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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-12-10, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A1210 A1 LUNDI 1LP0101A1210 ZALLCALL 67 21:10:24 12/09/01 B Les fidèles de ben Laden résistent Une vidéo prouverait l'implication du chef d'Al-Qaeda dans les attentats du 11 septembre MONTRÉAL LUNDI 10 DÉCEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN 1 1 8e A N N É E > N O 5 2 > 7 2 P A G E S > 6 C A H I E R S SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ FLORI DE 1,75 $ U.S .TOUT POUR LA SÉCURITÉ! Québec négocie le départ du président de la Caisse de dépôt d'après AFP KABOUL \u2014 Les combattants fidèles au chef islamiste Oussama ben Laden ont opposé hier une forte résistance dans leur repaire de l'est de l'Afghanistan, pilonné par les bombardiers de l'armée américaine.Les responsables américains se sont dits convaincus que ben Laden se trouvait dans le secteur de Tora Bora, dans une forteresse souterraine assiégée depuis plusieurs jours par des unités antitalibanes.Pendant ce temps à Washington, la Maison-Blanche a confirmé hier avoir mis la main en Afghanistan sur une cassette vidéo d'Oussama ben Laden, qui ne laisse aucun doute sur l'implication du chef d'Al-Qaeda dans les attentats du 11 septembre.Le vice-président Dick Cheney a lui-même confirmé l'existence de cette cassette vidéo révélée par le quotidien Washington Post dans son numéro domical.La cassette montre ben Laden lors d'une interview ou lors d'une rencontre avec un religieux.Il s'exprime en arabe et parle des attaques terroristes.Le chef d'Al-Qaeda se montre agréablement surpris par l'étendue des dégâts.Il dit qu'il ne s'attendait pas à une destruction complète des tours jumelles de New York, mais à une destruction partielle jusqu'au point d'impact des avions seulement, a dit hier un responsable américain ayant requis l'anonymat.( Voir autre texte en page A3 ) Sur le front, le calme est revenu à Kandahar, dans le sud du pays, ancien fief des talibans qui ont déposé les armes vendredi et cédé le pouvoir dans la ville à des chefs pachtouns traditionnels.Voir FIDÈLES en A4 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Bernard Landry a décidé de frapper un grand coup: Jean-Claude Scraire quittera dans les prochaines semaines la présidence de la Caisse de dépôt et placement du Québec, trois ans avant la fin de son mandat.Ce déplacement devait être au centre du grand brassage de cartes que s'apprête à faire le gouvernement dans la liste des présidents d'organismes, mais le départ de M.Scraire, complexe à négocier, surviendra plus tard, après les Fêtes.Officiellement, toute l'opération vise à donner un nouvel élan aux grandes sociétés d'État.Plus concrètement, à moins d'un an des élections, les mandats de plusieurs hommes de confiance du gouvernement péquiste sont renouvelés, on « remet le compteur à zéro ».Depuis des semaines, Jean-Claude Scraire est en pourparlers avec le cabinet de Bernard Landry.Il reste trois ans à son mandat de dix ans; le président de la Caisse de dépôt est l'un des rares mandarins qui devient pratiquement intouchable dès le lendemain de sa nomination.Et Bernard Landry aimerait bien choisir, avant les prochaines élections, celui qui présidera aux destinés des 45 milliards de fonds de pension des Québécois.Les rapports entre MM.Landry et Scraire n'étaient pas au beau fixe, en dépit des déclarations publiques du premier ministre contraint, pour faire taire les rumeurs de démission, à reconfirmer son appui au président de la Caisse en août dernier.Récemment, le gouvernement a repris les négociations avec M.Scraire pour bonifier substantiellement le régime de pension, déjà bien généreux, octroyé au président de la Caisse.Hier, la porte-parole de M.Scraire, Suzanne Brochu, a soutenu « qu'il n'y avait pas de négociations avec le gouvernement touchant le départ de M.Scraire ».Elle convient toutefois qu'il y a des « discussions sur la rémunération globale, incluant le régime de retraite » de son patron.Voir DÉPART en A2 PC Le ministre des Finances Paul Martin et sa femme Sheila ont admiré hier les décorations de Noël au centre d'Ottawa.Heureux présage des petits «cadeaux » qu'il distribuera aujourd'hui dans son nouveau budget fédéral?Martin saupoudre ses surplus aux Forces armées et à la GRC JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le ministre des Finances, Paul Martin, déliera les cordons de sa bourse en faveur des Forces armées, de la GRC et du service de renseignements lorsqu'il déposera aujourd'hui son premier budget en près de deux ans à la Chambre des communes.M.Martin compte en effet utiliser ses surplus qui s'amenuisent afin d'augmenter d'au moins trois milliards sur cinq ans les dépenses en matière de sécurité dans la foulée des attentats du 11 septembre et de financer la participation du Canada à l'effort de guerre contre le réseau terroriste Al-Qaeda et son dirigeant ben Laden.Ce faisant, M.Martin mettra fin à des années de compressions budgétaires chez les militaires et les policiers qui ont été durement frappés par la lutte contre le déficit qu'ont menée les libéraux de Jean Chrétien à partir de 1994.Voir MARTIN en A2 À compter de 16 h, tout sur le budget de Paul Martin www.cyberpresse.ca/budgetmartin Arts et spectacles C1-C6 - télévision C2 Auto D13-D16 Bandes dessinées C7 Bridge E3 Décès E7 Éditorial A14 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton C7 Forum A15 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D8 Loteries A2, A10 Monde A12, A13 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C7 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D8 Politique A5, A7 Quoi faire E8 M É T É O Voir S16 Passages nuageux Maximum 4, minimum -4 Des groupes radicaux palestiniens suspendent les attentats suicide L'émissaire américain menace de quitter le Proche-Orient Les nouveaux riches! L'important aujourd'hui, c'est le marché.Il faut constamment améliorer la qualité des produits et les distribuer le plus vite possible, et tenir compte de la concurrence.Voilà le nouveau défi que doivent relever les paysans russes, dix ans après l'éclatement de l'URSS.Devant ces nombreux changements, les travailleurs découvrent du même coup les lois du marché, pour le meilleur et pour le pire.Mais