La presse, 9 mai 2001, Cahier A
[" 3LP0101A0509 Page A1/9mai 3LP0101A0509 ZALLCALL 67 01:50:20 05/09/01 B MONTRÉAL MERCREDI 9 MAI 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 1 9 6 > 8 0 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ CODE DU TRAVAIL Québec opte pour une réforme allégée DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 C'est une version allégée de réforme du Code du travail que présente ce matin le ministre Jean Rochon à ses collègues du Conseil des ministres.Pour tenter d'arracher un consensus entre syndicats et patrons avant l'ajournement de juin, M.Rochon a laissé tomber des pans entiers des propositions faites en décembre par sa prédécesseure, Diane Lemieux.Selon les renseignements colligés par La Presse, le ministre Rochon s'en tient au quasi statu quo sur la définition de travailleur autonome, un concept qui divisait patrons et syndicats.Interrogé hier par La Presse, M.Rochon refusait carrément de commenter ses intentions.Avec le projet de loi de Rémy Trudel sur la « gouverne » du réseau de la Santé et un autre pour donner plus de mordant aux décisions de l'ombudsman du réseau de la santé, le projet de réforme du Code sera l'un des quelques projets de loi déposés à temps \u2014 avant le 15 mai \u2014 pour adoption avant l'ajournement de juin.Louise Harel a aussi un imposant projet de loi omnibus : 200 articles dont beaucoup d'amendements au projet de loi 170 sur les fusions municipales.Le Conseil des ministres qui se réunit aujourd'hui avec ce menu imposant devra probablement être allongé jusqu'à demain.Le premier ministre Bernard Landry a déjà demandé une séance d'information particulière sur le contenu de la réforme du Code du travail.Dans la tournée qu'il a faite au cours des dernières heures auprès des syndicats et des patrons, le ministre Rochon a expliqué que Québec conserverait la définition actuelle du travailleur autonome tout en s'assurant qu'aucun employeur ne puisse transformer ses employés en autant d'entrepreneurs distincts pour Voir RÉFORME en A2 Photo AP Rien de tel pour impressionner les vedettes sur la Croisette qu'un panama blanc et des chaussures bien cirées, pense sans doute le toujours vert septuagénaire Jean-Pierre Montaron, à la veille de l'ouverture du 54e Festival de Cannes.L'effet boomerang Les actionnaires de Molson pensaient bien s'être débarrassés du Canadien de Montréal et de son coûteux amphithéâtre.Mais la Sainte Flanelle pourrait revenir les hanter comme les mauvais fantômes qui jouent au Centre Molson.Le financement obtenu par l'Américain George Gillett fils auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec, afin d'acquérir le Canadien et son aréna, est une bien mauvaise nouvelle pour la brasserie de la rue Notre-Dame.Ses actions ont d'ailleurs accusé le coup hier, en reculant de près de 4 % à la Bourse de Toronto, à contresens d'un marché haussier.En simple, George Gillett n'allonge que le cinquième de la facture de 250 millions de dollars.Et c'est Molson qui se trouve à assumer, en bout de ligne, le gros du risque associé à l'exploitation d'une équipe de sport professionnel au Canada.Un business cassegueule quand on sait que ses revenus sont en dollars canadiens et ses principales dépenses, les salaires incontrôlés des joueurs, en dollars américains.Et dont Molson tentait justement de se sortir.Or, comme Molson cautionne l'emprunt de M.Gillett, c'est la brasserie qui sera tenue de rembourser la Caisse si jamais l'homme d'affaires du Colorado se trouve en défaut de payer.Le cas échéant, Molson retrouvera le contrôle du Canadien.Mais il ne reprendra pas possession du Centre Molson, un aréna déficitaire qui, s'il ne vaut plus les 230 millions investis dans sa construction en 1995-1996, valait tout de même 100 millions de dollars en janvier dernier, selon les termes de la transaction.Bref, Molson se retrouvera à payer l'hypothèque d'une maison qui ne lui appartiendra plus.Ce qui, admettons-le, est franchement ahurissant.Lorsque la famille Molson s'est résignée à mettre l'équipe de hockey en vente en juin 2000, après avoir résisté pendant des années aux pressions de la communauté financière, la brasserie montréalaise espérait récolter 325 millions de dollars, voire 350 millions, rêvait son président, Daniel O'Neill.Sept mois plus tard, toutefois, Molson n'avait reçu qu'une seule offre d'achat en bonne et due forme.Et encore, elle venait d'un homme d'affaires qui a fait faillite en 1992 après avoir acheté au prix fort des stations de télévision.Et qui ne savait pas encore où trouver les 250 millions de dollars nécessaires à l'achat du Centre Molson (100 millions) et d'une participation de 80,1 % dans le Canadien (150 millions).Molson avait déjà fait plus que sa part en finançant une partie de cette note, soit 60 millions de dollars, prêtés à un taux plutôt raisonnable, de 7,5 % selon le porte-parole de Molson, John Paul Macdonald.George Gillett n'avait Voir BOOMERANG en A2 Autres informations en D1, S4 et S5 Le paradoxe cannois «Cannes n'est pas le plus grand festival de cinéma du monde, c'est le seul.Les autres ne sont que des attractions pour les touristes ! » disait Daniel Toscan du Plantier, président d'Unifrance, il y a quelques années.Ce genre de propos revient immédiatement à l'esprit du festivalier lorsqu'il pose son modeste pied sur la sainte Croisette.Certes, la formule de Toscan paraîtra pour le moins indélicate aux yeux de Serge Losique, mais il n'en demeure pas moins que durant les 12 prochains jours, Cannes représente le centre de l'univers pour quiconque évolue sur la planète cinéma.L'opulente petite station balnéaire de la Côte d'Azur, qui compte une population d'environ 70 000 habitants en temps normal, sera dès aujourd'hui envahie par une horde de « professionnels de la profession » en tous genres, de journalistes (environ 4000 accrédités, dont plus de la moitié de la presse étrangère), d'admirateurs, de curieux, de starlettes aux lolos bronzés et de « starlots » basanés aux pectoraux saillants.Au cours d'un bref moment de vie intérieure \u2014 soleil et temps doux aidant \u2014, le festivalier en a profité pour remercier le ciel d'avoir mis du si beau monde sur les plages longeant la Croisette hier.Malgré tout le cirque, le strass, les paillettes, le tapis rouge, les montées des marches, les 2000 caméras au mètre carré, les réceptions à n'en plus finir, bref, malgré toute la démesure d'un événement qui, dit-on, n'est surclassé que par les Jeux olympiques sur le plan médiatique, on continue quand même à célébrer le grand cinéma à Cannes.Ici, on persiste à proposer une Voir PARADOXE en A2 Autres textes en C4 Photo REUTERS George Gillett Le virage à droite étendu à tout le Québec?Tout indique que le virage à droite sur les feux rouges sera étendu à l'ensemble du Québecdès l'an prochain, à l'exception peut-être de Montréal.Après cinq mois d'une expérience pilote tentée dans 26 municipalités, le ministre des Transports Guy Chevrette constate avec satisfaction que l'hécatombe que « certains prophètes de malheur » prédisaient est loin d'être survenue.Le gouvernement fera le bilan de l'expérience en septembre et décidera sans doute alors de l'étendre.Voir nos informations en A3 Actuel cahier B Arts cahier C - horaire spectacles C6 - horaire télévision C2 - Louise Cousineau C2 Bandes dessinées C7 Bridge E7 Carrières et professions D8 Décès E6 Économie cahier D Feuilleton C7 Éditorial A18 Êtes-vous observateur D16 Forum A19 Horoscope E7 Loteries A2, A9 Monde A14-A16 Montréal Plus cahier E Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces - immobilier D16, D17 - marchandises D17 - emplois D18, D19 - automobile E5, E7 - affaires D2 Politique A7-A12 Vacances/voyage E4 M É T É O Voir page S16 Ciel variable Maximum 23, minimum 11 Stockwell Day continue d'essuyer la fronde de ses députés G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Aucun répit pour Stockwell Day, le chef de l'Alliance canadienne, qui a encore vu hier deux de ses députés-vedettes remettre en question son leadership.Chuck Strahl, celui qui avait démissionné de son poste de leader en Chambre il y a trois semaines, a estimé qu'il était temps pour le parti de se trouver un chef intérimaire, question de détourner l'attention du problème de leadership qui monopolise toute l'attention de l'opposition officielle.Val Meredith, qui a déjà passé 14 ans au sein du Reform et de l'Alliance, a aussi lancé une bombe en affirmant que ce qu'il restait à Chuck Strahl faire à Stockwell Day était on ne peut plus « évident ».Mme Meredith a refusé de prononcer le mot « démission » \u2014 pour éviter à l'instar de ses collègues Art Hanger et Gary Lunn d'être suspendue du caucus \u2014, mais elle a néanmoins été très claire sur ce qu'elle croyait être la meilleure solution pour régler la crise qui sévit à l'Alliance canadienne.« Je soulignais l'évidence, a-telle expliqué à propos de sa décla- Val Meredith ration, c'est-àdire que notre caucus était divisé, que nos membres étaient divisés, que nos partisans étaient divisés et que je ne pense pas que nous puissions accomplir quoi que ce soit en prolongeant cette situation onze autres mois.» Mme Meredith faisait allusion au congrès du parti qui doit avoir lieu en avril 2002.« J'ai Voir DAY en A2 Valide jusqu'au 23 mai 2001 Photos peuvent différer Appareil photo réflex 35 mm Objectif zoom 28-90 mm F4-5.6 10 modes d'exposition Flash intégré automatique Incluant : sac photo, 3 films, courroie et pile Appareil photo réflex 35 mm Objectif zoom EF 28-90 mm- F4-5.6 7 zones de mise au point Multiprogramme Bouton de profondeur de champ 49999$ Incluant : sac photo, 3 films, courroie et pile 56999$ Appareil photo réflex 35 mm Objectif zoom 28-105 mm F3.5-4.5 USM 10 modes d'exposition Flash intégré escamotable Incluant : sac photo, 3 films, courroie et pile Un pourmaman! EOS EOS Rebel 2000 Elan 7 101999$ 3LP0201A0509 Page A2/9mai 3LP0201A0509 ZALLCALL 67 01:50:34 05/09/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 9 MAI 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE À table maman À l'occasion de la fête des Mères, Ricardo Larrivée, notre chroniqueur gastronomique, nous propose un menu facile.pour les gars.« Un menu qui impressionnera votre mère, votre belle-mère ou la mère de vos enfants, assure-t- il.Mettez- y le paquet, les gars.Reproduisez le menu ci-joint sur un carton.Les longs titres, ça impressionne toujours.Si vous cuisinez un tant soit peu et que vous avez tout le nécessaire sous la main, la préparation de ce repas vous prendra aux alentours d'une heure.C'est pas si mal, non ! À lire demain dans le cahier Actuel.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-7-0 > À quatre chiffres : 0-9-7-8 SUITES DE LA UNE RÉFORME Suite de la page A1 BOOMERANG Suite de la page A1 donc plus qu'à dénicher 190 millions.Après qu'il eut cogné à la porte de toutes les banques pendant quatre mois, c'est finalement la Caisse de dépôt qui lui prête 140 millions.(Quant au solde de 50 millions, on ignore d'où il provient, la porte-parole de George Gillett, Patricia Peeples, refusant d'en souffler mot.) Le taux de ce prêt de 140 millions, d'une durée de sept ans, est gardé secret, comme c'est toujours le cas lorsque la Caisse conclut une entente avec un particulier.Allez voir votre banquier, dites-lui que vous avez déjà fait faillite et demandez- lui, pour le fun, à quel taux il vous prêtera de l'argent pour investir dans une industrie risquée à laquelle vous connaissez finalement assez peu de chose : vous avez une petite idée du taux auquel la Caisse prête de l'argent à George Gillett.« C'est un prêt très intéressant pour nous », confirme Michel Nadeau, directeur général adjoint de Caisse, en précisant qu'avec ce taux alléchant, ils n'auront aucun mal à convaincre d'autres institutions financières de se joindre au syndicat bancaire qu'ils piloteront.« Advenant un défaut de payer, nous, on ne veut pas être derrière le banc du Canadien, insiste Michel Nadeau.Nous sommes très bien protégés, très bien couverts.» Même le fait que la Caisse soit un actionnaire non négligeable de Molson, avec 2,5 millions d'actions de catégorie A (5,4 % de ces titres) et quelque 435 000 actions de catégorie B (3,6 %), n'a pas tempéré son ardeur capitaliste, assure Michel Nadeau.« Il n'y a aucun lien à faire : c'est Gestion Mondiale (la filiale qui gère le portefeuille) qui détient les actions, alors que c'est la filiale Capitale d'Amérique (celle qui investit dans les moyennes et grandes entreprises) qui octroie le prêt », dit-il.Ce taux d'intérêt élevé, Molson sera vraisemblablement obligée de le dévoiler lors de son assemblée d'actionnaires, le 27 juin, date à laquelle la brasserie compte avoir conclu la transaction avec George Gillett, qui nécessite encore l'approbation du bureau des gouverneurs de la Ligue nationale de hockey.En cautionnant le prêt de M.Gillett, Molson hérite en effet d'un « passif éventuel », ce qui constitue un « fait important » qui devra être expliqué aux actionnaires de Molson, dans les notes afférentes aux résultats financiers, estime Jean Martel, avocat du cabinet Lavery de Billy et ex-président de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Bref, c'est à ce moment que les actionnaires de Molson sauront ce qu'il en coûte de faire des affaires avec George Gillett.Pour suivre le fil de la vente du Canadien depuis les débuts, tapez: www.cyberpresse.ca/canadien bloquer l'entrée d'un syndicat.Les patrons eux désapprouvaient la proposition de Québec qui ouvrait la porte à la syndicalisation de ces employés contractuels.Ce gain patronal est compensé par une faveur aux syndicats.Québec retient l'idée d'une Commission des relations de travail qui remplacera le Bureau du commissaire général du travail et le Tribunal du travail.Le nouvel organisme pourra, de l'avis syndical, accélérer considérablement le processus d'accréditation, mais la version proposée par M.Rochon va moins loin que ce qui était envisagé dans le projet de loi 182.Ainsi, le ministre conserverait ses pouvoirs en matière de conciliation, au lieu de les déléguer au nouvel organisme.Calquée sur le modèle ontarien, la CRT québécoise aurait essentiellement à statuer sur les demandes d'accréditation.Il faut prévoir beaucoup de tergiversations toutefois autour des propositions touchant l'article 45 qui établit qu'une accréditation syndicale suit en cas de transfert de propriété.Dans le projet de loi 182, patrons et syndicats étaient insatisfaits.L'article 45 restait intact, mais on prévoyait à l'article 46 que les dispositions ne s'appliquaient pas si la convention collective avait tranché autrement le problème.La nouvelle mouture présentera « des assouplissements » susceptibles de le rendre plus acceptable aux employeurs, a insisté M.Rochon dans ses consultations, mais leur formulation restait encore bien imprécise.Il est clair que la disposition voulant qu'une convention puisse disposer du transfert ou non de l'accréditation ne sera pas retenue.En revanche, lors d'une cession d'entreprise ou d'activité, le syndicat devra une fois pour toutes décider s'il aura recours à l'article 45 pour prolonger l'accréditation syndicale.Actuellement il peut faire planer cette éventualité sans être soumis à un délai.PARADOXE Suite de la page A1 sélection où les auteurs sont mis en valeur.D'où le paradoxe cannois.Des badauds sont prêts à camper pendant des heures aux abords du Palais des Festivals pour espérer ne saisir qu'un regard ou un signe de la main d'une idole (on frôlera probablement l'émeute lorsque Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart ou Laetitia Casta graviront les marches du Palais), mais il n'est pas dit que Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira, La Répétition de Catherine Corsini ou Les Âmes fortes de Raoul Ruiz \u2014 les films où elles tiennent l'affiche \u2014 seront vus par ceux-là mêmes qui auront réclamé à ces vedettes une portion d'éternité.De même, pendant qu'on les célébrera en se gavant de caviar et de petits fours au cours des soirées mondaines dans les palaces encerclant la baie, des cinéastes présenteront des films \u2014 certains d'entre eux les ont tournés à leurs risques et périls \u2014 desquels émane toute la douleur du monde sur grand écran.On pense notamment au cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf qui, pour amener la réalité des femmes afghanes devant l'opinion internationale, a dû tourner son film Kandahar clandestinement au pays des talibans.Ou à Danis Tanovic, un jeune cinéaste bosniaque qui, dans No Man's Land, son premier long métrage de fiction, traite du conflit yougoslave.Ces considérations philosophiques ne trotteront toutefois pas longtemps dans la tête des trois individus qui composent la nouvelle équipe de direction.Le 54e Festival international du film de Cannes est désormais l'affaire de Gilles Jacob, ancien délégué général maintenant devenu président, mais aussi de la directrice Véronique Cayla, « en charge de tous les domaines, sélection mise à part » et du nouveau délégué général Thierry Frémaux, responsable de la sélection.Le plus nerveux aujourd'hui, c'est lui.C'est en effet Frémaux qui, depuis la sortie en France du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, le remarquable nouveau film de Jean- Pierre Jeunet (Delicatessen, Alien 4), doit expliquer partout les raisons de la non-sélection du film dans le contingent français.« Amélie possède pourtant tous les atouts d'une Palme d'or », a déclaré Mathieu Kassovitz, membre du jury et.vedette du film.Même le président de la République, rapportait hier Le Monde, s'est fait organiser une projection privée du film de Jeunet à l'Élysée, histoire de se mettre au diapason du million de spectateurs qui, en moins de deux semaines, se sont rués dans les salles pour voir et applaudir Amélie, ce petit bout de bonne femme tout entière occupée à faire le bonheur des autres.Un simple problème de date de sortie, a expliqué Frémaux.En guise d'ouverture, on ne pouvait ainsi mieux choisir, sur papier du moins, que ce Moulin Rouge de Baz Luhrmann, grande production spectaculaire réalisée par un cinéaste découvert sur la Croisette en 1992 avec Strictly Ballroom.Nicole Kidman et Ewan Mc Gregor sont les vedettes de ce film ambitieux qui devrait normalement lancer le festival sur une note swinguante.Moulin Rouge rassasiera-t-il le festivalier affamé qui, dans l'antre du plus-grand-festival-de-cinéma-dumonde, n'attend rien de moins qu'un chef-d'oeuvre à se mettre sous l'oeil ?C'est, bien entendu, beaucoup demander à un film.Mais si le festivalier ne peut rêver à un grand film un soir d'ouverture du festival de Cannes, où diable pourrait-il espérer en voir un ?DAY Suite de la page A1 toujours fait des choses dans le meilleur intérêt du parti, a lancé Val Meredith, et je crois qu'il est temps que le chef en fasse autant.» Chuck Strahl, un autre membre influent de la députation allianciste, n'a pas non plus directement appelé à la démission de son chef.Mais ses propos sont aussi sans équivoque.