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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-03-28, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0328 Page A1/28mars 3LP0101A0328 ZALLCALL 67 01:03:34 03/28/01 B MONTRÉAL MERCREDI 28 MARS 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 7e A N N É E > N O 1 5 6 > 8 4 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .autres emplois supprimés chez Nortel L'équipementier révise ses prévisions à la baisse Québec veut geler les tarifs d'Hydro jusqu'en MARTIN VALLIÈRES TORONTO Ð Les plus récentes prévisions de résultats de Nortel, émises à la mi-février et dévastatrices en Bourse, ne pouvaient plus tenir face à la dégradation du marché des équipements des télécommunications.Le géant technologique canadien et premier fournisseur mondial d'équipements pour réseaux de fibre optique a donc confirmé hier qu'il s'attendait à une perte trois fois pire que prévue au premier trimestre.Il a annulé aussi toute prévision de résultats pour l'année.Par ailleurs, Nortel effectuera 5000 autres licenciements qui s'ajouteront aux 10 000 déjà annoncés et qui devaient être complétés avant l'été.D'ici la fin de 2001, Nortel aura éliminé 16 % environ de ses 94 000 emplois de décembre dernier.Nortel ne pouvait préciser hier soir si l'usine de Saint-Laurent, dans l'île de Montréal, et le centre de recherches de Kanata, en Voir NORTEL en A2 DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Devant les profits records de 1,08 milliard réalisés par Hydro-Québec en 2000, le gouvernement Landry envisage fortement de prolonger de deux ans le gel des tarifs qui devait se terminer l'an prochain.Le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, a confirmé hier les informations de La Presse voulant que les résultats mirobolants d'Hydro avaient convaincu Québec de prolonger le gel tarifaire de trois ans qui avait débuté en 1998 et qui devait se terminer au printemps 2002.Hydro repousserait donc au printemps 2004 toute nouvelle hausse, selon la recommandation du ministre Brassard, et des documents circulent déjà à Québec pour étayer sa proposition.« Si on regarde les Voir HYDRO en A2 Autre texte en D3 Photo PC Le conseiller en éthique Howard Wilson a rendu publics hier onze documents relatifs à la vente des actions du premier ministre Chrétien dans le club de golf Grand-Mère, mais cela n'a pas satisfait l'opposition, qui réclame une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire.Toujours aussi nébuleux Les documents divulgués hier sur la vente des actions de Chrétien dans le club de golf Grand-Mère ne dissipent pas tous les soupçons G I L L E S TOUPIN OTTAWA Ð Les documents rendus publics hier par le conseiller en éthique Howard Wilson sur l'affaire de l'Auberge Grand-Mère Ð deux ans après le début de ce feuilleton politico-financier Ð n'ont pas réussi à disculper le premier ministre Jean Chrétien de tout soupçon de conflit d'intérêts.Howard Wilson a d'abord produit l'acte de vente manuscrit des actions du premier ministre, daté du 1er novembre 1993, qui prouve que M.Chrétien avait bel et bien vendu ses parts dans le club de golf Grand- Mère à la société Akimbo de l'homme d'affaires de Toronto Jonas Prince.M.Wilson a déclaré que ce document confirmait que « le premier ministre n'était pas en conflit d'intérêts » lorsqu'il est intervenu en 1996 et 1997 auprès de la Banque de développement du Canada (BDC) pour dégager une subvention en faveur de l'Auberge Grand-Mère, adjacente au terrain de golf.L'opposition a néanmoins qualifié l'exercice de M.Wilson d'opération de camouflage et a demandé à nouveau qu'une enquête indépendante publique soit tenue.Elle reproche au conseiller en éthique de n'avoir pas rendu publics les documents importants des années 1996-1997, qui font état des tentatives de M.Chrétien de recouvrer le fruit de la vente, soit 300 000 $.En effet, un des 11 documents produits hier par M.Wilson est une convention du 29 septembre 1999 entre Jean Chrétien, Jonas Prince et Louis Michaud (le dernier acquéreur des actions en 1999) dans laquelle il est souligné que la société Akimbo était persuadée de ne plus détenir d'intérêt dans le club de golf.Même si un avis juridique a convaincu M.Prince en 1999 qu'il Voir NÉBULEUX en A2 Autres textes en A6 et A7 Marois va consacrer millions à la dette Photo PC Le premier ministre Chrétien aux Communes hier.DENIS LESSARD QUÉBEC Ð Signe des temps et de l'ampleur des surplus du gouvernement, Pauline Marois va consacrer près de 500 millions l'an prochain pour réduire la dette accumulée du gouvernement du Québec.Cette dette, qui constitue l'addition des déficits budgétaires encaissés année après année, frôle maintenant les 100 milliards, mais, depuis des décennies, jamais les gouvernements québécois n'avaient fait d'effort important pour la réduire.Bernard Landry y avait aiguillé une trentaine de millions, symboliquement, l'année de l'atteinte du déficit zéro.L'an dernier, le ministre Landry avait soutenu que l'heure n'était pas à la réduction de la dette et avait préféré dérouter 780 millions du surplus budgétaire dans des organisations sans but lucratif.Un an plus tard, seulement une dizaine de millions ont été engagés pour des projets précis.Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a, depuis trois ans, réduit sensiblement la dette canadienne, qui dépasse les 550 Voir DETTE en A2 Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - Louise Cousineau C2 Bandes dessinées C7 Bridge D21 Carrières et professions D8, D9 Décès E6 Économie cahier D Feuilleton C7 Éditorial A20 Êtes-vous observateur D18 Forum A21 Horoscope D20 Loteries A2, A14 Monde A17-A19 Montréal Plus cahier E Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D18 - marchandises D19 - emplois D19-D21 - automobile D21, E5 - affaires D2 Politique A5-A10 Vacances/voyage E4 M É T É O Voir page S16 Ensoleillé en après-midi Maximum 3, minimum -7 Le coût de la vie Sur le mur, au deuxième étage de l'Institut d'immunologie Emilio Ribas, il y a une photo de lapin et un dessin de Winnie l'ourson.Il y a Emi, qui a quatre ans, qui n'a pas de parents, et qui a le sida.Et il y a plein de gens qui travaillent le coeur moins serré parce qu'elle vivra, malgré tout, et peut-être longtemps.Dans cet hôpital, le plus important centre de traitement du sida à Sao Paulo, rien n'est facile, mais il y a des témoins à la pelle pour dire le succès de la stratégie brésilienne de lutte contre le sida.« Il y a cinq ans, je rentrais chaque matin avec le coeur en miettes, dit Rosana Ferreira, infirmière auxiliaire.Je me demandais : quel enfant va mourir ce matin ?Chaque jour, je les voyais mourir l'un après l'autre.On ne pouvait rien faire.J'étais tellement déprimée ! Maintenant, pour chaque patient, il y a un espoir.» L'espoir est né d'une législation, en 1996, qui n'a pas fait l'affaire des grandes sociétés pharmaceutiques internationales.D'un coup, le Brésil a autorisé que l'on copie, dans les six laboratoires pharmaceutiques appartenant à l'État, sept médicaments pour traiter les patients infectés par le VIH.Les médicaments existaient, mais en importation, et à des coûts pratiquement inabordables pour le Brésil, seul pays d'Amérique latine avec un régime universel d'assurance- médicaments et d'assurancesanté.Résultat : en Uruguay, il en coûte 12 000 $ US annuellement pour traiter un sidéen.Comme aux États-Unis.Ici, au Brésil, c'est 4700 $, dit Flavio Guilherme Pontes, du Centre de coordination national de Brasilia.Comme dans tous les pays où les médicaments sont accessibles, la mortalité a chuté radicalement dans les cinq dernières années.Elle a diminué de plus de la moitié parmi les 200 000 sidéens du pays (on estime que 537 000 personnes sont infectées, soit 0,5 % de la population adulte, ce qui se compare aux pays environnants).« Au début de l'infection, vers 1984, les personnes atteintes Voir COÛT en A2 2937401 Permis du Québec TOUT INCLUS Essayez la classe JJamaïïque 1499$ Paris 489 $ Toulouse 519 $ Lyon 549 $ à partir de Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com Turkoise 1499 $ Paradise Island 1399 $ Punta Cana 1399 $ Cancun 1099 $ Playa Blanca 1099 $ Huatulco 1399 $ Europe Étté Épargnez jusqu'à 1022$ par couple 3LP0201A0328 Page A2/28mars 3LP0201A0328 ZALLCALL 67 01:03:48 03/28/01 B résultats financiers et les recettes du marché externe, j'aurais tendance à recommander une poursuite du gel jusqu'à la fin du plan stratégique en 2004 », a dit M.Brassard.« Il n'y a pas d'urgence » à annoncer une telle décision, comme le gel se poursuit jusqu'en 2002, mais, compte tenu du souhait des entreprises de connaître longtemps à l'avance les règles du jeu \u2014 et leurs coûts d'énergie \u2014, M.Brassard compte que cette annonce pourra être faite « au cours des prochains mois ».« Les résultats financiers d'Hydro sont très bons, les profits sont de plus de 100 millions supérieurs aux cibles du plan stratégique, si cela progresse ainsi, c'est évident qu'on va prolonger », a résumé le ministre Brassard.Hydro publiait ses résultats financiers pour l'année 2000, hier.Pour la première fois, la société d'État franchissait le cap du milliard de dollars de profits.Les bénéfices nets de 1,078 milliard représentent une augmentation de 19 % par rapport aux 906 millions encaissés en 1999.Dans son plan stratégique, Hydro prévoyait 950 millions de bénéfices cette année, soit 100 millions de moins que réalisés.Pour l'an prochain, la cible prévue était de 1,025 milliard, mais Hydro va la revoir à la hausse dans un nouveau plan stratégique qui sera déposé l'automne prochain.Ces résultats ont été réalisés en dépit du gel des tarifs domestiques grâce à la croissance des ventes d'électricité au Québec comme aux États-Unis.La moitié des bénéfices, soit 539 millions, est versée au gouvernement québécois sous forme de dividendes.En quatre ans, depuis l'arrivée du PDG André Caillé, Hydro aura versé 1,6 milliard de dividendes.La décision de prolonger le gel tarifaire n'aurait pas à être sanctionnée par la Régie de l'énergie, qui doit considérer les propositions de hausses ou celles, bien théoriques, de baisses tarifaires.étaient des gens aisés qui voyageaient.Ce sont maintenant surtout des pauvres, et majoritairement des hétérosexuels », dit le Dr Vasco Pedroso de Lima, directeur de l'Institut, où sont inscrits 33 000 patients.Y travaillent des psychiatres, des neurologues, des chirurgiens, des gynécologues, enfin toute une équipe spécialisée dans les cas de sida.« Nous donnons tous les médicaments gratuitement ; les gens demeurent infectés, bien sûr, mais ils peuvent travailler, ils peuvent vivre normalement », dit le médecin.« Je ne peux pas vous dire ce que ça fait, après toutes ces morts, de voir des enfants infectés survivre, grandir, devenir des adolescents.», dit Edna Gomez, en serrant son châle sur sa grosse poitrine.Edna est tombée en amour avec une petite fille d'un an et demi.La mère est une patiente de l'Institut et son bébé était dans un orphelinat.La mère était en prison et on ne pensait jamais la revoir.Mais la mère est sortie de prison et, lundi, Edna a su qu'elle ne pourrait pas l'adopter.« C'est un bébé fille noir, comme mon bébé, qui a le même âge, j'aurais aimé qu'il ait une soeur ; je ne sais pas ce qui va lui arriver », dit-elle.« Notre pays est très injuste à bien des égards, mais je crois que nous pouvons nous vanter d'avoir créé un programme exemplaire pour tous les pays du tiersmonde », dit le Dr Artur Khalichman, spécialiste en santé publique dans l'État de Sao Paulo.« Le coût des médicaments concernés a baissé de 70 % au Brésil tandis qu'ailleurs, les même médicaments n'ont diminué que de 9 %.La consommation de médicaments a réduit le nombre d'infections et les hospitalisations ont diminué de 80 %.» Le programme a coûté 303 millions US l'an dernier.Mais sur cinq ans, on a économisé 677 millions en frais d'hospitalisation et 490 millions en médicaments.» Ces mois-ci, cependant, la lutte se corse dangereusement entre le Brésil et les sociétés pharmaceutiques, qui dépensent des fortunes et mettent des années de recherche pour développer ces médicaments.Actuellement, par exemple, deux nouveaux médicaments, fabriqués hors du pays, représentent à eux seuls 36 % des dépenses du programme.Le Brésil, en vertu sa loi de 1996, a commencé des recherches pour en produire localement dès la deuxième moitié de 2001.La loi brésilienne prévoit qu'après trois ans d'existence, si un médicament n'est pas produit au Brésil, l'État peut s'approprier le brevet et le copier.Si le pays estime qu'il y a « abus économique » de la part de la société pharmaceutique, ou « urgence nationale », la loi autorise également le Brésil à en entreprendre la production.Cela, on s'en doute, ne fait pas l'affaire des fabricants de médicaments.Avec un demi-million de personnes infectées et des frais de médicaments entièrement couverts par l'État, le Brésil représente un marché intéressant.Fin février, les États-Unis ont déposé une plainte à l'Organisation mondiale du commerce contre le Brésil, arguant qu'il viole l'entente sur les droits de propriété intellectuelle des médicaments.« Le Brésil privilégie la voie de la négociation.Nous n'avons jamais rien fait d'illégal.Mais s'il n'y a pas d'entente, chose certaine, nous sommes prêts à produire les médicaments dont la population a besoin », dit M.Pontes.Ce n'est pas moi qui lui donnerai tort, pour avoir vu les yeux d'Emi, toute maigre, toute molle dans sa chaise haute, et ceux qui espèrent la sauver.était toujours propriétaire des actions acquises en 1993 \u2014 tout en ne les ayant pas payées \u2014 les documents précisent que M.Prince n'acceptait pas la propriété des titres en 1996.M.Chrétien, constatant qu'il ne recevait pas le paiement de sa créance, s'informait en 1996 auprès du conseiller en éthique des avenues qui s'ouvraient à lui.Selon l'opposition, la possibilité existe donc qu'en 1996, lorsque M.Chrétien est intervenu auprès de la BDC, il était au moins préoccupé par le fait qu'il n'avait pas été payé, que les actions flottaient dans « les limbes ».L'apparence de conflit d'intérêts résiste ainsi, a souligné Gilles Duceppe hier, aux efforts de M.Wilson de blanchir le premier ministre.« La seule raison d'être de ce document, a commenté Joe Clark à propos de cette même convention, c'est de confirmer que les actions n'appartenaient pas à Akimbo.Pourtant, personne n'en doutait.La véritable question est de savoir quel était l'intérêt d'Akimbo dans ces actions entre 1993 et 1999.S'il n'en avait pas, pourquoi a-t-il été nécessaire de rédiger un tel document ?Ils veulent cacher quelque chose.Que veulent-ils cacher ?Ils veulent cacher le fait qu'Akimbo considérait ne pas avoir le contrôle et la possession des actions.» Le premier ministre a balayé en Chambre les objections de l'opposition, réclamant des excuses de la part de celle-ci.« Je m'attendais à ce que le chef de l'opposition, a lancé M.Chrétien à Stockwell Day, se comporte en gentilhomme, qu'il se lève et qu'il me présente ses excuses.Les 11 documents communiqués à la presse hier par le conseiller en éthique \u2014 nommé par le premier ministre et à qui il rend compte \u2014 devaient répondre à beaucoup de questions en suspens dans cette affaire.Au contraire, soutient l'opposition, ils n'ont fait qu'obscurcir un dossier déjà passablement embrouillé et complexe.Une autre convention, également du 29 septembre 1999, celle-là entre M.Chrétien, Louis Michaud et la compagnie 161341 Canada Inc.(le club de golf), précise curieusement que si « Michaud, la société, ses représentants, administrateurs ou actionnaires étaient appelés à témoigner ou à participer à des procédures ou enquêtes de quelque nature que ce soit », il incomberait à A & J Consultant inc.(la compagnie de Jean Chrétien) d'indemniser Louis Michaud contre toute perte ou dommage (y compris des frais d'avocat raisonnables) de toute nature qui pourraient s'ensuivre.Le chef du Bloc québécois a affirmé qu'il ne voyait pas l'utilité d'un tel document si Jean Chrétien n'était plus propriétaire des actions depuis novembre 1993.« Ça veut dire, a-t-il dit, qu'il a encore en 1999 au moins un intérêt direct dans le golf et qu'il y a une apparence de conflit d'intérêts quand il intervient (en 1996) en faveur de l'auberge pour s'assurer que quelqu'un d'autre achèterait les actions.Le conseiller en éthique a admis hier, en conférence de presse, que tous les documents de cette affaire n'avaient pas été rendus publics.« Seulement les documents pertinents », a-t-il dit.Mais l'opposition estime que les documents des années manquantes, ceux particulièrement des années 1996 à 1999, sont plus riches d'enseignements que ceux publiés hier par M.Wilson.L'opposition veut ainsi voir les livres du club de golf où les noms des actionnaires sont inscrits, les certificats d'action et tout ce qui touche à la transaction réalisée entre M.Prince et M.Chrétien lorsqu'en novembre 1997 un seul versement de 40 000 $ a été fait par Jonas Prince au premier ministre.« Ce sont les documents de cette époque qui détermineront véritablement, a souligné Joe Clark, l'état d'esprit des protagonistes quant à la propriété des actions.Hier matin, Gilles Duceppe, Stockwell Day et Joe Clark ont tenté de convaincre le Comité des procédures de la Chambre de faire témoigner prochainement Jonas Prince.La majorité libérale a battu cette motion.De plus, le ministère de l'Industrie a informé Howard Wilson qu'il ne pourrait examiner les livres corporatifs du club de golf puisque des changements doivent être apportés à ces livres, ce qui a soulevé encore une fois l'ire de l'opposition.Les documents publiés hier révèlent aussi que M.Chrétien a reçu en tout et pour tout en règlement final pour ses actions en 1999 la somme de 255 000 $.Il a donc reçu 45 000 $ de moins que ce qui était prévu lors de la vente initiale en 1993.Tous les textes importants de l'affaire de l'auberge Grand- Mère, ainsi qu'une chronologie des faits peuvent être consultés à l'adresse : www.cyberpresse.ca/grandmere A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 MARS 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Pâtes au four Les pâtes cuites au four sont un réel plaisir à servir et à déguster.Les saveurs ont eu le temps de se combiner et les pâtes ont absorbé une partie des parfums de la sauce, nous dit Ricardo Larrivée.Elles sont encore meilleures préparées à l'avance.À une époque pas très lointaine, toutes les lasagnes étaient pareilles.Ce n'est plus le cas aujourd'hui.Les étages se succèdent mais ne se ressemblent pas.Elles sont aussi moins épaisses qu'autrefois, elles gagnent en variétés et en subtilité.Au menu : lasagne au caviar d'aubergine et aux poivrons rouges grillés, roulade de sole aux épinards et à la crème de parmesan, cannelloni aux champignons et mafaldine au gratin sauce aux moules.À lire demain dans le cahier Actuel.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 2-9-6 > À quatre chiffres : 6-5-6-0 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE HYDRO Suite de la page A1 NORTEL Suite de la page A1 banlieue d'Ottawa, seraient touchés par ces licenciements.Mais l'annonce de ces nouveaux résultats décevants risque encore de cogner fort ce matin à la Bourse de Toronto, où les actions de Nortel sont toujours les plus influentes sur l'indice de marché TSE-300.Déjà qu'en soirée hier, après l'avis de Nortel, ses actions ont dégringolé de 12 % sur le marché des transactions après-clôture aux États-Unis, de 16,75 à 14,70 $US.Une glissade similaire à l'ouverture de la Bourse de Toronto pousserait les actions de Nortel autour de 23 $CAN, sous le prix plancher de 23,97 $ atteint le 14 mars dernier.Hier, les actions de Nortel ont encore été les plus négociées à Toronto, avec 8,8 millions d'unités, terminant en baisse de 45 cents à 26,30 $.Selon sa nouvelle prévision de résultats, annoncée d'ailleurs par simple communiqué avec refus d'entrevue des dirigeants, Nortel s'attend à une perte (sauf frais spéciaux) de 10 à 12 cents US par action au premier trimestre.C'est presque trois fois plus que la perte prévue de quatre cents par action annoncée à la mi-février.Cette perte était déjà un revirement majeur par rapport à la prévision précédente d'un profit de 16 cents par action au premier trimestre.(Nortel comptabilise en dollars américains.) Au chapitre des revenus, Nortel s'attend désormais à récolter « entre 6,1 et 6,2 milliards US » au premier trimestre, soit 200 millions de moins que prévu.Les résultats trimestriels officiels de Nortel sont attendus le 19 avril, une semaine avant l'assemblée des actionnaires qui aura lieu à Calgary.En raison de l'incertitude économique, Nortel a renoncé à fixer un objectif de résultats pour toute l'année.« Ce n'est plus possible de fournir un avis utile pour les résultats annuels de 2001 en raison de l'incertitude sur la durée et l'impact du ralentissement économique sur la croissance de notre marché », a indiqué le président John Roth par communiqué.« Nous continuons de ressentir l'impact du ralentissement aux États-Unis et nous voyons nos clients réagir en conséquence.La réduction et le report de leurs dépenses (en équipements) ainsi que des pressions baissières sur les prix affectent nos revenus, en particulier aux États-Unis.» Depuis quelques jours, les milieux boursiers appréhendaient l'annonce par Nortel d'autres résultats décevants, mais l'annulation de toute prévision pour l'année a surpris néanmoins.« Nortel donne en fait carte blanche à tous les analystes qui veulent tenter des prévisions parce qu'elle ne sait pas elle-même à quoi s'en tenir pour le reste de l'année », a commenté Paul Sagawa, analyste chez Sanford Bernstein.Avec la collaboration de Reuters COÛT Suite de la page A1 NÉBULEUX Suite de la page A1 DETTE Précision Suite de la page A1 Lucien Bouchard milliards.Une réduction de 500 millions de la dette sur l'année 2001-2002 signifie une réduction des intérêts à payer d'environ 30 millions seulement.Mais les gains sont surtout politiques.Ainsi, Mario Dumont, de l'ADQ, souligne depuis des années que le gouvernement hypothèque l'avenir des jeunes en ne se tournant pas vers le problème de l'endettement.La marge de manoeuvre de Mme Marois pour 2001-2002 tourne autour de deux milliards qui seront partagés entre les baisses d'impôts générales et des dépenses supplémentaires pour la santé et l'éducation surtout, mais aussi pour tenter d'enrayer la pauvreté.Pour cette première journée de session parlementaire toutefois, c'est surtout la décision du premier ministre Landry de faire mettre à jour les études de la commission Bélanger-Campeau qui a suscité des gorges chaudes du côté de l'opposition.Dans sa réplique au message inaugural, Jean Charest a fait amener en Chambre les quelques caisses que représentent ces études et leur mise à jour faite par Richard Le Hir en 1995.