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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2008-03-08, Collections de BAnQ.

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[" Billets MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est TICKETPRO 514 908-9090 ticketpro.ca geg.ca 17 mars, 20h métropolis en coproduction avec Le Groupe Spectacles Gillett montrealjazzfest.com Gipsy Kings 2008 tour FIESTAGARANTIE ! ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts LE 26e FIFA L'ART DE TOUT VOIR PAGE 18 GRANDCORPS MALADE ENFANT DE LA VILLE PAGE 4 Un braquage et quatre tableaux s'envolent.Le 10 février, le plus important vol d'oeuvres d'art jamais commis en Suisse a abasourdi les conservateurs et muséologues du monde entier.Un tel scénario pourraitil se produire au Québec?Négatif, répond-on: «Montréal, ce n'est pas New York.» Les vols, de jour, de nuit, fraudes et menus larcins sont pourtant une réalité.Anabelle Nicoud fait le point et raconte le braquage d'une galerie\u2026 à Montréal, en plein jour.À LIRE EN PAGES 10 ET 11.ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE© Hans Haacke 4 Decades ARTS ET SPECTACLES Sais pas pour vous, mais moi, j'en en plein les bottes de cet hiver de force, qui étend ses couches blanches sur nous comme autant de chapes de souffrances.Assez.C'est assez.J'en ai ras le pompon de pelleter ma Mazda six fois par jour, d'égarer mon portefeuille dans une congère ou d'accrocher au bas de mes jeans - bien involontairement - ces superbes anneaux de sel blancs.Pus capable.Y'en a marre aussi des chicanes qui déchirent le milieu de la télé.Y'en a marre de Mario Clément et de Claude Fournier qui se crêpent la perruque (celle de Félix?) au palais de justice de Montréal.Y'en a marre des poursuites pour plagiat qui s'empilent sur les bureaux des producteurs.Y'en a marre aussi des décisions extrêmement douteuses comme celle ayant mis à mort Tout sur moi.Oui, je radote, mais faudra m'expliquer cette grotesque annulation mieux que par un technocratique « rééquilibrage de grille».Un fan débiné, Sébastien C., suggère à Stéphane Bourguignon de modifier le titre de sa comédie pour Tout sur moi : Nos vies ! Car, dixit le personnage de Marc Labrèche dans Les Bougon, où il incarnait le directeur des programmes de la SRC: si tu veux un show à Radio-Canada, tu insères le mot «vie» dans le titre et, bingo, c'est dans le sac.Autre preuve de cette théorie ?La nouvelle comédie de Normand Brathwaite, qui reprend le canevas mi-vrai mi-faux de Tout sur moi, porte le titre de.Grosse vie.Coïncidence?Le plus sidérant, c'est que Macha, Valérie et Éric prennent la voie de garage, tandis que Stan et ses Boys nous reviendront en force avec leur humour calamiteux de fond de taverne.C'est le triomphe du burlesque bien gras sur la finesse et la subtilité.C'est la grosse brute épaisse qui sacre une volée au nerd à lunettes.Encore une fois.Je comprends parfaitement Stéphane Bourguignon d'avoir sauté la clôture et proposé son nouveau projet télé à TVA.Mais soyons réalistes : qui, à part Radio-Canada, a pour mandat d'oser, d'innover et de produire des séries de fiction (supposément) à l'abri de toute considération économique ?Ouf.Ça fait du bien de sortir le méchant.Maintenant, inspire, Hugo.Expire.Bon.Passons à un autre appel.En cet autre samedi floconneux, je souhaitais vous dresser une liste de jolies chansons qui pourraient nous requinquer col lectivement en attendant le printemps (et Godot , s'il se pointe un jour).Mais, bof, panne d'inspiration.Et ma banque de nouveautés musicales se vide.Auriezvous quelques suggestions divines?On pourrait presque démarrer un club à la Oprah.Thierry B.me vante les mérites du groupe français The Teenagers et de sa pièce Homecoming.Approuvé.Mais attention : oreilles sensibles aux sacres, s'abstenir.Compris, les jeunes ?Joëlle B.nous propose de découvrir David Martel, un Montréalais qui a lancé son disque indie-pop I Hardly Knew Me, fin février.Approuvé également.J'aime bien la pièce The End of Self.Sinon, regardez-vous Casino 2?Avez-vous des soupçons sur l'identité du tueur en série qui a fait la peau à Mahée Paiement et peut-être aussi à la soeur de Stéphane Dumas ?Vite, appelons Fort ier à la rescousse ! Je lévite Avec la pièce Heartache du groupe The Booze.Ça sonne rétro.Et c'est quasiment magique.Je l'évite Maryse, la chanson de Patrick Groulx.Être rejet à l'école, ce n'est pas drôle.Mais le chanter sur un fond de musique de Cowboys fringants, ça l'est encore moins.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hugo.dumas@lapresse.ca C'est (pas) bon pour le moral HUGO DUMAS CHRONIQUE Le plus sidérant, c'est que Macha, Valérie et Éric prennent la voie de garage, tandis que Stan et ses Boys nous reviendront en force avec leur humour calamiteux de fond de taverne.ENTREVUE MICHEL TRUDEL NATHALIE PETROWSKI Jusqu'à la dernière minute, Michel Trudel a cru que le premier ministre Jean Charest assisterait à son lancement, lundi, dans un des studios de la Cité du Cinéma à la Cité du Havre.L'invitation avait été envoyée et comme «Jean est un ami», selon Michel Trudel, il y avait de fortes chances que le premier ministre gratifie l'événement de sa présence.Malheureusement, Jean Charest n'a pas réussi à se libérer pour célébrer la réalisation du rêve de son ami ni pour l'entendre chanter avec un trémolo légèrement instable My Way de Frank Sinatra.Qu'à cela ne tienne, la ministre Line Beauchamp était au rendez-vous, de même que le maire Gérald Tremblay et l'ex-ministre Liza Frulla.Ça, c'était pour le volet politique du lancement.Pour le volet culture et divertissement, la liste des amis de Michel Trudel était vaste et variée, réunissant aussi bien Ginette Reno, Chantal Lacroix, Marie-Chantal Toupin, Mariloup Wolfe et Deano Clavet que le cinéaste André Forcier et la chanteuse Chloé Sainte-Marie.Michel Trudel a beau ne pas être très grand et aussi rond que le chanteur des Classels, il a de l'influence et des amis aussi reconnaissants que bien placés.«Michel a un coeur en or.C'est un homme qui donne sans regarder», a dit Liza Frulla, avant d'ajouter que pour amasser des fonds pour le Parti libéral, il n'avait pas son pareil.«En plus, a ajouté l'ex-ministre, c'est pas le genre à croire que, parce qu'il t'a aidé dans ta campagne de financement, tu lui dois quelque chose.Quand il donne, il n'attend rien en retour.C'est la générosité même.» Le lendemain matin, dans son vaste bureau où trônent deux téléphones rouges sous des murs couverts de photos de gens riches et célèbres, Michel Trudel fait écho aux propos de Liza Frulla : «Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, je suis un être généreux.J'aime redonner à la société.Elle m'a donné beaucoup, c'est vrai, mais je l'ai pas volé, j'ai travaillé jour et nuit pour l'avoir.Et je travaille encore très fort pour le garder.Moi, c'est bien simple, je suis ouvert 24 heures sur 24.N'importe qui peut me joindre à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.» Redoutable homme d'affaires Que Michel Trudel soit généreux, nous n'en doutons pas une seconde.En revanche, ce n'est pas vraiment à lui de le dire, à moins évidemment de vouloir passer pour un gars qui aime donner autant qu'il aime se vanter.Mais Michel Trudel ne s'encombre pas de tels détails.Comme tous ceux qui ont fait leur chemin dans la vie par la force de leur volonté et la puissance de leur ambition, il a une haute opinion de luimême et une confiance inébranlable dans ses capacités.Aussi est-il convaincu que son CD, qui n'est pas précisément un bijou d'originalité, va se vendre en masse et que les profits, qu'il doit verser à la Fondation du cancer du sein, seront nombreux.«Le CD m'a coûté 40 000$ à produire.Je vais d'abord me rembourser, puis donner le reste à la Fondation.Maintenant, si je ne vends pas assez de CD pour me rembourser, c'est évident que je vais faire un don à la Fondation pareil.Je vous l'ai dit, je suis généreux.Les gens m'appellent pour que j'aille chanter dans leur soirée-bénéfice et j'y vais sans rien demander, juste parce que j'aime ça aider le monde.» Michel Trudel est peut-être généreux, mais c'est surtout un redoutable homme d'affaires.En témoigne le mini-empire de studios et de location d'équipements qu'il a fondé avec son associé et père spirituel, Mel Hoppenheim, et dont les effectifs n'ont pas cessé de croître ni de prospérer depuis 15 ans.Depuis la faillite des studios de Saint- Hubert qu'ils ont rachetés, les deux associés contrôlent toute la production cinématographique et télévisuelle qui se fait à Montréal.Mais n'allez pas dire à Michel Trudel qu'il est à la tête d'un monopole, il le niera avec vigueur mais avec des arguments.d'enfant d'école.«Un monopole ?Quel monopole ?Si les équipes ne veulent pas louer de matériel chez nous, ils n'ont qu'à aller chez Ciné-Pool.» Monopole ou non, les studios Mel's doivent leur succès à l'infatigable Michel Trudel, à sa bonhomie et à son sens inné des relations publiques.Les photos qui couvrent son mur et le montrent en compagnie de Catherine Zeta-Jones, de Danny De Vito, de Michael Douglas ou de Martin Scorsese ne sont pas de la frime.Si autant de films américains ont été tournés à Montréal, c'est en grande partie parce que Michel Trudel a su convaincre les producteurs que Montréal était «la plus meilleure ville au monde» pour le faire avant de se plier en quatre pour leur offrir le meilleur service possible.Aîné des deux fils de Lise Paquette, une barmaid qui travaillé dans les boîtes de nuit toute sa vie, Michel Trudel est né et a été élevé à l'angle des avenues des Érables et Mont-Royal.Il porte le nom de famille de son père Denis Trudel, mais affirme que ce dernier l'a plus ou moins abandonné à la naissance et ne s'est jamais occupé de lui ni de son frère, Daniel.Vers l'âge de 9-10 ans, alors que la vague yéyé bat son plein au Québec, le petit Michel rêve de devenir chanteur.Face à son miroir, il reprend inlassablement les chansons des Classels, des Hou-Lops et des Baronets.Mais le jour où sa mère le surprend en flagrant délit d'imitation, elle le tance sévèrement en lui interdisant de devenir chanteur.Elle sait trop bien le genre de vie qui l'attend s'il fait ce choix et veut lui éviter le pire.Pour lui faire les dents et le détourner de ses rêves de scène, elle l'envoie tous les étés à Sainte-Dorothée travailler avec ses frères, propriétaires de l'entreprise d'éclairage J.P.Paquette.Ainsi s'amorce la vie de Michel Trudel dans le merveilleux monde de la location d'équipements.Pendant les trois premiers étés, Trudel doit sabler la rouille et repeindre les camions de la compagnie.À l'âge de 16 ans, en 1974, il est nommé troisième électro sur les plateaux de publicité où il apprend les rudiments du métier.Il sera électro pendant une bonne dizaine d'années.Puis, on ne sait pas trop par quel hasard, il reçoit un appel de l'entreprise de location d'équipements William F.White de Toronto qui lui propose d'ouvrir un comptoir québécois de location d'équipements.Le but de Bill White est simple.Il veut faire concurrence à Mel Hoppenheim, qui à l'époque était le concessionnaire exclusif des caméras Panavision au Québec.La suite de l'histoire est nébuleuse.Tout ce qu'on sait, c'est que Trudel refuse l'offre de White et décide plutôt en 1988 de s'établir à son compte et de fonder Location Michel Trudel.Nous sommes un an après l'inauguration du premier studio de Mel Hoppenheim à la Cité du Havre dans les locaux de l'ancien Expo- Théâtre.Hoppenheim a acheté l'édifice du gouvernement pour 611 000$, mais continue d'offrir de l'équipement qui vient de Toronto.Il mettra encore quelques années avant de finalement s'associer avec Trudel et d'ébaucher un projet de cité du cinéma.«Mel a été un père pour moi, raconte Trudel.Avec lui, j'ai appris que rien n'était impossible.L'idée du premier studio du Technoparc de Montréal était rien que ça : une idée et une parole lancée en l'air qui aurait pu aboutir à rien sans compter qu'on n'a pas eu de subventions, contrairement à d'autres.» Par les autres, il fait allusion à Paul Bronfman qui a obtenu un prêt de 6 millions de la Société générale de financement (SGF) et un autre de 4 millions de la SODEC pour reconvertir les anciens édifices de la base militaire de Saint-Hubert en studios.Trudel n'a jamais digéré cet affront de la part du «mari de Pauline Marois », Claude Blanchet, qui à l'époque était président de la SGF.«Moi, on n'a pas voulu me donner une crisse de cenne, fulmine-t-il tout en refusant de reconnaître qu'après la faillite des studios de Saint-Hubert, il a tout racheté pour une bouchée de pain.«Y'a rien dans ce bas monde qui se vend pour une bouchée de pain.J'ai payé 10 millions OUVERT 24 Le jour, Michel Trudel est le grand manitou des studios de cinéma Mel's, dans le Technoparc de Montréal.La nuit, c'est un crooner qui rêve d'être entendu et applaudi.Cette semaine, le crooner a réalisé son rêve en lançant un CD des classiques de ses idoles des années 50, tout cela pour venir en aide aux victimes du cancer du sein.Portrait d'un entrepreneur qui aurait voulu être un artiste.« Le CD m'a coûté 40 000$ à produire.Je vais d'abord me rembourser, puis donner le reste à la Fondation du cancer du sein.Maintenant, si je ne vends pas assez de CD pour me rembourser, c'est évident que je vais faire un don à la Fondation pareil.Je vous l'ai dit, je suis généreux.» ARTS ET SPECTACLES Il y a un an, je m'insurgeais contre la colère d'une poignée de réalisatrices, tannées de ne pas avoir leur juste place au cinéma et à la télé et réclamant à cor et à cri l'équité.Même si leur volonté de tourner plus de films avec de plus gros budgets m'apparaissait légitime, leur frustration me semblait exagérée.Comment pouvaient-elles nier l'indéniable évolution de leur situation et ne pas voir que le cinéma et la télé d'ici faisaient une place de plus en plus importante aux réalisatrices?Comment pouvaient-elles passer sous silence les succès de Manon Briand, de Denise Filiatraultetd'une nouvelle génération de réalisatrices enthousiastes et performantes?Bref, je trouvais que ces réalisatrices voyaient la vie en noir.Un an plus tard, je me demande si ce n'est pas moi qui voyais la vie trop en rose.Pourquoi ce changement de cap ?