La presse, 18 octobre 2008, C. Arts et spectacles
[" ARTS ET SPECTACLES www.cyberpresse.ca/arts GILLES VIGNEAULT NI MONUMENT NI POÈTE NATIONAL PAGES 10, 11 ET 12 NORMAND BRATHWAITE GROSSE PRESSION PAGES 4 ET 5 sur cyberpresse.ca BLOGUE Discutez de musique avec le blogueur Alain Brunet sur cyberpresse.ca/brunet CALENDRIER Retrouvez toutes les activités culturelles de la semaine sur cyberpresse.ca/calendrier PHOTO FRANÇOIS ROY / ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE Entre une campagne électorale fédérale canadienne et une présidentielle américaine, pourquoi pas une session parlementaire tout ce qu'il y a de plus loufoque, sur la scène du Théâtre Saint-Denis?Juste avant l'Halloween, Pierre Légaré, Yvon Deschamps, Daniel Lemire, Pierrette Robitaille ainsi qu'une quinzaine d'humoristes et comédiens se transforment en premier ministre, chef de l'opposition, président de l'Assemblée nationale, ministres et députés pour remanier le Québec, dans les Parlementeries 4.>Àlire en pages2et 3.LES PARLEMENTERIES 4 LA POLITIQUE, ÇA DÉCOIFFE! ARTS ET SPECTACLES Le temps obsède Madonna.Compl è t ement.Da ns 4 Minutes, sur fond de tictac, elle répète que les aiguilles de l'horloge tournent, tournent et tournent.Dans Give It 2Me, elle assure que «rien ne l'arrêtera ».Surtout pas ses 50 ans bien sonnés.Dans Hung Up, c'est le bruit du cadran qui indique que «le temps s'écoule lentement pour tous ceux qui attendent ».Et Madonna, elle, n'attend jamais: elle recule les aiguilles de sa montre, devance toutes les modes et se réinvente en un battement de coeur (Heartbeat, quelqu'un?).Le temps obsède Madonna, qu'elle défie en s'astreignant à un régime alimentaire draconien, à des séances d'entraînement militaires et probablement à quelques coups de scalpel ici et là.Regardez son corps musclé et veineux.Impressionnant.Regardez son visage figé dans une quelconque substance synthétique.Effrayant.La tournée collante et sucrée de Madonna débarque à Montréal mercredi et jeudi au Centre Bell pour deux spectacles à guichets fermés.Comme en juin 2006, la reine de la pop s'amène avec toute sa cour, à l'exception de son roi, Guy Ritchie.La chanson Miles Away, extraite de sa dernière galette Hard Candy, mettait la table pour ce (prévisible) divorce: la Madone y déplore que son couple se porte mieux quand «6000 milles les séparent».En spectacle à Toronto ce soir et demain, la Material Girl posera ses malles Louis Vuitton à l'ultrachic hôtel Saint-James lundi ou mardi.Avis aux paparazzis et chasseurs d'autographes.La quinquagénaire joggera-t-elle sur la montagne?Dans le Vieux- Port?Retournera-t-elle casser la croûte au Time Café du boulevard Saint-Laurent?Sur la flamboyante scène du Centre Bell, la mère de Rocco et Lourdes interprétera une vingtaine de pièces, dont la moitié ont été extraites de son CD Hard Candy au son électro-pop.Le premier bloc comprend Candy Shop, Beat Goes On, Human Nature et Vogue.Dans le deuxième segment (Into the Groove, Heartbeat, Borderline, She's Not Me et Music), la chanteuse de Detroit offre une visibilité inouïe aux dessins et graffitis de l'artiste américain Keith Haring.Très joli.En t roisième pa rt ie , aux accents tziganes de l'Europe de l'Est (Devil Wouldn't Recognize Me, Spanish Lesson, Miles Away, La Isla Bonita et You Must Love Me), Madge ne cache pas son admiration pour le groupe gypsy-punk Gogol Bordello.D'ailleurs, la comédie Filth and Wisdom, qu'a réalisée la blonde chanteuse, met en vedette le chanteur de cette étrange formation, Eugene Hütz.Dans la portion finale, tous aux abris! Madonna ressort sa Gibson et noie Ray of Light et Hung Up dans une mer de distorsion.Tristesse.Heureusement, elle conclut sa prestation avec l'énergique Give It 2Me, sautillant comme une puce, les bras levés au ciel.Plus calculatrice qu'affectueuse et encore plus contrôlante qu'émotive.Madonna est probablement la star de la pop la plus froide sur une scène, invectivant constamment ses fans et pestant contre ceux qui osent la vénérer assis dans leurs fauteuils.Et vous savez quoi?Sa «Madgesté» donne toujours d'excellents spectacles.Mécaniques, bien sûr, mais diablement efficaces.La Material Girl trime.Et nous payons le prix de ses efforts.Souvent, on a le goût de lui crier : ouvre ton coeur, Madonna.Car, oui, nous avons peut-être la clé de la serrure.Mais c'est elle qui tient solidement le cadenas.Je lévite Avec So What de Pink.Une pétillante chansonpop, barbouillée de sons rock, qui donne le goût de bondir sur une piste de danse, le poing dans les airs, en envoyant promener toute la planète.Je l'évite Les pubs de tacos Old El Paso.En connaissez-vous bien des familles de benêts qui suspendent une piñata au lustre de la salle à manger, qui accrochent d'horribles peintures de cactus aux murs et qui ont «mucho plaisir » en engouffrant des tacos dont la sauce dégouline sur leurs cuisses?Socorro ! COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : hdumas@lapresse.ca Ouvre ton coeur, Madonna! HUGO DUMAS CHRONIQUE Madonna est probablement la star de la pop la plus froide sur une scène, invectivant constamment ses fans et pestant contre ceux qui osent la vénérer assis dans leurs fauteuils.HUMOUR LES PARLEMENTERIES 4 ISABELLE MASSÉ Les convictions séparatistes d'Yvon Deschamps ont, plus d'une fois, fait rêver des chefs de parti qui voyaient en lui un candidat idéal pour une élection.Mais le monologuiste n'a jamais vraiment songé à se lancer en politique.«On m'a approché quatre ou cinq fois, affirme Deschamps.Autant au fédéral qu'au provincial.» Chaque fois, il a rapidement décliné les propositions.sauf en 1976.«Le parti qui m'a approché était très insistant, raconte Deschamps.C'était rendu que je laissais tomber le Québec si je ne participais pas aux élections! Pendant trois semaines, chaque matin, une limousine est même venue se garer devant ma porte.C'est la seule fois où j'ai hésité, pour finalement dire non.Je ne suis pas politicien.Je suis plus efficace à faire ce que je fais.La politique est un métier, une passion.C'est aussi un tue-monde, un travail qui accapare six jours sur sept.Cela dit, je n'ai pas refusé pour une question de liberté, mais d'efficacité et d'utilité.» De patience peut-être aussi.«Une campagne électorale, c'est très long et répétitif.Imagine aux États-Unis! Deux ans! Je comprends pourquoi on finit par se crier des noms!» Yvon Deschamps préfère faire de la politique pour rire et s'amuser.Quatorze ans après avoir incarné un premier ministre dans les Parlementeries, le voici en chef de l'Action démagogique du Québec, l'opposition officielle du Parti misérable du premier ministre Daniel Lemire.«J'ai participé à deux Parlementeries et j'ai bien aimé ça.J'aime travailler en gang.On a tellement peu d'occasions de se voir.» Dans les trois premières Parlementeries, chaque humoriste y allait de ses meilleurs gags, concoctés ou non pour l'occasion.On avait davantage affaire à des numéros en solo qu'à un véritable spectacle de groupe.«Je parlais cinq minutes et le reste du temps, j'étais spectateur, note Daniel Lemire.Cette fois, le spectacle est plus théâtral.L'équipe de ministres est plus liée, mais les sujets sont récurrents: l'économie, les problèmes dans les urgences, la réforme en éducation, l'intégration des minorités, l'environnement.Il y a des interventions des premières Parlementeries qu'on pourrait reprendre cette année!» Savourons à nouveau cette réponse de Lemire, lors d'une conférence de presse de juin dernier, au sujet des priorités de son gouvernement misérable: «Réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer le système de santé et sortir avec Julie Couillard!» Pour le reste?Les créateurs se gardent bien de dévoiler même un punch de leur happening! Depuis avril, en compagnie de l'inséparable concepteur, auteur et metteur en scène Jean-Pierre Plante, Lemire, Deschamps et Pierre Légaré (qui incarnera le président de l'Assemblée nationale) planchent sur le spectacle qui donnera aussi la parole à Jean- François Mercier, Laurent Paquin, Cathy Gauthier, Boucar Diouf, Mario Jean, Guy Nantel, Sylvain Larocque, André Sauvé et Pierrette Robitaille, chef du Blocage québécois.«Sur scène, j'apporterai le gros nerf, la vitalité et l'aplomb», résume la comédienne.Tout cela en portant fièrement la jupe.«Il faut jouer du coude comme de la jambe dans ce milieu!» C'est que les femmes se font rares dans ces Parlementeries 4.Plus encore que sur les scènes parlementaires fédérale et provinciale ! «On en souhaitait davantage », dit toutefois Pierre Légaré.Qui sait, des comédiens ou humoristes mâles porteront peut-être aussi la jupe pour la circonstance! Pour l'instant, les pensées de Pierrette Robitaille sont avec celles qui se lancent en politique.«Les femmes doivent encore gueuler, pense la comédienne.On dit souvent qu'elles doivent être masculines pour faire ce genre d'emploi.C'est vrai.Elles sont aussi facilement critiquables.Elles font bonne figure au parlement, mais c'est plus dur pour elles.» Pierrette Robitaille estime toutefois, dans un même souffle, que monter un spectacle comme les Parlementeries au Québec est synonyme d'ouverture et de liberté d'expression.«Avec les Parlementeries, on fait un survol de la politique, constate-t-elle.C'est l'occasion pour les humoristes de parler de quelque chose qui leur tient à coeur.Et c'est sain de le faire.Nous sommes peu sur terre à pouvoir faire une telle chose.» «Dans beaucoup de pays, on permet de s'en prendre à l'ennemi, aux Américains par exemple au Proche-Orient, poursuit Pierre Légaré.Mais ici, enplus, le foupeut carrément s'amuser aux dépens du roi.Et c'est même attendu!» On imagine mal un Daniel Lemire se passer de blagues et remarques sur les décisions des politiciens, lui qui en a lancé de bonnes lors du récent spectacle contre les coupes dans les arts du gouvernement Harper.«Heureusement, la campagne électorale fédérale se terminait cette semaine, autrement, les gens auraient eu un haut-le-coeur, croit l'humoriste.» Inspirant pour un spectacle comme les Parlementeries?«Une campagne électorale l'est, c'est sûr, mais ce qu'on fait est fictif.On ne peut calquer de A à Z la réalité.» «Disons qu'on est à la politique ce que Les Boys sont au hockey, lance Pierre Légaré.De toute façon, les Parlementeries ne reproduit pas une campagne électorale, mais un gouvernement qui siège.» Le fait que Jean-Pierre Plante soit le conjoint de la ministre de la Culture Christine St-Pierre pourrait néanmoins injecterunréalisme supplémentaire aux Parlementeries.«Jean-Pierre est effectivement au fait de certains petits détails en chambre, note Yvon Deschamps, mais il ne mêlera pas sa vie privée au spectacle.» «Nous avons toujours fait notre métier chacunde notrebord.Même à l'époque où Christine était journaliste (à Radio-Canada).Je ne me mêlerai pas plus de sa carrière aujourd'hui.Cela dit, il se peut que, par un soir de folies, j'oublie des textes du spectacle dans le lit de la ministre », avait d'ailleurs lancé Jean-Pierre Plante en conférence de presse, en juin.Alors, si réalisme il y a aux Parlementeries, ce sera parce qu'on considère qu'une session parlementaire est vraiment drôle en soi ! Les Parlementeries 4, du 28 octobre au 4 novembre, au Théâtre Saint-Denis.LE SORT DU QUÉBEC EST Quatorze ans après les premières Parlementeries, Pierre Légaré, Daniel Lemire et Yvon Deschamps retournent en politique.Ce dernier cède, cette fois, son siège de premier ministre à Lemire.Quel avenir pour le Québec?DANIEL LEMIRE Premier ministre et chef du Parti misérable du Québec QUALITÉS Je sais bien m'entourer.et je délègue.DÉFAUTS Paresseux, pas au courant de mes dossiers et dépassé par les événements.À QUI NOUS FERA-T-IL PENSER?Je vais jouer un premier ministre 9 à 5, peu dévoué, peu passionné.De tels dirigeants, on en trouve plusieurs depuis l'ère Reagan ! SES MINISTRES Boucar Diouf, Cathy Gauthier, Jean- François Mercier et Laurent Paquin.YVON DESCHAMPS Chef de l'Action démagogique du Québec QUALITÉS Déterminé et opiniâtre.DÉFAUTS Têtu et ostineux.À QUI NOUS FERA-T-IL PENSER?À moi-même! Je vais prendre ma voix sur scène.J'ai de bons imitateurs, mais je suis un des meilleurs pour m'incarner! Cela dit, si Mario Dumont me voit aller, ça va peut-être l'inspirer ! SON DÉPUTÉ André Sauvé.PIERRETTE ROBITAILLE Chef du Blocage québécois QUALITÉ Elle caresse le rêve du fameux pays.Une illusion peut-être, mais elle ne lâche pas.DÉFAUT Lire ce que j'ai dit ci-dessus, à «Qualité » ! À QUI NOUS FERA-T-ELLE PENSER?À Pauline Marois.SES DÉPUTÉS Mario Jean, Sylvain Larocque et Guy Nantel.PIERRE LÉGARÉ Président de l'Assemblée nationale QUALITÉS Rigoureux et ponctuel DÉFAUT Désabusé.Il a toujours été président de l'Assemblée nationale.Pour lui, la politique est un club privé.Si ce n'était pas des électeurs, la politique serait l'fun à faire ! « Dans beaucoup de pays, on permet de s'en prendre à l'ennemi, aux Américains par exemple au Proche- Orient.Mais ici, en plus, le fou peut carrément s'amuser aux dépens du roi.Et c'est même attendu! » Yvon Deschamps, Pierre Légaré et Daniel Lemire.