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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-01-24, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0102A0124 Page A1/24janvier 3LP0102A0124 ZALLCALL 67 00:52:09 01/24/01 B MONTRÉAL MERCREDI 24 JANVIER 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 17e ANNÉE > NO 93 > 8 0 PA G E S > 6 C A H IE R S Le député Bigras en croisade pour retrouver le fils de sa femme Marois sera ministre des Finances VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Karim a été enlevé par son père en janvier 1993.Huit ans plus tard, le petit garçon maintenant âgé de 11 ans vit toujours en Égypte, loin de sa mère, qui, à bout d'espoir, demande à Ottawa de faire davantage de pressions sur les pays qui n'ont pas signé la convention internationale sur l'enlèvement d'enfants.Le cas de Micheline Tremblay semble en effet désespéré : huit ans de démarches judiciaires, un jugement en sa faveur, deux séjours en Égypte, des milliers d'heures d'angoisse, plus de 20 000 $ en frais, plusieurs sorties dans les médias et de nombreux appels aux autorités canadiennes, rien de tout cela n'aura réussi à ramener son fils au bercail.Le père de l'enfant, Mostafa Nouh, n'a aucune intention de laisser son fils repartir pour Montréal.Un ordre de la Cour stipule clairement que la garde légale revient à Micheline, de sorte que le père serait immédiatement interpellé pour enlèvement s'il devait un jour remettre les pieds ici.Le gamin, qui n'a vu sa mère que deux fois ces huit dernières années, ne parle qu'arabe, ce qui complique encore davantage les très rares contacts qu'il a eus avec sa mère.« Je l'ai vu 15 minutes la dernière fois et j'ai perdu le goût de vivre pendant six mois », raconte Micheline Tremblay dans sa maison de Montréal.Malgré l'impasse apparemment insurmontable, Micheline Voir BIGRAS en A2 DENIS LESSARD LAC-BEAUPORT Ð Pauline Marois va se rallier à Bernard Landry et elle obtiendra le poste de ministre des Finances dans le prochain gouvernement qui sera formé dans la première moitié de mars.Hier soir, on prévoyait que l'annonce de Mme Marois se ferait vendredi, à Québec, la veille du conseil national du PQ qui décidera des règles d'une course au leadership à laquelle plus personne ne croit.Mme Marois ne sera pas à la réunion du Conseil des ministres aujourd'hui.Lors d'une rencontre avec Bernard Landry lundi soir, elle a posé une série de conditions à son adhésion, a indiqué un membre du gouvernement proche de ces tractations.Mme Marois avait un moment songé à mettre fin à sa carrière politique, un scénario qu'elle a vite repoussé, indique-t-on.Elle brillait par son absence à la réunion extraordinaire du caucus des députés du PQ hier.M.Landry a dit respecter sa réflexion et il a surtout insisté sur le fait qu'elle n'avait pas été prolongée par une irritation devant la perspective de nouvelles compressions dans la santé.Selon le scénario envisagé par l'équipe Landry, la structure de « ministre de l'Économie », taillée sur mesure pour M.Landry en janvier 1996, demeurerait au profit de Mme Marois.Elle aurait à déposer le prochain budget, pour lequel les travaux sont à peine entamés au ministère des Finances.Mme Marois deviendrait aussi vice-première ministre, un titre essentiellement honorifique.Elle continuerait aussi à faire partie du comité des priorités du Voir MAROIS en A2 Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Le député bloquiste Bernard Bigras, sa conjointe Micheline Tremblay et leur petite fille, Marie-Noël, posent devant un journal égyptien où il est question de l'enlèvement de Karim.Actuel cahier B Arts et spectacles cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 Bandes dessinées C7 Yves Boisvert E1 Bridge E7 Décès E6, E7 Économie cahier D Éditorial A18 Êtes-vous observateur D18 Feuilleton C7 Forum A19 Horoscope E7 Loteries A8 Monde A15 à A17 Mots croisés C7 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D18, D19 - marchandises D19 - emplois D19, E4, E5 - automobile E5, E8 - affaires D9 Politique A6, A7 M É T É O Voir page S16 Averses de neige Maximum -3, minimum -21 Des néo-Québécois presque pure laine Une nouvelle étude ébranle plusieurs mythes sur les immigrants Le drapeau canadien, « un bout de chiffon rouge » ! lance Landry DENIS LESSARD LAC-BEAUPORT Ð Avant même de prendre les commandes du gouvernement du Québec, Bernard Landry a affiché ses couleurs : les discussions e n t r e l e Québec et le reste du Canada seront b e a u c o u p plus musclées.Pas q u e s t i o n que le Québec se fasse acheter pour « un bout de chiffon rouge », a lancé le premier ministre Landry affichant un profond mépris pour l'unifolié.En marge d'un caucus extraordinaire des députés péquistes en banlieue de Québec, M.Landry avait débuté par une intervention plutôt amène à l'endroit du reste du Canada.Après avoir rappelé qu'il s'était fait des amis parmi les titulaires des Finances des autres provinces, il a rapidement haussé le ton.Stéphane Dion, le Sommet des Amériques et la bilinguisation souhaitée par Ottawa des lieux touristiques ont été autant de cibles pour ses traits acérés.Mais c'est surtout le drapeau canadien qui a fait rugir le futur premier ministre.M.Landry est devenu carrément vitriolique sur un dossier bien modeste en apparence.Ottawa vient de refuser de participer au financement des travaux de rénovation au Zoo et à l'Aquar i u m d e Québec, une facture de 38 millions de dollars que Québec a s s u m e r a seul.Les discussions avec le fédér a l o n t achoppé sur l'exigence d ' O t t a w a pour que tout l'affichage soit bilingue et qu'on retrouve plusieurs drapeaux canadiens sur les lieux.« Nous ne sommes pas à vendre, Voir DRAPEAU en A2 Chrétien met Landry en garde, à lire en A13 MARTINE ROUX L'ACCENT SERAIT l'un des rares vestiges que les immigrants débarqués au Québec il y a 10 ans conservent de leur contrée d'origine : selon une étude menée par le Centre d'études ethniques de l'Université de Montréal, les néo-Québécois adoptent majoritairement le français et s'enracinent profondément dans la société.En somme, les immigrants arrivés il y a 10 ans sont de moins en moins différents des Québécois de souche, constate le directeur du Centre d'études ethniques de l'Université de Montréal (CEETUM) et l'un des auteurs de l'étude intitulée Ils sont maintenant d'ici !, Jean Renaud.Ces conclusions bousculent nombre d'idées reçues, mais le chercheur se dit « convaincu qu'un changement radical s'est produit.Après 10 ans, les immigrants ne sont plus des étrangers.Ils sont d'ici.» Québécois et néo-Québécois se fondent en une seule société, « avec les mêmes misères et les mêmes grandeurs », affirme-t-il.En 1989, les chercheurs ont passé six mois à recruter 1880 nouveaux arrivants aux postes-frontières de Lacolle, Dorval et Mirabel.Pour avoir un portrait juste de l'intégration, ils ont soumis les répondants à quatre vagues d'entrevues successives.Dix ans après l'arrivée, 429 personnes se sont prêtées au jeu de l'ultime questionnaire.Résultats ?Le français prédomine dans la vie publique de ces immigrants : 61 % n'utilisent que la langue de Molière à l'extérieur de la maison, tandis que moins de 20 % s'expriment uniquement en anglais.Quelque 80 % des néo- Québécois ont acquis une bonne connaissance du français oral, contre 62,5 % pour l'anglais oral.Les deux tiers s'expriment en français au travail.Même si la langue maternelle est majoritairement parlée à la maison, le français y fait des progrès notables et 10 ans après leur arrivée, les néo-Québécois l'utilisent deux fois plus.« C'est la langue qui pénètre le plus à la maison », note Jean Renaud.L'intégration des immigrants se poursuit dans toutes les sphères de la vie quotidienne, rapporte l'étude, et l'emploi est loin de faire exception.La moitié des répondants décrochent un premier emploi après 15 semaines de séjour.Cette progression s'accroît progressivement et rejoint le taux d'emploi de l'ensemble de la population après 10 ans, souligne M.Renaud.Les industries manufacturières (29 %), le commerce de détail (17 %) ainsi que l'hébergement et la restauration (10 %) sont les principaux milieux de travail des néo-Québécois.« Ces emplois s'obtiennent rapidement, explique le directeur du CEETUM.Certains y restent, d'autres en sortent.Globalement, on peut qualifier l'insertion en emploi d'heureuse, même si ce n'est pas l'Eldorado.» Voir NÉO-QUÉBÉCOIS en A2 La fin du Dauphin ?Bye-bye le Dauphin, le Faubourg et l'Égyptien ?En effet, ces trois salles pourraient faire partie du plan de restructuration de Cinéplex- Odéon.La compagnie doit réagir rapidement aux piètres résultats du dernier trimestre, soit une perte de 186 millions $ US.La porte- parole Mindy Tucker a confirmé que 23 % de leurs salles de cinéma en Amérique du Nord seront éliminées.Évidemment, les plus vieilles seront les premières à disparaître.Et comme le Dauphin date de la Deuxième Guerre mondiale, il n'y a qu'un pas à franchir.Voir nos informations en C1 Photo PC © Le ministre Landry s'est montré cinglant envers Ottawa.2918397 Permis du Québec jaibesoindevacances.com voyagesdaffaire.com jaibesoindevacances.com Té l .: (514) 858- 0011 1 888 302-6221 à partir de Playa Blanca 1299 $ 3 nuits 699$ Varadero 1599 $ Turkoise 1699 $ Huatulco 1699 $ Puerto Vallarta 898 $ Cancun 1 098 $ Puerto Plata 1 098 $ Bayahibe 1 328 $ Santo Domingo 998 $ TOUT INCLUS 1 sem.Essayez la classe Les aubaiines d''hiiver Varadero 998 $ Cayo Coco 1 098 $ Carthagene 1 078 $ Margarita 998 $ Costa Rica 1 358 $ 1 sem.Floride 269 $ Martinique 599 $ Vancouver 399 $ Los Angeles 499 $ Haïti 419 $ LLaass Veegaass JJamaïïque 1499$ 1298$ croisière gratuite pour 2 enfants partir de p.p.Croisière des Caraïbes 3LP0201A0124 Page A2/24janvier 3LP0201A0124 ZALLCALL 67 00:50:27 01/24/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 DEMAIN DANS LA PRESSE Les agrumes L'orange, le pamplemousse et le citron sont aux agrumes ce que sont le bleu, le jaune et le rouge à la couleur, nous dit Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique.En Californie seulement, il y a au-delà de 160 variétés d'agrumes, dont 18 sortes de navel, 11 sortes de valencia, 5 sortes d'orange sanguine, 29 sortes de mandarine, 16 sortes de pamplemousse, 16 variétés de citron.alouette ! À quand les oranges bleues du professeur Tournesol ?À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui andre.cloutier@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-1-5 > À quatre chiffres : 3-8-2-9 SUITES DE LA UNE BIGRAS Suite de la page A1 MAROIS Suite de la page A1 Tremblay n'abandonne pas et elle a décidé, pour la première fois, d'engager publiquement son conjoint, le député du Bloc québécois dans RosemontÐPetite-Patrie, Bernard Bigras, avec qui elle refait sa vie depuis cinq ans.Le couple en a longuement discuté avant de mêler politique et affaires familiales, pour en arriver à la conclusion que cela pourrait peut-être aider.Pas seulement euxmêmes, mais peut-être aussi les centaines de parents qui perdent un enfant dans un enlèvement.« On n'a jamais voulu en parler tous les deux publiquement, notamment parce que Micheline n'est pas très politique et que moi, en tant que député, je dois faire preuve de réserve, mais si ça peut aider à débloquer les choses, pour nous et pour d'autres, tant mieux », indique Bernard Bigras à La Presse.Maintenant que leur petite fille, Marie-Noël, a trois ans, Micheline Tremblay et Bernard Bigras se sentent plus à l'aise pour parler de Karim.La stratégie politique de M.Bigras n'est pas encore arrêtée, mais le député veut provoquer un débat aux Communes sur l'enlèvement international d'enfants.Avec le groupe Enfant-Retour, il va aussi multiplier les pressions auprès du gouvernement fédéral, qui ne va pas assez loin, selon lui, pour aider les Canadiens victimes de telles circonstances.« Quand on arrive en Égypte, les autorités diplomatiques canadiennes fournissent une liste d'avocats du pays pour aller en cour, c'est tout », déplore Mme Tremblay.Le Canada, comme 53 autres pays, est signataire de la Convention de La Haye sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants, mais pas l'Égypte, ni d'ailleurs aucun autre pays musulman.Il existe bien un traité de rapatriement conclu entre Ottawa et Le Caire, mais ce traité ne comporte aucune mesure exécutoire imposant le respect de l'ordonnance de garde du tribunal initial.« Un enlèvement, c'est un acte criminel extrêmement grave, les négociations devraient se faire de gouvernement à gouvernement », plaide Mme Tremblay.« Le Canada doit faire preuve de leadership diplomatique pour amener plus de pays à signer la Convention de La Haye, ajoute son conjoint, et il doit négocier ses ententes bilatérales en imposant des obligations légales.Sinon, ça ne sert à rien, surtout dans des pays où les femmes n'ont pratiquement aucun droit par rapport aux pères des enfants.» Micheline Tremblay et Bernard Bigras dénoncent aussi le manque de moyens et de pouvoirs consentis aux douaniers pour empêcher le départ des enfants du pays.La mère de Karim veut relancer sa bataille ici, mais elle n'a pas l'intention de retourner en Égypte pour le moment.Trop dur pour le moral pour trop peu de résultat.« Même si je réussissais à reprendre la garde de Karim, je ne pourrais jamais revenir avec lui ici », conclut-elle.Au Canada, 358 enfants ont été enlevés en 1999 selon le Bureau d'enregistrement des enfants disparus.gouvernement.La Société générale de financement, présidée par son mari, Claude Blanchet, passerait toutefois sous la responsabilité du premier ministre Landry.En marge du caucus extraordinaire des députés péquistes à Lac- Beauport, le ministre Gilles Baril, responsable de la campagne de M.Landry, passait déjà hier en entrevue les membres du personnel politique des cabinets pour discuter de leur avenir.Certains postes sont déjà en discussion ; la responsabilité des régions sera disputée entre MM.Baril et Rémy Trudel.Sylvain Simard, un autre partisan de longue date de Bernard Landry, a déjà un oeil sur l'Éducation dont l'actuel ministre, François Legault, pourrait atterrir au Trésor.Tout le monde croit que M.Landry sera seul en piste, mais il faut prévoir que le PQ conservera le délai minimum de 30 jours pour la période de mise en candidature.M.Landry par conséquent deviendrait président du PQ le 3 mars.Legault : « Des maladresses » Sortant de son long mutisme hier, visiblement ébranlé par la tourmente qu'il avait suscitée en changeant de camp la semaine dernière, le ministre François Legault a pris une part du blâme pour « des maladresses » des derniers jours.Il a officialisé son appui à Bernard Landry qui avait accepté de se pencher sur « l'étranglement fiscal » du gouvernement du Québec qui doit faire face aux demandes de services quand l'argent est à Ottawa.M.Legault a tenu aussi à ce que le PQ attire « une nouvelle génération de souverainistes, comme membres, comme militants et comme candidats ».Il a vite coupé court aux questions sur sa décision de laisser tomber Pauline Marois après s'être engagé à l'appuyer.« J'admets qu'il y a eu des maladresses et je prends ma part de responsabilité », a-t-il dit, plaidant la « bonne foi ».« Les événements m'ont affecté personnellement, la semaine a été très difficile, très riche en apprentissage.J'ai passé beaucoup de temps avec Mme Marois et j'espère travailler avec elle dans le prochain gouvernement », a dit M.Legault.« La vie politique n'est pas facile », a-t-il ajouté.Guy Chevrette, qui aurait bien aimé que Mme Marois entre dans la course, a aussi appuyé M.Landry hier.Lui aussi aurait aimé qu'il y ait une course, « mais cela adonne qu'il n'y en a pas, on ne peut pas aller chercher les gens par le toupet pour les y entraîner », a-t-il expliqué.Selon lui, les péquistes doivent désormais se rallier autour de M.Landry.« Il va provoquer un large débat dans nos rangs et chez nos partenaires », résume-t-il.Tous les textes sur la succession du premier ministre Lucien Bouchard sont archivés dans un dossier spécial www.cyberpresse.ca Photo PC © Le ministre François Legault à son arrivée à la réunion extraordinaire du caucus des députés, hier à Lac-Beauport.DRAPEAU Suite de la page A1 le Québec n'a pas l'intention de faire le trottoir, pour des bouts de chiffons rouges ou pour d'autres raisons », a lancé le vice-premier ministre, visiblement irrité.En réplique, hier, le ministre fédéral du Commerce international, Pierre Pettigrew a paru estomaqué par la dureté de l'attaque.« M.Landry commence son ère en traitant le drapeau canadien de chiffon rouge.Ce genre de respect n'est pas de très bon augure.» Pour M.Pettigrew, « les contribuables veulent savoir comment on dépense leur argent, si le gouvernement canadien met des taxes des contribuables, il est normal que l'unifolié soit là.Ce que les contribuables ne comprendront pas, c'est qu'ils aient à payer plus de taxes au gouvernement québécois parce M.Landry ne veut pas voir ce qu'il appelle un chiffon rouge, le drapeau d'un pays que des Québécois ont bâti et que la majorité des Québécois continuent d'appuyer.».La multiplication des unifoliés au Québec est depuis longtemps agaçante pour le gouvernement Bouchard, mais à Québec on avait toujours évité de s'attaquer au symbole pour plutôt critiquer son utilisation partisane.Durant le débat autour de Meech, des images des Ontariens de Brockville en train de fouler aux pieds un fleurdelisé avaient mis le feu aux poudres au Québec.« Des drapeaux canadiens, vous êtes tous témoins qu'il y en a trop, hein ?C'est de la propagande, et de la propagande à la limite du ridicule », de dire M.Landry.Un ami catalan lui a souligné récemment que si Madrid essayait de pavoiser ainsi Barcelone, cela provoquerait une autre révolution », a soutenu M.Landry.« Cette propagande (d'Ottawa) coûte cher, elle est insidieuse et irrespectueuse de la nation québécoise.C'est une tentative de relativiser notre statut national » a poursuivi M.Landry.Selon Bernard Landry, l'offensive fédérale ne se limite pas au drapeau Ð il disait avec agacement voir 12 unifoliés de la fenêtre de son appartement du Vieux-Québec Ð, mais passe aussi par l'imposition de l'anglais dans l'affichage public.« Le Québec n'est pas bilingue, depuis Robert Bourassa la seule langue officielle du Québec c'est le français et on ne laissera pas bilinguiser notre capitale nationale pour des questions d'argent.» Pour Ottawa.Concernant la popularité de l'option souverainiste, M.Landry s'est dit convaincu que l'onde de choc du départ de M.Bouchard serait favorable à la cause.En ce qui a trait à ses relations avec le reste du Canada, il a ajouté : « Je vais leur parler carrément et sincèrement.Il y a bien des années que je suis ministre des Finances, j'ai d'excellents contacts avec ceux des autres provinces et certains sont des amis.J'essaierai de faire de même avec les premiers.» « Plus ils parlent de leur option, plus ils baissent dans les sondages », a répliqué, ironique, le ministre Pettigrew.Mais deux questions émanant des journalistes sont apparues comme autant de paliers incitant M.Landry à hausser le ton.On lui a demandé d'abord quelle était sa politique quant au Sommet des Amériques en avril.L'événement qui réunira les chefs d'une trentaine de pays doit se tenir à Québec sans la participation du gouvernement québécois.« C'est une honte, tous les pays des trois Amériques convergent sans qu'on soit présent à la table.C'est l'illustration parfaite du problème canadien.On nous considère comme l'Alberta, ce qui est une absurdité au départ.Nous sommes une nation », a affirmé M.Landry.Une autre question a surgi sur les déclarations de Stéphane Dion.Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales avait la veille ridiculisé le projet d'union confédérale, prôné par M.Landry, pour qui le Québec et le reste du Canada pourraient entretenir les mêmes relations que deux pays souverains dans le cadre de l'union économique européenne.« Si M.Dion n'a pas d'autre argument, c'est pour cela qu'il est le politicien le plus détesté de l'histoire du Québec.Il a réussi à se faire huer à des funérailles, faut le faire.(à celles de Maurice Richard).Qu'il se mette à parler sérieusement, M.Dion doit revenir sur terre.Il est un enfant du Québec, il est né dans la nation du Québec, que son père (Léon) a servi intellectuellement de façon exemplaire.Qu'il se mette à avoir des réflexes convenables », a soutenu M.Landry.NÉO-QUÉBÉCOIS Suite de la page A1 En 10 ans passés au Québec, plus des deux tiers des immigrants ont suivi une formation à temps plein ou à temps partiel.La très grande majorité s'établit à Montréal, mais essaime progressivement vers la banlieue montréalaise.Après une décennie, 36 % des néo- Québécois sont propriétaires.Enfin, l'étude hache menu le mythe de l'immigrant-qui-rêved'ailleurs : depuis leur arrivée, 99,3 % des personnes interrogées n'ont jamais fait de demande pour émigrer dans un autre pays ! Mieux : quatre sur cinq jugent que leur situation s'est améliorée, 68 % ne retourneraient pas dans leur pays d'origine et 83 % encouragerait un compatriote à immigrer au Canada.Autre signe d'enracinement, les taux de participation aux élections sont élevés : 84,9 % aux élections provinciales de 1998 et 87,3 % au référendum de 1995.« Le Québec est une terre d'intégration qui fonctionne, conclut Jean Renaud.Les immigrants des dernières cohortes veulent contribuer à cette société.C'est une nouvelle génération, avec de nouvelles attitudes.» Les données colligées par les chercheurs sont uniques au monde, dit M.Renaud.L'étude a été réalisée auprès d'immigrants en provenance de 78 pays dont les plus représentés sont le Liban, Haïti, la France, le Vietnam et le Maroc.L'arabe constitue la principale langue maternelle des répondants.Des 1880 immigrants qui ont accepté de participer à l'enquête à leur arrivée au pays, 1000 ont répondu au questionnaire après un an de séjour et 429 après 10 ans.Les enquêtes sur le terrain ont été financées par le ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration ainsi que par l'Institut de recherche sur la culture.MONTRÉAL 525, rue Sherbrooke Est #1 LONGUEUIL 99, place Charles-Lemoyne, bureau 102 ST-HILAIRE 261, boul.Laurier ST-JEAN (450) 349-1260 900, boul.du Séminaire, bureau 140 LAVAL (450) 629-9887 1435, boul.St-Martin Ouest, bureau 300 GRANBY (450) 378-7337 320, boul.Leclerc Ouest, bureau 8 Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive.Elle est si petite et se glisse confortablement dans l'oreille.2920781 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE selon les règles de la Régie d'assurance-maladie du Québec.Le modèle illustré n'est pas couvert par la RAMQ Laflamme & Associés Audioprothésistes (514) 849-4500 1 800 422-6181 L'AIDE AUDITIVE 3LP0301A0124 A3 mercredi 3LP0301A0124 ZALLCALL 67 00:49:50 01/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS Le nombre de postes d'enseignants appelé à diminuer dramatiquement MARC THIBODEAU En raison de l'évolution démographique de la province, plus de 10 000 postes d'enseignants sont appelés à disparaître dans les commissions scolaires au cours des 10 prochaines années.Des données inédites du ministère de l'Éducation, obtenues hier par La Presse, indiquent que le nombre de postes à temps plein chutera de 57 250 à 49 000 durant cette période.Le nombre de postes à temps partiel passera lui de 16 100 à 13 700, la baisse globale étant de quelque 15 %.