À cause d'une étude sur la place des réalisatrices dans le financement public du cinéma et de la télévision.Réalisée par des chercheuses féministes de l'UQAM, l'étude démontre avec chiffres, pourcentages et courbes statistiques que la réalisation demeure chez nous l'apanage, voire le privilège, de ces messieurs.On y apprend entre autres qu'au sein de l'associationprofessionnelle des réalisateurs du Québec, les réalisatrices ne représentent que 29% des effectifs contre 71%de réalisateurs.Et puis après, direz-vous?La réalisation est un métier qui attire plus les hommes que les femmes, non?Pas vraiment non.Dans les programmes universitaires, les étudiantes inscrites en cinéma ou en télé représentent 45% de la clientèle.C'est dire qu'aux portes des universités, il y a pratiquement autant de femmes que d'hommes qui rêvent de passer derrière la caméra et de nous communiquer leur vision du monde en images.Pourtant, une importante proportion de ces femmes renonce à leurs rêves.Pourquoi?Pour toutes sortes de mauvaises raisons.Parfois, les femmes, découragées par la montagne d'obstacles qu'elles doivent surmonter pour arriver à réaliser un premier film, démissionnent en cours de route.Parfois, elles tombent enceintes et doivent penser à nourrir leurs enfants avant de nourrir leurs projets.Parfois, elles manquent de confiance en elles.Mais la plupart du temps, c'est le système - celui des producteurs comme des institutions financières - qui ne leur fait pas confiance et qui doute de leur capacité à gérer de gros budgets comme de grosses équipes.Au manque de confiance s'ajoute aussi un problème d'arrimage culturel.Souvent, les réalisatrices proposent des sujets perçus comme pas assez commerciaux ou trop compliqués et qui sont écartés d'emblée par les producteurs, soucieux de soumettre des projets vendeurs aux institutions.Résultat: les réalisatrices sont de moins en moins appelées à raconter des histoires au grand écran et le public québécois, pourtant constitué de 50,5% de femmes, est de moins en moins convié à partager leur vision du monde.Si notre cinéma et notre télé étaient financés par une poignée d'industriels machos et fumeurs de cigares façon Hollywood, je pourrais comprendre (sans accepter) que les réalisatrices soient écartées du grand jeu.Mais nos films sont entièrement financés par l'État.Et comme la vaste majorité d'entre eux ne font pas leurs frais, je ne vois pas pourquoi les réalisatrices n'auraient pas droit à leur juste et équitable part du gâteau; le droit en somme de tourner aussi souvent que leurs camarades réalisateurs.Le droit aussi de réussir comme de se tromper.En 1975, l'écrivaine Marie Cardinal a publié Les mots pour le dire, un livre phare sur la parole des femmes.Trente-trois ans plus tard, ne serait-il pas temps que les réalisatrices d'ici aient aussi accès aux images pour le dire ?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Les images pour le dire NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Si notre cinéma et notre télé étaient financés par une poignée d'industriels machos et fumeurs de cigares façon Hollywood, je pourrais comprendre (sans accepter) que les réalisatrices soient écartées du grand jeu.Mais nos films sont entièrement financés par l'État.PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Depuis la faillite des studios de Saint-Hubert qu'ils ont rachetés, Michel Trudel et son associé Mel Hoppenheim contrôlent toute la production cinématographique et télévisuelle à Montréal.Mais n'allez pas dire à Michel Trudel qu'il est à la tête d'un monopole, il le niera avec vigueur mais avec des arguments.d'enfant d'école.«Un monopole ?Quel monopole ?Si les équipes ne veulent pas louer de matériel chez nous, ils n'ont qu'à aller chez Ciné-Pool.» HEURES SUR 24 pour les studios de Saint-Hubert.Je l'ai fait pour que tout ne soit pas vendu à la pièce.Mais je me rends compte que ça ne marche pas.Il y a les ponts, les bouchons de circulation.Personne n'a envie d'aller tourner aussi loin.Fait que les studios de St-Hubert sont à vendre.On a mis la pancarte et on attend les offres.» Il y a deux ans, alors que les affaires de Trudel marchaient rondement, les agents de Revenu Québec ont débarqué en force à la Cité du Cinéma.Il y a eu perquisition et saisie de documents comptables et puis.plus rien.«C'était une erreur, plaide Michel Trudel.Ils ont fouillé et ils n'ont rien trouvé d'illégal.Ils pensaient que j'avais engagé des ouvriers au noir.C'était pas vrai.Mes boîtes sont revenues.Fin de l'histoire.» Avec la sortie du CD My Way, on aurait pu penser qu'ayant assouvi son rêve, Michel Trudel tournerait la page.Il n'en est rien.L'aspirant crooner a la ferme intention de lancer l'année prochaine un deuxième CD.«Mais cette fois, je vais reprendre juste des classiques québécois.» À l'annonce de cette nouvelle, j'ai imaginé un instant avec un brin de scepticisme, Michel Trudel chantant du Vigneault, du Félix Leclerc ou même du Beau Dommage.Mais Michel Trudel m'a immédiatement rassurée.Par québécois, il entend des chansons issues du répertoire de Michel Louvain et de Fernand Gignac.Disons que ce n'est pas exactement ma définition de la musique québécoise.Je peux par contre concevoir que ça le soit pour un gars qui a choisi d'intituler son premier CD, My Way. ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES OMNIKROM, ce soir au National.KRS-ONE, demain au National.MORAN, mardi au Lion d'or.CLAUDE DUBOIS, mercredi au Cabaret du Casino de Montréal.SYLVAIN COSSETTE, mercredi et jeudi au Théâtre Saint-Denis.RUDY CAYA, mercredi aux Foufounes électriques.SUM 41, mercredi au Métropolis.FABER DRIVE, jeudi au National.MARC-ANDRÉ FORTIN, vendredi au Théâtre Saint-Denis.FREDRIC GARY COMEAU, vendredi au Studio-théâtre de la Place des Arts.Claude Dubois MARIE-CHRISTINE BLAIS HAUT-PARLEURS Il ne se passe pas une semaine sans qu'un lecteur ou un artiste - et parfois même un lecteur artiste ou un artiste lecteur - ne nous passe le commentaire suivant : pourquoi les journalistes ont-ils la déplorable manie de toujours tout catégoriser, tout étiqueter, inventant au besoin des sous-sous-catégories (« ce chanteur au son pop-indiea lterno-count ry-speed\u2026») ?Pourquoi toujours comparer un chanteur à d'autres, faire référence à une telle ou telle autre pour décrire le répertoire d'un artiste?Coudon, demandent certains, essayez-vous de nous dire que, d'après vous, personne n'est suffisamment original pour pouvoir échapper à votre obsession du catalogage?C'est de la paresse intellectuelle, allèguent d'autres.Pour ma part, je pense que cette tendance lourde s'explique, en partie du moins, par la nécessité de devoir faire court - et même de plus en plus court : quand vous avez 165 mots pour faire une critique de disque, vous avez intérêt à trouver de sérieux raccourcis.Une autre partie de l'explication tient au fait que, dans les médias écrits traditionnels, il est évidemment impossible de faire entendre l'artiste ou l'album.Nous avons donc recours à des références qui tiennent lieu de poste d'écoute virtuel : si j'écris qu'un tel fait penser à Marie-Mai et tel autre, à Jean Leloup, je suis pratiquement assurée que tout le monde voit de quel genre de musique il s'agit\u2026 et si cette musique l'intéresse ou pas.Reste que le processus est réducteur et que les comparaisons sont toujours boiteuses.Je m'en veux toujours un peu d'opter pour cette technique\u2026 Mais j'avoue que, depuis quelque temps, je me sens pas mal moins coupable.En fait, depuis que j'ai jeté un coup d'oeil à la classification des chansons que j'ai téléchargées sur mon i Pod, classification générée par le logiciel iTunes lui-même.Si vous avez un tel appareil, allez zyeuter dans l'onglet Genres, sous Musique.Vos chansons et albums y sont classés sous «rock», «R&B/soul», «électronique », «country », etc.C'est en faisant défiler ces genres que j'ai réalisé avec effarement, les amis, que je n'ai qu'un seul disque de «musique francophone » dans toute ma bibliothèque musicale ! Oui, un seul, et c'est le plus récent (et par ailleurs excellent) album du Français Katerine, Robots après tout.Où sont les autres?C'est là que ça devient franchement hilarant : si les frères Pellerin ou Marie-Jo Thério se retrouvent assez justement catégorisés «folk», sachez que Daniel Bélanger fait plutôt partie du genre «alternative (sic) et punk», aux côtés de Feist, Pascale Picard et Bran Van - avouez que le mot «punk» prend tout à coup un autre sens! Les Cowboys fringants, eux?Je vous le donne en mille : leur disque La Grand-Mes s e est «world »\u2026 tout comme le récent disque Effusions de Diane Dufresne! Des fois que la chose vous intéresserait, sachez qu'il y a également une catégorie\u2026 «musique du monde » (c 'est quoi, la différence entre world et musique du monde ?), mais que pas un francophone n'en fait partie.Il y a d'ailleurs un étonnant mélange de «franglish » dans la traduction en français des genres, qui comprend aussi bien « élec tronique » que\u2026 «classical ».La classification des disques anglophones est tout aussi joyeusement délirante.Bon, d'accord, M.I.A.n'est pas trop mal catégorisée dans «hip-hop/rap ».Mais qui eût cru que l'exceptionnel album Famous Blue Raincoat de Jenni fer Warnes, qui a repris en 1987 des chansons de Leonard Cohen avec beaucoup de grâce et de folk, était en fait un disque « rock», s'il faut en croire mon i Pod?Elle côtoie ainsi Jean Leloup-Leclerc, à qui l'étiquette convient tout de même un peu mieux, non?Ma préférée?Elle m'a fait rire longtemps : Mesdames et Messieurs, apprenez que cet iconoclaste de Tom Waits, cet hurluberlu, ce génie du virage à 180 degrés, est en fait un artiste\u2026 pop ! Comme Mario Pelchat et Isabelle Boulay.COURRIEL Pour joindre notre journaliste: mblais@lapresse.ca Toutes catégories confondues Selon la classification du logiciel i Tunes, Daniel Bélanger fait partie du genre «alternative (sic) et punk », aux côtés de Feist, Pascale Picard et Bran Van - avouez que le mot « punk » prend tout à coup un autre sens ! Bien qu'on ne puisse prédire si le slam dont il se réclame sortira la poésie de la confidentialité, Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, en demeure la figure de proue.À travers la francophonie entière, le jeune artiste de Saint-Denis (banlieue parisienne) déclenche les passions avec ce sous-genre littéraire niché quelque part entre poésie, chanson et hip-hop.D'où l'intérêt pour cet Enfant de la ville, nouvel album à paraître le 1er avril.ALAIN BRUNET Joint plus tôt cette semaine, Fabien laisse sa voix grave traverser l'Atlantique.Cette voix posée, ce ton presque linéaire, voilà autant de signes qui évitent les fréquences de l'incertitude.Ni humble ni prétentieux, le jeune homme est tout simplement fier de s'être ainsi construit malgré une «moelle épinière en papier mâché», pour reprendre une image de son nouvel album qui résume bien son handicap.On devine que Grand Corps Malade surfe encore sur ce qui lui est arrivé avec Midi 20, premier album lancé en 2006 et qui est devenu la bannière du mouvement slam.On prend plaisir à l'entendre causer si calmement de sa nouvelle galette, qu'il estime une suite naturelle.«Il n'y a pas de rupture, amorce-t-il.Normal, je n'ai pas fait l'autre disque il y a 15 ans.Alors je raconte la suite de mes petites aventures.» Fabien a tout de même un peu de mal à déterminer ce qui l'emporte chez cet Enfant de la ville.«On n'y relève pas un seul fil rouge mais\u2026 l'inspiration liée à ma trajectoire en milieu urbain et cosmopolite en est un.Dans la chanson titre, par exemple, c'est évident.» Grand Corps Malade se défend bien d'être un auteur aux thématiques trop circonscrites.«J'écris selon l'humeur du jour.Mon environnement, ma vision du monde ou mes revendications peuvent faire place à des choses plus intimes, plus proches de ma vie personnelle\u2026 dédiées à mes potes, à ma copine (ma blonde comme vous dites) ou encore à mes parents.» Héritier de Renaud De quoi Fabien est-il le plus fier sur Enfant de la ville?Il répond avec précision: «Comme une évidence, le texte d'amour.Quatre saisons, un texte où j'estime avoir fait des trouvailles intéressantes comme conduire la nuit avec la vitre ouverte en grand, avec le bras gauche de sorti qui fait un bras de fer contre le vent.Je viens de là, c'est une manière de répondre aux questions qu'on m'a posées sur la banlieue après la sortie de mon premier disque.» S'il y a une différence marquée entre Midi 20 et Enfant de la ville, fait-on observer au principal intéressé, c'est l'étoffe de l'accompagnement musical.«C'est plus travaillé, corrobore-t-il.J'ai collaboré avec les mêmes musiciens, mais j'ai aussi ouvert la voie à d'autres compositeurs.Le percussionniste Feed Back, qui est aussi compositeur et arrangeur, a chapeauté la réalisation de l'album.Le même pianiste que sur le précédent, S Petit Nico, a continué à créer des musiques.Sinon, dans le détail, y a eu d'autres acolytes comme les rappeurs Kery James et Oxmo Puccino, mais aussi des compositeurs - Baptiste Charvet (qui avait fait Midi 20), J-B de Diez Records (qui avait fait Le jour se lève), sans compter d'autres créateurs tels Gilles Bourgain ou Alain Lanty, le pianiste de Renaud.» Le pianiste de Renaud?Tiens, tiens\u2026 Fabien ne rejette pas l'idée d'un parallèle entre lui et son aîné.«Je l'aime beaucoup, j'ai toujours trouvé une grande richesse poétique dans ses chansons.On y a le droit d'utiliser des mots du quotidien, ça reste très beau et proche des gens.Ce n'est pas une absurdité que de me sentir hériter de cette influence.» Les origines de Fabien Marsaud ressemblent d'ailleurs à celles de Renaud Séchan.À l'instar des parents de Renaud, ceux de GCM sont relativement modestes et très éduqués - papa dans la fonction publique, maman bibliothécaire.«Au grand regret de ma mère, confie-t-il, je n'ai jamais beaucoup lu! Mais elle et mon père m'ont intéressé à plein de choses.Je leur dois cette curiosité\u2026 mais je ne lis pas énormément.Les mots me viennent par la musique, la chanson à texte, le rap.» On peut néanmoins lui suggérer que le slam participe d'une renaissance poétique.«Le slam, pense-t-il, est une poésie livrée à l'oral pour la partager.Ainsi, le slam a donné un coup de jeune à la poésie, sans se limiter à une seule forme.Et le slam, c'est tout sauf mes disques! Conte, poésie, prose poétique\u2026 Ce n'est pas un genre précis, c'est un moment de partage.» GCM continue d'ailleurs de slammer a cappella dans ces soirées plus intimistes qu'il adore fréquenter.«Je fais comme tous les autres, je dis mon texte et j'écoute ceux des autres avec plaisir.Donc voilà, je ne me suis pas coupé de ce milieu-là, mais j'ai aussi une aventure artistique et un projet musical.Et je ne suis pas le seul; certains slammeurs associent leurs mots à la musique, d'autres au théâtre, d'autres à la danse.» Vedette du slam, un mouvement qu'il croit implanté pour de bon, GCM compte bien rester modeste malgré la chose publique qu'il est devenu.Toujours à Saint- Denis?«Pour l'instant, je ne me sens pas pressé de partir.C'est ce qui me nourrit sur le plan de l'inspiration.J'y ai mes petites habitudes, je m'y sens bien.Bien sûr, on m'y reconnaît mais ce n'est pas particulièrement oppressant.Je continue à y sortir dans la rue de manière tout à fait normale.» Grand Corps Malade prévoit se produire l'été prochain à Québec, une tournée québécoise est prévue pour l'automne.UNE SUITE NATURELLE ENTREVUE GRANDCORPS MALADE PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE L'accompagnement musical d'Enfant de la ville contraste avec celui de Midi 20.