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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-17, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101A0817 a 1 vendredi 5LP0101A0817 ZALLCALL 67 01:01:23 08/17/01 B MONTRÉAL VENDREDI 17 AOÛT 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 2 9 3 > 6 0 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ La petite-fille de Picasso Alarmante proportion de bébés de petit poids Le programme Naître égaux est un échec ANDRÉ NOËL La proportion de bébés de petit poids reste très élevée dans les quartiers défavorisés de Montréal \u2014 presque aussi élevée que le taux moyen en Amérique latine \u2014 malgré un programme coûteux d'intervention, indique un document inédit obtenu hier par La Presse.L'insuffisance de poids à la naissance (IPN) est considéré par l'Organisation mondiale de la santé comme l'un des indicateurs les plus fiables sur la santé des populations.De façon générale, lorsque les bébés ont moins de 2,5 kilos, c'est qu'ils ont été mis au monde par des mères en mauvaise santé, qui s'alimentaient peu ou mal, qui fumaient ou vivaient dans un environnement difficile.Lorsqu'ils survivent, les bébés de petit poids sont souvent handicapés pour la vie.Ils sont plus susceptibles d'avoir des problèmes neurologiques ou psychomoteurs, des troubles d'apprentissage, des comportements violents et, à l'âge adulte, de développer des maladies cardiaques ou le diabète.Au Québec, le pourcentage d'IPN est de 8,2 % chez les mères ayant moins de 11 années de scolarité, Voir ALARMANTE en A2 Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse© Petite-fille de Picasso, Diana Widmaier-Picasso est de passage à Montréal pour visiter la fascinante exposition consacrée à son grand-père sur le thème Picasso érotique au Musée des beaux-arts.On la voit ici devant Figures au bord de la mer, une huile datée de janvier 1931, peinte au moment de la relation entre Picasso et Marie-Thérèse Walter, grand-mère de Diana.Un tableau dont l'érotisme sauvage est manifeste.et apprécié des visiteurs.On prévoyait en effet accueillir 110 000 personnes à cette expo qui se termine le 16 septembre.Il en est déjà venu plus de 111 000.À lire en page C8.Tremblayconvie les Montréalais à un grand sommet On peut trouver d'autres rapports de même que des statistiques sur l'insécurité alimentaire et la pauvreté au Canada à www.cyberpresse.ca/insecurite MARIE-CLAUDE GIRARD L'Union des citoyens de l'île de Montréal de Gérald Tremblay a dévoilé hier les grandes lignes de son programme politique, une longue liste d'engagements réitérant les prises de positions du chef depuis quelques mois, y compris dans son rapport sur la consultation publique à Montréal, ainsi que plusieurs revendications du défunt RCM.S'il est élu, l'ancien promoteur des grappes industrielles convierait le Tout- Montréal à un autre projet se voulant mobilisateur, la rédaction d'un plan stratégique de la nouvelle ville dont les priorités seraient adoptées publiquement lors d'un grand sommet de Montréal.Par la suite, citoyens, employés et organismes seraient invités à préciser le projet en travaillant avec l'administration à des « chantiers » sur différents thèmes, du parc du Mont-Royal au développement économique et durable en passant par les relations de travail, l'habitation et la démocratie.Au programme de l'Union : décentralisation maximale des pouvoirs vers les arrondissements, gel de la charge fiscale, assainissement des finances, information et consultation des citoyens, réduction des tarifs de transport pour étudiants, construction de logements sociaux, réhabilitation des quartiers vétustes et des infrastructures d'eau et de voirie, amélioration des services, ouverture au public de séances du comité exécutif dans le cadre d'un projet pilote.On propose aussi de faire du médiateur de la Ville un véritable ombudsman indépendant ; rationaliser la gestion des parcs industriels en les rendant complémentaires ; simplifier l'approbation des projets immobiliers ; rendre plus équitable la taxe d'affaires en évitant les fluctuations brusques ; faire de Montréal un acteur mondial dans le domaine de la formation à distance et de la traduction.Le parti veut profiter de la réforme pour modifier la culture et l'organisation du travail dans les services de la Ville, entre autres en rendant les équipes plus légères et flexibles.On étudie la possibilité de conclure des conventions collectives de longue durée.L'Union mise aussi sur la décentralisation dans les neuf arrondissements de la ville-centre pour créer chez les employés de Montréal, notamment les cols bleus, un sentiment d'appartenance semblable à celui des villes de banlieue.Voir TREMBLAY en A2 La loi 101 dans le collimateur de Tyler PASCALE BRETON Au lendemain de son élection à la présidence d'Alliance Québec, l'avocat Brent Tyler relance vigoureusement le débat linguistique.Celui qui est reconnu pour avoir maintes fois contesté diverses clauses de la loi 101 devant les tribunaux entend faire la promotion des droits humains et ceux des minorités linguistiques.En conférence de presse hier, il a affirmé que la population est confrontée à deux visions de société.« Nous sommes confiants que les chartes canadienne et québécoise des droits peuvent nous unir, alors que la Charte de la langue française est répressive et source de conflits », a lancé d'entrée de jeu M.Tyler dans une allocution prononcée exclusivement en anglais.Présentant les grandes lignes de son programme, le nouveau président a expliqué qu'il militera pour Voir TYLER en A2 Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Gérald Tremblay devant une affiche électorale.Actuel cahier B Arts, spectacles, cinéma cahier C - cinéma C1, C2 - horaire spectacles C4 - horaire télévision C4 - Louise Cousineau A4 Bridge E8 Bandes dessinées B6 Décès E6, E7 Économie cahier D Éditorial A9 Êtes-vous observateur E4 Feuilleton B6 Horoscope E8 Loteries B4 Monde A7 et A8 Montréal Plus cahier E Mots croisés B6 Mot mystère B6 Petites annonces - immobilier E4, E5 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6, E8 - affaires D3 Politique A6 M É T É O Voir page S16 Nuageux avec averses Maximum 25, minimum 17 Baisse de l'assistance dans les cinémas du Québec STÉPHANIE BÉRUBÉ L'AN 2000 a été mauvais pour les propriétaires de cinémas au Québec : malgré une très nette augmentation du nombre de salles et de projections, l'assistance a chuté de 6,7 %.C'est la première fois depuis 1991, au moment où les grands complexes de cinémas faisaient leur apparition au Québec, que la fréquentation des salles diminue.« La situation est inquiétante », affirme Carole Boudreault, présidente de la boîte Alex Films qui observe l'industrie du cinéma au Québec et compile les recettes aux guichets depuis huit ans.Selon Mme Boudreault, on a construit énormément, ces dernières années, des complexes qui offrent à la fois des cinémas et d'autres sortes de divertissements, qu'il s'agisse de billards ou même d'autos tamponneuses dans les cinémas Guzzo.« On se retrouve dans une situation de déséquilibre où l'offre est plus forte que la demande », dit-elle.Et le prix du billet qui a grimpé en flèche ?Selon la présidente d'Alex Films, il s'agit d'un phénomène essentiellement montréalais dont les effets seraient négligeables sur l'achalandage des cinémas de la province.Les Statistiques pour l'industrie du film, une publication de l'Observatoire de la culture et des communications du Québec, sont diffusées depuis mercredi.Richard Cloutier, chargé de projet à l'Observatoire, appelle tout de même à la prudence quant à la lecture de ces résultats.Pour lui, il n'est pas question d'en dégager une tendance ou de conclure qu'il s'agit là d'une mauvaise phase d'un cycle.M.Cloutier rappelle qu'un « blockbuster » américain peut facilement faire changer la donne pour une année complète.L'année 1998 avait été exceptionnelle au niveau des entrées au cinéma.Cette année-là, les films Titanic, de James Cameron, et Les Boys, l'original, de Louis Saïa, étaient à l'affiche.Titanic à lui seul avait généré des recettes de plus de 17 millions de dollars au Québec.Selon les données d'Alex Films, l'année dernière, la meilleure performance revient à Mission Impossible II, qui a recueilli 4,5 millions.Voir BAISSE en A2 Photo PIERRE McCANN, La Presse© Le Colossus, un centre de 18 salles dont la forme rappelle celle d'une soucoupe volante. 5LP0202A0817 A2 vendredi 5LP0202A0817 ZALLCALL 67 01:03:54 08/17/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Ottawa après le krach À la suite des licenciements massifs annoncés par les sociétés de télécommunications, la région d'Ottawa, surnommée la Silicon Valley du Nord, devrait ressembler à une zone sinistrée.D'autant que son économie ne repose que sur deux piliers : la haute technologie et la fonction publique.Mais déjà, des cendres du krach des technos naissent les futures vedettes du high-tech, comme nous le raconte Sophie Cousineau.À lire demain dans le cahier Économie.LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 604 > À quatre chiffres : 9267 POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur: (514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur: (514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi : 8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur : (514) 285-7039 Lundi au vendredi : 6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 SUITES DE LA UNE ALARMANTE Suite de la page A1 TYLER Suite de la page A1 soit presque le double de celui des mères ayant 16 ans et plus de scolarité (4,4 %).La moyenne provinciale, de 6,1 %, stagne depuis plusieurs années, alors qu'elle a baissé dans plusieurs pays européens.Par ailleurs, le pourcentage de bébés nés prématurément, avant une période de gestation de 37 semaines plutôt que de 40, ne cesse d'augmenter : il était de 7,5 % en 1998, contre 5,7 % en 1980.Les projets OLO Le ministère de la Santé du Québec tente depuis plusieurs années de renverser la vapeur.À la fin des années 80, il a décidé d'évaluer les aspects les plus prometteurs des projets OLO (oeufs, lait, oranges), qui visaient à améliorer l'alimentation des femmes enceintes.Il a décidé de soutenir un projet pilote intitulé Naître égaux, grandir en santé, essentiellement dans les quartiers défavorisés de Montréal, mais aussi dans les territoires de deux CLSC en Abitibi.De janvier 1994 à novembre 1998, 1340 femmes enceintes défavorisées ont été réparties au hasard entre, d'une part, un groupe expérimental recevant, à partir de la 20e semaine de grossesse, des suppléments alimentaires (oeufs, lait, jus d'orange) et un suivi personnalisé, et, d'autre part, un groupe témoin recevant des suppléments alimentaires seulement.Le programme a permis de rejoindre 50 % des femmes enceintes défavorisées des territoires ciblés.Dans le groupe expérimental, des professionnels \u2014 diététistes, travailleurs sociaux et autres \u2014 encourageaient les femmes à adopter des bonnes habitudes de vie.Les chercheurs s'attendaient à des résultats très positifs : leur surprise a été totale.Chez les mères qui ont bénéficié du programme d'intervention, 10,2 % des bébés n'avaient pas 2,5 kilos à la naissance (la moyenne est d'environ 10 % en Amérique latine).alors que cette proportion était de 7,6 % chez les mères du groupe témoin, qui n'avaient pas profité des visites des professionnels.« Les chercheurs ne s'attendaient pas du tout à cela, a commenté hier le Dr Richard Lessard, directeur de la santé publique de Montréal.Ils ont été estomaqués par les résultats.Les chiffres ont été scrutés à la loupe, mais ils sont réels.Il n'y a pas d'erreurs statistiques.Cela me rappelle une autre expérience que nous avons faite concernant le tabagisme dans les écoles.Au bout du compte, les enfants fumaient plus dans les écoles où on était intervenu, que dans les écoles où on n'était pas intervenu ! « Pourquoi les mères auprès de qui on est intervenu ont donné naissance à plus de bébés de petit poids ?On ne le sait pas.On nage dans l'inconnu.J'ai demandé qu'on organise une rencontre avec des experts internationaux sur le sujet, en novembre.« Ce qu'on craint, c'est que les organismes qui subventionnent ces recherches cessent de les financer.Ce programme a coûté un million de dollars.Pourtant, il faut bel et bien faire quelque chose pour limiter le nombre de bébés de petit poids dans les quartiers défavorisés.Mais comment intervenir, voilà la question.» Les inégalités sociales Ginette Boyer, auteure principale du rapport d'intervention (qui devait être diffusé en septembre), et ses collègues proposent une solution de grande envergure : « Nos résultats interpellent directement le réseau de la santé et des services sociaux pour qu'il fasse de la réduction des inégalités un véritable enjeu de santé publique », écrivent- ils.« Il faut hors de tout doute agir d'abord en amont, avant que les femmes défavorisées ne deviennent enceintes, et lutter contre la pauvreté sur tous les fronts.Il faudra également poursuivre la recherche sur la genèse des inégalités sociales de santé et sur les liens entre environnement social et facteurs biologiques.Le Dr Lessard souligne que l'écart d'espérance de vie s'est accru depuis une dizaine d'années entre les quartiers pauvres et les quartiers riches de Montréal.C'est ici, en fait, que l'écart est le plus grand au Canada (il dépasse les 10 ans).Selon lui, la forte proportion de bébés de petit poids est un résultat concret de l'insécurité alimentaire, dont a fait état un rapport de Statistique Canada mercredi, mais aussi du tabagisme.Dans les quartiers défavorisés, plus de 60 % des mères nées au Québec fument pendant leur grossesse (contre 7 % des mères nées à l'étranger), précise-t-il.Or, le tabagisme est une cause majeure d'insuffisance de poids à la naissance, la fumée réduisant l'alimentation du foetus en sang.l'accès à l'éducation dans la langue de son choix, principalement pour les enfants d'immigrants qui comptent deux ans ou plus de retard dans les écoles francophones, en plus d'orienter ses efforts vers la défense de la langue anglaise au travail ainsi que dans les différents services publics des municipalités et institutions.