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE En nomination Diffuseur de spectacle de l'année Gala de ADISQ 2008 Close to the Edge 18 octobre à 20h Anthony Kavanagh 18 octobre à 20h Les Violons du Roy 19 octobre à 15h30 Plume Latraverse 24 octobre à 20h Sur scène près de chez vous à Saint-Jean-sur-Richelieu www.spec.qc.ca : Plus de 175 spectacles par année 1 888 443-3949 CE SOIR CE SOIR NOUVEAU CHAN TEUR DE YES Hommage à YES 3573041A ARTS ET SPECTACLES Les artistes québécois sont contents, ma is déçus.Contents de constater que leurs protestations ont porté leurs fruits et empêché, au Québec du moins, les conservateurs de former un gouvernement majoritaire.Déçus parce que, malgré tout, les conservateurs ont été élus, plus forts et plus nombreux qu'avant.Au lendemain du vote, tous les principaux journaux sont revenus sur la question des arts et ont sondé, qui les reins de Michel Rivard, qui le coeur de Vincent Graton, qui la guitare de Pierre Lapointe.En soi, c'est déjà une immense victoire pour le milieu culturel qui, pour une rare fois, a été partie prenante d'un enjeu dont il est habituellement exclu.Qui se soucie des artistes pendant les élections fédérales?Personne.Combien de débats des chefs ont déjà soulevé des questions d'art et de culture?Aucun jusqu'au plus récent débat.Cela ne veut pas dire qu'à partir de maintenant, la culture va faire partie des meubles de ce pays au même titre que la santé ou l'économie, mais tout de même, un pas important a été franchi.Il est le signe que lorsque les artistes se sentent suffisamment menacés pour passer à l'action de manière solidaire, ils peuvent faire une différence.Cela dit, ne nous racontons pas des histoires: les artistes ont été aussi bons à saisir la balle au bond que leurs adversaires conservateurs ont été maladroits, lents à réagir et souvent carrément à côté de la plaque.Avec un peu de stratégie, un peu de sensibilité et une meilleure compréhension de l'inconscient collectif québécois, les conservateurs auraient pu réparer les dégâts avant l'issue finale.Pour cela évidemment, il aurait fallu qu'au lieu de se cacher au fond d'une grotte ou de se pousser avec les peintres du dimanche de sa circonscription, Josée Verner ait eu le courage de confronter les artistes, de leur proposer un plan B et, surtout, de les rassurer sur l'importance qu'elle accorde à la culture.C'était trop lui demander.À sa décharge, disons que son chef n'a pas fait mieux.Au lieu de tendre la main aux artistes, Stephen Harper a préféré les attaquer à grands coups de sarcasmes électoralistes.Puis à minuit moins cinq, les conservateurs se sont réveillés et ont lancé un os à la meute affamée: le retrait de l'amendement au projet de loi C-10 qui permettait au gouvernement de refuser le financement de tout film dont les propos seraient contraires à l'ordre public.Même si personne n'a applaudi, le point gagnant est allé aux artistes, à qui Harper venait de donner raison.Reste que cette victoire morale des artistes vient avec deux bémols.Le premier, c'est que Josée Verner, soi-disant «l'ennemie numéro un des arts», a été réélue avec une belle majorité alors que Michael Fortier, le seul vrai allié du milieu culturel montréalais, a été défait.Bien qu'il ne soit pas le plus engageant des hommes, Fortier s'est démené pour Montréal et a fait avancer rondement certains dossiers comme le Quartier des spectacles.Si Gilbert Rozon s'est porté à son secours à la dernière heure, c'est parce que l'implication du ministre à Montréal a été payante.Avec son successeur, probablement Lawrence Cannon, un gars né à Québec qui vit depuis plus de 10 ans à Gatineau, il va falloir recommencer à zéro.Rien pour aider Montréal ni dissiper le nuage de morosité qui plane sur la ville.Deuxième bémol, les conservateurs n'ont pas la réputation de pardonner facilement à ceux qui les ont offensés.On les dit rancuniers et portés sur les règlements de comptes.Et même si les structures des institutions culturelles fédérales sont démocratiques et à l'abri des tentations de représailles, on se doute que les conservateurs ne portent pas les artistes québécois dans leur coeur en ce moment.Espérons que le froid sera temporaire et surtout que les artistes qui ont gueulé le plus fort ne se retrouveront pas, comme par hasard, sur la paille l'hiver prochain.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : npetrows@lapresse.ca Une victoire, deux bémols.NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE Cette victoire morale des artistes vient avec deux bémols.Le premier, c'est que Josée Verner, soi-disant «l'ennemie numéro un des arts », a été réélue avec une belle majorité alors que Michael Fortier, le seul vrai allié du milieu culturel montréalais, a été défait.ENTRE LEURS MAINS! PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE «Avec les Parlementeries, on fait un survol de la politique, constate Pierrette Robitaille, ci-dessus entourée de ses complices Daniel Lemire, Yvon Deschamps et Pierre Légaré.C'est l'occasion pour les humoristes de parler de quelque chose qui leur tient à coeur.Et c'est sain de le faire.Nous sommes peu sur terre à pouvoir faire une telle chose.» billets Métropolis / savoy 59 sainte-Catherine est 514 908-9090 ticketpro.ca théâtre outre Mont 514 908-9090 ticketpro.ca billeterie centrale du festival gésù \u2014 centre de créativité 514 790-1245 admission.com club soda 514 908-9090 ticketpro.ca en vente maintenant ! hôtel officiel ron sexs Mith dimanche 19 octobre, 20h club soda première partie : Meaghan smith jeudi 30 octobre, 20h Métropolis susie arioli featuring Jordan officer jeudi 27 novembre, 20h théâtre outremont robertson lancement d'album Favorite people plus invité scott c lundi 17 novembre, 20h30 savoy du Métropolis François richard nouvel orchestra avec artiste invité Mark Feldman vendredi 13 février, 20h gésù \u2014 centre de créativité présente to urnée de son nouvel album exit strategy of the soul demain soir ! billets en vente àlaporte du club soda le retour du leader des ta lking heads ! nouvel album, nouveau spectacle ! le créateur de bullfrog 3592181A FRANCI S CABREL EN SPECTACLE présentent et Invitée spéciale : Catherine Durand À Montréal, Théâtre St-Denis 21, 22 et 23 avril 2009 www.ticketpro.ca / 514-790-1111 ou sans frais 1-800-866-908-9090 au Théâtre St-Denis : 1594 St-Denis 3591363A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION NATHALIE PETROWSKI Le 27 août dernier, Normand Brathwaite a eu 50 ans.Et contre toute attente, le nouveau quinquagénaire n'a pas fait de gros pow-wow dans sa résidence secondaire d'Ormstown, ni invité 250 de ses meilleurs amis pour célébrer un demi-siècle de vie, dont 30 années marquées par le succès, le travail et le fric.En lieu et place, Brathwaite est parti au Mexique avec sa femme Marie-Claude, leur fils de 12 ans et Elizabeth, la belle grande fille qu'il a eue avec la chanteuse Johanne Blouin.Pourtant, un mois avant l'anniversaire, Brathwaite avait sérieusement l'intention d'organiser une fête.Mais plus la date approchait, plus l'événement prenait de l'ampleur au point de devenir non plus une simple fête, mais une énorme et coûteuse production.«Le jour où j'ai compris que mon affaire, c'était rendu plus gros que Woodstock en Beauce, avec le cue sheet, le traiteur, les projecteurs, les musiciens, les hélicoptères dans le ciel, les gardiens avec des écouteurs qui dirigent le trafic et moi qui me promène partout sur le terrain avec un walkie-talkie, j'ai décidé de tout annuler.Ça n'avait aucun bon sens.C'était bien trop de pression.» Autant dire que ce n'était pas la première fois que Normand Brathwaite se rendait jusqu'à l'extrême limite de son endurance physique et mentale.Victime d'épuisement professionnel il y a deux ans alors qu'il animait depuis 15 ans l'émission du matin à CKOI-FM, Brathwaite est probablement le seul épuisé professionnel au Québec, sinon au monde, qui a été incapable d'arrêter de travailler pour se soigner.« Tout arrêter aurait été la pire chose à faire.Je crois bien que j'en serais mort.Moi, même quand je travaille, je me sens parfois inutile, alors imaginez s'il avait fallu que je ne travaille plus pendant six mois ou un an.Il n'en demeure pas moins que j'ai perdu deux ans de ma vie à souffrir et à me sentir comme le pire des losers.Heureusement qu'il y avait les pilules et ma psy.J'ai fini par passer au travers et aujourd'hui, je me sens plus en forme que jamais.» Assis à l'entrée de la salle à manger du restaurant japonais Kaizen où il a sa table, ses habitudes et un compte ouvert à l'année, Brathwaite touche à peine à l'assiette de thon cru que le chef lui a préparée.Et cette indifférence qu'il réserve à ce plat délicieux m'apparaît comme une belle métaphore sur le rapport que Brathwaite entretient avec le plaisir.Non pas que l'animateur ne profite pas de la vie ni du luxe que sa fortune lui procure.Le jour de notre rencontre, par exemple, il se préparait à passer le congé de l'Action de grâce dans une suite cinq étoiles à l'hôtel du lac Leamy à Gatineau avec sa femme et son fils.Et pas question de se taper deux heures de route pour s'y rendre.Depuis qu'il a acheté un hélicoptère Robinson à quatre places (pour la modique somme de 350 000$), il ne se déplace presque plus que dans les airs.Certains midismême, il saute dans l'hélico piloté par son ami Normand Dubé ou par sa femme et va luncher dans le resto d'une pourvoirie de Lanaudière au bord d'un lac.Bref, l'argent lui permet de se payer un paquet de petits et grands plaisirs auxquels le commun des mortels et son frère, le petit salarié, n'auront jamais accès.Bourreau de travail Reste que la vie de Normand Brathwaite depuis ses débuts en 1980 dans la comédie Chez Denise, puis au théâtre dans La cage aux folles, semble être une suite ininterrompue de contrats et d'engagements tournant autour d'un unique astre: le travail, la grande valeur de sa vie.Depuis Le match des étoiles jusqu'à Grosse vie en passant par Belle et Bum, les pubs de Réno- Dépôt, sans oublier les galas et la Fête nationale, Brathwaite semble passer sa vie à animer une émission ou un événement.Si le stakhanovisme, cette doctrine stalinienne qui faisait l'apologie du travailleur productif et entièrement dévoué à son travail était d'origine québécoise, il en serait la plus parfaite incarnation.Comme l'ouvrier Stakhanov, Brathwaite est un bourreau de travail qui prend rarement le temps de souffler.Pourtant avec la fortune qu'il a amassée au fil des ans, il pourrait se contenter de faire une apparition de temps à autre à la télé et de se la couler douce le reste de l'année.Mais non.Il faut à tout prix qu'il travaille.Pourquoi ?«Parce que j'aime ça et aussi parce que dans notre famille, tout le monde travaillait.Mon père travaillait tout le temps sur les chantiers de construction.Même chose pour mes oncles qui travaillaient sur les trains.Plus tard, quand j'ai étudié le théâtre à Sainte-Thérèse, je me souviens qu'un prof m'avait prédit que je ne travaillerais jamais comme comédien.Et le pire, c'est que j'étais convaincu qu'il avait raison.Dans ma tête à cette époque- là, je me disais : je suis noir et, à part Othello au théâtre, je vois vraiment pas ce que je vais pouvoir jouer.» De pur et dur à vedette L'histoire semble exagérée.Après tout, pourquoi Brathwaite GROSSE PRESSION ENTREVUE NORMAND BRATHWAITE En près de 30 ans de carrière, Normand Brathwaite a réussi l'exploit d'animer des centaines d'émissions, des dizaines de galas, de gagner des millions de dollars, de se payer de grosses maisons, de grosses bagnoles et au moins un hélicoptère, sans écoeurer le peuple ni se faire trop d'ennemis.Son secret ?Il n'a jamais rien caché à personne comme en témoigne Grosse vie, une sitcom inspirée de sa vie et de son personnage public.Portrait d'un homme en forme de livre ouvert.«C'est presque un nouveau métier pour moi.Moi, quand je suis animateur, je m'occupe de tout.Du chanteur espagnol jusqu'à la maquilleuse.Mais comme comédien, c'est très différent.Les heures sont plus longues.On commence le matin.On finit tard le soir.C'est pas la même énergie, mais je m'y habitue.» [DÈS LE 4 NOVEMBRE] TNM.QC.CA 514.866.8668 D'HAROLD PINTER TRADUCTION RENÉ GINGRAS MISE EN SCÈNE YVES DESGAG NÉS AVEC BENOÎT GIRARD +NOÉMIE GODIN-VIGNEAU+ JEAN-FRANÇOIS PICHETTE + HUBERT PROULX + PATRICE ROBITAILLE ETMARCEL SABOURIN Assistance à la mise en scène et régie CLAUDE LEMELIN les concepteurs MARTIN FERLAND + JUDY JONKER + MICHEL BEAULIEU + CATHERINE GADOUAS + NORMAND BLAIS + FRANÇOIS CYR LA PIÈCELAPLUSCÉ LÈBRE, LA PLUS CORROSIVE ET LA PLUS TROUBL ANTE D'HAROLDPINTER 3592386A Théâtre Jean-Duceppe duceppe.com décor Pierre Labonté costumes François Barbeau éclairages Claude Accolas musique Christian Thomas accessoires Normand Blais Le Lion en hiver de James Goldman mise en scène de Daniel Roussel traduction d'Elizabeth Bourget Du 29 octobre au 6 Décembre Monique Miller Michel Dumont Mathieu Bourguet Evelyne Brochu Sébastien Delorme Patrice Godin Olivier Morin Laurent Duceppe- Deschênes Marcel Girard 3592423A ARTS ET SPECTACLES TÉLÉVISION PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Victime d'épuisement professionnel il y a deux ans alors qu'il animait depuis 15 ans l'émission du matin à CKOI-FM, Brathwaite est probablement le seul épuisé professionnel au Québec, sinon au monde, qui a été incapable d'arrêter de travailler pour se soigner.aurait-il étudié en théâtre s'il n'y voyait pas de débouchés?«Pour être tout à fait honnête, j 'aurais voulu être musicien, mais comme je n'avais pas de bases suffisantes pour m'inscrire en musique à Vincent-d'Indy, je me suis tourné vers le théâtre.C'était en 1976.Mon meilleur ami, c'était Marc Béland.Lui voulait devenir une vedette alors que moi, j'étais un pur et dur qui ne voulait faire que du Brecht, du Beckett, du Tremblay à la rigueur, au théâtre.Et puis, la vie a fait que c'est le contraire qui s'est produit.À 20 ans, avec Chez Denise et La cage aux folles, je suis devenue une vedette.Je me souviens d'avoir vu Marc Béland un jour dans la rue.Il avait les cheveux verts et portait une jupe écossaise, alors que moi j'étais en habit au volant de mon Audi 7.C'est bien pour dire.» Non seulement les rôles entre les deux amis ont-ils été inversés, mais le pur et dur qui ne voulait jouer que du Brecht a abandonné l'interprétation pour devenir un animateur à temps plein.Retour au jeu Après Chez Denise qui a pris fin en 1982, Normand Brathwaite n'a plus jamais joué de rôle à la télé, au théâtre ou au cinéma.Grosse vie marque donc pour lui un retour au jeu après plus de 25 ans d'absence.«C'est presque un nouveau métier pour moi, explique-t-il.Moi, quand je suis animateur, je m'occupe de tout.Du chanteur espagnol jusqu'à la maquilleuse.Mais comme comédien, c'est très différent.Les heures sont plus longues.On commence le matin.On finit tard le soir.C'est pas la même énergie, mais je m'y habitue.Et puis, quel plaisir de me retrouver parmi des comédiens comme Sophie Prégent, Gilles Renaud et Rita Lafontaine que j'adore.» Le plaisir est peut-être au rendez-vous pour la bande de Grosse vie, mais l'émission a vécu quelques revers et a dû essuyer des critiques sévères.Après des premières cotes d'écoute tournant autour de 800 000, Grosse vie a connu une chute presque aussi spectaculaire que le Dow Jones.