Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2001-02-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 2LP0101B0227 B1 mardi 2LP0101B0227 ZALLCALL 67 01:03:11 02/27/01 B FILL90A 2LP0202B0227 B2MARDI 2LP0202B0227 ZALLCALL 67 01:04:26 02/27/01 B B2 · LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 FÉVRIER 2001 BANDE À PART CHRONIQUE Suite de la page B1 La longueur variait, les matières reflétaient les tendances de l'époque Ð l'Art déco des années 20 et 30, par exemple.La soutache traditionnelle et faite à la main a parfois été remplacée par une fermeture éclair ou des boutons à pression.La constante fut toujours le col mandarin ouvert et les fentes sur chaque côté de la robe, qui ne devaient en principe jamais s'aventurer audelà de la mi-jambe.Bien entendu, on n'a pas toujours respecté cette règle de bon goût ! En Occident, le cheongsam a connu sa véritable heure de gloire dans les années 50 et 60 et atteint son paroxysme avec la sortie du film The World of Suzie Wong (1961), dans lequel le principal, interprété par Nancy Kwan, est une prostituée au coeur d'or qui porte la robe nationale chinoise comme s'il s'agissait d'un objet fétiche.Peu après, sous Mao, la Chine traversait sa grande « révolution culturelle » et l'uniforme communiste a vite fait de remplacer le cheongsam.Les femmes qui osaient porter la robe, symbole décadent et bourgeois de l'ancien régime, étaient harcelées et persécutées.Les années 70 et 80 furent une période sombre pour la robe ultraféminine.Aujourd'hui, en Chine, le cheongsam est souvent l'uniforme des écolières ou des femmes qui travaillent dans les milieux de la restauration et de l'hôtellerie.Rouge, il est la robe de mariée traditionnelle des Chinoises, lorsqu'elles n'optent pas plutôt pour la robe blanche de Cendrillon.Dans les concours de beauté chinois, ici comme là-bas, une des épreuves consiste à porter le « costume national » avec plus de grâce que sa voisine ! En Amérique du Nord et en Europe, le cheongsam connaît un regain depuis le milieu des années 90.La plupart des grands designers en ont présenté dans leurs collections ces dernières années.Anna Sui lançait le bal, suivie de Jean-Paul Gaultier, de Jil Sander, de Prada et de Christian Dior, entre autres.Les grandes vedettes du showbiz n'ont pas tardé à embrasser la tendance.On se souviendra de la version écarlate portée par Madonna aux prix Grammys de 1995 et de la robe chartreuse d'inspiration chinoise qui moulait la silhouette f i l i - forme de Nicole Kidman aux Oscars, il y a quelques années.Il n'y a pas de doute, l'orientalisme bat son plein dans nos contrées éprises de philosophie bouddhiste, de poulet général Tao, de feng shui et de thé vert.Plus que jamais, le cheongsam, classique et indémodable, réclame sa place dans nos garde-robes d'Occidentales en mal d'exotisme.Photo : PIERRE McCANN, La Presse © La designer Nadya Toto, qui habillait Maude Guérin et Marina Orsini dimanche soir à la troisième Soirée des Jutra, adore les chaussures.L'héroïne de cette histoire d'amour impossible, Li-zhen (Maggie Cheung), porte plus de 20 modèles différents du cheongsam, que l'on aperçoit en rafales dans les cinq premières minutes du film.HAUT Suite de la page B1 Grâce à des stratégies de marketing savamment orchestrées, certaines marques ont acquis le statut « d'icônes de la mode ».Et ce même pour des compagnies qui, au départ, n'étaient pas orientées vers la fabrication des souliers.« C'est le cas, entre autres, de Prada sport et de Miu Miu », affirme Nathalie- Andrée Vallerand, directrice du marketing chez Browns.