La presse, 30 juin 2001, Cahier A
[" 6LP0102A0630 A1 SAMEDI 6LP0102A0630 ZALLCALL 67 00:55:27 06/30/01 B MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D\u2019AMÉRIQUE 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA-MADELEINE 2,50 $ \u2022 1 17e ANN É E > NO 2 4 6 > 1 6 0 P AG E S > 10 C A H IE R S « OUI, JE SUIS IMPUTABLE» AFFAIRE SECOND CUP Mathieu déclaré coupable La Couronne réclame une peine de 12 mois CHRISTIANE DESJARDINS Plus de 30 ans après avoir été condamné à une lourde peine de prison pour des événements reliés au FLQ, c\u2019est un retour à la case départ pour Rhéal Mathieu.L\u2019ex-felquiste âgé maintenant de 54 ans, qui a repris du service en 1999 avec la Brigade d\u2019autodéfense du français, a été déclaré coupable par un jury, hier, d\u2019avoir tenté de causer des incendies dans trois cafés Second Cup, à l\u2019automne 2000, et d\u2019avoir eu une arme prohibée chez lui.Le jury a toutefois acquitté Mathieu de six autres accusations de méfait à l\u2019endroit de commerces à raison sociale anglaise.Mathieu, qui est détenu depuis son arrestation en octobre dernier, a discrètement manifesté sa déception par un air désappointé.Pour le procureur du ministère public, Jacques Dagenais, le verdict est raisonnable, étant donné que la preuve pour les Second Cup était plus directe que pour les autres accusations.Mathieu était filé par la police quand il est allé porter à La Presse et à The Gazette les communiqués de la BAF revendiquant les attentats des Second Cup, en octobre dernier.C\u2019est après que tous les communiqués de la BAF ont été trouvés dans l\u2019ordinateur personnel de Mathieu, lors d\u2019une perquisition, qu\u2019il a été accusé des autres méfaits, survenus au cours des mois précédents.Me Dagenais ne s\u2019est pas montré vindicatif dans sa plaidoirie sur la sentence, et a suggéré une peine de 12 mois de prison, compte tenu de la détention préventive de Mathieu.Voir MATHIEU en A2 Pour Montréal! MARC C A S S I V I HIER SOIR, Charlie Haden avait une réservation chez Toqué!, la grande table de la rue Saint-Denis où il a ses habitudes.« Normand ( Laprise, le propriétaire ) est un ami.C\u2019est un des meilleurs chefs au monde.Il me fait visiter ses cuisines et moi, je l\u2019invite à mes concerts.Et puis, il a pris l\u2019habitude de faire jouer mes disques.» De vieilles habitudes, Charlie Haden en a plusieurs à Montréal.Ce favori du Festival international de jazz, lauréat du prix Miles-Davis 2000, adore inconditionnellement cette ville qu\u2019il tient pour « l\u2019une des plus belles du monde ».S\u2019il existait une carte platine V.I.P.super plan élite des amis du Festival, il en serait sans doute l\u2019un des premiers détenteurs.C\u2019est dire comme sa marge d\u2019amour est grande auprès du public jazz montréalais.« Montréal, c\u2019est mon home away from home.Je m\u2019y sens vraiment comme chez moi.» Voir MONTRÉAL en A2 PHOTO PC Le premier ministre de l\u2019Ontario, Mike Harris, jette un regard sceptique en direction du pichet d\u2019eau mis à sa disposition lors de son témoignage devant la commission d\u2019enquête sur la tragédie de Walkerton.Harris défend son administration LOUISE LEDUC envoyée spéciale WALKERTON \u2014 « Walkerton a sonné le réveil, pour notre gouvernement comme pour les gouvernements de nombreuses autres provinces canadiennes », a reconnu hier le premier ministre ontarien Mike Harris.Sans craindre de se contredire, Mike Harris n\u2019a pas hésité quelques minutes plus tard à déclarer qu\u2019en aucun temps il n\u2019avait été porté à son attention ou à l\u2019attention de l\u2019un de ses ministres que ses coupes budgétaires pouvaient compromettre la santé de quelque Ontarien que ce soit.Calme tout au long de son témoignage historique \u2014 50 ans ont passé depuis la dernière comparution d\u2019un premier ministre ontarien à une commission d\u2019enquête semblable à celle mise en place à Walkerton \u2014, Mike Harris a été cuisiné pendant près de cinq heures.Voir HARRIS en A2 Arts et spectacles cahier D - Festival de jazz D8, D9 - horaires-spectacles D15 - Télé-horaire D2 Avis B6, B7 Bridge G15 Carrières cahier H - formation H8 Décès F8, F9 Échecs G15 Économie C1-C10 Éditorial A24 Encans B6 Êtes-vous observateur?G12 Feuilleton G13 Forum A25 Horoscope G13 Jardiner I8 Loteries A2, F10 Monde A18-A23 Mon toit cahier I Mots croisés G13, G16 Mot mystère G13 Ni bête ni méchant G15 Petites annonces E1 - immobilier E1-E3 - marchandises E3 - emplois E3-E6 - automobile E6-E8 - affaires C3 Philatélie G15 Plus B1-B5 Politique A4, A8, A10 Restaurants D16 Vacances-voyage cahier G Vin D17 Sports cahier F M É T É O Voir F10 Ciel variable Maximum 28 > minimum 17 1 3 4 6 Belgrade en crise Tandis que Slobodan Milosevic se trouvait hier écroué au centre de détention du Tribunal international de La Haye, aux Pays-Bas, la fédération yougoslave subissait une crise politique majeure illustrée par la chute du gouvernement de coalition.Le premier ministre fédéral, le Monténégrin Zoran Zizic, a justifié sa démission et celle des membres de son parti par la « décision hâtive et sans tact » de remise de Milosevic à La Haye.Dans la rue, ils étaient au moins 10 000 hier soir « à jurer de punir les traîtres » du gouvernement serbe qui ont autorisé le transfèrement de Milosevic.Le départ des Monténégrins pourrait entraîner la tenue d\u2019élections fédérales anticipées, voire accélérer la séparation entre la Serbie et le Monténégro.Voir nos informations en A18 Un nouveau front de l\u2019Ouest VINCENT MARISSAL VANCOUVER \u2014 Le nouveau premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, a annoncé avec empressement au début du mois de juin une baisse d\u2019impôts de 25 % dès cette année.Ce geste spectaculaire, qui risque de traverser les Rocheuses, annonce le début d\u2019une nouvelle vague de l\u2019Ouest sur tout le pays.Saignée depuis des années dans sa main-d\u2019oeuvre et ses cerveaux par la riche Alberta voisine, la Colombie- Britannique se devait de réagir vigoureusement avec les mêmes armes fiscales pour stopper l\u2019hémorragie.En décrétant cette importante baisse d\u2019impôts des particuliers, le gouvernement Campbell rattrape un peu de terrain en promettant, d\u2019ici janvier, le plus bas taux d\u2019imposition sur la première tranche de 60 000 $ de revenus.Mais au-delà d\u2019une forte concurrence entre deux des plus riches provinces du Canada, le geste de Gordon Campbell marque aussi la création d\u2019un bloc politique de l\u2019Ouest fondé sur des valeurs conservatrices.Les baisses d\u2019impôts, la privatisation des services publics et le développement de politiques favorisant l\u2019entreprise et le libre-marché viennent de trouver un nouvel adepte.Comparé à l\u2019Alberta de Ralph Klein et à la Colombie- Britannique de Gordon Campbell, le Québec de Bernard Landry aura des petits airs socialistes.M.Campbell a beau être libéral, il partage néanmoins l\u2019idéologie de son voisin Ralph.Après dix ans de gouvernement néo-démocrate, les électeurs de Colombie- Britannique ont décidé le mois dernier de passer radicalement à autre chose en élisant 77 libéraux sur un total de 79 circonscriptions.Ils voulaient du changement et tout semble indiquer que leur nouveau premier ministre va leur en donner.Son annonce précipitée de baisse d\u2019impôts n\u2019est que le premier jalon d\u2019un « plan de changements de 90 jours » promis durant la campagne électorale.Non seulement MM.Campbell et Klein partagentils la même philosophie, mais ils consultent aussi les mêmes stratèges.Après avoir passé des années au bureau de Ralph Klein, Rod Love a mis sa science au service de Gordon Campbell lors de la dernière campagne électorale.Dans ce style franc ( cowboy, diront certains ) que reconnaîtront les observateurs de la scène politique canadienne, l\u2019ancien directeur de cabinet du premier ministre albertain ne s\u2019est pas gêné il y a quelques semaines pour faire savoir aux syndicats, aux groupes sociaux, aux autochtones, aux environnementalistes et autres « gau-gauches » de Colombie-Britannique que le bon temps est terminé.Voir OUEST en A2 Autres textes, pages B2 et B3 2954512 Permis du Québec Tél.: (514) 858-0011 1 888 302-6221 Portugal incluant vol, hébergement, voiture VVoollss à partir de Achat-rachat 17 jours à partir de 629$ Bruxelles 579 $ Forrffaiittss ttoutt iincclluss Paris 669 $ Amsterdam799 $ Toulouse 799 $ Nice 899 $ Cayo Coco 798 $ Cayo Largo 898 $ Bayahibe 898 $ Holguin 868 $ Varadero 898 $ Punta Cana 898 $ Puerto Vallarta 848 $ Cancun 998 $ jaibesoindevacances.com \u2022 jaibesoindevacances.com \u2022 jaibesoindevacances.com \u2022 jaibesoindevacances.com \u2022 jaibesoindevacances.com à partir de 1399$ 14 jours Essccapadess au 1 399$ TOUT INCLUS Jamaïque à partir de 6LP0202A0630 A2 SAMEDI 6LP0202A0630 ZALLCALL 67 00:55:13 06/30/01 B A2 \u2022 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Apprendre à sauver des vies « Les cours de premiers soins, on y pense, mais on remet toujours ça à demain.Pour la majorité des gens, la lumière s\u2019allume seulement quand on voit le voisin sortir en ambulance avec un drap sur la tête », dit avec une certaine résignation Luc Poirier, enseignant en premiers soins.Encore une chance si ce n\u2019est pas notre conjoint, notre mère ou notre enfant.Au Québec, on évalue que moins de 6 % de la population possède des notions suffisantes pour intervenir en cas d\u2019urgence médicale.À lire demain dans le cahier SANTÉ.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-9-1 > À quatre chiffres : 4-9-4-9 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial,Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto,Mon toit,Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: 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simplement répété.Reporté au pouvoir en 1995 avec un deuxième gouvernement majoritaire, une première depuis la victoire de John Robarts en 1967, Mike Harris a été appelé hier à défendre le programme qui l\u2019a fait élire mais qui le met maintenant sous les feux de la rampe.La question est sur toutes les lèvres: le programme minceur du gouvernement, qui s\u2019est traduit par une réduction des taxes et du déficit, mais surtout par la réduction de l\u2019appareil gouvernemental et de maintes mesures de contrôle, explique-t-il Walkerton?Au coeur de la « Révolution du bon sens », a reconnu le premier ministre, se trouvait certes la volonté de privatiser le plus possible.Dans cette perspective, en 1996, les analyses de l\u2019eau passaient du public au privé, sans que jamais le gouvernement accrédite les laboratoires utilisés ni les contraigne à lui faire signe au moindre résultat inquiétant.C\u2019est ainsi qu\u2019en mai 2000, quand un laboratoire privé a révélé la présence de la bactérie E.coli dans l\u2019eau de Walkerton quatre jours avant le premier de six décès, seuls les responsables locaux du réseau d\u2019eau ont été mis au courant.et ont gardé l\u2019information pour eux.Malgré les récents événements, Mike Harris ne renie pas sa « Révolution du bon sens ».« L\u2019idée a toujours été de faire plus avec moins.( .) Il nous importait de changer la culture voulant qu\u2019un haut niveau de dépenses est la marque d\u2019un bon gouvernement, de la même façon que nous ne croyons pas que la multiplication des mesures de contrôle signifie nécessairement une meilleure protection du public.Une mesure claire vaut parfois mieux que trois mesures contradictoires.» Toute la matinée, l\u2019avocat Paul Cavalluzzo s\u2019est employé à démontrer que le gouvernement Harris avait à maintes reprises été avisé du danger de ses compressions budgétaires sur la santé publique.Des sérieuses préoccupations soulevées par le ministère de l\u2019Environnement dès janvier 1998, Mike Harris ne fait cependant pas plus de cas aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019en a fait à l\u2019époque.Et que dire de ce rapport de l\u2019ombudsman qui, quelques mois plus tard, révélait que « l\u2019administration publique ontarienne est dans une situation de crise?» À cela, Harris a répondu qu\u2019il ne partageait pas ce point de vue.Certes, certaines décisions de son gouvernement impliquaient des risques potentiels, a avoué Mike Harris, « mais aucune mesure n\u2019a été mise en place » s\u2019il n\u2019avait pas été préalablement prouvé que ses conséquences n\u2019étaient pas « gérables ».Toute chose comporte des risques, a rappelé Mike Harris, avant d\u2019expliquer que de diriger un gouvernement n\u2019était pas une mince affaire, qu\u2019il lui fallait entre autres choses effectuer de nombreux voyages à l\u2019étranger pour « vendre la province ».Au sortir de l\u2019audience, Mike Harris a refusé de s\u2019adresser aux journalistes.« J\u2019espère que cela ( mon témoignage ) va aider », a-t-il simplement dit avant de s\u2019engouffrer dans une fourgonnette sous haute escorte policière.À peine une centaine de personnes ont assisté aux audiences d\u2019hier.Du nombre, une trentaine de citoyens de Walkerton, tout au plus, mais surtout de plus visibles manifestants venus accueillir en matinée Mike Harris et lui dire qu\u2019il avait échoué sur tous les fronts.Tim Walker, un professeur de géographie de Waterloo, voulait signifier à son premier ministre qu\u2019à cause de lui, le système d\u2019éducation tombait en ruine et que l\u2019environnement ne se remettrait jamais de son trop long règne.Plus loin, un groupe de citoyens d\u2019Amberley manifestaient contre la permission donnée à une porcherie d\u2019installer ses 6000 bêtes tout près du lac Huron.« Nos plages sont déjà contaminées, cette porcherie n\u2019améliorera certainement pas les choses, s\u2019est plainte Elizabeth Perkins.Au sortir des audiences, Betty Lou Bushell, une résidante de Walkerton, disait n\u2019avoir eu aucune surprise.« Comme prévu, Mike Harris a répondu aux questions en politicien, habilement.» MATHIEU Suite de la page A1 Il a souligné que les engins incendiaires déposés dans les Second Cup n\u2019avaient pas été conçus pour blesser des gens, mais plutôt pour attirer l\u2019attention sur une cause en laquelle Mathieu croyait: la francisation des raisons sociales.Il a souligné que si Mathieu n\u2019avait pas 53 ans et des antécédents avec le FLQ, l\u2019affaire aurait eu l\u2019air d\u2019une peccadille.« En vieillissant, les gens s\u2019embourgeoisent habituellement, je suis étonné de voir qu\u2019avec un tel éloignement dans le temps, M.Mathieu a conservé ses convictions.» Au sujet des antécédents judiciaires de Mathieu, Me Dagenais a expliqué que l\u2019accusé avait purgé presque neuf ans de prison pour complot, dans deux homicides involontaires qui ont résulté des actes du FLQ, en 1966.Une secrétaire était morte lors de l\u2019explosion d\u2019une bombe à l\u2019usine La Grenade, et un jeune homme de 17 ans avait péri quand la bombe qu\u2019il transportait avait soudainement explosé.Le rôle de Mathieu dans ces deux affaires avait consisté à voter, lors d\u2019une réunion de la cellule felquiste à laquelle il appartenait, pour que l\u2019action se fasse, a précisé Me Dagenais.« Il n\u2019avait que 17 ou 18 ans à l\u2019époque », a dit le procureur.L\u2019avocat de l\u2019accusé, Pierre Poupart, a pour sa part renchéri en disant que si Mathieu avait purgé une si longue peine de prison à l\u2019époque, c\u2019est que lorsque est venu le moment de sa libération conditionnelle, en 1970, la Loi des mesures de guerre a été promulguée.« Inutile de vous dire que tous ceux qui étaient en dedans ne sont pas sortis », a lancé Me Poupart.L\u2019avocat a insisté sur le fait que, après sa sortie de prison, Mathieu avait travaillé fort pour refaire sa vie.Il a étudié, a occupé des fonctions importantes chez Provigo pendant une quinzaine d\u2019années, puis s\u2019est recyclé en informatique lors d\u2019une restructuration de l\u2019entreprise.Lors de son arrestation, il était informaticien chez Cognicase.C\u2019est aussi un père de famille exemplaire et un homme aimé de son entourage, comme en témoignent ceux qui ont tenté de se porter garants de lui, lors de ses infructueuses tentatives pour obtenir une liberté sous cautionnement, dans le cadre de la présente affaire.Affirmant que Mathieu avait payé un lourd tribut pour son erreur, Me Poupart a demandé une condamnation avec sursis pour son client.le juge Pierre Tessier rendra sentence vendredi prochain.MONTRÉAL Suite de la page A1 « Les gens qui dirigent le Festival ont beaucoup de respect pour les musiciens.Ils savent ce que c\u2019est que d\u2019être constamment sur la route », dit le contrebassiste californien, tout juste de retour d\u2019un passage-éclair au Portugal.« Je suis encore affecté par le décalage horaire.C\u2019est l\u2019histoire de ma vie! » Chaque année ou presque, depuis des lustres, Charlie Haden vient faire son petit tour, fin juin, début juillet, sur les planches montréalaises.Par amour de cette grande fête de la musique et pour André Ménard, directeur artistique du Festival, qui est devenu un ami.« André aime créer des événements uniques, des rencontres inattendues entre les musiciens.Il aime brouiller les cartes.Ce ne sont pas des choses que l\u2019on retrouve fréquemment dans les autres festivals.» Ce sont ces rencontres qui font toujours courir Charlie Haden, 63 ans, figure de proue du jazz contemporain qui fut du célèbre quartette de free jazz d\u2019Ornette Coleman, avec Don Cherry et le Montréalais Paul Bley, au tournant des années 60.Des rencontres sur.et hors scène.Le domicile d\u2019André Ménard est devenu, au fil des ans, un lieu privilégié de réunions impromptues entre invités de marque du Festival.« Je me souviens d\u2019une soirée mémorable chez André, en compagnie de Roy Haines et de Pat Metheny.Nous avions regardé le combat de boxe Mike Tyson- Evander Hollyfield à la télévision.Lorsque Tyson a mordu l\u2019oreille de Hollyfield, Roy Haines est tombé de sa chaise.Il n\u2019en revenait pas! » Des souvenirs, l\u2019éminent bassiste \u2014 et exenfant prodige du country \u2014 en a non seulement plein la tête, mais aussi des dizaines d\u2019heures d\u2019enregistrements.« Mon plus beau souvenir du Festival de jazz demeure la série Invitation de 1989.Huit soirs avec huit formations différentes.C\u2019était magique.Tous ces musiciens venus m\u2019accompagner pour le simple plaisir.Il y avait tellement d\u2019amour sur scène.» Tellement d\u2019amour que Charlie Haden a décidé peu après d\u2019immortaliser cette semaine inoubliable sur disque.De la série de concerts, Haden a tiré les Montreal Tapes, dont le sixième volet paraîtra en septembre sur étiquette ECM.Pas étonnant, dans les circonstances, de constater que le musicien se souvient, 12 ans plus tard et au dernier détail près, de chaque pièce et de chaque invité ( Paul Bley, Jack DeJohnette, Pat Metheny, Don Cherry, Geri Allen, Ed Blackwell, Gonzalo Rubalcaba, etc.) de chacune des soirées de ce 10e Festival international de jazz de Montréal.Demain, le contrebassiste se prêtera de nouveau au jeu de l\u2019invitation en acceptant celle de Michael Brecker, au Monument-National.D\u2019ici là, Haden doit livrer ce soir, au Théâtre Maisonneuve, son dernier album aux accents latinos, Nocturne, en compagnie de Joe Lovano, Ignacio Berroa, Federico B.Ruiz et Gonzalo Rubalcaba, le virtuose cubain du piano qu\u2019il a lui-même révélé à Montréal, il y a une douzaine d\u2019années.Ce n\u2019est pas simple de réunir tous ces brillants musiciens.Mais on l\u2019a fait pour Montréal.» OUEST Suite de la page A1 Dans une lettre incendiaire publiée dans le Calgary Herald, M.Love révélait qu\u2019il avait conseillé M.Campbell avant son élection et que celui-ci, fort de son écrasante majorité de sièges, a maintenant le mandat clair d\u2019« écraser comme des insectes » les syndicats et autres groupes sociaux.« Maintenant que les électeurs de la Colombie-Britannique ont retrouvé la raison après dix ans de démence électorale, ils doivent savoir ce qui les attend ( avec leur nouveau gouvernement ) », écrit Rod Love, suggérant au passage d\u2019exterminer ( nuke it ) les syndicats de la fonction publique.« C\u2019était une chronique modérée, n\u2019est-ce pas?M.Love n\u2019essayait-il pas de se montrer provocateur?» a commenté récemment Gordon Campbell avec son plus beau sourire Pepsodent.Rien pour rassurer les infirmières de Colombie-Britannique qui sont en pleine négociation avec le nouveau gouvernement, même si le premier ministre jure qu\u2019il ne veut pas les « écraser comme des insectes ».Son arrivée au pouvoir, Gordon Campbell la doit beaucoup à l\u2019effet Ralph Klein.Aujourd\u2019hui, à l\u2019occasion de la fête du Canada, La Presse propose dans le cahier Plus un reportage sur la révolution albertaine, qui marque déjà l\u2019histoire contemporaine du pays.2952512 6LP0301A0630 6LP0301A0630 ZALLCALL 67 00:51:59 06/30/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 A3 ACTUALITÉS Les 200 familles sans abri seront vite relogées Niant toute improvisation, la Ville soutient qu\u2019il n\u2019y a pas de crise du logement à Montréal MARIE-CLAUDE LORTIE L\u2019administration municipale ne croit pas qu\u2019il y ait actuellement une crise du logement à Montréal.Même si les organismes oeuvrant sur le terrain affirment que l\u2019heure est grave et que la Ville improvise, celle-ci insiste pour dire qu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une « situation d\u2019urgence » touchant environ 200 familles, qui n\u2019auront peut-être plus de logement à partir de demain mais qui seront vite abritées.« Durant la semaine suivant le 1er juillet, les gens seront tous relogés », a affirmé hier en conférence de presse Normand Daoust, directeur de l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Montréal (OMHM), à qui la Ville a confié le dossier.Hier, en fin de journée, on affirmait à l\u2019OMHM que 115 appartements disponibles pour du logement permanent pour ces familles avaient d\u2019ailleurs déjà été identifiés pour un total de 197 familles sans logement.Mais on admettait qu\u2019il y aurait probablement des appels de nouvelles familles en soirée, après la diffusion des informations télévisées.Au FRAPRU, un organisme voué à la défense des démunis dans le domaine du logement, on dit que le nombre de familles sans logis sera probablement beaucoup plus grand que ce que dit la Ville.François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, accuse d\u2019ailleurs la Ville de n\u2019avoir jamais fait un travail réellement exhaustif pour compiler le nombre total de personnes visées en faisant le tour de tous les organismes que les familles en difficulté auraient pu contacter.(La Ville, elle, dit que le FRAPRU a tardé à rendre ses listes disponibles, ce que le FRAPRU nie vertement.) Selon le FRAPRU, Montréal fonctionne actuellement sur le mode improvisation et M.Saillant craint le pire pour le week-end.« Je suis très inquiet de ce qui va se passer le 1er juillet », a-t-il laissé tomber hier, après avoir entendu la Ville présenter son plan d\u2019urgence.Ce plan n\u2019a pas été présenté par le maire Pierre Bourque, parce qu\u2019il est en voyage d\u2019affaires en Pologne.Et le candidat à la mairie Gérald Tremblay l\u2019a d\u2019ailleurs accusé hier de faire l\u2019autruche en refusant d\u2019admettre la gravité de la crise et de revenir à Montréal pour tenter de la régler.Mais la Ville a néanmoins un « plan », exposé hier par Ivon Le Duc, responsable du dossier habitation au comité exécutif et M.Daoust de l\u2019OMHM.Premier élément du plan : la Ville a rendu publics trois numéros de téléphone, où doivent appeler ceux qui se retrouveront sans logis le 1er juillet et qui ont besoin d\u2019aide : 872-2235 (secteur Est, « tout ce qui est à l\u2019est de la voie ferrée », a dit M.Le Duc), 872-3368 (secteur Ouest, « tout ce qui est à l\u2019ouest de Saint-Laurent ») et 872-2277 (secteur Centre, « tout le reste »).Ensuite, la Ville et l\u2019Office ont prévu, pour ceux qui devront sortir leurs meubles dans la rue et les laisser là, « des bâches pour recouvrir les effets et les protéger de la pluie », a expliqué M.Le Duc.Puis, pendant que les sans-logis seront envoyés en taxi vers des hôtels, des motels ou chez des proches, on passera avec un des 12 camions municipaux mis à la disposition de cette opération, pour chercher les meubles et les boîtes.On ira les entreposer dans un local de l\u2019Armée du salut dans l\u2019est de la ville.La police, affirme M.Le Duc, sera présente pour s\u2019assurer que tout se passe bien.Selon lui, il ne sera pas nécessaire de faire appel aux écoles pour de l\u2019hébergement d\u2019urgence, même si la Commission scolaire de Montréal a déjà offert son aide.Durant les jours qui suivront, l\u2019OMHM affirme qu\u2019elle trouvera des appartements pour les sans-logement parmi les 4000 appartements vacants actuellement dans la région, notamment grâce aux fonds supplémentaires de 3,5 millions débloqués cette semaine par Québec pour subventionner le logement.Mais selon François Saillant du FRAPRU, ce « plan » annoncé par la Ville est complètement « désespérant ».