La presse, 3 octobre 2008, Cahier A
[" Réservez d'ici au 8 octobre 2008.139$ Voyagez d'ici au 18 décembre 2008\u2020.13 vols sans escale par semaine Calgary 99$ 4 vols sans escale par semaine Orlando Réservez sur westjet.com ou communiquez avec votre agent de voyages.Pour tout renseignement, composez le 1 877 956 6982.PARCE QUE LE PROPRIO Y TIENT Plus de 50% de réduction.Faites vite, les places s'envolent.Le service pour les vols sans escale à destination d'Orlando débute le 3 novembre 2008.\u2020 Les tarifs s'appliquent aux réservations effectuées au plus tard le 8 octobre (23h59, heure des Rocheuses) pour les vols effectués d'ici au 18 décembre 2008.Les taxes additionnelles, les frais et les suppléments sont en sus, s'il y a lieu.Les tarifs annoncés incluent déjà le rabais.Le rabais s'applique aux tarifs réguliers de West Jet les plus bas.Sièges en nombre limité et pouvant ne pas être disponibles sur tous les vols.Nouvelles réservations seulement.Les billets doivent être achetès à l'avance.Non remboursable.Offre pouvant être combinée avec d'autres tarifs.Il est possible que certains vols ne soient pas offerts chaque jour de la semaine.Tarifs pour allers simples.Visitez westjet.com pour plus de détails.PASDESUPPLÉMENT CARBURANT 3529350A DÉBAT DES CANDIDATS À LA VICE-PRÉSIDENCE AMÉRICAINE L'HOMME D'ÉTAT, LA FEMME DU PEUPLE LA PRESSE À LOS ANGELES ET CHICAGO LES NOTES DE NOS EXPERTS PAGES A18 ET A19 ENTREVUE GAEL GARCÍA BERNAL «Je veux savoir ce qu'est le cinéma.» MARC-ANDRÉ LUSSIER ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 PHOTO IVANOH DEMERS EXCLUSIF > SÉRIECHOC SUR LA PROSTITUTION Bye-bye la Main Mon clin d'oeil STÉPHANE LAPORTE J'ai mieux aimé le débat anglais parce que je ne comprenais pas ce que les autres disaient contre moi.\u2014 Stéphane Dion Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 Les prostituées ont déserté la Main.Mais elles ne sont pas très loin.La plupart travaillent dans les motels miteux, les hôtels chics, les bars, les salons de massage, sur l'internet ou carrément de leur balcon à Montréal.La police a-t-elle «nettoyé» le centre-ville pour faire place au Quartier des spectacles ?LE PREMIER VOLET DE NOTRE GRANDDOSSIER À LIRE DEMAIN ET DIMANCHE CAROLINE TOUZIN PAGE A4 Gael García Bernal PHOTO PC DENIS LESSARD QUÉBEC\u2014 Tout indique qu'il n'y aura pas d'accusation criminelle déposée contre le jeune policier du SPVM qui a abattu Fredy Alberto Villanueva en août dernier à Montréal.Cette décision sera dévoilée en même temps qu'une autre annonce destinée à préserver la paix sociale : une enquête publique sera aussitôt déclenchée par le Bureau du coroner.De plusieurs sources dans le réseau de la justice, à Québec comme à Montréal, La Presse a appris que le rapport d'enquête remis cette semaine par la Sûreté du Québec au directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Louis Dionne, accepte la thèse mise de l'avant dans la déclaration et le rapport du policier, la «légitime défense».Il a tiré pour protéger sa vie et celle de sa jeune partenaire de patrouille, agressée durant la bagarre qui a précédé les coups de feu.C'est à Me Dionne qu'il incombe de juger si des poursuites doivent être engagées contre ce policier ou s'il a fait un usage justifié de son arme de service.EXCLUSIF > MORT DE FREDY VILLANUEVA À MONTRÉAL-NORD Pas d'accusation contre le policier Une enquête publique sur la tragédie sera déclenchée rapidement >Voir CORONER en page A5 LE QUÉBEC BIENTÔT AUXURNES?Branle-bas de combat chez le Directeur des élections TOMMY CHOUINARD PAGE A5 LE CHUM A RALENTI LE CUSM «Nous avons perdu trois ou quatre ans », estime un haut dirigeant de l'Université Mc Gill MATHIEU PERREAULT PAGE A10 VIOLENCE AU HOCKEY Procès pour une bagarre en 2005 HUGOMEUNIER PAGE A13 QUARTIER DES SPECTACLES UNEPARTIE DU PROJET ESTPARALYSÉE EXCLUSIF Ottawa refuse de faire sa part.Québec prétend avoir déjà donné.Pendant ce temps, l'érection d'un des édifices phare du grand projet est suspendue.Et la note est de plus en plus salée pour Montréal.FERA-T-ONFACE À UN CHUM, VERSION CULTURELLE?SARA CHAMPAGNE ET MARIOCLOUTIER PAGES A2 ET A3 HARPER ENCAISSE LESCOUPS (bis) PAGES A6 À A8 L'ANALYSE DENOS EXPERTS PAGE A8 Harper n'aime pas les débats\u2026 LA CHRONIQUE DE VINCENTMARISSAL PAGE A6 Après les débats L'ÉDITORIAL D'ANDRÉPRATTE PAGE A20 ÉLECTIONS 2008 DÉBAT DESCHEFS EN ANGLAIS PHOTO PC PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTO AFP Joe Biden et Sarah Palin Montréal vendredi 3 octobre 2008 Le plus grand quotidien français d'Amérique 124e année No 340 50 pages, 4 cahiers 70¢ taxes en sus - Édition provinciale 84¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 3566610A VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES 14 Astrologie du jour AFFAIRES 12 Bourses AFFAIRES 8 et 9 Décès AFFAIRES 13 Forum A20 et A21 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A14 Monde A17, A18 et A19 Petites annonces AFFAIRES 6 et 11 Sudoku AFFAIRES 6 Météo Averses en matinée, suivi de ciel variable en après-midi, max.11, min.6.AFFAIRES 12 LE QUARTIER DES SPECTACLES RISQUE LA PARALYSIE Après des compressions en culture controversées, voilà que le gouvernement de Stephen Harper garde les cordons de sa bourse fermés au projet du Quartier des spectacles de Montréal, une priorité de l'administration du maire Gérald Tremblay.Les deux pôles de ce quartier, l'édifice du 2.22 Sainte-Catherine et la place des Festivals, en souffrent déjà.Malgré l'entente-cadre Québec-Canada sur les infrastructures, seule la Ville de Montréal paie en ce moment.MARIO CLOUTIER L'annonce de l'entente-cadre sur les infrastructures entre Québec et Ottawa, d'une valeur de 4 milliards, juste avant la campagne électorale, convenait peut-être au Parti conservateur, mais le gouvernement fédéral n'a pas signé le contrat financier le liant plus spécifiquement aux projets du Quartier des spectacles et du Musée des beaux-arts de Montréal.Même si les travaux de la place des Festivals du Quartier des spectacles avancent à un rythme soutenu, la Ville de Montréal est seule à payer.Ottawa et Québec n'ont toujours pas convenu d'un accord sur la contribution financière de chacun dans ce projet de 120 millions.Les parties n'ont pas plus d'entente finale dans le dossier de l'agrandissement du Musée des beaux-arts de Montréal, un autre dossier culturel majeur d'un coût de 40 millions.Le gouvernement fédéral s'est pourtant engagé à verser, respectivement 40 et 13 millions, pour réaliser ces deux projets.«Le Secrétariat (québécois) aux affaires intergouvernementales canadiennes n'a conclu aucune entente de contribution finale pour les projets Quartier des spectacles de Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal [.] dans le cadre de l'entente Canada-Québec sur l'infrastructure », peut-on lire dans une note du ministère du Conseil exécutif à Québec, obtenue par La Presse.Même si Québec a une ententecadre en poche dans le cadre du programme d'infrastructures Chantiers Canada, chaque projet doit faire l'objet d'une entente de contribution spécifique.«Le mécanisme (exigé par le gouvernement fédéral) mis en place par cette entente-cadre peut alourdir l'approbation des projets qui en découleront», a écrit, à ce sujet, le premier ministre Jean Charest aux partis fédéraux vendredi dernier.Pour cette raison, le chef de l'État québécois leur demandait de «conclure rapidement les ententes de contribution qui découlent de l'entente-cadre, de manière à minimiser les délais dans l'obtention des fonds fédéraux».À Ottawa, on reste extrêmement évasif sur les contrats encore à signer.«Le Canada ne retarde pas le projet, mais il reste à conclure une entente.Nous le ferons dans les meilleurs délais possibles», a indiqué un porte-parole d'Infrastructure Canada à La Presse.La Ville Bon joueur comme toujours, le maire Gérald Tremblay reconnaît que la Ville a déjà beaucoup investi, mais il est prêt à donner encore la chance au coureur.«Techniquement, les contrats ne sont pas signés.Mais pour moi, la bonne foi se présume.À partir du moment où quatre ministres se commettent, je tiens pour acquis qu'on va trouver des éléments de solution.Dans l'ordre des projets, les nôtres ont été priorisés.Je crois qu'ils vont honorer leur engagement.» Ces ententes de contributions sont en fait le texte juridique du contrat liant les parties.Ils décrivent le projet et les travaux dans les détails, ainsi que les engagements financiers des trois gouvernements.Il crée aussi un comité de gestion de l'entente et prévoit un mécanisme de règlement des différends entre les parties.«C'est certain que la campagne électorale n'aide pas.Tout est au ralenti à Ottawa.Mais ce n'est pas inquiétant à ce moment-ci, soutient Catherine Poulin, l'attachée de presse de la ministre des Finances à Québec, Monique Jérôme-Forget.La réponse conservatrice est moins rassurante.Le gouvernement fédéral ne veut pas s'impliquer financièrement dès le début.«Nous ne sommes pas les promoteurs des projets.Nous attendons les factures des travaux pour les rembourser», note un conseiller conservateur.Là où le bât blesse, c'est que tout le financement des travaux jusqu'ici a été entièrement assumé par la Ville de Montréal.En outre, le coût des travaux de la première phase a bondi en mai dernier de près de 7%, passant de 18 à 24 millions.«On ne peut pas fonctionner sans le contrat, mais, selon moi, la Ville ne restera pas prise avec une facture.Toutes les parties sont tellement liées.Québec devrait débloquer des montants bientôt », affirme Guy Hébert, directeur général adjoint à la Ville.Il y a quatre mois, l'administration municipale parlait d'un «devancement des coûts» plutôt que d'un dépassement, en raison «d'améliorations notables aux concepts préliminaires» de la place des Festivals qui doit être prête pour l'été prochain afin d'accueillir le 30e Festival international de jazz de Montréal.PLACE DES FESTIVALS Le fédéral n'a rien signé PHOTO MARCOCAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE Même si les travaux de la place des Festivals du Quartier des spectacles avancent à un rythme soutenu, Montréal est seule à payer.Ottawa et Québec n'ont toujours pas convenu d'un accord sur la contribution financière de chacun dans ce projet de 120 millions.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE La Vitrine culturelle doit s'établir dans l'édifice du 2.22 Sainte-Catherine, mais le guichet unique pour obtenir des billets de spectacles à Montréal est toujours situé dans ses locaux de fortune en bordure de la Place des Arts.Le futur Quartier des spectacles a pour mission de devenir une destination culturelle internationale où le design sera primordial.Il s'étend sur une superficie d'environ un kilomètre carré.Les deux édifices phares seront le 2.22 Sainte-Catherine Est, angle Saint-Laurent, et le Blumenthal transformé en Maison du festival de jazz, rue Sainte-Catherine Ouest, par le groupe Spectra d'Alain Simard.LE PÔLE EST Afin de financer des projets stratégiques métropolitains, le gouvernement du Québec a renouvelé l'entente triennale sur le développement avec la Ville de Montréal.Parmi les 140 millions de l'enveloppe commune, plus de 50 millions sont prévus pour la mise en valeur du patrimoine.C'est dans cette somme que la Ville devrait puiser pour financer le 2.22 Sainte-Catherine, estime le ministre Raymond Bachand.La Société de développement Angus a pour sa part prévu fournir environ 5 millions additionnés à des appuis de 2,5 millions de la Ville (déjà versés sous forme d'expropriation et d'emphytéose), et 2,5 millions chacun de Québec et d'Ottawa.LE PÔLE OUEST Dans le cas du Blumenthal, Québec et Ottawa se sont déjà engagés pour un total de 9,9 millions, Spectra verse 4 millions.L'édifice fait partie du quadrilatère de la Place des Arts qui sera transformé au coût de 120 millions, répartis en parts égales entre Ottawa, Québec et Montréal.La première phase des travaux a été propulsée par l'administration Tremblay, au cours de l'été, avec l'aménagement d'une immense place des festivals dans l'îlot Balmoral, aussi grande que le square Victoria.En principe, elle doit être inaugurée en mai 2009, juste à temps pour les 30 ans du Festival de jazz.Une fois le projet achevé, il y aura 2,7 millions de pieds carrés disponibles en construction immobilière pour des retombées estimées à des dizaines de millions de dollars par an pour les gouvernements.Un quartier d'un kilomètre carré CYBERPRESSE.CA QUARTIER Le Quartier des spectacles vous semble-t-il compromis?Réagissez sur cyberpresse.ca/quartier Entre les deux pôles du Quartier des spectacles, un lien incontournable, une artère vivante: la rue Sainte-Catherine.Le designer suisse Ruedi Baur, qui a conçu le plan lumière, devant être rapidement achevé, selon lui, et de toute l'identification visuelle du Quartier des spectacles, souligne que la «Catherine» ne doit pas être négligée.«C'est l'axe principal.Si on ne réussit pas la rue Sainte- Catherine, on aura échoué, croit-il.Il y a aussi cette erreur symbolique et éloquente: la place publique que l'on construit n'a pas le droit d'être appelée place du Quartier des spectacles.Place des festivals, oui, mais il y a plusieurs places dans le quartier.» L'artiste se dit déçu de la tournure des choses et des tergiversations de part et d'autre.«Le Quartier des spectacles m'importe beaucoup en raison de son potentiel et parce que c'est une réelle chance pour Montréal, dit-il.Il s'agit d'un repositionnement international.Mais, même s'il existe beaucoup de propositions, on ne voit pas grand-chose in situ.Ça devrait s'accélérer.» Il y voit un début de consensus, un beau bateau auquel il manque toutefois un capitaine.«Cette synergie de 28 lieux de spectacle, c'est exceptionnel.Là où j'ai très peur, c'est que le Programme particulier d'urbanisme ne soit pas appliqué en synergie.Si on réussit le PPU, ça ne veut pas dire qu'on réussit le Quartier des spectacles.Il faut connecter les deux choses.» Et la rue Sainte- Catherine?LE QUARTIER DES SPECTACLES RISQUE LA PARALYSIE SARA CHAMPAGNE La construction du 2.22 Sainte- Catherine, pièce phare du futur Quartier des spectacles au centre- ville de Montréal, ne sera pas financée par le gouvernement du Québec.Et le gouvernement fédéral n'a même pas daigné y jeter un coup d'oeil, a appris La Presse.Au rythme où vont les choses, il est clair que l'édifice n'ouvrira pas ses portes l'été prochain, comme prévu, à temps pour l'inauguration de la place des Festivals.Après un long processus d'expropriation et de démolition au coût de 2,5 millions de dollars, entièrement payé par l'administration Tremblay, le 2.22 Sainte- Catherine, qui abritait autrefois un peep show, est aujourd'hui un terrain désert.Des clôtures entourent l'endroit.Le promoteur, la Société de développement Angus (SDA), souhaitait commencer la construction cet automne, mais, faute de financement, la première pelletée de terre est reportée au mois de juin 2009.Le ministre du Tourisme, Raymond Bachand, qui était à Montréal cette semaine pour faire la promotion de la rénovation de l'aréna Maurice-Richard, a indiqué, en entrevue avec La Presse, que la Ville de Montréal a déjà bénéficié d'une enveloppe de 140 millions de dollars pour les projets stratégiques de la part de son gouvernement, et «qu'elle (l'administration Tremblay) n'a qu'à piger dans cette enveloppe».Est-ce que la SDA pourrait quand même obtenir une aide spécifique, a-t-on demandé?«Non, il n'y en aura probablement pas», a tranché le ministre Bachand.«Selon moi, la question n'est donc plus de savoir si le projet sera financé, mais plutôt de savoir par qui ou comment il sera financé, a indiqué Christian Yaccarini, grand dirigeant de la SDA.Sans subvention, c'est en tout cas certain qu'on ne va pas aller de l'avant.On piétine», at- il admis, dépité par le refus du fédéral et du provincial.Le maire Gérald Tremblay, accusé de manquer de leadership par Gilbert Rozon, du Festival Juste pour rire, en juillet 2007, puis par des gens d'affaires, a depuis repris le contrôle des grands projets au centre-ville afin de freiner l'immobilisme.Au lendemain de la démolition du 2.22 Sainte-Catherine, en février dernier, il avait d'ailleurs posé fièrement devant les décombres en s'engageant à faire sortir de terre «rapidement» le projet de la SDA.La construction de l'édifice avec vitrine culturelle, d'abord évaluée à 20 millions, a été ramenée à 15 millions, avec six étages au lieu de huit, afin de ne pas déroger aux règles d'urbanisme.Le maire Gérald Tremblay dit ne pas avoir jeté l'éponge dans le cas du gouvernement fédéral et ne semblait pas trop affecté hier par la décision de Québec.«On a un projet et un promoteur.L'important c'est que le projet se réalise, soutient-il.On va reprendre les discussions avec Ottawa après les élections.» En matinée, son directeur adjoint , responsable du service de la mise en valeur et du patrimoine à la Ville, Pierre Bernardin, avait indiqué, que faute d'argent de Québec et d'Ottawa, l'administration allait enclencher des demandes auprès du Fonds Chantiers Canada, programme d'infrastructures vedette du gouvernement fédéral.«Il va falloir une réponse avant le 31 décembre, a dit M.Bernardin.C'est notre heure de tombée.Pour l'instant, nous n'envisageons pas de verser d'autres sommes.La SDA a tout notre appui.» L'ancien responsable du centre- ville au comité exécutif de la Ville, Benoit Labonté, aussi maire de Ville-Marie, et qui a claqué la porte du parti de Gérald Tremblay après avoir été rétrogradé, il y a un an, pour ensuite devenir chef de l'opposition, estime, à la lumière des propos de M.Bachand, que « le partenariat entre Ottawa, Québec et la Ville s'effrite.» M.Labonté, qui a mis en branle le projet dans son arrondissement en élaborant le Programme particulier d'urbanisme (PPU) du Quartier, fait remarquer que la construction du 2.22 Sainte- Catherine, ainsi que la transformation du Blumenthal en Maison du festival de jazz, s'inscrivent dans la phase I des travaux.«À mon sens, ce sera un échec cuisant si les deux édifices ne sont pas inaugurés en même temps que la place des Festivals, pour le 30e anniversaire du Festival international de Jazz, tranche-t-il.L'administration Tremblay aura des comptes à rendre.» Pendant ce temps, la Société de développement Angus ne parvient pas à signer des ententes avec des futurs locataires ou copropriétaires.La direction de la radio CIBL a indiqué qu'elle n'avait pas encore pris de décision, pas plus que le propriétaire du bistro Olivieri, qui devait rencontrer Yaccarini, de la SDA, cette semaine.Les institutions culturelles partenaires pourraient obtenir du financement du gouvernement Québec, à même une enveloppe du ministère de la Culture.Ottawa et Québec boudent le 2.22 Sainte-Catherine ILLUSTRATION FOURNIE PAR DAOUST, LESAGE ARCHITECTURE DESIGN URBAIN, ARCHIVES LA PRESSE La place des Festivals telle qu'imaginée par les architectes et designers retenus par la Ville de Montréal dans le projet de Quartier des spectacles.Les travaux ont présentement cours près de la Place des Arts dans le centre-ville de la métropole.PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Le Quartier des spectacles est la priorité de Gérald Tremblay, qui avait tenu à assister à la démolition de l'ancien Peep Show du 2.22 Sainte-Catherine le 10 février dernier.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le designer suisse Ruedi Baur, qui a conçu le plan lumière, se dit déçu de la tournure des choses et des tergiversations de part et d'autre.« La question n'est plus de savoir si le projet sera financé, mais plutôt de savoir par qui.Sans subvention c'est certain qu'on ne va pas aller de l'avant.On piétine.» 3579424A CAROLINE TOUZIN Les prostituées ont déserté la Main.Les filles à talons hauts sont rentrées « en dedans».Au propre et au figuré.Certaines sont envoyées régulièrement sous les verrous.La plupart travaillent dans les motels miteux, les hôtels chics, les bars, les salons de massage, sur l'internet ou carrément de leur balcon à Montréal.La police a «nettoyé » le centre- ville en vue de la création du Quartier des spectacles, se plaignent les filles de Stella, un groupe de défense des droits des «travailleuses du sexe ».Faux, archifaux , répond la police.«Il n'y pas de nettoyage.On fa it des opérations tout au long de l'année.On arrête essentiellement des prostituées de rue parce que ce sont elles qui suscitent des plaintes », dit l'inspecteur-chef Daniel Rondeau, du Service de police de la Ville de Montréal.Dans la rue, il ne reste plus qu'une poignée de paumées.Celles qui travaillent pour se payer leur drogue ont suivi les vendeurs dans les quartiers pauvres comme Saint-Michel, Hochelaga-Ma isonneuve et Saint-Henri.La police remarque de plus en plus de «narcoprostitution ».« Le proxénète classique a presque disparu.Plutôt que de prendre une cote sur les revenus des filles, il va lui vendre de la drogue.Il fait son argent pareil », indique le policier.Le phénomène a été observé au parc Ovi la-Légaré, dans Saint-Michel.En 2006, un gang de rue y faisait la loi.Il y vendait du crack.Une dizaine de prostituées de rue se sont greffées à eux.Elles sollicitaient les pères de famille qui venaient jouer au parc avec leurs enfants et les banlieusards qui passaient en voiture sur le boulevard Pie-IX.«Quand on a fait la première descente en 2006, les filles se sont déplacées vers d'autres trafiquants trois rues plus loin dans Montréal-Nord.De nouveaux trafiquants ont remplacé les anciens dans Saint-Michel et les filles sont revenues», raconte le commandant du poste de quartier, Fady Dagher.Le jeu du chat et de la souris s'est poursuivi.Les trafiquants ont été arrêtés à nouveau l'an dernier.Les filles ont cessé de travailler dans la rue.«Je ne crois pas qu'elles soient disparues du quartier pour autant », dit M.Dagher.Plusieurs filles travaillent aujourd'hui dans des «piaules », des logements où il y a de la vente de drogue et de la prostitution.Et pas seulement dans Saint-Michel.