« Si les Québécois se demandent à quoi ce gouvernement va se consacrer.il va dépenser encore des dizaines de millions, il va encore fouiller dans les boîtes, relire les pages, pendant que les systèmes de santé et d'éducation continuent à dépérir », a lancé M.Charest.Pauvreté : un fonds mais pas de loi Le premier budget Marois prévoira aussi la mise en place d'un fonds d'un peu moins de 300 millions de dollars pour lutter contre la pauvreté, des mesures ponctuelles toutefois qui ne seront pas récurrentes.Pas question cependant de mettre en place une loi antipauvreté, telle que réclamée par une coalition de groupes qui, hier, a rencontré pendant plus d'une heure le premier ministre Bernard Landry et le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Rochon.Pour Viviane Labrie, porte-parole du Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, on constate un « changement de ton » de la part de Québec face à cette demande, « on a fait un pas dans la bonne direction », a-t-elle observé hier.Pour le collectif, une loi contre la pauvreté engagerait Québec à consacrer autant d'argent à l'amélioration de la vie des 20 % de la population la plus démunie qu'il n'en accorde à la réduction des impôts des 20 % mieux nantis.Dans un article publié en page A8 de notre numéro d'hier, nous mentionnions que M.Lucien Bouchard envisageait de se joindre au cabinet d'avocats Goodman Phillips.La raison sociale de ce cabinet est Davies Ward Phillips & Vineberg.Nos excuses.La direction 3LP0301A0328 A3 Mercredi 3LP0301A0328 ZALLCALL 67 00:58:00 03/28/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 8 MA R S 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS «Hausse effarante » de l'utilisation du Ritalin Le nombre de prescriptions a augmenté de 750 % en dix ans ALEXANDRE S I R O I S L'UTILISATION du Ritalin au Québec a augmenté de 750 % au cours des dix dernières années, le nombre de prescriptions émises étant passé de 33 000 en 1990 à 247 730 en 2000, indiquent les plus récents estimés disponibles au sujet de ce médicament stimulant.Ces données, compilées par l'entreprise IMS Health, qui se spécialise dans la diffusion d'informations sur les soins de santé, font partie d'un ensemble de statistiques qui seront dévoilées ce soir lors d'une conférence de Pierre Paradis, professeur au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Rimouski.« Il y a une hausse effarante de l'utilisation de ce médicament », a indiqué hier M.Paradis, précisant qu'en mai dernier, 1 450 000 comprimés de Ritalin ont été vendus dans les pharmacies québécoises.Des ventes similaires ont été rapportées en novembre 2000.Le Québec en tête au pays Le professeur s'est dit préoccupé de voir que « malgré toutes les remises en question » dans le dossier du Ritalin au cours des dernières années, le nombre de prescriptions n'avait pas encore commencé à chuter.Au contraire, entre 1999 et 2000, il a grimpé de 15,6 %.« Pour moi, c'est absolument aberrant.On dit qu'on réagit et l'augmentation de l'utilisation du médicament est encore plus forte », a indiqué M.Paradis, faisant notamment référence au plan d'action mis sur pied par le gouvernement du Québec en juin dernier.« Ça aurait dû modérer les transports, mais c'est comme si on avait sécurisé les gens en disant qu'il y a un comité et que le diagnostic va mieux se faire », a soutenu le professeur.M.Paradis a par ailleurs signalé que l'augmentation de 15,6 % de l'an dernier était supérieure à celles enregistrées ailleurs au pays pour la même période.Il s'agissait également de la deuxième plus forte hausse enregistrée au Québec au cours des quatre dernières années.Prescrire au lieu d'intervenir Ces statistiques inquiètent M.Paradis.« La rapidité avec laquelle certains praticiens prescrivent les médications peut diminuer la possibilité que des interventions éducatives plus pertinentes soient recherchées », a-t-il indiqué, citant un rapport américain rédigé par des chercheurs spécialisés dans le domaine des psychostimulants comme le Ritalin.Le professeur a toutefois refusé d'évaluer s'il y a usage abusif du Ritalin au Québec.Parce que, ditil, il est encore impossible de savoir avec précision combien de jeunes utilisent quotidiennement le médicament.Il accuse d'ailleurs les ministères de l'Éducation et de la Santé de « ne pas vouloir faire l'effort » de compiler ces statistiques, de crainte de se retrouver dans l'embarras.« Il y a des choses qu'on ne veut pas dire et il y a des choses sur lesquelles on ne veut pas se pencher.C'est aussi simple que ça, a soutenu le professeur.Avec les statistiques que vous avez en main, vous comprendrez à quel point ça créerait de remous (si les ministères publiaient le nombre de jeunes consommateurs).Ils continuent donc à être évasifs.» M.Paradis s'est aussi dit troublé de constater une augmentation de 200 % de la vente de comprimés de Dextroamphétamine en mai et novembre 2000 par rapport à mai et novembre 1998.Ce médicament est « un autre psychostimulant » prescrit aux jeunes manifestant certains troubles de comportement.Hier, personne aux ministères de l'Éducation et de la Santé n'a pu répliquer aux allégations du professeur Paradis.À l'Institut national de santé publique, le directeur adjoint du centre d'expertise en dépistage, André Simpson, a toutefois confirmé que Québec avait demandé à son organisme « d'explorer la faisabilité de mettre en place un système qui permettrait de documenter de façon précise la prescription du Ritalin et les caractéristiques des utilisateurs ».Photos PIERRE CÔTÉ, La Presse © Même si les cols bleus voient leur travail facilité par de nouvelles machines Ð dont celle-ci qui répare les nids-de-poule en projetant de l'asphalte dans un premier temps avant de le compresser Ð, ils s'absentent de plus en plus, principalement en raison de dépressions.Les cols bleus ont les blues.Ceux-ci s'absentent trois fois plus que les autres employés à la Ville de Montréal ÉRIC TROTTIER LE VAILLANT col bleu qui manie la pelle, le pic ou de la machinerie lourde serait-il, au fond, un être plus fragile que les autres employés municipaux C'est la question qui vient à l'esprit quand on analyse les résultats d'une étude réalisée par le Service du personnel de la Ville de Montréal, qui révèle que les cols bleus s'absentent trois fois plus souvent pour cause de maladie que les autres employés.Ce taux d'absentéisme, en augmentation constante depuis que les cols bleus ont obtenu la semaine de quatre jours, il y a cinq ans, est imputable en bonne partie à des dépressions et coûte près de 20 millions par année à la Ville.L'étude, intitulée La Gestion de la présence au travail à la Ville de Montréal, montre que depuis 1994, près de 10 % des cols bleus sont absents de leur travail pour des raisons de maladie ou sans avoir obtenu l'autorisation de leur employeur.Si on ajoute à cette donnée les accidents de travail, le taux d'absentéisme grimpe à 14 %.Selon un des auteurs de l'étude, Daniel Tremblay, un taux normal d'absentéisme dans une grande entreprise devrait se situer autour de 2 % à 3 %.L'étude a été réalisée en mai 2000 et portait sur les années 1994 à 1999 (des statistiques plus récentes fournies à La Presse montrent que la tendance était encore à la hausse, en 2000).Elle montre que les cols bleus ont eu, durant cette période, un taux d'absentéisme variant de 8 % à près de 12 % (et cela n'inclut pas les accidents de travail), contre moins de 4 % chez les cols blancs, 3,5 % chez les contremaîtres et 2 % chez les professionnels.Toutefois, personne à la Ville ne parvient à identifier les raisons qui expliqueraient l'écart entre les taux d'absentéisme des cols bleus et des autres employés de Montréal.« Il peut y avoir plusieurs raisons, suggère Daniel Tremblay.Les cols bleus ont droit à 10 jours de congés de maladie par année.Peut-être la culture de ces employés fait-elle en sorte qu'ils épuisent de façon systématique leur banque de congés, alors que les autres employés préfèrent les monnayer à la fin de l'année.» Chose certaine, le tiers (32 %) des raisons invoquées pour expliquer l'absentéisme est une forme ou une autre de dépression, révèle par ailleurs le rapport.« Ce n'est pas un problème lié de façon particulière aux cols bleus, fait valoir un conseiller du syndicat, Michel Fontaine.La dépression est une maladie qui fait des victimes dans tous les milieux de travail, partout en Amérique du Nord.» Quant à la situation particulière aux cols bleus, il dit que l'explication se trouve peut-être dans le « contexte » dans lequel ils évoluent : les relations de travail parfois tendues, les périodes d'incertitude causées par les réformes municipales, la fusion ; tout ça cause un stress plus grand aux employés municipaux, selon M.Fontaine.« En outre, ils vivent des périodes d'insécurité tous les quatre ans, quand arrivent les élections, car les nouvelles administrations veulent toujours tout révolutionner.Ð Mais tous les employés municipaux vivent ce stress et pourtant les cols bleus semblent plus prompts à se déclarer malades.Ð Il faut dire, répond-il, que les cols bleus sont plus souvent victimes d'accidents de travail ; ça aussi peut causer un stress plus grand que chez leurs collègues.» Le rapport propose quelques solutions assez vagues au problème, mais souligne que les « gestionnaires (de la Ville) ont peu de moyens pour contrôler les situations d'abus, (ils) se sentent seuls et peu appuyés » par la direction générale.« On essaie graduellement de creuser ça, dit pour sa part Guibert Fortin, chef de division au Service du personnel.Par exemple, on avait des cols bleus en maladie depuis quatre, cinq ans, qu'on essaie de ramener au travail.On a aussi mis sur pied un groupe de travail en santé mentale qui va tenter de trouver des solutions.» Daniel Tremblay, lui, met la Ville en garde : « De plus en plus d'études montrent que plus de la moitié des causes d'absentéisme, dans toutes les catégories d'emplois, seront imputables aux maladies liées à la dépression, d'ici 10 ans.Il faut absolument que les entreprises mettent en place des moyens pour soutenir leurs employés.CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours CARTE-CADEAU ÉLECTRONIQUE LA PUCE-À-PORTER CARTE LES AILES MASTERCARD pour garde-robe concours MAIL CHAMPLAIN (450) 672-4537 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 www.lesailes.com La chemise, esprit latino En tête pour son chic décontracté, la chemise à manches courtes et à imprimés foulard, 70 $.Le pull maille ruban COLLECTION LES AILES Actuel et printanier, le pull en ruban de ramie et coton, en plusieurs couleurs, 59 $.il y a des gens qui se distinguent Mode femme Mode homme 2935358A 3LP0401A0328 A4MERCREDI 3LP0401A0328 ZALLCALL 67 00:56:58 03/28/01 B Langue d'instruction: les modifications à la Charte ont eu un effet limité MARC THIBODEAU LES DISPOSITIONS de la Charte des droits et libertés qui garantissent les droits linguistiques des minorités n'ont pas permis de freiner le déclin relatif de la population de langue maternelle française des provinces anglophones, qui se poursuit depuis 50 ans.En 1951, les personnes vivant à l'extérieur du Québec qui déclaraient le français comme langue maternelle comptaient pour 7,25 % de la population.Ils n'en formaient plus que 4,25 % en 1996, en dépit des modifications juridiques apportées au début des années quatrevingt, indique une nouvelle étude dévoilée hier par la Commissaire aux langues officielles, Dyane Adam.Au Nouveau-Brunswick, la communauté de langue maternelle française formait 33,2 % de la population en 1996, mais le chiffre correspondant était inférieur à 5 % pour toutes les autres provinces à majorité anglophone, atteignant un plancher de 0,4 % à Terre-Neuve.Selon l'étude en question, qui traite plus spécifiquement de la situation de l'éducation en milieu minoritaire francophone, le nombre de personnes dont le français est la langue maternelle a en fait augmenté durant la période de 50 ans considérée, mais la hausse observée dans ces communautés était moins marquée que celle de l'ensemble de la population.L'immigration a notamment contribué au déclin relatif des minorités francophones puisque la part des nouveaux arrivants s'établissant au Canada anglais qui ont le français comme langue maternelle est en recul depuis près de 30 ans.La migration interprovinciale, qui favorisait les communautés francophones hors-Québec avant 1986, se serait renversée par la suite en les privant du coup de milliers de personnes.L'auteur de l'étude, Angéline Martel, professeur à la Télé-université du Québec, note que ces statistiques démolinguistiques « décrivent une situation qui n'est guère encourageante en ce qui concerne le développement des communautés francophones et acadiennes dans les provinces à majorité anglophone ».Les modifications apportées à l'article 23 de la Charte pour assurer le droit d'instruction dans la langue de la minorité viennent « trop timidement encore infirmer cette situation », ajoute la chercheure.Cette conclusion s'inspire notamment du fait que la part de l'effectif scolaire admissible qui obtient l'enseignement dans la langue de la minorité a crû de façon « limitée » de 45 % à 54 %, entre 1986 et 1996.Tant Mme Martel que Mme Adam pressent les gouvernements provinciaux de mettre en oeuvre un plan d'action élaboré de manière à faire en sorte que 75 % de « l'effectif scolaire cible » soit inscrit dans les écoles françaises des provinces à majorité anglophone d'ici 10 ans.La Commissaire aux langues officielles estime que l'article 23 tarde à faire sentir pleinement ses effets dans ses provinces parce que les gouvernements n'ont pas voulu d'emblée « honorer leurs engagements et leurs responsabilités ».Les batailles juridiques entreprises par les minorités en réaction à ces réticences ont laissé beaucoup de « séquelles », constate Mme Adam, qui invite tous les acteurs concernés à travailler de concert pour attirer plus d'élèves dans les écoles francophones.« Des mesures énergiques s'imposent », dit-elle.L'immigration constitue une autre façon de soutenir le développement des communautés minoritaires francophones, note la commissaire, qui presse le gouvernement fédéral de tenir compte de ces besoins dans ses politiques.« Leur vitalité en dépend », note-telle.Une policière enquête indûment sur la nouvelle conjointe de son ex-mari La Cour canadienne de l'impôt renverse une décision de Revenu Canada ROLLANDE PARENT Presse Canadienne UNE POLICIÈRE de la CUM sera suspendue sans traitement pour une durée de deux jours pour avoir consulté, sans droit, une banque d'informations réservée aux policiers afin de connaître les antécécents judiciaires et les fréquentations de la nouvelle conjointe de son ex-mari.La policière Line Chainey, de l'escouade des fraudes financières du Service de police de la CUM, a reconnu devant le comité de déontologie policière avoir abusé de son autorité en consultant à cinq reprises le Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ), entre novembre 1999 et février 2000.La policière de 17 ans d'expérience a fait valoir qu'elle avait consulté le CRPQ « dans un seul et unique intérêt, soit celui de préserver la santé mentale et la sécurité de mes fils », âgés de deux et trois ans, et qui visitaient leur père et sa conjointe de quatre à six jours par mois.Dans une lettre écrite à l'intention du comité de déontologie, Mme Chainey indique que c'est en raison de son rôle de mère et d'une déformation professionnelle qu'elle a entrepris une telle enquête.Elle a tenté principalement de savoir si la conjointe de son ex-mari avait des antécédents judiciaires et quelles étaient ses fréquentations.Le président du comité, Gilles Arsenault, affirme dans sa décision qu'il considère comme « très graves » les incursions à des fins personnelles dans les fichiers du CRPQ.« En agissant comme elle l'a fait, l'agente Chainey a abusé des pouvoirs et du statut privilégié que lui confèrent ses fonctions de policière.Elle s'est indûment accaparée des informations au sujet desquelles la plaignante était en droit de s'attendre à la plus stricte confidentialité », écrit Me Arsenault.Ce n'est pas la première fois qu'un policier est surpris à consulter le CRPQ, lequel doit servir uniquement à appliquer la loi.Les sanctions généralement imposées vont de trois à 25 jours sans solde.À l'été 1998, un policier a failli être congédié pour une telle infraction.L'inspecteur-chef de la police de Laval, Ronald Montpetit, qui venait d'être promu adjoint au nouveau directeur de la police de Laval s'en était finalement tiré avec une suspension d'une durée de 60 jours, la plus sévère infligée par un comité de déontologie policière en cette matière.M.Montpetit avait permis que des renseignements confidentiels puisés au CRPQ soient remis à la gérante d'un resto-bar, qui avait demandé des renseignements sur des personnes qu'elle voulait embaucher.ROLLANDE PARENT Presse Canadienne La Cour canadienne de l'impôt donne raison à Mme Johanne Maurice, de Sherbrooke.Elle n'a pas à payer d'impôt fédéral sur les quelque 30 000 $ d'allocations annuelles versées par la Société de l'assurance automobile du Québec pour que sa fille Annie, victime d'un accident de la route, reçoive les soins quotidiens que requiert son état.Mme Maurice en avait appelé de la décision de Revenu Canada de considérer comme un revenu imposable la moitié de l'allocation de la SAAQ de 1998, après avoir déduit de la somme originale les dépenses de transport et de gardiennage assumées par Mme Maurice pour sa fille.Mme Maurice, par le biais de son avocat Ghislain Richer, avait fait valoir devant la Cour canadienne de l'impôt que le fisc avait tort de considérer sa cliente comme travailleuse autonome ou encore entrepreneur du fait qu'elle n'avait aucune expectative de profit, aucun risque de perte et aucune chance de profit dans l'exercice du temps consacré à son enfant.De son côté, le Revenu soutenait que si l'allocation avait été versée à des tiers en contrepartie de soins, les paiements auraient constitué des revenus d'emploi ou d'entreprise et auraient été imposables.Aux yeux du fisc fédéral, la décision de Mme Maurice d'avoir choisi librement de s'occuper de son enfant avait pour conséquence de faire d'elle « une travailleuse autonome pour les fins de l'entretien et des soins requis par la garde de son enfant ».Deux mères d'un enfant handicapé et qui reçoivent également une allocation de la SAAQ sont venues déposer devant le tribunal des lettres dans lesquelles Revenu Canada indiquait qu'il considérait les sommes versées pour les soins et l'entretien de leur enfant comme n'étant pas imposables.Finalement, le juge Alain Tardif de la Cour canadienne de l'impôt a tranché : les allocations doivent être considérées comme « une compensation pour services rendus ».Le magistrat conclut que Mme Maurice a choisi d'assumer ellemême la responsabilité de sa fille, non pour les bénéfices pécuniaires qu'elle pouvait en retirer mais parce qu'elle estimait à raison qu'elle était la personne la mieux qualifiée pour s'occuper de son enfant.« Les bénéfices provenant de cette activité maternelle familiale ne sont pas plus imposables que le seraient les bénéfices provenant d'un passe-temps, ou tout simplement des montants que versent certains époux à leurs conjoints sans travail pour voir aux divers besoins de la famille », écrit le magistrat.Comme le ministère québécois du Revenu avait également fait parvenir un avis de cotisation à Mme Maurice, Me Richer a aussitôt transmis la décision de la Cour canadienne de l'impôt dans l'espoir que cela sera suffisant pour clore le dossier.MO N T R É A L PA R I S ALLONS DONC ! Un anniversaire sans cadeau ?CÉLÉBREZ AVEC NOUS LES 50 ANS DE NOTRE VOL MONTRÉAL - PARIS! Vous pourriez gagner 2 des 50 billets d'avion en service Super Affaires pour Paris cet été.50 ans à destination de la Ville lumière, ça se fête! Si vous êtes membre AéroplanMD, vous pourriez gagner 2 des 50 billets d'avion en service Super AffairesMC pour Paris cet été.Pour participer, réservez en classe Affaires ou en service Super Affaires et voyagez entre le 1er avril et le 31 mai 2001 avec Air Canada ou Air Canada Régional\u2020 et ce, quelle que soit votre destination.Si vous n'êtes pas membre Aéroplan, vous n'avez qu'à téléphoner au 1 800 361-5373 ou à visiter notre site Internet pour vous inscrire.De plus, à partir du 15 juin, nous vous offrons un second vol quotidien sans escale au départ de Montréal pour Paris, avec tout le confort de notre service Super Affaires.Des cadeaux comme ça, c'est extra! Certaines conditions s'appliquent.www.aircanada.ca/aeroplan S'adresse aux résidents canadiens membres AéroplanMD qui ont atteint l'âge légal de la majorité dans leur province de résidence.Au total, 25 paires de billets (50 billets) seront décernées au hasard le 5 juin 2001.Les chances de gagner dépendent du nombre total d'inscriptions admissibles reçues.La valeur approximative totale de chaque prix est de 7660$ CAN.Pour être déclaré gagnant, un participant dont le nom aura été tiré au hasard devra répondre correctement à une question réglementaire d'arithmétique.Les gagnants ont jusqu'au 15 juin 2001 pour réclamer leur prix.Le voyage doit être effectué entre le 15 juin et le 3 septembre 2001.Les billets doivent être réservés en classe C et celle-ci doit être disponible au moment de la réservation.Les gagnants s'envoleront de l'aéroport desservi par Air Canada ou Air Canada Régional inc.le plus près de leur résidence canadienne pour Montréal où ils feront correspondance avec un vol sans escale entre Montréal et Paris.Pour obtenir le règlement complet du tirage, faites parvenir une enveloppe préadressée et suffisamment affranchie à l'adresse suivante: Voyez Paris en double, 1250, boul.René-Lévesque O., bureau 3650, Montréal (Québec) H3B 4W8.\u2020 Faisant affaire sous la raison sociale d'Air BC, d'Air Nova, d'Air Ontario et de Canadien Régional.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.MC Super Affaires est une marque de commerce d'Air Canada.2943516A GROUPE I.C.M.Toutes les meilleures marques des manufacturiers de France et d'Europe.Ouvert au public I.C.M.GROUP 960, av.Outremont Entrée du côté gauche de l'édifice sur Manseau jusqu'à de rabais VENTE D'ENTREPÔT GRANDE MARS AVRIL VENTE FINALE 9h à 18h MERCREDI MARS 9h à 20h JEUDI 9h à 17h 1er DIMANCHE Du à la demande nous poursuivons la vente ! 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9 avril.Un retrait du candidat aussi près de l'élection serait accepter de perdre ce comté fétiche pour le PQ où Gérald Godin avait battu Robert Bourassa en 1976.M.Landry, insistant sur le fait que sa décision n'était pas arrêtée, a souligné qu'il aborderait la question avec les exécutifs du parti et du comté de Mercier.Mais il se refusait à poser un jugement hâtif.« Il y a des tragédies humaines en cause, la plus mauvaise chose serait de se précipiter, on va moduler notre action par rapport à la gravité », a dit M.Landry.Bien sûr, M.Toussaint a été acquitté.« Au sens strictement juridique, quelqu'un d'acquitté est acquitté, mais on va réfléchir au-delà des strictes questions juridiques », a encore précisé M.Landry.Sur la sortie de la Fédération des femmes, qui craint que la candidature de M.Toussaint ne vienne banaliser la violence faite aux femmes, M.Landry a souligné respecter cette prise de position qui sera un élément de réflexion pour l'exécutif national du PQ.Banalisation des événements La Fédération des femmes s'insurge en effet contre la « banalisation » à laquelle s'est livré le candidat péquiste dans Mercier quant à la plainte de violence conjugale déposée l'an dernier par sa femme.Sans demander sa récusation, la FFQ demande à tout le moins à M.Toussaint de faire un sérieux meaculpa.Françoise David, qui avait en main le jugement d'un juge de paix de Longueuil concernant le cas de M.Toussaint et de son épouse, souligne les sévères conditions qui avaient été imposées, à l'époque, à ce dernier.Non seulement n'avaitil aucun droit de visite pour ses enfants, mais il lui était formellement interdit de s'approcher à moins de 300 mètres du domicile ou du lieu de travail de sa femme.