« Je pense qu'il va y avoir d'autres personnes qui vont utiliser le mot « démissionner , a-til dit.Ils vont bientôt être dégoûtés de notre incapacité de fonctionner.Je ne vois pas d'autres solutions et nous allons bientôt être acculés au pied du mur.» Le whip du parti, Dick Harris, a déclaré hier que le comité du protocole du caucus allait se pencher sur les propos des deux députés.Tard hier soir, un porte-parole a affirmé que la décision sur le sort qui sera réservé à Mme Meredith et M.Strahl sera annoncée aujourd'hui.Il semble que l'état-major du caucus hésite à punir ces deux piliers de l'Alliance canadienne, de peur que ce geste n'entraîne la désaffection d'autres députés au sein du caucus.Art Hanger, le premier député à être suspendu du caucus pour avoir demandé la démission de son chef, estime à deux douzaines (sur 66) le nombre de députés de l'Alliance qui veulent une course à la direction anticipée ou le départ de Stockwell Day.Un autre député allianciste, Bob Mills, a affirmé pour sa part qu'il fallait que les membres de la base prennent les choses en main au niveau des circonscriptions et décident du sort du chef.M.Mills estime que M.Day n'a pas encore tenu plusieurs des promesses inscrites dans le plan d'action qu'il a dévoilé lors de la rencontre du caucus de mercredi dernier.Le leader en Chambre de l'Alliance, John Reynolds, a qualifié de « nonsens » l'intervention de M.Mills, affirmant que la majorité des membres du parti étaient avec Stockwell Day et que les mécontents ne représentaient qu'une minorité.Il suffit que 25 % des circonscriptions du pays demandent, après un vote en assemblée générale, un congrès anticipé à la direction du parti pour que M.Day soit obligé de se soumettre à cet exercice.La fronde contre le chef de l'Alliance, à la veille d'une importante réunion du caucus aujourd'hui, a aussi pris une autre dimension hier lorsque l'association de comté de Art Hanger a mis sur pied un site Internet qui s'applique à dénigrer Stockwell Day.On y trouve des remarques mordantes contre le chef de l'opposition officielle.« M.Day s'est présenté aux Canadiens, peut-on y lire, comme un amateur de motomarine et de patins à roues alignées plutôt que comme un homme d'État digne et sensé.» Ou encore : « Stockwell est un homme bon, mais beaucoup sont d'avis qu'il n'a pas ce qu'il faut pour diriger l'Alliance canadienne.Val Meredith a rappelé hier que les réformistes et, plus tard, les alliancistes étaient venus à Ottawa pour faire de la politique « différemment ».Les suspensions de députés récalcitrants, a-t-elle estimé, ne sont pas une façon de respecter cet objectif.« Il s'agit d'un régime disciplinaire, a-t-elle dit, plus sévère que celui des libéraux que nous avons pourtant critiqués pendant des années.» Chrétien estime que la nouvelle ville d'Ottawa devrait être bilingue Statistique Canada Précision À la suite d'un article publié dans La Presse du 14 avril, Statistique Canada précise que dans le cas des dossiers des recensements menés après 1901, Statistique Canada ne diffuse aucun renseignement susceptible de permettre l'identification d'une personne, qu'elle soit décédée ou non.Seule la personne concernée, ou son représentant légal peut consulter son dossier si elle en fait la demande.Statistique Canada ne publie aucun rapport, sommaire ou autre permettant d'identifier une personne à partir des données du recensement.Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien s'est mêlé d'un délicat débat linguistique, hier, en disant que la nouvelle ville d'Ottawa devrait être bilingue.Le sujet divise les résidants, qui doivent décider si la politique de bilinguisme de l'ancienne Ottawa devrait être élargie à l'ensemble des communautés fusionnées, qui constituent maintenant la nouvelle ville.Selon le premier ministre, la plupart des résidants d'Ottawa veulent une ville bilingue.« C'est très important que la capitale nationale, vous savez, qu'Ottawa soit une ville bilingue, a-t-il déclaré hier.Je pense que c'est le souhait de la majorité des citoyens d'Ottawa.La semaine dernière, un comité de conseillers municipaux a voté en faveur du bilinguisme, et la question doit être soumise au vote de l'ensemble du conseil municipal d'Ottawa aujourd'hui.Mais plusieurs conseillers réclament que le vote soit reporté, jugeant que le public n'a pas eu suffisamment de temps pour étudier cette mesure controversée.Selon ces conseillers, plusieurs anglophones craignent qu'une politique de bilinguisme ne bloque l'embauche et la promotion des employés municipaux parlant anglais, et n'entraîne de la discrimination envers les résidants unilingues.La nouvelle politique vise à assurer aux francophones l'accès à des services dans leur langue dans l'ensemble de la nouvelle ville d'Ottawa.Elle obligerait également 37 cadres supérieurs à pouvoir lire et parler le français, et tout anglophone embauché pour ces postes aurait jusqu'en 2009 pour apprendre le français. 3LP0301A0509 A-3 MERCREDI actualités 3LP0301A0509 ZALLCALL 67 01:48:04 05/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 9 MAI 2001 A3 ACTUALITÉS Démission des urgentologues de l'hôpital du Sacré-Coeur et de la Cité de la santé ALEXANDRE S I R O I S L'été s'annonce particulièrement pénible aux urgences de l'hôpital du Sacré-Coeur et pourrait l'être tout autant aux urgences de la Cité de la santé à Laval.C'est qu'en plus de devoir fermer un nombre encore plus important de lits cette année à cause de la pénurie d'infirmières, l'hôpital du Sacré-Coeur perdra plus de la moitié de ses urgentologues au cours des prochaines semaines.Presque tous les urgentologues de la Cité de la santé promettent pour leur part de démissionner d'ici deux mois si la direction de l'établissement ne répond pas positivement à une série de demandes visant à créer « des conditions acceptables pour pratiquer la médecine ».À l'hôpital du Sacré-Coeur, 12 des 22 urgentologues de l'hôpital ont remis leur démission depuis décembre dernier.Ces départs, irrémédiables, entreront en vigueur progressivement à compter du début du mois de juin, jusqu'à la mijuillet.« C'est une situation très inquiétante, a déclaré hier le directeur des services professionnels et hospitaliers de l'établissement, Conrad Pelletier.Nous avons une urgence qui est très lourde et très exigeante.Ça brûle les gens qui y travaillent, ça ne fait aucun doute.» Recrutement zéro Car si certains ont choisi de quitter l'hôpital pour des raisons personnelles, d'autres ont carrément démissionné « pour s'orienter vers d'autres milieux où la pression et la quantité de travail sont moins lourdes qu'ici », a précisé le Dr Pelletier.« Dans ces mouvements-là, ça finit par faire boule de neige.Quand les premiers s'en vont parce que la charge de travail est trop lourde, et qu'on n'arrive pas à les remplacer ainsi qu'à recruter pour améliorer les choses, d'autres suivent », a-t-il ajouté.Les autorités de l'hôpital travaillent d'arrache-pied, depuis quelques mois, pour trouver des moyens d'améliorer les conditions de pratique des urgentologues.Elles n'ont toutefois pas réussi à faire changer d'avis les employés démissionnaires, ni à recruter de nouveaux médecins pour les urgences.Le Dr Pelletier affirme néanmoins que certains candidats contactés ont fait preuve d'ouverture et pourraient être intéressés à travailler aux urgences de l'établissement « si les conditions de travail s'améliorent » de façon concrète.Il espère donc être en mesure de recruter quatre ou cinq urgentologues au cours du prochain mois.« Probablement qu'avec ce nombre-là on devrait être capable de passer l'été de façon serrée, corsée et difficile », affirme le Dr Pelletier.Sur la corde raide à Laval À la Cité de la santé de Laval, 19 des 21 urgentologues ont récemment signé des lettres de démission.En revanche, le départ de 14 de ces médecins pourrait être évité.Ils quitteront le 1er juillet si la direction de l'établissement ne leur offre pas « des conditions minimales pour travailler dans un environnement propice à une médecine de qualité ».Cela dit, ces 14 urgentologues ne bluffent pas, a fait savoir leur porte- parole, Christian Hobden, qui se défend également de faire du chantage.« C'est une question de pouvoir donner des soins de qualité à nos patients, dans un environnement qui est sécuritaire et qui nous permet de pratiquer la médecine selon les règles de l'art », a-t-il dit.Ces urgentologues en colère réclament entre autres qu'on limite à 50 civières la capacité des urgences de l'hôpital.« Jusqu'à 50 civières on est capable de donner des soins de qualité avec l'équipe qu'on a, mais à 75, 80, ou 94 comme c'est arrivé le 14 mars, ça devient carrément dangereux pour les patients », soutient le Dr Hobden.On demande aux urgences de pallier toutes les lacunes du système, précise le médecin.« Quand on ne peut pas admettre un patient ou qu'on n'a plus de lits, on demande aux urgences d'agir comme un accordéon qu'on peut étirer sans fin pour les accommoder.On n'est simplement plus capable de travailler dans ces conditions.» Photothèque ROBERT SKINNER, La Presse © À l'hôpital du Sacré-Coeur, 12 des 22 urgentologues de l'hôpital ont remis leur démission depuis décembre dernier.Ces départs, irrémédiables, entreront en vigueur progressivement à compter du début du mois de juin, jusqu'à la mi-juillet.SUBVENTIONS AUX TRAVAUX MÉNAGERS VIRAGE À DROITE D'abord créer de l'emploi L'affaire est presque dans le sac ANDRÉ NOËL INTERROGÉ à la suite d'un article paru hier dans La Presse, le ministre de la Santé Rémy Trudel a pris la défense d'un programme gouvernemental qui permet aux familles bien nanties de recevoir des subventions pour faire leur vaisselle, leur lessive et leur époussetage.À son avis, son ministère vient en aide correctement aux entreprises de l'économie sociale, même si cela profite également à des contribuables ayant des revenus importants.« C'est un programme de création d'emplois pour l'économie sociale, a-t-il déclaré.Est-ce qu'on doit contrôler à la fois l'employé et l'endroit où il va travailler ?Est-ce qu'on doit choisir l'endroit de travail des gens ?» Le ministre a rappelé que 80 % des services fournis à domicile sont destinés aux personnes âgées ; 49 000 ménages en bénéficient et quelque 3800 personnes y trouvent un emploi.Les 103 entreprises d'économie sociale reçoivent 14 $ l'heure pour faire le ménage, mais demandent seulement 10 $ à leurs clients (moins à ceux qui sont dans le besoin).La différence \u2014 quatre dollars \u2014 est versée par le Trésor public, grâce au programme d'exonération financière pour les services d'aide domestique, administré par la Régie de l'assurancemaladie du Québec.Ainsi, des couples qui gagnent plus de 100 000 $ par année peuvent faire subventionner leur entretien ménager.Cette situation est considérée comme une aberration par la majorité des groupes qui composent la Coalition Solidarité- Santé, affirme Marie Pelchat, porteparole de la coalition.« Lorsque même les experts du ministère de la Santé dénoncent le fait que les services de soutien à domicile sont sous-financés, le gouvernement prétend que les ressources manquent, a rappelé Mme Pelchat.Si c'est le cas, elles devraient être dirigées vers les personnes qui en ont besoin.« Si le but est de créer des emplois et de combattre le travail au noir, pourquoi ce n'est pas le ministère du Revenu qui s'occupe du programme ?Pourquoi ce programme a-t-il été transféré au ministère de la Santé l'année dernière ?» Mme Pelchat craint que le fait de déléguer les services de soutien à domicile à des entreprises d'économie sociale ouvre la porte à la privatisation de services publics.« La clause de traitement national incluse dans l'Accord de la Zone de libre-échange des Amériques prévoit que des entreprises étrangères pourront vendre des services de santé, dès que ceux-ci ne sont pas à 100 % publics.On pourrait très bien voir des entreprises américaines débarquer dans ce secteur, comme elles l'ont fait dans d'autres provinces canadiennes.» De son côté, Jean Robitaille, porte- parole du Chantier de l'économie sociale, soutient que le programme permet aux entreprises d'économie sociale de se financer en effectuant l'entretien ménager chez des familles aisées.« Cette mesure constitue un des leviers nécessaires au développement de ces entreprises afin de leur permettre d'atteindre leur seuil de viabilité financière, déclare-t-il.Ce faisant, les entreprises d'économie sociale en aide domestique sont capables de bien servir leurs principaux clients, les personnes âgées.« L'analyse de l'ensemble des investissements publics dans ce secteur démontre qu'ils sont sans coût réel pour l'État.Pour l'année qui vient de se terminer, l'État a investi 44,2 millions dans ces entreprises collectives.Or les recettes fiscales perçues et les prestations sociales épargnées au Trésor public totalisent 44 millions.» \u2014avec la Presse Canadienne MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Tout indique que le virage à droite sur les feux rouges (VDFR) sera étendu à l'ensemble du Québec dès l'an prochain, à l'exception peut-être de Montréal.Après cinq mois d'une expérience pilote tentée dans 26 municipalités, le ministre des Transports, Guy Chevrette, constate avec satisfaction que l'hécatombe que certains « prophètes de malheur » prédisaient est loin d'être survenue.Le bilan depuis le 15 janvier : neuf accidents, dont un seul qui a fait un blessé, léger.Et ces accidents ne sont pas nécessairement dus au VDFR, note le ministre.De plus, l'accident qui a fait un blessé est survenu en Abitibi, où le VDFR était toléré depuis plusieurs années avant que l'expérience pilote ne vienne le légaliser.« Les policiers en général, dans les cinq régions où on l'utilise, nous disent que c'est un excellent résultat, insiste Guy Chevrette.Ça me donne raison, au moins après cinq mois, sur un point, c'est que les Québécois ne sont pas plus bêtes que les Ontariens ou les Américains.Le gouvernement fera le bilan de l'expérience en septembre et décidera alors de la suite des choses, mais on comprend qu'il faudrait un sérieux dérapage d'ici-là pour que le virage à droite ne soit pas étendu.D'autant plus que même la SAAQ, qui s'était toujours opposée au principe, est en train de changer d'avis.« Je vous l'avoue, on était très sceptiques, mais l'expérience actuelle est en train de démontrer que les Québécois sont aussi responsables que les autres habitants de l'Amérique du Nord, dit son PDG, Jean-Yves Gagnon.Si ça continue comme ça, je pense que ça ne pose pas plus de risques que plusieurs autres mesures.» « Jamais à Montréal ! » déclarait cependant l'automne dernier le maire de Montréal, Pierre Bourque, selon qui le gouvernement devra faire exception pour la métropole, comme les États-Unis le font pour New York.« Il y a trop de piétons dans nos rues, trop de poussettes, trop d'enfants, trop de personnes âgées », disait M.Bourque.« Peutêtre que Montréal sera une exception, je ne sais pas, je vais voir », a simplement dit le ministre hier.Un bilan routier plus lourd en 2000 MM.Chevrette et Gagnon présentaient hier le dernier bilan routier annuel, qui fait état d'une hausse de 0,4 % du nombre des décès (765 au lieu de 762), de 3,2 % du nombre des blessés graves (5524 au lieu de 5389) et de 7 % du nombre de blessés légers.C'est en Montérégie que le nombre de décès a le plus augmenté (plus 38).La moto a fait huit morts de plus.On note aussi une augmentation de 10 décès dans des accidents impliquant des véhicules lourds en 2000.Le ministre attribue l'alourdissement du bilan québécois à l'accroissement du nombre de véhicules (de 4,58 millions de véhicules en circulation à 4,66 millions) et à la météo, mais aussi à la croissance économique.« Quand tu passes de 14 % de chômeurs à 8 %, il y a 6% de la population qui se déplace soir et matin pour le travail et ça constitue des occasions additionnelles », dit-il.La vitesse et l'alcool continuent d'être responsables chacun de 25 % des décès.Mais les données de 1999 analysées par la SAAQ et le bureau du coroner montrent une amélioration sensible en ce qui a trait au nombre de conducteurs décédés qui étaient en état d'ivresse.Leur pourcentage serait passé de 35 % à 22,5 %.Le gouvernement entend néanmoins s'attaquer de plus près au cas des conducteurs dont le taux d'alcoolémie dépasse le double de la limite permise.D'ici 2005, le MTQ entend réduire de 15 % le nombre de décès et de blessés graves sur les routes.Parmi les moyens qu'il se donnera dès cette année, on note l'ajout de 52 contrôleurs routiers, une campagne radiophonique « choc » concernant la vitesse sur les chantiers, mais surtout l'implantation prochaine des cinémomètres.Le projet de loi sera bientôt déposé.Les endroits où ces appareils seront installés dans le cadre d'une expérience pilote seront rendus publics, a répété le ministre.On parle des chantiers de construction et de zones comme les ponts, que les policiers peuvent difficilement surveiller.Sur la base de l'expérience australienne, la SAAQ pense que les cinémomètres aideront à soulager le bilan routier de 100 décès par année, soit à peu près la cible que le MTQ s'est donné d'ici 2005.Selon M.Chevrette, un tel progrès se traduirait en outre par des économies de 121 millions, qui pourraient même atteindre 605 millions en incluant les coûts sociaux.Québec envisage également de durcir certaines pénalités.Le nombre de points d'inaptitude pourrait par exemple passer de deux à trois pour les conducteurs qui ne portent pas la ceinture de sécurité.Car on remarque une légère régression à ce titre (de 95,2 % à 94 %).Les chauffeurs qui ne se conforment pas à l'ordonnance d'accompagnement de leur probation pourraient aussi écoper.Guy Chevrette veut aussi serrer la vis aux jeunes conducteurs de moto.Il attend notamment des avis sur la possibilité d'empêcher un jeune de 18 ans d'acheter une moto trop puissante, ou d'exiger cinq ans d'expérience de conduite sur une motocyclette avant qu'un adepte puisse acquérir une plus grosse cylindrée. 3LP0401A0509 A4 9 mai 2001 3LP0401A0509 ZALLCALL 67 01:49:27 05/09/01 B Plus ou moins d'anglais pour les élèves francophones ?MARC THIBODEAU MÊME SI le ministère de l'Éducation fait grand cas du fait que l'enseignement de l'anglais comme langue seconde débutera dès la 3e année du primaire avec la réforme du curriculum, il est loin d'être clair que les jeunes francophones seront mieux formés qu'auparavant, puisque le temps total dévolu à cette matière risque en fait de diminuer.Le régime pédagogique lié à la réforme prévoit un temps indicatif d'enseignement d'une heure par semaine de la 3e à la 6e année pour cette matière, pour un total de 144 heures, alors que le précédent prévoyait deux heures par semaine de la 4e à la 6e année, pour un total de 216 heures, un écart de près de 72 heures, fait valoir la Société pour la promotion de l'enseignement de l'anglais langue seconde au Québec (SPEAQ).