« Il est maintenant temps de parler ouvertement des problèmes de démocratie et de langue au Québec », a déclaré M.Tyler, en ajoutant que selon un sondage, 71 % des Québécois souhaitent avoir la possibilité de choisir pour leurs enfants une éducation dans la langue de leur choix.C'est la démission de l'ancien président Anthony Housefather, qui a rejoint l'équipe de Gérald Tremblay pour les élections municipales, qui a provoqué le vote de mercredi soir à Alliance Québec.C'est par 21 voix pour M.Tyler contre 15 pour la vice-présidente aux régions, Jo-Anne Fandrich, que les membres du conseil d'administration ont élu leur nouveau président.M.Tyler assumera l'intérim jusqu'au congrès de l'organisme, en mai 2002, et a déjà annoncé qu'il briguera alors un nouveau mandat.À la recherche de membres Au cours de son mandat, M.Tyler souhaite obtenir l'adhésion de nouveaux membres au sein d'Alliance Québec, en difficulté depuis le passage mouvementé de William Johnson à la présidence.Alors que l'organisme comptait 5500 membres à son départ, en février 2002, il n'en reste plus que 2400.« Il n'y a pas seulement le nombre de membres », a difficilement justifié M.Tyler questionné sur la représentativité d'Alliance Québec.« Un grand pourcentage de la communauté anglophone est d'accord avec nous.Selon nos sondages, nous avons des appuis majoritaires et ça compte aussi.» Le financement est une autre difficulté à laquelle l'homme de 45 ans compte s'attaquer.Selon lui, la proportion des organismes francophones hors Québec, comparativement aux regroupements anglophones, est de neuf pour un, ce qui est largement déficitaire.« Nous allons travailler avec le gouvernement fédéral parce que Alliance Québec a besoin d'un budget minimum d'un million de dollars.Notre organisme a un rôle à jouer qui est différent des autres et c'est injuste de recevoir le même financement que 18 autres organismes », a-t-il ajouté.Au cours des dernières années, le règne de William Johnson, surnommé Pit-Bill en raison de ses propos mordants, avait provoqué de nombreuses discordes, notamment au sein de la communauté anglophone.Le financement de l'organisme s'en était alors ressenti.Toujours devant les tribunaux Sous la présidence de Brent Tyler, Alliance Québec entend par ailleurs orienter sa défense des droits de la communauté anglophone devant les tribunaux.« Mais le débat doit dépasser le cadre de la cour, la population a un rôle important à jouer », précise M.Tyler.Mercredi, cet avocat d'expérience a d'ailleurs montré une fois de plus qu'il n'a pas peur de contester la Charte de la langue française.Il a déposé une requête au palais de justice de Montréal au nom d'une citoyenne de Mont-Saint-Bruno qui souhaite que son enfant puisse aller à l'école anglaise.La fillette a fait sa maternelle, sa première et sa deuxième année dans une institution anglophone, ce que permettait une clause de la loi parce que son père faisait partie des Forces armées canadiennes.Mais comme il a changé d'emploi, la petite n'a plus le droit d'étudier en anglais.Dans la requête, M.Tyler demande une injonction permettant à la jeune écolière d'étudier en anglais jusqu'à ce que la Cour se penche sur la question.TREMBLAY Suite de la page A1 Ces nombreux engagements doivent encore être précisés dans un programme électoral lors du congrès des jeunes de l'Union, dimanche prochain, et du congrès de fondation du parti, le 26 août.Un gel de la charge fiscale globale ne signifie pas que les impôts fonciers n'augmenteront pas, reconnaît M.Tremblay.« Il y a des citoyens dont le compte de taxes va augmenter.Il y a des citoyens dont le compte de taxes va baisser.» « L'harmonisation de la fiscalité entraînera des difficultés pour plusieurs contribuables des villes de banlieue », prévoit déjà l'Union dans son programme d'orientation.Pour l'instant, le chef demeure avare de détails sur les moyens qu'il compte employer pour redresser les finances de la ville.Le parti prévoit qu'il sera nécessaire de donner à la nouvelle ville de nouvelles sources de revenus, l'impôt sur la valeur foncière ayant atteint ses limites.M.Tremblay s'est bien gardé hier de préciser quelles pourraient être ces nouvelles sources de revenus.D'un côté, il estime que la réussite de la nouvelle ville doit se faire en « partenariat » avec Québec.De l'autre, il affirme qu'il mettra un terme à la vente des actifs de la Ville et aux demandes de subventions ponctuelles à Québec dans le but d'équilibrer le budget.Tandis que des municipalités de l'île de Montréal commencent à adopter des résolutions demandant au parti libéral de respecter sa promesse de « défusionner », M.Tremblay ne voit pas de contradictions à ce que des candidats de son parti cherchent avant tout à défaire la fusion.Si l'Union est au pouvoir, les citoyens « vont être tellement contents » qu'ils ne songeront plus à défaire la fusion, avance-t-il.« L'élément clé dans le programme de Gérald Tremblay est la décentralisation importante vers les arrondissements », ajoute le maire de Côte-Saint-Luc, Robert Libman.« Si les arrondissements peuvent maintenir le niveau de services qu'ils ont actuellement, peut-être que dans deux ou trois ans, les gens vont réaliser que Gérald Tremblay est capable de réussir ce grand défi.» Suivez la course à la mairie de la nouvelle ville de Montréal à www.cyberpresse.ca/montreal 2975505A BAISSE Suite de la page A1 Les statistiques du gouvernement québécois montrent aussi que le nombre d'écrans pour la province est passé de 602 en 1999 à 683 en 2000, une augmentation de 13,5 %.Ce n'est donc pas l'offre qui manque.Dans la région métropolitaine, on n'a qu'à penser aux ouvertures récentes par la chaîne Famous Players de Starcité, près du Stade olympique, 17 salles, et du Colossus à Laval, un curieux centre de 18 salles dont la forme rappelle celle d'une soucoupe volante.C'est sans compter la chaîne AMC qui a ouvert sa première succursale québécoise en mai dernier : 22 écrans dans le Forum.Pour Carole Boudreault, c'est trop.La présidente d'Alex Films s'interroge depuis longtemps sur la pertinence d'ouvrir tant de salles, plus petites pour la plupart.La part du lion Les grands complexes ont pourtant réussi à s'approprier une bonne part des entrées de cinéma au Québec, comme partout au pays.Statistique Canada révélait hier que « les cinémas de taille supérieure », c'est-à-dire des cinémas dont les recettes globales d'exploitation dépassent le million de dollars, recueillent 84 % des entrées au pays.C'est donc dire que la grande majorité des sorties au cinéma se font maintenant dans ce genre de complexes.Il faut dire que les petits cinémas ne sont plus légion : ils représentaient plus de la moitié des cinémas du pays au début de la décennie, mais ils n'étaient plus que 44 % en 1999 et surtout, ils ne recueillaient plus que 7 % du total de toutes les entrées.« En 1998-1999, alors que les petits cinémas et les cinémas de taille moyenne ont affiché des pertes totales de un million de dollars, les cinémas de taille supérieure ont touché des profits de l'ordre de 74,6 millions », écrit Norman Verma, qui a mené l'enquête de Statistique Canada.Cet hiver, la chaîne AMC a commencé à fermer ses petits cinémas devenus désuets aux États-Unis ; Cinéplex-Odéon, placé sous la protection de la loi sur les faillites depuis février 2001, a fait de même, fermant à Montréal les salles de l'Égyptien et du Faubourg.Des rumeurs prévoyaient la mort à court terme du cinéma Parisien, mais les porte-parole de Famous Players affirment qu'il n'en est pas question, pour le moment.Selon M.Verma, les salles de cinéma ont connu une première baisse de popularité à l'arrivée de la télévision dans la majorité des foyers canadiens, dans les années cinquante.À cette époque, le tiers des cinémas du pays auraient fermé leurs portes.L'arrivée des magnétoscopes aurait à nouveau fait baisser la popularité des cinémas pendant les années 80.Toutefois, au Québec, on notait une augmentation constante des entrées depuis une dizaine d'années.Il faudra attendre les résultats des prochains exercices pour savoir s'il s'agit d'une tendance. 5LP0302A0817 A3 vendr.R 5LP0302A0817 ZALLCALL 67 01:03:47 08/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 A3 CADEAUX www.stylo.ca NOUVEAU SITE TRANSACTIONNEL Québec Montréal Laval Saint-Bruno ACTUALITÉS La loi protégeant la ligne Hertel-Des Cantons est validée par la Cour supérieure La défaite est cuisante dans le Val-Saint-François La moitié des navires étrangers ne respectent pas les normes PASCALE BRETON Plus de la moitié des 1070 navires étrangers inspectés au cours de l'année 2000 dans les ports canadiens ne respectaient pas les normes.Dans le cadre du programme fédéral d'inspection des navires, Transport Canada a décelé des défectuosités sur 583 navires, soit 54 % de toutes les embarcations étrangères inspectées au cours de la dernière année.À la suite de ces inspections d'usage, 103 bateaux, dont la moyenne d'âge est de 16,3 ans, ont été retenus.En 1999, ce sont 125 navires qui avaient été retenus à la suite de 1076 inspections.La majorité des navires inspectés en l'an 2000 proviennent des Bahamas, de la Norvège, de la Grèce, de Chypre, du Liberia, de Malte et de Panama.Au cours des six dernières années, soit depuis la mise en application du programme au Canada, les navires des quatre derniers pays ont été retenus le plus souvent.L'année dernière, ils ont constitué 53,4 % des bateaux retenus dans les ports, comparativement à 41,5 % pour ceux des autres pays.Diverses anomalies ou défectuosités peuvent être relevées à la suite des inspections.En 2000, l'équipement de lutte contre les incendies de même que des engins de sauvetage et du matériel de navigation ont constitué les catégories de défectuosité les plus souvent répertoriées.Fait troublant, indique le rapport 2000 de Transport Canada, ces trois catégories sont liées à l'équipement essentiel dont doivent se doter les navires pendant les voyages.Le Québec se classe au troisième rang au chapitre des inspections, avec 228 au cours de la dernière année.La région du Pacifique et celle de l'Atlantique viennent respectivement au premier et deuxième rang.Depuis mai 1996, Transport Canada publie la liste des navires touchés dans le cadre d'un programme gouvernemental visant l'élimination de toute navigation maritime qui ne respecte pas les normes.Des inspecteurs montent à bord des navires étrangers qui pénètrent dans les ports du Canada afin de vérifier s'ils se conforment aux règlements en vigueur.Tous les navires-citernes étrangers doivent être inspectés lors de leur première arrivée au pays et une fois l'an par la suite.Les navires retenus ne peuvent quitter le port avant d'avoir corrigé leurs défectuosités.BRUNO BISSON LES CITOYENS du Val-Saint-François sont plus ulcérés que déçus de la décision rendue hier par la Cour supérieure, qui a rejeté sans détour leur requête en annulation d'une loi provinciale accordant une protection légale à la ligne électrique Hertel-Des Cantons.C'est ce matin que les dirigeants de la Coalition des citoyens du Val-Saint-François (CCVSF) vont commenter la décision de la Cour, qui constitue leur plus cinglant échec dans la bataille livrée depuis trois ans contre Hydro-Québec et le gouvernement du Québec.Aucun des porte-parole des citoyens n'a voulu se compromettre hier quant à la possibilité de porter ce jugement en appel.Un des membres de la Coalition a quand même indiqué « que la bataille n'est pas finie », et que ce n'est pas avec l'attitude de « vaincus » que les citoyens de l'Estrie accueillent le verdict.« On est surtout en beau c.», a-t-il commenté.Dans sa décision de 22 pages publiée hier, le juge André Denis affirme qu'en adoptant la loi 42 en juin 1999 et en lui conférant un effet rétroactif, le gouvernement du Québec n'a pas réduit, ni nié, les droits fondamentaux des citoyens du Val-Saint-François.Selon le juge, l'intention de celui-ci était de « valider rétroactivement des manquements légaux » commis durant la phase de construction de cette ligne électrique.Le gouvernement, affirme-t-il, a le droit et le pouvoir d'agir de la sorte « à condition de le dire clairement », ce qu'il a fait en incluant dans le texte de la loi 42 un préambule qui précise ce point.« Les droits des requérants, écrit le juge Denis, ne sont pas à l'abri d'une modification législative et en l'instance, ils n'ont aucun droit acquis ou constitutionnel quant à la sécurité ou à la prévisibilité juridique, toute frustrante que soit la situation.» « Aucune preuve de mesquinerie, de coercition, d'abus de droits n'a été démontrée contre le gouvernement ou Hydro-Québec, dans la passation de la loi 42, écrit le juge.Aucune preuve n'a même été tentée dans ce sens.Si cette preuve avait été faite, la réflexion du tribunal eut été tout autre ».Le juge a rejeté de façon tout aussi lapidaire les prétentions des citoyens du VSF à l'effet que cette loi « par sa vaste portée, et son caractère imprévisible », porte atteinte à la compétence et à l'indépendance des tribunaux supérieurs, en plus de violer leur droit de propriété garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.C'est toutefois dans ces remarques finales que le juge Denis a le plus irrité les opposants à la puissante ligne d'Hydro-Québec.