« Bien sûr, il y a aussi Manolo Blahnik, qui nourrit les passions dans le monde de la chaussure, mais cette griffe est d'une classe à part.» Si les femmes acceptent de grimper sur des escarpins et autres talons échasses, c'est que ces accessoires magnifient, à coup sûr, la silhouette.Trois pouces supplémentaires et la magie opère : la jambe s'allonge, le mollet se galbe, et les hanches deviennent soudainement plus minces.Catherine Pilon (cinq pieds, huit pouces), accro du talon, confie : « Je me sens plus sexy et plus élégante quand je porte des talons hauts.Et puis, quand tu dépasses de quelques pouces la moitié des hommes autour de toi, ça te donne une certaine assurance.Le plus important, c'est d'avoir de la prestance.Et ça, ce n'est pas donné à tout le monde ».La journaliste Geneviève St-Germain est elle aussi maniaque des chaussures.« Parce qu'on se sent fragiles sur un talon haut, ça nous force à nous tenir encore plus, avance-t-elle.Mine de rien, ça nous donne une espèce de stature intérieure.Les féministes ont déjà dit que les hommes avaient mis les femmes en talons hauts pour les asservir.J'ai horreur de ce discours.Aujourd'hui, on peut porter une chaussure sexy et ne pas être « nounoune » pour autant.C'est une dualité qui me plaît et qui est tout à fait récente.» Beatrice Faust, auteure de Women, Sex and Pornography, ajoute : « Les chaussures à talons hauts auraient un effet physiologique sur celles qui les portent en faisant doublement onduler le postérieur et en transmettant au corps entier des pulsions sexuelles.Le talon haut est pour les deux sexes symbole de séduction et de sophistication.» Pas la peine de s'étendre sur le sujet, on sait que les hommes sont sensibles à la beauté des corps perchés sur des hauts talons : poitrine et postérieur sortent de leur axe habituel et sont instantanément mis en valeur.Les esprits retors verront derrière ces accessoires redoutables une pointe de sadomasochisme.Après tout, le mot stiletto signifie « petit couteau » ! Il faut admettre que, placée entre les mauvaises mains (ou dans les mauvais pieds), une chaussure au talon aiguille peut vite se transformer en une arme redoutable.Cette association entre le « S and M » et le talon haut est particulièrement flagrante ce printemps.Nathalie- Andrée Vallerand, de chez Browns, explique : « Nous avons nommé l'une des grandes tendances de l'été, le «Madonnarama».Nous faisons référence aux chaussures aux talons d'une hauteur d'au moins trois pouces, en cuir noir et avec des clous argentés.Plusieurs modèles emprisonnent la cheville à l'aide de courroies ou de lacets de type corset.La ligne directrice pour le printemps se résume en trois mots : sexy, sexy et sexy ! » Que celles qui n'ont aucune envie de se transformer en « dominatrix » le temps d'un été se rassurent : on croulera sous la variété des modèles.Les talons se déclinent en plusieurs formes : fins, robustes, coniques, sculptés, même la semelle compensée a sa place, « mais en version plus raffinée, plus graphique que celles des saisons passées », précise Nathalie- Andrée.Face à la hauteur critique du talon, les Québécoises sont plus réservées que les New-Yorkaises et les Européennes.« Chez nous, c'est difficile d'aller au-delà de 50 millimètres (deux pouces) », indique Nicolas Huneault, acheteur chez Simard.« L'automne passé, nous avons proposé à notre clientèle des souliers aux talons de 70 millimètres (presque trois pouces) et ça n'a pas fonctionné du tout.Les femmes d'ici sont plus pragmatiques que les Européennes.Elle se soucient davantage du confort que du look.Il faut dire que notre climat y est pour quelque chose.À Milan et à New York, la neige et les plaques de glace sur les trottoirs ne sont pas chose courante.» Mais la plupart des femmes aiment avoir au moins une paire de chaussures à talons hauts pour les jours où elles ont envie d'adopter le look de la femme fatale, selon Nathalie- Andrée, de chez Browns.« Il faut admettre que malgré le retour du talon, nos articles les plus vendus demeurent les chaussures pratiques, confortables, urbaines, qui n'entravent aucunement la démarche », souligne-t-elle.Un conseil : si vous aimez les talons hauts, n'attendez pas trop.