« Les craintes de l'épouse de M.Toussaint sont fondées sur des motifs raisonnables », écrivait le juge de paix.« Il a toujours bien fallu qu'il se passe quelque chose pour qu'un juge décide ça », a lancé Mme David, lors d'un entretien avec La Presse.« C'est inacceptable de se déresponsabiliser comme ça d'un incident en disant : c'est ma femme qui a paniqué et elle a appelé la police », ajoute-t-elle.« Il y a eu une regrettable banalisation des événements.M.Toussaint doit absolument changer son discours, et le PQ aussi.» Techniquement, reconnaît Mme David, le candidat dans Mercier a cependant été acquitté, puisque sa femme n'a pas donné suite à sa plainte.« Mais il y a eu un problème et M.Toussaint est en partie responsable.Je rappelle qu'on a été impitoyables envers Lorraine Pagé, qui a pourtant été acquittée à deux reprises (d'une accusation de vol à l'étalage).Elle a tout de même été contrainte de démissionner », dit la présidente de la FFQ.Toutefois, Françoise David ne demande pas à Claudel Toussaint de se retirer de la course.« Il a le droit de se présenter », dit-elle.Elle se questionne cependant sur les processus de sélection des candidats du Parti québécois.« Je pense que, dans la tourmente de l'affaire Michaud, il n'y a tout simplement pas eu de vérifications », avance-t-elle.Lundi, le candidat péquiste dans Mercier se disait « ébranlé et dégoûté » d'être obligé de commenter publiquement les difficultés qu'il a rencontrées après s'être séparé de son épouse, mère de ses deux enfants.« Ma femme a été prise de panique et a appelé les policiers lors d'une dispute », s'est justifié M.Toussaint lundi.« Les accusations ont été retirées, je n'ai pas été poursuivi, je n'ai pas de casier judiciaire », a-t-il plaidé.M.Toussaint a accusé les médias de « transgresser » sa vie privée.Les faits entourant la séparation de M.Toussaint ont été rendus publics par l'animateur Jean Lapierre, de CKAC, et ont provoqué une nouvelle tourmente dans cette campagne électorale, décidément mouvementée pour le Parti québécois qui venait à peine de se remettre de l'affaire Michaud.Photothèque ARMAND TROTTIER, La Presse © Des allégations de violence conjugale pèsent sur Claudel Toussaint, le candidat du Parti québécois à l'élection du 9 avril dans Mercier.Bouchard a fait enrager les groupes de femmes KATIA GAGNON QUÉBEC Ð Après avoir créé toute une controverse lors de la dernière campagne référendaire en affirmant que les femmes « de race blanche » faisaient peu d'enfants, Lucien Bouchard a provoqué la colère des groupes de femmes, l'automne dernier, en se plaignant que les femmes d'aujourd'hui « ne font plus d'enfants et en plus, nous demandent de les payer ».L'épisode, qui s'est produit à l'issue de la Marche mondiale des femmes, n'avait pas encore été ébruité.Hier, la présidente de la FFQ, Françoise David, qui ignorait la présence d'une journaliste dans la salle, a pour la première fois évoqué l'incident devant un auditoire d'une centaine de femmes réunies par le Regroupement Naissance-Renaissance pour discuter des questions de périnatalité.En octobre dernier, l'exécutif de la FFQ rencontrait l'état-major du gouvernement, Lucien Bouchard en tête, pour lui présenter les demandes des groupes de femmes.Certaines concernaient les mères qui demeurent quelques années au foyer pour s'occuper des enfants : le gouvernement devrait les compenser pour les pertes au Régime des rentes et dispenser temporairement les étudiantes de rembourser les intérêts de leur prêt, suggérait la FFQ.« Excédé par nos demandes, Lucien Bouchard s'est exclamé : coudonc, nos mères faisaient bien plus d'enfants et ne demandaient rien.Les femmes d'aujourd'hui ne font plus d'enfants et nous demandent en plus de les payer », a raconté Françoise David.« Ça nous a sciées, a-t-elle ajouté.C'est pour vous dire à quel point on part de loin.» Questionnée après son allocution, la présidente de la FFQ, visiblement prise au dépourvu par la présence de La Presse, a admis qu'à l'époque, elle avait songé à rapporter publiquement les propos de M.Bouchard.« On aurait pu faire tout un esclandre avec ça.On a décidé que notre cause était plus importante.Mais en voyant les résultats de la Marche mondiale, je me suis dit qu'il y avait des coups de poing sur la table qui s'étaient perdus.Au moment de la rencontre, Lucien Bouchard avait été irrité par un communiqué diffusé par la Fédération des femmes, qui se disait « inquiète » des intentions gouvernementales quant aux demandes de la Marche des femmes.« Le gouvernement a de la difficulté à supporter la colère des femmes.Un gars comme Marc Laviolette (président de la CSN) peut exprimer durement son désaccord.Nous, on avait simplement émis un petit communiqué poli et M.Bouchard était bleu marin.» Les craintes de la FFQ se sont cependant révélées fondées.En plus d'une modeste hausse de 10 cents du salaire minimum, le gouvernement n'a mis de l'avant qu'un train de mesures équivalant à une cinquantaine de millions sur trois ans pour répondre aux immenses demandes des manifestantes.À l'époque, la réponse gouvernementale avait mis Françoise David en furie.« Une gifle » assénée aux plus pauvres de la société, avaitelle tonné.« Nous sommes fâchées.Calmement fâchées, mais fâchées.» Tellement fâchées que la présidente de la FFQ avait publiquement soulevé l'idée, dans les mois qui ont suivi, de fonder un parti politique formé de femmes qui se préoccuperait des questions sociales.L'idée, sondée pour la première fois par SOM il y a un mois, a recueilli une opinion favorable dans la population : près de 49 % des répondants se disaient tentés d'accorder leur vote à un tel parti.Des chiffres qui ne sont pas étrangers au soudain regain d'intérêt du gouvernement Landry pour la pauvreté, croit la présidente de la FFQ, qui reste visiblement amère de cette dernière algarade avec le gouvernement péquiste.«Les femmes d'aujourd'hui ne font plus d'enfants et en plus, nous demandent de les payer», avait déclaré le premier ministre.QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC, MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST, SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE LE CARDIGAN PAILLETTES D'ÉTÉ L'été s'annonce brillant avec la nouvelle vague des textures lumineuses, des détails éclatants.le cardigan chic est rehaussé de paillettes droites à la taille, brodées sur maille micro-ruban, ultrafine, fluide, seyante.Bleu denim.P.m.g.tg.85.00 2935656A Photo REUTERS Portrait-robot du Christ Utilisant les dernières techniques scientifiques et informatiques, des experts britanniques ont recréé pour la BBC ce qu'ils estiment être le visage le plus ressemblant à celui du Christ.Le résultat, publié hier dans la presse anglaise avant la diffusion en fin de semaine d'une série télévisée consacrée au Christ, est très éloigné de l'image que les chrétiens se sont fait jusqu'à présent du Fils de Dieu.Visage large et basané, nez proéminent, peau mate, cheveux courts et barbe taillée de près, tel apparaît le Messie dans cette série coproduite par la société anglaise Discovery et la chaîne de télévision française France 3.Le visage a été modelé par un expert, Richard Neave, qui a ajouté des bandelettes d'argile sur un crâne en plâtre.Le crâne choisi appartient à un groupe de squelettes découverts par hasard lors de la construction d'une rue à Jérusalem.Des archéologues juifs ont établi que ce cimetière datait du 1er siècle avant J.- C.Richard Neave a choisi d'employer une technique de reconstruction faciale déjà utilisée pour permettre l'identification de victimes d'incendie.Dans 70 % des cas, selon le Times, cette méthode s'est révélée efficace. 3LP0601A0328 a6 mer 3LP0601A0328 ZALLCALL 67 00:57:36 03/28/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 8 MA R S 2 0 0 1 CANADA HAUSSE MARQUÉE DES FRAIS D'UTILISATION DÉPÔT DU BUDGET AU NOUVEAU-BRUNSWICK Les enfants pauvres se privent d'activités récréatives Des sommes accrues à la santé et à l'éducation Les plus bas salariés bénéficieront de baisses d'impôt Presse canadienne OTTAWA Ð La hausse marquée des frais d'utilisation liés aux activités récréatives a contribué au cours de la dernière décennie à accroître le fossé entre les enfants pauvres et ceux vivant dans des foyers mieux nantis, indique un rapport du Conseil canadien de développement social.« Notre recherche confirme que l'écart s'accroît entre la majorité des enfants qui profitent des bénéfices de la pleine participation à la vie de leur communauté et ceux qui risquent d'être exclus et de tomber à la traîne », peut-on lire dans ce document dévoilé hier.Dans ce cinquième rapport annuel, le Conseil dévoile quelques progrès, mais souligne des tendances à son avis inquiétantes.L'examen de 167 centres de loisirs municipaux du pays a permis de conclure que 90 % d'entre eux imposent des frais d'utilisation pour les activités aquatiques, athlétiques et artistiques.Près de 90 % ont aussi identifié d'autres obstacles à la participation de certains enfants.Au cours de la période qu'a duré l'enquête, soit de 1993 à 1998, 80 % des centres n'avaient ni imposé ni relevé le montant des frais d'utilisation existants.« C'est très décourageant d'apprendre que les trois quarts des enfants de foyers très pauvres participent rarement à des activités sportives supervisées, comparé à un quart des enfants de milieux aisés », a commenté Marcel Lauzière, directeur général du CCDS.La recherche suggère que les enfants participant à des activités organisées développent une plus grande estime de soi et sont en meilleure santé.Le rapport note aussi la hausse des coûts de l'éducation, par exemple pour les manuels et les fournitures scolaires, les tarifs de cours et autres frais de scolarité.Les familles à faible revenu ont essuyé à ce chapitre une hausse de 107 % des dépenses annuelles, passées d'une moyenne de 238 $ en 1992 à 493 $ en 1998.ANDRÉ PÉPIN MONCTON, N.-B.Ð Le gouvernement Lord, du Nouveau-Brunswick, a présenté hier un budget de 5 milliards qui prévoit des diminutions d'impôt pour les plus bas salariés, des dépenses accrues dans les secteurs névralgiques de la santé et de l'éducation et divers investissements.Les conservateurs constituent même une banque de 100 millions pour les imprévus.Le budget du ministre des Finances, Norm Betts, parle de prévoir des jours difficiles en raison de la situation économique nord-américaine, mais le gouvernement conservateur doit aussi tenir compte de ses problèmes internes.Le ministre ne le dit pas, mais cette réserve vise surtout à conclure des ententes salariales avec ses employés syndiqués, y compris les médecins, qui se retrouvent actuellement devant des tribunaux d'arbitrage.Le gouvernement veut également entreprendre, dès cette année, une réforme de ses services de santé.On veut instaurer au Nouveau-Brunswick des centres de services de santé et de services sociaux inspirés des CLSC du Québec.Le gouvernement de Bernard Lord doit aussi prévoir, avec cette réserve de 100 millions, ce qu'il adviendra de sa centrale nucléaire de Pointe-Lepreau qui demeure fermée en raison de bris majeurs et qui lui coûte des centaines de milliers de dollars par semaine.La dette totale du Nouveau-Brunswick s'élève à près de 7 milliards.On veut profiter d'un excédent budgétaire pour la réduire de 33 millions durant le présent exercice financier.M.Betts a beaucoup insisté sur le fait que les particuliers ne gagnant pas plus de 10 000 $ par année et les familles ne touchant pas plus de 16 000 $ ne paieront plus d'impôt.Il insiste également sur une baisse de 3 % des impôts des entreprises.La large part du budget de la province est affectée aux soins de santé.Il s'agit de 1,683 milliard, beaucoup plus que pour l'éducation, avec une hausse de 82 millions.Cette somme servira à combler les déficits des corporations hospitalières.On ajoute aussi plus 20 millions pour les soins de longues durée, autant pour les médicaments d'ordonnance et un faible 3 millions pour les services ambulanciers.Il importe de rappeler que les médecins et les employés de soutien de la province n'arrivent pas à conclure des ententes avec le gouvernement.Les deux groupes sont devant les tribunaux d'arbitrage.Le gouvernement Lord consacre 1 milliard au secteur de l'éducation, une augmentation de 30 millions par rapport à l'an dernier.On veut notamment réduire de 32 à 30 le nombre d'élèves dans les classes du primaire.Une somme de 7 millions sera également destinée à l'amélioration des services informatiques dans les écoles.Des aides-enseigants seront aussi embauchés.Le gouvernement veut par ailleurs investir davantage dans les services à la petite enfance, comme le prévoient les programmes fédéraux.Une somme de 7 millions est réservée à cette fin, notamment pour aider les jeunes mères.Le magasin de Gloucester, 1980 Ogilvie Road (Ottawa), est un Centre des aubaines.La sélection peut varier d'un magasin régulier et peut ne pas inclure les spéciaux de cette annonce.En cas d'erreur lors de l'impression, l'(les) article(s) sera(ont) vendu(s) au bon prix.Les articles peuvent différer des photos et le choix peut varier d'un magasin à l'autre.Hâtez-vous pour un meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Tous les prix de vente s'appliquent à la marchandise en inventaire seulement et non auxcommandes sur mesure et au Service à Domicile.Pas de détaillants.ANJOU 7250, boul.Des Roseraies (514) 355-4858 AYLMER 375, chemin Aylmer (819) 682-5982 BASELINE 2946 Baseline Road (613) 820-6920 BEAUPORT 3315, rue du Carrefour (418) 661-1345 BELOEIL 528, boul.Sir Wilfrid Laurier (450) 446-6634 BELVÉDÈRE 430 Belvédère Sud (819) 822-1046 BOUCHERVILLE 1001, boul.Montarville (450) 655-5100 CENTRE LAVAL 1600 Le Corbusier (450) 978-7300 CHICOUTIMI 326, boul.Saguenéens (418) 549-3535 DONALD 1233, rue Donald (613) 744-3982 DRUMMONDVILLE 400, boul.St-Joseph (819) 474-1980 FAUBOURG DE L'ÎLE 101 Cardinal Léger (514) 453-1885 GAL.DES SOURCES 3149-A, boul.Des Sources (514) 683-4711 GALERIES DE LA CAPITALE 5401, boul.Des Galeries (418) 628-8760 GATINEAU 60, boul.Greber (819) 243-2147 GLOUCESTER (Centre des aubaines) 1980 Ogilvie Road (613) 745-3177 GRANBY 14 Simonds Sud (450) 378-5999 GREENFIELD PARK 3704, boul.Taschereau (450) 466-6651 HULL 304, boul.St-Joseph (819) 776-6202 JEAN-TALON 4425 Jean-Talon (514) 725-9175 JOLIETTE 1075, boul.Firestone (450) 753-1144 JONQUIÈRE 3477, boul.St-François (418) 542-1771 KANATA 700 Eagleson Road (613) 599-8990 LASALLE 2101 Dollard (514) 365-7337 LAVAL 1720, boul.Des Laurentides (450) 667-3120 LÉVIS 95, route Kennedy (418) 833-4210 LONGUEUIL 1401, ch.Chambly (450) 670-2070 MASCOUCHE 125, montée Masson (450) 474-0577 MERIVALE 1595 Merivale (613) 727-1055 NEUFCHÂTEL 4100, boul.De l'Auvergne (418) 843-9330 ORLEANS 110 Place Orleans (613) 834-5357 PLACE HENRI-BOURASSA 11277, boul.Lacordaire (514) 327-1113 PLACE LAURIER et LAURIER DÉCOR 2700, boul.Laurier, Mail Nord (418) 657-1321 PLACE MTL TRUST 1500 Mc Gill College (514) 288-8020 PLACE ROSEMÈRE 401, boul.Labelle (450) 979-3881 REPENTIGNY 85 Brien (450) 654-2619 RIMOUSKI 36, montée Industrielle (418) 723-5151 RIVIÈRE DU LOUP 276 Hôtel de Ville (418) 867-8446 SHAWINIGAN 3493, boul.Royale (819) 539-5471 SHERBROOKE 3300 Portland (819) 569-5989 ST-BRUNO 503, boul.Des Promenades (450) 461-3738 ST-CONSTANT 400, route 132 (450) 635-8407 STE-DOROTHÉE 510 Aut.Chomedey O.(450) 969-0281 ST-EUSTACHE 367 Arthur Sauvé (450) 974-7500 STE-FOY 990 De Bourgogne (418) 659-1014 ST-HYACINTHE 2265 Casavant O.(450) 771-4294 ST-JEAN 180, boul.St-Joseph (450) 348-1145 ST-JÉRÔME 900, boul.Grignon (450) 569-0861 ST-ROMUALD 990, boul.De la Concorde (418) 839-0806 TROIS-RIVIÈRES 3550, boul.Des Forges (819) 376-8655 TROIS-RIVIÈRES Ouest 4200, boul.Des Récollets (819) 370-1717 VANIER 365 Soumande (418) 681-0644 VICTORIAVILLE 1111 Jutras E.(819) 357-3007 1 800 Bou Clair 2932161A 2932161A AUBERGE GRAND-MÈRE Les élus municipaux critiquent sévèrement Chrétien Ils se disent soumis à des règles plus rigoureuses en matière d'éthique Presse Canadienne OTTAWA Ð En matière de conflit d'intérêts, la plupart des politiciens municipaux doivent respecter des règles plus sévères que les députés fédéraux, et certains élus municipaux vont jusqu'à dire que si le premier ministre Jean Chrétien était conseiller municipal, il aurait dû démissionner depuis longtemps.Le premier ministre est en butte à d'incessantes critiques pour avoir entrepris des démarches en faveur de l'octroi d'un prêt à un hôtel adjacent à un terrain de golf pour lequel on lui devait de l'argent.Si le conseiller en éthique fédéral est d'avis que M.Chrétien n'a enfreint aucun règlement, l'histoire serait tout autre si M.Chrétien était un politicien municipal.Kyle Ray, un conseiller municipal torontois, explique qu'il n'a pas le droit d'être impliqué dans tout dossier touchant des intérêts voisins de ses propriétés.Selon lui, parce que le premier ministre n'avait pas été payé pour la vente de ses actions dans le club de golf de l'Auberge Grand-Mère, mais qu'il cherchait à aider « le voisin », il était en conflit d'intérêts.La question n'est pas très compliquée, disent les élus municipaux, qui affrontent presque quotidiennement ce genre de situation.M.Chrétien ne réussirait pas le test de la reddition de comptes au niveau local, soutient Arthur Schafer, directeur du Centre d'éthique professionnelle et appliquée à l'Université du Manitoba.« Selon tous les arrêtés municipaux au Canada Ð et j'ai vu la plupart d'entre eux, il est en situation de conflit d'intérêts », affirme M.Schafer, qui a étudié les règles des principales villes canadiennes en matière de conflit d'intérêts pour le compte de la ville de Winnipeg.M.Chrétien a probablement aussi enfreint la plupart des codes provinciaux, et peut-être même ses propres règlements fédéraux, ajoute M.Schafer.Allison Hadkirk, une conseillère de Saanich, sur l'île de Vancouver, qui enseigne également l'administration à l'Université de Victoria, signale à son tour que les conseillers municipaux ont régulièrement à traiter de questions de conflit d'intérêts. 3LP0701A0328 a7 mer 3LP0701A0328 ZALLCALL 67 00:57:06 03/28/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 8 MA R S 2 0 0 1 C ANA D A A 7 AUBERGE GRAND-MÈRE L'opposition reste sur son appétit VINCENT MARISSAL OTTAWA Ð Les documents relatifs à la vente des parts de Jean Chrétien dans le club de golf de Grand-Mère, rendus publics hier, ne font que soulever de nouvelles questions troublantes, lancent en choeur les partis d'opposition.Loin de lever les soupçons de conflit d'intérêts qui pèsent contre le premier ministre, les documents déposés par le commissaire à l'éthique Howard Wilson démontrent, selon l'opposition, que Jean Chrétien avait un intérêt certain à assurer la bonne santé financière de l'Auberge Grand-Mère, située à côté du golf.Le premier ministre a bel et bien vendu ses parts dans le terrain de golf en 1993, tout juste avant de devenir premier ministre, reconnaissent les partis d'opposition, mais il n'a été payé qu'en 1999.M.Chrétien a informé le commissaire en 1996 qu'il n'avait pas été payé, mais les documents dévoilés hier ne prouvent pas, selon l'opposition, qu'il n'était plus propriétaire.Insatisfaits des réponses, l'Alliance canadienne, le Bloc québécois et le Parti conservateur Ð le NPD n'est pas entré dans la bataille Ð continuent de réclamer une enquête publique indépendante.Ils ont demandé, hier matin en comité parlementaire, la convocation de témoins-clés impliqués dans l'affaire, mais leurs requêtes ont toutes été rejetées par la majorité libérale.Joe Clark Selon le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, les documents démontrent, au contraire de ce qu'ils devraient prouver, que la compagnie de Jean et Aline Chrétien avait bel et bien des intérêts financiers dans le club de golf de Grand-Mère après 1993.« On a toujours dit qu'il (M.Chrétien) avait un intérêt financier et que c'est cet intérêt qui faisait en sorte que son intervention auprès de la Banque de développement du Canada favorisait le fait qu'un acheteur se porte acquéreur des actions qui n'avaient pas été payées », a martelé Gilles Duceppe.Rendre public le registre des actionnaires Stockwell Day, quant à lui, veut voir le registre des actionnaires du club de golf, document qui n'a pas été rendu public par le commissaire Wilson.« Il l'a fait vérifier par quelqu'un d'autre et, devinez quoi, on apprend que des changements devront être apportés au registre, c'est très dérangeant », indique le chef de l'Alliance canadienne.« Je me sens mal pour le premier ministre, a repris M.Day, il n'arrive pas à se blanchir avec ces documents.Nous avons besoin d'une enquête indépendante.M.Chrétien doit des explications claires aux Canadiens.C'est une insulte continuelle au Parlement et aux Canadiens.» Faisant front commun pour une rare fois aux Communes, les trois partis promettent de ne pas lâcher le morceau.« J'en arrive à la regrettable conclusion qu'il (Jean Chrétien) ne laissera pas le Parlement tirer les choses au clair.Il va utiliser le Parlement pour éviter de répondre aux questions.Mais cette affaire ne s'évanouira pas », affirme le chef conservateur, Joe Clark.Photo PC © Selon le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, les documents relatifs à la vente des parts de Jean Chrétien démontrent que ce dernier avait bel et bien des intérêts financiers dans le club de golf de Grand-Mère après 1993.Camping?Laissez-vous tenter!! 5520, boul.des Laurentides, Laval 4 km au nord de la 440 / 6 km au sud de la 640 (450) 622-2410 / Sans frais 1 800 997-2410 Solde en vigueur jusqu'au 1er avril 2001 Grand solde de tentes Obtenez jusqu'à40% de rabais Grande salle d'exposition Choix incomparable de tentes Prix d'entrepôt Aussi spéciaux sur équipements à LAVAL VOLKSWAGEN c'est 2475, boul.Chomedey Laval Tél.: (450) 681-8110 La nouvelle PASSAT maintenant en salle de montre Voyez triple HOTELS & RESORTS www.radisson.com 1-800-333-3333 ou communiquez avec votre agence de voyage Membre du réseau Gold Points RewardsSM www.goldpointscanada.com Nuitées gratuites, des primes en or.ADHÉREZ DÈS AUJOURD'HUI.Lors d'un premier séjour dans un hôtel et villégiature Radisson situés aux États-Unis, au Canada et aux Caraïbes, pendant la période promotionnelle du 1er janvier au 31 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référendum sur l'avenir du Québec.Le chef de l'opposition reprochait au gouvernement péquiste d'actualiser les études menées en 1990 sur l'avenir du Québec, notamment dans le cadre de la commission Bélanger- Campeau.« La population souhaite que le gouvernement s'occupe des vrais problèmes, au lieu de tenter de recycler des vieux rapports dans une opération de propagande », a dit M.Charest.Pour le premier ministre Landry, « la question nationale a été et demeure au centre des préoccupations de tous les gouvernements du Québec, à commencer par celui de Robert Bourassa ».C'est pourquoi il juge important « d'aller au fond des choses » et de mettre à jour les études sur l'avenir du Québec.Le chef libéral, Jean Charest, a alors demandé qu'on rende public le plan O, c'est-àdire le plan mis en place par le gouvernement Parizeau en octobre 1995 pour faire face à une éventuelle victoire du camp souverainiste lors du référendum.Ce plan prévoyait rassembler 17 milliards en liquidités provenant de la Caisse de dépôt, du ministère des Finances et d'Hydro- Québec afin « de faire face aux tentatives de déstabilisation financière » qui auraient alors pu se produire.L'opposition libérale avait tenté, en vain, d'obtenir copie de ce plan O, notamment en s'adressant à la Commission d'accès à l'information.M.Landry a répété hier qu'il n'était pas question de rendre public ce plan qui ne constitue « qu'une opération de routine ».