la vie est-elle meilleure pour autant?Un reportage de notre envoyé spécial, Jooneed Khan.Voir nos informations en A10 d'après AFP et AP JÉRUSALEM \u2014 La menace de l'émissaire spécial américain, le général en retraite Anthony Zinni, de quitter le Proche-Orient « dans les 48 heures » face au blocage de la situation a été suivie hier de l'annonce par des groupes radicaux palestiniens d'une trêve pendant une semaine.La menace de M.Zinni est intervenue après la mort de cinq Palestiniens, tués par l'armée israélienne en Cisjordanie, et un nouvel attentat suicide palestinien à Haïfa, dans le nord d'Israël, auquel Ariel Sharon a promis de répliquer.Lors d'une réunion de la haute commission de sécurité israélo-palestinienne à Jérusalem, M.Zinni a déclaré qu'il regagnerait Washington s'il n'y avait « pas de progrès substantiels dans les 48 heures ».Selon un responsable israélien, la situation sera examinée lors d'une nouvelle réunion prévue demain.Le secrétaire de la présidence palestinienne, Tayeb Abdelrahim, a exprimé l'espoir que M.Zinni poursuive sa mission visant à parvenir à un cessez-le-feu israélo-palestinien, car la fin de cette mission « signifierait la victoire des extrémistes des deux parties ».Quatre groupes radicaux palestiniens, dont les branches armées du Jihad islamique et du Hamas, ont annoncé, dans un communiqué, la suspension des attentats suicide en Israël jusqu'à la fin du mois de jeûne musulman du Ramadan, prévue le week-end prochain.« Mais nos opérations continueront dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, si les chars ( israéliens ) poursuivent leurs incursions et les hélicoptères leurs bombardements », selon le texte.Voir GROUPES en A2 SOLDE DES FÊTES Décrochez un bon prix 0%Taux de à l'achat Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant à la plupart des véhicules neufs sélectionnés 2001 et 2002 en stock.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement de 0 % à l'achat disponible jusqu'à 36 ou 48 mois.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.2956139A 1LP0201A1210 A2 LUNDI 1LP0201A1210 ZALLCALL 67 22:15:01 12/09/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Le budget Martin Le ministre des Finances, Paul Martin, dépose aujourd'hui un premier budget depuis février 2000.Les grandes orientations du gouvernement fédéral, les décisions fiscales, les analyses, les tableauxet tous les détails que vous devez savoir, La Presse vous présente demain une couverture complète du budget.À lire demain dans le cahier A LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 1-8-1 > À quatre chiffres : 4-0-0-9 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Le budget Martin à 16 h cyberpresse.ca/martin > Tous nos essais automobiles cyberpresse.ca/automobile > Tout sur le Seigneur des Anneaux cyberpresse.ca/seigneurdesanneaux 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > La vie au travail De nouveauxmoyens de transport pour les employés.Demain dans La Presse Affaires > Terrorisme: Le Réseau Montréal Demain: Un agent secret algérien > Télévision Tout ce qu'il faut savoir sur l'actualité du petit écran, du mardi au samedi dans le cahier Arts et Spectacles SUITES DE LA UNE DÉPART Suite de la page A1 M.Scraire, qui est entré dans la fonction publique il y a près de trente ans, partirait déjà avec une rente d'environ 130 000 $ par année s'il prenait sa retraite maintenant.En libérant ce poste névralgique, M.Scraire donnera le feu vert à une course épique entre le vice-président Claude Séguin et Henri-Paul Rousseau, président de la Banque Laurentienne.Toujours proche du gouvernement péquiste, M.Rousseau, ancien président des « économistes pour le OUI » au référendum, était le choix de Jacques Parizeau comme secrétaire de la Commission Bélanger-Campeau.Il serait le candidat de Pauline Marois.L'autre aspirant est Claude Séguin, ancien sous-ministre des Finances sous Robert Bourassa, passé chez Téléglobe puis revenu comme vice-président à la Caisse.Ce n'est pas le candidat de Pauline Marois, mais il compte bien des partisans chez les péquistes de la période Parizeau.Clairement, l'ancien fonctionnaire a désormais éclipsé son vis-àvis, Michel Nadeau, dans la liste des prétendants à la succession de M.Scraire.Bernard Landry a songé à redonner une gestion bicéphale à la Caisse \u2014 une décision embarrassante puisque c'est Jacques Parizeau qui avait mis un terme à cette structure mise en place sous Robert Bourassa.Ce branle-bas à la Caisse de dépôt devait, souhaitait- on à l'origine au gouvernement, coïncider avec une série de changements à la tête de divers organismes.Plusieurs mandarins du gouvernement en fin de parcours obtiendront des mandats de trois ou cinq ans renouvelés à moins d'un an, vraisemblablement, des prochaines élections générales.Parmi les plus importants, on retrouve Michel Crête qui quitte à regret Loto Québec, qu'il présidait depuis dix ans.En fin de second mandat, M.Crête pourrait atterrir à la Société des alcools, où se trouve celui qui le remplacera à Loto Québec, Gaétan Frigon.M.Frigon était le candidat du chef de cabinet de M.Landry, Claude H.Roy qui était vice-président à la SAQ sous M.Frigon.D'autres spéculaient sur l'arrivée d'un autre « épicier » à la SAQ \u2014 M.Frigon venait de chez Métro-Richelieu \u2014 Yves Milord, viceprésident à la SGF par exemple.La Presse indiquait déjà la semaine dernière que Louis Roquet quitterait Investissement Québec.D'autres départs sont aussi prévisibles, Jean-Paul Vézina prendra sous peu sa retraite au terme d'un mandat de deux ans.Trefflé Lacombe quittera la présidence de la Commission de la santé et de la Sécurité au travail, au terme de son mandat.Il sera remplacé par le vice-président, Jacques Lamonde, un candidat bien connu du gouvernement péquiste.Autre départ: Jean Marc Boily laissera vacante la présidence de la Commission des normes du Travail.D'autres présidents d'organismes sont aussi actuellement en discussion avec le cabinet du premier ministre Landry, notamment Jean- Yves Gagnon, président de la Société d'assurance automobile du Québec.MARTIN Suite de la page A1 En fait, la vérificatrice générale, Sheila Fraser, signalait dans son premier rapport au Parlement la semaine dernière que les soldats sont fréquemment envoyés en mission à l'étranger en ayant à leur disposition de l'équipement vétuste et tout à fait inadéquat.