«Normal, répond Brathwaite.On a été déchiquetés par la critique puis attaqué par Occupation double.Mais moi, je persiste à croire que Grosse vie est une bonne petite comédie de situation comme dans le bon vieux temps de Chez Denise, avec de super bons acteurs et des textes très efficaces de Martin Forget, l'auteur de Km/h.» Brathwaite jure que les rires que l'on entend constamment à l'écran ne sont pas des rires en canne, mais de vrais rires du public qui assiste à l'enregistrement.Il concède toutefois que ces rires dérangent une partie des téléspectateurs de la SRC, à cause de leur côté vieillot et décalé.«C'est clair que si on revient l'an prochain, on va essayer de régler le problème des rires, mais en attendant, faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'une sitcom traditionnelle conçue en fonction de l'artiste populaire et familial que je suis.C'est sûr qu'on ne réinvente pas la télévision, mais ce n'était pas le mandat de toute façon.Et puis, il y a des gens qui aiment ça et il faut les respecter.» Étrangement, au moment même où il revenait au jeu à Radio-Canada, Brathwaite entamait des discussions avec son ancien employeur, CKOI-FM.L'animateur ne dit pas non à un éventuel retour à la radio le matin, mais à certaines conditions.Entre autres, il ne veut plus être obligé de parler de Loft Story tous les matins que le Bon Dieu amène.Pour le reste, il est prêt à se lever à nouveau aux aurores et à reprendre du service.À CKOI ou ailleurs.Grosse pression ou non, ce n'est pas demain la veille que Normand Brathwaite va réduire sa charge de travail.VA R I É T É S cabaret du casino de montréal Vénus : 20 h 30.cabaret juste pour rire Jay Reatard : 21 h 30.la tulipe Pop 80: 21 h.l'étoile quartier dix30 rive.sud Daniel Bélanger : 20 h.salle pauline.julien Plume Latraverse : 20 h.salle wilfrid.pelletier .Place des Arts) Martin Matte : 20 h.théâtre corona Beatles Story : 20 h.théâtre de la ville .Longueuil) Bia : salle JLM, 20 h.Patricia Paquin et Mathieu Gratton, Les Ex : salle P & W, 20 h.l'olympia de montréal Best of Broadway : 22 h.métropolis Danzig - Dimmu Borgir : 20 h.monument national Fred Pellerin : 20 h.salle andré.mathieu .Laval) Mike Goudreau : 20 h.SPECTACLES 3591356A 3590755A 3591372 3590878A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE LAURENCE BRUNSON Jeudi, Dan Bigras a dévoilé le nom des artistes qui participeront au 18e Show du Refuge.Ce porte-parole et ami de longue date du Refuge des jeunes de Montréal portera pour la troisième fois sa casquette de metteur en scène.Le parterre d'artistes qu'il encadrera au Théâtre Saint- Denis, le 19 novembre, a de quoi impressionner.Avec la participation de Dany Bédar, Nicola Ciccone, Natalie Choquette, Richard Desjardins, Lulu Hugues, Florence K, Renée Martel, Kim Richardson, Samian, Marie Élaine Thibert et les cordes de l'Orchestre symphonique de l'école Joseph-François Perreault, le spectacle fera une part belle à la diversité musicale.La télédiffusion du spectacle est prévue en décembre, à l'antenne de Radio-Canada.La mobilisation de toutes ces célébrités volontaires et engagées ne sera pas de trop.Les domaines d'intervention du Refuge sont larges et pour assurer ses missions d'accueil, de soins et de dépannage d'urgence, son budget annuel avoisine 1 200 000$.Les spectacles ont rapporté jusqu'ici l'équivalent de deux ans d'autofinancement.Le 18e Show du Refuge, le 19 novembre, 20h, au Théâtre Saint-Denis ; billets en vente aujourd'hui, à compter de midi.18e SHOW DU REFUGE Soirée éclectique PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Nicola Ciccone (à droite), heureux de donner un coup de pouce au Refuge et à Dan Bigras. MARTINMATTE.COM RIEZENCORE.COM CONDAMNÉ À L'EXCELLENCE DÉJÀ PLUSDE BILLETS VENDUS CT 10 JUIN 2009 11 JUIN 2009 12 JUIN 2009 13 JUIN 2009 THÉÂTRE SAINT-DENIS 514 790.1111 / TICKETPRO.CA 18 MARS 2009 19 MARS 2009 20 MARS 2009 21 MARS 2009 26 NOVEMBRE 27 NOVEMBRE 28 NOVEMBRE 29 NOVEMBRE COCOMPLET MPLET CO MPLET CO MPLET CO GAGNANT DE 4 OLIVIER SPECTACLE D'HUMOUR DE L'ANNÉE SPECTACLE LE PLUS POPULAIRE AUTEURS D'HUMOUR DE L'ANNÉE DVD D'HUMOUR DE L'ANNÉE SPECTACLE DE L'ANNÉE-HUMOUR SCRIPTEURS DE SPECTACLE DE L'ANNÉE SITE INTERNET DE L'ANNÉE NOMINATIONS 3À L'ADISQ 2008 3592031A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE SUR LES PLANCHES DANZIG ET DIMMU BORGIR, ce soir au Métropolis.RON SEXSMITH, demain au Club Soda.HERCULES AND LOVE AFFAIR, demain au Saints.GILLES VIGNEAULT, de mardi au samedi au TNM.CATHERINE MAJOR, mercredi au Club Soda.MADONNA, mercredi et jeudi au Centre Bell.ALEXANDRE DÉSILETS, jeudi au Théâtre Outremont.DAVID USHER, jeudi au Métropolis.WE AREWOLVES, jeudi au Divan Orange.KATAKLYSM, vendredi au Medley.DUFFY, vendredi au Métropolis.HEDLEY, vendredi au Club Soda.Madonna MARIE-CHRISTINE BLAIS «Tu vas écrire, hein, que je reste un rockeur, que mon virage piano, c'est une expérience volontaire, mais temporaire?» Oui, Martin, on va l'écrire.Et on comprend le chanteur d'être un brin inquiet : quoi, le gars qui rocke Intense (titre de son précédent album), qui a déjà interprété du Offenbach, qui fait de la moto, joue de la basse et de la batterie, serait devenu un crooner?Niet, pantoute.«En fait, après le full rock, quasi métal d'Intense, j'avais envie de pousser mes limites dans l'autre direction pour faire du bien au monde, explique Deschamps.Que les gens soient apaisés, consolés par de belles chansons.Jusqu'ici, j'ai essayé de transmettre ça avec le non verbal, mais là, j'avais envie de le dire au monde dans le verbal et dans la franchise.» Le piano et la voix a vu le jour grâce à une chanson envoyée par le compositeur québécois Paul Baillargeon, qui vit à Los Angeles et qui a composé aussi bien la musique de La route 11 pour Jean-Pierre Ferland que celle de La colombe pour Céline Dion ainsi que la musique\u2026 des séries Star Trek : Deep Space, Voyager et Enterprise.Pas moins de sept des 13 chansons de l'album sont signées Paul Baillargeon.On y trouve aussi une reprise de La voix que j'ai, popularisée par Offenbach, et une version acoustique de Quand, un des succès de Deschamps («mais on l'a baissé d'un ton, ça fait moins fâché! »).Des pianistes différents Et d'où lui est venue l'idée de demander à des pianistes aussi différents de l'accompagner, d'enregistrer en direct avec lui en studio?«D'abord, au piano, moi, je suis juste capable de m'accompagner en chantant Faut que j'me pousse, pas plus (rires).Richard Abel, j'ai travaillé avec lui en Europe pour un spectacle pour l'UNESCO à Paris avec Nanette Workman et Yves Duteil! Lorraine Desmarais, je ne la connaissais pas personnellement, mais j'allais assister aux ateliers de piano jazz qu'elle donnait au cégep Saint-Laurent où étudiait mon ami Bernard (Quessy, qui joue lui aussi sur l'album).Vic Vogel, c'est bien sûr pendant l'expérience Offenbach - et je voulais absolument faire un scat avec lui, on l'a fait ! Daniel Lavoie, je l'ai rencontré au 400e de Québec; je parlais de mon projet à Michel Rivard, qui me pointe Lavoie, qui joue vraiment bien du piano.«Ouain, que je lui réponds, mais y est grand!» Je suis allé parler à Daniel quand même: c'est vrai qu'y est grand (rires), mais il a accepté dretlà.» » Lavoie a même signé une chanson sur l'album.Comme toutes celles qui y figurent, elle permet de découvrir la voix de Deschamps et ses nuances, souvent étonnantes, de l'extrême tendresse au scat rigolo.«Je suis devenu mon propre producteur, je vole de mes propres ailes, et j'étais avide, au début, de faire un projet qui ne coûte pas les yeux de la tête.Ben, finalement, ça coûte cher aussi, faire un disque piano-voix (rires) et c'est autant de travail.Ce qui m'a frappé, c'est que tout le monde m'a fait confiance et m'a aidé - si tu savais comme on a été gentil avec moi pour m'apprendre à m'organiser avec les droits d'auteur, les droits voisins, etc.Ça rassure son homme.» Cet album aura-t-il une suite?Donnera-t-il lieu à des spectacles?«Ça dépend.Mais depuis un an, on rode un show pianovoix et on réalise que les gens rient, pleurent et repartent très heureux.On défend plein de causes, et c'est important.Mais des fois, c'est aussi important de parler d'espoir aux gens.» MARTIN DESCHAMPS Cette voix qu'il a Qui d'autre que Martin Deschamps aurait pu réunir sur le même album les pianistes Lorraine Desmarais et Richard Abel, Vic Vogel et Daniel Lavoie, Claude «Mégo» Lemay et Guy St-Onge ?Et cette liste n'est pas exhaustive.Tous ont en effet accepté d'accompagner simplement Martin sur un disque dont le titre résume la démarche : Le piano et la voix, lancé il y a quelques jours.PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE «Je suis devenu mon propre producteur, je vole de mes propres ailes, et j'étais avide, au début, de faire un projet qui ne coûte pas les yeux de la tête.Ben, finalement, ça coûte cher aussi, faire un disque piano-voix (rires) », lance Martin Deschamps, très reconnaissant envers tous ceux qui lui ont fait confiance et l'ont aidé.«Après le full rock, quasi métal d'Intense, j'avais envie de pousser mes limites dans l'autre direction pour faire du bien au monde.» «Ilest l'héritier des plus grands.Un des êtres les plus déroutants que j'ai rencontrés.J'y retournerais ce soir.Ilm'a eu! » \u201498,5 FM Puisqu'il faut se lever, Sylvain Ménard Théâtre Maisonneuve Place des Arts 2 au 4 janvier 2009 (514) 842-2112 L'Étoile Quartier Dix/30 23 au 25 octobre 18 au 22 février 2009 - supp.(450) 676-1030 Salle André-Mathieu 1 et 2 novembre Théâtre Marcellin-Champagnat 7 et 8 décembre - supp.(450) 667-2040 «Lanouvelle sensation dans le monde de l'humour! Il rappelle Sol, Yvon Deschamps et Pierre Légaré.» \u2014Rhythme FM, Les matins de Montréal, Va lérie Guibbaud «L'attente valait la peine :l'humoriste est fou fou fou.La découverte de l'année au dernier Gala des Olivier a assurément trouvé sa place en humour.» \u2014Le Journal de Montréal, Caroline Roy SUPPLÉMENTAIRES 2 AU 4 JANVIER, PLACE DES ARTS 3591948A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALAIN BRUNET Frank Zappa est mort le 4 décembre 1993, à l'âge de 52 ans.Chaque année passée depuis sa disparition prématurée (un cancer de la prostate), renforce cette idée: Frank doit être considéré comme l'un des grands compositeurs de la musique moderne américaine, au même titre que George Gershwin, Duke Ellington, Cole Porter, Charlie Parker, Wayne Shorter, Philip Glass ou Steve Reich.D'où la nécessité pour les mélomanes de bien saisir l'envergure de son oeuvre.Grâce (notamment) à fiston Dweezil, 39 ans, dont l'orchestre Zappa Plays Zappa ne cesse d'explorer le vaste répertoire.Encore faut-il rappeler que l'imaginaire sonore du paternel était plus que foisonnant, il absorbait la pop culture dans son ensemble, en amalgamait les matériaux dans une oeuvre monumentale, et ce sans en perdre les vertus divertissantes.Pop parodiée, attitude rock, bruitisme, ponctions de musique contemporaine, easy listening, funk, blues, ja zz moderne, musique électronique, bref tous les sons zappiens ont transcendé leu r époque en plus d'en avoir constitué des col lages spec tac ulaires, aux antipodes de l'académisme.Ce qui justifie amplement un orchestre exclusivement consacré à son oeuvre.« Nous av ions amorcé ce travail avec l'intention de le reprendre annuellement, pour ainsi consolider l'auditoire de Frank bien au-delà de ses fans originels.Et lui faire réaliser entre autres que mon père n'était pas le Weird Al Yankovic de son époque.Que sa musique allait bien au-delà de l'ironie, de la satire ou la comédie.Il leur faut découvrir toute la profondeur de sa musique.Et ça ne fait que commencer », souligne Dweezil Zappa, joint à son domicile californien.Contexte plus intimiste Dans un contexte plus intimiste que celui des tournées précédentes, le guitariste et sa bande comptent remplir deux Gesù d'affilée.«Le défi, estime-t-il en outre, est de présenter un répertoire différent chaque soir et de s'adapter à chaque auditoire de notre itinéraire.Par exemple, nous venons tout juste de mettre au point l'interprétation de Billy The Moutain.Une demi-heure de musique ! Vous savez, cette pièce n'a pas été jouée depuis 30 ans!» Zappa plays Zappa, pense Dweezil, est un concept qui pourra durer car il peut s'appuyer sur un répertoire assez considérable pour des années de tournée.Des noms vendeurs «Nous maîtrisons désormais plus de 60 pièces, nous avons travaillé très fort pour apprendre la musique de Frank.Plus nous la comprenons, plus nous apprécions les qualités de compositeur de mon père.Il y a tant de musique à choisir! Ce changement permanent de programme dépend aussi de l'humeur des musiciens dont je m'efforce de mettre en relief les qualités de solistes.» En 2006, Zappa Plays Zappa se présentait sur scène avec des invités spéciaux, des musiciens ayant collaboré avec le paternel -Steve Vai, etc.Ce n'est plus le cas.« Il faut dire que je n'avais pas planifié les choses ainsi, précise Dweezil.Les promoteurs voulaient des noms connus pour remplir leurs salles.Je leur disais toujours que ce choix était risqué, c'est-à-dire qu'on faisait sentir aux fans que seuls les collaborateurs originels de Frank pouvaient jouer cette musique, alors que les compositions de Frank se suffisent à elles-mêmes.À mon sens, donc, on donnait plus de poids que nécessaire aux musiciens ayant joué avec mon père.Et ce, au détriment des plus jeunes générations qui n'écoutent pas cette musique avec nostalgie.» Pas de problème d'identité Même s'il s'applique à en perpétuer l'impact, Dweezil Zappa refuse cette idée d'être bouffé par la musique du paternel.«Dans Zappa Plays Zappa, je joue consciemment la guitare à la manière de mon père, sans faire de transgressions.Or, mon jeu diffère considérablement lorsqu'il s'agit de présenter ma propre musique.En fait, je n'ai jamais été inquiété par quelque perte d'identité.Bien sûr, je veux jouer mon propre matériel, mais.apprendre la musique de Frank est la meilleure éducation musicale que mes musiciens et moi puissions espérer.» Zappa Plays Zappa, au Gesù les 24 et 25 octobre.La première représentation est à guichets fermés.DWEEZIL ZAPPA Quinze ans après la mort du paternel PHOTO TIRÉE DU SITE INTERNET DE DWEEZIL ZAPPA «Dans Zappa Plays Zappa, je joue consciemment la guitare à la manière de mon père, sans faire de transgressions.Or, mon jeu diffère considérablement lorsqu'il s'agit de présenter ma propre musique», dit Dweezil Zappa.Zappa plays Zappa revient pour la troisième fois à Montréal depuis la création en 2006 de cet orchestre permanent dirigé par fiston Dweezil, un des quatre enfants du fameux musicien disparu.Cette paire de concerts au Gesù, vendredi et samedi prochains, sera assurément différente des escales précédentes, annonce le guitariste.