«C'est plus travaillé, corrobore Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade.J'ai collaboré avec les mêmes musiciens, mais j'ai aussi ouvert la voie à d'autres compositeurs.» « Le slam a donné un coup de jeune à la poésie, sans se limiter à une seule forme.» Claude Michaud Michel Dumont Guy Jodoin Caroline Lavigne Marie-Christine Perreault Marc St-Martin décor Carole Paré costumes Anne Duceppe éclairages Guy Simard musique Frédéric Maher accessoires Normand Blais DIMANCHES 9 Et 30 MArS à 14 H 30 «Michel Dumont est génial.» C'est bien meilleur le matin, Première Chaîne « Michel Dumont et Claude Michaud [\u2026] sont tellement bons.Ils sont savoureux tous les deux.» On fait tous du show business, SRC «\u2026offre aupublic unagréablemoment de théâtre en compagniededeuxgrands comédiens\u2026 L'auteur sait commentparler des travers humainsavechumouret sensibilité\u2026une bonneoccasion pour Claude Michaud et Michel Dumont de cam-per deux personnages à leurmesure\u2026 Claude Michaud interprète avec grande vérité un Willie quelque peu colérique et sénile\u2026 » Voir Les Sunshine Boys de Neil Simon mise en scène, traduction et adaptation de Claude Maher DU 27 février aU 5 avril 3538919A MISE EN SCÈNE LORRAINE PINTA L DE CAROLE FRÉCHETTE ISABELLE BLAIS / HENRI CHASSÉ / TANIA KONTOYANNI / JULIE PERREAULT / JEAN RÉGNIER / LOUISE TURCOT assistance à lamise en scène et régie BETHZAÏDA THOMAS H les concepteurs DANIÈLE LÉVESQUE / LINDA BRUNELLE / CLAUDE COURNOYER / MICHEL SMITH /NORMAND BLAIS / JACQUES-LEE PELLETIER / RACHEL TREMBLAY À L'AFFICHE! HHWWW.TNM.QC.CA HH 514.866.8668 RENCONTRE AVEC CAROLE FRÉCHETTE ET LORRAINE PINTAL AUX BELLES SOIRÉES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL LUNDI 10 MARS À 19H30 HH WWW.BELLESSOIREES.UMONTREAL.CA 354068A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE PHILIPPE RENAUD COLLABORATION SPÉCIALE En entrevue, le guitariste Kim Ho - qu'on voit aussi sur scène aux côtés de Jérôme Minière - et la chanteuse/claviériste Cow Bella ont une façon toute simple de décrire Creature : « C'est un groupe de danse».Rien que ça.Ou plutôt, tout ça.Un groupe de danse, sans autre prétention que celle de dévisser la tête de son auditoire.Les quatre musiciens, Kim, Cowbella, Gina Simmons (bassiste) et Sid Z (batteur, ex-Me Mom & Morgentaler), y sont passés maîtres, inspirés, sûrement, par le succès des LCD Soundsystem, The Rapture et autres orchestres de danse modernes.«Si ça se peut pour eux, pourquoi pas pour nous?» En fait, la véritable révolution dans le monde des musiciens, c'est qu'on dirait qu'il n'y a plus de scrupule, plus de gêne, à n'être, en 2008, qu'un groupe de danse.«Danse ?C'est vrai qu'il y a dix ans, on pensait tout de suite à MC Mario\u2026 s'étonne Cow Bella.Aujourd'hui?Daft Punk est un groupe de danse.Daft Punk is hot as shit!» Et pourtant, telle n'était pas tout à fait la destinée de Creature, un projet issu des chansons personnelles de Kim Ho, plus porté alors vers le folk.Par quelle transfiguration sont passés ces musiciens pour ranger la guitare acoustique au profit des synthés et des bottes plate-forme?Fin 2004, «lors de nos premiers concerts, se rappelle Kim, on testait nos chansons, forcément jouées avec plus d'énergie sur scène qu'en studio.On a vite constaté que les chansons plus dynamiques avaient beaucoup d'impact sur scène.Et nous étions coincés.On ne pouvait pas jouer de chansons plus calmes après avoir fait bouger les gens! Finalement, on laissait tomber les autres compositions.» Pop contagieuse Il y a quelques semaines, le quatuor était invité à faire la première partiede Mika.Leurpremier Centre Bell.«C'était très impressionnant, évoque Kim.L'après-midi avant le concert, j'ai vu arriver les sacs d'équipement des Capitals» (de Washington, qui jouaient contre le CH le lendemain\u2026) Blague à pa rt , Cow Bel la attrape la balle au bond: «C'était une très bonne expérience.Les fans de Mika ont été un bon public.Aussi, nous avions beaucoup d'espace pour danser sur scène.Les gens ont embarqué, ils criaient, c'était super.Nous n'avions ni t-shirts à vendre, ni albums à offrir, mais le lendemain, des milliers de gens sont venus nous laisser un mot sur notre page My Space.Grâce à Universal (qui distribue No Sleep at All, l'album édité sur le label Bonsound), nous avons gagné plein de nouveaux fans.» C'est dire à quel point le son de Creature est contagieux.Sucré, pop, accrocheur.«Oui, nous sommes un groupe de danse, mais pas que ça, modère la musicienne.Nos textes sont parfois personnels, certains aspects sont politiques.On veut faire réfléchir un peu, aussi.» Last Days of America est de cette graine.On pourrait en dire autant de Kandahar, un titre pour le moins provocant.«On voulait que cette chanson, au texte très simple, provoque un déclic dans la tête des gens.«I got a ticket to Kandahar\u2026 I'm bringing a candy bar» («J'ai un billet pour Kandahar/J'apporte des bonbons »).C'est tellement un mot fort, Kandahar, surtout pour les Canadiens.Ça évoque des émotions.Ça fait danser, bien sûr, mais ça touche une corde sensible, sans être prêchi-prêcha.» Puis, cette chanson qui ouvre l'album, Who's Hot, Who's Not, référant à l'aube de la scène hiphop new-yorkaise - le groupe se réclame davantage du Sugarhill Gang que des B-52's auxquels on a tendance à les comparer - tout en frôlant cette hype qui a porté Creature depuis presque trois ans.«Ce n'était pas prévu, toute cette hype, dit Cowbella.Je sais que les gens attendaient cet album depuis au moins deux ans.On a eu peur parce que ç'a été long, tout le processus d'enregistrement, les négociations avec ces labels qui se disaient intéressés à nous.On a eu peur, mais lorsqu'on s'est retrouvés avec le produit final, puis que nous avons conclu l'entente avec Universal, ça nous a dynamisés.La hype est réapparue, trois fois plus bruyante qu'au début.Le timing, pour Creature, était parfait.» Ne reste plus qu'au grand public à entrer dans leur danse.CREATURE Une énergie contagieuse Lorsqu'on l'a découvert sur scène, le quatuor Creature s'est tout de suite vu coller l'étiquette «prochaine sensation montréalaise».Or entre la subite consécration et la parution de ce premier album, No Sleep At All, trois longues années se sont écoulées, durant lesquelles les amateurs se demandaient bien quand Creature sortirait de sa cage.Voilà qui est fait.PHOTO CREATURE Le quatuor montréalais Creature se décrit sans gêne comme un groupe de danse.«C'est vrai qu'il y a 10 ans, on pensait tout de suite à MC Mario.» dit Cow Bella (à gauche), accompagnée de Sid Z, Gina Simmons et Kim Ho.«Oui, nous sommes un groupe de danse, mais pas que ça.Nos textes sont parfois personnels, certains aspects sont politiques.On veut faire réfléchir un peu, aussi.» Festival Edgy Women Se déroulant jusqu'au 16 mars, le 15e festival Edgy Women, imaginé par le Studio 303, promet de battre son plein en ce 8 mars, Journée internationale de la femme.Le repaire de la danse et des arts indisciplinés célèbre en effet, ce jour-là, toutes les femmes à travers une foule de propositions décalées: un stage de cirque Political Circus par Jennifer Miller dès le matin, des portes ouvertes Carrières Edgy l'après-midi et, en soirée, le concert du choeur Maha appuyé des déambulations de la danseuse Clara Furey.La journée se conclura en musique avec le Party Edge.\u2014 Annabelle Kempff FLASH 3529869A de rabais sur une grande sélection de CD et DVD 50% 5CD àprix exceptionnel! Quantité limitée En vente chez BEETHOVEN: L'INTÉGRALE DES SYMPHONIES (1963) KARAJAN 2008 Célébration du CENTENAIRE 3546550A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIO CLOUTIER New York, New York.Si vous réussissez à New York, vous réussirez partout, chantait Frank Sinatra.L'adage vaut pour tous les artistes, incluant l'OSM.Le concert de ce soir représente un passage obligé important pour les Montréalais.Habitué du Carnegie Hall sous Charles Dutoit, l'OSM y jouera pour la première fois en quatre ans.Kent Nagano disait, avant son départ cette semaine, qu'il avait «très hâte» d'y amener l'OSM.Selon ses plans, New York est la première étape du grand retour de l'orchestre sur la scène internationale.«C'est vrai qu'aller à New York c'est quelque chose d'assez spécial.Bien sûr, ça amène une certaine émotion.Pour la préparation, on essaie d'être toujours au sommet.Tous les concerts sont importants », a-t-il confié mardi.La prestation new-yorkaise sera suivie d'un important voyage en Asie et, déjà, l'on prépare à l'OSM une tournée européenne.«C'est notre rôle d'ambassadeur, dit-il.C'est dans cet esprit que nous rentrons dans le monde des tournées.J'ai voulu commencer avec le Canada, l'an dernier, parce que nous sommes un orchestre canadien.Ensuite, on voulait rétablir les liens traditionnels avec Carnegie Hall et le Japon.» La chef de la directionde l'OSM, Madeleine Careau, estime aussi que le défi new-yorkais est important pour l'OSM, «puisqu'on présente à la famille et aux amis notre nouveau fiancé», dit-elle.«On joue devant les critiques mais aussi devant les décideurs canadiens et américains.Les gens, forcément, vont comparer notre nouveau chef avec le précédent.C'est stressant, mais c'est un bon stress, l'obligation de se surpasser.Il faut reconquérir ces territoires.J'ai confiance», soutient Mme Careau.Kent Nagano dit qu'il aurait aimé présenter le violoniste canadien James Ehnes, soliste à la Place des Arts cette semaine, à New York, mais que les dirigeants new-yorkais lui préféraient l'Américain Joshua Bell.Le programme sera le même qu'à Montréal : Le poème de l'extase de Scriabine, Rocana, une création de la Coréenne Unsuk Chin, des fragments symphoniques de Debussy ainsi que le Concerto pour violon de Tchaïkovski.Ce programme, de souligner le maestro, est le fruit de longues discussions entre Carnegie Hall et l'OSM.«L'acoustique de Carnegie est légendaire.Chaque répertoire peut très bien vivre dans cette enceinte.Le programme qu'on présente est particulièrement riche en couleurs.L'acoustique de la salle va permettre de démontrer l'étendue des couleurs du répertoire et de l'orchestre », croit le maestro, qui n'a travaillé qu'une seule fois dans cette salle, au milieu des années 90.Un voyage comme une tournée L'OSM a embauché une vingtaine de musiciens de plus pour ce programme faisant une bonne place à la musique contemporaine.Mais les risques sont limités au minimum grâce à la «machine bien huilée de Carnegie Hall», note Benoît Bilodeau, producteur délégué.Un voyage de deux jours ressemble à une tournée, ajoute-t-il.Ce concert a nécessité six mois de préparation, dès le moment où le programme a été arrêté.La production doit, notamment, obtenir les permis de travail, un hôtel et un transporteur aérien.Les instruments ont voyagé par camion hier et les musiciens ce matin même.Reste un imprévu, le temps d'aujourd'hui.«On reste là pour organiser, mais on s'efface devant les artistes, notre chef, nos musiciens et les solistes, souligne M.Bilodeau.On est là pour leur donner les meilleures conditions possible et les aider à performer convenablement.» Madeleine Careau, qui en a vu d'autres à l'OSM, estime que le voyage à New York démontrera que l'OSM est prêt à reprendre la place qui lui revient.C'est pour cette raison qu'elle a quitté son poste aux affaires courantes de l'orchestre.«Huit ans, c'est un bail à l'OSM, je vais avoir mon doctorat bientôt.Le meilleur temps pour quitter c'est quand ça va bien.Honnêtement, ça va très bien sur le front des opérations.On peut envisager sereinement l'avenir parce qu'on a fait la paix avec le public, les milieux des affaires et politiques.On a le vent dans les voiles et les conditions gagnantes!» À LIRE LUNDI : LE COMPTE RENDU DU CONCERT DE L'OSM À NEW YORK DE NOTRE COLLABORATEUR RICHARD HÉTU.L'OSM À CARNEGIE HALL Retour vers le futur MARIO CLOUTIER Le président du consei l d'administration de l'OSM, Lucien Bouchard, a réalisé son deuxième déficit zéro en 10 ans.Après celui du gouvernement du Québec, il a aidé l'OSM à équilibrer son budget d'exploitation depuis un an.Le déficit accumulé reste de 2,5 millions, mais il était de 5,3 millions il y a huit ans.«Ça va bien, mais ça ne veut pas dire que c'est facile pour autant.La question du financement requiert une attention constante.On a beaucoup travaillé pour équilibrer les budgets et restituer des contrôles budgétaires », explique l'ancien premier ministre.Un grand cabinet comptable et un groupe-conseil se sont penchés, gratuitement, sur les finances et l'avenir de l'OSM.Une étude internationale a été commandée et M.Bouchard en conclut que la qualité a un prix.«Pour maintenir sa réputation d'orchestre de calibre international, note-t-il, il nous faut un fonds qui assure des entrées d'argent récurrentes.On va lancer la vraie campagne prochainement, mais on travaille activement à sa préparation.» En fait, l'OSM amasse déjà des fonds depuis quelques mois pour s'assurer que les objectifs de cette campagne de souscription soient réalisés.Ailleurs, les grands orchestres bénéficient de fonds de dotation qui génèrent des revenus a n nue ls impor ta nt s À Boston, c'est près de 250 millions.À un taux d'intérêt de 5%, cela représente des revenus annuels de 12,5 millions avant même qu'un seul billet ne soit vendu.Un fonds de 14 millions «En comparaison, notre fonds est rendu à 14 millions, souligne M.Bouchard.Il faut aller plus loin que ça.» Côté dépenses, il assure que les musiciens et le c he f r e pr é sent e n t des «coûts raisonnables» pour l'organisation.«Il faut être prêt à faire certains compromis, mais M.Nagano est un homme qui a été raisonnable comparé à d'autres.S'il était à New York ou Chicago, il gagnerait plus.Il fallait aller chercher le meilleur chef possible tout en respectant nos finances, ce qu'on a fait.» Les finances de l'OSM se portent mieux PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Selon les plans du chef Kent Nagano, New York est la première étape du grand retour de l'OSM sur la scène internationale.L'Orchestre Symphonique de Montréal se produira pour la 24e fois de son histoire au Carnegie Hall de New York ce soir.Pour Kent Nagano, toutefois, ce sera le premier concert de l'OSM qu'il dirige chez lui, aux États-Unis.La chef de la direction, Madeleine Careau, estime que le défi new-yorkais est important pour l'OSM, «puisqu'on présente à la famille et aux amis notre nouveau fiancé ». CONCERT DE CLÔTURE 26 JUIN AU 6 JUILLET 2008 PRÉPAREZ-VOUS POUR LA 29e ÉDITION ARETHA FRANKLIN ERIK MONGRAIN DON ROSS JORDAN OFFICER GARETH PEARSON JAKE SHIMABUKURO MARTIN TAYLOR GUITARMANIA 12 CONCERTS DE GUITARISTES D'EXCEPTION CINQUIÈME SALLE, PdA JIM HALL PIERRE BENSUSAN ANTOINE DUFOUR JEAN-FÉLIX JOHN JORGENSON ANDY MCKEE LALANNE MICHEL HAUMONT 26 AU 29 JUIN BILLETS THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE 514 908-9090 / ticketpro.ca 514 878-7878 / tnm.qc.ca PLACE DES ARTS 514 842-2112 1 866 842-2112 laplacedesarts.com 514 790-1245 admission.com MÉTROPOLIS 514 908-9090 / ticketpro.ca BILLETTERIE CENTRALE MÉTROPOLIS 59, rue Sainte-Catherine Est STEELY DAN Le groupe mythique enfin à Montréal ! OMARA PORTUONDO SAXOPHONE SUMMIT CHARLIE HADEN QUARTET WEST 30 JUIN 21h30 UN SPECTACLE-ÉVÉNEMENT HISTORIQUE LES GRANDS CONCERTS THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA VOIX DU MONDE JAZZ BEAT BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT! PLEINS FEUX THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE, PdA 29 JUIN 18 h 27 JUIN 18 h THÉATRE DU NOUVEAU MONDE MÉTROPOLIS CORAL EGAN LADYTRON JOE LOVANO, DAVE LIEBMAN, RAVI COLTRANE LES NOUVELLES DIVAS RYTHMES BELL UNE MUSIQUE RÉTRO-FUTURISTE CORROSIVE 28 JUIN - 20h 2 JUILLET - 20h30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 1er et 2 JUILLET - 19h30 POUR LA TO UTE PREMIÈRE FOIS AU FESTIVAL, ENFIN, LA REINE DU SOUL À MONTRÉAL ! SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 3 et 4 JUILLET, 19 h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA 6 JUILLET, 15 h 30 et 19 h 30 UN NOUVEL ALBUM, UN SPECTACLE INÉDIT LE MAÎTRE DE LA CONTREBASSE LA GRANDE DAME DU BUENA VISTA SOCIAL CLUB CHARLIE HADEN - leader, contrebasse ERNIE WATTS - saxophone ALAN BROADBENT - piano RODNEY GREEN - batterie DEUX ORCHESTRES LÉGENDAIRES S'AFFRONTENT SUR SCÈNE \u201cBATTLE OF THE BANDS\u201d TOMMY DORSEY ORCHESTRA GLENN MILLER ORCHESTRA 3547484A 3546912A 3544939A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SIMON COUTU COLLABORATION SPÉCIALE Cette semaine, l'artiste d'origine israélienne qui a grandi en Afrique du Sud lançait au Canada son premier album, Charmed and Strange.Il était en spectacle mercredi au Cabaret Juste pour rire.Pieds nus sur les planches, il mélange le folk, la pop, le hiphop et le trip-hop avec la magie de la lutherie et une rangée de pédales d'effets.Rencontré alors qu'il arrivait tout juste d'Angleterre, Yoav avait hâte de renouer avec le public montréalais.Il y a six mois, l'ancien mannequin faisait la première partie de Tori Amos à la Place des Arts.