« Le ministre des Finances a l'obligation de déposer un budget militaire.Il faut que ce soit un budget militaire », a déclaré la députée conservatrice, Elsie Wayne.M.Martin entend aussi investir 500 millions pour construire de nouvelles routes et de nouveaux ponts à la frontière canadoaméricaine et de pourvoir les postes douaniers de moyens technologiques plus avancés afin d'accélérer la circulation des biens et des personnes entre le Canada et les États- Unis.M.Martin donnera ainsi suite à la demande pressante des gens d'affaires qui sont de plus en plus inquiets des effets désastreux sur l'économie des longs bouchons de circulation qui persistent aux divers postes douaniers entre les deux pays depuis les événements tragiques du 11 septembre.Le Canada exporte annuellement près de 85 % de ses produits aux États-Unis, qui sont en récession depuis le mois de mars.Le ministre des Finances annoncera également aujourd'hui la création d'une nouvelle agence fédérale indépendante qui sera responsable des nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports, dont l'inspection des bagages et des passagers, et le contrôle des pistes d'atterrissage et de décollage.Cette agence, qui fonctionnera essentiellement de la même manière que Nav Canada, sera financée en partie par les voyageurs qui se verront imposer une nouvelle taxe à l'achat de leur billet.Confronté à un ralentissement économique important, à une hausse du taux de chômage et à des dépenses élevées en matière de sécurité, M.Martin a admis la semaine dernière qu'il n'avait pas les moyens de financer des programmes coûteux qui pourraient stimuler l'économie.« Notre marge de manoeuvre est assez mince », a déclaré le grand argentier du pays.« Nous allons investir dans diverses mesures pour assurer la sécurité du pays.Nous voulons aussi encourager la croissance de l'économie.Mais nous voulons faire tout cela sans retomber en déficit.» Ottawa n'a pas affiché de déficit depuis 1996-97, les ayant progressivement éliminés dès l'arrivée au pouvoir des libéraux en 1993, qui avaient hérité d'un manque à gagner de 42 milliards du Parti conservateur pour l'exercice 1993-94.Plusieurs économistes croient que le Canada est déjà en récession et ont exhorté M.Martin à faire preuve de grande prudence afin d'éviter que le gouvernement fédéral ne retombe à nouveau dans l'ornière des déficits dont il a eu tant de difficulté à se sortir.Désirant convaincre les Canadiens qu'Ottawa n'est pas obnubilé que par la question de la sécurité, M.Martin entend aussi annoncer quelques investissements jugés stratégiques, quitte à utiliser à cette fin la réserve pour éventualités de quatre milliards plutôt que de l'appliquer au remboursement de la dette accumulée de 547,4 milliards.Ces mesures incluront notamment: > 100 millions pour augmenter l'accès aux services d'Internet aux Canadiens vivant en milieu rural, un projet cher au ministre de l'Industrie, Brian Tobin, principal adversaire de M.Martin dans la course non déclarée à la succession du premier ministre Jean Chrétien; > 60 millions pour financer de nouveaux programmes d'éducation pour les autochtones et combattre le syndrome d'alcoolisme foetal; > 400 millions de plus sur trois ans pour l'aide étrangère.En plus de déposer un autre budget équilibré, son cinquième depuis qu'il est ministre des Finances, M.Martin a répété à plusieurs reprises que les réductions d'impôt de 100 milliards sur cinq ans annoncées l'an dernier ne seront pas remises en question dans son budget.Le ministre a aussi clairement fait savoir que la hausse de 23 milliards de dollars des paiements de transferts aux provinces pour financer la santé et l'éducation ne sera pas touchée.La plupart des économistes s'attendent à ce que le surplus budgétaire du présent exercice financier, qui se termine en avril 2002, oscillera entre 7 et 10 milliards.Un tel excédent pourrait être suffisant pour amortir les dépenses militaires et de sécurité mises en place dans la foulée des attentats du 11 septembre.GROUPES Suite de la page A1 Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a évoqué une intensification des opérations militaires dans les territoires palestiniens, après l'attentat suicide à Haïfa, qui a fait une dizaine de blessés et tué son auteur.Dans la soirée, le minicabinet de sécurité de M.Sharon a adopté une série de décisions opérationnelles concernant la riposte d'Israël, a rapporté la radio publique, sans autre précision.Le Palestinien, qui a fait exploser une charge dans une station d'autobus à Haïfa, a été blessé avant d'être tué par deux policiers, selon le chef de la police israélienne locale.En fait, le terroriste \u2014 seul mort de l'attentat \u2014voulait provoquer deux explosions: il comptait faire exploser une première bombe pour attirer policiers et secouristes, puis faire sauter une seconde, de plus forte puissance, qu'il s'était attachée au corps, a précisé un responsable israélien ayant requis l'anonymat.Mais il a été repéré et, lorsque la police s'est approchée de lui, il a fait sauter l'engin explosif.Les secouristes ont ensuite retrouvé l'autre bombe et l'ont fait exploser en lieu sûr.Le kamikaze, Nimr Abou Saïfayne, 20 ans, appartenait au Jihad islamique, a indiqué une source sécuritaire palestinienne.Cependant, aucun mouvement palestinien n'a pour l'instant revendiqué l'attentat.Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a condamné l'attentat et appelé le président palestinien, Yasser Arafat, à agir contre le Hamas, auteur d'attentats suicide sanglants début décembre.Quatre policiers palestiniens ont par ailleurs été tués par des soldats israéliens lors d'une incursion israélienne dans deux localités autonomes du nord de la Cisjordanie.Les policiers circulaient dans une jeep lorsque des soldats israéliens ont ouvert le feu dans leur direction sans sommation, selon la police palestinienne.Selon le commandant des forces israéliennes en Cisjordanie, « les quatre policiers ont forcé un barrage militaire avec leur jeep et ouvert le feu en direction des soldats qui ont répliqué ».Un chauffeur de taxi palestinien a également été tué par un tir de char israélien dans le nord de la Cisjordanie.Ces morts portent à 1063 le nombre de tués depuis le début de l'Intifada le 28 septembre 2000, dont 817 Palestiniens et 223 Israéliens.L'Autorité palestinienne a condamné l'attentat de Haïfa et promis d'arrêter et de juger ses commanditaires.Le vice-président des États-Unis, Dick Cheney, a réaffirmé qu'au vu des récents attentats palestiniens, « il n'est pas surprenant qu'Israël prenne des mesures pour se défendre ».M.Arafat, bloqué à Ramallah, en Cisjordanie, depuis les raids israéliens du 3 décembre, ne participera pas aujourd'hui à la conférence de l'Organisation de la conférence islamique ( OCI ) à Doha « parce qu'il doit rester avec son peuple pour faire face à l'agression israélienne », a déclaré le principal négociateur palestinien avec Israël, Saëb Erakat.Des conseillers du président de l'Autorité palestinienne lui ont recommandé de ne pas s'y rendre, de crainte que les Israéliens ne le laissent ensuite pas revenir.Le président égyptien, Hosni Moubarak, a estimé pour sa part qu'il était « impossible » pour Yasser Arafat de garantir une semaine de calme absolu dans les territoires palestiniens, tel que l'exige Ariel Sharon.« Il est difficile de contrôler la situation dans les territoires occupés, alors que les destructions d'habitations, les assassinats de dirigeants et le siège du peuple palestinien continuent.Comment peut-on demander à Arafat de contrôler la situation et d'empêcher la violence lorsque ses forces de sécurité et sa police sont prises pour cibles?» s'est-il interrogé. 1LP0302A1210 A3 - LUNDI 1LP0302A1210 ZALLCALL 67 23:58:59 12/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 DÉCEMBRE 2001 A3 L'APRÈS-TALIBANS L'assurance-maladie, ça n'existe pas à Kaboul KABOUL \u2014 Les 300 employés de l'hôpital pédiatrique Indira Ghandi de Kaboul sont des bénévoles malgré eux, parce qu'ils n'ont pas été payés depuis quatre mois et continuent néanmoins de travailler pour le bienêtre de leurs petits patients.« C'est un problème très grave, mais ce n'est pas le seul, faire fonctionner cet hôpital mal équipé et sous-financé est un tour de force quotidien », dit le directeur intérimaire de l'institution, le docteur Mustapha Zmarai.Ce chirurgien de 42 ans avoue qu'il a été tenté de quitter le pays lorsqu'il a vu près de 30 % de ses collègues spécialistes partir à l'étranger sous le régime des talibans.Il croit que plusieurs reviendront si la paix semble arrivée pour de bon.Ils en avaient contre les règlements absurdes et les compressions budgétaires impitoyables adoptés par les talibans, explique le Dr Zmarai.La plupart estimaient ne plus être en mesure d'exercer la médecine dans un tel contexte.« Les talibans ont, par exemple, imposé la ségrégation des sexes dans l'hôpital.Les hommes et les femmes n'avaient plus le droit de travailler ensemble et les femmes ne pouvaient pas consulter de médecins masculins », rappelle-t-il.Aujourd'hui , il n'y a plus de femmes voilées dans l'hôpital, les infirmières ont recommencé à collaborer avec les médecins et les patientes consultent le spécialiste de leur choix.Les deux parents peuvent, à tour de rôle, venir passer la nuit avec leur enfant.Si les relations de travail sont redevenues normales, la situation financière, elle, l'est beaucoup moins : les salaires n'ont pas été payés depuis quatre mois, le bloc opératoire est désuet et la pharmacie manque de médicaments.En fait, l'hôpital est sous respiration artificielle.Sans l'assistance financière de plusieurs organisations humanitaires étrangères il aurait sans doute déjà été obligé de fermer ses portes cet hiver.Une ONG américaine a donné du combustible, un organisme français offre des aliments pour les repas des patients, une organisation allemande défraie l'évacuation des enfants qui ont besoin de soins spécialisés et ainsi de suite.Il y a néanmoins des besoins urgents qu'on ne parvient pas à combler, souligne le Dr Zmarai.Il faudrait notamment regarnir l'inventaire de la pharmacie et nourrir le personnel devenu trop pauvre pour manger convenablement.La neige recouvre maintenant les montagnes qui entourent Kaboul et le temps froid s'installe dans la capitale.Comme la majorité des enfants souffrent de malnutrition, ce changement de saisons amène inévitablement son cortège de maladies reliées aux conditions de logement et d'hygiène.Des maux que l'on pourrait facilement prévenir, estime le médecin.La guerre est venue rendre encore plus difficile la situation de l'hôpital.Quarante de ses 300 patients sont des victimes des bombardements américains, des cas qui s'ajoutent aux blessures provoquées par les mines antipersonnel et les munitions abandonnées.« Nous avons perdu le mois dernier sept enfants qui avaient des blessures à la tête, suite aux bombardements.Deux autres ont perdu une jambe en marchant sur des mines et nous les avons évacués en Allemagne pour éviter qu'ils ne perdent l'autre », dit le Dr Zmarai.Selon lui, beaucoup d'enfants meurent faute de soins ou deviennent invalides à cause de la guerre.Mais ce qui est tout aussi grave, c'est qu'ils ne vont pas à l'école et qu'on leur donne un fusil à la place des livres, déplore le médecin.Pendant que nous déambulons dans les corridors sombres et glacés, des ouvriers s'affairent à remplacer les carreaux brisés, en octobre dernier, par le souffle des bombardements dans le voisinage.Toutes les pièces qui ne servent pas aux patients sont laissées sans chauffage.Le département de chirurgie n'a pas été épargné par les compressions budgétaires, même si le patron de l'hôpital est chirurgien.Le bloc opératoire a été partiellement détruit par des éclats de bombes lors de la guerre civile des années 90 et les réparations n'ont jamais été terminées.« Il n'y a même pas de lampes au-dessus de la table d'opération et certaines interventions doivent être faites avec un éclairage tenu à la main comme dans les hôpitaux militaires de campagne », dit le docteur Ajab Gullmomand.Selon lui, tout l'équipement du bloc opératoire est désuet et les opérations comme celle qu'il s'apprête à faire sur un bébé souffrant d'une malformation congénitale sont donc très risquées.Même si l'hôpital a des génératrices d'urgence, il arrive que le département de chirurgie manque d'eau et d'électricité, dit le Dr Gullmomand.