« Je reviens d'une foire en Europe où on présentait les prochaines tendances dans le domaine des chaussures, indique Nicolas Huneault de chez Simard.À l'automne 2001, on délaisse le glam pour revenir à un look plus sportif.» Décidément, la seule chose sur laquelle on puisse compter, c'est la fugacité de la mode.Les chaussures de la page B1 Les modèles 1, 3, 4, 5, 7 et 8 sont vendus chez Browns; le modèle 6 provient de chez Rudsak; et le modèle 2 est offert chez Aldo.CONCOURS « Pensez-y.P = GRATUIT» Près de 5 000 $ en prix à gagner ! Pour participer au concours «Pensez-y.P = GRATUIT», il suffit de remplir lisiblement ce bon de participation puis d'y inscrire la date et l'indice du jour aperçu à l'un des deux stationnements incitatifs suivants : Le Carrefour Brossard /Chevrier Boul.Le Carrefour/Autoroute 15 Autoroute 10/Boul.Lapinière Tirage le 15 mars 2001 de 2 forfaits à l'Hôtel Mont-Gabriel (valeur de 600 $ ch.) et de 4 abonnements d'un an à la carte TRAM (zone 3; valeur de 930 $ ch.) Plus de détails sur les ondes de Rythme FM.Règlement officiel du concours disponible aux bureaux de l'AMT et de 105.7 Rythme FM.Les fac-similés ne sont pas acceptés.= GRATUIT Découvrez une nouvelle façon d'arriver en ville en utilisant les stationnements incitatifs de l'AMT.Faciles d'accès, commodes et surtout gratuits, ils vous permettront de relaxer en vous faisant conduire par les services de transport en commun.Pour tout savoir sur les stationnements incitatifs et bien d'autres trucs qui vous transporteront, consultez le www.amt.qc.ca ou renseignez-vous au (514) 287-TRAM.Nom Prénom Âge Adresse App.Ville ____________ Code postal Tél.travail Tél.résidence Indice Date Postez ce bon à: Concours P = GRATUIT, C.P.48871, www.amt.qc.ca comptoir postal Outremont, Outremont (Qc) H2V 4V3. 2LP0301B0227 B3 mardi 2LP0301B0227 ZALLCALL 67 00:55:13 02/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 7 F É V R I E R 2 0 0 1 B 3 COLLECTION HIVER CROISIÈRE TOUTES TAXES INCLUSES 1208, av.Greene, Westmount 935-0550 LIQUIDATION 70% Frapp Cinzia Rocca Daville Paris Fenn Wright Manson Tru Hammer Blacky Dress Margaret M.Sarah Pacini Autres rabais sur FOURRURES Paula Lishman Véronique Miljkovitch 2LP0401B0227 b4 mar 2LP0401B0227 ZALLCALL 67 00:56:48 02/27/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 7 F É V R I E R 2 0 0 1 Le Vieux Carré de La Nouvelle-Orléans perd ses résidants d'après USA Today Quand les chars du Mardi gras défileront rue Canal, aujourd'hui, à La Nouvelle-Orléans, des centaines de milliers de fêtards bruyants, venus de partout, pousseront les hourras traditionnels.Mais quand le party annuel s'éteindra et que les foules se retireront, La Nouvelle-Orléans se trouvera de nouveau confrontée à la réalité vexante d'une ville que tous aiment visiter, mais où peu de gens souhaitent élire domicile.Pendant que d'autres villes du Sud comme Atlanta, Austin et Houston connaissent une explosion démographique, la cuisine divine et le charme décontracté de la métropole de la Louisiane ne l'ont pas empêchée de perdre plus de 8000 résidants par année, selon les données de l'Université de La Nouvelle- Orléans.De 1969 à 1999, la population de la ville du delta a chuté de 600 000 à 450 000, disent les autorités municipales, qui ont juré de renverser la vapeur.Inquiet du départ de la classe moyenne, un front commun de résidants, de défenseurs du patrimoine, de dirigeants municipaux et de chefs d'entreprise a récemment lancé un projet à but non lucratif intitulé New Orleans 24/7, qui vise notamment à convaincre les résidants actuels de rester, à faire revenir d'anciens résidants et à en attirer de nouveaux.« Nous prenons l'engagement de ramener des gens », dit Jim Pertuit, président du groupe qui jure de promouvoir la vie résidentielle à La Nouvelle-Orléans jour et nuit.