«J'ai une belle relation avec Montréal, dit-il.Ici, le public est silencieux durant la prestation.Si la musique plaît au spectateur, il te le laisse savoir après la dernière note par un déluge d'applaudissements.» Voyage initiatique Yoav Sedan trimballe son baluchon et son étui de guitare partout sur le globe.Après avoir passé quelques années à New York pour y développer sa musique, il vit maintenant à Londres.Le musicien dit ne pas aimer se poser plus de deux ans dans la même ville.«Peu importe où je m'arrête, je me sens comme un étranger.Je songe actuellement à m'installer à Montréal ou à Los Angeles.Le mouvement stimule ma créativité.Il me permet de découvrir différentes musiques et de faire de nouvelles rencontres.» Yoav se décrit comme «un croisement entre un auteur-compositeur- interprète, un hommeorchest re et un DJ ».Pour construire sa musique, l'artiste utilise sa guitare d'un bout à l'autre.Son instrument devient alors une boîte à rythmes.Sa voix douce et soutenue s'installe ensuite au sommet de cette pyramide musicale.Durant l'entrevue, Yoav ponctue ses réponses en créant des rythmes drum'n'bass sur la table de bois avec ses doigts.L'idée de convertir sa guitare en instrument de percussion lui est venue après avoir consommé des champignons magiques pour célébrer le solstice d'été.«J'étais assis à Central Park et je tapais un rythme de musique électronique sur ma guitare et des enfants se sont mis à danser autour de moi.J'avais l'impression d'être un DJ.» Un amour de guitare À l'âge de 11 ans, c'est par esprit de contestation qu'il choisit d'apprendre la guitare de façon autodidacte.Durant son enfance en Afrique du Sud, son père, architecte, et sa mère, chanteuse d'opéra, lui interdisent d'écouter de la pop.«Pendant des années, je me suis complètement opposé à la musique classique parce que mes parents m'en avaient gavé, se souvient-il.J'ai maintenant complètement oublié la théorie musicale et je ne peux plus lire la musique.» L'homme-orchestremène sa carrière en solitaire.Sans son instrument, Yoav est discret et réservé.Il a une relation très étroite avec sa guitare.«Je me sens vraiment connecté avec elle.Je la malmène, elle est toute bosselée et égratignée, mais elle survit.» À maintes reprises, il a failli la perdre.Elle lui est toujours revenue, comme une fidèle amie.«Je l'ai achetée à New York.Le lendemain, je jouais dans un parc lorsque j'ai été attaqué par une bande d'adolescents.Ils m'ont frappé au visage, mais j'ai réussi à garder ma guitare en la protégeant entre mes bras.Elle était pleine de sang!» L'an dernier, Yoav jouait au festival Osheaga à Montréal.Juste avant le concert, il s'est fait voler son instrument.Deux semaines plus tard, il l'a retrouvé en vente sur le site web e Bay.Malgré l 'originalité de sa démarche, Yoav est conscient des limites que lui impose son instrument de prédilection.«Une formation traditionnelle composée d'une batterie, d'une basse et d'une guitare est aussi contraignante qu'un homme seul avec sa guitare.Un jour ou l'autre, un artiste atteint ses limites.Je crois néanmoins que c'est ce qui donne à mon oeuvre sa couleur unique.» Yoav promènera sa guitare aux quatre coins de la planète au cours des prochains mois pour faire entendre sa musique.Montréal deviendra peut-être sa future ville d'adoption.YOAV Rêveries d'un promeneur solitaire PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE Yoav dit ne pas aimer se poser plus de deux ans dans la même ville.«Peu importe où je m'arrête, je me sens comme un étranger.Je songe actuellement à m'installer à Montréal ou à Los Angeles.Le mouvement stimule ma créativité.Il me permet de découvrir différentes musiques et de faire de nouvelles rencontres.» Seul sur scène, Yoav gratte, frappe, pince et caresse sa guitare acoustique.Difficile de croire qu'un homme peut créer une musique urbaine aussi complète grâce à six cordes, une caisse de résonance et sa voix.Yoav se décrit comme « un croisement entre un auteur-compositeurinterprète, un hommeorchestre et un DJ ». 3548666A ARTS ET SPECTACLES VOL D'OEUVRES D'ART ANABELLE NICOUD La campagne a fini de blanchir quand Montréal s'éveille.Tranquillement.Le concert des klaxons, le bal de voitures et le va-et-vient des badauds animera bientôt le centre-ville.À deux pas du Musée des beaux-arts, c'est un dimanche de l'été 2007 qui commence.Un dimanche qui annonce son lot de promeneurs, mais aussi son drame, pour une galerie d'art de la très chic rue Sherbrooke Ouest.Un dimanche matin, donc, un homme pousse la porte d'une galerie d'art, qui occupe le demi-soussol d'une maison.L'homme, entre, descend les quelques marches qui mènent à la pièce principale.Il baguenaude, flâne.Soudain, il se retourne, fait un signe en direction de la porte d'entrée.À la grande frayeur de l'unique employée de la galerie, un deuxième homme fait irruption, cagoulé.Il pointe un revolver vers elle: sois sage, et tais-toi.Terrorisée, la jeune femme assiste à une scène digne d'un mauvais film de série B: voilà que le premier visiteur de la galerie sort des pinces du sac de son complice, et s'attaque au système de sécurité reliant trois toiles au mur.L'arrivée de deux clients ne met pas fin au scénario : sous la menace du revolver, ils doivent s'asseoir sur les canapés disposés au centre de la pièce.Et surtout, on leur demande de ne pas broncher.En quelques m i n u t e s , u n Riopelle, un Fortin, un Perron, sont décrochés, et enfouis dans un grand sac.L'homme cagoulé et son complice prennent la fuite, laissant derrière eux une employée et deux clients ébahis d'incompréhension.On appelle le 9-1-1.La police débarque, 20 minutes après: c'est une éternité; 52 000$ en tableaux viennent de disparaître.Spectaculaire, le braquage n'est toutefois pas l'oeuvre des Arsène Lupin du coin.À visage découvert, l'un d'entre eux est identifiable sur les enregistrements de la caméra de surveillance.Sans grande subtilité là encore, un troisième larron était venu s'enquérir du prix des mêmes toiles quelques jours avant le larcin.La police reconnaît en ce curieux un habitué du palais de justice, un fraudeur, récidiviste, certes, mais sans grande envergure.Quelques jours après le vol, la galerie reçoit un appel anonyme: le «cerveau» de l'opération, c'est le même homme, un certain Denis Savaria.C'est lui qui a «embauché » deux hommes de main.La police n'a pas encore remis la main sur les toiles; c'est une simple question de jours.Paniqués, les voleurs du dimanche tentent de liquider les toiles en les offrant à d'autres galéristes.«Les cadres étaient maganés, mais la toile était intacte», soupire la directrice de la galerie.Tous âgés d'une soixantaine d'années, les braqueurs ont sous-estimé la rapidité de la propagation de l'alerte au vol, lancée sur l'internet.En trois semaines, les trois hommes sont arrêtés, et les toiles, retrouvées.L'arme, elle, manque toujours, mais la police a pu établir avec certitude qu'il s'agissait d'un faux.Une fausse arme, certes, qui a créé une vraie surprise, pour un vrai vol qualifié.Jugés dans la foulée, les trois hommes sont condamnés à des peines de 50, 52 et 66 mois d'emprisonnement.La finesse des traits et l'élégance des manières de la directrice de la galerie peinent à contenir sa colère quand elle parle de cet épisode.«La conclusion est la suivante : plusieurs criminels entrent avec des revolvers, qu'est-ce que vous voulez que les employés fassent?» demande-t-elle.C'est effectivement imparable.C'est pas de l'art! Non loin de là, le galeriste Samuel Lallouz, lui, ne craint pas vraiment les voleurs: il fait dans l'art contemporain.Du haut calibre, certes, mais rien de tape-à-l'oeil.En montrant Le chapeau de Joseph Beuys, exposé actuellement, il rit.«Les voleurs entrent, ils voient ça, ils se disent: c'est pas de l'art!» La seule fois où la galerie a été cambriolée, les voleurs sont d'ailleurs repartis pour tout butin avec un ordinateur Mac.«Si les voleurs réussissent à revendre des oeuvres d'art contemporain, qu'ils nous appellent pour nous dire comment ils ont fait », plaisante Matthieu Gauvin, le directeur de l'Association des galeries d'art contemporain (AGAC).Pourtant, les galeries membres de l'association, situées en majorité dans l'édifice Belgo, rue Sainte- Catherine, ont déjà reçu de la visite, il y a quelques années.Un kleptomane, peut-être, qui entrait dans les galeries, et dérobait ce qui lui tombait sous la main, avant de repartir, tout simplement.«Ce n'est rien de très glamour», estime le responsable des communications de l'AGAC, Grégory Kunz.Le Belgo s'est bien équipé d'un gardien\u2026 pour deux semaines seulement.«Étant donné qu'il y a peu de risques, cela ne justifie pas le fait d'investir dans des infrastructures sécuritaires.On est à Montréal, pas à New York!» dit M.Kunz.Pourtant, les fraudes et les vols liés aux oeuvres d'art composent le quotidien de l'enquêteur spécialisé en arts de la Sûreté du Québec, Jean-François Talbot.«Il y a plus de vols que l'on ne pense», estimet- il.Depuis la création, en 2003, à la SQ, de l'unité spécialisée en oeuvres d'art, M.Talbot traite, avec Alain Lacoursière, une centaine de dossiers «de nature diverse» chaque année.Parmi eux, braquages, vols à la tire, et fraudes en tous genres.Pour les musées et les galeries, les pertes varient entre l'anodin et le très lourd.Il y a trois ans, des fraudeurs ont pu acquérir 360 oeuvres, en moins de six mois, dans des galeries de Montréal grâce à de faux chèques.La valeur des biens volés s'élève à 1,5 million.«Aucune oeuvre n'a été retrouvée», dit M.Talbot.Caméras de surveillance, ou alarmes, les mécanismes de surveillance et de sécurité mis en oeuvre dans les galeries pour faire face aux larcins ne font pas toujours le poids.«Ce n'est pas suffisant, il faut être honnête», dit M.Talbot.Prenez la fermeture automatique des portes: si le voleur se montre agressif, il faut le laisser sortir, butin compris.Jamais à l'abri des risques Certaines galeries développent leur truc.Rue Sherbrooke Ouest, il faut sonner à la porte de la Galerie Dominion, pour que l'un des deux employés vienne vous ouvrir.Une précaution prise depuis qu'un homme est parti avec une oeuvre, il y a deux ans.L'employé accompagne ensuite le client dans les étages de l'ancien hôtel particulier, où sont exposées des toiles de Degas, Giacometti ou Botero.«Tout ce qui est sur le mur est bien accroché», explique Sophie Picquot, chargée des ventes.Dans les institutions muséales québécoises, on prend les risques de vol au sérieux.«En règle générale, les musées sont très conscients des risques.À lamesure de nos moyens, on d ispose de bons procédés, dit Michel Perron, le directeur général de la Société des musées québécois (SMQ).Par contre, malgré toutes les mesures de prises, le musée ne peut pas dire qu'il est à l'abri de tout risque.» P a r l e z - e n au Musée d'art de Joliette.Il y a un peu plus de trois ans, un des employés du musée a tout simplement profité de ses clefs pour aller se servir dans la réservede l'institution.Marc-André Morin Larocque, contractuel, alors âgé de 26 ans, avait dérobé pour environ 125 000$ d'oeuvres, parmi lesquelles des lithographies de la collection Derrière le miroir, de Jean Paul Riopelle.L'homme, «très amateur», selon M.Talbot, a été repéré par Yseult Riopelle, la fille du peintre, au moment où il tentait de revendre aux enchères des gravures de Riopelle.Le musée a pu constater la disparition de plusieurs pièces qui ont toutes été retrouvées.Le jeune homme a été condamné à 15 mois de prison avec sursis.Et le musée limite, depuis, l'accès des employés aux réserves.Le risque zéro n'existe pas.Rue Sherbrooke Ouest, la directrice de la galerie victime du hold-up est encore ébranlée par les événements de l'été.Depuis l'agression, la galerie est équipée de boutons qui la relient directement à la police.«C'est la seule chose à faire en plus.Mais il y a un risque aussi: si la personne te voit peser sur le bouton, elle peut te tuer», dit-elle.Il a fallu deux mois et l'arrestation des trois auteurs du vol pour que l'employée présente le jour du vol reprenne ses fonctions.Si les trois braqueurs ont été condamnés, la lumière n'a pas été faite sur ce qui a poussé M.Savaria à recruter deux hommes pour voler trois toiles.Au procès, la Couronne évoque prudemment «une commande ».«Commande» qui, si le plan avait fonctionné, leur aurait rapporté 8000$, prétend la galeriste.Braquages, fraudes et menus larcins\u2026 au Québec «Montréal, ce n'est pas New York.» Cette vérité de La Palice est brandie en réponse ultime quand on aborde la question de la sécurité dans les musées et les galeries d'art, à Montréal, et au Québec.Pourtant, bon an, mal an, l'unité spécialisée en oeuvres d'art de la Sûreté du Québec enquête sur une centaine de vols, fraudes, et autres méfaits liés aux oeuvres d'art.Retour sur le phénomène.Se prémunir face aux vols est un souci commun aux musées et aux galeries.« Les musées prennent les dispositions nécessaires, mais les musées doivent être accessibles.On ne peut pas mettre des gardes armés pour faire peur au monde », dit Jean-François Talbot, enquêteur à la Sûreté du Québec, spécialisé en oeuvres d'art.La Presse a visité plusieurs galeries d'art, dans l'édifice Belgo, dans le Vieux-Montréal, et rue Sherbrooke.Le constat est souvent le même: on entre relativement facilement dans les galeries.Les galeries, elles, ne comptent souvent qu'un seul employé.Les grilles, serrures et caméras de vidéosurveillance sont moins dissuasives durant la journée.Ce sont souvent les assureurs qui fixent les normes de protection.Plus il y a des incidents ou des vols, plus les compagnies d'assurances vont exiger l'installation de barreaux, de fermetures ou d'alarmes, explique M.Talbot.Pour les musées, durant les heures d'ouverture, les surveillants sont le premier des remparts face au vol, croit Michel Perron, le directeur général de la Société des musées québécois (SMQ).« Je crois beaucoup à la vigilance humaine : il n'y a pas de meilleur détecteur.On a besoin de beaucoup de technologies différentes pour s'assurer de la protection du public et des oeuvres.La présence humaine en salles est la première technologie.» Les musées et galeries, entre accessibilité et sécurité «Des fraudeurs ont pu acquérir 360 oeuvres, en moins de six mois, dans des galeries de Montréal grâce à de faux chèques.» ARTS ET SPECTACLES VOL D'OEUVRES D'ART Pourquoi voler des oeuvres d'art?Si les vols d'oeuvres d'art font ponctuellement les manchettes du monde entier, rien n'indique toutefois qu'il soit plus rentable de braquer un musée, une fondation ou une galerie plutôt qu'une banque.Marc Mayer, le directeur du Musée d'art contemporain de Montréal (MAC), ne cache pas sa colère quand nous lui parlons, quelques jours après le vol de Zurich.«C'est une horreur totale ! Ce sont des oeuvres uniques, on ne peut pas revendre ça! Qui va payer une fortune pour une toile que l'on ne peut montrer?» demande-t-il.Qui vole des oeuvres?Des individus qui veulent flatter leur ego et agrémenter leur maison d'une pièce de maître.Des voleurs qui espèrent, une fois le vol oublié, pouvoir revendre les oeuvres.Une option «difficile », selon Jean-François Talbot, enquêteur à la Sûreté du Québec, spécialisé en oeuvres d'art.Enfin, les voleurs peuvent demander une rançon en échange de l'oeuvre volée.Les oeuvres d'art volées sont de toute évidence très difficiles à revendre.Le genre laisse peu de place aux amateurs ou aux branquignols.