« Il faut vraiment croire que nous allons retrouver la paix pour rester dans ce pays et pratiquer la médecine dans de telles conditions », dit-il.Si cet espoir leur échappe encore une fois, lui et son patron finiront probablement par s'exiler.Ils n'en peuvent plus d'attendre la paix.Photo AFP Le vice-président américain Dick Cheney a confirmé hier l'existence d'une cassette vidéo qui prouverait la responsabilité d'Oussama ben Laden dans les attentats du 11 septembre dernier.ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE La responsabilité de ben Laden ne ferait plus de doute Associated Press WASHINGTON \u2014 Les autorités américaines ont confirmé hier avoir mis la main en Afghanistan sur une cassette vidéo d'Oussama ben Laden, qui ne laisse aucun doute, selon elles, sur l'implication du chef d'Al-Qaeda dans les attentats du 11 septembre.Le vice-président américain Dick Cheney a lui-même confirmé l'existence de cette cassette révélée par le quotidien Washington Post dans son édition dominicale.Selon M.Cheney, cette cassette prouve de façon claire que ben Laden se trouvait derrière les attaques terroristes du 11 septembre contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, qui ont fait quelque 3300 morts.Dans cette vidéo, ben Laden « fait preuve, en fait, d'une bonne connaissance de ce qui se passait (ce jour-là, NDLR) et il n'y a aucun doute quant à sa responsabilité dans l'attaque du 11 septembre », a déclaré le vice-président américain à la chaîne NBC.La cassette montre ben Laden lors d'une interview ou lors d'une rencontre avec un religieux.Il s'exprime en arabe et parle des attaques terroristes, a précisé M.Cheney, qui dit avoir vu des passages de la vidéo.Le chef d'Al-Qaeda se montre agréablement surpris par l'étendue des dégâts, a ajouté un responsable américain ayant requis l'anonymat.Il dit qu'il ne s'attendait pas à une destruction complète des Twin Towers, mais à une destruction partielle jusqu'au point d'impact des avions seulement, selon un autre responsable.Après l'attaque contre la première tour, ben Laden se souvient, dans cette vidéo, avoir dit à ceux qui se trouvaient avec lui à ce moment-là que d'autres destructions allaient suivre, ont rapporté ces responsables.Selon eux, les propos de ben Laden dans cette cassette montrent qu'il avait une connaissance précise, par avance, du moment, de la méthode et du lieu des attaques.La vidéo donne à penser que certains des pirates de l'air du 11 septembre ignoraient qu'ils allaient mourir, faute d'en avoir été informés par les chefs du groupe, a précisé hier un autre responsable américain.Selon le Washington Post, cette cassette d'une durée de 40 minutes aurait été trouvée dans une maison privée à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan.Le document montre « très clairement que ben Laden non seulement était au courant avant les attentats, mais prouve qu'il était responsable de l'organisation », a déclaré au Post un haut responsable ayant lu la retranscription de la cassette.Les responsables américains se demandent maintenant s'ils vont rendre publique cette vidéo, et dans quelles conditions.Le viceprésident Cheney s'est ainsi montré réticent à « donner du temps d'antenne supplémentaire à ce type ».Après les attentats, les autorités américaines avaient annoncé avoir intercepté des communications montrant l'implication de ben Laden ou de ses proches, mais ont refusé de rendre publics ces documents, pour des raisons de sécurité.Ben Laden n'a jamais revendiqué la responsabilité des attentats du 11 septembre, même s'il s'en est félicité.Deux sénateurs américains, Chuck Hagel et Joseph Biden, ont estimé hier qu'il fallait diffuser cette vidéo pour convaincre la frange sceptique du monde musulman de la réalité de l'implication de ben Laden.« Le monde a besoin de voir cela », a déclaré le sénateur Hagel.À l'achat, aucun intérêt et aucun paiement avant 90 jours de la date de livraison.Cette offre n'est valable que sur les modèles Pathfinder édition Chilkoot 2002 neufs ou de démonstration et lorsque le financement pour les termes de 24 à 60 mois s'effectue par NCFI entre le 8 décembre 2001 et le 2 janvier 2002.Taux de financement de 2,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Location de 48 mois pour le Pathfinder édition Chilkoot 2002 (5CRG52 AA00).Acompte ou échange équivalent 3 995 $.Limite de 24 00 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Assistance routière 24 h sur tous les modèles.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo NISSAN sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissancanada.com 1 800 387-0122 ÉDITION CHILKOOT ROI DES FORÊTS QUE J'AIME TA PARURE.2,8%financement à l'achat ! 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attentats perpétrés à un moment particulier se veulent une démonstration de pouvoir, affirme Joan Deppa, qui enseigne les communications à l'Université de Syracuse, dans l'État de New York.« Ils (les terroristes) veulent dire : « J'ai retenu votre attention et, au fait, si je peux gâcher vos vacances, c'est encore mieux » », explique-t-elle.Tom Ridge, responsable de la sécurité intérieure aux États-Unis, a indiqué que la proximité des fêtes de Noël, ainsi que du festin de trois jours mettant un terme au ramadan, pourrait être tentante pour les terroristes, qui ont à maintes reprises par le passé frappé pendant les périodes d'observance religieuse.« Nous savons que les prochaines semaines, alors que prendra fin le ramadan et qu'auront lieu d'importantes fêtes d'autres confessions religieuses, ont par le passé été des périodes au cours desquelles les terroristes ont projeté des attaques », a-t-il affirmé.La mise en garde lancée par M.Ridge découle de plusieurs menaces non spécifiques liées à la période des Fêtes de fin d'année.Il a néanmoins clairement indiqué que cette dernière figurait en haut lieu parmi les préoccupations du gouvernement américain.Le responsable de la Sécurité intérieure a évoqué le premier attentat contre le World Trade Center, en 1993, perpétré en plein ramadan, de même qu'une série d'attaques prévues lors des célébrations du passage à l'an 2000, mais qui avaient été déjouées.Ces dernières années, la conclusion du ramadan a été marquée par la violence en Indonésie, en 1999, de même qu'à Bahreïn, en Égypte et en Israël, chaque fois en 1996. 