«Les vendeurs de drogue tiennent ces piaules.Si la fille veut y faire son client, elle doit acheter de la drogue au propriétaire », confirme l'infirmière de Projet Montréal, Pénélope Boudreault.Cette initiative de Médecins du monde consiste à faire du travail de rue et à offrir des cliniques médicales aux prostituées dans trois organismes de la métropole, dont Stella au centre-ville.Solliciter de son balcon La répression policière a modifié le travail des prostituées et de ceux qui leur viennent en aide.Beaucoup de filles arrêtées pour sollicitation sont aujourd'hui « quadrilatère », comme elles disent.Un juge leur a interdit de se trouver dans un secteur précis de la ville, un «quadrilatère ».Le hic, c'est qu'elles habitent souvent ce quadrilatère.«Les filles développent des trucs.Elles sortent la tête par la fenêtre de leur chambre ou sur leur balcon pour solliciter leurs clients », raconte l'infirmière.«Ça déplace le problème.Ça pousse les filles à développer d'autres créneaux», admet le lieutenant-détective Rondeau.La répression est telle que la Dre Magdelena Duniewicz, bénévole à Médecins du monde, hésite à appeler l'ambulance lors de ses visites chez des prostituées malades.L'ambulance arrive souvent accompagnée de la police dans les quartiers chauds de la métropole.«On préfère que la patiente se lève et se rende avec nous à l'hôpital.Les policiers connaissent les piaules.Si on appelle une ambulance, ça se peut que la police en profite pour entrer.On ne veut pas être vus comme ceux qui amènent la police.» Jouer à l'imbécile Les travailleurs de rue ont aussi modifié leur façon d'intervenir.Sylvain Kirouac, de l'organisme L'Anonyme, arpentait les trottoirs depuis la fin des années 80.Mais depuis trois ans, la répression policière a transformé son travail.Il doit désormais s'infiltrer dans des hôtels et des maisons de chambres, où se déroule désormais la vraie action.«Ce qui se passe dehors est de moins en moins intéressant.Au début de ma carrière, je pouvais travailler dehors 365 jours par an», résume-t-il.Mais Sylvain doit désormais transporter son sac à dos plein de condoms, de seringues et de pipes à crack propres dans des hôtels et des immeubles miteux.Pas mal plus compliqué.Comment procède-t-il ?Un mélange de diverses techniques, répond-il.Il joue fréquemment à l'imbécile.«C'est fou comme ça fonctionne souvent », dit-il.Parfois, ce sont des contacts qui l'emmènent.Des proprios animés d'un désir sincère d'aider les filles collaborent parfois très bien.Et parfois, non.Sylvain est ainsi entré des endroits réputés impénétrables.Au fil de ses soirées dans les motels, les filles viennent s'asseoir sur le lit et bavardent avec lui.Ces conversations à bâtons rompus sont le coeur de son travail.Il essaie de les convaincre de demander de l'aide sociale, entre autres.Dans ce monde de drogués et de prostitués, il y a des irréductibles.Mais la plupart finiront par passer à autre chose, estime Sylvain.«Sinon, ils meurent.» Dans les cliniques de Médecins du monde, la Dre Magdelena Duniewicz voit aussi défiler toutes sortes de prostituées qui ne font plus la rue.Le sort de certaines ne s'est pas amélioré pour autant.Comme cette femme de 50 ans, malade comme un chien, forcée par son fils de 25 ans à continuer de se prostituer dans leur logement insalubre.«Elle avait tout ce que tu peux imaginer : hépatite A et B, cirrhose, maladie de la peau, infection vaginale, problèmes cardiaques, etc.Elle réussissait encore à faire des clients parce qu'elle acceptait 20 ou 30$ pour une relation sexuelle complète », raconte la médecin.Ou encore cette jeune femme prostituée dans une agence d'escorte chic du centreville, qui s'est fait renvoyer pour avoir exigé le port du condom.«Pas de condom à l'agence au cas où la police débarque.De toute façon, vous êtes toutes clean », lui avait dit sa patronne.L'internet comme outil de travail Plusieurs filles délaissent la rue pour travailler sur l'internet plutôt que dans les motels miteux.«La prostitution de rue, c'est du folklore.C'est surtout sur l'internet que ça se passe», dit Robert Paris, coordonnateur de l'organisme Pact de rue, qui compte des travailleurs de rue dans six quartiers de Montréal.«C'est une bonne chose, car les filles peuvent négocier leur relation sans se sentir en danger ou trop à découvert», ajoute l'infirmière Pénélope Boudreault.Chez Stella, on estime qu'au moins 200 agences d'escortes montréalaises s'annoncent sur l'internet.La police de Montréal n'a pas de statistiques à ce sujet.Celle-ci s'occupe en priorité de la prostitution «dérangeante».«La prostitution va toujours exister.On fonctionne par priorité.D'abord, la prostitution juvénile.Ensuite, la prostitution près des écoles et des parcs.On intervient aussi si la paix publique est perturbée et lorsqu'on reçoit des plaintes», résume l'inspecteur- chef Rondeau.Quelque 2000 filles ont été arrêtées pour avoir sollicité des clients au cours des quatre dernières années.Les mineures sous l'emprise des gangs de rue ne font pas les trottoirs, non plus.Elles travaillent dans les partys privés, sur l'internet, dans les agences d'escortes ou des bars de danseuses en région.«Une mineure se pointe sur un coin de rue à Montréal et quatre chars de flics débarquent », indique M.Paris, de Pact de rue.Ce qui se passe entre deux adultes consentants sur l'internet, dans les salons de massage et les bars de danseuses intéresse peu la police.Seuls les clients violents ou qui choisissent des prostituées mineures doivent s'inquiéter.Stella transmet chaque mois à la police sa liste noire des mauvais clients.Ces informations ont mené à l'arrestation cet été de l'homme d'affaires Giovanni D'Amico, accusé d'avoir violé et menacé quatre prostituées de rue.\u2014 Avec la collaboration de Katia Gagnon Les prostituées ont déserté la Main La répression policière les a forcées à quitter la rue et à trouver de nouveaux lieux de travail SÉRIE PROSTITUTION À compter de demain, dans La Presse, ne manquez pas notre grande série sur les multiples visages de la prostitution à Montréal.SÉRIE PROSTITUTION PHOTO JAMES HILL, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES Dans la rue, il ne reste plus qu'une poignée de paumées.La plupart des prostituées travaillent maintenant dans les motels miteux, les hôtels chics, les bars, les salons de massage ou sur l'internet.D'autres encore sollicitent les clients chez elles, à partir de leur balcon.« La prostitution de rue, c'est du folklore.C'est surtout sur l'internet que ça se passe », dit Robert Paris, coordonnateur de l'organisme Pact de rue. FEMME SHEILA Trouvez le détaillant GEOX le plus près de chez vous : visitez geox.com ou appellez 1-866-454-GEOX (4369) LA CHAUSSURE QUI RESPIRE GEOX.COM GEOX - RESPIRA - - SONT LES MARQUES ENREGISTRÈES DE GEOX SPA 3578825A POLITIQUE TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Les signaux envoyés par Jean Charest sur la possibilité d'un scrutin automnal sont sérieux, estime le Directeur général des élections, qui réchauffe sa machine partout au Québec.Depuis le début de la semaine, Me Marcel Blanchet a lancé plusieurs «activités préparatoires» en vue d'élections hâtives.Il a joint les directeurs de scrutin des 125 circonscriptions pour leur demander notamment de vérifier la disponibilité de locaux à louer.Ces locaux accueilleront le personnel et les équipements de ces directeurs en cas d'élections.La semaine procha ine, à Québec, le DGE formera 70 personnes qui deviendront préposées aux renseignements si un scrutin est déclenché.Ces préposés seront chargés de répondre aux citoyens qui composent le 1- 888-ELECTION pour, par exemple, mettre à jour leur inscription sur la liste électorale.Le DGE a mobilisé ses troupes à la suite des déclarations de Jean Charest, le week-end dernier.Lors du conseil général de son parti, le premier ministre a changé de discours sur la possibilité d'élections.Dimanche, après avoir dit au cours des derniers mois que 2008 «ne sera pas une année électorale », il n'a pas écarté l'hypothèse de lancer un appel aux urnes après le Sommet de la francophonie, qui prendra fin le 17 octobre.«Il y a un mois, la possibilité d'élections provinciales en 2008 était de 10%; elle est probablement à 40%aujourd'hui», a confié à La Presse un stratège libéral.Deux raisons Au PLQ, on estime que deux éléments pourraient pousser M.Charest à plonger le Québec en élections : l'état inquiétant de l'économie et l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire sans gains importants au Québec.Ces informations, qui circulent depuis la fin de semaine, ont été «scrutées à la loupe » par le DGE lundi, a confirmé son porte-parole, Denis Dion.La réaction n'a pas tardé.Le jour même, Marcel Blanchet a confié une série de tâches à son personnel.«On met du WD-40 dans les engrenages pour être prêt s'il y a des élections», a illustré M.Dion.Le DGE n'est pas le seul à prendre Jean Charest au sérieux.L'Action démocratique du Québec et le Parti québécois ont déjà pris contact avec des compagnies de location d'autobus.Le parti de Pauline Marois a également demandé au Bloc de lui prêter des équipements au lendemain de la campagne électorale fédérale.De son côté, le Parti libéral a nommé, hier, un nouveau directeur général, Claude Lemieux.Il occupait les fonctions de directeur adjoint et de directeur à la députation au cabinet de Jean Charest.Militant de longue date, il a conseillé les premiers ministres Robert Bourassa et Daniel Johnson fils.QUÉBEC Le DGE se prépare pour un scrutin automnal PHOTO CLEMENT ALLARD, PC Jean Charest lors de son discours de clôture du conseil général du PLQ, dimanche.Le premier ministre du Québec a envoyé des signaux qui laissent croire que des élection provinciales pourraient être déclenchées à la mi-octobre.Sa déc i s ion dev ra it tomber au cours du mois d'octobre, d'ici deux semaines, chuchote-t-on à Montréal.«Il n'y a pas de décision prise, affirme de son côté Me Martine Bérubé, porte-parole du bureau du directeur des poursuites.Nous venons de recevoir le rapport.Ce n'est que pure spéculation.» Rapport clair Cela dit, le rapport de l'inspecteur, qui tient sur deux disques compacts, est très clair, et il est peu probable qu'on ait besoin d'un complément d'enquête.À Québec comme à Montréal, les élus sont inquiets d'assister à une reprise des troubles connus pendant l'été à Montréal- Nord.La situation est, juge-t-on, toujours aussi «explosive» entre le SPVM et les communautés ethniques du nord de la ville.La situation reste instable et il y a peu de villes en Amérique du Nord où deux émeutes sont survenues en moins d'un an, fait-on remarquer (celle de Montréal-Nord avait été précédée d'un autre saccage, durant la série Canadien- Bruins au printemps).Pour calmer le jeu, Québec annoncera rapidement que le Bureau du coroner mènera une enquête «publique» sur les causes de la mort du jeune homme.Cette démarche s'ajouterait à une autre, moins courante: on envisage à Québec que le directeur des poursuites Me Dionne vienne expliquer sa décision en point de presse.L'enquête«publique»ducoroner- menée obligatoirement par un avocat - permettra de divulguer, en toute transparence, les circonstances qui expliquent pourquoi le policier a tiré quatre coups de feu, dont trois ont atteint le jeune Villanueva.Dès le lendemain de l'émeute, le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, s'était engagé à ce que l'enquête de la SQ sur les gestes des policiers montréalais soit «effectuée en toute transparence».Cette opération, dirigée par un coroner ou même un coroner ad hoc choisi par le gouvernement, permettra de mettre en lumière des faits qui, autrement, seraient restés dans le dossier de Me Louis Dionne.Ce dernier a constitué un groupe de trois procureurs, où le vétéran François Brière agit comme conseiller.Après les événements du 9 août qui ont provoqué une violente émeute le lendemain, le jeune policier avait, sur les conseils de son avocat et de son syndicat, tardé à enregistrer sa déclaration relatant l'intervention qui avait dégénéré en fusillade.Après cette période d'incertitude, la déclaration est venue, prévisible: l'usage de l'arme visait à protéger sa vie et celle de sa jeune partenaire de patrouille - les deux policiers avaient respectivement 3 ans et 18 mois d'expérience.Après le drame, les témoins avaient indiqué aux médias que l'un des jeunes participants à la bagarre avait violemment pris la policière à la gorge.Ces faits sont corroborés, semble-t-il, dans le rapport de la SQ remis à Me Dionne.La déclaration du policier est, a-t-on appris, bien corroborée par les témoins de la scène.Les enquêteurs de la Sûreté ont interrogé plus de 75 témoins pour le rapport déposé cette semaine.Fait à signaler, le jeune policier a été vu à titre de «témoin» et non de suspect.Il n'a jamais été arrêté.Comme sa collègue, il est affecté à du travail administratif depuis le drame.Le rôle du coroner La SQ a donné en même temps son rapport au directeur des poursuites et au coroner chargé de l'enquête, le Dr Paul Dionne.Ce dernier a mis la police mal à l'aise en confirmant publiquement que Fredy Villanueva avait été atteint par trois projectiles, dont deux lui avaient été fatals.Il est habituel que le rapport soit transmis en même temps au directeur des poursuites et au coroner.C'est moins courant que cette démarche soit mise en évidence dans les communications publiques de la SQ, relève-t-on.On indiquait à l'avance, confie-t-on, que le coroner aura à jouer un rôle important au lendemain de la décision de ne pas déposer d'accusations.L'affaire Villanueva met aussi en relief les problèmes de fonctionnement des enquêtes parallèles que doivent théoriquement mener les policiers et le bureau du coroner, quand on recourt à la «politique ministérielle».Par convention, à l'usage, on a décrété que la Sûreté du Québec s'occupait des enquêtes lorsque les policiers de Montréal ou de Québec étaient impliqués dans un décès.Ce protocole n'a jamais été adopté officiellement.Or quand la SQ mène son enquête, le coroner est dans les faits coupé d'informations, ne peut en pratique agir en amont pour que le rapport d'enquête réponde à ses interrogations.Dans le cas du rapport de la SQ sur Villanueva, on n'apprend rien par exemple de la stratégie d'intervention, du «protocole de gestion» du SPVM.Les services d'Urgences- santé ont-ils fonctionné?Comment cette patrouille de routine a-t-elle pu dégénérer de la sorte?Le manque d'expérience des agents peut être mis en relief; la majorité des agents patrouilleurs du SPVM a moins de cinq ans d'expérience.Le rapport de la SQ ne répond pas aux interrogations normales d'un coroner, qui cherche à identifier les causes du décès mais aussi à suggérer des solutions pour éviter que ces situations se reproduisent.Des sources fiables indiquent que les événements et les déclarations sont suffisamment clairs pour permettre à un coroner de faire son enquête et d'arriver à des conclusions.Politiquement toutefois, cette façon de faire ne permettrait pas de démontrer la «transparence» promise à Montréal-Nord.Montréal-Nord : pas d'accusation contre le policier CORONER suite de la page A1 Fait à signaler, le jeune policier a été vu à titre de «témoin » et non de suspect.Il n'a jamais été arrêté. À LIRE SUR CYBERPRESSE > DÉBATS DESCHEFS Consultez notre dossier complet sur les deux débats des chefs et lisez les analyses de nos chroniqueurs sur cyberpresse.ca/debat DÉBATDES CHEFS VINCENT MARISSAL CHRONIQUE HARPER ET DION Si jamais Stephen Harper se réveille le 15 octobre au matin à la tête d'un gouvernement majoritaire, c'est que les Canadiens n'auront pas cru les chefs des partis de l'opposition qui se sont ligués pour une deuxième fois, hier soir, pour dénoncer passionnément les politiques de droite des conservateurs.Et si M.Harper se réveille, en effet, premier ministre majoritaire, ce ne sera certainement pas grâce à sa performance, au mieux ordinaire, lors du débat des chefs en anglais d'hier soir.Ce sera plutôt parce que son principal adversaire, Stéphane Dion, n'aura pas réussi à convaincre les électeurs, en particulier les Ontariens, qu'il a ce qu'il faut pour devenir premier ministre.On ne pourra jamais reprocher à M.Dion de ne pas avoir essayé; mais la pression semblait tellement forte, hier soir, que l'on a cru, à un certain moment, qu'il allait éclater en sanglots.Répondant à une attaque de Stephen Harper contre son Tournant vert, le chef libéral s'est lancé dans une explication, en regardant droit dans la caméra, la voix tremblante et le «motton» dans la gorge.Une véritable supplication qui trahissait son désespoir.Profitant de la fragilité de Stéphane Dion, le chef du NPD, Jack Layton, s'est faufilé et a offert la meilleure performance de la soirée.Oubliez Jack-lejovialiste, le chef du NPD est devenu un sérieux compétiteur sur l'aile gauche de la politique canadienne.La soirée a été difficile, par contre, pour le chef conservateur.Sur la défensive une bonne partie de la soirée (ce qui se comprend quand on se bat seul contre quatre), Stephen Harper a tenté d'imposer le ton dès les deux premières minutes en accusant Stéphane Dion d'avoir cédé à la panique en déposant en catastrophe un plan économique d'urgence, la veille lors du débat en français.Mais les chefs des partis de l'opposition ont repris exactement là où ils avaient laissé la veille et ont tapé joyeusement sur le chef conservateur, qui a rapidement perdu son avantage psychologique.Parlant de psychologie, M.Harper avait l'air sonné par moments, incapable de répondre efficacement aux critiques (et, il faut le dire, aux exagérations), comme il l'avait fait la veille lors du débat en français.En toute justice, il faut noter que pour le deuxième soir de suite, le chef conservateur s'est fait tabasser par quatre adversaires impitoyables.Mais hier soir, l'enjeu était encore plus important, rien de moins que la différence entre un gouvernement minoritaire ou majoritaire, en particulier à cause du poids démographique de l'Ontario (106 sièges sur 308 aux Communes).Que les quatre chefs de l'opposition se liguent contre le premier ministre sortant et prennent des numéros pour lui donner des baffes, ce n'est pas très surprenant.Ce qui l'est plus, c'est que les chefs des partis de «gauche» se sont ignorés presque toute la soirée, comme si la division de la gauche n'était qu'une vue de l'esprit.C'était jusqu'à ce que Jack Lay ton envoie une vi la ine droite en plein estomac de Stéphane Dion.«Vous avez appuyé ce gouvernement 43 fois ; vous êtes responsable de la longévité de ce gouvernement.Si vous n'êtes pas capable de faire votre job de chef de l'opposition, je ne sais pas comment vous pouvez vous présenter au poste de premier ministre!» En une phrase assassine, le chef du NPD a ruiné les laborieux efforts de Stéphane Dion pour passer sonmessage et lui a rappelé que le poste de chef de l'opposition est aussi en jeu le 14 octobre.De toute évidence, M.Dion était préparé à attaquer M.Harper, mais pas à se défendre contre le chef du NPD.C'était pourtant prévisible.Le débat d'hier soir aura permis de confirmer ce que les précédents nous avaient laissé entrevoir : Stephen Harper n'est pas particulièrement à l'aise dans les débats.Il n'avait rien cassé, au contraire, en 2004 et 2006, lors de ses deux premières expériences.Et cette année, il paraissait aussi las, irrité, frustré.Peut-être que l'explication se trouve dans la personnalité du chef conservateur.M.Harper, tous ceux qui le connaissent bien l'ont constaté, est un solitaire, un stratège froid, souvent très partisan, maniaque de contrôle, qui n'aime pas beaucoup se faire contredire.Un débat des chefs, c'est tout le contraire de ça.Si Stephen Harper avait le choix, je ne suis pas certain qu'il se plierait à l'exercice, contrairement à Jean Chrétien, par exemple, qui n'a jamais tourné le dos à une bonne bastonnade.Gilles Duceppe, lui, s'en est encore bien sorti, bien servi par son expérience et par le fait qu'il n'a rien à perdre dans un débat en anglais.Comme il l'a fait à chacun des débats en anglais au cours des cinq dernières années, Gilles Duceppe a joué la mouche du coche avec un enthousiasme presque sadique.L'option souverainiste de M.Duceppe n'est certainement pas très populaire à l'ouest de la rivière des Outaouais, mais il s'est sans aucun doute attiré la sympathie de bien des électeurs dans le reste du pays en rappelant que son parti est le seul à proposer une politique d'achat au Canada («Buy Canada Act»).Elizabeth May, la chef des Verts, a marqué des points, surtout dans le premier segment sur l'économie.La «grano» s'y connaît aussi en chiffres.La chef du Parti vert s'est rendue aux débats des chefs portée sur une vague de sympathie des électeurs.Son défi hier soir était de prouver à ces électeurs qu'elle et son parti représentent une option crédible.Mission accomplie, ce qui n'est certainement pas une bonne nouvelle pour les libéraux en Ontario, en particulier.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca Harper n'aime pas les débats\u2026 et réciproquement PHOTO CHRIS WATTIE, REUTERS Pour le deuxième soir de suite, le chef conservateur s'est fait tabasser par quatre adversaires impitoyables.GILLES TOUPIN ET JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Stephen Harper et Stéphane Dion ont violemment croisé le fer dès les premières minutes du débat en anglais hier soir.Le chef conservateuraaccusésonhomologue libéral d'avoir «paniqué», laveille, en annonçantdenouvellesmesureséconomiques en plein débat des chefs.«Hier soir, Stéphane, vous avez paniqué, a attaqué M.Harper.Je sais pourquoi vous avez fait cela.Regardez votre plateforme.Vous voulez taxer le carbone et faire montrer les prix à la consommation.Nous, nous pensons qu'il faut plutôt garder les impôts le plus bas possible.» La débandade d'hier sur les marchés financiers entraîne forcément chez les Canadiens une réflexion sur le rôle du gouvernement en situation de soubresauts économiques.M.Dion y a vu là une occasion et a annoncé mercredi soir les gestes qu'il ferait immédiatement pour protéger l'économie s'il prenait le pouvoir.Ainsi, comme la veille, le débat sur l'économie a dominé les échanges.«Vous ne savez pas quoi faire, a contre-attaqué Stéphane Dion en s'adressant au chef conservateur.Vous déformez notre programme.Vous ne faites rien alors qu'il faut agir.Ne rien faire n'est pas un choix!» M.Dion a encore accusé le chef conservateur d'avoir mené le pays à la pire performance économique des pays du G8.Il a comparé sa conception du rôle de l'État dans l'économie à celle du président américain George W.Bush - une conception de «laisser-faire », at- il dit.Harper écope encore Tout comme la veille, lors du débat en français, les quatre chefs de l'opposition ont uni leurs tirs contre M.Harper.