«Le vol de tableau, à cette heure, c'est ridicule », juge un directeur de galerie interviewé par La Presse.ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE© Billets : 514.842.9951 -osm.ca Tarif spécial pour les 18-34 ans.Kent nagano, directeur musical En collaboration avec présenté par Bach et l'art de la fugue Mardi 25 Mercredi 26 mars 20 h Kent nagano, chef d'orchestre angela Hewitt, piano gabrieli, Symphonie Sacrae (1597), Tre canzoni bacH, Le Clavier bien tempéré, pour piano seul (extraits) bruc Kner, Symphonie nº 5 causerie avant-concert, 19 h Evgeny Kissin: pour la première fois avec l'OSM! Mardi 1er Mercredi 2 avril 20 h Kent nagano, chef d'orchestre evgeny Kissin, piano Soirée du 1er présentée par Soirée du 2 présentée par bra Hms, concerto pour piano nº 2 r.strauss, Symphonie Alpestre DUO PIANO! sous la direction de Kent Nagano Offre exclusive 15% de rabais pour un temps limité À l'achat de ces deux concerts 3547416A RÉSERVEZ TÔT! 514 521.1002 ou 1 800 558.1002 www.Les Grands Explorateurs.com PRÉSENTÉ PAR MARIO INTROIA vous invite à mettre le cap sur cinq grandes destinations.Abordez la Polynésie, royaume des atolls; succombez aux charmes des îles des Caraïbes; naviguez dans les fjords de la Norvège; remontez le cours du Nil de l'Égypte antique; surfez dans le sillage d'Ulysse en Méditerranée, berceau des civilisations grecque et romaine.Un appel irrésistible du grand large ! LASALLE 24 et 25 mars - ST-JÉRÔME 26 mars - L'ASSOMPTION 14 avril LAVAL 8 au 13 mars Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir LONGUEUIL 14 au 20 mars Salle Pratt&Whitney Canada 150, rue Gentilly Est MONTRÉAL 15 au 20 avril Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est 3530844A 3542812A ENTRACTE PAUL JOURNET ILS, ELLES ONT DIT «C'est une business qui est très compétitive.» - Michael Fortier, avocat et ancien banquier, qui parle de sa nouvelle «business », celle de ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.«On ne veut plus que ce (110%) soit un freak show.» - Michel Bergeron à Tout le monde en parle, qui explique ses ambitions pour l'émission 110%.«Les films québécois, on regardait ça pour les seins.» \u2014 Denis Lévesque à TVA, qui raconte comment Valérie a réveillé le jeune cinéphile en lui.«Il y a une chose dont on parle peu souvent, c'est l'influence profonde que peuvent avoir les conditions climatiques sur (\u2026) l'humeur collective.» \u2014 Denise Bombardier au 98,5 FM, qui déplore l'absence de sociologie de la météo dans les médias de masse et ailleurs au Québec.«Tibet! Tibet ! » \u2014 Björk durant sa chanson Declare Independence lors d'un concert à Shanghai.Certains Chinois n'auraient pas trop apprécié.Björk Michel Bergeron Michel Gendron, président de Vega Musique, est décédé subitement samedi dernier.Pendant plus de 20 ans, Michel a été un acteur de premier plan dans l'industrie musicale au Québec.Au sein des conseils d'administration de l'ADISQ, de la SOPROQ et de MUSICACTION, il était une force sereine, tranquille - et désormais irremplaçable.Au-delà de la générosité et du professionnalisme avec lesquels il a exercé l'ensemble des tâches reliées aux postes d'administrateur ou de dirigeant pour ces organismes, Michel a fait preuve d'une droiture sans faille, d'une recherche constante du consensus et d'un respect hors du commun pour ses collègues et pour les équipes avec lesquelles il a travaillé.Michel nous laisse l'héritage d'un dévouement sincère et le modèle d'un engagement indéfectible.Nous nous souviendrons avec une infinie tendresse de la personne exceptionnelle qu'il était.L'ADISQ, la SOPROQ et MUSICACTION transmettent à toute sa famille et à ses proches leurs plus sincères condoléances.Michel Gendron 1958 - 2008 3547984A 3547608A Des personnes remarquables continuent de façonner l'univers culturel du Québec.Proposer une candidature pour l'obtention d'un Prix du Québec demeure une façon unique de reconnaître leur apport inestimable à la société québécoise.Date limite le 11 avril 2008 Détails au www.prixduquebec.gouv.qc.ca CLÉMENCE DESROCHERS+ MARIE-ÉVA DE VILLERS MADELEINE GAGNON+ FRANCE GAGNON PRATTE + MAV I S GALLANT+ CARMEN G I L L - C A S AVANT+ ANNE CLAIRE POIRIER + LÉA POOL+ JEANNE RENAUD «Je profite de la Journée internationale des femmes pour rendre hommage à toutes les artistes qui participent au développement et au rayonnement de la culture québécoise et je salue avec admiration la contribution des lauréates des Prix du Québec dont les parcours exceptionnels continuent de nous inspirer.» CHRISTINE ST-PIERRE Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Lauréates des prix culturels 3547280A 3547273A ENTRACTE entracte@lapresse.ca SÉPARÉS À LA NAISSANCE Les yeux du gardien des Flyers de Philadelphie, Martin Biron, partagent le bleu fougueux de ceux de l'interprète de Don Juan.Pendant que Biron essaie de compenser pour la défense plutôt ordinaire des Flyers, Jean-François Breau agit présentement comme porte-parole des Rendez-vous de la Francophonie.Merci à Caroline Genest de La Prairie pour la suggestion.EN HAUSSE.EN BAISSE SARAH POLLEY L'actrice et réalisatrice canadienne ressort grande gagnante des prix Genie, remis dimanche dernier à Toronto.Pour Away From Her, Polley a gagné les Genie de la meilleure réalisation et de la meilleure adaptation, ainsi que le prix Claude-Jutra, pour le meilleur premier long métrage.Away From Her a aussi été consacré meilleur film.Ses interprètes ont également gagné les prix Genie du meilleur premier rôle masculin (Gordon Pinsent), du premier rôle féminin (Julie Christie) et du rôle de soutien féminin (Kristen Thomson).«Je suis sous le choc», a-t-elle lancé, avant d'ajouter plus tard: «Si j'avais des craintes de me sentir imposteur, elles se sont évanouies!» MARION COTILLARD La belle histoire entre l'actrice française et le public américain aura été de courte durée.Le 24 février, Marion Cotillard a gagné l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans La môme.Quelques jours après, une interview donnée l'année dernière à l'émission Paris Première est revenue la hanter.Un coup monté, les Américains sur la Lune et le 11 septembre?C'est ce qu'y soutient l'actrice.«Je pense qu'on nousment sur énormément de choses: Coluche, le 11 septembre.» affirme-t-elle au journaliste Xavier de Moulins.La retranscription est disponible sur le site de Marianne.Elle y ajoute aussi que «c'était bourré d'or, les tours du 11 septembre», avant de conclure: «Est-ce que l'homme a vraiment marché sur la Lune?J'ai vu pas mal de documentaires là-dessus et ça, vraiment, je m'interroge.» Sa car Martin Biron Jean-François Breau rière américaine s'annonce soudainementmoins prometteuse.ARTS ET SPECTACLES ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE TRIO SYLVIE ST-JACQUES CONTES EN TRANCHES, SÉPARÉS MÉCANIQUEMENT La compagnie Créations les Indigestes s'apprête à dévoiler à l'Espace La Risée (1258, rue Bélanger Est) sa plus récente production au titre évocateur de Contes en tranches, séparés mécaniquement.Ce spectacle en six tableaux fera découvrir des textes «qui exposent la réalité quotidienne pas toujours facile à avaler», signés Max-Antoine Proulx, Jean-François Boisvenue et Mathieu Lepage, dans une mise en scène de Julie- Ange Breton.Du 11 au 29 mars.Pour plus d'infos: www.lesindigestes.com LE VRAIMONDE?EN TOURNÉE La pièce Le vrai monde?de Michel Tremblay, qui a été applaudie par 26 000 spectateurs l'automne dernier chez Jean-Duceppe, vient d'entamer une tournée québécoise.Le metteur en scène René Richard Cyr et les acteurs Benoît Mc Ginnis, Émilie Bibeau, Marie- France Lambert, Milène Leclerc, Josée Deschênes, Normand D'Amour et Bernard Fortin reprendront ce classique du théâtre québécois dans 31 villes du Québec.DES CADAVRES DANS LES SOUS-SOLS Après avoir frayé dans le monde de la folie et de l'absurde au Festival de théâtre ambulant des Hautes-Laurentides avec Névrose à la carte, H2OThéâtre s'intéresse à l'identité profonde des jeunes hommes d'aujourd'hui.La pièce Sous-sols, écrite et mise en scène par Jonathan Charbonneau, traite de la peur de plonger en soi-même en s'échappant dans la drogue, le sexe et l'alcool.À l'Espace Geordie, du 19 au 29 mars.SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Pendant mon premier (et dernier) entretien avec Henri Barras, le regretté homme de théâtre m'a confié qu'il trouvait bien «mal en point» le théâtre québécois.C'était en décembre 2006 et il s'apprêtait à être honoré au Gala des Masques par l'Académie québécoise du théâtre.En phase terminale, il n'avait rien perdu de son sens critique.Les théâtres institutionnels d'ici , tranchait-il, accordaient selon lui trop de moyens à fabriquer de jolis décors et costumes.Il trouvait souvent leurs productions guindées, et leur attitude peu ouverte sur le reste du monde francophone.En revanche, celui qui, jusqu'à son décès en novembre dernier, a écrit sur l'art brut (De l'art cuit à l'art brut, aux sources de la création), n'avait que des éloges à adresser à l'audace et la création du théâtre jeunesse.Je l'ai trouvé un peu catégorique, M.Barras.Mais je dois reconnaître que le théâtre jeune public sort plus souvent des sentiers battus, notamment dans sa façon de créer des événements originaux et de favoriser l'accessibilité.Prenez par exemple la semaine de relâche qui s'achève.Les petits fervents de théâtre peuvent se régaler (à peu de frais) aux Trois jours de Casteliers, au Théâtre Outremont.Plusieurs représentations de spectacles de marionnettes (pour tous les âges), des films d'animation, des tables rondes, des ateliers, des installations\u2026 Ceux qui sont restés en ville pour la relâche n'ont rien à envier à leurs petits copains exilés à la campagne ou dans le Sud ! Ce qui sort de la Maison Théâtre témoigne aussi de l'effervescence des créateurs pour le jeune public.Le théâtre de la rue Ontario a d'ailleurs compris que pour captiver les jeunes, ses productions n'avaient aucun intérêt à être démagogiques, gnangnan ou moralisatrices.Par exemple, la prochaine production de la Maison Théâtre est Cette fille-là, de Joan Mc Leod, un texte sur une ado de 15 ans qui fraye avec la délinquance.Bref, on n'est pas exactement dans le monde de Disney on Ice.La Maison Théâtre consacre beaucoup de ses énergies à rendre accessibles ses spectacles à tous les publics.Ses voisins d'en face, les résidants des Habitations Jeanne-Mance, sont des habitués de sa liste d'invités VIP.En parlant d'accessibilité, je trouve très amusante l'idée du Théâtre de la Pire Espèce d'offrir des lectures à domicile de la pièce Léon le nul.Les samedis 15 et 22 mars ainsi que le dimanche 23 mars, l'auteur de la pièce, Francis Monty, donne cinq représentations de sa pièce, pour des groupes de 10 personnes et plus.Aux dernières nouvelles, il restait deux plages disponibles (les 22 et 23 mars, à 11h.) La pièce s'adresse aux 9 ans et plus et c'est totalement gratuit ! Il n'avait pas tort, Henri Barras.À constater la vitalité du théâtre jeunesse, on a parfois le goût de retomber en enfance.Ou alors on rêve du jour où les compagnies de théâtre «pour adultes » imiteront le s initiatives destinées aux jeunes et, par exemple, investiront les théâtres institutionnels pendant les mois d'été.Si on se fend en quatre pour amener les jeunes au théâtre, pourquoi les grands n'auraient-ils pas droit, eux aussi, à de tels égards?COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Pas de relâche pour le théâtre jeunesse Je dois reconnaître que le théâtre jeune public sort plus souvent des sentiers battus, notamment dans sa façon de créer des événements originaux et de favoriser l'accessibilité.SYLVIE ST-JACQUES C'est le cauchemar de toute superwoman: être prématurément conviée dans le trépas, alors que les comptes sont impayés, que la vaisselle est sale et que les enfants n'ont pas encore pris leur bain.«Le problème d'Emma, c'est qu'elle n'a pas le temps de mourir.Cela n'adonne juste pas, dans son horaire», ironise à peine Annick Bergeron, qui avoue se reconnaître dans son personnage d'héroïne ensevelie sous le poids du quotidien.«Comme plusieurs femmes de plus de 40 ans, elle est débordée et lutte pour sa survie et celle des siens.Gagner sa vie est de plus en plus compliqué.Son quotidien accaparant ne laisse plus beaucoup de temps pour le corps, l'âme et l'esprit.L'auteur demande si c'est à cette course folle que se résume désormais l'être humain.» C'est le traducteur Paul Lefebvre qui a fait découvrir à Martine Beaulne l'univers de Péter Karpati, un auteur contemporain qui a fait sa marque dans des collectifs de création en Hongrie.L'Espace GO venait de lui offrir une fleur : monter une pièce à 10 personnages.Beaulne, qui cherchait sans trouver une pièce à la mesure de cette commande ambitieuse, a finalement eu un coup de coeur en rencontrant l'univers de Karpati.«On sent chez lui les racines du théâtre brechtien et du cabaret hongrois», évoque la metteure en scène, qui trouve une parenté entre le regard ironique de Karpati sur le système capitaliste en émergence en Hongrie et le mode de vie nord-américain.«Au moment de la lecture, je sentais une théâtralité très forte.Je sentais que cette tragicomédie mordante devait être trash, grotesque.C'était un matériau confrontant, un défi.» Courir vers la mort Agente immobilière qui doit conserver la tête hors de l'eau, en pleine crise nationale du logement, Emma est l'incarnation de la figure maternelle prête à sacrifier sa vie (et sa mort !) pour assurer le bonheur des siens.La confrontation à la mort, son désespoir est vécu comme un parcours d'obstacles à franchir : trouver un plombier, régler le teinturier, s'occuper de sa succession, régler des trucs avec l'ex-mari, veiller à l'éducation de sa gamine\u2026 Le rêve d'une vie confortable fondée sur la consommation, qui finalement tourne au cauchemar.Un rapport entre le social et l'intime, que reconnaîtront les habitués du travail de Martine Beaulne.«Depuis cinq ans, je poursuis un questionnement plus profond là-dessus.Dans Top Girl, l'auteur se demandait si le féminisme pouvait éclore dans un monde de compétition.Tandis que chez Toutefemme, on parle du cul-de-sac du système de santé, de l'héritage laissé aux jeunes dans un monde où l'argent devient la seule valeur.» Surtout, comme le soulèvent Beaulne et Bergeron, c'est un refus de la mort que camoufle la course d'Emma pour que tout soit réglé avant de passer de l'autre côté du miroir.«Même au-delà de la mort, elle continue de régler des choses avec les survivants.Elle n'est pas capable de lâcher prise », révèle Martine Beaulne, qui soutient que l'héroïne vivra une ou deux prises de conscience, dans cette épreuve.