1LP0401A1210 a4 lundi 1LP0401A1210 ZALLCALL 67 22:31:00 12/09/01 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 L'APRÈS-TALIBANS L'Américain protalibans devient collaborateur FIDÈLES Suite de la page A1 Leur chef, le mollah Mohammad Omar, a lui aussi disparu, mais les responsables américains ont estimé qu'il se trouvait encore dans la région de Kandahar, sans donner plus de préci sion.Les bombardiers géants B-52 ont de nouveau déversé leurs bombes sur les montagnes de Tora Bora, pour tenter de débusquer ben Laden soupçonné de s'y cacher avec ses meilleurs troupes, essentiellement des Arabes.« Il est et il a été à Tora Bora, avec d'autres responsables du réseau Al- Qaeda », a déclaré Richard Myers, chef d'état-major interarmées.Les unités de combattants afghans ont tenté sans succès de briser leur résistance mais n'ont, semblet- il, pas été en mesure de progresser dans cette région que la neige rend difficilement accessible.Le commandant Haji Mohammad Zaman dont les forces tentent d'encercler les centaines de volontaires d'Al-Qaeda a déclaré qu'il était « sûr à 100 % » que ben Laden était là.Il a reconnu que ses hommes rencontraient des difficultés, dans un entretien avec quelques journalistes dans une base moudjahidine proche de Tora Bora.« Avec ces gens, ce n'est pas très facile.Cela fait quatre ans qu'ils combattent.Ils sont environ 1500, et le terrain est très, très difficile », a déclaré Haji Zaman.Ce face-àface intervient alors que la situation s'est stabilisée à Kandahar, où le chaos régnait depuis la déroute des talibans qui ont abandonné leur fief après sept ans de domination de la ville et de la région.Leur chef, le mollah Omar, est encore dans la région, a assuré le vice-président des États-Unis, Dick Cheney.Un quotidien pakistanais, The News, citant des talibans, affirme qu'il a réussi à s'enfuir de Kandahar avec un groupe de combattants vendredi pour se retrancher dans les montagnes voisines.En dépit de cet incident, « il ne fait pas de doute que la présence des talibans à Kandahar relève désormais de l'Histoire », a assuré M.Cheney.Pour le général Myers, Kandahar demeure encore « une sorte de Far West sauvage, dans le pire sens du terme.Cela risque de prendre quelques jours pour que la situation s'éclaircisse ».Mais hier, une réunion s'est tenue à Kandahar dans l'ancienne résidence du mollah Omar, et a rassemblé des anciens, des commandants locaux et d'autres personnalités pour apaiser les tensions entre chef rivaux.Gul Agha, ancien gouverneur de la ville, et le mollah Naqibullah, ancien commandant du deuxième corps d'armée basé dans la ville, qui se disputait le contrôle de la ville, étaient également présents.Le chef désigné du futur gouvernement intérimaire afghan, Hamid Karzaï, a annoncé qu'un accord était intervenu et que Gul Agha serait dorénavant chargé de la sécurité et des affaires administratives de Kandahar jusqu'à la nomination d'une vraie administration en Afghanistan.M.Karzaï a ajouté que sa priorité est maintenant de venir à Kaboul et de se préparer pour sa prise de fonction à la tête du gouvernement intérimaire qui doit prendre ses fonctions le 22 décembre.À Rome, l'entourage de l'ex-roi d'Afghanistan, Mohammed Zaher Shah, a annoncé qu'il se rendrait dans son pays le 21 mars prochain.La date a été choisie de manière symbolique pour le retour de l'exroi, âgé de 87 ans et qui vit depuis 1973 en exil à Rome, car elle correspond au nouvel an traditionnel des Afghans, fêté depuis 5000 ans selon un calendrier solaire.La conférence de Bonn sur l'avenir de l'Afghanistan a accordé un rôle symbolique à Zaher Shah qui doit présider l'ouverture, au printemps prochain, d'une Loya Jirga, assemblée traditionnelle de notables afghans.L'accord de Bonn prévoit aussi la création d'une « force internationale de sécurité » sous mandat des Nations unies à Kaboul et dans les environs, puis dans d'autres villes et régions si nécessaire.Parlant à Oslo, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a précisé que cette force aura pour mission d'assurer la stabilité du pays ainsi que la distribution de l'aide humanitaire.Selon M.Annan, la reconstruction de l'Afghanistan, ravagé par plus de 20 années de guerres, pourrait prendre « jusqu'à 10 ans ».Il ne s'agit pas de déployer des casques bleus, a déclaré à Kaboul Martin Barber, un responsable du département de maintien de la paix des Nations unies à New York.Elle sera basée sur le principe d'une « coalition de bonnes volontés », a souligné M.Barber, de « nations qui sont volontaires pour participer à cette force ».Selon la presse de Londres, la Grande-Bretagne s'est montrée disposée à prendre la direction d'une force de sécurité internationale en Afghanistan, à laquelle elle pourrait contribuer à hauteur de 10 000 hommes.M.Annan a mis en garde également les États-Unis contre une extension de leur guerre contre le terrorisme à d'autre pays, notamment l'Irak.« Toute tentative ou décision d'attaquer l'Irak ne serait pas sage et conduirait à une escalade majeure dans la région.J'espère que cela ne se produira pas », a-t-il dit.Dans le nord de l'Afghanistan, enfin, le premier train de marchandises transportant de l'aide pour ce pays a traversé hier le Pont de l'amitié à Termez, à la frontière avec l'Ouzbékistan.Ce pont était rouvert pour la première fois depuis quatre ans.Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Un jeune Américain, dont le sort passionne et divise les États-Unis, a fourni des informations sur les talibans, dont il avait rejoint les rangs, et se montre coopératif, ont indiqué hier des responsables américains.John Walker Lindh, 20 ans, arrêté il y a une semaine dans le nord de l'Afghanistan, est considéré comme un traître par beaucoup de ses compatriotes, mais les responsables américains assurent que son statut juridique n'est pas encore établi.Il est pour le moment interrogé sur une base des Marines \u2014 le Camp Rhino \u2014 dans une région désertique de l'Afghanistan, au sud-ouest de la ville de Kandahar.« Il est relativement coopératif », a indiqué le chef d'état-major interarmées, le général Richard Myers, dans un entretien sur la chaîne de télévision CBS.Le vice-président Dick Cheney a indiqué que le jeune homme avait fourni des informations qui avaient été utiles.