« Les parents pensent que l'enseignement de l'anglais est désormais une priorité parce que l'on veut débuter dès la 3e année, mais ils ne réalisent pas que la réforme entraîne une diminution du nombre d'heures », déplore le président de l'organisme, Daniel Bernier.La situation est d'autant plus préoccupante, juge-t-il, que certains conseils d'établissement entendent ramener le temps d'enseignement réel en deçà du temps indicatif suggéré par le ministère.Certains élèves recevront du coup aussi peu que 45 minutes d'anglais par semaine, voire même 30 minutes, lorsque la réforme sera introduite au 2e cycle en septembre prochain, avance M.Bernier.Dans une lettre transmise aux établissements du réseau en février dernier, le sousministre responsable de la réforme, Robert Bisaillon, avait souligné que les programmes étaient conçus en vertu de périodes d'enseignement hebdomadaires d'une heure.Dans une entrevue à La Presse, M.Bisaillon avait alors expliqué que certains établissements prenaient trop de liberté avec la grille horaire en restreignant le temps réservé à l'éducation physique, aux arts ou à l'anglais.M.Bernier juge que la missive n'a pas eu l'effet escompté, puisqu'elle ne disait pas clairement qu'il est « inacceptable » de réserver moins d'une heure à une matière prévue par le régime pédagogique.« Plusieurs écoles ont interprété sa lettre comme une confirmation qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent », indique-t-il.La tendance est d'autant plus problématique qu'un groupe de travail sur l'enseignement de la langue seconde recommandait récemment au ministère de s'assurer que l'anglais soit enseigné au moins 72 heures par année dans les écoles, note M.Bernier.Dans une lettre transmise le 30 avril au ministre, le président de la SPEAQ note qu'il est « urgent d'intervenir » pour corriger la situation et faire en sorte que les élèves des écoles francophones puissent acquérir une réelle maîtrise de l'anglais.Il presse M.Legault de rendre public le plan d'action promis dans ce domaine depuis des mois.La porte-parole du ministre, Renée-Claude Boivin, estime qu'il est faux de prétendre que le temps d'enseignement de l'anglais va diminuer.« Auparavant, on prévoyait deux heures de cours par semaine, mais c'était un temps indicatif et beaucoup d'écoles en donnaient moins d'une heure par semaine.Avec le nouveau régime pédagogique, c'est une heure de cours minimum pour l'anglais, les arts et l'éducation physique », assure-t-elle.Le ministère, note Mme Boivin, entend passer en revue les grilles horaires des établissements pour s'assurer que cette contrainte est respectée.« Si les conseils d'établissement ne s'y conforment pas, le ministre va intervenir », promet-elle.La porte-parole a précisé par ailleurs que le ministère n'avait pas encore décidé du moment où il dévoilera son plan d'action.Photo : RÉMI LEMÉE, La Presse© Le domaine Saint-Bernard, acheté par Mont-Tremblant à une communauté religieuse, doit être converti en parc public d'ici quelques années.La nouvelle route de Mont-Tremblant menace un domaine protégé BRUNO BISSON La construction d'une nouvelle route donnant accès à la station touristique de Mont- Tremblant menace un grand domaine boisé que la ministre des Affaires municipales et de la Métropole du Québec, Louise Harel, a promis de protéger lors de la fusion forcée des municipalités de Mont-Tremblant et de Saint-Jovite, à l'automne 1999.Depuis des semaines, des groupes de citoyens et des élus des conseils municipaux de la MRC Les Laurentides, qui se plaignent de n'obtenir que des informations fragmentaires, ont recommencé à dénoncer le secret qui entoure ces projets d'infrastructures.« Comme à l'époque de la fusion », a souligné un élu municipal en entrevue avec La Presse la semaine dernière.Sur fond de fusion municipale mal digérée et de méfiance des groupes de citoyens envers le promoteur Intrawest, qui exploite la station touristique, les maires de la MRC Les Laurentides se réuniront demain pour s'entendre sur une position commune quant au tracé de la nouvelle route d'accès.« Cette réunion sera cruciale », selon Hughette Larose-Curtis, porte-parole du groupe Mont-Tremblant Environnement, qui réunit une vingtaine d'associations et de clubs de loisirs écologiques de la région.« Le vote des maires, dit-elle, devrait permettre d'y voir un peu plus clair dans ce dossier où nous nous retrouvons un peu à la merci des ministères et des municipalités sur tous les plans.Nous n'avons eu aucun accès aux documents même si j'habite dans Mont- Tremblant et malgré le fait que je suis viceprésidente du Conseil régional de l'environnement des Laurentides (CRELA).On sait seulement ce que la rumeur colporte.» Et, depuis quelques semaines, la rumeur colporte énormément à Mont-Tremblant.Selon plusieurs sources, le MTQ favoriserait la construction d'un nouvel accès au mont Tremblant à partir de la route 117, à travers une portion du territoire de l'ancienne ville de Saint-Jovite, maintenant fusionnée à la paroisse voisine du même nom et à la municipalité de Mont-Tremblant.La route serait ouverte parallèlement à la montée Kavanagh, dans Saint-Jovite, quatre kilomètres à l'est de l'accès principal conduisant actuellement à la station Mont-Tremblant, soit la montée Ryan.Ce tracé traverserait toutefois le Domaine Saint-Bernard sur plus d'un kilomètre pour conduire les touristes juste au pied des pentes du « versant Soleil », dont le promoteur, Intrawest, a récemment entrepris l'aménagement.Or, ce domaine boisé de près de 1500 acres, acheté par Mont-Tremblant pour 4,8 millions de dollars à une communauté religieuse, doit être converti en parc public d'ici quelques années.Il est déjà accessible aux amateurs de ski de fond et de randonnée pédestre, mais aucune infrastructure lourde n'est supposée y être érigée.Au moment de la fusion, à l'automne 1999, l'inquiétude quant au sort réservé à ce domaine a incité la ministre des Affaires municipales et de la Métropole à prévoir des provisions particulières pour ce boisé dans le projet de loi qui a consacré la fusion des villes.Jusque là, malgré la fusion forcée et la crainte qu'Intrawest prenne de plus en plus de place dans les décisions concernant la municipalité, tout allait donc relativement bien, dit Mme Larose-Curtis.Mais les choses ont commencé à se gâter en mars, quand la MRC Les Laurentides a été informée par le Ministère que les modifications proposées par la MRC à son schéma d'aménagement étaient rejetées.Ces modifications prévoyaient notamment le gel du développement dans le domaine et la construction d'un nouvel accès routier qui passerait par la municipalité de Lac Supérieur, à l'est de Mont-Tremblant.La semaine dernière, au moins deux élus municipaux, qui n'ont pas voulu être identifiés, de même que des informations obtenues par le groupe de Mme Larose-Curtis, indiquaient même que le Ministère exigeait de la MRC qu'elle prévoie dans son schéma une provision de terrains pour y construire une éventuelle route à travers le domaine Saint- Bernard.« C'est faux, assure l'attachée de presse de Mme Harel, Annick Bélanger.Ce que nous avons demandé à la MRC, c'est de s'asseoir avec le ministère des Transports pour déterminer la solution qui sera la plus appropriée.Il y a d'autres rencontres prévues avec la MRC, et le MTQ doit lui présenter des solutions alternatives.» Dans le mesure où la ministre Harel est concernée, affirme sa porte-parole, « il n'est pas question de toucher au domaine ».Pour sa part, Mme Édith Rochette, porteparole du ministre des Transports Guy Chevrette a assuré hier à La Presse que « le MTQ travaille sur d'autres alternatives » et qu'un passage à travers le domaine protégé serait aujourd'hui exclu.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 13 MAI OU, SI SEARS EST FERMÉ, JUSQU'AU SAMEDI 12 MAI 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS PREND FIN CETTE FIN DE SEMAINE Rabais 5$ Batterie Die HardMD pour tracteur de jardin avec reprise N° 50892.Rég.Sears 34.99 avec reprise.Les 5 $ de dépôt à l'achat d'une batterie vous sont remboursés quand vous rapportez la vieille batterie pour le recyclage NOS PLUS BAS PRIX DE LA SAISON Pneus Michelin Weatherwise Soldé, Dimensions chacun P155/80R13 59,99 P195/75R14 89,99 175/70R13 79,99 185/70R14 89,99 195/70R14 93,99 P205/70R15 104,99 P185/65R14 98,99 P205/65R15 106,99 195/60R14 96,99 195/60R15 105,99 Autres formats aussi en solde GARANTIE DE 120 000km CONTRE L'USURE GARANTIE DE 110 000 km CONTRE L'USURE RABAIS 20% Pneus de tourisme SilverguardMD Ultra IV Soldés, à partir de 49,99 chacun.P155/80R13.Avec garantie contre les avaries routières et permutation gratuite des pneus tous les 10 000 km.Série n° 68000.Autres formats, soldés 49,99-98,99 chacun.RABAIS 30% Pneus MichelinMD WeatherwiseMC Soldés, à partir de 49,99 chacun.155R12.Avec service de changement de pneu sur place 24 heures sur 24, garantie contre les avaries routières et permutation gratuite des pneus tous les 10 000 km.Série nO 58000.Détails complets en magasin.MC Weatherwise est une marque de commerce de Sears AVANT JANVIER 2002 pour tous les services et produits automobiles de plus de 200 $ PAS DE PAIEMENT Détails en magasin ANJOU 353-7770 BROSSARD 465-1000 LASALLE 364-7310 LAVAL 682-1200 ST-BRUNO 441-6603 ST-LAURENT 335-7770 COMPOSEZ LE POSTE 228 Copyright 2001.Sears Canada Inc.2953363A 3LP0501A0509 a5 mercredi 3LP0501A0509 ZALLCALL 67 01:48:45 05/09/01 B Trois jours de prison pour une facture de 7,49 $ Martin Pratt ne trouvait tout simplement plus son portefeuille.PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Martin Pratt peut paraître déconcertant.L'air un peu absent, il parle lentement en anglais, très doucement, et sourit beaucoup.Résidant de la Colombie-Britannique, il est venu à Québec pour le Sommet des peuples le mois dernier.Il s'inquiète des effets de la mondialisation.Il a fait le trajet Vancouver-Montréal en train et s'est amené à Québec à bicyclette.Et après le Sommet, il voulait faire le tour de la Gaspésie et rentrer en Colombie-Britannique à vélo.Il n'a pas changé d'idée.« Je prévois être de retour chez moi vers la mi-octobre.» Il a 32 ans, n'est pas très grand et surtout pas gros du tout.« Il est tout doux, il est supercorrect », dit de lui Fernand Saint-Georges, un résidant de Québec qui l'héberge depuis le 16 avril.« Mais il souffre du syndrome de déficit d'attention et il est difficile à comprendre.Il marmonne plus qu'il parle.» « Un psychiatre m'a déjà dit que je souffrais de schizophrénie, nous explique M.Pratt.Mais ce n'est pas ça.En fouillant sur Internet, j'ai découvert que j'avais toutes les caractéristiques du syndrome de déficit d'attention.Je peux comprendre des choses théoriques, mais j'oublie des noms, des numéros.Toujours est-il que M.Pratt comparaît au palais de justice de Québec ce matin.Le 23 avril, au lendemain du Sommet des Amériques, il a mangé dans un restaurant et, au moment d'acquitter la facture de 7,49 $, il ne trouvait plus son portefeuille.L'objet était tombé de sa poche dans la cour arrière de la maison de M.Saint-Georges alors qu'il jouait avec Moka, la chienne doberman de ce dernier.Il a tenté de s'expliquer, mais on ne l'a pas cru.La police de Charlesbourg fut appelée au restaurant le Jardin du Bonheur.« Ils m'ont posé plusieurs questions.Je leur ai dit que j'effectuais un voyage à bicyclette, que j'étais venu participer au Sommet des peuples.Ils m'ont demandé des pièces d'identité, mais je n'avais pas mon portefeuille.Ils m'ont demandé où je séjournais, mais je ne me souvenais plus du nom et de l'adresse de la personne qui m'hébergeait.Alors je leur ai offert de les y conduire.» Ils l'ont plutôt conduit en prison, où il a passé trois jours.Il y serait peut-être encore s'il n'avait réussi à joindre des personnes avec qui il avait participé à une vigile pour la libération des personnes détenues à la suite du Sommet.Ce sont elles qui ont finalement acquitté sa caution de 100 $.M.Saint-Georges, qui se demandait où son invité était passé et qui avait trouvé son portefeuille entre-temps, est plutôt scandalisé.« Ils l'ont écoeuré à l'os.» Il l'a donc accompagné au Jardin du Bonheur, où la facture de 7,49 $ fut acquittée.En échange de quoi le restaurateur a abandonné sa plainte.Mais il était déjà trop tard.« Les accusations étaient déjà portées », nous a-t-on confirmé hier à la police de Charlesbourg.Alors, la cour ce matin.S'il y a une amende, il l'acquittera.Puis il accrochera ses sacoches, enfourchera son vélo et entreprendra son tour de la Gaspésie.L'air un peu absent.PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE, collaboration spéciale Martin Pratt joue avec Moka, la chienne de M.Saint-Georges.Les travaux de nuit débutent vendredi sur le pont Jacques-Cartier Un ex-juge porte un regard sévère sur le Sommet PASCALE BRETON LES TRAVAUX nocturnes tant annoncés pour la réfection du pont Jacques-Cartier débutent ce vendredi 11 mai.Le pont sera fermé à la circulation \u2014 sauf une voie réservée aux véhicules d'urgence \u2014 du dimanche au jeudi, entre 20 h 30 et 5 h 30.Le vendredi, les automobilistes ne pourront plus y rouler à partir de 22 h et ce, jusqu'à 7 h le lendemain matin, tandis que la fin de semaine, une voie sera ouverte dans les deux directions.Lors d'événements spéciaux, entre autres la présentation des feux d'artifice à la Ronde, le pont sera accessible aux piétons, comme à l'habitude.S'ils perturberont les habitudes des automobilistes la nuit, les travaux n'entraveront pas la circulation pendant la journée.Les cinq voies du pont seront ainsi accessibles pendant les heures de pointe.Le tablier du pont, soit une surface d'environ 60 000 mètres carrés, sera entièrement refait au coût de 120 millions.Des dalles de béton, pesant une vingtaine de tonnes chacune, vont constituer ce nouveau tablier.Les ouvriers s'affairent actuellement à terminer leur fabrication dans une usine construite spécifiquement à cette fin, à Longueuil.En plus du tablier qui sera refait, la courbe Craig \u2014 souvent appelée la « courbe de la mort » \u2014 sera tracée de façon moins prononcée.Une piste cyclable de 2,5 mètres sera également aménagée du côté ouest du pont alors que le trottoir est sera réservé aux piétons.Les travaux nocturnes se poursuivront jusqu'au mois d'octobre 2001 pour la portion sud du pont.En tout temps, il sera cependant possible d'accéder à l'île Sainte-Hélène via Montréal.Après une pause hivernale, les ouvriers poursuivront leurs travaux d'avril à octobre 2002, cette fois pour la portion nord du pont.Inauguré le 24 mai 1930, le pont Jacques-Cartier accueille chaque année près de 43 millions de voitures, soit environ 120 000 chaque jour.MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Malgré la fin de nonrecevoir opposée par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, le juge retraité Marc Brière continue de réclamer une enquête approfondie sur les mesures de sécurité au Sommet des Amériques.Dans une lettre à La Presse, l'exjuge du Tribunal du travail, qui faisait partie du comité de cinq observateurs indépendants nommés par le ministre, pose un regard très sévère sur l'événement et juge que c'était « à bien des égards, un Sommet de la honte ».« J'étais dans Québec défigurée, meurtrie, humiliée, transformée en ville fantôme et capitale d'un État policier, assaillie par une horde barbare et une foule immense de manifestants pacifiques, mais désordonnés, erratiques, excessifs, mais aussi touchants dans leurs élans poétiques et leur candeur politique », écrit-il.« Troublé » par la longue détention du jeune activiste montréalais Jaggi Singh, M.Brière se demande combien parmi les 450 manifestants appréhendés étaient pacifiques.« Je crois que nous devrions le savoir.Car il m'est apparu, en cours d'observation, que les policiers n'ont effectué que quelques rares arrestations parmi les fauteurs de trouble, les casseurs, les lanceurs de pierres et de cocktail Molotov, même si je suis loin d'avoir tout vu.» Quant à la fameuse clôture qui ceinturait le périmètre de sécurité, elle lui est apparue, note-t-il, « comme le symbole de la honteuse fracture de nos sociétés et du monde entre les scandaleusement riches et les horriblement pauvres, entre les agresseurs déchaînant stupidement leurs instincts de violence, bagarre et guerre, et les pacifiques, les non-violents, les victimes ».« Ne vit-on pas à Québec s'étaler sans vergogne la puissance de l'empire américain et la servilité de son valet canadien », enchaîne M.Brière, avant de décrire le Sommet comme une « mascarade démocratique, protégée par de pauvres policiers affublés de costumes horriblement sinistres, devant des adolescents dansant leurs danses tristement macabres ou ingénues dans des nuages de fumée ».2957030A 3LP0601A0509 a6 mercredi 3LP0601A0509 ZALLCALL 67 01:45:30 05/09/01 B Des données accablantes pour le Québec Pontages, mortalité cardiaque, médecins déserteurs : la Santé en prend pour son rhume ANDRÉ NOËL LES MALADES CARDIAQUES qui subissent un pontage augmentent de beaucoup leurs chances de survie s'ils sont soignés dans un hôpital qui effectue cette opération en grand nombre, affirme un rapport publié hier.Or, au Québec, seulement la moitié des patients sont traités dans des hôpitaux qui font plus de 500 pontages par année.À cet égard comme à bien d'autres, le Québec affiche la pire performance au Canada, selon le dernier bilan de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).En Ontario, 96 % des pontages sont pratiqués dans des hôpitaux qui en effectuent beaucoup, contre 53 % ici.Des chercheurs ont prouvé que les patients soignés dans des hôpitaux effectuant moins de 500 pontages par année courent 39 % plus de risques de mourir à l'hôpital.« Plus le volume d'opérations est élevé, plus grandes sont les chances de survie », a expliqué Kathleen Weil, membre de l'ICIS et présidente du conseil de la Régie de la santé de Montréal.« À Toronto, seulement trois hôpitaux effectuent des pontages.À Montréal, on en compte huit.Hors de Montréal, certains hôpitaux font très peu d'opérations.Les recherches sont très claires : l'expertise se développe avec le volume.» Les maladies du coeur sont la principale cause de décès au Canada.Les décès par maladie cardiaque ischémique sont de 143 par 100 000 habitants au Québec, contre une moyenne de 136 au pays.D'autres facteurs expliquent l'écart de mortalité, hormis les traitements.Notamment le fait que le tabagisme est plus élevé que la moyenne canadienne, et la pratique de l'activité physique moins courante.Le rapport de l'ICIS confirme que les dépenses en santé sont plus faibles au Québec que dans toutes les autres provinces, sauf l'Île-du-Prince-Édouard, soit 2814 $ par habitant en 2000 (moyenne canadienne : 3094 $).Mme Weil souligne toutefois que l'effort financier est comparable en proportion du Produit intérieur brut.Le Québec est la province qui perd le plus de médecins au profit des autres provinces, surtout de l'Ontario.Les médecins sont payés moins cher (138 000 $ par année, contre 200 000 $ en Ontario chez les omnipraticiens).Ils sont aussi plus nombreux (212 par 100 000 habitants, contre 186 au Canada).C'est aussi au Québec que les écarts dans l'espérance de vie sont les plus accentués : les plus riches vivent 10 ans de plus que les plus pauvres.Cet écart tombe à quatre ans dans d'autres provinces.De façon générale, l'espérance de vie est plus faible (77,9 ans au Québec contre 78,4 ans au Canada).Plusieurs informations manquent sur l'état de santé au Québec.Ainsi, on ignore combien de patients meurent après un pontage dans les hôpitaux québécois, alors que les statistiques existent pour les autres provinces.Au Canada, 12,5 % des patients hospitalisés après une première attaque cardiaque sont morts après 30 jours en 1998-1999 : la proportion a tendance à diminuer.Une des révélations du rapport inquiète le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock : un quart des Canadiens prennent soin d'un malade à la maison.M.Rock se demande si les compressions budgétaires n'ont pas amené les autorités publiques à se décharger de leurs responsabilités sur les familles.Encore là, c'est le gouvernement québécois qui consacre le moins de dépenses aux services de soutien à domicile.