«Plus nous la comprenons (la musique de Frank Zappa), plus nous apprécions les qualités de compositeur de mon père.» DU 18 AU 21 FÉVRIER 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA LES ARTS FINANCIÈRE SUN LIFE L'ÉVÉNEMENT DU 10e ANNIVERSAIRE DU FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRE BILLETTERIE: CAPITAUX LES 45 MUSICIENS, 16 DANSEURS ET 10 CHANTEURS COMÉDIENS ! présenté par en collaboration avec SPECTACLE D'OUVERTURE INFO-LUMIÈRE: 514 288-9955 1 888 477-9955 MONTREALENLUMIERE.COM PREMIÈRE GRANDE MISE EN SCÈNE OPÉRATIQUE DE FRANÇOIS GIRARD À MONTRÉAL MONTÉ PAR L'OPÉRA DE LYON CAPI PÉCHÉS LEVOL DELINDBERGH DEUX OEUVRES DE KURT WEILL ET BERTOLT BRECHT MAGDALENA ANNA HOFMANN SOPRANO MARIE CHOUINARD CHORÉGRAPHE FRANÇOIS SÉGUIN DÉCORS YVES JACQUES RÉCITANT WALTER BOUDREAU DIRECTEUR MUSICAL 3592180A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS 1.Get Back, Beatles, 1970 «Au départ, on ne devait pas la faire en spectacle, mais quand on l'a essayée pour se réchauffer avant les représentations, on avait tellement de plaisir.Je trouve qu'elle est le reflet de ce que mon band est.Le fun, la complicité rapide, c'est nous autres, ça.» 2 et 3.Message in a Bottle et Roxanne, The Police, 1979 et 1978 «L'énergie pure.Quand on fait ces deux chansons-là, c'est six minutes de cardio! On a enregistré le volume 2 live, tous ensemble, mais sans public: eh bien, Roxanne, on l'a enregistrée en une seule prise.» 4.Hold The Line, Toto, 1978 «C'est le côté épique du spectacle.Et je trouve qu'elle sonne très années 80, elle les annonce.En plus, c'est pour moi un petit défi vocal vraiment intéressant.» 5 et 6.Baby I Love Your Way et Show Me The Way, Peter Frampton, 1975 «Dans le spectacle, on vient de rider comme des malades, avec de la grosse énergie.Là, on retrouve un peu de calme, avec un côté mélodique, de la guitare acoustique.Au début, j'étais pas sûr de la garder pour le spectacle.Finalement, elle fait du bien à tout le monde, sur scène et dans la salle!» 7.Band on the Run, Paul Mc Cartney, 1973 «C'est ma jeunesse, mon adolescence, c'est le disque que je mettais à côté de mon lit, sur mon petit pick-up.Et l'introduction au complet, c'est un truc égoïste, qu'on fait pour se faire plaisir sur scène, comme musiciens.Et certains soirs, pour rigoler, on chante Bernard Derome, Bernard Derome\u2026» 8.School, Supertramp, 1974 «Une des premières chansons choisies pour le show.On la joue plus lentement que la version originale, et c'est justement une des chansons, avec Roxanne, que les gens voulaient sur disque, comme ils les ont entendues dans le spectacle: finalement, on réalise qu'on s'est vraiment créé un son à nous, une signature.» 9.Hotel California, Eagles, 1976 «C'est la classique des classiques, on ne pouvait pas ne pas la faire, avec la guitare 12 cordes et tout.» 10.Suite Madame Blue, Styx, 1975 «C'est celle que je n'étais pas convaincu de devoir faire, je la trouve un peu cheesy (mièvre, sirupeuse).Alors, on a décidé de la faire justement de façon exagérée, vraiment trop! Avec un solo de drum pendant lequel on jette des picks de guitare, c'est un jeu et on le joue jusqu'au bout.Pourquoi bouder son plaisir ?» 11.Smoke on the Water, Deep Purple, 1972 «La toune de guitar hero! Je capote sur les guitares, je les collectionne, mais je ne suis pas génial à la guitare solo.Ça fait rien, c'est moi qui la part, la toune, le bras en l'air, pis envoye donc (rires).» 12.Another Brick in the Wall, Pink Floyd, 1979 «C'est la chanson la plus basse que je fais\u2026 et que je suis capable de faire (rires), dans un registre plus bas que ça, pas capable! Ce show-là, pour ma voix, pour les musiciens - avec des solos de tout le monde - c'est comme les séries éliminatoires chaque soir\u2026 Mais je ne me plains pas: comme dirait mon agent, c'est un champagne problem ! » 13.Roundabout, Yes, 1971 «OK, un autre truc égoïste, c'est une toune de musiciens, pour les musiciens.C'est lemorceau que les filles connaissent moins généralement, pis que les gars sont super heureux d'entendre (rires).» 14.Bohemian Rhapsody, Queen, 1975 «Écoute, même Queen l'a jamais faite comme on la fait.Et à la fin du show! Alors qu'on vient de terminer avec We Are The Champions et We Will Rock You ! On est dans les coulisses, on se serre les fesses, pis on y va (rires).C'est une chanson fantastique, un morceau de bravoure, y'a pas une autre toune comme celle-là\u2026 et pas un autre groupe comme Queen! » Et la chanson qui n'est PAS là Comment ça se fait que Kung Fu Fighting, un des grands moments du spectacle 70's ne figure pas sur le volume 2?«Parce qu'elle appartient au show, répond Sylvain Cossette.Elle fait partie de la mise en scène\u2026 Dernièrement, Andrée (Watters, la bien-aimée de Cossette) s'est jointe à la tournée, elle fait trois chansons à elle en première partie, et elle nous rejoint sur scène pour chanter Hit Me With Your Best Shot de Pat Benatar.On s'entend-tu que c'est une chanson des années 80, pas du tout 70?Ben, ça aussi, tout comme la parenthèse disco débile, il ne faut pas que tu les entendes, il faut que tu les voies!» SYLVAIN COSSETTE Une autre brique dans le mur Sylvain Cossette l'explique d'emblée: «Le volume 2 de 70's, c'est vraiment pour répondre à la demande des fans, qui voulaient avoir le reste des tounes du show dans nos arrangements à nous.» En d'autres termes, jamais le chanteur n'aurait pensé lancer un deuxième disque consacré aux grands succès anglophones des années 70.Mais quand tu as vendu 102 000 exemplaires du premier 70's en un an, fait quelque 70 spectacles à guichets fermés et que ta tournée se poursuit au moins jusqu'à la fin de 2009, eh bien, tu remercies tes fans en exauçant leurs demandes.Avec Cossette, on se penche sur les 14 pièces de ce 70's, «part two» ! PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE C'est pour remercier ses fans que Sylvain Cossette a lancé 70's, volume 2.ROCK SYLVAIN COSSETTE 70's, volume 2 Véga Musique/Dep En magasin mardi ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE PHOTOS ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE ALAIN DE REPENTIGNY Nous jasons depuis une bonne heure quand Gilles Vigneault lance : «Trouve un mot d'une syllabe qui rime avec \"eu\".Vas-y!» Comme il n'y a personne d'autre dans la grande pièce ouverte de l'ancien restaurant de Saint-Placide qui lui sert de local de répétition, je déduis que c'est à moi que le chanteur parle.Ça tombe bien.La veille, Guillaume Vigneault, romancier et scénariste, m'a confié que son père est hyper compétitif au jeu, qu'il déteste perdre au billard comme au scrabble, et que, quand ça arrive, il se fait une raison uniquement parce que c'est son fils qui gagne.Aujourd'hui, au jeu des monosyllabiques, il n'est pas question de victoire ou de défaite, on s'amuse\u2026 Vigneault commence: Dieu.J'enchaîne: peu.«C'est vrai que c'est pas grandchose », me dit-il, coquin.On continue: pieux, vieux, cieux, mieux, lieu, yeux.Puis, voyant que je commence à chercher mes mots, il consent à m'aider : «À quoi on joue?Le jeu\u2026.Qu'est-ce qu'on souhaite ?Les voeux.» Je joue aux monosyllabiques avec un monument de la chanson québécoise, le poète national, deux titres qu'on lui accole souvent, mais dont Gilles Vigneault se passerait bien.«Moi, je ne me prends pas pour le porte-flambeau de la culture québécoise, dit-il.Quand les dames me disent ça, je dis attention madame, il bouge encore, le monument (rire).Et ça n'a aucun charme d'être traité de poète national.C'est comme si j'étais engagé au service de la nation pour écrire des vers.Cela se faisait du temps de Clément Marot, de Philippe Desportes, de Ronsard ou de quelque autre du Bellay.Aujourd'hui, si on veut absolument nationaliser quelqu'un, je nommerais plutôt Pierre Morency parce que j'estime que c'est un très grand poète, peut-être le meilleur qu'on a au Québec.» LA CHANSON QUI VOYAGE J'ai devant moi un homme serein, vigoureux et volubile qui va fêter ses 80 ans dans neuf jours, après avoir donné cinq spectacles en autant de soirs au TNM à compter de mardi.Pendant les trois heures de cette rencontre, Gilles Vigneault est intarissable.Il répond à mes questions - parfois même aux siennes! - avec un souci du détail proprement étonnant.Ainsi, il se souvient très précisément des deux seuls spectacles qu'il a dû annuler en carrière, un premier à la Place des Arts avec Dédé Gagnon parce qu'il était aphone, un autre près de Paris pour cause de grippe assommante.L'instant d'avant, il me récitait par coeur, avec l'élégance qu'on lui connaît, un poème d'Alfred de Musset, Tristesse - «beau à tomber par terre» - puis La lune blanche de Verlaine en insistant sur le rythme du texte, sa musicalité.Le conteur en lui a toujours une anecdote pour appuyer son propos.Comme cette fois où lors d'une tournée en Suisse, en 1976, il s'est arrêté à l'heure du midi dans un bistro avec son pianiste Gaston Rochon.«Il y avait une noce, on leur a dit mettez-nous à l'écart, on ne veut pas déranger.À un moment donné, on entend: Ma chère Simone, c'est à ton tour (Vigneault pouffe de rire).Ils chantaient ça à la mariée! Gaston n'aurait jamais fait ça autrement, mais comme on avait un petit verre dans le nez tous les deux, il me dit : «Aie ! ils ont rien que le refrain, on va-t-y leur chanter le couplet?Gaston se met au piano et pis je chante.Là y a quelqu'un qui a dit: «Pas Gilles Vigneault ! Mais c'est sa chanson?» On est sortis de là à 5h du soir, paquetés.» Soudain, je m'étonne moins de le voir s'amuser comme un fou en jouant à trouver des mots d'une seule syllabe\u2026 «J'adore jouer au billard, au scrabble, aux cartes, aux dominos, au petit train, à ci et à ça, concèdet- il.Et si j'allais au casino demain, le temps de le dire, je serais un itinérant.J'adore jouer.Mais le ludisme, j'ai horreur de ça\u2026 à l'école.Je ne suis pas contre l'idée du jeu dont on peut apprendre, la musique par exemple, et le jeu des syllabes.Mais faire croire à l'étudiant qu'il va s'amuser et qu'il n'aura pas à travailler, c'est une arnaque!» TOUS LESCHEMINS MÈNENT À L'ÉCRITURE Gilles et son fils Guillaume sont venus à l'écriture par des voies très différentes.Guillaume a grandi dans une maison pleine de livres.La première fois qu'il a accompagné son père dans une librairie, il n'avait pas conscience qu'il fallait «payer pour les livres ».Pour lui, cette multitude de bouquins était un mur, comme on en trouvait sûrement dans toutes les maisons.Jusqu'à l'âge de 13 ans, à Nastashquan, son père Gilles n'avait que trois livres chez lui : l'Almanach du peuple Beauchemin, un dictionnaire et un ouvrage sur Jos Montferrand.C'est peut-être ce manque qui a attisé son désir de la lecture, de l'écriture, croit sa fille Jessica, chanteuse et pianiste de jazz.Papa Vigneault confirme : quand à 13 ans, il est arrivé à Rimouski, où le Séminaire prenait en charge des enfants de familles peu fortunées de la Côte- Nord, il s'est mis à dévorer tous les livres qui lui tombaient sous la main.«Dans chaque classe, il y avait trois rayons de livres, raconte-t-il.Dans les trois premiers mois, j'ai lu tout ce qu'il y avait là-dedans.Je lisais au dortoir, la nuit, avec une lampe de poche.À un moment donné, je suis tombé sur Corneille, Racine, j'ai découvert les vers, le goût d'en faire ; Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, j'en savais des grands bouts par coeur.Après, j'ai demandé la permission de lire la classe suivante et à la fin de l'année, j'avais lu deux classes.À la fin de l'année suivante, j'avais lu quatre classes.C'est comme ça que j'ai tout lu Victor Hugo.Ça, ça donne le goût d'écrire des chansons et des poèmes ! Alors quand je suis sorti du collège, j'avais écrit 3000 poèmes que j'intitulais parfois chansons, je n'avais fait de la musique sur aucune, mais sans être rompu aux vers français, j'en connaissais un petit brin.Et quand je suis venu pour écrire des chansons, ça allait vite.» Cet adolescent particulièrement allumé arrivait d'un village isolé où on n'avait pas encore l 'électricité.Le cinéma , connaissait pas.Et sauf pour les rares fois où un musicien passait par Nastashquan pour y jouer des reels ou des quadrilles au violon ou à l'accordéon, le seul spectacle que le jeune Vigneault connaissait, c'était la grand-messe du dimanche : «C'était mes premières pièces de théâtre, mon premier concert, ma première musique, mon premier opéra\u2026» D'où son rêve de longue date d'écrire lui-même, avec son pianiste Bruno Fecteau, une véritable grand-messe dont la première a eu lieu hier soir à Québec dans le cadre des festivités du 400e.PLUS COMPLIQUÉ QUEÇAENAL'AIR À Rimouski, le jeune Vigneault a aussi découvert la musique classique.«Bach et les grands classiques romantiques ont influencé son écriture, ça s'entend, dit sa fille Jessica.Il ne faut pas oublier que Bach a écrit des gigue ; le folklore vient du classique.» Jessica affirme que la musique de son père est plus complexe qu'elle n'en a l'air.Elle mentionne sa chanson Ma jeunesse: «Chaque fois que j'essaie de faire un solo là-dedans\u2026 c'est vraiment pas orthodoxe.» Son frère Guillaume abonde : «Moi, je suis un bon gratteux de guitare, je repique à l'oreille n'importe quelle toune de n'importe qui; mais, quand dans une fête on me demande de faire une chanson de mon père, j'ai beaucoup de mal.Du Paul Piché, je vous en joue sans problème, c'est trois accords ; mais du Gilles Vigneault, vous ne vous rendez pas compte, c'est comme tordre les doigts en 18 ! » « Il y en a des faciles », répond le principal intéressé en citant quelquesunes de ses plus belles chansons : Quand vous mourrez de nos amours, J'ai pour toi un lac, Si les bateaux.Puis, il raconte qu'un jour à Paris, un «excellent chanteur et super guitariste », invité comme lui à l'émission Le grand échiquier, a demandé au pianiste Gaston Rochon si c'était compliqué de jouer Tout le monde est malheureux: «Gaston a dit non, non, non.Il était un peu malicieux et il l'a laissé s'embourber.