« Tous les gouvernements responsables » préparent de tels plans à l'occasion d'élections ou de référendums.L'Ontario en avait aussi préparé un en octobre 1995, a expliqué M.Landry.« À l'occasion d'un prochain référendum, nous ferons exactement la même chose parce que nous sommes responsables », a conclu le premier ministre, tout en soulignant qu'il n'était pas dans l'intérêt public de dévoiler la nature de ces stratégies, car cela conduirait « à dilapider des milliards de dollars ».EN BREF Charest invite Landry à s'engager à ne pas tenir de référendum Fusion à Rimouski DANS DEUX mois, une nouvelle ville de 40 000 habitants apparaîtra sur la carte municipale par l'intégration des municipalités de Rimouski, Rimouski-Est, Pointe-au-Père et Sainte-Odile.Une approche dite « réalisable » au lieu de la « vision idéale » du rapport du conciliateur Valère Gagné, qui proposait le regroupement de sept municipalités, a expliqué lundi la ministre Louise Harel.Rimouski deviendra la 18e ville au Québec par l'importance de sa population.Porc et sécurité alimentaire LES PRODUCTEURS de porcs québécois reconnaissent la légitimité des craintes des consommateurs confrontés par les crises de la vache folle, de la fièvre aphteuse, des dioxines et des organismes génétiquement modifiés et ils ont décidé de se donner les moyens pour tenter de les rassurer.Regroupés autour de la Table filière porcine du Québec, une quarantaine d'intervenants des milieux de la production et de la transformation animale ont adopté hier un plan stratégique 2001-2004, dans lequel on accorde une place prépondérante aux préoccupations sanitaires et à la protection de l'environnement.Reconnaissant que le Québec n'est pas à l'abri des grandes épidémies qui frappent l'Europe, les producteurs ont identifié une série de mesures précises pour répondre aux exigences des consommateurs et de la société.« Ces exigences, souligne- t-on, sont liées, entre autres, à la qualité du produit, à la sécurité alimentaire et à l'environnement.» PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le chef de l'opposition, Jean Charest, a profité hier de sa réplique au discours inaugural pour exiger du premier ministre Bernard Landry qu'il suive l'exemple de son prédécesseur Lucien Bouchard et qu'il s'engage à ne pas tenir de référendum et à mettre de côté le projet souverainiste.« Ce gouvernement, a-t-il dit, n'a pas le mandat de tenir de référendum.Il n'a même pas le mandat de faire la promotion de l'indépendance en vue d'en tenir un.« D'ailleurs, le prédécesseur de l'actuel premier ministre (Lucien Bouchard) l'avait très bien compris, en bon démocrate, lorsqu'il avait décidé de respecter le choix des Québécois », a-t-il ajouté.Déçu par la teneur du discours inaugural, le chef de l'opposition exige du chef du gouvernement qu'il consacre toutes ses énergies aux vrais problèmes.« Notre déception, il faut le dire, est partagée par la population du Québec, at- il soutenu.Les Québécois réclament des actions concrètes du gouvernement pour que la qualité des services dispensés soit grandement améliorée.» Selon M.Charest, les secteurs de la santé, de l'éducation et la lutte contre le chômage, la pauvreté et l'exclusion méritent toute l'attention du gouvernement Landry.« Malheureusement, poursuit-il, par son discours inaugural, le gouvernement réaffirme qu'il n'a qu'un seul objectif : l'indépendance à n'importe quel prix.Pire encore, le gouvernement est incapable d'analyser les dossiers de la santé, de l'éducation, de la pauvreté, du développement des régions ou du développement économique ou encore la culture autrement que par le prisme de la souveraineté.Le chef libéral, en exhibant quatre caisses de documents installées sur le pupitre de son voisin Pierre Paradis, a accusé le premier ministre d'ignorer les préoccupations de la population et de se préparer à dépenser des fonds publics pour promouvoir la souveraineté en réactualisant les études ou les rapports traitant du sujet.« L'une des seules mesures concrètes du discours inaugural, a-t-il indiqué, c'est une nouvelle dépense de fonds publics pour actualiser des études sur la souveraineté réalisées en marge de la commission Bélanger-Campeau.« Le gouvernement reprend là où avait dérapé le gouvernement Parizeau, a ajouté M.Charest.Il nous propose Le Hir II, la suite d'un épisode sombre de ce gouvernement.» L'autre grande inquiétude des Québécois, selon le chef libéral, c'est de voir le nouveau premier ministre se laisser entraîner dans le courant de la mondialisation au détriment des citoyens.« La mondialisation, a-t-il dit, ne doit pas non plus se traduire par un écart de revenus grandissant entre les riches et les pauvres.On doit veiller à ce que la richesse collective soit redistribuée justement en fonction des valeurs libérales.» J'y vois! ÉLECTION PARTIELLE MERCIER LE 9 AVRIL 2001 Dernière chance pour apporter une modification à la liste électorale Vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale, corriger une erreur dans votre inscription ou faire rayer votre nom en vous présentant de 10 h à 21 h à la Commission de révision spéciale : 201, avenue Laurier Est Montréal (Québec) Téléphone : (514) 279-2030 Vous devez présenter DEUX PIÈCES JUSTIFICATIVES avec votre demande d'inscription.La première pièce doit indiquer votre nom et votre date de naissance, et la seconde doit indiquer votre nom et votre adresse.Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale permet de voter uniquement le jour du scrutin.Assurez-vous d'être bien inscrit sur la liste électorale, c'est votre responsabilité.Du 28 mars au 4 avril 2001, c'est la révision spéciale dans Mercier N'hésitez pas à communiquer avec nous sept jours par semaine, en composant : 1 888 ÉLECTION OU 1 888 353-2846 Site Web : www.dgeq.qc.ca Courrier électronique : dgeq@dgeq.qc.ca Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.Parce qu'un vote, ça compte 2944955A 3LP1001A0328 A10 mercredi 3LP1001A0328 ZALLCALL 67 00:57:29 03/28/01 B Michel Léveillé directeur du PQ Les régions mettent beaucoup QUÉBEC Ð L'ancien responsable d'espoir dans le budget Marois des communications au PQ, Michel Léveillé, devrait devenir sous peu le directeur du parti.Passé depuis janvier au Bloc québécois, M.Léveillé devrait reprendre très bientôt du service au PQ et son retour sera annoncé vers la fin de la semaine, a appris La Presse.Bernard Landry s'était retrouvé avec un embarrassant problème sur les bras quand les trois principaux cadres du PQ, Sylvain Tanguay, Grégoire Bérubé et Danielle Rioux, avaient décidé de quitter en même temps la permanence.M.Tanguay a été nommé sous-ministre adjoint au Conseil exécutif, responsable des dossiers jeunes, ce qui était prévu par le bureau du premier ministre, mais le départ de ses collègues Bérubé et Rioux était inattendu.Tous deux se sont retrouvés au cabinet du ministre Joseph Facal qui, devenant en plus responsable de l'Immigration, devait se constituer un cabinet politique à Montréal.Le retour de Michel Léveillé présente l'avantage d'avoir un directeur immédiatement opérationnel; il travaillait en effet depuis longtemps au PQ.Le Parti québécois éprouve des problèmes d'effectif et de financement non négligeables.Le changement de direction au parti a aussi entraîné une période d'attentisme : les militants ne voient plus d'échéance référendaire Ð ou électorale Ð susceptible de les mobiliser.CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale ROUYN-NORANDA Ð Diversification, nouvelle économie et développement rural.La trithérapie suggérée jeudi dernier par le premier ministre Bernard Landry pour activer le rattrapage économique des sept régions-ressources du Québec soulève beaucoup d'espoirs.« On sent une volonté », résume Émilien Nadeau, président de l'Association des régions, et « jamais un premier ministre n'a autant et aussi clairement parlé de ruralité », dit Jacques Proulx, de Solidarité rurale.Mais ils demandent du même souffle à voir les mesures concrètes du budget Marois.Les relations entre les régions et Québec pourraient toutefois démarrer par une querelle de sémantique autour, justement, des fameuses « régions-ressources ».Une expression que les régionaux ne peuvent plus entendre.« J'espère que ça va disparaître, tonne Jacques Proulx, pour qu'on parle du potentiel des régions et de son utilisation.Si c'est pour prendre la ressource et l'apporter ailleurs, bientôt il n'y en aura plus de ressources.» Porte-parole de la chaire Desjardins, la seule chaire universitaire québécoise vouée au développement des petites collectivités, André Brunet est encore plus tranchant : « C'est insultant, on dirait l'Afrique.Nos économies sont entre les mains de colons à Montréal ou à Toronto.Pour les reprendre en main, il faut développer des entreprises avec centre de décisions en régions ! » Mais peut-être y a-t-il aussi, pour une fois, concordance entre les aspirations des régions et les projets de Québec.Le budget Marois, estiment maints observateurs, prévoira un programme d'abattements fiscaux sur cinq ans pour ces sept régions qu'on cessera bien un jour de qualifier de « ressources », afin justement de stimuler l'implantation d'usines de seconde et troisième transformations.Dans son discours inaugural, Bernard Landry envisage aussi d'utiliser davantage le nouveau levier du Fonds de diversification économique.Il s'agit d'un fonds de développement en place depuis quelques mois et qui finance, par exemple, des études de marché pour de nouveaux produits.En Abitibi-Témiscamingue, où le fonds de diversification dispose d'un timide 4 millions, l'outil fonctionne vraiment bien, assure André Brunet : « On a récolté une cinquantaine de projets très valables ! » Une rallonge dans le prochain budget serait appréciée, ditil.D'autant que le fonds prône la souplesse, cernant, pour reprendre l'expression du premier ministre « les filières industrielles les mieux en mesure de mettre en valeur les avantages respectifs de chaque région ».Ce qui ne peut déplaire au président de Solidarité rurale.C'est le modèle urbain de développement, transposé artificiellement en milieu rural avec sa concentration et sa production industrielle, qui posent problème, explique Jacques Proulx.« Il faut laisser le champ libre à d'autres modèles de production.On doit arrêter de planifier mur à mur à coups de politiques universelles.» Le premier ministre veut aussi protéger les activités agricoles et accélérer le virage agroalimentaire.M.Landry va donc tenter de réconcilier deux courants pour l'instant fortement antagonistes dans ce milieu rural où vivent 1,5 million de Québécois : les agriculteurs qui veulent produire et leurs voisins qui veulent la paix.L'ex-ministre de l'Agriculture Rémy Trudel n'a pu, avant de quitter son poste, trouver la formule idéale : une loi sur le droit de produire réconciliant les ruraux non agricoles et les producteurs, particulièrement ceux de porc.Le couvercle de la marmite menace même de sauter dans plusieurs régions, où l'on manifeste et pétitionne entre voisins.« Solidarité doit amener tous les secteurs à adhérer à un développement harmonieux.Il y a cinquante ans, l'agriculture faisait vivre le milieu rural, explique Jacques Proulx.Aujourd'hui, une personne sur dix seulement est productrice.Mais l'agriculture reste le moteur.» Pendant ce temps, sous la pression des écologistes et des voisins, au moins une centaine de municipalités rurales (le nombre réel pourrait atteindre 300 municipalités selon certains observateurs) à travers la province viennent d'adopter des règlements limitant le développement de certaines productions.Avant de quitter son poste, Rémy Trudel avait soumis le projet de loi 184 en commission parlementaire, une législation qui annulerait les règlements municipaux, et transférerait aux MRC l'encadrement des activités agricoles.GARANTIE DE 120 000 km CONTRE L'USURE Pneus Michelin Weatherwise Rég.Soldé, Dimensions Sears chacun P155/80R13 73,99 67,99 P195/75R14 106,99 98,99 P175/70R13 91,99 84,99 P185/70R14 102,99 95,99 P195/70R14 107,99 100,99 P205/70R15 120,99 111,99 P185/65R14 106,99 99,99 P205/65R15 123,99 114,99 P195/60R14 109,99 102,99 P195/60R15 120,99 111,99 Autres formats aussi en solde Pneus SilverguardMD ST Avec garantie contre les avaries routières et permutation gratuite des pneus tous les 10 000 km.Classés neige et boue.Carcasse en polyester.Série n° 64000.GARANTIE DE 100 000 km CONTRE L'USURE Ch.Tous les 13 po Ch.Tous les 14 po Ch.Tous les 15 po Rég.Sears 89,99 avec reprise.Série n° 50600.Les 5 $ de dépôt à l'achat d'une batterie vous sont remboursés quand vous rapportez la vieille batterie pour le recyclage JUSQU'À DIMANCHE Détails complets de la garantie chez Sears PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 1er AVRIL OU, SI SEARS EST FERMÉ, AU SAMEDI 31 MARS 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS RABAIS 10$ Batterie Die HardMD ch., avec reprise ÉPARGNEZ 24-36$ AU TOTAL à l'achat de 4 pneus MichelinMD WeatherwiseMC Épargnez 6-9 $ par pneu.À partir de 6399 ch.P155R12.Rég.Sears 69,99.Épargnez 6-9 $ par pneu.Avec service de changement de pneu sur place 24 heures sur 24\u2020, garantie contre les avaries routières et permutation gratuite des pneus tous les 10 000 km.Série n° 58000.\u2020 Détails en magasin.MC Weatherwise est une marque de commerce de Sears AVANT JANVIER 2002 pour tous services et produits automobiles de plus de 200 $ PAS DE PAIEMENT Détails en magasin ANJOU 353-7770 BROSSARD 465-1000 LASALLE 364-7310 LAVAL 682-1200 ST-BRUNO 441-6603 ST-LAURENT 335-7770 COMPOSEZ LE POSTE 228 Copyright 2001.Sears Canada Inc.NP0351201 2941624A AVANT JUIN 2001 pour tous les services et produits automobiles de plus de 200 $ Dumont s'élève contre le projet de rémunération des représentants des partis dans les bureaux de vote NORMAN D E L I S L E Presse Canadienne QUÉBEC Ð Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, accuse le gouvernement péquiste de modifier les règles du jeu électoral en plein milieu de la partie.Le député de Rivière-du-Loup a en effet dénoncé, hier, la présentation à l'Assemblée nationale d'un projet de loi modifiant la loi électorale, dont plusieurs éléments s'appliqueront dans le cadre de l'élection complémentaire qui doit se tenir le 9 avril prochain dans la circonscription montréalaise de Mercier.Le projet de loi aura pour effet de permettre la rémunération des représentants des deux principales formations politiques dans les bureaux de vote lors d'un scrutin.En décembre 1998, la Cour supérieure avait jugé inconstitutionnelles les parties de la loi électorale qui permettaient qu'une rémunération soit versée à ces représentants.La Cour estimait en effet qu'il s'agissait d'avantages indus consentis à certains partis politiques, avantages qui portaient atteinte aux droits fondamentaux.Le projet de loi déposé hier par le ministre de la Réforme électorale, Guy Chevrette, « perpétue ces pratiques jugées inconstitutionnelles, sous le paravent du directeur général des élections », a soutenu le chef adéquiste.Le projet de loi stipule en effet que dans chaque bureau de scrutin, il y aura désormais, en plus du scrutateur et du greffier, deux « préposés à la liste électorale » nommés par le directeur des élections, mais suggérés dans les faits par les partis politiques s'étant classés aux deux premiers rangs lors de l'élection précédente.Ces deux représentants seront rémunérés et pourront se livrer à un travail partisan, soit « fournir aux releveurs de listes l'identité des électeurs ayant voté », précise le texte de loi.Ils sont payés 85 $ chacun pour leur travail le jour du scrutin dans les 21 500 bureaux de vote, soit 3,7 millions au total.2944129A La Presse 28 mars 2001 Page A11 manquante 3LP1201A0328 a12 mer 3LP1201A0328 ZALLCALL 67 01:01:24 03/28/01 B FIÈVRE APHTEUSE Le champagne, prochaine victime.Londres envisage désormais une vaccination ciblée Ce choix n'est pas facile, car il fera perdre des marchés à l'exportation Associated Press LONDRES Ð Le champagne pourrait être la prochaine victime de l'épizootie de la fièvre aphteuse si la maladie n'était pas rapidement enrayée, ont annoncé des représentants de l'industrie du champagne.Les fabricants de ce prestigieux vin pétillant sont inquiets de voir leurs ventes baisser avec l'annulation des plus prestigieuses courses de chevaux et autres événements majeurs du monde hippique britannique qui risque d'entraîner une baisse de leurs ventes.Chaque printemps, ce sont des litres entiers de champagne qui sont bus à ces occasions, une pratique qui pourrait disparaître en raison de l'épizootie.« Au Royaume-Uni, tout le monde a peur de la fièvre aphteuse, il n'y a aucun doute à ce sujet.Et tout le monde perdra de l'argent si les grandes rencontres du monde hippique sont annulées », a estimé mardi Patrick Mc Grath, président de l'Association des agents du champagne.Ces cinq dernières années, la Grande-Bretagne a été abreuvée de champagne français avec plus de 20 millions de bouteilles importées en l'an 2000.Selon Guy Jones, responsable du budget chez Moet Honnessy, un important fabricant de champagne, il faudra des mois avant de savoir les effets de la fièvre aphteuse sur le secteur du champagne qui « bat actuellememt de l'aile », selon lui.Agence France-Presse LONDRES Ð Le gouvernement britannique a annoncé hier avoir demandé aux autorités européennes le droit de recourir à une vaccination ciblée face à la propagation toujours plus rapide de l'épizootie de fièvre aphteuse.Le ministre de l'Agriculture, Nick Brown, a souligné que son gouvernement « étudiait un recours à la vaccination », dans ce qui apparaît comme un changement de cap, même si aucune décision finale n'est encore prise.M.Brown a ajouté devant la chambre des Communes que le virus s'était développé en Grande-Bretagne avec une ampleur « sans précédent à l'échelle internationale ».La maladie, considérée comme sans danger pour l'homme, avait infecté hier soir 673 fermes ou abattoirs, six semaines après son apparition en Grande-Bretagne.La politique d'abattage massif privilégiée à ce jour par le gouvernement a été freinée par une foule de problèmes pratiques : hostilité d'une bonne part des éleveurs, délais dus à la nécessité d'évaluer les bêtes à abattre, manque de vétérinaires et de moyens de transport.Les experts ont ordonné à ce jour l'abattage de 697 500 animaux Ð sur un cheptel de 55 millions Ð, mais 274 500 d'entre eux attendent toujours d'être sacrifiés.Ces retards ont incité le gouvernement à revenir sur son hostilité initiale à une vaccination : Londres a demandé au comité vétérinaire européen une autorisation à titre préventif, comme celle que Bruxelles vient d'accorder aux Pays-Bas désormais touchés par le virus.Mais M.Brown a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un « choix facile ».Une vaccination fera perdre au moins temporairement des marchés à l'exportation, at- il rappelé, car des pays comme les États- Unis refusent toute viande porteuse d'anticorps de la maladie.Les autorités britanniques n'envisagent en tout cas qu'une vaccination partielle du bétail à risque, afin de servir de coupe- feu à la maladie dans certaines régions, avant de devoir très certainement abattre les animaux.Une campagne générale de vaccination à titre préventif reste exclue.Le principal syndical agricole, le NFU, s'est félicité de cette évolution.Nick Brown a également annoncé un nouveau train de mesures d'endiguement du virus.Soupçonnées d'être à l'origine de l'épidémie, les pâtées fabriquées à base de restes alimentaires ne pourront plus servir à nourrir les cochons.Cette mesure s'accompagnera d'une « période d'immobilité » obligatoire de 20 jours, pour tout bétail récemment acheté, le temps de permettre à la maladie d'incuber et de se déclarer éventuellement.Sur le terrain, 780 soldats sont mobilisés pour aider à transporter les bêtes avant leur abattage.L'armée gère notamment une immense fosse commune creusée sur une piste d'atterrissage désaffectée de Great Orton (nord-ouest de l'Angleterre), susceptible d'accueillir des centaines de milliers de carcasses.Devant le Parlement, M.Brown s'est abstenu de désigner un coupable dans l'apparition du virus dans son pays, évoquant sans plus de précision la possibilité d'une importation illégale de viande.Des fuites rapportées par le Times avaient été beaucoup plus précises, incriminant un chargement clandestin de viande venu d'un pays d'extrême-Orient, destiné à un restaurant chinois du nord de l'Angleterre, et qui aurait fini sous forme de pâtée pour cochon dans une ferme d'Heddon-on-the-Wall (nord), d'où la maladie se serait ensuite propagée au reste du pays.Le tourisme bat de l'aile en G.-B.Associated Press CHIPPING NORTON, Angleterre Ð Chemins pédestres fermés, sites historiques interdits au public.La fréquentation touristique a chuté dans les zones rurales britanniques en raison de l'épizootie de fièvre aphteuse.C'est tout un secteur d'activité qui est sinistré.Après avoir demandé aux Britanniques d'éviter les campagnes, le gouvernement a diffusé des publicités dans la presse la semaine dernière pour les inciter à y retourner.Mais il semble que le message n'ait pas été entendu à en juger par les résultats du week-end dernier.« Les publicités n'ont fait absolument aucune différence.Nous enregistrons toujours une baisse de fréquentation de 40 %, notamment le week-end », déplore Virginia Blackwell, gérante d'une auberge du XVe siècle dans la région de Cotswold (sud-ouest).« C'est un désastre.» Aimee Wong possède un restaurant dans cette zone vallonnée, un des hauts lieux du tourisme britannique.Elle raconte avoir perdu un tiers de sa clientèle.« Les publicités viennent trop tard, dit-elle.Les gens se souviennent qu'on leur a dit de ne pas aller en zone rurale.» Photo Institute for Animal Health Un travailleur de l'Institut pour la santé des animaux de Newbury sort de l'antigène du réservoir d'azote liquide en vue de la production d'un vaccin destiné à soigner la fièvre aphteuse. 3LP1301A0328 A13MERCREDI 3LP1301A0328 ZALLCALL 67 01:01:06 03/28/01 B SOMMET DES AMÉRIQUES «La différence avec Seattle, c'est que Québec est prête » Le ministre Ménard croit que la police sera à la hauteur Les leaders autochtones tiennent leur contre-sommet PAUL ROY QUÉBEC Ð De toutes les villes qui ont accueilli des rencontres sur la mondialisation depuis Seattle, Québec est la mieux préparée.« Les gens de Seattle sont venus nous voir et ils nous ont dit que la grosse différence (avec leur propre expérience), c'est que Québec est prête », a souligné hier le ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard.« Ça ne veut pas dire qu'on va tout éviter, même si je souhaite que ce sera le cas, mais au moins nous serons prêts.» Le ministre s'est voulu rassurant hier.Il faut dire que ce ne sont pas les expressions de quasi-panique Ð y compris de la part du maire de Québec Ð qui ont fait défaut ces derniers jours.Regrette-t-il que Québec ait hérité de ce Sommet ?