« On est très conscient qu'il faut investir plus dans ce secteur », a dit Mme Weil.Dans un communiqué émis lundi, la direction de la santé publique de Montréal-Centre affirme qu'il « est essentiel que les services à domicile soient reconnus comme partie intégrante des services de santé et des services sociaux et qu'ils soient financés adéquatement ».Une journée de repos pour le pape à l'île de Malte AFP et AP LA VALETTE, Malte \u2014 Le pape Jean-Paul II a poursuivi hier dans la très catholique île de Malte son pèlerinage sur les pas de saint Paul, s'accordant une journée de repos après d'intenses journées consacrées au dialogue interreligieux en Grèce et en Syrie.Le souverain pontife, qui aura 81 ans dans dix jours, est apparu souriant à son arrivée à La Valette, après avoir pu se reposer à bord de l'avion pendant le voyage depuis Damas.Mais les journées consacrées auparavant en Grèce au dialogue avec les responsables de l'Église orthodoxe, puis en Syrie à des moments historiques au coeur de l'Islam et sur les lieux évoquant les conflits au Proche-Orient, ont paru avoir éprouvé sa résistance physique.Voûté, marchant péniblement, le pape avait pris congé le matin du président syrien Bachar al-Assad en lançant un appel à tous les peuples concernés par le conflit au Proche- Orient, ainsi qu'à leurs responsables politiques « afin qu'ils reconnaissent que l'affrontement a échoué et qu'il échouera toujours ».Il les a invités encore une fois à retrouver le chemin du dialogue : « De nombreux obstacles sérieux demeurent.Cependant les premiers pas vers la paix, a-t-il affirmé, doivent exprimer la ferme conviction qu'une solution est possible dans le cadre du droit international et des résolutions des Nations unies.» À son arrivée à l'aéroport de Gudja, 20 km à l'est de La Valette, le président maltais Guido Di Marco l'a accueilli chaleureusement en lui rappelant la tradition d'hospitalité de Malte qui, selon les Actes des apôtres, a accueilli « avec une rare humanité » saint Paul, prisonnier des Romains et naufragé sur l'île vers l'an 60.Le tenant sous le bras, il l'a aidé à rejoindre son fauteuil d'où Jean-Paul II a béni les peuples maltais dans leur langue.En papamobile, le souverain pontife a été accompagné jusqu'au siège de la nonciature à Rabat, 13 km à l'est de La Valette.Il n'a quitté son appartement que pendant une heure pour être reçu au palais des Grands Maîtres par le président, qui lui a présenté sa famille, et pour rencontrer le premier ministre Eddie Fenech Adam, le chef de l'opposition Alfred Sant et les plus hauts magistrats de l'île.Aujourd'hui, le pape doit célébrer une messe consacrée à saint Paul, sur la place des greniers à Floriana, qui peut accueillir plus de 200 000 personnes.Un bras de l'apôtre, abrité dans un précieux reliquaire vénéré normalement dans l'église du naufrage de saint Paul à La Valette, sera exposé sur l'autel.Au cours de la cérémonie, le pape béatifiera le vénérable George Preca (1880-1962), fondateur de la Société de la doctrine chrétienne, le (1813-1865), fondateur de la congrégation du rosaire et la vénérable Maria Adeodata Pisani, abbesse du monastère bénédictin Saint-Pierre à Mdina.Dans un mois et demi, Jean Paul II reprendra son bâton de pèlerin pour une visite pastorale en Ukraine, considérée comme aussi délicate que son pèlerinage en Grèce.Il est attendu du 23 au 27 juin dans ce pays, où un conflit assez dur oppose la communauté orthodoxe fidèle à Moscou à la communauté catholique minoritaire.Le patriarche de toutes les Russies Alexis II s'oppose fermement à cette visite.Le pape effectuera ensuite en septembre une visite en Arménie dans le cadre des célébrations marquant le 1700e anniversaire de la religion chrétienne nationale, a annoncé hier l'Église apostolique arménienne.Cette visite aura lieu le 25 septembre à Etchmiadzine, siège de l'Église arménienne, ont précisé des responsables de la commission chargée de coordonner les célébrations.Le Vatican n'a pas confirmé cette information dans l'immédiat.PHOTO AFP Le pape, venu se reposer deux jours à l'île de Malte, là même où saint Paul avait trouvé refuge, a salué la foule depuis le balcon du Parlement de Malte.Le souverain pontife prend ainsi un répit après un séjour éreintant au Moyen-Orient.FAITES FORTUNE AVEC L'IMMOBILIER UNE FORTUNE ACCESSIBLE À TOUS, MÊME SANS AUCUN COMPTANT Les millionnaires ne sont pas 100 fois, ni même 10 fois plus brillants que vous; toutefois dans les faits, ils gagnent 10 fois, 50 fois et même 100 fois plus d'argent que vous.Travaillent-ils beaucoup plus que vous?D'AUCUNE FAÇON.Même si vous ne travaillez que 20 heures par semaine, il est physiquement impossible que ces personnes s'affairent 10 fois plus que vous (il n'y a que 168 heures dans une semaine, et personne ne peut en avoir plus).Saviez-vous que parmi les gens qui ont fait fortune, la plupart l'ont fait en investissant dans l'immobilier.Ce genre de placement vous offre la plus grande stabilité existante sur le marché et, règle générale, suit l'inflation.Il n'est pas soumis aux fluctuations émotives du marché comme les autres genres d'investissement disponibles.L'immobilier est le genre de placement qui a toujours le mieux traversé toutes les crises économiques.Il est possible d'acheter des immeubles avec aussi peu que 5% du prix d'achat et, dans certains cas, SANS AUCUN COMPTANT.Profitez de ce cycle, l'immobilier est le secteur de l'activité économique qui nous offre actuellement d'excellentes opportunités.QUI DEVRAIT ASSISTER À CE SÉMINAIRE : Les gens qui ont à coeur leur sécurité financière, qui veulent s'assurer une retraite dorée, qui en ont assez de vivre d'une paie à l'autre, qui veulent profiter de la vie immédiatement, s'assurer de pouvoir payer des études à leurs enfants, se payer de beaux voyages, avoir plus de temps libres, travailler moins, bref avoir une vie plus agréable et surtout en avoir le contrôle.CE QUE VOUS APPRENDREZ DURANT CES 6 HEURES : Comment: se construire un excellent crédit - identifier des immeubles jusqu'à 50% en bas de leur valeur - déterminer la valeur d'un immeuble 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Rotin ET EN Teck Frictions libérales sur fond de campagne à la mairie DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 La campagne électorale municipale à Montréal a ravivé de vieilles divisions au sein du caucus du Parti libéral du Québec.Mais le parti de Jean Charest aura à l'oeil la course aux mairies de Québec et de Montréal, en prévision des prochaines élections provinciales.Dès la semaine prochaine, le nouvel organisateur du PLQ, Pierre Bibeau, fera le point avec l'ancien ministre Marc-Yvan Côté sur les chances d'Andrée Boucher de l'emporter sur Jean-Paul L'Allier à la mairie de Québec.M.Côté a déjà indiqué qu'il donnerait un coup de main à l'organisation de la mairesse de Sainte-Foy.Et un retour d'ascenseur d'un maire serait un avantage certain pour le PLQ qui n'a fait élire que deux députés dans la région de Québec en 1998.À Montréal, les enjeux sont plus partagés.Les libéraux ont davantage fait le plein des circonscriptions « prenables » et, surtout, MM.Tremblay et Bourque ont chacun des appuis parmi les députés de Jean Charest.Depuis des années, les députés libéraux de Jeanne- Mance, Michel Bissonnet, et de Viger, Cosmo Macciocia, sont des adversaires politiques au niveau municipal, et la course Gérald Tremblay contre Pierre Bourque avivera ce clivage, indique-t-on en coulisses.On a eu un avant-goût de ces frictions quand M.Bissonnet s'est pointé avec Gérald Tremblay au 20e anniversaire de vie politique de son collègue Macciocia, il y a une semaine.Ce que le duo ignorait, c'est que le député de Viger avait invité Pierre Bourque et que ce dernier allait être, lui, à la table d'honneur du banquet.Derrière Cosmo Macciocia, on retrouve l'organisateur Joe Morselli, très proche d'Alfonso Gagliano, le ministre fédéral.Bien des libéraux fédéraux sont derrière Pierre Bourque, attirés par le chef de cabinet du maire, Serge Gosselin, un ancien du cabinet de Stéphane Dion, et par l'ex-directeur général du PLC au Québec, Benoît Corbeil, recruté par le camp Bourque.L'ancien directeur du Jardin botanique, qui fut pendant des années le président d'association de Jacques Parizeau, obtient aussi l'appui de la plupart des péquistes.Du côté de Michel Bissonnet, on retrouve Donato Tamassi et Frank Zampino, supporters de Gérald Tremblay.La femme du député libéral de Jeanne- Mance a même été conseillère municipale dans l'équipe de M.Zampino, le maire de Saint-Léonard.M.Bissonnet soulignait hier qu'il décidera à la fin de la session parlementaire, en juin, quel rôle il jouera dans la campagne de Gérald Tremblay.Son collègue de Viau, Bill Cusano, appuiera lui aussi l'ancien ministre de l'Industrie et du Commerce.Inversement, le député de La Fontaine, Jean-Claude Gobé, dit clairement pencher du côté de Pierre Bourque.« Je ne ferai pas campagne contre M.Bourque, il a fait un excellent travail.» Trois-Rivières en Estrie Parcs Québec s'égare sur sa carte à puce Presse Canadienne La nouvelle carte à puce de Parcs Québec donnant accès au réseau des parcs de la province comporte une grossière erreur de géographie, a constaté Le Soleil.Sur ce laissez-passer, on y a imprimé une carte géographique stylisée du sud du Québec.Quand on s'y attarde un peu, on remarque qu'on a placé par erreur la ville de Trois-Rivières sur la rive sud du Saint-Laurent, plusieurs dizaines de kilomètres au sud de l'autoroute 20, tout près de Richmond.À Parcs Québec, on a littéralement égaré Trois-Rivières, fondée en 1634 par Laviolette, jadis plaque tournante du commerce de la fourrure située entre Montréal et Québec, sur la rive nord du fleuve.Dix mille exemplaires de ces cartes à puce sont présentement en circulation, à 30 $ l'unité.Elles donnent accès à tout le réseau des 19 parcs du Québec.La majorité d'entre elles ont été vendues.La Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) et Parcs Québec ont noté la gênante gaffe quelques jours après le lancement de la carte, le 1er avril.Elle n'a pu être retirée de la circulation à temps, dit-on à Parcs Québec.« Quand j'ai vu Trois-Rivières au sud de Drummondville, j'ai dit que ça n'avait pas de bon sens.On est en réimpression actuellement avec le nouveau logo de Parcs Québec et une carte géographique corrigée.Cette fois-ci, Trois-Rivières sera à la bonne place », promet Jean- Pierre Guay, conseiller en communication de Parcs Québec.Les nouvelles cartes, revues et corrigées, seront mises en circulation d'ici environ cinq semaines.Mais qui a donc déménagé Trois-Rivières si effrontément ?« C'est un fichier numérisé qui a été conçu à partir d'une carte fournie par le ministère de l'Environnement.Nous, on a dû l'approuver.Quelqu'un chez nous est passé à côté sans le voir.Il y a eu un glissement », a dit M.Guay.Le directeur du réseau des parcs, à la SÉPAQ, Raymond Desjardins, affirme pour sa part que « c'est une erreur lors de la réduction du format de la carte.Il y a des éléments de lettrage qui se sont déplacés lors de l'impression », dit-il.La nouvelle carte fait partie du nouveau système de tarification créé par Québec.Les amants de la nature peuvent payer leur visite à l'unité (3,50 $), se procurer une carte donnant accès à un seul parc au coût de 16,50 $ ou bien acheter une carte RÉSEAU permettant des visites à volonté dans tous les parcs.La puce permet à l'usager d'accumuler à chaque visite dix points nature lui donnant droit à des primes de toutes sortes.L' é m o t i o n en b o î t e Tirées de la collection OrbiteMC exclusive à Birks, en or 18 carats et serties d'un diamant : broche, 1 500 $ ; boucles d'oreille, 1 900 $.BI RKS D I A M A N T S .depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com 2957407A PROMOTION PARAPLUIE GRATUIT l achat d un oreillerTEMPUR Se termine le 13 mai 2001 La Presse 9 mai 2001 Page A8 manquante 3LP0901A0509 A9 mercredi 3LP0901A0509 ZALLCALL 67 01:49:12 05/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 9 MA I 2 0 0 1 Q U É B E C A 9 Les dépenses des députés sont confidentielles Les Expos ne rapportent pas plus qu'un salon d'une semaine à la RIO PIERRE APRIL Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les députés et le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, refusent catégoriquement que leurs comptes de dépenses de fonction soient rendus publics.Mardi, le député libéral de Chomedey, Thomas Mulcair, invoquant les principes démocratiques, s'est levé pour critiquer un article paru, samedi, dans un journal de la Vieille Capitale divulguant certaines informations personnelles sur ses déplacements entre sa circonscription et la capitale et ceux de certains autres de ses collègues des deux côtés de la Chambre.« Plutôt que d'informer la population, a-t-il déclaré, ils (les journalistes) renforcent les préjugés.Et je ne crois pas qu'il y ait des gagnants à ce jeu-là dans une démocratie.Il est primordial que tous les élus du peuple, même ceux qui parlent plus fort, oserais-je dire, dérangent le plus, puissent exercer leur fonction en toute quiétude, sans menace de qui que ce soit ni de contraintes.Après avoir affirmé, comme le faisait le journaliste dans son article, que rien dans le compte de dépenses rendu public ne dérogeait vraiment au règlement, M.Mulcair a ajouté qu'en plus de l'enquête policière déclenchée par la fuite de renseignements à la demande du président de l'Assemblée nationale, les parlementaires pourraient envisager de poursuivre les journalistes indiscrets.« Il se peut fort bien, a soutenu M.Mulcair, qu'au terme de cette enquête, d'autres procédures parlementaires, concernant une atteinte aux droits et aux privilèges, soient nécessaires.Aussi, nous garderons toutes nos options ouvertes.» Le député a ensuite requis du président de l'Assemblée de prendre toutes les mesures nécessaires pour que de telles fuites de renseignements sur les comptes de dépenses publiques ne se reproduisent pas.M.Charbonneau s'est porté à la défense des députés en réaffirmant le caractère confidentiel de leurs dépenses personnelles en invoquant lui aussi la démocratie.« Je crois, a-t-il dit, qu'on devrait cesser, dans notre société, de faire un pseudoscandale avec, finalement, les dépenses et les allocations de frais des députés.Ça finit par dévaluer la démocratie représentative à un point où le cynisme et le mépris continuent de s'imposer dans la société par rapport à la classe politique et c'est à l'encontre même du bienfait de notre société démocratique.» MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Quatre-vingt-un matchs locaux des Expos de Montréal ne rapportent à la Régie des installations olympiques qu'un total de 500 000 $ par an.Pas étonnant que le ministre responsable, André Boisclair, ne soit pas prêt à leur dérouler le tapis.vert.« Si jamais les Expos devaient partir, nous avons un plan d'affaires qui est prêt et nous serions tout à fait disposés à être plus actifs sur le marché des expositions et foires (internationales), contribuant ainsi beaucoup à la relance économique de l'est de Montréal », a précisé hier M.Boisclair.Le ministre a beau répéter qu'il ne souhaite pas le départ des Expos et que les retombées du club de baseball à Montréal, en termes de visibilité pour la ville notamment, sont plus importantes que les profits qu'en tire la seule RIO, il n'en monte pas moins le ton au moment où la régie et les Expos en sont à renégocier leur bail.L'entente actuelle est dans son année d'option et vient à échéance en novembre.Or, les Expos exigent que la RIO installe un nouveau tapis de 3,5 millions sur l'aire de jeu.Le tapis actuel est décrié par les joueurs parce qu'usé à la corde et trop dur pour leurs précieux genoux.« Les gens de la RIO ne seront pas les dindons de la farce, avertit André Boisclair.Je n'irai pas payer 3,5 millions pour un tapis si je n'ai pas un engagement à long terme des Expos.» Et un engagement à long terme, ajoute-t-il, c'est « plus qu'un an ».L'Américain Jeffrey Loria a mis sur la glace le projet d'un nouveau stade de baseball au centre-ville.La RIO et les Expos avaient conclu en décembre 1999 une entente qui prévoyait que la régie deviendrait propriétaire de ce stade.« Depuis cette entente de principe, aucune discussion concrète n'est intervenue sur cette question », a indiqué hier en commission parlementaire M.Boisclair.On sait aussi que des rumeurs de déménagement ou même de dissolution du club circulent dans le baseball majeur.Mais la perspective n'inquiète guère la RIO, qui rêve depuis longtemps de talonner Toronto sur le marché des grandes foires et expositions internationales.Un complexe hôtelier et d'autres éléments d'un centre récréotouristique comme un aquarium seraient également dans la mire de la régie.« Il est vrai que 81 parties des Expos, ça me donne le même niveau de revenu qu'une semaine de salon », note M.Boisclair.221 millions pour le toit La RIO a d'autre part réussi à conclure une entente avec un promoteur, Busac, propriétaire de la Place Dupuis, pour convertir la tour du stade en espace à bureaux.L'ouvrage est inoccupé depuis sa construction, à l'exception de quelques étages.Québec contribuera pour 20 millions à ce projet de 45 millions qui vise la clientèle des entreprises de la nouvelle économie de l'extérieur du Québec.Il y aura « au moins 1000 nouveaux emplois » à la clef, selon André Boisclair.Les nouvelles sont moins bonnes dans le dossier de la toile, qui n'est toujours pas réglé après 17 mois de médiation entre la régie et le constructeur américain Birdair.L'aire centrale d'exposition étant entre-temps condamnée pour des raisons de sécurité, la RIO perd des revenus de 1,6 million par an.« L'hémorragie des dépenses du Stade olympique continue », déplore le critique libéral Jean- Claude Gobé.En incluant toutes les dépenses effectuées à partir du parachèvement de la tour, la note s'élève maintenant à 221 millions, dont 36 millions pour la toile déchirée de Birdair ; « 221 millions et on n'a toujours pas de toit », d'ajouter le député.