«Un premier ministre doit rassurer le public canadien, a dit la chef du Parti vert, Elizabeth May.Il doit démontrer qu'il y a une différence entre le Canada et les États-Unis.Moi, je gèlerais immédiatement, par exemple, la mainmise étrangère sur nos grandes entreprises», a dit Mme May, en insistant sur la nécessité de favoriser de nouveaux investissements au Canada.Jack Layton, le chef du NPD, a également insisté sur la nécessité d'agir en période de crise.«Les baisses d'impôts de Harper pour les entreprises et les taxes de Dion ne sont pas une bonne voie à suivre », a-t-il affirmé.Quant au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il a soutenu que Stephen Harper ne prenait pas la situation économique actuelle au sérieux, « comme Bush il y a plusieurs mois ».«Ils partagent la même idéologie, a-t-il ajouté, le laisser-faire économique.Il croit à la main invisible et cette main, c'est celle des pétrolières.» M.Harper a défendu son bilan, affirmant qu'il avait fait des choix, baissé les impôts, réduit la dette nationale, créé des emplois et pris des mesures pour protéger les hypothèques des gens.Jack Layton a de son côté profité du débat hier soir pour envoyer quelques piques au chef libéral.«Pourquoi avez-vous gardé M.Harper au pouvoir aussi longtemps si vous n'êtes pas d'accord avec lui?» M.Dion a rabroué M.Layton à son tour en lui reprochant de vouloir augmenter les impôts des entreprises.M.Dion estime que de baisser les impôts des entreprises est un stimulant pour l'économie.«Et ce n'est pas une politique de droite, M.Layton», a-t-il lancé à son adversaire néo-démocrate.Secteur manufacturier «Il faut ramener les emplois de la forêt, du secteur manufacturier», a pour sa part insisté Elizabeth May.M.Dion a à son tour saisi l'occasion pour dire aux téléspectateurs, en regardant la caméra, que leurs emplois étaient importants pour lui.«Nous avons un plan pour le secteur manufacturier», a-t-il insisté.M.Harper s'est défendu en rappelant que son gouvernement investissait dans l'automobile, la foresterie, le secteur manufacturier, etc.«Nous faisons exactement ce que vous dites que nous ne faisons pas», a-t-il lancé à ses quatre rivaux.Il a ajouté qu'il était préoccupé lui aussi par les pertes d'emplois dans le secteur manufacturier, mais qu'il fallait se rendre à l'évidence que le Canada ne vivait pas la crise qui frappe les États-Unis en ce moment.M.Layton a par la suite apostrophé M.Harper: «Vous dites que vous avez un plan.Où est-il ?Sous votre gilet?» Changements climatiques La question de la lutte contre les changements climatiques a par la suite donné lieu à de nouveaux échanges musclés entre M.Harper et M.Dion.Le chef conservateur a affirmé que tout gouvernement responsable se doit de tenir compte de la santé de l'économie canadienne en préparant son plan pour protéger l'environnement.M.Harper a aussi a soutenu que la promesse des libéraux d'imposer une taxe sur le carbone, conjuguée à une baisse des impôts, se traduira par une hausse nette du fardeau fiscal des Canadiens.«C'est un mensonge», a répliqué immédiatement Stéphane Dion, qui a donné quelques exemples de la baisse des impôts pour certaines familles.«Ne croyez pas cet homme.Nous n'avons plus besoin de leaders comme lui», a-t-il ajouté.Des coupes «mesquines » Les chefs de l'opposition ont de plus attaqué en choeur les coupes opérées par M.Harper dans le domaine de la culture, accusant ce dernier de procéder à ces compressions sur la base de critères idéologiques.Mme May a été particulièrement virulente en qualifiant ces compressions de M.Harper de «mesquines» et de «stupides» et en accusant le chef conservateur de les avoir faites en pensant que cela lui procurerait des votes.M.Harper a justifié ses coupes en affirmant qu'il s'agissait de réaffectations normales de budgets vers des secteurs culturels plus vigoureux.En matière de lutte contre la criminalité, les quatre adversaires de M.Harper l'ont accusé de vouloir importer le système pénal des États-Unis au Canada, notamment en proposant des mesures plus sévères contre les jeunes contrevenants.M.Harper a répliqué que le gouvernement doit avoir autant de compassion pour les victimes que pour les criminels.Le débat sur la mission canadienne en Afghanistan a vite glissé sur le plaidoyer fait en 2003 par Stephen Harper en faveur d'une participation canadienne à la guerre en Irak.M.Duceppe a voulu faire dire à M.Harper qu'il avait commis une erreur à l'époque.Il a soutenu que si M.Harper avait été premier ministre en 2003, le Canada se battrait aujourd'hui en Irak.«Ce n'est pas vrai», s'est défendu M.Harper.Le débat d'hier devrait donner le ton au dernier sprint de la campagne électorale.À 11 jours du scrutin, le Parti conservateur détient toujours une avance d'une dizaine de points sur le Parti libéral.M.Dion devait offrir une performance marquante hier soir afin de stopper l'érosion du vote libéral au profit du NPD et du Parti vert dans le reste du Canada, notamment en Ontario et en Colombie-Britannique.Les chefs des cinq partis reprennent à toute vapeur ce matin le sentier électoral.Les mêmes thèmes, les mêmes chefs, les mêmes tirs groupés contre Stephen Harper.Mais cette fois, c'était en anglais.Dans leur deuxième débat télévisé, hier soir, les leaders des partis ont consacré beaucoup de temps à l'économie, sur fond de débandade de la Bourse de Toronto.Une joute qui pourrait donner le ton au reste de la campagne électorale.à condition que les téléspectateurs des réseaux anglais ne lui aient pas préféré le face à face, simultané, des candidats américains à la vice-présidence.« Vous ne savez pas quoi faire.Vous déformez notre programme.Vous ne faites rien alors qu'il faut agir.Ne rien faire n'est pas un choix ! » a lancé le chef libéral au chef conservateur.LIRE AUSSI L'éditorial d'André Pratte, en page A 20 Les débats.et après Jack Layton a offert la meilleure performance de la soirée.Oubliez Jack-le-jovialiste, le chef du NPD est devenu un sérieux compétiteur sur l'aile gauche de la politique canadienne. Nathalie Lambert et les chorégraphes Uriel Arreguin et Viridiana Bustos vous présentent leur tout nouveau DVD Cardio Latino 2.Ce DVD s'adresse à tous ceux et celles qui aiment la danse.Que vous soyez en grande forme ou pas, vous y trouverez un entraînement agréable et stimulant ! Plus de 50 minutes d'exercices cardiovasculaires avec 10 nouvelles chorégraphies amusantes et inspirantes créées par Uriel Arreguin et Viridiana Bustos.Plus de 50 000 copies vendues de Cardio Latino 1! 3589833A À LIRE SUR CYBERPRESSE > EN DIRECT Les dernières nouvelles électorales mises à jour d'heure en heure sur cyberpresse.ca DÉBATDES CHEFS MARTIN CROTEAU Des partis de l'opposition veulent rappeler la Chambre des communes le plus rapidement possible après le scrutin du 14 octobre, pour discuter d'économie.Libéraux et néo-démocrates affirment que le prochain gouvernement devra se pencher sur ce dossier de toute urgence, à un moment où la crise financière américaine menace d'entraîner le Canada dans une récession.«Il y a un sentiment d'urgence et d'incertitude face à la situation économique, affirme John Mc Callum, critique libéral en matière de finances.C'est important d'agir rapidement.» La veille, lors du débat des chefs en français, Stéphane Dion a promis qu'un gouvernement libéral se doterait d'un plan économique dans les 30 jours s'il était élu.Il s'engage à demander aux institutions financières, comme la Banque du Canada, de mieux protéger la population.Il entend aussi solliciter l'avis d'économistes indépendants, et adopter des mesures fiscales en matière d'emploi.Le NPD, qui a maintes fois dénoncé le «laisser-faire » des conservateurs en matière d'économie, réclame aussi la reprise des travaux parlementai res.Plus tôt cette semaine, Jack Layton avait d'ailleurs convié tous les chefs à une rencontre pour discuter d'économie, une invitation qui a été refusée tant par Stephen Harper que par Stéphane Dion.«Le plus tôt possible » «Après l'élection, peu importe le parti qui formera le gouvernement, il faut que le Parlement soit réuni le plus tôt possible », affirme le député néo-démocrate d'Outremont , Thomas Mulcair.En principe, les débats aux Communes ne pourront recommencer avant le 17 novembre.D'abord parce qu'il faut compter quelques semaines pour confirmer les résultats du scrutin, assermenter les députés et réorganiser les bureaux au Parlement.Ensuite parce que les activités sont traditionnellement suspendues pendant la semaine du jour du Souvenir, qui a lieu le mardi 11 novembre.Les conservateurs rétorquent qu'il faut parler d'économie pendant la campagne électorale, et non après.Le porte-parole de Stephen Harper, Dimitri Soudas, met les partis de l'opposition au défi de présenter leurs politiques d'ici le jour du vote, le 14 octobre.«Encore une fois, les partis de l'opposition ont une attitude de laisser-faire, accuse-t-il.Ils évitent de parler de l'enjeu de l'économie pendant cette élection parce qu'ils n'ont pas de plan et que leur seule solution, c'est d'augmenter les taxes et créer des déficits.» Crise financière américaine Des partis de l'opposition veulent devancer le retour en Chambre Le Bloc fait jaser.plus que son chef Le Blocquébécoisest jusqu'àprésent le parti le plus médiatisé de la campagne fédérale au Québec.Mais son chef, Gilles Duceppe, peine à faire couler l'encre ou à faire vibrer les ondes des médias québécois.«Médiatiquement, c'est la campagne la plus difficile pour M.Duceppe», constate Jean- François Dumas, président d'Influence Communication.Sa firme a mesuré l'espace médiatique occupé par les chefs et leurs partis dans les nouvelles portant sur la campagne électorale depuis le déclenchement des élections.Entre le 7 septembre et le 1er octobre, le Bloc a occupé 31% de l'attention médiatique, devant le Parti conservateur (28%) et le Parti libéral (21%).Mais Gilles Duceppe, lui, est relégué à la quatrième position des chefs dont on parle le plus au Québec.Stephen Harper trône en tête de liste avec 37% des nouvelles du Québec.Stéphane Dion prend la deuxième position (25%), suivi de Jack Layton (16%).Seule Elizabeth May (6%) attire moins l'attention que Gilles Duceppe (15%).\u2014Catherine Handfield Débat: Radio-Canada nommée gagnante Chose rare: le public a en majorité choisi Radio-Canada mercredi soir pour regarder le débat des chefs en français, alors que TVA était auparavant l'option préférée des Québécois.Ainsi, 736 000 électeurs l'ont regardé à Radio-Canada, 676000 à TVA, 171 000 à RDI et 66000 à LCN.Radio-Canada a plus que doublé son auditoire en comparaison avec le débat de janvier 2006, qui avait retenu 335 000 téléspectateurs, contre 520 000 pour TVA.La formule de style talk-show de Stéphan Bureau a visiblement plu à l'auditoire.En tout, 1 649 000 électeurs québécois ont suivi le débat de mercredi, alors qu'ils étaient seulement 966 000 pour celui de janvier 2006 et 759 000 en décembre 2005.\u2014 Richard Therrien, Le Soleil Duceppe fera salle comble à Toronto L'un des rares passages de Gilles Duceppe au Canada anglais suscite un intérêt évident dans la Ville reine.Plus de 200 personnes avaient déjà réservé leur place, hier après-midi, 24 heures avant le discours du chef bloquiste devant l'Economic Club de Toronto.Le président de l'organisme, Mark Adler, s'attend à faire salle comble ce midi.Des gens d'affaires ont payé entre 65 et 75$ pour écouter Gilles Duceppe dénoncer les politiques du gouvernement conservateur de Stephen Harper, et préciser sa pensée sur l 'économie en temps de crise.«Environ 80% de nos événements ont lieu devant des salles remplies à capacité, affirme M.Adler.Et celuici semble bien parti.Nous devrons sans doute refuser des gens.» \u2014 Martin Croteau PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE Stephen Harper (à gauche) et Stéphane Dion ont croisé le fer dès les premières minutes du débat en anglais hier soir.Le chef conservateur a accusé son homologue libéral d'avoir «paniqué», la veille, en annonçant de nouvelles mesures économiques en plein débat des chefs.CROISENT LE FER Les conservateurs rétorquent qu'il faut parler d'économie pendant la campagne électorale, et non après. Le chef libéral Stéphane Dion est ime qu' il a pu, dans ce deuxième débat des chefs , démontrer la vision qu'il veut pour le Canada et défaire certaines idées fausses concernant son Tournant vert.«La population a eu l'occasion de voir ce que je ferai pour elle comme premier ministre, a souligné M.Dion.Je suis sûr que ça va aider beaucoup notre parti parce que les gens ont vu que nous avions une vision pour le pays et un plan immédiat, dans les 30 premiers jours, ce que M.Harper n'a pas.» Le chef libéral estime avoir prouvé que les accusations de son adversai re conservateur concernant le plan environnemental et économique de son parti étaient non fondées.« J'ai démoli les allégations fausses de M.Harper, qui dit partout au Canada que nous voulons augmenter les taxes, a dit M.Dion à la sortie du débat.Nous voulons réduire les impôts des gens, et taxer la pollution.» Le chef libéral a par ailleurs répété qu'il considérait les politiques proposées par le chef néo-démocrate Jack Layton comme «irréalistes ».Interrogé à savoir si son niveau d'anglais avait nui à sa performance dans ce débat tenu dans la langue de Shakespeare, M.Dion a conclu sur une attaque envers le chef conservateur.«C'est sûr que j'ai un accent, mais je suis convaincu que je dis mieux la vérité, en anglais comme en français, que M.Harper.» -Malorie Beauchemin Dion satisfait de son message Elizabeth May a bon espoir que sa performance lors des deux débats des chefs permettra au Parti vert de sortir de la marginalité, et de faire des gains significatifs le soir des élections.C'est ce qu'elle a affirmé dans les minutes qui ont suivi le débat en anglais d'hier soir.«Je pense que nous avons tiré un trait sur l'idée que nous sommes un parti à une idée», a-t-elle déclaré.La leader n'était pas peu fière de sa performance au débat en français la veille.Tellement que son parti a diffusé un communiqué clamant qu'elle avait remporté l'affrontement en combinant «la présentation d'une vision globale pour le Canada à des attaques efficaces contre le chef conservateur Stephen Harper ».Le Parti vert a longtemps fait bonne figure dans les sondages entre les élections, mais ses appuis ont souvent fondu les soirs de vote, les électeurs se rabattant sur des partis mieux établis.Mme May croit que son parti a maintenant acquis assez de crédibilité pour maintenir le soutien populaire le 14 octobre.«Je crois que j'ai été capable de mettre de l'avant une vision positive du Parti vert pour faire face aux dossiers de la justice sociale, de la crise du secteur de la santé, des changements climatiques, bien sûr, mais aussi démontrer que nous avons des forces économiques dans notre approche.» Mme May retournera chez elle, aujourd'hui.Après un passage à l'Île-du-Prince-Édouard, elle terminera sa journée en Nouvelle Écosse, où elle se présente face au ministre sortant Peter Mac Kay.-Martin Croteau May et les verts gagnent en crédibilité À LIRE SUR CYBERPRESSE > DÉBATS DESCHEFS Consultez notre dossier complet sur les deux débats des chefs et lisez les analyses de nos chroniqueurs sur cyberpresse.ca/debat ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2008 LE DÉBAT DESCHEFS > NOS EXPERTS ONT PRODIGUÉ HIER LEURS CONSEILS AUX CHEFS DE PARTIS.ONT-ILS ÉTÉ ÉCOUTÉS?VOICI LEUR BILAN EN CE LENDEMAINDE JOUTE TÉLÉVISUELLE.Propos recueillis par CHARLES CÔTÉ STEPHEN HARPER GILLES DUCEPPE STÉPHANE DION JACK LAYTON ELIZABETH MAY JEAN-HERMAN GUAY > Directeur, École de politique appliquée, Université de Sherbrooke PHOTOMONTAGE LA PRESSE ANTONIA MAIONI > Directrice, Institute for the Study of Canada, Université Mc Gill LE BONCOUP Il joue plus à l'attaque, avec plusieurs tirs directs contre Dion sur des questions clés; il avait l'air beaucoup plus à l'aise en général.L'ERREUR Moins bon en défense, notamment sur la culture et l'économie.MISSIONACCOMPLIE ?Il a réussi à démontrer qu'il occupe un espace bien défini sur l'échiquier politique contre ses adversaires, qui paraissaient identiques.NOTE 8/10 LE BONCOUP Il garde l'accent sur le Québec; il est très convaincant sur la culture ; il connaît bien ses dossiers.L'ERREUR Ne se distingue pas assez de la «bande des quatre»; n'est pas très énergique.MISSIONACCOMPLIE ?Oui, si sa mission était de démontrer qu'il défend les intérêts des Québécois.NOTE 7,5/10 LE BONCOUP Son anglais était correct ; il semblait à l'aise et en forme.L'ERREUR Il joue trop le «bon élève»; il n'a pas pris le dessus sur les enjeux clés; il a oublié que Harper n'est pas son seul adversaire.MISSIONACCOMPLIE ?Pas clair.Il n'a pas pris le contrôle du débat, ni attaqué Harper, ce qu'il fallait faire.NOTE 7,5/10 LE BONCOUP Il mène l'attaque contre Harper et il s'en prend bien à Dion; il résiste aux tentations de dérapages; il a démontré sa crédibilité sur tous les dossiers.L'ERREUR Parfois, il manque de naturel; il parle trop de Tommy Douglas ! MISSIONACCOMPLIE ?Oui, dans le sens où il s'est présenté comme un chef «engagé», et a parlé de son parti comme d'un choix «modéré» de gauche.NOTE 8,5/10 LE BONCOUP Elle est fonceuse et convaincante; elle surprend sur la question de l'Afghanistan.L'ERREUR Trop c'est comme pas assez - elle intervient trop, souvent de façon agaçante, sur des dossiers où elle n'est pas à la hauteur.MISSIONACCOMPLIE ?Elle a réussi à démontrer sa crédibilité.NOTE 7/10 LE BONCOUP Il a été calme, posé et néanmoins actif, dynamique bien plus qu'en français.Il a gardé son sang-froid.Il a défendu, de façon articulée et cohérente, ses politiques et son programme.L'ERREUR Sa réaction face à la crise financière reste faible, floue, voire absente.L'homme est piégé par sa pensée économique.Son langage non verbal, le sourire en particulier, envoie un message ambigu.MISSIONACCOMPLIE ?Devant les attaques soutenues de tous les autres, il a livré un combat honnête, et bien plus que correct.En somme, il s'est imposé comme le chef du gouvernement.NOTE 7,5/10 LE BONCOUP Rien à perdre.C'est incroyable, mais personne n'ose l'attaquer sur la souveraineté en chute, ou la légitimité de son parti.Étonnant de la part de ses adversaires.Le craint-on?C'est peut-être sa plus grande force, celle de l'homme expérimenté.L'ERREUR Rien de significatif.MISSIONACCOMPLIE ?Auprès de l'électorat anglophone, il a peu à accomplir et rien à gagner.Simplement, il ne doit pas trébucher.NOTE 7,5/10 LE BONCOUP Quelques bonnes répliques, dont la dénonciation finale des «bâillons» imposés par Harper à des institutions fédérales.Globalement, il est parvenu à incarner le centre politique, entre la droite de Harper et la gauche de Layton.Clarté, honnêteté.L'ERREUR L'envers de la médaille: il a tenu un discours médian, voire ambigu.Il n'a pas su s'opposer devant Layton, qui gruge son électorat.Ce n'est pas tellement le messager et sa langue qui ont été problématiques, mais le message.MISSIONACCOMPLIE ?Non, rien de comparable à sa performance en français.Pourra-t-il endiguer l'hémorragie?Àpeine! NOTE 7/10 LE BONCOUP Très bon débat: attentif, articulé, coriace.En vue de ravir l'électorat libéral, il a lancé plusieurs bonnes attaques contre Dion qui ont été les moments les plus forts de la soirée parce que différents des tirs groupés contre Harper.L'ERREUR Il n'en a pas fait de notable.Il aurait pu être plus agressif encore à l'endroit de Dion, voire de Duceppe et de May.MISSIONACCOMPLIE ?Oui.Il a donné une bien meilleure performance qu'en français.Cela sera-t-il suffisant pour que le NPD devienne le deuxième parti en Chambre?Possible.Mais il est encore tôt pour l'affirmer.NOTE 8,5/10 LE BONCOUP Discours adéquat, simple, mais redondant et jusqu'à un certain point mélange de gros bon sens.Vêtements plus appropriés.L'ERREUR Rien de notable, sauf certaines redondances.MISSIONACCOMPLIE ?Une fois de plus, elle est parvenue à se faire connaître.NOTE 7/10 Même s'il reconnaît qu'il n'a pas été facile d'essuyer les attaques répétées de ses quatre adversaires, Stephen Harper s'est dit satisfait, hier soir, de sa performance lors des débats des chefs.Il a fait valoir que les charges des autres candidats lui ont permis de mettre son programme électoral en valeur.«Je crois que j'ai fait passer mon message beaucoup mieux que mes adversaires dans les deux débats, a-t-il affirmé en fin de soirée.J'ai passé le plus clair de mon temps à expliquer le dossier de notre gouvernement et nos politiques.» Pendant les deux débats, le premier ministre a été la cible de toutes les critiques.On lui a reproché son approche face à la crise économique, ses positions sur l'environnement et sa décision de sabrer dans le domaine de la culture.M.Harper a soutenu que l'auditoire n'avait sans doute pas apprécié cette avalanche de critiques.Le chef conservateur ne s'est toutefois pas retenu pour décocher des flèches au Bloc québécois, son principal adversaire au Québec.Gilles Duceppe l'a notamment interpellé sur la présence du Québec à l'UNESCO et sur la guerre en Irak.« Nous avons débattu pendant quatre heures.Et pas une fois M.Duceppe n'a mentionné la souveraineté du Québec.C'est incroyable.Ce n'est plus un parti souverainiste.C'est juste le parti non conservateur du Canada.» -Martin Croteau Harper serein malgré les attaques Le chef néo-démocrate, Jack Layton, a confirmé, à la sortie du débat en anglais, qu'il avait bel et bien eu deux adversaires dans cette joute oratoire, Stéphane Dion et Stephen Harper.«M.Dion a soutenu les politiques du gouvernement de M.Harper plus de 40 fois.C'est important de le dire.Je pense que c'était une grave erreur de soutenir le gouvernement conservateur », a souligné M.Layton, quelques minutes après la fin du débat qui s'est déroulé au Centre national des arts d'Ottawa.Le chef néo-démocrate, qui affirme toujours vouloir devenir le prochain premier ministre du Canada, croit avoir réussi à démontrer les «différences profondes » entre les politiques proposées par son parti et celles de ses adversaires.