« Ce qui s'en vient n'est pas très rose », résume Raymond Ouellette, démographe à la direction des statistiques et des études quantitatives du ministère, qui a réalisé ces nouvelles projections.Même si le réseau continuera de recruter de nouveaux enseignants pour remplacer ceux qui partent à la retraite, les débouchés promettent de se faire plus rares, le nombre d'embauches chutant d'un sommet de 4300 en 2002 à 1600 en 2010.« Ce sera un problème dans les universités puisqu'elles forment actuellement assez d'enseignants pour répondre à une demande croissante du réseau qui va bientôt tomber radicalement », note M.Ouellette.La réduction du nombre de postes reflète la baisse anticipée du nombre d'élèves, qui doit chuter de près de 20 % du milieu des années 90 à la fin de la présente décennie.Le taux de fertilité demeure stable, mais le nombre de femmes en âge de procréer diminue, ce qui aura pour effet de réduire de façon marquée le nombre d'enfants s'inscrivant à la maternelle à compter de 2003, précise le démographe.La baisse se fera rapidement sentir au primaire avant de s'étendre au réseau secondaire à la fin de la décennie.Selon M.Ouellette, le nombre de postes d'enseignants dans le réseau privé devrait parallèlement demeurer stable durant cette période puisque les établissements « continueront à faire le plein d'élèves » dans un contexte économique favorable.La diminution prévue du nombre de postes préoccupe la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ).Sa présidente, Johanne Fortier, a indiqué hier que les conventions collectives ne comportaient pas de plancher d'emplois absolu, mais plutôt des rapports élèves-maîtres qui lient étroitement l'évolution du nombre de postes d'enseignants au nombre d'élèves.Plusieurs facteurs, dit-elle, pourraient entraîner une hausse de la demande en personnel qui viendrait partiellement annuler l'incidence de l'évolution démographique de la province.D'abord, note Mme Fortier, il y a lieu d'évaluer si la diminution du nombre d'élèves par enseignant au premier cycle, introduit cette année par le ministère de l'Éducation, aura une incidence marquée sur la réussite scolaire.Le cas échéant, la FSE pourrait faire pression sur le gouvernement pour procéder dans le même sens aux cycles supérieurs, ce qui entraînerait la création de nouveaux postes.Le nombre de postes pourrait aussi être affecté à la hausse par le fait que le ministère a promis que les élèves à risque bénéficieraient désormais d'une attention immédiate.« Il faudra voir si cette promesse se concrétise », dit-elle.La priorité pour les enseignants, conclut Mme Fortier, sera de s'assurer que des services de qualité sont offerts aux élèves.Poursuite de 526000$ contre Tremblant Un Montréalais de 30 ans, handicapé depuis 1998, tient la station responsable de ses malheurs ANDRÉ CÉDILOT HANDICAPÉ depuis un grave accident de planche à neige survenu en 1998 à Tremblant, un Montréalais de 30 ans, amateur de plein air, vient d'intenter une poursuite de 526 000$ contre la station de ski qu'il tient responsable de ses malheurs.Dans son action déposée au palais de justice de Montréal, Lambert Bourgeois soutient que les mesures de sécurité n'étaient pas adéquates sur la piste Lowell-Thomas, longée par des pylônes soutenant un télésiège.Le 25 janvier 1998, le planchiste amateur (il avait alors 28 ans) en était à sa troisième descente de la matinée quand il s'est soudainement retrouvé au milieu d'une bande de skieurs qui l'ont dépassé à vive allure au moment d'attaquer une partie abrupte de la piste.En bifurquant de sa trajectoire, Bourgeois dit avoir perdu l'équilibre et être tombé à plat ventre sur la piste.À cause de la forte inclinaison de la pente, sa glissade incontrôlable s'est poursuivie jusqu'à ce que sa planche à neige frappe la base de béton d'un pylône d'acier érigé en bordure de la piste.Sous le choc, Bourgeois a subi plusieurs fractures à la jambe gauche, ainsi qu'à une vertèbre dorsale.En raison de la gravité de ses blessures, il a dû être transporté d'urgence à l'hôpital du Sacré-Coeur où il est demeuré plusieurs heures en salle de chirurgie.Il a obtenu son congé deux jours plus tard.Dans sa requête, Bourgeois dit conserver une incapacité permanente à la jambe.Il a des douleurs constantes et ne marche plus comme avant.Surtout, il ne peut plus faire plusieurs mouvements, ni lever certaines charges.Tous ces handicaps, allègue-t-il, l'ont jusqu'à maintenant empêché de reprendre son travail de mécanicien aéronautique.Il ne peut non plus s'adonner aux activités de plein air comme il avait l'habitude de le faire avant l'accident.M.Bourgeois reproche à Tremblant d'avoir mal protégé le pylône contre lequel il s'est écrasé en surfant sur la neige.Certes, il y avait un coussin autour du pylône, «mais celui-ci n'offrait aucune protection et ne recouvrait pas sa base».De plus, insiste-t-il, «l'assise du pylône en ciment était au-dessus du sol sans protection et à découvert ».Pour toutes ces raisons, il exige des dédommagements de 526 000$.Les trois quarts de la réclamation déposée en Cour supérieure ont trait aux séquelles permanentes subies, aux souffrances qui ont été siennes et à sa perte de jouissance de la vie.Photos ALAIN ROBERGE, La Presse © Grégoire Millette, planchiste téméraire à la station Mont-Saint-Bruno, qui fait des cabrioles sur sa planche à neige (à gauche), s'est arrêté devant un poteau recouvert d'un coussin protecteur pour discuter avec son ami Vincent Gauthier (debout).« J'aime le risque.Rien ne m'arrête.Si on n'essaie rien, on n'avancera jamais », lance le jeune Millette.Dangereux, le surf des neiges ?RIMA ELKOURI ON A RETROUVÉ l'adolescent face contre neige, inconscient.Personne ne sait ce qui s'est vraiment passé.Personne n'a vu quoi que ce soit.Seuls témoins muets de la mort du planchiste, la montagne et la forêt.Ce qui devait être un joyeux samedi soir de planche à neige entre copains au Mont-Saint- Bruno s'est terminé tragiquement pour Alexis Lavoie, 16 ans.Pourtant, Alexis était un skieur d'expérience, prudent de surcroît, dit-on.Au moment de l'accident, survenu sur une pente sans obstacles de niveau intermédiaire, il portait un casque.Il est mort d'une blessure crânienne après avoir percuté un arbre.« À ma connaissance, il s'agit du premier décès au Québec lié à la pratique de la planche à neige », a indiqué François Houle, du Bureau du coroner.Alexis était un gars brillant, disent ses camarades de l'école internationale de Saint-Hubert qui le pleurent aujourd'hui.Il excellait à l'école comme dans les sports.Le président de la station de ski du Mont- Saint-Bruno, Normand Couture, a peine à comprendre ce qui a pu se passer.Il songe d'abord à la famille du jeune disparu.« Je compatis énormément avec la famille en deuil.D'autant plus que je suis moi-même père de deux garçons.» Son fils Steve, qui dirige les opérations de soir au centre de ski, a coordonné les secours.Il est encore sous le choc.« J'avais peur de devoir l'annoncer à sa mère.Qu'est-ce que tu dis à une mère qui vient de perdre son fils ?» demande le jeune homme de 31 ans.Finalement, c'est à l'hôpital que les parents ont appris la mauvaise nouvelle.On dispose de peu d'indices pour comprendre ce qui a pu causer l'accident, note Normand Couture.« Vers 21 h, un de nos patrouilleurs de sécurité, qui se rendait au sommet à bord de la remontée mécanique, dit avoir entendu un bruit étrange.Il a baissé les yeux et s'est rendu compte qu'un client venait de perdre le contrôle et s'était retrouvé dans la forêt.Il a immédiatement appelé des secours », rapporte le propriétaire de la station de ski.Le corps d'Alexis a été retrouvé dans la forêt, à cinq mètres de la bordure de la piste.Que s'est-il passé ?L'adolescent allait-il trop vite ?A-t-il eu un moment d'inattention ?A-t-il fait un faux mouvement ?Mystère.« On se pose toutes ces questions.Elles ne feront pas revivre Alexis.Mais on se les pose pour voir si on pourrait changer des choses », dit M.Couture.Plus de risques qu'en ski alpin ?Selon Claude Péloquin, de l'Association des stations de ski du Québec, l'accident tragique de samedi montre qu'il faut continuer de lancer des appels à la prudence et tenter de faire respecter le Code de conduite en montagne.Mais, précise- t-il, il serait faut de croire que le surf des neiges est plus dangereux que le ski alpin.« Ce n'est pas nécessairement ce qu'on a dans les pieds qui importe, souligne-t-il.C'est plutôt le profil du skieur ou du planchiste.» Il se trouve que les garçons entre 12 et 25 ans sont particulièrement téméraires, qu'ils soient en ski ou sur une planche.La vitesse, ils aiment bien.Et le casque ne les protège pas forcément.« Les casques préviennent certains types de blessures, mais ne peuvent protéger le planchiste lors d'accidents graves », précise M.Péloquin.Pour bien des jeunes planchistes, il n'y a de plaisir que dans le risque.L'accident mortel d'Alexis Lavoie n'y change rien.« Ça me fait réfléchir, mais ça ne m'arrête pas », confie Grégoire Millette, planchiste de 18 ans rencontré sur une piste du Mont-Saint-Bruno, hier.« J'aime le risque.Rien ne m'arrête.Si on n'essaie rien, on n'avancera jamais », lance l'adolescent, qu'une commotion cérébrale il y a moins de deux semaines n'a pas ralenti.« C'est arrivé le 10 janvier.Je suis tombé, mon casque s'est cassé.Le 20, j'étais de retour sur les pistes ! » clame Grégoire.Debbie Friedman, chef du programme de neurotraumatologie et traumatologie pédiatrique et adolescente de l'Hôpital de Montréal pour enfants, s'inquiète du nombre croissant d'accidents de planche à neige.« C'est un sport extrême, observe-t-elle.Depuis trois ans, on a vu une augmentation du nombre d'accidents.Depuis un mois, on a eu 65 cas dans nos urgences.Une quinzaine par semaine.Et parmi eux, deux ou trois cas sérieux.» Jusqu'à l'an dernier, la moitié des accidentés admis à l'Hôpital de Montréal pour enfants étaient des skieurs, l'autre, des planchistes, rapporte Mme Friedman.« Mais avec la popularité croissante de la planche à neige, tout a changé, dit-elle.Cette année, pour dix enfants blessés en planche en neige, on en compte un en ski.» Le propriétaire de la station de ski du Mont- Saint-Bruno admet que le nombre « absolu » de planchistes blessés augmente.« Mais il faut tenir compte du fait qu'ils passent un plus grand nombre d'heures sur les pistes », dit-il.À la Direction de la sécurité dans les sports, les données les plus récentes dont on dispose font état de 16 000 blessés, skieurs et planchistes confondus, entre novembre 1999 et octobre 2000.Un chiffre comparable à celui des années précédentes, indique Pierre Pouliot, porte-parole.« On ne peut pas arrêter les jeunes de pratiquer ce sport, note Mme Friedman.Mais il faut miser sur la prudence.Porter un casque, des lunettes, un équipement de sécurité.» Toutefois, il faut se rappeler que l'équipement ne constitue pas une garantie, ajoute-t-elle.« Il ne faut pas se croire invincible.C'est comme les coussins gonflables dans les voitures.Ce n'est pas une raison pour rouler plus vite.» Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Claude Péloquin, directeur général de l'Association des stations de ski du Québec, avertit que le casque que portent de plus en plus de planchistes ne protège pas contre tous les risques.« Les casques préviennent certains types de blessures, mais ne peuvent protéger le planchiste lors d'accidents graves », dit-il. 3LP0401A0124 3LP0401A0124 ZALLCALL 67 00:48:47 01/24/01 B Une mineure affirme avoir eu des rapports sexuels presque quotidiens avec Hilton L'âge d'or de la chirurgie plastique CHRISTIANE DESJARDINS Une jeune fille a raconté hier qu'entre l'âge de 13 et 16 ans, elle a eu des relations sexuelles avec Dave Hilton, et ce, presque quotidiennement.Sauf les jours avant les combats, « parce qu'il devait garder son énergie », a-telle dit.Aujourd'hui âgée de 17 ans, l'adolescente est le premier témoin à charge dans ce procès éminemment couru et médiatisé du boxeur Dave Hilton, qui fait face à neuf chefs d'accusation à connotation sexuelle à l'endroit de deux jeunes mineures.Les faits se seraient déroulés entre 1995 et 1998.C'est donc dans une salle bondée que la jeune fille, appelons-la Nadine pour ne pas l'identifier, a livré son témoignage hier.Elle a parlé avec assurance, mais d'un débit si rapide que l'avocat de Hilton, Paul Skolnik, ainsi que la juge Rollande Matte lui ont dit à plusieurs reprises de ralentir.À certains passages de son récit, elle a éclaté en sanglots.Selon l'adolescente, tout aurait commencé quand Hilton lui a demandé si les garçons s'intéressaient à elle à l'école, si elle en avait déjà embrassé un.Il aurait alors entrepris de lui montrer comment faire.Selon Nadine, Hilton lui a ensuite montré comment masturber un homme, notamment avec de la vaseline.Puis comment faire une fellation, etc.Nadine ne se rappelle plus le nombre de relations sexuelles qu'elle a pu avoir avec lui.« Ça arrivait tout le temps, presque tous les jours », a-t-elle dit, en soulignant qu'elle était disponible à l'époque, parce que Hilton l'avait incitée à lâcher l'école.« Il me disait que si je restais à l'école, je deviendrais une putain à cause des garçons.» Nadine affirme qu'elle se sentait mal quand Hilton la forçait à avoir des relations sexuelles avec lui, qu'elle sentait que ce n'était pas normal.« Lui avez-vous dit ?» a demandé Me Hélène Di Salvo, procureure de la Couronne.« Oui.Il me répondait qu'il m'aimait, qu'il n'y avait rien de mal à ça, que c'était dans la nature humaine.» Nadine dit n'en avoir jamais parlé à personne, parce qu'elle avait peur de Hilton.Tout cela se passait pendant que l'adolescente se trouvait seule avec Hilton, et ces occasions se présentaient souvent.La plupart du temps, Hilton s'était enivré, a-t-elle dit.Puis, un jour, la soeur cadette de Nadine lui a demandé si Hilton l'avait déjà touchée.Nadine a d'abord nié.Plus tard, la jeune soeur a confié à Nadine que Hilton lui faisait des choses « dirty », et Nadine a alors avoué qu'elle aussi passait par là.Le témoignage de Nadine se poursuit aujourd'hui.Le procès devrait durer sept jours.En ce qui concerne Hilton, il est assis bien droit dans la première rangée de la salle d'audience, et est accompagné par son gérant, Henri Spitzer.Agence France-Presse WASHINGTON Ð Près d'une Américaine sur dix de 55 à 64 ans a subi une opération de chirurgie esthétique, soit un taux deux fois supérieur à celui des autres tranches d'âge, indique un sondage publié dans le premier numéro de la revue My Generation.Cette enquête sur la chirurgie plastique montre qu'aux États-Unis 92 % des femmes et 94 % des hommes sont « totalement » ou « grosso modo » satisfaits de leur aspect.Toutefois, si la chirurgie esthétique était « gratuite », « sûre » et « ne laissant aucune trace », 60 % des femmes et 35 % des hommes déclarent qu'ils en profiteraient.Si, chez les 55-64 ans, une femme sur 10 a subi une intervention, 16 % songent à en avoir une éventuellement.Chez les Américaines de 45 à 54 ans, seules 4 % ont eu une intervention et 9 % pensent en avoir une plus tard.Près de la moitié des Américains connaissent une personne qui a subi une opération de chirurgie esthétique.Ils estiment que son aspect s'est amélioré (pour 61 % des cas), a empiré (6 %) ou n'a pas changé (24 %).Les opérations de chirurgie esthétique portent notamment sur le nez, les paupières, la poitrine (augmentation du volume), le traitement de la peau et la liposuccion.Les personnes qui ont subi ces interventions se sentent mieux (76 %) et sont satisfaites de leur aspect (75 %).Par ailleurs, indique aussi cette enquête, les Américains de la génération du baby-boom (45-54 ans) commencent à se sentir vieux : 68 % d'entre eux considèrent qu'ils sont « entre deux âges » alors que la majorité des 35-44 ans (56 %) se sent encore jeune.PHOTO PC Le champion boxeur Dave Hilton, attendant hier que s'ouvre son procès pour agressions sexuelles sur deux mineures.Un coroner recommande davantage d'informations sur les risques d'inflammabilité Presse Canadienne LA TUQUE Ð Le coroner Jean- Pierre Blais vient de rendre public son rapport concernant la mort d'un bébé de trois semaines à La Tuque, le 2 octobre 1999, à la suite de brûlures graves et d'asphyxie alors que le siège d'enfant dans lequel il se trouvait, qui avait été déposé sur la cuisinière, s'était enflammé.Le coroner conclut qu'il s'agit d'un décès violent, accidentel, consécutif à des brûlures très graves et étendues.La mère avait déposé son fils sur la cuisinière, près de la porte, pendant qu'elle étendait des vêtements sur la corde à linge pour éviter que son autre fils de deux ans l'importune.Elle n'a quitté son bébé des yeux que quelques minutes.Il ressort de l'enquête policière menée par la Sûreté du Québec que les éléments chauffants n'étaient pas allumés lorsque le siège a été déposé sur la cuisinière.Cependant, la seule façon de déposer le siège de manière stable sur l'électroménager impliquait un contact entre une partie du siège d'enfant et les boutons de la cuisinière qui a eu pour effet de mettre en marche au moins l'un des éléments chauffants.Une chimiste de la Sûreté du Québec a pu ainsi reconstituer l'incendie à plusieurs reprises.L'enquête a permis d'établir que le siège de l'enfant était fait de plastique inflammable qui n'a mis que de quatre à cinq minutes à prendre feu.Le coroner Blais recommande donc aux fabriquants de sièges d'enfants « qu'il soit identifié clairement sur leurs produits l'inflammabilité de ces produits et les dangers qui s'en suivent ».Le coroner a aussi vérifié jusqu'à quel point les parents sont sensibilisés aux dangers reliés au fait de déposer un siège d'enfant sur une cuisinière ou toute autre source pouvant créer de la chaleur.Selon lui, il existe encore plusieurs endroits au Québec où les parents ne sont pas assez informés des risques d'accident comme celui qui a coûté la vie à Dérek Brûlé.Pour remédier à cela, le coroner Jean-Pierre Blais demande aux auteurs de documents de référence qui s'adressent aux nouveaux parents « qu'il soit fait mention dans leurs ouvrages, d'une façon claire, les dangers que représente la pose d'un siège d'enfant sur une source de chaleur, telles une cuisinière ou une plaque chauffante ». 3LP0501A0124 A5 mercredi 3LP0501A0124 ZALLCALL 67 00:49:17 01/24/01 B L'escouade tactique déloge une femme et 67 animaux d'une maison de Mont-Royal CHRISTIANE DESJARDINS Aux grands maux les remèdes de cheval ! Hélène Sénéchal, qui s'était barricadée dans sa maison de Mont-Royal avec ses 67 animaux de toutes sortes pour empêcher des employés de la Ville d'inspecter chez elle, a eu la surprise de voir l'escouade tactique défoncer sa porte avec un bélier.Comme c'est l'usage, quand la porte a cédé, les officiers en tenue de combat ont pénétré dans la maison au pas de course.Le premier a buté sur un amoncellement de détritus et s'est étendu de tout son long sur le plancher.Les autres se sont empilés par-dessus lui.Finalement, la femme a été menottée, arrêtée et relâchée quelques heures plus tard, et ses 67 animaux ont été confiés à la SPCA, qui a réclamé rien de moins que 700 $ par jour pour les garder.Cette histoire qui s'est passée en 1996 à Mont-Royal et qui est inusitée à plus d'un point de vue, a connu son dénouement, récemment.La Cour supérieure a condamné Mme Sénéchal à rembourser un peu plus de 28 000 $ à Mont-Royal, qui a fait nettoyer et désinfecter sa maison jugée insalubre.La Ville réclamait près du double, mais le juge Gilles Mercure, de la Cour supérieure, a réduit ses aspirations.Dans sa décision, il n'a pas manqué de souligner que cette affaire avait donné lieu à des « scènes surprenantes ».Insalubre Toute l'affaire commence en mai 1996, quand il est porté à l'attention de la Ville que la résidence de Mme Sénéchal, située rue Greenock, présente des risques d'incendie parce que des débris de toutes sortes l'entourent.Après avoir constaté que tel est le cas à l'extérieur, les représentants de la Ville veulent voir l'intérieur.Mme Sénéchal refuse de leur ouvrir, et leur lance de derrière sa fenêtre, que « même la reine d'Angleterre ne serait pas invitée à y prendre le thé ».On fait le 911.Deux agents arrivent et la femme refuse toujours d'ouvrir.On fait venir un serrurier, qui finit par ouvrir la porte.Les policiers entrent dans la maison, parlent avec la femme, renvoient le serrurier, et ressortent pour quelques instants.La femme en profite pour refermer la porte et s'enfermer.C'est alors qu'on demande du renfort et que l'escouade tactique et technique arrive à la rescousse, avec le résultat que l'on connaît.Des excréments partout Dans la maison, ça frise l'horreur.Il y a des excréments d'animaux et de la nourriture avariée partout, les mouches pullulent, et 67 animaux de toutes sortes, dont quatre chiens, trois chats, et bon nombre d'oiseaux gambadent ici et là.Dans le salon, il y a une volière.On fait venir les pompiers, qui défoncent la fenêtre du salon pour sortir la volière, tandis que des gens de la SPCA attrapent les animaux dans la maison.Il faut faire désinfecter et nettoyer, ça presse.Mme Sénéchal traîne, la Ville agit, fait fumiger et nettoyer le tout et lui réclame un peu plus de 42 000 $.Elle trouve la somme trop élevée et l'affaire se retrouve devant la Cour supérieure.De la réclamation de la Ville, le juge Mercure a déduit des sommes.Par exemple, le coût de la barricade qu'il a fallu installer sur la fenêtre du salon, brisée par les pompiers.Mme Sénéchal sortait elle-même sa volière par la porte à l'occasion, pour faire prendre l'air à ses oiseaux.Pourquoi les pompiers n'ont-ils pas fait de même ?Il a aussi supprimé les 11 000 $ que la Ville a payé à la SPCA pour la garde des animaux pendant 52 jours.La SPCA y est allée fort en réclamant 700 $ par jour, à raison de 11,50 $ l'animal « sans distinction qu'il s'agisse d'un chien ou d'un serin », a noté le juge.Ce n'est pas à madame de payer cette facture, d'autant plus qu'elle était tenue à l'écart des négociations entre la SPCA et la Ville (qui chipotait sur le prix), et qu'elle n'avait pas le droit d'aller voir ses animaux.Devant le tribunal, elle a raconté être allée les voir en cachette.Il est légalement possible de cloner un être humain au Canada Les plus fortes résistances aux antibiotiques se trouvent dans les hôpitaux Presse Canadienne TORONTO Ð Il y a de bonnes et de mauvaises nouvelles dans la guerre contre la résistance de certaines maladies aux antibiotiques au Canada, selon le dernier rapport à ce sujet.La résistance aux antibiotiques parmi la population Ð c'est-à-dire les gens qui ne sont pas hospitalisés Ð s'est stabilisée et pourrait être en baisse, ce qui représente une victoire pour les organisations qui font campagne au sujet de la prudence dans l'utilisation des médicaments.Cependant, depuis 1995, la résistance dans les hôpitaux à certaines souches de bactéries plus menaçantes est de trois à quatre fois supérieure, selon le groupe national de surveillance de la résistance aux antibiotiques, qui a publié ce rapport hier.Alors que les cas de staphylocoque doré résistant à la méthicilline Ð connue aussi sous l'acronyme SARM Ð sont toujours faibles au Canada, les hôpitaux pourraient être à l'origine d'une hausse exponentielle des cas, ont lancé les membres du programme national d'information sur les antibiotiques.Les compressions budgétaires dans les soins de santé sont une des causes de ce problème, selon le Dr John Conly, le président du Comité canadien sur la résistance antimicrobienne et directeur du contrôle des infections de l'Hôpital général de Toronto.Le comité, né en 1996, tente d'informer les médecins et le public des dangers de l'utilisation inadéquate des antibiotiques.