« Je commence à m'impatienter », a pour sa part dit le ministre à propos de la médiation en cours depuis 17 mois.« Mais il est clair que le jour où une entente intervient ou pas, rapidement, nous pourrons procéder à finir les travaux de la toile », dit-il.2956547A Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-05-08 Tirage du 2001-05-08 Tirage du 2001-05-08 NUMÉRO: 403822 2956188A 3LP1001A0509 3LP1001A0509 ZALLCALL 67 01:48:37 05/09/01 B Vers une loi fédérale réglementant l'eau potable Les libéraux s'allient aux conservateurs pour proposer des normes nationales HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Les libéraux du gouvernement Chrétien ont finalement donné leur accord à l'idée de normes nationales en matière d'eau potable à la condition que celles-ci respectent le partage des compétences.La tension monte à la suite de trois décès soupçonnés d'être liés à la présence d'un parasite dans le réservoir municipal à North Battleford, en Saskatchewan.Une enquête publique aura lieu pour faire la lumière sur les sources de la contamination.Les conservateurs ont maintenant l'aval des libéraux à leur motion.Ces derniers ont proposé une modification pour dire que l'élaboration de normes nationales enchâssées dans une loi fédérale devrait « tenir compte des champs de compétence ».En début de journée, le premier ministre Jean Chrétien s'était montré hostile à l'idée d'une loi fédérale pour réglementer l'eau potable.« On peut toujours en faire une, mais c'est une question de compétence, avait-il alors déclaré aux journalistes.Il faut respecter la Constitution alors si les provinces veulent avoir des critères, on est prêt à travailler avec eux (elles).On a des lignes directrices à ce moment-ci mais lorsque cela est de compétence provinciale, il faut respecter les compétences.Aux Communes, il a précisé que la marge de manoeuvre d'Ottawa était limitée.« Nous pouvons avoir des normes nationales mais nous ne pouvons pas les imposer unilatéralement, a déclaré M.Chrétien.Il faut en discuter avec les provinces mais, de façon générale, cela relève premièrement des municipalités et puis des provinces.« Nous avons établi des normes provinciales.Nous invitons les provinces à les suivre.Si elles le désirent, nous en ferons une loi fédérale.Le ministre de la Santé, Allan Rock, a fait écho aux propos de M.Chrétien.Il s'est engagé à renouer le dialogue avec les provinces pour s'assurer que l'eau potable « soit la plus saine possible ».Le chef conservateur, Joe Clark, quant à lui, était ravi que les libéraux se rangent de son côté.« On ne veut pas fermer la porte à un programme de coopération avec les provinces.Les provinces peuvent agir dans leur sphère de compétence et le fédéral dans la sienne ».Faute de pouvoir convaincre la Chambre d'accepter un droit de retrait de ces normes nationales, le Bloc québécois a voté contre la motion conservatrice.La motion a tout de même été adoptée grâce au concours des libéraux, des conservateurs, des néo-démocrates et des alliancistes.Photo PC L'ex-premier ministre John Turner posant près d'un tableau l'immortalisant, lors d'une cérémonie en son honneur, à Ottawa.John Turner honoré G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 L'ancien premier ministre John Turner a été honoré, hier, lors du dévoilement de son portrait officiel qui sera désormais suspendu aux côtés de ceux de ses illustres prédécesseurs dans les couloirs du Parlement fédéral.Le premier ministre Jean Chrétien a rendu hommage à son ancien compagnon d'armes en rappelant qu'il avait toujours été un modèle pour lui lorsqu'il a été élu pour la première fois en 1963, neuf mois après M.Turner.Celui-ci a passé près de 25 ans aux Communes et a été élu dans trois provinces différentes (Québec, Ontario et Colombie- Britannique).Il a été premier ministre du 30 juin au 17 septembre 1984, après la démission de Pierre Elliott Trudeau.Hier, l'ancien premier ministre a surpris un peu tout le monde en déplorant le rôle amoindri des députés contemporains au Parlement.« Il faut retourner à la définition du Parlement, a-t-il dit.Ce n'est pas difficile pour un anglophone de Montréal : parler, débattre, échanger des points de vue, représenter le peuple de façon libre et sans restriction dans le forum de notre nation.» M.Turner a aussi rappelé qu'au début de la Confédération les premiers ministres étaient élus par les députés qui avaient pour tâche de représenter les vues de leurs électeurs.Le reproche était à peine voilé sur la façon dont les élus libéraux sont tenus dans certaines circonstances aujourd'hui de voter aux Communes selon le point de vue gouvernemental et non selon leur conscience. 3LP1102A0509 3LP1102A0509 ZALLCALL 67 01:52:23 05/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 9 MA I 2 0 0 1 C ANA D A A 1 1 Chrétien satisfait de la représentation francophone dans la fonction publique JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Même si son propre chef de cabinet ne parle pas français et que seulement sept sous-ministres fédéraux sont francophones, le premier ministre Jean Chrétien estime qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter de la situation de la deuxième langue officielle au pays dans les hautes sphères du pouvoir à Ottawa.À son avis, il faut avoir une vue d'ensemble de la problématique.Il reconnaît qu'il y a seulement sept sous-ministres francophones, mais soutient qu'il ne faut pas oublier les sous-ministres adjoints qui, parfois, ont plus de « de responsabilités que les sous-ministres en titre ».Dans les rangs des sous-ministres adjoints, a-t-il noté, on retrouve 42 % de francophones.« Je pense que les francophones sont très, très bien représentés dans la fonction publique », a-t-il expliqué à la Chambre des communes.Selon lui, il ne faut pas se laisser leurrer par les chiffres.La proportion de sous-ministres francophones varie, mais elle n'est pas nécessairement représentative.« Ce n'est pas une mesure arithmétique.Des fois, ça va plus haut, d'autres fois, ça peut aller plus bas », avait-il dit plus tôt à sa sortie du Conseil des ministres.M.Chrétien ne se formalise pas davantage du fait que son nouveau chef de cabinet, Percy Downe, ne parle pas français.Celui-ci a remplacé Jean Pelletier, l'ancien maire de Québec, qui a réduit ses activités.« Dans mon bureau, on en a plein de francophones.(M.Downe) est un homme d'expérience.Il comprend le français, il ne le parle pas.(.) Il est assisté par des gens qui sont parfaitement bilingues », a-t-il affirmé.M.Chrétien réagissait à la publication d'un texte paru mardi dans Le Devoir et qui rappelait le contenu d'une étude qu'avait effectué Stéphane Dion en 1991, avant qu'il ne devienne ministre fédéral des Affaires intergouvernementales.Il avait conclu que la situation des francophones chez les hauts fonctionnaires s'était beaucoup améliorée.Toutefois, des chiffres plus récents démontrent que les choses se sont dégradées ces dernières années.L'étude est d'autant plus significative que, récemment, on annonçait que M.Dion ajoutait une nouvelle responsabilité à ses tâches : celle de l'application des langues officielles au Canada.Pour le Bloc québécois, l'évolution négative des dernières années démontre que les libéraux se sont tourné les pouces dans le dossier de la francophonie.De plus, le chef Gilles Duceppe estime que l'attitude de M.Chrétien est typique à l'égard de son chef de cabinet.« C'est le francophone qui s'adapte à l'anglophone.Et c'est ce qui se passe avec M.Chrétien et M.Downe.» Aux Communes, M.Chrétien a répliqué aux attaques du Bloc en soutenant que le gouvernement souverainiste à Québec n'avait pas de leçons à donner à personne.La proportion de sous-ministres anglophones à Québec est là pour en témoigner, a-t-il dit.Selon M.Duceppe, le gouvernement québécois a un mérite important comparativement à Ottawa.« Québec reconnaît le problème (avec sa fonction publique), c'est la grande différence avec ici », a soutenu M.Duceppe.En outre, le chef bloquiste prétend que des programmes ont été mis sur pied pour remédier au problème, ce qui ne serait pas le cas à Ottawa.PHOTO AP La gouverneure générale au Chili Le gouverneur général du Canada, Adrienne Clarkson, et le président chilien Ricardo Lagos, passent en revue la garde d'honneur militaire, à l'occasion d'une rencontre, hier, au palais présidentiel de La Moneda, à Santiago.Mme Clarkson fait une tournée en Amérique du Sud.Le Bloc fête ses 10 ans Lucien Bouchard y sera-t-il?VINCENT MARISSAL OTTAWA \u2014 Le Bloc québécois, ce parti qui devait mesurer son succès à la brièveté de son séjour à Ottawa, fêtera le mois prochain son dixième anniversaire là même où Lucien Bouchard l'a lancé dans l'espoir de le voir mourir jeune.« Nous sommes à Ottawa en mission temporaire, disait M.Bouchard le 15 juin 1991, peu après avoir fondé le Bloc québécois devant près de 1000 supporters à Tracy.Notre succès se mesurera à la brièveté de notre mandat.» Le Bloc québécois, insistait son père fondateur et ex-premier ministre du Québec, « est un parti qui a bien l'intention de mourir jeune ».Une décennie plus tard, la mort annoncée du Bloc québécois se fait toujours attendre et les autorités du parti ont décidé de marquer son dixième anniversaire, une idée qui déplaît à certains bloquistes.Des militants de la première heure craignent en effet que l'événement ne rappelle d'abord que, malgré les propos du fondateur, le Bloc est toujours à Ottawa, que le nombre de ses députés n'a cessé de diminuer depuis l'élection de 1993 et que la majorité de ces députés ont maintenant suffisamment d'ancienneté aux Communes pour réclamer une pension de député fédéral (soit six ans minimum).On craint aussi que les libéraux de Jean Chrétien ne profitent de l'événement pour rappeler l'effondrement du vote bloquiste au profit, justement, des libéraux.Lucien Bouchard sera invité, laisse-t-on entendre, mais il était trop tôt hier pour dire s'il voudra souligner les 10 ans de son bébé issu de l'échec de l'accord du Lac Meech.La fête se déroulera à Sorel, voisine de Tracy, le 9 juin, en marge du conseil national du parti.Une fête simple, sans fla-fla, insiste-t-on au Bloc.« Ce sera l'occasion de souligner le travail des membres et d'entendre les chefs qui ont dirigé le Bloc québécois », a indiqué à La Presse le député Pierre Paquette, responsable du comité de stratégie référendaire au Bloc.Le Bloc québécois est né le 25 juillet 1990, un peu plus d'un mois après la mort de l'accord du lac Meech, mais le parti avait été officiellement lancé par Lucien Bouchard en juin 1991.Après avoir remporté le statut d'opposition officielle aux élections de 1993 avec 53 députés, le Bloc en a fait élire 44 en 1997, puis 38 en novembre dernier, soit deux de plus que les libéraux de Jean Chrétien.Ottawa se défend de vouloir donner mauvaise image à l'amiante JULES RICHER Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien soutient qu'il ne veut pas donner mauvaise image à l'amiante, même s'il prévoit éliminer ce produit des immeubles parlementaires à Ottawa.« On ne parle pas de l'amiante d'aujourd'hui, qui est sécuritaire.On parle de l'amiante qui a été posé il y a plusieurs années », a souligné hier le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano.« Quand on rénove des édifices patrimoniaux comme ceux du Parlement, il faut faire attention », a-til ajouté.Le maire de Thetford Mines, Laurent Lessard, n'a pas apprécié entendre dire qu'Ottawa voulait, dans le cadre d'importants travaux de rénovation de 1,5 milliard, retirer l'amiante des murs du Parlement.« Nous dépensons beaucoup de sous pour faire la promotion de l'amiante à travers le monde mais, à la première occasion qu'on a pour s'en débarrasser, on le fait.C'est dommage.Le gouvernement met au pilori une matière qui a tant servi pour la construction », a affirmé M.Lessard, qui est aussi consultant pour le Mouvement Pro Amiante Chrysotile, en entrevue au quotidien La Tribune.Selon M.Gagliano, on doit comprendre que l'amiante qui se trouve au Parlement a été appliqué il y a fort longtemps.En effet, l'intérieur du bâtiment est pratiquement demeuré inchangé depuis l'inauguration en 1922.Le ministre note que la décision au sujet de l'amiante n'est pas définitive.« Quand on fera des travaux, on verra qu'elle est la situation », a-til expliqué.Le regroupement des compagnies productrices d'amiante estime que, parfois, il est inévitable d'enlever l'amiante, surtout lorsque les bâtiments sont vieux.« Il y a des fois qu'on n'y échappe pas.Quand il y a des rénovations majeures, on n'a pas le choix de l'enlever », fait valoir le directeur de l'Institut de l'Amiante, Denis Hamel.Selon lui, il ne faut pas retirer ce produit seulement parce qu'il est présent.« On privilégie une gestion du matériau en place.Souvent, il y a plus d'effets négatifs à enlever le produit qu'à le laisser en place », dit-il.Mais, dans le cas du Parlement, M.Hamel reconnaît qu'il se pourrait que le gouvernement n'ait pas le choix. 3LP1201A0509 A12 mercredi 3LP1201A0509 ZALLCALL 67 01:47:39 05/09/01 B A 1 2 O T T AWA L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 9 MA I 2 0 0 1 Martin devrait accélérer le remboursement de la dette G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances, Paul Martin, n'a pas l'intention d'annoncer de nouvelles dépenses, de nouveaux programmes ou encore de nouvelles réductions d'impôt lorsqu'il procédera, jeudi le 17 mai prochain, à « une mise à jour des perspectives économiques ».La seule véritable nouveauté au menu de cet exercice sera vraisemblablement l'annonce d'une hausse du montant prévu de remboursement de la dette.Avec un surplus budgétaire relativement élevé pour les onze premiers mois de l'année 2000-2001, soit 20,4 milliards de dollars, le ministre Paul Martin devrait annoncer qu'il affectera quelque 15 milliards au remboursement de la dette nationale de 554 milliards, soit 5 milliards de plus que les 10 milliards prévus à l'origine.« Nous allons essentiellement nous occuper des deux prochaines années, a déclaré hier Paul Martin.Nous allons faire état des projections qui, selon les économistes, démontrent que les programmes gouvernementaux sont totalement à l'abri, que nos projections en termes de réserves vont protéger les finances de la nation.Mais, ce qui est plus important, nous allons parler de l'état de l'économie et des mesures de relance que le gouvernement a déjà mises en place et de leurs effets sur les Canadiens.» On s'attend à ce que le ministre des Finances laisse intact son plan fiscal de l'année dernière, les prévisions de l'époque ayant laissé suffisamment de marge de manoeuvre pour faire face aux contretemps économiques actuels.Le magasin de Gloucester, 1980 Ogilvie Road (Ottawa), est un Centre des aubaines.La sélection peut varier d'un magasin régulier et peut ne pas inclure les spéciaux de cette annonce.En cas d'erreur lors de l'impression, l'(les) article(s) sera(ont) vendu(s) au bon prix.Les articles peuvent différer des photos et le choix peut varier d'un magasin à l'autre.Hâtez-vous pour un meilleur choix.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.Tous les prix de vente s'appliquent à la marchandise en inventaire seulement et non aux commandes sur mesure et au Service à Domicile.Pas de détaillants.ANJOU .(514) 355-4858 AYLMER .(819) 682-5982 BASELINE .(613) 820-6920 BEAUPORT .(418) 661-1345 BELOEIL .(450) 446-6634 BELVÉDÈRE .(819) 822-1046 BOUCHERVILLE .(450) 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excuses.« Parfois, dans le vif des débats, on dit des choses que l'on ne devrait pas et ce fut certainement mon cas aujourd'hui, a-t-il dit.Je m'excuse auprès de toute personne que j'aurais pu blesser et en particulier auprès du ministre des Travaux publics.» M.Cardin n'avait pas vraiment d'autre choix que de s'excuser.Son chef, Gilles Duceppe, avait, quelques minutes plus tôt, condamné son attitude sans même l'avoir entendu lui-même.« C'est inacceptable et je suis contre », a lancé M.Duceppe en sortant des Communes.En interprétant le célèbre air du film de Francis Coppola, le député Cardin voulait sans doute faire référence au dossier de Gaetano Amodeo, un mafioso sicilien soupçonné du meurtre de deux policiers en Europe.M.Amodeo est présentement emprisonné à Montréal et il fait l'objet d'une demande d'extradition du gouvernement italien.Le bureau de député du ministre Gagliano est intervenu il y a quelques mois auprès d'Immigration Canada pour savoir où en était la demande de l'épouse de Gaetano Amodeo.Le ministre s'est toutefois toujours défendu de connaître ces gens, d'entretenir des relations avec eux ou d'être intervenu directement en leur faveur.Quand cette histoire avait éclaté, Alfonso Gagliano avait affirmé être montré du doigt à cause de ses origines siciliennes.Hier, il a accepté les excuses de M.Cardin, déplorant toutefois le geste.Bois d'oeuvre: les États-Unis favorables à l'idée d'un émissaire Presse Canadienne WASHINGTON \u2014 L'administration de George W.Bush semble maintenant favorable à l'idée de désigner un émissaire spécial chargé de trouver un terrain d'entente avec le Canada dans le conflit du bois d'oeuvre.Le représentant au Commerce américain, Robert Zoellick, a fait part de cette possibilité au cours d'une rencontre informelle avec le ministre fédéral du Commerce international, Pierre Pettigrew, selon ce qu'a déclaré ce dernier à l'occasion d'une conférence de presse, hier.Des sources gouvernementales américaines ont indiqué que M.Zoellick présentera une proposition quant au mandat qui serait confié aux émissaires, et ce d'ici une semaine.Cette idée de désigner des émissaires pour résoudre le conflit sur le bois d'oeuvre a été défendue pendant des mois par M.Pettigrew, sans qu'elle ne semble susciter d'intérêt du côté américain.« Puisqu'elle a été soulevée lundi par l'ambassadeur Zoellick, peut-être qu'elle commence à gagner des appuis », a dit M.Pettigrew.Le conflit canado-américain sur le bois d'oeuvre a pris l'allure d'une guerre commerciale depuis l'expiration de l'accord commercial entre les deux pays, le 31 mars.Les producteurs américains ont demandé à M.Zoellick d'imposer des droits qui pourraient atteindre 78 % sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre, sous prétexte que le Canada subventionne cette industrie.D U 1 4 A U 2 4 J U I L L E T 2 0 0 1 Vivez l'événement de l'été ! Achetez vos billets dès aujourd'hui ! Pour connaître tous les détails de la programmation ou pour commander vos billets, visitez notre site Web ou, mieux encore, téléphonez-nous dès aujourd'hui.Nos téléphonistes attendent votre appel et se feront un plaisir d'organiser le tout ou de vous proposer des passeports des plus avantageux.Composez sans frais : 1 866741-5505 Ou via le Web : www.jeux2001.ca Assistez aux diverses épreuves sportives mettant en compétition les meilleurs athlètes de la Francophonie.Laissez-vous charmer par les concours culturels ! Couleurs, émotions, spectacles et performances font de la grande région d'ottawa-Hull le lieu de symbiose entre la culture et le sport.Vivez le plus grand rassemblement mondial de la Francophonie ! Pas moins de 3 000 artistes et athlètes de 50 États et gouvernements vous donnent rendez-vous.Vous vivrez des moments inoubliables, c'est promis ! 