« Une ligne de transmission électrique tout utile et indispensable soit-elle, est une horreur sur les plans visuel et architectural.Personne n'en veut dans sa cour, à la ville comme à la campagne.La Cour comprend et partage la frustration des citoyens du Val-Sant-François.» « Il faut cependant reconnaître, écrit-il, qu'ils n'ont jamais répondu clairement à une question, de nombreuses fois posée : « Que souhaitez-vous faire de la ligne aujourd'hui construite au coût de 300 millions et inutilisée ?» La démolir et la reconstruire dans le val voisin ?» Pour les citoyens du Val-Saint-François, le juge Denis soulève là une question qui n'a rien à voir avec leur requête puisque les avocats de la Coalition n'ont jamais formulé de demande, et ce à quelque étape que ce soit de leur bataille judiciaire, pour que la ligne soit démantelée.Alors que leur requête s'appuie sur des principes constitutionnels, le juge Denis, lui, a réduit le débat à un classique conflit du type Pas-dans-macour, reproche-t-on au magistrat.Sans compter que le tronçon de 100 kilomètres de cette ligne à haute tension qui faisait l'objet du litige, n'a pas coûté les 300 millions dont il est ici fait mention, mais plutôt autour de 140 millions.La ligne à haute tension Hertel-Des Cantons est un héritage de la crise du verglas de janvier 1998.Cette tempête historique qui a plongé jusqu'à trois millions de Québécois dans l'obscurité, a révélé des failles importantes dans la conception du réseau de transport électrique de la société d'État.À la demande du premier ministre Lucien Bouchard, Hydro a proposé de remédier à ces carences en construisant trois nouvelles lignes pour « boucler » les réseaux régionaux, dans les secteurs touchés.Le gouvernement a alors adopté une série de décrets dispensant la société d'État de l'obligation de soumettre ce projet à des consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.Le projet Hertel-Des Cantons, le plus controversé des trois, a été pris à partie dès sa présentation par des écologistes de même que par de nombreux observateurs des marchés énergétiques.Hydro a été accusée de profiter du climat d'insécurité créé par le verglas pour imposer un projet qui, en temps normal, n'aurait pas eu la moindre chance d'obtenir l'adhésion du public.Le premier tronçon de la ligne qui fait l'objet de la décision rendue hier, a été construit en moins d'un an.Seulement quelques jours après la fin des travaux, la Cour supérieure donnait raison aux citoyens du Val- Saint-François et jugeait que les décrets qui avaient permis cette construction accélérée étaient nuls.Le gouvernement du Québec n'a pas fait appel de ce jugement de la Cour supérieure.Il a plutôt fait adopter en juin 1999 une loi dite « de conservation », la loi 42, qui avait pour but de protéger la ligne de 735 mégawatts en la soustrayant à tout recours légal.Ni le ministère de l'Environnement ni celui des Ressources naturelles, responsable des dossiers qui concernent Hydro-Québec, n'ont commenté le jugement, hier.Les avocats du gouvernement vont prendre connaissance de la décision au cours des jours qui viennent et l'analyseront de long en large.Sur le plan juridique, ce jugement pourrait faire l'objet d'un appel devant un tribunal supérieur.Sur le plan politique, par contre, cette décision va rendre la tâche plus facile au ministre de l'Environnement, André Boisclair, qui doit statuer d'ici quelques semaines sur la construction d'un second tronçon de cette ligne de 145 kilomètres, entre le village de Saint- Césaire et la ville de La Prairie.Ce second tronçon a fait l'objet de consultations publiques et le rapport d'enquête déposé au bureau du ministre Boisclair, il y a huit mois, n'était pas très favorable au projet.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Une des façons efficaces pour vérifier l'authenticité d'un 100 $ canadien : il suffit de gratter l'un des petits points verts y apparaissant.Si le point disparaît, vous êtes chanceux ; s'il demeure imprégné sur le papier, votre billet est faux.Des faux 100$ ontariens MARCEL LAROCHE PLUSIEURS DIZAINES de faux billets de 100 $ découverts au cours des dernières semaines dans la grande région de Montréal sont identiques à des milliers de billets contrefaits saisis récemment dans une imprimerie clandestine en Ontario.Les faux billets, qui peuvent être facilement détectés par une simple vérification visuelle, ont commencé à faire leur apparition vers la mi-juillet sur le marché montréalais.Les quelques billets contrefaits, dont la grande majorité a abouti dans des institutions bancaires de la région métropolitaine, possèdent les mêmes caractéristiques (qualité du papier, conception des planchettes, gaufrage et numéros de série) que ceux fabriqués par les faussaires ontariens.Au terme d'une enquête qui a duré près d'un an, les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont d'ailleurs procédé le 11 juillet dernier au démantèlement de ce réseau de fauxmonnayeurs opérant à partir d'une résidence de Lakeshore Park, près de Windsor, en Ontario.Quatre personnes ont été appréhendées à l'intérieur de l'imprimerie clandestine tandis qu'une cinquième a été arrêtée à son domicile de Windsor.La GRC a également saisi un dispositif de contrefaçon ayant la capacité d'imprimer des billets de 100 $ canadiens, en plus des ordinateurs, des imprimantes, des dispositifs d'estampille à chaud servant à gaufrer les billets pour créer l'impression en relief, ainsi que des produits chimiques et des peintures permettant d'imiter la vignette de sûreté imprimée sur les billets de banque.En plus de saisir 1700 faux billets prêts à être écoulés, les policiers ont mis la main sur une quantité de papier suffisante pour imprimer plus de six millions de dollars en faux 100 $.En l'espace d'un an, de juillet 2000 à juillet 2001, l'Office central des contrefaçons d'Ottawa a pris possession de 16 209 faux billets de 100 $ écoulés en Alberta, en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec, ainsi qu'au Michigan, aux États-Unis.Une personne a même été appréhendée à Londres, en Angleterre, en possession d'un faux 100 $ canadien.Les cinq présumés faussaires, Wesley Wayne Weber, 27 ans, Anthony Caporale, 24 ans, Dustin Kossom, 20 ans, Ryan Hodare, 23 ans, et Aimee Lynn Elliott, 19 ans, tous de Windsor, en Ontario, doivent comparaître devant le tribunal vendredi prochain pour répondre à des accusations de complot et fabrication de monnaie contrefaite.Selon le caporal André Bacon, responsable de la section contrefaçon de la GRC à Montréal, tout indique que le démantèlement du réseau de faussaires de l'Ontario spécialisés dans la fabrication de 100 $ canadiens et l'arrivée récente sur le marché montréalais de coupures semblables ont un lien direct.Des éléments de sécurité décelés sur les faux 100 $, tels les reliefs de gaufrage à sec en forme de X à l'endos des billets et les planchettes (petits points verts qui ne s'effacent pas sur le papier), démontrent qu'ils ont probablement été fabriqués dans l'imprimerie de l'Ontario.Bien qu'ils ressemblent à s'y méprendre aux vrais billets, les faux billets sont faits à l'imprimante à jet d'encre couleurs et sont facilement reconnaissables par les X imprimés à l'endos pour imiter les reliefs.Quant au nouveau billet de 10 $ mis en circulation en janvier dernier, et que la Banque du Canada a présenté comme la monnaie la plus avancée, tant sur le plan de la conception graphique que sur celui de la sécurité, des faussaires l'ont déjà reproduit.« Ils ont été fabriqués en quantité limitée et leur qualité d'impression est artisanale », a indiqué hier à La Presse le caporal Bacon, de la GRC.Une autre étude sur la santé des soldats ANDRÉ DUCHESNE LES FORCES ARMÉES canadiennes sont en voie de réaliser un autre sondage, le cinquième depuis 1982, relativement à la santé et aux habitudes de vie des quelque 86 400 militaires qui en font partie.Cette fois, l'armée dit vouloir étudier « plus en profondeur » l'état de santé de ses militaires en raison des nombreux changements survenus au sein des Forces au cours des dernières années.Le climat opérationnel change et la cadence s'accélère, constate-t-on dans les officines.« La Commission d'enquête sur la Croatie a recommandé que les Forces canadiennes effectuent un sondage périodique sur la santé des militaires, particulièrement le personnel touché par le déploiement », lit-on dans l'appel d'offres lancé cette semaine par la Défense nationale en vue de traiter, analyser et rédiger un rapport découlant des questionnaires remplis et renvoyés par les militaires au cours des derniers mois.Cette commission avait pour but de faire la lumière sur le piteux état de santé dans lequel sont revenus de nombreux militaires canadiens déployés au cours d'une mission de paix dans cette région entre 1993 et 1995.D'aucuns affirmaient alors que l'exposition à divers contaminants, tel la bauxite et certaines toxines, avait rendu les militaires malades.La Commission avait plutôt conclu à un excès de stress, tout en formulant 33 recommandations au ministre de la Défense et au chef d'étatmajor de la défense, le général Maurice Baril.À noter que seulement 42 500 des 86 400 militaires, membres de la Force régulière ou de la Réserve, ont renvoyé le questionnaire qui contenait environ 110 questions.Selon le contenu de l'appel d'offres, le contrat qui sera accordé à l'entreprise privée pour le traitement et l'analyse des données oscillera entre 500 000 $ et un million. 5LP0401A0817 Vendredi A4 5LP0401A0817 ZALLCALL 67 01:02:22 08/17/01 B MÉDICAMENTS «Tirez pas de cinq piastres!» Peu de ressources pour les aînés qui souffrent de dépendance PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Jaggi Singh, les membres du groupe Germinal et les autres « gazés » du Sommet des Amériques d'avril dernier, à Québec, auraient sans doute apprécié : un policier antiémeute de la Sûreté du Québec effectuant un striptease devant une cinquantaine de collègues membres de l'Association nationale de la police professionnelle.L'agent Alain Croteau a d'abord laissé tomber le bouclier.Puis son bâton de 36 pouces.« Matière composite », a précisé le sergent Gaétan Saint-Hilaire, qui agissait comme maître de cérémonie.Puis ce furent les gants.« Renforcés de plomb, mais qui assurent flexibilité et bonne prise sur le bâton.» Le casque a suivi, le sergent Saint-Hilaire faisant remarquer un dispositif, à l'endos de la pièce d'équipement permettant l'écoulement de liquides (ammoniac, eau de Javel, etc.) dont il pourrait être malencontreusement aspergé.Pour couvrir le visage de l'antiémeutier, un masque à gaz (avec micro incorporé pour les officiers).Et sous le casque, un passe-montagne (balaclava).Ignifuge, bien entendu.En ordonnant à l'agent Croteau de retirer sa combinaison (ignifuge également) « lavable et séchable à la machine », le sergent Saint-Hilaire a prévenu l'auditoire : « Tirez pas de cinq piastres, il n'ira pas plus loin ! \u2014 C'est rendu 10 piastres, lui a fait remarquer un des spectateurs.\u2014 Je ne sais pas, je ne sors pas beaucoup.\u2014 Mais 10 piastres, c'est pour toucher, de préciser l'interlocuteur.Sous la combinaison, une véritable armure : plastron trois pièces, épaulettes, coudes, protecteurs d'avant bras, de hanches, du coccyx, jambières, genouillères, protège- pieds, protecteur de parties génitales (des modèles existent pour hommes et pour femmes), etc.Poids de cet équipement ?Trente kilos.Coût ?2000 $ par policier.Au fait, ce striptease se déroulait hier dans un hôtel de Québec où avait lieu l'Assemblée annuelle de l'ANPP, qui regroupe les membres d'une demi-douzaine de gros syndicats de policiers, principalement du Québec et de l'Ontario.« Et pour les besoins naturels, vous faisiez comment ?a demandé un membre de l'auditoire.\u2014 Euh, on allait le long d'une bâtisse, a répondu le sergent Saint- Hilaire.Ou chez des gens.Mais une prochaine fois, il faudrait étudier la possibilité d'apporter des toilettes chimiques.» L'agent Croteau a fort bien fait de ne pas se départir de son armure puisque son supérieur a entrepris (avec son consentement) de le frapper de toutes ses forces avec son bâton.Il n'a pas bronché et l'auditoire a semblé impressionné.A suivi le visionnement d'un petit film montrant l'entraînement des policiers antiémeute de la SQ à l'ancienne base militaire de Saint- Jean.À un moment, on y voit une simulation d'affrontement au cours de laquelle des policiers en armure repoussent des collègues policiers qui leur garrochent des bouts de bois en scandant : « So, so, so, solidarité ! » Jaggi Singh et Germinal auraient apprécié.CHANTAL GUY Les personnes âgées souffrant d'alcoolisme ou de toxicomanie n'ont pas beaucoup de ressources adaptées à leur condition.De plus, c'est une clientèle qui hésite à demander de l'aide pour ce type de problème.Hier, La Presse faisait état d'un trafic de médicaments sous ordonnances chez certaines personnes âgées et du fait que l'abus de médicaments touchait 10 % des aînés.Selon Michel Landry, directeur des services professionnels au centre Dollard-Cormier, le seul à Montréal avec le Groupe Harmonie du CLSC Métro à offrir un service spécifique aux personnes alcooliques et toxicomanes de 55 ans et plus, il s'agit d'une clientèle difficile à cerner.« Ils sont difficiles à rejoindre et à attirer dans nos services parce qu'ils ne consultent pas pour leur problème de dépendance, dit-il.Le programme « 55 ans et plus » accueille présentement 89 hommes et 51 femmes, principalement pour soigner l'alcoolisme.Une quinzaine de personnes y sont pour des problèmes reliés aux médicaments.En 2000, le Groupe Harmonie a aidé sur une base régulière 60 personnes et en a conseillé ou référé 80 autres.