Ça avait l'air très simple : Tout le monde est malheureux, tamtidelideli\u2026 C'est pas une suite d'accords de Bartok, mais le guitariste n'a jamais été capable de l'accompagner et il s'est repris trois fois! Gaston riait et il a dit: \"Ah ben, vois-tu, c'est plus compliqué que ça en a l'air, musicalement\".» Si le garçon de 13 ans est devenu un créateur boulimique, plutôt qu'un adolescent timoré, perdu dans un monde dont il ne possédait pas les clés, c'est qu'il avait de qui tenir.«Ma mère disait : \"Trop et trop peu passent mesure\".Puis elle ajoutait : \"Qui ne risque rien n'a rien\".Elle disait aussi : \"Finis coronat opus\", la fin couronne l'oeuvre.Ça n'en avait pas l'air, mais c'était des recommandations, dit Vigneault.Moi, \"Qui ne risque rien n'a rien\", j'ai retenu ça ben fort.Et je trouve qu'une grosse gaffe est plus intéressante qu'une petite réussite.Mais on fait une meilleure première page avec un carreau qui se casse qu'avec un qui se répare, je sais ça aussi.» L'AMOUR ET LAPOLITIQUE Nous parlions de son nouvel album Arriver chez soi et Gilles Vigneault a voulu savoir quelle chanson m'avait séduit en premier.« Je n'ai pas cessé de t'aimer, dis-je, je trouve que c'est une de vos plus belles chansons.» «Ça, ça me fait plaisir parce que je trouve ça plus important que toutes les autres, de répondre Vigneault.Je dis souvent que les chansons d'amour sont les véritables chansons les plus engagées.» Guillaume Vigneault m'a dit essentiellement la même chose quand je lui ai demandé quelle est la perception la plus erronée qu'on a de son père : «On le réduit trop souvent à sa prise de position politique du référendum de 1980.Les gens se souviennent beaucoup des prises de position politiques et des chansons où il parle du pays, mais moi, ce sont ses chansons d'amour que je préfère\u2026 Et les plus belles chansons du pays, elles sont amoureuses.» NIMONUMENT NI POÈTE NATIONAL À QUELQUES JOURS DE SON 80e ANNIVERSAIRE, GILLES VIGNEAULT FAIT SA RENTRÉE MONTRÉALAISE AU TNM.NOUS SOMMES ALLÉS LE RETROUVER DANS SON VILLAGE DE SAINT-PLACIDE, APRÈS AVOIR VU LA VEILLE DEUX DE SES ENFANTS, JESSICA ET GUILLAUME.RETOUR SUR LE PARCOURS EXCEPTIONNEL D'UN ARTISTE UNIQUE.Guillaume et Jessica Vigneault PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, LA PRESSE > VOIR SUITEDU TEXTE ENPAGE 12 3591952A 11 au 22 novembre au Theatre St-Denis 2 2 au 6 novembre Theatre Marcellin-Champagnat a Laval Billetterie Theatre St-Denis Theatre Marcellin-Champagnat 450 667-2040 514 790-1111 Le grand succes vampiresque revient hanter Montreal! PLUS DE BILLETS VENDUS! Mise en scene par Martin Faucher avec Serge Postigo et Eric Bernier 3592182A jose navascompagnie flak miniatures 23 octobre au 1er novembre_20 h BILLETTERIE \\ 514 525.1500 840, rue Cherrier Metro Sherbrooke www.agoradanse.com \" EXTRAI T VIDEO CHOREGRAPHE ET INTERPRETE \\ JOSE NAVAS REPETITRICE \\ AMI SHULMAN ECLAIRAGES \\ MARC PARENT MUSIQUE \\ JEANƪSEBASTIEN BACH, VINCENZO BELLINI, CLAUDE DEBUSSY MARIA GREVER, GEORGE GERSHWIN, FREDERIC CHOPIN, ANTONIO VIVALDI 3579524A Gilles Vigneault chemin faisant Au Theatredu Nouveau Monde Reservations 514866-8668 www.tnm.qc.ca Disponible en magasin maintenant 3 et 4 octobre, Vieux-Clocher Magog 11 octobre, Vieux-Clocher, Sherbrooke 12 octobre, Vieux-Clocher, Sherbrooke, 14h 30 16 octobre, salle Rolland-Brunelle, Joliette 31 octobre et 1er novembre, Palais-Montcalm, Quebec 9 avril, Salle Odyssee, Gatineau 11 avril, salle Albert-Dumouchel, Salaberry de Valleyfield 16 avril, Theatre Hector-Charland, L'Assomption 18 avril, Salle Andre-Prevost, Saint-Jerome 2 et 3 mai, Salle Pauline-Julien, Sainte-Genevieve, Montreal 16 mai, Salle J.A.Thompson, Trois-Rivieres 17 mai, Theatre du Vieux-Terrebonne, 14h 30 et 19h 30 22 mai, Salle Desjardins, Saint-Hyacinthe 23 mai, Theatre l'Etoile, Brossard 23, 24, 25 octobre 2008 a 20h S UPPLEMENTAIRES 21, 22 octobre 2008 COMPLeT COMPLeT COMPLeT 3589417A ARTS ET SPECTACLES ENTREVUE SUITE DE LA PAGE 11 .Il me reste un pays, ce n'est pas un manifeste politique, c'est sensoriel, c'est sensuel, c'est humain ., dit Guillaume Vigneault.Gilles Vigneault est d'accord : .J'ai jamais dit ca a Guillaume, mais il a parfaitement exprime ce que j'ai ressenti souvent : on nous reduit souvent a notre apparente plus simple expression.Je lui fais remarquer que pour beaucoup de monde, il est un guide, celui qui a chante leurs aspirations et que c'est un peu normal qu'on l'identifie a ses prises de position politiques.Oui, mais ce sont toutes des chansons d'amour, insiste-t-il.Je n'ai jamais nomme le Quebec, ni le Canada dans mes chansons.Un jour, un monsieur Bateman a traduit Mon pays en anglais et a la fin, il a eu besoin de dire Canada, c'est pour toi que je chante mon pays.Cela raconte quelque chose, ca refere a l'identitaire, on a besoin de s'identifier.Quand Mon pays a gagne le prix de la meilleure chanson a Sopot, en Pologne, les journaux anglais ont dit : \"A young Canadian artist just won with My Country \".Ils n'ont pas dit que j'etais du Quebec, ils ont dit a young Canadian artist.Avec raison, le Quebec fait toujours partie du Canada aux dernieres nouvelles (rires).¡V Ils ne vous connaissaient pas?¡V Pas du tout.Mais ils avaient besoin de dire que le pays avait triomphe a Sopot (rires).C'est naif et, en meme temps, un peu touchant.Personne ne voulait me voler quoi que ce soit.Simplement, c'etait une tentative d'identification.¡V Quand donc cette perception reductrice a-t-elle ete si desagreable?¡V Au referendum.¡V En 1980?¡V Aux deux referendums.S'il y en avait un troisieme, ca serait la meme chose.¡V Pourtant, vous vous etes affiche publiquement ?¡V Les gens n'ecoutent plus ce que l'on dit, ils lisent les journaux.Par exemple, on va y faire allusion rapidement, on m'a beaucoup questionne recemment sur mes prises de position.J'ai fait une remarque a la fin d'une interview de deux heures comme on le fait la, parce qu'on m'a provoque, on m'a dit: \"Vous interessez-vous a la politique?\" J'ai dit : \"Ah! mademoiselle, la politique s'interesse beaucoup a moi, je trouve.Avez-vous vu les taxes que je paie et les impots que j'envoie a Ottawa et a Quebec ?Oui, la politique s'interesse enormement a moi et a vous.\" Puis j'ai donne mon avis, des paroles que je ne retire pas parce que ca se confirme tous les jours.Mais ce n'etait pas ca, notre entrevue.On prend un petit machin comme ca et on vous fait une premiere page que je n'attendais pas.Alors que ce que j'ai dit etait un corollaire d'autre chose.Est-ce que vous vous interessez a la planete?Ah oui ! Je suis terrien d'abord, homme d'abord et¡K quebecois ensuite, quebecois plus tard.Je suis meme homme d'ecriture, auteur-compositeur de chansons avant d'etre quebecois.On est qui on est d'abord individuellement, et ensuite on peut se permettre de mettre d'autres manteaux, si on est capable de les porter.Ce qui est bete la-dedans, c'est que ca fait 50 ans qu'ils connaissent mon opinion, pas besoin que je prenne le porte-voix et que je dise: etes-vous au courant du fait que je suis independantiste, souverainiste?Ben voyons donc! Je l'ai dit, ca, pis on passe a autre chose.Il faut etre de plus en plus prudent, mais la prudence, c'est pas toujours une vertu.Y a des gens prudents qui ne font rien du tout dans la vie, ils ne sont que prudents.Le spectacle Chemin faisant de Gilles Vigneault au TNM, du 21 au 25 octobre, 20h.PHOTO ANDRE TREMBLAY , LA PRESSE suivre la parade TOURNÉE 2008-2009 www.louisjosehoude.com 514 790-1111 www.ticketpro.ca Mise en scène:Joseph Saint-Gelais OLIVIERDEL'A NNÉE 2 billet svendus \u2026etilsaittricoterun pullover .- Spectacle d'humour de l'année - Scripteur de spectacle de l'année - Émission humoristique de l'année (Ici Louis-José Houde) - Meilleur site Web Gala de l'ADISQ 4 nominations : 4 au7février Nouveaux billets en venteaujourd'hui ! Théâtre St-Denis1 3592153A LE RETOUR DEKARINA GAUVIN À L'OPÉRA! 514.842.2112 OPERADEMONTREAL.COM 1.5.8.10.13 NOVEMBRE 2008 À 20 H SALLE WILFRID-PELLETIER LES PÊCHEURS DE PERLES BIZET 3588428A Catherine Majoror THÉÂTRE OUTREMONT 514 908-9090 TICKETPRO.CA VENDREDI 31 OCTOBRE 20 h ALBUMS EN MAGASIN ST-HYACINTHE 24 OCT ST-JÉRÔME 25 OCT STE-THÉRÈSE 26 OCT GATINEAU 27 OCT STE-FOY 28 OCT LAVAL 30 OCT MONTRÉAL 31 OCT VAL D'OR 4 NOV ROUYN-NORANDA 5NOV L'ASSOMPTION 7 NOV TERREBONNE 8 NOV LONGUEUIL 9 NOV LONGUEUIL 10 NOV Montréal 22 oct Québec 23 oct Magog 25 oct Terrebonne 1er nov Sorel-Tracy 6 nov Gatineau 7 nov Gatineau 8 nov Ste-Irénée 22 nov Ste-Thérèse 5 déc Rouyn-Noranda 20 jan Val-D'Or 21 jan Amos 22 jan St-Jérôme 30 jan Joliette 6 fév Val-Morin 7 fév Jonquière 13 fév St-Raymond 14 fév St-Hyacinthe 18 fév Shawinigan 19 fév Beloeil 20 fév Laval 21 fév Drummondville 26 fév Ste-Geneviève 27 fév Lac Mégantic 5 mars Sherbrooke 6mars Trois-Rivières 7 mars Montmagny 14 mars Terrebonne 24 avril Album en magasin EN SPECTACLE FUGAIN MICHEL PRÉSENTE « \u2026 la pianiste et chanteuse\u2026 n'a vraiment pas raté sa chance, révélant en un court instant toute la profondeur de son talent, ovation en prime.» Alain Brunet - La Presse Première Montréalaise 22 octobre 20h Club Soda 514 286-1010 Ticketpro 514 908-9090 1 866 908-9090 www.catherinemajor.com Nominations au Gala de L'ADISQ: Auteur ou compositeur de l'année Album de l'année \u2014 Populaire Prix Félix-Leclerc 2008 3584820A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE ALEXANDRE VIGNEAULT «Je ne me sens pas très connu, ici », dit d'emblée Laurent Voulzy.Il n'est pas le chanteur français le plus prisé de sa génération de ce côté-ci de l'Atlantique, c'est vrai, mais son mégasuccès Rockollection (Et la petite fille chantait) n'est pas passé inaperçu.S'il n'est pas mieux connu des Québécois, c'est sans doute qu'il n'a donné qu'un seul spectacle chez nous en plus de 30 ans de carrière.Ce parcours s'étendant sur plus de trois décennies, c'est pourtant ce qui l'a ramené ici cette semaine.Il est venu présenter Recollection, album souvenir atypique où Voulzy revisite son passé à travers neuf chansons toutes neuves et une version augmentée de Rockollection durant plus de 15 minutes! Rien de tout ça n'était programmé.Voulzy voulait d'abord marquer le coup: faire une petite fête après un concert et souffler un gâteau coiffé de 30 chandelles.Puis, l'idée lui est venue de demander à son ami Alain Souchon d'ajouter un couplet.«Au lieu de faire un couplet supplémentaire, on a écrit Jelly Bean, raconte le principal intéressé.On s'est donc retrouvés à raconter mon enfance, l'avant Rockollection.» Il s'est pris au jeu et, de fil en aiguille, a écrit huit autres titres.L'une des particularités de Recollection, c'est que les morceaux s'y enchaînent sans pause.Il s'agit en quelque sorte d'une pièce fleuve - un format tout sauf «radio amical» - qu'on peut lire comme une déclaration d'amour aux tubes radio.«C'est la radio qui m'a donné envie de faire de la musique», confirme le musicien, beatlemaniaque invétéré.Rockollection, version 1977 ou 2008, fait bien sûr la part belle aux tubes des années 60.«Je ne me suis jamais cantonné dans les années 60, précise toutefois Voulzy.On m'a donné vite une étiquette nostalgique, très sixties, même si maintenant les gens en reviennent un peu.Normal : j'ai été très marqué par les sixties puisque j'y ai découvert l'amour et la guitare.C'est quand même fondamental! Et puis cette musique que j'ai entendue à la radio à cette époque-là m'a terriblement secoué.» Cuisiner un morceau comme Rockollection demande du doigté.Il lui faut trouver un équilibre entre les immortelles qu'il cite (des trucs allant de Ticket to Ride des Beatles, à California Dreamin' de The Mamas&The Papas en passant par Turn Turn Turn des Byrds.Ne pas mettre les extraits sur un piédestal ni magnifier son propre couplet.«Ça nous a pris un temps fou, reconnaît le musicien.Il faut trouver le lien juste, qui sert les deux chansons.Il faut que ce soit naturel.C'était un vrai jeu.de patience!» Pour fairementir cette réputation de nostalgique qu'on a tenté de lui faire, Voulzy a ajouté à Recollection un pot-pourri de tubes des années 80 et 90.S'y entremêlent notamment avec bonheur des extraits de Rebel Rebel de Bowie, Shiny Happy People de R.E.M., Every Breath You Take des Police et même Relax de Frankie Goes to Hollywood.«Les années 80 ont été formidables.Ce son me plaît.Il y a une poésie urbaine dans le son des années 80», lance-t-il avec enthousiasme, évoquant Tears For Fears, Talk Talk et les mélodies «formidables» d'Howard Jones.«J'aime simplement la musique, résume-t-il.J'aime en faire, en inventer, en composer en écouter et j'aime reproduire celle des autres.» Son plaisir, curieusement, est fort contagieux.LAURENT VOULZY Un air qui colle au coeur et au corps PHOTO FRANÇOIS ROUSSEAU En 30 ans de carrière, Laurent Voulzy n'a donné qu'un seul spectacle au Québec.Rockollection a 30 ans.Histoire de marquer le coup, Laurent Voulzy propose une nouvelle version revue et allongée de ce «truc un peu magique», dit-il, cette «poudre de perlimpinpin » qui fut la bougie d'allumage de sa carrière. bellydancesuperstars.com AVEC DE NOUVEAUX NUMÉROS, COSTUMES, MUSIQUE ET CHORÉGRAPHIES SAMEDI 29 NOVEMBRE 20 H SALLE WILFRID-PELLETIER 3589501A 3591617A 3591659 DE KIM BRANDSTRUP GRANDSBALLETS.COM COMMANDITAIRE DE SAISON LA DAME DE PIQUE JOUR APRÈS JOUR JUSQU'AU GRAND JOUR 16, 17, 18, 23, 25, 30, 31 OCTOBRE ET 1ER NOVEMBRE 2008 GRAND CLASSIQUE RUSSE - MUSIQUE DE TCHAÏKOVSKI 20 H THÉÂTRE MAISONNEUVE AVEC L'ORCHESTRE DES GRANDS BALLETS CAUSERIES 19 H À 19 H 30 GROUPES 514 849-0269 PRÉSENTÉ PAR «La Dame de pique, combinaison gagnante de ballet classique et de technologie multimédia, dépasse les attentes.» (The National Post, Toronto) Entrez dans les coulisses : 3589180A Concert gala 2008 Billetteries Université Mc Gill 514-398-4547 Bach-Académie de Montréal 514-295-9752, ou www.bach-academie-montreal.com Admission : 45 $ Aînés : 34 $ Étudiants : 10 $ 17 ans et moins : gratuit Lauréat du Concours Musical International de Montréal 2004 David Fray, piano Au programme, des oeuvres de Bach, Mozart, Schubert et Liszt Mercredi 22 octobre 2008, 19h00 Salle Pollack 555, rue Sherbrooke Ouest Présenté par Partenaire média 3580424A ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE MARIE-CHRISTINE BLAIS Alors, on commence par quoi ?Les trois Ave Maria (de Gounod, Schubert ou Caccini)?Les trois invités qui chantent en duo avec Michaël (la soprano Marie-Josée Lord, Jim Corcoran et Sylvie Desgroseilliers) ?Les trois reprises étonnantes (Il faudra leur dire de Cabrel en espagnol, Hymne à la beauté du monde de Plamondon en italien ou Hallelujah de Leonard Cohen, en version originale anglaise) ?Ou les trois belles chorales (d'enfants, de femmes et gospel) qu'on entend sur l'album Hymnes à la beauté du monde de Michaël, natif de Bégin (municipalité de 889 âmes, au Saguenay) et qui s'est retrouvé dans les studios mythiques d'Abbey Road à Londres pour ce projet ?