«M.Dion et M.Harper veulent réduire les impôts des banques et des pétrolières.Les deux veulent donner des avantages, des cadeaux, aux grandes entreprises.Nous sommes contre ça », a martelé M.Layton.Le chef néo-démocrate a par ailleurs répondu à une attaque de son adversaire libéral, qui a qualifié les politiques de son parti d'«approche socialiste ».«Ce que nous faisons, c'est que nous nous tenons debout pour les gens ordinaires», a répliqué M.Layton.Dès aujourd'hui, le chef néodémocrate poursuit sa tournée du Canada.Il sera de passage à Montréal, puis à Iqaluit, au Nunavut, et terminera la journée à Halifax.-Malorie Beauchemin Layton avait deux adversaires Gilles Duceppe s'est dit satisfait de trois choses, à sa sortie du débat des chefs d'hier soir.«M.Harper a admis qu'il n'y aurait aucun crédit d'impôt remboursable pour les entreprises manufacturières, a-t-il d'abord affirmé.«Il a dit que ça aurait été une erreur d'aller en Irak - c'est une bonne chose qu'il n'ait pas eu de majorité», a poursuivi M.Duceppe.Il a enfin dit «que le Québec n'a pas de siège à l'UNESCO.Je voulais entendre cela depuis longtemps», s'est réjoui le chef du Bloc québécois.M.Duceppe a indiqué que le fait que le débat d'hier soir était en anglais ne l'a pas rendu plus nerveux pour autant.«La pression est toujours plus forte au premier débat, qu'il soit en anglais ou en français », a-t-il dit.«Je me sens de la même façon que je me sentais avant un match de football: nerveux avant que ça commence.Et quand ça commence, on n'y pense plus.Que ce soit en anglais ou en français.» Le chef du Bloc québécois sera à Toronto ce midi pour prononcer un discours devant l'Economic Club.Il a nié hier qu'il y ait quoi que ce soit d'incongru à ce qu'un chef souverainiste aille ainsi faire campagne dans la capitale ontarienne.Il a fait remarquer qu'il avait rencontré à quelques reprises des groupes canadiens, comme le Fraser Institute.«Je crois qu'il est important qu'ils entendent notre point de vue, plutôt que des histoires sur le Québec de la bouche de quelqu'un d'autre », a-t-il dit.-Hugo De Grandpré Duceppe se félicite trois fois 8 mégapixels Zoom optique 3x Coolpix L18 12999$ NI 16678 8 mégapixels Zoom optique 3x Coolpix S210 16999$ NI 16665 10 mégapixels Zoom optique 5x Coolpix S550 20999$ NI 16666 Évitez de vous déplacer, imprimez vos photos de la maison Photo Vidéo Réparation Location Impression photo 6229, St-Hubert Montréal (Québec) www.lozeau.com 514 274-6577 1 800 363-3535 Compatible I-TTL NI 14551 Capteur de 10,2 mégapixels Système anti-poussière Incluant une carte SD 4Go (valeur de 39,99$) Incluant un objectif 18-55mm VR 63999$ 2 lentilles en verre ED Système VR II offrant jusqu'à 4 crans Objectif AF-S 70-300mm F4,5-5,6 G IF-ED VR Boîtier seulement NI 17015 1 69999$ 52999$ NI 14444 7,1 mégapixels Zoom optique 3x Coolpix L16 10499$ NI 16679 Objectif polyvalent grand-angle Stabilisateur d'image optique (VR) Objectif AF-S 18-200mm f/3,5-5,6G IF-ED DX VR 74999$ NI 14332 23999$ Flash SB-600 NI D601855VR Incluant un objectif 18-55mm VR 48999$ NI KITD40 Journée Samedi le 4 octobre, de 9h à 17h Mini-conférences / Promotions / Nouveautés Horaire complet sur lozeau.com gratuites 15 ans de numérique, ça se fête! 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Puis, le 26 avril 2007, Philippe Morin, René Bellerive et un de leurs amis, Éric Boyko, ont organisé une rencontre entre Julie Couillard et Maxime Bernier, alors ministre de l'Industrie, au restaurant-bar Cavalli, rue Peel, à Montréal.«Nous étions une dizaine de personnes autour de la table, raconte Mme Couillard.Maxime s'est assis à côté de moi, avec Philippe à sa droite et Éric Boyko en face de lui.René Bellerive était aussi présent.Dans les dernières minutes, le groupe s'est enrichi, si j'ose dire, de quatre jeunes filles que Philippe avait amenées à notre table, jolies, assez court vêtues et plutôt engageantes.» Plus ta rd dans la soi rée, Philippe Morin « s'est montré très satisfait de voir que ça cliquait entre Maxime et moi », ajoute Mme Couillard.La Presse a tenté en vain, hier, de parler à M.Morin ou à un porte-parole du groupe Kevlar.Il a aussi été impossible de parler à Christian Paradis, ministre des Travaux publics.Jean-F r a nçois Gossel i n , député adéquiste de Jean-Lesage, qui comprend le secteur d'Estimauville, a dit hier qu'il ne comprenait pas pourquoi l'appel d'offres relancé par M.Paradis ne se limite pas à d'Estimauville.«Ça, on ne comprend pas, a-t-il dit.Le maire et moi, on a demandé à maintes reprises que l'appel d'offres se limite à d'Estimauville\u2026 on ne comprend pas pourquoi ça n'a pas été fait.Ça aurait pourtant été simple.» Le nouvel édifice, où seront regroupés les 700 fonctionnaires fédéraux travaillant à Québec, coûtera entre 50 et 60 millions.Le gouvernement le louera au promoteur pendant 20 ans, à un coût total qui pourrait atteindre les 300 millions, après quoi il en sera le propriétaire.Le coprésident de Kevlar dans l'embarras Philippe Morin aurait eu une relation intime avec Julie Couillard PHOTO REYNALD LAVOIE, LE SOLEIL René Bellerive et Philippe Morin (à droite) lors de l'inauguration de l'édifice Kevlar, à Québec, en 2002.MON HISTOIRE EN LIBRAIRIE Le livre de Julie Couillard, Mon histoire, est sorti en librairie hier.Selon les premières constations des libraires contactés par La Presse, le livre s'est vendu, «mais ce n'est pas la folie», a indiqué le gérant de Renaud-Bray au Carrefour Laval, Pascal Rainville.En fin d'aprèsmidi, moins de 15 clients l'avaient acheté.Même constat chez Indigo, rue Sainte-Catherine, où Julie Couillard fera une séance de signatures le 10 octobre.En fin d'après-midi, moins de 10livres avaient trouvé preneur.«Mettons que ce n'est pas le dernier Harry Potter», souligne l'un des gérants.D'ailleurs, personne n'a fait de mise de côté avant le lancement, ajoute-t-il.En Beauce, la biographie n'avait toujours pas été livrée en milieu d'après-midi.Les électeurs de l'ancien ministre Maxime Bernier l'attendaient avec un brin d'impatience, selon Jean-François Genest, de la Libraire Sélect à Saint-Georges de Beauce.«Aujourd'hui, une dizaine de personnes nous l'ont demandée et nous avons fait quelques mises de côté», indique le libraire.\u2014 Catherine Handfield ACTUALITÉS CYBERPRESSE.CA COUILLARD Consultez notre dossier sur l'ancienne flamme de l'exministre Maxime Bernier cyberpresse.ca/couillard NE095G608 © 2008.Sears Canada Inc.Plus que 3 jours! VENDREDI, SAMEDI ET DIMANCHE En vigueur jusqu'au dimanche 5 octobre 2008 Pratiquement TOUT en magasin est en solde! \u2020\u2020\u2020Sur approbation de votre crédit.Les clients obtiendront le double de points du Club Sears pour les achats avec la carte SearsMC ou le double de points CouleursMD pour les achats avec la carte Master CardMD SearsMD s'ils ne choisissent pas le programme de financement.Pour les achats par téléphone, par catalogue et sur le site Web, indiquez le numéro d'offre prime 9416 22658 pour obtenir le double de points.À l'exclusion des articles de nos magasins de liquidation.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 5 octobre 2008.Renseignez-vous.Les points du Club Sears ne s'appliquent pas aux taxes ni aux frais de livraison.Faites prendre vosmesures de soutien-gorge Passez au rayon des Dessous intimes pour faire prendre vos mesures de soutien-gorge gratuitement par l'une de nos conseillères qualifiées Mise enbeauté gratuite Passez à votre comptoir de produits de beauté 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comptoir, des accessoires et des articles dont le prix se termine par ,97 Tousles gros appareils ménagers, meubles et ensembles matelassommier à prix ordinaires sont en solde à l'achat de 3 ou plus ou Offres de rabais: à l'exclusion de tous les articles vendus à l'unité dont le prix se termine par ,97, des articles \u2018Achat spécial', des emballages multiples et des duos.3588948A ACTUALITÉS MATHIEU PERREAULT Les déboires du Centre hospitalier de l'Université de Montréal ont ralenti le projet du Centre universitaire de santé Mc Gill, affirme un haut dirigeant de l'Université Mc Gill.«Nous sommes satisfaits de la déclaration du ministre Bolduc, qui a dit qu'il allait arrêter de ralentir le CUSM à cause des retards du CHUM», a indiqué le vice-principal à la recherche et aux relations internationales de l'Université Mc Gill, Denis Thérien, en entrevue dans ses bureaux.«Nous avons perdu trois ou quatre ans au départ quand nous avons proposé le projet au premier ministre Bouchard.Il avait dit que c'était une bonne idée, mais qu'il fallait un CHUM aussi.» À la mi-septembre, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a déclaré dans des entrevues que le CUSM n'aurait plus à attendre le CHUM à chaque étape du développement.«Je ne retarde plus Mc Gill si le CHUM n'est pas prêt à cause de retards qui ne sont pas de notre responsabilité », a dit M.Bolduc.Le déclic, selon M.Thérien, a été l'octroi de subventions de 100 millions par la Fondation canadienne pour l'innovation au CUSM, à la mi-août, alors que le CHUM n'avait rien reçu.«Pour toucher ces fonds, il faut avoir commencé le projet du centre de recherche du CUSM dans les 18 mois.Ça a imposé un calendrier très rigoureux.Ça a beaucoup motivé le ministre Bolduc.» Le centre de recherche est situé sur le même terrain que le CUSM, à l'ouest de Décarie et au nord de Saint-Jacques.M.Thérien, mathématicien de formation et spécialisé en informatique, espère que la nécessité politique d'équilibrer les investissements dans les secteurs anglophone et francophone ne forcera pas le gouvernement du Québec à changer d'idée et à ralentir à nouveau le CUSM si le CHUM connaît d'autres retards.«On verra si le ministre Bolduc est capable de tenir la game.Mais diviser les hôpitaux entre anglophones et francophones, c'est un peu simplificateur.Plus de 50% de la clientèle du CUSM est francophone.» Désavantage Outre l'«imbroglio sur le choix du site du CHUM», l'hôpital francophone a été désavantagé, par rapport au CUSM, par «des tensions qui n'existent pas chez nous» et par la difficulté de rénover plutôt que de construire sur un terrain vierge.«Bâtir au centre-ville, c'est plus compliqué que sur un terrain vague comme nous le faisons, dit M.Thérien.«Pour des raisons politiques, c'est probablement un bon choix, mais pas au point de vue logistique.» La date d'ouverture du CUSM n'est pas arrêtée, mais ne surviendra probablement pas avant 2012 ou 2013.L'entrevue avait été sollicitée par M.Thérien pour discuter des priorités de recherche à Mc Gill et de l'importance de la recherche pour le Québec.Le dossier du CHUM a été abordé dans le cadre de propos sur la nécessité d'attribuer une partie des subventions de recherche au mérite, en plus d'assurer une certaine répartition régionale.Mc Gill a-t-il préparé un plan pour absorber les activités du CHUM sur l'emplacement du CUSM si l'hôpital francophone ne voit jamais le jour?«Je ne suis pas au courant de ça et ça ne serait pas vendable comme notion, indique M.Thérien.Il reste que physiquement, le CUSM est installé près de Décarie.Démographiquement, c'est trop à l'ouest.Techniquement ça pourrait se passer, en jackant Maisonneuve-Rosemont ou Notre-Dame.Peut-être, mais je n'ai jamais entendu parler de ça.» Le CHUMa ralenti le projet de l'Université Mc Gill PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE Le futur Centre universitaire de santé Mc Gill sera construit sur le terrain de la gare Glenn, à l'ouest de Décarie. +1% Obtenez une prime de 1%en argent comptant pouvant atteindre 2 500$ lorsque vous virez 25 000$ ou plus !\u2020 RBC Placements en Direct Inc.et la Banque Royale du Canada sont des entités juridiques distinctes et affiliées.Membre FCPE.RBC Placements en Direct Inc.n'offre pas de conseils ou de recommandations en matière d'achat ou de vente de titres.Les investisseurs sont responsables de leurs propres décisions de placement.RBC Placements en Direct est une dénomination commerciale utilisée par RBC Placements en Direct Inc.MC Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.®Marques déposées de la Banque Royale du Canada, utilisées sous licence.© 2008.Tous droits réservés.\u2020 Le virement doit être fait depuis un compte détenu chez un courtier en valeurs mobilières non affilié à RBC Groupe Financier.Pour connaître les conditions complètes, consultez le www.rbcplacementsendirect.com/prime.Virez 25 000 $ ou plus à un compte RBC Placements en Direct nouveau ou existant et vous pourriez être admissible à une prime de1%en argent comptant ! 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de ses craintes avaient trouvé écho dans le débat de mercredi.Le premier ministre ontarien a dit souhaiter plus de soutien en termes concrets des partis fédéraux pour le secteur manufacturier.M.Mc Guinty a soutenu que le prochain premier ministre du Canada avait le choix de ne rien faire et de voir les pertes d'emplois s'accumuler, ou de se relever les manches et de travailler avec les provinces pour aider les manufacturiers à moderniser leurs pratiques.Série d'ententes L'Ontario et le Québec ont signé une série d'ententes cet été avec comme objectif de faire pression sur Ottawa et de créer un espace économique commun au centre du Canada en retirant des barrières commerciales et en augmentant la mobilité de la main-d'oeuvre.Hier, M.Mc Guinty a toutefois réitéré que l'Ontario ne recevait pas sa juste part du gouvernement fédéral et que le Québec avait traditionnellement bien profité des paiements de péréquation.«Ma dispute est avec Ottawa, a lancé M.Mc Guinty.Ottawa établit les règles et nous devons nous y conformer.» M.Charest a dit qu'il y avait des différends entre les deux provinces, mais qu'il y avait aussi beaucoup, beaucoup de points d'accord.Il a notamment affirmé croire comme M.Mc Guinty que le système d'assurance-emploi doit être plus flexible pour aider plus de gens à se retrouver une place sur lemarché du travail.L'Ontario et le Québec réagissent au débat des chefs en français Le secteur manufacturier au coeur des demandes PHOTO BOB TYMCZYSZYN, ST.CATHARINES STANDARD.PC Dalton Mc Guinty, premier ministre de l'Ontario, et Jean Charest, premier ministre du Québec, affirment que le système d'assurance-emploi doit être plus flexible pour aider plus de gens à se retrouver une place sur lemarché du travail.EN BREF 39,4 millions pour l'emploi à Laval Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a annoncé, hier, un investissement de 39,4 millions de dollars, dont 20,5 millions venant du secteur privé, dans le cadre du Pacte pour l'emploi pour Laval.M.Hamad a souligné que l'investissement, sur trois ans, permettra d'améliorer la participation au marché du travail et de rendre la main-d'oeuvre et les entreprises plus productives.Il a rappelé que le Québec de demain ne manquera pas de travail, mais de travailleurs.À ce sujet, Laval devra relever d'importants défis en matière de main-d'oeuvre au cours de prochaines années alors que 36 000 postes seront à combler entre 2007 et 2011 et que des entreprises éprouvent déjà des difficultés de recrutement.- La Presse Canadienne 250e anniversaire de la démocratie au Canada Les célébrations soulignant le 250e anniversaire de la naissance de la démocratie au Canada se sont tenues hier à Halifax.Un déjeuner à l'hôtel de ville agrémenté de costumes de l'époque a marqué le début des réjouissances.Une petite foule s'est rassemblée à la Grand Parade, la place publique d'Halifax, afin de souligner le jour où la première assemblée législative élue s'est réunie dans un palais de justice.L'ancien premier ministre de la Nouvelle-Écosse, John Hamm, aussi coprésident du groupe Democracy 250, a affirmé que cette date valait la peine d'être célébrée puisque ce qui est arrivé en Nouvelle-Écosse a permis aux Canadiens de jouir de nombreuses libertés dont ils bénéficient aujourd'hui.Le 2 octobre 1758, 19 des 22 membres de l'assemblée législative élue se sont rencontrés dans le palais de justice.- La Presse Canadienne Le président de The Mad Science fait son mea-culpa Le président de la chaîne de garderies The Mad Science Group, le Montréalais Ariel Shlien, a reconnu sa culpabilité à une infraction pour avoir exercé illégalement des activités de lobbyisme auprès du ministère québécois de la Famille dans le butd'obtenirque leschaînes privées de garderies puissent être accréditées pour faire partie du réseau des centres de la petite enfance.En novembre 2005, M.Shlien a enfreint la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme en transmettant un courriel à un représentant duministère sans être inscrit au registre des lobbyistes, comme le veut la loi, a indiqué hier le Commissaire au lobbyisme du Québec.Conséquemment, M.Shlien devra payer une amende de 630$.M.Shlien avait transmis un courrielàun représentant duministère de la Famille pour demander des amendements au projet de loi 124 sur les services de garde.- La Presse Canadienne «La nourriture est un carburant pour le corps, un plaisir simple.» Après le succès du best-seller Mangez!, Manger Un jeu d'enfant voici Les auteures Guylaine Guevremont et Marie-Claude Lortie nous proposent un livre sur la nutrition des enfants et des adolescents.Trucs, conseils, stratégies, explications pour que nourrir son enfant soit simple et agréable et que les jeunes puissent grandir à l'abri des régimes.Offert en librairie et sur librairie.cyberpresse.ca 3589312A 3583157A ACTUALITÉS EN BREF Juges honorés L'Université de Montréal a décerné undoctorat honorifiqueàdeux juges de la Cour suprêmedu Canada, hier.La juge Marie Deschamps, nommée à la Cour suprême en 2002, et l'exjuge Michel Bastarache, qui a pris sa retraite en juin après 11 ans au plus haut tribunal du pays, ont été honorés lors de la collation des grades de la 129e promotion des étudiants en droit.Les deuxmagistrats ont étudié le droit à l'Université de Montréal.Catherine Handfield Un sommet calme Les policiers prévoient que le Sommet de la francophonie, du 17 au 19 octobre à Québec, se déroulera dans le calme et sans grabuge.Pour l'instant, rien, selon eux, ne laisse envisager de débordements comme ceux du Sommet des Amériques.Le 12e Sommet de la francophonie sera le plus important rassemblement de chefs d'État de l'histoire du Canada.Soixante-dix chefs d'État, 2000 délégués et environ 700 journalistes sont attendus à Québec.La Presse Canadienne BRUNO BISSON Québec savait depuis plus de six mois que son partenaire privé avait l'intentiondeconstruiretrois ponts d'untypequin'est plusrecommandé au Québec, dans le cadre du projet de parachèvement de l'autoroute 30, en Montérégie.La multinationale espagnole Acciona a toutefois été avisée «récemment» que le concept retenu pour ces trois ouvrages d'art devrait être remplacé, parce qu'il ne rencontre pas les nouveaux critères de sécurité adoptés par Transports Québec depuis l'effondrement du viaduc de la Concorde, survenu à Laval, il y a deux ans.Le Journal de Montréal a révélé hier qu'Acciona prévoyait construire trois ponts de type «bi-poutre» dans le cadre du projet de parachèvement de l'A-30, dont le futur pont du canal de Beauharnois.Ce pont de plus de deux kilomètres de long, qui enjambera la Voie maritime du Saint-Laurent, à plus de 35 mètres au-dessus de l'eau, est le plus imposant de tous les ouvrages d'art prévus dans ce projet de plus de 1,4 milliard.Or, en vertu d'une note interne émise le 18 octobre 2007 par la Direction des structures du ministère des Transports du Québec, les ponts bi-poutres font maintenant partie d'unecourtelistedes«tabliers de ponts non recommandés», sur le réseau routier québécois, au même titre que les structures semblables au viaduc de la Concorde.En raison de leur conception, qui repose sur de longue poutres parallèles préfabriquées qui vont de pilier en pilier, ces ponts «ne doivent pas être utilisés» au Québec, parce qu'un «désordre structural» sur une de ces poutres principales pourrait entraîner la chute du tablier, sans avertissement préalable.C'est ce qui s'est produit à Laval, le 30 septembre 2006, lorsqu'une masse de béton s'est fracturée dans l'un des porte-à-faux du viaduc du boulevard de la Concorde, entraînant l'effondrement des poutres de la travée centrale du viaduc sur l'autoroute 19.Cinq personnes ont été tuées et six autres blessées dans cette tragédie sans précédent.Dans les mois qui ont suivi, le MTQ a identifié tous les types de ponts qui, comme le viaduc du boulevard de la Concorde à Laval, ne présentaient pas de «redondances » sur le plan structural.Ces redondances sont simplement des éléments d'un pont qui seraient susceptibles de retarder ou d'empêcher l'effondrement d'un ouvrage, en cas de défaillance d'un élément principal.Les ponts bi-poutres comptent parmi les ouvrages d'art les plus communs sur les routes européennes parce qu'ils sont d'une conception simple et fiable, faciles à construire, en peu de temps, et peu coûteux.Au Québec, en comparaison, on en compte très peu.Selon le MTQ, il n'y en aurait que 25 parmi les 9000 ponts, viaducs et autres ouvrages routiers de la province, dont 14 sur le réseau routier provincial, et 11 sur le réseau municipal.Le plus achalandé, et probablement le plus connu de ces ouvrages, est le pont Arthur-Sauvé, qui traverse la rivière des Mille-Îles entre Saint-Eustache et Laval, sur la route 148.La multinationale espagnole Acciona, choisie par Québec en juin dernier pour réaliser le parachèvement de l'autoroute 30, en partenariat public-privé, a soumis les plans préliminaires de ces 3 ponts au MTQ en février et en mars derniers, soit quelques mois seulement après l'entrée en vigueur des nouvelles restrictions.Ce n'est toutefois que «récemment » que la société a été avisée de revoir la conception de ces ponts.La signature d'une entente finale de réalisation entre la multinationale des travaux publics et le gouvernement du Québec pour le parachèvement de l'A-30 est prévue d'ici quelques jours.