« Certaines personnes ont affirmé que nos hôpitaux sont moins propres que par le passé et nous avons constaté des réductions dans l'entretien des locaux ainsi que dans d'autres secteurs.Nous avons remarqué cela dans notre institution alors qu'une épidémie d'entérocoque résistant à la vancomycine (ERV) s'est produite dans le sillage d'une réduction majeure du personnel d'entretien », a ajouté le Dr Conly.L'ERV est particulièrement inquiétant puisque la vancomycine est un antibiotique puissant utilisé en dernier recours.Les bactéries visées par les antibiotiques répondent au principe de la sélection naturelle.Lorsque la science met au point des antibiotiques pour lutter contre le virus de la pneumonie, par exemple, les souches les plus faibles de ce virus sont éliminées.Par contre, les souches qui survivent évoluent et s'adaptent au médicament, d'où le développement d'une résistance à ce dernier.Plus les gens prennent des antibiotiques, plus le développement d'une résistance sera encouragé.Ce problème est aggravé par le fait que plusieurs personnes prennent inutilement des antibiotiques, entre autres lorsqu'elles ont un rhume.De plus, plusieurs personnes ne respectent pas l'ordonnance lorsqu'elles consomment des antibiotiques.DENNIS BUECKERT Presse Canadienne OTTAWA Ð Vous souhaitez cloner un être humain, créer un hybride mi-humain mi-animal, produire des bébés « sur mesure » ?Tout cela, vous pouvez le faire au Canada, un des rares grands pays industrialisés, sinon le seul, qui n'a aucune loi, aucun règlement sur les nouvelles techniques génétiques et reproductives rendues possibles par la science.Tout usage de ces techniques est autorisé au Canada, puisque rien n'y a été légalement interdit.Un moratoire volontaire sur ces pratiques, comme les contrats de mères porteuses, est ouvertement défié.Des Canadiennes annoncent même leur disponibilité, comme mères porteuses, dans Internet.Et rien n'indique qu'il y ait une volonté de faire appliquer, voire de simplement vérifier le respect du moratoire.On s'attend à ce que le ministre de la Santé, Allan Rock, présente un projet de loi sur les nouvelles techniques de reproduction, incluant notamment le clonage humain, au cours de la prochaine session parlementaire, mais ses fonctionnaires refusent de le confirmer.Des observateurs disent que le gouvernement a peu à gagner, sur le plan politique, du dépôt d'un projet de loi qui suscitera inévitablement la polémique.« Ils ne font que discuter et produire des documents », déplore Diane Allen, directrice exécutive du Réseau de sensibilisation à l'infertilité, à Toronto.Selon elle, le gouvernement a fait l'objet de pressions de la part de ceux qui ne veulent pas voir adopter des règlements.Dans son rapport de 1993, remis après quatre ans d'études et de consultations, la commission royale sur les nouvelles techniques de reproduction recommandait la création d'un organisme national qui serait chargé de fixer les normes et de faire appliquer les règlements.Depuis, le gouvernement a continué de consulter la population et les provinces à ce propos.Un projet de loi a été déposé en 1995, mais est mort au feuilleton lors du déclenchement des élections fédérales de 1997.Au cours de cette campagne électorale de 1997, M.Rock avait promis qu'il présenterait un projet de loi révisé, mais celui-ci ne s'est jamais concrétisé.La science a continué de progresser, et les cliniques de fertilité qui recourent aux nouvelles techniques se multiplient au pays.Rien ne permet d'assurer aux clients et clientes de ces cliniques qu'on leur offre les meilleures pratiques scientifiques.Et que fait-on du droit des personnes nées à la suite d'insémination par un donneur de connaître l'identité de leurs parents biologiques Patricia Baird, qui dirigeait la commission royale, n'arrive pas à comprendre pourquoi le gouvernement prend tant de temps avant d'agir.« Pour une nation comme la nôtre, qui est un pays développé, ne pas avoir de règlements pour gérer ces nouveaux dilemmes est renversant », dit-elle.Mme Baird craint un scandale ou une tragédie impliquant les nouvelles techniques.Il serait tragique, croit-elle, qu'un désastre doive se produire pour que le gouvernement se décide à faire preuve de leadership sur cette question.Photo PC © Enfin réunis ! Craig Merkley, de Stratford, en Ontario, a enfin été réuni avec ses triplés, lundi.Ses enfants ont présumément été kidnappés par leur mère, Carline Vandenelsen, en octobre dernier.M.Merkley avait la garde légale des petits Olivia, Gray et Peter, âgés de huit ans.Son ex-femme et lui s'étaient séparés il y a cinq ans.La police croyait que Mme Vandenelsen tentait de se rendre au Costa Rica, où elle rêvait depuis longtemps de s'installer afin d'ouvrir un centre de villégiature, selon son exmari.La mère a été arrêtée et était détenue à Acapulco en attendant les procédures d'extradition qui seront vraisemblablement entreprises contre elle.QUÉBEC PLACE STE-FOYGALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LA CHEMISE TEXTURE CHINÉE Une chemise en mélange coton et polyester d'entretien aisé.Une poche plaquée carrée à rabat.Coloris chinés de gris ou olive.P.m.g.tg.19.Rég.55.00 Rabais de 63% 2926038A QUÉBEC PLACE STE-FOYGALERIES DE LA 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Quebecois qui sont dans votre situation : 500 millions.La Regie de l'assurance-maladie devrait-elle vous rembourser les milliers de dollars que coutera votre operation ?C'est la delicate question a laquelle devra repondre l'Etat quebecois dans les prochaines annees.Pour ce faire, la commission Clair propose de mettre sur pied un comite d'experts qui serait charge de trancher sur la pertinence de faire assumer par l Etat les couts des nouvelles technologies qui ne cessent d'affluer sur le marche, a des prix parfois prohibitifs.Mais la formation d'un tel comite est extremement delicate et pose de nombreux problemes ethiques.David Roy, un chercheur renomme du Centre de bioethique, s'interroge meme sur la faisabilite de la proposition avancee par la commission Clair.J'ai beaucoup de difficulte a concevoir les travaux d'un tel comite.Il y a un danger manifeste que le comite ne soit cree que pour enteriner les points de vue du gouvernement , dit-il.S'il reconnait avec la commission Clair que des choix parfois tragiques devront etre faits au cours des prochaines annees, M.Roy s'interroge notamment sur le processus de nomination des membres de ce comite et sur les principes de base de leurs decisions.Est-ce qu'il y a reellement des experts dans ce domaine ?se demande-t-il.De plus, si les recommandations de ces experts resultent en une limitation de l'acces a certains services, les travaux devront s'effectuer de facon totalement transparente.Dans cette optique, est-ce qu'un comite est vraiment la meilleure facon de prendre de telles decisions ?M.Roy se demande egalement quelle possibilite d'appel auront les citoyens qui s'estiment leses par les decisions de ces experts.Il y a d'ailleurs un prix a payer pour cette transparence, souligne l'ethicien.En Oregon, on a mis sur pied de telles listes d'equipements remboursables.Mais le brouhaha a ete si fort qu'ils ont ete obliges de plier sur certaines choses.Les decisions d'un eventuel comite quebecois feraient inevitablement les manchettes et les pressions sur le gouvernement seraient tres fortes, souligne M.Roy.Les decisions de ces experts resisteront- elles a des topos dechirants a la television ?souleve-t-il.C'est sans compter le probleme de fond qui subsistera meme si un tel comite se chargeait de prendre des decisions aussi delicates, qui auront un impact sur la vie et le bien-etre de milliers de malades.C'est evident qu'il va falloir faire des choix.Mais estce que les personnes qui ont suffisamment d'argent ne pourront pas de toute facon aller se faire poser tel ou tel dispositif couteux que l'Etat ne rembourse pas ?questionne M.Roy.Le texte integral du rapport Clair, les reactions et les commentaires des lecteurs sont disponibles dans www.cyberpresse.ca PASCALE BRETON BRUNO VIEN, qui avait presente sa candidature dans le comte de Mercier en decembre dernier, a decide de se retirer de la course a l'investiture.Selon ce que La Presse a appris, M.Vien a avise son equipe de sa decision dimanche dernier puis a envoye un courriel a plusieurs de ses supporters hier soir, dans lequel il annonce sa decision de se retirer.Les evenements des dernieres semaines, entre autres la demission de Lucien Bouchard, le desistement d'Yves Michaud et l'appui que Bernard Landry a donne au candidat Claudel Toussaint semblent avoir fait pencher la balance.M.Vien, qui a ete pendant cinq ans le president de l'association pequiste de Montreal-Centre, n'a pas rappele La Presse hier.Le president du PQ dans la circonscription de Mercier, Andre Reny, n'etait pas surpris outre mesure du desistement de M.Vien hier.Lorsqu'on apporte seulement 33 nouvelles cartes de membres comme il l'a fait, alors que M.Michaud par exemple avait reussi a trouver 200 nouveaux membres et Pierre Tadros en avait quelque 150, ca part mal.Il avait toute une cote a remonter , a declare M.Reny.Pour l'instant, Claudel Toussaint, qui a recu l'appui de plusieurs personnes influentes depuis le depot de sa candidature la semaine derniere, ainsi que Pierre Tadros, sont les seuls qui restent dans la course.M.Reny affirme toutefois que trois autres candidats songeraient a se presenter.Ils lui auraient fait part de leur intention.M.Reny reflechit luimeme serieusement a la possibilite de poser sa candidature.Lorsqu'il a decide de se retirer, Yves Michaud lui avait d'ailleurs donne ouvertement son appui.Je songe serieusement a me presenter.Plusieurs personnes m'ont sollicite en ce sens.J'ai sillonne le quartier, j'ai fait du porte-a-porte et des campagnes de financement depuis longtemps.Les gens me connaissent a titre de president dans la circonscription, ce n'est pas comme Bruno Vien qui a ete president regional, mais qui n'avait jamais milite activement dans Mercier , a confie M.Reny en disant que sa decision sera annoncee la semaine prochaine.Le desistement d'Yves Michaud et l'appui que Bernard Landry a donne au candidat Claudel Toussaint semblent avoir fait pencher la balance.NP0141101 Copyright 2001.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU VENDREDI 26 JANVIER 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS Certains pneus d'hiver sont en solde! 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69,99 Pneus Arctic Alpin P195/70R14 100,99 89,99 P205/70R15 109,99 98,99 P185/65R14 106,99 95,99 Autres formats aussi en solde AVANT AVRIL 2001 pour tous les services et produits automobiles de plus de 200 $ PAS DE PAIEMENT Details en magasin ANJOU 353-7770 BROSSARD 465-1000 LASALLE 364-7310 LAVAL 682-1200 ST-BRUNO 441-6603 ST-LAURENT 335-7770 COMPOSEZ LE POSTE 228 2924504A Chefs de file en Amerique, utilisant de la technologie de pointe, et voues exclusivement a l'epilation au laser.Pour hommes et femmes C L I N I Q U E S INTERNATIONAL Epilation au laser Bikini ou aisselles / traitement / traitement 77$ Votre choix levre superieure, cou, avant et arriere, menton, joues 97$ 397$ / dos ou poitrine FINANCEMENT DISPONIBLE MAINTENANT OUVERT Montreal et l'ouest de l'ile BIENTOT BROSSARD - LAVAL - L'EST DE L'ILE 1-800-217-6789 MONTREAL - TORONTO - MISSISSAUGE - OTTAWA LONDON - KITCHENER - MARKHAM - VANCOUVER - CALIFORNIE DU LUN.AU SAM.CONSULTATION GRATUITE L'une des plus importantes salles 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but de mesurer l'effet de l'extrait d'artichaut Cynarol si la periode de traitement etait prolongee d'un autre six semaines.Le dernier groupe comptait 24 patients qui avaient un taux de cholesterol extremement eleve.Il avait pour but de mesurer l'effet de l'extrait d'artichaut Cynarol chez des personnes a risque eleve .Dans les trois groupes, le niveau de mauvais cholesterol a ete abaisse de facon significative.Le Dr David Wikenheiser, un eminent medecin naturopathe, a observe des effets similaires chez ses patients.Il cite en exemple un homme de 55 ans chez qui on a decouvert, lors de son bilan annuel de sante, un taux tres eleve de cholesterol (LDL).Le patient avait des douleurs du cote droit du dos, son foie etait normal et non enfle, mais un peu sensible au toucher.Les resultats de son analyse sanguine etaient parfaitement normaux, donc son foie fonctionne et n'est pas en voie de degenerescence.Par contre, les symptomes indiquent que son foie ne fonctionne pas bien.Il faut donc augmenter l'ecoulement de la bile secretee par le foie afin de combattre l'hypercholesterolemie.L'extrait d'artichaut Cynarol a eu pour effet d'abaisser son taux de mauvais cholesterol.L'etude a egalement demontre que l'extrait d'artichaut Cynarol a un effet positif sur la circulation sanguine, les reserves d'energie, l'ARN dans les cellules du foie et la stimulation de la division cellulaire.L'artichaut appartient a la famille des plantes aux principes amers , utilisees depuis des siecles pour purifier et stimuler le foie.L'extrait d'artichaut Cynarol a montre qu'il augmente la production de la bile, qui joue un role important dans la reduction du taux de cholesterol.Premierement, la bile contribue a la decomposition des graisses dans l'intestin pour qu'elles soient absorbees par l'organisme.En aidant l'organisme a decomposer et utiliser les graisses, le cholesterol, secrete en presence de gras, se trouve ainsi reduit.Deuxiemement, la bile amene le cholesterol inutile dans l'appareil intestinal ou il est absorbe par les fibres puis elimine.Selon la Fondation des maladies de coeur du Canada, l'annee derniere, on a diagnostique un taux eleve de cholesterol chez 48 % des hommes et 43 % des femmes.Un traitement a l'extrait d'artichaut Cynarol, a raison de 2 capsules par jour, est tout indique aux personnes presentant un taux eleve de cholesterol.Il est recommande de prendre Cynarol jusqu'a deux mois apres que le taux de cholesterol soit revenu a la normale.Pour obtenir des resultats plus rapides, il est suggere de prendre 4 capsules par jour.L'extrait d'artichaut Cynarol est offert dans les magasins d'aliments naturels a travers le Canada.Pour tout renseignement additionnel sur le Cynarol, veuillez composer 1 888 436-6697.L'EXTRAIT D'ARTICHAUT ABAISSE LE TAUX DE CHOLESTEROL REDUCTION RADICALE DU TAUX DE CHOLESTEROL EN MOINS DE TROIS MOIS 3LP0701A0124 A7 mercredi 3LP0701A0124 ZALLCALL 67 00:44:44 01/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 Q U É B E C A 7 «Halte aux compressions!» dit le milieu de l'éducation Après l'éducation, la santé Le Trésor pourrait exiger un nouvel effort budgétaire du ministère de Pauline Marois KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Comme son collègue de l'Éducation, la ministre de la Santé, Pauline Marois, devra resserrer les cordons de sa bourse l'an prochain.Le Conseil du Trésor l'a d'ores et déjà avisée qu'un rehaussement du budget de son ministère ne pourrait pas dépasser les 500 millions, soit environ trois pour cent du budget total du superministère.Or, si on se fie au facteur de croissance observé l'an dernier alors que le budget de la Santé a crû de 7 %, la facture sera salée, dépassant le milliard de dollars.Les bonzes du ministère de la Santé s'activent donc pour tenter de trouver les secteurs où le facteur de croissance des coûts pourrait être limité pour remplir la demande du Trésor.Mais tout le monde convient que cette commande initiale du ministère de Jacques Léonard pourrait rapidement être révisée à la baisse.« Depuis trois ans, c'est le même scénario.La catastrophe Jacques Léonard avant Noël, la supercatastrophe après Noël et un mois après, le ministère des Finances a des surp l u s e t i l appelle tout le monde pour décider quoi faire avec », l a n c e u n e source au ministère de la Santé.Car cette demande de 3 % du Conseil du Trésor risque d'être bien difficile à rencontrer.La seule augmentation de salaire aux employée, « coulée dans le béton » des conventions collectives, équivaut à plus de deux pour cent de croissance des coûts.Avec l'augmentation vertigineuse du coût des médicaments et les impacts du vieillissement de la population sur le réseau de la santé, il sera virtuellement impossible de se limiter à trois pour cent.En scrutant les budgets des établissements du réseau à la loupe pour tenter de comprimer les déficits, le ministère en était d'ailleurs arrivé à la conclusion que la croissance naturelle des coûts augmenterait les budgets du ministère de 900 millions l'an prochain.« Au cours de la dernière année, ils ont suivi de très près les budgets des établissements.Ils savent ce que ça coûte pour fonctionner », souligne une source du réseau de la santé.Sans oublier que les recommandations de la commission Clair gonfleront aussi la facture de plusieurs dizaine de millions.Au Trésor, plusieurs sources confirment cependant que Jacques Léonard a l'intention de limiter les appétits de ses collègues de la Santé et de l'Éducation.« Il va y avoir des augmentations de budgets, c'est sûr.Mais à l'intérieur de cela, il va y avoir des choses à gérer pour les ministères », commente- t-on, soulignant que ces deux ministères accaparent à eux seuls 60 % du budget de l'État.Mais le ministère des Finances pourra d'un autre côté compter l'an prochain sur des rentrées d'argent supplémentaires, du moins en santé : Bernard Landry pourra commencer à puiser dans le fonds de 841 millions, constitué à même les paiements de transferts fédéraux, placé à Toronto il y a deux ans.La hausse de 700 millions des versements fédéraux, conclue en septembre dernier, viendra s'ajouter à cette somme.La semaine dernière, en plein tumulte sur la succession de Lucien Bouchard, plusieurs informations avaient circulé sur l'ampleur de l'effort budgétaire qu'on demanderait à la Santé.Des chiffres allant jusqu'à 750 millions avaient été évoqués.« Mais toutes ces informations se situaient dans un contexte politique précis », souligne, sourire en coin, une source au Trésor.En clair, le bras de fer entre Bernard Landry et Pauline Marois s'était répercuté autour de la table du Conseil des ministres.Mais une fois réglée la question de la succession, les chiffres risquent vraisemblablement de changer.MARC THIBODEAU LES PRINCIPAUX acteurs du milieu de l'éducation n'ont pas tardé à monter au front hier pour mettre en garde le gouvernement québécois contre toute nouvelle ponction dans le réseau de l'éducation.« Nous leur disons tout de suite de ne même pas y penser », a déclaré hier Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CEQ) en réaction aux informations de La Presse indiquant que le milieu risque d'hériter d'une facture de 400 millions du Conseil du Trésor, qui veut éviter d'avoir à absorber pleinement la croissance des coûts de fonctionnement (salaires, chauffage, etc.) Les enseignants, note Mme Fortier, croyaient qu'il était désormais acquis aux yeux du gouvernement que le réseau de l'éducation avait grand besoin d'argent frais.Réduire les sommes, ce serait comme « cesser les manoeuvres de réanimation au moment où le patient commence à montrer des signes encourageants ».Même indignation du côté de la Fédération des commissions scolaires du Québec, qui juge « impensable » toute nouvelle ponction.Son président, André Caron, a rappelé hier que la réussite de la réforme du curriculum dépendait d'un contexte budgétaire favorable.Selon M.Caron, le réseau n'a pas d'argent pour assumer une partie des coûts de fonctionnement alors que des investissements massifs sont requis, notamment pour renouveler les manuels scolaires.« J'ai reçu plusieurs appels aujourd'hui de présidents de commissions scolaires qui sont inquiets », dit-il.Le président de la Fédération des cégeps, Gaëtan Boucher, a soutenu que de telles ponctions ramèneraient le réseau « à la case départ ».À l'instar de M.Caron, il entend faire pression sur le ministre pour l'amener à respecter ses engagements en faveur d'un réinvestissement.La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du collégial (FNEEQ-CSN) s'est dite inquiète hier de la possibilité de nouvelles compressions.Son président, Pierre Patry, a rappelé par voie de communiqué que le réinvestissement entrepris l'année dernière ne comblait même pas les ponctions subies entre 1994 et 1999.« Le réseau collégial, déjà parent pauvre du réseau de l'éducation, ne pourrait souffrir de nouvelles compressions sans mettre en péril la qualité » des services, prévient-il.La Fédération autonome du collégial (FAC) s'est dite étonnée de son côté que le gouvernement puisse même considérer une telle hypothèse.Le président du syndicat, Daniel Lauzon, qui exigeait hier un démenti du gouvernement, estime que le ministre des Finances, Bernard Landry, ne doit pas hésiter, si nécessaire, à mettre au rancart les baisses d'impôt promises pour éviter que le réseau ne soit soumis à de nouvelles ponctions.Le porte-parole du ministre de l'Éducation, François Legault, a déclaré, en dépit des demandes de clarification du milieu, qu'il ne ferait aucun commentaire sur les intentions du Conseil du Trésor avant que les crédits ne soient rendus publics, en mars.M.Landry a aussi refusé de commenter le dossier hier en marge d'une réunion du caucus des députés péquistes.Les jeunes péquistes souhaitent un débat d'idées MICHEL HÉBERT Presse Canadienne QUÉBEC Ð Les jeunes péquistes espèrent que Bernard Landry ne sera pas seul à briguer la succession de Lucien Bouchard à la présidence du Parti québécois.Non pas qu'ils en aient contre le vice-premier ministre, mais les jeunes du PQ croient que seule une course au leadership pourrait donner lieu à un véritable débat d'idées.