« On m'a dit que certaines informations qu'il avait fournies ont été utiles », a-t-il déclaré.John Walker Lindh a été remis à l'armée américaine il y a une semaine après avoir émergé des soussols d'une forteresse-prison, Qala- Jangi, proche de Mazar-e-Charif à l'issue d'une révolte de prisonniers talibans matée dans le sang par les forces de l'Alliance du Nord.« Il a été étroitement impliqué dans les événements, et je crois qu'il a fourni, au moins en ce qui concerne l'Afghanistan, des informations utiles et il continuera de le faire », a ajouté le général Myers.Pour le moment, a-t-il indiqué, « il a reçu des soins médicaux, il a été nourri, on prend soin de lui.Et il a même reçu la visite de la Croix- Rouge ».Les autorités américaines considèrent Walker comme un détenu mais pas encore comme un prisonnier de guerre, a souligné le général Myers.Pour M.Cheney il reviendra aux autorités civiles, notamment au département de la Justice, de déterminer son sort une fois que les interrogatoires au Camp Rhino seront achevés.« En tant que citoyen américain, il est protégé par des droits, et il sera traité dans le respect de ces droit », a déclaré le vice- président.Mais comme beaucoup d'Américains, M.Cheney a reconnu avoir du mal à comprendre comment « quelqu'un qui a grandi dans ce pays (les États-Unis) peut se retrouver en Afghanistan à combattre aux côtés des talibans et de Al- Qaeda ».John Walker Lindh est né à Washington en 1981 et a grandi dans le Maryland et en Californie.Il s'est converti à l'islam à l'âge de 16 ans avant d'aller au Yémen étudier l'arabe puis au Pakistan pour rejoindre une école religieuse.Selon ses propres dires, il s'est enrôlé il y a six mois dans les rangs de la milice fondamentaliste dont les États-Unis ont décidé la destruction après les attaques-suicide du 11 septembre.« Je ne sais pas » ce qu'il faut faire de « ce pauvre garçon », avait récemment déclaré le président George W.Bush.« Il est évident qu'il a été induit en erreur.Il me semble qu'il pensait lutter pour une cause noble.Et en fait, il soutenait un gouvernement qui était l'un des plus répressifs de l'histoire de l'humanité.» Plusieurs chaînes de télévision américaines ont diffusé vendredi les images d'un face-à-face entre Walker et un agent de la CIA, Johnny Spann, tué lors de la révolte de prisonniers talibans à Qala- Jangi.Les images montrent Walker, agenouillé, les bras liés dans le dos et les cheveux tirés en arrière pour dévoiler son visage, interrogé par Spann, en présence d'un autre agent de la CIA, connu simplement sous le nom de « Dave ».À un moment, Dave s'adresse à Johnny Spann et lui dit : « S'il veut mourir, il va mourir ici.Ou alors il va passer le reste de sa vie en prison.C'est à lui de décider.On peut seulement aider ceux qui veulent nous parler.» 0ffres valables seulement chez les concessionnaires Offres valables seulement chez les concessionnaires Chrysler I Dodge I JeepMD participants.Certaines exceptions s'appliquent.\u2020 Véhicules de Daimler Chrysler non inclus : Prowler, Viper, coupé Sebring, Liberty et camions turbo diesel.Voir votre concessionnaire pour tous les détails.Le prix n'inclut pas les taxes.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les offres se terminent le 21 décembre 2001.JeepMD est une marque déposée de Daimler Chrysler Corporation, utilisée sous licence par Daimler Chrysler Canada.Chrysler est une marque déposée de Daimler Chrysler Canada Inc., une filiale à propriété entière de Daimler Chrysler Corporation.M A.O.C.Marque officielle de l'Association olympique canadienne.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.1 Land Rover Discovery chaque jour du 1er au 31 décembre (non décomposables) 1 Land Rover (ou 60 000 $) Tirage du 2001-12-09 513B658 2001-12-01 850C154 2001-12-02 213F687 2001-12-03 145E905 2001-12-04 842E989 2001-12-05 529F647 2001-12-06 105D269 2001-12-07 778F676 2001-12-08 582B625 1LP0501A1210 A5 LUNDI 1LP0501A1210 ZALLCALL 67 21:43:03 12/09/01 B Quand l'école publique demande la charité Àl'Île-des-Soeurs, difficile de passer à côté.Une affiche sur la seule voie d'accès à l'île fixe l'objectif de la Fondation de l'école primaire de l'Île-des- Soeurs : 100 000 $ cette année.À Outremont, la campagne de la fondation Les amis de l'école Lajoie est plus discrète, et l'objectif est plus modeste : 20 000 $ à 25 000 $ par année.Les fondations privées venant en aide aux écoles primaires publiques se multiplient à Montréal, et leurs objectifs sont de plus en plus ambitieux.En particulier dans les quartiers plus aisés.Pour bien des parents, c'est une façon d'améliorer le cadre éducatif de leurs enfants, dans un contexte de compressions budgétaires.Mais pour d'autres, c'est une intrusion malvenue du secteur privé qui conduit tout droit à un système d'éducation à deux vitesses.À l'Île-des-Soeurs, la fondation a été créée cette année.Sa campagne 2001 est présidée par une brochette de gens d'affaires influents, dont Jean Bernier, président d'Ultramar, Pierre Beaudoin, président de Bombardier Aéronautique et Alain Bellemare, premier vice-président de Pratt & Whitney Canada.Après un mois de campagne, la fondation a déjà amassé 50 000 $ auprès de 300 donateurs environ.Dans sa lettre de sollicitation, la fondation propose des dons de 100 $ à 250 $.Elle émet des reçus d'impôt à partir de 100 $.La campagne bat son plein avec des visites à domicile et des lettres à répétition, indique la porte-parole Josée Valiquette, qui déplore le manque de dictionnaires et de grammaires dans les classes.La directrice de l'école, Michelle Picard, affirme que la fondation lui permettra d'engager un technicien informatique.Elle précise que son école dépasse déjà la norme d'un dictionnaire pour cinq élèves, fixée par la commission scolaire.« Dans d'autres milieux, les gens font du bénévolat, dit-elle.Ici, les gens n'ont pas le temps, alors ils donnent de l'argent.Et je suis renversée par l'ampleur de leurs dons ! » Toutefois, la démarche de la fondation met certains parents mal à l'aise.