« Nous avons identifié ceux et celles que nous voulons attirer.Ce ne seront pas des familles avec des enfants, parce que notre réseau d'éducation, franchement, n'est plus ce qu'il était.» Les organisateurs ciblent plutôt les jeunes travailleurs autonomes, les gays et lesbiennes, les artisans et les retraités qui, croient-ils, pourraient être séduits pas les charmes de la ville et les prix attrayants de logements au centre-ville.N'allez pas croire que La Nouvelle- Orléans soit une coquille vide.Le Vieux Carré français, situé dans le croissant du fleuve Mississippi et connu mondialement pour ses nombreux divertissements, connaît un boum.De nouveaux hôtels essaiment à la périphérie du quartier.Sa popularité est telle auprès des touristes en mal de loisirs que le quotidien Times-Picayune a récemment appelé le quartier français « une nouvelle Floride à la mode ».L'État, qui a lui aussi subi les effets d'une migration négative depuis l'effondrement de l'industrie pétrolière au début des années 80, a également amorcé une campagne afin de persuader les touristes séduits par la Louisiane de rester pour de bon.« Nous avons entrepris de promouvoir la Louisiane comme un endroit formidable pour les gens retraités », affirme le lieutenant- gouverneur de l'État, Kathleen Babineaux.La pression du tourisme Et pourtant, alors même que l'État et la ville s'évertuent à attirer de nouveaux habitants, plusieurs résidants du Vieux Carré de La Nouvelle-Orléans se disent obligés de partir sous la pression de l'industrie touristique.De riches entreprises, des touristes fortunés et des globe-trotters à temps partiel gobent les logements du Vieux Carré à vue d'oeil, affirment-ils.Il y a quelques années, Don et Betty Kearn ont vendu leur maison de banlieue et sont venus s'établir dans le quartier français.L'ambiance chaleureuse et bohémienne de la communauté résidentielle compensait pour la débauche et l'omniprésence des touristes.Maintenant, disent-ils, cette culture distincte s'affadit.Il est de moins en moins commun de voir des artistes et écrivains vivant aux côtés de vieux richards et du personnel des bars, restaurants et boîtes de nuit du Carré.« Nous croyons que l'élément résidentiel est essentiel », opine Berry Kern.« Sans résidants permanents, ce ne serait ici guère mieux que Disneyland.» De plus en plus de commerces du quartier sont orientés vers les quelque 11 millions de touristes qui y passent tous les ans.Catherine Veser, directrice exécutive de l'organisation Vieux Carré Property Owners, Residents and Associates (800 membres), estime que le recensement 2000 démontrera que le nombre de résidants permanents du quartier a diminué de moitié depuis 1990, passant de 4000 à 2000.Des entreprises achètent des propriétés et les utilisent comme logements temporaires pour leurs employés.Des investisseurs convertissent des appartements jadis loués entre 600 et 800 $ US par mois en condos à 150 $ ou 200 $ la nuitée.Un règlement municipal restreint le nombre de logements à court terme, mais certaines entreprises le contournent en annonçant des locations d'une nuit sur Internet, dit Jane S.Brooks, professeure d'urbanisme à l'Université de La Nouvelle- Orléans.« Je pense que ce qui arrivera, c'est que le caractère communautaire du quartier, ce quelque chose de spécial, cet endroit où des gens peu communs vivent à la bohémienne, sera perdu », affirme Mme Brooks.Entre-temps, des gens comme Stephen Scalia, 76 ans, qui vit dans le Vieux Carré depuis 48 ans, regrettent le temps où, jadis, ils pouvaient marché dans le quartier et reconnaître les passants.« Il me semble parfois que nous n'avons plus de voisins », dit l'ancien cadre d'une boîte de pub.L'élevage de saint-bernards à des fins culinaires prospère en Chine ELIZABETH ZINGG Agence France-Presse CHANGPING - L'élevage des saint-bernards est une activité en plein essor en Chine où le bon gros chien, symbole de la Suisse et du sauvetage en montagne, est principalement apprécié pour ses vertus culinaires.Mais contrairement aux affirmations de certaines associations occidentales de défense des animaux, les gourmets chinois ne consomment quasiment pas de véritables saint-bernards, mais seulement des chiens locaux issus de croisements avec des saint-bernards.