À Jeunesse au Soleil, qui a reçu aussi quelques appels de gens qui n\u2019ont pas réussi à se trouver un appartement pour le 1er juillet, on n\u2019est guère plus impressionné.« À Montréal, durant la fin de semaine du 1er juillet, il ne reste plus de place dans les hôtels et les motels.Et des appartements, s\u2019il n\u2019y en a pas maintenant de vacants, il n\u2019y en aura pas plus dans trois jours », a dit Tommy Kulczyk, directeur des services d\u2019urgence à Jeunesse au Soleil.« On improvise totalement », dit M.Saillant du FRAPRU, qui trouve que même l\u2019idée d\u2019avoir trois numéros de téléphone plutôt qu\u2019un est mauvaise.Selon lui, il faudrait un plan d\u2019urgence coordonné à un seul endroit pour dimanche, du même type que ce qu\u2019on a fait pour la crise du verglas.Les personnes qui cherchent des appartements sont surtout des personnes seules et des familles nombreuses, qui se heurtent à un taux de vacance de 1,4 % à Montréal.On explique la rareté des appartements notamment par l\u2019abondance de jeunes qui viennent finalement de quitter la maison familiale grâce à la reprise économique.Cette situation permet aux propriétaires d\u2019être très exigeants dans leurs choix de locataires.La Commission des droits de la personne du Québec a enregistré cette année deux fois plus de plaintes que l\u2019an dernier pour discrimination dans le domaine du logement, des plaintes portées surtout par des familles nombreuses, des assistés sociaux et des membres de minorités visibles.Hier, Gérald Tremblay a lancé un appel à la solidarité pour la suite des événements ce week-end et a déclaré que l\u2019administration Bourque était complice de la crise, entre autres parce qu\u2019elle avait accepté trop de conversions d\u2019appartements locatifs en condominiums.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © François Saillant Des chercheurs montréalais éradiquent le cancer chez des souris ALEXANDRE S I R O I S UNE ÉTAPE importante dans la lutte contre le cancer vient d\u2019être franchie par une équipe de chercheurs montréalais qui a réussi à éliminer des cellules cancéreuses sans provoquer le rejet de cellules saines, ce à quoi personne n\u2019était parvenu jusqu\u2019ici.Cette découverte a été effectuée sur des souris par l\u2019équipe de Claude Perreault, directeur du centre de recherche Guy-Bernier de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.Les résultats des recherches de cette équipe sont publiés dans le numéro de juillet de la revue Nature Medecine.« Nous savions déjà que chez l\u2019humain, lorsqu\u2019on injecte à un patient atteint de cancer des globules blancs qu\u2019on appelle lymphocytes T, qui viennent d\u2019un donneur sain et qui sont capables de provoquer une réaction de rejet, cela permet d\u2019éliminer des cellules cancéreuses présentes chez le receveur », a expliqué hier le Dr Perreault.« Le problème c\u2019est que jusqu\u2019à maintenant, il était impossible d\u2019éliminer uniquement les cellules cancéreuses, car les lymphocytes T transfusés attaquaient aussi les cellules normales, a ajouté le chercheur.C\u2019était une approche qui était aussi toxique qu\u2019efficace, donc peu utilisable.» L\u2019équipe du Dr Perreault a été en mesure de sélectionner avec précision le type de globules blancs injectés aux souris afin que ceux-ci rejettent uniquement les cellules cancéreuses.Les cellules saines des souris n\u2019ont donc pas été attaquées, alors que les cellules cancéreuses ont été éradiquées.Un globule blanc est en mesure de reconnaître une cellule infectée grâce à certaines molécules (des antigènes) présentes sur la membrane de cette cellule.Les chercheurs montréalais ont d\u2019abord sélectionné un antigène spécifique sur les cellules des souris cancéreuses.Ils ont ensuite cultivé des globules blancs provenant d\u2019une autre souris, en laboratoire, en présence de cet antigène.« Les globules blancs qui survivent et se multiplient sont ceux qui reconnaissent l\u2019antigène », a souligné le Dr Perreault, précisant que l\u2019antigène choisi l\u2019avait été parce qu\u2019il était particulièrement abondant sur les cellules cancéreuses des souris.Une fois les globules blancs du donneur animal identifiés, ils ont été pré-activés, purifiés, puis injectés à la souris atteinte d\u2019un cancer.Ils ont éradiqué les cellules cancéreuses.« Le fait que cette approche devienne possible est extrêmement prometteur parce que les lymphocytes T sont une arme redoutable pour éliminer des cellules cancéreuses », a affirmé le Dr Perreault, hématologue de profession.La stimulation du système immunitaire du corps humain pour qu\u2019il s\u2019attaque à ses propres cellules cancéreuses est qualifiée d\u2019immunothérapie.Un domaine « considéré comme très prometteur », qui pourrait devenir une solution complémentaire voire alternative à la chimiothérapie et à la radiothérapie.Ce sont notamment des traitements d\u2019immunothérapie qui avaient été administrés à l\u2019ancien premier ministre Robert Bourassa.Les chercheurs montréalais estiment qu\u2019il est possible d\u2019entreprendre les premiers essais cliniques de leur découverte chez l\u2019humain dans deux ans.Une étape qu\u2019ils envisagent avec enthousiasme puisqu\u2019il n\u2019y a pratiquement pas de différences entre les systèmes immunitaires de la souris et de l\u2019humain.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse © L\u2019Union paysanne compte s\u2019attaquer notamment au libre-échange et aux OGM, ont expliqué ses fondateurs Roméo Bouchard, à gauche, et Maxime Laplante, à son côté.On reconnaît l\u2019animateur culinaire Daniel Pinard et sa collaboratrice Josée Di Stasio.L\u2019Union paysanne débarque en ville Les petits producteurs se regroupent contre la malbouffe et l\u2019agribusiness JUDITH LACHAPELLE FACE à l\u2019agribusiness et au monopole de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), des petits producteurs se regroupent et invitent tous les opposants à la malbouffe à se joindre à eux.L\u2019Union paysanne, créée le mois dernier, est « débarquée en ville » hier pour présenter sa vision d\u2019une agriculture à dimension humaine et respectueuse de l\u2019environnement.L\u2019animateur Daniel Pinard s\u2019est même dit prêt à parier que plus de citadins que de ruraux se lanceront dans l\u2019aventure.À l\u2019origine du mouvement, des citoyens qui avaient fondé la coalition Sauvez nos campagnes et qui étaient aux prises avec des projets industriels, agricoles ou autres qui menaçaient l\u2019équilibre de leur milieu, a raconté hier Roméo Bouchard, l\u2019un des fondateurs.« On a réalisé qu\u2019on avait besoin d\u2019une force collective, pour créer un débat véritable sur l\u2019agriculture.L\u2019agriculture, ça concerne tout le monde.Vous avez le résultat dans votre assiette.Derrière la nourriture que vous avez, il y a les cultures et les élevages tels qu\u2019ils se font aujourd\u2019hui.» L\u2019offensive contre les « fermes-usines », dit M.Bouchard, doit être menée avec tous ceux (producteurs, transformateurs, restaurateurs, commerçants, consommateurs) qui sont inquiets de ce qui se retrouve dans leur assiette.L\u2019Union paysanne vise à devenir un syndicat, non pas pour défendre « une catégorie de producteurs, comme dans le cas de l\u2019UPA, qui ressemble de plus en plus à un club de gros industriels agricoles », mais pour représenter les petits agriculteurs et ceux qui croient en une production « alternative ».« Redonnons aux citoyens le droit de décider, a demandé Maxime Laplante.J\u2019habite ici, j\u2019ai mon mot à dire sur ce qui va se faire, ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on prendra tout un territoire et qu\u2019on le remettra entre les mains de quelques industriels aux dépens du reste de la société.» L\u2019Union paysanne compte notamment s\u2019attaquer au libre-échange et aux OGM, « l\u2019agriculture chimérique », qui donne aux producteurs « des techniques qui visent uniquement à centraliser toute la production alimentaire entre les mains et le contrôle de quelques compagnies ».Et surtout, même si elle ne se dit pas carrément en guerre, l\u2019Union paysanne est bien consciente de s\u2019attaquer à un gros morceau : la toute-puissante UPA et l\u2019industrie porcine « qui fait beaucoup de ravages dans nos campagnes ».« C\u2019est la pointe de l\u2019iceberg de ce modèle-là, avec lequel on produit pour l\u2019exportation sans se soucier des dégâts considérables que ça laisse dans les régions qui les subissent.» Les fondateurs de l\u2019Union paysanne, a affirmé hier M.Bouchard, sont déjà dans la mire de l\u2019UPA qui verrait d\u2019un très mauvais oeil ce soulèvement.Une loi protège d\u2019ailleurs le monopole de l\u2019UPA pour la représentation des agriculteurs auprès du gouvernement.« Si quelqu\u2019un ne paie pas sa cotisation à l\u2019UPA, il ne peut avoir accès à aucun programme gouvernemental pour l\u2019agriculture.Puisque nous défendons une autre façon de faire l\u2019agriculture, et que nous voulons que les politiques agricoles favorisent les petits producteurs, la mise en marché locale, la vente à la ferme et les produits personnalisés, on veut pouvoir être représentés par une Union qui défend notre vision.» Une vision un peu déconnectée de ce que doit être la campagne ?Daniel Pinard n\u2019est pas d\u2019accord.« Personne ne prône un retour au monde d\u2019antan, à l\u2019esclavage de la terre.Ce qui m\u2019a étonné et ému, c\u2019est que non seulement il y a moyen de travailler la terre en la respectant, mais il y a moyen aussi de trouver chez les citadins un appui inconditionnel.» Ceux qui produisent à moindre coût, a dit M.Pinard, sont ceux qui produisent en « travaillant la terre », pas en l\u2019industrialisant à outrance.« Vous ne payez pas tout de suite pour le poulet qui n\u2019est pas cher.Mais vous allez payer quand il s\u2019agira de nettoyer les nappes phréatiques.» L\u2019Union paysanne s\u2019est affiliée au mouvement paysan international Via Campesina.Elle poursuivra sa réflexion sur la façon dont sera structuré le futur syndicat tout l\u2019été et croit pouvoir être en mesure cet automne de commencer officiellement son recrutement.Une centaine de personnes ont déjà adhéré au mouvement. 6LP0402A0630 A4 30 juin 6LP0402A0630 ZALLCALL 67 00:55:38 06/30/01 B A4 \u2022 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 Fusions municipales et langue: un PQ prisonnier de ses obsessions ANALYSE Tout en donnant son aval aux fusions, le juge Maurice Lagacé a reproché cette semaine à Québec d\u2019avoir concocté un cocktail explosif en mélangeant de façon inopportune réorganisation municipale et débat linguistique.Mais comment aurait-il pu en être autrement dans un Parti québécois où la langue est un ingrédient incontournable dès qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019avenir de Montréal ?Les deux gestes qui soulèvent les critiques sévères du magistrat \u2014 la précision dans la loi 170 que « Montréal est une ville de langue française » et les restrictions de la loi 171 à l\u2019obtention d\u2019un statut bilingue \u2014 sont intimement liés aux « vieux démons » qui alimentent depuis plus de 30 ans les débats les plus intenses du mouvement souverainiste.En annonçant, en octobre 2000, que son gouvernement achetait désormais le concept « Une île, une ville », Lucien Bouchard avait d\u2019ailleurs fixé une balise incontournable.« Cette ville, la grande ville de Montréal, sera française ; aucun doute là-dessus », avait insisté le premier ministre, qui avait déjà eu plus que sa part d\u2019accrochages avec l\u2019aile plus radicale de son parti sur la question linguistique.Sans assurance quant au fait français à Montréal, jamais le gouvernement du PQ ne se serait engagé dans cette mégafusion.Le chat est sorti du sac en mai 1999 quand il est apparu que Québec craignait surtout la fragilisation de la majorité francophone dans la métropole regroupée pour laquelle Pierre Bourque venait de repartir en croisade.La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, avait alors en main une étude sur les impacts sociolinguistiques des regroupements qui évaluait à 53 % la proportion de personnes se déclarant de langue maternelle française dans la nouvelle ville, bien en deçà des 58 % du Montréal actuel.La perspective à moyen terme d\u2019une métropole avec un statut bilingue, dans le contexte de l\u2019anglicisation marquée des immigrants, devait d\u2019ailleurs couler temporairement le projet du maire de Montréal.« Une île, une ville, ce n\u2019est pas dans le portrait pour nous », tranchait Lucien Bouchard en juin 1999.La réforme qu\u2019il avait promise allait plutôt s\u2019orchestrer autour d\u2019une nouvelle instance supramunicipale.Devant le tollé suscité par cette « mégastructure », même au sein de la députation péquiste, le gouvernement n\u2019a eu d\u2019autre choix, l\u2019automne suivant, que de reconsidérer les fusions.Mais au même moment, les militants du PQ, alertés par les sombres prédictions des experts Marc Termote et Charles Castonguay, profitaient d\u2019un conseil national pour exiger un plan d\u2019action pour la promotion du français.Une résolution adoptée au conseil demandait au gouvernement « d\u2019admettre sans ambiguïté que la langue française est en déclin à court terme sur l\u2019île de Montréal ».Quand quelques mois plus tard, au printemps 2000, Louise Harel a publié son très attendu livre blanc sur la réorganisation municipale, le PQ était encore au milieu d\u2019une secousse linguistique.Le congrès de mai approchait et la crainte d\u2019une radicalisation du parti \u2014 Montréal-Centre proposait même le retour à l\u2019unilinguisme français dans l\u2019affichage \u2014 avait amené ses dirigeants à mettre tout leur poids dans la balance pour que les militants fassent plutôt confiance à une commission des états généraux sur la langue.Dans ce contexte, il ne fallait pas se surprendre de lire dans le document de Mme Harel, qui devait ouvrir la voie aux fusions de la loi 170, que le gouvernement ne laisserait jamais Montréal devenir bilingue.« Il importe de préciser que le gouvernement souhaite qu\u2019en aucun cas, la ville de Montréal ou toute autre nouvelle ville qui résulterait d\u2019un regroupement avec celle-ci, ne perde son caractère de plus grande ville de langue française d\u2019Amérique », stipulait le livre blanc.Quelques jours plus tard, au congrès du PQ, le gouvernement a obtenu le feu vert pour la convocation d\u2019états généraux de la langue, mais non sans déchirements.Des militants de Montréal, Yves Michaud en tête, réclamaient des actions fermes comme l\u2019interdiction aux francophones et allophones de fréquenter le réseau collégial anglophone.C\u2019est là que, pressée par cette aile radicale, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, a évoqué pour la première fois le resserrement des critères d\u2019attribution du statut bilingue des municipalités.Quelques jours plus tard, en entrevue, elle expliquait qu\u2019il fallait envoyer un « signal clair » aux immigrants qui, dans une proportion de 80 %, s\u2019établissent dans l\u2019île de Montréal.Sans ce resserrement, Montréal pourrait réclamer un statut bilingue d\u2019ici 20 ans, plaidait Mme Beaudoin.C\u2019est ainsi qu\u2019en novembre 2000, le gouvernement déposait les projets de loi 170, sur les fusions, et 171, qui réservait désormais le statut bilingue aux arrondissements de la nouvelle ville dont la majorité de la population est de langue maternelle anglaise.Auparavant, le critère d\u2019une langue « autre que le français » permettait l\u2019addition des anglophones et allophones dans la détermination de la majorité.Québec a toutefois reconfirmé le statut bilingue des villes de banlieue actuelles dans neuf arrondissements, les mettant à l\u2019abri du nouveau test.Le juge Lagacé estime que le gouvernement n\u2019a fait que mettre de l\u2019huile sur le feu vis-à-vis des anglophones en adoptant ces dispositions.Il ne se fera pas d\u2019amis parmi les militants péquistes de Montréal-Centre, qui les considéraient.insuffisantes.Au conseil national du PQ de décembre dernier, ils ont tenté en vain de faire approuver une résolution annulant les droits acquis des municipalités actuelles.Le procureur de Baie-d\u2019Urfé, l\u2019avocat Guy Bertrand, répondant aux questions des journalistes.Les maires provoqueraient l\u2019isolement des anglophones, craint la ministre Lemieux MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 En poursuivant leur bataille judiciaire contre les fusions dans l\u2019île de Montréal, les maires pourraient contribuer à l\u2019isolement de la communauté anglophone, avertit la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane Lemieux.« Je trouve que les leaders prennent un risque, et le plus grand risque, c\u2019est d\u2019isoler leur communauté », a déclaré la ministre au lendemain d\u2019un jugement de la Cour supérieure qui donne le feu vert aux fusions municipales de la loi 170.Au moins une dizaine de municipalités ont déjà annoncé leur intention d\u2019en appeler du jugement Lagacé.Il importe que toutes les villes participent à la construction de la nouvelle cité, souligne la ministre.« Le vrai monde a un bon jugement.Je pense que les maires auront des signes de la population qui va dire : là, ça va faire ! » Mme Lemieux ne s\u2019étonne pas que les avocats des municipalités aient recommandé unanimement de porter la cause en appel.« Ils vont payer leur loyer pour les cinq prochaines années avec ça », lance-t-elle.Le gouvernement, poursuit la ministre, veut bâtir des ponts avec la communauté anglophone, notamment dans le cadre du plan d\u2019action qui donnera suite aux recommandations, en août, de la Commission des états généraux de la langue française.Mais la balle est aussi dans le camp des leaders anglophones, dit-elle.« Dans ce cas-ci, ce sont des maires.S\u2019ils décident que durant les 10 prochaines années, on va se parler juste via les tribunaux, ça réduit les opportunités de faire des ponts.» Comme sa collègue Louise Harel, la ministre n\u2019entend pas reculer sur les dispositions des lois 170 et 171 qui ont été durement critiquées dans le jugement Lagacé.Même s\u2019il ne les juge pas illégales, le magistrat en a particulièrement contre la précision faite dans la loi que « Montréal est une ville de langue française » et contre le resserrement des critères d\u2019obtention du statut bilingue, qui nuisent à son avis à la paix sociale avec les anglophones.ll s\u2019agit de commentaires « politiques » du juge, note Mme Lemieux, en ajoutant que le gouvernement actuel n\u2019est pas le seul à tenir à ce que Montréal demeure une ville française.La loi 22 et l\u2019adoption de la Charte de la langue témoignaient du même souci, ditelle.« C\u2019est le choix de notre gouvernement, du gouvernement Bourassa, et je pense que c\u2019est le choix du peuple québécois.» La ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane Lemieux.La ville de Terrebonne voit le jour JEAN-PAUL CHARBONNEAU UNE AUTRE NOUVELLE ville est créée.Il s\u2019agit de Terrebonne, qui regroupe les municipalités de Lachenaie, La Plaine et Terrebonne.Sa création a été annoncée dans la Gazette officielle du Québec le mercredi 17 juin.Le maire de cette nouvelle ville désigné par décret gouvernemental, Jean- Marc Robitaille (il occupait le même poste avec Terrebonne), a indiqué que le mérite de ce regroupement revenait aux populations des trois anciennes municipalités.« Tout au long du processus, nous avons rencontré des personnes intéressées et vigilantes qui ont à coeur les intérêts et leur identité, et qui veulent se donner les meilleurs outils pour le développement de leur région », a indiqué M.Robitaille, qui tentera le 4 novembre prochain de devenir le premier maire élu de cette nouvelle ville.Le conseil municipal provisoire est composé des actuels élus des trois municipalités fusionnées.M.Robitaille et ses collègues auraient bien aimé que Mascouche, limitrophe à Terrebonne, Lachenaie et La Plaine, fasse partie de la nouvelle entité, mais l\u2019administration du maire Richard Marcotte qui a réalisé une consultation auprès de la population en a décidé autrement.Des résidants de Mascouche soutiennent qu\u2019un jour l\u2019intégration devra se faire parce qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019autre choix, même s\u2019il y a encore des opposants.À Saint-Sauveur Par ailleurs, les maires de la municipalité et du village de Saint-Sauveur, Charles Garnier et Georges Filion, viennent de recevoir une lettre de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, qui les avise qu\u2019elle a demandé à la Commission municipale du Québec de faire une étude portant sur les avantages et les inconvénients d\u2019un éventuel regroupement.La ministre explique que cette demande est faite conformément à l\u2019article 125.5 de la Loi sur l\u2019organisation territoriale municipale (LOTM).« Comme le prévoit l\u2019article, la Commission, à la fin de son étude, produira un rapport à l\u2019attention du gouvernement dans lequel elle fera une recommandation motivée relativement au regroupement », écrit la ministre Harel.Le maire Garnier s\u2019est déjà prononcé contre une fusion avec sa voisine uniquement, il favorise plutôt une fusion à quatre : Sainte-Anne-des-Lacs, Piedmont et les deux Saint-Sauveur.Pour sa part, M.Filion est favorable à un regroupement à deux pour le présent, même s\u2019il sait qu\u2019un jour ou l\u2019autre les quatre villes n\u2019en feront qu\u2019une.Les départs sont de Montréal.Prix pour un aller simple.Le prix peut varier en fonction de la date de départ et de l\u2019attribution des sièges.Redevances à NAV Canada, supplément pour carburant et taxes en sus.Places limitées.Nouvelles réservations seulement.Réservations modifiables moyennant des frais, mais non remboursables.ou communiquez avec votre agent de voyages Aussi disponible Calgary, Edmonton, Halifax, Moncton, Ottawa, Regina, Saskatoon, St.John\u2019s, TN, Sydney, Thunder Bay, Vancouver, Victoria, Winnipeg et Los Angeles.CLUBC3 TORONTO $99 À PARTIR DE 9 VOLS PAR JOUR DÉPARTS À 22:00 EXCEPTÉ LE SAMEDI ESSAYEZ NOS GRANDS SIÈGES PRIX D\u2019ÉTÉ À FAIRE ROUGIR! 2970614A 6LP0501A0630 6LP0501A0630 ZALLCALL 67 00:48:50 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 A 5 YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Quand un juge oublie qu\u2019il est juge L., 30 ans, a paniqué, cette semaine, au palais de justice de Montréal, quand est venu son tour de témoigner au procès de Gilles Dégarie.C\u2019est qu\u2019il fallait « tout recommencer » dans cette affaire où Dégarie est accusé de l\u2019avoir enlevée, violée, séquestrée et menacée en janvier 2000.Pourquoi faut-il tout recommencer ?Parce que le juge Gilles Garneau a oublié qu\u2019il était un juge, lors du premier procès, l\u2019an dernier.C\u2019était vers la fin du procès et le juge Garneau commençait à pomper l\u2019air.Dégarie, un fraudeur « professionnel », est un habitué du palais qui a l\u2019habitude de se défendre luimême.Sans avocat, il a donc lui-même contre- interrogé L.Elle s\u2019est juré après cela de ne plus jamais remettre les pieds au palais de justice.Quand la Couronne a terminé sa preuve, lors de ce premier procès, le juge Garneau a demandé à Dégarie s\u2019il entendait présenter une défense.Dégarie a dit qu\u2019il répondrait au retour de la pause du midi et est sorti de la salle d\u2019audience.