« Non, je crois que nous serons à la hauteur.» A-t-il envisagé de tout annuler ?Pas davantage.Il ne voit d'ailleurs pas comment on pourrait le faire après avoir invité tous ces chefs d'État.« De toute façon, ça ne relève pas de moi.» M.Ménard sait que certains groupes anarchistes, comme le Black Bloc, seront à Québec.« Parce qu'ils vont partout où il y a de telles rencontres.» Et il dit savoir qu'ils préparent des actions violentes, des coups d'éclat que les télévisions diffuseront à l'échelle de la planète.« Ces gens s'amènent avec des cocktails Molotov, ils se préparent et ils disent s'améliorer de fois en fois.» Mais la police sera à la hauteur, croit-il.Des policiers, il devait y en avoir 5000.Il y en aura 6000, a corrigé hier M.Ménard, dont 3300 de la Gendarmerie royale du Canada et 2000 de la Sûreté du Québec.Les autres appartiendront aux sûretés municipales de Québec et de Sainte-Foy, où se trouve l'aéroport Jean-Lesage.Ces policiers auront tous reçu une formation de six jours au cours de laquelle ils auront entre autres été sensibilisés « au droit des manifestants d'exprimer leurs opinions ».Ils auront aussi appris que « les casseurs constituent une infime minorité » et qu'ils ont « la mission d'aller les chercher le plus proprement possible ».« Nous accordons autant d'importance à la sécurité des manifestants pacifiques et au respect de leurs droits qu'à celle des personnalités que nous devons protéger », a dit M.Ménard.« Nos mesures ne sont pas faites pour intimider qui que ce soit et nous encourageons les gens à venir exprimer pacifiquement, démocratiquement, leurs inquiétudes.Mais il faut être réaliste, dans les autres pays, on a été obligé d'arrêter un certain nombre de personnes, généralement venues de l'étranger.M.Ménard dit à cet effet trouver « extrêmement malheureux » qu'on interprète des « mesures humanistes » comme celle de vider la prison d'Orsainville pour accueillir d'éventuels manifestants arrêtés, comme des mesures d'intimidation.« Si on a décidé de faire de la place à Orsainville, c'est que nous aurons peut-être, même si c'est pas notre désir, à arrêter quelques personnes.Ce pourrait aller jusqu'à 400, 450.À Washington, ils sont allés jusqu'à 1500.» Si on n'avait pas vidé Orsainville, qui peut accueillir 600 détenus, on aurait dû entasser les personnes arrêtées dans la soixantaine de cellules disponibles dans la région de Québec.« Vous nous voyez placer plusieurs centaines de personnes dans une soixantaine de cellules ?Qu'est-ce qu'on aurait dit de nous ?» Le ministre a répété que « ce n'est pas parce que nous nous préparons au pire que nous le souhaitons ».« Nous souhaitons qu'il y ait le moins d'arrestation possible, mais il se peut qu'il y en ait plus.» Et selon lui, la meilleure façon d'éviter les bavures, policières ou autres, c'est d'être le mieux préparé possible.« Si on est mal préparés, c'est là qu'il y a risque de débordements et que des innocents peuvent être écrasés, blessés et arrêtés.Beaucoup plus que si on a une police disciplinée, qui respecte les ordres, qui sait quoi faire et qui n'a pas peur.» Presse Canadienne OTTAWA Ð Plus de 300 leaders autochtones du Canada, des États-Unis et d'Amérique latine se réunissent à Ottawa aujourd'hui, afin de discuter de plusieurs enjeux communs et de protester contre leur exclusion du Sommet des Amériques à Québec.La militante guatémaltèque des droits de la personne et Prix Nobel de la paix en 1992 Rigoberta Menchu compte parmi les participants les plus en vue de cette rencontre.Ce Sommet des peuples indigènes des Amériques abordera les mêmes thèmes qu'entendent discuter les représentants des 34 nations réunis du 20 au 22 avril au Sommet de Québec.Il y sera question de développement économique, de responsabilité des entreprises, d'Internet, des droits de la personne et de l'expansion du commerce panaméricain.Les opposants au projet d'accord de libreéchange des Amériques en redoutent particulièrement les conséquences sur les droits humains, l'environnement et les pauvres.Les peuples indigènes, dont les terres et les droits sont affectés par le commerce, sont trop souvent mis de côté, estime Ghislain Picard, vice-chef de l'Assemblée des premières nations.Et c'est même le cas dans des pays tel le Guatemala, où la population est majoritairement autochtone, dit-il.« C'est vraiment un contexte de colonisation Ð même aujourd'hui.C'est pourquoi il est si important de nous réunir.Je pense que nous avons le devoir d'éveiller la conscience des États.» Les délégués au Sommet d'Ottawa se pencheront sur un projet de déclaration des droits des peuples autochtones, mis de l'avant en 1997 par l'Organisation des États américains.Là encore, dit M.Picard, les leaders des Premières Nations affirment n'en savoir pas assez sur ce document.Cette rencontre, qui coûtera 500 000 $ et est presque entièrement financée par le gouvernement fédéral, se conclura samedi avec le dévoilement de recommandations à soumettre au Sommet de Québec.Par ailleurs, une manifestation pacifique aura lieu le 19 avril près de Cornwall, sur le pont international enjambant la Voie maritime du Saint-Laurent.L'événement, auquel contribuent quelques Mohawks de la réserve d'Akwesasne, pourrait ralentir le flot des quelques 6000 voitures qui l'empruntent chaque jour.Photo PC Serge Ménard, ministre de la Sécurité publique du Québec. 3LP1401A0328 A-14 MERCREDI actualit.s 3LP1401A0328 ZALLCALL 67 01:05:28 03/28/01 B RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE CO2 Solution de Québec croit avoir trouvé un marché en or Les ministres américains de l'Environnement à Montréal PAUL ROY QUÉBEC Ð Ghislain Théberge est PDG d'une compagnie de la région de Québec qui dépense 150 000 $ par mois et qui n'a pas un sou de revenus.Mais cela ne l'a pas empêché, depuis deux ans, de recruter une cinquantaine d'investisseurs privés qui ont permis à CO2 Solution de survivre.En attendant, espèrent-ils, de faire fortune.Au début, raconte-t-il, c'était loin d'être évident de demander à des gens de Québec d'investir dans une technologie pour contrer le réchauffement de la planète.« Tu me demandes d'investir 25 000 $ pour empêcher le climat de se réchauffer ?se faisait-il répondre.On ne gèle pas assez à Québec ?! ! ! » Ce n'est qu'après la production d'une vidéo montrant les méfaits des changements climatiques et, surtout, faisant miroiter le marché pour les technologies permettant de les contrer, que les chèques ont commencé à rentrer.CO2 Solution, comme son nom l'indique, s'intéresse au CO2.Ou, si vous préférez, au gaz carbonique.Dans des laboratoires de l'Université Laval et de Val-Bélair, en banlieue de Québec, sa vingtaine de chercheurs s'emploient à perfectionner une méthode de transformation du CO2, responsable de l'effet de serre, en bicarbonate, un produit inoffensif.Simple : vous prenez le CO2, vous le dissolvez dans l'eau (H2O), vous ajoutez une enzyme, et il en sort de l'air pur et du bicarbonate.Quelle enzyme ?Voilà la question ! Tout est dans l'enzyme.Et ne comptez pas sur M.Théberge pour vous en dire davantage.Sauf que l'enzyme en question est extraite du sang de boeuf et coûte 450 $ le gramme.CO2 Solution possède un premier brevet sur l'application générale de sa plateforme technologique.Et elle en a un second en instance sur une application particulière.Cette technologie ne fonctionne qu'en laboratoire pour l'instant.Mais M.Théberge se dit confiant qu'elle pourra être appliquée dans des bâtiments fermés d'ici deux ans, et dans l'industrie (fonderies, métallurgie, alumineries.) d'ici cinq ans.Il est en mesure d'identifier trois autres technologies concurrentes en développement à travers le monde.Mais il dit ne s'en inquiéter aucunement.« Avec les émissions de CO2 qu'on retrouve dans l'atmosphère, on va avoir besoin de toutes les technologies disponibles.» Il signale entre autres qu'en 1998, les émissions mondiales de CO2 ont atteint 6,32 gigatonnes (6,32 milliards de tonnes).« Des signaux d'alarme retentissent de partout à travers le monde ! » Aider le Sud M.Théberge participait hier à une rencontre de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie, une des instances de l'Agence intergouvernementale de la francophonie, qui a son siège à Québec.Environ 150 représentants d'une quarantaine d'États et de gouvernements de l'espace francophone sont ici pour échanger sur les changements climatiques et sur le Mécanisme pour un développement propre (MDP).Dans le cadre du Protocole de Kyoto, des mécanismes dits de flexibilité ont été élaborés pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.Du nombre, le MDP, qui permet, dans un partenariat Nord- Sud, d'aider les pays en développement à parvenir à un développement durable ainsi qu'à contribuer à l'objectif de la Convention et d'aider les pays industrialisés à remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction de leurs émissions.En clair, en aidant un pays du Sud à moins polluer, un pays du Nord pourra éventuellement déduire les émanations évitées de ses propres quotas d'émissions polluantes.Mais aucun consensus n'a encore été trouvé sur la façon d'appliquer ce mécanisme.« Mais des projets pilotes sont en marche, on s'exerce », précise El Habib Benessahraoui, directeur exécutif de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie.On ne fait d'ailleurs pas que s'exercer, des entreprises transigent déjà des quotas virtuels, indique Ghislain Théberge.« Tout le monde sait que ça s'en vient, alors les entreprises les plus prévoyantes, les américaines, se préparent.» CHRISTINE COURCOL Agence France-Presse PLUSIEURS DIZAINES de ministres de l'Environnement sont attendus à partir d'aujourd'hui à Montréal pour y discuter de « la gestion de l'environnement », et notamment du réchauffement climatique, selon le ministère canadien de l'Environnement.Les ministres de l'Environnement de 15 pays d'Amérique latine et le ministre canadien David Anderson se rencontreront ainsi pour discuter de la prise en compte des « puits de carbone », c'est-à-dire des forêts et des terres agricoles, pour la réduction des émissions de gaz carbonique décidée par le Protocole de Kyoto contre le réchauffement planétaire.Seront notamment représentés le Chili, la Colombie et le Mexique, mais pas les États-Unis.À l'instar de Washington, Ottawa souhaite une très large prise en compte de ces « puits de carbone » Ð qui absorbent du CO2 et d'autres gaz à effet de serre.Cette prise en compte permettrait de fixer des niveaux de réduction de CO2 moins draconiens.Les Européens, en revanche, prônent des efforts de réductions d'émissions plus directs.Jeudi et vendredi, ce sont les ministres de l'Environnement de tous les pays du continent américain Ð sauf Cuba Ð qui doivent se rencontrer à Montréal.L'ordre du jour de la rencontre, à huis clos, est vague : on prévoit de discuter de « la gestion de l'environnement », d'une « meilleure compréhension de l'environnement et de ses liens avec la santé » et de « la conservation de la biodiversité dans des écosystèmes sains ».La tenue de la réunion d'aujourd'hui a été dévoilée in extremis après que l'organisation écologiste Greenpeace eut rendu public lundi un texte contenant selon elle un « projet de déclaration » des participants.Le projet de déclaration demande expressément que les « puits de carbone » soient pris en compte dans la politique globale de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et considère que les exclure serait « contraire à l'esprit, aux objectifs et aux principes du Protocole de Kyoto ».« Le Canada fait le sale travail pour les Américains », a protesté hier à la Chambre des communes la dirigeante du parti néo-démocrate, Alexa Mc Donough.NP0351801 Copyright 2001.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 1er AVRIL 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS De plus, ÉPARGNEZ 13% sur tous les gros appareils ménagers, aspirateurs et machines à coudre Kenmore à prix ordinaires Sears déduira du prix de l'article le montant équivalant à celui qui sera payé pour la TPS et la TVQ, ce qui signifie que le montant total de l'achat, toutes taxes comprises, ne dépassera pas le prix de l'article.La déduction équivalant au montant des taxes ne s'applique pas aux achats faits dans le cadre de toute exonération de taxes.À l'exclusion des frais de livraison, de contrat d'entretien, d'installation, des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.Offre en vigueur jusqu'au dimanche 1er avril 2001.ASPIRATEUR VERTICAL KENMORE 12 A Brosse pour le sol et rallonge incluses.N° 39050.Rég.Sears 349,99.ASPIRATEUR KENMORE WHISPERTONEMD POWERMATEMD Triple système de filtration.Poignée ergonomique de luxe.N° 20650.Rég.Sears 649,99.Voyez ces trois aspirateurs KenmoreMD lors de notre liquidation des stocks ASPIRATEUR VERTICAL KENMORE ELEGANCEMD 12 A Système de filtration 3MMC.N° 38812.Rég.Sears 439,99.2945329A Le jeu doit rester un jeu Tirage du 2001-03-27 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-03-27 Tirage du 2001-03-27 NUMÉRO: 472705 3LP1501A0328 3LP1501A0328 ZALLCALL 67 01:01:50 03/28/01 B Créée en 1998, la Cour pénale internationale continue de diviser la planète MARIE-CLAUDE MALBOEUF ELLE A POUR mission de punir les auteurs des pires atrocités : les crimes contre l'humanité, les génocides.Difficile d'être contre.La Cour pénale internationale (CPI) continue pourtant de diviser la planète depuis sa création par traité, en juillet 1998.Le Canada et une partie de l'Europe luttent pour que ce tribunal Ð auquel on rêve depuis la Deuxième Guerre mondiale Ð se mette à l'oeuvre le plus rapidement possible.Les États- Unis, la Chine et l'Inde voudraient pour leur part qu'il ne voit jamais le jour.« Cette cour a un immense mérite, c'est d'exister au moins sur papier.Même lorsqu'on boite, on avance », plaide un de ses plus ardents défenseurs, le sénateur et essayiste français Robert Badinter, convaincu que la CPI pourra commencer ses travaux dès le début de 2003.« Il faut pour cela que 60 pays ratifient le traité de Rome, nous en sommes à 29.C'est plus que ce que nous espérions au départ », a-t-il souligné hier, dans le cadre d'une conférence organisée par l'Institut d'études européennes de l'Université de Montréal et de l'Université Mc Gill.En entrevue, le conférencier et ancien ministre de la Justice s'inquiète tout de même un peu : « Les États-Unis sont la plus grande puissance du monde.S'ils choisissent de ne pas ratifier le traité de Rome et même de s'opposer à la création de la cour, il est évident que son prestige et ses moyens d'action s'en trouveront grandement affectés.» Pourtant, « dans le cadre des opérations de guerre, rien n'est meilleur marché que la justice, ditil.Une journée d'audience au tribunal, comparativement à ce que coûte une journée de conflit au Kosovo, c'est des broutilles ».Le juriste cite en exemple les procès de Nuremberg, qui ont permis de juger les nazis, pour l'« excellence de leur procédure ».Pour le reste, « tout le 20e siècle est souillé de crimes contre l'humanité.C'est l'impunité qui a été la règle », dit-il.La fin de la guerre froide aura au moins permis de créer deux tribunaux, chargés de juger les crimes commis en ex-Yougoslavie et au Rwanda : « Ils ont joué un rôle audelà de ce qu'on pensait.Mais ces tribunaux ad hoc souffrent de leur origine.À partir du moment où ils sont institués après que le crime eut été commis, ils n'ont plus de valeur dissuasive.» Selon M.Badinter, la CPI aura, elle, ce pouvoir de dissuasion.« Son existence n'arrêtera peut-être pas les dictateurs en chef, car aucun tribunal n'aurait empêché Hitler d'agir, convient-il.Mais elle fera au moins réfléchir leurs exécutants.Le colonel qui recevra l'ordre de rayer un village saura que c'est lui, luimême, qui devra payer un jour.» En attendant, « les moments où nous sommes sont horribles », se désole l'intellectuel français.Que ce soit en Tchétchénie ou ailleurs, les criminels de guerre ont le champ libre puisque la juridiction de la CPI se limitera aux crimes commis après sa prise d'effet.Pourquoi les États-Unis refusentils de ratifier le traité de Rome ?Bill Clinton l'a signé in extremis, à la toute fin de 2000.Un mois plus tard, son successeur George W.Bush refusait toutefois de le soumettre au Sénat.Les Américains craignent que la cour soit utilisée contre leurs troupes envoyées en mission, explique M.Badinter, pour qui cette peur n'est pas fondée.« Le fond du débat c'était : oui à la cour, si la cour est tenue en mains par les États-Unis.Non à une juridiction internationale indépendante.La France a pour sa part ratifié le traité à la seule condition de pouvoir se soustraire à son application pour les sept premières années : « C'est une réserve absurde ! Pourquoi l'armée française aurait-elle besoin de ça ?Depuis quand se livre- t-elle à des actes génocidaires ?» M.Badinter trouve par ailleurs « très, très gênant » que le traité permette à l'ONU de retarder des poursuites pendant plusieurs mois dans l'espoir de mettre plus rapidement un terme à des conflits.« C'est laisser des considérations politiques entrer en ligne de compte », dit-il.Les choses pourraient par contre être différentes, dit-il, si les citoyens d'un État qui apprivoise tout juste la démocratie décident de renoncer aux poursuites afin de mieux enterrer leurs souffrances.C'est ce qu'a choisi l'Afrique du Sud.« De l'extérieur, peut-on imposer que la page ne soit pas tournée ?demande M.Badinter.La question se rencontrera et ce sera une heure moralement difficile.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Ardent défenseur de la fragile Cour pénale internationale, le célèbre juriste français Robert Badinter s'inquiète du refus des États-Unis de la reconnaître.Les droits d'auteur à l'ère du multimédia Agence France-Presse WASHINGTON Ð La Cour suprême va se pencher, aujourd'hui, sur la question des droits d'auteur à l'ère du multimédia et de l'édition électronique, un problème épineux moins par ses aspects juridiques que par ses conséquences économiques pour les éditeurs et l'industrie des médias.La reproduction sans permission ni compensation financière d'articles d'auteurs payés à la pige dans des banques de données électroniques commercialisées constitue-telle une violation de la législation sur la protection des droits d'auteur C'est le point de droit que vont devoir trancher les neuf juges fédéraux, alors que la législation américaine est à la traîne devant l'émergence des nouvelles technologies.La Faculté des arts et des sciences vous offre des cours de langues de différents niveaux.Printemps 2001 (du 1er mai au 21 juin) Allemand Anglais Espagnol Italien Été 2001 (du 1er au 23 août) Anglais intermédiaire et lecture de l'anglais scientifique Espagnol, niveaux élémentaire et intermédiaire Italien, cours de conversation Automne 2001 Allemand Anglais Arabe Chinois Coréen Espagnol Grec ancien Grec moderne Italien Japonais Latin Portugais Russe Horaires de jour et de soir Renseignements : Direction de l'enseignement des langues 514 343-7580 514 343-6111 poste 3886 Pour les cours d'anglais : 514 343-6236 514 343-7189 www.umontreal.ca Test de classement obligatoire pour plusieurs de ces cours.Apprendre une langue.c'est s'ouvrir au monde 2944113A PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Alain Thibault, président de Nomino Technologies et concepteur du site Internet de TVA, affirme qu'il faut se donner les moyens pour développer l'industrie Internet et l'une des façons est d'avoir accès à un vaste contenu.TABLE RONDE SUR LA CONCENTRATION Mieux vaut la convergence que de laisser des intérêts étrangers contrôler nos médias PASCALE BRETON TOUT EN RECONNAISSANT que l'achat de Vidéotron-TVA par Quebecor représente un danger, l'industrie des communications craint encore plus une éventuelle prise de contrôle d'un grand média québécois par un propriétaire étranger.C'est ce qui est apparu, hier, au terme d'une table ronde réunissant des spécialistes du monde des communications, du multimédia et des journalistes venus discuter des enjeux de la convergence pour le développement des contenus multimédias.Au moment où le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) étudie la proposition de Quebecor, la convergence entre la télévision et les journaux a principalement alimenté le débat.« Le cas du Québec est particulier ; c'est un petit territoire où il serait difficilement acceptable que des étrangers anglophones prennent le contrôle d'un grand média.Pour cette raison, j'ai soutenu l'achat de Quebecor devant le CRTC parce que nous avons besoin de développer un groupe de médias forts.Dans le futur, TVA tomberait de toute façon dans le panier d'un autre qui ne serait pas québécois », a ainsi soutenu Hervé Fischer, titulaire de la chaire Daniel- Langlois en technologies numériques et beaux-arts de l'Université Concordia.Si Gilbert Ouellette, vice-président communication et affaires publiques de ZAQ Solutions Interactives, partageait plutôt cette idée, la présidente de la Fédération des journalistes du Québec, Hélène Pichette, était d'avis contraire.« Le propriétaire des journaux les plus lus va aussi posséder la télévision la plus regardée, ce qui signifie que les Québécois vont avoir une seule vision de l'information.Selon moi, cette convergence entre la télévision et les journaux est inquiétante », a mentionné Mme Pichette.Alain Thibault, président de Nomino Technologies, qui a notamment élaboré le site Internet du Groupe TVA, a de son côté parlé davantage de ce nouveau média hier.« L'industrie Internet est encore une industrie de démarrage et la bataille des portails est une affaire pour les plus grands.Pour fidéliser la clientèle, il faut des contenus riches et pour cela, il faut des moyens », a dit M.Thibault en approuvant la transaction de Quebecor.Plusieurs spécialistes du multimédia réunis à la Cinémathèque pour cette table ronde ont aussi exprimé des réserves, tout en s'interrogeant sur le développement grandissant et prometteur d'Internet ainsi qu'aux contenus et aux droits d'auteur.La directrice générale de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec a ainsi fait allusion à la difficile reconnaissance de la musique et des disques.« Avec Napster et Mp3, nous avons constaté que l'industrie du disque est en train de changer.Il faudra bonifier, aller vers l'audiovisuel, ajouter des biographies ou des photos », a mentionné Francine Bertrand-Venne en soulignant que le multimédia ouvre tout de même de nouvelles opportunités et que l'achat de Vidéotron- TVA par Quebecor pourrait y contribuer. 3LP1601A0328 3LP1601A0328 ZALLCALL 67 00:56:29 03/28/01 B L'APA recommande de surveiller les assurances, l'entretien et les réparations Une fillette se plaint d'avoir croqué dans une tête de rat mort chez Mc Donald's ROLLANDE PARENT Presse Canadienne L'Association de protection des automobilistes (APA) recommande aux automobilistes d'être vigilants quand vient le temps de choisir leur assureur et de surveiller de près l'entretien et les réparations à effectuer à leur véhicule.« Il y a de fortes chances que les voitures vendues aujourd'hui vont être sur la route pour 12 à 15 ans et qu'elles vont faire 250 000 kilomètres en moyenne.« Comme elles durent plus longtemps, le double d'il y a 15 ans, le propriétaire a intérêt à surveiller l'entretien et les réparations », a fait valoir hier le président de l'APA, George Iny, en conférence de presse.Pour tenir compte de cette réalité, le guide annuel sur les autos 2001, neuves et d'occasion, préparé par Protégez-vous, ne s'adresse pas uniquement aux acheteurs de véhicules mais également à leurs propriétaires.