À l'origine, cette entente de partenariat devait être signée le 16 septembre dernier.Hier, le MTQ a refusé d'établir un lien entre le rejet des trois ponts prévus et les retards dans la conclusion de cette entente de partenariat.AUTOROUTE 30 Des ponts inadéquats étaient prévus PHOTO ALINE RACINE, COLLABORATION SPÉCIALE Le viaduc de La Concorde, un mois avant son effondrement.Comme ce type de viaduc, les ponts bi-poutres ont aussi été placés sur une liste d'ouvrages non recommandés au Québec. npd.ca Autorisé par Éric Hébert-Daly, agent officiel du NPD.Le 14 octobre, le Québec change de couleur.3587243A ACTUALITÉS CHRISTIANE DESJARDINS Les parents d'un jeune homme tué par un arbre qui s'est abattu sur son automobile ne peuvent poursuivre la Ville de Westmount.En rejetant la poursuite de 1,3 million de dollars comme le demandait Westmount, la Cour supérieure décrète que l'affaire relève de la Loi sur l'assurance automobile du Québec.« C'est une interprétation excessive de la Loi de l'assurance automobile du Québec », croit Me Julius Grey, qui a reçu mandat de ses clients, Richard et Sharon Rossy, de porter cette décision en appel.L'accident aux conséquences tragiques est survenu lors d'un orage, le 1er août 2006, vers 21h30, sur le chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal.Gabriel Anthony Rossy, 27 ans, se trouvait seul à bord d'une Audi et circulait en direction sud quand, à environ 10 mètres du chemin Remembrance, un peuplier s'est brisé et s'est écrasé sur son véhicule.Des témoins sont vite accourus pour porter secours au malheureux, mais il n'y avait plus rien à faire.M.Rossy était mort sur le coup, d'un traumatisme crânien.La Dre Louise Nolet, coroner qui a enquêté dans cette affaire, a conclu à une «mort accidentelle évitable».Dans son rapport, le coroner Nolet a signalé qu'il serait opportun de sensibiliser les municipalités à la surveillance et l'entretien des arbres.Même sains en apparence, ils peuvent être dangereux.Le peuplier en question, qui avait un tronc de 85 cm de diamètre, était affaibli à plus de 90% par l'action de champignons de carie.Sur la recommandation d'ingénieurs forestiers, la Ville de Westmount a d'ailleurs fait abattre 13 arbres à risques, dans les jours suivants.Le couple Rossy et ses trois autres fils ont intenté la poursuite, arguant que Westmount avait failli à son devoir d'entretien de l'arbre.Westmount a réagi en demandant le rejet de la poursuite, au motif que les dommages ont été causés par une automobile au sens de la Loi sur l'assurance automobile du Québec.Le couple soutenait que c'est l'arbre et non la voiture qui avait causé l'accident.Après avoir étudié la jurisprudence, le juge Steve J.Reimnitz donne raison à Westmount.«Il faut donner une interprétation large et libérale à la Loi.(.) Le simple usage de l'automobile est suffisant pour donner lieu à l'application de la loi», conclut-il.Un automobiliste tué par un arbre : à la SAAQ de s'en occuper HUGO MEUNIER «Le hockey et la violence n'ont pas leur place ensemble.Mon fils a été victime d'une agression sauvage.Si ça s'était passé dans la rue, le dossier se serait réglé rapidement.Mais comme ça s'est déroulé sur une glace, c'est O.K.?» À l'heure où l'affaire Jonathan Roy et les récents efforts pour combattre la violence dans les rangs mineurs sont à l'avant-scène, ce père de famille - qu'on ne peut nommer pour respecter l'anonymat de son fils, mineur lors des faits - tente depuis trois ans d'obtenir justice pour une histoire de violence au hockey survenue en 2005.Impliqué dans une bagarre avec un autre hockeyeur, son fils avait subi une fracture du crâne et en porte aujourd'hui encore les séquelles, notamment des pertes de mémoire.Le plaignant, âgé de 16 ans à l'époque, a alors porté une accusation de voie de fait causant des lésions contre l'autre joueur.La cause a refait surface hier devant la Cour supérieure, au palais de justice de Saint-Jérôme.La juge Carol Cohen réexaminait une décision portée en appel par la Couronne.Le Ministère était en désaccord avec un verdict rendu en janvier dernier par la chambre de la jeunesse, qui avait acquitté le joueur de 16 ans de l'accusation de voie de fait.La demande d'appel a finalement été approuvée en fin d'après-midi, après une journée d'audience.La juge Cohen estime que le juge de première instance a omis de se livrer à une analyse minutieuse de certains détails.Un nouveau procès s'ouvrira donc en octobre.Pour démêler l'histoire, il faut retourner en juillet 2005, sur la glace de l'aréna de Rosemère, au nord de Montréal.L'accusé, Steve, et le plaignant, Patrick, prenaient tous deux parts au camp de sélection des Vikings des Laurentides, une équipe Midget AAA.Tout aurait débuté lorsque le plaignant, Patrick, a fait tomber l'accusé avec son bâton.Une empoignade aurait suivi.La poursuite prétend que Steve s'est rué sur Patrick par derrière, avant de lui retirer son casque et de lui asséner de violents coups de poing au visage.Patrick se serait alors écroulé sur la patinoire, pendant que son assaillant, à cheval sur lui, continuait à le rouer de coups.Une bagarre consensuelle ?Des entraîneurs ont finalement sauté sur la glace pour mettre un frein à cette pluie de coups.La raclée a duré 50 secondes.Assez longtemps pour fracturer le crâne de Patrick.Lors de l'acquittement de Steve devant le tribunal de la jeunesse, le juge avait conclu qu'il s'agissait d'une bagarre consensuelle entre les deux joueurs.«La cour est d'avis que le témoignage de Steve est crédible et même corroboré par trois témoins de la poursuite, les trois entraîneurs, indiquant qu'il y a eu, contrairement à ce que la présumée victime indique, des échanges de coups entre Patrick et Steve avant que les deux s'écroulent sur la glace», avait expliqué le magistrat dans son jugement.Pour la Couronne, la notion de consentement à laquelle fait référence le juge de première instance s'applique aux gestes du début de la bagarre, mais assurément pas au moment où Patrick, étendu sur la glace, encaissait les coups au visage de la part de Steve.«L'erreur du juge a donc été de considérer uniquement le chamaillage de la première étape et négliger le reste de la séquence, celle qui s'est déroulée au sol», a plaidé hier la procureure Julie Lefebvre-Côté.C'est aussi ce qui a convaincu la juge Cohen de casser le jugement du tribunal de la jeunesse hier.«Les faits démontrent ici que la victime s'est vite retrouvée au sol, dépourvue de casque protecteur et dans l'impossibilité d'échanger des coups avec l'accusé », a fait valoir Me Lefebvre-Côté, selon qui l'accusé a utilisé une force excessive et disproportionnée.De son côté, la défense a toujours soutenu que le plaignant avait menti durant son témoignage et n'a jamais avoué avoir échangé des coups avec l'accusé.L'avocate, Me Élise Gravel, se disait étonnée du jugement rendu hier et ne cachait pas sa déception d'avoir à retourner à la case départ.Sa réaction contrastait avec le sourire satisfait de la procureure de la Couronne, au sortir de l'audience.Même chose pour le père de Patrick, même sa famille et lui devront reprendre à zéro le processus judiciaire.«Ça va être pénible, mais on veut aller jusqu'au bout», a-t-il laissé tomber.Son fils, comme l'accusé, étudie aujourd'hui au cégep.Les deux ont abandonné le hockey.«Patrick voulait faire une carrière.Il a été ébranlé émotivement par l'incident.Il est devenu plus craintif», a souligné le père.Les prénoms ont été modifiés parce que l'accusé et le plaignant étaient mineurs au moment des événements.Hockey mineur Violente bagarre survenue en 2005 Un père et son fils enfin entendus par la cour PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Des joueurs des Vikings des Laurentides à l'entraînement, hier, à l'aréna Paul-Tardif de Saint-Eustache. Résultats des tirages du : compl.Ventes totales : 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C 6/6 5/6+C 5/6 4/6 3/6 2/6+C Ga Gnants Lots Ga Gnants Lots compl.compl.Jour - Mois - Année - Signe En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Résultats des tirages du : 2008-10-02 1 146 663,00 $ 1 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75,00 $ 10,00 $ 247 897 5,00 $ 4 000 000 $ 42 289 110 $ 1 35 363 719,00 $ 143 445,80 $ 1 906,10 $ 66,90 $ 10,00 $ 22 AVRIL 99 BÉLIER 2008-10-01 13 547 5,00 $ Ventes totales : Prochain gros lot (approx.) : gros lot ce soir 10 000 000 $ (approx.) Lots bonis : MONTOIT du 2 au 10 oct.2008 Tous les samedis dans CE SAMEDI La maison nouveLLe Montréal.textez, appelez, pause jeu, retextez.Ottawa.viarail.ca MC Marque de commerce propriété de VIA Rail Canada inc.3584045A ACTUALITÉS PHILIPPE ORFALI COLLABORATION SPÉCIALE Plus de trois mois après le meurtre d'une jeune filledansunpetitvillage du Vermont, l'oncle de la victime a été accusé, mercredi, de l'avoir enlevée, violée et assassinée.Accusé en vertu du droit fédéral des États-Unis, Michael Jacques, 42 ans, pourrait faire face à la peine de mort, même si la peine capitale n'est pas en vigueur au Vermont.Incarcéré depuis le 29 juin dernier pour l'enlèvement de Brooke Bennett, sa nièce de 12 ans, Jacques n'avait jusqu'ici pas été accusé de meurtre, faute de preuve.Jacques, «un homme que Brooke adorait», selon sa grand-mère, avait déjà été reconnu coupable d'agression sexuelle grave en 1993.Il figure au registre des délinquants sexuels de l'État.Sa famille ignorait tout de son passé.Selon les documents présentés au palais de justice de Burlington, mardi, l'autopsie pratiquée sur le corps de la victime a déterminé que Brooke Bennett avait été droguée puis violée, avant d'être étouffée à l'aide d'un sac de plastique.Dans un avis spécial, le grand jury du Vermont soutient que Jacques a «intentionnellement tué» Brooke Bennett, de façon «particulièrement haineuse, cruelle et dépravée, commettant cette offense en l'ayant considérablement préparée et préméditée».Raymond Gagnon, l'ex-beaupère de la jeune fille et complice présumé de Jacques, avait pour sa part été accusé d'entrave pour avoir cherché à détruire un ordinateur contenant des preuves.Ce chef d'accusation a été retiré mardi, sans explication du procureur.Gagnon a toutefois été accusé de production et de transport de pornographie juvénile par l'État du Texas.La grand-mère de Brooke, Lucinda Milne, n'a pas voulu commenter l'inculpation de Jacques, hier.En juillet dernier, quelques jours après le meurtre de sa petite-fille, elle avait déclaré à La Presse qu'elle était en faveur de la peine demort.«Mais je ne veux pas que ça leur arrive.C'est trop facile.Je veux que Michael Jacques et Ray Gagnon aillent en prison, avait-elle dit.Ce n'est certainement pas la mort qui rendrait justice à Brooke.» La disparition le 25 juin de l'adolescente souriante aux grands yeux verts a donné lieu à la plus grande enquête pour enlèvement jamais menée au Vermont.Viol et assassinat d'une jeune fille au Vermont en juin L'oncle accusé de meurtre PHOTO STEFAN HARD, ARCHIVES AP/TIMES ARGUS Michael Stephen Jacques, 42 ans, est accusé du meurtre de sa nièce de 12 ans, Brooke Bennett.ÉRIC CLÉMENT Le climat risque de s'envenimer au conseil municipal de Brossard où le maire minoritaire Jean-Marc Pelletier ne veut pas se conformer à un règlement adopté mercredi et qui permet aux journalistes audiovisuels de filmer librement les séances du conseil.Le maire Pelletier ne veut pas que les journalistes filment le public lors des périodes de questions des séances du conseil.Comme les journalistes de Média Sud, une télévision sur internet de la Rive-Sud, ne s'étaient pas conformés à sa volonté, il les a fait expulser par la police le 8 septembre dernier.Quelques jours plus tard, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a blâmé le maire Pelletier pour son geste.«La transparence que les citoyens sont en droit d'exiger de la conduite des affaires municipales passe par la possibilité pour les journalistes d'en rendre compte avec les moyens techniques propres à leurs médias respectifs, a écrit le président de la FPJQ, François Bourque, au maire de Brossard.Les caméras font partie des outils de base du travail d'information.Dans les événements qu'ils couvrent, il revient aux journalistes et à eux seuls de choisir les éléments pertinents à rapporter.» Fortsde cet appui, les conseillers majoritaires de la municipalité ont adopté mercredi soir en séance extraordinaire un règlement qui donne toute liberté aux médias de filmer comme bon leur semble les séances du conseil municipal de Brossard.Ce règlement stipule que «les médias et professionnels de l'information peuvent filmer ou enregistrer autant les membres du conseil que les personnes du public présentes lors des séances et ce, en tout temps lors de celles-ci.» Dorénavant, à chaque début de séance, le greffier lira un texte visant à prévenir les citoyens qu'ils sont «susceptibles d'êtres filmés» durant la séance du conseil municipal.Le maire Jean-Marc Pelletier, qui a boycotté la séance de mercredi soir, est loin d'avoir dit son dernier mot.À La Presse, il dit qu'il n'est pas question que les citoyens soient filmés durant les séances du conseil, règlement ou pas.«Je vais continuer à appliquer les mêmes règles, soit que les médias télévisuels ne sont pas autorisés à filmer les gens dans l'assistance», dit le maire, même si c'est ainsi que cela se passe ailleurs au Québec.M.Pelletier dit qu'il tient à ce que les droits de ses citoyens «qui ne veulent pas nécessairement se retrouver sur You Tube» soient respectés.«La jurisprudence et notamment la Cour suprême du Canada a statué que les gens ont le droit à la protection de leur vie privée, dit-il.Et c'est ce qui me gouverne moi.» La Cour suprême a décidé il y a 10 ans qu'on ne pouvait diffuser une photographie prise d'un citoyen dans la rue sans son consentement.Mais est-ce la même chose pour une séance publique démocratiquement tenue dans une salle d'une municipalité alors que les citoyens présents constatent la présence des médias?Quoi qu'il en soit, le maire Pel letier est déterminé : si Média Sud filme les citoyens se présentant au micro lors de la prochaine séance du conseil municipal, le 16 octobre, il fera venir la police une nouvelle fois pour mettre la caméra dehors.«Je suis clair, je vais continuer à appliquer les règles que j'ai énoncées.Et si la FPJQ n'est pas d'accord avec la décision de la Cour suprême du Canada, qu'elle la conteste à l'ONU.» CAMÉRAS AU CONSEIL DE BROSSARD Le maire s'oppose au règlement EN BREF Un mois d'attente en oncologie pédiatrique Un membre de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé Mc Gill, Tam Dang-Tan, s'est penché sur les temps d'attente en oncologie pédiatrique, en partenariat avec Santé Canada.Ses recherches dévoilent qu'à partir des premiers symptômes, il faut en moyenne un mois pour obtenir un diagnostic d'un oncologue pédiatrique.Pour tous les types de cancers confondus, le temps de délai le plus long demeure entre l'apparition des premiers symptômes et la visite chez le médecin généraliste.Ensuite vient le délai de renvoi du médecin généraliste à la visite chez l'oncologue qui, selon le chercheur du CUSM, met en lumière une des failles de notre système de santé.Par contre, dès que le patient est entré dans le circuit spécialisé, les étapes se déroulent rapidement.PC Pathologiste poursuivi Un Ontarien qui a passé 12 ans en prison après avoir été injustement reconnu coupable du viol et du meurtre de sa nièce de 4 ans a intenté une poursuite contre 6 médecins, hier, incluant un pathologiste pédiatrique sévèrement critiqué cette semaine par une commission d'enquête.Dans une déclaration faite auprès de la Cour supérieure de l'Ontario, William Mullins-Johnson réclame 13 millions en dommages-intérêts punitifs et généraux au Dr Charles Smith de même qu'à l'ancien coroner en chef de l'Ontario, James Young, et son adjoint Jim Cairns.M.Mullins-Johnson affirme dans sa requête que les défendeurs ont fait preuve de négligence et d'irresponsabilité dans leur conduite.PC Le grand jury du Vermont soutient que Jacques a « intentionnellement tué » Brooke Bennett. MONTRÉAL ( CENTRE ROCKLAND) 514.341.7810 MONTRÉAL (PROM.CATHÉDRALE) 514.282.9525 LAVAL (GALERIES LAVAL) 450.681.9090 BROSSARD (PLACE PORTOBELLO) 450.671.2202 BOUCHERVILLE (CARREFOUR DE LA RIVE-SUD) 450.641.4942 KIRKLAND (CENTRE RIOCAN) 514.694.6276 BOISBRIAND (LE FAUBOURG BOISBRIAND) 450.420.3593 L'offre se termine le 26 octobre 2008.13 MAGASINS POUR MIEUX VOUS SERVIR ! VISITEZ WWW.LINENCHEST.COM Service à domicile gratuit! Épargnez jusqu'à40% Sur tous les habillages de fenêtres Draperies faites sur mesure Tous les stores et parures de fenêtres Hunter Douglas Appelez aujourd'hui pour votre consultation de décoration à domicile GRATUITE ET SANS OBLIGATION! 514 331-5260 MONTRÉAL ET ENvIRONS Gagnant pour la 20e année consécutive du prix Or du choix du consommateur.3585738A Conformément à l'article 206.16 de la Loi sur les élections scolaires, le Directeur général des élections désire informer la population que les candidates et candidats suivants ont été autorisés pour l'élection partielle scolaire du 26 octobre 2008 sur le territoire de la Commission scolaire Lester-B.-Pearson.NOM, PRÉNOM DATE D'AUTORISATION HELD, Conny J.NADEEM, Nazia PAVONE, Domenico RAE, Don RAKOBOWCHUK, Peter ROBERTS, Lana WILLIAMS, Susan 2008-09-21 2008-09-21 2008-09-18 2008-09-18 2008-09-21 2008-09-18 2008-09-16 Est assimilée à un candidat la personne qui le devient subséquemment ou qui a manifesté l'intention de le devenir.L'autorisation donne le droit de solliciter ou de recueillir des contributions, d'effectuer des dépenses électorales et de contracter des emprunts suivant les dispositions de cette loi.Après le jour du scrutin, l'autorisation accordée permet de solliciter et de recueillir des contributions aux seules fins de payer les dettes qui découlent des dépenses électorales.Pour plus de renseignements à ce 3589235 sujet, veuillez composer sans frais le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846).ÉLECTION PARTIELLE SCOLAIRE CANDIDATES ET CANDIDATS AUTORISÉS 3587841A Quand les articulations font souffrir, quand les rouages grincent, quand une douleur est ressentie dans une articulation, c'est que le cartilage est en danger.Il faut agir.Les articulations ont besoin d'être nourries, là où ça fait mal! Il n'est pas trop tard, mais la mise en place d'un plan d'action dès l'apparition de ces premiers symptômes est de première importance.Ce plan d'actionbasé sur l'activitéphysiquemodérée incluantdes étirements et l'application de la crème analgésique à la capsaïcine Flex-O-Flex peut vous apporter une hémoconcentration ou hyperthémie active, c'est-àdire une concentration salutaire du sang, là où ça fait mal.Il faut mettre les bouchées doubles, ça urge! 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LÀ OÙ ÇA FAIT MAL promotion ACTUALITÉS CYBERPRESSE.CA NOSBLOGUES STÉPHANE LAPORTE Question pour Guy A.: Qu'essé que tu faisais avec d'abord?J'ai jamais compris les personnes qui parlaient contre leurs conjoints, conjointes ou ex.Lisez la suite sur cyberpresse.ca/laporte AUTO Voyez nos premières photos du Mondial de l'automobile de Paris sur cyberpresse.ca/mondial CRITIQUES Lisez nos critiques des nouveaux films à l'affiche sur moncinema.ca/en-salle PHOTOS DU JOUR Découvrez notre sélection des meilleures photos du jour sur cyberpresse.ca/24heures PHOTO REUTERS Citroen Cactus MARIANNE DANDURAND LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 La campagne de financement pour les activités d'une école primaire de l'Estrie a une saveur beaucoup plus vinaigrée que celle qui était prévue.Entre les marinades de betteraves et de cornichons sur le bon de commande, on trouve des produits d'un vignoble magogois.Enfance et produits alcoolisés, au sein d'une école, forment une étonnante association.Mais l'école n'a pas mesuré l'ampleur du guêpier dans lequel elle a mis les pieds: l'activité est illégale, et passible de poursuites au pénal.«Pour vendre n'importe quel type d'alcool, ça prend un permis, rappelle Réjean Thériault, directeur des communications de la Régie des alcools, des courses et des jeux.Si des gens vendent sans permis, c'est l'affaire de la police.» La présidente du conseil d'établissement de l'école primaire Notre-Dame-de-Montjoie, de Racine est tombée des nues en apprenant la nouvelle.«On n'a vraiment pas pensé à ça.Mais effectivement, quand on songe aumonopole de la SAQ (Société des alcools du Québec), ça devient évident», indique France Parent.Le projet de financement lui a été soumis au cours de l'été.Elle l'a signé distraitement, dit-elle.«J'ai vu que c'était la campagne des betteraves, comme l'an dernier.Ce n'est qu'à la rentrée que j'ai remarqué qu'il y avait du vin dans la campagne de financement.» La découverte n'a-t-elle pas suscité d'interrogations au sein du conseil d'établissement?«Des parents se sont interrogés, mais c'était à propos du prix, pas de la question de vendre de l'alcool.Pour nous, ce n'était pas comme si on vendait des cigarettes de contrebande, explique la présidente.On trouvait que c'était une bonne idée de vendre des produits du terroir, ça allait avec les marinades maison.» En ce qui a trait à la relation à établir entre les enfants et la vente de vin, Mme Parent assure que les enfants n'avaient pas à entrer en contact avec le produit.