ami devient un repère majeur, qu'il n'a pas, dans sa vie de défavorisé.» Le soir même, Martin rencontre Olivier, chez la mère du petit.Ce soir-là, Olivier, 6 ans, a tendu un toutou à Martin.Un lion en peluche.Ploush, Martin a fondu.Une pause, ici.Pour le contexte.Pour expliquer Olivier, et des milliers de ti-culs comme lui.On pense souvent que «démuni », c'est un manque de fric.C'est ça.Mais c'est pas juste ça.L'enfant démuni ne souffre pas uniquement de l'absence d'une console Wii dans son salon.Il souffre, aussi, de ce milieu de vie, pauvre à l'os.Pauvre d'émotion.Pauvre de maturité.Pauvre de sens.Pauvre d'éducation.C'était la vie d'Olivier.Mère handicapée, sur l'aide sociale, incapable, pour mille raisons, de bien s'occuper d'un enfant.Pas une marâtre, elle ne battait pas son petit.Elle l'aime, son Olivier.Résultat : à l'école, Olivier était nul.Toujours le don de s'acoquiner avec les plus turbulents.Il faisait le pitre.On riait de lui.Il faisait donc le pitre, encore plus.En deuxième année, l'école l'avait déjà étiqueté: «Cas difficile.» Après l'école, il traînait dans les rues.Faisait des mauvais coups.Et à 6 ans, il fuguait.La nuit ! Bref, Olivier roulait à tombeau ouvert sur l'autoroute de la délinquance.La prochaine sortie, celle du décrochage scolaire, n'était pas bien, bien loin, un peu avant celle du Tribunal de la jeunesse.Olivier passe ses week-ends chez Martin, son nouveau «grand ami ».Il se greffe à un nouvel entourage.«Ma mère, dit Martin, c'est devenu la grand-mère d'Olivier.Mon père, son grand-père.Mes oncles, ses oncles.Il a sa chambre chez mes parents.Il en a une chez moi.» L'influence de Martin dans la vie d'Olivier, à ce point-là, était déjà positive, saine, constructive.Sauf que rien n'étant parfait, ça ne s'améliorait pas pour Olivier à l'école.Toujours reject.Toujours de la difficulté à suivre.Et, toujours, un talent immense pour se foutre dans le trouble, pour faire des mauvais coups.Que faire?Martin a eu un flash.Une idée folle, impossible.«J'ai décidé d'envoyer Olivier au pensionnat.» Bonne idée, non?Un pensionnat, loin de la ville.Loin des tentations.Loin de son milieu légèrement toxique.Une éducation privée, de proximité.Sauf que le collège privé, c'est cher.«C'est 10 000$ par année», précise Martin.Martin a donc inscrit Olivier au pensionnat .I l l'a inscrit avant d'avoir recueilli le 10 000$ pour la quatrième année.En s'engageant, personnellement, financièrement.En se transformant, parallèlement, en téléthon humain.Il a sollicité, directement, en expliquant l'idée, des gens de son entourage, qui en ont parlé à leurs connaissances.Puis, c'est là que le miracle s'est produit.Et se produit encore.Des tas de gens ont été touchés par l'histoire d'Olivier.Ont voulu contribuer.Le fric s'est mis à rentrer.Pas des tonnes, pas des millions, pas facilement.Mais ça s'est mis à rentrer.- C'est freakant, dit Mathieu, de penser à ça : 30 000$.C'est beaucoup.- Vas-tu réussir?- J'ai pas le choix.Olivier peut pas retourner dans son vieux milieu, dans sa vieille école, dans ses vieux mauvais coups.Mais l'effort vaut le coup.Olivier n'est plus le même.«Il n'est plus un rejet, à l'école.C'est strict, au pensionnat : fini les problèmes de discipline.Il rattrape ses retards en français.Ses notes sont bonnes.Et son meilleur ami, c'est un champion des Jeux du Québec.Pas un petit bum, comme à son ancienne école.» Gilles Julien, lui, est ému par ses 75 «grands», comme il appelle les adultes de «Grands amis ».Et Martin, qui est un téléthon humain, pour Olivier ?«Martin va changer complètement sa vie, à cet enfant.Il va changer sa trajectoire.» Martin a déjà une petite victoire : «Olivier est comme un enfant normal.» Dans la chambre d'Olivier, il y a des posters de Huet, Koivu, Crosby, Yoda, Bob L'Éponge.Ils sont quelques garçons dans la chambre, tous pensionnaires au collège.Il est tout fier de me montrer son lit.Ses amis, aussi.Ici, c'est un ti-cul comme les autres.Qui va en classe, qui marche droit, qui fait ses activités (construction de cabanes dans le bois, tir à l'arc, baseball, hockey) après les classes.Qui fait ses leçons avec les autres, après le souper.Et qui se couche après la première période des matches du Canadien.Comme les autres.Je suis Olivier dans le bois, vers l'écurie, avec Martin, il veut nous montrer les chevaux.