« On y fait des recommandations pour l'entretien qui dépassent celles qui se trouvent dans le manuel du constructeur », a signalé M.Iny.La revue fournit en outre une quinzaine de « tuyaux » pour obtenir des réparations à moindre coût.« À titre d'exemple, pour le modèle Saturn, il y a une prolongation de garantie pour les moteurs de certains véhicules et l'APA a négocié un rabais de près de 1000 $ pour les abonnés de la revue Protégez- vous et les membres de l'APA.L'abonnement à la revue Protégezvous coûte annuellement 19,95 $ », a-t-il indiqué.À cette 13e édition du guide annuel de 80 pages sont annexés une série de conseils sur les précautions à prendre au moment de l'achat d'une voiture d'occasion.On y signale de nouvelles sources d'informations, sur Internet, pour savoir s'il s'agit ou non d'un véhicule volé et s'il y a un emprunt en vigueur.Moyennant des débours, il est possible de connaître le nombre des propriétaires antérieurs.Par ailleurs, le guide donne les résultats d'une enquête menée auprès des cinq assureurs les plus populaires au Québec.Dans un cas, l'écart entre la meilleure et la pire des soumissions obtenues a atteint 859 $ par année.Presse Canadienne TORONTO Ð Une famille de Toronto a intenté une poursuite contre Mc Donald's après qu'une fillette de neuf ans eut présumément mordu dans un hamburger contenant une tête de rat mort.Les plaintes déposées contre les Restaurants Mc Donald's du Canada, Mc Donald's Corp.et la haute direction de la multinationale font suite à un incident survenu en juin 1999.Ayan Abdi Jama dit être tombée malade après avoir trouvé dans son Big Mac une tête de rat, « complète, avec les yeux, les dents, le nez, et les poils », peut-on lire dans les documents de la poursuite.« À la suite de cet incident, indique encore la poursuite, Ayan prétend avoir subi une blessure physique, a souffert et souffre toujours de nombreux dommages psychiatriques.Ces allégations n'ont pas encore été démontrées au tribunal.Lundi, un juge a rejeté la poursuite contre la haute direction de Mc Donald's Corp.Il a cependant retenu celles déposées contre les Restaurants Mc Donald's du Canada et le gérant adjoint de la franchise où l'événement se serait produit.« On peut dire sans se tromper qu'il s'agit de la première cause du genre au Canada », a dit l'avocat des plaignants, Ted Charney.En prenant une bouchée, la fillette « a remarqué un objet noir à l'intérieur de la boulette de viande », peut-on lire dans la poursuite.« Elle a ouvert le sandwich et a y trouvé un objet long, noir et poilu.« Elle était « complètement affolée et bouleversée » et a eu « d'intenses nausées et des vomissements ».On a diagnostiqué chez elle une névrose d'abandon, « des signes d'un état de stress post-traumatique » et « des troubles aigus de l'adaptation accompagnés d'anxiété et d'humeur dépressive ».« Sa vie a irrémédiablement changé », conclut la poursuite.Après l'incident, le gérant adjoint Heath Miller « a tenté de s'emparer du sandwich ».Mais la mère de la fillette, Noora Mohamad, l'a conservé et l'a fait analyser.L'avocat de Mc Donald's Corp., Ronald Slaght, et deux hauts responsables de la société ont refusé de commenter l'affaire.Year 1 Year 2 Year 3 Year 4 Year 5 Year 20 $540 $1,123 $1,753 $2,433 $3,168 $10,049 Comment acheter votre première maison tout en cotisant à votre REER.Par ailleurs, vous bénéficierez d'une mise au point financière gratuite au moment de l'approbation de l'hypothèque, puis chaque année pendant le premier terme de cinq ans.Le Programme pour les acheteurs d'une première maison offre d'autres caractéristiques pouvant vous aider à partir du bon pied.Renseignez-vous.Nos conseillers en prêts hypothécaires peuvent vous rencontrer, à l'endroit et au moment de votre choix.Rendez-vous au www.banqueroyale.com/chezsoi ou composez le 1-888 ROYAL® 1-0 (1 888 769-2510).® Marque déposée de la Banque Royale du Canada.mc Marque de commerce de la Banque Royale du Canada.Ce tableau ne vise qu'à illustrer les effets d'une croissance à taux composé et n'est pas destiné à présumer de la valeur d'un fonds commun ou des rendements à venir de placements à l'intérieur d'un fonds commun.L'offre prend fin le 31 décembre 2001.DEUXIÈME ÉTAPE Vous obtiendrez un taux hypothécaire concurrentiel et, pendant les cinq premières années de votre hypothèque, nous verserons 500 $ annuellement dans votre REER de la Banque Royale ou dans un placement non enregistré de la Banque Royale de votre choix.PREMIÈRE ÉTAPE Devenez propriétaire en profitant du Programme pour les acheteurs d'une première maison de la Banque Royale.Un produit différent adapté aux besoins particuliers des nouveaux propriétaires.TROISIÈME ÉTAPE Observez la croissance d'un investissement de 500 $ par année pendant cinq ans à un taux composé de 8%.1re année 2e année 3e année 4e année 5e année 20e année 540 $ 1 123 $ 1 753 $ 2 433 $ 3 168 $ 10 049 $ 2940545A ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 135 $ à 145 $ /semaine 1 à 7 fois/sem.I 195 $/30 h Mat.riel p.dagogique inclus, pas de taxes, d.ductible d Õimp.t, frais d Õinscription : 40 $ Formation en entreprise adaptée à vos besoins Cours privés : toutes les langues école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 1160, boul.St-Joseph Est, 3e étage, Mtl Laurier (514) 278-5309 www.converlang.com Le Centre Mc Gill d'études sur le vieillissement vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 1er avril 2001 intitulée \u201c La maladie de Parkinson : Qui risque d'en souffrir?Que faire dans ce cas?\u201d Conférenciers : Dr Michel Panisset, neurologue, Directeur - Clinique des mouvements anormaux, Centre Mc Gill d'Études sur le vieillissement Mme Marie-Josée Fortin, infirmière, Clinique des mouvements anormaux, Centre Mc Gill d'Études sur le vieillissement Personne invitée atteinte de la maladie témoignera de son vécu.Endroit : H Ô T E L D E LTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke Ouest (475, av.du Président-Kennedy) Métro Mc Gill Collège Heure : de 14 h à 16 h Entrée : Libre (Café et thé seront servis) Renseignements (514) 766-2010 Commandité en partie par : BUDGET 2001 2002 du gouvernement du Québec Ministère des Finances C'est votre budget.Consultez-le à compter du jeudi 29 mars à 16 h.www.finances.gouv.qc.ca 2945041A 3LP1701A0328 A-17 MERCREDI MONDE 3LP1701A0328 ZALLCALL 67 00:57:20 03/28/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 MARS 2001 A17 MONDE Iran: la justice resserre l'étau autour des réformateurs d'après AFP TÉHÉRAN \u2014 La justice iranienne, dominée par les conservateurs, a encore resserré l'étau autour des alliés du président réformateur Mohammad Khatami, en annonçant des poursuites contre deux députés et deux dirigeants étudiants, à quelques semaines de l'élection présidentielle du 8 juin.La députée de Téhéran Fatemeh Haghighat-Jou, membre de la majorité réformatrice du Majlis (Parlement), a été interpellée hier pendant quelques heures avant d'être relâchée à la suite d'une intervention du Parlement.La justice a annoncé des poursuites contre la députée et un autre élu de Téhéran, Meissam Saïdi, ainsi qu'à l'encontre de deux membres de la principale association d'étudiants, le Bureau de la consolidation de l'unité (BCU).Le Parlement, dont la rentrée est prévue pour le 7 avril, après les fêtes du nouvel An iranien, a à plusieurs reprises réclamé en vain le respect de « l'immunité » judiciaire pour les députés.La députée est poursuivie par la justice pour avoir prononcé au début de mars devant le Parlement des « propos mensongers » sur les conditions d'arrestation d'une journaliste réformatrice à Téhéran, Fariba Davoudi-Mohajer.Selon IRNA, le procès de la députée se déroulerait le 28 avril.Saïdi et les deux dirigeants étudiants, Reza Hodjati, membre du Conseil central du BCU, et Serajeddine Mirdamadi, ex-dirigeant du BCU, sont eux poursuivis pour des discours prononcés lors de rassemblements d'étudiants en juillet 1999.Ils doivent se présenter au tribunal la semaine prochaine.Un autre dirigeant du BCU, Ebrahim Cheikh, a été placé en détention dimanche à Téhéran.Ce nouveau coup porté au camp réformateur survient après une rafle sans précédent menée le 18 mars contre les milieux de l'opposition libérale et progressiste.Selon l'agence officielle IRNA, 22 députés de Téhéran, dont le frère du président, ont collectivement condamné l'interpellation de Haghighat-Jou.Dans une lettre adressée au président du Majlis, Mehdi Karoubi, ces députés demandent à la justice « de mettre fin à sa campagne sans précédent dans l'histoire du pays » et de respecter le pouvoir législatif.Pour le courant réformateur, ces agissements visent à dissuader le président Khatami de se représenter pour un nouveau mandat de quatre ans.« D'importantes activités sont en cours pour dissuader le président de se représenter », a souligné Mohsen Armine, député et vice-président de la Commission parlementaire de la sécurité nationale, cité hier par le journal Aftab-é- Yazd.Armine, qui est un allié politique du chef de l'État, a accusé les conservateurs, sans les citer, de chercher à « isoler » le courant réformateur.« Ils veulent isoler les réformateurs en les privant de tout moyen de communication avec le peuple », a ajouté le député, évoquant la récente fermeture de quatre publications réformatrices par la justice.« Par ces mesures, ils veulent faire croire à l'opinion publique que les réformes n'aboutissent pas en Iran », a-t-il souligné.Photo AP La députée de Téhéran Fatemeh Haghighat-Jou, membre de la majorité réformatrice du Majlis (Parlement), a été interpellée hier pendant quelques heures avant d'être relâchée à la suite d'une intervention du Parlement iranien.SOMALIE Incertitude sur le sort de neuf employés de l'ONU et de MSF Retenus en otages ou bloqués à Mogadiscio ?Douze Somaliens ont été tués au cours de l'attaque d'une faction d'après AFP MOGADISCIO \u2014 Neuf employés de l'ONU et d'une organisation humanitaire étaient retenus hier soir à Mogadiscio après une attaque lancée par un chef de faction contre les locaux de Médecins sans frontières (MSF) au cours laquelle 12 Somaliens ont été tués.Selon un communiqué de l'ONU, les neuf humanitaires « sont retenus dans différents endroits dans la ville ».« Mes hommes retiennent quatre otages, les autres sont dans d'autres mains, dans une zone contestée », a déclaré Omar Mohamud Mohamed, bras droit du chef de guerre Musa Sudi Yalahow.Une certaine confusion régnait sur la situation exacte des cinq autres humanitaires \u2014 trois employés de MSF et deux employés de l'ONU \u2014 qui étaient soit otages, soit bloqués par des combats selon les interprétations.Selon des sources humanitaires concordantes, un Américain, un Britannique, un Algérien et un Belge de l'ONU ont été emmenés par des hommes armés, suite à une attaque contre leur convoi, puis contre les locaux de MSF dans le nord de Mogadiscio.Deux autres employés de l'ONU ont été emmenés, en compagnie de deux Espagnols et d'une Française de MSF, dans la maison voisine, du chef d'une petite faction, Abdouramane Muhamud Shifti, autour de laquelle se déroulaient en fin de journée de violents combats entre les hommes de Musa Sudi Yalahow et les forces du Gouvernement national de transition (GNT).Cette attaque survient deux semaines après un appel lancé par le premier ministre de transition, Ali Khalif Ghalayd, aux Nations unies pour qu'elles rouvrent un bureau à Mogadiscio, qu'il qualifiait de « ville ouverte », après dix ans de combats interclaniques.L'équipe de l'ONU, composée de représentants de l'UNICEF, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des officiers de sécurité, ne devait rester que trois jours sur place pour évaluer des programmes de lutte contre le choléra et la polio.Lundi, des coups de feu avaient été échangés entre des miliciens de Musa Sudi, l'un des plus farouches opposants au GNT, et l'escorte somalienne de la mission de l'ONU, ont indiqué des sources proches des factions.Deux hommes de Musa Sudi avaient été tués, quatre avaient été blessés et un véhicule blindé appartenant au chef de guerre avait été endommagé.Hier, une première embuscade s'est déroulée à l'extérieur des locaux de MSF alors que la mission de l'ONU et les membres de l'organisation humanitaire se rendaient vers un lieu de lutte contre le choléra.Sept humanitaires sont parvenus à se réfugier dans les locaux de MSF, tandis que leurs services de sécurité tentaient d'empêcher les agresseurs d'avancer.Les locaux de MSF ont ensuite été pillés et deux employés ont été emmenés dans un véhicule armé par des hommes de Musa Sudi qui tiraient en l'air pour s'ouvrir un passage.Ces deux personnes « sont sous le contrôle de la faction de Musa Sudi et sont vraisemblablement détenus dans un local sous son contrôle », précise un communiqué de l'ONU.Douze personnes, en grande majorité des civils pris entre deux feux, ont été tués et une vingtaine blessées dans ces combats puis dans ceux qui ont opposé les hommes de Musa Sudi et ceux du GNT, installé en août 2000 à l'issue d'une conférence de réconciliation nationale à Djibouti, mais qui n'est pas parvenu à contrôler toute la capitale.Reconnu par la communauté internationale, le GNT fait face à l'hostilité de trois chefs de faction de la capitale ainsi que de plusieurs chefs de clans régionaux.2945032 Une société de la Couronne fédérale est à la recherche d'un Ingénieur (chargé de projets) diplômé en génie civil, avec un minimum de dix années d'expérience en gestion de projets de même qu'en conception, évaluation et réfection de structure de genre civil en béton et en acier.Le (la) candidat(e) idéal(e) sera membre de l'OIIQ ou le deviendra, aura de bonnes connaissances des pratiques courantes d'ingénierie dans le domaine civil, et aura des habiletés manifestes dans la surveillance et l'administration de contrats assignés, incluant l'évaluation du travail.Si vous êtes bilingue, à l'oral et à l'écrit, détenez un baccalauréat en génie civil \u2014 une maîtrise serait un atout, êtes habile dans la tenue de réunions et de négociations, êtes familier avec les logiciels MS Excel, Access et Project, avec les normes de conception et de remise en état des ponts, viaducs et des routes, ainsi qu'avec les normes provinciales de sécurité de la construction, en plus d'être apte à fournir de l'expertise technique et à grimper et travailler dans les hauteurs, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 7 avril 2001 à: Référence: 955 C.P.6041, succ.Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3E3 Économisez jusqu'à 50% Tables, jusqu'à 16 pi.de long L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529, boul.Décarie (coin av.Plamondon) Montréal P Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 Importateur de reproductions antiques européennes PDSF pour la nouvelle G20 2002 d'Infiniti, version De luxe.Modèle G20 2002 version Sport 5 vitesses montré pour 30 100 $.Taxes, immatriculation, assurance, transport et préparation en sus.Les concessionnaires 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entre Arafat et Bachar au somet de la Ligue arabe d'après AFP JÉRUSALEM Ð Deux attentats à la bombe à Jérusalem, qui ont fait une trentaine de blessés israéliens, ont accru hier la pression sur le premier ministre israélien, Ariel Sharon, pour qu'il durcisse sa répression, alors qu'un enfant palestinien était tué par balle près d'Hébron.Parlant devant des maires étrangers, Sharon a accusé l'Autorité palestinienne de « couvrir » une « vague de terrorisme » et le président Yasser Arafat d'en être « le principal responsable ».« Je sais comment y faire face et nous agirons en temps et en lieu opportuns », a-t-il lâché sans plus de précision.Mohammad Al-Darwiche, un Palestinien de 11 ans, a été tué par une balle à la poitrine lors d'affrontements avec des soldats israéliens près de Doura, en Cisjordanie, a fait savoir une source hospitalière palestinienne.Le premier attentat d'hier, l'explosion d'une voiture piégée dans une zone commerciale du quartier de Talpiot, dans le sud de Jérusalem-ouest, qui a fait trois blessés légers, a été revendiqué par le Jihad islamique, un mouvement intégriste palestinien.Le second, non revendiqué, était un attentatsuicide perpétré par un homme portant une ceinture d'explosifs, qui a actionné la charge à côté d'un autobus sur la route séparant Jérusalem- est occupé de Jérusalem-ouest, à hauteur du quartier de colonisation juive de French Hill.La radio militaire a fait état de 31 blessés et la radio publique de 28.Sommet arabe: l'Irak s'entête Les deux attentats ont coïncidé avec l'ouverture à Amman d'un sommet de la Ligue arabe au cours duquel l'Irak refusait, hier soir, la résolution sur ses rapports avec le Koweït, qui l'avait acceptée, malgré les efforts déployés par des dirigeants arabes pour obtenir l'accord de Bagdad.« Douze pays arabes ont participé à la rédaction de ce projet de document et des efforts ont été déployés auprès de l'Irak jusque tard (dans la soirée) pour convaincre ce pays de l'accepter », a déclaré un ministre sous couvert de l'anonymat.Il a précisé que tous les autres pays arabes l'avaient approuvé.Les « tractations pour convaincre l'Irak ont commencé au niveau ministériel puis au niveau des chefs d'État, mais sans résultat ».Il n'a pas précisé les raisons du refus.Les présidents palestinien Arafat et syrien Bachar al-Assad ont eu une rencontre historique très discrète dans le cadre de ce sommet.C'est la première rencontre officielle syro-palestinienne depuis 1996.La dernier sommet s'était déroulé entre Arafat et le défunt président Hafez al-Assad à l'occasion d'un sommet arabe au Caire, quelques semaines après l'élection en Israël d'un premier ministre de droite Benjamin Netanyahu.La direction syrienne, qui refuse que les volets syrien, libanais et palestinien soient dissociés des négociations avec Israël, reprochait à Arafat ses accords séparés sur l'autonomie.Agence France-Presse NEW YORK Ð Les États-Unis ont mis leur veto hier soir à un projet de résolution établissant une force de protection des Palestiniens.Neuf membres du Conseil ont voté en faveur de ce projet de résolution, quatre se sont abstenus et un n'a pas pris part au vote.Le représentant américain James Cunningham a expliqué que les États-Unis avaient voté contre parce qu'il «n'était pas équilibré et qu'il n'était pas applicable».Il s'agit du premier veto américain depuis le 21 mars 1997 quand les États-Unis s'étaient opposés à une condamnation de colonies israéliennes à Jérusalem-Est.Le président macédonien crie victoire et ouvre la porte aux négociations politiques d'après AP et AFP SKOPJE Ð Le président macédonien a annoncé hier la victoire de l'armée sur la rébellion albanaise, ajoutant que les opérations militaires avaient ramené la confiance dans la population tout en prouvant que le pays était capable de se défendre et de défendre sa fragile démocratie.Le président Boris Trajkovski a souligné que pouvaient désormais s'ouvrir des négociations en faveur de changements constitutionnels qui permettraient de répondre aux exigences de la minorité albanophone.Les insurgés qui étaient retranchés jusqu'à ces derniers jours aux abords de la ville de Tetovo affirmaient se battre pour que les Albanais puissent avoir enfin toute leur place dans la société macédonienne et non pas en faveur d'une division du pays.Le leader modéré kosovar Ibrahim Rugova a déclaré dans une entrevue au quotidien grec Elefthéros Typos, publiée hier, que le gouvernement macédonien doit ouvrir « un dialogue politique » avec la minorité albanaise du pays sous peine de guerre.Il a affirmé que « les espoirs de beaucoup d'Albanais dans le pays, même s'ils participent aux travaux parlementaires et occupent des places gouvernementales, ont été démentis ».« Si le gouvernement de Skopje ne fait pas quelque chose de plus, c'est à dire organiser un dialogue politique entre les deux parties, alors la guerre s'allumera, le conflit s'étendra et il sera difficile de contrôler les groupes extrémistes », a-t-il ajouté.Il a affirmé que le gouvernement macédonien « portera la responsabilité » de la situation « s'il n'ouvre pas le dialogue ».Le gouvernement macédonien n'a pas encore formulé de propositions concrètes à l'adresse des Albanais de ce pays, qui revendiquent en particulier un enseignement supérieur en langue albanaise, l'usage de leur langue dans les documents officiels et l'administration et un meilleur partage des emplois dans la fonction publique.Selon la Croix-Rouge macédonienne, plus de 20 000 personnes du nord-ouest et du nord du pays se sont repliées vers l'intérieur du pays, fuyant les combats qui ont opposé les forces de sécurité à des extrémistes albanais.Elle a enregistré 20 164 personnes déplacées, selon la chaîne de télévision macédonienne, qui a indiqué que des habitants de Tetovo commençaient peu à peu à rentrer chez eux.Photo REUTERS Ces Albanais, qui ont fui les combats opposant les forces de sécurité aux rebelles albanais de l'UCK en Macédoine, sont allés se réfugier dans le sud du Kosovo.Selon la Croix-Rouge macédonienne, plus de 20 000 personnes du nord-ouest et du nord du pays ont été déplacées.Une centaine d'ONG du Canada prônent une autre mondialisation Le CCCI lance un rapport intitulé Pour que le commerce tienne compte de la pauvreté JOONEED KHAN LE COMMERCE international connaît une expansion inégalée depuis 10 ans, et pourtant, la pauvreté mondiale ne cesse d'augmenter dans le monde.Elle augmente même à cause de cette expansion.En fait, le commerce, tel qu'il est pratiqué actuellement, aggrave la pauvreté à l'échelle de la planète.Ce constat n'est pas, on s'en doute, celui des croisés du libreéchange.Ceux-ci prétendent au contraire que le commerce favorise la croissance et profite à tous.Que le marché est un terrain neutre où tous peuvent jouer et gagner.Que la libéralisation du commerce réduit les barrières et facilite le flux des biens et des services.Celui qui contredit brutalement ces prophètes, c'est le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI).Coalition d'une centaine d'organisations bénévoles oeuvrant au Canada et outre-mer, le CCCI lance aujourd'hui, à Ottawa, un rapportchoc intitulé « Pour que le commerce tienne compte de la pauvreté », véritable manuel d'une mondialisation sociale et solidaire Ð par opposition à la mondialisation sauvage en cours.