« Si on attend qu'ils viennent à nous, ça n'arrivera jamais, soutient la directrice, Lise Therrien.Il faut se rendre sur place.» Alain Vézina, du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), affirme qu'au ministère, il existe une « problématique » touchant les personnes âgée dans laquelle est incluse la toxicomanie.Il souligne qu'en 1994, on a publié un document intitulé L'utilisation rationnelle des médicaments chez les personnes âgées à l'intention des intervenants dans le domaine.À l'Association des CLSC et CHSLD du Québec, Jacynthe Normand explique qu'on observe surtout la mission globale des établissements.« Il y a beaucoup de sensibilisation, mais il n'y a pas de programme national concernant la surconsommation de médicaments », déplore-t-elle.Louise Aubert, conseillère en matière de dossiers sociaux à la Fédération de l'âge d'or, admet que son organisme a pris peu d'initiatives en ce qui a trait à la toxicomanie.« Nous avons des programmes de sensibilisation, dit-elle.On essaie de prévenir les aînés des dangers de la surconsommation.» Selon les données du MSSS, entre 1993 et 1996, 2200 personnes de 55 ans et plus ont été hospitalisées annuellement au Québec pour des diagnostics liés à l'alcoolisme et à la toxicomanie.Mais en 1995-1996, 17 768 personnes âgées de 55 ans et plus ont été hospitalisées avec un diagnostic « secondaire » lié à l'alcoolisme ou à une autre toxicomanie, c'est-à-dire qu'on a diagnostiqué un problème de dépendance chez des personnes admises pour d'autres raisons.Et les médecins ne posent pas systématiquement des diagnostics secondaires.Gériatre au CHUM, Catherine Kissel dit voir quelques cas de dépendance franche par année, mais beaucoup de cas d'excès ou d'intoxications légères qui ne sont pas nécessairement reliés à une dépendance.Presque tous concernent les benzodiazépines (sédatifs et anxiolytiques).« Les personnes sont hospitalisées à cause d'une chute, par exemple, raconte-t-elle.Le chat sort du sac quand elles sont en delirium ou quand elles avouent qu'elles sont en manque.À ce moment- là, il faut procéder à un sevrage et on prévient leur médecin.« Beaucoup de médecins préfèrent répondre à la doléance des personnes âgées afin d'être capables au moins d'exercer un suivi auprès de leurs patients », estime Guy Vermette, spécialiste en gérontoxicomanie.M.Vermette souhaite voir évoluer les mentalités quant au problème de la surconsommation chez les aînés.« L'attitude est de les laisser faire ce qu'elles veulent, croit-il.On ne leur accorde aucune capacité de changement ou d'amélioration.» Quant aux benzodiazépines, M.Vermette juge que ce sont des médicaments devenus trop familiers dans les pharmacies personnelles.« Les compagnies pharmaceutiques dépensent des millions en publicité, dénonce-t-il.La taille de certaines pilules est minuscule, ce n'est pas pour rien : elles semblent inoffensives.» CANADA-LOS ANGELES-NEW YORK Montréal (Dorval) à FLORIDE Montréal (Mirabel) à EUROPE Montréal (Mirabel) à Solde estival de sièges.514 866-3333 1866 377-3030 Montréal Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim PRIX ALLER-RETOUR (Dorval) à à partir de Dates Calgary 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 9:00 9:00 617$ 13:30 13:30 13:30 13:30 13:30 16:00 16:00 16:00 16:00 16:00 Edmonton 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 9:00 9:00 638$ 11:40 11:40 11:40 11:40 11:40 Halifax 10:50 10:50 10:50 10:50 10:50 18:45 18:45 409$ 11:40 11:40 11:40 11:40 11:40 7:00 19:30 19:30 19:30 19:30 19:30 19:00 Moncton 18:00 18:00 18:00 18:00 18:00 316$ Ottawa 8:30 8:30 8:30 8:30 8:30 248$ 16:50 16:50 16:50 16:50 16:50 Regina 7:45 7:45 7:45 7:45 7:45 615$ Saskatoon 7:45 7:45 7:45 7:45 7:45 615$ St-John's (TN) 10:50 10:50 10:50 10:50 10:50 546$ 11:40 11:40 11:40 11:40 11:40 18:00 18:00 18:00 18:00 18:00 7:00 17:15 Sydney (NÉ) 7:45 430$ Thunder Bay 10:30 10:30 10:30 10:30 10:30 7:00 9:00 362$ 18:00 18:00 18:00 18:00 18:00 Toronto 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 271$ 7:45 7:45 7:45 7:45 7:45 10:30 10:30 10:30 10:30 10:30 11:40 11:40 11:40 11:40 11:40 13:30 13:30 13:30 13:30 13:30 16:00 16:00 16:00 16:00 16:00 18:00 18:00 18:00 18:00 18:00 20:00 20:00 20:00 20:00 20:00 22:00 Vancouver 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 9:00 9:00 627$ 11:40 11:40 11:40 11:40 11:40 16:00 16:00 16:00 16:00 16:00 Victoria 7:00 7:00 638$ Winnipeg 10:30 10:30 10:30 10:30 10:30 7:00 523$ 13:30 13:30 13:30 13:30 13:30 9:00 9:00 Los Angeles 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 658$ New York 7:00 7:00 7:00 7:00 7:00 428$ (Newark) 16:00 16:00 16:00 16:00 16:00 À partir du 5 sept.À partir du 5 sept.À partir du 5 sept.À partir du 5 sept.À partir du 5 sept.Mar, Mer et Jeu Lun au ven: 7:45 Lun au ven: 7:45 Lun au ven: 13:30 Lun au ven: 10:30/18:00 Sam: 7:00 - Dim: 9:00 Départs à 20:00 Centre Eaton 514-856-2323 Carrefour Laval 450-972-2921 Centre Rockland 514-856-2362 Les Galeries d'Anjou 514-856-2717 Conditions : Les prix aller-retour pour nouvelles réservations seulement sont par personne.Les prix à partir de sont les plus avantageux disponibles durant la période indiquée.Les prix sont sujets aux disponibilités et peuvent changer sans préavis.Les taxes d'amélioration de Dorval et Vancouver ne sont pas incluses.Les vols sont opérés par Canada 3000.Pour autres conditions qui peuvent s'appliquer, consultez la brochure Canada 3000 en vigueur.Voyagez mieux.Payez moins.Montréal Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim PRIX DATES (Mirabel) à aller-retour Paris (CDG) 23:35 21:05 23:55 18:30 23:50 17:55 599$ Paris (CDG) 23:35 21:05 23:55 18:30 23:50 17:55 599$ Lyon 23:30 749$ Toulouse 19:25 749$ Londres (LGW) 23:59 599$ Bruxelles 17:30 599$ Malaga 20:40 969$ Madrid 20:40 969$ Montréal Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim PRIX DATES (Mirabel) à aller-retour Ft Lauderdale 14:35 14:35 10:30 259$ Orlando 6:00 199$ 3 au 10 sept 25 Août au 1er sept 25 août au 9 sept 27 août au 9 sept 23 sept au 1er oct.31 août au 15 sept 11 sept au 19 sept 05 sept au 13 sept 5 au 20 sept 5 au 20 sept Faire des affaires sur la peur des cellulaires MATHIEU PERREAULT PROFITANT DE l'inquiétude que suscite le potentiel cancérigène des téléphones portables, de nombreuses compagnies mettent sur le marché des appareils « neutralisant » leurs ondes et énergies négatives.Hier, à un congrès international de génie électrique au Palais des congrès, une compagnie d'origine française a tenté de vendre aux médias ses « oscillateurs alpha ».Rassemblant trois scientifiques français, anglais et américaine pour une conférence de presse en marge du programme scientifique de l'Institute of Electrical and Electronical Engineers (IEEE), la firme Technozone a soutenu que ses émetteurs d'ondes de faible fréquence éliminent le « stress électromagnétique ».Les chercheurs ont affirmé que les normes régissant les téléphones cellulaires étaient inadéquates et ont dénoncé le tarissement du financement des recherches sur les effets biologiques des ondes.L'un d'un a même lié les téléphones portables à des troubles du sommeil et à des troubles immunitaires, et annoncé une avalanche imminente de cancers.Santé Canada considère qu'il n'y a aucune preuve convaincante que les portables causent le cancer ou des troubles neurologiques.« Certains scientifiques ont rapporté que l'utilisation de téléphones cellulaires peut déclencher des modifications de l'activité cérébrale, des temps de réaction ou de la durée nécessaire pour s'endormir, admet le ministère.Aucun de ces résultats n'a été confirmé jusqu'à présent.» Les organisateurs du congrès ne cachent pas qu'ils espéraient que la conférence de presse controversée leur amène de la visibilité.« Technozone en a profité », concède Christian Dubé, un ingénieur de la Rive-Sud qui fait partie de l'organisation et affirme n'avoir jamais vu les trois scientifiques dans d'autres congrès.« On aurait peutêtre dû être plus là pour réfuter certaines affirmations.Mais ils savaient ce qu'ils faisaient : leur conférence de presse avait lieu en même temps que le colloque sur les effets biologiques des ondes.Tous les experts y étaient.» Dans la salle de presse, les ingénieurs prenaient la chose en riant.« J'ai justement une résonance de 900 mégahertz entre les pieds et la tête », blaguait l'un d'eux.Un autre proposait de lancer un appareil éliminant les effets du champ électromagnétique terrestre sur les pieds.Un ancien dirigeant de la division de compatibilité électromagnétique de l'IEEE, le physicien texan Edward Bronaugh, a dit que le « gadget » de Technozone lui rappelait des pyramides aux pointes métallisées vendues voilà 20 ans comme des « abris anti-électromagnétiques ».Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Un «oscillateur alpha» pour rendre les téléphones portables plus sécuritaires?Certains experts doutent de son efficacité.Tapis persans Tapis persans et orientaux 100 % tissés à la main Liquidation Spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 États-Unis En raison de l'embargo commercial, une grosse cargaison de tapis destinée normalement aux collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz Persian Rugs pour liquidation immédiate au public.Tous les genres (Qum soie, Tabriz, Nain, Kashan, tapis tribaux, etc.) et toutes les dimensions, de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et tapis de passage jusqu'à 22 pi de longueur.Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ Premiers arrivés, premiers servis SAMEDI 18 AOÛT \u2014 13 H À 19 H DIMANCHE 19 AOÛT \u2014 11 H À 18 H Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 2979388A Schneider procède au rappel de cinq variétés de viandes tranchées Presse Canadienne KITCHENER \u2014 Schneider Foods demande aux consommateurs de ne pas manger certaines viandes qui pourraient être contaminées par une bactérie dangereuse.Cinq variétés de viandes tranchées de marque Schneider, vendues en emballages de 175 grammes, pourraient avoir été contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.La compagnie a rappelé la viande ayant pu être en contact avec la poitrine de dinde cuite qui a fait l'objet d'un rappel, mercredi, à cause des craintes au sujet de cette même bactérie.La bactérie Listeria monocytogenes a aussi provoqué un rappel massif de plusieurs marques de saucisses fumées, la semaine dernière.Les aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes ne présentent pas d'altération visible, ni d'odeur suspecte.La consommation d'aliments contaminés par cette bactérie peut causer la listériose, une maladie potentiellement mortelle qui peut provoquer de fortes fièvres, de graves maux de tête, une raideur de la nuque, des nausées ainsi que des effets indésirables chez le foetus. 5LP0502A0817 Vendredi A5 R 5LP0502A0817 ZALLCALL 67 01:03:36 08/17/01 B Québec serre la vis aux dépotoirs Les écologistes attendent le nouveau règlement depuis une vingtaine d'années MARIE-FRANCE LÉGER Les lieux d'enfouissement seront obligés de capter et traiter le liquide organique s'échappant des déchets en décomposition (le lixiviat), de capter et traiter les biogaz, dont le très dangereux méthane, et de prévoir la création de comités de vigilance formés de citoyens.Le projet de réglementation sur l'élimination des matières résiduelles, qui remplace le règlement sur les déchets solides, entrera en vigueur cet automne, a appris La Presse.Des 60 lieux d'enfouissement recensés au Québec, une minorité s'astreint actuellement à protéger le sous-sol des eaux de lixiviation et à gérer les émissions de gaz qui contribuent à l'effet de serre.Le ministère de l'Environnement croit que tôt ou tard tous les terrains d'enfouissement seront touchés par la nouvelle réglementation.« On étend l'obligation à tous les nouveaux lieux et à ceux qui font une modification dans leur aménagement.Mais à plus ou moins long terme, ça s'étendra à tous les sites au Québec, même ceux déjà existants », a souligné Michel Vallières, chef du Service de gestion des matières résiduelles au ministère de l'Environnement.Chez les écologistes, la réglementation était attendue de pied ferme.Pierre Morency, dont le mémoire en commission parlementaire a servi de modèle a tous les conseils régionaux en environnement, croit que Québec va réussir à améliorer le contrôle et l'exploitation des terrains d'enfouissement.« Ça fait une vingtaine d'années qu'on attend ça », a indiqué le porte-parole des Amis de la terre.Si, globalement, l'étau se resserre autour de ces terrains, M.Morency garde tout de même en tête deux préoccupations majeures.Les fameux comités de vigilance, qui serviront de lien entre l'exploitant et la population, devront absolument selon lui travailler dans les lieux d'enfouissement déjà existants puisque ceux-ci demeurent « les plus grands pollueurs ».Deuxièmement, pourquoi, demande-t-il, le ministère s'arrête au lieu d'en profiter pour disposer intelligemment des déchets organiques responsables de l'émanation des biogaz ?Il est vrai que les terrains d'enfouissement rejettent parfois tellement de méthane qu'on pourrait y construire de minicentrales électriques, constate Michel Vallières.« Une des façons de traiter le méthane, c'est de le brûler pour le transformer en dioxyde de carbone.Le CO2 est un gaz vingt fois moins dommageable que le méthane », souligne Michel Vallières.Le captage et le traitement du lixiviat se feront en fonction de l'étendue du terrain et selon la proximité des cours d'eau.En plus de la membrane de protection souterraine, l'exploitant devra prévoir l'aménagement d'un réservoir en béton qui servira à oxygéner le liquide.Québec donnera trois ans aux exploitants des terrains d'enfouissement pour se soumettre à la nouvelle réglementation.