« On n'est pas pour la vieille façon de faire : votez maintenant, débattez plus tard.Pour nous, une course au leadership, ce serait la meilleure façon de positionner les enjeux, on le croit sincèrement », a déclaré le président du Comité des jeunes du PQ, Jonathan Valois, dans un entretien avec La Presse Canadienne, hier.« Ce n'est pas parce que qu'une douzaine de ministres et une vingtaine de députés ont fait leur choix que je dois faire le mien dans le même sens.Nos votes comptent et on veut positionner des enjeux », a-t-il ajouté.Après la démission de Lucien Bouchard, le CNJ avait établi des contacts avec Pauline Marois et François Legault.« On l'aurait joué à plein cette course-là », prétend Jonathan Valois.C'est donc avec une certaine tristesse que les jeunes péquistes ont vu s'effondrer l'alliance Marois-Legault.« On était un peu déçus parce que les possibilités de débat se sont amenuisées.Mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de course qu'on n'essaiera pas de susciter les débats », a nuancé le président du CNJ.Les jeunes péquistes ne bouderont pas Bernard Landry s'il parvient à succéder à Lucien Bouchard.Le CNJ sollicitera un entretien avec lui, question de lui montrer à quelle enseigne logent les jeunes.« On se ralliera s'il est le seul candidat, mais on continuera de maintenir la pression sur les enjeux qui sont les nôtres », a prévenu Jonathan Valois.PHOTO PC Lucien Bouchard et Bernard Landry se dont donné l'accolade, hier, à l'entrée du caucus des députés péquistes, à Lac-Beauport.Le Bloc salue la candidature de Landry JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Un vent de fraîcheur, un pédagogue de la souveraineté, un homme de grande qualité, les députés du Bloc québécois n'étaient pas à court de qualificatifs, hier, pour vanter les mérites de Bernard Landry, qui a annoncé sa candidature à la direction du PQ le week-end dernier.Reste à savoir maintenant si l'arrivée de Bernard Landry à la tête du PQ pourrait avoir de l'influence sur le fonctionnement du Bloc.Certains députés croient que le parti devrait réduire sa présence à la Chambre des communes afin d'aller appuyer les efforts de M.Landry pour promouvoir l'option.D'autres, dont le chef Gilles Duceppe, croient que ce serait une erreur.Le Bloc n'a pas donné son appui officiel à M.Landry, mais c'est tout comme.« Les députés bloquistes sont libres de faire leur choix.Mais je reconnais que Bernard Landry est un militant convaincu et depuis longtemps.Il a de très grandes qualités », a commenté le chef Gilles Duceppe en faisant son entrée à une réunion de trois jours du caucus de ses députés, destinée à préparer la rentrée parlementaire.« Ce qui se dégage du discours de M.Landry dimanche, c'est ce qu'on a dégagé au Bloc lors des chantiers de réflexion sur la souveraineté.Je vois beaucoup de convergences à travers tout cela », a-t-il ajouté.Toutefois, M.Duceppe n'est pas prêt pour le moment à bouleverser les façons de faire de son parti à Ottawa.À son avis, il est possible d'être présent aux Communes tout en étant actif dans les circonscriptions.« Ça fait longtemps que je suis ici et j'ai toujours réussi à faire les deux.L'un n'empêche pas l'autre », at- il dit.Style Qualité Confort Meubles de distinction Rotin Tentures et couvre-lits Plantes et luminaires Tapis et carpettes Tissus et papiers peints Service de décoration à domicile Heures régulières d'ouverture Fermé les lundis 1880, boul.Saint-Martin Ouest, Laval Tél.: (450) 687-2500 LA SEULE ET UNIQUE VENTE DE L'ANNÉE 2923009 30 à 70 % de rabais sur TOUT POUR LE BON FONCTIONNEMENT DE VOTRE ROLEX, NOUS VOUS CONSEILLONS D'EFFECTUER UNE RÉVISION COMPLÈTE TOUS LES CINQ ANS S E R V I C E 2020 rue de la Montagne 845-4651 Depuis 1978 3LP0801A0124 3LP0801A0124 ZALLCALL 67 00:50:02 01/24/01 B LA RETRAITE À 60 ANS La santé, l'agro-alimentaire et l'avionique Les syndicats français se mobilisent offrent plusieurs débouchés Agence France-Presse PARIS Ð Les syndicats français, soutenus par l'ensemble de la gauche au pouvoir, le premier ministre Lionel Jospin en tête, se mobilisent pour la retraite à 60 ans menacée par le patronat.Le patronat, emmené par le Mouvement des entreprises (Medef) d'Ernest-Antoine Seillière, a proposé fin décembre à ses partenaires syndicaux d'allonger à 45 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir droit à la retraite dans le secteur privé.Il justifie cette volonté de « prolonger modérément et progressivement la durée de versement des cotisations dans le cadre d'un système de retraite à la carte » par le souci de faire face aux déficits massifs annoncés, en raison notamment de l'augmentation de l'espérance de vie.Les syndicats ont unanimement rejeté la perspective de toucher aux cotisations, déjà prolongées à 40 ans par rapport aux 37,5 ans instaurées en 1982.L I A LEVESQUE Presse Canadienne Les carrières dans la santé font un retour en force parmi les métiers en émergence.Les besoins en main-d'oeuvre continuent aussi de se faire sentir dans l'agro-alimentaire et l'avionique.Ces constatations ressortent du plus récent guide intitulé Les Carrières d'avenir au Québec, réalisé par le Groupe de recherche Ma carrière.Le guide a été dévoilé hier à Montréal, en présence de représentants des commissions scolaires, des cégeps, du ministère de l'Éducation et du Développement et ressources humaines Canada.Le guide présente « 125 choix gagnants en 2001 ».Les critères ont été resserrés pour n'inclure que les formations offrant une proportion d'au moins 80 % de leurs diplômés en emploi, d'au moins 80 % ayant un emploi en rapport avec leur formation et un taux de chômage de 10 % et moins.Le secteur de la santé revient en force cette année, avec des possibilités d'emplois en soins infirmiers, en médecine, en pharmacie, en assistance aux personnes à domicile, en technologie de laboratoire médical, en technologie de radiodiagnostic et en radio-oncologie.Besoins énormes en soins infirmiers Les besoins en soins infirmiers sont énormes : dès 2005, 1000 infirmières quitteront leur emploi chaque année, comparativement à 500, ces années-ci.En 2015, ces départs à la retraite atteindront 1800 par an.Bien que les salaires et les conditions de travail des infirmières se soient améliorés, ces dernières années, les diplômés devront néanmoins s'attendre à travailler les soirs, nuits et fins de semaine durant un certain temps.Le marché du travail a bien évolué ces dernières années, au point de réserver maintes surprises à ceux qui n'en suivent pas l'évolution régulièrement.Par exemple, les secteurs du meuble, des portes et fenêtres, ainsi que des armoires de cuisine offrent maintenant plusieurs débouchés.L'industrie s'y est mise à l'heure de la conception sur ordinateur et du design.Même le textile et le vêtement, jadis perçus comme des secteurs mous, offrent des débouchés intéressants.L'industrie requiert des opérateurs de machines à coudre, des plieurs, des étendeurs, des manoeuvres et de la main-d'oeuvre en gestion de la production.L'aérospatiale, poussée par l'augmentation de ses ventes, a aussi besoin de main-d'oeuvre spécialisée.Le multimédia offre maints débouchés Le multimédia offre des débouchés pour les concepteurs- scénaristes, les gestionnaires de projets, les programmeurs, en plus de travailleurs dans le marketing, la finance et les ressources humaines.Dans le domaine de la plasturgie Ð matières plastiques Ð et du caoutchouc, les besoins sont énormes.Une pénurie existe déjà dans l'industrie du caoutchouc.Les entreprises embauchent des opérateurs- régleurs, des techniciens, des ingénieurs et des chimistes.L'agro-alimentaire offre des emplois dans la transformation des aliments et le génie alimentaire, notamment.Les informations contenues dans le guide Les Carrières d'avenir au Québec ont été colligées par une quarantaine de recherchistes et rédacteurs, puisées dans 900 entrevues, menées notamment auprès d'une centaine d'employeurs, a souligné M.François Cartier, du Groupe de recherche Ma carrière.ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat riel p dagogique inclus, pas de taxes, d ductible d imp t, frais d inscri Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2001-01-23 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-01-23 Tirage du 2001-01-23 NUMÉRO: 389971 (jour, soir) 29 janvier et 26 février La Presse 24 janvier 2001 Page A9 manquante 3LP1001A0124 A10MERCREDI 3LP1001A0124 ZALLCALL 67 00:46:23 01/24/01 B Traiter le cholestérol après un infarctus Des universitaires à la défense des chirurgies oculaires au laser Agence France-Presse CHICAGO Ð L'application d'un traitement contre le cholestérol très rapidement après un infarctus du myocarde peut diminuer jusqu'à 25 % les risques de mortalité dans l'année qui suit, indique une étude suédoise à paraître aujourd'hui dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).Les chercheurs, attachés aux hôpitaux universitaires des villes de Linkoping et Uppsala, en Suède, ont suivi plus de 5500 patients traités rapidement avec des « statines », médicaments destinés à contrôler le cholestérol, et 14 000 autres patients non traités.ALEXANDRE S I R O I S LES CHIRURGIES oculaires au laser visant à corriger la myopie sont dorénavant plus efficaces et ne provoquent généralement pas de troubles de vision nocturne, soutient l'Association canadienne des professeurs universitaires en chirurgie réfractive (ACPUCR).« C'est un problème qu'on ne voit presque plus avec l'amélioration des techniques », a déclaré hier le Dr Pierre Demers, qui a plus de 5000 chirurgies de ce type à son actif, lors d'une conférence de presse.Quatre membres de l'ACPUCR, dont le Dr Demers, ont réalisé une étude sur leurs propres patients, ayant été opérés avec la technique Lasik (utilisée dans 99 % des cas), au cours des deux dernières années.Seulement six des 26 000 personnes traitées ont développé des problèmes de vision nocturne, alors que 97 % des patients ont obtenu une acuité visuelle nécessaire pour conduire et « lire facilement » sans lunettes ni verres de contact.Depuis quelques mois, certaines études avaient révélé que la chirurgie oculaire au laser pouvait causer une perte de l'acuité visuelle nocturne.Or, selon l'ACPUCR, ces études se basent sur des techniques révolues.« La nouvelle technologie démontre qu'on peut traiter une cornée sur une surface entière Ð d'environ 10 millimètres Ð avec le laser.Avec l'ancienne technologie, on traitait la cornée sur un diamètre très petit, entre 4 ou 5 millimètres, ce qui pouvait donner des problèmes de halo, d'images fantômes et de vision nocturne », a affirmé le Dr Demers.Les études ayant démontré les risques des chirurgies oculaires au laser, menées en Angleterre et en Allemagne, « se basaient essentiellement sur des traitements avec des zones de 5 millimètres, une taille qui n'a pas été utilisée au Canada depuis 1991 », a renchéri Mark J.Cohen, président de l'ACPUCR.Les médecins ont précisé que de nouveaux lasers permettront sous peu « d'élargir les zones de traitement » des patients ayant développé des problèmes de vision nocturne à la suite d'une chirurgie effectuée selon l'ancienne méthode.Ils ont ensuite recommandé aux myopes intéressés par la chirurgie au laser de demander à leur chirurgien des renseignements sur le traitement qu'il offre, sur sa formation et sur le nombre d'opérations qu'il a effectuées.Des questions demeurent L'étude des quatre membres de l'ACPUCR ne règle toutefois pas la question des troubles de vision nocturne une fois pour toutes, a estimé hier le président-directeur général de l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé, le Dr Renaldo N.Battista.C'est que, mis à part les résultats dévoilés hier, l'étude en question n'a pas encore été publiée.« On n'a pas vu l'étude, on n'a pas examiné les données.Quand une recherche n'a pas été publiée, on peut se poser des questions sur la méthodologie qui a été utilisée », a déclaré M.Battista.Le président du Comité de chirurgie réfractive de l'Association des médecins ophtalmologistes du Québec, le Dr Michel Podtetenev, a pour sa part indiqué que la sortie publique de l'ACPUCR visait probablement à atténuer les craintes d'éventuels patients.Leur nombre a chuté depuis la publication des études européennes, a signalé le médecin, qui a par ailleurs critiqué les données britanniques et allemandes.Et une recherche sur le Web démontre que les quatre médecins présents à la conférence de presse travaillent au sein de cliniques de l'entreprise Lasik Vision, spécialisée en chirurgies oculaires au laser.M.Podtetenev a ajouté que l'ACPUCR n'était ni liée à son association ni à l'Université de Montréal.« À la lecture du document publié, on peut avoir l'impression qu'il n'y a plus de problèmes.Or, il y a toujours des risques et des complications, a-t-il rappelé.Ils sont minimes, c'est certain, mais on ne peut jamais généraliser.» L'avenir de l'automobile.Selon nous, il est impossible d'être à court de raisons pour acheter une Mercedes.Rien que la sécurité, les performances et le luxe que vous offrent ces automobiles les plus raffinées au monde suffisent amplement.Mais comme nous pensons que vous ne devriez pas simplement vous contenter d'une voiture qui suffit à vos exigences, nous aimerions vous donner une raison de plus pour acheter une Mercedes: la traction intégrale, et la confiance que celle-ci vous procure en tout temps.Unique en son genre, le Système de traction électronique aux 4 roues (4-ETS) de Mercedes optimise la traction en envoyant la puissance aux roues qui adhèrent le mieux, et ce même s'il n'y en a qu'une.De plus, toute Mercedes est dotée du Programme de stabilité électronique (ESP), qui vous garde intuitivement sur la trajectoire voulue.Notre fameux 4-ETS est offert pour sept modèles: les 4MATIC de Classe E (berline et familiale V6, et berline V8), ainsi que la Classe M, la Mercedes des 4x4, déclinée en deux versions V6 et deux versions V8, dont la foudroyante ML55 AMG, l'utilitaire sport de série le plus rapide au monde.Vous voyez bien que les raisons d'acheter une Mercedes, ce n'est pas ce qui manque.Il ne vous reste donc plus qu'à choisir votre modèle.Un essai routier chez un concessionnaire Mercedes-Benz pourrait vous aider à prendre une décision.Pour l'adresse du concessionnaire le plus proche, visitez www.mercedes-benz.ca ou composez le 1 800 387-0100.© Mercedes-Benz Canada Inc., Toronto, Ont., 2001.Une Compagnie Daimler Chrysler.PDSF de la Berline E320 4MATIC 2001.PDSF de la Berline E430 4MATIC 2001.PDSF de la Familiale E320 4MATIC 2001.\u2020PDSF de la ML320 Classique 2001.\u2020\u2020PDSF de la ML430 2001.\u2020\u2020\u2020PDSF de la ML55 2001.Le concessionnaire peut offrir un prix moindre.4x4 plus de raisons.La Berline E320 4MATIC , MC une valeur équitable à partir de 71850 $ La Berline E430 4MATIC , MC une valeur équitable à partir de 79 550 $ La Familiale E320 4MATIC , MC une valeur équitable à partir de 72 900 $ La ML320, une valeur équitable à partir de 48600 $ \u2020 La ML430, une valeur équitable à partir de 61350 $ \u2020\u2020 La ML55 AMG, une valeur équitable à partir de 91650 $ \u2020\u2020\u2020 2922822A Membrane déchirée, bébé normal Agence France-Presse WASHINGTON Ð Une femme, dont la membrane contenant le foetus et le liquide amniotique avait été percé puis réparé, a donné naissance à un bébé normal et en bonne santé, ont rapporté hier les auteurs de cette opération rarissime réalisée au centre médical de l'Université de New York.La cavité amniotique avait été percée lorsque la jeune parturiente avait subi une amniocenthèse, à la dix-septième semaine de grossesse.Au cours de cette opération, une aiguille est plantée dans l'abdomen de la femme pour retirer du liquide amniotique à des fins d'analyse.Généralement, le trou percé dans la paroi de la cavité amniotique se referme seul.Mais dans ce cas, il est resté ouvert et le liquide, qui protège le foetus et lui est nécessaire pour le développement des poumons, s'est écoulé lentement.Sans ce liquide, le foetus ne peut pas survivre.À la vingtième semaine de grossesse, alors que le liquide était presque totalement écoulé, le Dr Bruce Young a réussi à introduire une mini caméra, un endoscope, dans l'utérus de la mère.Il a ensuite utilisé des instruments miniaturisés pour boucher le trou résultant de l'amniocentèse avec une colle biologique.La naissance de l'enfant a été provoquée à la 32e semaine, car la mère souffrait d'hypertension artérielle.Bien que prématuré, il était en bonne santé.Il a maintenant 10 mois et se porte bien.Les lésions de la cavité amniotique sont à l'origine de 40 % des fausses couches.2924523A La Presse 24 janvier 2001 Page A11 manquante 3LP1201A0124 A-12 MERCREDI canada 3LP1201A0124 ZALLCALL 67 00:47:54 01/24/01 B A 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 CANADA Françoise Bertrand quitte le CRTC sans avoir vu l'épilogue de ses grandes décisions Les grandes fusions médiatiques restent une réalité à apprivoiser Le cabinet n'a pas encore pris position sur la clémence envers Latimer JENNIFER DITCHBURN Presse Canadienne OTTAWA Ð Le cabinet fédéral n'a pas encore pris position en faveur ou contre l'octroi du pardon à Robert Latimer, reconnu coupable du meurtre de sa fille gravement handicapée.C'est ce qu'a indiqué hier la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan.M.Latimer a échoué dans sa tentative finale d'appel en Cour suprême, la semaine dernière.Son dernier espoir d'éviter ou de réduire la peine qui lui a été infligée, soit un minimum de 10 ans de prison, réside dans un instrument légal rarement utilisé, la prérogative royale de clémence.Celle-ci ne peut être accordée que par le gouverneur général ou le Conseil des ministres.Les candidats au pardon doivent d'abord en faire la demande à la Commission des libérations conditionnelles, qui fait ses recommandations au cabinet.Mme Mc Lellan a pris soin d'avertir les journalistes de ne pas voir dans la position défendue par le gouvernement en Cour suprême un indice de la façon dont le cabinet répondrait à une demande de clémence.Les arguments invoqués par le gouvernement en cour visaient à défendre le Code criminel, et allaient « bien au delà de la cause spécifique de M.Latimer », a ajouté la ministre.En fait, a-t-elle expliqué, le gouvernement était en cour pour défendre la position qu'il ne croyait pas que des exemptions constitutionnelles étaient appropriées.Les arguments du gouvernement devant la cour doivent donc être pris au pied de la lettre, a-t-elle dit.Le solliciteur général Lawrence Mac Aulay, le ministre responsable en matière de recours en grâce, n'a pas voulu donner son opinion, se contentant de dire qu'il suivrait le processus.Dans une décision unanime rendue vendredi dernier, la Cour suprême avait suggéré à M.Latimer, qui est âgé de 47 ans, de solliciter un pardon.M.Latimer avait réagi à cette possibilité en affirmant que les politiciens ne voudraient à aucun prix se mêler de cette question.Il n'a pas été possible de parler aux avocats de M.Latimer hier.Ceux-ci ont déjà indiqué qu'ils feraient une demande de clémence, un processus qui peut prendre un an ou plus.JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA Ð Françoise Bertrand quittera son poste de présidente du CRTC le mois prochain avec le sentiment du devoir accompli, à une exception près.Et c'est une exception de taille.En effet, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a approuvé au cours des dernières années de grandes acquisitions dans le monde des médias : Quebecor et TQS ainsi que BCE et CTV.On a parlé d'un phénomène de convergence, c'està- dire de la création d'une interdépendance entre médias au sein d'un même groupe.« La convergence des entreprises, c'est encore une réalité à apprivoiser », a affirmé Mme Bertrand, hier, dans une entrevue accordée à la Presse Canadienne.« Les greffes ont de la difficulté à prendre, admet-elle.Peut-être estce encore trop jeune ?L'histoire de BCE et de CTV Ð et ce n'est un secret pour personne Ð est un grand défi.Il n'y en a pas de recette de la Caramilk.Ce n'est pas parce que vous avez maintenant l'entreprise sous votre toit que cela se fait par génération spontanée.» On sait que ces grandes fusions ont suscité beaucoup de critiques.Certains se sont demandé si l'influence de ces groupes ne deviendra pas tentaculaire, donc que la diversité des voix en souffrirait.Mme Bertrand partage ces doutes.L'expérience est inachevée et il est ardu à l'heure actuelle, avoue-telle, de prévoir comment tous ces changements vont se solder.Mais, selon elle, le CRTC ne pouvait pas rester les bras croisés.Il fallait donner une chance au marché.« J'ai confiance en l'être humain en société, dans le sens que les marchés autoréglementent les choses, explique- t-elle.Cela ne veut pas dire que le conseil ne doit pas être vigilant et alerte.» Au fond, croit-elle, c'est le « bottom line » (le bilan financier de l'entreprise) qui décide de tout et qui fait, ultimement, qu'une expérience fonctionne ou non.À l'égard de Quebecor, le CRTC n'a pas encore terminé tout à fait son travail, puisque l'approbation finale de l'achat de TVA par le groupe n'a pas encore été accordée.Toutefois Mme Bertrand ne participera pas à la décision, étant donné qu'elle est sur le point de laisser ses fonctions.Mme Bertrand a annoncé le 5 décembre dernier qu'elle abandonnerait son poste de présidente six mois avant la fin de son mandat de cinq ans.Elle partira donc à la mifévrier.Elle deviendra associée chez Secor, une firme de consultants en télécommunications de Montréal.Un de ses mandats sera de veiller à la bonne marche du bureau de Secor à Paris.Il s'agissait, selon elle, d'une offre impossible à refuser.« Je souhaitais que ma prochaine étape professionnelle continue à ouvrir mes horizons.Et ce qui me manquait dans mon expérience, dans mon parcours, c'est une réelle expérience internationale », dit-elle.Radio-Canada Les affrontements de Mme Bertrand avec Radio-Canada auront constitué un autre des moments forts de son mandat.Réseau des Arts, Info Radio, révision du mandat de Radio-Canada sont toutes des occasions où la société d'État a croisé le fer avec le CRTC.Dans le cas d'Info Radio, c'est même allé jusqu'en Cour fédérale, où le CRTC a gagné.Mme Bertrand se défend bien d'avoir eu des préjugés contre Radio- Canada.