«Elle a des révélations, approuve Annick Bergeron.Son amour pour sa fille émerge.Et cela la rassure de rester dans le coeur des gens, de n'être jamais complètement morte.Elle sait qu'elle va vivre avec les autres, qui oublieront peut-être qu'elle est morte, mais ne l'oublieront pas.» Toutefemme, de Peter Karpati, traduction de Paul Lefebvre, dans une mise en scène de Martine Beaulne, du 18 mars au 12 avril à l'Espace GO.PAS LE TEMPS DE MOURIR PHOTO ARMAND TROTTIER, LA PRESSE «Au moment de la lecture, je sentais une théâtralité très forte.Je sentais que cette tragicomédie mordante devait être trash, grotesque.C'était un matériau confrontant, un défi », explique Martine Beaulne (à droite).La metteure en scène est ci-dessus accompagnée de la comédienne Annick Bergeron, l'héroïne de Toutefemme.ENTREVUE MARTINE BEAULNE ET ANNICK BERGERON Après avoir offert au public de l'Espace GO son regard personnel sur l'oeuvre de la dramaturge britannique Caryl Churchill (avec Top Girl et Blue Heart), Martine Beaulne se tourne vers la Hongrie de Péter Karpati.Pièce écrite en pleine ère post-communiste, Toutefemme est une variation contemporaine d'Everyman (Tout-homme), une fable de la Hollande du Moyen Âge.Annick Bergeron y interprète une femme malade, trop débordée pour mourir.CETTE SEMAINE La céleste bicyclette, du 11 au 22 mars au Théâtre Prospero « L'auteur demande si c'est à cette course folle que se résume désormais l'être humain.» Renseignements : (514) 398-4681 3543838 Conférencière : Professeur Barbara Hodgdon Université du Michigan Titre : Bride-ing the Shrew : Costumes that Matter (en anglais) Date : le mardi 18 mars 2008 Heure 17 h Les Amis de LA bib Liothèque et Les bib Liothèques de L'université mc GiLL présentent LA conférence sh Akespe Are.Endroit Salle Moyse, Pavillon des arts Université Mc Gill 853, rue Sherbrooke Ouest Entrée Libre 3543631A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE JEUNE PUBLIC JEAN SIAG CRITIQUE Disons d'emblée que L'Ubus Théâtre n'a rien à voir avec le Théâtre Ubu de Denis Marleau.Fondé en 2004, L'Ubus est un théâtre de marionnettes miniatures qui crée et présente ses pièces pour enfants dans un autobus scolaire de 28 places.D'où le nom ubuesque d'Ubus.Cette fois, les interprètes de L'écrit, Agnès Zacharie et Pierre Robitaille, présentent leur pièce dans l'ambiance feutrée et quasi tropicale du Théâtre Outremont, bondé lors de la première montréalaise de jeudi.Larguée en pleine relâche scolaire, la pièce est au programme du festival de marionnettes Les trois jours de Casteliers.On entend souvent dire que les marionnettes peuvent parfois mieux que les comédiens traiter de certains sujets, aborder des thèmes difficiles.Sans choquer.C'est un peu ce qui se passe dans L'écrit, fable poétique qui parle de la vie, de la mort et de la souffrance d'une survivante d'Hiroshima.Avec beaucoup de finesse, de sagesse et d'humour.Une jeune fille de 11 ans, Célestine, quitte le Québec pour passer l'été au Japon avec sa tante Chizuko (et son chat Fujisan), pendant la tournée musicale de ses parents.Au départ, on peut dire que la fillette n'est pas très heureuse d'être chez sa tante, qui devra faire preuve d'ingéniosité pour l'apprivoiser.Un troisième personnage se rajoutera, le vieux Kamachi, qui révélera certains secrets de Chizuko.Nous n'en dirons pas plus.Manipulées avec beaucoup de soin, les petites marionnettes en papier mâché se donnent la réplique dans un décor à la fois très simple et très évocateur.Un arbre, l'entrée d'une maison, un lit, une table à dessin, un train qui passe.Les créateurs de L'écrit parviennent à créer une ambiance orientale très zen, grâce aux éclairages, à la musique et même au petit chant de ruisseau que je soupçonne être à l'origine de l'envie de mon petit voisin de droite.Les gestes des personnages sont précis, les symboles sont forts.Par exemple, ces lanternes sur lesquelles on a écrit des poèmes et qu'on dépose sur la rivière en hommage aux défunts.Au fur et à mesure que l'histoire progresse, les marionnettes deviennent plus grandes, jusqu'à ce que les comédiens portent chacun un masque pour interpréter les personnages.La relation entre Célestine et sa tante évolue, s'enrichit.La fillette apprend l'art de la calligraphie et quelques leçons de vie, par exemple qu'on «porte le bonheur en soi».Et qu'il faut «croire en l'existence, malgré les souffrances.» Bref, des messages à la fois simples et compliqués que peuvent tout de même capter les jeunes spectateurs de 7 ou 8 ans.Les plus petits seront tout de même fascinés par le décor et l'esthétique de L'écrit.Prenez seulement soin de les emmener au petit coin avant le début de la pièce.Selon le comédien Pier re Robitaille, L'écrit (écrite par Agnès Zacharie) «cherche à montrer le poids des signes et l'importance des rituels chargés de sens».La pièce aura au moins eu le mérite d'avoir sensibilisé les enfants à une réalité qu'ils connaissent peu ou pas.Et je suis persuadé que quelquesuns d'entre eux poseront à leurs parents une ou deux questions sur cette bombe larguée en 1945 qui a tué des centaines de milliers de personnes.L'équipe de L'Ubus Théâtre a entrepris une tournée en France l'automne dernier pour présenter L'écrit.Interrompue cet hiver, la tournée reprendra en avril, mais cette fois, dans son environnement naturel : un autobus scolaire.Un peu plus de 40 représentations sont prévues.L'écrit, de L'Ubus Théâtre, au Théâtre Outremont aujourd'hui à 10h et 13h30.Pour les enfants de 4 ans et plus.L'ÉCRIT Hiroshima, mon amour PHOTO MARTIN GENEST, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Les deux personnages de L'écrit, Célestine (dans l'arbre) et sa tante Chizuko. 3536331A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION SAMEDI 8 MARS 400 fois Québec 5 sur 5 Le Téléjournal Pendant ce temps, devant la télé 3600 secondes d'extase Le moment de vérité / Les Meilleurs Moments Dre Grey, leçons d'anatomie / Tout les internes sont nerveux à l'approche des examens.Le Téléjournal Détect.inc./ Début - Bob et James sont aux abois financièrement.Leur bureau n'a pas eu de contrat depuis des semaines.LE CINQUIÈME ÉLÉMENT (4) avec Bruce Willis, Gary Oldman (15:30) Le TVA 18 heures ELEKTRA (5) Avec Jennifer Garner, Goran Visnjic et Kirsten Prout.\\ Experte en arts martiaux et possédant des dons surnaturels, une tueuse à gages décide de protéger deux fugitifs qu'elle était chargée d'éliminer.40 ANS ET ENCORE PUCEAU (5) Avec Steve Carell.\\ Poussé par ses collègues de travail, un homme au seuil de la quarantaine entreprend de remédier à sa totale inexpérience en matière de sexualité.(20:15) Le TVA COLUMBO: L'ENTERREMENT DE MADAME COLUMBO (5) avec Peter Falk, Helen Shaver Qu'est-ce qui mijote Le Journal Drôle, Drôle, Drôle DICKIE ROBERTS: EX-ENFANT-STAR (6) Avec David Spade.\\ Un exenfant vedette de la télé, maintenant âgé de 35 ans, engage une famille afin qu'elle lui fasse vivre l'enfance qu'il n'a jamais eue.VAGUE MEURTRIÈRE.Avec Angus Macfadyen.\\ Après la destruction de la côte Est des États-Unis par des tsunamis, un scientifique découvre qu'un terroriste a créé ces cataclysmes avec des missiles nucléaires.Le Journal La Villa des plaisirs À LAMANIÈRE DE CARLITO (3) avec A.Pacino Le Code Chastenay Malcolm Gang de rue Les Francs-tireurs / Bye Bye Belgium Planète bleue / Les premiers pas d'un panda Belle et Bum / Luce Dufault, Denise Filiatrault, Marie-Chantal Toupin, Marie Michèle Desrosiers, Danièle Lorain, Alecka, Karine Tessier Questions de société / Bye Bye Belgium Alpine Ski Series on CBC (16:30) Sat.Report Hockey.Hockey / Sénateurs - Coyotes Hockey / Blues - Canucks Sue Thomas: F.B.Eye CTV News Sportsnight W-Five Whistler Law & Order: SVU Law & Order News CTV News .Guy (16:00) Global National Evening News Room to.Global Currents Painkiller Jane / Deux épisodes .Dangerous True Pulp.News Final Sat.Night College Basketball (15:30) ABC News Ebert & Roeper News .Raymond ROAD TO PERDITION (3) avec Tom Hanks, Paul Newman Sex and the City / Deux épisodes College Basketball (16:00) News CBS News Entertainment this Week CSI: New York 48 Hours Mystery / Deux émissions News Late Night NBC Golf / PODS Champ.(15:00) NBC News Billy Graham Special Law & Order: CI Law & Order: SVU Law & Order Sat.Night .(15:30) Daniel O'Donnel at Home in Ireland Chantal: Live at the Pyramids Sarah Brightman Symphony in Vienna Bob Dylan: Live in Newport Doo Wop's Best Brain Fitness Program (16:30) Pioneers of Television / Sitcoms Pioneers of Television / Variety Story of the Vicar of Dibley Tim Janis: An Enchanted Evening .Prescription .(15:51) MATCHSTICKMEN (4) avec Nicolas Cage, Alison Lohman DIE HARD: WITH AVENGEANCE (4) avec Bruce Willis, Samuel L.Jackson Flip this House La boîte à souvenirs Marguerite Volant Pour l'amour du country Viens voir./ Isabelle Blais Toute une soirée avec Lise Payette / Appelez-moi Lise Toute une soirée.(22:50) WEST SIDE STORY (1) (15:00) Arts & Minds Bravo! Videos Samba Squad: Drums we Love Diana Krall: .Rehearsal Hall Wyclef Jean - \"The One X One 2007 Benefit Gala\" Blue Rodeo in Stereovision Autopsie / Invention de l'esprit Grand Rire Bleue Drôle, monde .fou! La vraie nature de C.Mercier Grand Rire Bleue Mayday / Sauvetage miraculeux Sexe, Célébrités et Vidéos LOIN DE LA FOULE DÉCHAÎNÉE (17:15) LE CLUB DES EX PEYTON PLACE (21:50) Mayday How it's Made / Deux émissions What's that about?Dirty Jobs / Parade Float.Last One Standing / Brazil Criss Angel: Mindfreak Myth Busters / Steam Cannon 50 heures de vacances .campagne Adoptez.Planète, furie Évasion sur glace Destination.Amérique du Sud Kim (17:12) .(17:39) Sadie (18:06) Flight (18:31) .(18:57) Zoey (19:22) Zack (20:12) .(20:36) RUDY (5) avec Sean Astin, Ned Beatty Movie.VEGAS VACATION (5) (22:46) Friends / Deux épisodes That '70s Show / Deux épisodes Two and a Half Men Cops / Deux émissions America's most Wanted News Family Guy Mad TV La loi du colt Kaamelott Les deux font.Miami Beach PQ Chantiers / .sous le fleuve NCIS OSCAR ET LUCINDA (4) avec Ralph Fiennes, Cate Blanchett Conspiracy: CIA and the Nazis Kings and.Ancestors.Rome / Caesarion Unlocking the Past DOMINO (5) avec Keira Knightley, Mickey Rourke Présentation / VH1 Rock (16:00) Max Week-end Les dernières 24 heures de.Plus riche que toi Liaison.Style de star Hollywood extrême M.Net Pimp mon char La prochaine top modèle.Matche-moi L'Heure Rencontre Coup de foudre Présentation spéciale / Vot' Vote 2007 Hogan.Pimp mon char Le Pont Ciao Montreal La Caravane From Egypt.Magazine libanais .afromonde Parsvision Lui E Lei Foco Latino Teleritmo Le Téléjournal La Facture La Semaine verte Journal RDI Face, Histoire Une heure sur terre Le Téléjournal Enquête La Facture Le Téléjournal Face, Histoire Les Experts New York 911 Godiva's Miss Météo Voisins.Juste Cause Bones Dossiers classés CONFIANCE AVEUGLE (16:40) ALLONS EN PRISON (18:10) FESTIN DE REQUIN (19:40) 300 (21:05) TRAILER PARK BOYS.(23:05) Jekyll Prime Suspect THE WRONG GUY (6) avec Dave Foley, David Higgins G-Spot Billable Hours Damages MADMAX (4) avec Mel Gibson Moitié.Cinémission .Choux Lili Gens.terre Y paraît que.Clubs de jazz de New York TANDEM (4) avec Jean Rochefort, Gérard Jugnot .rencontre Un monde de passions Flip that House Property Ladder Flip it Back Flip that Restaurant Trading Spaces My First Home Flip that House BEN 10: LE SECRET DE L'OMNITRIX.Film d'animation Kappa Mikey Billy & Mandy 6TEEN Blaise.blasé Les Simpson Punch South Park Clone High Les Simpson Les Décalés.Paroles et Musique .(17:55) Journal FR2 Technopolis / Villes souterraines Le plus grand cabaret du monde / Anne Roumanoff, Charles Berling .(22:40) Le Journal .pas couché Tu m'aimes-tu?Debbie rénove Décore ta vie Airoldi.Bye-bye maison! Des idées.On a échangé nos mères Super Nanny Sexe, Amour et Thérapie Le Lab Baromètre Parole et Vie Vert tendre Le Zarts / Le Zarts: studio Razzia Prenez garde.La Relève JPR Le 9,5 Ma 1re PDA Arshitechs.Baromètre Stan.stars Changement Smallville Wildfire La clique de Brighton Samantha Parents.Frank vs Girard Presserebelle.Degrassi, la nouvelle génération .c'est fait .chercheuse Bouche-trous Jobs de bras Monstres mécaniques Mélinda, entre deux mondes Dead Zone MORTAL KOMBAT II: L'ANÉANTISSEMENT (6) avec Robin Shou Hockey / Canadiens - Kings (16:00) Hockey / Coupe Stanley 93 - 5e match (18:45) 1993, 15 ans déjà (20:45) Golf PGA / Le Championnat PODS - 3e ronde NBA XL NBA Action Hockeycentral Saturday Fulltiltpoker.net Basketball / Celtics - Grizzlies NBA XL Sportsnet Connected Curling / Tim Hortons.(15:00) Sportscentre Classic Boxing Curling / 2008 Tim Hortons Brier Sportscentre .Café (22:20) Sports 30 (22:15) 556 \u2014 67 180 \u2014 201 137 \u2014 \u2014 \u2014 9 9 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO 17 h00 17 h 30 18 h00 18 h 30 19h00 19h 30 20 h00 20 h 30 21h00 21h30 22h00 22h 30 23h00 23h 30 BEV VD VDO CBC CTV-M GBL-Q ABC CBS NBC PBS-P PBS-B A & E ARTV BRAV CD CinéPOP DISC EV FC FOX HI HIST MMAX MP E! MTL RDI S+ SE SHOW TFO TLC TTF TV5 VIE VOX VRAK RDS SPN TSN SRC TVA TQS TQc SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Étrange rencontre que celle de l'auteure Carole Fréchette et de la metteure en scène Lorraine Pintal.L'union de ces deux femmes de théâtre de la même mouvance artistique frappe par le contraste entre leur vision du monde et de leur art.Fréchette explore l'intime, l'indicible, les zones d'ombre qui habitent les humains.Chez Pintal, le théâtre s'actualise surtout par le côté formel, visuel, la mise en place d'une esthétique qui se construit par l'alignement de tableaux.La petite pièce en haut de l'escalier était tout un défi de mise en scène.Onirique, métaphorique, le texte de Fréchette révèle au comptegouttes la psychologie de personnages archétypaux, qui ne laissent jamais tomber leurs masques.Pinta l a choisi de percer l'énigme qui plane sur ces êtres, en soulignant à gros traits les clichés qu'ils incarnent.Isabelle Blais, affublée d'une perruque blonde et d'une robe beige vaporeuse, incarne Grâce, une jolie femme entretenue par son mari fortuné.Ce dernier, joué par Henri Chassé, offre aussi un jeu appuyé (forcé ?) de l'homme qui veut choyer sa bien-aimée tout en lui cachant quelque chose.Louise Turcot, dans les habits guindés de Jocelyne (la mère), ne parvient pas, elle non plus, à rendre autre chose qu'une caricature de la génitrice qui se projette dans la vie rêvée de sa fille.Et Julie Perreault, en soeurette volontaire, impose sa brune présence en insistant (trop) sur la personnalité terre à terre de son personnage d'Anne.Perdus dans l'espace de la vaste scène du TNM, ces êtres, qui ressemblent plus à des idées, déclament leurs répliques avec emphase, en regardant le public.Ce faisant , ils narrent euxmêmes leurs propres actions et sentiments.Dans le décor froid, sombre et austère qui recrée assez fidèlement un intérieur bourgeois, la belle jeune femme qui a épousé son prince est confrontée à ses démons.Classique: une mère qui lui a inculqué des rêves de contes de fées, une frangine qui lui envie sa blondeur et sa candeur, qui s'est tournée vers l'humanitaire, un mari qui veut la gâter et la surprotéger.Or, comme dans Barbe Bleue, Grâce cède à l'attrait du mystère lorsqu'elle pénètre dans la petite pièce qui lui est interdite par son mari parti en voyage d'affaires.