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Oui ! 2958190A La Presse 9 mai 2001 Page A13 manquante 3LP1401A0509 A-14 MERCREDI MONDE 3LP1401A0509 ZALLCALL 67 01:45:40 05/09/01 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 9 MA I 2 0 0 1 MONDE Les Britanniques aux urnes le 7 juin, annonce Blair JULIETTE BAILLOT Agence France-Presse LONDRES \u2014 Le premier ministre britannique, Tony Blair, a mis fin hier au vrai-faux suspense sur la date des législatives anticipées qui planait depuis des mois en annonçant la tenue du scrutin le 7 juin, le même jour que les élections locales déjà programmées.« Plus tôt aujourd'hui, j'ai vu la reine Élizabeth au palais de Buckingham et lui ai demandé de dissoudre le Parlement pour qu'il y ait des élections générales le 7 juin », a déclaré le chef du gouvernement devant les élèves de l'école anglicane de St.Saviour/St.Olave de Southwark, dans le sud de Londres.Downing Street a précisé dans la foulée que la dissolution du parlement aurait lieu le lundi 14 mai, sa réouverture après l'élection étant prévue le 20 juin.« Dans cette élection, chaque vote sera précieux.Aucun soutien n'est jamais acquis », a déclaré Blair, soucieux de mobiliser les électeurs à l'heure où tous les analystes politiques mettent en garde sur le danger d'une faible participation au vote.La menace de l'opposition conservatrice \u2014 toujours divisée \u2014 paraît bien faible, selon les sondages qui donnent 15 à 20 points d'avance au Labour.« Je me tiens devant vous aujourd'hui avec un sentiment d'humilité et d'espoir », a souligné le premier ministre, en chemise blanche et cravate rose, visiblement désireux de dissiper les accusations d'arrogance que lui lancent régulièrement ses détracteurs.« Nous avons gagné la confiance de la population en 1997, après 18 longues années dans l'opposition.Aujourd'hui, nous devons de nouveau gagner cette confiance », a-t-il poursuivi dans un discours d'une vingtaine de minutes, prononcé devant des élèves sages et attentifs.« Si nous pouvons être fiers de notre bilan depuis mai 1997, nous avons encore beaucoup à faire, de nombreux défis à relever », a ajouté Blair.S'il remportait ces élections législatives et menait un deuxième mandat à son terme, quatre ans après sa victoire écrasante de mai 1997, Blair serait le premier travailliste de l'histoire à le faire.Rompant avec l'habitude de ses prédécesseurs d'annoncer la date des élections sur le seuil du 10 Downing Street, Blair avait choisi symboliquement le cadre d'une école pour mettre l'accent sur l'un des thèmes essentiels de la campagne du New Labour, l'éducation.Il était accompagné du ministre de l'Éducation, David Blunkett, qui la veille avait souligné que la réforme des services publics, en particulier la santé et l'éducation, seraient les priorités de cette campagne.Contredisant les commentateurs qui ont souligné la continuité de sa politique avec l'héritage conservateur, Blair a assuré que les différences entre les deux partis étaient encore « plus marquées » qu'autrefois.Si elle revenait au pouvoir, la droite renouerait avec les taux d'intérêt élevés, les coupes dans les services publics et une influence marginale en Europe, a-t-il prévenu.Décidé à prouver qu'il existe malgré les sondages mesurant régulièrement sa modeste popularité, le chef de l'opposition conservatrice, William Hague, avait choisi de son côté d'haranguer quelque 150 sympathisants à l'autre bout de Londres, à Watford, à l'heure même où Blair prenait la parole.« Je vous rendrai votre pays », a lancé Hague, assurant que sa campagne électorale serait destinée au « peuple véritable de ce pays », écoeuré par « le politiquement correct » des travaillistes et leur abandon de la souveraineté britannique à l'Europe.« Vous n'avez pas une chance ! », lui ont cruellement répondu quelques perturbateurs.Les travaillistes disposent aujourd'hui de 417 sièges à la Chambre des communes (sur 659), les conservateurs de 160 et les libéraux démocrates de 47.Photo REUTERS Tony Blair, chemise blanche et cravate rose, a annoncé des élections générales anticipées devant les élèves d'une école anglicane dans le sud de Londres.GRAVEUR 9150i 8 x 4 x 32 442534 Notre prix 199,95 17995 Rabais instantané -20,00 Prix après rabais IMPRIMANTE S600 Impression très rapide - 15 pages/ min en noir, 10 pages/min en couleurs Imprime des images de qualité supérieure à 2400 x 1200 ppp 454756 Notre prix 1473,00 Rabais postal -75,00 Prix après rabais 1398$ ORDINATEUR PAVILION 6835 Intel Celeron 800 MHz Modem données/téléc.56 K Disque dur 30 Go CDRW SDRAM 128 Mo MS Works 6.0 Haut-parleurs audio Polk MS Win ME 458764/450240 ORDINATEUR PRESARIO 5010 AMD Duron 900 MHz CDRW Disque dur 40 Go CD-ROM 48X Mémoire vive 128 Mo MS World Atlas et Win ME Ports USB à accès facile à l'avant pour vos appareils USB Ens.de couleur gratuit My Style Accent Colour Kit 458769/437561 Notre prix 1748,00 Rabais postal -100,00 Prix après rabais 1648$ 42 BITS 11996 Prêt pour Internet et haute vitesse ! 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St-Jean-Sur-Richelieu 1000, boul.du Séminaire St-Léonard 4625 ou 6800, rue Jean-Talon est St-Hyacinthe 3700, boul.Martineau Ouest St-Jérôme 1135, Jean-Baptiste Rolland Ouest Longueuil 2790 Chemin Chambly Ville Mont-Royal 4205, boul.Jean-Talon Ouest Mascouche 145, montée Masson 2953101A EXPRESS INTERNATIONAL Italie Grève de la faim L'EX-COMMISSAIRE européen Emma Bonino a repris lundi à minuit une grève de la faim qui doit durer jusqu'à vendredi soir, date officielle de la clôture de la campagne électorale pour le scrutin du 13 mai, ont annoncé hier ses collaborateurs.Mme Bonino avait déjà entrepris une grève de la faim et de la soif le 27 avril dernier, suspendue après six jours à la suite d'un malaise cardiaque.Environ 600 membres et sympathisants de son mouvement feront aussi la grève afin de protester contre l'exclusion du parti par les principaux médias italiens pendant la campagne.\u2014 d'après AFP Égypte Manleyempêtré LE MINISTRE canadien des Affaires étrangères John Manley a défendu hier son appel à accueillir des réfugiés palestiniens.À l'issue d'une rencontre avec le président Hosni Moubarak en Égypte, M.Manley a précisé que le règlement final du problème des réfugiés palestiniens devait avoir lieu à travers les négociations, mais si certains choisissaient de vivre hors de la région, le Canada serait prêt à les accueillir.Il avait été brûlé en effigie par des Palestiniens plus tôt cette année parce que ceux-ci voyaient dans ses propos une négation de leur droit au retour dans les territoires occupés.\u2014 d'après AFP Inde Violences électorales LA CAMPAGNE pour les élections dans cinq États de l'Inde, marquée par un bilan de 60 morts et 180 blessés dans le Nord-Est, s'est achevée hier, 48 heures avant le scrutin considéré comme un test pour le gouvernement central et pour les communistes du Bengale occidental et du Kerala.Les élections pour le renouvellement des assemblées provinciales en Assam, au Bengale occidental, au Kerala, au Tamil Nadu et à Pondicherry auront lieu jeudi, mais les résultats ne devraient pas être connus avant lundi.\u2014 d'après AFP Népal Travail des enfants LE PREMIER ministre du Népal, Girija Prasad Koirala, a dit hier espérer que le travail des enfants dans son pays serait aboli d'ici à 2010.Selon la radio publique, M.Koirala a indiqué qu'au moins 2,6 millions d'enfants âgés de cinq à 14 ans travaillaient au Népal et que le gouvernement voulait mettre fin à cette situation d'ici à 2010.Il n'a fourni aucun détail sur la stratégie de l'État mais a noté que le Bureau international du Travail avait sélectionné le Népal parmi trois pays où il s'attacherait à éliminer le travail des enfants.\u2014 d'après AFP Iran Peuple révolutionnaire LE PRÉSIDENT cubain Fidel Castro a entamé hier à Téhéran sa première visite en Iran, s'affirmant « heureux parmi le peuple révolutionnaire » iranien, dont il a salué « la lutte anti-impéraliste » depuis la victoire de la révolution islamique de 1979.Castro a dit qu'il se sentait chez lui dans ce pays « pionnier dans la voie de l'indépendance et de la liberté, aux yeux de Cuba » et d'autres pays en développement.Le président Khatami a répondu que la visite du président cubain était « une réponse à 22 ans d'attente » et qualifié leurs relations d'« excellentes ».\u2014 d'après AFP Arabie Dehors les étrangers L'ARABIE SAOUDITE prévoit réduire le nombre des travailleurs étrangers de 7 millions actuellement à 1 million dans 30 ans, pour dégager des emplois aux Saoudiens, selon un rapport publié hier.À l'horizon 2030, le marché de l'emploi dans le royaume offrira 13,5 millions de postes d'emploi et la main-d'oeuvre locale devrait passer de 3,2 millions à 12,5 millions, ajoute l'étude du ministère du Travail parue dans le quotidien Al-Riyadh.Seuls un million d'emplois devraient être occupés par des expatriés.\u2014 d'après AFP Côte d'Ivoire Non à l'esclavagisme LE MINISTRE ivoirien de l'Agriculture Alphonse Douaty s'est insurgé hier à Londres contre la presse qui a présenté son pays comme « un État esclavagiste », jugeant que le travail illégal des enfants dans les plantations de cacao y était un phénomène « marginal ».Selon lui, une infime minorité de criminels se livre au trafic d'enfants, mais il s'agit d'un phénomène clandestin, marginal au regard de la proportion de personnes qui font une cacaoculture honnête.\u2014 d'après AFP 3LP1501A0509 A-15 MERCREDI MONDE 3LP1501A0509 ZALLCALL 67 01:43:03 05/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L ME R C R E D I 9 MA I 2 0 0 1 MOND E A 1 5 MACÉDOINE Un gouvernement d'union nationale pour sortir de la crise d'après AFP SKOPJE \u2014 Les partis d'opposition albanais et macédonien vont être associés à un gouvernement intérimaire en Macédoine, créé sous pression internationale dans une ultime tentative de sortir le pays du conflit armé avec la guérilla qui menace depuis trois mois de l'entraîner dans la guerre.L'accord annoncé hier à Skopje prévoit l'entrée dans la coalition du Parti pour la démocratie et la prospérité (PDP), le plus radical des deux partis albanais représentés au Parlement, et, plus largement, de l'Union sociale-démocrate de Macédoine (SDSM, macédonien).Ce gouvernement, chargé de mener la petite république à des élections législatives anticipées, au plus tard au début de 2002, devra de manière immédiate répondre au conflit qui continue entre guérilla albanaise et forces gouvernementales.Après une journée plus calme, des tirs nourris ont de nouveau visé en fin de journée Slupcane, l'un des villages proches de Kumanovo, dans le nord, qui abrite des positions de l'Armée de libération nationale (UCK) des Albanais de Macédoine, la guérilla surgie dans le pays au début de l'année et qui ne relâche pas sa pression.Depuis le 3 mai, selon le Haut- Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), près de 8000 villageois ont fui le secteur vers la province serbe voisine du Kosovo.Retranchés dans leur quartier général des environs de Slupcane, les commandants locaux de l'UCK affichaient hier leur résistance et se proclamaient des acteurs incontournables de toute solution politique.« Nous sommes prêts à observer un cessez-le-feu si des discussions directes débutent entre notre direction politique et le président Trajkovski », déclarait l'un des chefs locaux.Un autre, le commandant Sokoli, ne donnait pas cher de l'avenir de la nouvelle coalition, menacée, disait-il, de disparaître faute « de s'attaquer au coeur du problème ».Née après des semaines de discussions laborieuses, la coalition élargie était réclamée par la communauté internationale comme cadre au dialogue entre communautés albanaise (qui constitue entre le quart et le tiers des 2 millions d'habitants du pays) et macédonienne, majoritaire.La coalition est de nature, selon les capitales occidentales, à désamorcer la crise qui mine le pays.La nouvelle coalition devrait donner plus de force aux décisions d'un gouvernement jusque-là handicapé par une majorité incertaine au Parlement.Mais, poussée par les nécessités de la crise, elle regroupe des partenaires aux points de vue éloignés, dont la cohabitation suscite bien des interrogations.Le représentant à Skopje de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Carlo Ungaro, relevait parmi les « problèmes », « la façon de poursuivre la lutte contre la guérilla ».Le PDP avait fait des difficultés en conditionnant sa participation à la coalition à un arrêt des opérations militaires.Une éventualité que l'armée a fermement rejetée Le possibilité, envisagée ces derniers jours à Skopje, d'instaurer l'état de guerre pour mieux luttercontre la guérilla, avait aussi donné la mesure des divergences entre partenaires politiques, le Parti démocratique des Albanais (DPA), depuis deux ans au gouvernement, ayant menacé de claquer la porte.Le poids des partis albanais (cinq ministres jusqu'à présent pour le DPA) ne devrait d'ailleurs pas être accru, selon le projet initial de distribution des portefeuilles.CONGO 2,5 millions de morts à cause de la guerre civile d'après AFP NEW YORK \u2014 La guerre civile en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) a causé directement ou indirectement, depuis août 1998, 2,5 millions de morts, a indiqué hier à New York l'organisation humanitaire américaine International Rescue Committee (IRC).L'organisme révèle les derniers chiffres d'une enquête sur la mortalité dans ce pays déchiré par la guerre, qui démontre que la dégradation des conditions de vie de la population dans de nombreuses régions est responsable de la plupart de ces décès.« Ces pertes sont sans doute les pires en Afrique au cours des dernières décennies » estime Reynold Levy, président de l'organisation.L'année dernière, Les Robert, épidémiologiste et directeur de la santé à IRC, avait mené une première enquête de ce genre, qui avait révélé que pendant les 22 premiers mois du conflit, 1,7 million de morts supplémentaires avaient été enregistrées.« L'immense majorité de ces morts est due aux maladies et à la malnutrition, produits dérivés tragiques de la guerre qui a détruit le système de santé et l'économie », poursuit le rapport.Selon IRC, 350 000 décès peuvent être directement attribués aux combats et à la violence.L'un des effets les plus choquants de la situation sanitaire est le nombre de morts qu'elle provoque chez les enfants en bas âge.ULSTER Trimble menace de démissionner d'après AFP BELFAST \u2014 Le chef de l'exécutif semi-autonome d'Irlande du Nord, le protestant David Trimble, a menacé hier de démissionner le 1er juillet si l'Armée républicaine irlandaise (IRA) n'entame pas son désarmement d'ici là.C'est la première fois que Trimble, par ailleurs chef du plus important parti unioniste d'Irlande du Nord (UUP-Parti unioniste d'Ulster), qui est en faveur du maintien de l'Irlande du Nord au sein de la couronne britannique, menace aussi clairement de démissionner en imposant une date-butoir.David Trimble a remis hier au président de l'assemblée d'Irlande du Nord, Lord John Alderdice, une lettre de démission.Cette menace inattendue a provoqué un certain émoi dans les rangs catholiques nationalistes.Réfection du tablier du pont Jacques-Cartier Pour renseignements: Info-travaux (514) 284-2363 Info-vélo (450) 651-2377 Site web www.pjcci.ca Fermetures du vendredi 11 mai à la fin octobre 2001: Lundi au jeudi 20h30 à 5h30 Vendredi 22h00 à 7h00 Samedi et dimanche 1 voie ouverte dans chaque direction du samedi 7h00 au dimanche 20h30 2957829A 3LP1601A0509 A-16 MERCREDI MONDE 3LP1601A0509 ZALLCALL 67 01:46:55 05/09/01 B Les É.-U.vont renforcer la protection de leurs satellites d'après AFP WASHINGTON \u2014 Le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a annoncé hier une réorganisation des programmes militaires et de renseignement des États- Unis dans l'espace afin de protéger les satellites américains.Cette mission sera supervisée par l'US Air Force.Lors d'une conférence de presse, Rumsfeld n'a donné aucune précision sur les moyens choisis, comme des lasers ou des satellites tueurs.Il a par ailleurs assuré que cette réforme « n'avait rien à voir » avec les projets de bouclier antimissile du président George W.Bush, ni avec une militarisation de l'espace.Mais le sénateur républicain Bob Smith, qui pousse le Pentagone a un rôle accru dans l'espace, a déclaré lors de la même conférence de presse : « Des pays qui nous sont hostiles ont dans l'espace des lasers, des armes antisatellites, des armes à impulsions électro-magnétiques.Il nous faut reconnaître la menace ».« Notre dépendance des opérations dans l'espace nous rend quelque peu vulnérables à de nouveaux défis », a dit Rumsfeld en trouvant « logique » de vouloir « protéger nos intérêts dans l'espace ».« Notre but n'est pas de vaincre en cas de conflit mais de dissuader », a-til assuré.Évoquant des menaces de la part d'États ou de groupes terroristes, une commission dirigée par Rumsfeld avait évoqué en janvier le danger d'un « Pearl Harbor spatial ».Elle avait souligné que la sécurité nationale et économique des États- Unis dépendait des satellites.Un général de l'armée de l'Air dirigera désormais le Air Force Space Command, qui s'occupera de recherche, de développement, des acquisitions et des opérations.Un autre général de l'aviation militaire commandera le NORAD (North American Air Defense).Cette organisation militaire, basée à Colorado Springs, est chargée de donner l'alerte en cas d'attaque aérienne ou par missile contre les États-Unis ou le Canada.Par ailleurs, le NRO \u2014 Bureau national de reconnaissance \u2014, une agence secrète chargée des satellites- espions du Pentagone et de la CIA, sera placée sous la direction d'un sous-secrétaire de l'armée de l'Air, a précisé le ministre.Rumsfeld, qui a entrepris de réviser toute la stratégie militaire américaine depuis son entrée en fonction à la fin de janvier, devrait faire d'autres propositions au président Bush dans les prochaines semaines, par exemple pour rendre l'armée de Terre plus souple d'emploi.Bush a par ailleurs annoncé hier la création d'un groupe de travail destiné à proposer une meilleure protection des États-Unis contre la menace « très réelle » d'une attaque terroriste nucléaire, chimique ou biologique sur le sol américain.« Il est évident que la menace des armes chimiques, biologiques ou nucléaires contre les États-Unis \u2014 même si elle n'est pas imminente \u2014 est bien réelle », a souligné le président.Bush a demandé à l'Agence fédérale pour la gestion des situations d'urgence (Fema), qui d'ordinaire s'occupe d'inondations, d'incendies et de tornades, de coordonner la réponse fédérale à d'éventuelles attaques perpétrées avec des armes de destruction massive.