« Dans l'avenir on prévoit plusieurs nouveaux sites et plusieurs modifications à des sites, car plusieurs exploitants attendaient le nouveau règlement pensant qu'ils pourraient ainsi éviter le processus d'examen et d'évaluation environnementale du ministère », de dire M.Vallières.Autre nouveauté, le ministère ne permettra plus l'aménagement ou l'agrandissement des dépôts de matériaux secs dans lesquels pourrissent les résidus de construction.La brique, le béton et l'asphalte sont recyclés, mais ce n'est pas encore le cas pour le bois et le plâtre.À terme, on espère fermer définitivement tous ces dépôts.Il en existe 74 actuellement au Québec.Vivre près d'un dépotoir serait dangereux pour les foetus ANDRÉ NOËL LES MÈRES qui vivent près de décharges publiques risquent plus que les autres de mettre au monde des enfants de petit poids ou souffrant de malformations, du moins en Grande-Bretagne, affirme une recherche publiée aujourd'hui dans le British Medical Journal.L'augmentation du risque est faible, mais ces résultats ont des implications importantes puisque 80 % des Britanniques vivent à moins de deux kilomètres de dépotoirs connus, soulignent les auteurs.Les chercheurs ont identifié la population habitant dans des zones de codes postaux situés dans un rayon de deux kilomètres autour des 9565 décharges du pays qui avaient reçu des ordures à un moment ou un autre entre 1982 et 1997.Les registres nationaux ont été utilisés pour identifier les 8,2 millions de naissances vivantes pendant cette période, les 43 471 accouchements de mort-nés et les 124 597 naissances d'enfants mal formés.L'équipe a trouvé un petit risque de malformations du tube neural, de la paroi abdominale, ainsi qu'un taux plus élevé d'opérations chirurgicales pour d'autres malformations et des naissances de petit poids et de très petit poids.Il n'y avait pas d'association avec la mortinatalité.Aucune explication précise ne peut être donnée, a déclaré Paul Elliott, du Imperial College de Londres.« En incluant toutes les décharges du pays dans notre étude, nous avons évité les problèmes de sélection, mais des informations de plus ou moins bonne qualité et d'autres facteurs (que la présence de dépotoirs) ont pu mener à de fausses associations.Il faudrait poursuivre les recherches sur la toxicité potentielle des émanations des décharges pour interpréter ces découvertes épidémiologiques.» « Le fait de vivre près d'une décharge d'ordures nuit-il au foetus ?Peut-être, mais il faut plus de preuves », commentent deux experts, R.Mc Namee et H Dolk, dans un éditorial accompagnant la recherche.Il s'agit de la plus vaste enquête du genre à jamais avoir été menée.Les conclusions n'ont rien pour rassurer les milliers de personnes qui vivent à côté de décharges, comme l'ancienne carrière Miron en plein centre géographique de Montréal, ou qui craignent l'ouverture de décharges dans leur voisinage.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Un des nouveaux panneaux de signalisation à message variable que le ministère des Transports a mis à l'essai cet été près du chantier de l'autoroute 20.Panneaux intelligents cherchent congestion routière ANDRÉ DUCHESNE LA CONGESTION routière vous rend dingue ?Réjouissez-vous ! De plus en plus de panneaux dits intelligents signaleront désormais en temps réel, et des kilomètres à l'avance, les problèmes de circulation aux abords des chantiers.Déployés par le Centre de signalisation du ministère québécois des Transports, ces nouveaux panneaux à messages variables ressemblent à ceux que l'on voit sur les grands axes routiers et aux approches des ponts.Mais ils permettront d'assurer une gestion plus dynamique de la circulation à proximité des grands chantiers routiers.« Dès l'an prochain, ils fonctionneront à l'aide de bornes de détection.Installés à distance égale les uns des autres, ces senseurs seront en mesure de détecter le niveau de congestion et d'envoyer un signal radio aux panneaux », explique le directeur général du Centre, Claude Marquis.Les messages se modifieront en temps réel, en fonction de la congestion.Celle-ci se calculera entre autres par la vitesse détectée des voitures.Cet été, le Centre de signalisation a mis six panneaux à l'essai autour du chantier de l'autoroute 20, à la hauteur de Sainte-Julie.Deux se trouvent sur l'autoroute en direction est près du pont de l'île Charron, deux autres en direction ouest près du pont de la rivière Richelieu et les deux derniers sur l'autoroute 30, à proximité de la jonction de la 20.« Pour l'instant, ils ne sont pas reliés à des bornes de détection.Ces sont des patrouilleurs du ministère des Transports qui font le constat de la congestion et en informent les préposés du centre de communication de Montréal », ajoute M.Marquis.Ces derniers modifient le message des panneaux via un téléphone cellulaire.L'installation de panneaux intelligents fait partie intégrante de la nouvelle politique de signalisation des travaux routiers adoptée par le MTQ depuis deux ans.Au ministère, on croit que cette nouvelle technologie permettra d'assurer un meilleur flux des véhicules près des chantiers.« On doit avouer que par le passé, notre stratégie de signalisation a parfois été déficiente.Pour améliorer la situation, on se colle à la technologie », indique Luc Bergeron, directeur régional pour la région de Québec.La politique se caractérise aussi par l'introduction de nouveaux panneaux annonçant les traverses d'écoliers et d'autres panneaux faits d'aluminium et enduits d'une pellicule fluorescente orange qui les rend plus visibles de loin.Seulement 6090 $ C'est d'ailleurs l'introduction de ces nouveaux produits qui a conduit le ministère à vendre à l'encan cette semaine 1125 panneaux de signalisation ne correspondant plus à ses exigences, leur pellicule réfléchissante étant de moindre qualité.L'encan, qui a eu lieu mardi matin, n'a pas connu beaucoup de succès.Seulement 13 personnes y ont participé.Et si 495 des 624 lots ont trouvé preneurs, la direction des achats du Conseil du Trésor, chargée de la vente, n'a récolté que 6090 $.« La valeur marchande des panneaux neufs est d'environ 105 000 $ », spécifie Claude Marquis.Et la majorité étaient justement neufs.Ou presque.C'est le changement de politique au ministère qui a fait qu'on ne les a pas utilisés.M.Marquis insiste d'ailleurs pour dire que ces panneaux sont encore tout à fait conformes aux normes en vigueur.Une seule municipalité a fait acte de présence à l'encan, les autres intéressés étant des entrepreneurs privés en signalisation ou des tôliers.La direction des achats du Conseil du Trésor tentera maintenant d'écouler les panneaux restants dans un seul lot.Le lait, une denrée rare dans les banques alimentaires CLAUDE-V.MARSOLAIS LES BANQUES alimentaires qui approvisionnent les organismes de charité sont la plupart du temps à court d'aliments protéinés et plus particulièrement de lait, même si le Québec en est le plus grand producteur au Canada.La directrice de Moisson Montréal, Marcèle Lamarche, déplore que les producteurs de lait québécois, malgré certains engagements, n'aient pas été en mesure de mettre sur pied un système de distribution gratuite de lait aux banques alimentaires.« En Ontario, les producteurs laitiers, par leurs associations, se sont engagés à donner l'équivalent d'une heure de production par mois de lait de consommation qui sort des usines de transformation », note-t-elle.En fait, ce système exige la collaboration des producteurs, des transporteurs et des usines de transformation du lait cru.Mme Ainsley Morris, porte-parole de l'Association canadienne des banques alimentaires affirme que le système fonctionne très bien depuis quelques années et que le lait est ainsi distribué aux familles avec enfants dans le besoin.À la Fédération des producteurs de lait du Québec, Jean Vigneault soutient que les producteurs d'ici ont adopté, il y a deux ans, une résolution qui va dans le même sens que celle des producteurs ontariens, mais que les deux grands joueurs de la transformation du lait, Parmalat et Natrel, n'ont pas donné suite à cette décision en assumant notamment les frais reliés à l'emballage du produit et son transport.Malgré cette absence de collaboration, la Fédération des producteurs de lait fait tous les ans un don de 20 000 litres de lait aux banques alimentaires durant la période de Noël.De plus, grâce à la Fondation OLO (pour oeuf, lait et orange), une somme de 50 000 $ est versée aux banques alimentaires pour l'achat de ces denrées en vue de leur distribution aux femmes enceintes démunies.La Presse révélait hier que trois millions de Canadiens se nourrissent mal par manque d'argent.Ce sont surtout les bénéficiaires de l'aide sociale qui sont placés en situation d'insécurité alimentaire.Les dons de nourriture sont donc un enjeu majeur dans notre société.Conscient du problème, Centraide verse une aide financière à Moisson Montréal et au Centre de distribution alimentaire de la Rive- Sud, les deux banques alimentaires de la région, et participe au financement d'une multitude d'organismes de soutien alimentaire ou qui offre une activité alimentaire comme par exemple la restauration, les cuisines communautaires, etc.De leur côté les banques alimentaires recueillent tous les dons de nourriture de l'industrie agroalimentaire et des maraîchers de la région.Moisson Montréal manipule quelque 80 tonnes de nourriture quotidiennement qui sont alors redistribuées auprès de 275 organismes.Mme Lamarche, de Moisson Montréal, souligne que sa banque est constamment à court de denrées non périssables comme les conserves et des aliments protéinés.Outre le lait, la viande, les légumineuses, le fromage et les aliments pour bébé manquent la plupart du temps.« Parfois, dit-elle, nous recevons une vingtaine de cageots de laitues, mais il nous manque la vinaigrette pour l'accompagner.» L'Accueil Bonneau qui vient en aide aux sans-abri en préparant des repas, s'approvisionne en partie auprès de Moisson Montréal, mais l'organisme s'appuie sur un réseau de cultivateurs afin d'obtenir des légumes et des fruits.« Il y a des jours où ça arrive juste, confie la directrice, Nicole Fournier, particulièrement durant l'été, notre plus grosse saison, alors que l'on prépare 700 repas par jour.» Les banques alimentaires ne sont pas prêtes à fermer boutique parce que, de l'avis de Mme Lamarche, la pauvreté continue de grandir en nombre et dans ses manifestations comme la malnutrition, l'isolement, l'absence de loisir, etc. 5LP0699C0817 5LP0699C0817 ZALLCALL 67 11:27:08 08/21/01 B C6 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 5LP0702A0817 Vendredi A7 R 5LP0702A0817 ZALLCALL 67 01:04:06 08/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 A7 428$ 528$ dumoulin-direct.com 688$ dumoulin-direct.com 788$ dumoulin-direct.com 798$ dumoulin-direct.com F65 28-80 Appareil 35mm Reflex Zoom 28-80mm Programmations multiples Mesure matricielle 3D Modes auto.et manuel Pronea S Kit Zoom 30-60mm Flash intégré 6 modes de programmation Priorité vitesse et ouverture ELAN II Kit Appareil 35mm Reflex 28-80mm zoom Programmations multiples Mode auto.et manuel Choix de 3 posemètres F5-Appareil reflex 35mm professionnel 8 images par seconde en autofocus Fiable, rapide et précis Mesure matricielle couleur 3D Flash multicapteur 3D 3188$ dumoulin-direct.com www.dumoulin-direct.com CENTRE-VILLE 2050, boul.St-Laurent (514) 288-7755 (Stationnement facile) LE PLUS GRAND CHOIX! Une division de Les prix et les produits annoncés sont disponibles seulement à cette adresse.Prix en vigueur 7 jours seulement! Les illustrations peuvent différer.F80 28-80 Appareil 35mm automatique Manuel Programmations multiples Mesure matricielle 3D Elan 7 Appareil AF Reflex 28-90 zoom AF 7 cellules sur 35 zones 1/4000 à 30 secondes Boîtier seulement Boîtier seulement F100 - Appareil reflex 35mm semi-professionnel Performances professionnelles Mise au point ultra rapide Système de flash intelligent Mesure matricielle 3D Rebel 3000 Appareil 35mm Reflex Zoom 28-80mm Mise au point automatique Flash incorporé Entraînement automatique dumoulin-direct.com 428$ dumoulin-direct.com 1988$ dumoulin-direct.com Spéciaux l'été! de 2976029A ÉTATS-UNIS La réduction immédiate des gaz polluants sauverait des milliers de vie PAUL RECER Associated Press WASHINGTON \u2014 Pendant que les pays débattent des futures conséquences de l'effet de serre sur le climat, la pollution tue.Pourtant, les technologies actuelles de réduction des gaz polluants permettraient de sauver des milliers de vies au cours des prochaines années, selon une étude américaine qui lance un appel aux responsables politiques.