« Au contraire », souligne- t-elle.Elle estime que son organisme a tout simplement voulu consolider la diversité des sources en refusant des licences à Radio- Canada.C'est le cas d'Info 690 qui l'a emporté sur le projet d'Info Radio de la société d'État.Une décision qu'elle explique ainsi : « Dans le marché de Montréal où déjà Radio- Canada était très présent, il restait d'autres fréquences.Et comme il y avait une réduction de la radio commerciale française à Montréal, il était important d'améliorer cette présence et non pas de l'appauvrir », affirme-t-elle.Le devoir du CRTC, fait-elle valoir, est de faire en sorte que les Canadiens aient accès à la plus grande diversité possible.Radio- Canada est un acteur important et crucial dans cette dynamique, mais ce n'est pas le seul.Mme Bertrand emploie cette image pour décrire la façon dont elle conçoit le monde de la télévision et de la radio : « C'est comme le présentoir de magazines.On n'a pas le droit d'imposer rien à personne.Chacun a ses goûts, sa façon de voir les choses.Je pense que de plus en plus les gens veulent ce que le présentoir de magazine leur offre.» Ottawa sommé de se doter d'une politique de construction navale NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Les patrons et les syndiqués des chantiers navals québécois sont unanimes : ils réclament d'Ottawa une politique de relance des chantiers maritimes.« Le temps est venu d'agir et de prendre des décisions », a lancé hier Richard Gauvin, président du Syndicat des travailleurs du chantier Davie, à Lévis.M.Gauvin témoignait devant un comité spécial créé par le ministre fédéral de l'Industrie, Brian Tobin, sur l'avenir des chantiers maritimes au Canada.M.Gauvin, tout comme le président de Davie, Richard Bertrand, le président des Chantiers Verreault, Richard Beaupré, et le président de la CSN, Marc Laviolette, ont réclamé des mesures fiscales pour augmenter la construction de navires dans les chantiers canadiens et québécois.Tous ont vanté le travail du député bloquiste de Lévis, Antoine Dubé, qui a saisi en avril 1999 la Chambre des Communes d'un projet de loi qui aurait contribué à doter le Canada d'une véritable politique de construction navale.Ce projet de loi C-213 aurait permis au gouvernement fédéral de garantir jusqu'à 87,5 % des prêts consentis par les banques aux armateurs pour l'achat de bateaux.Il est temps de se doter d'une politique maritime, a plaidé Richard Gauvin.En effet, les 40 000 navires marchands de la flotte mondiale ont en moyenne 20 ans d'usure et la durée de vie utile d'un tel navire est de 23 ans.Il se construit entre 1400 et 1800 navires par année dans le monde et de plus, les doubles coques deviendront obligatoires dès l'an 2005 pour les pétroliers, a fait valoir M.Gauvin.Si le Canada veut redevenir un acteur important en construction navale, il doit profiter de cette conjoncture.M.Gauvin a aussi rappelé que les coûts de production d'un navire au Canada sont moins élevés qu'ailleurs : le coût moyen de construction est de 55 $ l'heure au Canada, mais de 9 $ l'heure au Japon et 110 $ l'heure en Europe.Pour le président des Chantiers Verreault, situés aux Méchins (Gaspésie), Ottawa devrait se doter d'une politique d'appui à l'industrie de la construction navale.« Le gouvernement du Québec s'est déjà doté d'une politique de crédits d'impôts qui a permis à notre entreprise d'embaucher 200 travailleurs additionnels pendant deux ans », a dit Richard Beaupré, des Chantiers Verreault.La politique fédérale devrait aussi impliquer que les vaisseaux propriété du gouvernement d'Ottawa devrait être construits ici au lieu d'être achetés ailleurs.Pour Marc Laviolette, de la CSN, plusieurs mesures devraient être adoptées par Ottawa pour relancer l'industrie de la construction navale, dont des programmes de financement semblables à ceux préconisés par le député Dubé.M.Laviolette a déploré que l'Accord de libre-échange Canada-É.-U.permette aux États-Unis de vendre des navires neufs ou usagés au Canada mais interdise l'accès du Canada au marché américain.Enfin, Richard Bertrand, président du Chantier Davie de Lévis, a réclamé pour les armateurs canadiens le même traitement que l'industrie aéronautique, automobile ou ferroviaire, le gouvernement fédéral devenant un partenaire à part entière de son industrie maritime.Photo PRESSE CANADIENNE Françoise Bertrand quittera la présidence du CRTC le mois prochain. 3LP1301A0124 A-13 MERCREDI canada 3LP1301A0124 ZALLCALL 67 00:44:01 01/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 C ANA D A A 1 3 Chrétien met Landry en garde contre une question qui ne respecterait pas la loi sur la «clarté» G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Le premier ministre Jean Chrétien a mis en garde hier le vicepremier ministre du Québec Bernard Landry contre toute tentation de se lancer dans une nouvelle consultation populaire sur l'indépendance du Québec en passant outre à la nouvelle loi fédérale référendaire, loi dite de la clarté.« Il y a une loi là-dessus pour M.Landry, a commenté M.Chrétien à la sortie de la réunion hebdomadaire de son cabinet.C'est le bill (sic) C-20.Et ça doit être sur la sécession et rien d'autre.Il peut poser des questions sur n'importe quoi, ils ont droit de faire des référendums.Seulement, s'il veut avoir un référendum pour faire la séparation du Québec et avoir une négociation avec le gouvernement du Canada, il devra respecter la loi C-20.» Le premier ministre a répété que les Québécois ne voulaient pas de référendum sur la souveraineté, qu'il s'agissait là pour lui d'une évidence « très très claire ».Quant à ses rapports personnels futurs avec celui qui est pressenti pour succéder à Lucien Bouchard, Jean Chrétien s'est contenté de dire qu'il ne choisissait pas les gens avec qui il parlait.« S'il est choisi premier ministre du Québec, a-t-il affirmé, je le traiterai avec plaisir comme premier ministre du Québec.» Les journalistes ont rappelé à M.Chrétien que le vice-premier ministre Landry avait déclaré, lors de la dernière campagne électorale fédérale, qu'un vote pour Jean Chrétien était un votre contre le Québec.« Les excès de langage à mon égard ont été nombreux, a dit M.Chrétien.Cela ne m'affecte pas beaucoup.Celui qui emploie les excès de langage, c'est qu'il n'a pas d'argument.On se sert de l'insulte.Je ne suis pas comme ça.Je suis capable de faire un dialogue.Je connais bien M.Landry.Vous seriez surpris d'apprendre que nous sommes tous deux des diplômés, que nous avons étudié au séminaire de Joliette.» Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a aussi commenté à la sortie du cabinet les déclarations récentes de Bernard Landry, notamment celles sur la possibilité d'un vaste modèle à l'européenne de coopération politique en Amérique du Nord et sur l'obtention d'un droit de veto pour le Québec.« J'ai dit hier que cela n'a aucun sens, a réaffirmé M.Dion.Parce que l'Europe ne fonctionnerait pas avec seulement deux pays.Vous devriez demander à M.Landry comment cela fonctionnerait.Comment un pays (le Canada) trois fois plus grand que l'autre (le Québec) accepterait que ce dernier ait un droit de veto.» La menace venue de l'Ouest Par ailleurs, le premier ministre Chrétien a dû réagir hier pour la première fois à une autre menace séparatiste, celle-là venue de l'Ouest, où l'Alberta a vu naître le week-end dernier un nouveau mouvement indépendantiste, le Parti albertain de l'indépendance.« Les préoccupations régionales ont été exprimées au Canada depuis 1867, a commenté M.Chrétien.Et de dire que la solution, si on ne fait pas cela, est de se séparer, ça n'a pas fonctionné et ça ne fonctionnera pas.Pas plus au Québec que dans une autre province que dans l'Ouest.» Plus cinglant, le ministre Stéphane Dion a tancé le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, qui n'a pas explicitement condamné la veille le nouveau parti sécessionniste.« M.Day a demandé aux partisans du mouvement séparatiste dans l'Ouest d'être patients, a rappelé M.Dion.Ce n'est pas suffisant.Il doit leur dire qu'ils sont dans l'erreur, que c'est une erreur de faire chanter vos concitoyens avec le séparatisme.Il devrait leur dire qu'ils n'ont pas d'argument ; qu'il n'y a pas une seule bonne raison pour eux de se séparer du Canada.(.) J'espère que M.Day dira cela sans ambiguïté le plus tôt possible.» Photo PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Jean Chrétien à la sortie de la réunion hebdomadaire de son cabinet, hier.Chrétien a songé à quitter la politique avant de se raviser Presse Canadienne OTTAWA Ð Avant de se raviser, le premier ministre Jean Chrétien a songé sérieusement à quitter la vie politique cet automne.Cet aveu vient de la bouche de M.Chrétien luimême qui a souligné hier, au terme d'une réunion de son Conseil des ministres, qu'il avait failli ne pas solliciter un troisième mandat.M.Chrétien a livré ces commentaires au moment où il faisait le point sur une réunion du conseil de direction du Parti libéral du Canada.Le conseil de direction se rencontre en fin de semaine pour décider de la date de la tenue du prochain congrès national au cours duquel on tiendra un vote de confiance à l'endroit du chef.« Le conseil de direction tranchera, a répondu M.Chrétien aux journalistes.J'ai reçu, en récoltant 172 sièges, un mandat du peuple canadien de diriger ce gouvernement, a-t-il enchaîné.« Certains pensent que je ne devrais pas rester.Je prendrai cette décision le jour où je déciderai si je dois me présenter ou non.Parfois, il arrive qu'on décide de ne pas se représenter et on change d'avis.« C'est exactement ce qui s'est passé la dernière fois (aux élections de novembre).Viendra un jour où je devrai décider si je sollicite un nouveau mandat ou non.J'ai changé d'idée parce que j'ai décidé que j'aimais mon travail.» a rajouté succinctement M.Chrétien.En fait, la décision de M.Chrétien de rester à la barre du parti a peut-être plus à voir avec le grenouillage du camp Martin qui aurait eu l'effet contraire. 3LP1401A0124 A14 mercredi 3LP1401A0124 ZALLCALL 67 00:44:27 01/24/01 B Les directeurs de police ont besoin d'outils pour la lutte contre le crime organisé La nouvelle carte policière, les escouades régionales mixtes et la loi antigang sont des conditions sine qua non, selon le directeur général de l'ADPQ Le projet de loi omnibus déposé aux Communes dès la rentrée Celui-ci proposera entre autres des changements majeurs à la loi antigang JEAN-PAUL CHARBONNEAU SELON L'ASSOCIATION des directeurs de police du Québec (ADPQ), il faut trois ingrédients pour lutter efficacement contre le crime organisé : la mise en place de la carte policière, le maintien des escouades régionales mixtes et une véritable loi antigang.La refonte de la carte policière ne sera pas en place avant au moins 18 mois, tandis que la loi antigang est loin d'être adoptée.Pour ce qui est des escouades mixtes, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a déjà indiqué qu'elles étaient là pour rester.Le directeur général de l'ADPQ, Lorrain Audy, a déclaré à La Presse, hier, qu'en ce qui a trait à la lutte au crime organisé, aucun service de police municipale au Québec n'a les ressources humaines et financières pour le contrer.« Ce mandat appartient à l'État, la Sûreté du Québec assistée de la Gendarmerie royale du Canada et autres policiers regroupés dans des escouades régionales mixtes opérant avec un budget du gouvernement.Le mandat premier de la police municipale est de répondre aux appels des citoyens.La carte policière va conduire à des regroupements de corps policiers, ce qui va permettre d'augmenter leurs ressources humaines et une meilleure transmission des renseignements criminels.Il faut aussi une loi antigang », a-til spécifié.M.Audy, qui a été membre de l'état-major du SPCUM, directeur de la police de Hull et sous-ministre associé au ministère de la Sécurité publique, est d'avis que bien faire la lutte contre le crime organisé demande un effort concerté, une bonne analyse et une connaissance de l'ensemble des problèmes.« Il faut éviter de frapper à gauche et à droite, de déplacer les gangs plutôt que les éliminer.On aurait beau avoir la meilleure organisation policière au monde, si les lois actuelles ne nous permettent pas d'arriver à contrer le crime organisé, on tourne en rond.» Il a également rappelé que les gangs de motards sont partout au Québec.« Ils installent leur repaire où ils se barricadent dans les plus petites municipalités, pas très loin des voies rapides afin de faciliter leurs déplacements.Les Rock Machine ont tenté leur chance avec deux bunkers à Montréal, mais ils ont rapidement compris qu'ils n'étaient pas au bon endroit.» M.Audy pense que la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, est dans la bonne direction quand elle mentionne que son projet de loi pourrait comprendre des mesures qui protégeraient davantage les policiers en leur accordant une certaine immunité.« Si les policiers avaient eu une meilleure protection, il n'y aurait pas eu d'intimidation de la part d'un groupe de motards à leur endroit dans un bar de Granby.Dans des enquêtes pointues, il est parfois nécessaire pour bien monter la preuve qu'un policier pose des gestes qui peuvent parfois être interdits », a-t-il ajouté.Si du côté de la police, des procureurs de la Couronne et du ministre de la Sécurité publique on se montre satisfaits des premiers pas franchis dans le projet de la loi antigang, c'est tout le contraire chez les avocats de la défense.Le président de l'Association des avocats de la défense, Me Gilles Pariseau, prétend que ça n'a aucun sens d'accorder une certaine immunité aux policiers « pour qu'ils commettent à peu près tous les crimes pour s'infiltrer.C'est épouvantable car plus on leur donne de droits, plus ils en abusent ».Quant à la disposition qui voudrait qu'un chef de bande tombe automatiquement dans l'illégalité, Me Pariseau dit : « Comment allons- nous faire pour prouver que l'accusé est un chef ?Ce que la nouvelle loi doit rechercher en premier, c'est que la justice soit rendue de façon sereine.Pour ce qui est de la protection des jurés et des procureurs de la Couronne, je ne vois pas ce qu'ils peuvent avoir de plus.Dans les cas de menace ou harcèlement, il faut qu'il y ait des punitions sévères.» De son côté, lors d'une entrevue, Lorrain Audy a également parlé de l'intimidation contre les policiers de Granby, précisant qu'il ne s'agit pas d'un manque de formation.« Ces policiers sont reconnus comme étant ceux recevant une plus grande formation par année.Mais un corps de police d'une soixantaine de personnes ne peut pas venir à bout des motards.» Le directeur de la police de Granby, Richard Dufresne, a dit à La Presse qu'il a demandé aux autorités municipales de lui accorder des ressources financières additionnelles pour renforcer ses équipes à des périodes stratégiques, principalement la nuit.« Je vais aussi entreprendre des pourparlers avec Canton Granby, Bromont et Cowansville pour des ententes entre corps de police en attendant la mise en place de la carte policière.Nous n'avons jamais reculé devant les motards et nous n'avons aucunement l'intention de le faire », a conclu M.Dufresne.G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Dès la deuxième semaine de la rentrée parlementaire, soit au cours de la semaine du 5 février, le gouvernement Chrétien déposera aux Communes un imposant projet de loi omnibus qui contiendra notamment des changements majeurs à la loi antigang de 1997.Refusant hier de discuter des détails des nouvelles dispositions de cette loi, la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, a toutefois confirmé que les changements promis à la loi antigang seront bel et bien devant les Communes « très prochainement ».Une source gouvernementale a par contre précisé que le projet de loi omnibus sera déposé dès la deuxième semaine de session du nouveau Parlement.Outre les modifications à la loi antigang, le projet de loi omnibus remettra au feuilleton la plupart des projets de loi qui n'ont pu recevoir, lors du dernier Parlement, la sanction royale en raison des élections du 27 novembre 2000.La ministre de la Justice ramène donc son projet de loi pour punir plus sévèrement ceux qui sont reconnus coupables de cruauté envers les animaux, celui contre le harcèlement des personnes, celui sur les crimes commis lors de l'invasion d'un domicile, celui pour venir en aide aux victimes d'erreurs judiciaires et celui qui vise à accroître la protection des policiers en punissant plus sévèrement ceux qui tentent de subtiliser leurs armes à feu.De plus, Mme Mc Lellan a inclus dans cet ensemble législatif les modifications qu'elle souhaite apporter à la loi pour réprimer la conduite en état d'ébriété.Le projet de loi stipulera notamment qu'une personne reconnue coupable de la mort d'une personne alors qu'elle conduisait son véhicule en état d'ébriété est passible d'une condamnation maximum à vie, au lieu des 14 années prévues dans la loi actuelle.La ministre de la Justice a regroupé tous ces changements dans un seul projet de loi afin de sauver du temps.Un projet de loi omnibus lui évite en effet de soumettre chacune de ces mesures séparément aux longueurs du processus parlementaire, incluant l'examen au comité de la justice.Photothèque PIERRE McMN, La Presse Me Gilles Pariseau, président de l'Association des avocats de la défense.Enfin, la qualité accessible à tous! Chaque Kia est protégée par une garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur, une garantie de base de 3 ans/60 000 km et une assistance routière 24-heures.www.kia.ca Les trois.Nos programmes de location sont établis, suite à l'approbation du crédit, par Crédit Kia Canada inc.Ils sont applicables à toutes les nouvelles Rio S 2001 (R0541Z), Sephia L 2001 (SE543Z) et Sportage X 2001 (SP541Z) louées et livrées pendant un temps limité.Les véhicules peuvent être différents de l'image qui en est montrée.Ils sont montrés avec de l'équipement offert en option.Durée de location de 48 mois, avec remise au locateur, au taux de financement de location de 3,18% pour la Rio S, de 2,8% pour la Sephia L et de 2,0% pour la Sportage X avec acompte ou échange équivalent de 500 $ pour la Rio S, de 1 250 $ pour la Sephia L et de 2 500 $ pour la Sportage X.Premier paiement de 179,79 $ et dépôt garanti de 250 $ et frais de transport de 450 $ exigible lors de la livraison de la Rio S.Premier paiement de 189,89 $ et dépôt garanti de 250 $ et frais de transport de 450 $ exigible lors de la livraison de la Sephia L.Premier paiement de 249,49 $ et dépôt garanti de 300 $ et frais de transport de 550 $ exigible lors de la livraison de la Sportage X.L'obligation totale de location de la Rio S, basée sur un prix de détail suggéré du manufacturier de 11 995 $, est de 9 129,92 $ et l'option d'achat est évaluée à 3 838,40 $.L'obligation totale de location de la Sephia L, basée sur un prix de détail suggéré du manufacturier de 13 845 $, est de 10 364,72 $ et l'option d'achat est évaluée à 4 430,40 $.L'obligation totale de location de la Sportage X, basée sur un prix de détail suggéré du manufacturier de 20 995 $, est de 14 475,52 $ et l'option d'achat est évaluée à 7 558,20 $.Les obligations de location sont calculées sur la base d'une entente de 20 000 km/an (d'autres types d'ententes existent également).Si la limite est dépassée, des frais supplémentaires de 8 ¢ par kilomètre s'appliquent.L'immatriculation, le transport, les plaques, l'inspection préalable à la livraison, les assurances et les taxes ne sont pas inclus et sont payables en sus.Cette offre a une durée limitée et ne peut être combinée à aucune autre offre.Le concessionnaire peut louer ou vendre pour moins cher.\u2020 Le prix de détail suggéré du manufacturier pour un modèle Rio S (R0541Z) est de 11 995 $.Le prix de détail suggéré du manufacturier pour un modèle Sephia L (SE543Z) est de 13 845 $.Le prix de détail suggéré du manufacturier pour un modèle Sportage X (SP541Z) est de 20 995 $.Immatriculation, plaques, transport, inspection préalable à la livraison, assurances et taxes ne sont pas inclus et sont payables en sus.Les prix peuvent changer sans préavis.Le concessionnaire peut vendre moins cher.Un financement de 2,9% est possible pour tous les modèles Sephia L 2001, Rio S 2001 et Sportage X, et pour une période de 48 mois, après approbation de crédit.Exemple de financement : 10 000 $ à 2,9% par année représente un paiement mensuel de 220,90 $ pendant 48 mois.Le coût d'emprunt est de 603,28 $, pour une obligation totale de 10 603,28 $.D'autres taux et conditions sont possibles.Certaines restrictions peuvent s'appliquer.Voir un concessionnaire participant Kia pour les détails.Kia et le slogan « Enfin, la qualité accessible à tous! » sont des marques de commerce de Kia Motors Corporation.Sportage 4 RM 20,995$ Louez à partir de $249,49$ Comptant de 2 500 $ à un taux de 2,0% pendant 48 mois.Rio 11,995$ Louez à partir de 179,79$ Comptant de 500 $ à un taux de 3,18% pendant 48 mois.Sephia 13,845$ Louez à partir de 189,89$ Comptant de 1 250 $ à un taux de 2,8% pendant 48 mois.Sportage 4RM 2001 Glaces, verrous et rétroviseurs extérieurs commandés électriquement Radiocassette AM/FM stéréo Boîte manuelle à 5 rapports Moteur 4 cylindres de 2 litres à DACT, 16 soupapes et 130 HP Deux coussins gonflables à l'AV et un autre aux genoux du conducteur Porteroue et cache-roue extérieurs Système antivol Direction assistée.Rio 2001 Moteur 4 cylindres de 1,5 litres à DACT et 96 HP Boîte manuelle à 5 rapports Deux coussins gonflables Cage de protection en acier pour passagers Poutrelles d'acier dans les portières Radio AM/FM stéréo Consommation sur la route : 6,8 L aux 100 km.Quel genre de véhicule obtient-on pour 46 835$ ?Sephia 2001 Radiocassette AM/FM stéréo Moteur 4 cylindres de 1,8 litres à DACT et 125 HP Boîte manuelle à 5 rapports Deux coussins gonflables Cage de protection en acier pour passagers Poutrelles d'acier dans les portières Essuie-glace à trois tempos et balayage intermittent Direction à assistance variable selon la vitesse Bourassa Kia 1555b, boulevard St-Martin est Laval (450) 669-7040 Kia St-Léonard 7250, boulevard Langelier St-Léonard (514) 256-1010 Kia de Sherbrooke 4290, boulevard Bourque Rock-Forest (819) 563-3737 Kia Grenville 83, rue Maples Grenville (819) 242-0115 Kia St-Eustache 410, rue Dubois St-Eustache (450) 623-9004 Longueuil Kia 1190, St-Laurent ouest Longueuil (450) 651-5151 Houle & Frères Kia 3265, chemin Gascon Mascouche (450) 477-5550 Kia de Granby 1348, rue Principale Granby (450) 777-0332 Kia Montréal 4815, Buchan Montréal (514) 908-2300 Ville Marie Kia 3010, rue Hochelaga Montréal (514) 598-8800 Kia Repentigny 782, rue Notre-Dame Repentigny (450) 657-1031 Kia Latreille 210, boulevard Langlois Valleyfield (450) 370-1130 Kia St-Hyacinthe 2695, boulevard Casavant ouest St-Hyacinthe (450) 774-3444 Kia de Drummondville 300, rue Cormier Drummondville (819) 478-2655 Gravel Kia 505, rue St-Jacques St-Jean-sur-Richelieu (450) 347-2835 Kia Serge Morand 202, Route 132 St-Constant (450) 635-4610 Kia Gabriel 4600 A, boulevard St-Jean Dollard Des Ormeaux (514) 426-7777 Kia Trois-Rivières 4200, boulevard Royal Trois-Rivières (819) 373-7300 Kia Sorel-Tracy 7025, avenue de la Plaza Sorel-Tracy (450) 742-1542 Joliette Kia 2029 C, Visitation S.C.B.Joliette (450) 752-1952 Kia Victoriaville 445, boulevard Bois-Francs nord Victoriaville (819) 758-5050 Kia Mario Blain 545, boulevard Laurier Mc Masterville (450) 464-4551 D'autres taux de location et financement sont possibles, y compris dépot de 0$.Voir un concessionnaire pour les détails.2919569A Conspiration plutôt qu'appartenance Presse Canadienne LAC-BEAUPORT Ð Le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard a indiqué, hier, que la loi fédérale antigang sera modifiée pour remplacer la notion d'appartenance à un groupe criminel par celle de conspiration criminelle.