« Un saint-bernard pure race, c'est beaucoup trop cher et puis c'est trop gentil », s'exclame Shou Weiping, directeur de la société Xianglong, spécialisée dans l'élevage canin, lors d'une visite de l'une de ses fermes à Changping, à 40 km au nord de Pékin.L'élevage ouvert l'an dernier abrite quelque 200 gros chiens, principalement des bâtards, enfermés dans des cages minuscules où ils passent leurs journées dans des conditions d'hygiène déplorables.Les reproducteurs sont un peu mieux traités : ils ont droit de sortir de leur cage une fois pour jour avant d'être attachés par une laisse à un piquet, mais à l'air libre.« Avec de 600 à 1000 chiens, cela commencera à devenir véritablement rentable », explique M.Shou, un technicien recyclé depuis trois ans dans l'élevage canin où il espère bien faire fortune.En reproduisant et en croisant des chiens de race, comme des saint-bernards, des bergers des Pyrénées ou des pointers anglais, il vise tantôt le marché des animaux domestiques, tantôt celui de la viande de boucherie.« Les saint-bernards pure race servent uniquement à la reproduction.Seuls les croisements avec des chiens locaux peuvent être utilisés comme viande de boucherie », explique-t-il.Les chiens de boucherie sont généralement abattus en étant saignés à la patte.« C'est vrai, ils mettent environ dix minutes à mourir, mais la viande est meilleure » concède-t-il.Selon Dong Dehui, un responsable de « l'Institut de recherche sur la viande canine » de Shenyang (nordest), l'engouement pour la viande de chien reste vif principalement dans le nord-est du pays, mais également dans le Sud.« Les chiens ont une très grande valeur nutritive, leur viande est tendre, et a un effet bénéfique sur les maladies des reins et de la rate » assure-t-il.En élevant des chiens de boucherie produits à partir de trois à quatre saint-bernards importés chaque année, son « institut », partiellement financé par la province du Liaoning (nord-est), gagne de 2 à 3 millions de yuans (de 240 000 à 362 000 $ US) chaque année.L'intérêt des éleveurs chinois pour le saint-bernard s'explique par la taille de l'animal Ð qui peut peser jusqu'à 100 kg Ð, sa résistance physique et son bon rapport qualité-prix.« C'est un chien qui grossit très vite et ne mange pas pour plus de 2 yuans (0,24 US) par jour, voire moins pour un hybride, et dont la femelle a des portées de 10 à 12 chiots par an », note M.Dong.La viande se vend elle à 17 yuans le kilo dans le Nord-Est, voire 20 yuans dans les environs de Pékin, ce qui la rend attrayante face au porc.« Les Chinois ont mangé du chien bien avant de manger du porc » observe M.Shou, selon qui de plus en plus de Chinois mangent du chien, même s'il s'agit encore principalement d'une spécialité régionale.Avec la baisse du prix du porc, l'intérêt de certains éleveurs s'est reporté sur le chien de boucherie qui permet des recettes plus substantielles.Des petits élevages se sont ouverts un peu partout en Chine, tandis qu'une vingtaine de gros centres industriels ont été répertoriés par l'association SOS Saint Bernard Dogs International qui a demandé au gouvernement suisse d'intervenir auprès des autorités chinoises.« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et si pour l'instant la viande de saint-bernard reste encore trop chère, cela risque de se banaliser dans quelques années » note Éléonore Moser, présidente de l'Association, basée à Genève.Le mystère reste entier sur la provenance exacte des saint-bernards importés par la Chine, pour des prix pouvant atteindre 100 000 yuans (12 000 $ US), alors que le gouvernement suisse assure qu'aucun ne provient d'élevages suisses.« Je crois qu'ils viennent de Suisse et qu'ils sont importés comme animaux de compagnie », estime M.Dong, tandis que M.Shou a entendu parler d'une filière russe. 