« Nous estimons que la pollution atmosphérique liée à la circulation tue davantage de personnes que les accidents de voiture », explique Devra Lee Davis, professeur à la faculté Heinz de gestion et de politiques publiques de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, qui a dirigé l'étude publiée dans la revue Science.L'ozone, les particules, le dioxyde de carbone et les autres polluants issus de la combustion des carburants constituent déjà un risque pour la santé publique, prévient- elle.La combustion du gazole et du charbon sont en effet à l'origine de l'asthme, de maladies cardiaques et pulmonaires qui provoquent des décès prématurés.Devra Lee Davis et les quatre coauteurs de l'étude ont enquêté sur les effets de la pollution liée aux carburants fossiles sur la santé publique et le taux de mortalité de quatre villes, Sao Paulo au Brésil, Mexico, Santiago-du-Chili et New York.D'après eux, les technologies disponibles actuellement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre permettraient de sauver 64 000 vies au cours des 20 prochaines années dans ses villes.Elles éviteraient également 65 000 cas de bronchite chronique, sans parler des millions de journées d'arrêt de travail ou de travail restreint.Si l'étude n'a été réalisée que dans quatre villes, ses conclusions s'appliquent vraisemblablement à l'ensemble des agglomérations dans le monde, estiment ses auteurs.Ces données sont d'ailleurs en accord avec les conclusions d'une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui estimait que la pollution de l'air provoquerait environ huit millions de décès dans le monde d'ici 2020.Pourtant « les politiques pour réduire les gaz à effet de serre peuvent apporter des bénéfices substantiels et immédiats aux trois milliards de personnes qui vivent actuellement dans des zones urbaines dans le monde », assurent les auteurs de l'étude.Et il ne s'agit pas « de technologies futuristes », selon le professeur Davis.« Si les technologies dont nous disposons actuellement étaient adoptées rapidement, elles auraient un effet immédiat sur la santé publique.» Première sortie pour les astronautes de Discovery Associated Press HOUSTON \u2014 Deux membres de l'équipage de la navette américaine Discovery ont fait une sortie dans l'espace hier pour installer un conteneur rempli de réserves d'ammoniaque et pour préparer une expérience à l'extérieur de la SSI.La première mission des astronautes américains Daniel Barry et Patrick Forrester durant leur sortie de six heures dans l'espace était d'extraire le conteneur de la soute de la navette.D'un poids total de 630 kilogrammes, le conteneur contient 270 kilogrammes d'ammoniaque, destinés à réalimenter le système de refroidissement de la station spatiale internationale en cas de fuite.Le commandant de Discovery, Scott Horowitz, a attrapé le conteneur à l'aide du bras robotisé de la navette avant le début de la sortie dans l'espace.Une fois les astronautes accrochés au conteneur, il a déplacé le bras robotisé jusqu'à un support maintenant les panneaux solaires géants de la SSI.Horowitz devait alors remettre le conteneur aux astronautes, qui devaient le placer sur le support, puis relier ses radiateurs au système électrique de la station spatiale.Une fois cette mission accomplie, les deux astronautes américains devaient sortir de la soute deux conteneurs de la taille d'un porte-document, renfermant environ 1500 échantillons, allant de graines et de spores à des détecteurs divers et autres polymères.Après avoir été placés sur une rampe, les conteneurs doivent être ouverts pour déterminer comment les différents matériaux réagissent à l'exposition dans l'espace.Une deuxième sortie dans l'espace est prévue cette semaine pour l'équipage de Discovery, avant que la navette ne soit détachée de la SSI.Photo NASA Les astronautes Daniel Barry et Patrick Forrester durant leur sortie de six heures dans l'espace hier.OUVERT 7 JOURS SUR 7.HEURES D'OUVERTURE : LUNDI, MARDI ET MERCREDI : 9H À 18H JEUDI ET VENDREDI : 9H À 21H SAMEDI : 9H À 17H DIMANCHE : 11H À 17H MONTRÉAL > 7566, rue Saint-Hubert (Métro Jean-Talon) (514) 271-1118 SAINT-LÉONARD > 6725, rue Jean-Talon Est (face au Super C) (514) 259-2800 LASALLE > 7401, boul.Newman (Carrefour Super C) (514) 363-6789 DOLLARD-DES-ORMEAUX > 3163, boul.des Sources (Galeries des Sources) (514) 421-5395 / 990-6859 LAVAL > 3607, autoroute 440 O.(450) 682-4090 LONGUEUIL > 3595, chemin de Chambly (450) 646-7512 BROSSARD > 7535, boul.Taschereau (450) 443-2163 ST-JEAN-SUR-RICHELIEU > Décocentre Bouvreuil, 100, rue Moreau (450) 349-0066 GRANBY > 633, rue Dufferin (voisin de Meubles Gémo et Dumoulin) (450) 372-3333 SAINT-JÉRÔME > 1147, boul.J.-Baptiste Rolland (voisin du Méga-Centre) (450) 432-3008 JOLIETTE > 95, rue Baby (voisin de Bruneau Électrique) (450) 759-5229 TROIS-RIVIÈRES > 3125, boul.des Récollets (face au Costco) (819) 697-3125 GATINEAU > 425, boul.Maloney Est (voisin du Meubleur Angèle) (819) 643-9800 OTTAWA > 2685 Iris Street (Pinecrest Shopping Centre) (613) 828-4033 CENTRE DE LIQUIDATION SAINT-LÉONARD > 5100, boul.des Grandes-Prairies (514) 322-8595 (Livraison non incluse) AUSSI À CHICOUTIMI, QUÉBEC ET SHERBROOKE.Maintenant à St-Jean-sur-Richelieu Aucun dépôt, aucun intérêt avant 2003, si payé en totalité avant le 12 janvier 2003 sur appareils sélectionnés de marques GE, GE Profile, LG, et que chaque mensualité ait été payée à échéance.Le financement 2003 peut être combiné à l'offre de rabais sur les produits sélectionnés des marques ci-haut mentionnées, mais ne peut être jumelé à aucune autre promotion.Les photos peuvent différer des modèles en magasin.Détails en magasin.Offres valables jusqu'au 26 août 2001.Non valable au Centre de liquidation.\u2020 Si vous trouvez le même article annoncé à plus bas prix ailleurs, nous vous rembourserons la différence, et ce, jusqu'à 60 jours après votre achat, sur présentation d'une publicité concurrente en vigueur à ce moment, par un détaillant autorisé, et uniquement sur le même modèle.Zéro dépôt Zéro inatévraêntt intérêt sur les marques : avant 74999$ PROTECTION DE PRIX 60 jours après achat LAVE-VAISSELLE MOFFAT Encastré (015990) RÉFRIGÉRATEUR FRIGIDAIRE 20,5 PI.CU.(017087) MICRO-ONDES À HOTTE INTÉGRÉE LG 1,5 pi.cu.(016997) MICRO-ONDES HAIER 1 pi.cu.Acier inoxydable (018098) RÉFRIGÉRATEUR DE BAR HAIER 4 pi.cu.Acier inoxydable (014501) 84999$ -100$ 69999$ 84999$ -150$ 29999$ 34999$ - 50$ 29999$ 39999$ -100$ 28999$ 32999$ VALEUR DE 70$ VALEUR DE 60$ Capacité extra large (900228) ENSEMBLE LAVEUSE/SÉCHEUSE Plein camion sur les bas prix ! Autres modèles à partir de 16999$ Autres modèles à partir de 9999$ 2953256A 5LP0801A0817 a08 vendredi 17 aout 5LP0801A0817 ZALLCALL 67 00:58:50 08/17/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 MONDE Militants libanais anti-syriens devant le Tribunal militaire EXPRESS INTERNATIONAL Macédoine Déploiement de l'OTAN UN POLICIER MACÉDONIEN a été tué hier par un franc-tireur de la guérilla albanaise de l'UCK, à la veille de l'arrivée en Macédoine des premiers éléments d'une force de l'OTAN chargée de superviser le désarmement volontaire de l'UCK.À Londres, le ministère britannique de la Défense a annoncé qu'un premier contingent britannique partirait aujourd'hui pour la Macédoine, pour y installer le quartier général de l'opération de l'OTAN.Le feu vert final pour cette opération est attendu au mieux à la fin de la semaine après une évaluation de la situation sur le terrain par les militaires britanniques.Au total, 3500 soldats de l'OTAN doivent se rendre en Macédoine.Une source occidentale à Skopje a estimé que les rebelles devraient remettre « entre 2300 et 2500 armes » au cours de cette opération baptisée « Récolte essentielle ».\u2014 d'après AFP Zimbabwe Blancs détenus LA HAUTE COUR du Zimbabwe a annoncé hier le report de sa décision au sujet d'une demande de remise en liberté sous caution de 21 fermiers Blancs et a libéré quatre journalistes, dans deux affaires distinctes concernant la très contestée réforme agraire.Les fermiers, accusés d'avoir attaqué des occupants Noirs à Chinhoyi, à 100 km au nord-ouest de Harare, sont détenus depuis le 7 août.Ces affrontements avaient déclenché une série de pillages de fermes dans les localités proches de Chinhoyi.Les quatre journalistes, à l'emploi du Daily News, seul quotidien indépendant du pays, ont été arrêtés mercredi, accusés d'avoir répandu de fausses informations concernant l'implication de la police dans les nombreux pillages de fermes appartenant à des Blancs dans le nord-est du pays.\u2014 d'après AFP Afrique du Sud 50 000 manifestants ENVIRON 50 000 MANIFESTANTS ont protesté hier dans le centre de Johannesburg contre les projets gouvernementaux de privatisation des entreprises publiques, à l'appel de la centrale syndicale COSATU.Le président de la COSATU, Willie Madisha, s'est adressé à la foule devant le siège de l'entreprise publique d'électricité sud-africaine Eskom.Il a estimé que les privatisations prévues pour Eskom, ainsi que pour Transnet (transports) et Telkom (télécommunications) allaient à l'encontre des intérêts des salariés.La COSATU est une alliée de toujours du Congrès national africain (ANC), au pouvoir.Mais ses critiques se font de plus en plus vives contre la politique économique du gouvernement, jugée trop libérale.\u2014 d'après AFP Russie Autre revers en Tchétchénie L'ARMÉE RUSSE A reconnu hier avoir subi un revers en Tchétchénie avec la perte d'un hélicoptère, abattu lors d'une attaque qui a fait deux morts et qui témoigne de la recrudescence des activités rebelles 22 mois après l'intervention des forces fédérales dans la république indépendantiste.L'hélicoptère a été la cible de tirs au lance-grenades près de la localité de Tsa-Vedeno, située dans une zone montagneuse du sud-est de la république, où les rebelles ont intensifié leurs activités ces derniers jours, selon les sources russes.C'est la première fois depuis plus d'un an que les Russes admettent la perte d'un hélicoptère à la suite d'une action rebelle.\u2014 d'après AFP Irak L'opposition émet UNE ORGANISATION DE l'opposition irakienne financée par les États-Unis a commencé à émettre des programmes de télévision à destination de l'Irak, ont annoncé hier des responsables américains à Washington.Le Congrès national irakien (INC), qui coiffe plusieurs organisations d'opposants au président Saddam Hussein, a entrepris mercredi la diffusion de programmes 24 heures sur 24, au nombre desquels des émissions d'informations et de divertissement (sports, cinéma).TV Liberty émet huit heures de programmes en arabe, qui sont répétées trois fois en 24 heures.Le financement de ces programmes se monte à 2,7 millions de dollars US fournis par Washington.\u2014 d'après AFP Timor Crimes graves LA MAGISTRATE BRÉSILIENNE Elois da Sousa a pris hier ses fonctions de Procureur de la section spéciale des crimes graves au Tribunal de Dili, au Timor oriental.Cette section, qui compte neuf procureurs dont un Timorais, est notamment saisie des accusations de crime contre l'humanité perpétrés par les milices pro-indonésiennes en 1999 lors du référendum sur l'indépendance.Le bureau du Procureur général du Tribunal a présenté devant la section cette semaine quatre dossiers d'accusations visant quatre anciens membres d'une milice pro-indonésienne.Les quatre hommes seraient les responsables présumés de l'assassinat de sept civils et de la déportation de quelque 15 000 personnes de la région de Same (sud-ouest) vers le Timor occidental.\u2014 d'après AFP d'après AFP BEYROUTH \u2014 Soixante-dix-sept militants chrétiens anti-syriens accusés de crimes passibles de peines de prison de 3 à 15 ans ont été déférés, hier, devant le Tribunal militaire de Beyrouth, a-t-on appris de source judiciaire.Parmi eux figurent notamment le coordonnateur du Courant patriotique libre (CPL du général Michel Aoun, qui vit en exil à Paris), le général à la retraite Nadim Ltaïf, ainsi que le responsable étudiant du parti interdit des Forces libanaises (FL), Salman Samaha, sept avocats, un ingénieur et un médecin, a-t-on précisé.Le juge d'instruction militaire Abdallah Hajj les accuse notamment « d'actions, d'écrits et de plans susceptibles de brouiller les relations avec un État frère (la Syrie) et d'affaiblir le sentiment national » ainsi que d'« atteinte à la réputation des armées libanaise et syrienne ».Plus de 200 militants chrétiens anti-syriens ont été arrêtés depuis le 5 août.Par ailleurs, le gouvernement libanais s'est dit déterminé hier à « demander des comptes » aux responsables des « abus injustifiés » lors des rafles, au cours d'une réunion présidée par le premier ministre Rafic Hariri.« Nous ne pouvons nous taire face aux énormes abus injustifiés qui ont porté atteinte à la réputation du Liban et à tout ce que prône le régime », a déclaré le ministre de l'Information, Ghazi Aridi, au terme de la réunion, tenue en l'absence de six ministres proches du président Emile Lahoud.Des opposants libanais ont annoncé hier la mobilisation pour les libertés après les arrestations.Une quinzaine de formations politiques et d'associations professionnelles ont pris part à un congrès à Beyrouth auquel ont participé côte à côte des leaders chrétiens et musulmans comme l'ancien président Amine Gemayel, Dory Chamoun et le chef druze Walid Joumblatt.Étaient également présents une douzaine de députés, dont des membres du bloc du chef du gouvernement Hariri, et les principales associations professionnelles \u2014 avocats, ingénieurs, médecins et presse.Les participants ont appelé à la constitution d'un front pour la défense des libertés publiques « face à la militarisation du régime ».Ils ont demandé au gouvernement de ramener les services de sécurité sous sa tutelle et exhorté les magistrats à « refuser de servir de paravent au pouvoir politique ».Joumblatt a par ailleurs affirmé hier que le gouvernement libanais allait « exploser tôt ou tard » après le « coup d'État sans effusion de sang » mené selon lui par les services de sécurité contre le Parlement et le gouvernement.