« En théorie, chacun devrait y trouver son compte.Le problème est que la théorie ne s'applique pas dans le monde réel, imparfait, où certains pays ont le pouvoir d'en influencer d'autres et où les entreprises privées exercent une influence considérable sur les négociations relatives au commerce.De sorte que les règles adoptées favorisent ceux qui sont déjà riches et puissants, au détriment des pauvres », affirme la brochure de 24 pages.Cultivateurs privés de subsistance (75 % des populations de pays à faible revenu vivent de l'agriculture, contre 4 % dans les pays riches), pauvreté de plus en plus « féminisée », populations de plus en plus vulnérables privées de leurs droits, d'accès aux médicaments vitaux et aux connaissances de base, privées aussi d'environnement sûr et de démocratie, voilà le portrait que brosse le CCCI après 10 années d'expansion du libreéchange en Amérique du Nord et dans le monde.Quelques chiffres éloquents : la part des pays les moins avancés (PMA) dans le commerce mondial est tombé de 0,6 % en 1980 à 0,3 % aujourd'hui ; en Afrique subsaharienne où vit près du quart des plus pauvres du monde, 28 pays se sont appauvris davantage entre 1980 et 1996 ; la CNUCED, organisme de l'ONU pour le commerce et le développement, chiffre à 700 milliards de $ par an le manque à gagner des pays pauvres résultant du protectionnisme commercial des pays riches.Ces observations s'appliquent à l'Amérique du Nord également : le taux de pauvreté au Mexique a bondi de 50 % à 66 % entre 1981 et 1994 pendant que le pays se préparait pour l'ALÉNA, qui a encore fait monter ce taux de pauvreté, note le rapport.Sur l'ALEA, le CCCI a émis un « document d'information » de quatre pages réclamant l'inscription de la lutte contre la pauvreté comme priorité à l'ordre du jour du Sommet des Amériques, le mois prochain à Québec.Précisant sa position, le CCCI veut que la sécurité alimentaire soit insérée comme principe essentiel de développement humain et que les accords sur les droits de propriété intellectuelle visent « un commerce mutuellement avantageux ».Le conseil demande aussi que l'ALEA réserve aux gouvernements des Amériques un espace pour qu'ils dispensent des services publics stratégiques, et que le Canada réclame que l'éducation et la santé soient explicitement exclues de la libéralisation projetée.Le CCCI note à ce sujet que « les économies asiatiques appelées les cinq dragons » ont réussi à mener de pair « leur remarquable croissance et le succès de leur lutte contre la pauvreté » Ð cela en dépit de la récente crise.Leur recette : ils n'ont pas adopté à l'aveuglette la libéralisation générale du marché, ils ont subventionné des entreprises ciblées, ils ont préservé certaines mesures protectionnistes, ils ont privilégié la main d'oeuvre et non le capital, ils ont investi dans la santé et l'éducation.Enfin, le CCCI s'inquiète de l'impact négatif sur la démocratie du huis clos entourant l'ALEA et de la « militarisation planifiée » autour des locaux du sommet, à Québec.Il veut que le Parlement surveille la politique commerciale du pays et que la société civile soit incluse dans les négociations au même titre que le Forum des gens d'affaires des Amériques influe directement sur l'ALEA.2933720A 3LP1901A0328 A-19 MERCREDI MONDE 3LP1901A0328 ZALLCALL 67 00:56:21 03/28/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 2 8 MA R S 2 0 0 1 MOND E A 1 9 Accueil triomphal du patriarche maronite au Liban « Dehors la Syrie ! » scande la foule en liesse au retour de voyage de Mgr Sfeir, opposé à la tutelle syrienne d'après AFP BKERKÉ, Liban Ð Quelque 100 000 Libanais ont réservé hier un accueil triomphal au patriarche maronite Nasrallah Sfeir à son retour d'une tournée en Amérique du Nord, où il a plaidé pour la fin de la tutelle syrienne sur le Liban, jugée trop pesante.Selon les estimations concordantes des médias, environ 70 000 personnes, dont beaucoup brandissaient l'emblème du parti des Forces libanaises (FL, interdit), étaient rassemblées sur l'esplanade du patriarcat à Bkerké, au nord de Beyrouth, ou dans les collines avoisinantes.Près de 30 000 autres se pressaient sur les routes des régions chrétiennes, pavoisées aux couleurs du Liban et du Vatican (jaune et blanc) qui mènent au patriarcat.Des portraits du patriarche mais aussi de Samir Geagea, l'ex-chef des FL emprisonné depuis 1994, de Béchir Gemayel, fondateur des FL, et du général Michel Aoun, premier ministre qui avait proclamé en 1988 une « guerre de libération contre la Syrie », ont été brandis sur les routes et à Bkerké.Des banderoles proclamaient : « Nous voulons un pays libre et indépendant », « La Syrie hors du Liban ».Le cortège du patriarche a mis plus de deux heures pour faire les 25 km qui séparent l'aéroport, au sud de Beyrouth, de Bkerké, où Mgr Sfeir s'est exprimé devant la foule après une cérémonie religieuse.À l'arrivée du prélat Sfeir au patriarcat, des milliers de voix ont scandé « Dehors la Syrie ! ».Dans son discours à la foule, Mgr Sfeir a adopté un ton modéré, en appelant à des « relations transparentes et sincères » avec la Syrie.« Les relations (avec la Syrie) doivent être fondées sur la sincérité et la transparence et non sur la manipulation de la volonté populaire », a-t-il déclaré.La foule a hué le nom du président Émile Lahoud lorsque le patriarche Sfeir l'a remercié des moyens mis à sa disposition pendant sa tournée.Ce comportement a été immédiatement dénoncé dans un communiqué du patriarcat.Le président Lahoud, qui participe à Amman au Sommet arabe, considère que la présence militaire syrienne est « légale, nécessaire et temporaire ».Le 20 septembre 2000, l'épiscopat maronite avait réclamé un retrait par étapes des soldats syriens déployés au Liban depuis 1976, aujourd'hui au nombre de 35 000, déclenchant une vive polémique dans le pays.Parti le 13 février, le chef de la principale Église chrétienne du Liban a, durant cinq semaines, plaidé à travers les États-Unis et le Canada pour le respect de la souveraineté du Liban.À sa descente d'avion, Mgr Sfeir a déclaré à la presse que « l'indépendance et la souveraineté sont la revendication de tous les Libanais, quelle que soit leur appartenance religieuse ou politique ».Il a ajouté que « revendiquer l'indépendance est un droit légitime pour tous les peuples » et que « tous les Libanais le demandent même si tous ne le réclament pas tout haut ».À Bkerké, on pouvait voir aussi une poignée d'étudiants le front ceint de l'emblème du Parti socialiste progressiste (PSP, du leader druze Walid Joumblatt).Joumblatt, un allié de longue date de Damas, réclame depuis juillet 2000 un rééquilibrage des relations entre le Liban et la Syrie.Quelque 5000 écoliers et étudiants ont par ailleurs manifesté à Halba dans le nord du Liban, frontalier de la Syrie, contre le patriarche maronite.Photo AFP Quelque 100 000 Libanais se sont rassemblés pour accueillir le patriarche maronite Nasrallah Sfeir qui rentrait hier d'une tournée de cinq semaines en Amérique du Nord, où il a plaidé pour la fin de la tutelle syrienne sur le Liban.TOYOTA QUALITÉ DURABILITÉ FIABILITÉ Toyota et ses Jours Étiquettes Rouges sont de retour.Moteur 4 cylindres de 1,8 litre et 125 ch avec VVT-i Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation MANUELLE - 7,3/5,3 L/100 km - 39/53 mi/gal.Ville/Route\u2020 Bloc central Radio AM-FM avec lecteur de CD et montre intégrée Miroir de pare-soleil pour conducteur et passager avant Ancrages pour sièges de bébé Verrous de protection pour enfants à l'arrière Pare-chocs de couleur assortie 770 $ en valeur sûre Système d'accueil sans clé et verrous de portières assistés Enjoliveurs de roue complets Climatiseur Banquette arrière divisée 60/40 Pare-boue avant et arrière Moulures protectrices latérales Moteur 4 cylindres de 2,2 litres et 136 ch Véhicule à émissions ultra faibles (ULEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 10,1/6,8 L/100 km - 28/42 mi/gal.Ville/Route\u2020 Pneus Dunlop P205/6R15 avec pneu de secours grandeur normale Banquette arrière divisée 60/40 Bouches de chaleur à l'arrière Pare-boue avant et arrière Accès au coffre de l'intérieur Verrous de protection pour enfants à l'arrière Enjoliveurs de roue complets 1 010 $ en valeur sûre Climatiseur Radio AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Glaces et verrous de portières assistés Régulateur de vitesse Rétroviseurs de couleur assortie à télécommande assistée Système d'accueil sans clé Moteur V6 de 3,0 litres et 210 ch avec VVT-i (maximise l'efficacité) Véhicule à faibles émissions (LEV) Cotes de consommation AUTOMATIQUE - 12,4/8,8 L/100 km - 23/32 mi/gal.Ville/Route\u2020 Verrous de protection pour enfants aux portières latérales Ancrages pour sièges de bébé Radiocassette AM-FM avec lecteur de CD et 4 haut-parleurs Deux portières latérales arrière coulissantes Banquette arrière divisée 50/50, rabattable, amovible et coulissante avec inclinaison du dossier Climatiseur jumelé Désembueurs de glaces latérales Glaces latérales arrière pivotantes à verre teinté 987 $ en valeur sûre Régulateur de vitesse o Glaces et verrous de portières assistés Éclairage d'accueil Dispositif « oubli de clé » Maintien temporaire du courant Graphiques aux revêtements latéraux Rétroviseurs extérieurs à télécommande assistée Immobilisateur du moteur Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 299$par mois pendant 48 mois.CAMRY CE SIENNA CE COROLLA CE Plans de location/financement de Toyota Crédit Canada Inc.Approbation du crédit requise.\u2020Cotes de consommation (ville/route) basées sur les Corolla CE Plus/ Camry CE Plus/ Sienna CE Plus de l'année-modèle 2001 pour le moteur indiqué.Montant de la contribution du fabricant pour les caractéristiques décrites.Exemple de financement : 20 000 $ à 1,9 % par année équivaut à 572 $ par mois pendant 36 mois.Frais d'emprunt de 592 $ pour un total de 20 592 $.Aucun acompte requis.Frais d'immatriculation, de transport et de préparation, assurance et taxes en sus.La location est basée sur une location-bail de 48 mois et d'un taux de location des 7.9 %/ 5.9 %/ 5.9 % sur la Corolla CE Plus, la Camry CE Plus et la Sienna CE Plus respectivement (modèles BR12EM-B avec boîte manuelle, BG22KP-B avec boîte automatique, ZF19CS-B avec boîte automatique).Acompte de 2 825 $ / 3 595 $ /4 995 $ ou échange équivalent.Premier paiement et dépôt de garantie de 275 $ /350 $ /350 $ exigés au moment de la livraison.Coût total de la location de 13 337 $ / 17 947 $ /19 347 $ et prix de l'option d'achat de 8 200,80 $ /11 759,90 $ /14 472,15 $ basés sur un maximum de 96 000 kilomètres.Des frais de 0,07 $/ 0,10 $/ 0,10 $ s'appliquent pour chaque kilomètre supplémentaire.En fonction d'un PDSF de 17 085 $ / 25 565 $ / 29 535 $.La location comprend un maximum de 800 $ des frais de transport et de préparation.Offres valables sur tous les nouveaux modèles Plus 2001 loués ou achetés avant le 31 mai 2001.Certaines conditions s'appliquent.Le concessionnaire peut louer/vendre à prix moindre.Voyez votre concessionnaire Toyota participant pour plus de détails Financement au détail de 1,9%jusqu'à 36 mois ou location de 219$par mois pendant 48 mois.TOUS LES VÉHICULES COMPRENNENT: Un plein réservoir d'essence L'Assistance routière Des tapis protecteurs 2940876A 3LP2001A0328 a20 mercredi 3LP2001A0328 ZALLCALL 67 00:54:28 03/28/01 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 MARS 2001 FORUM Le véritable défi de Mme Marois a d u b u c @ l a p r e s s e .c a Le test de la nouvelle ministre des Finances, Pauline Marois, ce ne sera pas son premier discours du budget, qu'elle prononcera demain.Non.Son véritable défi consistera à s'affirmer dans une fonction ministérielle à laquelle rien ne la préparait et à s'imposer quand on sait que le véritable maître de l'économie restera son patron, Bernard Landry.Dans la lutte à la succession de Lucien Bouchard, il a semblé normal que Mme Marois, qui devenait la numéro deux du gouvernement dirigé par Bernard Landry, prenne le pose que celui-ci occupait quand il était le numéro deux du gouvernement Bouchard, en vertu d'un raisonnement selon lequel la fonction de ministre des Finances est nécessairement la deuxième en importance et donc un lieu de pouvoir enviable pour un politicien ambitieux.Mais il n'y a rien d'automatique là-dedans et Mme Marois s'est probablement fait flouer en acceptant ce poste.L'aura dont jouissent actuellement les ministres des Finances provient bien davantage d'un concours de circonstances tout à fait particulier qui nous a donné deux titulaires extrêmement puissants, Paul Martin à Ottawa et Bernard Landry à Québec.Mais leur pouvoir considérable s'explique par un double phénomène, une conjoncture unique, la crise des finances publiques, qui a mis le ministère des Finances au coeur de l'action gouvernementale, et les compétences en la matière de ces deux politiciens qui en ont fait des sommités dans leur domaine.Il ne faut pas remonter bien loin en arrière pour constater que si quelques ministres des Finances ont brillé, comme Jacques Parizeau ou Michael Wilson, la plupart d'entre eux n'ont pas été des poids lourds : qu'on pense à Gérard D.Lévesque et André Bourbeau sous le gouvernement Bourassa, à Jean Campeau sous celui de Parizeau, Don Mazankowzski avec Mulroney, Jean Chrétien sous Trudeau, ou même Stockwell Day avec Ralph Klein.Le poids réel d'un ministre des Finances dépend en fait de la conjonction de trois facteurs : les priorités de l'heure, la compétence du titulaire et les sphères d'intérêt du premier ministre.Ces trois éléments jouaient en faveur de Bernard Landry, mais pas de Pauline Marois.M.Landry était maître d'oeuvre du projet dominant du gouvernement Bouchard, la lutte au déficit zéro.Le premier ministre, qui connaissait peu l'économie, lui a laissé toute la place.Enfin, M.Landry, dont les 25 ans de vie publique ont tourné autour des thèmes économiques, a développé une vision de l'économie, et même si l'on ne partage pas toutes ses idées, il faut reconnaître son indéniable autorité en la matière.Mme Marois arrive en poste dans un autre contexte, où les Finances ne seront pas au coeur de l'action.Son premier ministre maîtrise les dossiers économiques infiniment mieux qu'elle, et c'est sans doute pour cela qu'il ne lui a pas confié tous les outils de pouvoir dont il disposait lui-même, notamment la direction de l'Industrie et du Commerce.Et même si elle a montré sa capacité de maîtriser des dossiers très complexes à l'Éducation et à la Santé, ce qu'elle fera certainement avec la même compétence aux Finances, elle ne pourra pas prétendre à l'autorité de son prédécesseur, ce qui est l'oeuvre d'une vie.En fait, d'une certaine façon, Mme Marois sera en quelque sorte le Gérard D.Lévesque du gouvernement péquiste, une ministre solide mais en tutelle, qui devra compter sur les briefings de ses fonctionnaires, qui risque de recourir davantage à la langue de bois que son prédécesseur, qui pourra sans doute imprimer ses valeurs au premier budget, mais qui pourra difficilement proposer une vision des finances publiques et une stratégie économique qui soit vraiment la sienne.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés Y a-t-il un pilote dans l'avion?Dans la foulée du Sommet de Québec qui, dans moins d'un mois, se penchera sur le dossier de la Zone de libre-échange des Amériques, nous poursuivons la publication d'une série de six articles sur la mondialisation.Aujourd'hui, le quatrième texte : la démocratie menacée.a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Début avril, les ministres du Commerce des 34 pays de la future Zone de libre-échange des Amériques se rencontreront à Buenos Aires.Le ministre Pierre Pettigrew profitera de l'occasion pour inviter ses collègues à lever le secret qui entoure ces discussions.Mais il risque de foncer sur un mur : la vaste majorité des pays engagés dans le processus de libéralisation du commerce tiennent mordicus à ce que les « textes de la ZLEA » demeurent confidentiels.Ces documents regroupent les positions de chaque pays sur chacun des neuf grands thèmes des négociations.En plus du Canada, qui n'a pas encore fait son lit sur quelques questions névralgiques, seuls les États- Unis, le Chili et le Costa- Rica ont accepté de faire connaître leurs demandes.Les 30 autres pays tiennent leurs citoyens dans le noir.Des partenaires aussi importants que Washington et Ottawa ont accepté de lever le voile du secret.C'est bien.Mais ce n'est pas assez.On sait par exemple que le Canada ne veut en aucun cas reproduire à l'intérieur de la ZLEA le fameux chapitre 11 de l'Alena, qui rend les États vulnérables face aux investisseurs.Peut-il compter sur le soutien de ses partenaires du Sud ?Quelles sont les autres propositions sur ce sujet ?Tant qu'on ne connaît pas tous les points de vue, impossible de comprendre où se situent les zones sensibles et de bien saisir les enjeux des négociations.À Santiago, il y a trois ans, les 34 pays de la future ZLEA s'étaient engagés à tenir leurs négociations de façon transparente.Discuter à huis clos de textes confidentiels : c'est tout, sauf de la transparence.À moins d'un changement de cap, les 800 millions d'habitants de la ZLEA seront incapables de décortiquer le menu du banquet auquel on les convie.Si c'est aussi important de bien comprendre de quoi il en retourne, c'est qu'une fois que les accords auront été signés, il sera extrêmement difficile de revenir en arrière.Au Canada les accords commerciaux sont ratifiés par la Chambre des communes.Mais le traité est alors adopté en bloc : c'est à prendre ou à laisser.Il est trop tard pour le scruter sous toutes ses coutures.Le meilleur moyen d'influencer le contenu d'un traité, c'est encore d'intervenir avant qu'il ne soit signé.Or, c'est impossible sans un minimum d'information.n n n Mais si le secret qui entoure les négociations de la ZLEA suscite autant de critiques, c'est parce qu'il tombe en terrain fertile.Avec la libéralisation progressive du commerce mondial, les citoyens perdent peu à peu prise sur des décisions qui ont des retombées directes sur leur vie.En 1998, l'OCDE avait entrepris de négocier un projet d'Accord multilatéral sur les investissements (AMI).Les textes de ces pourparlers étaient confidentiels.Des bribes du projet ont coulé.On a vu qu'il accordait beaucoup de droits aux investisseurs.La France et quelques autres pays se sont braqués.Et l'AMI s'est retrouvé au panier.Le flop de l'AMI a créé une commotion dans l'opinion publique.Si les documents sont secrets, c'est parce qu'on nous cache quelque chose et ce « quelque chose » favorise les sociétés privées, en a-t-on retenu.Le lien de confiance entre la population et ceux qui négocient en son nom s'est cassé.En publiant le textes de la ZLEA, on contribuerait à le restaurer.Mais la mondialisation comporte d'autres zones d'ombre.Quand l'Alena donne lieu à des plaintes, les médias n'ont pas accès aux procédures et les décisions ne sont presque jamais publiques.À l'Organisation mondiale du commerce (OMC), seules les parties concernées peuvent se présenter devant le tribunal.Comment juger de l'impartialité de ces tribunaux et suivre la jurisprudence ?Et puis, la libéralisation du commerce est un processus continu.Une clause de l'Alena engageait les trois partenaires à entreprendre, avant la fin de 1998, des discussions sur la libéralisation de leurs marchés publics « Qui sont ces négociateurs qui libéralisent des pans entiers de notre économie ?Devant qui rendent-ils des comptes ?» se demande Dorval Brunelle, du Groupe de recherche en intégration continentale de l'UQAM.Ce qui contribue à l'érosion progressive de la démocratie, c'est aussi la nature technique et ultra spécialisée des débats entourant la libéralisation du commerce.Les retombées concrètes des ententes internationales ne sont pas toujours évidentes.Par exemple, le traité sur les droits intellectuels adopté par les pays du GATT (l'ancêtre de l'OMC) en 1994 n'a pas fait beaucoup de vagues dans l'opinion publique.C'est pourtant ce traité qui a ouvert la porte aux poursuites contre l'Afrique du Sud et le Brésil parce que ces deux pays utilisent des médicaments génériques, infiniment moins chers que les produits protégés par les brevets, pour soigner leurs sidéens.Et au-delà de tout ça, il y a un contexte général qui gruge peu à peu les prérogatives des États et les transfère à une bureaucratie internationale qui n'a pas de comptes à rendre aux électeurs.Pendant que les États se délestent de certaines de leurs responsabilités, les fusions de compagnies créent des méga-entreprises aussi puissantes que des gouvernements.L'ex-ambassadeur du Canada à l'OCDE, Kimon Valaskakis, raconte comment cet organisme avait répertorié les 200 « unités » les plus influentes sur la planète.« On est arrivés à 40 États et 160 compagnies ! » Enfin, par sa nature même, la mondialisation pose de nouveaux défis à la démocratie.On a de plus en plus besoin de normes universelles et de lois internationales.Mais qui adoptera ces lois ?Qui régira ces normes ?Il y a des « bogues » démocratiques dans la mondialisation.Cela incite de nombreux analystes, dont Kimon Valaskakis, à chercher de nouveaux modèles de « gouvernance mondiale ».En attendant, dit-il, la mondialisation est comme un avion sans pilote.Demain : des critiques nécessaires Bleu un jour, bleu toujours m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Mauvaise nouvelle : le taux d'absentéisme des cols bleus de la Ville de Montréal est alarmant.En fait, il est trois fois et demi plus élevé que celui observé chez les autres employés.À l'automne 1999, le taux d'absentéisme était de 10,2 % chez les cols bleus, 4,6 % chez les cols blancs, 2,8 % chez les contremaîtres et 2 % chez les cadres et les professionnels, peut-on lire dans un rapport rédigé par le service du personnel de la Ville de Montréal.Même si les cols bleus constituent le tiers des effectifs, ils forment 44 % des employés absents.Normalement, le taux d'absentéisme ne devrait pas dépasser 2 ou 3 %.Déjà, les cols blancs se démarquent avec un taux frisant 5 %.À 10 %, on tombe dans l'inacceptable.Si on ajoute les accidents, le taux chez les bleus grimpe à 14 % ! Évidemment, un taux aussi élevé engendre des coûts : une vingtaine de millions par année, chez les cols bleus seulement.Pourquoi un tel écart entre les bleus et les autres employés ?Le rapport glisse rapidement sur les causes mais il note toutefois l'impuissance des gestionnaires qui se sentent démunis devant des taux « qu'ils jugent alarmants, particulièrement chez les cols bleus ».Mal outillés, isolés, peu appuyés, ils sont incapables de gérer les trop nombreuses absences et ils finissent par décrocher.De guerre lasse, ils baissent les bras : que l'employé reste chez lui, c'est plus simple, finissent- ils par se dire.Il y a quelque chose de malsain, pour ne pas dire de pourri, dans cette vision des relations de travail et dans cette incapacité chronique de la Ville à gérer ses gros syndicats.Le taux d'absentéisme n'est que le symptôme d'un problème plus profond.Les gestionnaires ne sont pas épaulés par les politiciens qui s'écrasent devant les cols bleus et achètent la paix.Mais à quel prix ?Comprenons-nous bien, nous n'avons rien contre les syndicats.Ils permettent d'établir un juste rapport de force avec les employeurs.Mais Jean Lapierre entretient une détestable culture syndicale qui a connu son lot de dérapages et de violence.Avec sa tradition d'affrontement et sa vision de fiers-à-bras, il discrédite le mouvement syndical et démoralise les cols bleus qui sont assimilés en bloc à des employés grassement payés qui rechignent devant le travail.Est-ce que cette culture va se transposer à la nouvelle ville ?Probablement.Rien, pour l'instant, indique le contraire.Les 5000 cols bleus de Montréal vont facilement dominer les 2000 cols bleus des 27 autres villes de l'île et le tout nouveau syndicat, fort de ses 7000 membres, aura Jean Lapierre comme chef.La ministre des Affaires municipales, Louise Harel, n'a pas donné d'outils à la grande ville, qui lui permettraient de faire le ménage dans ses aberrations.Au contraire.Le comité de transition, qui planche sur les relations de travail de la future ville, a reçu le mandat de créer une quinzaine de gros syndicats : cols bleus, cols blancs, professionnels, pompiers, etc.Face à ces mégasyndicats, la ville est toute nue ou presque.Elle n'a rien dans son arsenal qui pourrait lui permettre de négocier à armes égales.Lorsque la sauce se gâtera Ð lire lorsque des grèves seront déclenchées et que les syndicats demanderont d'allonger le chèque de paie et de raccourcir la semaine de travail Ð, Montréal devra appeler Québec à l'aide.Aucun candidat à la mairie ne s'est aventuré sur le terrain miné des relations de travail.Il serait temps que les partis politiques se mouillent et abordent ce thème.Les Montréalais attendent leurs idées.Au Canada, les accords commerciaux sont ratifiés par la Chambre des communes. 