À ce moment précis, le juge Garneau, maintenant seul dans la salle avec l\u2019avocat de la Couronne et la greffière, s\u2019est adressé à cette dernière : « Arrêtez donc l\u2019enregistrement.Il est-tu arrêté ?» La greffière a communiqué avec les responsables de l\u2019enregistrement pour dire que l\u2019audition était suspendue.Ce que le juge Garneau ignorait, c\u2019est que malgré cela, un enregistrement central est toujours en marche dans les salles d\u2019audience.Et le juge Garneau a été enregistré au moment où il s\u2019est adressé à l\u2019avocat de la Couronne.Qu\u2019a-t-il dit ?Trois mots : « La cause Armbruster ».Trois petits mots, comme un code, qui nous montrent que l\u2019homme a oublié son serment ce jour-là.La cause Armbruster est une affaire de Colombie- Britannique où un criminel d\u2019habitude avait violé et volé une femme sous la menace d\u2019une arme cinq jours après sa sortie de prison.Tiens, tiens, Dégarie lui-même venait tout juste de sortir de prison au moment des faits.Armbruster en a pris pour 20 ans.La cause dit dans quelles circonstances un juge peut infliger le maximum prévu par la loi à un accusé.Que voulaient dire ces trois mots adressés au procureur de la Couronne ?Plaidez-moi donc ça, j\u2019ai comme une grosse envie de l\u2019envoyer en-dedans pour longtemps.Je souligne : le procès n\u2019était pas encore terminé et Dégarie n\u2019avait pas encore dit s\u2019il allait faire entendre des témoins.Il n\u2019en a pas fait entendre, d\u2019ailleurs, ayant déclaré n\u2019avoir aucune confiance, estimant être traité comme un coupable par le juge depuis le début (et bien avant l\u2019incident !).Dégarie, surprise, surprise, a été déclaré coupable.Le juge l\u2019a condamné à 15 ans d\u2019emprisonnement.Un avocat de l\u2019Aide juridique s\u2019est occupé de son appel.Il a fait transcrire l\u2019enregistrement.Et a découvert le bref échange entre le juge et le procureur.Devant la Cour d\u2019appel, la Couronne a reconnu que la condamnation devait être cassée.Le juge a agi illégalement en s\u2019adressant à lui sans que l\u2019accusé soit là.Et il a indiqué clairement son parti pris.Deuxième procès, donc.Cette fois, Dégarie se retrouve devant un des plus compétents de la Cour du Québec : le juge François Doyon.Mais voilà, L.ne veut plus rien savoir.Elle refuse de témoigner.Le juge Doyon a considéré que dans les circonstances, il pouvait utiliser la transcription du premier procès au lieu de son témoignage.Tout le monde a poussé un grand « ouf ».Car c\u2019est surtout la question du traitement des plaignantes dans les affaires du genre qui a retenu l\u2019attention.On a raison de s\u2019en faire.Mais il me semble encore plus préoccupant d\u2019apprendre que le juge Garneau, un homme qui a manifesté un mépris des principes de justice les plus élémentaires, n\u2019ait encore fait l\u2019objet d\u2019aucune plainte au Conseil de la magistrature.Il siège, lui, sans se faire embêter.Il y a les gaffes, il y a les erreurs, on en commet tous.Il difficile d\u2019accepter que sous le coup de la fatigue ou de l\u2019impatience, certains échappent un jour dans leur vie quelques inepties.Mais enfin, cela peut se comprendre.Il est tout aussi difficile d\u2019accepter que par incompétence d\u2019autres fassent des erreurs de droit qui entraînent la tenue d\u2019un nouveau procès.Mais au moins, si elles sont faites de bonne foi, tout n\u2019est pas perdu pour le futur.Ici, c\u2019est d\u2019un autre ordre.Parler à une des parties dans le dos de l\u2019autre, ça ne se fait évidemment pas.Demander à la greffière d\u2019arrêter l\u2019enregistrement, pour le faire en catimini, cela démontre un état d\u2019esprit malicieux, incompatible avec l\u2019obligation d\u2019impartialité.Et annoncer, avant même le verdict, qu\u2019on espère botter le derrière à l\u2019accusé très, très fort, c\u2019est montrer qu\u2019on ne sait pas ce que c\u2019est que le métier de juger.C\u2019est plus qu\u2019une gaffe.On compatit tous avec l\u2019idée qu\u2019une victime doive témoigner à répétition.Mais a-ton seulement pensé qu\u2019il se pouvait que Dégarie ne soit pas coupable ?C\u2019est un peu vieillot, mais voyez-vous, l\u2019idée, dans un procès, c\u2019est que l\u2019accusé est innocent jusqu\u2019à la fin.Voyez le genre ?La sympathie pour la victime, j\u2019en suis, nous en sommes tous.Mais il y a une personne payée pour demeurer au-dessus de la mêlée, la tête froide.Pour se pincer quand il est sur le point de se faire une idée définitive avant la fin.On nomme le juge à vie pour le mettre à l\u2019abri des pressions.Pas pour lui-même.Mais pour pouvoir être celui, parfois, qui dit « non coupable » quand la foule dit « coupable ! » Pas pour se ranger du côté de l\u2019État et de la police contre un homme seul, aussi répugnant puisse-t-il être.Mais au contraire pour se dresser comme un rempart.Parce que cette fois-ci, il n\u2019est peut-être pas coupable, même s\u2019il a commis 100 crimes avant.J\u2019en entends déjà dire qu\u2019on monte en épingle une autre bavure et qu\u2019on ne parle jamais de l\u2019immense majorité des juges qui font leur travail.Premièrement, c\u2019est un geste à mon sens plus grave que tout ce qu\u2019a pu faire la juge Ruffo, qui n\u2019en finit plus d\u2019intéresser le Conseil de la magistrature, et tous les juges qui ont dit quelques sottises.Deuxièmement, le problème n\u2019est pas tant que le juge Garneau ait commis cette faute.Aucune organisation n\u2019est à l\u2019abri des dérapages individuels.Le problème est qu\u2019aucun mécanisme ne se soit mis en oeuvre pour lui demander d\u2019en répondre.L\u2019affaire a été, pour lui, sans conséquence.L\u2019accusé a dû attendre en prison huit mois avant son deuxième procès.La plaignante, et tous les témoins, ont été convoqués à nouveau pour revivre l\u2019affaire.L\u2019État a dû payer tous les frais d\u2019un nouveau procès.L\u2019« image de la justice », cette chose qui obsède supposément tout le milieu, s\u2019en trouve amochée.Mais le juge Garneau, lui, n\u2019a pas eu à répondre de ses actes.Qui va porter plainte contre le juge Garneau ?La juge en chef attend, avec raison, la fin du processus.Les avocats qui plaident devant lui ne sont sûrement pas empressés.Mais y a-t-il un bâtonnier, dans cet ordre professionnel ?Et le ministre de la Justice et procureur général, qui a porté plainte contre le juge Richard Therrien, et d\u2019autres juges par le passé, a-t-il l\u2019intention de fermer les yeux ?S\u2019ils n\u2019ont rien à dire là-dessus, qu\u2019ils ne viennent plus traîner leur mine déconfite de colloque en colloque, comme des victimes des médias, pour s\u2019inquiéter des maudits « problèmes d\u2019image » de la justice.2944065 La Cour suprême souhaite des limites à la confidentialité du jury Presse Canadienne OTTAWA \u2014 La Cour suprême du Canada a fait valoir, hier, le principe de la confidentialité des délibérations du jury pour rejeter l\u2019appel de deux criminels.Les neufs juges de la Cour suprême ont affirmé que le droit à la confidentialité des jurés prévalait sur le souhait des défendeurs à connaître le déroulement des délibérations.« Je suis absolument convaincue qu\u2019il est essentiel au bon fonctionnement de l\u2019importante institution qu\u2019est le jury d\u2019assurer une protection considérable au secret des délibérations des jurés », écrit la juge Louise Arbour.Toutefois, la juge Arbour avait quelques recommandations à formuler sur cette question, suggérant à la Chambre des communes de trouver une façon de permettre aux chercheurs de questionner des jurés afin de perfectionner le processus judiciaire.Les règles sur le secret des délibérations ont malheureusement « un prix, signale-telle.Non seulement est-il impossible de nous assurer qu\u2019un jury donné a agi conformément à son serment et aux exigences de la loi, mais il nous est également impossible de mesurer de quelque manière utile l\u2019efficacité des procédures qui ont été établies pour faire en sorte qu\u2019il fonctionne adéquatement.« La juge Arbour note que plusieurs verdicts rendus par des jurés ont été annulés par la suite, provoquant de nouveaux procès coûteux, à cause du risque qu\u2019une erreur grave soit survenue au cours des délibérations.« Nous supposons que des erreurs concernant l\u2019admissibilité de la preuve, des commentaires inappropriés des avocats ou, situation plus courante, des directives erronées de la part du juge du procès (peuvent) induire le jury en erreur et avoir un effet négatif sur son verdict », reconnaît la juge.Mais en réalité, tenter de déterminer si un juré a été excessivement influencé est un exercice qui « repose sur des hypothèses », poursuit la juge Arbour.Selon elle, les juges devraient pouvoir mieux évaluer « l\u2019effet vraisemblable de l\u2019erreur ou de l\u2019événement invoqué sur les délibérations du jury et sur l\u2019équité et la fiabilité de son verdict ».La juge déplore le manque de recherches scientifiques sur l\u2019effet des attitudes des jurés sur le processus de délibération et sur le verdict à cause du caractère confidentiel des débats d\u2019un jury.Selon la juge, de telles recherches permettraient de « renforcer la légitimité de ces règles et, au besoin, (de) susciter des modifications d\u2019origine judiciaire ou législative ».La Cour suprême a dû étudier cette question à la suite des appels interjetés par Rui Wen Pan, un individu reconnu coupable de meurtre, qui affirmait qu\u2019il aurait dû être innocenté à la suite de gestes faits par un juré, et par Bradley Sawyer, qui vient de purger une peine de prison pour voie de fait, qui soutenait avoir été reconnu coupable pour des motifs racistes.Selon la juge Arbour, « la seule question en litige est celle de savoir si le droit actuel (.) est conforme aux exigences constitutionnelles en matière d\u2019équité ».Dans les deux cas, la Cour suprême estime que ce droit l\u2019a été.2970205 *1330, rue Chabanel O.(à l\u2019ouest du marché central) (514) 384-0808 Sam.et dim.inclus.(10 h à 17 h) Venez nous voir à notre nouvelle salle de montre 4084, boul.Saint-Laurent 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les pesticides \u2014 en espérant qu\u2019il y en a assez qui voudront le faire \u2014 vont donner un nouvel envol à la recherche et au développement de produits de remplacement », observe le Dr Schwartz, qui est codirecteur (avec le Dr Raynald Laprade) du Réseau Biocontrôle.Le but de ce réseau de recherche, basé à l\u2019Université de Montréal, est de réduire l\u2019utilisation des pesticides en agriculture et en foresterie en les remplaçant par des traitements basés sur l\u2019utilisation des ennemis naturels des ravageurs et des maladies des plantes.La Cour suprême a rejeté, jeudi, l\u2019appel de deux compagnies d\u2019épandage québécoises qui tentaient de faire invalider un règlement de la Ville d\u2019Hudson bannissant les pesticides (sauf dans les golfs, les fermes ou en cas d\u2019épidémie).Une décision qui précède la conscientisation des citoyens, note le Dr Schwartz.« Peut-être que la décision du législateur arrive trop tôt par rapport à l\u2019éducation, dit-il.Mais c\u2019est certain que ça va changer les choses.Ce ne pourrait être que pour Dans nos jardins, il faut, dit le biophysicien, apprendre à « contrôler » plutôt qu\u2019à « éradiquer ».Tout est question d\u2019habitude et d\u2019éducation, dit-il.« Il faut sortir des effets spectaculaires et tout simplement apprendre déjà aux enfants à l\u2019école qu\u2019on peut se débarrasser des insectes autrement qu\u2019en les aspergeant de produits chimiques.On peut par exemple amener des insectes prédateurs, comme des coccinelles pour enlever les pucerons.» Les solutions de rechange aux produits chimiques existent, mais ne sont pas forcément connues, souligne le Dr Schwartz.« C\u2019est sûr que le lobby des produits chimiques ne va pas en faire la promotion.C\u2019est là qu\u2019entrent en jeu l\u2019éducation et la concertation des organisations comme le Sierra Club, Greenpeace, le World Wild Life Fund qui sont prêts à informer le public.» Le maire de L\u2019Île-Bizard, Normand Marinacci, qui n\u2019a pas attendu le jugement de la Cour suprême pour bannir l\u2019usage de pesticides dans sa municipalité, abonde dans le même sens.« On se bat contre une industrie extrêmement puissante qui fait du lavage de cerveau depuis 30 ans à coups de millions et de milliards.On vous fait miroiter une belle pelouse, avec une petite blonde bien faite qui tond son gazon.C\u2019est toute une mentalité qu\u2019on a instaurée chez les gens.À ce que je sache, un peu de trèfle ou de pissenlit, ça ne mange personne ! » Depuis que la petite Ville d\u2019Hudson, en 1991, a instauré un règlement antipesticides, 36 municipalités de la province ont emboîté le pas.D\u2019autres attendaient le feu vert de la Cour suprême pour aller de l\u2019avant.C\u2019est le cas de la Ville de Pierrefonds, qui compte adopter un tel règlement à la prochaine assemblée de son conseil, dès juillet.La Ville de Montréal dit vouloir examiner le jugement la Cour suprême avant de prendre quelque décision que ce soit.Pour le moment, on préfère réduire plutôt qu\u2019interdire.« La Ville depuis déjà quelques années vise à diminuer l\u2019utilisation de pesticides », indique Claudette Lalonde, responsable des communications pour le Service des parcs, des jardins et des espaces verts.Dans les espaces verts accessibles au public, l\u2019utilisation des pesticides a diminué de 46 % entre 1999 et l\u2019an 2000, dit-elle.Une baisse qui ne s\u2019est pas produite « par magie », souligne Jacques Cordeau, président du comité environnemental du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal.« On a travaillé fort à l\u2019interne », dit-il.Son comité souhaite maintenant que Montréal imite les 37 autres villes interdisant les pesticides.Le débat à venir risque d\u2019être intéressant, croit Clôde de Guise, responsable des communications à Greenpeace.« Il va falloir que nos politiciens s\u2019attaquent sérieusement à ce problème et démontrent beaucoup de fermeté face au lobby des compagnies de pesticides.D\u2019autant plus qu\u2019il y a des études de plus en plus documentées, faites par des équipes scientifiques sérieuses, qui démontrent les effets des pesticides sur la santé humaine : augmentation des cas de leucémie chez les enfants, problèmes affectant le système reproducteur, etc.» Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Dans nos jardins, il faut apprendre à « contrôler » plutôt qu\u2019à « éradiquer ».Tout est question d\u2019habitude et d\u2019éducation.Des remous en vue dans d\u2019autres municipalités JACQUES BENOIT D\u2019AUTRES MUNICIPALITÉS du Québec, à l\u2019exemple des 37 qui l\u2019ont déjà fait, voudront sans doute interdire l\u2019épandage de pesticides sur leur territoire, à la suite du jugement, jeudi, de la Cour suprême.Celle-ci, rappelons-le, a alors refusé d\u2019invalider la décision de la Ville d\u2019Hudson, qui a prohibé leur usage en 1991.Depuis, 36 autres municipalités du Québec ont fait de même.« J\u2019imagine que d\u2019autres municipalités vont emboîter le pas, a déclaré hier à ce sujet Gérard Dugré, qui représentait à titre d\u2019avocat les demandeurs en appel, Chemlawn et Spraytech.« Mais s\u2019il n\u2019y a pas de citoyens qui leur poussent dans le dos, il y a d\u2019autres municipalités qui vont se fier aux lois actuelles.L\u2019usage des pesticides est déjà bien réglementé, vous ne pouvez pas en étendre comme vous voulez.» Que feront les entreprises québécoises d\u2019entretien de pelouses et de traitement des arbres, dont 200 sont membres de l\u2019Association des services en horticulture ornementale du Québec ?« Une interdiction totale des pesticides amènerait d\u2019autres sortes de problèmes », disait hier à ce propos André Paradis, propriétaire de la franchise de Terrebonne de Pelouse Herbu.Il en donne pour exemple l\u2019invasion, depuis environ cinq ans, du hanneton européen, qui commence par être une larve, puis un ver de couleur blanche, qui s\u2019attaque aux pelouses et les détruit.Très appréciés par les oiseaux et.les mouffettes, qu\u2019ils attirent, ces vers ne peuvent être éliminés que par l\u2019utilisation de « l\u2019insecticide approprié », dit-il.Agronome et paysagiste, Bob Lussier, copropriétaire d\u2019Aménagement Côté Jardin, de Montréal, émet un jugement particulièrement nuancé.« Je ne mets pas de pesticides chez moi sur la pelouse, et j\u2019essaie d\u2019en mettre le moins possible sur les terrains dont je m\u2019occupe, dit-il.Je ne suis pas contre la décision de la Cour suprême : les villes ont le droit de se gérer.» Quelle est l\u2019importance de ce secteur, combien de personnes travaillent dans le domaine ?Personne ne le sait vraiment, note Nathalie Paquette, porte-parole de l\u2019Association des services en horticulture ornementale.« Il n\u2019y a pas eu d\u2019étude de faite là-dessus », dit-elle.Au dire de Bob Lussier, cependant, le secteur a pris de l\u2019ampleur jusqu\u2019à il y a une dizaines d\u2019années \u2014jusqu\u2019à la décision de la Ville d\u2019Hudson \u2014, puis a décliné par la suite.« Puis ça s\u2019est stabilisé, dit-il, et maintenant, c\u2019est en remontée.» Chose certaine, les fabricants \u2014 pour la plupart des multinationales : Bayers, Monsanto, etc.\u2014 ne chôment pas.Tous les produits utilisés (herbicides, insecticides et fongicides surtout), très nombreux, doivent en effet être homologués par l\u2019Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, du ministère fédéral de la Santé, en vertu de la Loi sur les produits anti-parasitaires.« Il y en a entre 6000 et 7000 d\u2019homologués, contre plus de 20 000 aux États-Unis, signale son porte-parole Marc Richard.Ces produits sont basés sur plus de 500 matières actives.Et on a à peu près 2000 demandes par an, mais ça inclut les modifications que veulent apporter les fabricants à des produits existants, ou aux étiquettes.» Le Québec, lui, par sa Loi sur les pesticides, en gère « l\u2019utilisation, la vente et l\u2019entreposage », signale Nathalie Paquette.Seul hic : le règlement d\u2019application.se fait attendre depuis une quinzaine d\u2019années.À défaut, les ministères de l\u2019Environnement et de la Santé et des services sociaux ont publié un guide pratique (Lutte intégrée dans les espaces verts), qui en tient lieu, sans avoir le caractère obligatoire qu\u2019aurait un règlement.« Les municipalités, elles, se sont vu reconnaître le droit de réglementer l\u2019usage des pesticides », ajoute Mme Paquette.BEAUTÉ à la baie Réservez maintenant pour une consultation maquillage personnalisée au (514) 281-4422, poste 2535 À l\u2019achat de 50 $ ou plus de produits Elizabeth Arden, vous obtiendrez un panier de pique-nique comprenant un service de vaisselle pour 4 personnes.Le nombre de places est limité.Tant qu\u2019il y en aura.Voici l\u2019horaire de l\u2019équipe Elizabeth Arden à la Baie, rue Sainte-Catherine O.: \u2022 jeudi 12 juillet 13 h à 20 h \u2022 vendredi 13 juillet 10 h à 18 h \u2022 samedi 14 juillet 9 h à 17 h Kirk Brierley Bianca Barelli-Valée et 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professionnels de l\u2019écotourisme pour réclamer l\u2019abandon pur et simple d\u2019un programme gouvernemental qui ouvre la voie à la construction de 36 centrales électriques privées sur 24 rivières de la province.La coalition Eau Secours, Greenpeace et l\u2019Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), entre autres, mèneront ainsi campagne tout l\u2019été aux côtés de l\u2019Association des producteurs en tourisme d\u2019aventure du Québec (APTAQ) et de plusieurs entreprises en écotourisme, pour créer un « vaste mouvement d\u2019opposition » à ce programme, lancé en mai par le ministre des Ressources naturelles du Québec, Jacques Brassard.La publication du Plaidoyer pour des rivières libres, un texte qui présente la position commune aux 25 organismes qui ont adhéré au regroupement ad hoc, marquait hier le lancement d\u2019une campagne de sensibilisation qui s\u2019étendra partout au Québec.(Le plaidoyer est disponible sur Internet à l\u2019adresse : www.eausecours.org) Pour le regroupement, aucun des arguments évoqués à l\u2019appui de ce programme du gouvernement du Québec ne peut justifier ce qu\u2019on a qualifié de « détournement de richesse collective ».« Nos chutes, rapides et rivières, affirment les signataires de la déclaration, constituent un patrimoine collectif d\u2019une valeur inestimable tant sur les plans socioéconomique et environnemental, que sur le plan récréotouristique.Le gouvernement s\u2019apprête pourtant, et ce sans justification énergétique, économique ou sociale, à sacrifier ce bien public à un coût environnemental énorme, au seul bénéfice du secteur privé.» À ces arguments de conservation, les promoteurs et entreprises en écotourisme ont ajouté leur grain de sel, critiquant fortement le « manque de vision et de cohérence » du gouvernement qui mine le développement d\u2019une jeune industrie en pleine émergence au profit de projets de centrales qui, à terme, ne créeront aucun emploi ou presque.Pierre Desjardins, qui est guide professionnel pour randonnées en canot et président d\u2019Aventure Écotourisme Québec, a réclamé un « partage plus équitable » des richesses naturelles qui laisse plus de place à ces « nouveaux utilisateurs des forêts et des rivières » aux côtés de l\u2019industrie forestière et de l\u2019industrie électrique, qu\u2019elle soit privée ou publique (Hydro-Québec).« Nous allons briser les mythes qui suggèrent que l\u2019écotourisme est réservé aux amateurs d\u2019émotions fortes ou à une petite élite d\u2019amants de la nature, a dit M.Desjardins.La nouvelle clientèle en écotourisme, c\u2019est celle des familles ou des autocars pleins de gens du troisième âge, qui font une sortie d\u2019une journée en vélo, en pleine nature.» « Mais chaque fois qu\u2019on fait disparaître une chute, ou qu\u2019on rase une forêt, on élimine un peu du potentiel de développement de cette industrie qui forme le secteur ayant connu la plus forte croissance dans le domaine touristique, au Canada.» Le programme d\u2019octroi de droits hydrauliques, lancé en mai par le gouvernement, a ciblé 36 emplacements, situés sur 24 rivières, où il serait envisageable d\u2019aménager une centrale hydroélectrique de moins de 50 mégawatts.Les bandes autochtones et municipalités régionales de comté (MRC) auront le privilège du premier choix des sites qu\u2019elles pourront aménager et exploiter avec des promoteurs privés.Les promoteurs bénéficieront d\u2019ententes garanties pour 20 ans avec Hydro-Québec, qui achètera toute l\u2019électricité produite, et ce, à des tarifs qui pourraient représenter jusqu\u2019à trois fois le coût de production moyen de la société d\u2019État.Cette disposition particulière enrage les environnementalistes qui estiment que le gouvernement de Bernard Landry s\u2019enlise ainsi dans les ornières qui ont été creusées par un programme semblable lancé par les libéraux de Robert Bourassa, en 1991.Discrédité et entaché d\u2019irrégularités et de favoritisme, le programme de 1991 a viré à la foire d\u2019empoigne et fut interrompu trois ans plus tard.Mais pas avant d\u2019avoir coûté à l\u2019ensemble des Québécois autour de 180 millions de dollars, selon des estimations généralement admises.À sa face même, affirme la présidente de la Coalition pour une gestion responsable de l\u2019eau (Eau Secours !), Louise Vandelac, « le programme ne peut pas se justifier sur le plan énergétique, parce qu\u2019il ne répond à aucun besoin d\u2019approvisionnement en électricité qu\u2019Hydro-Québec n\u2019est pas capable d\u2019assurer.Et il ne se justifie pas non plus sur le plan du développement économique régional, car il ne crée pas d\u2019emplois durables, après la construction.» Au cours des prochains mois, a dit Mme Vandelac, les opposants aux petites centrales vont tenter de sensibiliser de simples citoyens et des groupes sociaux et économiques dans les régions où de tels projets sont susceptibles de voir le jour.Le regroupement espère ainsi encourager la naissance d\u2019un mouvement local d\u2019opposition à chaque projet, comme il est arrivé en 1998 lors de la controverse entourant le projet de la firme Boralex, sur la rivière Batiscan.