« Le Conseil des ministres, qui était extrêmement faible, est fini.Ce n'est pas la stature de la présidence du Conseil qui a reçu un coup, mais le Conseil des ministres », a-t-il déclaré dans une entrevue au quotidien As- Safir.Les principales formations pro-syriennes ont publié un communiqué commun soutenant les mesures telles les arrestations.Le président du Parlement, Nabih Berri, chef du mouvement chiite Amal, a rejeté en bloc les critiques de l'opposition, affirmant que les arrestations n'affectaient pas l'autorité des pouvoirs législatif et exécutif.Amal, pro-syrien, a mis en garde contre l'exploitation du thème des libertés par « Israël et ses collaborateurs » alors que le Hezbollah intégriste chiite s'est contenté d'insister sur la nécessité d'une « position unifiée autour de l'hostilité au sionisme afin qu'il ne se répande pas de nouveau » au Liban.Hariri, qui n'avait pas caché son irritation pour n'avoir pas été informé des rafles a été reçu, hier, à Damas par le président syrien Bachar al-Assad.Interrogé sur ces entretiens à l'issue de la réunion du gouvernement, Hariri les a jugés « positifs » et a annoncé qu'il était dès aujourd'hui en congé pour dix jours, « une preuve que l'atmosphère est bonne ».Bachar al-Assad avait auparavant affirmé son soutien au président libanais Émile Lahoud et au chef de l'armée libanaise, Michel Souleiman, dont les services avaient mené les arrestations après avoir obtenu le feu vert du ministre de l'Intérieur, Elias Murr, gendre de Lahoud.Israël ouvert aux observateurs, mais sous un contrôle américain JOONEED KHAN ISRAËL EST OUVERT à l'envoi d'observateurs au Proche- Orient, mais seulement si les Américains sont l'élément «unique ou dominant» d'une telle force, a indiqué hier l'ambassadeur de l'État hébreu en France, Élie Barnavi.Les Palestiniens, disposant d'un vaste soutien, réclament à cor et à cri des observateurs de l'ONU, requête qu'ils vont formuler de nouveau devant le Conseil de sécurité qui s'apprête à se réunir d'urgence à leur demande.Les Américains ne se sont pas emballés, affirmant qu'il fallait «l'accord des deux partis », et Israël s'y opposait farouchement jusqu'ici.En mars dernier, Washington avait opposé son veto au Conseil de sécurité à l'envoi d'observateurs au Proche- Orient.Mais à son dernier sommet à Gênes, le G8 a recommandé l'envoi d'observateurs dans la région.«Je n'exlus pas qu'une force quelconque dans un avenir proche puisse être montée, mais où les Américains doivent être ou bien l'élément unique ou bien l'élément dominant.De toute façon, il faudra l'accord des deux parties», a dit Barnavi sur RTL.«Ce dont nous nous méfions, c'est d'une force d'observateurs internationaux », a-t-il expliqué.«Nous avons peur qu'une force pareille nous lie les mains car elle contrôlera plus facilement ce qui est contrôlable, c'est-à-dire les opérations d'Israël, mais pas du tout celles d'organisations dissidentes.Et donc là, on se retrouvera dans une situation complétement déséquilibrée», a-t-il poursuivi.Les États-Unis ont averti mercredi qu'ils ne souhaitent pas une intervention de l'ONU dans la crise au Proche-Orient, mais le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Maher, a déclaré hier que Washington ne voyait pas d'objection à la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.Maher a fait cette déclaration à la presse après s'être entretenu au Caire avec l'émissaire américain David Satterfield.À Washington, où il mène une mission égyptienne de haut niveau, Oussama al- Baz, conseiller politique du président Hosni Moubarak, a réclamé «des observateurs qui seront en mesure de contrôler la situation sur le terrain», car «l'argument de laisser la situation aux parties a échoué, et conduit à la poursuite de l'escalade ».«La spirale de la violence est en train de s'emballer et les extrémistes des deux bords gagnent du terrain», a-t-il poursuivi.La menace d'une opération israélienne dans la zone autonome de Bethléem persistait toujours hier et l'armée a aussi renforcé son dispositif à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.Mais lors d'un entretien téléphonique avec le président américain George W.Bush, le premier ministre israélien s'est engagé à «ne pas se lancer dans une escalade et à ne pas conduire la région à la guerre», a indiqué le bureau d'Ariel Sharon.Sharon a toutefois réaffirmé, selon la même source, l'intention d'Israël de poursuivre ses «actions préventives» en référence à l'assassinat de présumés militants palestiniens.Israël n'a pas l'intention d'occuper à nouveau les territoires palestiniens, a dit le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres (travailliste) dans une interview à la chaîne MSNBC.Sharon, qui veut se protéger d'un éventuel retrait du parti travailliste de sa coalition, négocie l'entrée du Parti du centre (cinq députés ex-likoudistes) et du parti ultra-nationaliste religieux (PNR, cinq sièges) dans son cabinet.Il est soutenu actuellement par une coalition de huit partis, ce qui lui assure une majorité de plus de 70 députés sur 120.Photo Reuters Un jeune Palestinien, comme ses aînés, assiste impuissant à l'invasion des terres de sa famille par des colons juifs qui, cette semaine, ont ajouté six maisons-mobiles à leur colonie de Negohot, en Cisjordanie.REPÈRES/AMÉRIQUE CENTRALE Bruits de bottes et soupçons d'espionnage JACQUES LANUSSE-CAZALE Agence France-Presse SAN JOSÉ \u2014 Des différends frontaliers, sur fond d'espionnage militaire, ont envenimé ces dernières semaines les relations diplomatiques entre plusieurs pays d'Amérique centrale, le Honduras étant accusé par ses voisins du Salvador et du Nicaragua d'être le principal responsable des ces nouvelles tensions.La crise s'est accentuée cette semaine avec l'expulsion par le Honduras de deux militaires de l'ambassade du Salvador à Tegucigalpa, accusés d'espionnage.Dans un même temps, l'état-major de l'armée nicaraguayenne a affirmé que le Honduras avait renforcé son arsenal militaire et qu'un plan d'invasion était déjà élaboré.Ce regain de tension entre des pays qui ont déjà vécu de multiples conflits frontaliers, intervient alors que des élections présidentielles seront organisées le 4 novembre au Nicaragua et le 25 novembre au Honduras.« Nous savons que le Honduras se prépare à mener une opération militaire contre le Nicaragua et que son armée a renforcé pour cela son arsenal militaire », a déclaré hier le porte- parole de l'état-major de l'armée nicaraguayenne, Ramon Arnesto Soza.Le colonel Soza a précisé que le Honduras avait dépensé plus d'un million de dollars dans l'acquisition de 5000 à 10 000 fusil d'assaut M-16, d'équipements de transmission satellitaires, de radars tactiques, d'armements anti-aériens, de 10 000 masques à gaz et de plusieurs véhicules antimine.Les affirmations du colonel Soza ont été immédiatement qualifiées « de pure invention » par son homologue de l'armée honduraine, le colonel Carlos Andino.« Nous ne disposons pas d'argent pour acheter du matériel sophistiqué, car la totalité du budget est destinée à la reconstruction, après les dégâts causés par le passage de l'ouragan Mitch en novembre 1998 », a expliqué le colonel Andino.Pourtant, des différends sur les limites des eaux territoriales de la côte caraïbe existent bel et bien entre ces deux pays, au point que l'Organisation des États américains (OEA) effectue actuellement une mission dans cette région pour s'assurer du respect par les deux pays des limites qui ont été définies.Le Nicaragua, qui s'estime lésé, a d'autre part déposé un recours devant la Cour internationale de justice de La Haye et a imposé, depuis un an, une taxe de 35 % à tous les produits importés du Honduras.En procédant à l'expulsion de deux militaires salvadoriens en poste à Tegucigalpa, le Honduras a également réactivé les tensions avec son « frère-ennemi », le Salvador.Ces deux pays, qui s'étaient affrontés en 1969 pour un problème frontalier dans une guerre éclair qui fit 5000 morts et 100 000 réfugiés, se livrent à présent à une guerre d'espionnage qui laisse libre cours à toutes les rumeurs.Ainsi, après les deux tremblements de terre qui ont frappé le Salvador au début de l'année, des militaires du Honduras sous le prétexte de participer aux opérations de secours, auraient surtout recueilli sur le terrain des informations sur l'emplacement des installations militaires salvadoriennes et des centres de communication ou encore sur l'état des routes aux abords de la frontière.Le Honduras a invité les autorités salvadoriennes à consulter les documents confidentiels retrouvés en possession des deux militaires et qui ont motivé leur expulsion, des affirmations constestées par le gouvernement du président salvadorien Francisco Florès, qui a réclamé hier une réunion d'urgence avec son homologue hondurien. 5LP0901A0817 a9 vendredi 5LP0901A0817 ZALLCALL 67 00:56:12 08/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 A9 FORUM Des grappes aux chantiers a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Il y avait 13 grappes, il y a neuf chantiers.On retrouve, dans le programme présenté hier par le candidat à la mairie Gérald Tremblay, un peu de la forme et du ton de la stratégie industrielle qu'il avait dévoilée à titre de ministre, il y a dix ans.Il y a ce même souci d'ordre, ce même volontarisme.Mais là où la stratégie industrielle était mobilisatrice par sa clarté et sa simplicité, le programme d'orientation politique de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCIM) manque d'une.orientation précise.Amalgame d'individus de divers horizons, l'Union a tendance à promettre tout à tout le monde.Quand ce n'est pas tout et son contraire.Plutôt que de lancer ses promesses à tort et à travers, M.Tremblay a regroupé ses engagements dans des « grands chantiers ».Cette façon de faire a le mérite d'être ordonnée, et potentiellement mobilisatrice.Juste à lire le document, on voit qu'une administration Tremblay changerait de la gestion en coups de tête du maire Bourque.Cela dit, chaque chantier construit un monument de voeux pieux.On promet d'« analyser le système de taxation de Montréal », de favoriser la prévention de la criminalité, d'« améliorer l'accessibilité des équipements sportifs », de lancer un « vaste effort » de réhabilitation des infrastructures, d'assurer « un service rapide et efficace » de déneigement, de favoriser le transport en commun, etc.Le tout, évidemment, sans augmenter le fardeau fiscal.Où trouvera-t-on l'argent ?Par quoi commencera-t-on ?M.Tremblay parle beaucoup de partenariat.Et il répète : « Ça va marcher ! » Cent jours après son accession à la mairie, il convoquerait un Sommet de Montréal, chargé de « créer des consensus sur les priorités d'action ».L'idée est bonne car un Sommet permettrait aux acteurs de la nouvelle ville de se connaître et de se rallier à des objectifs communs.Mais le volontarisme du candidat frise parfois la naïveté.Croit-il vraiment que le Syndicat des cols bleus veuille « orienter la culture de travail vers la responsabilisation, la fierté du travail bien fait et le respect des personnes » ?Ou que les adversaires des fusions seront « tellement contents » qu'ils en oublieront la défusion promise par Jean Charest ?L'UCIM prêche la « démocratie participative », puis promet que « la consultation ne ralentira pas le processus décisionnel.» Il y là une incohérence manifeste : il est dans la nature de la « démocratie participative » de ralentir le processus décisionnel.\u0001 \u0001 \u0001 Quoi qu'il en soit, le programme de Gérald Tremblay témoigne d'une maîtrise certaine des dossiers.Sa candidature est maintenant assise sur un plan d'action crédible.L'UCIM y confirme sa volonté de décentralisation.Le parti ne précise pas ce que ça voudra dire au-delà de ce qui est déjà prévu par la loi 170, mais tout indique que les arrondissements auraient plus d'autonomie sous une administration Tremblay que sous une administration Bourque.On retrouve aussi dans le document de M.Tremblay beaucoup de phrases creuses (« Essentiellement, la ville de Montréal est un archipel sur le Saint-Laurent »), parsemées d'expressions très 21e siècle (« une plate-forme multimodale du savoir »).Il faudra s'assurer pendant la campagne électorale qu'au-delà du vocabulaire, les « grands chantiers » aboutissent à des engagements concrets, cohérents, et réalistes.