«C'est livré à l'école, et les parents viennent le chercher.Ce sont eux qui s'occupent de distribuer aux acheteurs.» Du vin vendu pour une école primaire LOUISE LEDUC Demanderàunenfant philippin «si dans son pays il se lave les mains» parce que l'on juge dégoûtante sa façondemangerestdiscriminatoire, a tranché la Commission des droits de la personne.Cependant, cette remarque isolée d'une surveillante de l'école primaire Lalande, dans l'ouest de Montréal, ne mérite pas que les tribunaux se saisissent de l'affaire, a ajouté la Commission, au grand déplaisir de certains Philippins et d'un groupe qui milite contre le racisme.L'affaire remonte à avril 2006.La surveillante des dîners oblige Luc, alors âgé de 7 ans, à changer de table.Selon sa mère, Maria Gallardo, il est puni parce que conformément à la façon de faire philippine, dit-elle, il mange avec une cuillère et une fourchette.La surveillante, qui a confirmé à la Commission avoir demandé au petit «si dans son pays il se lavait les mains», nie que la punition ait eu quoi que ce soit à voir avec le fait que l'enfant soit philippin, mais tout à voir avec le fait qu'il faisait le clown en mangeant, qu'il se gavait littéralement et «que la nourriture pendait de sa bouche».En mai 2006, la situation se répète, alors que l'enfant mangeait du riz.Or, a dit l'éducatrice devant la Commission des droits de la personne, «il est établi par la Croix-Rouge que le riz est un aliment, parmi d'autres, avec lequel nous devons faire attention».Dans la décision qui a été rendue publique par la famille du petit Luc hier, la Commission des droits de la personne dit que la remarque de la surveillante des dîners est assimilable «à un motif de discrimination» et que la preuve soumise «est suffisante pour soumettre le litige à un tribunal».Cependant, la Commission estime «qu'il n'est pas dans l'intérêt public de saisir un tribunal du présent litige», étant d'avis que «les propos tenus (\u2026) constituent un incident isolé dont la portée demeure limitée (\u2026)».En conférence de presse, quand les journalistes ont demandé à la mère ce qu'elle souhaitait, Maria Gallardo a dit espérer des excuses et une réparation financière.Son fils, dit-elle, «aété traumatisé, il n'a pas mangé pendant une semaine et il a fallu que j'insiste pour qu'il vienne aujourd'hui (à la conférence de presse)».Pour sa part, Brigitte Gauvreau, directrice des communications à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, a expliqué au téléphone qu'elle n'a pas à commenter une décision qui a été rendue et qui stipule qu'il n'y a pas lieu de transférer la cause devant les tribunaux.La Commission des droits de la personne a cependant reconnu que la remarque était raciste, lui soumet- on.La Commission scolaire at- elle présenté ses excuses à quelque moment que ce soit?Après avoir beaucoup hésité à répondre, Mme Gauvreau a dit que oui, mais que la chose n'avait pas été consignée par lettre ou autrement et qu'elle n'était pas en mesure de dire à quel moment cela avait été fait.Dans les communiqués de presse passés qui ont été envoyés aux médias sur le sujet, la Commission Marguerite-Bourgeoys a insisté sur «son plein respect des cultures, pratiques, us et coutumes de chacun», s'est dite «peinée de la tournure et de l'ampleur qu'a prises l'intervention éducative en cause», a dit regretter que la médiation ait été interrompue par la famille, mais la présentation d'excuses n'est pas mentionnée.Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), qui a déposé la plainte à la Commission des droits de la personne au nom de la mère, seplaint de ceque lesmembres de la Commission des droits de la personne ne soient, à une exception près, que des Québécois blancs, donc peu représentatifs de la diversité culturelle.«Pour la première fois, il n'y a aucun anglophone, aucun juif, aucun autochtone\u2026», s'est plaint Fo Niemi, directeur général du CRARR.Le CRARR sollicite maintenant des «dons en argent pour appuyer les démarches judiciaires» à venir de Mme Gallardo, qui pourrait d'ellemême décider de porter l'affaire au Tribunal des droits de la personne.Quant à elle, Angelita Ogerio, présidente de la Fédération des associations Canada-Philippines du Québec, attend elle aussi des excuses officielles parce qu'elle n'a pas aimé que par la remarque au petit Luc, la communauté philippine se fasse insulter et se fasse dire «qu'on mangeait comme des cochons».Et le petit Luc, dans tout ça?Ayant manqué sa matinée d'école hier pour assister à la conférence de presse, il a dit ceci.Il n'a pas du tout aimé que la surveillante des dîners caricature sa façon de manger devant ses petits copains, « comme si j'étais un petit bébé».Mais Luc va bien, il a changé d'école et à l'école Sainte-Geneviève qu'il fréquente maintenant, dit-il, «personne n'est raciste» avec lui.Manières à table d'un petit Philippin La Commission des droits de la personne tranche Une remarque raciste isolée PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Fo Niemi, directeur général du CRARR, en conférence de presse avec Maria Gallardo et son fils Luc. Pour en savoir davantage : www.letourismecompte.travel Autorisé par l'Association de l'industrie touristique du Canada À L'AIDE! 1,6MILLION DECANADIENSONT UNMESSAGE TOUT SIMPLEÀ LIVRER AUXPOLITICIENS : Le secteur du tourisme rapporte plus à l'économie canadienne que les secteurs combinés de l'agriculture, des pêches et des forêts.Cela nous touche tous.Mais le secteur du tourisme au Canada est au bord du gouffre.Pour redresser la situation, d'importants changements doivent être immédiatement apportés aux politiques fédérales.Nous demandons avec instance, à tous les candidats et partis dans cette élection, de prendre connaissance de la situation touristique et de proposer des solutions claires et concrètes.Les 1,6 million de contribuables canadiens qui travaillent dans le secteur du tourisme seront à l'écoute.3586754A le plus vieux dossier du monde MONDE IRAK Fête ensanglantée Les célébrations de la fête du Fitr, marquant la fin du ramadan, ont tourné au drame hier à Bagdad.Deux attentats suicide, visant des mosquées chiites du sud de la capitale irakienne et d'autres flambées de violence, ont fait au moins 26 morts hier.Endépit de ces attaques, la capitale et sa périphérieont connu cette année le mois de ramadan le moins violent depuis trois ans, aux dires de l'armée américaine.- AFP ÉTATS-UNIS Disparition résolue Un an après la disparition du milliardaire aventurier américain Steve Fossett, l'épave de son avion a été retrouvée dans une région montagneuse de Californie, mais la dépouille de l'homme reste introuvable.Âgé de 63 ans, Steve Fossett, qui a réalisé de nombreux exploits en bateau, avion et ballon, a disparu le 3 septembre 2007.Il s'est envolé ce matin-là du Nevada, seul à bord d'un monomoteur à hélice.Il n'est jamais rentré et les recherches aériennes mises en oeuvre n'avaient rien donné.C'est la découverte, en début de semaine par un randonneur, d'une licence de pilote et d'autres effets personnels de Steve Fossett qui a relancé les recherches.- AP ALGÉRIE Inondations Des inondations dues à des pluies torrentielles dans la région de Ghardaïa, à 600 km au sud d'Alger, ont fait 30 morts et plusieurs dizaines de blessés.Plusieurs centaines de personnes ont été secourues par hélicoptère et quelque 600 maisons ont été détruites, selon l'agence officielle APS.Ghardaïa, ville de 100 000habitantssituéedans lavallée du Mzab à la lisière du Sahara, est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.La région abrite les Mozabites, un peuple berbère musulman.- AP CONGO Appel d'un chef rebelle Présumémortpar plusieursmédias, le chef rebelle congolais Laurent Nkunda a refait irruption hier et a annoncé qu'il souhaitait l'élargissement du conflit en République démocratique du Congo à tout le territoire du pays.Dans une entrevue accordée à la BBC, le chef tutsi congolais du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), a demandé aux Congolais de «se mettre debout» pour combattre le gouvernement en place.- AFP ALLEMAGNE GI condamné Un tribunal martial a condamné hier à huit mois de prison un soldat américain, Steven Ribordy, pour des crimes commis en Irak.Ce dernier a plaidé coupable à une accusation de complicité de meurtre pour le décès de quatre prisonniers irakiens qui avaient été ligotés, puis abattus avant d'être jetés dans un canal en 2007.Les accusations contre le soldat Steven Ribordy avaient été réduites dans le cadre d'un accord entre la défense et l'accusation au terme duquel il a accepté de témoigner à charge contre d'autres membres de son unité soupçonnés d'avoir tiré sur les prisonniers.- AP LE TOUR DU GLOBE D'APRÈS L'ASSOCIATED PRESS LA HAYE \u2014 Le procès de l'ancien chef d'état-major yougoslave Momcilo Perisic s'est ouvert hier devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.Pour l'accusation, ce dossier met en lumière le soutien apporté par le régime de Slobodan Milosevic aux forces bosno-serbes responsables du massacre de Srebrenica et du siège de Sarajevo lors de la guerre de Bosnie.L'ancien général Momcilo Perisic a plaidé non coupable des 13 chefs de crimes de guerre et crimes contre l'humanité retenus à son encontre pour des atrocités perpétrées par les forces serbes de Bosnie et serbes de Croatie, dont le meurtre, l'extermination, la persécution et les exactions contre des civils.Il encourt une peine de réclusion à perpétuité s'il est reconnu coupable.C'est le plus haut responsable du régime de Belgrade jugé à La Haye pour des atrocités perpétrées lors des guerres en Bosnie et en Croatie depuis la mort de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, qui avait succombé à une crise cardiaque en 2006 avant la fin de son procès devant le TPIY.Dans sa déclaration liminaire, le procureur Mark Harmon a mentionné des documents militaires secrets, demandant à plusieurs reprises à la cour le huis clos afin de pouvoir les citer.Il a présenté l'ancien général Perisic comme un acteur clé dans le projet de «Grande Serbie» de Slobodan Milosevic, qui voulait intégrer à la Serbie de grandes parties de la Bosnie et la Croatie.Pour ce faire, Milosevic et Perisic se sont servis des forces bosno-serbes et croato-serbes, armant, finançant et fournissant de hauts gradés à ces troupes, a accusé le procureur.Sous la conduite de Ratko Mladic, toujours recherché par le TPIY, les forces serbes de Bosnie massacrèrent 8000 hommes et jeunes garçons de l'enclave musulmane de Srebrenica, en juillet 1995.Les troupes bosno-serbes conduisirent également pendant quatre ans le siège de la capitale Sarajevo, faisant des milliers de morts.GUERRE DE BOSNIE Un ex-commandant yougoslave devant le tribunal de La Haye PHOTO D'ARCHIVES ASSOCIATED PRESS En Inde, l'accord nucléaire est perçu par une large part de l'opposition comme une abdication de l'indépendance du pays au profit des États-Unis, ce qu'exprime le découpage grandeur nature lors d'une manifestation des opposants.LAURA-JULIE PERREAULT Il était minuit moins cinq pour l'entente sur le nucléaire conclue entre l'Inde et les États-Unis.Mais hier, après trois ans de controverse, le Sénat américain a accepté de lever les derniers obstacles législatifs pour que l'embargo, imposé au géant indien depuis 30 ans, soit levé.De longs soupirs de soulagement se sont simultanément échappés du bureau Ovale à Washington ainsi que du bureau du premier ministre indien à New Delhi après que le Sénat eut voté en faveur du projet de loi à 86 voix contre 13.L'accord, qui permettra sous peu aux États-Unis d'exporter des technologies nucléaires vers l'Inde, a été conclu en 2005 entre le président américain George W.Bush, aujourd'hui en fin de mandat et le premier ministre indien, Manmohan Singh.Depuis, l'entente a été la cible de critiques virulentes.Aux États- Unis, ses détracteurs craignent que ce pacte sur le nucléaire civil ne contribue à la prolifération des armes nucléaires dans une région déjà instable.En Inde, l'entente est perçue par une large part de l'opposition comme une abdication de l'indépendance du pays de Gandhi au profit du pays de l'Oncle Sam.Par l'entremise du pacte avec les États-Unis, l'Inde, qui n'a jamais signé le traité de non-prolifération, permet la surveillance internationale de 12 de ses 22 réacteurs.«La législation qui découlera de l'entente va renforcer les efforts de non-prolifération mondiaux, va protéger l'environnement, créer des emplois et donner un coup de main à l'Inde qui a des besoins énergétiques de plus en plus grands», a claironné hier George W.Bush.Le président, dont l'emploi du temps est accaparé par la crise financière qui secoue l'économie américaine, a demandé à sa secrétaire d'État, Condoleezza Rice, de consacrer la majeure partie de ses énergies au cours des derniers mois à faciliter l'adoption du projet, considéré par l'administration sortante comme une nouvelle pierre d'assise dans la relation stratégique entre les États-Unis et l'Inde.Mme Rice doit se rendre dès la fin de la semaine en Inde pour mener d'autre pourparlers au sujet de l'entrée en vigueur du pacte nucléaire, avant le changement de garde annoncé à Washington.Le Congrès soulagé En Inde, le parti du Congrès, à la tête du gouvernement de coalition, n'a pas hésité à crier victoire, lisant dans la décision du Sénat une reconnaissance de la puissance sans cesse grandissante de l'Inde.«C'est un signe que le monde a besoin de l'Inde et l'Inde a besoin du monde», s'est exclamé hier le conseiller indien à la sécurité nationale, M.K.Narayan.En juillet, le même pacte a mis le Parti du congrès dans le pétrin quand des partis de gauche ont quitté la coalition au pouvoir en guise de protestation contre l'entente.In extremis, un autre parti de l'opposition a permis à Manmohan Singh de rester à la barre du gouvernement.Principal architecte des réformes qui ont transformé l'économie indienne depuis le début des années 90, Manmohan Singh plaide depuis des années que l'Inde, sans le développement de son programme nucléaire civil, sera incapable de faire face aux besoins en énergie d'une économie en pleine croissance, soutenant une population de 1,1 milliard de personnes.L'Inde importe présentement 75% de son pétrole.Le pays voisin de l'Inde et autre puissance nucléaire régionale, le Pakistan, voit d'un très mauvais oeil la concrétisation de l'entente indoaméricaine.Ses dirigeants mettent en garde la communauté internationale contre la reprise d'une course à l'armement entre les deux pays rivaux.L'Inde fait l'objet d'un embargo américain depuis ses premiers tests nucléaires en 1974.Les plus récents remontent à 1988.Pour que l'accord indo-américain ait lieu, la communauté internationale, par l'intermédiaire de l'Agence internationale de l'énergie atomique, a dû donner son feu vert à la levée de l'embargo cet été.Damant de peu le pion aux Américains, la France a elle aussi conclu un accord sur l'exportation de technologies nucléaires avec l'Inde cette semaine.- Avec le Times of India, Reuters, l'AFP, Al-Jazira Feu vert à l'accord nucléaire entre l'Inde et les États-Unis DÉBAT h VDIECSEC-PORLÉISSITDIENRSTIEL Des dizaines de millions d'Américains ont regardé hier les deux candidats à la vice-présidence américaine s'affronter lors de leur débat télévisé.La Presse a demandé à deux experts leur verdict sur la performance des deux politiciens.Propos recueillis par Catherine Handfield.JOE BIDEN h h SARAH PALIN Pierre Martin Professeur de sciences politiques et directeur de la chaire d'études politiques et économiques américaines de l'Université de Montréal.Peter Stoett Professeur et directeur du département de sciences politiques de l'Université Concordia, spécialiste de la politique américaine.BIDEN 7/10 PALIN 6/10 Joe Biden, PHOTO AP Sarah Palin, PHOTO AP « Nous avons besoin de la réalité de la rue principale de Wasillaà Washington.» « Quand la classemoyenne va mieux, l'économie va mieux, et tout le monde s'en porte bien.Nous n'allons pas seulement nous concentrer sur l'Amérique fortunée et les entreprises.» - Sarah Palin - Joe Biden BIDEN 9/10 PALIN 7,5/10 PERFORMANCE SUR LE FOND Excellent lors de ses développements en matière de politique étrangère et ses précisions quant aux différences dans les approches des deux équipes.PERFORMANCE SUR LA FORME Durant tout le débat, il a su conserver un niveau élevé d'énergie et de conviction, sans s'emballer.LA PHRASE ASSASSINE Une série de phrases dans lesquelles il a martelé: «Nous ne savons pas en quoi les politiques de John Mc Cain seront différentes de celles de George Bush.» L'ERREUR Aucune majeure.IMPRESSION GÉNÉRALE Excellente.A su éviter les pièges, notamment en évitant de critiquer la performance de Mme Palin ou de s'adresser à elle sur un ton condescendant.Il a livré une attaque soutenue et très efficace contre John Mc Cain, qu'il connaît très bien.PERFORMANCE SUR LE FOND Fidèle à la ligne tracée par Mc Cain.Elle s'est montrée éloquente sur ses points forts, tels l'énergie, mais plutôt vague dans les champs où elle a moins d'expérience ou de connaissances.PERFORMANCE SUR LA FORME Correcte.Il était toutefois évident, à certains moments, qu'elle récitait des passages mémorisés sur des sujets qu'elle maîtrise peu.À quelques reprises, il était clair qu'elle occupait le temps imparti avec des phrases vides.LA PHRASE ASSASSINE Aucune ne passera à la postérité.L'ERREUR À force de répéter sur tous les tons que John Mc Cain est un franctireur («maverick»), elle risque de rendre le terme un peu risible.IMPRESSION GÉNÉRALE Elle a dépassé les attentes et ne s'est pas écrasée.De ce point de vue, elle s'en est très bien tirée.PERFORMANCE SUR LE FOND Réplique aux arguments de Palin avec des détails intéressants.Fort sur l'Irak et l'Afghanistan.Bon coups contre Mc Cain.PERFORMANCE SUR LA FORME Plus de passion l'aurait aidé: se répétait un peu trop par moment, mais il a maintenu une bonne énergie.LA PHRASE ASSASSINE Le plan de santé de Mc Cain est « l'ultime pont vers nulle part ».L'ERREUR Ce n'est pas clair comment les propriétaires hypothéqués seront capables d'« ajuster le capital qu'ils doivent» ?IMPRESSION GÉNÉRALE A fait un bon travail en associant Mc Cain à Bush.Il a présenté une honnête série d'options claires, mais n'a pas cogné de coups de circuit.PERFORMANCE SUR LE FOND Elle n'a pas fait beaucoup d'analyses sophistiquées et a trop essayé de se distancer de l'histoire récente des républicains.Elle a balayé d'un revers de main des questions sérieuses sur les changements climatiques, mais a tout de même bien défendu Mc Cain.PERFORMANCE SUR LA FORME Elle a suivi son script : une personnalité empreinte de l'honnêteté d'une petite ville.Elle a insisté pour répondre à sa manière aux questions.LA PHRASE ASSASSINE Aucune.L'ERREUR Elle a affirmé que John Mc Cain a été le cerveau derrière la solution bipartisane à la crise financière alors que celle-ci est encore loin d'être réglée.Et elle a dit qu'elle ne veut pas que l'Iran acquière de capacité nucléaire, alors que l'Iran en a déjà.IMPRESSION GÉNÉRALE Elle ne s'est pas fait démolir, mais tout de même un épisode difficile: elle est restée collée au script de manière décente.Elle a mis l'accent sur ses différences avec Bush, mais sans offrir davantage.Elle va bénéficier du peu d'attentes qu'on avait envers elle.NICOLAS BERUBÉ LOS ANGELES Unhommed'Étatcontreunefemme du pays.C'est le contraste qu'offraient Joe Biden et Sarah Palin, hier, durant le débat des candidats à la vice-présidence.Sarah Palin a donné le ton avant le début des échanges.«Est-ce que je peux vous appeler Joe ?» a-t-el le demandé lors de leur arrivée sur scène, s'adressant à Biden comme à un beau-père que l'on rencontre pour la première fois.Le débat s'est ouvert avec des questions sur l'économie.Mme Palin a demandé à son adversaire de «mettre de côté ses sentiments partisans» pour parvenir à une solution de la crise économique.Joe Biden a répliqué que les républicains sont à la Maison- Blanche depuis huit ans, et que leurs politiques sont à l'origine de la crise.«Il faut arrêter ça, pour le bien du pays », a-t-il dit.Biden est passé à l'attaque, notant que les premiers mots de John Mc Cain après la déroute de Wall Street ont été: «Les bases de l'économie américaine sont solides».Mme Palin a vite pris un ton populiste.Elle employait des expressions très familières, en appelant à «Joe Six-Pack» et aux «Hockey moms» de ce monde.Ses phrases finissaient souvent par un «darn right» bien senti et bien assumé.Sarah Palin a eu de la difficulté lors des échanges à bâtons rompus, et utilisait souvent des «lignes» étudiées à l'avance.Elle a aussi expliqué que ses réponses étaient volontairement évasives.«Je ne réponds peut-être pas aux questions comme mon opposant ou le modérateur le voudraient, mais c'est OK.Je m'adresse directement aux Américains», a-t-elle dit durant le seul débat des candidats à la vice-présidence, qui avait lieu à Saint Louis, au Missouri.Mme Palin a fait quelques gaf fes, faisant référence aux «Talibanis » en Irak, et expliquant que la crise économique s'est étendue de «Main Street» à «Wall Street ».Le mot «nucléaire» a aussi été massac ré à plusieurs reprises, façon George W.Bush.Joe Biden s'est montré calme et persuasif.Il attaquait souvent «son vieil ami» John Mc Cain, qui est «dans l'erreur» sur plusieurs enjeux comme la guerre au terrorisme, les baisses d'impôts et la politique énergétique.«Cela ne fait pas de John Mc Cain un mauvais gars, a-t-il tonné.Mais il est déconnecté de la réalité des gens de tous les jours.» Biden a souvent rappelé que Mme Palin évitait de répondre aux questions.«Je n'entends rien ici de différent des politiques de George W.Bush.Moi et Barack Obama voulons donner une direction nouvelle au pays.» Ses réponses parfois longues traduisaient sa connaissance des dossiers.Vers la fin du débat, Biden est devenu émotif lorsqu'il a parlé de l'accident de voiture qui a tué sa femme et grièvement blessé ses deux fils.«Je comprends ce que c'est.Je comprends ce que c'est d'élever une famille seul.Je suis passé par là.» Sarah Palin a préféré mettre de l'avant son dynamisme et son amour du pays.«Nous allons nous battre pour le changement.Nous allons nous battre pour l'Amérique », a-t-elle dit à la fin du débat.Électorat sceptique Le débat Biden-Palin est survenu au moment où une majorité d'électeurs avaient des doutes sur Sarah Palin.La semaine n'a pas été salutaire pour sa candidature.Les vidéos de son entrevue avec la journaliste Katie Couric ont créé la panique chez les conservateurs.Mme Palin y apparaît hésitante, et s'est montrée incapable de discuter d'enjeux importants.Hier, un sondage du Washington Post a révélé que six américains sur dix croient que Mme Palin n'a pas l 'expér ience et les connaissances nécessaires pour devenir présidente.Cette semaine, plusieurs commentateurs ont noté que Mme Palin n'a pas donné une seule conférence de presse depuis le début de sa campagne.Le blogueur Andrew Sullivan, qui écrit pour le site du magazine Atlantic Monthly, estime qu'il est scandaleux que Mme Palin ne se soit pas encore prêtée à l'exercice.