« On est en train de discuter avec le gouvernement fédéral de définition, a expliqué M.Ménard, et ce qui est important c'est qu'on ait un instrument pour aller rejoindre les gens qui participent aux activités des gangs criminels et ceux qui en profitent.» Le but de l'exercice consiste à trouver une formule qui évitera que les dispositions législatives ne soient contestées en cour, en vertu de la Charte des droits et libertés, ce qui est le cas avec la notion d'appartenance à un groupe criminel.« On ne veut pas de querelle politique ni de querelle de mots avec le gouvernement fédéral dans ce dossier, a soutenu le ministre.Ottawa a adopté la bonne attitude en reconnaissant que la loi, qu'il avait qualifiée d'antigang, qu'ils nous ont donnée, ne donne pas les résultats escomptés.» M.Ménard a toutefois tenu à préciser que les textes sont encore loin d'être acceptés.La ministre de la Justice, Linda Goupil, a elle aussi confirmé que les discussions avec son homologue fédéral se poursuivent.« Quant à nous, a-t-elle souligné, nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'inconstitutionnalité dans les articles que nous proposons et nous attendrons les textes avant d'accorder notre appui sans réserve aux modifications.» Selon elle, la loi en vigueur ne fonctionne pas puisque les policiers n'ont pas encore porté d'accusations aux termes de l'article régissant l'appartenance à un groupe criminel parce qu'on sait qu'il ne résisterait pas à une cour de justice en vertu de la Charte des droits et libertés. 3LP1501A0124 A-15 MERCREDI MONDE 3LP1501A0124 ZALLCALL 67 00:51:00 01/24/01 B EXPRESS INTERNATIONAL Philippines Estrada bloqué L'EX-PRÉSIDENT philippin Joseph Estrada s'est vu interdire de quitter le pays par le ministère de la Justice tandis que les autorités se préparent à geler ses avoirs.La justice philippine a déjà lancé lundi des poursuites judiciaires à l'encontre de l'ex-président qui a été forcé d'abandonner le pouvoir samedi dernier.Des dizaines de manifestants ont encerclé hier deux banques à Manille pour empêcher Estrada de retirer l'argent de comptes soupçonnés abriter des potsde- vin ou des fonds publics détournés lorsqu'il était en fonction.Ð d'après AFP Colombie Violents combats CINQ MILITAIRES et quatre guérilleros colombiens sont morts dans des combats entre l'armée et des rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui tentaient de prendre le village de San Carlos, dans le nord-ouest du pays, a annoncé l'armée hier.Un sous-officier, quatre soldats et quatre membres des FARC ont été tués.Les FARC, principale organisation de guérilla en Colombie avec 12 000 hommes, ont entamé en janvier 1999 un processus de paix avec le gouvernement du président Andres Pastrana.Ces négociations sont suspendues depuis le 14 novembre 2000.Ð d'après AFP Nigéria Femme flagellée LE FONDS des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) a condamné hier « la cruelle, inhumaine et dégradante » flagellation d'une jeune mère nigérianne de 17 ans, condamnée par un tribunal islamique pour relations sexuelles hors mariage.La directrice de l'UNICEF Carol Bellamy a estimé que le châtiment infligé à Bariya Ibrahim Magazu, qui a reçu 100 coups de fouet vendredi dans le nord du Nigéria, était une « violation fondamentale des droits de l'homme ».Elle a souligné que la jeune femme ne savait ni lire ni écrire, qu'il ne lui avait pas été fourni d'avocat pour se défendre et qu'elle était apparemment ignorante de son droit d'appel contre la sentence du tribunal islamique qui l'avait condamnée en septembre.Ð d'après AFP France Journalistes tués L'AN DERNIER 53 journalistes et « autres professionnels des médias » ont été tués dans le monde contre 71 en 1999, la Colombie et la Russie étant les pays les plus dangereux pour ces professions, a annoncé hier à Paris l'Association mondiale des journaux (AMJ).Dix journalistes ont été tués en Colombie et six en Russie, précise dans un communiqué l'AMJ, basée à Paris.Les autres professionnels ont été assassinés dans 25 pays, dont trois en Haïti, trois en Inde, trois au Pakistan, trois aux Philippines et trois en Sierra Leone.Ð d'après AFP Chili Pinochet interrogé LE JUGE Juan Guzman s'est rendu hier au domicile du général Augusto Pinochet dans la banlieue de Santiago afin d'interroger l'ex-dictateur pour des crimes commis sous son régime, de 1973 à 1990.Le juge Guzman a passé deux heures et quinze minutes dans la résidence hautement gardée.Selon le général à la retraite Guillermo Garin, porte-parole de Pinochet, l'interrogatoire a été « relativement bref ».Pinochet, 85 ans, était « calme mais fatigué et inquiet de la situation, qu'il considère comme une grande injustice », a ajouté Guillermo Garin.Ð d'après AFP P H I L I P P E DEBEUSSCHER Agence France-Presse WASHINGTON Ð Le président américain George W.Bush a envoyé hier au Congrès son premier projet de réforme, celui du système scolaire, qu'il avait placé en tête de ses priorités durant la campagne présidentielle.« Je veux être sûr que tous les enfants puissent être éduqués (.) C'est une question d'importance nationale et c'est une priorité majeure », a déclaré M.Bush en recevant des responsables républicains et démocrates du Congrès pour évoquer son projet, très controversé sur un point, la création de chèques-éducation.Ceux-ci pourraient être utilisés par les parents pour retirer leurs enfants d'établissements publics déficients et les inscrire dans des écoles privées ou d'autres établissements publics.Le nouveau président républicain entend faire de cette réforme du système scolaire, un test de sa volonté de gouverner sur la base d'un large consensus national en brisant les barrières partisanes et en ralliant une partie de l'opposition démocrate.L'éducation constitue le sujet de préoccupation numéro un des familles américaines.« L'école publique n'est pas un problème républicain ou un problème démocrate, c'est le problème de toute l'Amérique », a-t-il souligné devant les responsables parlementaires.« Nous devons affronter le scandale de l'illétrisme aux États-Unis, illustré en particulier dans les écoles des zones de pauvreté, où 70 % des enfants de neuf ans sont incapables de lire », a déclaré M.Bush.Le plan proposé comprend trois grands chapitres : la mise en place d'examens de lecture et de mathématiques standardisés au niveau des États, la responsabilisation des écoles, l'aide accrue à ces dernières pour s'adapter à la réforme.En outre, selon M.Bush, aucun enfant ne devra être laissé dans une école déficiente : si c'est le cas, les parents devront pouvoir choisir d'autres options, d'où les chèques-éducation.Durant sa campagne électorale, George Bush avait placé l'éducation en tête de ses priorités en proposant d'injecter 50 milliards de dollars supplémentaires sur dix ans dans le budget éducatif fédéral.En contrepartie de cet apport, le gouvernement imposera l'organisation régulière de tests standardisés au niveau des États pour vérifier que les élèves savent lire et compter.Il imposerait aussi davantage de contrôles au niveau des États sur l'utilisation des budgets scolaires et établirait une nouvelle formule pour l'usage des fonds fédéraux.Les établissements affichant des résultats scolaires négatifs durant trois années successives seraient privés de fonds.Ils devraient être transformés ou fermés.De nombreux parlementaires démocrates sont totalement opposés à l'idée des chèques-éducation.« Je ne crois pas que l'on devrait abandonner des écoles en supprimant leur financement sous prétexte de les sauver », a déclaré hier le sénateur Ted Kennedy, l'un des responsables parlementaires reçus par M.Bush à la Maison-Blanche.Mais il a également clairement indiqué qu'un large consensus pourrait se dégager au Congrès sur le plan Bush moyennant des aménagements sur la question des chèques-éducation.Le système scolaire américain (primaire et secondaire) abrite actuellement quelque 50 millions d'élèves dont 90 % vont à l'école publique, selon des chiffres officiels.Mais le constat de faillite est sévère.Un rapport publié en décembre par le département de l'Éducation révélait ainsi que les élèves américains sont, par exemple, à la traîne des élèves de plusieurs pays d'Asie et d'Europe en mathématiques et en sciences.En outre, les élèves américains ne lisent pas mieux que leurs prédécesseurs des années soixante-dix.L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 A 1 5 MONDE Bush envoie au Congrès son projet de réforme de l'éducation L'Ouganda montré du doigt pour les massacres dans le nord-est du Congo JOONEED KHAN LES DÉPÊCHES d'agences parlent de « guerres tribales », certaines de « massacres ethniques », mais Human Rights Watch accusait hier l'Ouganda d'être responsable des affrontements des derniers jours dans le nord-est du Congo-Kinshasa qui ont tué, selon lui, « au moins 150 civils dans la ville de Bunia ».L'organisation américaine de défense des droits humains n'a pas l'habitude de montrer du doigt l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi qui occupent le sol congolais.Elle continue d'ailleurs, dans un communiqué diffusé hier à New York, de mettre sur le même plan ces trois pays « agresseurs » de la RDC et les trois pays « alliés » de Kinshasa (Zimbabwe, Angola et Namibie) : « l'Ouganda est l'un des six pays étrangers qui sont intervenus dans la guerre civile en RDC », déclare le texte, reprenant ainsi à son compte la vision officielle du gouvernement américain.Mais HRW retient que des miliciens de l'ethnie Lendu, et leurs alliés de l'ethnie Ngiti, armés d'arcs, de flèches et de lances, qui attaquaient l'aéroport de Bunia, « ont été repoussés par les (militaires) ougandais maniant des armes lourdes ».Ces miliciens ont alors massacré des civils Hema, et des Hema ont à leur tour tué des Lendu, poursuit le communiqué.HRW précise que « les Ougandais ont recruté et entraîné au cours des deux dernières années des Hema aussi bien que des Lendu pour les intégrer dans les forces du Rassemblement congolais pour la démocratie Ð Mouvement de libération (RCD-ML), qui prétend contrôler cette zone ».« Quelques officiers ougandais se seraient cependant rangés du côté des Hema, (.) un groupe local minoritaire proche des Hima de l'Ouganda, (.) et qui s'identifient aux Tutsi », poursuit-il.L'organisation ajoute qu'en juin 1999, le général James Kazini, commandant de l'armée ougandaise au Congo, a créé une nouvelle province d'Ituri, avec Bunia comme capitale, malgré les objections du RCD-ML.Il a nommé un Hema pour la diriger.« Pendant les mois de violence qui ont suivi, on estime à près de 7000 le nombre de personnes massacrées au sein des deux groupes et à 200 000 celui de personnes ayant pris la fuite », dit HRW.L'organisation « lance un appel à l'ONU et aux pays donateurs ayant une influence sur Kampala pour faire tout ce qui est possible afin de persuader le président (ougandais Yoweri) Museveni de restaurer la discipline parmi ses troupes et d'établir les responsabilités de tous les massacres et des autres abus commis contre des civils du nord-est du Congo ».Photo AFP Une petite fille de la République démocratique du Congo, vêtue du costume traditionnel, assiste aux funérailles du président assassiné Laurent- Désiré Kabila, à Kinshasa.Kabila inhumé en héros et martyr d'après AFP, AP et La Presse KINSHASA Ð Son assassinat aura fait de lui un héros et un martyr : c'est par centaines de milliers, par millions selon certains, que le peuple du Congo-Kinshasa, massé en une foule compacte tout le long du parcours de son « dernier voyage » à travers la capitale, a rendu hier un dernier hommage au président Laurent-Désiré Kabila.Rassemblée tout autour du Palais du peuple, où les obsèques ont débuté par un culte oecuménique, et tout au long du parcours menant jusqu'au Palais de la nation où le président a été inhumé dans un mausolée, les Kinois ont patienté pendant des heures pour apercevoir un bref instant, noyé dans la foule, le cortège funèbre du « Mzee » (« le sage » en swahili).Certains avaient passé deux nuits au bord des rues pour être assurés d'avoir une place.D'autres s'étaient mis en marche dès avant l'aube pour traverser à pied la capitale, qui s'étend sur une cinquantaine de kilomètres au bord du fleuve Congo, et rallier à temps les lieux des cérémonies officielles.Les transporteurs publics avaient beau faire rouler l'essentiel de leurs bus et taxis, cela ne suffisait pas dans la ville de cinq millions d'habitants.Aux points stratégiques, d'imposantes forces de sécurité avaient pris position.L'essentiel du dispositif était assuré par des troupes zimbabwéennes, angolaises et namibiennes, alliées aux forces gouvernementales dans la guerre qu'elles mènent depuis deux ans et demi contre des factions rebelles encadrées par les armées rwandaise, ougandaise et burundaise.Invoquant des « raisons de sécurité », Kinshasa avaient demandé à ces trois pays, qui occupent le territoire congolais, de ne pas envoyer de délégués aux obsèques.Seuls les personnalités, les représentants des mouvements associatifs et autres personnels des administrations ont pu pénétrer dans l'enceinte du Palais du peuple.La délégation belge menée par le ministre des Affaires étrangères Louis Michel, seul chef de diplomatie d'un pays occidental aux obsèques de Kabila, a été prise à partie par la foule aux cris de « Belges, assassins ! » a constaté un journaliste sur place.Au cours de la cérémonie, où se mêlaient des prières chrétiennes et musulmanes, le cardinal de Kinshasa, Mgr Frédéric Etsou, a lancé un appel en faveur de la paix.Plus tard dans l'après-midi, le corps du défunt a été, moment d'intense d'émotion pour les Kinois, déposé dans un mausolée aménagé devant le Palais de la nation, bâtiment qui symbolise l'histoire du Congo.Photo REUTERS L'ancien dictateur Augusto Pinochet, photographié en juin dernier.2926273A 3LP1602A0124 A-16 MERCREDI MONDE 3LP1602A0124 ZALLCALL 67 00:51:41 01/24/01 B A 1 6 MOND E · L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 Yougoslavie: divergences entre le TPI et Kostunica KATARINA SUBASIC Agence France-Presse BELGRADE Ð Des divergences sur l'amorce de la coopération entre le Tribunal pénal international (TPI) et la Yougoslavie sont apparues dès la première journée hier de la visite à Belgrade du procureur de l'institution judidiaire, Carla Del Ponte.« Des divergences sont apparues sur le cadre de la coopération avec le TPI », a souligné la présidence de la république de Yougoslavie dans un communiqué diffusé à l'issue d'un entretien entre le président Vojislav Kostunica et Mme Del Ponte.« Mme Del Ponte estime que la coopération ne doit pas être réglementée par un acte spécial, un accord ou un mémorandum sur la coopération, alors que le président de la Yougoslavie considère que l'existence d'un tel document est une condition indispensable à une coopération entre la Yougoslavie et le Tribunal », indique le communiqué.Un tel document, selon M.Kostunica, très méfiant à l'égard du TPI, devrait mettre en relief la responsabilité individuelle d'anciens dirigeants pour des crimes de guerre, et non pas celle du peuple serbe.« Le fait que les Serbes soient l'objet (de la part du TPI) du plus grand nombre d'inculpations pourrait être interprété comme une tentative de faire endosser une responsabilité collective à un peuple, bien que le TPI insiste formellement sur un responsabilité individuelle », dit le communiqué.Mme Del Ponte est sortie de sa première rencontre avec M.Kostunica, qui a duré un peu plus d'une heure, sans faire de déclaration et paraissant de mauvaise humeur.L'ex-président Slobodan Milosevic, ainsi que quatre de ses anciens collaborateurs, dont Milan Milutinovic, l'actuel président de Serbie (qui forme la Fédération de Yougoslavie avec le Monténégro), sont inculpés par le TPI pour crimes de guerre au Kosovo.Le procureur réclame leur arrestation et leur « transfert » à La Haye, siège du TPI, ce qu'a toujours refusé, jusqu'à présent, M.Kostunica.« Il s'agit bien de transfert des personnes inculpées, et non d'extradition, le TPI n'étant pas une structure étatique », a insisté Florence Hartmann, porte-parole du procureur.Mme Hartmann répondait à l'argument maintes fois avancé par M.Kostunica pour ne pas livrer M.Milosevic au TPI, selon lequel la Constitution yougoslave ne permet pas l'extradition de ressortissants serbes vers un pays étranger.Nombre d'alliés de M.Kostunica soutiennent l'idée que M.Milosevic devrait être jugé, mais insistent pour que son procès ait lieu en Serbie.Mme Del Ponte a rejeté une telle perspective, a assuré Natasa Kandic, présidente d'une ONG (Humanitarian Laws Center), qui l'a rencontrée hier à Belgrade.Lors de son séjour à Belgrade, prévu jusqu'à demain, Mme Del Ponte comptait remettre plusieurs mandats d'arrêt aux autorités yougoslaves qui devront procéder « obligatoirement » à l'arrestation des personnes incriminées, a insisté Mme Hartmann.Belgrade devait par ailleurs réclamer à Mme Del Ponte qu'elle revienne sur son refus d'ouvrir une enquête sur les bombardements de l'OTAN contre la Yougoslavie en 1999, et sur l'utilisation par l'aviation alliée de munitions à uranium appauvri.Mme Del Ponte a, sur ce point, entrouvert une porte, selon un avocat de Belgrade, Slobodan Sisic, qui l'a également rencontrée.« Elle (Mme Del Ponte) nous a dit que la question de la responsabilité des bombardements de l'OTAN n'était pas un dossier clos et pouvait encore être examinée », a assuré l'avocat.Pour sa part, le Parti socialiste (SPS) de l'ex-président yougoslave Slobodan Milosevic a condamné la visite du procureur.Selon le SPS, le TPI est « une institution politique anti-serbe créée pour accuser collectivement le peuple serbe de prétendus crimes de guerre ».Photo AFP Mme Clara Del Ponte, procureur du Tribunal pénal international, est sortie de sa première rencontre avec M.Kostunica, à Belgarde, paraissant de mauvaise humeur.Cinq adeptes du Falun Gong s'immolent par le feu sur la place Tiananmen Agence France-Presse PÉKIN Ð Un homme et quatre femmes adeptes de la secte chinoise Falun Gong se sont immolés par le feu hier sur la place Tiananmen à Pékin, l'une des femmes ayant péri des suites de ses blessures, a annoncé l'agence Chine nouvelle.« Cinq intoxiqués du Falun Gong », a rapporté l'agence de presse officielle à la veille du Nouvel An chinois, ont « tenté de se suicider par le feu sur la place Tiananmen, « trompés par l'hérésie de Li Hongzhi, meneur de la secte malfaisante Falun Gong ».L'une des femmes est morte et les quatre autres membre de la secte ont été blessés, a ajouté Chine nouvelle.L'agence a précisé que les cinq personnes, réparties en deux groupes, se sont aspergées d'essence simultanément vers 14h40 locales avant d'allumer le feu.Le suicide d'une adepte sur la place symbole du régime communiste est le premier commis par un membre de la secte depuis l'interdiction du mouvement fondé par le gourou Li Hongzhi en 1992.Il survient alors que la secte, qui a lancé le plus grand défi au régime communiste depuis les manifestations de 1989 en faveur de la démocratie, semble susceptible de manifester sur la plus grande place du monde à l'occasion du Nouvel An chinois, qui débutait à minuit.Mais une impressionnante présence policière risque de rendre très difficile la moindre velléité de protestation.Depuis l'interdiction du mouvement d'inspiration bouddhiste en juillet 1999, les adeptes de la secte ont mis à profit les grandes dates du calendrier pour manifester pacifiquement en petits groupes sur la place Tiananmen au moment où l'affluence des badauds est à son comble.Ces manifestations sont à chaque fois violemment réprimées en quelques secondes par la police.Selon le Centre d'information sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong, au moins 104 adeptes de la secte sont morts en détention au cours des 18 derniers mois à la suite de mauvais traitements policiers ou de grèves de la faim.Au moins 10 000 autres ont été envoyés en camp de travail.Photo AP Ce jeune Palestinien pousse son frère assis dans un chariot de supermarché avec des bidons d'eau potable que tous deux rapportent au camp de réfugiés Shati à Gaza.Nouvelle suspension des pourparlers L'espionnage du réseau entre Israéliens et Palestiniens Echelon a coûté des milliards à l'Europe d'après AP et AFP TABA, Égypte Ð Les pourparlers israélo-palestiniens sont suspendus.Israël a en effet brusquement rappelé « pour consultations » hier sa délégation aux pourparlers de Taba en Égypte à la suite du meurtre de deux civils israéliens, un attentat qui a été revendiqué par le Mouvement de la résistance islamique (Hamas).Les deux victimes, deux restaurateurs, mangeaient dans un restaurant de Toulkarem en Cisjordanie, lorsque des hommes masqués les ont fait sortir et les ont assassinés.Leurs corps ont été retrouvés à proximité d'un camp de réfugiés à l'extérieur de la ville.L'un des négociateurs palestiniens à Taba, Ahmed Qoureia, a condamné ce double meurtre.Jérusalem n'a pas précisé si ses négociateurs retourneraient à Taba mais ce genre d'événement par le passé n'a entraîné que des suspensions temporaires des discussions.Les négociations, qui ont débuté dimanche soir, devaient durer une dizaine de jours.Le bureau de M.Barak a indiqué que « durant les consultations il n'y aurait aucun pourparler à quelque niveau que ce soit ».Selon Ephraim Sneh, ministre adjoint de la défense d'Israël, cette suspension ne devrait pas durer plus de 48 heures.