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés DOCUMENT « L'arrondissement sera la cellule opérante de l'administration montréalaise » Nous publions ici un extrait du Programme d'orientation politique rendu public hier par le chef de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal (UCIM), Gérald Tremblay.LE PHÉNOMÈNE de l'identité comporte de multiples facettes.Ce qu'une personne considère comme son identité est un sentiment d'appartenance forgé par les expériences successives de sa vie.Le débat sur l'identité dans le contexte des fusions municipales ne peut pas être ignoré, pas plus qu'il ne doit voiler les multiples avantages qui découleront de la mise en commun des expertises et des savoirfaire que l'on retrouve aux quatre coins de l'île.Cela étant posé, nous considérons comme légitime le désir des Montréalaises et des Montréalais de conserver les symboles de leurs communautés respectives.Cellesci forment une grande part de leur héritage culturel et, en même temps, participent au patrimoine collectif de la nouvelle métropole.Il nous appartiendra de maintenir, d'améliorer ou de créer les lieux symboliques de l'identité de chaque arrondissement : la mairie d'arrondissement, la maison de la culture, les bibliothèques, les espaces dédiés au développement communautaire, les bureaux d'information aux citoyens, les lieux de loisir ou de sport, etc.Dans tous les cas, la valorisation de l'identité de chaque arrondissement passera par l'appropriation de l'arrondissement par sa population.La décentralisation La façon dont la nouvelle métropole sera gérée dépendra de la compétence du maire et de son équipe, de même que des pratiques démocratiques qu'ils adopteront.Il serait pour le moins téméraire de confier à l'un des maires les plus centralisateurs de l'histoire de Montréal le soin de réaliser une réforme exigeant une décentralisation massive des pouvoirs de gestion et de prestation des services aux citoyens.Avec l'Union des citoyens et des citoyennes de l'île de Montréal, l'arrondissement constituera la cellule opérante de l'administration montréalaise ; l'efficience de la nouvelle métropole en dépend.Le citoyen y trouvera réponse à ses questions et y aura accès à l'ensemble des programmes gérés par l'administration municipale.Ce sera aux représentants de la Ville de trouver l'information pour le citoyen, si jamais elle n'était pas disponible dans l'arrondissement.Il leur appartiendra d'assurer que jamais un citoyen ne soit ballotté d'un niveau administratif à un autre, ou d'un service à un autre, comme c'est trop souvent le cas actuellement.Une nouvelle approche, plaçant le citoyen au centre de l'administration, sera mise en place.La satisfaction du citoyen devra devenir le premier objectif de tous les employés de la ville.Le défi de la décentralisation est d'être le plus près possible des citoyens \u2014 à la fois dans la prestation des services et dans la définition d'une vision commune pour le développement de la nouvelle métropole.La nouvelle administration de la ville de Montréal devra assumer une mission très exigeante : aménager et gérer un vaste territoire, assurer en français et en anglais des services essentiels à 1 800 000 personnes et oeuvrer au développement économique, culturel, social et communautaire de cette collectivité.Une administration municipale responsable doit veiller à ce que les services soient livrés au meilleur coût possible, tout en assurant leur qualité et leur pertinence.Par exemple, les éboueurs et les responsables de la collecte sélective doivent passer à l'heure prévue, les piscines doivent ouvrir dès les premières chaleurs et leur eau doit être de qualité incontestable, les équipements sportifs et culturels doivent être des lieux communautaires où tous se sentent chez eux, en confiance et en sécurité, les rues doivent être éclairées à la bonne heure, les trous dans la chaussée doivent être réparés dès leur apparition, la neige enlevée dès la fin de la bordée, les gens doivent être accueillis avec le sourire dans les bibliothèques, lesquelles doivent être pourvues de suffisamment de livres pour en faire un véritable lieu de diffusion de la culture, etc.Le redressement des finances Chaque année depuis 1995, l'administration montréalaise doit solliciter du gouvernement du Québec les sommes pour combler son déficit.Cette pratique doit cesser.La réforme municipale est l'occasion de faire le ménage dans cette improvisation permanente et d'innover.La future administration doit avoir les moyens d'assainir les finances de la ville.Le problème financier de Montréal est complexe : sa fiscalité ne bénéficie que fort marginalement de l'économie montréalaise ; son assise fiscale, basée sur le foncier (taxes sur les propriétés privées et enlieux de taxe sur les propriétés publiques), est trop étroite et a atteint ses limites ; le service de sa dette accapare 20 % du budget annuel ; et ses dépenses croissent plus rapidement que ses revenus.En plus, dès le mois de mai 2002, la nouvelle ville fera face à un autre enjeu de taille : la négociation de la première convention collective de ses quelque 22 000 employés.Il importe que cette négociation soit menée de façon sereine, afin d'en arriver à une entente équitable et acceptable pour les employés et leur employeur, les contribuables montréalais.Le travail d'assainissement des finances de Montréal devra se faire dans le respect des valeurs de chacun, de la capacité de payer des contribuables, et des règles édictées par la loi 170 et le Code du travail québécois.Cela signifie qu'il sera nécessaire de donner à la nouvelle métropole de nouvelles sources de revenus.Les taxes municipales Lorsque nous parlons de taxes municipales, nous entendons la taxe sur la propriété, c'est-à-dire la taxe foncière.Essentiellement, deux facteurs liés interviennent pour déterminer le montant de cette taxe : la valeur de la propriété et le taux de taxation.Par exemple, si la valeur de la propriété augmente et si le taux diminue, le montant de la taxe (la facture au contribuable) restera au même niveau.L'évaluation foncière, c'est-àdire la détermination de la valeur des propriétés, est une procédure technique basée sur les transactions commerciales ; elle peut augmenter si le marché immobilier est à la hausse ou si le propriétaire effectue des travaux d'amélioration de sa propriété, etc.Par contre, la détermination du taux de taxation est un geste politique.Indépendamment du budget que pourrait présenter le Comité de transition, nous n'augmenterons pas la charge fiscale globale des contribuables.Cet engagement est lié à celui de ne pas baisser la qualité des services municipaux.Qu'ils soient propriétaires d'une résidence, commerçants ou locataires (par l'intermédiaire du loyer payé au propriétaire), les contribuables doivent planifier leur propre budget.À juste titre, ils refusent que leurs taxes municipales fluctuent de façon désordonnée et déstabilisent leur ménage ou leur entreprise.Ils ont horreur des mauvaises surprises.Afin d'introduire une grande stabilité et une plus grande équité en matière fiscale, nous analyserons le système de taxation de Montréal, le réviserons si cela s'avérait nécessaire et mettrons en place un mécanisme de planification financière à long terme.(.) Le sursis Gérald Tremblay a g r u d a @ l a p r e s s e .c a Les bourreaux du Texas ont eu droit à un jour de congé.La cour d'appel de cet État a bloqué l'exécution de Napoleon Breazley, qui a commis un meurtre à l'âge de 17 ans.Ce cas force la justice américaine à remettre en question une pratique de plus en plus contestée : l'exécution de criminels juvéniles.De nombreux traités internationaux bannissent cette pratique.Selon Amnistie Internationale, seulement trois pays ont exécuté des délinquants juvéniles depuis quatre ans.L'Iran, la République du Congo.et les États-Unis.Très contestée dans les années 60, la peine de mort a été déclarée constitutionnelle en 1976 par la Cour suprême américaine.En 1989, celle-ci statuait que la peine capitale pouvait être administrée aux mineurs et aux déficients intellectuels.Aujourd'hui, 38 États pratiquent la peine de mort et 23 exécutent des délinquants mineurs.Le Texas est le champion toutes catégories en ce domaine et ses couloirs de la mort comptent 31 assassins qui n'avaient pas atteint la majorité au moment de commettre leur crime.Jusqu'à maintenant, la justice américaine était plutôt insensible à l'opprobre que suscitent ces condamnations.Mais l'histoire de Napoleon Breazley a tous les éléments pour lui imposer un solide examen de conscience.Napoleon n'avait aucun passé criminel, il regrette son crime et toute son histoire traîne un lourd parfum de discrimination raciale.À 17 ans, il était la coqueluche de son high school.Président de classe, vedette de son équipe de football, Napoleon avait de mauvaises fréquentations.Un jour, il a abattu un homme de 63 ans en essayant, avec deux copains, de voler son auto.Napoleon était noir et venait d'un milieu modeste.Sa victime était un riche businessman blanc.Pire : c'était le père d'un juge connu.Lorsque la cause de Napoleon a abouti devant la Cour suprême, trois juges ont dû se désister parce qu'ils connaissaient le fils de la victime.Au procès de Napoleon, les jurés étaient tous blancs.L'un d'entre eux avait la réputation d'entretenir de solides préjugés raciaux.La culpabilité de Napoleon Breazley ne fait pas de doute.Mais aurait-il été condamné à mort si sa peau avait eu une autre couleur ?Il y a trois ans, un rapport des Nations unies a conclu qu'aux États- Unis, « l'appartenance ethnique et le statut économique semblent être les principaux facteurs déterminant qui sera condamné à la peine capitale et qui ne le sera pas ».Ce n'est donc pas un hasard si au Texas, sur les 31 jeunes condamnés à mort, 11 sont des Noirs, 12 des Latinos et seulement 7 ont la peau blanche.En envoyant à la mort sans la moindre chance de salut des jeunes qui ont été condamnés par un système aussi biaisé, la justice américaine tombe dans la barbarie.Voilà pourquoi le Barreau américain, qui n'a pas de position sur la peine capitale en soi, demande de l'abolir pour les mineurs.L'opinion publique, qui soutient la peine de mort, est beaucoup moins chaude lorsqu'il s'agit de jeunes.Même au Texas, seulement 34 % des gens favorisent les exécutions de mineurs.Les assassins d'État n'ont pas pu injecter leur poison dans les veines de Napoleon Breazley.Il y a d'autres signaux encourageants.En juin, la Cour suprême a bloqué l'exécution d'un déficient et on attend sa décision sur la constitutionnalité de cette condamnation.Les avocats de Napoleon Breazley ont soumis à la Cour suprême la question des exécutions de criminels mineurs \u2014 la décision là aussi reste à venir.Peut-être que l'histoire de Napoleon Breazley, qui cristallise toute la cruauté de la peine de mort pour les mineurs, forcera la justice américaine à abolir cette pratique qui met les États-Unis dans la catégorie des pays les plus barbares de la planète. 5LP1001A0817 Vendredi A10 5LP1001A0817 ZALLCALL 67 00:59:00 08/17/01 B LÉGALISATION DES DROGUES «Les politiciens canadiens manquent de courage » Les États-Unis ne laisseraient pas le Canada prendre les devants, selon le sénateur Nolin PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Le sénateur Pierre- Claude Nolin, président du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites, accuse les politiciens canadiens de manquer de courage et de vision en refusant d'admettre que la prohibition est « un échec patent et coûteux ».Mais invité hier à Québec à prendre la parole devant l'Assemblée nationale de la police professionnelle (ANPP), le sénateur antiprohibitionniste n'a guère été plus tendre envers ses hôtes.« Les cyniques diront que les policiers et leurs organisations trouvent aussi leur compte (dans la prohibition).Les premiers en heures supplémentaires, les secondes en ressources humaines et financières ainsi qu'en étendue de leurs pouvoirs.» Et de reprocher aux Tom Flanagan, ex-chef de la police d'Ottawa, et Ted Symmons, ex-commandant de la GRC, d'admettre « seulement après leur retraite que la guerre à la drogue est un échec », sans avoir « jamais osé le dire publiquement durant leur carrière active ».Et de demander : « Combien d'enquêteurs spécialisés nous disent en privé la même chose pour continuer, le lendemain, de faire la guerre à la drogue et surtout de la défendre sur la place publique ?» Interrogé après sa conférence, le sénateur conservateur, nommé par Brian Mulroney en 1993, a tout de même admis qu'il serait surpris si, dans 10 ans, la marijuana demeurait illégale au Canada.« La pression va être tellement forte.Prenez l'Europe, où on est dans un état de facto de décriminalisation à peu près totale.Prenez l'Espagne, le Portugal.» \u2014 Et la légalisation ?\u2014 C'est en train de se faire en Suisse.En Amérique du Nord, ça va être plus long parce que la moralité \u2014 non pas éthique, mais presque religieuse \u2014 à l'origine de notre prohibition est encore très présente.À ce chapitre, signale-t-il, le Canada est en avance sur les États- Unis.Mais d'admettre du même souffle : « Changer nos lois sans que les Américains le fassent aussi, c'est à peu près impossible.(.) Les mesures de rétorsion seraient énormes.Cela dit, croit-il, « le Canada peut amener les États-Unis à avancer ».« Et je crois que c'est ce qui va se produire.Je pense que le Canada va amener les États-Unis à réfléchir beaucoup plus sérieusement à la prohibition.Comme pour l'Afrique du Sud (à l'époque de l'apartheid) et la Guerre du Golfe, le Canada est à l'occasion la conscience des États-Unis.» \u2014 Et les autres drogues, et l'héroïne \u2014 L'héroïne, ce qui pourrait arriver plus vite qu'on ne le pense, ce sont des cliniques d'injection opérées et financées par l'État.Ça ne me surprendrait pas que ça arrive très, très rapidement.Ça existe déjà en Suisse.Si la prohibition est un échec et que « les dommages qu'elle cause sont plus importants que ses avantages », le sénateur Nolin reconnaît « que nous n'avons pas encore de réponses satisfaisantes à de nombreuses questions ».« Quelles sont les alternatives ?Quels seraient les effets de la légalisation du cannabis ?Est-il légitime de craindre que les niveaux de consommation augmenteraient significativement ?L'expérience néerlandaise doit-elle suffire à nous convaincre qu'il n'y aurait pas de conséquences sociales graves, notamment chez les jeunes ?» Le comité sénatorial qu'il préside aura également à répondre à d'autres questions d'ordre plus philosophique.Il compte présenter en août 2002 un premier rapport qui portera spécifiquement sur le cannabis.Un rapport final traitant de toute la problématique des drogues illicites sera quant à lui produit à la fin de l'été 2003.Il poursuivra donc dès septembre l'audition de témoins experts du Canada et d'ailleurs.Parallèlement, il recevra des rapports de recherche sur différents thèmes.Enfin, il compte également entendre la population canadienne.Quant aux amateurs de chicanes fédérales-provinciales, qu'ils se réjouissent : si la question des drogues illicites quitte le champ juridique (de compétence fédérale) pour devenir un problème de santé publique (de compétence provinciale), ce sont d'autres milliards que les Bernard Landry et Mike Harris réclameront d'Ottawa.Photo PC Le sénateur Pierre-Claude Nolin."]
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