À défaut, croit le regroupement ad hoc, on assistera bientôt à un éparpillement des débats, à travers « une trentaine d\u2019audiences publiques, portant chacune sur un projet en particulier.Bref, on épuisera les citoyens qui devront défendre le patrimoine national à la pièce ».Pour la liste complète des 36 sites retenus par Hydro-Québec, tapez www.cyberpresse.ca/ 36barrages Photo SOPHIE DE CORWIN, collaboration spéciale Les rapides et les spectaculaires cascades de la rivière Manitou, sur la Côte-Nord, constituent un joyau qui devrait être intégré à un réseau d\u2019aires protégées, plutôt que d\u2019être altérés pour faire tourner des turbines.COUVRE-MATELAS « EASY FIT » Simple 995 Double 1295 Grand 1495 Nous n\u2019avons pas tous les formats de chaque modèle.Simple 1695 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sociaux du travail effectué dans le milieu carcéral québécois par des chercheurs de l\u2019Université Laval, à la demande du Syndicat des agents de la paix et du ministère de la Sécurité publique, démontre également que 30 % des gardiens de prison montrent des signes de détresse psychologique et d\u2019épuisement professionnel.On prétend même que le taux d\u2019épuisement professionnel dans ce groupe de travailleurs serait plus élevé que chez les infirmières.Cette étude à laquelle ont participé 1033 agents de la paix indique que le taux d\u2019absentéisme chez le personnel dans l\u2019ensemble de la province est 20 % et que 30 % des nouveaux gardiens quittent avant d\u2019avoir cinq ans d\u2019ancienneté pour aller travailler ailleurs dans de meilleures conditions.Le président du Syndicat des agents de la paix, Réjean Lagarde, a expliqué hier qu\u2019à la suite des événements de 1997 (deux agents, Diane Lavigne et Pierre Rondeau, ont été assassinés) il avait constaté que plus de 200 employés étaient absents du travail et que ce nombre avait tendance à augmenter.« Nous nous sommes demandé ce qui se passait à l\u2019intérieur de notre réseau et, en 1999, nous avons convaincu l\u2019employeur de participer avec nous à une étude visant à identifier les problèmes afin de lui donner plus de crédibilité.Avec la participation du ministère, le risque que les conclusions de l\u2019étude demeurent sur les tablettes est moins grand, car il est évident qu\u2019il faut travailler ensemble à améliorer notre milieu.Et ce matin, un rapport préliminaire nous a été présenté et ce qui ressort le plus est que le niveau de détresse psychologique chez nos gens est très élevé tout comme le niveau à la violence.Une étude qualitative avec des entrevues individuelles et par groupe sera bientôt entreprise afin de déterminer les raisons exactes de ces augmentations de détresse et de violence », a-t-il expliqué.M.Lagarde a également souligné que la clientèle dans les prisons devenait de plus en plus dangereuse.« Avec les nouvelles mesures concernant les sentences, tout ce qui n\u2019est pas réellement violent reste dehors, ce qui signifie que nous avons une clientèle de plus en plus lourde.Ce qui fait augmenter le niveau de stress, d\u2019autant plus que nous manquons de personnel.Plusieurs de nos agents doublent leur salaire parce qu\u2019ils sont obligés de poursuivre leur travail après le quart régulier parce qu\u2019il n\u2019y a personne pour les remplacer.Ils deviennent rapidement épuisés.» Dans le résumé des textes du rapport préliminaire, on rapporte qu\u2019une majorité d\u2019agents n\u2019ont aucune formation scolaire reliée à ce métier, que le tiers des femmes et près de 40 % des hommes sont entrés dans cette fonction par hasard, que la violence au travail peut venir des détenus, mais aussi des collègues ; que 90 % des répondants à l\u2019étude considèrent que la population en général a une perception négative de leur travail ; et que 33,6 % des répondants disent ne pas avoir reçu de soutien à la suite d\u2019événements traumatisants.Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Dans ses tout premiers constats, la commission Séguin sur le déséquilibre fiscal souligne la gourmandise du gouvernement fédéral au Québec, où il percevra en taxes et en impôts près de 40 milliards des contribuables et des entreprises en 2001-2002.Ottawa occupe 58 % du champ de l\u2019impôt des particuliers, qui est le secteur de revenus au potentiel de croissance le plus élevé.Le gouvernement fédéral collectera 14,9 milliards d\u2019impôts auxquels s\u2019ajoute un abattement spécial de 2,9 milliards.Résultat : du total de 30 milliards que paieront les Québécois en impôts à la source, Ottawa en collectera 17,8 milliards.« Malgré des dépenses d\u2019ampleur et de nature différentes, le gouvernement fédéral et les provinces se répartissent à peu près également l\u2019ensemble des revenus accessibles.Toutefois, le gouvernement fédéral occupe, au Québec, 58 % du champ de l\u2019impôt sur le revenu des particuliers, lequel présente le potentiel de croissance le plus important », précise la commission, qui a rendu publics trois documents sur le déséquilibre fiscal, hier.Mandaté en mai dernier par le premier ministre Bernard Landry, l\u2019ancien ministre libéral Yves Séguin préside la commission qui mènera des consultations publiques sur ce sujet à compter d\u2019octobre prochain.Les documents diffusés sur Internet visent à inspirer les éventuels participants.Dans celui sur l\u2019occupation des champs de taxation, on indique que les contribuables et les entreprises du Québec paieront 94 milliards en impôts, en taxes et en frais aux diverses administrations publiques en 2001-2002.Québec et Ottawa percevront chacun 39 milliards tandis que les villes, les commissions scolaires et les organismes paragouvernemtaux collecteront 16 milliards.On souligne également que les entreprises installées au Québec paient nettement plus d\u2019impôts et de taxes à Ottawa (6,8 milliards) qu\u2019à Québec (4,3 milliards).Le gouvernement québécois occupe par ailleurs 55,1 % du champ des taxes sur les biens et services évalué à 18 milliards.Un des documents, intitulé « Problématique et enjeux du déséquilibre fiscal », précise que la Constitution canadienne accorde aux provinces la compétence en matière de santé, d\u2019éducation et de services sociaux, soit les programmes les plus coûteux.« En parallèle, la compétence du Parlement fédéral porte sur des programmes qui sont actuellement moins coûteux, et les dépenses qui s\u2019y rattachent augmentent plus lentement », souligne-t-on encore.On rappelle aussi que les transferts fédéraux, qui après avoir été augmentés récemment à la demande des provinces, recommenceront à baisser l\u2019an prochain.Un autre document, intitulé « Les programmes de transferts fédéraux aux provinces », porte sur les programmes existants, dont le transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux et la péréquation.Photo d\u2019archives La Presse© Les gardiens de la prison de Bordeaux subissent le même stress que tous leurs collègues, surtout que deux des leurs ont été assassinés par les motards, il y a quelques années.LE MASTERS DE TENNIS DU CANADA 2001 du 28 juillet au 5 août - Stade du Maurier BILLETS : (514) 790-1245 \u2022 admission.com tenniscanada.com \u2022 masters-series.com Info tennis : (514) 273-3015 INDIAN WELLS ERICSSON OPEN, MIAMI MONTE-CARLO ROMA HAMBURG MONTRÉAL CINCINNATI STUTTGART PARIS SYDNEY 2001 Gustavo Kuerten Pete Sampras Andre Agassi Marat Safin 25 000 BILLETS encore disponibles 2969257A La Presse 30 juin 2001 Page A9 manquante 6LP1001A0630 A10 - SAMEDO 6LP1001A0630 ZALLCALL 67 00:48:17 06/30/01 B A 1 0 A C T U A L I T É S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 PAUL LANCZ L\u2019histoire dans le bronze KARINE TREMBLAY collaboration spéciale Sous ses doigts, l\u2019argile prend vie.Les visages se dessinent, leur histoire gravée dans chaque trait, chaque ride.Le cardinal PaulÉmile Léger.L\u2019actrice Zsa Zsa Gabor.Le président John F.Kennedy.L\u2019homme d\u2019affaires Pierre Péladeau.L\u2019artiste Jean-Paul Lemieux.Le docteur Paul David.Et maintenant, le politicien Pierre Elliott Trudeau.Tous ont leur mémoire coulée dans le bronze des modèles griffés Paul Lancz.L\u2019artiste de 82 ans a longue histoire et original parcours.Depuis 60 ans maintenant, il sculpte.De ses mains, il raconte l\u2019existence de ceux qu\u2019il immortalise dans la glaise avant de les figer dans l\u2019alliage doré.« Lorsque je réalise un buste, j\u2019essaie de montrer le parcours de vie de la personne que je représente.Je suis un professeur d\u2019histoire à ma façon ; j\u2019enseigne le passé à travers les visages qui ont marqué notre société.Et je le fais pour que leur souvenir demeure, parce qu\u2019ils ont contribué à faire un monde meilleur et qu\u2019ils peuvent être une source d\u2019inspiration.» Ses sources d\u2019inspiration à lui puisent leur origine dans le travail des grands maîtres.Rodin, entre autres, qu\u2019il admire entre tous.« Parce qu\u2019il avait ce talent formidable de donner vie à la matière.» Et parce qu\u2019être portraitiste, selon Lancz, ce n\u2019est surtout pas bêtement copier un modèle.« À ce compte-là, je me ferais photographe », tranche-t-il.La grande réussite du portraitiste, donc, c\u2019est d\u2019embellir sans tricher.« Il faut ressentir le tempérament du personnage.Son caractère.Ses émotions.Et il faut être capable de dégager une harmonie.Chaque visage a de beaux traits.Il s\u2019agit de les mettre en lumière, de les laisser dominer l\u2019ensemble.L\u2019art, c\u2019est un peu magnifier la réalité.» Un éclat de rire secoue un instant le sculpteur, alors qu\u2019un souvenir lui revient à l\u2019esprit.« La conjointe de René Lévesque était venue voir le buste de son mari.Elle l\u2019avait trouvé magnifique et m\u2019avait demandé pourquoi je l\u2019avais fait si beau, pourquoi il semblait plus lumineux encore qu\u2019en personne.Je lui avais répondu que c\u2019était pour qu\u2019elle tombe de nouveau amoureuse de lui », raconte Lancz.Dans le recueil de ses mémoires, des moments heureux, mais de tristes souvenirs, aussi.Hongrois d\u2019origine, c\u2019est en 1956 qu\u2019il a quitté sa terre natale, pour fuir les grondements menaçants de la révolution.À l\u2019époque, déjà, il avait réalisé plusieurs bustes de personnages qui sont aujourd\u2019hui érigés à Budapest.À Montréal, son oeuvre la plus connue est sans aucun doute La Tendresse, gigantesque sculpture érigée à l\u2019angle des rues Sherbrooke et Peel dont la notoriété fait sa fierté.Autodidacte, d\u2019abord, Paul Lancz a néanmoins une solide formation artistique, lui qui est diplômé de l\u2019Académie des beaux-arts de Hongrie.Sa première rencontre avec la sculpture, il l\u2019a vécue alors qu\u2019il était tout jeune garçon de 10 ans.En observant un vieillard tailler une canne dans la courbe d\u2019une branche.« J\u2019ai moi aussi voulu faire ça.J\u2019ai sculpté un visage dans la pomme de ma première canne.Ce fut mon premier contact avec l\u2019art, avant même de commencer à dessiner et à peindre.».La voix assurée, le regard ardent.Une vie chargée.Pleine de rencontres.Chez lui, les murs racontent.Sa vie s\u2019étale en feuilles éparses.Esquisses croquées un certain jour d\u2019été en 1955.Photographies prises lors d\u2019une réception.Dessins, peintures, poèmes, coupures de journaux et souvenirs se voisinent dans toutes les pièces.Sur son balcon se côtoient les bustes de plâtre qui ont servi au moulage des personnages qui parsèment la métropole et quelques autres endroits du Québec.Le regard du sculpteur, tout de suite, s\u2019arrête sur la tête du cardinal Léger.« On lit beaucoup de choses, sur un visage.Visez son regard, voyez comme il avait de la profondeur.C\u2019était un homme généreux, avec la volonté ancrée au coeur.Un homme qui était capable d\u2019aller aider les autres en Afrique.» La liste des célébrités qu\u2019il a mises en lumière par ses sculptures est longue.Et elle continue de s\u2019allonger.« Jusqu\u2019à la fin de mes jours, je vais sculpter.Raconter de cette façon la vie des autres, c\u2019est ma vie à moi.» « Jusqu\u2019à la fin de mes jours, je vais sculpter.Raconter de cette façon la vie des autres, c\u2019est ma vie à moi.» Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse Paul Lancz et le modèle en plâtre qui a permis éventuellement de couler le buste en bronze de Pierre Elliott Trudeau.Un parc en l\u2019honneur de Pierre Elliott Trudeau KARINE TREMBLAY collaboration spéciale Les célébrations de la fête du Canada auront la saveur des grands jours, demain, à Côte- Saint-Luc, alors que la municipalité dévoilera le tout premier buste du politicien Pierre Elliott Trudeau, en l\u2019honneur de qui le parc du Centenaire sera renommé.La décision de donner le nom de l\u2019ancien premier ministre du Canada au parc de la rue Mackle a été prise quelques semaines après son décès, mais le conseil municipal a décidé d\u2019attendre la symbolique date du 1er juillet pour concrétiser le tout.« On a voulu honorer Pierre Elliott Trudeau parce que, de 1965 à 1984, il a été député fédéral de la circonscription Mont-Royal, dans laquelle se trouve Côte Saint-Luc.Nous pensons que c\u2019est un grand homme, qui suscite admiration et respect chez les citoyens de notre municipalité.Le buste lui rend vraiment justice.C\u2019est tout à fait lui, on le ressent tout de suite », commente le maire de Côte-Saint- Luc, Robert Libman.La cérémonie, qui doit avoir lieu demain à 17h, s\u2019effectuera en présence de Sacha Trudeau, l\u2019un des fils du politicien.C\u2019est au réputé sculpteur Paul Lancz que la tâche d\u2019immortaliser les traits de l\u2019homme politique a été confiée.S\u2019il ne le connaissait pas personnellement, l\u2019artiste a un souvenir très net de certaines rencontres fortuites avec le politicien, né la même année que lui.À trois reprises, au cours des cinq dernières années, les deux hommes s\u2019étaient croisés dans la rue.Et chaque fois, Lancz avait interpellé Trudeau en l\u2019invitant à lui rendre visite dans son atelier.« Je lui disais que je voulais réaliser son buste, pour la postérité et pour l\u2019histoire du Canada.Lui, il répondait comme un politicien : il prétextait toujours qu\u2019il manquait de temps.Je lui rétorquais que j\u2019étais vieux et que j\u2019allais peut-être mourir un jour pas si lointain.Finalement, c\u2019est lui qui est parti le premier.» Et le buste a été réalisé ensuite.Haut de trois pieds, il représente Pierre Elliott Trudeau alors que celui- ci avait environ 65 ans.« J\u2019ai voulu le camper comme l\u2019important personnage du XXe siècle qu\u2019il était, note M.Lancz.En politique, il fut l\u2019un des meilleurs de son temps.Mais pas seulement dans ce domaine.Il était d\u2019une intelligence exceptionnelle.C\u2019était un grand homme.» Un grand homme qui donnera sûrement son nom à bien d\u2019autres lieux au pays, mais selon les règles officielles, ce ne sera pas avant encore quelques mois.La Commission de toponymie du Québec a en effet pour principe d\u2019attendre un an après le décès d\u2019une personne avant de rattacher son patronyme à un lieu.« Cependant, comme les municipalités ont pouvoir de nommer leurs rues et sites publics, il est possible que certains endroits soient déjà baptisés en l\u2019honneur de Trudeau.Nous en avons répertorié six au Québec.S\u2019ils respectent la charte de la langue française, nous, à la Commission, officialiserons ces nominations en octobre, après le premier anniversaire de la mort du politicien », explique le chargé de projet à la Commission de toponymie du Québec, Christian Bonnelly.Parmi les six lieux nommés Trudeau, mentionnons un parc de Pierrefonds, un centre sportif à Outremont, une pourvoirie au lac Lenôtre, une rue de Québec et une place publique au Cap-de-la-Madeleine.Un timbre à l\u2019effigie du politicien doit aussi être lancé le 3 juillet prochain.Pour Serge Joyal, sénateur libéral ayant travaillé au sein du cabinet Trudeau en d\u2019autres temps, il est clair que ces marques honorifiques sont les premières d\u2019une longue série.« Plusieurs initiatives de différentes natures seront sans doute lancées pour commémorer Pierre Elliott Trudeau au cours des prochaines années.C\u2019est un homme qui a joué un rôle unique dans l\u2019histoire du Canada », allègue M.Joyal.Ce dernier espère que l\u2019un des projets menés en souvenir de Trudeau sera lié à la promotion des droits de la personne, le politicien ayant fait beaucoup à ce chapitre.« Je peux vous dire, cependant, que des démarches en ce sens sont déjà initiées », précise-t-il.Ancien ministre libéral qui a travaillé auprès de Pierre Elliott Trudeau lors de sa première élection, en 1965, Marc Lalonde croit lui aussi qu\u2019un chapelet de marques de reconnaissance se dessinera au cours des ans.« J\u2019avais une relation d\u2019amitié avec Trudeau qui dépassait le cadre strict du travail, mentionne M.Lalonde.L\u2019hommage qu\u2019on lui rendra demain à Côte-Saint-Luc est tout à fait justifié.J\u2019espère que d\u2019autres initiatives suivront.» Du côté de la Ville de Montréal, rien ne laisse pour l\u2019instant croire que des honneurs semblables auront lieu au cours des prochains mois.« Pour l\u2019instant, nous n\u2019avons rien à l\u2019étude dans ce sens-là », précise la commissaire aux arts publics de la Ville, Francine Lord.Cette dernière indique que si, toutefois, un projet est déposé au conseil municipal, les premiers qui seront consultés sont les membres de la famille Trudeau.Un autre homme politique ayant marqué le Québec sera par ailleurs honoré en août prochain par Hydro- Québec, qui fera le dévoilement d\u2019un buste de René Lévesque, lui aussi réalisé par le sculpteur Paul Lancz.La Société des traversiers du Québec tient à préciser à ses clients de la Traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, que malgré le conflit de travail, elle offre 4 départs par jour, 7 jours sur 7 Départ à 8 h 00 de Matane vers Godbout Départ à 11 h 00 de Godbout vers Matane Départ à 14 h 00 de Matane vers Baie-Comeau Départ à 17 h 00 de Baie-Comeau vers Matane .c\u2019est l\u2019idéal! 3 liens majeurs avec la Gaspésie et le Bas Saint-Laurent et plus de 20 traversées par jour.Informez-vous 1-866-La Manic (526-2642) Manicouagan 1-888-463-0808 Duplessis Ou visitez-nous au : www.tourismecote-nord.com Route des BALEINES Cet été, prenez la \"Route des BALEINES\" .et découvrez la Côte-Nord du Fleuve Saint-Laurent Pour réserver votre place ou modifier une réservation composez sans frais le 1-877-562-6560.Bonne traversée ! 2971131A 6LP1101A0630 A11SAMEDI 6LP1101A0630 ZALLCALL 67 00:52:50 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 A C T U A L I T É S A 1 1 Une fête du Canada.cosmique! CHANTAL GUY BIEN QUE Patrimoine Canada célèbre la fête du Canada du 21 juin au 1er juillet, c\u2019est véritablement en fin de semaine qu\u2019aura lieu le gros des festivités partout au pays.À Montréal, le thème de cette année, Odyssée 2001, mettra l\u2019accent sur l\u2019astronomie et l\u2019aérospatiale, jusqu\u2019au 2 juillet au Vieux-Port.À la grande scène du quai Jacques- Cartier au Vieux-Port, on retrace « l\u2019odyssée » de la musique.Hier, la soirée était consacrée à la musique traditionnelle avec les groupes Les Barachois et La Volée d\u2019castors, en plus des histoires du conteur André Lemelin.Aujourd\u2019hui Yannick Nézet-Séguin dirigera l\u2019Orchestre métropolitain qui interprétera « les grands moments musicaux de nos odyssées cinématographiques », promet le communiqué.Angèle Dubeau et la Pietà seront aussi présentes.Finalement, le 1er juillet, la soirée « Célafête » fait place à la jeunesse avec un spectacle mettant en vedette Nelly Furtado, Sylvain Cossette, Jacynthe, Catherine Durand et Oliver Haze.Les soirées musicales d\u2019aujourd\u2019hui et demain débutent à 20 h 30.Le spectacle du 1er juillet sera suivi des feux d\u2019artifice à 23 h.Les spectacles de Montréal ne seront pas télédiffusés, mais la grande fête sur la colline parlementaire sera sur les ondes de Radio-Canada et de la CBC le 1er juillet à 12 h et à 21 h.Journées dans les étoiles Les activités du matin et de l\u2019aprèsmidi dans le Vieux-Port seront consacrées à la découverte scientifique et culturelle, de 11 h 30 à 19 h 30 tous les jours.Jusqu\u2019au 2 juillet, cinq sujets seront regroupés dans une seule exposition sur la place de la Commune : les timbres-poste (dont on célèbre cette année le 150e anniversaire canadien), une installation sur les costumes, des peintures et des sculptures sur le thème de « Perdus dans l\u2019espace », une présentation interactive sur l\u2019histoire du cinéma documentaire au Canada et une initiation à une nouvelle technique « révolutionnaire », dit-on, développée par des étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke.Des spectacles, des animations et des jeux pour toute la famille seront offerts à la scène de l\u2019espace culturel et au quai Jacques-Cartier.On trouvera aussi une exposition du Musée ferroviaire de Delson/ Saint-Constant sur les voies ferrées du Vieux-Port.Des ateliers d\u2019astronomie seront donnés au pavillon Bonsecours pendant qu\u2019à l\u2019île Bonsecours (rebaptisée l\u2019île du Cosmos pour l\u2019événement), on offrira aux enfants la chance de devenir astronautes amateurs.Histoire de faire vibrer la fibre patriotique, la cérémonie officielle de la fête du Canada aura lieu sur la promenade de la Commune le 1er juillet à 11 h 30, en présence de Serge Savard, président de Célébrations Canada pour le Québec, du lieutenant-gouverneur du Québec Lise Thibault, et de l\u2019astronaute Marc Garneau.Salve de coups de canon, concert de musique militaire, inspection de la garde et lever du drapeau sont au programme, avant le traditionnel partage du gâteau de la fête.Une quarantaine de fêtes de quartiers sont organisées dans l\u2019île de Montréal.Le Dr Singh à Montréal Le docteur Roopnarine Singh est l\u2019organisateur du défilé de la fête du Canada depuis 1976.En conférence de presse mercredi, il a déploré le peu de financement offert par Patrimoine Canada pour son défilé ; le ministère lui a versé 18 000 $, le même montant que l\u2019an dernier.En 1999, c\u2019était 7500 $.« C\u2019est peu quand on pense au budget dépensé au Québec pour la fête du Canada », dit-il.Un budget évalué à environ cinq millions de dollars pour le Québec, selon Céline de Guise, porte-parole du ministère.Explication de Patrimoine Canada et du Comité des célébrations du Canada pour le Québec : le défilé de M.Singh fait partie des 250 projets communautaires financés partout dans la province en marge de la fête qui se tient principalement au Vieux-Port.Patrimoine Canada dispose cette année d\u2019un budget de plus de sept millions pour la fête du Canada, sans compter le budget de la grande fête à Ottawa.Comme l\u2019an dernier, plus de cinq millions seront dépensés au Québec, ce qui représente 71 % du budget total pour le pays.Avec les sommes données par Power Corporation, The Gazette et un mécène anonyme, M.Singh évalue à 24 000 $ le budget total de son défilé.Il l\u2019estime « le plus beau » parce qu\u2019il représente toute la diversité du Canada, contrairement au défilé de la Saint-Jean qu\u2019il juge « ethnique ».Le thème du 24e défilé est « Montréal, le coeur et l\u2019âme du Canada ».Il sera suivi à 13 h d\u2019une cérémonie officielle où sera présent le ministre des Finances Paul Martin et, à 13 h 30 d\u2019un spectacle.Le cortège se mettra en branle à 11 h à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine et du Fort, se promènera rue Mansfield, puis boulevard René- Lévesque pour aboutir au square Dorchester.Ces rues seront fermées à la circulation dès 8 h et les rues transversales dès 10 h.Le défilé sera retransmis en direct partout dans le monde sur le site Internet www.canadadayparadem o n t r e a l .c o m g r â c e à MontrealCAM.À Québec, la fête du 1er juillet débutera à 10 h par une messe à la basilique Notre-Dame-de-Québec.Des activités familiales ont été organisées sur les plaines d\u2019Abraham, où aura lieu à 19 h un grand spectacle avec le groupe Sky, les Respectables et Mario Pelchat.À 23 h 15, il y aura un feu d\u2019artifice.À 12 h, on fera le lever du drapeau sur la Terrasse Dufferin.