« Nous ne pouvons arrêter les pourparlers.Nous ne pouvons pas les arrêter car il y a une lueur d'espoir et nous ne pouvons pas la laisser s'éteindre », a-t-il dit.Avant ce double meurtre, Ehoud Barak avait évoqué l'éventualité d'une gestion commune de la vieille ville de Jérusalem.N'oubliant pas que des élections auront lieu en Israël dans seulement quinze jours, le premier ministre israélien avait toutefois assuré qu'il maintiendrait les lieux saints du judaisme sous souveraineté de l'État hébreu, soulevant immédiatement la colère des Palestiniens.À Taba, le chef des négociateurs palestiniens Saeb Erekat a alors déclaré à propos des idées d'Ehoud Barak sur Jérusalem que « si les Israéliens soutenaient cette position, nous n'allons faire aucun progrès ».Les négociateurs qualifiaient l'atmosphère de bonne et les discussions de sérieuses, mais ils n'ont pas fait état d'avancées majeures.Dans un communiqué, l'Autorité palestinienne a aussi lancé une attaque sans précédent hier à l'égard de la médiation américaine dans le processus de paix, affirmant que la nouvelle administration américaine devait apprendre des récents « échecs et erreurs » de l'équipe de l'ancien président.L'Autorité palestinienne n'a pas critiqué directement Bill Clinton mais a assuré que les efforts de médiation des États-Unis au cours des sept dernières années avaient eu un parti pris en faveur des Israéliens.L'émissaire de Bill Clinton au Proche- Orient, Dennis Ross, semblait particulièrement visé.En visite en Arabie Saoudite, M.Arafat a déclaré : « Nous ne reviendrons pas sur nos demandes légitimes, que nous négociions avec le gouvernement de M.Barak ou avec un autre gouvernement.» Le chef de l'Autorité palestinienne faisait référence au chef de la droite israélienne Ariel Sharon qui mène de près de 20 points dans les sondages sur Ehoud Barak.Par ailleurs, le premier ministre libanais Rafic Hariri a estimé hier qu'une victoire d'Ariel Sharon, à l'élection du 6 février en Israël, rendrait presque impossible l'avènement de la paix au Proche- Orient.CONSTANT BRAND Associated Press BRUXELLES Ð Le réseau d'écoute Echelon, géré par la NSA américaine, s'est transformé depuis la fin de la guerre froide en un réseau d'espionnage économique qui aurait coûté des milliards de dollars aux sociétés américaines en contrats perdus, a accusé hier l'expert britannique Duncan Campbell devant une commission d'enquête du Parlement européen.« Les dommages causés aux économies européennes ont été vraiment substantiels », a déclaré le journaliste qui a évalué les pertes depuis 1993 entre 13 et 145 milliards de dollars, notamment pour les sociétés allemandes, françaises et britanniques.Créée en juillet dernier, la commission d'enquête cherche à savoir dans quelle mesure ce réseau d'écoute anglo-saxon placé sous la direction de la National Security Agency (NSA) américaine se livre ou non à l'espionnage industriel.Selon un rapport européen, ce vaste réseau d'écoute électronique né en 1947 pour espionner des cibles militaires soviétiques, s'est ensuite reconverti pour obtenir des informations économiques, mais aussi technologiques et politiques, en particulier sur le continent européen.Lancé par les États-Unis et la Grande-Bretagne, il a ensuite associé le Canada, l'Australie et la Nouvelle- Zélande.Il pourrait aussi bénéficier de la participation Ð à un niveau bien moindre Ð de la France et de l'Allemagne.D'après M.Campbell, la NSA relaie les informations piratées aux sociétés américaines, qui disposent ainsi d'un avantage sur leurs rivaux européens.Déjà auteur d'un rapport sur le sujet en février dernier, M.Campbell cite notamment le cas d'un contrat de ventes d'avions de ligne à l'Arabie saoudite en 1994 d'une valeur de six milliards de dollars et qui a été décroché par Boeing au nez et à la barbe d'Airbus. 3LP1701A0124 A-17 MERCREDI MONDE 3LP1701A0124 ZALLCALL 67 00:44:58 01/24/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 4 J ANV I E R 2 0 0 1 MOND E A 1 7 Un «Forum social mondial» anti-Davos au Brésil Quelque 20 000 opposants à la mondialisation se réuniront sur le thème «un autre monde est possible» Agence France-Presse RIO DE JANEIRO Ð Sur le thème « un autre monde est possible », quelque 20 000 opposants à la mondialisation et au néolibéralisme se réuniront à partir de demain à Porto Alegre (sud du Brésil), pour un « Forum social mondial » en contrepoint du forum économique de Davos (Suisse).« Il s'agit de contruire un espace alternatif à la pensée unique et à l'hégémonie conservatrice néolibérale », ont affirmé des porte-paroles du gouvernement de gauche de l'État du Rio Grande do Sul, dont Porto Alegre est la capitale.Le Forum social mondial (FSM), doit notamment permettre au mouvement antimondialisation de compter ses troupes et de faire des propositions alternatives « à l'absolutisme néolibéral planétaire ».La nébuleuse d'organisations et les personnalités qui, ces dernières années, avaient joué les trouble-fête des grands rendez-vous « capitalistes » mondiaux, notamment à Seattle en décembre 1999, ont décidé, pour la première fois, de se consacrer à la réflexion, de confronter leurs idées sur la mondialisation et de s'organiser.Pas moins de 400 conférencesateliers sont prévues pendant le Forum, autour des quatres grands « axes principaux » définis par les organisateurs : « La production de richesses », « L'accès aux richesses », « L'affirmation de la société civile », et « Pouvoir politique et ethique dans la nouvelle société ».Les organisateurs affirment cependant que le Forum social ne vise pas à élaborer un manifeste « vague et creux sur les moyens de parvenir à un monde meilleur » mais « à construire les piliers d'un mouvement citoyen alternatif capable de se battre pour un modèle économique plus juste ».Toutes les conclusions du FSM seront présentées en avril prochain au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale à Washington.Pendant cinq jours, au moment même où se déroulera le Forum économique de Davos, des représentants de près de 900 organisations non gouvernementales (ONG) du monde entier, ainsi que des syndicalistes, des écologistes, des militants de partis de gauche ou de mouvements féministes et d'associations contre le racisme seront rassemblés.Près de 450 parlementaires de tous les pays ainsi que de nombreux sociologues et économistes participeront également aux discussions de ce Forum sans précédent.Parmi les personnalités invitées, la « vedette » de Seattle José Bové, dirigeant syndicaliste de la Confédération paysanne (France), la présidente des Mères de la Place de mai, Nora de Cortinas (Argentine), le théologien de la libération Leonardo Boff (Brésil), la militante américaine Suzanne George, des dirigeants de différentes communautés indiennes d'Amérique latine, ainsi que des représentants du comité pour l'annulation de la dette des pays du Tiers monde.Deux membres du gouvernement français, le secrétaire d'État à l'économie solidaire, Guy Hascoët et le secrétaire d'État au Commerce extérieur François Huwart, invités, participeront également au Forum et pourront à l'occasion y croiser leurs compatriotes Alain Krivine et Roseline Vachetta de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ou l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement.La branche brésilienne de l'Association pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens (ATTAC), le Parti des travailleurs (PT, gauche), sont les principaux organisateurs de ce forum, qui est appuyé au Brésil par la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), la Centrale unique des travailleurs (CUT, principal syndicat brésilien), le Mouvement des travailleurs sans terre (MST) et plusieurs autres organisations.Photo AFP Parmi les personnalités invitées au Forum social mondial, figure la « vedette » de Seattle José Bové (à gauche), dirigeant syndicaliste de la Confédération paysanne de France.Sur la photo, il donne l'accolade au président du Parti brésilien des travailleurs, Lula da Silva.L'Inde prolonge le cessez-le-feu au Cachemire, la guérilla islamique rejette la trêve ESPAGNE Grève de la faim d'immigrés clandestins Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'immigration, ces sans-papiers risquent l'expulsion d'après AFP NEW DELHI Ð Le gouvernement indien a décidé hier de proroger une nouvelle fois d'un mois son cessez-le-feu unilatéral au Cachemire, tout en exhortant le Pakistan à arrêter de soutenir les groupes islamiques qui rejettent cette trêve.Il faut donner « toutes ses chances à la paix », a affirmé Jaswant Singh, ministre indien des Affaires extérieures, en annonçant la prolongation du cessez-le-feu à l'issue d'une réunion de trois heures du cabinet à New Delhi, présidée par le premier ministre Atal Behari Vajpayee.M.Singh a « regretté » qu'Islamabad n'ait pas interrompu son soutien à ce qu'il a qualifié de « terrorisme transfrontalier ».« Cela doit cesser », a-t-il dit, ajoutant que les activités d'organisations panislamiques telles le Lashkar- e-Taïba et Jaish-e-Mohammad doivent être « freinées » et « contrôlées ».L'Inde a laissé la porte ouverte à une reprise des négociations avec le Pakistan sur l'avenir du Cachemire, territoire divisé dans l'Himalaya, où plus de 34 000 personnes ont été tuées dans les violences politiques depuis 1989.De son côté, le Pakistan a indiqué, dans une déclaration officielle, qu'il espérait que la décision indienne concernant le cessez-le-feu serait effectivement « mise en oeuvre sur le terrain, contrairement à ce qui s'est passé ces deux derniers mois au cours desquels les forces indiennes ont violé la suspension déclarée des combats ».Invoquant « l'accueil favorable » réservé par « la population du Jammu- et-Cachemire » à l'initiative indienne, M.Singh a déclaré hier que « la phase actuelle de paix » était prolongée « d'un mois », jusqu'à fin février.De son côté, M.Vajpayee a affirmé que l'objectif de New Delhi était la paix.Dans la partie pakistanaise du territoire, les principaux groupes de la guérilla islamique ont une nouvelle fois rejeté la trêve prolongée par New Delhi.Il s'agit d'une « imposture », a déclaré Hafez Mohammad Saeed, chef du Lashkar-e-Taïba.L'Inde « doit quitter le Cachemire, faute de quoi elle se désintégrera ».PATRICK FORT Agence France-Presse BARCELONE, Espagne Ð « La régularisation ou la mort »: quelque 500 immigrés sans-papiers font la grève de la faim dans l'église Santa Maria del Pi de Barcelone alors qu'est entrée en vigueur hier en Espagne une nouvelle loi plus restrictive sur l'immigration.Ce slogan, « la régularisation ou la mort », écrit en huit langues, est accroché à l'entrée de cette église, à deux pas de la cathédrale de Barcelone tandis que touristes, immigrés et curieux se pressent à l'entrée.« Ils étaient 265 au début de la grève samedi.Dimanche, cent autres sont arrivés et lundi encore d'autres.Il n'y a plus de place.On ne peut plus en accueillir », explique une responsable de la coordination débordée par ce mouvement de protestation.Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l'immigration, chacun de ces sans-papiers risque désormais l'expulsion.A., un clandestin pakistanais qui préfère garder l'anonymat, n'a plus mangé depuis dimanche et jure qu'il ira « jusqu'au bout, jusqu'à la mort s'il le faut » pour obtenir un visa permanent en Espagne alors qu'un de ses compagnons de jeûne est évacué vers un hôpital après un malaise.« La faim n'est pas une nouvelle sensation pour moi.Depuis que je suis en Espagne, j'ai appris à la connaître.Je passe souvent des jours entiers sans manger », raconte- t-il sous une affiche sur laquelle est inscrit « Aucune personne n'est illégale ».Il a appris le début du mouvement par le bouche à oreille et est accouru aussitôt.Arrivé il y a deux ans en Europe, via l'Autriche puis l'Allemagne et enfin l'Espagne, A.est âgé de 25 ans.Militant de la Muslim League, il affirme avoir quitté Lahore en raison du harcèlement de l'armée qui, selon lui, menace les membres de sa formation politique pourtant légale et qui soutient le gouvernement.Sa demande de régularisation a été rejetée au mois de décembre.Diplômé en arts graphiques, A.est maintenant ouvrier agricole.Abricots, fraises ou légumes, il travaille où on l'engage moyennant 18 à 24 euros pour neuf heures d'un dur travail quotidien.« Et encore, c'est quand on a la chance de trouver un employeur.Depuis les événements de Murcie (où douze Équatoriens ont péri dans un accident), les patrons hésitent à nous engager par peur de problèmes.Quand on n'a pas de travail, on survit grâce à l'aide de compatriotes en situation régulière ».Dans l'église, buvant régulièrement de l'eau sucrée, il partage matelas et couvertures, fournis par des sympathisants, avec des étrangers de toutes les nationalités.Marocains et Sud-Américains (notamment Colombiens et Équatoriens) forment la part la plus importante des grévistes.« Il y aussi des Indiens, des Bengalis et des Pakistanais.Nous nous sommes regroupés.S'il y a des problèmes politiques dans nos pays, ici nous sommes tous frères.Quatre- vingt-quinze pour cent de notre culture est la même », assure-t-il.Comme la plupart des clandestins, il ne croit pas au discours du gouvernement du Parti populaire (PP, droite au pouvoir) qui demande aux clandestins de partir pour revenir de manière légale.« Qui peut y croire ?Si on part, ils ne nous permettront pas de revenir.Et, ça coûterait cher.Nous sommes déjà ici.Nous ne demandons pas l'aumône mais simplement le droit de vivre comme tous les êtres humains.Nous ne sommes pas un fardeau pour l'Espagne.Nous voulons payer des impôts.Nous sommes des travailleurs pas des voleurs.» Taux d'un CPG conventionnel, terme de 5 ans, combiné à un CPG gestion active Banque Nationale, 5 ans dans lequel 50 % du placement doit être investi.Investissement minimal requis de 1 000 $.Taux d'un CPG conventionnel, terme de 15 mois, combiné à un CPG gestion active Banque Nationale, 5 ans dans lequel 50 % du placement doit être investi.Investissement minimal requis de 1 000 $.La Banque Nationale se réserve le droit de mettre fin à cette offre en tout temps.1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca Option équilibre long terme Option équilibre court terme UN BON CHOIX REER Performance ou performance.En jumelant un CPG conventionnel à un CPG gestion active Banque Nationale.6% 5% 2921291A Meubles Re.No s'éclate! 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L'hiver a beau être notre pays, qui descendra dans la rue pour le défendre ?Cependant, le réchauffement perturbera la faune du Nord québécois.Il fera baisser le niveau du fleuve Saint-Laurent.L'hiver sera plus doux, mais cela signifie qu'il pleuvra davantage, avec les risques d'inondations que cela comporte.Il fera plus chaud l'été, ce qui épaissira le smog au-dessus des villes.Enfin, des événements comme le déluge de 1996 et la tempête de verglas de 1998 pourraient devenir moins rares.Les gouvernements du Canada et du Québec se sont chacun dotés d'une stratégie pour réduire les émissions de gaz à effets de serre.Pour l'essentiel, ces stratégies comptent sur la sensibilisation des citoyens et sur la bonne foi des entreprises.Cela ne suffira pas.Au Québec, 38 % des gaz à effet de serre sont produits par les automobiles et les camions.La solution passe donc nécessairement par un changement dans notre mode de vie.Ni la pollution, ni les embouteillages, ni les prix de l'essence n'ont jusqu'ici tempéré notre passion pour la voiture.La vague menace des changements climatiques y parviendra-t-elle ?Non.À moyen terme, le gouvernement devra passer de la carotte au bâton.Parce que le problème est planétaire, les Québécois sont tenus de faire leur petite part.Mais le réchauffement climatique sera seulement atténué si les États-Unis, qui produisent près du quart des gaz à effet de serre crachés dans l'atmosphère, cessent de se soustraire à leurs devoirs.C'est pourquoi le Canada devrait reconsidérer son appui à l'immobilisme américain dans les négociations internationales sur les changements climatiques.Pascal Élie, collaboration spéciale Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Un seul objectif, l'indépendance JE ME SENS revivre depuis dimanche.Endormi par les longues tergiversations et les discours stériles du gouvernement du Parti québécois, je m'étais effacé, blasé par un bon gouvernement qui avait oublié son parti et son objectif ultime.Je me sens revivre car l'homme de la situation vient de se lever.Je n'ai jamais caché mon admiration pour Bernard Landry, ce brillant érudit des questions économiques internationales et du Québec.Cet homme polyglotte et cultivé travaille depuis toujours visant un seul objectif, l'indépendance du Québec.Cet objectif n'est pas un rêve futile, voire une utopie, non ! Il a bâti par ses nombreuses expériences un argumentaire irréfutable sur l'avenir du Québec.Le Québec a tous les éléments pour réussir sur l'échiquier international.À mon tour, je me lève pour reprendre du service.Aujourd'hui, je suis sorti, j'ai parlé, j'ai convaincu.Imaginons maintenant que vous tous endormis, comme moi, vous vous leviez et amorciez enfin la dernière étape : la réalisation de notre projet collectif, bâtir un Québec libre et ouvert, maître de sa destinée.JEAN-PAUL SERVANT ex-président du PQ de Hull Des insanités UN RÉCENT après-midi, j'amène mes deux petits-fils de 10 et 11 ans voir le film Luna Papa (G) au cinéma Parisien.Ma fille et son mari sélectionnent de façon stricte leurs programmes télévisés et autres, afin d'éviter à leurs enfants le spectacle dégradant des sempiternelles scènes de violence dont sont gavés tous les jeunes depuis leur naissance.Or, nous avons dû subir pendant vingt-deux minutes avant le film principal des scènes d'une violence inouïe, extraites d'avantscènes de films prochainement projetés, dont on avait choisi les épisodes les plus corsés, de meurtres, de coups de feu, d'individus projetés par les fenêtres, et j'en passe.Je trouve odieux et répugnant le comportement de Famous Players qui profite d'un public captif pour le gaver de ces saletés dans le seul but de faire la promotion de ces films dégueulasses.Ces horreurs devraient obligatoirement être projetées après le film principal, laissant le libre choix à ceux qui veulent ou non visionner de telles insanités.JEAN-MARC LAURIER Montréal VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Adresse électronique: edito@lapresse.ca À la défense de Robert Latimer Tuer la mort IL Y A deux attitudes face à la mort.Je réalise à l'instant, en lisant l'article de Lysiane Gagnon (« L'affaire Latimer », 20 janvier), que ces deux attitudes ne sont en fait que les deux faces d'une même réalité.Il y a ceux dont la vie ne présente aucun intérêt.Ce sont les personnes qui ont perdu leur autonomie, qui dans bien des cas mènent une vie fort réduite et totalement marginale.Les condamnés.Par exemple, tel vieillard sénile, oublié dans un CHSLD, ou Tracy Latimer.Et il y a les autres, les gens actifs, ceux, majoritaires, qui dictent l'opinion publique et qui veulent qu'on les laisse vivre en toute tranquillité d'esprit.Ceux-là seront toujours scandalisés de la mort de ce piéton Ð un jeune homme plein d'avenir Ð happé par un chauffard ivre.S'il n'y a pas la promesse d'un bel avenir (et l'avenir, par définition, est toujours beau), alors il n'y a pas de victime.Qu'un corps s'abîme dans ses propres limites, comme celui de Tracy Latimer, alors la majorité agissante ne condamnera pas de la même façon l'acte homicide.Car ce n'est plus un être humain que l'on tue, c'est la mort.Cette double attitude montre bien toute la difficulté de notre société à accueillir la mort comme une dimension essentielle de l'existence.Cela est particulièrement frappant lorsqu'un homicide devient une « affaire » portée par les médias.La personne qui en devient ou n'en devient pas la victime se réincarne alors instantanément en symbole de la vie ou de la mort, selon le cas.Que l'on tue la vie, voilà qui est inacceptable et qui appelle au châtiment.Que l'on tue la mort, voilà qui est compréhensible, même si, pour cela, il faut sacrifier un être humain.LUC SÉGUIN Montréal Dans la peau de Robert Latimer LA DOULEUR altère les sens, tout le monde en fait l'expérience en se frappant le pouce avec un marteau.Mais quand la douleur est dans l'âme, dans le coeur même de la vie, c'est la réalité et le sens des valeurs qui sont atteints.La réalité de Robert Latimer était différente du commun des mortels.Cela, Mme Lysiane Gagnon (La Presse, 20 janvier) ne semble pas l'avoir compris.Même si je ne suis pas d'accord avec le geste posé par Robert Latimer, qui suis-je pour juger ?Pour comprendre, il faudrait d'abord se mettre dans la peau de Latimer.Quel parent ne souffre pas dans sa propre chair en voyant le bras ou le visage écorché de son enfant après une chute à bicyclette ?Quel parent, en voyant son enfant avoir mal, n'a pas désiré voir la douleur disparaître, souhaité même avoir mal à la place de son enfant ?Imaginez alors les sentiments d'un parent qui assiste impuissant aux souffrances quotidiennes de son enfant depuis des années.Jour après jour.Imaginez que vous êtes ce père ou cette mère, et que la vie de votre enfant est un martyre sans fin.Imaginez, qu'après plusieurs opérations qui devaient soulager votre enfant, la douleur ne s'en va pas, bien au contraire.Imaginez que la qualité de vie de votre enfant s'en va tout doucement et que les moments de joie se font de plus en plus rares.Imaginez qu'on offre à votre enfant une énième possibilité d'être à nouveau opéré.Pour souffrir encore plus dans son corps mutilé ?Comment faire pour supporter cette situation ?Comment survivre à cet enfer sans en perdre un peu la raison ?Quand la détresse déforme les valeurs admises par la société, il faut de la naïveté pour prétendre que la clémence envers Robert Latimer « enverrait un signal aussi clair qu'effroyable à ceux qui ont à vivre et à travailler auprès de très grands malades ».La décision de la Cour suprême ne changera rien à la réalité de ceux qui vivent avec ces malades, et un éventuel pardon du gouvernement ne sera pas suivi d'une escalade de « meurtres par compassion ».Par contre, si un parent est convaincu que la mort de son enfant malade ou handicapé est préférable à l'enfer de la souffrance quotidienne, ce n'est pas la crainte de représailles en justice qui le fera changer d'avis.Il posera le même geste que Latimer.Par amour.Comment éviter d'autres affaires Latimer ?Il faudrait penser à améliorer le support et les services aux familles qui vivent avec des personnes handicapées ou malades.Mais il est plus facile de juger et de condamner que d'aider les familles à sortir de l'isolement qui les coupe d'une certaine réalité.GINETTE BOULANGER mère d'un enfant handicapé, Laval ZLEA 101?a d u b u c @ l a p r e s s e .c a Dans un geste étonnant, l'Université Concordia a décidé d'aider les étudiants qui voudraient aller manifester à Québec contre le Sommet des Amériques en leur permettant de remettre à plus tard leurs examens finaux.Cette idée hallucinante, que même l'UQAM n'aurait jamais imaginée dans ses périodes les plus folles, nous rappelle que Concordia est l'université montréalaise qui permet à la métropole de goûter aux manifestations les plus pittoresques de la « political correctness » universitaire nord-américaine.Cette mesure, votée par le Sénat de l'université, qui prévoit que les étudiants militants en arrivent à une entente avec leurs professeurs avant le 15 mars est d'autant plus étonnante que le sommet se tiendra du vendredi 20 avril au dimanche 22, c'est à dire en plein week-end, un moment où il n'y a sans doute pas d'examens.Un étudiant convaincu aurait certainement le temps, d'ici trois mois, d'accélérer un peu le tempo pour pouvoir se dégager le temps d'un week-end militant.Cela montre aussi à quel point le sommet de Québec sera un véritable happening, la version politique du « spring break » des établissements scolaires anglo-saxons.On comprend sans peine, avec un tel effet de mode, pourquoi la sécurité devra être si développée dans la Vieille Capitale, non pas pour empêcher les manifestations pacifiques, mais pour pouvoir s'assurer que le sommet puisse avoir lieu.L'initiative délicieuse de Concordia soulève néanmoins de nombreuses questions qui restent sans réponse.Par exemple, les étudiants qui sont pour le sommet ont ils droit à la même dispense ?Et l'université a-t-elle songé à créditer l'expérience politique de ses étudiants Robert Latimer 3LP1901A0124 a19 mercredi 3LP1901A0124 ZALLCALL 67 00:41:48 01/24/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 24 JANVIER 2001 A19 FORUM Les inégalités freinent la croissance Contrairement à autrefois, on pense qu'efficacité et équité vont de pair PIERRE F O R T I N , ANDREW SHARPE e t FRANCE S T - H I L A I R E Pierre Fortin est professeur d'économie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) ; Andrew Sharpe est directeur général du Centre d'études sur les niveaux de vie (CENV) ; et France St-Hilaire est vice-présidente à la recherche, à l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP).Les trois coauteurs ont écrit le texte suivant en prévision d'une conférence qu'ils donneront sur les liens entre la croissance économique et les inégalités et qui aura lieu à Ottawa vendredi et samedi prochains sous l'égide de l'IRPP et du CENV.Au Canada, les gouvernements, ayant éliminé leurs déficits budgétaires, disposent désormais d'une certaine marge de manoeuvre financière et peuvent concentrer leur action sur d'autres problèmes.Ils devraient, selon nous, se donner comme priorité la réduction des inégalités au sein de la société canadienne.