- Vous êtes pas habillés pour marcher dans le bois, qu'il nous dit, comme s'il était lui-même Grizzly Adams! - On vient de la ville, grogne Martin en riant.- Ah! la ville, c'est plate, rétorque Olivier.Y a rien à faire.Comment on appel le ça ?Prendre un enfant, un inconnu, sous son aile, je veux dire ?À ce point-là?Le prendre chez soi chaque week-end, c'est quoi?De la générosité?Puis s'engager pour 30 000$ pour l'envoyer au pensionnat, c'est quoi?De la charité?Je ne réussissais pas à trouver le mot.Doc?«Ça touche à la notion d'empathie, répond Gilles Julien.D'équité, aussi.» D'équité ?«Grâce à Martin, Olivier passe à l'étape où il va avoir les mêmes chances que tous les enfants.Où il va pouvoir réaliser ses rêves, comme tous les enfants.» Plus haut, j'ai écrit que Martin a déjà voulu changer le monde.Jadis.Il a été communiste.Il est allé montrer à des jeunes Français, dans des banlieues pauvres, à faire de la télé.À des Autochtones, comment faire du cinéma.I l a déchanté.« Le jeune Autochtone à qui tu enseignes à manipuler une caméra, après le programme, il a les mêmes chances, super élevées, de se suicider.Toi, tu penses que t'as fait une bonne action, mais t'as rien changé.» Bref, Martin sait aujourd'hui qu'il ne changera pas le monde.«J'ai décidé, à la place, d'essayer de changer une seule personne.» Ça marche.Olivier a changé.Moi, au téléphone avec le Dr Julien, je cherchais toujours le bon mot pour décrire l'engagement total, global de Martin face à Olivier.Un engagement qui n'a rien de naturel, au fond, qui reste exceptionnel.J'ai évoqué cette vieille notion chrétienne.- On peut parler d'aimer son prochain, peut-être?- Ah non! répond Gilles Julien.Ça touche trop au missionnariat.J'évoque plus l'attachement, l'amour.De l'amour, hein Doc?Peut-être, au fond, que c'est juste ça.Peutêtre que je cherche pour rien.C'est comme je vous disais : une formidable histoire d'amour.Un enfant comme les autres PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE «Ma mère, dit Martin, c'est devenu la grandmère d'Olivier.Mon père, son grand-père.Mes oncles, ses oncles.» LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Une manifestation d'environ 200 participants visant à dénoncer les circonstances nébuleuses entourant la mort de Claudio Castagnetta a eu lieu hier après-midi devant l'Assemblée nationale à Québec.Le message livré par les manifestants réunis en mémoire de Claudio Castagnetta était clair: «Ville de Québec : Formez vos policiers!» Il y a deux semaines, la police a arrêté Claudio Castagnetta, un traducteur établi à Québec depuis quelques années, parce qu'il troublait la paix dans un dépanneur.Dans sa cellule, l'homme, atteint du trouble bipolaire, s'était infligé des blessures à la tête et les policiers ont utilisé un pistolet électrique pour le maîtriser.Claudio Castagnetta a dû être transporté à l'hôpital, quelques heures plus tard, où il est décédé.C'est sa famille, venue directement d'Italie, qui a organisé cette marche.Les manifestants ont réclamé un véritable protocole d'intervention en situation de crise pour les policiers de Québec.« La décision de contacter un intervenant demeure à la discrétion des policiers, alors qu'ils n'ont pas de formation en santé mentale », a déploré Luc Vigneault, directeur général de l'Association des personnes utilisatrices des services en santé mentale de la région de Québec.L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec afin de déterminer si les policiers de Québec ont agi correctement dans cette affaire.Manifestation à la suite du décès d'un détenu bipolaire La police de Québec accusée de négligence "]
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