2LP0501B0227 b5 02/27 2LP0501B0227 ZALLCALL 67 00:57:07 02/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 7 F É V R I E R 2 0 0 1 B 5 Suivez en direct l'appel déposé par Microsoft DEPUIS HIER, on peut suivre en direct sur Internet l'appel déposé par Microsoft dans la cause qui l'oppose à l'administration américaine, sous le gouvernement Clinton, concernant le monopole que détient le géant de l'informatique sur les systèmes d'exploitation.Est-ce que le géant de l'informatique devra se soumettre au jugement rendu en juin 2000 et scinder son entreprise en deux entités distinctes, l'une chargée des logiciels, l'autre des systèmes d'exploitation ?C'est ce que nous saurons peut-être à la fin des représentations qui se terminent aujourd'hui devant la Cour d'appel du district de Columbia.Si vous désirez suivre la retransmission des audiences en direct sur Internet, vous pouvez consulter les sites suivants : ABCNews (www.abcnews.com) et C-Span (www.cspan.org).n n n LE PLUS GRAND symbole de l'arrivée du nouveau millénaire en Angleterre, qui est aussi l'un des plus grands échecs du gouvernement Blair, se donnera une dernière fois en spectacle aujourd'hui, mais sur Internet.La site d'encan Eauctionroom (www.eauctionroom.com) présente en direct le désassemblage du Dôme du millénaire londonien et la mise à prix, en temps réel, de tout le contenu qui composait les 14 zones thématiques de l'aire d'exposition.À compter d'aujourd'hui et jusqu'au 2 mars, plus de 15 000 lots seront dispersés, des pièces qui vont des éléments de décor au matériel de restauration et aux systèmes informatiques, en passant par le matériel audiovisuel, les objets d'art et de design, de même que les superbes costumes de scène utilisés pour le spectacle Millenium.n n n S'IL Y A une personnalité américaine qui incarne bien la génération des femmes issues du baby-boom, qui prennent tous les moyens pour vieillir en beauté, c'est bien l'ex-top-modèle Lauren Hutton.À 57 ans, forte de son expérience de vie et de travail, elle donne ses secrets de beauté pour venir en aide aux femmes de sa génération.Et aux plus jeunes, question de se préparer, car on vieillit tous.Elle est l'invitée du site Yahoo Chat (chat.yahoo.com) à compter de 19h.n n n TOUJOURS chez Yahoo, mais un peu plus tôt, à 15h, on veut faire rêver les golfeurs en organisant une discussion sur les vacances de rêves.Que vous rêviez de vacances de golf en Écosse, aux Bermudes ou sur de grands parcours américains, vous aurez la chance de poser vos questions et d'apporter vos commentaires au journaliste spécialiste du golf James Deacon, que l'on peut lire en ligne au site T&L Golf (www.tlgolf.com) et sur papier, dans les pages du magazine canadien Maclean's.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Photo Reuter Lauren Hutton Photo AFP Bill Gates 2LP0601B0227 B2MARDI 2LP0601B0227 ZALLCALL 67 00:57:15 02/27/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 2 7 F É V R I E R 2 0 0 1 Les bébés sont-ils grammairiens?Les enfants de deux ans seraient statisticiens, grammairiens et algébristes MATHIEU PERREAULT SAN FRANCISCO Ð Le bébé de 12 mois est assis sur les genoux de sa mère.Il regarde à gauche, à droite, vers le plafond.Une lampe de motocyclette s'allume devant lui pour attirer son attention.Une voix d'élève : « Pel wadim sic.Vot kicey rud.Vot wadim rud.» Au bout d'une dizaine de secondes, le bébé recommence à promener son regard ailleurs dans la pièce.La lampe de motocyclette le rappelle à l'ordre : « Pel wadim sic.Vot kicey rud.Vot wadim rud.» Le langage qu'enseigne la psychologue Rebecca Gomez à ses petits cobayes est complètement artificiel.La chercheuse de l'Université Johns Hopkins cherche à savoir si les bébés sont grammairiens.Après avoir répété pendant des heures des phrases vides de sens, mais qui obéissent à des règles grammaticales, elle a constaté que les enfants de 12 mois ne sont pas capables d'utiliser ces règles pour reconnaître une phrase, contrairement à ceux de 18 mois.