À nos yeux, le choix de cette priorité se fonde non seulement sur des raisons d'équité, mais aussi sur des raisons d'efficacité, car la réduction de l'inégalité peut, à moyen et à long terme, favoriser la croissance économique.Jusqu'à récemment, bien des gens étaient d'avis que les inégalités de revenu favorisaient la croissance et qu'il existait un conflit entre la croissance économique et la recherche de l'équité.Selon ce point de vue, la relance de la croissance passait obligatoirement par la réduction des impôts pour les contribuables à revenu élevé.On considérait que cela était nécessaire pour les encourager à travailler, à investir et à demeurer au Canada.Mais la recherche récente a montré que les choses ne sont pas si simples.En fait, les inégalités peuvent avoir des conséquences négatives sur la productivité, et la mise en oeuvre de politiques propres à réduire ces inégalités est de nature à favoriser la croissance.Contrairement à autrefois, on pense aujourd'hui qu'efficacité et équité vont de pair.On reconnaît généralement que la richesse de notre société repose en grande partie sur les talents de ses membres et que le développement des ressources humaines est la clé de notre croissance économique.Mais les inégalités gênent ce développement : comparées aux personnes qui jouissent de revenus élevés, les personnes à faible revenu ont évidemment moins de moyens financiers, un accès plus limité au crédit et, par conséquent, moins de chances d'atteindre un niveau élevé de scolarisation.Une répartition moins inégale du revenu pourrait donc faciliter l'accumulation de capital humain chez les moins nantis et avoir un effet positif sur la croissance.On reconnaît même que le rendement économique d'un investissement accru en éducation est plus élevé pour les groupes moins fortunés que pour les plus instruits.Les inégalités peuvent également être néfastes à la cohésion sociale.Au sein d'une société, l'existence d'écarts importants sur le plan du revenu, de la richesse et des chances de réussite peut être source de ressentiment chez les moins nantis et saper leur volonté de participer à la vie économique et sociale.À l'inverse, la réduction des inégalités peut développer la solidarité et la cohésion sociales, accroître la motivation de tous et favoriser la croissance.Le professeur Philippe Aghion, de l'Université Harvard, l'un des chefs de file dans les nouvelles recherches sur l'inégalité et la croissance, a récemment déclaré à ce sujet : « Au total, l'inégalité s'avère souvent néfaste pour la croissance.La redistribution, au contraire, favorise la croissance en donnant à chacun sa chance, en motivant les emprunteurs, en réduisant l'instabilité économique, ou en faisant tout cela à la fois.Dans de telles circonstances, il n'y a pas contradiction entre les objectifs d'équité et d'efficacité.Les politiques conçues pour améliorer l'une ont alors un effet positif sur l'autre.» Il est vrai que, ces dernières années, le niveau et le progrès des inégalités ont tous deux été moins marqués au Canada qu'aux États- Unis.Mais cela ne veut aucunement dire que, dans une perspective de maximisation de la croissance économique, le degré d'inégalité actuellement observé au Canada soit acceptable ou optimal.Selon Statistique Canada, 13,8 p.100 des enfants canadiens qui avaient moins de 18 ans en 1998 vivaient au-dessous du seuil de faible revenu après impôts et transferts, soit nettement plus qu'en 1989.Pour l'ensemble des familles canadiennes, le revenu avant impôts et transferts du quintile supérieur était 14,5 fois plus élevé que celui du quintile inférieur en 1998, contre seulement 11,4 fois plus élevé en 1989.Le revenu après impôts et transferts, quant à lui, était 5,4 fois plus élevé pour le quintile supérieur en 1998, contre seulement 4,8 fois en 1989.Le degré d'inégalité observé au Canada est nettement supérieur à celui de bien des pays européens.Il reste donc beaucoup à faire pour parvenir à une plus grande égalité entre les revenus au Canada, d'autant plus que, le gâteau ayant grossi rapidement ces dernières années, la réduction des inégalités entre les revenus peut s'effectuer sans infliger de réduction absolue de revenu aux mieux nantis.Quelles seraient donc les mesures à prendre pour réduire l'inégalité tout en favorisant la croissance ?Nous en suggérons deux : Ð Élargir l'aide financière aux étudiants, afin qu'aucun ne se voie refuser la chance de s'instruire faute de revenu suffisant.On doit surveiller de près l'effet que les hausses des frais de scolarité peuvent entraîner pour l'accessibilité aux études post-secondaires et, le cas échéant, mettre en oeuvre les mesures nécessaires à son rétablissement Ð Renforcer les programmes visant à redistribuer les ressources en faveur des revenus inférieurs à la médiane et à réduire la pauvreté, particulièrement chez les enfants.Parmi les programmes qui se sont avérés efficaces dans la redistribution des revenus aux moins nantis, on compte les prestations fiscales pour enfants, les crédits d'impôt pour revenu gagné, et les subventions pour la garde d'enfants.Il existe, certes, beaucoup d'autres possibilités de réduire l'inégalité et de favoriser la croissance.Ce que l'on doit attendre des gouvernements, c'est qu'ils accordent une certaine priorité à la réduction des inégalités et qu'ils consacrent à cette tâche les ressources financières nécessaires.L'efficacité du débat sur le choix des politiques propres à réduire les inégalités et à stimuler la croissance est foncièrement dépendante d'un tel engagement de l'État.PHOTOTHÈQUE, La Presse Le ministre des Finances du Canada, Paul Martin.FORUM DE LA LANGUE Défendre les puissants acquis de la loi 101 Pour l'heure, la priorité n'est ni de raffermir ni d'assouplir la Charte de la langue française, mais bien de la valoriser à nouveau et de l'appliquer, sans mesquinerie, avec intelligence et fermeté CHRISTAIN DUFOUR L'auteur enseigne à l'ENAP.Il a publié l'automne dernier chez Stanké Lettre aux souverainistes québécois et aux fédéralistes canadiens qui sont restés fidèles au Québec.Les états généraux sur le français posent le difficile mais crucial problème de la place de l'anglais dans notre société.Comment faire une place à l'anglais sans bilinguiser le Québec, dans un contexte canadien basé sur des droits linguistiques égaux au plan individuel, alors que les francophones Ð y compris plusieurs souverainistes Ð ont tendance à passer de la négation de l'anglais à une ouverture exagérée à son égard ?L'enjeu à long terme est celui de la prédominance du français dans un Québec qui se retrouve piégé, Christian Dufour systématiquement sur la défensive, au sein d'un pays où il n'est pas reconnu comme société distincte : en effet, vue sous le seul angle des droits individuels, la simple prédominance du français, une élémentaire question d'équité et de bon sens, est discriminatoire car elle implique que le francophone est supérieur à l'anglophone.La nette prédominance du français au Québec apparaît aujourd'hui comme une solide réalité.Cela prendra vingt ans, vingt-cinq ans peut-être, mais c'est écrit.Littéralement : dans la loi suprême qui nous régit.Si on ne réussit pas à se donner d'autres règles constitutionnelles que celles qui existent actuellement, il n'y a pas de doute que tout cela finira mal pour vrai.Car est ici en cause la question la plus vitale pour l'identité québécoise.En effet, si l'on ne devait retenir qu'une seule caractéristique pour décrire le Québec de demain au Canada ou en Amérique du Nord, ce serait la suivante : c'est cet endroit où le français est prédominant.Quelque part, tout est compris là-dedans.Si on est capable de verrouiller cela, l'avenir du Québec restera ouvert.Cela inclut une souveraineté pour l'heure illusoire, mais qui pourrait redevenir possible, voire nécessaire, dans un contexte différent qu'il est difficile de prévoir aujourd'hui.Au-delà de la querelle entre fédéralistes et souverainistes, une nouvelle division politique se fera sans doute entre ceux qui tiennent à la claire prédominance du français dans notre société et ceux qui s'en fichent.Ce sont les premiers qui ont raison, la mise sur un pied d'égalité du français et de l'anglais étant suicidaire dans un contexte nord-américain massivement anglophone, où les deux langues sont tout sauf égales.Le système constitutionnel canadien pousse à une bilinguisation systématique du Québec qui le détruira si l'on est incapable d'y mettre fin.Mais ce serait trop facile, ce serait fondamentalement trompeur d'en attribuer la seule responsabilité au Canada, aux anglophones ou aux fédéralistes.Car il y a aussi toutes ces entreprises contrôlées par des francophones, tous ces souverainistes qui bilinguisent de plus en plus eux-mêmes, sans raison valable, l'environnement québécois en y survalorisant l'anglais.C'est le CAA-Québec qui insère d'interminables publicités bilingues dans les messages d'attente que doit supporter un appelant qui a pourtant indiqué dès le départ (« appuyer sur le 1 ») qu'il est francophone.C'est La Fureur bilingue du 31 décembre 2000.Ce sont ces souverainistes qui tiennent à ce que leurs enfants parlent anglais sans aucun accent français.Ce sont tous ceux qui considèrent les Québécois unilingues français comme des inférieurs, le français n'étant valide que s'il est accompagné de l'anglais.Seule la ferme application de la règle de la prédominance du français assurera que la nouvelle ville de Montréal, où les non-francophones seront plus nombreux qu'actuellement, ne se bilinguisera pas de façon systématique.Mais si prédominance implique pouvoir pour le français, elle implique aussi qu'il y a autre chose : cet anglais qu'il ne faut pas avoir peur de nommer car il fait partie intégrante du Québec.Se limiter à l'euphémisme « une autre langue que le français », comme on le fait actuellement, aboutit à des aberrations à l'égard de langues ethniques comme le chinois qui ne menacent personne.À travers le monde, cela a injustement discrédité une politique linguistique québécoise pour l'essentiel modérée.On n'en sort pas : c'est l'anglais qu'il faut spécifiquement reconnaître et gérer.Cela joue dans les deux sens : on ne peut contrôler l'anglais si on ne le reconnaît pas ; et on ne peut le reconnaître sans récuser clairement le bilinguisme systématique.Pour le pire mais aussi pour le meilleur, l'input anglais de 1763 a marqué l'identité des anciens Canadiens jusqu'en 1840, l'identité canadienne-française jusqu'en 1960, de même que la fière identité québécoise issue de la Révolution tranquille.Ce côté anglais de l'identité québécoise persisterait, le Québec fût-il entièrement francophone et indépendant : le Québécois ordinaire mangerait toujours plus spontanément des toasts avec des oeufs et du bacon au déjeuner que des croissants au petit déjeuner.« L'Anglais » est une partie intégrante de notre identité, que l'on ne saurait nier sans s'affaiblir ; c'est en même temps le « conquérant » qui veut notre peau.Pas étonnant que cette dualité soit difficile à gérer : on craint trop l'anglais et on le nie, ou on a trop confiance et on s'ouvre à lui de façon naïve.On a de la difficulté à trouver le juste milieu.Exemple récent d'échec : l'officielle et loyaliste Histoire populaire du Canada qui choisit de ne montrer, dans son épisode sur la Conquête, que le côté bienveillant du pouvoir britannique à l'égard de nos ancêtres, une fois finies les horreurs de la guerre.Illustration plus troublante de survalorisation de l'anglais parce que le fait d'un souverainiste : Jean-François Lisée propose d'ouvrir l'école anglaise aux immigrants provenant de pays ayant l'anglais comme langue officielle, en retour de l'extension au niveau collégial, pour les autres immigrants, de l'obligation de fréquenter l'école française.Comme marché de dupes, c'est difficile à battre ! On créerait deux classes d'immigrants : ceux provenant de pays ayant l'anglais comme une de leurs langues officielles Ð les supérieurs Ð qui auraient le droit d'aller à l'école anglaise, et tous les autres, que l'on contraindrait à étudier en français, collégial compris.Pas pour longtemps, faut-il ajouter, car le lendemain de l'adoption de cette mesure, les dispositions imposant l'école française aux immigrants Ð le coeur de la loi 101 Ð seraient immédiatement attaquées avec succès devant les tribunaux comme discriminatoires par ces immigrants d'Allemagne ou d'ailleurs qui n'accepteraient pas que les nouveaux arrivants indiens ou américains aient davantage de droits qu'eux.La frustrante mais incontournable réalité, c'est que nous sommes encore politiquement au tapis à la suite d'échecs souverainistes qui nous ont beaucoup affaiblis, les initiatives québécoises en matière linguistique ayant tendance à se retourner contre nous.À preuve, le président des états généraux luimême, Gérald Larose, qui veut nous sortir de notre attitude défensive pour proposer aussitôt Ð ô incroyable naïveté ! Ð l'abandon de la règle de la prédominance du français au 2/3 dans l'affichage commercial.Alors que le feu n'est pas à la maison et qu'il n'existe aucune crise linguistique au Québec, gare à l'action pour l'action en ce domaine, à cet irréalisme quant au rapport de forces Canada-Québec qui nous a fait tant de mal dans le passé et provoquera l'affaiblissement du français plus sûrement que tous les Howard Galganov ou Brent Tyler de l'hémisphère ! Ce qu'il faut, c'est être capable de voir, d'apprécier à leur juste valeur et de défendre les puissants acquis de la loi 101.Pleine de cicatrices, elle a traversé bien des batailles mais elle reste là, porteuse d'une vraie prédominance du français au Québec avec l'école française pour tous, sauf ceux qui y ont un droit acquis pour leurs enfants à titre de Canadiens éduqués en anglais.Le tout reconnu Ð jusqu'à nouvel ordre Ð par le système constitutionnel et judiciaire canadien.Pour l'heure, la priorité n'est ni de raffermir ni d'assouplir la Charte de la langue française, mais bien de la valoriser à nouveau et de l'appliquer, sans mesquinerie, avec intelligence et fermeté.Comme le fait vaillamment la ministre responsable, Louise Beaudoin, quand elle exige et obtient la francisation des ces jeux informatiques si importants pour les jeunes Québécois.« La mise sur un pied d'égalité du français et de l'anglais est suicidaire dans un contexte nordaméricain massivement anglophone, où les deux langues sont tout sauf égales.» « On craint trop l'anglais et on le nie, ou on a trop confiance et on s'ouvre à lui de façon naïve.» 3LP2001A0124 A20MERCREDI 3LP2001A0124 ZALLCALL 67 00:50:17 01/24/01 B Une seconde brèche dans la coque du Jessica Un vétérinaire des Laurentides aux Galápagos?Associated Press et Agence France-Presse GALÁPAGOS, Équateur Ð Une seconde brèche s'est ouverte hier dans la coque du cargo Jessica, et a provoqué une nouvelle fuite de mazout devant l'île de San Cristobal où s'est échoué le navire, dans les Galápagos, a indiqué le ministre de l'Environnement équatorien Rodolfo Rendon.Cependant, l'arrivée de nouveaux vents a éloigné des milliers de litres d'hydrocarbures des côtes.Le ministre Rendon a déclaré hier que les nappes se dirigeaient désormais vers le nord-ouest, « une zone où aucune île majeure ne se trouve ».Depuis vendredi, plusieurs nappes de mazout se sont répandues sur une surface de 1250 kilomètres carrés.Hier, des vagues d'une violence inouïe ont contraint les équipes de nettoyage à interrompre leur travail.Le pétrolier équatorien Jessica s'est échoué mardi dernier à 500 mètres du rivage de l'île de San Cristobal, où se trouve le chef-lieu des Galápagos, Puerto Baquerizo.L'archipel, constitué de 13 îles et 42 îlots, se trouve à 1000 kilomètres à l'ouest de l'Équateur, pays auquel il appartient depuis 1832.Depuis vendredi, plus de 643 tonnes de mazout se sont échappées des soutes du tanker, qui en contenait plus de 920.Lundi soir, la marée noire a atteint l'île de Santa Fé.Située à 60 km à l'ouest de l'île de San Cristobal, elle est le sanctuaire d'oiseaux marins, d'iguanes et autres lions de mer.En dépit de l'utilisation de solvants et d'absorbants pour empêcher la propagation de la marée noire, la nappe de mazout a commencé à souiller les côtes de ce paradis terrestre.M.Rendon a expliqué qu'un pélican était déjà mort et que le mazout avait par ailleurs nui à la santé de 40 autres animaux qui ont été secourus et nettoyés.Les côtes de Santa Fé sont maintenant nettoyées.Le ministre a également annoncé qu'un minuscule îlot, le Plaza, près de l'île de Santa Fé, à 30 milles au nord-ouest de San Cristobal, avait été touché par une nappe de mazout, sans pouvoir donner davantage de détails.Sur ce rocher de 130 m2 vivent des iguanes terrestres et des lions de mer.Le ministre s'est d'autre part félicité de l'appui du monde entier reçu par l'Équateur.L'anéantissement des algues des Îles Galapagos pourrait détruire à sa base la chaîne alimentaire, et ainsi menacer de nombreuses espèces de l'archipel.MATHIEU PERREAULT UN VÉTÉRINAIRE des Laurentides attend de savoir si sa présence sera requise aux Galápagos, dans le cadre d'un effort international pour sauver les oiseaux d'une marée noire.La section canadienne de l'International Fund for Animal Welfare garde sur le qui-vive deux de ses membres, dont le Dr Martin Lavoie, de La Minerve.Le Dr Lavoie rentre à peine d'un séjour d'un mois en Afrique du Sud, où il a travaillé dans un hôpital vétérinaire abritant 20 000 manchots affectés par une marée noire au Cap.« Je saurai d'ici demain (aujourd'hui) si je pars aux Galápagos.Avec le pétrole, les oiseaux marins perdent l'imperméabilité de leur plumage.Ils sont en condition d'hypothermie, ne réussissent plus à s'alimenter et sont parfois malades de l'ingestion d'huile qui leur cause des ulcères.On leur donne du liquide et des multivitamines, on leur injecte du fer, et on les réchauffe.Quand ils sont stabilisés, on les nettoie.» Des organisations internationales sont déjà à pied d'oeuvre pour un premier bilan.L'International Bird Rescue Research Centre, de Californie, a recensé 30 pélicans, sept fous à pattes bleues et deux otaries comme victimes.L'IFAW croit qu'il y a aussi des risques pour les cormorans aptères, des manchots et les iguanes de mer, alors que le World Wildlife Fund mentionne les fous masqués et les frégates.Selon David Bird, professeur d'ornithologie à Mc Gill, les espèces d'oiseaux endémiques aux Galápagos, qui ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde, ne sont pas marines : elles vivent à l'intérieur des îles.M.Bird mentionne des espèces de pinsons et de faucons.Les pinsons des Galápagos ont notamment permis l'élaboration de la théorie de l'évolution par Charles Darwin.Les fameuses tortues géantes des Galápagos sont aussi terrestres.« Mais ces espèces endémiques dépendent des autres espèces et seront donc indirectement affectées par la marée noire, prévient M.Bird.Aussi, les Galápagos perdront des millions de dollars en recettes touristiques.Nous en discutions avec des étudiants cet après-midi (hier) et ils trouvaient absurde de faire passer un pétrolier si près des îles.» Les espèces rares de l'archipel équatorien n'ont pas la vie facile ces temps-ci.En décembre, des pêcheurs avaient attaqué des installations du parc national et pris en otage un groupe de tortues géantes, pour protester contre l'interdiction de la pêche à moins de 60 km des îles, en vigueur depuis 1998.Le tourisme a fait bondir la population des Galápagos, de 1000 en 1950 à 16 000 aujourd'hui, au point que la même loi de 1998 restreignait l'immigration intérieure vers l'archipel.Les 43 espèces de requins, les gendarmes de la chaîne alimentaire, sont particulièrement convoitées par les pêcheurs équatoriens, à cause de la demande frénétique en ailerons de requins.Les prix de ces ailerons, particulièrement prisés par les gourmets, atteignent parfois 150 $ le kilo.Pour suivre l'évolution de la catastrophe écologique aux îles Galápagos, rendez-vous à www.cyberpresse.ca "]
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