À compter de ce moment, la pièce verse dans l'irrationnel, le mystérieux, le trouble.Une dimension qui était essentielle pour faire sortir le récit de son carcan.Sauf qu'encore là, il aurait à mon avis été souhaitable de quitter le monde des archétypes pour plutôt avoir recours à la nuance, au nébuleux.La transposition de sa rencontre avec le côté sombre du conte de fées se fait de manière maladroite, frayant même avec le genre gore.Et sous un éclairage trop vif, la sphère de l'intime ne dévoile pas tous ses détails et sa complexité.En fin de compte, on se retrouve face à une pièce dont on soupçonne la valeur.Sauf qu'on ne saisit pas vraiment l'essence de ces personnages qui échouent à se transformer en vrais humains.Une énigme totale, quoi, tout comme la présence (inexpliquée) de ces aquariums qui bordent la scène.Comme quoi l'harmonie d'un objet théâtral est davantage affaire de chimie que de combinaison de talents.La petite pièce en haut de l'escalier avait tout ce qu'il fallait pour briller.Mais la lumière ne fut pas.La petite pièce en haut de l'escalier, de Carole Fréchette, dans une mise en scène de Lorraine Pintal, jusqu'au 29 mars au Théâtre du Nouveau Monde.LA PETITE PIÈCE EN HAUT DE L'ESCALIER Perdus dans l'espace PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE Isabelle Blais, affublée d'une perruque blonde et d'une robe beige vaporeuse, incarne Grâce, une jolie femme entretenue par son mari fortuné.Lorsqu'elle pénètre dans la petite chambre qui lui est interdite par son mari parti en voyage d'affaires, la pièce verse dans l'irrationnel, le mystérieux, le trouble.On ne saisit pas vraiment l'essence de ces personnages qui échouent à se transformer en vrais humains. 3536519A Illustration : « De l'usaige de la presente arbaleste », dans Jacques de Vaulx, Les premières oeuvres, Le Havre, 1583, détail.Bibliothèque nationale de France.ILS ONT CARTOGRAPHIÉ Du 26 février au 24 août 2008 Grande Bibliothèque Une exposition réalisée par Bibliothèque et Archives nationales du Québec Entrée libre Grande Bibliothèque 475, boul.De Maisonneuve Est, Montréal Berri-UQAM 514 873-1100 ou 1 800 363-9028 www.banq.qc.ca 3545985A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION LOUISE COUSINEAU TÉLÉVISION O.K., on regarde un gala de remises de prix pour des tas de raisons: on veut savoir qui va gagner, on veut voir les robes des vedettes, et quelle vedette est avec qui.Mais l'ingrédient premier d'un gala réussi, c'est que le publ ic se passionne pour une des oeuvres mises en nomination.Cette année, le gala des Oscars a été le moins regardé de toute l'histoire.La seule et unique raison : aucun film mis en nomination n'avait déclenché ce grand frisson collectif qui pousse le public à se taper une longue remise de prix et de remerciements souvent plates comme la mort.Le no 1 de l'histoire a été l'année de Titanic: certains critiques se moquent encore du film de James Cameron, mais on avait tous vu le film et on peut encore siffler la chanson.Année faste.J'ai bien peur que La soirée des Jutra n'atteigne pas l'auditoire d'un million de l'an dernier.Même si Normand Brathwaite est un excellent animateur, même si les vedettes seront sur leur 36 - incidemment le tapis rouge sera à l'intérieur, entre le studio 42 et le 43 de Radio- Canada, ainsi personne ne salira ses chaussures - il manque l'ingrédient essentiel pour exciter notre curiosité : le film qui donne le grand frisson.Contrairement à mes collègues du cinéma qui ont tout vu, j'ai dû me contenter de cinq films.Notamment Nitro avec mes petitsfils en vacances l'été dernier.Ils se sont tellement ennuyés que je leur ai demandé pardon.J'ai vu les quatre films finalistes.L'âge des ténèbres a été descendu par la critique et c'est sans doute pour cela que je n'ai pas du tout détesté ce film grinçant.Même que la première partie où tous les travers de la sainte bureaucratie québécoise sont brillamment montrés, m'a éblouie.Depuis mardi, j'ai découvert Les trois p'tits cochons, une histoire assez ordinaire, mais dont la réalisation est réussie: mais Patrick Huard n'est pas en nomination.Aussi Continental, un film sans fusil, un film lent, sans action, mais qui trotte dans la tête longtemps.Les personnages sont détachés de leurs semblables, insensibles aux autres.L'angoisse du vide qu'il suscite vous tenaille.Et finalement, La brunante.Une rencontre entre une femme en train de sombrer dans l'alzheimer - Monique Mercure - et une jeune pianiste de bar - Suzanne Clément - qui m'a touchée au coeur.Deux femmes intelligentes et écorchées qui vont s'aider à vivre.C'est peut-être ce dernier film qui va me garder aux Jutra jusqu'à la fin.Peut-être pas un grand film, mais du vrai bon cinéma.Et en plus, c'est un road movie qui nous amène en Gaspésie et nous la montre avec génie.Et la Gaspésie est ma deuxième patrie.Bravo.Réjean Tremblay entre deux feux C'est Réjean Tremblay qui a dû se réjouir jeudi quand les chiffres officiels du premier épisode de Casino sont sortis : l'auditoire, qui était de 839 000 lors des résultats préliminaires, est monté à 1 008 000.Pourquoi?Les sondages BBM sont maintenant automatisés et permettent d'additionner les téléspectateurs qui ont enregistré une émission.À la condition qu'ils l'aient visionnée durant la semaine en cours.Or, le mardi soir est une soirée de hockey du Canadien à RDS.Et comme le club va bien, les amateurs se jettent sur RDS.Du hockey, ça se regarde en direct et la série sera aussi bonne le lendemain sur l'enregistrement.Réjean adore le hockey, comme vous savez, mais quand cela nuit à son oeuvre, ça lui fait mal.Casino a franchi la barre du million, l'honneur est sauf.Pourvu que le deuxième épisode n'ait pas dégringolé sous le million.Car l'auteur et son producteur Luc Wiseman se sont vantés que Casino 1 avait vu son auditoire augmenter au lieu de descendre comme c'est souvent le cas après les premiers épisodes.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : lcousine@lapresse.ca LA SOIRÉE DES JUTRA Frissons, où êtes-vous?RICHARD THERRIEN LE SOLEIL À en croire la nouvelle série documentaire Dans l'antichambre des professionnels, le hockey junior est d'abord une affaire d'argent et forme des ignares.Les études?À quoi bon quand on mérite une enveloppe d'argent à la fin d'un match gagnant ?Le journaliste de La Presse François Gagnon anime cette inquiétante série de cinq épisodes, qui commence lundi, 21 h, à Canal D.Le réalisateur et producteur Luc Harvey y brosse un portrait sombre et très critique de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.On parle d'un milieu motivé par des intérêts économiques, et dont les joueurs sortent la plupart avec des rêves brisés et un début de vie adulte hypothéqué.Après le film Junior, qui suivait le Drakkar de Baie-Comeau, voici une oeuvre qui ébranle et laisse un goût amer.Alors que Junior montrait la réalité sans commenter, Dans l'antichambre des professionnels s'intéresse au phénomène à travers les témoignages de joueurs des Tigres de Victoriaville et de nombreux intervenants du milieu, ex-joueurs, entraîneurs, parents et spécialistes.Plusieurs se montrent extrêmement sévères à l'endroit des propriétaires et des dirigeants de la Ligue.Le chroniqueur de La Presse Yves Boisvert parle d'un monde où les jeunes sont carrément exploités.«Au lieu de se servir du hockey comme un formidable moteur, on se sert de leur rêve pour en faire profiter une petite ligue professionnelle.» L'agent de joueurs Gilles Lupien pense qu'il est temps de changer de philosophie dans ce monde qui forme des sous-éduqués.«On a 600 enfants qu'on n'instruit pas, et il sort huit noms à la fin.» Même discours chez l'ancien joueur du Canadien Joé Juneau, qui parle de joueurs utilisés comme bouche- trous et qui se réveillent brutalement, sans avenir, à 19 ou 20 ans.Détenteur d'un doctorat en psychologie du hockey, Dany Bernard est le plus cinglant d'entre tous.Selon lui, les jeunes joueurs sont poussés à des comportements déviants comme la tricherie, l'agression verbale et physique, et le dopage.«Au lieu de servir l'athlète, l'athlète est asservi.C'est une monnaie.» On accuse les agents cupides de profiter des jeunes en leur promettant la LNH dès l'âge de 12 ans.Les parents n'échappent pas aux critiques.Il n'est pas rare que des certains signent une décharge autorisant leur enfant à abandonner les études.«Ça peut devenir un fonds de pension intéressant », affirme Dany Bernard.Preuve que tout cela n'est qu'une affaire d'argent, le journaliste de RDS, Stéphane Leroux, révèle qu'on promet des enveloppes d'argent aux joueurs en période éliminatoire.S'ils gagnent, bien entendu.Mais au bout du compte, une minorité d'entre eux accéderont à la Ligue nationale.Familles d'accueil La série donne aussi la parole à des familles d'accueil de bonne foi, qui facilitent l'existence des jeunes joueurs, arrachés à leur milieu, et devant parcourir des distances incalculables au cours des 70 matchs d'une saison.Vingt-quatre heures de route séparent Rouyn et le Cap-Breton.Je serais curieux de voir combien de jeunes voudraient se lancer dans l'aventure si on leur montrait la série.Reste à voir comment réagiront les décideurs dans ce domaine à ce portrait pessimiste, et s'ils admettront les flagrantes déficiences de leur organisation.Le coeur a ses raisons en France Déjà connu de bien des Français grâce à Internet, Le coeur a ses raisons arrive sur la chaîne de télévision numérique terrestre NRJ12 le 24 mars prochain, en France.Le site jeanmarcmorandini.com parle d'une diffusion du lundi au vendredi à 17h50, à raison de deux épisodes par jour.La maison de production Zone3 a vendu les 39 épisodes des trois saisons de la saga des Montgomery.Preuve que Brad et Cricket sont connus en France: Marc Labrèche a déjà raconté s'être fait crier «Brenda ! » alors qu'il était sur la Croisette à Cannes, pour L'âge des ténèbres.Canal D fait le procès du hockey junior PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE La brunante, qui raconte la touchante rencontre entre une femme en train de sombrer dans l'alzheimer (Monique Mercure) et une jeune pianiste de bar (Suzanne Clément), est en nomination aux Jutra dans la catégorie Meilleur film.PHOTO FOURNIE PAR CANAL D Le chroniqueur de La Presse François Gagnon anime Dans l'antichambre des professionnels.«On a 600 enfants qu'on n'instruit pas, et il sort huit noms à la fin.» ARTS ET SPECTACLES ANNABELLE KEMPFF Le Festival international du film sur l'art, qui se poursuit jusqu'au 16 mars, c'est huit lieux, 290 productions, 30 pays et 27 disciplines.Des milliers d'images.Des essais, des reportages, des documentaires et des vidéos.Du long, du moyen, du court, du très court.Des émotions.Quand l'art s'affiche sous toutes ses formes, cela donne aussi un FIFA riche d'inédits à dévorer des yeux.Pour s'y retrouver, voici quelques suggestions réunissant pêlemêle les exercices, les films en compétition et ceux qui ne le sont pas, les images qui collent à la rétine.LE 26e FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L'ART L'ART DE TOUT VOIR PERSPECTIVES VISUELLES Sur grand écran, architecture et design imposent leurs formes : Eileen Gray \u2014 Invitation to a Voyage de Jörg Bundschuh retrace le portrait d'une artiste irlandaise incontournable au même titre que ses contemporains Le Corbusier, Marcel Breuer et Mies van der Rohe ; The Melnikov House de Rax Rinnekangas revient sur la maison de l'architecte russe Konstantin Melnikov, chef-d'oeuvre du constructivisme; Saving Fallingwater de Kenneth Love révèle l'un des meilleurs exemples de l'architecte organique Frank Lloyd Wright ; Great Expectations de Jesper Wachtmeister propose un tour d'horizon des grandes visions architecturales du XXe siècle à aujourd'hui (les villes fonctionnalistes de Le Corbusier, les projets au croisement du pop art des architectes anglais d'Archigram, les maisons troglodytes d'Antti Lovag\u2026), et enfin, Tours d'aujourd'hui et de demain de Bertrand Stéphant-Andrews s'intéresse à cet objet très contemporain en expansion.OPTIQUES Art de l'image par excellence, la photographie s'affiche en grand.Avec des hommes de renom: By the Ways, A Journey with William Eggleston de Vincent Gérard et Cédric Laty, une fiction qui se télescope avec le réel sur les traces d'un «regard» en marge des conventions; Andres Serrano d'Adam Kahan, retour sur un photographe qui devint célèbre et infâme du jour au lendemain avec Piss Christ, la photo d'un crucifix plongé dans l'urine; Sensitive Eye de Liliana Ginanneschi, survol de l'oeuvre de Francesco Zizola, seul photographe italien à avoir été primé par la World Press Photo; Hiroshi Sugimoto \u2014 Visions in my Mind de Maria Anna Tappeiner, à la rencontre d'une oeuvre conceptuelle et poétique.Enfin, Looking for an Icon de Hans Pool et Maaik Krijgsman revient sur des photos de presse devenues des symboles de leur temps.UN OEIL SUR LA PLANÈTE Dans En attendant les hommes de Kati Lena Ndiaye, projeté en clôture du FIFA, Khady, Massouda et Cheicha, trois femmes mauritaniennes, peignent les murs de leur maison et s'expriment sur leurs relations avec les hommes partis chercher fortune.Autres liaisons entre l'art et la vie sous l'oeil de la caméra: Un soleil à Kaboul\u2026 ou plutôt deux de Bellugi-Vannuccini, Canto Sabido et Chevallier, le suivi d'un stage mené par Ariane Mnouchkine et son Théâtre du Soleil auprès d'une jeune troupe afghane dans les ruines de Kaboul ; Le voyage à Tunis de Bruno Moll dans les pas de Paul Klee en Tunisie ou Loin des favelas d'Eileen Thalenberg, le travail du fameux chorégraphe brésilien Ivaldo Bertazzo dans les quartiers pauvres de São Paulo.L'EXCEPTION La sélection du 26e FIFA retrace avec abondance le parcours de personnalités qui ont marqué les arts et leur temps: l'écrivaine Simone de Beauvoir, le comédien Gilles Pelletier, le danseurchorégraphe Antonio Gades, le chanteurcompositeur Bob Marley, l'acteur-réalisateur Clint Eastwood, l'actrice Jeanne Moreau, la danseusechorégraphe Pina Bausch, le chanteur George Michael, l'historien-linguiste Léandre Bergeron, le photographe glamour Helmut Newton\u2026 font l'objet de films captivants.ART VIVANT Flow: A tribute to the Artists of O d'Oana Suteu Khuntirian se veut une immersion dans l'univers du spectacle O du Cirque du Soleil et témoigne de l'importance de l'art vivant dans la sélection 2008.Ainsi, la danse y déploie ses mouvements : Here after, adaptation filmée du spectacle Puur par Wim Vandekeybus lui-même ; The Magic of Swan Lake de Flavia Rittner, regard sur une oeuvre éminente par la célèbre danseuse britannique Darcey Bussell; Phoenix Dance de Karina Epperlein, retour sur l'émouvant combat du danseur américain Homer Avila amputé d'une jambe\u2026 Quant à la musique, elle se confond avec l'image: A Journey of Dmitry Shostakovich d'Oksana Dvornichenko et Helga Landauer; Pete Doherty d'Ashtar Alkhirsan; Born a Pianist \u2014 Portrait of Gergely Bogányl de Jurdit Várbiró\u2026 ARTS MÉDIATIQUES Le FIFA propose un panorama de la vidéo canadienne et québécoise, avec une rétrospective de la cinéaste d'animation Diane Obomsawin, une série de performances filmées de David Askevold décédé cette année, une sélection de courts métrages et des Vidéos de femmes: autoportraits.