À la même heure et au même endroit, le Mouvement de libération nationale du Québec (MLNQ) tiendra une manifestation pour protester contre la fête du Canada, qualifiée de « fête de la honte » par Raymond Villeneuve, président du Mouvement.Le MLNQ a fait diffuser une publicité contre la fête du Canada depuis le 11 juin sur les ondes de Radio Basse-Ville, une radio communautaire de Québec.Les feux du Portugal Appelez 1-800-254-6377 pour le supermagasin le plus près de chez vous www.lemarchedustore.com 10$ Le Marché du StoreMD sur achats de de rabais plus de 50$ 20$ Le Marché du StoreMD sur achats de de rabais plus de 100$ 50$ Le Marché du StoreMD sur achats de plus de 250$ de rabais 100$Le Marché du StoreMD sur achats de de rabais plus de 500$ Expiration : 15 juillet, 2001 CODE 1830 Rabais additionnels sur nos très bas prix du fabricant ! 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OUVERT FÊTE DU CANADA: Vendredi, 29 juin jusqu\u2019à 21h \u2022 Samedi, 30 juin de 9h à 17h \u2022 Dimanche 1 juillet 10h à 17h \u2022 Fermé le 2 juillet.Verticaux en Vinyle ! 75\u201dx84\u201d Valance en sus 2999 STORES POUR PORTE-PATIO Modèles et couleurs sélectionnés CENTRE DE LIQUIDATION UNE ADRESSE SEULEMENT: 3500, BOUL.ST-JOSEPH E.MTL.IMMENSE CHOIX de grandeurs en stock! Exemple : 41 1/2 po x 56 po Régulier 38000$ UN SEUL PRIX 4999$ Exemple : 95 1/2 po x 64 po Régulier 83900$ UN SEUL PRIX 6999$ Plus de 42 po de large jusqu\u2019à 42 po de large UNIQUEMENT au MÉGA STORES EN BOIS VÉRITABLE Stores de haut de gamme non-réclamés Modèles LAREDO et TANGO / Blanc ou Albâtre DIIRECTEMENT DE NOTRE MANUFACTURE !! DIIRECTEMENT DE NOTRE MANUFACTURE !! Saint-Léonard (514) 256-3335 \u2022 6920 Jean-Talon Est Dollard-des-Ormeaux (514) 624-9768 \u2022 3940, boul.St-Jean N.Plaza St-Hubert (514) 278-8327 \u2022 6872, rue St-Hubert Pointe-aux-Trembles (514) 640-9037 \u2022 11800, rue Sherbrooke E.Chomedey (450) 668-2370 \u2022 55, boul.St-Martin Ouest Fabreville (450) 963-2020 \u2022 519, boul.Curé-Labelle Greenfield Park (450) 672-0200 \u2022 3836, boul.Taschereau St-Eustache (450) 974-3434 \u2022 260, boul Arthur-Sauvé Terrebonne (450) 471-4791 \u2022 900, boul Des Seigneurs Repentigny (450) 582-9937 \u2022 111, boul Industriel St-Jérôme (450) 569-8332 \u2022 2137, boul Labelle Joliette (450) 752-4123 \u2022 968, Papineau St-Jean-sur-Richelieu (450) 348-0990 \u2022 1050, boul Du Seminaire N.St-Hyacinthe (450) 771-4266 \u2022 2626, boul Casavant ouest Montréal LE MEGA-MARCHÉ DU STORE 3500, boul.St-Joseph Est (514) 259-3500 Entre boul.St-Michel et boul.Pie IX Autres régions; Granby, Sorel, Drummondville, Sherbrooke, Victoriaville, Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec, Lévis, St-Georges de Beauce, Chicoutimi, Gatineau Blinds To Go™; Ottawa, Toronto, Kitchener, London, Windsor, Détroit, New York, Pennsylvania, New Jersey, Connecticut, Virginia et Maryland.EXEMPLE EXEMPLE 2963145A KARINE TREMBLAY ENCORE CE soir, le ciel prendra des couleurs sous la pluie d\u2019étoiles des feux d\u2019artifice Mondial SAQ.Commencée le 20 juin dernier à La Ronde, la 17e compétition pyromusicale présente cette année les artificiers de huit pays différents, dont Taïwan, qui participe pour la première fois.Ce soir, cependant, c\u2019est l\u2019art pyrotechnique du Portugal qui émerveillera les yeux et les oreilles des spectateurs.« Le concepteur de ce feu m\u2019a raconté que pendant trois mois, il a travaillé à bâtir la bande sonore de son feu.Après, il a fait des recherches pour trouver les feux qui pourraient le mieux illustrer les sentiments véhiculés par la musique », souligne la directrice du Mondial SAQ, Martine Gagnon.Le défi du spectacle pyromusical, justement, réside dans la juxtaposition heureuse des musiques et des effets lumineux.Un mariage parfois difficile à synchroniser, mais qui, lorsqu\u2019il est réussi, arrive à faire naître un peu de magie.Dans les cieux et dans le coeur des spectateurs toujours nombreux : en moyenne, le concours attire chaque année 2,3 millions de personnes, sur les lieux mêmes de La Ronde mais aussi autour, auprès du pont Jacques-Cartier et sur le bord de chaque rive du fleuve.« Depuis les débuts de l\u2019événement, l\u2019intérêt des Montréalais ne s\u2019est jamais démenti.Lorsqu\u2019on assiste à pareil spectacle, tous, on redevient un peu des enfants.Pendant 30 minutes, on oublie tout et on plonge dans cet univers magique », indique Mme Gagnon.Les prochaines pirouettes pyromusicales des artisans auront cours tous les mercredis et samedis, du 7 au 28 juillet.L\u2019Allemagne a déjà présenté son feu.Suivront, au cours des prochaines semaines, Taïwan, l\u2019Espagne, les États-Unis, le Canada, la France et l\u2019Australie.La clôture de l\u2019événement se fera par un spectacle pyrotechnique rendant hommage à Giovanni Panzera, qui fut le premier artificier à prendre part au concours, en 1985.Il fut par la suite directeur artistique de l\u2019événement jusqu\u2019à son décès, l\u2019automne dernier.Dans tous les cas, les pétarades éclateront beau temps, mauvais temps.« On souhaite toujours des conditions idéales, mais l\u2019incertitude fait partie du jeu.Depuis les tout débuts du concours, aucun feu n\u2019a encore été annulé », précise Mme Gagnon.Vingt-cinq juges ont pour mandat de déterminer quel pays repartira avec le prestigieux trophée Jupiter.Quatre critères seront évalués, soit la qualité des pièces, la synchronisation, le concept pyromusical et l\u2019appréciation générale. 6LP1201A0630 A12 - SAMEDI 6LP1201A0630 ZALLCALL 67 00:50:25 06/30/01 B A 1 2 C ANA D A L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 Le Bloc suggère d\u2019«encadrer » la prostitution L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Un comité du Bloc québécois propose de décriminaliser la prostitution de rue, de l\u2019interdire en milieu résidentiel et de la restreindre à des « zones désignées ».Ces suggestions font partie d\u2019une quinzaine de recommandations formulées par le comité, formé de députés bloquistes, mis sur pied il y a un an.Le rapport du comité a été présenté hier à la presse par deux de ses membres, le député d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, et la députée de Longueuil, Caroline St-Hilaire.Pour le moment, il ne s\u2019agit pas encore d\u2019une position du parti et le caucus des députés bloquistes n\u2019a pas encore été saisi du rapport.« Le débat reste à faire », a résumé le député Ménard.Le comité suggère également qu\u2019un organisme municipal de réglementation détermine les lieux où la prostitution serait permise et encadrée.Ces lieux excluraient les zones résidentielles, plus particulièrement la proximité d\u2019écoles, de garderies, de parcs, de foyers de personnes âgées et de lieux de culte.L\u2019organisme de réglementation suggéré serait composé de huit citoyens, trois représentants des groupes communautaires, deux travailleurs du sexe, un responsable de l\u2019application de la loi et un représentant des services de santé.En plus d\u2019encadrer le travail du sexe, l\u2019organisme aurait aussi comme mandat d\u2019assurer la médiation lorsqu\u2019un conflit survient entre les travailleurs du sexe et la communauté.La supervision vise aussi à « empêcher que le monde interlope prenne le contrôle de ces zones désignées », a précisé le député Ménard.L\u2019organisme de réglementation veillerait également à ce que les travailleurs du sexe aient accès aux soins et services communautaires requis.En outre, le comité propose que les travailleurs du sexe soient reconnus comme citoyens à part entière, ce qui suppose qu\u2019ils paient des impôts, soient protégés par les lois du travail et puissent bénéficier des régimes de protection sociale.La décriminalisation proposée vaudrait pour une période de cinq ans, au bout de laquelle le tout serait évalué et ajusté.Pour parvenir à ces recommandations, le comité du Bloc québécois a entendu une centaine de témoins, des individus, groupes communautaires, représentants des citoyens, professionnels et autres.Ses consultations se sont limitées à Montréal, Québec et Longueuil.M.Ménard se montre optimiste pour l\u2019avenir de son rapport, malgré la délicatesse du sujet et la controverse qui l\u2019entoure.« Cette question-là est condamnée à être à l\u2019« agenda » politique.On ne pourra pas faire l\u2019économie d\u2019un débat.Le temps est venu de soulever la question », a-t-il affirmé.Le député attribue d\u2019ailleurs les tensions vécues dans certains quartiers où la prostitution de rue sévit au fait qu\u2019il n\u2019y ait pas de règles, d\u2019encadrement, ce qui occasionne des frictions avec les résidants.Jugement inédit sur les dépenses électorales Les Forces canadiennes en quête de recrues Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a lancé, hier à Ottawa, une nouvelle campage intensive des Forces armées canadiennes en vue d\u2019attirer de nouvelles recrues.Le gouvernement fédéral dépensera pas moins de 15 millions lors de cette campagne qui consistera à lancer de courts messages sur les écrans de cinéma, dans l\u2019ensemble du pays.Presse Canadienne EDMONTON \u2014 La Coalition nationale des citoyens et le gouvernement fédéral chantaient victoire, hier, après qu\u2019un juge de l\u2019Alberta eut déclaré inconstitutionnelles les règles limitant les dépenses électorales des tiers.« Je suis d\u2019accord avec les plaignants lorsqu\u2019ils affirment qu\u2019il n\u2019existe pas de preuve démontrant que les dépenses électorales des tiers exercent une influence disproportionnée sur l\u2019électorat », a statué le juge Robert Cairns, de la Cour du banc de la reine de l\u2019Alberta.Le juge a cependant confirmé les dispositions de la loi électorale canadienne obligeant les groupes de pression à s\u2019identifier lors de leur campagne publicitaire, et interdisant la publicité le jour du scrutin.« L\u2019obligation d\u2019un tiers à s\u2019identifier, tout comme l\u2019obligation de dévoiler des rensegnements sur les contributions à des fins de dépenses publicitaires, semble mettre en valeur le droit de vote en procurant aux électeurs des renseignements leur permettant de peser les messages », écrit le juge Cairns.Le président de la Coalition nationale des citoyens, Stephen Harper, a savouré sa victoire partielle en affirmant que les dépenses d\u2019un tiers permettaient aux électeurs d\u2019exercer une influence sur les enjeux à débattre en cours de campagne.« Nous sommes plutôt satisfaits.La cour a déclaré, une fois de plus, l\u2019inconstitutionnalité des limites imposées aux groupes indépendants et à leur publicité lors d\u2019une campagne électorale.» M.Harper a ajouté qu\u2019il interjetterait appel au sujet des parties du jugement qui ne lui ont pas donné raison.« Je ne crois pas qu\u2019il est logique de dire que limiter (les dépenses électorales) viole la liberté d\u2019expression tout en laissant au gouvernement le droit d\u2019imposer des limites.» Par ailleurs, le ministre responsable d\u2019Élections Canada, Don Boudria, a lui aussi crié victoire.« (M.Harper) a subi une plus lourde défaite que nous », a-t-il soutenu.M.Boudria a aussi fait remarquer que la Cour suprême avait déjà appuyé, dans des précédents jugements, l\u2019idée d\u2019imposer des limites aux dépenses électorales.Photo PC Nouvelle-Écosse : les syndicats se radicalisent Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Des syndicats de Nouvelle-Écosse ont indiqué hier qu\u2019ils songeaient à prendre « diverses mesures » au cours de l\u2019été afin de protester contre la loi antigrève adoptée par le gouvernement provincial.Alors que des milliers d\u2019infirmières et de travailleurs de la santé de la région de Halifax rentraient au travail après deux jours de grève illégale, les membres des plus importants syndicats de la province se sont rencontrés hier pour discuter de la possibilité de déclencher une grève générale.Cet arrêt de travail viserait à protester contre la loi 68, qui interdit à des milliers de travailleurs de la santé de débrayer.« Nous prévoyons organiser différentes activités et certaines ne manqueront pas de surprendre le gouvernement », a déclaré Larry Wark, de la Fédération du travail de la Nouvelle-Écosse.M.Wark a refusé de préciser de quel genre d\u2019activités il s\u2019agissait.Il n\u2019a pas confirmé non plus si les syndicats \u2014 notamment le Syndicat canadien de la fonction publique, les Travailleurs canadiens de l\u2019automobile, le Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse et les deux syndicats provinciaux d\u2019infirmières \u2014 déclencheraient une grève générale dans toute la province.Le Syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse a indiqué que ses membres songeaient à faire la grève ou à démissionner collectivement afin d\u2019inciter le gouvernement conservateur à améliorer ses propositions pour la prochaine convention collective.Le syndicat consulte actuellement ses 4400 membres afin de déterminer s\u2019ils sont prêts à suivre le mouvement lancé par le Syndicat de la fonction publique de la Nouvelle- Écosse, dont les 2200 infirmières menacent aussi de quitter leur emploi dans les hôpitaux de la région de Halifax.Les leaders syndicaux ont indiqué qu\u2019ils enverraient les lettres de démission aux employeurs lorsque 75 pour cent des 2900 travailleurs de la santé et des 2200 infirmières des unités de négociation du syndicat de la fonction publique auraient signé le formulaire de démission.www.placeversailles.com VIVA MEXICO De sympathiques Mariachis vous divertiront avec leurs airs les plus connus et les plus entraînants.Jeudi et vendredi 16 h à 20 h Samedi et dimanche 12 h à 16 h Sur la promenade nombreux rabais jusqu'à UN ZESTE DU MEXIQUE En exposition sur la promenade une casa typiquement mexicaine avec ses ânes, coqs, cochons et iguanes réunis dans un même enclos.Jusqu'au 8 juillet MEXICAINE 2953307A 2953309 Une bonne façon, pour les Montréalais, de se débarrasser de leurs vieilles affaires.même les dimanches durant l\u2019été ! Pour les les sont là ! Du 13 mai au 2 septembre inclus Lundi, mardi, mercredi 9 h à 18 h Jeudi, vendredi 9 h à 20 h Samedi 9 h à 17 h Dimanche et jours fériés 12 h à 17 h Apportez à l\u2019Éco-centre le plus près de chez vous les objets et matières dont vous voulez vous débarrasser.Apportez également une preuve de résidence! RENSEIGNEZ-VOUS Éco-centre de l\u2019Acadie 1200, boul.Henri-Bourassa Ouest (514) 872-1376 Éco-centre de la Petite-Patrie 1100, rue des Carrières (514) 872-7706 Éco-centre de la Côte-des-Neiges 6925, ch.de la Côte-des-Neiges (514) 872-3517 Éco-centre de Saint-Michel 2525, rue Jarry Est (514) 872-3267 Éco-centre d\u2019Eadie 1868, rue Cabot (514) 872-8359 2961228A 6LP1301A0630 A13SAMEDI 6LP1301A0630 ZALLCALL 67 00:53:05 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 A C T U A L I T É S A 1 3 Déclarée inapte sur la foi d\u2019une hospitalisation datant de 27 ans À Montréal depuis 25 ans, Sana Ladki pourrait perdre des millions Un inspecteur du SPCUM nommé au criminel JEAN-PAUL CHARBONNEAU UN INSPECTEUR du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, Michel Ledoux, devient le premier directeur général du Service du renseignement criminel du Québec (SRCQ).Il s\u2019agit d\u2019un organisme nouvellement créé afin de mettre sur pied une banque de données d\u2019informations sur des bandes criminelles et des individus qui côtoient les gens du crime organisé.Les noms de personnes sur lesquelles les policiers ont des soupçons, mais qui n\u2019ont pas de casier judiciaire, y apparaissent également.La création du SRCQ avait été annoncée à la fin de février par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, et la présidence de son conseil d\u2019administration a été confiée à Jean-Pierre Gariépy, directeur de la police de Laval et nouveau président de l\u2019Association des directeurs de police du Québec (ADPQ).Le conseil d\u2019administration du SRCQ est composé de représentants du SPCUM, de la Sûreté du Québec et du ministère de la Sécurité publique.Afin d\u2019éviter toute critique de favoritisme sur le choix du directeur général, M.Gariépy avait confié la responsabilité de sélection à une firme de gestion indépendante.Membre du SPCUM depuis 1976, M.Ledoux occupait au moment de sa nomination le poste de conseiller aux enquêtes.Auparavant, il avait effectué un stage de deux ans au bureau de la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, à titre de conseiller principal en affaires policières.Il détient un baccalauréat ès sciences de l\u2019Université de Montréal.Au SRCQ, il gérera un budget de près d\u2019un million de dollars et il aura sous sa supervision 12 employés civils et policiers provenant des corps policiers.CHRISTIANE DESJARDINS ORIGINAIRE du Liban, Sana Ladki parle sept langues, exerce le métier d\u2019interprète judiciaire depuis 25 ans au palais de justice de Montréal et mène une vie normale et bien remplie au Canada.Pourtant, pour le Liban, Mme Ladki, 56 ans, est inapte mentalement et ne peut en conséquence gérer les millions qui proviennent de sa part d\u2019héritage.Cette tortueuse affaire dure depuis quatre ans, soit depuis le décès en 1997 à Beyrouth de la mère de Sana, qui a laissé plusieurs millions en héritage à ses deux filles : Sana et Lina.Selon Sana et son avocat, Me Jérôme Choquette, c\u2019est Lina qui, demeurant au Liban et jouissant de contacts bien placés, a demandé et obtenu que sa soeur soit frappée d\u2019une « ordonnance d\u2019interdiction » pour incapacité mentale, dans le but de s\u2019approprier sa part d\u2019héritage.Le plus inusité, c\u2019est que cette ordonnance d\u2019interdiction a été prononcée en 1998 par un tribunal libanais, alors que Sana vit au Québec depuis 25 ans.Selon les documents remis à la presse hier par Me Choquette, pour statuer sur la compétence mentale de Sana, le juge Sheikh Mohamad Kenaan s\u2019est rendu à l\u2019hôpital de la Croix pour consulter le dossier médical de Sana, vieux de 27 ans.À l\u2019époque, Sana avait été traitée pour une dépression nerveuse à Beyrouth, à la suite d\u2019une rupture amoureuse et de la mort d\u2019une de ses soeurs.Bien que le médecin en poste ait signalé qu\u2019il ne pouvait se prononcer sur l\u2019état mental actuel de Sana, étant donné qu\u2019il ne l\u2019avait pas examinée depuis 27 ans, l\u2019interdiction a été prononcée par le tribunal Jaafarite de Beyrouth.Par l\u2019entremise de ses avocats au Liban, Sana a porté sa cause en appel, mais sans appui du gouvernement canadien, elle craint d\u2019être déboutée sans autre forme de procès.Me Choquette signale que le ministre des Affaires étrangères à Ottawa, John Manley, s\u2019est montré sensible à la cause de Sana, et qu\u2019on étudie présentement les actions qui pourraient être entreprises en guise d\u2019appui.Mais le temps presse, puisque la prochaine audience a lieu le 10 juillet prochain à Beyrouth.Depuis le début du processus, Sana n\u2019a jamais voulu se rendre elle- même au Liban, par crainte de la réaction des autorités libanaises.Comme elle a toujours conservé sa citoyenneté libanaise, même si elle est canadienne depuis longtemps, elle craint que le Liban ne l\u2019interne ou l\u2019empêche de revenir au Canada.Sana Ladki, qui a été interprète dans quantité de grands procès et d\u2019affaires retentissantes (Ahmed Ressam, Moktar Haouari, Khafagy pour ne nommer que les plus récentes), n\u2019avait jamais pensé qu\u2019elle- même serait prise dans un engrenage juridique aussi déroutant et démoralisant.« Ça me fait très mal de voir tant de cruauté, dit-elle.J\u2019ai travaillé fort depuis que je suis arrivée ici, et j\u2019ai aidé beaucoup de gens.Moi, qui ai toujours été gaie, cela m\u2019affecte beaucoup », dit-elle, avant de lancer avec une pointe d\u2019humour : « Sana en italien, ça veut dire sain.Et en arabe, ça veut dire lumière.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © L\u2019avocat Jérôme Choquette et sa cliente, Sana Ladki.Rendu malade par son traitement psychiatrique Un médecin entreposait des organes d\u2019enfant ALEXANDRE S I R O I S UN PÈRE DE famille dont le traitement psychiatrique se serait « progressivement transformé en cauchemar » vient de déposer une poursuite de 550 000 $ contre deux médecins qui lui ont prescrit divers médicaments neuroleptiques au cours des dernières années.Maurice Marcotte, un bûcheron de 52 ans originaire de Poularies, en Abitibi-Témiscamingue, souffre de dyskinésie tardive après avoir consommé pendant plus de 15 ans certains médicaments puissants susceptibles de provoquer des troubles physiques, dont le Largactil et le Modecate.« La poursuite repose essentiellement sur deux fondements : une erreur de diagnostic et une faute de suivi », a expliqué l\u2019avocat de M.Turcotte, Jean-Pierre Ménard, spécialisé dans la défense de patients victimes d\u2019erreurs médicales.Me Ménard a précisé la teneur de la poursuite lors d\u2019une conférence de presse parrainée par l\u2019Association des groupes d\u2019intervention en défense des droits en santé mentale du Québec.Des milliers de personnes, au Québec, suivent des traitements similaires à celui qui a contribué aux problèmes physiques de M.Marcotte.Récemment, un médecin ontarien a été reconnu coupable de négligence pour avoir prescrit un neuroleptique à un patient qui souffre de la dyskinésie.Les neuroleptiques du type de ceux prescrits à M.Marcotte ont suscité énormément d\u2019enthousiasme lorsqu\u2019ils ont fait leur entrée sur le marché, il y a plusieurs dizaines d\u2019années, a rapporté Me Ménard.« Mais on s\u2019est aperçu assez rapidement que ces médicaments- là n\u2019étaient pas miraculeux, a ajouté l\u2019avocat.Parce qu\u2019une partie des patients résistent à ces médicaments et parce qu\u2019à moyen et à long terme, les effets peuvent être assez importants.Le plus dramatique, à part le décès, est la dyskinésie tardive, parce que les gens développent des tics et des mouvements involontaires.» L\u2019un des médecins qui font l\u2019objet de la poursuite a diagnostiqué une psychose aiguë chez M.Marcotte en 1983.Un diagnostic que Me Ménard conteste, notamment parce qu\u2019un autre médecin, en 1998, a affirmé que le patient souffrait plutôt d\u2019une maladie affective pour laquelle on lui a prescrit du lithium.C\u2019est à ce moment qu\u2019on a découvert qu\u2019il souffrait de dyskinésie tardive.« À plusieurs reprises, dans la déclaration, on fait état de psychiatres ou d\u2019autres médecins qui ont vu M.Marcotte au fil des ans et qui ont suggéré un autre diagnostic ou suggéré de réduire ses médicaments », a indiqué Me Ménard.La femme de M.Marcotte, Claudette Rivard, a affirmé que la maladie de son mari perturbait son quotidien.« Il ne pouvait plus travailler parce qu\u2019il n\u2019était pas capable de s\u2019endurer, a-t-elle expliqué.Ses médicaments l\u2019affaiblissaient beaucoup, il n\u2019avait pas de réflexes.Il y avait toutes sortes d\u2019inconvénients.» Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Un pathologiste néerlandais a plaidé coupable, hier en Nouvelle-Écosse, à une accusation d\u2019outrage à une dépouille humaine, après que des morceaux du corps d\u2019un enfant eurent été retrouvés dans des boîtes entreposées dans un casier.Le docteur Dick van Velzen a comparu volontairement devant la cour provinciale après avoir refusé pendant des mois de revenir au Canada, tant et aussi longtemps qu\u2019on n\u2019aurait pas levé son mandat d\u2019arrestation.Il travaillait dans un hôpital de La Haye lorsqu\u2019il a été accusé d\u2019outrage à un cadavre par la police de Halifax, en septembre 2000.Le Dr van Velzen a été absous sous condition et placé sous probation pour une période de 12 mois.Il a versé un don de 2000 $ à l\u2019Université Dalhousie de Halifax.Il n\u2019aura pas de dossier criminel.L\u2019avocat du médecin, Blair Mitchell a refusé de révéler si son client avait quitté le pays après sa comparution.Me Mitchell soutient que le verdict confirme le témoignage du médecin : à la demande des parents, il avait conservé la dépouille à des fins scientifiques.La Couronne a mentionné hier que les morceaux de tissu et d\u2019organe retrouvés dans un sac de plastique avaient été prélevés lors de l\u2019autopsie d\u2019une fillette de huit ans décédée il y a plusieurs années dans un autre pays.Les parents avaient envoyé la dépouille au Dr van Velzen, qui a travaillé à titre de pathologiste pédiatrique dans un hôpital de Halifax de décembre 1995 à janvier 1998, afin d\u2019obtenir son opinion dans le cadre d\u2019une poursuite judiciaire.Me Mitchell a soutenu que cette recherche était « reliée à une maladie très sérieuse qui affectent les enfants prenant des médicaments contre la fibrose kystique dans d\u2019autres pays ».Le médecin, qui invoquait des motifs constitutionnels pour tenter de faire annuler les accusations, a nié avoir mal agi, affirmant que des parents et des collègues lui envoyaient souvent des dépouilles pour analyse.