À moins qu'on ne parle de sa « coach » vocal pour le latin, l'espagnol et l'italien, une certaine Natalie Choquette?Ou de la tournée des églises qu'il va entreprendre sous peu pour y chanter tout cela, mais aussi le Pie Jesu de Fauré, Amazing Grace et le Panis Angelicus de César Franck?On pourrait commencer par l'Ave Maria de Schubert : «C'est le premier chant classique que j'ai appris à 11 ans, explique Michaël avec un grand sourire, et c'est la pièce maîtresse de cet album, c'est elle qui nous a donné la ligne à suivre.Et veux-tu savoir la meilleure?À l'âge de 12, 13 ans, je l'ai chantée pendant le Téléthon Opération Enfants Soleil, au cours d'un concours de jeunes chanteurs.Je n'avais pas gagné, mais j'avais eu une mention spéciale, et qui était dans le jury du concours?Josélito Michaud!» Josélito Michaud qui est le producteur et directeur artistique de Michaël.Et cette fois encore, l'inlassable et intense Josélito a mis en branle tous ses contacts pour que ce deuxième album de Michaël voie le jour.C'est son ami Carl Marsh qui a écrit les orchestrations pop classique et dirigé les 65 musiciens du London Sessions Orchestra : «Et Carl a fait des trucs incroyables, explique Michaël.Par exemple, il savait que nous aimions beaucoup le prélude de Caccini, mais nous ne pouvions l'enregistrer parce qu'il n'existait pas d'orchestrations pop lyrique (NDLR: entre la comédie musicale et la facture classique).Eh bien, il a composé les arrangements dans l'avion entre Nashville et Londres ! Et c'est ce prélude qui ouvre l'album.» Rappelons que Carl Marsh a orchestré, joué et enregistré aussi bien avec le Cirque du Soleil, ZZ Top, Shania Twain, Joe Cocker, R.E.M., Jim Corcoran, Wilson Pickett\u2026 Christian Saint-Roch, compositeur de la magnifique mélodie d'Hymne à la beauté du monde, a de son côté accepté d'écrire une introduction et une finale plus lyriques à sa chanson, pour Michaël.C'est ainsi, à coups d'appels, de discussions à bâtons rompus («C'est en parlant avec Plamondon que j 'a i appris l'histoire de l'Hymne à la beauté du monde, inspirée par la poète québécoise Huguette Gaulin qui s'est immolée par le feu en 1972, place Jacques-Cartier, en criant «Vous avez tué la beauté du monde » \u2026), de rencontres qu'est né en un mois ce nouvel album, avec un « s» à «Hymnes» et sans chanson en français.En nomination à l'ADISQ pour son premier disque, Il Tiempo, dans la catégorie musiques du monde, Michaël sourit à l'idée d'enfin refaire des spectacles, lui qui a fait partie pendant des années de Québec Issime et de Joe Dassin, la grande fête musicale: «Je n'ai pas du tout la prétention d'être un chanteur classique, je suis un chanteur pop qui aime le classique, précise- t-il.Mais chanter dans les églises, ça allait de soi avec le type de répertoire que je fais.Et puis, ce sont aussi les premiers endroits où j'ai chanté\u2026» MICHAËL Chant sacré, sacré chant Un an après la sortie de son premier album Il Tiempo le jeune chanteur pop lyrique québécois Michaël a lancé mardi Hymnes à la beauté du monde, où chants sacrés, morceaux de Plamondon ou Cabrel, gospel, invités de marque, chorales de tout acabit et orchestre symphonique se mêlent harmonieusement.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Michaël sourit à l'idée d'enfin refaire des spectacles.« Je n'ai pas du tout la prétention d'être un chanteur classique, je suis un chanteur pop qui aime le classique.» E.S.T.Leucocyte Maurizio Pollini Recital de Chopin Magdalena Kozena Songs my mother taught me Juan Diego Florez Bel Canto Spectacular 3592105A 3592199A en collaboration avec présente LLaa mmoorrtt sseerraa ttoouutt uunn ssppeeccttaaccllee!! Toute l'information et extrait vidéo auWWW.TOHU.CA ÉCONOMISEZ JUSQU'À 30 % GRÂCE AU FORFAIT TOHU TÉLÉCHARGEZLABROCHURE D'ACTIVITÉSAU WWW.TOHU.CA UUNNEE NNOOUUVVEELLLLEE CCRRÉÉAATTIIOONN CCIIRRQQUUEE ssiiggnnééee Ce soir COMPLET EN SUPPLÉMENTAIRES! Le 19 novembre (anglais), les 20, 21 et 22 novembre (français) 3591385A EN SUPPLÉMENTAIRES ! le 19 novembre (anglais) les 20, 21 et 22 novembre (français) VALÉRIE LESAGE LE SOLEI L Il y a eu quelques occasions depuis le mois d'août de souligner le 20e anniversaire de la mort de Félix Leclerc, le père de la chanson québécoise.Après les spectacles hommages et le disque sur lequel trois générations d'artistes, de Vigneault à Karkwa, réinventent ses chansons, voici maintenant l'intégrale 10 CD/232 chansons, Félix : le grand bonheur.Déjà en magasin, ce superbe coffret, qui couvre tous les enregistrements de Félix Leclerc sur les disques Polydor/Philips, de 1951 à 1978, comprend aussi un livret de 32 pages de notes biographiques détaillées et des photos de l'artiste en studio, en France, et en compagnie de grands noms de la chanson française.Plusieurs de ces photos n'ont jamais été vues du grand public.Il y a aussi des enregistrements inédits.Vous y entendrez Félix chanter en studio et en concert, vous l'entendrez avec d'autres artistes quelques fois, vous l'entendrez lire des textes et des fables, ou réciter.Bref, le voyage est presque complet.Félix Leclerc avait enregistré quelques 33 tours après 1978, mais ils appartiennent à des tiers et avaient fait l'objet d'une licence exclusive.On ne les trouve donc pas dans cette intégrale.Le tirage est limité à 3000 exemplaires, il s'agit donc d'une pièce de collection, mais tout à fait abordable : le prix suggéré est de 50,95$.Les Productions XXI-21 et Universal mettent aussi en marché une anthologie de Félix en 40 chansons avec livret de 24 pages.Une belle occasion de se souvenir.ARTS ET SPECTACLESMUSIQUE FÉLIX : LE GRAND BONHEUR L'ultime hommage Brahms et Joachim Conçues à l'origine pour piano à quatre mains, les 21 Danses hongroises de Brahms furent transcrites pour violon et piano par le violoniste Joseph Joachim, ami de Brahms.Cet arrangement vient d'être enregistré chez Hyperion par le violoniste Hagai Shaham et le pianiste Arnon Erez.En complément de disque: les 18 Variations en mi mineur pour violon et piano du même Joachim.Le «5e » de Rachmaninov Brilliant sort le «cinquième » Concerto pour piano et orchestre de Rachmaninov.Il s'agit d'un arrangement pour piano et orchestre de la deuxième Symphon ie du compos iteur russe.L'arrangement est d'Alexander Warenberg et il est joué par Wolfram Schmitt- Leonardy et l'Orchestre Philharmonique Janacek dirigé par Theodore Kuchar.Le violoncelle français Jean-Guihen Queyras a signé son dernier disque Harmonia Mundi avec le pianiste Alexandre Tharaud.Le contenu: les Sonates pour violoncelle et piano de Debussy et de Poulenc et des pièces de chaque compositeur pour compléter.Hyperion propose aussi un couplage français de sonates pour violoncelle et piano: Alkan et Chopin, ce dernier, bien que natif de Pologne, étant français d'adoption.Les interprètes : Alban Gerhardt et Steven Osborne.NOUVELLES DU DISQUE Lundi 20 octobre, écoutez Christiane Charette entre 9h et 11h 30 et surveillez votre quotidien.Noël à Paris ! 3591404A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE CHRONIQUES DU DÉPANNEUR Solo écrit et interprété par Martin Boisclair, dans une mise en scène d'Émilie Gauvin, Chroniques du dépanneur est une autofiction qui raconte l'histoire d'un homme qui a grandi dans le dépanneur familial.De retour sur les lieux de son enfance, il se remémore l'été de ses 8 ans, quand plusieurs événements sont venus bouleverser sa vie.Avant de partir en tournée au Québec, ce spectacle de la compagnie Tout le monde s'appelle Alice sera présenté les 22 et 23 octobre à la maison de la culture du Plateau-Mont-Royal.TRIO SYLVIE ST-JACQUES 18eARBRACONTE À compter du 26 octobre, le Théâtre de l'Esquisse convie le grand public à venir entendre des histoires d'ici et d'ailleurs, présentées par des conteurs chevronnés.Le 18e Arbraconte jumellera, pour chacune de ses représentations, deux conteurs professionnels issus de milieux et de traditions différentes.Cet événement dominical débutera le 26 octobre à 13 h 30 avec Trouille et citrouilles: contes pour l'Halloween.Pour consulter la programmation détaillée : www.theatredelesquisse.qc.ca THÉÂTRE À L'HÔPITAL Le CHUM s'apprête à accueillir un patient pas comme les autres.Du 22 octobre au 14 novembre, Serge Alain Cambronne interprétera le monologue La céleste bicyclette de Roch Carrier, dans une des chambres du pavillon Roland-Bock de l'hôpital Saint-Luc.Pour les représentants du CHUM, cette production de Théâtre les Rêves de Mutabala est une occasion d'ouvrir ses portes à la communauté qu'ils desservent.Dans La céleste bicyclette, Roch Carrier fait une exploration des méandres de la maladie mentale.SYLVIE ST-JACQUES COUPS DE THÉÂTRE Le cinéma le fait tout le temps, pour le meilleur et pour le pire: porter à l'écran des écritures romanesques.Presque systématiquement, ceux qui ont lu le livre avant de voir le film sont déçus.Il manque toujours des éléments du récit.Ou encore, les acteurs ne correspondent pas à l'image que l'on se faisait des personnages.Parfois, très rarement, une adaptation filmique se détache du roman pour s'approprier une identité singulière.Si adapter pour le cinéma signifie forcément sacrifier des personnages ou renoncer à des monologues intérieurs sans trahir l'oeuvre d'un auteur, transformer un roman pour la scène est aussi un exercice qui exige beaucoup de doigté.On l'a constaté récemment, avec l 'adaptation de Xavier Jaillard de La vie devant soi.Nous étions certainement nombreux à être conquis d'avance, encore habités par le souvenir du roman de Romain Gary/Émile Ajar.J'ai pour ma part été déçue par la version théâtrale de La vie devant soi.La comédienne Catherine Bégin faisait une Madame Rosa très crédible.Quant à Aliocha Schneider, son interprétation de Momo était très correcte.Bien que nous ayons été en droit de nous demander où ce jeune musulman des années 60, adopté à l'âge de 3 ans, avait pris son accent des banlieues d'aujourd'hui.Plus que les anachronismes, c'est le trop-plein de réalisme qui m'a fait déchanter.De La vie devant soi (que j'ai lu au cégep), je conservais le souvenir d'un univers fait de marginaux et paumés qui, dans les yeux d'un jeune garçon, devenaient de fabuleuses créatures romanesques.Du coup, le fait d'ancrer le récit dans un appartement parisien modeste ou dans des cafés trahissait complètement mon souvenir.Mais bon.J'imagine que c'est mon problème, puisque la pièce joue en supplémentaires.Cela dit, une autre adaptation d'un roman célèbre prend cette semaine la scène de la Caserne Létourneux, refuge temporaire de la salle Fred-Barry, qui subit cette année des rénovations.Le metteur en scène Mario Borges a eu l'ambitieuse idée de faire de La peste de Camus une pièce à cinq personnages.Or, pour rendre la chose plus digeste, il a pourvu son spectacle d'une facture cinématographique.On nous racontera ainsi le récit du Dr Rieux par flashbacks, passant de la narration à l'action.Il sera d'autant plus intéressant de voir comment le public postadolescent de Fred-Barry percevra la pensée de Camus ainsi portée à la scène.Chose certaine, le propos de Camus demeure toujours pertinent et actuel.En 1940, on parlait des ravages de la peste.À sa sortie en 1947, plusieurs ont vu dans le roman de Camus une métaphore du nazisme.Cinquante ans plus tard, le sida est contrôlé par la trithérapie, mais menace encore et l'intolérance est un mal encore plus difficile à éradiquer.Vaut-il mieux lire Camus ou le porter à la scène?Telle est la question.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : sstjacqu@lapresse.ca Adapter sans trahir Plus que les anachronismes, c'est le trop-plein de réalisme de La vie devant soi qui m'a fait déchanter.SYLVIE ST-JACQUES Nous sommes dans les années 40.Il y a quelques mois, la peste faisait des morts à profusion dans une petite ville d'Algérie.Le Dr Rieux, qui a perdu sa femme et vu périr des amis et compagnons de lutte, s'est exilé en montagne.Chargé de tout ce qu'il vient de vivre, il raconte l'histoire du roman de Camus.«Il y a des bouts narrés et tout d'un coup, on entre dans l'action, dans le concret.Mario Borges a fait un travail colossal d'adaptation, soutient l'interprète du Dr Rieux.Il a privilégié une approche cinématographique.» Si, dans le roman de Camus, le territoire décimé par la peste était la ville d'Oran, en Algérie, Mario Borges a choisi de situer l'action dans un lieu neutre.Façon de dire aux spectateurs que l'épidémie pourrait passer près de chez eux.«Cela parle de gens qui côtoient la mort chaque jour, qui perdent des gens de leurs familles et vivent dans la peur et l'impuissance.Ce sont des êtres de chair qui sont pris avec leurs zones d'ombre et grises, leur fatigue.» Médecine guerrière En évoquant la croisade du Dr Rieux pour sauver des victimes de la peste qui se reproduisent de façon exponentielle, on songe évidemment aux Réjean Thomas de ce monde, qui ont consacré leur vie à vaincre une épidémie mortelle.«Comme chez Thomas, le personnage de Rieux est doté d'une espèce de don de soi énorme.On rapporte d'ailleurs que le Dr Thomas citait La peste dans certaines conférences sur le sida.Il s'est battu, il a mis en place des structures pour lutter contre la maladie qui est désormais contrôlée avec la trithérapie.Mais ça continue: il sait que des gens continuent de mourir du sida, qu'il doit toujours se relever les manches et trouver des alliés pour se battre.