À noter aussi, la diffusion de quelques portraits de vedettes de Robert Wilson tirés de sa collection VOOM.DES HOMMAGES Le festival salue l'oeuvre de l'enfant terrible du cinéma britannique, Ken Russell, rare réalisateur à avoir travaillé dans le documentaire et la fiction.Si aucun de ses films de cinéma n'est proposé, les principaux documentaires qui ont marqué sa carrière sont projetés: Clouds of Glory, The Debussy film, Elgar \u2014 Portrait of A Composer.Autre hommage, celui rendu au 7e art avec des films sur Arletty, Binka, Germaine Dulac, Godard, Wim Wenders, Pasolini, Polanski, Errol Flynn\u2026 > EN VRAC Mais, le FIFA, c'est encore des regards sur la littérature (Entre enfer et Paradis, Malcolm Lowry à Vancouver, l'auteur génial et destructeur de Under the Volcano, par Anne Worrall), sur le milieu de l'art lui-même (Andy Warhol: Denied de Chris Rodley sur les difficultés d'authentification d'une oeuvre du maître du pop art) et sur la mode (Marc Jacobs & Louis Vuitton de Loïc Prigent), en plus de la célébration du 20e anniversaire des productions du Louvre.PROGRAMME COMPLET SUR LE SITE www.artfifa.com PHOTOS FOURNIES PAR LE FIFA UN PONT ENTRE ART ET SCIENCE Conçu comme une enquête sur une oeuvre d'Escher à la perspective irrésolue, le film Achever l'inachevable de Jean Bergeron, choisi pour l'ouverture du FIFA jeudi dernier, fait le lien entre l'art et la science.Quand la caméra se penche sur l'étude, la connaissance : Côa, la rivière aux mille gravures de Jean-Luc Bouvret, Library on Ice - Lutz Fritsch in the Antarctic de Maria Anna Tappeiner et Reinhard Wulf, ou encore Néfertiti à l'épreuve de la science de Thomas Hauer et René Kirschey.PEINTURE, SCULPTURE SUR TOILE Sorte de fascination mutuelle entre deux arts qui s'observent, la caméra se pose avec insistance sur les arts plastiques dans ce 26e FIFA.Nombreux sont ainsi les portraits d'artistes majeurs : (1)L'atelier de mon père de Jennifer Alleyn ou le regard d'une cinéaste sur un père qui a marqué l'art contemporain canadien, Edmund Alleyn; Ellsworth Kelly: Fragmentsd'EdgarB.Howardet Tom Piper, se concentre sur un fameux représentant de l'abstraction; (5)The Universe of Keith Haring de Christina Clausen, retour sur une figure clé de l'imaginaire contemporain qui défendait un «art destiné à tous», (4)Hans Haacke 4 Decades de Michael Blackwood, profil d'un artiste controversé pour lequel «tout art est politique» \u2026 Des oeuvres se découvrent également à l'écran, à l'instar du chefd'oeuvre de Picasso dans (3)Guernica: Portrait of War de Santiago Torres et Ramon Vallès, ou de la performance de deux illustres trublions britanniques dans (6)Gilbert and George: No Surrender de Chris Rodley.Enfin, des courants \u2014 le baroque latino-américain dans Barroco de Heinz Peter Schwerfel et l'âge d'or de la peinture hollandaise dans (2)Dutch Portraits: The Age of Rembrandt and Frans Hals de Marcus Latham \u2014 s'offrent une toile. Règlement Pour participer, il faut résider au Québec et avoir 18 ans ou plus.Il ne sera accepté qu'un bulletin de participation par personne.Le bulletin doit comporter les dix réponses exactes (les dix mots ou groupes de mots corrects dans le texte doivent avoir été encerclés).Le bulletin doit être posté avant le 11 avril 2008, le cachet de la poste faisant foi, ou télécopié au 514 864-0933 avant le 11 avril 2008.Le tirage au sort aura lieu dans les bureaux de l'Office québécois de la langue française, le vendredi 18 avril 2008.Grand concours de la Francofête «Des mots pour se rencontrer » 1er prix Le jubilatoire, d'une valeur de plus de 1850 $ Un ordinateur portable VAIO, offert par Sony Le logiciel d'aide à la rédaction Antidote RX, offert par Druide informatique Le Petit Larousse illustré 2008 grand format, offert par Larousse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 2e prix La passerelle, d'une valeur de plus de 1500 $ Un ordinateur portable offert par Hewlett-Packard Le logiciel d'aide à la rédaction Antidote RX, offert par Druide informatique Le Petit Larousse illustré 2008 grand format, offert par Larousse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 3e prix La boussole, d'une valeur de plus de 625 $ Le dictionnaire culturel en langue française, offert par Le Robert Le Visuel Définitions, offert par Québec Amérique Le guide Fabuleux Québec, offert par les Guides de voyage Ulysse Multidictionnaire de la langue française, offert par Québec Amérique Le français au bureau et Le français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 4e et 5e prix Les palabres, d'une valeur de plus de 275 $ Noms et lieux du Québec : dictionnaire illustré, de la Commission de toponymie Le guide Fabuleux Québec, offert par les Guides de voyage Ulysse Le Mini Visuel, offert par Québec Amérique Le français au bureau et le Français au bureau en exercices Un DVD d'un film avec Yves Jacques, porte-parole de la Francofête 2008 Courez la chance de gagner l'un des cinq prix offerts par l'Office québécois de la langue française et ses partenaires, d'une valeur totale de 4500 $.Dans cette « mise en scène » des dix mots de la Francofête 2008, en italique, nous vous proposons un jeu sur la grammaire et l'orthographe.Pour dix mots ou dix groupes de mots en caractères gras (titre compris), deux formes sont proposées.Dans chaque cas, encerclez celle qui est correcte.La harangue / L'harangue Attablé à une terrasse de la place Royale, un internaute apprivoisait avec une frénésie jubilatoire son nouvel ordinateur portable.Un groupe d'étudiants s'arrêta non loin de lui, écoutant les propos enflammés, voire grandiloquents de leur guide.« C'est ici même / ici-même, lança leur cicérone, que Champlain et ses compagnons se sont installés en 1608.Imaginez le courage qui / qu'il leur a fallu pour s'acclimater à cette terre au visage inconnu, pour affronter les moustiques, la solitude, l'hiver.Pensez au tact qu'ils devaient manifester / manifesté dans les moments de tension; à la barrière des langues qui se dressait dans leurs palabres avec les Premières Nations.Voyez-les qui s'aventuraient sans boussole dans les méandres broussailleuses / broussailleux des rivières indigos / indigo; qui, pour ne pas mourir de faim, mangeaient en grimaçant quelque rhizome amère / amer! Songez aux mois d'attente avant de recevoir des nouvelles du pays, aux passerelles qu'ils jetaient / jettaient pour traverser les embûches de chaque jour! Honte à toi, jeune génération, qui ignores / ignore ce passé! » Un brin décontenancé, le jeune homme finit son verre de chablis / Chablis, ferma son ordi, son cellulaire, son GPS, son baladeur et, songeur, s'en alla marcher le long de la promenade Samuel-De Champlain.Concours Des mots pour se rencontrer Direction des communications Office québécois de la langue française 125, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H2X 1X4 Vous devez retournez votre bulletin de participation par la poste, avant le 11 avril 2008, à l'adresse suivante, le cachet de la poste faisant foi : Madame .Nom Monsieur .Prénom Numéro, rue Ville Code postal Téléphone au domicile Téléphone au travail Courriel, s'il y a lieu 3541894A Une mise en scène de Mouffe Marc Béland, René Caron, Normand Chouinard, Isabelle Cyr, Yves Desgagnés, Clémence Des Rochers, Sophie Faucher, Nathalie Gascon, Rémy Girard, Monique Giroux, James Hyndman, Rita Lafontaine, Jean Marchand et des Impatients liront des lettres tirées du 4e tome du coffret Mille mots d'amour.Billets 20 $ en vente au TNM et sur tnm.qc.ca 84, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, 514 866 8668 L'organisme Les Impatients offre un lieu d'expression artistique et thérapeutique aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et favorise les échanges avec la communauté par la diffusion de leurs réalisations.Une présentation de 3545310A Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal.3531767A ARTS ET SPECTACLES DANSE STÉPHANIE BRODY CRITIQUE COLLABORATION SPÉCIALE Dans les créations improvisées d'Andrew de Lotbinière Harwood, il arrive que ce soit le décor qui donne le ton à la danse.Dans L'ubiquiste, présenté à l'Agora de la danse, quelques accessoires choisis - deux portes- moustiquaires, quelques bouts de clôture en fer forgé, des chaises - et une ambiance sonore de départ composée de bruits de la ville, et nous voilà transportés illico dans quelque cour arrière de Montréal.Deux personnages très distincts l'habitent : un petit homme, de Lotbinière Harwood, et un grand gaillard, interprété par le danseur et improvisateur Marc Boivin.De Lotbi n iè re Ha rwood explore ici la notion d'ubiquité.Son propre personnage s'inspire d'un voisin un peu dérangé qui, de son balcon, haranguait régulièrement le quartier.Car c'est le propre des fous d'être à la fois ici et ailleurs.Des rêveurs aussi, incarnés dans L'ubiquiste par Boivin, qui, dès le départ, donne à la pièce sa touche onirique en usant d'une gestuelle flottante, à la fois fluide et fragmentée, qui lui donne des airs de Pierrot lunaire.Ces deux personnages sont à la fois très concrets - Boivin de par sa taille imposante et le fait que sa façon de se mouvoir est si fascinante que les yeux se rivent sur lui; de Lotbinière Harwood de par son petit côté nerveux et allumé - et absents.Boivin part régulièrement se cacher dans un coin, dos au spectateur.Harwood lance ça et là de petits bouts de phrases incompréhensibles.L'ubiquiste flotte entre le rêve et la réalité.Et parfois le passage de l'un à l'autre se fait de manière tout à fait inattendue.Ainsi, la compositrice-improvisatrice Diane Labrosse insère subtilement dans ses planantes ambiances sonores une foule de menus détails qui ancrent les personnages au quotidien : la sonnerie d'un téléphone, un extrait de commentaire de match de hockey ou de l'atterrissage sur la Lune.De même, les éclairages chatoyants de Yan Lee Chan qui marquent les heures du jour virent tout aussi aisément vers des coloris technicolor bien surréalistes.L'ubiquiste traite aussi d'altérité.Certes, de Lotbinière Harwood et Boivin ont une allure similaire qui leur donne tout de suite la possibilité de jouer à intervertir les rôles.Mais, mercredi, soir de la première, les deux improvisateurs semblaient prudents à ce titre et campaient sur leurs positions.Cela dit, quelques habiles renversements nous ont surpris : un jeu de variations derrière des portes-moustiquaires ; de Lotbinière Harwood portant Boivin sur son dos et , plus tard, de Lotbinière Harwood s 'assoyant sur les reins de Boivin; Boivin subtilisant tout à coup la place de de Lotbinière Harwood, assis en position zen au bout d'une simple planche de bois, obligeant ce dernier à endosser, en échange, ses gesticulations maniaques.L'ubiquiste offre au spectateur un espace plein de possibilités où il fait bon rêver.Mais il arrive aussi que le flou des personnages qui habitent cette improvisation structurée nous fasse décrocher.C'est à voir comment le tout évoluera au fil des représentations.L'ubiquiste de Ah Ha Productions, ce soir à l'Agora de la danse.L'UBIQUISTE Ici et ailleurs PHOTO CHRIS RANDLE, COLLABORATION SPÈCIALE Deux personnages très distincts composent L'ubiquiste : un petit homme, Andrew de Lotbinière Harwood, et un grand gaillard, interprété par le danseur et improvisateur Marc Boivin. ¡CUBA! ART ET HISTOIRE DE 1868 À NOS JOURS 31 JANVIER - 8 JUIN 2008 Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, avec la participation du Museo Nacional de Bellas Artes et de la Fototeca de Cuba, La Havane, ainsi que de nombreux prêteurs privés et publics américains, dont le MoMA.Jorge Arche (1905-1956), (détail).1938, huile sur toile, 91,5 x 76,5 cm.La Havane, Museo Nacional de Bellas Artes.Photo Rodolfo Martínez UNE PRÉSENTATION DE EN COLLABORATION AVEC Portrait de Mary MAINTENANT OUVERT JUSQU'À 21H, MERCREDI, JEUDI ET VENDREDI.OUVERT SOIRS PAR SEMAINE 3 GRATUIT POUR LES ENFANTS DE 12 ANS ET MOINS Accompagnés de leurs parents.Non applicable aux groupes.AUDIOGUIDE ÉGALEMENT DISPONIBLE EN ESPAGNOL RENSEIGNEMENTS: 514-285-2000 SPÉCIAL 2 POUR 1 EN MARS POUR LES ÉTUDIANTS de 30 ans ou moins avec carte valide.En tout temps, tout le mois de mars 2008.TOUS LES DÉTAILS AU www.mbam.qc.ca/2pour1 POUR TOUS Tous les mercredis, jeudis et vendredis soirs du mois de mars 2008 de 17h à 21h.3538631A museumsnature.ca 514 872-1400 Un rendez-vous tropical parmi des milliers de papillons exotiques! En vedette cette année : les papillons africains Papillons en liberté 21 février au 27 avril Grande serre du Jardin botanique Mardi au dimanche et lundi 24 mars, de 9 h à 17 h Le Temps des sucres au Jardin\u2026 une expérience délicieuse en pleine ville ! 1er au 9 mars et les fins de semaine du 15 mars au 13 avril 3544567A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS YVES SCHAËFFNER COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES\u2014«C'est extraordinaire, c'est incroyable, je ne m'attendais pas à ça.» L'Anglaise aux cheveux grisonnants qui discute avec une amie à la sortie de l'exposition Le premier empereur du British Museum commente les rêves de grandeur de l'empereur Qin.Mais elle aurait aussi bien pu parler de la popularité de l'exposition qui lui est consacrée.Jamai s une exposi tion n'avait été aussi courue au British Museum depuis la présentation des trésors de Toutankhamon en 1972.Chaque jour, des hordes de curieux envahissent le musée londonien pour admirer une vingtaine de statues en terre cuite découvertes près de la tombe du premier empereur chinois.« Lorsqu'on a annoncé la tenue de l'exposition, on espérait attirer 400 000 visiteurs.(\u2026) Aujourd'hui, à un mois et demi de la fin, on a déjà vendu 693 000 tickets », se réjouit Hannah Boulton, porte-parole de l'institution.Le British Museum - qui a étendu ses heures d'ouverture jusqu'à minuit pour satisfaire la demande -, croit que 750 000 personnes devraient avoir vu les «gardiens» de la tombe Qin Shi Huangdi d'ici avril.L'engouement pour les fameuses statues de terre cuite est tel que le musée songe maintenant à ouvrir ses portes 24 heures sur 24.Il s'agirait d'une première, même pour le musée le plus populaire de Grande-Bretagne.Chaque jour, souvent dès 6h, des visiteurs font la file pour mettre la main sur les 500 tickets vendus quotidiennement.La demande est si forte qu'une entreprise a même trouvé moyen de tirer profit de la situation.Elle envoie ses employés faire la queue à la place des visiteurs trop paresseux ou occupés pour faire le pied de grue! «Nous avons généralement trois personnes qui font la file chaque jour parce que chaque personne ne peut acheter plus de quatre billets à la fois », explique Claire Leck, de l'entreprise Errands Etc.La compagnie facture 60$ pour faire la file en plus du coût du billet (24$).Est-ce que 17 statues (et 113 autres objets anciens) méritent autant de frénésie?«Oui et un million de fois oui », estime Jonathan Jones, critique du quotidien The Guardian.Enthousiaste, ce dernier a assuré dans un article que les 17 statues «suffisent à changer votre vision de l'art ».En fait, plus que les statues de terre cuite, c'est la démesure des ambitions du premier empereur chinois qui frappe l'imagination.Out re l'u n i fication de la Chine en l'an 221 avant Jésus- Christ, on lui attribue l'édification de la Grande Muraille.Pour l'accompagner dans sa mort, le premier empereur a fait construire une véritable armée en terre cuite.Des centaines de milliers de prisonniers et de conscrits ont passé 30 ans à produire plus de 7000 statues de soldats, de chevaux, d'acrobates et de bureaucrates en terre cuite.Si les archéologues ont déjà bien exploré les alentours de sa tombe, le mont artificiel qui est censé servir de tombeau à l'empereur n'a toujours pas été exploré.Les autorités chinoises attendent que la technologie progresse avant de s'aventurer dans le tumulus haut de 135 mètres.Plus de 2000 ans après sa mort, l'empereur Qin a encore bien des secrets à révéler.Le British Museum doublement envahi L'exposition Le premier empereur, l'armée de terre cuite de Chine du British Museum connaît un succès absolument délirant.Au point où le musée songe à ouvrir ses portes 24 heures sur 24.PHOTO BRITISH MUSEUM Pour l'accompagner dans sa mort, le premier empereur a fait construire une véritable armée en terre cuite.Des centaines de milliers de prisonniers et de conscrits ont passé 30 ans à produire plus de 7000 statues de soldats, de chevaux, d'acrobates et de bureaucrates en terre cuite.Enthousiaste, Jonathan Jones, critique du quotidien The Guardian, assure que les 17 statues « suffisent à changer votre vision de l'art »."]
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