« Il va falloir une conférence de presse pour voir son expertise.Seul un échange robuste, avec des questions imprévisibles, pourra nous montrer son vrai visage.Elle est capable de suivre un script, et de répéter des réponses préparées d'avance.Nous savons cela.Maintenant, nous devons savoir si elle sait se débrouiller par elle-même.» Deux candidats, deux débats PHOTO ROBYN BECK, AGENCE FRANCE-PRESSE Les réponses parfois longues de Joe Biden, hier, durant le débat des candidats à la vice-présidence américaine, traduisaient sa connaissance des dossiers.Sarah Palin a préféré mettre de l'avant son dynamisme et son amour du pays.Mme Palin a fait quelques gaffes, faisant référence aux « Talibanis » en Irak, et expliquant que la crise économique s'est étendue de «Main Street » à «Wall Street ». Danielle Ouimet vous invite en: vols-taxes-circuit-visites-transferts-hébergement-20repas Thaïlande Danielle Ouimet 3299$ Bangkok, Rivière Kwai, Ayuthaya, Sukhothai, Chiang Rai, Chiang Mai et séjour sur l`ìle de Phuket Départ le 16 janvier \u201809 18jrs.Tunisie Maroc Croatie Thailande Séjour Port el Kantaoui4 Séjour Agadir, Argana 4 Séjour Dubrovnik hôtel 4 Bangkok et Pattaya, Cha Am ou Phuket Permis du Québec 29jrs, 54 repas 15 jrs, pet-déj.27 jrs, 50 repas 30jrs, 56 repas 1599$ 1999$ 2699$ 1999$ Prix à partir de, par personne, en occupation double incluant les taxes aéroportuaires, le vol aller-retour, les transferts, l'hébergement, les repas et les visites tel que spécifiés.Le prix n'inclut pas la contribution au fond d'indemnisation des clients des agents de voyages détaillants de 3.50$ par tranche de 1000$ de services de voyage.450.672.6000 Sans frais 1.877.672.6001 2999$ Chine Bangkok - Rivière Kwai - Ayuthaya - Phitsanuloke - Sukhothai - Payao - Chiang Rai - Chiang Mai Dép.14 nov.Nord, séjour à Cha Am, Pattaya ou Phuket Dép.nov.et jan.Dép.nov.et jan.Dép.nov.et jan.Dép.nov.18jrs, 20repas 2999$ Thailande www.celebritours.com LeS LOngS Séj OuRS LeS gRAnDS TOuRS 4 eme semaine gr Atuite 4 eme semaine gr Atuite 4 eme semaine gr Atuite grèce, Malte et L'italie (Malte - Sicile - rome - Naples - Athènes) inclusions : le vol, tous les repas durant la croisière et petit déjeuner à Athènes, les taxes, les transferts.Croisière en Méditerranée 12 jrs, pension complète 1999$ Le PLuS grAND SPe CiAL De L`ANNee Dép.30 oct., 12 fév.Circuit & séjour : Tunis - Carthage - Sidi Bou Said - Kairouan - Sbeitla - Gafsa - Tozeur - Tataouine - Matmata - Djerba - séjour à la plage.16jrs, 28repas Du Grand Muraille, 5 jrs croisière deluxe à travers les gorges de Yangtze et séjour à plage sur l'île (Mer de Chine) Nouveauté Dép.13 jan.Tunisie 16jrs, 27 repas 1899$ Dép.13 nov .3581829A LES AUBAINES DE LA SEMAINE Chaque vendredi, trouvez ici des offres exceptionnelles de nos annonceurs.DÉBAT h DES COLISTIERS MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE CYBERPRESSE.CA DOSSIER Joseph Biden ou Sarah Palin?Consultez notre dossier complet sur la présidentielle américaine sur cyberpresse.ca/usa2008 CYBERPRESSE.CA BLOGUE Prenez connaissance des réactions au débat des colistiers sur le blogue de Richard Hétu sur cyberpresse.ca/hetu Maureen Dowd, la chroniqueuse du New York Times, a écrit, quand la républicaine Sarah Palin est arrivée sur la scène électorale fédérale, que la campagne américaine prenait soudainement des airs de «film de filles ».Hier, pour regarder le débat entre Mme Palin et Joe Biden, les deux candidats à la vice-présidence, j'ai effectivement failli me préparer un peu de pop-corn avant de m'enfoncer confortablement dans mon canapé pour suivre ce qu'on attendait comme une sorte de version verbale et washingtonienne du Massacre à la tronçonneuse.Une soirée de télé mettant en vedette un sage et fort sénateur à la tête blanche, hyperexpérimenté et vite sur le mot juste -pensez Dumbledore sans baguette et en veston - contre une hockey mom de droite à peine sortie d'Alaska, plus que novice et pas mal plus habile au fusil pour tuer des orignaux qu'avec les mots pour se défendre en matière de politique étrangère ou de crise financière.Avouez que le programme s 'annonça it intéressa nt, ne serait-ce que pour ce nouveau personnage féminin détesté instantanément par les féministes et les démocrates, une souriante conservatrice pro-vie, pro-fusil et antimariage gai qui ferait une méchante parfaite pour Beautés désespérées, si l'émission décidait un jour de déménager de Wisteria Lane à Georgetown.J'ai regardé le débat à CNN, qui affichait au bas de l'écran une sorte de psychologico-gramme, une expression que je viens d'inventer pour parler de lignes continues montant ou descendant, comme un électrocardiogramme, au gré de l'appréciation du débat par un groupe d'électeurs indécis de l'Ohio sondés en direct par la chaîne de télé.Ce gadget rendait l'expérience à la fois fort intéressante et furieusement banale.Intéressante car on pouvait voir instantanément les réactions des gens et banale parce que ce qu'on pouvait surtout constater, c'est à quel point on réagit pas mal tous de la même façon, avant que les stratèges en communication des partis -ce qu'on appelle en anglais les «spin doctors»- tentent de nous faire changer d'avis.Ah tiens, bon coup de Palin de dire que payer des impôts n'a rien de patriotique\u2026 Ah tiens, les électeurs adorent.Biden est pas mal plus convaincant lorsqu'il parle de politique étrangère?Les électeurs indécis pensent exactement la même chose.Toute la soirée s'est déroulée ainsi.Devinez comment les indécis ont réagi quand Palin trouvait le moyen de s'adresser directement aux parents, aux profs, aux propriétaires, aux contribuables, quand elle rappelait à quel point elle est au courant des préoccupations pratico-pratiques des gens qui se retrouvent sur le terrain de soccer après l'école et s'inquiètent de leurs caisses de retraite ou de leur hypothèque ?Eh oui, ils adoraient cette Palin qui, lorsqu'elle redevient ainsi plus gouverneure que vice-présidentiable, n'a plus la voix qui tremble.Si j'ai bien regardé, je crois cependant que c'est Biden qui a porté les meilleurs coups.Ce Biden au ton juste, paternel sans condescendance, assuré et rassurant, et ciel ! combien touchant, quand sa voix a craqué, alors qu'il faisait allusion à la tragédie qui a frappé sa famille au début des années 70, un accident de voiture où sa femme et sa fille sont mortes et ses deux fils ont été gravement blessés.Finalement, j'ai bien fait de ne pas me préparer de pop-corn car le film d'action n'a pas eu lieu.De massacre, il n'y a pas eu.Après une heure et demie de débat où il a été question notamment de la crise financière actuelle, d'armes nucléaires au Moyen-Orient, de réchauffement climatique et du financement des soins de santé, il était impossible de déclarer Palin K.-O.Elle a peut-être raté sa longue entrevue télé cette semaine et fait rire d'elle à CBS, mais au débat, ce ne fut pas le cas.Àmoins qu'après analyse détaillée de ses propos, on découvre des énormités dans ses affirmations, Mc Cain n'aura pas à la congédier, comme certains l'évoquaient avant le duel.Bref, elle s'en est pas mal tirée.Mais qui avait l 'a ir plus vice-présidentiable ?Biden, clairement.Le massacre n'a pas eu lieu ALEXANDRE SIROIS ANALYSE CHICAGO \u2014 On s'attendait presque à ce que Sarah Palin trébuche en faisant son entrée sur scène.À ce qu'elle bafouille.À ce qu'elle affirme que Vladimir Poutine est le premier ministre du Canada.Les attentes à l'égard de la candidate républicaine à la vice-présidence étaient hier si peu élevées que seule une bévue majeure ou un incident exceptionnel -un évanouissement à la Claire Lamarche, par exemple- aurait pu faire pâlir encore un peu plus son étoile.Mais la politicienne qui est apparue hier était fort différente de celle qu'a multiplié les maladresses au cours des dernières semaines, notamment lors d'une entrevue accordée à la journaliste de CBS Katie Couric.Palin n'a commis aucune véritable gaffe.Elle n'a peut-être pas semblé avoir l'étoffe d'une présidente (contrairement à Joe Biden), mais elle a été correcte.On entretenait, avant le débat, de sérieux doutes à son sujet.Un Américain sur trois -selon un sondage du Washington Post effectué avant l'événement- se disait hésitant à voter pour John Mc Cain en raison de Palin.Cette ancienne journaliste sportive aura certes fait grimper sa moyenne au bâton.Elle a pu rassurer bon nombre d'Américains sur son compte.Elle a même su tirer son épingle du jeu en matière de politique étrangère, même si elle semblait parfois avoir appris -un peu trop- certaines formules par coeur.Elle a même su prononcer le nom du président iranien (Ahmadinejad) avec succès du premier coup.Ce que John Mc Cain n'a pas pu faire lors du débat contre Barack Obama la semaine dernière.Mais sa véritable force, durant tout le débat, a été son populisme.«Je vais parler directement aux Américains», a-t-elle lancé à un certain moment en fixant la caméra.Et comme elle l'avait fait lors de son discours à la convention républicaine il y a cinq semaines au Minnesota, elle a parlé de «hockey moms», mais aussi de mères qui accompagnent leurs enfants jusqu'au terrain de soccer.À cette convention, elle s'était elle-même qualifiée de pitbull.Elle en fait la preuve hier, montrant les crocs à plusieurs reprises.Elle a notamment attaqué Joe Biden en lui reprochant de trop parler de l'administration de George W.Bush, donc du passé, alors que son ticket présidentiel dit miser sur le futur et le changement.«There you go again», a-t-elle lancé, comme Ronald Reagan l'avait fait jadis contre Jimmy Carter.Biden a ciblé Mc Cain Mais en fait, ce n'est pas Bush que Biden avait dans sa ligne de mire.Ni Palin, qu'il n'a jamais véritablement critiquée.C'est Mc Cain, qu'il attendait avec une brique et un fanal.Il est monté au créneau sans jamais faire preuve de condescendance, ce qu'on lui a souvent reproché.Et sans jamais s'enliser dans des explications à n'en plus finir, comme il en a généralement l'habitude.Il a, lui aussi, surpassé les attentes.Par-dessus tout, Biden a eu l'air plus présidentiel que sa rivale.Son érudition, son expérience, ses 26 années au Sénat -notamment comme président de la commission des Affaires étrangères -, ont fait la différence.Il a lui aussi fait un usage fort efficace du populisme, citant ses origines humbles et les moments difficiles vécus après la mort de sa première femme dans un accident d'auto.Biden, qui est l'un des rares sénateurs à Washington à ne pas être millionnaire, a semblé être à l'écoute des préoccupations de l'Américain moyen durant tout le débat.En somme, le colistier d'Obama a lui aussi montré les crocs.Mais il a paru plus sage et plus autoritaire que le pitbull qui cherchait à lui mordre les mollets.Palin, la pitbull populiste UN SONDAGE DONNE BIDEN GAGNANT Les deux candidats à la vice-présidence des États-Unis ont dépassé les attentes des téléspectateurs, hier soir, mais le démocrate Joe Biden est tout de même sorti gagnant de la joute oratoire qui l'opposait à la républicaine Sarah Palin.Ce sont du moins les conclusions d'un sondage éclair réalisé auprès des téléspectateurs de CNN.Parmi les répondants, 51% ont trouvé que Joe Biden avait offert une meilleure performance; 36% pensent que c'est plutôt Sarah Palin.La majorité des téléspectateurs ont toutefois estimé que les colistiers de John Mc Cain et de Barack Obama avaient tous deux livré une meilleure performance que prévu.Selon le sondage, 64% des téléspectateurs croient que M.Biden a livré une meilleure performance que prévu, et 84%croient la même chose de Mme Palin.La marge d'erreur du sondage est d'environ quatre points de pourcentage, selon CNN.La Presse et United Press International PHOTO JEWEL SAMAD, AFP Des partisans démocrates se sont réunis hier à Los Angeles pour regarder le débat des colistiers.Ce n'est pas Palin que Biden avait dans sa ligne de mire mais Mc Cain, qu'il attendait avec une brique et un fanal. André Desmarais > Président du conseil d'administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l'information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l'information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS Duceppe, l'ancien marxiste recyclé Le débat en français de mercredi soir a montré hors de tout doute l'obsolescence du Bloc.Duceppe est bien documenté et rigoureux; il demeure cependant dogmatique et absolu dans ses jugements.Il y a les bons et les méchants, tout est blanc ou noir.Il n'est plus marxiste, mais il en a conservé la manière.Ce dogmatisme est cohérent avec sa position de gérant d'estrade intelligent à Ottawa.Il n'a rien à gérer, juste à critiquer.Mais le Québec mérite mieux qu'une présence.Il est tout à fait capable de faire partie des décideurs.Un parti périmé, aussi brillant soit-il, n'a plus sa place.Michel Frankland, Montréal Sourire niais et suffisance Que dire du débat des chefs en français?Je vais voter vert, mais je donne une nette supériorité lors du débat à Gilles Duceppe.J'ai été, par ailleurs, étonnamment surpris de la performance d'Elizabeth May.Quant à Jack Layton, il a été égal à lui-même.Stéphane Dion a été meilleur que d'habitude.Le plus étonnant dans toute cette soirée a été Stephen Harper.Décidément, son sourire niais et sa suffisance m'agacent au plus haut point.Jamais je ne voterai pour cet homme, parce qu'il a détruit tout ce que Lester B.Pearson et ceux qui l'ont précédé avaient réussi à faire du Canada, un pays neutre.Yvon Bégin Un Horace des temps modernes.«Que voulut-il qu'il fit contre trois ou quatre.qu'il partît ou qu'il mourût.» Félicitations à Stephen Harper qui, dans les circonstances, a agi plus que correctement : en homme digne, calme, sûr de lui, intelligent.Je crois qu'il a démontré la manière de se comporter en homme d'État, comme premier ministre du Canada.Dans un contexte de crise économique, je pense qu'il est la personne désignée pour calmement faire face à la situation et pour régler les problèmes.HélèneM.Côté, Montréal Pas un mot sur la séparation La surprise de ce débat : le silence de Gilles Duceppe sur son option fondamentale, l'indépendance du Québec.Pas une fois, le chef séparatiste (?) n'a prononcé le mot dangereux qui pouvait prêter flanc à la critique: séparation du Québec comme solution aux maux des Québécois.À quoi peut bien servir tout ce verbiage, cette épaisse plateforme politique, si la raison d'être du parti n'est plus mise à l'avant.Au fond, Gilles Duceppe doit démontrer que la solution aux problèmes politiques des Québécois est l'indépendance du Québec.Il s'est bien gardé d'en parler lors du débat.Ou bien, il a peur de parler d'une option qui est de moins en moins populaire au Québec, ou bien il a craint d'apeurer les électeurs, en leur proposant autre chose que des cassettes répétitives.Nestor Turcotte, Matane Harper, seul contre tous Stephen Harper a perdu le débat des chefs.La chose la plus notable du débat est que les chefs opposants semblaient faire partie du même club à plusieurs égards.Les interventions d'Elizabeth May servaient presque toujours à confirmer avec vigueur des affirmations de ses collègues de l'opposition tandis que M.Harper niait tout en bloc et essayait de paraître comme un bon papa.«Mais oui, j'aime la culture, et l'environnement, et la répression que je souhaite, c'est juste de la petite répression et je respecte tous mes adversaires, et c'est pas vrai que j'ai donné 2,5 milliards aux pétrolières et l'économie me préoccupe beaucoup, d'ailleurs j'ai réduit la TPS.» (son discours résumé en mes mots) Complètement sur la défensive, M.Harper n'a pas été convaincant du modèle de gouvernement qu'il propose : diriger d'une main de fer tout en faisant le moins d'intervention possible et en laissant la libre entreprise faire le travail.La passion se lisait dans le discours de tous les opposants, mais le ton monocorde et la froideur de M.Harper n'ont sûrement pas tiré les larmes d'un seul spectateur.Jeannot Vachon, Québec Des opinions divergentes PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE Les chefs de parti lors du débat télévisé en français (dans le sens des aiguilles d'une montre) : Elizabeth May (PV), Stephen Harper (PCC), Jack Layton (NPD), Stéphane Dion (PLC) et Gilles Duceppe (BQ).apratte@lapresse.ca ANDRÉ PRATTE Les téléspectateurs de langue anglaise ont assisté hier soir à un débat plus dynamique, plus vigoureux que celui qu'avaient vu mercredi leurs concitoyens de langue française.Le chef conservateur, Stephen Harper, s'est beaucoup mieux défendu.Gardant son calme, bien qu'attaqué de toutes parts, il est parvenu à expliquer de façon plutôt convaincante que son gouvernement n'est pas aussi passif qu'on le dit dans les domaines de l'économie et de l'environnement.Ses adversaires anglophones, M.Layton et Mme May, étaient également plus à l'aise que mercredi soir.Et ils semblaient plus proches des préoccupations quotidiennes des Canadiens que M.Harper, toujours aussi froid.Elizabeth May était claire dans ses propos; cela nous a révélé combien les verts canadiens sont à gauche sur le spectre idéologique.Jack Layton a bien communiqué sa passion.Il a été de loin le plus agressif, parfois trop.Il s'en est pris non seulement au premier ministre mais aussi à Stéphane Dion, qui semblait à ces occasions désarçonné par la violence des attaques.Cela dit, combien de Canadiens le néo-démocrate a-t-il ainsi convaincus qu'il a la profondeur pour diriger le pays ?Le bloquiste Gilles Duceppe n'avait à convaincre personne, seulement à nuire à son rival conservateur.On sait combien il excelle à cet art.C'est le chef libéral, M.Dion, qui devait ressortir du débat pour changer les tendances lourdes indiquées par les sondages.Il n'est pas certain qu'il ait réussi.S'il maîtrisait bien l'anglais, il a paru moins solide que la veille.Parfois, il semblait implorer les électeurs au lieu de chercher à les convaincre.Les deux débats sont chose du passé.On verra au cours des prochains jours l'effet qu'ils ont eu sur l'électorat.Ces confrontations sont évidemment desmoments clés.C'est à cette occasion que les citoyens prêtent le plus attention à la campagne.C'est là qu'ils peuvent voir et entendre les chefs exposer leurs idées audelà de l'extrait sonore de 10 secondes et sans le filtre des médias.Toutefois, l'histoire politique récente compte nombre de chefs qui ont gagné un débat\u2026 pour perdre ensuite l'élection: John Turner (1988), Jean Charest (1997), André Boisclair (2007).M.Dion a étonné plusieurs Québécois par sa performance au débat des chefs en français mercredi soir.Selon le sondage CROPLa Presse réalisé tout de suite après, M.Dion est celui, avec le bloquiste Gilles Duceppe, qui a été jugé le plus convaincant.Malgré cette évaluation très positive, seulement 17% des personnes interrogées ont dit vouloir voter pour le Parti libéral.Il reste maintenant une dizaine de jours avant le vote.Ce serait une grave erreur de croire que tout est joué.On a souvent vu dans le passé que peu importe la multitude de sondages, peu importe les verdicts rendus par les commentateurs, les résultats des élections comportent toujours une bonne part de surprises.Les débats\u2026 et après En anglais, Stéphane Dion a-t-il fait ce qu'il fallait pour renverser la tendance de la campagne?mroy@lapresse.ca MARIO ROY Andrew Halco, un politicien qui a débattu une douzaine de fois avec Sarah Palin en Alaska, avait prévenu: «Elle maîtrise à la perfection, non pas les faits, les chiffres et les politiques raffinées, mais bien l'art de ne pas répondre et de livrer des généralités\u2026 éblouissantes!» (dans le Christian Science Monitor) Hier soir, la candidate républicaine à la vice-présidence américaine allait-elle, par ce seul don, avoir le dessus sur Joe Biden?Ou, face au vieux routier démocrate dont le savoir politique est encyclopédique, allait-elle carrément se planter, frapper un mur, s'écrouler?Eh bien, les voyeurs politiques qui entretenaient l'espoir inavoué - et inavouable - d'assister à un massacre, un peu comme certains fans de Formule 1 attendent en leur for intérieur l'horrible accident, auront été amèrement déçus.