« C'est justement pendant cet intervalle que le bébé apprend ses premiers mots, des centaines de mots », fait-elle remarquer.Depuis une dizaine d'années, les psys analysent en portions de plus en plus congrues le phénomène de l'apprentissage du langage.Divers symposiums se sont penchés, il y a deux semaines, sur les premiers mots, l'importance de la finalité et de la causalité, la distinction entre le début et la fin des mots, et la démarche scientifique des bébés, dans le cadre de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science, à San Francisco.Non contents de les comparer à des laborantins, les spécialistes du langage vont jusqu'à dire que les enfants de deux ans font du travail de statisticiens, de grammairiens et d'algébristes.La psychologue Jenny Saffran, de l'Université du Wisconsin à Madison, a exposé des bébés de huit mois à des mots tout aussi ésotériques que le langage inventé par Mme Gomez.« L'une des énigmes de l'apprentissage du langage est la séparation du discours en mots : comment un bébé sait-il quand un mot commence et finit ?lance Mme Saffran.Peut-être est-ce une question de statistiques : dans tous les langages, l'ordre des syllabes à l'intérieur des mots obéit à des règles statistiques, alors que l'ordre des syllabes entre les mots est arbitraire.» Pour vérifier ses hypothèses, Mme Saffran a concocté un langage obéissant à une seule règle : les probabilités que certaines syllabes se suivent sont nulles.Par exemple, elle utilise les mots « tokibu » et « gopila » ; dans le langage de Mme Saffran, la syllabe « to » est toujours suivie de « ki », « ki » de « bu », « go » de « pi », « pi » de « la ».Jamais « go » ne suit « bu ».Après deux minutes de ce charabia, les bébés entendaient des mots qui n'obéissaient pas à cette règle, comme « bugola », « gokipi » ou « kitola ».Au grand plaisir de Mme Saffran, les bébés ont été plus attentifs à ces mots délinquants qu'à d'autres mots obéissant à la règle du langage fictif : ils les ont écoutés 7,5 secondes au lieu de 6,5.« Quand un bébé est exposé à un phénomène nouveau, il est plus attentif.Les bébés de mon expérience ont considéré les mots délinquants comme nouveaux ; cela signifie qu'ils avaient compris que ces mots n'obéissaient pas à la règle du langage qu'ils venaient d'entendre, qui est une règle de probabilités adjacentes.Donc, les bébés sont statisticiens.Un autre psychologue, Gary Marcus de l'Université de New York, va plus loin : selon lui, des bébés de sept mois sont capables de comprendre l'algèbre.M.Marcus a lui aussi inventé un langage, qui obéit à deux règles : les mots ont trois syllabes, et la première et la dernière sont la même.Après avoir exposé ses petits cobayes à une suite de « wo fe wo » et autres « la ta la », il leur a fait entendre des incongruités comme « wo fe fe ».Là encore, les bébés ont porté plus d'attention aux mots qui n'obéissaient pas à la règle « algébrique » du premier groupe de mots.Les bébés peuvent même jeter une lumière différente sur les actions des adultes : les scientifiques découvrent de nouvelles théories parce qu'on les traite comme des enfants, selon la philosophe Allison Gopnik, qui fait des expériences de psychologie à l'Université de Californie à Berkeley.« Les scientifiques n'ont rien de productif à faire pendant la journée, et ils ne travaillent bien que quand ils sont encouragés, qu'on organise les détails prosaïques de leur vie quotidienne, explique Mme Gopnick.Peut-être est-ce parce que ces conditions, qui sont celles de l'enfance, sont nécessaires à la démarche scientifique.Du point de vue de l'évolution, il est intéressant de noter que les humains ont une enfance plus longue que toutes les autres espèces.Peut-être est-ce essentiel pour développer les capacités intellectuelles qui leurs sont propres.» Mme Gopnick suggère que les bébés utilisent très tôt la démarche scientifique : ils formulent une hypothèse, la vérifient par l'expérience, et la modifient en fonction des résultats.