Ça prend une foi énorme.» À l'époque de sa parution, en 1947, on a vu dans le roman de Camus une métaphore du nazisme.Mais 60 ans plus tard, son propos peut nous éclairer sur l'émergence des dictatures ou encore la prolifération des fléaux naturels ou causés par l'homme.« Camus demande ce qu'i l advient de la bonté de l'humain lorsqu'il est confronté à l'adversité, à la mort », exprime Renaud Paradis qui, d'un même souff le, évoque « les grands moments de découragement, de fatigue, d'impuissance et de colère» de Rieux, qui a vu les morts s'aligner dans un corridor sans fin.Le sida, le nazisme, la haine, le racisme, l'homophobie, tout comme la peste, sont de coriaces ennemis à vaincre pour des hommes de bonne volonté.Des fléaux qui parfois s'endorment, mais ne disparaissent jamais complètement.Comme pour nous rappeler que nous nous dirigeons tous vers la mort.La peste, d'Albert Camus, adaptation et mise en scène de Mario Borges, du 22 octobre au 8 novembre à la Caserne Létourneux.LA VOLONTÉ DE SE BATTRE ENTREVUE RENAUD PARADIS PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE «Comme chez Réjean Thomas, le personnage de Rieux est doté d'une espèce de don de soi énorme.On rapporte d'ailleurs que le Dr Thomas citait La peste dans certaines conférences sur le sida», dit Renaud Paradis.On peut voir dans le roman La peste, d'Albert Camus, une métaphore de la montée du nazisme.On peut aussi repérer chez le personnage du Dr Rieux le symbole d'une lutte perdue d'avance contre la mort.Le metteur en scène Mario Borges s'est approprié l'adaptation de Francis Huster du roman de Camus et en a fait une pièce pour cinq acteurs.Renaud Paradis campe le bon Dr Rieux sur la scène de la Caserne Létourneux.« Camus demande ce qu'il advient de la bonté de l'humain lorsqu'il est confronté à l'adversité, à la mort.» Orchestre Métropolitain du Grand Montréal 514.598.0870 - orchestremetropolitain.com L'OM remercie pour leur appui Beethoven et Bizet : symphonies en do Fabien Gabel chef invité Noémi Racine-Gaudreault violoniste Ludwig van Beethoven Symphonie no 1 R.Murray Schafer The Darkly Splendid Earth: The Lonely Traveler Georges Bizet Symphonie no 1 Lundi 20 octobre 2008, 19h30 Théâtre Maisonneuve Conférence préconcert gratuite à 18h30 Imprimeur officiel Hôtel officiel 3586048A commanditaire en titre de l'OSM collaborateur Kent nagano directeur musical la 75e de l'OSM Sur un air de fête BilletS À partir de 24,75 $ Osez l'OSM 15-30 ans Seulement 15 $ 514.842.9951 osm.ca Mardi 11 novembre à 20 h Mercredi 12 novembre à 10 h 30 SOirée vienn Oi Se Vienne la Magique, la Mer Veilleu Se, l'éternelle Franz-Paul Decker, chef d'orchestre ulrike Stein Sky, soprano aloiS Ha Selbac Her, ténor Franz-Paul Decker, chef d'orchestre Marc-an Dré Ha Melin, piano StrauSS, Der Rosenkavalier, suite StrauSS, Burleske StrauSS, Symphonia Domestica causerie avant concert, 19 h Jean-François Rivest, chef d'orchestre en résidence de l'OSM, présente le programme du concert.StrauSS ii, Tritsch-Tratsch Polka StrauSS ii, Furioso Polka StrauSS ii, Le Beau Danube bleu StrauSS i, Marche Radetzky et autres classiques viennois Ha Melin et StrauSS le Su Per Virtuo Se re Vient À l'oSM Mardi 4 novembre à 20 h Jeudi 6 novembre à 20 h Marc-andré Ha Melin Série présentée par En collaboration avec 3591605A Le samedi 18 octobre 2008, 19h Le dimanche 19 octobre 2008, 15h l'orchestre symphonique de mcgill alexis hauser, chef Salle Pollack, 555, rue Sherbrooke O.Montréal, Québec H3A 1E3 Mc Gill Admission: 12 $ BILLETTERIE 555, rue Sherbrooke o.(514) 398-4547 Ouverte du lundi au vendredi de midi à 18h et une heure avant chaque représentation.Achat par téléphone avec VISA ou Master Card durant les heures de la billetterie.Les billets sont aussi en vente sur le réseau ADMISSION; des frais de service s'ajoutent.(514) 790-1245 ou 1-800-361-4595 haendel haimovitz BERLIOZ : Carnaval Romain BRAHMS : Concerto double pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur, opus 102 ida haendel, violon matt haimovitz, violoncelle MESSIAEN : Hymne pour Grand Orchestre RAVEL : Daphnis et Chloé (Suite no 2) 3591095A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE DANS LA TROUPE SYLVIE ST-JACQUES OCTO PRODUCTIONS Jusqu'au 8 novembre, la compagnie Octo Productions présente Plate-forme, création écrite et mise en scène par Marc Marans, à la salle Calixa-Lavallée au coeur du parc La fontaine.Cette compagnie bilingue s'est fait connaître en présentant True West de Sam Sheppard en 2005, à l'Espace Geordie.1 Marc Marans, auteur et metteur en scène - Plate-forme est un huis clos qui réunit un comptable et un laveur de vitres.Au début du spectacle, le comptable ne voit pas clair et veut sauter d'un édifice.Mais au moment où il s'apprête à se lancer dans le vide, le laveur apparaît sur une plate-forme et lui bloque le chemin», explique Marc Marans.L'auteur de Plateforme avait en tête le thème de l'inertie physique et psychologique, en écrivant cette pièce qui est une rencontre entre deux opposés.«J'ai écrit ce texte pour Vincent Leclerc et Stéphane Franche, qui sont à la fois mes amis et de bons acteurs.» 2 Julie Deslauriers, scénographe.Codirectrice d'Octo Productions, Julie Deslauriers a réalisé la scénographie de Plate-forme.«Il fallait créer une impression de vide et de suspension.C'était un défi, également, de trouver une salle qui pouvait accueillir une plateforme qui donnerait l'impression de hauteur et de largeur.» 3 Brian Wright, directeur de production.Après avoir participé à True West, ce comédien anglophone trouvait que c'était un «gaspillage» de mettre fin à sa collaboration avec la gang d'Octo Productions.Seul anglo du groupe, il estime que Plate-forme est «un mélange de drame et de comédie.» «C'est une discussion sur le suicide, sur la vie, sur pourquoi on est là.» 4 J ean-Philippe La Couture, coproducteur - Responsable du financement et des commandites, Jean-Philippe La Couture s'est chargé des sous pour concrétiser le projet de Plate-forme.«Comme nous n'avons pas obtenu de financement, tout le budget est venu de commanditaires.La reconnaissance critique de True West nous a donné de la crédibilité.Environ 50% de nos coûts de production ont été couverts par nos activités de financement (party de collecte de fonds, ventes de ventes-débaras, etc.) et la balance provient de nos commanditaires.» 5 Vincent Leclerc, comédien.« Je joue le rôle de Serge, un gars épuisé, physiquement et mentalement.Il a l'impression d'avoir été abandonné par ses pairs, en a contre la race humaine.Il se retrouve face à Steve, un bonhomme qui le remet en question, qui lui expose ses trous, ses failles dans ce qu'il reproche aux autres.» Plate-forme, dans la salle du centre Calixa-Lavallée, jusqu'au 8 novembre. 3585587A ARTS ET SPECTACLES THÉÂTRE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Votre guide télé surWWW.CYBERPRESSE.CA/TELE SYLVIE ST-JACQUES CRITIQUE Ça prenait un duo du calibre de Sophie Cadieux et Maxim Gaudette pour rendre avec brio le caustique Après la fin, de l'Anglais Dennis Kelly.La mignonne Sophie (Louise) sait jouer les effrontées, les battantes et aussi les vulnérables, les écorchées.Quant à Maxim (Mark), il en connaît un brin sur l'art de la transformation, celui-là.Il incarne ici un grand enfant blessé, manipulateur, contrôlant, qui dit à la fille qu'il lui veut du bien.Un entraînement pour son rôle de Marc Lépine dans Polytechnique?Toujours est-il qu'ils se retrouvent tous les deux dans un bunker, au lendemain d'une attaque nucléaire.Louise était soûle la veille.C'est pourquoi elle exige que Mark lui narre à plusieurs reprises les attentats terroristes qui les ont forcés à s'isoler dans le bunker.Maxime Dénommée (à la mise en scène) a fait le judicieux choix de saccader la pièce par une suite de scènes intenses entrecoupées de noirs.Façon de faire monter la violence entre les deux personnages par secousses toujours plus fortes, toujours plus sadiques.Il veut la priver de nourriture si elle refuse de jouer à Donjons et dragons avec elle.Elle l'accuse de s'être masturbé dans le lit de camp audessus d'elle.Il l'enchaîne au lit parce qu'elle refuse d'obéir à ses demandes.Elle feint la gentillesse, l'abnégation, dans le dessein d'obtenir une bouchée de riz de plus, un bout de tablette de chocolat.Il y a bien entendu un message sociopolitique à retenir de tout ça.Sur l'enfermement sur soi, la peur de l'étranger, la fermeture des frontières.Dennis Kelly met dans la bouche du personnage de Mark des paroles de droite.Louise, jeune fille aux idées gauchisantes, fait contrepoids à ces points de vue esquissés de manière plutôt extrême.Métaphore du couple, peutêtre, que ce duel voué à la destruction entre un mec amouraché d'une fille qui le considère avec, au mieux, de la pitié et au pire, du mépris.Et bien sûr regard critique sur une société où la crainte du terrorisme a pu basculer dans un réflexe d'enfermement, de repli sur soi.Une escalade vers la haine et l'inhumain, exécutée avec beaucoup de justesse par un duo de comédiens qui maîtrise bien le rythme saccadé de l'écriture de Dennis Kelly.Une descente en enfer qui a pour décor une reproduction très réaliste d'un bunker éclairé par d'angoissants néons.L'effet est réussi: on est vite gagnés par l'aliénation de ce huis clos qui, c'est sûr et certain, va finir en catastrophe.Mais on ne révèle pas le punch d'Après la fin.De toute façon, la pièce nous fait vite comprendre que la pire des terreurs est celle que l'on crée chez soi.Après la fin, de Dennis Kelly, dans une traduction de Fanny Britt, mise en scène de Maxime Denommée, jusqu'au 22 novembre à La Licorne.APRÈS LA FIN Un gars, une fille, un bunker PHOTO SUZANNE O'NEILL, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE On est vite gagnés par l'aliénation de ce huis clos mettant en vedette Sophie Cadieux et Maxim Gaudette qui, c'est sûr et certain, va finir en catastrophe.Une escalade vers la haine et l'inhumain, exécutée avec beaucoup de justesse par un duo de comédiens qui maîtrise bien le rythme saccadé de l'écriture de Dennis Kelly.1018 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO SRC Studio 12 / Laurence Jalbert , Luc De Larochellière.Le Téléjournal Broco show / Le cirque / Annie Villeneuve Le moment de vérité - Le concurrent doit être en mesure de maîtriser 65 noeuds marins.3600 secondes d'extase Dre Grey, leçons - La docteure Hahn fait son entrée à l'hôpital en tant que chef du service de cardiologie.Le Téléjournal AU PLUS PRÈS DU PARADIS (2002) William Hurt.1h10 \" 112 4 4 TVA 16h15 # HONEY (2003) avec Mekhi Phifer, Lil' Romeo, Jessica Alba.Le TVA 18 heures CLIC (2006) avec Christopher Walken, Kate Beckinsale, Adam Sandler.- Un homme trouve, dans une télécommande, la solution à tous les désagréments de la vie.UNITED VOL 93 (2006) avec Trish Gates, David Alan Basche, Christian Clemenson.- Le onze septembre 2001, 40 passagers décident de se défendre contre les pirates de l'air.Le TVA réseau OPÉRATION SWORDFISH (2001) John Travolta.1h00 \" 115 7 7 TQS Qu'est-ce qui mijote?Le journal weekend Drôle, drôle, drôle Loft Story CHARLIE ET SES DRÔLES DE DAMES (2000) avec Lucy Liu, Bill Murray, Cameron Diaz.- Trois justicières ont pour mission de retrouver un informaticien qui aurait été enlevé.MISS PERSONNALITÉ 2: ARMÉE ET FABULEUSE (2005) avec Regina King, Enrique Murciano, Sandra Bullock.- Gracie Hart reprend son rôle de détective lorsque son amie est enlevée à Las Vegas.Loft Story TQc Code Chastenay - Des scientifiques tentent de freiner l'épidémie de rage des ratons laveurs au Québec.1855 - émigrants / Larguez les amarres! Malcolm / Bâtir son avenir La peau des riches - Ken souhaite habiter chez les Malloy et s'engager comme apprenti auprès de Wayne.Planète bleue - L'histoire de deux loups qui ont décidé de marcher ensemble jusqu'à leur dernier jour.Belle et Bum / Nicola Ciccone , Louis-José Houde.SOPHIE SCHOLL: LES DERNIERS JOURS (2005) - Sophie et son frère sont arrêtés par la Gestapo pour avoir distribué des tracts.0h30 \" CBC 15h30 # Soccer Chi./Tor.(D) Saturday Report Hockey Night LNH Hockey / Coyotes de Phoenix c.Canadiens de Montréal (D) LNH Hockey / Flames de Calgary c.Oilers d'Edmonton (D) \" 206 13 13 CTV-M Sue Thomas: F.B.Eye / Mind Games CTV News Sportsnight 360 W-FIVE Presents Criminal Minds / Penelope CSI: NY / Admissions Law&Order: S.V.U./ Swing CTV National CTV News \" 205 11 11 GBL-Q Family Guy Global National Evening News Opening Soon Disasters of Cent./ Coast To Coast Turning Points / Jungle Fever Painkiller Jane / Piece of Mind K.vs.Spenny Trailer Park Boys News Final Sat.Night Live \" 55 3 3 ABC 15h30 # Football Ohio State vs Michigan State (D) Football Post Fox 44 News At the Movies Football Pre /20h05 NCAA Football / Missouri c.Texas (D) Lost \" 281 22 22 CBS 15h30 # NCAA Football / Ole Miss c.Alabama - SEC (D) Channel 3 News King of Queens Criminal Minds / Penelope Gubernatorial Debate / Vermont 48 Hours Mystery / Into Thin Air Channel 3 News Tim Kavanagh 282 21 21 NBC 16h00 # Action Sports Tour (D) Newschannel 5 NBC News Monk America's Toughest Jobs My Own Worst Enemy / Breakdown Law & Order: S.V.U./ Swing Newschannel 5 Sat.Night Live \" 280 18 23 PBS-P Roadside Adv Rustic Living E2 Art Express M.Lake Journal Roadshow All Creatures Great and Small Appearances Appearances As Time Goes By As Time Goes By Austin City Limits \u2014 46 24 PBS-B Antiques Roadshow The Lawrence Welk Show As Time Goes By To Manor Born Being Served?Thin Blue Line Sherlock Holmes Mysteries Austin City Limits Frontline / The Choice 2008 \" \u2014 43 59 A&E THE TERMINATOR (1984) Arnold Schwarzenegger.CSI: Miami / Big Brother CSI: Miami / Double Jeopardy CSI: Miami / Driven The Sopranos / Kaisha The Sopranos / Funhouse 615 73 39 ARTV 16h00 # Entrevues La Culture Nul Orgueil et préjugés Amour du country , Diane Morin.Voir les comédiens / Maude Guérin Grands spectacles 22h45 Contact 143 31 31 BRAV 15h45 # DANTE'S PEAK Arts&Minds Bravo! Videos Live Rehearsal Hall / Great Big Sea Bryan Ferry \"Dylanesque\" Willie Nelson Sings the Blues Bravo! Videos Mad Men / Maidenform 620 72 34 CD Un tueur si proche Compl.fou Drôle de monde Au-delà du Réal 100 Farces Humour mental Grand rire bleue 2003 C'est incroyable! Vidéo patrouille 129 20 20 CinéPOP 15h55 # FIORILE (1992) DE L'AMOUR À LA HAINE (1996) Lynn Whitfield.COLLÈGE D'ÉLITE (1992) Brendan Fraser.21h50 L'HOMME SUR LA LUNE (1999) avec Jim Carrey, Danny De Vito.185 205 205 DISC Mayday / Blow Out How It's Made How It's Made Mighty Ships / Faust Monster Moves / Historic Hulks Verminators / The Hills Have Rats Criss Angel Mind Criss Angel Mind A Haunting / Stalked by Evil 520 37 37 EV 50 Heures de vacances / Las Vegas Virée en VR Soleil tout inclus / Punta Cana Destination - Explorez la grande forêt pluviale et découvrez ensuite de cavernes et d'avalanches.Rallye autour du monde 134 23 51 FC 17h10 K.Possible 17h40 H.Montana 18h05 Sadie Flight 29 Down 18h55 So Raven 19h50 Life Derek 20h10 Suite Life 20h35 H.Montana AIR BUD 2: GOLDEN RECEIVER AKEELAH AND THE BEE (2006) 556 \u2014 67 FOX Friends Friends That '70s Show Raymond 2 1/2 Men 2 1/2 Men Cops Cops Cops Cops Fox 44 News Family Guy Mad TV / Audrina Patridge 283 36 46 HI Dr Quinn, femme médecin Kaamelott Raconte Pour Voir Chantiers Les ailes de la guerre NCIS enquêtes spéciales ED WOOD (1994) avec Sarah Jessica Parker, Johnny Depp.1h00 \" 133 25 53 HIST 14h00 # THE GREEN MILE Ax Men / Man vs.Mountain NCIS / Blackwater Ancestors in Attic Ancestors in Attic BOOGIE NIGHTS (1997) avec Burt Reynolds, Heather Graham, Mark Wahlberg.0h30 \" 522 49 47 MMAX 16h00 # Madonna Cocktail pop en clips Célébrités / Britney Spears Hollywood Inc.Star-O-Mètre Style de Star Les tops et les flops 142 32 48 MP Top5M+ Top5M+ La tatouée Kat Von D.Top Modèle Diddy présente.Danse ou crève! MTV Video Music Awards 2008 141 30 30 E! MTL Nadege Ciao Montreal Maghreb To Montreal E! News The Soup Afromonde Parsvision Teleritmo Soul Call Armenien Le pont Sportivi 207 14 14 RDI Le Téléjournal L'Épicerie La Semaine verte Le journal RDI Antarctique Découverte Le Téléjournal Grands Reportages: Les films Imax Le Téléjournal 126 19 19 S+ Les experts / La soeur prodige Sans laisser trace / Après la tempête Le merveilleux monde d'Alice The Border: haute surveillance L.A.: Enquêtes prioritaires Bones / Illumination Jardins secrets 132 24 52 SE 17h20 L'ÉPREUVE DE COURAGE (2007) avec Howard Terrence, Jodie Foster.19h25 BOUGE DE LÀ! (2006) Tre Armstrong.3-2-1 Action /21h05 IL Y AURA DU SANG (2007) Daniel Day-Lewis.23h45 L'AS.2h25 \" 180 \u2014 201 SHOW 16h00 # OCEAN'S TWELVE (2004) George Clooney.About a Girl 'Da Kink-My Hair LEGACY OF FEAR (2006) avec Zachary Bennett, Teri Polo.CLICK (2006) avec Kate Beckinsale, Adam Sandler.0h15 \" 616 40 40 TFO Moitié, Moitié Active-toi Rupert Cornemuse Panorama Pilules Planète country / Georges Hamel JULES ET JIM (1961) avec Oskar Werner, Jeanne Moreau.Carnets d'expédition 137 \u2014 \u2014 TLC Flip That House Flip That House Moving Up / Out of the Woods Little People / Operation Iraq Flip That House Flip That House Property Ladder Trading Spaces Flip That House Flip That House 521 39 27 TTF THE HALLOWEEN TREE (V.FR.) (1993) Kevin Smets.George- Jungle Scoubidou Scoubidou Blaise le blasé Les Simpson Roi de Las Vegas La Vie est un zoo South Park Les Simpson Décalés cosmos 139 34 45 TV5 Club social 17h55 Quest Journal France Le 3950 Terre ouverte ALLER-RETOUR DANS LA JOU.TV5 le journal Pékin express \" 145 15 15 VIE Super Nanny Le goût de Louis Oui à la robe Maison en otage Bye-Bye Maison Idées-grandeur On a échangé nos mères Des maisons d'occasion$ Lisa Williams 135 35 44 VOX Premières vues Baromètre Parole et vie Académiemots Le 9.5 Les auditions JPR Ici et là Pareils pas pareils Ar Shitechs son Baromètre \u2014 9 9 VRAK Stan et ses stars M.changement Endurance Frank vs Girard Smallville / Lois et Clark Wildfire / Question d'instinct Newport Beach Variées Presserebelle Degrassi Degrassi 140 16 16 Z Comment.fait Podium xtrême Banc d'essai Équipé- rouler Monstres Mécaniques Mélinda, entre deux mondes Moonlight / Témoin en sursis DARKMAN (1990) avec Frances Mc Dormand, Liam Neeson.131 26 54 RDS 15h00 # Football Mtl./Tor.(D) Sports 30 L'avant-match LNH Hockey / Coyotes de Phoenix c.Canadiens de Montréal (D) 21h45 LMB Baseball L.A.D./Phi.(D) Info Sports Images/secondes 123 33 33 SPN 15h00 # Martial Arts (D) Hockeycentral (D) MLB Preview LMB Baseball / Red Sox de Boston c.Rays de Tampa Bay - Séries de championnat de la Ligue Nationale (D) Sportsnet Connected 406 38 38 TSN 15h00 # Football Mtl./Tor.(D) Sports Centre LCF Football / Blue Bombers de Winnipeg c.Stampeders de Calgary (D) Sports Centre Sports Centre Inning \" 400 28 28 17 h 00 17 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 BEV VD VDO Parcours théatral dans les vestiges pour les jeunes de 4 à 10 ans.Frissons assurés! 3532359A 3585819A présenté par av entures da ns l'atlantique sud géorgie du sud et patagonie Le globe-trotter hervé haon nous emmène aux confins de l'Amérique du Sud vers la Patagonie et la Géorgie du sud, royaumes encore intacts où deux océans se rencontrent en de gigantesques étreintes.montRÉAL 28 octobre au 2novembre Salle Pierre-Mercure 300, boul.de Maisonneuve Est LAVAL 18 au 23 octobre Salle André-Mathieu 475, boul.de L'Avenir LAsALLe 3et4novembre Salle Jean-Grimaldi 1111, rue Lapierre st-jÉRôme 5novembre 514 521-1002 -1800 558 1002 www.Les Grandsexplorateurs.com 3581838A ARTS ET SPECTACLES ARTS VISUELS Sophie Gironnay, qui fut pendant plusieurs années critique d'architecture et de littérature, réunit ses deux passions dans un événement qui repousse les frontières des deux disciplines hors des sentiers battus.Cela donne Archi-fictions, prise 2, à la galerie Monopoli.De quoi dérouter.JOCELYNE LEPAGE Frontières émouvantes est d'ailleurs le thème de ces deuxièmes Archi-fictions réunissant architectes et écrivains dans une aventure qui oblige les uns et les autres à sortir de leur «zone de confort», pour reprendre l'expression de Mme Gironnay, directrice de ce centre d'artistes spécialisé en architecture et en urbanisme.Il faut bien comprendre ici que le sens du mot «frontières» sort lui-même des frontières habituelles pour s'étendre à tout ce qui sépare non seulement les États, mais aussi les sociétés, les classes sociales, les gens, les espèces vivantes, etc.sur le plan géopolitique, social, culturel et autre.Il y a donc, d'un côté, six architectes de renom qui créent des installations.De l'autre, six écrivains connus qui créent des nouvelles, ou un texte dramatique quand il s'agit d'un dramaturge.Architectes et écrivains se rencontrent ou s'écrivent au cours de l'année pour partager leurs vues sur le thème imposé.Et font leur oeuvre chacun de son côté.À ces couples s'ajoutent six comédiens qui, les trois soirs du vernissage, lisent à haute voix les textes des écrivains, «pour donner un impact dans l'espace que les installations occupent», explique Sophie Gironnay.La performance des comédiens est enregistrée.Et tout cet ensemble forme un catalogue d'une grande qualité.Oeuvre cette fois de la commissaire Gironnay.Deux exemples Prenons un bel exemple.François Barcelo, prolifique auteur, est associé à l'architecte Michel Langevin.Dans sa nouvelle (Le premier Hansien), Barcelo raconte l'histoire cocasse de soldats canadiens qui s'installent dans l'île de Hans pour en être les premiers venus et confirmer canadienne cette petite île à la frontière du Groenland, également revendiquée par le Danemark.Or, les Danois l'occupent déjà d'une manière insolite: des soldates enceintes jusqu'au cou sont sur place, dont l'une met au monde le premier Hansien.Les soldats canadiens vont-ils tuer ces barbares?L'installation de Michel Langevin est constituée d'une table ronde dont le dessus représente la Terre vue du pôle Nord.L'île de Hans est indiquée par un petit point.Dans une douzaine de bulles de verre où tombe de la neige se trouvent celés des clichés du Nord: iceberg, Inuit chasseur, et autres.Le titre: Paysage fondant.Quand la planète se sera bien réchauffée, le passage à l'Arctique sera ouvert 120 jours par année, donnant accès aux ressources pétrolières et au contrôle de la région.D'où l'intérêt des deux pays frontaliers pour s'en emparer\u2026 Le texte de Barcelo sera lu par Geneviève Brouillette le 25 octobre.Un autre exemple.Éric Dupont, auteur de La logeuse et de Bestiaire, est associé à l'architecte Marc Pape.Les frontières dont il est question dans sa nouvelle intitulée Sous toute réserve sont celles de la réserve innue en plein coeur de Sept-Îles, celles entre Autochtones et Blancs, francophones et anglophones, aidants et aidés, orignaux et caribous\u2026 Marc Pape a créé une installation toute faite de contrastes.C'est une habitation un peu labyrinthique évoquant le tipi, toutes voiles noires tendues mais qui laissent néanmoins passer la lumière à l'intérieur.On peut s'y asseoir au fond et lire.Le texte d'Éric Dupont sera lu par Patrick Drolet le 25 octobre.Résultat de l'aventure pour le visiteur: il entre dans la galerie, déchiffre les installations qui demandent parfois à être habitées, prend place dans un fauteuil pour lire les nouvelles, ou les écouter dans un baladeur.Chaque nouvelle dure environ une demiheure.Et il repart ensuite avec le catalogue (35$) qui permet de garder en mémoire toutes les ramifications complexes de cette étrange chorale.Les Archi-fictions, Frontières émouvantes, à la galerie Monopoli, du 23 octobre au 1er mars 2009.Entrée libre sauf les trois soirs de vernissage (23, 24 et 25 octobre, entrée 25$ par soir).181, rue Saint-Antoine Ouest; infos: www.galeriemonopoli.com ou 514-868-6691.Les autres participants sont Annick La Bissonnière et Hélène Monette, texte lu par Annick Bergeron; Éric Gauthier et Larry Tremblay, lu par Sébastien Ricard et Ariel Ifergan; Richard de la Riva et Serge Lamothe, interprété par Hélène Loiselle; Jean-Pierre Chupin et Catherine Mavrikakis, lue par Pascale Montpetit.ARCHI-FICTIONS 2 Hors des sentiers battus PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE L'architecte Michel Langevin (à gauche) s'est inspiré d'une nouvelle de François Barcelo, Le premier Hansien, pour créer Paysage fondant, une installation notamment composée de bulles de verre à l'intérieur desquelles sont celés, sous la neige, quelques clichés du Nord.FLASH La culture en péril : c'était Avard L'auteur François Avard a confirmé hier à l'émission de radio de Christiane Charette, à Radio-Canada, qu'il avait scénarisé le sketch La culture en péril.Ce numéro, mettant en vedette Benoit Brière, Michel Rivard et Stéphane Rousseau, a été diffusé sur le web pendant la campagne électorale et dénonçait les coupes en culture par le gouvernement Harper.«La seule faille dans cette aventure, c'était l'anonymat», a dit Avard.\u2014La Presse PHOTORÉMI LEMÉE, LA PRESSE François Avard 1380, rue Sherbrooke Ouest 514-285-2000 S'abonner au Musée, c'est changer de statut.Devenez VIP! Consultez le www.mbam.qc.ca/vip pour en connaître les avantages.Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal en partenariat aveC le andy Warhol MuseuM, l'un des quatre Carnegie Museu Ms de pittsburgh.andy Warhol (1928-1987), Prince (détail), vers 1984, a Crylique et en Cre à sérigraphie sur toile.the andy Warhol MuseuM, pittsburgh, Founding Colle Ction, Contribution the andy Warhol Foundation For the visual arts, inC.© the andy Warhol Foundation For the visual arts, inC.Ouvert aussi les mercredis, jeudis et vendredis s Oirs jusqu'à 21h nOuveau! visites c Ommentées avec guide maintenant Offertes sur système d'éc Oute pers Onnalisée.La musique et La danse dans L'oeuvre d'andy WarhoL 3583035A museumsnature.ca 514 872-1400 Le Grand Bal des citrouilles 3 au 31 octobre 9 h à 21 h La Magie des lanternes 5 septembre au 31 octobre 9 h à 21 h 3587503A 2146, place Dublin, Pointe-Saint-Charles Renseignements : 514 935-8136 www.maisonsaint -gabriel.qc.ca GRANDE OUVERTURE dimanche le 19 octobre De nombreux conteurs un peu menteurs tiennent joyeuse compagnie à Jocelyn Bérubé, président d, honneur d, une semaine haute en couleurs.Du 19 au 26 octobre, de 13 à 17 h.La Quêteuxdes semaine \" \" 3555026A ARTS ET SPECTACLES RADIO-CANADA Le bras de fer juridique opposant Radio- Canada et son ex-chef de la programmation Mario Clément au couple Claude Fournier et Marie-José Raymond a connu son dénouement.Évoquant un règlement de comptes « inattendu» et « répréhensible », le juge Richard Wagner a donné raison aux demandeurs.Il doit toutefois être secrètement d'accord avec le jugement artistique porté par Mario Clément, puisqu'il n'a accordé au couple qu'une fraction du magot qu'il réclamait : 200 000$ sur 4,3 millions.TVA Bernard Derome a beau posséder les droits d'auteur de l'expression « si la tendance se maintient », elle n'a pas été auréolée d'un parfum de primeur, mardi, lorsqu'il a annoncé que notre prochain gouvernement serait conservateur.sept minutes plus tard que Pierre Bruneau à TVA.La chaîne de Quebecor a remporté le duel électoral sur tous les plans, puisqu'elle a retenu plus de téléspectateurs que Radio-Canada.ENTRACTE ALEXANDRE VIGNEAULT entracte@lapresse.ca EN HAUSSE.EN BAISSE ILS, ELLES ONT DIT «En anglais, les gens comprennent moins, donc c'est plus facile d'écrire.» \u2014 Kevin Parent, au Retour de Benoît Gagnon.«Elle a duré moins longtemps que le spectacle de Paul Mc Cartney sur les Plaines.» \u2014 Véronique Cloutier, parlant de la bataille des plaines d'Abraham qui a duré 30 minutes, à Paquet voleur.SÉPARÉES À LA NAISSANCE Le même cheveu blond aimant le vent, le même sourire maladroit et le même.nez.L'actrice Laura Dern et la première dame du Canada, Laureen Harper, pourraient bien passer pour deux soeurs.Il reste les différences vestimentaires - un décolleté plongeant pour l'actrice et un col roulé pour la femme du chef conservateur - et, très certainement, politiques.Laura Dern est du genre militant, elle est assurément plus démocrate que républicaine, et n'a jamais eu peur d'accepter des rôles potentiellement controversés.On pense notamment à la jeune femme enceinte droguée qu'elle incarnait dans Citizen Ruth, un film satirique qu'on suggère amicalement à Laureen Harper, si jamais le parti de son mari avait envie de remettre en cause le droit à l'avortement.Merci à Pierre Gagnon pour sa suggestion.Laura Dern Laureen Harper Pierre Bruneau, PHOTO RÉMI LEMÉE, LA PRESSE Kevin Parent, PHOTO DOMINIQUE T.SKOLTZ, COLLABORATION SPÉCIALE "]
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