À aucun moment, Sarah Palin n'a «gelé» comme un\u2026 orignal devant les phares d'une voiture, ce qui lui était arrivé sous les questions de Katie Couric, du réseau CBS.Elle a visiblement assimilé une formidable quantité d'informations au cours des trois jours qu'elle a consacrés à préparer ce débat, au ranch de John Mc Cain, en compagnie de conseillers surtout issus de la machine électorale de George W.Bush.Joe Biden, lui, a été à la fois circonspect, prudent et généreux - pas de pied dans la bouche.En fait, c'est de lui qu'est venue la tirade la plus émouvante du débat lorsque, disant qu'«un homme aussi sait ce qu'est élever seul deux enfants», il a évoqué le drame familial qu'il a vécu en 1972 lorsque son épouse et un de ses enfants sont morts dans un accident.C'est anecdotique, mais ce n'est pas anodin: le sénateur du Delaware a alors affiché une sensibilité humaine que tout le langage populiste (les «Jos six pack» et autres «hockey moms») que maîtrise à la perfection la gouverneure de l'Alaska n'a pas réussi à égaler.Cela dit, il était impossible que l'expérience et la connaissance accumulées de Joe Biden ne finissent pas par lui donner une sorte de supériorité sur le plan strict de la doctrine politique.Et si les port ions du débat portant sur la taxation, les plans d'assurance santé, la crise financière, ont été techniques et peu concluants - pour tout dire, un peu ennuyeux -, les échanges en matière de politique internationale, eux, ont été éclairants.Et tout à l'avantage du candidat démocrate, tant au sujet de l'Afghanistan, du Pakistan ou de l'Iran que, de toute évidence, Joe Biden n'a pas repéré tout juste hier sur une mappemonde\u2026 Au total, il faut cependant se souvenir que c'est la qualité du jugement de John Mc Cain qui était en jeu, hier soir, à St.Louis.Si Sarah Palin s'était incarnée en une catastrophe ambulante, Mc Cain aurait été gravement atteint.Or, sans doute le débat ne rassure- t-il pas totalement sur la capacité de cette femme à se trouver «à un battement de coeur» de la présidence.Mais, à tort ou à raison, il a certainement coupé court à un mouvement de quasi-panique qui était en train de s'emparer même de certains républicains.L'accident ne s'est pas produit Il était impossible que l'expérience de Joe Biden ne lui donne pas une certaine supériorité. FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 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du 11 septembre, les États-Unis entraient, à cette période, en récession.C'est en bonne partie la raison pour laquelle, dans son adresse à la nation ce soir-là, le président Bush avait exhorté ses concitoyens à ne pas freiner leurs habitudes de consommation.Si une telle supplique pouvait sembler stupéfiante, elle pouvait néanmoins s'expliquer.Depuis déjà plusieurs années, le moteur même de la croissance économique américaine n'était déjà plus la production, mais bien la consommation.En d'autres termes, déjà en 2001 et encore plus depuis, la croissance économique des Américains (et dans une moindre mesure des Canadiens) carburait à la consommation.De 59% du produit intérieur brut qu'elle représentait au début des années 80, la consommation des ménages américains est passée à 71% en 2007 (62% au Canada).Du coup, voilà que les consommateurs venaient d'être promus les plus importants moteurs du développement économique.En soi, il n'y a rien de répréhensible si cette croissance se fait selon leurs moyens.Mais voilà, cette croissance de l'économie s'est produite en incitant non seulement les consommateurs à vider leurs bas de laine (le taux d'épargne est désormais à 2,6% aux États-Unis, et à 2,8% au Canada), mais aussi en les poussant à se surendetter.Endettement des ménages Ainsi, au Canada, l'endettement des ménages équivaut désormais à près de 150% de leurs revenus disponibles annuels.Il n'y a pas de quoi s'énerver, nous disaient de trop nombreux spécialistes, cet endettement étant en grande partie assuré par la valeur des maisons.On voit bien aujourd'hui que si la valeur des maisons peut monter, il arrive aussi qu'elle puisse baisser.Néanmoins, si la dette des ménages, soutenue par une maison, représente un risque relativement moindre, la dette engendrée par la consommation courante (voyagez maintenant payez plus tard, trois ans sans paiements, etc.) représente un risque beaucoup plus élevé.Or, cette dette représente désormais près de 30% de la dette totale des ménages, qu'ils soient Canadiens ou Américains.Dès lors, la question se pose: au moment où se resserre le crédit et au moment où l'abus de crédit nous plonge dans l'une des plus grandes crises financières des 100 dernières années, pourrons-nous encore longtemps demander aux consommateurs de soutenir la croissance économique par leurs achats?D'ailleurs, le peuvent-ils encore?Toute cette chaîne d'événements ne sera pas neutre pour les détaillants.Ainsi, au cours des 10 dernières années, les ventes des détaillants canadiens ont crû plus rapidement que la croissance démographique et économique des ménages au Canada.Tant en cette matière que pour bien d'autres, rien ne se crée et rien ne se perd, cette croissance s'est faite, comme on l'a vu, au dépend de l'épargne et au risque d'un surendettement des ménages.Que va-t-il se passer dans les années à venir?Il y a fort à parier que les ménages canadiens, tout comme les ménages américains, devront réapprendre (ou simplement apprendre dans plusieurs cas) les vertus de l'épargne ainsi que celle de la gestion du budget familial.À moins d'une augmentation importante de leurs revenus, ces ménages devront diminuer leur consommation s'ils veulent réduire leur niveau d'endettement.Bien entendu, cette diminution aura des effets néfastes sur les ventes au détail.(\u2026) Dans l'oeil du cyclone Il n'y a pas de doute que les consommateurs canadiens ne pourront pas échapper à la crise actuelle Les ménages doivent réapprendre (ou simplement apprendre) les vertus de l'épargne ainsi que celle de la gestion du budget familial.MICHEL KELLY-GAGNON L'auteur est président du Conseil du patronat du Québec.Il signe ce texte à titre personnel.On nous di t que les causes et origines de la crise financière actuelle sonnent le glas du diktat des marchés et du rapetissement du rôle de l'État, ce qui serait, selon plusieurs observateurs, le credo général depuis l'arrivée en force des idées néolibérales incarnées par Ronald Reagan et Margaret Thatcher au début des années 80.Selon cette vision des choses, le libéralisme économique tel que pratiqué depuis bientôt 30 ans doit être revu et on doit augmenter le niveau d'intervention de l'État dans l'économie en général et à l'égard du secteur financier en particulier.Un intellectuel britannique de gauche bien en vue parle d'une « crise du capitalisme» tandis qu'un journal français de droite déclare que «l'économie néolibérale est en faillite ».Bref, presque tout le monde, à gauche autant qu'à droite, se rallie à ce diagnostic.Mais, dans les faits, les 30 dernières années ont-elles réellement été caractérisées par le libéralisme économique et le rapetissement du rôle de l'État ?Permettez-moi de présenter quelques données qui semblent montrer exactement le contraire.- Les études annuelles du Mercatus Center de l'Université George Masson nous enseignent qu'en 1980, le budget total des organismes américains de réglementation économique était de 2,3 milliards de dollars (en dollars constants de 2000)\u2026 Or, il est maintenant (2008) de 6,1 milliards (toujours en dollars constants)! Autrement dit, les ressources consacrées à la réglementation économique ont connu une augmentation nette de 165% durant les trois décennies de supposé libéralisme économique et de rapetissement de l'État.En fait, en regardant seulement les ressources dédiées aux organismes américains dont le mandat est spécifiquement lié à la réglementation de la finance et des banques, on observe que leur budget est passé de 725 millions, en 1980, à 2,3 milliards aujourd'hui (toujours en dollars constants).Selon cette mesure, la réglementation dans ce domaine a triplé au cours des 30 dernières années.Même sous Ronald Reagan, la réglementation économique a augmenté de 19% durant chacun de ses deux mandats.L'interprétation à la mode de la crise prend un air particulièrement i ronique quand on considère le marché particulier d'où elle est en grande partie issue il y a un an.En effet, la moitié des hypothèques résidentielles américaines étaient déjà détenues (ou garanties) par deux quasi-sociétés d'État (« government sponsored enterprises », comme on dit dans le milieu), Fannie Mae créée par Franklin D.Rosevelt en 1938, et Freddie Mac, établie par le Congrès en 1970.Ces deux entreprises bénéficiaient non seulement d'une garantie financière de l'État américain, mais également de conditions réglementaires privilégiées.Bref, le marché américain des hypothèques résidentielles était déjà, avant la crise, l'un des plus étatisés en Occident.En fait, ce marché a été depu i s t rop l ongt emps contrôlé par des politiciens dont l'intérêt était de consentir des hypothèques à des personnes qui n'avaient pas les moyens de les assumer afin de pouvoir se targuer de «donner du crédit aux pauvres ».C'est par exemple ce que fit le Community Reinvestment Act, adopté sous le président Carter et renforcé depuis.On en voit aujourd'hui les conséquences.Ce qu'il faut surtout craindre, ce ne sont pas les erreurs du passé, mais le danger de commettre les mêmes à l'avenir.Gardons-nous, quand la crise actuelle sera apaisée, de continuer à réglementer et à contrôler encore et toujours davantage, car la croissance exponentielle du fardeau réglementaire n'a rien fait de bon pour empêcher la crise actuelle, bien au contraire.Pour qui sonne le glas ?Alors que d'aucuns parlent de «crise du capitalisme», il faut plutôt voir une «crise de la réglementation» PHOTO BRENT FOSTER, ARCHIVES PC Au Canada, l'endettement des ménages équivaut désormais à près de 150% de leurs revenus disponibles annuels, cet endettement étant en grande partie assuré par la valeur des maisons.Or, si la valeur des maisons peut monter, il arrive aussi qu'elle puisse baisser.Ce qu'il faut surtout craindre, ce ne sont pas les erreurs du passé, mais le danger de commettre les mêmes à l'avenir.Le débat en anglais Le vrai débat! Le vrai débat des chefs n'a pas eu lieu mercredi.Il s'est déroulé hier soir, en anglais.Pas parce que le débat en français était sans intérêt, ni parce que le Québec ne compte pas.Mais parce que le terrain de cette campagne électorale s'est déplacé.Le véritable enjeu de ces élections, c'est de savoir si les conservateurs remporteront assez de sièges pour former un gouvernement majoritaire.Et si les troupes de Stephen Harper peuvent compter sur des gains au Québec, c'est leur performance ailleurs, notamment en Ontario, qui fera la différence.C'est peut-être cette urgence qui a fait que, dès les premières minutes, ce débat en anglais a pris une tout autre allure, plus intense, plus vif, plus agressif, plus fluide.Il faut dire que trois des protagonistes étaient plus à l'aise dans leur langue maternelle.Mais la même dynamique qu'en français, l'alliance des quatre partis de l'opposition contre le premier ministre, a pris une tout autre forme parce que M.Harper est passé à la contre-attaque.Et qui l'a remporté?La question est aussi futile que pour le débat en français.Ce genre de verdict est invariablement subjectif.Il tient beaucoup à la formule de ces débats qui mène à un quatre contre un.Il est biaisé par la qualité du bilinguisme des cinq chefs.Il dépend beaucoup de ce que l'on entend par victoire.Les débats des chefs, surtout à cinq, ne sont plus de vrais débats.Ce sont des shows de télé, qui jouent sur l'image, la posture, les impressions.Les téléspectateurs ne comparent pas des idées et des programmes mais, comme pour une émission de téléréalité, ils se muent en psychologues de salon qui décodent le caractère des chefs et tentent de se faire une idée sur leur leadership, leur charisme, leur sincérité.Dans les deux langues, l'enjeu était cependant le même: les inquiétudes que suscite chez bien des gens la perspective d'un gouvernement conservateur majoritaire.Faut-il bloquer les conservateurs pour les priver d'une majorité, et si oui, en votant comment?Pour Stephen Harper, il était donc important de montrer qu'il ne correspond pas à l'épouvantail que décrivent ses quatre adversaires, le clone de Bush avec un agenda caché.Dans le débat français, le chef conservateur, attaqué de toutes parts, surtout par Gilles Duceppe, a manqué de vigueur.Mais justement, il a projeté une image de calme et de modération qui permettait de désamorcer ces peurs.Même s'il était terne, il a certainement atteint ses objectifs.Le contexte du débat anglais était différent.M.Harper était encore une fois en procès, mais ses principaux adversaires représentaient cette fois-ci des partis plus faibles que le sien.Et il a été beaucoup moins passif.Il a expliqué ses politiques économiques, au lieu de se borner à dire que tout allait bien.Il a défendu ses coupes dans les arts.Encore là, ses adversaires n'ont pas pu lui coller l'image d'un émule de Bush animé d'intentions secrètes.Documenté, M.Duceppe a également bien fait hier soir en anglais, efficace dans ses attaques contre Harper.Mais il était en visite.Et dans une dynamique où tout lemonde tapait surM.Harper, il risque le même sort que Jack Layton en français, c'est-à-dire que les points qu'il marque profitent à l'un de ses alliés d'un soir.Mais c'est Stéphane Dion qui avait le défi le plus lourd à relever.En français, il a surpris par une très bonne prestation.Mais ce succès d'estime arrive trop tard pour l'aider au Québec, où il se classe quatrième auprès des francophones.Il devait faire aussi bien en anglais, dans une langue qu'il maîtrise mal, mais devant un électorat où il peut marquer des points.Sa prestation a été très décevante.Cela tient à son anglais laborieux, mais aussi au fait qu'il a manqué d'assurance et qu'il a semblé complètement désemparé par les attaques de M.Harper.Il n'a pas réussi à s'imposer comme chef de l'opposition, et encore moins comme futur premier ministre.Jack Layton, quant à lui, avait l'avantage de la langue.Il était tout aussi jovial qu'en français, mais pas plus profond dans sa langue maternelle.Mais dans le débat anglais, il a pris beaucoup de place.Assez pour qu'on puisse dire que ce fut un débat à deux.Ce qui limite M.Layton, ce sont ses idées et ses vieilles recettes.Évitons de déterminer des gagnants ou des perdants.Mais il est clair, ce qui est important pour la suite des choses, que Stephen Harper, même attaqué de toutes parts, n'a pas perdu de plumes.Avec ce débat en anglais, le terrain de cette campagne électorale s'est déplacé.A 21 MC Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp.et sont utilisés sous licence.1 Achetez ou louez un véhicule neuf Hyundai 2008 ou 2009 entre le 3 septembre et le 31 octobre 2008, à l'exception de l'Accent 2008 et de l'Entourage L et GL 2008, et obtenez 4 pneus d'hiver neufs gratuits.Marque et modèle des pneus à la discrétion du concessionnaire.Installation, équilibrage et droit spécifique sur les pneus neufs (3 $ par pneu) et toutes taxes applicables en sus.Certaines conditions s'appliquent.Offre en vigueur au Québec seulement.Hyundai se réserve le droit de modifier ou de retirer cette offre en tout temps sans avis préalable.Voir un concessionnaire participant pour tous les détails.\u2020 Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai sur les modèles neufs en stock Sonata GL 2009 4 cylindres, transmission manuelle (prix de base : 21 995 $); Santa Fe GL 2008, 2,7 L, traction avant, transmission manuelle (prix de base : 25 995 $) et Tucson 2009 Édition 25e anniversaire (prix de base : 25 295 $).Mensualités de 211 $ / 299 $ (Sonata); 292 $ / 380 $ (Santa Fe); 243 $ / 335 $ (Tucson) pour 48 / 48 / 48 / 48 / 48 /48 mois sans obligation au terme du contrat de location.Comptant initial de 4 230 $ / 0 $ / 4 230 $ / 0 $ / 4 230 $ / 0 $ et première mensualité requise à la livraison.Frais de livraison et de destination (Sonata 1 415 $ / Santa Fe 1 610 $ / Tucson 1 610 $) et frais d'acquisition de location (350 $) inclus dans les offres de location.Frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et toutes taxes applicables en sus des offres de location sont payables au moment de la livraison.Aucun dépôt de sécurité (0 $) pour tous les modèles.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par km additionnel.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation, d'administration du concessionnaire et un réservoir plein de carburant.° Les ajustements de prix comptant s'appliquent aux achats comptants seulement et sont calculés à partir des prix de base applicables en cas de location et / ou financement à l'achat.Obtenez les ajustements de prix comptant suivants à l'achat, comptant seulement, d'un véhicule neuf en stock suivant : Sonata GL 2009, 4 cylindres, transmission manuelle : 4 000 $ / Santa Fe GL 2008, 2,7 L, traction avant, transmission manuelle : 6 000$.Des offres d'achat comptant sont disponibles sur tous les modèles neufs en stock Sonata 2009 et Santa Fe 2008.Frais de livraison et de destination de 1 415 $ / 1 610 $, frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et toutes taxes applicables en sus.Offres d'une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.Prix de base des véhicules montrés : Sonata GL V6 Sport 2009, 29 595 $ / Santa Fe Limited 2008, 7 passagers, 36 945 $ / Tucson 2009, Édition 25e anniversaire, 25 295 $.Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute.Les consommations réelles peuvent varier selon les conditions de conduite et l'ajout de certains accessoires automobiles.Consommation des véhicules suivants basée sur les cotes de consommation d'Éner Guide : Sonata GL 2009, 4 cylindres, transmission manuelle : 6,2 L / 100 km - autoroute et 9,7 L / 100 km - ville / Santa Fe GL 2008, V6 2,7 L, traction avant, transmission manuelle : 8,3 L / 100 km - autoroute et 12,1 L / 100 km - ville/ Tucson 2009 Édition 25e anniversaire : 7,6 L / 100 km - autoroute et 10,5 L / 100 km - ville.Les consommations réelles peuvent varier.Les données d'Éner Guide sont présentées aux fins de comparaison uniquement.\u2020\u2020 La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous réserve du respect des conditions normales d'utilisation et d'entretien.\u2020\u2020\u2020 Certaines conditions peuvent s'appliquer pour le Programme de remise aux diplômés.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir un concessionnaire pour tous les détails.Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada Corp.hyundaicanada.com \u2020\u2020\u2020 OFFRES DE FINANCEMENT / CRÉDIT DISPONIBLES.Chez Hyundai, obtenez 4 pneus d'hiver GRATUITS! SONATA GL 2009 4 cylindres, transmission manuelle SANTA FE GL 2,7 L 2008 moteur V6 2,7 L, traction avant, transmission manuelle ROUTE 8,3 L / 100 KM VILLE 12,1 L / 100 KM 904 KM AVECUNPLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute.4 230 $ de comptant Prix d'achat comptant 292$ 19 995$ (Prix de base) 25 995 $ TRANSPORT ET (Ajustement de prix comptant) -6 000 $ ° PRÉPARATION INCLUS OU par mois / 48 mois Location à partir de 4 230 $ de comptant Prix d'achat comptant 211$ 17 995 $ (Prix de base) 21 995 $ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS (Ajustement de prix comptant) -4 000 $ ° OU par mois / 48 mois Location à partir de (MODÈLE SANTA FE LIMITED 7 PASSAGERS MONTRÉ) (MODÈLE SONATA GL V6 SPORT 2009 MONTRÉ) OFFRE 0 $ COMPTANT AUSSI DISPONIBLE OFFRE 0 $ COMPTANT AUSSI DISPONIBLE (MODÈLE TUCSON 2009, ÉDITION 25E ANNIVERSAIRE) TUCSON 2009 4 cylindres, traction avant, transmission automatique 4 230 $ de comptant 243$ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS par mois / 48 mois Location à partir de ROUTE 7,6 L / 100 KM VILLE10,5 L / 100 KM 763 KM AVECUN PLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute.UNE VALEUR DE 2 500$ POUR SEULEMENT 1000$.ÉDITION 25E ANNIVERSAIRE (déjà compris dans ces offres de location) Comprenant : Toit ouvrant électrique Système de navigation GPS Garmin® encastré Chaîne audio Kenwood de haute qualité Rétroviseurs extérieurs de la couleur de la carrosserie OFFRE 0 $ COMPTANT AUSSI DISPONIBLE ROUTE 6,2 L / 100 KM VILLE 9,7 L / 100 KM 1081KM AVECUN PLEIN MOINS POUR PLUS Distance approximative basée sur une consommation sur autoroute.3586970A ACTUALITÉS Le Gala Forces Avenir honore un étudiant de l'UQAM PHOTO FOURNIE PAR FORCES AVENIR Le 10e Gala Forces Avenir a salué l'engagement social d'un étudiant libre de l'UQAM, mercredi soir, au Centre CDP Capital de Montréal.Jean-Sébastien Dufresne a été nommé Personnalité par excellence de l'année pour avoir créé le Réseau citoyen de solidarité Iciéla, un organisme qui vise à favoriser le dialogue interculturel entre les jeunes Québécois et des groupes de citoyens d'autres pays.Sur notre photo, Jean-Sébastien Dufresne est entouré de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, et de Gérard Veilleux, président du conseil d'administration de Forces Avenir et président de Power Communications, Inc.-Catherine Handfield ÉRIC CLÉMENT Pour la troisième fois en un an, un membre influent du comité exécutif de Montréal quitte ses fonctions : après Benoit Labonté, l'an dernier, et Franck Zampino, en juillet, c'est au tour de la viceprésidente Francine Senécal de démissionner du cénacle décisionnel de Gérald Tremblay.Mme Senécal a annoncé mercredi aux membres du comité exécutif (et hier publiquement) qu'elle avait accepté le poste de directrice générale du cégep du Vieux Montréal à partir de janvier, pour remplacer Jacques Roussil, qui prendra sa retraite.Elle démissionne de la vice-présidence du comité exécutif, où elle avait la responsabilité des sports et des loisirs, mais continuera d'être conseillère de ville du district de Côte-des-Neiges.«Je quitte mes fonctions parce qu'elles sont incompatibles avec la nomination que j'ai acceptée, dit-elle.Je retourne à mes anciennes amours puisque je viens du réseau des cégeps.Je me suis laissée tenter même si ça fait toujours de la peine de faire des choix comme ça.» Met-elle ainsi le comité exécutif dans l'embarras ?« J'a i eu l'occasion d'en discuter avec le maire.Je pense que c'est à lui qu'il faut poser la question.J'ai essayé de faire les choses le plus correctement possible.C'est une offre non sollicitée qui ne pouvait être reportée.» Le départ de Francine Senécal «fait de la peine» au président du comité exécutif, Claude Dauphin, mais il comprend son choix.Le maire Gérald Tremblay a réagi par communiqué de presse en saluant «la contribution» de Mme Senécal et en lui souhaitant «les plus grands succès dans ses nouvelles fonctions».Qui va la remplacer ?Au cabinet du maire, on n'a rien à dire sur le sujet.Il est toutefois vraisemblable que Michel Bissonnet, fra îchement élu maire de Saint-Léonard, fasse son entrée au comité exécuti f.Son amitié avec Franck Zampino ne devrait pas nuire, ni le fait qu'il ait été président de l'Assemblée nationale du Québec pendant cinq ans.Situation délicate Avec le dépar t de Benoit Labonté, en septembre 2007, et celui de l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino en jui l let dernier, le mai re se trouve dans une situation délicate.Les récentes recrues d 'Union Montréa l (Richer Dompierre, Luis Miranda ou André Bélisle) n'ont pas le prestige de ceux qui sont partis.Pou r l e c he f de V is ion Montréal, le départ de Mme Senécal a un goût de «fin de régime ».« Il n'y a pas une entreprise privée qui, en l'espace de cinq mois, pourrait perdre son PDG et son premier vice-président, après avoir perdu un autre vice-président quelques mois auparavant, sans que ses cours à la Bourse chutent le lendemain, dit Benoit Labonté.N'oublions pas qu'à l'élection partielle dans Ahuntsic, 63 % des électeurs ont voté contre le parti de monsieur Tremblay.» D'ailleurs, Benoit Labonté et le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, ne cachent pas qu'une coalition entre Vision Montréal et Projet Montréal pourrait se réaliser en vue des prochaines élections dans le but de battre Union Montréal.«On a manifesté de l'ouverture, mais il ne faut pas travailler sur la base d'un calcul électoral, mais sur des enjeux, avertit tout de même Benoit Labonté.On est en train d'évaluer les points communs, qui sont nombreux.On verra après pour les modalités.» Richard Bergeron est également prudent.«Il faut s'entendre sur un programme.On verra ensuite les accords constitutionnels qui sont possibles.» COURRIEL Pour joindre notre journaliste: eric.clement@lapresse.ca COMITÉ EXÉCUTIF DE MONTRÉAL Francine Senécal quitte le cénacle "]
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