« Pour maximiser son efficacité, cet effort doit être intégré, harmonieux et global », a-t-il souligné.Le président a aussi chargé le vice- président Dick Cheney de diriger un groupe de travail « sur la défense du territoire », chargé d'évaluer les menaces auxquelles sont confrontés les États-Unis en matière de sécurité et de coordonner les efforts du gouvernement pour y répondre.La logique de guerre mine le processus de paix en Colombie Un journaliste réfugié au Canada parle d'un «dialogue de sourds» JOONEED KHAN « LE PROCESSUS de paix en Colombie est en crise parce qu'il se double d'un processus de guerre, que l'oligarchie veut gagner à tout prix, alors que la gauche n'envisage la paix que dans le cadre d'un changement socio-politique profond », estime Martin Movilla, journaliste colombien réfugié au Canada.« Le président Andres Pastrana a fait montre de courage en lançant et en internationalisant il y a 18 mois le processus de paix avec la guérilla des FARC et de l'ELN, mais il est l'otage d'un système inégal et injuste qui mène une guerre cyclique depuis 53 ans pour faire taire toute demande de changement », précise-t-il.« Au lieu d'un vrai dialogue pour la paix, nous avons en fait un dialogue de sourds, et l'internationalisation du processus de guerre avec le Plan Colombie des États- Unis, soutenus par le Canada, l'Union européenne et le Japon », ajoute-t-il.Martin Movilla a 32 ans.Avec déjà 10 années d'expérience comme journaliste de presse écrite, de radio et de télévision dans son pays.Au moment de fuir la Colombie l'an dernier, il « couvrait » le processus de paix pour Caracol-TV, du groupe Santo Domingo.« J'appelais Manuel Marulanda le chef des FARC.Cela dérangeait certains, pas mes patrons qui me laissaient dire la vérité en toute liberté, mais des inconnus, qui téléphonaient pour me dire de l'appeler le chef des narcoterroristes si je tenais à mes enfants.Nous avons contacté l'ambassade du Canada.Ma femme, mes deux fillettes de six et quatre ans et moi-même sommes arrivés au Canada il y a un an comme réfugiés », raconte-t-il.La guerre en Colombie, pays de 42 millions d'habitants, a fait 200 000 morts depuis 1964.Un cycle précédent avait déjà fait 200 000 tués de 1948 à 1958.Le dernier cycle remonte à 1989-90 quand trois candidats à la présidence furent assassinés.Le pouvoir a obtenu alors la reddition du groupe armé M-19, issu du courant « libéral » et spécialisé dans la guérilla urbaine.Mais l'armée affronte depuis les Forces armées révolutionnaires (FARC, marxistes) et l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste).Des miliciens à la solde de l'oligarchie et liés à l'armée opèrent également, avec les Autodéfenses unies de Colombie (AUC).Attentats aveugles, massacres, enlèvements sont le lot quotidien des Colombiens.Les violences ont fait 150 morts durant la seule semaine de Pâques.La fête du Travail a vu dans Bogota une marche funèbre à la mémoire de 35 syndicalistes assassinés l'an dernier.Un journaliste était abattu à Cali jeudi, Journée internationale de la liberté de presse.Le pays compte 250 000 déplacés.Derrière ces chiffres, d'autres chiffres : « 50 % de la population vivotent sous le seuil de pauvreté, sept millions de Colombiens sont dans l'indigence totale, ceux qui survivent dans le secteur informel n'ont aucune protection sociale », souligne Movilla, « et les FARC et l'ELN veulent que ça change ».Pour lui, le projet de ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) « est plein de promesse pour les pauvres et les exclus, mais dans les faits il risque d'exacerber la polarisation entre riches et pauvres, et de colombianiser de larges secteurs des Amériques ».« En campagne, Pastrana avait présenté le Plan Colombie comme un Plan Marshall pour développer la Colombie en libérant les paysans de leur dépendance à la culture de la coca.Mais c'est devenu un Plan de guerre de sept milliards, avec l'injection initiale de 1,3 milliard des États-Unis, suivie de 500 millions de l'Europe et du Japon.« C'est la militarisation de la Colombie, et de l'Équateur aussi.Le Plan Colombie veut éradiquer la guérilla dans les Amériques.C'est une terrible erreur.Pour éradiquer la guérilla, il faut d'abord combattre la misère, la pauvreté et l'exclusion.Or la ZLEA risque d'aggraver la misère.Quand les pauvres n'ont pas de travail, pas d'écoles, pas de services de santé, ils risquent de prendre les armes comme les FARC et l'ELN », dit Movilla.« Les raisons de croire à la paix s'épuisent », a confié la semaine dernière Andres Pastrana, à un an de la fin de sa présidence.« Le dialogue de paix est au bord de la rupture », a affirmé samedi l'agence de presse Anncol, proche des FARC.Journaliste chassé de sa Colombie natale, Martin Movilla rêve de continuer à pratiquer ce métier au Canada.« J'ai terminé ma francisation mais je veux faire un autre certificat de français à l'UQAM », ditil.« Mon épouse venait de terminer son droit quand on a été obligé de fuir.C'est tragique pour elle parce qu'elle ne peut pas pratiquer le droit ici.Mais c'est aussi pour elle une occasion de changer complètement de profession.» Photo MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Martin Movilla Pékin refuse de laisser redécoller l'avion-espion américain 2955579A d'après AFP PÉKIN \u2014 Pékin a fait savoir hier que l'avion-espion américain bloqué depuis le mois dernier en Chine n'est pas autorisé à quitter le pays par la voie aérienne.« La partie chinoise a déclaré clairement à plusieurs reprises lors des négociations sino-américaines qu'il est impossible à l'avion américain EP-3 de repartir aux États- Unis par la voie des airs », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Sun Yuxi, en réponse aux propos du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, demandant que l'avion soit restitué par la voie des airs.Sun a ajouté que les États-Unis devaient adopter « une attitude pragmatique et constructive afin de parvenir à un réglement satisfaisant de l'affaire de l'avion américain ».La mise au point, qui reste ambiguë, ne précise pas pourquoi il est « impossible » à l'avion américain, un appareil d'une valeur de 80 millions US et comportant des équipements sophistiqués, de redécoller de Chine et notamment s'il s'agit de raisons purement techniques ou au contraire politiques.« Pour le moment, selon les premiers éléments de l'enquête, il pourrait être possible de le réparer afin qu'il puisse décoller, mais ce n'est pas encore clair », avait déclaré Rumsfeld dans une entrevue à la chaine de télévision américaine CBS.La Chine a condamné hier la reprise des vols de surveillance américains le long de ses côtes.Réagissant à la décision des États-Unis, annoncée lundi soir par le Pentagone, Sun Yuxi a réitéré l'opposition de Pékin aux vols de surveillance américains, tout en annonçant des « représentations » à la partie américaine.Il a appelé les États-Unis à « tirer la leçon » de la collision entre l'avion EP-3 de surveillance électronique de la marine américaine et un chasseur chinois, survenue le 1er avril au large des côtes chinoises, et à « corriger de tels méfaits ».Après l'incident, les États-Unis avaient temporairement suspendu leurs vols de surveillance au large des côtes chinoises, avant de les reprendre unilatéralement lundi, sans avoir accédé aux demandes de Pékin qui exige d'avoir des discussions sérieuses avec Washington sur le sujet.« Il s'agit d'une gifle pour la Chine », a commenté un diplomate occidental. La Presse 9 mai 2001 Page A17 manquante 3LP1801A0509 a9 mercredi 3LP1801A0509 ZALLCALL 67 01:41:46 05/09/01 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 9 MAI 2001 FORUM À mort la mort m i c h e l e .o u i m e t @ l a p r e s s e .c a Le 16 mai, à la prison fédérale de Terre Haute, en Indiana, le criminel Timothy Mc Veigh recevra une injection mortelle qui l'expédiera dans l'au-delà sous le regard attentif de 300 personnes.Parmi les spectateurs, des survivants et des parents des victimes de l'attentat d'Oklahoma.Ils seront vissés devant leur écran car la salle où se déroulera l'exécution est trop petite pour accueillir tout le monde.L'agonie de Mc Veigh sera donc diffusée en circuit fermé via une retransmission vidéo.Tous ces gens observeront les derniers soubresauts de Mc Veigh qui a posé une bombe dans un édifice fédéral, en 1995, provoquant la mort de 168 citoyens américains, dont 19 enfants.Personne \u2014 ou presque \u2014 ne pleurera sur le sort de cet homme blanc de 33 ans, un terroriste d'extrême-droite qui voulait venger dans le sang le gourou David Koresh et ses disciplines morts sous les balles de la police fédérale dans son ranch près de Waco au Texas.Cette exécution-spectacle répond aux « besoins » des survivants et des familles des victimes qui pourront ainsi « clore ce chapitre de leur vie ».C'est du moins ce que croit le département américain de la Justice qui a autorisé cette mort en direct avec la bénédiction du président George W.Bush, un partisan avoué de la peine capitale.Mais de quels besoins parle-t-on au juste ?De justice ?Ou de vengeance ?Une condamnation à perpétuité, sans espoir de libération, n'aurait-elle pas eu le même effet ?À quoi servira cette exécution grotesque La mort de Mc Veigh a été récupérée et elle a vite tourné au cirque.Un groupe de défense des animaux lui a écrit une lettre, le priant de choisir un plat végétarien pour son dernier repas, des commerçants vendent des T-shirts pour et contre la peine de mort et Entertainement Network voulait diffuser les images de l'exécution sur Internet mais un juge fédéral a rejeté la demande.Il y a fort à parier qu'un petit futé trouvera le moyen de pirater les images retransmises en circuit fermé pour les envoyer sur le Net.Le monde entier pourra alors assister à la mort de Mc Veigh en un clic de souris.Agglutinés autour de la prison, 1500 journalistes feront un compterendu détaillé de la mise à mort.Les hôtels sont pleins à craquer.Sur le Web, le nom de Timothy Mc Veigh apparaît 72 200 fois.Tout est raconté en détail : sa vie, l'attentat d'Oklahoma, son procès, qui a coûté 10 millions, le protocole de son exécution, etc.Mais toute cette frénésie cache un malaise.La peine capitale connaît une baisse de popularité aux États-Unis.En six ans, l'appui est passé de 80 % à 66 %.Ce pays, qui n'hésite pas à envoyer des mineurs et des handicapés mentaux sur la chaise électrique, se pose des questions.Avec les tests d'ADN qui ont permis de sauver la vie d'innocents, le doute s'est installé.La justice n'est pas infaillible et les erreurs judiciaires sont nombreuses.Depuis le rétablissement de la peine capitale, en 1976, 82 criminels qui attendaient dans le couloir de la mort ont été innocentés.Au Canada, l'appui à la peine de mort fluctue.Si un meurtre crapuleux ébranle les chaumières, l'appui augmente, si une erreur judiciaire est dévoilée au grand jour, la ferveur baisse de plusieurs crans.L'appui varie de 48 % à 65 %.Mais les Canadiens ont fait leur lit sur cette question.La peine de mort a été abolie en 1976.Timothy Mc Veigh suscite peu de sympathie.Dur, intransigeant, il ne manifeste aucun remords, sauf peut-être un léger regret pour la mort des enfants.Ces fluctuations dans l'appui populaire qui se jouent à la tête du client ou au gré des circonstances montrent à quel point le débat entourant la peine de mort est émotif.Son effet dissuasif n'a d'ailleurs jamais été démontré.Selon Amnistie internationale, le taux d'homicides au Canada est en baisse depuis l'abolition de la peine capitale.Il est passé de 2,8 pour 100 000 habitants, en 1976, à 1,98, en 1995.Aux États-Unis, il est de 7 pour 100 000 habitants.Pourtant, 38 États tuent les criminels.Depuis 1976, 700 personnes ont été exécutées au pays de George Bush.Timothy Mc Veigh ne sera certainement pas le dernier assassin envoyé à l'échafaud car environ 3500 condamnés attendent la mort.Combien d'erreurs judiciaires parmi eux ?Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Question de performance RÉCEMMENT, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a procédé à une évaluation comparative de la performance de plusieurs hôpitaux.Il a par la suite pénalisé de plusieurs millions les établissements qu'il a jugés les moins performants.Sur le ton de l'humour, il serait intéressant d'administrer la même médecine aux services technocratiques du MSSS qui planifient le développement du réseau de la santé et des services sociaux.Si nous comparons le MSSS québécois aux ministères semblables dans les autres grands pays occidentaux et \u2014 insulte suprême \u2014 dans les provinces canadiennes, le résultat risque d'être désastreux pour nos bureaucrates nationaux.Le bilan global de leur planification des services est décevant et très insatisfaisant : ratés dans la planification de la main-d'oeuvre, iniquité dans l'accès aux services, etc.Sanction suggérée : le MSSS devrait être pénalisé, comme les hôpitaux jugés non performants, et devrait verser, à même ses propres budgets de fonctionnement, la somme de 20 millions $ aux CLSC et aux groupes communautaires qui en ont grand besoin.Prochaine évaluation, prochain bulletin : dans un an.On espère que l'élève va développer de plus grandes compétences transversales d'ici là.JACQUES FOURNIER employé dans un CLSC Une émission drôle ou une drôle d'émission ?« J'AI REGARDÉ la nouvelle émission de Radio-Canada, Chick'n Swell, et je n'ai pas esquissé le moindre sourire en 30 minutes.Suis-je normal docteur ?».Si c'est ça le nouvel humour dit « absurde », je suis condamné à ne plus rire, ni même sourire, d'ici la fin de mes jours ! J'ai eu beau me dire qu'il s'agissait d'une nouvelle émission d'humour qualifiée d' « extraordinaire » par les critiques dithyrambiques de tous les journaux de Montréal et qu'il devait y avoir vraiment quelque chose de particulier là-dedans.Rien n'y fit.Je n'ai rien trouvé, mais vraiment rien de drôle là-dedans.À vrai dire tout ce que j'ai trouvé « drôle », c'est ce que j'ai lu dans les journaux à propos de cette émission, notamment que le producteur Avanti et Guy A.Lepage avaient trouvé vraiment intéressant le fait que ces trois gars puissent faire de telles productions avec d' « aussi petits budgets ».À mon avis, ça paraît qu'il s'agit de très très petits budgets.Il faut dire aussi que le titre de l'émission (qui est aussi le nom du trio, je crois) Chick'n Swell est déjà plutôt rébarbatif pour les francophones.On est à des lieues des Cyniques et de leur humour « recherché » sur la politique, la religion, la société, etc.Pour tout dire, Chick'n Swell est à l'humour ce que Kentucky est au poulet.Des épices fades qui donnent un produit « pas cher » mais immangeable.Je prédis donc un autre gros « flop » pour la télévision de Radio-Canada ! YVES HAMEL Montréal Pas de quoi fouetter un chat JE VOUDRAIS commenter l'article de Katia Gagnon paru dans La Presse, du 4 mai dernier.J'ai hâte que notre gouvernement, lire ici l'opposition, s'occupe des vrais problèmes de notre société, au lieu de s'attarder à des détails futiles.Le fait que M.Frigon dépense la totalité de son allocation sur une Jaguar plutôt qu'une Chrysler, a-t-il de l'importance ?Le type rapporte 500 millions par année.La dépense dont s'indiqgne M.Chagnon représente 0,02 % ! ! ! Où est le problème ?Il y a sûrement d'autres sources de gaspillage plus importantes ailleurs.Que pensezvous de l'appartement de M.Landry.Ah ça ce n'est pas pareil, car un jour, un premier ministre libéral ira peut-être s'y installer.Un jour peut-être, l'opposition arrêterra de « chiâler » sur tout ce que le gouvernement fait et travaillera en équipe.Il y aura peut-être plus de résultats pour la communauté québécoise.J'en déduis que nous avons une bonne bande de clowns à Québec.Je comprends M.Bouchard d'être passé à autre chose.FRANÇOIS BEAULIEU Terrebonne VOUS VOULEZ NOUS ÉCRIRE?Adresse électronique: edito@lapresse.ca Superman p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Quel petit garçon n'a pas rêvé un jour d'être Superman ?Être investi de pouvoirs mystérieux permettant de s'élever à des hauteurs inaccessibles au commun des mortels, voir les choses bien au delà des apparences et être en mesure de s'attaquer efficacement à des problèmes qui, pour les pauvres humains ordinaires, paraissent insolubles.Dans trois films, dont le premier produit en 1978, l'acteur américain Christopher Reeve aura incarné ce fantasme héroïque.Ce mythe fabuleux qui, faute d'être lui-même un dieu, était devenu en quelque sorte l'ange gardien de ses concitoyens en utilisant ses exceptionnelles ressources personnelles pour leur venir en aide.Il y aura bientôt six ans, à la fin de mai 1995, un banal accident d'équitation avait raison de ce héros capable de planer loin au dessus des malheurs du monde ordinaire et le clouait pour de bon à un fauteuil roulant.Paralysé des quatre membres, il aurait fort bien pu n'être, dès lors, qu'un handicapé comme les autres dont le souvenir se serait émoussé au fur et à mesure où l'attention des bien portants aurait été sollicitée par d'autres drames plus spectaculaires ou des nouvelles plus réjouissantes.Sauf que Christopher Reeve n'est pas un tétraplégique ordinaire.À au moins deux égards.D'une part, sans automatiquement le mettre à l'abri du désespoir, sa notoriété, ses moyens financiers, ses relations pourraient lui permettre d'avoir accès à des soins et à des formes d'assistances qui ne sont pas à la portée de la plupart des autres victimes d'un mal identique.Par ailleurs, là où bien des gens sombreraient dans la déprime et l'apitoiement en allant cacher leur misère et leurs souffrances loin des regards indiscrets, ce dernier, lui, a plutôt choisi de mettre ces ressources au service de la science.Et de nourrir l'espoir de tous ceux qui n'ont pas, comme lui, autant de moyens de rendre leur malheur un peu plus supportable.Christopher Reeve aurait pu aussi, à la limite, se contenter d'essayer de profiter de la sympathie que son état inspire spontanément pour obtenir un traitement de faveur dans la carrière personnelle qu'il poursuit maintenant autrement.De la part, par exemple, de la critique cinématographique à propos des deux téléfilms qu'il prépare en ce moment.Mais force est de reconnaître que l'essentiel de ses interventions publiques ne vise nullement à susciter une pitié un peu trop facile à son endroit.Au contraire.C'est à d'incessantes démarches auprès du public et des gouvernements et dans de vigoureuses campagnes d'information sur la recherche médicale et sur les améliorations à apporter aux soins disponibles pour les malades qu'il consacre le plus clair de son temps.Et de ce qu'il lui reste comme énergie.En le voyant, pathétique mais étonnamment serein dans son fauteuil roulant, et en l'entendant parler de solidarité et d'espoir malgré tout, on ne peut s'empêcher de penser à tous ceux qui, comme lui, affrontent avec lucidité et courage ce genre de difficulté.Et se dire que c'est probablement à cette hauteur que le vrai Superman se révèle.La Caisse et le Canadien : une bien mauvaise décision JE SUIS persuadé que 20 $ par Québécois pour sauver quelques emplois à 5 000 000 $ chacun par année est inacceptable.Les 140 000 000 $ consentis par la Caisse de dépôt à George Gillett auraient pu servir à créer combien de centaines d'emplois normaux et ainsi faire vivre toute une région comme la Gaspésie.Je crois que sauver 1000 entreprises avec 140 000 $ chacune aurait contribué à l'économie beaucoup plus que 30 emplois à 5 000 000 $ par année.Sans oublier que la plupart de ces joueurs payent leurs impôts aux États-Unis et y vivent aussi.Il faut se demander également qui va au match de Hockey à 100 $ le billet ?La réponse est naturellement les hommes d'affaires.C'est sûrement eux d'ailleurs qui ont fait pression pour que le gouvernement, par le levier de la Caisse de dépôt, engloutisse 140 000 000 $.Pourquoi donc M.Gillett n'a-til pas réussi à convaincre aucun investisseur américain à lui prêter de l'argent ?Pendant ce temps-là nous lui léchons les pieds avec nos milliards de fonds de retraite.Nous faisons pitié à voir.Vive Molson, vive M.Gillett, vive les hommes d'affaires qui vont au hockey et nous, pendant ce temps-là, on reste dans nos maisons à voir défiler les BMW et les Jaguar.MICHEL CHAMPAGNE Sainte-Rose J'ai mon maudit voyage ! J'AU VU UNE belle maison à vendre récemment.Je la trouve très jolie et j'aimerais bien en devenir propriétaire.J'ai cependant un très léger problème que vous pourrez sans aucun doute m'aider à régler, elle coûte 2 millions $.