« Certains me demandent de leur retourner les dépouilles, d\u2019autres me permettent de les garder pour mes recherches », avait affirmé le Dr van Velzen.La Couronne a éprouvé des difficultés à trouver des cas de jurisprudence qui auraient aidé à établir la sentence, mais elle s\u2019est dite satisfaite du verdict.« Étant donné les faits, cette sentence est appropriée pour cette infraction », a jugé le procureur Peter Craig.Photo CP Le Dr Dick van Velzen 2964171 6LP1401A0630 A14SAMEDI 6LP1401A0630 ZALLCALL 67 00:49:36 06/30/01 B A 1 4 A C T U A L I T É S L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 De drôles de sondes bientôt à l\u2019assaut de Mars ANDREW BRIDGES Associated Press PASADENA, Californie \u2014 Des engins innovants qui sautent, volent, flottent ou encore creusent.la NASA envisage des pistes de recherche étonnantes pour constuire une nouvelle classe d\u2019astronefs, baptisés Scouts, pour une mission martienne prévue d\u2019ici 2007.Personne ne sait encore à quoi ressemblera le premier vaisseau Scout, mais il devrait se démarquer des sondes lancées vers Mars par l\u2019agence spatiale américaine depuis les années 60.La NASA a récemment retenu 10 projets de chercheurs sur 43, qui vont faire l\u2019objet d\u2019études approfondies pour six mois aux frais de l\u2019agence américaine.Ils pourront ensuite lui être officiellement soumis l\u2019an prochain en vue de la première mission Scout.Les concepts sélectionnés sont très divers, par exemple récolter des échantillons de poussières et de gaz dans l\u2019atmosphère de Mars, un réseau de stations météorologiques qui surveilleraient pendant des années le temps sur la planète rouge, ou une sonde capable de creuser dans la calotte polaire de Mars.Un projet, baptisé KittyHawk, consisterait à faire voler quatre planeurs dans le Vallis Marineris, un canyon dont les parois atteignent jusqu\u2019à 10 kilomètres de haut.Les chercheurs pensent que le défilé traverse des couches de sédiments accumulées sur plusieurs milliards d\u2019années.Mais la difficulté d\u2019explorer un tel terrain a jusqu\u2019ici constitué un obstacle insurmontable.« Nous filmerions les parois de haut en bas en planant », souligne Wendy Calvin, de l\u2019Université du Nevada, auteur du projet.On trouve dans les cartons d\u2019autres missions qui seraient menées par plusieurs engins à la fois.Le projet Artemis propose ainsi l\u2019envoi de plusieurs sondes miniatures destinées à atterrir sur Mars et équipées de petits véhicules capables de se déplacer à la surface.Le but étant de chercher de l\u2019eau et des matières organiques aux pôles de la planète.Une telle mission rappellerait celle de l\u2019infortunée sonde Mars Polar Lander, qui s\u2019est écrasée en 1999 à la surface de la planète rouge lors de son atterrissage, sans doute à cause de l\u2019arrêt prématuré des moteurs.Deux mois et demi plus tôt, c\u2019est Mars Climate Orbiter qui avait été perdue en raison d\u2019une confusion entre mesures métriques et anglo- américaines.La sonde se serait consumée dans l\u2019atmosphère de mars ou écrasée à la surface.Après ces deux coups durs, la NASA a revu à la baisse son programme d\u2019exploration martienne en réduisant de moitié le nombre de lancements à court terme, mais a prévu au moins une mission Scout.Celle-ci portera sur un objectif scientifique bien défini.Bruce Murray, un ancien directeur du Laboratoire de propulsion par réaction de la NASA, déplore que le programme Scout soit si restreint.« Sur les cinq à dix très bons concepts présentés, un seul sera réalisé, et les autres abandonnés.» Une des photos prises par la sonde Mars Global Surveyor lors de son passage en juin de l\u2019an dernier.Effets contradictoires de la nicotine Selon une étude, les feux d\u2019artifice génèrent de l\u2019ozone Agence France-Presse PARIS \u2014 La nicotine pure favoriserait l\u2019athérosclérose et la croissance de tumeurs artificiellement implantées chez des rongeurs en induisant une prolifération des vaisseaux, selon une étude de chercheurs américains.La nicotine favorise l\u2019angiogénèse, une prolifération de petits vaisseaux sanguins, dont se servent les tumeurs pour se nourrir et croître, selon les résultats d\u2019une équipe conduite par Christopher Heeschen (Université de Stanford) publiés dans le numéro de juillet de Nature Medicine du groupe Nature.Ces résultats ne peuvent toutefois pas être hâtivement extrapolés à l\u2019homme, mais suggèrent une certaine prudence quant aux utilisations prolongées de nicotine.Les chercheurs ont constaté que la nicotine pure provoquait la croissance des cellules endothéliales, cellules de la paroi des vaisseaux.Ils ont ensuite administré de la nicotine à des souris et noté l\u2019apparition de nouveaux vaisseaux sanguins.Cette « néo-vascularisation » a accéléré la croissance de tumeurs implantées sur les rongeurs.L\u2019exposition pendant deux ans à l\u2019inhalation de nicotine de rats en bonne santé n\u2019entraîne ni croissance des vaisseaux, ni pathologie cardiaque, commente dans la revue le Dr Rakesh Jain (Harvard Medical School, Boston).Les timbres à la nicotine (patchs) n\u2019augmentent pas le nombre d\u2019infarctus chez les cardiaques, poursuit le Dr Jain en recommandant des recherches complémentaires pour éclaircir le rôle de cette substance.Pour concilier ces « observations discordantes », les auteurs de l\u2019étude avancent une explication « non démontrée » : la nicotine provoquerait l\u2019angiogénèse « uniquement » dans des situations pathologiques préexistantes.La fumée de cigarette contient 4000 composants chimiques dont la nicotine, responsable de la dépendance au tabac.Elle est utilisée sous diverses formes (timbres, gomme à mâcher, spray.), en principe sur une période limitée, pour aider les gens à s\u2019arrêter de fumer.Elle fait aussi l\u2019objet d\u2019études pour le traitement de pathologies comme la maladie d\u2019Alzheimer, de Parkinson ou des troubles du sommeil.Associated Press LONDRES \u2014 Les feux d\u2019artifice qui font le plaisir des foules ne produisent pas que des couleurs lumineuses et bigarées.Ils génèrent également de l\u2019ozone de surface, élément essentiel des brouillards polluants que connaissent les grands centres urbains, selon une étude indienne parue jeudi dans la revue scientifique Nature.Les chercheurs de l\u2019Université Jawaharlal Nehru de New Delhi sont parvenus à cette conclusion en mesurant la qualité de l\u2019air lors de la présentation en 1999 de la fête hindoue du Diwali, dans la capitale indienne.Ils se sont aperçus que la lumière scintillante émise par les feux d\u2019artifice pouvait provoquer une réaction atmosphérique et produire de l\u2019ozone.Fait aggravant, ces manifestations ont lieu le plus souvent l\u2019été, qui est la saison où l\u2019ozone atteint son taux maximal.L\u2019ozone est connu pour être le résultat de l\u2019interaction entre le rayonnement solaire et des polluants comme les hydrocarbures et le monoxyde d\u2019azote émis par les pots d\u2019échappement des automobiles.À haut niveau, il peut gravement endommager les tissus pulm o n a i r e s e t p r o v o q u e r d\u2019importants problèmes respiratoires.Selon Arun Attri, professeur de biophysique à l\u2019Université Jawaharlal Nehru et principal auteur de l\u2019étude, il est possible que toutes les sortes de feux d\u2019artifice produisent de l\u2019ozone.Les plus dangereuses seraient toutefois les feux qu\u2019allument eux-mêmes les participants à certaines fêtes populaires, comme le Diwali indien, l\u2019ozone restant alors proche du sol.Le Pr Attri espère en conséquence que les autorités indiennes imposeront des restrictions pour l\u2019usage de ces feux d\u2019artifice lors du festival hindou de novembre, déjà célèbre pour son atmosphère irrespirable.« Peut-être entendront-il raison en décidant de changer les règles », a-t-il souligné.D E R A B A I S FORFAIT 2 PAIRES sur plus de 500 montures en plus du 2 pour 1 30 % % 50 à $ 199 S O L D E Ces offres sont valides jusqu\u2019au 28 juillet 2001 et ne peuvent s\u2019ajouter à tout autre escompte.incluant montures sélectionnées et lentilles plastique simple vision avec traitement résistant aux rayures.Examen de la vue sur place par des optométristes Greenfield Park 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Merci Prendre le temps de s\u2019amuser Prendre le temps de rire Prendre le temps de réaliser ses rêves 2970802A La Presse 30 juin 2001 Pages A15-A17 manquantes 6LP1801A0630 A18, samedi, MONDE 6LP1801A0630 ZALLCALL 67 00:53:22 06/30/01 B A18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 MONDE Milosevic parti, la Yougoslavie entre en crise Le premier ministre fédéral démissionne et des milliers de partisans de Milosevic prennent la rue d\u2019après AP et AFP LA HAYE / BELGRADE \u2014 Alors que Slobodan Milosevic se trouvait hier écroué au centre de détention du Tribunal pénal international de La Haye (Pays-Bas), la fédération yougoslave subissait une crise politique majeure illustrée par la chute du gouvernement de coalition.Après avoir subi des examens médicaux, l\u2019ancien chef d\u2019État yougoslave a été placé temporairement, à l\u2019aube, dans une cellule individuelle, dans une aile spéciale du centre de détention de l\u2019ONU, qui abrite par ailleurs 38 autres personnes accusées de crimes de guerre.Quelques heures plus tard Slobodan Milosevic a pu téléphoner à sa famille, affirmant qu\u2019il « allait bien », mais qu\u2019il avait été « kidnappé », et il démentait toute culpabilité, selon un de ses avocats, Branimir Gugl.Il comparaîtra mardi devant un magistrat qui lui signifiera les charges pesant à son encontre, a annoncé le porte-parole du TPI Jim Landale.Lors de cette brève audience, il sera invité à plaider coupable ou non coupable des faits qui lui sont reprochés.Slobodan Milosevic est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l\u2019humanité pour des exactions perpétrées au Kosovo en 1998 et 1999.L\u2019inculpation a été élargie hier pour comprendre davantage de faits et un nombre supplémentaire de victimes.De nouveaux chefs d\u2019inculpation sont en préparation contre l\u2019ancien président yougoslave, pour des exactions perpétrées en Bosnie et en Croatie entre 1992 et 1995.L\u2019ancien dictateur avait été remis jeudi soir à la cour onusienne par le gouvernement serbe, faisant fi de la suspension temporaire par la Cour constitutionnelle fédérale yougoslave du décret permettant l\u2019extradition de l\u2019ancien président.Le premier ministre serbe Zoran Djindjic a présenté ce choix comme incontournable économiquement \u2014 après les presssions des États- Unis en ce sens, ces dernières semaines.Cette décision s\u2019est avérée payante puisque les pays donateurs, réunis hier à Bruxelles pour une conférence, n\u2019ont pas tardé : ils ont promis de verser environ 1,28 milliard de dollars à Belgrade.Mais elle a déclenché une crise politique majeure au sein de la République fédérale de Yougoslavie.Informé après coup de la remise de son prédécesseur au TPI de La Haye, le président Vojislav Kostunica a fustigé dès jeudi soir ce choix « illégal et anticonstitutionnel » du gouvernement serbe.Quant à sa formation, le Parti démocratique de serbie (DSS), elle a appelé hier à un remaniement des gouvernements serbe et fédéral.Le premier ministre fédéral, le Monténégrin Zoran Zizic, et ses alliés monténégrins au sein du gouvernement fédéral, n\u2019ont d\u2019ailleurs pas tardé à démissionner hier.M.Zizic a justifié son départ par « la décision hâtive et sans tact » de remise de Milosevic à La Haye.« Le prix était au-delà de toute dignité.Je ne peux l\u2019accepter ni en mon nom ni en celui de mon peuple, de sorte que je démissionne de mon poste de premier ministre fédéral ».Même si M.Milosevic a été transféré suite à un ordre du seul gouvernement de Serbie, les ministres fédéraux de la coalition réformiste serbe (DOS) ont appuyé cette mesure.« En tant que premier ministre et juriste, je ne peux pas être associé à une violation ouverte des droits élémentaires garantis par la Constitution », a dit M.Zizic.En agissant ainsi, la DOS a « gâché les relations au sein du gouvernement yougoslave », a-t-il ajouté.Le gouvernement sortant restera en place jusqu\u2019à la nomination d\u2019un nouveau cabinet, a-t-il précisé.Le départ des Monténégrins pourrait entraîner la tenue d\u2019élections fédérales anticipées, voire accélérer la séparation entre la Serbie et le Monténégro.Parallèlement, la tension montait parmi les partisans de l\u2019ancien homme fort de la Yougoslavie.Des milliers de personnes ont afflué hier dans la capitale pour manifester contre le transfert de Milosevic.Des centaines de policiers antiémeutes avaient été déployés dans les rues et les parcs pour prévenir d\u2019éventuels troubles causés par les ultranationalistes.Photo REUTER Le premier ministre fédéral de Yougoslavie, le Monténégrin Zoran Zizic, a démissionné hier en guise de protestation contre le transfèrement de Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international.Si vous souffrez d\u2019ALLERGIE À L\u2019HERBE À POUX, les médicaments en vente libre ne suffisent peut-être pas.Contactez votre spécialiste en allergie avant le début de la saison de l'herbe à poux pour discuter d\u2019un traitement rapide et pratique.Visitez-nous à www.pollinex.com LA SAISON DE l\u2019HERBE À POUX VOUS EFFRAIE?2969822A 2969824 La Yougoslavie engrange les promesses PIERRE GLACHANT Agence France-Presse BRUXELLES \u2014 La République fédérale de Yougoslavie a engrangé hier à Bruxelles pour 1,28 milliard de dollars de promesses d\u2019aide pour la seule année 2001, les pays donateurs se montrant particulièrement généreux au lendemain du transfèrement à La Haye de Slobodan Milosevic.L\u2019objectif initial de 1,25 milliard de dollars, destinés à aider dès cette année l\u2019économie yougoslave en plein marasme, a été « largement rempli », se sont félicités la Banque mondiale et la Commission européenne qui coorganisaient la rencontre.Le vice-premier ministre yougoslave Miroljub Labus, qui était également présent, a aussitôt fait part de sa « reconnaissance » à l\u2019égard des contribuables européens.« Mais laissez-nous considérer tous ces engagements comme des investissements dans l\u2019avenir de la région.Ces investissements vont permettre de créer le cadre de la paix et de la stabilité en RFY comme dans tous les autres pays de la région », a-t-il promis.Le vice-président de la Banque mondiale Johannes Linn a salué pour sa part « la réponse formidable de la communauté internationale ».Les Européens se sont montrés les plus généreux, s\u2019engageant sur une base pluri-annuelle pour 450 millions de dollars sur le seul budget communautaire.La Commission a précisé que cette aide ne comprenait pas les contributions de chacun des quinze pays membres de l\u2019Union.L\u2019Allemagne a ainsi annoncé séparément une aide d\u2019un peu plus de 66 millions de dollars pour 2001, et la France de 15 millions de dollars pour la même année.Ayant entretenu le doute jusqu\u2019au dernier moment sur leur intention de participer à la conférence des pays donateurs, les États-Unis ont finalement promis hier une aide de 181 millions de dollars.Longtemps hésitants sur leur participation, les États-Unis avaient conditionné leur aide à la collaboration de Belgrade avec le Tribunal pénal international.Le transfèrement de l\u2019ancien président yougoslave Slobodan Milosevic devant le TPI, quelques heures avant l\u2019ouverture de la conférence est « juste une coïncidence », a cependant assuré le vicepremier ministre yougoslave.La Banque mondiale s\u2019est engagée de son côté à verser 150 millions de dollars dès cette année.Elle avait évalué avant la conférence les besoins de la RFY pour sauver son économie à 1,25 milliard de dollars pour l\u2019année en cours et à 3,9 milliards de dollars sur trois ans.On ignorait en début de soirée le montant des engagements à moyen terme, la plupart des intervenants ayant annoncé leurs contributions à la presse en ordre dispersé.Prenant la parole au début de la rencontre devant les représentants d\u2019une quarantaine de pays et de nombreuses organisations internationales, M.Labus avait insisté sur la volonté réformatrice de son gouvernement depuis la chute de Slobodan Milosevic, en octobre dernier.« Mesdames et messieurs, nous l\u2019avons fait.C\u2019est maintenant votre tour ! », avait-il ensuite lancé.« Le fait que Milosevic soit devant ses juges constitue un signal que la Yougoslavie est prête à respecter ses engagements sur la scène internationale », a-t-il aussi souligné.Ottawa (613) 782-2350 Canada et É-U: 1-800-267-3377 Fax: (613) 232-6962 Site Web: www.mintohotel.com Courrier électronique: mpshotel@minto.com 433, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) K1R 7Y1 *En occupation simple ou double.Du 25 juin au 3 septembre 2001.Les tarifs varieront selon le taux d'occupation.Ottawa, c\u2019est beaucoup plus que le Parlement.Avec ses festivals, ses musées et ses nombreuses attractions et activités, la capitale nationale est la destination toute désignée cet été.Après une journée passée à visiter, revenez profiter des services d\u2019un hôtel de luxe coté Quatre Diamants par la CAA \u2022 Spacieux studios et suites de 1 ou 2 chambres à coucher \u2022 Cuisines avec équipement complet \u2022 Restaurants et services aux chambres \u2022 Piscine intérieure de 20 mètres, sauna et bain tourbillon \u2022 Centre de conditionnement physique de calibre mondial \u2022 Renseignez-vous au sujet de notre Club Pour Enfants \u2022 Faites une croisière relaxante sur l\u2019Outaouais \u2022 Explorez les sentiers du parc de la Gatineau à bicyclette \u2022 Promenez-vous dans les jardins de Rideau Hall \u2022 Visitez le Musée des beaux-arts, le Musée des civilisations, le Musée de la nature et le Musée des sciences et de la technologie \u2022 Venez assister aux Jeux de la Francophonie (14-24 juillet) et au Festival International de Jazz d\u2019Ottawa (13-22 juillet) 125À partir de par nuitée* $ 2970481A L\u2019arroseur arrosé d\u2019après AFP BELGRADE \u2014 C\u2019est un article de la Constitution serbe introduit par Slobodan Milosevic pour renforcer son pouvoir qui, ironie du sort, a servi de base légale à son transfèrement devant le Tribunal pénal international (TPI), a indiqué hier à la presse Vojvin Dimitrijevic, un expert juridique.Cet article, introduit par Milosevic en 1990 alors qu\u2019il était président de la Serbie, membre à l\u2019époque de l\u2019ex-fédération yougoslave, prévoit en effet que la Serbie peut rejeter des décisions fédérales, si elle estime que ces décisons menacent ses intérêts.La Cour constitutionnelle est composée de juges réputés proches de l\u2019ex-président yougoslave.Selon M.Dimitrijevic, ce texte a permis aux réformistes de la DOS, la coalition au pouvoir en Serbie, de contourner la décision de jeudi de la Cour constitutionnelle fédérale gelant l\u2019application d\u2019un décret gouvernemental qui ouvrait la voir au transfer de Milosevic à La Haye.Par ailleurs, Slobodan Milosevic a désigné Me Zdenko Tomanovic pour le représenter.2970531 6LP1901A0630 A19, samedi, MONDE 6LP1901A0630 ZALLCALL 67 00:50:36 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 1 9 Dix mille partisans de Milosevic jurent vengeance ALEKSANDAR M I T I C Agence France-Presse BELGRADE \u2014 Ils étaient 10 000 hier soir devant le parlement yougoslave à Belgrade à « jurer de punir les traîtres » du gouvernement serbe qui ont autorisé le transfèrement jeudi de l\u2019ex-président yougoslave Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international (TPI) de La Haye.Ironie du sort, les sympathisants de M.Milosevic, mais aussi ceux de son ancien partenaire de coalition, le Parti radical (SRS, ultra-nationaliste) de Vojislav Seselj, ont manifesté à l\u2019endroit même où avait débuté, le 5 octobre 2000, le soulèvement populaire qui a mis fin au pouvoir de l\u2019ex-président yougoslave.Hier, les jeunes militants du SRS et ceux, plus agés, du SPS, se sont réunis pour condamner le transfèrement, la veille, de M.Milosevic à La Haye.Ils scandaient « Trahison » et « Tueurs de l\u2019OTAN », en référence aux dirigeants de la DOS, la coalition réformiste du président yougoslave Vojislav Kostunica et du premier ministre serbe, Zoran Djindjic, qu\u2019ils tiennent pour responsables de la décision.« Il faudrait arrêter Djindjic, l\u2019homme qui a vendu Milosevic aux criminels de l\u2019OTAN (.) l\u2019arrêter et le juger pour trahison ici à Belgrade, devant son peuple », s\u2019exclamait Miodrag, 36 ans, vêtu d\u2019un maillot du SRS, et portant sur la tête une banderole avec l\u2019inscription « la DOS c\u2019est ce qu\u2019il y a de pire ».« Soulèvement », « Allez tous à l\u2019attaque », scandaient d\u2019autres manifestants du SRS, reprenant ainsi les slogans utilisés par les partisans de la DOS pendant leur lutte pour renverser M.Milosevic en octobre 2000.Mais cette fois-ci, à l\u2019opposé du 5 octobre, les manifestants n\u2019avaient ni la capacité ni la volonté de forcer les portes du parlement fédéral et de tenter de renverser le pouvoir.Les unités de policiers anti-émeutes étaient présentes dans le bâtiment du parlement et dans le parc qui entoure l\u2019assemblée fédérale, mais les policiers étaient détendus et ne portaient pas leur équipement.Quant aux manifestants, ils étaient calmes et disciplinés, furieux contre les « traîtres » de la DOS, mais résignés à accepter que M.Milosevic se trouve dans une cellule du TPI à La Haye, et qu\u2019ils ne puissent pas faire grand-chose pour changer ce fait.C\u2019est donc contre les gouvernements serbe et yougoslave, dirigés par la DOS, que se sont tournés les manifestants.« Les criminels de la DOS sont les plus grands traîtres dans l\u2019histoire du peuple serbe (.) jurons aujourd\u2019hui que nous punirons sévèrement tous les traîtres au peuple serbe ! » s\u2019exclamait M.Seselj, acclamé par la foule.« Arrêtons Djindjic », Tuons Djindjic », répondaient les manifestants.« Djindjic est le pire, mais Kostunica n\u2019est pas meilleur, il n\u2019a rien fait pour arrêter cette honte, c\u2019est lamentable », lançait Zoran, un partisan du SPS.Vers 20 h 15, deux heures après son début, la manifestation anti- TPI, qui avait réuni côte à côte la gauche et la droite, les néo-communistes et les ultra-nationalistes, des drapeaux de la Yougoslavie socialiste aux drapeaux des nationalistes serbes de la Deuxième Guerre mondiale, prenait fin.« Nous partons maintenant, mais nous nous réunirons ici de nouveau lundi après-midi (.) nous lutterons jusqu\u2019à la fin, jusqu\u2019à ce que le gouvernement serbe tombe, et personne ne pourra arrêter cette vague », concluait M.Seselj.Photo REUTER Partisane de Milosevic en pleurs hier devant le parlement de Belgrade.CARLA DEL PONTE 2966867 Un procureur qui soulève les passions d\u2019après AFP LA HAYE \u2014 Carla Del Ponte, le procureur du Tribunal pénal international (TPI), connue pour son franc-parler et son caractère entier, a effectué un parcours qui l\u2019a placée toujours plus en vue, toujours plus haut.Mais elle n\u2019a cessé d\u2019être en butte à l\u2019hostilité et à la controverse.Née à Lugano dans le canton du Tessin en Suisse le 9 février 1947, Del Ponte a débuté comme avocate chargée des affaires de divorce avant de devenir procureur du Tessin puis, à partir de 1994, procureur général de la Confédération.Ses nouvelles fonctions l\u2019amènent à enquêter sur la Mafia italienne dans le cadre de la « Pizza Connection » en collaboration avec Giovanni Falcone, le célèbre juge antimafia assassiné en Sicile.Elle échappe de peu à un attentat en Sicile alors qu\u2019elle devait accompagner le juge Falcone dans l\u2019un de ses déplacements.Elle figure à l\u2019époque sur la liste des « cibles » que la Mafia veut éliminer, indiquent ses proches.Sa curiosité la conduit à enquêter sur les affaires politico-mafieuses en Russie, sur des détournements de fonds dans certaines banques suisses et sur le blanchiment.Depuis cette époque, elle se déplace toujours en voiture blindée et protégée par des gardes du corps.