3LP2101A0328 a21mercredi 3LP2101A0328 ZALLCALL 67 00:54:40 03/28/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 28 MARS 2001 A21 FORUM Chiapas: un tremplin ou une impasse pour Vicente Fox?SANDRINE DUPRIEZ L'auteur est présidente de Synexo (www.synexo.com), une entreprise vouée au développement de marchés à l'échelle internationale.Après sept ans de lutte armée et de confrontations diverses, on peut dire que la stratégie du sous-commandant Marcos à déjà fait fléchir trois présidents mexicains, leur imposant l'agenda de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), ainsi qu'une réorientation de leur programme et ce, sans que le mouvement zapatiste ait modifié d'un iota ses revendications.Après Carlos Salinas et Ernesto Zedillo, c'est maintenant au tour de Vicente Fox de goûter à la médecine de Marcos.Il est encore très tôt pour évaluer la politique de Fox au Chiapas, mais on peut d'ores Sandrine Dupriez et déjà noter que c'est lui qui a dû s'ajuster au rythme imposé par Marcos et non l'inverse ! Fox avait promis, en pleine campagne électorale, qu'il réglerait la question du Chiapas en quinze minutes.Plusieurs mois ont passé, depuis son investiture, et la question du Chiapas semble loin d'être réglée.Surpris par l'annonce de la marche zapatiste, au lendemain de son entrée en fonction, Fox avait cependant réagi rapidement et positivement en déclarant : « Mon gouvernement est en faveur de la marche.Nous devons croire l'EZLN et lui fournir l'occasion de prouver qu'elle veut réellement la paix.Ce qui est en jeu, c'est notre naissante démocratie, et il nous faut démontrer qu'elle possède l'élasticité suffisante pour absorber les différentes formes de pensée, même les plus radicales.» Et il avait ajouté, suivant l'argumentation même de Marcos : « Ça suffit, cinq siècles d'infamie ! Ça suffit d'ignorer les indigènes et d'être incapable d'intégrer les pauvres et les populations marginalisées ! Les Indiens du Mexique ont été soumis à des humiliations racistes, à des politiques publiques et privées ayant conduit à leur exclusion, à leur éloignement de l'éducation et du développement, et les ayant empêchés de s'exprimer comme citoyens libres et investis de droits.» Une chose est certaine : Fox a fait tout ce qui était en son pouvoir pour satisfaire les exigences de Marcos, démontrant ainsi sa bonne volonté.Il a créé un bureau dédié aux affaires indigènes, il a remis au Congrès les textes des Accords de San Andres, il a désigné des négociateurs afin que ceux-ci entrent en contact avec l'EZLN, il a progressivement ordonné le retrait des forces militaires du Chiapas et fait libérer la majorité des prisonniers.Bref, il a fait de la question du Chiapas sa priorité numéro un.Fox a même adressé personnellement une lettre à Marcos afin de lui réitérer son désir de le rencontrer pour se parler face à face, les yeux dans les yeux, afin de travailler ensemble à la solution du conflit au Chiapas.Il lui disait : « Aujourd'hui même, j'ai fait expressément appel aux législateurs afin de leur demander de vous rencontrer.Marcos, ni toi ni moi ne souhaitons que les indigènes de notre pays continuent dans la marginalisation, dans la pauvreté extrême, dans l'exclusion et dans l'oubli.Marcos, tu as ma parole, mais toi, tu as la parole.Je suis à votre entière disposition et les conditions que tu avais posées ont été remplies.» On peut difficilement imaginer qu'une supplique aussi engagée soit de mauvaise foi ! D'aucuns ont même trouvé que le président exagérait en cédant sur tous les points exigés par Marcos.Cette missive est cependant restée sans réponse de la part de Marcos qui refuse catégoriquement de rencontrer Fox.quand il ne l'ignore pas carrément ! Pourquoi ?Une explication possible est la suivante : Fox, tout comme Marcos, est un leader charismatique.Les deux font grand usage des médias et sont toujours à l'affût de ce que l'opinion publique exprime à leur sujet.Fox et Marcos, non seulement ont les mêmes outils pour convaincre et pour rallier à leur cause Ð le discours et le langage Ð mais sont en compétition pour les feux de la rampe ! Même si Fox a fait du conflit au Chiapas sa priorité numéro un, il n'en reste pas moins qu'il doit faire face à toute une série d'autres priorités qui peuvent diverger de la cause du Chiapas lui portant ombrage.Marcos se complaît à répéter que le seul but de Fox est de s'approprier la résolution du conflit pour se donner bonne presse et apparaître dans la photo ! L'autre explication possible est que Fox et Marcos, tous deux grands communicateurs, ne parviennent pas réellement à se comprendre.Ceci expliquerait l'agressivité de Marcos envers Fox et le fait que ce dernier ait choisi d'ignorer ces attaques.Bien que le discours soit le même, le langage est différent, les perspectives aussi.Marcos a toujours parlé de venir s'expliquer face au Congrès afin d'y défendre les Accords de San Andres et pour que la Loi des droits et de la culture indigènes soit reconnue et approuvée.Quant à Fox, il a toujours parlé de régler le conflit au Chiapas et de signer la paix répétant que « les Mexicains et les Mexicaines souhaitent pouvoir se regarder dans les yeux en sachant que l'heure de la paix est arrivée, une paix juste, digne et définitive.Les portes du dialogue sont définitivement ouvertes.Tant que le gouvernement insistera pour signer la paix avec une guérilla qui n'est plus une menace pour celle-ci Ð Marcos ayant reconnu lors d'une entrevue avec l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez que la continuation de la lutte armée serait un échec pour l'EZLN, préférant maintenant une approche politique plutôt que militaire, la reconnaissance à la clandestinité Ð on assistera à un dialogue de sourds.Un des scénarios probables de la suite des événements sera que le Congrès n'approuvera pas la loi telle quelle.Ce refus sera utilisé par Marcos pour « gérer » le dialogue à sa façon.Après un certain temps, la loi sera modifiée et soumise à la consultation des communautés indigènes, un processus qui prendra beaucoup de temps.et permettra toutes les provocations.On ne peut qu'espérer que Marcos ne sera pas trop intransigeant.Bien que l'évêque de San Cristobald affirme que « le sous-commandant Marcos jouirait de l'appui d'un plus grand nombre de Mexicains s'il était plus juste et plus flexible et moins à cheval sur ses principes », il dispose actuellement d'un capital politique très élevé tant au Mexique qu'à l'étranger Ð même le Parlement européen est disposé à l'écouter et à lui apporter son appui.De plus, le sous-commandant a pour lui la bonne volonté du peuple mexicain qui est très à l'écoute de ce débat national et souhaite qu'un nouvel ordre soit établi entre le gouvernement et les peuples indigènes.Selon le consensus populaire, le statut quo n'est pas soutenable car il est en contradiction avec les aspirations profondes de la République mexicaine.S'il est vrai que Fox a fait tout ce qui était en son pouvoir pour contenter Marcos, il n'en est pas moins réel que son pouvoir en tant que président à des limites.Fox est le détenteur du pouvoir exécutif mais pas du pouvoir législatif.Ce n'est pas à lui que revient le privilège d'approuver les lois.Comme il le disait si bien lors de son investiture : « Le président propose et le congrès dispose » ! Cela ne pourrait être plus vrai.et les débats en Chambre, qui ont eu lieu afin d'autoriser Marcos à s'adresser directement aux législateurs du haut de leur tribune, sont un avant-goût et un indicateur fiable de ce que l'on verra dans les prochains mois : cela promet des débats houleux ! Car il s'en est fallu de peu pour que Marcos rentre au Chiapas sans que le dialogue ait été renoué.Fox a dû faire appel à toute sa force de persuasion, aidé en cela par l'opinion publique, pour que le Congrès accepte d'accorder à Marcos le droit de s'adresser directement à eux et non par commissions interposées.Curieusement, c'est le Parti d'Action Nationale, le parti même de Fox, qui s'est montré le plus intransigeant, refusant d'appuyer celui qui les a portés au pouvoir.Cela a contribué à mettre en évidence le fait que Fox soit un président qui gouverne sans allié qui lui soit acquis, mais aussi à démontrer que sa venue coïncide avec l'exercice réel de la démocratie tant souhaité au Mexique.Le Parti de la Révolution Démocratique était d'accord pour céder la tribune à Marcos et c'est le Parti Révolutionnaire Institutionnel, fort heureusement divisé sur la question, qui a permis d'obtenir un vote en faveur de la poursuite du dialogue ! Ainsi donc, la tribune du Congrès sera offerte aujourd'hui même, 28 mars, non seulement à Marcos, mais aux autres 23 chefs zapatistes, ainsi qu'aux représentants du Congrès National Indigène (CNI).La tournure que prendra le débat parlementaire qui s'en suivra nous permettra de savoir si le Chiapas sera pour Fox un tremplin ou une impasse.S'il s'agit d'une impasse, Fox ne sera pas le seul à en faire les frais, y perdant une dose certaine de sa crédibilité, mais aussi tout le Mexique qui y laissera une partie de son espérance.Espérons donc que ce débat sera un véritable dialogue, rendu possible parce que les parties sont disposées à s'affronter loyalement : un pas de plus vers l'exercice réel et constant de la démocratie au Mexique.Le sous-commandant Marcos a pour lui la bonne volonté du peuple mexicain qui est très à l'écoute de ce débat national et souhaite qu'un nouvel ordre soit établi entre le gouvernement et les peuples indigènes.Fox et Marcos, tous deux grands communicateurs, ne parviendraient pas réellement à se comprendre.LA B O Î T E AUX LETTRES Un fait divers ?NON MAIS vraiment, nos politiciens n'ont rien d'autre à faire que de perdre leur temps à questionner et « requestionner » Jean Chrétien sur l'affaire de l'Auberge Grand- Mère qui, soit dit en passant, n'est en fait qu'un « fait divers » du genre que tout politicien pratique couramment.d'une façon ou d'une autre ! Et pas nécessairement de façon malhonnête.Je ne suis pas un admirateur de M.Chrétien, loin de là, mais je trouve que cette affaire prend des dimensions disproportionnées et fait perdre un temps précieux à nos représentants que nous avons élus pour gouverner ce pays.Allons donc ! messieurs Clark et Duceppe, faites votre travail c'est ce qu'on attend de vous.Je partage entièrement l'avis de Lysiane Gagnon ce matin dans La Presse : monsieur Chrétien a raté une occasion « en or » de se retirer au « bon moment » ! JEAN-PIERRE GAURON Boucherville Encore une taxe cachée ! PREMIER AVRIL, non ce n'est pas un poisson, c'est malheureusement à partir de cette date que la SEPAQ (Société d'exploitation du plein air au Québec) imposera une taxe d'accès dans tous les parcs de la Belle Province.Cette taxe d'accès est un abus de pouvoir envers tous les Québécois, qui sont propriétaires de ces parcs.C'est comme payer une taxe d'accès pour entrer dans sa propre maison.Que la SEPAQ charge des frais pour des services spécifiques (location d'équipements, documentation, animation, etc.), je suis bien d'accord ; mais taxer l'accès à nos parcs, c'est inadmissible.Attention ! Si nous laissons faire ce gouvernement nous verrons peut-être venir au monde une SEES (Société d'exploitation des établissements de santé) avec des taxes pour les visiteurs ! Et pourquoi pas une taxe d'accès aux trottoirs et à l'air pur ! La vraie solution, c'est de taxer les idées.Minimum d'investissement, retombées maximum ! C'est pas une bonne idée ça ?DENIS GRAVEL Cartierville Je me souviens M.LANDRY déclare que notre argent est à Ottawa.En mars de l'an dernier, nous apprenions que notre illustre ministre des Finances du temps avait déposé 841 000 000 $ à 1,7 % pendant un an à Toronto.Est-ce que ceci est un transfert de fonds ?EDGAR FONTAINE Beaconsfield Transsubstantiation ! LE PASSAGE de l'état de province à l'Étatnation relève du même imaginaire que la sacro- sainte transsubstantiation, et procède de la même logique : l'asservissement des naïfs à des fins douteuses.JEAN G.LENGELLÉ Embrun (Ontario) Il fait bon vivre au Canada ! JE SUIS UNE étudiante de 17 ans au Collège Jean-de-Brébeuf, et je tenais à souligner le bonheur profond qui m'a envahie quand j'ai appris que je n'aurais pas droit au remboursement de ma cotisation à l'assurance-emploi (totalisant 80 $).N'oublions pas que jamais je n'aurai droit à un cent de cette somme si je me retrouvais au chômage.Mon revenu brut au cours de la dernière année : 3500 $.Nombre d'heures travaillées : 774.Taux horaire moyen : 4,52 $ / h.C'est ce qui arrive quand on se fait légalement embaucher à un salaire fixe dans un secteur où il y a plus de jeunes que d'emplois.Le gouvernement adore s'écouter parler quand il s'écrie, haut et fort, qu'il soutient la jeunesse, alors qu'il se tortille de joie à nous arracher notre petit change d'entre nos mains.Qu'est-ce que 80 $ pour le gouvernement ?Rien.Qu'est-ce que 80 $ pour moi ?17,7 heures de travail.Merci ! Ceux qui décident de la loi et qui disent que 3500 $ est un salaire beaucoup trop imposant pour que la « riche » étudiante qui l'a gagné se fasse rembourser son argent volé devraient, eux aussi, se faire payer 4,52 $ /h.Ne serait-ce pas équitable ?Le sexisme et le racisme sont inacceptables, et pourtant le « jeunisme » l'est.Ouvrez vos yeux et vous cesserez de vous demander pourquoi le Québec veut se séparer du pays le plus démocratique du monde, notre Canada bien-aimé.ISABELLE MONDOUX Tuberculose : une menace mondiale LA TUBERCULOSE, pire qu'ébola ?C'est pour bientôt.si personne ne s'en préoccupe.À cause du grand nombre de traitements incomplets ou inappropriés dans les pays les plus pauvres, une tuberculose pharmaco- résistante s'est développée.Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement, cette maladie dévastatrice et très contagieuse va frapper la planète entière.Le Canada a compris cette menace et a décidé de contribuer au Fonds pharmaceutique mondial à hauteur de 100 millions $ US.Cela va permettre de développer un traitement antituberculeux pour tous, par la stratégie DOTS (Directly Observed Treatement Short-course).Espérons que le Canada ne s'arrête pas là et contribue au Fonds pharmaceutique sur une base annuelle.Mieux encore, mettons le Canada au défi de prendre la tête d'un programme international afin de combattre les maladies de la pauvreté dans le cadre de l'effort majeur de l'OMS et de prévoir des fonds pour y arriver.SOPHIE DERRIEN Et la vie privée, alors ! DANS La Presse du 22 mars, j'ai eu le déplaisir de lire le commentaire d'un « artisan de l'Internet » au sujet des fameux cookies qui font parler d'eux ces temps-ci.On peut comprendre que l'industrie de l'Internet ne voit que des avantages à ces témoins de navigation qui lui facilitent grandement la vie ; mais il est scandaleux de voir qu'on balaie sous le tapis leurs effets pernicieux.En tant qu'utilisateur d'Internet, je ne peux tolérer qu'au nom de l'efficacité technique on fouine aussi outrageusement dans ma vie privée, surtout lorsque le but avoué de ces magouilles est de me saouler de publicités personnalisées.Et qu'on ne me dise pas qu'il est possible de faire le choix de se passer de ces cookies, car l'activation de l'option de tri (dont la procédure est décrite à cyberpresse.ca/cookies) rend la navigation éminemment pénible, voire impossible dans certains cas (les sites de Microsoft sont particulièrement coriaces).Tout n'est pas gratuit sur Internet, car il faut s'y vendre aux proxénètes d'un marketing de plus en plus sauvage.MAXIME BEAUPRÉ Montréal VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Courrier électronique: edito@lapresse.ca 3LP2201A0328 A22 MERCREDI 3LP2201A0328 ZALLCALL 67 01:00:56 03/28/01 B Guy Georges avoue sept assassinats et demande pardon aux familles des victimes Arrestation d'un présumé complice d'Ahmed Ressam Associated Press PARIS Ð Il aura fallu six jours d'audience et les efforts réunis du président de la cour d'assises de Paris et de l'ensemble des avocats pour que Guy Georges avoue hier les sept assassinats précédés de viols pour lesquels il est poursuivi, et ce, juste avant l'examen de l'affaire d'Élisabeth O., jeune femme qui lui a échappé alors qu'il tentait de la tuer.Dès la reprise de l'audience dans aprèsmidi, les avocats de Guy Georges exhortent celui que l'on surnomme le «tueur de l'Est parisien» à sortir de son «silence».Lorsque Me Alex Ursulet lui demande s'il est l'auteur de la tentative d'assassinat contre Élisabeth O.en 1995, Guy Georges, dont les mains étaient jusque-là crispées sur le rebord du box des accusés, souffle un petit «oui».Il va reconnaître ainsi par l'affirmative, à chaque fois que son avocat prononcera leur nom, les assassinats des sept jeunes femmes, va nier les trois agressions pour lesquelles il est également poursuivi avant de s'effondrer en pleurs dans le box des accusés.«Je vous demande pardon», répète-t-il trois fois aux familles des victimes assises face à lui sur le banc des parties civiles, avant d'ajouter: «Je demande pardon à ma famille, à ma petite soeur, à mon père, à Dieu s'il y en a un.Je me demande pardon.«Je me posais la question de savoir comment je pourrais arrêter.C'est pour ça que j'ai donné mon sang à la Brigade criminelle », explique-t-il plus livide que jamais dans son pull blanc.En 1995, les enquêteurs, qui le soupçonnaient d'être l'auteur du meurtre d'Elsa Bénady, avaient comparé le sang donné par Guy Georges avec l'ADN masculin retrouvé sur le lieu du crime.Il était différent.Ils ont cependant omis de comparer son ADN à ceux prélévés après les meurtres d'Hélène Frinking et d'Agnès Nijkamp qui auraient permis de l'arrêter à ce moment-là.Avec l'audition d'Élisabeth O., la cour devient le théâtre d'une scène étrange.La jeune femme qui a échappé de peu à la mort raconte son histoire, décrit les gestes de son agresseur.Guy Georges hoche doucement la tête en soutenant son regard.«J'ai réalisé qu'elles étaient mes soeurs de sang.Je ne les connais pas.Mais je sais comment elles sont mortes», explique à la cour Élisabeth O., en parlant des sept jeunes femmes assassinées.Le 16 juin 1995, Élisabeth rentre chez elle lorsqu'un homme la plaque contre le mur, lui place un couteau sous la gorge et lui intime l'ordre d'ouvrir la porte de son petit duplex.«Mon corps me brûlait, la douleur m'a rendue muette», dit-elle.Elle tente de parlementer, de le raisonner.«Il était d'une détermination et d'une motivation sans faille.» Il la fait descendre dans la chambre, lui lie les mains avec de l'adhésif, elle refuse lorsqu'il veut la baillonner.«Il m'a dit: «Je peux te tuer, ça ne changera rien pour moi» et je l'ai cru.» Elle réussit à s'échapper lorsque Guy Georges remonte à l'étage pour éteindre une lumière restée allumée.«Si je suis vivante aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu une ampoule de 15 watts.J'ai réalisé que ma vie avait tenu à une ampoule.Toutes les victimes n'ont pas eu cette chance.» Puis se tournant vers les familles des victimes, elle leur assure que les autres filles «ne se sont pas laissé faire».«Je sais qu'elles ont résisté.Mais toutes mes tentatives n'auraient servi à rien s'il n'y avait pas eu l'ampoule.J'aurais été violée, torturée, poignardée, assassinée.Il était impossible de le dévier de son but.» Les familles comprennent alors le calvaire vécu par leur fille.«Par sa voix les familles ont su ce qui s'est passé?» demande le président à l'accusé.«Oui», affirme Guy Georges.«Merci pour vos mots qui ont fait revivre les victimes», dit alors un avocat des parties civiles à la jeune femme.Gilbert Sanderson, chef de l'enquête à la brigade criminelle, remerciera également Élisabeth O.qui a «fait un travail énorme» avec les enquêteurs, et qui, selon ses propres mots, en a fait «une priorité au détriment de ma (sa) vie professionnelle, personnelle et affective».Enfin à la fin de l'audience, Me William Bourdon, l'avocat d'Élisabeth O.se lève: «M.Georges.Je sais que c'est dur à expliquer.Mais qu'est-ce qui a fait qu'aujourd'hui (.), vous ayez avoué?» Après un long silence, Guy Georges lève les yeux au plafond et explique «qu'il y a trois ou quatre jours», quand la soeur d'une des victimes lui a demandé d'avouer, «ça (l)'a remué».«Puis hier une demoiselle m'a posé des questions.C'était pareil, ajoute-t-il.Aujourd'hui, c'est Mlle O.qui allait venir.Puis mon avocate a fait le reste.» L'audience reprend mercredi à 10 h avec l'examen de l'assassinat d'Hélène Frinking, commis le 8 juillet 1995.AFP et PC ALGER Ð Un islamiste algérien, Abdelmadjid Dahoumane, recherché par la justice américaine pour son implication dans l'affaire Ahmed Ressam, accusé d'avoir planifié des actions terroristes aux États-Unis, a été arrêté en Algérie par les services de sécurité, a indiqué hier l'agence algérienne de presse APS (officielle).Dahoumane a été arrêté à son retour d'Afghanistan où il a subi une formation en armement et explosifs, a précisé APS citant une «source bien informée», sans préciser la date de l'arrestation.L'intéressé qui fait «l'objet d'une enquête (.) se trouve actuellement entre les mains de la justice» algérienne, a ajouté cette source.Il devra répondre devant la justice algérienne de son «enrôlement et ses activités au sein de la nébuleuse terroriste à l'étranger», a-t-elle précisé.Abdelmadjid Dahoumane est recherché par le FBI.Sa tête est mise à prix par les autorités américaines pour cinq millions de dollars.Dahoumane, en fuite, a été inculpé à Seattle avec trois autres personnes, incarcérées à New York.Parmi elles figurent Abdel Ghani Meskini, 33 ans, qui a plaidé coupable pour avoir aidé Ressam à entrer aux États-Unis à partir du Canada.Un Canadien ne peut témoigner sur écran de télé Par ailleurs, à Los Angeles, le juge au procès de Ressam a refusé hier d'autoriser le témoignage d'une personne qui a entendu des conversations enregistrées par le service du renseignement canadien au moyen d'écoute électronique, soulignant que les enregistrements de la preuve avaient déjà été détruits.Dans ce qui constitue un recul pour la poursuite, le juge John C.Coughenour a rejeté une motion qui aurait autorisé le témoin, un Canadien, à témoigner de manière anonyme, par le truchement d'un écran de télévision, depuis le Canada.Aucune mention n'a été faite en cour de l'identité de la personne dont la conversation a été captée par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).La poursuite a également poursuivi, hier, l'interrogatoire d'un ex-agent de la Gendarmerie royale du Canada, qui était responsable de la collecte de preuves dans cette affaire.Photo AP Après six jours d'audience, Guy Georges a avoué hier à Paris les sept assassinats précédés de viols pour lesquels il est poursuivi."]
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