Étant actuellement sans emploi, je n'ai pas les moyens de donner une mise de fond sur cette maison, ni d'en faire les paiements mensuels, ni d'en payer les taxes et je serai bien incapable d'en faire l'entretien.Est-ce que ça rencontre tous vos critères ?Vous voulez bien me prêter les deux millions nécessaires pour réaliser mon rêve ?Ah, oui ! J'oubliais de vous mentionner un détail très important qui pourrait jouer en ma faveur, j'ai fait une faillite personnelle il y a quelques années.Ce qui précède est évidemment une fiction dans mon cas, mais pas dans celui de M.Gillett, semble- t-il.Je ne suis pas une grande financière, mais je sais une chose par contre ; si je n'ai pas les moyens d'acheter une maison de 2 millions $ et qu'aucune banque ne veut me prêter l'argent nécessaire, je n'ai qu'à me contenter d'un logement ou d'une petite maison qui seront à l'intérieur de mes moyens financiers, POINT FINAL ! Que la Caisse de dépôt prenne mon argent pour le prêter à un Américain est déjà, en soi, une aberration.Que le monsieur en question ait une santé financière plus que douteuse et des qualités d'administrateur pour le moins défaillantes, c'est la goutte qui fait déborder le vase.J'ai mon maudit voyage ! DANIELLE BÉLANGER Boisbriand George Gillett en compagnie d'Henri Richard. 3LP1901A0509 a19 mercredi 3LP1901A0509 ZALLCALL 67 01:41:37 05/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MERCREDI 9 MAI 2001 A19 FORUM Oklahoma: une 169e victime Attaché à la vieille loi du juge Lynch, George W.Bush reste malheureusement toujours convaincu que c'est en tuant le criminel que l'on tue le crime ALAIN STANKÉ M.Stanké est éditeur et écrivain.Il y a parfois des lectures qui font frémir.C'est le cas d'un texte de 56 pages que je viens de lire.Il s'agit d'un protocole des services pénitentiaires de l'État de l'Indiana, émis en prévision de l'exécution imminente de Timothy J.Mc Veigh, coupable de la mort de 169 personnes survenue en 1995 à Oklahoma City lors de l'explosion Alain Stanké d'un édifice du gouvernement fédéral.Une tragédie sans nom.Dans ce protocole, aucun détail n'a été négligé afin que l'exécution du condamné soit effectuée dans les règles de l'art, et, y précise- t-on : « le plus efficacement et le plus humainement ( ! ) possible.» Pour clore un dossier, on va supprimer une vie.L'horreur terminale aura lieu à Terre Haute, le 16 mai, à 7 heures du matin.Pour beaucoup, ce jourlà JUSTICE SERA FAITE.Pour d'autres qui, comme moi, refusent d'être associés \u2014 au titre de membres de l'espèce humaine \u2014 à ce crime légal et programmé, il s'agira d'une nouvelle barbarie.Soigneusement préparée, la liste de contrôle montre qu'aucun détail n'a été négligé.Bon (dernier) appétit ! Exemple : quinze jours avant l'exécution, le gouverneur du pénitencier devra veiller que soient tenues des sessions intensives d'entraînement des responsables de l'exécution.Sept jours avant la date fatidique, précise le document, les services de ravitaillement verront à contacter personnellement le condamné à mort afin de s'enquérir auprès de lui de ce qu'il souhaiterait manger pour son dernier repas.Au même moment, précise la convention, le gouverneur veillera, quant à lui, à faire l'acquisition des substances mortelles nécessaires qui seront utilisées pour l'injection intraveineuse.Il devra veiller, souligne le document, à ce que le poison soit « frais et d'une efficacité draconienne.» À partir de ce moment, le condamné ne pourra recevoir d'autres visites (pas plus de deux à la fois), que celles de ses conseillers légaux et spirituels, des membres de sa famille et de certains employés dûment autorisés du pénitencier.On en profitera aussi pour passer en revue tous ses biens personnels.Un inventaire complet des installations de la chambre d'exécution sera effectué 72 heures avant l'opération finale.Une regrettable défaillance mécanique est toujours possible.« Testing, testing, one, two, three.» Deux jours avant l'exécution les équipes affectées à la mission seront à nouveau appelées à répéter leur entraînement.Dernière vérification des installations, des systèmes électriques, de chauffage, de la climatisation et des communications ainsi que du poste de commande.Vingt quatre heures avant la mort, le système téléphonique du condamné sera définitivement débranché.Dernière délicatesse : le gouverneur ira s'enquérir « personnellement » auprès du condamné si ce dernier est satisfait de la composition de son.dernier repas qui lui sera servi environ 3 heures avant sa mort (histoire de lui donner le temps de bien digérer).On n'est pas des brutes ! Le gouverneur est tenu d'inscrire dans un registre spécial les moindres faits et gestes qui surviendront dans l'entourage du condamné.Une demi-heure avant, une équipe de sécurité ira rencontrer le condamné dans sa cellule afin de l'aider à revêtir un uniforme de couleur kaki, prévu pour la circonstance, à chausser ses mocassins (tout neufs) et à l'accompagner délicatement jusqu'à la chambre d'exécution.Au cas où celui-ci aurait la mauvaise idée de résister, le gouverneur \u2014 s'il le juge à propos \u2014 pourrait autoriser son équipe à utiliser la force.Une fois rendu à son dernier lieu, l'homme sera attaché à une table (munie de quatre grosses ceintures) spécialement prévue à cet effet.Les rideaux seront alors ouverts afin de permettre aux témoins privilégiés d'assister à la dernière scène de l'injection intraveineuse.Entre autres délicatesses le protocole prévoit une possibilité pour le condamné de faire, s'il venait à le souhaiter, une dernière déclaration.« Dans l'affirmative, précise la convention, sa déclaration devra être raisonnablement brève », car rien ne saurait arrêter ou ralentir la marche de la mort.L'heure, on s'en doute, n'est pas aux jacasseries.À mort, la peine de mort ! Tout a été dit contre la peine de mort y compris les excuses « exemplaires » qu'elle se donne.« Tu ne tueras pas », est un principe intangible.Il conditionne l'ordre de l'univers.Un ordre qui exige qu'aucun homme, sous quelque prétexte que ce soit, n'attente à la vie d'un autre être.Je suis résolument contre la peine de mort, d'où qu'elle provienne, d'une mine, d'un bâton de dynamite, d'un fusil et même d'un tribunal qui expédie un condamné à la chambre d'exécution.Pour moi c'est le seul et même crime.Le Texas, soit dit en passant, dont le gouverneur est devenu président des États-Unis, est l'État champion de ce pays pour les exécutions capitales.Durant tout le temps que George W.Bush a été en poste il n'a jamais signé de grâce pour aucun condamné livré à sa conscience.Un exploit digne du Livre des Records.Attaché à la vieille Loi du juge Lynch, Bush reste malheureusement toujours convaincu que c'est en tuant le criminel que l'on tue le crime.Aussi ne faut-il pas se surprendre si les États-Unis viennent de perdre leur siège à la Commission des Nations unies sur les droits humains ! Cowboy un jour, cowboy toujours.La peine de mort a pour nom vengeance et n'a rien à voir avec la justice qui devrait, elle, donner sa chance à l'avenir, à la réparation, à l'amendement et à la réconciliation.À quoi sert une punition dont on ne sort pas vivant ?Les crimes pour lesquels Thimothy Mc Veigh sera puni ont eu lieu à Oklahoma.Il me revient en mémoire que c'est dans cette même ville qu'un homme fut condamné un jour de 1983 pour le meurtre d'une femme.Quelques heures avant son exécution on le retrouva à moitié mort dans sa cellule.L'individu avait tenté de s'enlever la vie en absorbant une forte dose de drogues.Savez-vous ce que firent les autorités de la prison ?Vous l'avez deviné.Elles lui ont fait un énergique lavage d'estomac et, dès qu'il eut retrouvé ses esprits, on s'est empressé de lui administrer son injection intraveineuse pour qu'il puisse mourir selon les règles prescrites pour son bien et celui de la société.Que l'on ne me méprenne pas.Je ne viens pas défendre ici l'infâme et l'indéfendable acte commis par Mc Veigh.Je dis simplement que jusqu'ici on comptait 168 morts par suite de cette tragédie et que le 16 mai prochain, à 7h30, on aura réussi à en compter un de plus.Timothy J.Mc Veigh, coupable de la mort de 168 personnes survenue en 1995 à Oklahoma City lors de l'explosion d'un édifice du gouvernement fédéral.Faut-il ouvrir ou fermer nos frontières?ÉLISABETH GARANT e t DOMINIQUE BOISVERT Les auteurs s'expriment au nom du Centre justice et foi.Pour la première fois depuis plus de vingt ans, les Canadiens sont invités à redéfinir leur politique d'immigration et de protection des ressortissants étrangers.Avec le projet de loi C-11 présentement à l'étude, le gouvernement fédéral s'apprête à décider quelle sera l'attitude canadienne à l'égard des immigrants et des réfugiés pour les 15 ou 25 prochaines années.Occasion privilégiée pour examiner les enjeux actuels au niveau international : car il importe que la loi adoptée puisse répondre aux besoins de demain.Malheureusement, nous constatons que la proposition actuelle ne correspond pas à ces attentes.La Commission permanente de l'immigration actuellement en audiences sur le projet de loi ne doit donc pas se contenter de suggérer quelques modifications au projet à l'étude mais aussi questionner la vision qui le sous-tend.PREMIÈRE constatation : les migrations internationales ne cessent de s'accroître, tant pour l'immigration régulière ou irrégulière que pour les besoins de protection, de travail temporaire, d'études ou de simple tourisme.La multiplication et l'accessibilité grandissante des moyens de communication et de transport y contribuent grandement.Mais cette mobilité croissante des personnes s'explique encore plus fondamentalement par la mobilité des capitaux, des biens et des services que la « mondialisation » ne cesse d'accentuer.Difficile de favoriser une libre circulation de tout.sauf des personnes ! DEUXIÈME constatation : les disparités internationales sont de plus en plus intolérables, tant au niveau des richesses que des ressources, des droits fondamentaux, de la liberté, de la « paix », etc.Avec la concentration de la misère, des guerres civiles, des dictatures, des catastrophes naturelles ou écologiques, etc.dans les pays extrêmement populeux du Sud, pendant que les faibles populations du Nord accaparent l'immense majorité des ressources et ont le quasi monopole du bien-être, il n'est pas étonnant que de plus en plus de gens du Sud cherchent à améliorer leur sort, à fuir la persécution et à rejoindre ces terres qu'on leur présente, par le cinéma d'Hollywood et la culture occidentale, comme l'Eldorado.TROISIÈME constatation : les mesures répressives pour tenter de « protéger les frontières » se révèlent partout peu efficaces.Depuis une vingtaine d'années, les pays occidentaux n'ont pas cessé d'augmenter l'arsenal répressif pour mieux « contrôler » l'immigration et refuser l'accès à ce qu'ils appellent, souvent abusivement, les « faux réfugiés » : imposition de visas, mesures d'interception à l'étranger, patrouille militarisée des frontières, détention dans des camps, resserrement des exigences légales, etc.On a parlé de la mise en place de la « forteresse Europe » ; et la frontière américano- mexicaine est protégée par des barbelés électrifiés et des hélicoptères équipés de lunettes à infrarouges.Pourtant, année après année, les responsables occidentaux sont obligés de constater l'efficacité toute relative et temporaire de leurs mesures de « protection » : car le nombre de personnes qui cherchent (et réussissent) à entrer dans nos pays riches de façon irrégulière ne diminue jamais vraiment.Et en réponse aux obstacles que nous mettons, le marché des passeurs clandestins, des faux papiers et de tous les « trafics » d'humains en quête d'un meilleur sort ne fait que se développer et se raffiner.QUATRIÈME constatation : le rôle des frontières nationales est en train d'évoluer.Jusqu'à maintenant symbole puissant des souverainetés nationales, les frontières ne sont plus tout à fait ce qu'elles étaient.Avec les accords de libre-échange et la mondialisation, capitaux, biens et services vont de plus en plus où et quand ils veulent.Avec les accords de Schengen, les ressortissants de la Communauté européenne peuvent dorénavant circuler librement entre leurs divers pays.On commence même à parler d'une éventuelle suppression de la frontière entre le Canada et les États-Unis (voir l'étude du Carnegie Endowment for International Peace, du 16 juin 2000).Bien sûr, la question n'est pas simple et la libre circulation des personnes sera sans doute l'une des dernières à s'imposer, surtout quand elle va dans la direction Sud-Nord.Et les contrôles autrefois exercés par les frontières nationales ont déjà tendance à se déplacer vers d'autres lieux et à prendre de nouvelles formes.Mais si nous sommes encore loin de l'abolition des frontières, il importe de prendre conscience que partout dans le monde, leur rôle traditionnel se modifie rapidement.Les choix canadiens Malgré des mesures positives et souhaitées depuis longtemps (comme l'introduction d'un droit d'appel interne pour les décisions négatives en matière de refuge ou encore l'élargissement des critères appliqués à la réunification des familles, par exemple), la principale critique que nous devons faire au projet de loi C-11 est l'accent prioritaire mis sur la « protection du Canada » et sa lutte contre « la criminalité en matière d'immigration ».Déposé le 21 février dernier, le projet de loi C-11 a été présenté par la ministre, Mme Élinor Caplan, et son ministère dans un éclairage essentiellement négatif et défensif : lutte contre les réseaux de passeurs, augmentation importante des pénalités, pouvoirs de détention accrus, renforcement des mesures d'interception à l'étranger, réduction des possibilités d'appel ou de révision, etc.Or il s'agit, à notre avis, d'une double et grave perversion de toute Loi sur l'immigration et sur la protection des réfugiés.D'abord parce que c'est situer l'immigration (qui est un « bien », un « plus » pour une société, et même une « nécessité » démographique dans le cas du Canada) dans une perspective inverse de menace contre laquelle il faut se protéger.Mais également parce que c'est déplacer la fonction de protection des gens dans le besoin (qui fait partie du titre de la Loi) vers la protection des Canadiens contre les risques ou les abus éventuels des nouveaux arrivants ; d'autant plus que cette protection des Canadiens contre la criminalité potentielle cache souvent, dans les faits, la protection des Canadiens contre la nécessité, inhérente à l'immigration et à la protection des réfugiés, d'un plus grand partage de leur bien-être.Nous croyons donc qu'il faut en priorité, au Canada comme ailleurs, sortir le débat sur l'immigration et la protection des réfugiés de l'ornière de la criminalisation.Cette « décriminalisation » de notre approche est d'autant plus importante que la logique de répression s'est révélée partout sans issue et sans fin ; que même si elle vise officiellement certains immigrants et réfugiés, elle déteint inévitablement peu à peu sur tous les immigrants et réfugiés comme on le voit dans la perception populaire des « faux réfugiés » ; et que cette logique de répression va aussi finir par atteindre la société canadienne elle-même en affaiblissant les protections garanties par les droits et les tribunaux.C'est pourquoi nous croyons qu'il faut adopter une attitude résolument positive de l'immigration et de notre responsabilité internationale dans la protection des personnes qui en ont besoin.En ce sens, nous croyons que le gouvernement fédéral actuel doit appliquer son propre programme politique libéral et viser une immigration annuelle nette équivalant à 1 % de la population canadienne, soit 300 000 personnes par année.De ce nombre, nous avons proposé que 20 % (60 000 personnes) soit réservé pour l'immigration humanitaire : réfugiés choisis à l'étranger ou parrainés, revendicateurs de statut acceptés au Canada, etc.Nous sommes évidemment conscients des défis qu'entraîne une telle proposition.Mais nous la croyons nécessaire pour les cinq raisons suivantes : pour desserrer l'étau de la répression et la mentalité de forteresse qui accaparent de plus en plus les débats (et les budgets !) en matière d'immigration et de protection ; pour fournir des objectifs mesurables aux bonnes intentions de protection formulées en termes généraux par le ministère dans les documents d'accompagnement de C-11 ; pour situer clairement nos mécanismes de contrôle (par ailleurs nécessaires) dans un contexte d'ouverture et de générosité ; pour atténuer la seule approche « élitiste » de l'immigration (« attirer au Canada les meilleurs et les plus brillants ») en fixant des objectifs numériques élevés qui ont plus de chance de rassembler une immigration diversifiée ; et pour demander au Canada de prendre un leadership politique en ce sens, au plan international, à un moment où les migrations croissantes sont partout à l'ordre du jour.Le Canada ne peut résoudre à lui seul, même avec les politiques les plus généreuses, les multiples problèmes d'immigration et de protection du monde.Mais la pression migratoire mondiale s'accroît et les pays riches du Nord ont tout intérêt, à moyen et à long terme, à s'ouvrir plus généreusement à un partage de l'espace, des ressources, des savoirs et de la richesse.« Il faut en priorité sortir le débat sur l'immigration et la protection des réfugiés de l'ornière de la criminalisation.» La Presse 9 mai 2001 Page A20 manquante "]
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