« Aujourd\u2019hui, on ne craint pas la Mafia mais plutôt le geste d\u2019un nationaliste fanatique », confie l\u2019un de ses collaborateurs.En septembre 1999, elle est nommée par le Conseil de sécurité procureur du TPI en remplacement de la Canadienne Louise Arbour.C\u2019est le poste crucial du TPI : c\u2019est elle qui définit les objectifs et la stratégie pénale.C\u2019est elle qui procède aux inculpations.Plus de 400 personnes, enquêteurs et juristes, travaillent pour elle.Dans ses nouvelles fonctions, Del Ponte déploie sa qualité principale, la ténacité, pérégrinant inlassablement d\u2019une capitale à l\u2019autre pour obtenir ce qui était devenu sa priorité numéro un : le transfèrement de Slobodan Milosevic à La Haye.« Elle ne lâche jamais son os », confie l\u2019un de ses collaborateurs.Le président yougoslave, Vojislav Kostunica, qu\u2019elle a rencontré en janvier, a eu le loisir de s\u2019en rendre compte.Il n\u2019a jamais fait mystère de son peu de sympathie pour le procureur, lui reprochant publiquement d\u2019avoir « jeté une grande ombre sur le travail du Tribunal » en écartant de manière expéditive une enquête sur les dégâts « collatéraux » occasionnés par les bombardements de l\u2019OTAN en Serbie en 1999.En Suisse, elle reste un personnage qui soulève les passions.Photo REUTER Carla Del Ponte, successeur de Louise Arbour comme procureur du Tribunal pénal international, qui entendra Slobodan Milosevic à La Haye.2969258 2966802 2969238 Not Ready Not Ready 2969238*80 03X075.00 special.liquidation.HERIZ.PERSIAN.RUGS.13129. 6LP2001A0630 A20, samedi, MONDE 6LP2001A0630 ZALLCALL 67 00:53:41 06/30/01 B A 2 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 Un stimulateur cardiaque pour le vice-président Cheney d\u2019après AFP WASHINGTON \u2014 Homme-orchestre de l\u2019administration Bush, le vice- président Dick Cheney a relancé une nouvelle fois les spéculations sur sa capacité physique à remplir ses fonctions jusqu\u2019à leur terme en annonçant, hier, qu\u2019il subirait aujourd\u2019hui de nouveaux tests cardiaques pouvant conduire à l\u2019installation d\u2019un stimulateur cardiaque.Cheney a expliqué devant la presse à la Maison-Blanche qu\u2019il se prêterait à un examen électrophysiologique pour déterminer les risques d\u2019arythmie cardiaque à venir et qu\u2019il était possible que son médecin traitant lui implante un stimulateur au vu des résultats de ce test.« Je considère cela comme une police d\u2019assurance.Je n\u2019en aurai peut-être jamais besoin mais c\u2019est malgré tout une bonne chose que d\u2019avoir un tel appareil », a ajouté le vice-président.Âgé de 60 ans, Cheney a depuis près de trois décennies enregistré plusieurs alertes cardiaques, la première à 37 ans.Il avait été hospitalisé en 1988 pour un quadruple pontage coronarien.Ses ennuis ont réapparu il y a huit mois.Il a dû subir deux interventions chirurgicales, la première en novembre 2000 après une petite crise cardiaque et la seconde en mars dernier, alors que les chirurgiens avaient dû débloquer une artère partiellement obstruée.Le secret a été soigneusement gardé jusqu\u2019à la dernière seconde et c\u2019est Cheney lui-même qui a annoncé hier la nouvelle aux journalistes, convoqués à la hâte dans la salle de presse de la Maison-Blanche.Cela a permis au vice-président de présenter l\u2019intervention qui sera pratiquée à l\u2019hopital universitaire George-Washington comme une affaire bénigne, une simple précaution qui ne devrait en rien affecter les lourdes charges qui sont les siennes.Il a même tenu à affirmer que si sa santé restait ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui, il ne serait pas opposé à servir à un second mandat de viceprésident.« Mais c\u2019est une décision qui appartient au président », a-t-il dit.Et pour rassurer le pays, il a souligné qu\u2019il serait le premier à démissionner si sa santé l\u2019exigeait.« Mais je n\u2019ai aucun doute pour le long terme.Les médecins m\u2019ont assuré qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison pour que ces procédures ou l\u2019appareil à implanter affectent ma capacité à remplir mes fonctions » a-t-il assuré.Contrairement à presque tous ses prédécesseurs, Cheney participe à pratiquement toutes les réunions importantes se déroulant à la Maison- Blanche et assume de nombreuses responsabilités.C\u2019est notamment à lui que le président Bush a confié la tâche de redéfinir la politique énergétique américaine.Cheney a placé ses fidèles à des postes clé de l\u2019administration.Il a précisé qu\u2019il avait tenu le président George W.Bush au courant et que celui-ci l\u2019avait encouragé à subir cette intervention.Pour l\u2019opération ce matin, Cheney ne devrait passer que trois heures à l\u2019hôpital et il a l\u2019intention d\u2019être lundi à son bureau, comme à l\u2019habitude, a déclaré l\u2019une de ses proches collaboratrices, Mary Matalin.Photos REUTER Le vice-président des États-Unis, Dick Cheney, s\u2019expliquant hier, en conférence de presse convoquée d\u2019urgence, sur son état de santé.L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Algérie: l\u2019appel à défiler est maintenu d\u2019après AP et AFP La « coordination » des comités de villages de sept wilayas (préfectures) de Kabylie a confirmé hier son intention d\u2019organiser une marche pacifique le 5 juillet, jour de la fête nationale algérienne, à Alger.La « coordination » des Aârchs souligne que cette marche ira de la place du Premier-Mai à la présidence de la République et qu\u2019y prendront part uniquement les délégués des villages et des quartiers originaires des wilayas de Tizi Ouzou, Bejaia, Boumerdès, Bouira, Sétif, Bordj Bou Araridj et Alger.Le gouvernement a pourtant interdit jusqu\u2019à nouvel ordre toute manifestation à Alger.Cette décision avait été prise au lendemain de la marche du 14 juin, à l\u2019appel de cette même « coordination », qui avait rassemblé plus de 600 000 personnes, avant que des violences ne fassent six morts, dont deux journalistes, et des centaines de blessés.Malgré cette interdiction, les Aârchs de Kabylie maintiennent leur intention d\u2019organiser leur manifestation.Macédoine : « récolte essentielle » LE CONSEIL de l\u2019OTAN a formellement adopté hier à Bruxelles le plan « Récolte essentielle », qui doit permettre le déploiement d\u2019environ 3000 hommes pour superviser un désarmement volontaire des rebelles albanais.Après l\u2019accord formel des ambassadeurs permanents, « l\u2019OTAN est désormais en position de lancer l\u2019opération lorsque les critères seront réunis sur le terrain », a déclaré un porteparole, Yves Brodeur.Il a rappelé ces critères : cessez-le-feu durable, engagement de toutes les parties à parvenir à une solution politique, volonté exprimée par les combattants de l\u2019Armée nationale de libération (UCK) de déposer les armes.\u2014d\u2019après AFP et AP Pour se rendre plus rapidement à La Ronde : Jean-Drapeau (autobus 167) ou Papineau (autobus 169 \u2013 exclusif à La Ronde) RÉSERVEZ VOS SIÈGES DÈS MAINTENANT À PARTIR DE 2739$* Les feux débutent à 22 h, beau temps, mauvais temps.Groupe de 20 personnes et plus : (514) 935-5161 \u2022 1 800 361-8020 Renseignements généraux sur les feux et La Ronde : (514) 872-4537 \u2022 1 800 797-4537 www.lemondialsaq.com *Prix du billet pour un soir de feux (incluant un siège réservé et l'accès à tous les manèges).Taxes et frais de gestion en sus.Prix sujet à changement sans préavis.Il n\u2019y a qu\u2019à La Ronde que feux et musique s\u2019harmonisent en toute splendeur.Mercredi 20 juin Ouverture La Ronde Mercredi 27 juin Allemagne Samedi 30 juin Portugal Samedi 7 juillet Taïwan Mercredi 11 juillet Espagne Samedi 14 juillet États-Unis Mercredi 18 juillet Canada Samedi 21 juillet France Mercredi 25 juillet Australie Samedi 28 juillet Clôture La Ronde FESTA L e Port u g a l , c \u2019 e s t plus à La Ronde.2968251A Sahara : plan d\u2019autonomie LE CONSEIL de sécurité de l\u2019ONU a adopté hier une résolution de compromis qui encourage le Maroc et le Front Polisario à discuter du plan de l\u2019ONU sur une autonomie du Sahara occidental tout en maintenant l\u2019option d\u2019un référendum d\u2019autodétermination.À l\u2019issue de difficiles négociations, les quinze membres du Conseil ont approuvé à l\u2019unanimité une résolution qui satisfait à la fois le Maroc et le Polisario, ainsi que l\u2019Algérie, son principal soutien.Le Conseil a prolongé de cinq mois, jusqu\u2019au 30 novembre, le mandat de la Mission de l\u2019ONU pour l\u2019organisation d\u2019un référendum au Sahara occidental.\u2014d\u2019après AFP Kosovo : visite de Bush LE PRÉSIDENT américain George W.Bush fera une visite au Kosovo le 24 juillet prochain, a-t-on appris hier auprès de la Force multinationale de paix de l\u2019OTAN au Kosovo (KFOR).Bush « viendra le 24 juillet », a déclaré le commandant Norman Johnson, porte-parole de brigade est de la KFOR, placée sous commandement de l\u2019armée américaine.Environ 6000 soldats américains sont actuellement déployés au Kosovo, province du sud de la Serbie à majorité albanaise administrée par l\u2019ONU depuis juin 1999.\u2014 d\u2019aprèsAFP Tunisie: demande d\u2019amnistie LE PRÉSIDENT de la Ligue tunisienne de défense des droits de l\u2019homme (LTDH), Mokhtar Trifi, a annoncé hier à Tunis le lancement d\u2019une campagne pour réclamer une loi d\u2019amnistie générale en Tunisie.Au cours d\u2019une conférence de presse au siège de la Ligue, il a précisé qu\u2019une « Commission nationale d\u2019amnistie générale » serait constituée, qu\u2019une lettre serait envoyée aux députés tunisiens et qu\u2019une pétition serait lancée dans tout le pays.Le président de la LTDH avait auparavant dénoncé la présence de policiers devant les locaux de la Ligue, entravant le libre accès.\u2014 d\u2019après AFP 6LP2101A0630 A21, samedi, MONDE 6LP2101A0630 ZALLCALL 67 00:47:10 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 2 1 Fidel Castro choisit son frère pour lui succéder Agence France-Presse LA HAVANE \u2014 Le président cubain Fidel Castro a assuré hier que la continuité de la Révolution cubaine était « assurée » et que le meilleur successeur possible pour conduire ce processus était son frère Raul.Dans une rencontre informelle avec la presse après avoir participé à un nouveau rassemblement public en faveur de cinq Cubains détenus aux États-Unis pour espionnage, le président cubain a déclaré que « la garantie de la continuité est assurée ».Réitérant les déclarations diffusées la veille par une chaîne de télévision américaine, le président cubain a estimé que son frère Raul, 70 ans, était le mieux à même de lui succéder.« Après moi, c\u2019est lui qui a le plus d\u2019expérience » a-t-il dit.Victime d\u2019un malaise samedi dernier alors qu\u2019il prononçait un discours à La Havane, Fidel Castro a ajouté: « je me sens bien et je jouis d\u2019une tranquillité divine car je fais confiance à ceux qui m\u2019entourent.» Il a précisé qu\u2019il se sentait « obligé de parler de cela » publiquement, tout en plaisantant qu\u2019il ignorait encore le jour de sa mort, et répétant qu\u2019il se sentait bien.Il a reconnu que son malaise, retransmis en direct à la télévision, avait causé « un certain choc à la population » et fait des remerciements pour les nombreuses manifestations de solidarité reçues.« Je demande pardon au peuple pour l\u2019angoisse passagère que je lui ai causée, a-t-il dit, mais je ne faisais que ce que je fais tous les jours et qui me fait me sentir bien », faisant référence à sa passion pour les longs discours.L\u2019homme de l\u2019ombre Le général Raul Castro, frère cadet de Fidel, a toujours été un homme du silence et de l\u2019ombre, mais néanmoins le numéro deux du régime.Âgé de 70 ans, il cumule les titres : deuxième secrétaire du Parti communiste cubain, deuxième secrétaire du Comité central du PC, premier vice-président du Conseil d\u2019État, premier vice- président du Conseil des ministres et ministre de la Défense.Après l\u2019onde de choc provoquée par la première défaillance physique publique du président au pouvoir depuis 40 ans, les spéculations sur la succession de Fidel, qui doit fêter ses 75 ans en août prochain, ont redoublé ces jours derniers.Raul Castro, lui-même avait évoqué récemment à trois reprises l\u2019après-Castro.Le 70e anniversaire de Raul Castro le 3 juin dernier, qu\u2019il a célébré en escaladant le pic Turquino, le point culminant de Cuba, a donné lieu à de rares images télévisées de sa vie privée.Dressant le portrait d\u2019un homme chaleureux, aimant jouer les patriarches avec ses enfants et ses petits- enfants, toujours attentif à ses proches et ses amis, un des commandants de la Révolution, Guillermo Garcia Frias indique qu\u2019on « dit de lui qu\u2019il a un caractère militaire très marqué, très exigeant, très difficile », mais « dans sa vie privée, c\u2019est en fait une des personnes les plus tendres qui soit ».Son épouse Vilma Espin, qu\u2019il a rencontrée dans la clandestinité, première dame officielle et présidente de la Féderation des femmes cubaines depuis 40 ans, raconte qu\u2019il « adore être avec ses quatre enfants et ses huit petits-enfants » et que les déjeuners en famille du dimanche sont pour lui un rituel.Compagnon de la première heure de son frère aîné et son bras droit depuis, Raul Castro a participé à tous les grands moments de la Révolution cubaine, depuis l\u2019attaque de la caserne Moncada en 1953 et l\u2019exil mexicain, jusqu\u2019aux jours de la guérilla dans la Sierra Maestra, l\u2019entrée victorieuse à La Havane en 1959 et les guerres africaines en Angola et en Éthiopie.Les deux frères sont rarement vus ensemble à l\u2019exception notable de samedi dernier lorsque Raul a assisté à la reprise du discours de Fidel, quelques heures après son malaise, dans les studios de la télévision cubaine.Présenté tour à tour par les « cubanologues » comme un organisateur froid et distant, un homme de l\u2019ombre, un communiste de toujours intransigeant et dogmatique dépourvu du charisme de Fidel Castro, Raul reste en fait un inconnu.La plupart des diplomates en poste à La Havane avouent ne jamais lui avoir parlé.« J\u2019ai rencontré plus de 20 fois Fidel Castro, mais jamais Raul » indique un ambassadeur en poste depuis plusieurs années, précisant qu\u2019il l\u2019a aperçu « de loin une fois ».Photo REUTER Victime d\u2019une faiblesse la semaine dernière lors d\u2019un traditionnel discours au peuple, le président cubain Fidel Castro (à d.), a commencé à s\u2019expliquer sur sa succession, jugeant que son frère Raul pourrait éventuellement prendre la relève.13 SUR PRESQUE TOUT EN MAGASIN! ÉPARGNEZ Offre valable dans les magasins du Québec seulement, dans la limite des stocks LE DIMANCHE 1er JUILLET SEULEMENT! DE 10 À 17 H *Sears déduira un montant du prix de l\u2019article, de façon à ce que le montant total de l\u2019achat, toutes taxes comprises, ne dépasse pas le prix de l\u2019article.L\u2019offre ne s\u2019applique ni à la marchandise non taxable ni aux achats faits dans le cadre de toute exonération de taxes.À l\u2019exclusion des fragrances et produits de beauté de marques prestigieuses, des vêtements et accessoires ColumbiaMD, Point ZeroMD, Joe BoxerMD, JockeyMD, Calvin KleinMD, Guess, des montres Jones New York, CasioMD, Levi\u2019sMD, Alfred Sung, RootsMD, Anne KleinMD II, Point Zero, Skagen, FossilMD, DKNYMD, Guess?et Nautica, des parures de fenêtre sur mesure, des produits, pièces et services automobiles, des produits installés et services du Centre du foyer SearsMC, des frais de contrat d\u2019entretien et de livraison, de l\u2019Agence de voyages Sears, des entreprises sous licence et des partenaires du Club Sears.Valide uniquement sur la marchandise en stock des magasins Sears, magasins de meubles Sears et magasins de meubles et d\u2019électroménagers Sears.À l\u2019exclusion des articles de nos Centres et magasins de liquidation et des achats par catalogue.%* Dont les articles à prix ordinaires, réduits et de liquidation 2965241A La Presse 30 juin 2001 Page A22 manquante 6LP2301A0630 A23, samedi, MONDE 6LP2301A0630 ZALLCALL 67 00:48:01 06/30/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 3 0 J U IN 2 0 0 1 MOND E A 2 3 Le PC chinois filtre son histoire mouvementée ÉLIZABETH ZINGG Agence France-Presse PÉKIN \u2014 Quatre-vingts ans après sa fondation, le Parti communiste chinois (PCC) continue à faire le tri dans son histoire mouvementée, passant sous silence des épisodes entiers de son passé comme le rôle joué par plusieurs de ses anciens dirigeants tombés en disgrâce.C\u2019est le cas de deux anciens secrétaires généraux du PCC, Hu Yaobang et Zhao Ziyang, principaux artisans des réformes économiques des années 1980, qui sont les grands absents d\u2019une exposition consacrée au 80e anniversaire du PCC qui se déroule actuellement à Pékin.Bien qu\u2019ils aient occupé tour à tour les fonctions suprêmes de 1980 à 1989 avant d\u2019être limogés, aucun d\u2019entre eux n\u2019est mentionné dans cette exposition.Organisée au Musée de la révolution chinoise, l\u2019exposition est en revanche un hymne à la gloire de l\u2019actuel président Jiang Zemin, élevé au rang de 3e « empereur rouge », aux côtés de Mao Tsétoung et de Deng Xiaoping, décédé en 1997 après avoir dominé la Chine dans les années 1980.Coiffés de l\u2019emblème communiste, une gigantesque faucille accompagnée d\u2019un marteau, les trois dirigeants ouvrent la luxueuse exposition, organisée sur plus de 5000 m2, avec une présentation de quelque 1300 photos et 400 reliques historiques dont des gants, des chaussures ou des sacoches ayant appartenu aux dirigeants historiques du parti.L\u2019exposition s\u2019attarde sur la période précédant la conquête du pouvoir, entre la création du parti en 1921 et la fondation de la Chine communiste en 1949.Mais la situation se complique dès la fin des années 1950, notamment avec la campagne lancée par Mao contre les intellectuels ou encore le Grand Bond en avant et les trois années de famine, de 1958 à 1961, qui a coûté la vie à des dizaines de millions de Chinois.Dans la grande tradition communiste, les faits sont soit escamotés, soit présentés sous forme d\u2019allusions.La Révolution culturelle (1966-76), durant laquelle la Chine vécut dans la terreur des Gardes rouges, est simplement présentée comme « ayant apporté de grandes catastrophes au peuple », sans qu\u2019il soit jamais fait mention du rôle joué par le Grand Timonier.Son épouse Jiang Qing n\u2019est guère mentionnée qu\u2019à l\u2019occasion de son procès et de celui des autres membres de la « Bande des quatre », organisé en 1980, tandis que l\u2019exposition montre, sans autre explication, la photo de l\u2019avion accidenté de Lin Piao, le « dauphin » de Mao officiellement décédé en Mongolie en 1971 à la suite de l\u2019échec d\u2019une tentative de coup d\u2019État.Mais le décès de Mao ouvre le début d\u2019une période encore plus délicate pour les propagateurs de l\u2019histoire officielle, qui ne prendra fin qu\u2019après l\u2019accession de Jiang Zemin à la tête du parti en 1989.Bien qu\u2019il n\u2019ait jamais été formellement limogé et qu\u2019il soit aujourd\u2019hui encore membre du comité central du parti, l\u2019ancien p r é s i d e n t H u a G u o f e n g (1976-1981), que Mao s\u2019était choisi pour successeur, n\u2019a désormais plus droit aux honneurs de l\u2019histoire officielle, un sort jusqu\u2019à présent réservé à ses deux successeurs réformistes, Hu Yaobang (1981-87) et Zhao Ziyang (1987-89).Malgré leur soutien appuyé aux réformes de Deng Xiaoping, tous deux furent limogés par ce dernier, le premier pour avoir soutenu le mouvement étudiant de 1986 et le second pour avoir pris la défense du mouvement démocratique du « Printemps de Pékin », qui devait s\u2019achever par le massacre de centaines de Pékinois par l\u2019armée le 4 juin 1989.Mais pour l\u2019histoire officielle, rien de tel ne s\u2019est produit.« À la fin des années 80 et au début des années 90, la Chine a connu d\u2019importants troubles politiques, mais le parti a maintenu les réformes et la politique d\u2019ouverture tout en défendant la sécurité et la stabilité du pays », relève simplement la légende d\u2019une photo montrant Deng en train de féliciter les chefs militaires cinq jours après le massacre de Tiananmen.Photo AFP Cet homme et ses deux enfants se sont déguisés en Gardes rouges hier, évoquant une des périodes les plus répressives de l\u2019histoire de la Chine communiste.L\u2019occasion : les célébrations du 80e anniversaire du PC chinois.La scène a été croquée hier à Yan\u2019an, dans la province de Shaanxi, dans le nord.BELGIQUE LAISSEZ-VOUS JAZZER ! Sensualité, rythmes et haute voltige se donnent rendez-vous sur la scène Banque Nationale.À titre de commanditaire officiel du Festival International de Jazz de Montréal, la Banque est fière de vous inviter aux spectacles extérieurs gratuits des Après-midi Banque Nationale et de la série Voix Banque Nationale.Laissez-vous envoûter par des musiciens de toutes tendances, par un son vibrant, par une émotion brute.Venez vibrer au rythme d\u2019une musique si chaude qu\u2019elle vous fera frissonner.Laissez-vous jazzer ! Soyez de la fête et venez découvrir les artistes de la scène Banque Nationale.À 13h, 15h et 17h30.2968743A 2968744 Plus de poids aux régions d\u2019après AFP BRUXELLES \u2014 Les députés et les sénateurs belges ont approuvé dans la nuit de jeudi à hier, après de longs et âpres débats, une réforme constitutionnelle qui va entraîner de nouveaux transferts de compétences de l\u2019État fédéral vers les régions et les communautés linguistiques.La réforme prévoit notamment une augmentation significative de la dotation financière aux Communautés linguistiques française et flamande, qui sera indexée en fonction des impôts payés et donc sur la performance économique de chaque communauté.L\u2019accord prévoit également de confier la gestion du commerce extérieur et de l\u2019agriculture aux trois régions de la Belgique fédérale (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale).« L\u2019accord de la Saint-Polycarpe », comme on l\u2019appelle en Belgique, est très important pour les francophones car il garantit un refinancement structurel de l\u2019enseignement, une mesure que les Wallons et les Bruxellois réclament depuis 10 ans.Mais, pour arracher la majorité des deux tiers requise, le premier ministre libéral Guy Verhofstadt, un Flamand, a dû faire une concession de dernière minute aux francophones du Parti social chrétien (PSC, opposition), qui menaçait de tout faire capoter en votant contre le projet.Il s\u2019est ainsi pour la première fois engagé à signer la convention du Conseil de l\u2019Europe sur la protection des minorités.Pour le PSC, cette convention permettrait de garantir les droits des francophones résidant en Flandre, ce que certains partis flamands ont aussitôt contesté.Dans le grand marchandage qui a marqué les négociations de la Saint-Polycarpe, les Flamands ont obtenu une plus grande représentation politique à Bruxelles : lors des futures élections, environ un quart des sièges au Parlement régional sera réservé à des Flamands, alors qu\u2019on dénombre environ 15 % de néerlandophones à Bruxelles.Les députés flamands de la Volksunie et du parti d\u2019extrême droite Vlaams Blok (opposition) ont néanmoins bataillé jusqu\u2019au bout contre la réforme qu\u2019ils estiment trop favorable financièrement aux francophones.État unitaire dominé politiquement par les francophones jusqu\u2019à la fin des années 1960, la Belgique a mis au point un modèle fédéral au fur et à mesure que la Flandre se développait économiquement et gagnait du poids politique.2970476 6LP2401A0630 A24 samedi 6LP2401A0630 ZALLCALL 67 00:48:31 06/30/01 B A24 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 FORUM ANDRÉ DESMARAIS > P r é s i d e n t du c o n s e i l d \u2019 a d m i n i s t r a t i o n GUY CREVIER > P r é s i d e n t e t é d i t e u r MARCEL DESJARDINS > V i c e - p r é s i d e n t e t é d i t e u r a d j o i n t P H I L I P P E CANTIN > D i r e c t e u r de l \u2019 i n f o r m a t i o n ANDRÉ PRATTE > É d i t o r i a l i s t e en c h e f Une culture à aires ouvertes m r o y @ l a p r e s s e .c a Depuis vingt ans, le commerce des biens culturels a presque quintuplé dans le monde, passant de 48 à 214 milliards (É.