« Les théories traditionnelles, comme celle de Piaget, considèrent que la démarche scientifique n'apparaît qu'à un âge scolaire avancé.Je crois qu'elle est très précoce.On peut penser, par exemple, que les « terrible two », quand le bébé fait exprès des activités interdites, sont liées à l'apprentissage que les autres ont des désirs différents.Le bébé voit que sa mère ne veut pas qu'il touche à la lampe, et cela le fascine parce que lui veut y toucher.Pour vérifier que sa mère a réellement des désirs différents, il doit répéter l'expérience.» AFGHANISTAN Le plus grand bouddha du monde menacé de disparition Agence France-Presse KABOUL Ð Certaines des plus anciennes oeuvres d'art bouddhiques, dont le plus grand bouddha sculpté dans le monde, sont menacées de destruction par la décision prise hier par les talibans de détruire toutes les statues en Afghanistan.La milice des talibans, qui a déjà endommagé par des tirs de mortier et des rafales d'armes automatiques les bouddhas géants découpés dans la falaise de Bamiyan, dans le centre du pays, a maintenant décidé de les achever.Ces bouddhas, l'un de 55 mètres et l'autre de 38 mètres, datent de la première moitié du premier millénaire de notre ère.Si leurs visages en partie mutilés portent encore le sourire serein propre à de nombreuses reproductions du bouddha, leurs tuniques de style grec les rendent uniques non seulement dans l'histoire de l'Afghanistan, mais dans celle du monde en général.Auparavant protégées par les pèlerins et les moines, les statues nichées dans la falaise ne sont plus désormais visitées que par les enfants de Bamiyan, qui aiment à grimper sur leurs têtes et quelques rares visiteurs.Lors de leur construction, l'Afghanistan était un grand centre cosmopolite sur la route de la soie, au carrefour de puissantes civilisations.Dévasté par plus de vingt ans de guerre, ce pays est maintenant dominé par les talibans, les « étudiants en théologie » qui affirment en avoir fait le « plus pur » État islamique du monde.Dans ce pays où les photos d'êtres vivants, les films, la télévision et la musique sont interdits, les jeunes filles ne sont plus éduquées et rares sont les femmes qui peuvent travailler.Tous les hommes doivent porter la barbe, à l'instar du Prophète.Le mollah Mohamed Omar, le chef suprême des talibans, dont le régime n'est pas reconnu par la communauté internationale et qui est sous le coup de sanctions des Nations unies, a pris la décision de faire détruire toutes les statues du pays.Ces statues « ont été utilisées auparavant comme des idoles et des divinités par les incroyants, maintenant elles sont respectées et peuvent redevenir des idoles dans le futur, a affirmé le mollah Omar.Seul Dieu, le tout puissant, doit être vénéré, personne et rien d'autre ».Le décret ordonnant la destruction des statues est intervenu alors qu'une délégation de diplomates occidentaux à Kaboul s'est enquis d'une autre destruction par les talibans, celle d'une douzaine d'oeuvres d'art du musée de Kaboul, dont un bouddha assis datant de quelque 2000 ans.L'un des diplomates, qui a demandé à ne pas être nommé, a estimé que « la communauté internationale ne peut pas accepter cela ».« C'est incroyable et scandaleux », a-t-il dit en souhaitant que le mollah Omar revienne sur sa décision de condamner à mort le grand bouddha de Bamiyan et les autres.REPORTAGE PUBLICITAIRE Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans 2LP0701B0227 B7 mardi 2LP0701B0227 ZALLCALL 67 00:56:44 02/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 FÉVRIER 2001 B7 2LP0899B0227 B8 mardi 2LP0899B0227 ZALLCALL 67 01:02:12 02/27/01 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 27 FÉVRIER 2001 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.