-U.) annuellement.Et si les États-Unis demeurent à la fois les plus importants exportateurs et importateurs de quincaillerie, de services et de contenus culturels, le Canada, toutes proportions gardées, se tire étonnamment bien d\u2019affaires.En 2000, le pays a exporté des produits culturels pour une valeur de 4,5 milliards, une augmentation de 38 % en cinq ans.En ce qui a trait aux droits musicaux, par exemple, où le poids de nos voisins du Sud est pourtant écrasant, la balance commerciale canadienne est positive \u2014 beaucoup à cause du succès des divas, les Dion, Twain, Morissette, McLaughlan, qui produisent une musique populaire de qualité.La situation de la littérature (les ventes aux États-Unis ont triplé en dix ans) est également enviable.Si le Canada continue à importer massivement de la culture (7,5 milliards en 2000), l\u2019écart entre les entrées et les sorties s\u2019amenuise graduellement.En clair : la libéralisation des échanges, dont on redoute la capacité d\u2019uniformisation (d\u2019américanisation, en fait), peut aussi servir de véhicule aux « petites » cultures.Il est en tout cas significatif que la circulation des produits culturels canadiens ait fortement augmenté en direction des États-Unis, avec lesquels nous sommes en zone franche.Alors qu\u2019elle a ralenti en direction de l\u2019Europe, malgré les liens historiques nous liant à la France ou au Royaume-Uni.En cinq ans, les exportations destinées au marché américain ont en effet augmenté de 61 %.Mais elles ont diminué de moitié (passant de 24 à 12 millions) en direction de la France.Le.poids de l\u2019Histoire repose de plus en plus sur un seul des plateaux de la balance : les importations de culture française, elles, ont augmenté de 28 %.Au Canada anglais, où on est traditionnellement méfiant face à l\u2019envahissement de la culture américaine, les chiffres de Statistique Canada, couplés à ceux de l\u2019UNESCO, ont créé un bel élan d\u2019optimisme.Ainsi, des commentateurs ont appelé au démantèlement du « racket de la protection culturelle » (National Post), c\u2019est-àdire des programmes de subventions et autres politiques normatives.C\u2019est pour le moins excessif.D\u2019abord, ces chiffres englobent autant le commerce culturel « logistique » que « créatif », autant les services de production cinéma, par exemple, que les droits littéraires.Or, il n\u2019est pas certain que le développement de la pellicule 35mm soit, ici, à ce point distinct qu\u2019il façonne la culture nationale.Ensuite, on peut plaider avec quelque raison que les mesures d\u2019aide et de protection ont précisément contribué à consolider la création, notamment celle que le Canada exporte aujourd\u2019hui.Néanmoins, ces données plaident certainement pour la mise au rancart d\u2019une certaine frilosité culturelle qui, hélas ! ne date pas des premiers élans de l\u2019actuelle vague de mondialisation.« Notre américanisation par divers agents propagateurs, presse, radio, cinéma et le reste, est un fait de notoire évidence », notait (dans Notre américanisation, L\u2019Oeuvre de presse dominicaine) un collectif d\u2019auteurs, surtout des membres du clergé, en.1937.Bref, il faut être de plus en plus conscient, dans un monde à aires ouvertes, des limites du protectionnisme et de celles de l\u2019État culturel.Et miser toujours davantage sur la qualité intrinsèque ainsi que la portée universelle de ce que nous pouvons offrir au reste de la planète.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Question de contexte L\u2019IDÉE D\u2019UN ticket modérateur ne m\u2019est, de prime abord, nullement antipathique.Ce que je trouve aberrant par contre est l\u2019esprit dans lequel il est envisagé.Notre système de soins est malade, soit.Prenons exemple sur la Suède.J\u2019applaudis.Mais, monsieur Chrétien, revenez-nous avec une meilleure solution que le ticket modérateur.L\u2019implantation d\u2019une telle politique pour produire des résultats semblables à ceux de la Suède ajouterait le ridicule à la médiocrité de notre situation.Vous ne pouvez prendre un seul aspect de la politique suédoise, le décontextualiser et le garrocher dans la politique de santé canadienne.Les Suédois ont opté pour un ticket modérateur pour la simple et bonne raison qu\u2019ils peuvent se le permettre.Ils ont une solide tradition fondée sur l\u2019égalité, faisant de leur nation l\u2019une des rares où les écarts entre les riches et les pauvres sont très faibles.Ce qui, il va sans dire, a des effets positifs sur leur état de santé.Si vous pensez à implanter un ticket modérateur, pensez donc également à créer tout le contexte dans lequel il a été placé en Suède.Ou mieux encore, au lieu de restreindre aux malades l\u2019accès au système de soins, faites donc en sorte que votre population reste en santé.ANNE-MARIE GUIMOND étudiante Un ticket pour modérer qui?LE PREMIER ministre du Canada a été impressionné par le système de santé suédois lors de son voyage à Stockholm et trouve maintenant intéressante l\u2019idée d\u2019imposer un ticket modérateur aux usagers des soins de santé.Il n\u2019y a pas si longtemps pourtant, lors de la dernière campagne électorale fédérale, nos politiciens disaient bien fort : « Ne touchez pas à l\u2019universalité des soins de santé ».En 1968, lors de la mise en place au Canada du programme universel d\u2019assurance-maladie, la Saskatchewan mis à l\u2019essai le ticket modérateur.Les défavorisés en ont fait les frais.L\u2019 expérience a duré trois ans.Malgré le paiement d\u2019une portion des coûts par l\u2019utilisateur des services médicaux, la facture des soins de santé pour l\u2019ensemble des contribuables de cette province n\u2019avait pas diminué.Ce qui avait diminué, c\u2019était le nombre de consultations d\u2019un médecin et de fréquentations d\u2019une salle d\u2019urgence par les gens les plus démunis.Imposer un ticket modérateur, c\u2019est aller à l\u2019encontre même du principe d\u2019accès universel et c\u2019est permettre du même coup un système à deux vitesses où les moins fortunés s\u2019en privent et où les plus riches profitent non seulement de la diminution d\u2019achalandage mais aussi du fait que tout le monde paye la prime de base par les impôts.En plus, ils ont souvent une assurance collective additionnelle.On comprend mal que le premier ministre du Canada trouve maintenant acceptable que la Commission fédérale sur les soins de santé considère de nouveau cette possibilité d\u2019imposer un ticket modérateur.Qui veut-on modérer ?On ne peut pas modérer le vieillissement de la population.On ne peut pas modérer l\u2019évolution des technologies médicales qui demandent de nouveaux équipements.On ne peut pas modérer les diagnostics plus précis et plus précoces que ces mêmes technologies permettent ; et qui entraînent nécessairement une augmentation des traitements et des coûts.Déjà, un certain nombre de mesures ont été prises pour modérer les coûts.Par contre, des chiffres publiés par Statistique Canada et l\u2019Institut de la statistique du Québec nous révèlent que le Canada et le Québec ne sont pas mieux dotés ni plus dépensiers dans le domaine de la santé que bien d\u2019autres pays dont les États-Unis, la France, l\u2019Italie, l\u2019Allemagne et le Japon.On ne nous donne pas d\u2019information sur la Suède.ANTOINE NORMAND Aylmer À cause des excès DEPUIS quelques mois, La Presse nous invite à chercher « La phrase secrète » habituellement placée sous les mots croisés.Le 20 juin, cette phrase était un proverbe latin : « L\u2019excès est la nourrice des médecins ».Or, au XVIe siècle, Montaigne exprima cette pensée autrement : « Ce n\u2019est pas tellement que nous nous corrigeons de nos vices que nous en changeons ».Puis, Pascal reprit la même idée : « Toute notre vie, nous allons d\u2019un vice à l\u2019autre ».D\u2019où il découle qu\u2019il est rare que nous ne soyons pas responsables de nos maladies, surtout en période de prospérité.Voyez l\u2019obésité des Américains.Aussi, John Steinbeck a -t-il raison dans Tendre jeudi : « Si vous voulez demeurer en santé, restez fauché ».Le foisonnement des médicaments pour soulager nos souffrances ne nous incite pas à la modération.Et encore moins les soins médicaux « gratuits » : 40 % du budget du Québec.Tous les médecins du monde seront d\u2019accord avec le rébus du premier paragraphe, à savoir que sans nos excès, leurs cabinets seraient vides le plus souvent.ROGER BOURGAULT Saint-Norbert Un humour fin M.Stéphane Laporte, COMMENT passer sous silence votre article du dimanche 17 juin.Comme vous avez aimé votre père.Mon mari (70 ans) et moi (65 ans bientôt) lisons fidèlement chaque dimanche votre chronique ; nous vous trouvons extrêmement intéressant et plein d\u2019humour.Vous avez l\u2019humour d\u2019un gars intelligent, un humour fin.De plus vous n\u2019avez pas peur de montrer votre grande sensibilité, ce qui est vraiment remarquable chez une personne jeune comme vous.Sans vouloir déprécier qui que ce soit, nous sommes vraiment fatigués de ce supposé humour qui se véhicule trop souvent dans bien des spectacles (cf.publicité à la télévision, car nous ne payons pas pour aller à ces spectacles stupides.) Continuez de nous charmer chaque dimanche ; vous ensoleillez notre Presse dominicale.Pour mon mari et moi, vous êtes le champion.Jamais de phrases grossières ou blessantes envers qui que ce soit, seulement des remarques un peu narquoises, mais combien vraies.Jamais on ne sent chez vous, le manque de respect.Vous pourrez dire à votre père : « Mission accomplie ! » quand vous irez à la maison et que vous verrez le divan vert.Car, pour élever et rendre adulte un gars comme vous avec ces valeurs-là, ce fut sûrement un « grand homme ».Je suis sûre qu\u2019avec votre article de dimanche, vous avez fait réfléchir beaucoup de gens.Et si seulement un gars est allé dire à son père, « Papa, je t\u2019aime », cher monsieur Laporte, vous avez atteint votre but.Bravo et longue vie à vos chroniques.CHARLOTTE HOULE Victoriaville VOUR VOULEZ NOUS ÉCRIRE?courrier électronique: edito@lapresse.ca Le retour du zombi a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a L\u2019idée d\u2019imposer un ticket modérateur aux usagers du système de santé ressuscite régulièrement, bien que toutes sortes de comités, commissions et forums l\u2019aient rejetée au cours des années.Ce phénomène fait dire à l\u2019économiste Robert Evans que le ticket modérateur est comme un zombi, pas tuable.De passage à Stockholm, le premier ministre canadien s\u2019est montré intrigué par les frais modérateurs imposés par l\u2019État suédois.« Ils dépensent une part moins importante de leur PIB pour la santé, et j\u2019aimerais savoir comment ils y arrivent », a dit M.Chrétien.De son côté, la Commission sur l\u2019avenir des soins de santé, présidée par Roy Romanow, s\u2019est apparemment beaucoup renseignée sur le système suédois.Là-bas, chaque visite chez le médecin coûte 20 $, et chaque passage à l\u2019hôpital coûte 35 $.Les dépenses totales de santé en Suède représentent 8,4 % du PIB, contre 9,5 % au Canada.Mais l\u2019un n\u2019explique pas nécessairement l\u2019autre.Avant de comparer les coûts des deux systèmes, il faut savoir que le modèle suédois est très différent du nôtre.Il est vrai que le patient doit payer pour aller à l\u2019hôpital.Mais ses déboursés annuels pour la santé ne peuvent dépasser 200 $, y compris les médicaments.De plus, les médecins suédois sont tous salariés.Enfin, en Suède, les services de première ligne sont particulièrement bien organisés.Au Québec, le gouvernement a envisagé le ticket modérateur dès les années 1980.Le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, avait même mis de l\u2019avant le concept d\u2019un « ticket orienteur » de 5 $.Comme ses prédécesseurs, M.Côté a laissé tomber, et les frais modérateurs ont par la suite été rejetés par presque tous ceux qui se sont penchés sur la question, notamment le Forum national sur la santé créé par M.Chrétien.Le ticket modérateur est une arme fruste, imprécise, qui risque fort de rater la cible et de causer des dégâts considérables.Si le montant du ticket est trop bas, il n\u2019empêchera pas les gens d\u2019« abuser » des services de santé.Si le montant est trop élevé, on pénalisera les gens à faibles revenus.Surtout, l\u2019idée d\u2019imposer des frais modérateurs repose sur une prémisse douteuse, voulant que les personnes qui encombrent les salles d\u2019urgence sont là sans raison valable.Certes, beaucoup de ces patients ne souffrent pas d\u2019une maladie grave.Mais s\u2019ils sont prêts à attendre des heures dans un couloir, c\u2019est qu\u2019ils ne trouvent pas ailleurs les soins dont ils ont besoin.Introduit au Canada, le ticket modérateur pénaliserait les patients pour des problèmes dont ils ne sont pas responsables.Il appartient au gouvernement, aux syndicats et aux médecins de corriger les failles du système de santé.Pas aux malades.Les malheurs d\u2019Umberto Umberto Eco se plaint de ce que les musées soient bondés d\u2019une foule inculte qui dérange les connaisseurs sans comprendre ce qu\u2019on lui présente.« Les masses tuent les musées », a dit l\u2019auteur à succès (Le Nom de la rose), en déplorant que les musées « démocratiques » ne fassent qu\u2019« entasser des objets d\u2019art pour le peuple ».Il faut revenir à des « espaces privés » où, faut-il supposer, l\u2019art ne serait accessible qu\u2019à cette élite décrite par l\u2019essayiste Pierre-Robert Leclercq comme étant les Sachants.Extraordinaire ! Rarement le mépris d\u2019une certaine intelligentsia s\u2019exprime-t-il de façon aussi crue, sans ces précautions qu\u2019elle prend d\u2019habitude pour bien marquer sa supériorité sans trop froisser le prolétariat.Et il est toujours fascinant de voir avec quelle facilité l\u2019intelligence, la culture et la bêtise peuvent coexister.Mario Roy PHOTOTHÈQUE, La Presse © L\u2019implantation d\u2019un ticket modérateur permettrait-elle de décongestionner les servicres médicaux ? 6LP2501A0630 A25 samedi forum 6LP2501A0630 ZALLCALL 67 00:48:25 06/30/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUIN 2001 A25 FORUM Pourquoi fêter?«Parce que ce pays a été bâti par la volonté, le travail et l\u2019optimisme de nos ancêtres et qu\u2019il reste toujours à construire» ROCHCARRIER L\u2019auteur est écrivain et administrateur général de la Bibliothèque nationale.J\u2019ai célébré la Saint-Jean Baptiste.Je vais célébrer la Fête du Canada.Comme la majorité des citoyens du Québec, j\u2019aime être québécois et j\u2019aime être canadien.Je suis fier de mon héritage.Je suis engagé dans le présent.De mon mieux, je prépare l\u2019avenir.Vous n\u2019allez pas me voir danser dans les rues.Je vais plutôt penser à ce pays qui est le nôtre parce qu\u2019il a été bâti par la volonté, le travail et l\u2019optimisme de nos ancêtres, malgré toutes les difficultés, et par nous aussi, avec nos multiples contradictions.C\u2019est ainsi que se tisse un pays.Comme une vie, un pays n\u2019est jamais achevé.Il reste toujours à construire.Même ceux qui s\u2019emploient à son éclatement participent à son évolution.Ils poussent ceux qui croient au Canada à raffermir leur conviction que ce pays peut équilibrer les iniquités et soulager les frustrations locales en assurant un meilleur partage.Je vais saluer le drapeau canadien.Pour moi, c\u2019est le drapeau que saluaient mes étudiants qui avaient choisi de servir le Canada dans les Forces armées.Ils ont dompté la violence à l\u2019étranger.Certains ont perdu la vie.Certains sont revenus avec des blessures physiques et d\u2019autres avec d\u2019inguérissables traumatismes à l\u2019âme.Je respecte ce qu\u2019ils ont accompli.Je respecte aussi le drapeau sous lequel ils ont eu un courage que nous n\u2019avons pas.Pour Bernard Landry, ce n\u2019est qu\u2019un chiffon rouge, mais j\u2019ai vu ce drapeau flotter dans bien des régions du monde.Partout, autour de ce drapeau, des Canadiens désamorçaient des mésententes, sauvaient des vies, ouvraient des écoles, des infirmeries, formaient des policiers, entraînaient des soldats, luttaient contre le sida, enseignaient à exploiter les forêts, à créer des caisses d\u2019économies, donnaient de l\u2019amitié à des enfants de la rue.Personne ne craint le drapeau canadien et c\u2019est bien ainsi.Là où il flotte, les désespérés savent qu\u2019ils peuvent recevoir de l\u2019aide.J\u2019ai vu, à travers le monde, dans les consulats, les ambassades, des files de gens qui souhaitaient venir vivre sous ce drapeau qui offre le privilège d\u2019une vie libre et digne.Tout un pays à habiter En ce jour de la Fête du Canada, je vais penser au pays que j\u2019ai traversé en tout sens depuis trente ans.De l\u2019avion, le paysage est immensément fascinant : ces espaces vertigineux, ces millions de lacs, les mers, les plaines, les montagnes, l\u2019étroit ruban des villes, l\u2019éparpillement des villages ; toute une histoire à bâtir.Tout un pays à habiter.D\u2019immenses ressources à offrir pour apaiser la douleur du monde.De la terre à partager.Des forêts.De l\u2019énergie.De l\u2019eau.Une sidérante beauté : descendre en plein midi au Nord sur l\u2019infinie plaine glacée et pouvoir presque toucher un soleil rouge tout près du sol.Être conduit dans une mine sous les glaces de la mer nordique comme si j\u2019étais entré dans un roman de Jules Verne.J\u2019ai rencontré des pêcheurs, j\u2019ai visité des ranches, j\u2019ai mangé de la viande de phoque avec des chasseurs, j\u2019ai assisté à la cérémonie de la fumée de sauge avec des écoliers aborigènes, j\u2019ai discuté avec des chevaliers de l\u2019industrie.À Terre-Neuve ; j\u2019ai retrouvé la musique que l\u2019on jouait dans mon village.Au Yukon, j\u2019ai fraternisé avec un chercheur de diamants.J\u2019ai écouté des artistes de toutes les provinces décrire leurs frustrations et leurs espoirs.J\u2019ai vu dans les écoles des petits visages aux couleurs aussi variées que la boîte de crayons à colorer de mon enfance.J\u2019ai fait la connaissance d\u2019un constable de la Gendarmerie Royale du Canada qui sort les enfants de la rue pour les envoyer à la bibliothèque car il est convaincu que celui qui sait lire court moins de risque d\u2019aller en prison.Revenant du voyage, je me sens toujours privilégié que mes parents m\u2019aient donné ce pays.Je vais avoir une pensée pour Sheila Fischman, une jeune femme de la Saskatchewan qui, pour apprendre le français, a traduit mon premier roman.Cela, à trente ans, m\u2019a catapulté dans un voyage qui ne s\u2019est plus arrêté, où chaque jour j\u2019apprends le Canada.L\u2019immensité de ce pays, son pluralisme, ses richesses, ses défis, ne peuvent être perçus par un esprit grincheux, un coeur revanchard.Pour bâtir le Canada, il faut penser vaste, généreux.Se réfugier dans le confort folklorique de la vision édulcorée d\u2019un passé frelaté ne suffit pas.« Cette agonie qu\u2019a été notre histoire », pleurait une historienne péquiste.L\u2019agonisant me paraît plutôt en bonne santé.Ce pays a transformé des ennemis traditionnels en partenaires ; il fait vivre côte à côte, ensemble, sans conflits des confessions, des couleurs, des ethnies variées parce qu\u2019il les respecte également.J\u2019aime cette expérience canadienne.Je veux y travailler.Elle est porteuse d\u2019espoir pour l\u2019avenir.Venant d\u2019où je viens, malgré les universités et les réceptions aux petits fours, je suis resté un peu paysan et je n\u2019en ai pas honte.Jeune, j\u2019ai constaté qu\u2019il vaut mieux avoir une grande terre qu\u2019une petite.J\u2019ai aussi appris un autre principe : quand on reçoit une terre en héritage a le devoir d\u2019en prendre soin, pour la redonner à ses enfants car elle appartient en fait aux enfants de leurs enfants.On m\u2019a aussi enseigné que la vraie richesse est dans le soin que l\u2019on prend à cultiver cette terre.À mes amis séparatistes, je dis : j\u2019ai déjà un grand pays, ne m\u2019en offrez pas un petit.Il y a quelque temps, je me suis attendri sur les pages séchées d\u2019anciens journaux du Manitoba qui, de semaine en semaine, racontaient les efforts des colons dans ce territoire, où ils s\u2019établissaient, loin de leurs racines.Je vais penser à ces conquérants.Et je vais regretter que le Québec ait non seulement négligé mais parfois méprisé leurs valeureux descendants.L\u2019accélération des communications, l\u2019instantanéité de l\u2019information rendent les frontières de plus en plus perméables.Dans les pays d\u2019espoir, l\u2019immigration massive transforme le tissu national.Les immigrants, qui ne se sentent plus coupés du pays quitté, n\u2019acceptent plus de se dissoudre dans leur société d\u2019adoption.La politique multiculturelle du Canada donne à toutes ces communautés, une tolérance qui les protège de la discrimination et des moyens de participer à la vie démocratique du pays.Le Canada n\u2019étouffe pas les identités locales.Il comprend même qu\u2019un certain narcissisme est nécessaire à la cohésion des sociétés.Il les accepte tout en proposant aussi un plus vaste espace pour la réalisation de soi.Cette tolérance des différences, et leur mise en valeur est un choix courageux.C\u2019est peut-être une réponse hardie aux défis de la mondialisation.J\u2019aime cette philosophie canadienne.Elle est basée sur la vision d\u2019un avenir où les gens et les peuples pourront dompter les vieux démons de la haine et jouir de leur riche diversité dans un village global où, cependant, l\u2019heure n\u2019est pas partout la même.Le modèle du Canada peut aider à soulager certaines misères du monde où se massacrent tribus et nations, où se confrontent les religions.Sa politique multiculturelle promeut le droit à la différence dans un climat de tolérance.Elle garantit la liberté d\u2019expression, une égalité de chances et le droit de participer aux affaires publiques.Des groupes différents peuvent gérer leurs désaccords et trouver un équilibre dans une action concrète.Alors que la Yougoslavie se déchirait, le Canada créait le Nunavut.Bien sûr le Canada n\u2019est pas parfait.Cependant, c\u2019est le meilleur pays que je connaisse.Chacun de ses citoyens a non seulement le droit mais aussi le devoir de participer à sa construction.Notre vibrante culture québécoise a pu s\u2019y épanouir.Cette réussite a inspiré d\u2019autres groupes au Canada.Ils ont compris que dans leur pays, tout est possible.Selon le discours de mes amis séparatistes, notre culture serait menacée.Toutes les cultures sont menacées, si elles ne sont pas innovatrices, pertinentes.Les cultures qui survivront à la mondialisation sont celles qui aideront les individus à vivre.C\u2019est notre défi de donner ces qualités à notre culture.Les Québécois n\u2019ont pas besoin de briser leur pays pour sauver leur culture.J\u2019ai toujours résisté à cette constante représentation de notre petit peuple en victime.Toujours blâmer les autres est une manière pour une petite élite conservatrice, froussarde et dépassée de garder son emprise.Ce clergé en a remplacé un autre ; il faut toujours le diable pour amener les fidèles à l\u2019église.J\u2019ai confiance en la force des Québécois.Prenons nos responsabilités, que diable ! Cessons de blâmer les autres.Cessons de brailler sur les Plaines d\u2019Abraham.Le Canada n\u2019empêche personne de s\u2019occuper de ses affaires.Nous avons réussi à survivre à travers des générations d\u2019ignorance : nous grandirons en ce siècle de surinformation.Le Canada ne nous empêche pas de réaliser ce rêve : il nous donne l\u2019espace et les partenaires pour le réaliser.Imaginons que le Canada est une patinoire.Rester assis sur le banc, bouder, blâmer, accuser, tatillonner sur les règles ne nous fait pas gagner le match.Comme Maurice Richard, il faut se lever, jouer, lancer au but et marquer.Le Canada n\u2019étouffe pas les identités locales.Il comprend même qu\u2019un certain narcissisme est nécessaire à la cohésion des sociétés.photo PC L\u2019auteur du texte, l\u2019écrivain Roch Carrier : « J\u2019ai vu, à travers le monde, dans les consulats, les ambassades, des files de gens qui souhaitaient venir vivre sous ce drapeau qui offre le privilège d\u2019une vie libre et digne.» La Presse 30 juin 2001 Page A26 manquante "]
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