« Je trouve cavalier de nous solliciter comme ça, dit Nathalie Crestois, une résidante de l'Île-des- Soeurs qui envoie son fils à cette école.On se sent coupables de ne pas donner.Il faut se battre sur d'autres fronts.On ne peut pas se laver les mains du désengagement de l'État.Après, si on déménage et change de quartier, l'éducation sera moins bonne ?» Selon la commission scolaire, l'école de 650 élèves dispose d'un budget de fonctionnement de 1,1 million, dont 357 000 $ pour le volet pédagogique.Selon Mme Picard, la somme serait plutôt de 60 000 $ environ.Le don de 100 000 $ signifierait donc une augmentation significative de son budget pédagogique.Une augmentation financée pour moitié par les fonds publics, par le truchement des déductions fiscales pour les oeuvres charitables.À Outremont, la fondation des Amis de l'école Lajoie existe depuis un peu plus d'un an.Elle émet des reçus, peu importe le montant du don.L'an dernier, elle a recueilli plus de 11 000 $, selon son trésorier, Abderrazak Belhadfa.La somme a servi à l'achat de livres, de CD-ROM éducatifs, à l'abonnement à des périodiques, à la création d'un laboratoire de sciences naturelles et à l'achat d'équipement pour le gymnase.« Les problèmes des écoles publiques, c'est que de plus en plus on coupe dans les budgets, dit M.Belhadfa.Il faut continuer d'agir sur le plan politique, mais on ne va pas attendre que ça débloque.Il faut agir.» Ces initiatives sont permises par la loi mais mal accueillies par le ministre de l'Éducation François Legault.« Jamais le ministre n'a encouragé ce genre de pratique, a indiqué sa porte-parole Anne Marcotte.Mais le ministre encourage l'implication de la communauté dans l'école.Il y a d'autres façons de s'impliquer.» Mme Marcotte affirme que c'est le rôle des commissions scolaires de répartir les budgets selon les besoins et de tenir compte des contributions des fondations pour réduire les budgets des écoles bien nanties et augmenter celui des autres plus défavorisées.Mais encore faut-il que les commissions scolaires sachent ce qui se passe.La commission scolaire Marguerite- Bourgeois, à laquelle appartiennent les écoles dont il est question ici, ne peut préciser combien de fondations existent sur son territoire.« Elles fonctionnent de façon complètement autonome et des commissions scolaires et des écoles, affirme la porte-parole Brigitte Gauvreau.Il n'y a aucune réglementation.C'est approuvé à la pièce par le conseil des commissaires, qui vérifie le cadre légal et les objets de la fondation, qui doivent correspondre aux missions des écoles.À la Commission scolaire de Montréal, les fondations doivent respecter un règlement avant de pouvoir utiliser le nom des l'écoles.La CSDM se réserve le droit de nommer trois représentants au conseil de chaque fondation.Il en existe 28, dont sept qui ont été créées depuis 1998.La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Monique Richard, s'inquiète de ce phénomène, prévisible selon elle depuis la dernière réforme de l'éducation.« Ça s'inscrit dans le glissement du système d'éducation vers le privé, ditelle.L'écart se creuse de plus en plus.Est-ce qu'on va faire en sorte qu'il va y avoir des écoles avec des moyens et d'autres pas ?Les besoins sont les mêmes ! » Photo ROBERT NADON, La Presse © La fondation de l'école primaire de l'Île-des-Soeurs sollicite parents, résidants et entreprises pour amasser 100 000 $.MOTEUR TURBOCOMPRESSÉ INTÉRIEUR EUROPÉEN RAFFINÉ CARACTÉRISTIQUES DE SÉCURITÉ INNOVATRICES 68 PIEDS CUBES D'ESPACE UTILITAIRE\u2020\u2020 La Volvo V40.C'est le temps de changer votre façon de voir la vie dans une Volvo.Et vice versa.Le prix de détail suggéré du fabricant pour la Volvo V40 2002 commence à 32 495,00 $.\u2020Taux de location de 5,9 % offert sur tous les nouveaux modèles V40 2002.Offre temporaire faite par l'intermédiaire des concessionnaires Volvo participants et des Services financiers Automobiles Volvo du Canada sur approbation de crédit.À titre d'exemple, location d'une Volvo V40 2002: 398,93 $ par mois, pendant 48 mois avec dépôt de garantie de 3 605,00 $ ou échange équivalent.Le coût total de location est de 19 148,64 $.Prix d'achat à l'échéance du bail de 14 915,25 $.Le prix peut varier en fonction de l'équipement ajouté.Le premier paiement mensuel, et un dépôt de garantie de 500,00 $, sont payables à la livraison.Kilométrage limité à 20 000 km par an (frais de 0,08 $ par kilomètre excédentaire).\u2020Le concessionnaire peut réduire le prix de vente/location.Frais de transport et de livraison de 1 050,00 $, taxes, immatriculation et assurance en sus.Tous les détails chez votre concessionnaire Volvo.\u2020\u2020Parmi les voitures examinées dans le segment des berlines intermédiaires.©2001 Automobiles Volvo du Canada Ltée.«Volvo.pour la vie» est une marque de commerce de Automobiles Volvo du Canada Ltée.Bouclez toujours votre ceinture de sécurité.Visitez notre site www.volvocanada.com.Acompte: .3 605,00 $ 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discute de faire sauter une bombe à Outremont Un autre homme est arrêté avec Kamel.Il s'agit de Noureddine Saidi, qui vivait également à Montréal et qui voyageait avec lui.Mais comment le juge Bruguière a-t-il eu vent de leur présence en Jordanie ?Le grand ami de Kamel, Mohamed Omary, a sa théorie sur le sujet.Omary, 35 ans, un citoyen canadien d'origine marocaine et père de famille, habite encore le Plateau Mont-Royal.Il s'était rendu en Bosnie pendant la guerre avec Fateh Kamel.Un journaliste de La Presse l'a rencontré dans l'appartement de son frère, en octobre dernier.Un peu réticent au départ, il a fini par répondre à quelques questions.« Fateh Kamel est un citoyen canadien comme moi, a rappelé Omary.Le juge Bruguière voulait que les autorités canadiennes l'arrêtent, mais il n'avait pas les preuves nécessaires pour le faire arrêter et demander son extradition.Kamel était un honnête homme : on ne pouvait rien lui reprocher.« Ce que je crois, c'est que Kamel, à son arrivée en Jordanie, a téléphoné chez lui, au Québec, et a parlé avec sa femme (Nathalie Boivin).Le SCRS (Service canadien du renseignement de sécurité) avait peut-être placé la ligne de son domicile sur écoute.J'imagine que le SCRS a communiqué l'information à Bruguière, qui a demandé à la Jordanie de l'arrêter, parce qu'il ne pouvait pas l'arrêter au Canada.» Dès l'arrestation, des membres de l'escouade antiterroriste française s'envolent vers la Jordanie pour interroger Kamel.Contre toute attente, ce dernier parle.Mais il retient beaucoup d'informations.Néanmoins, le juge Bruguière estime qu'il en a assez pour faire une demande officielle d'entraide judiciaire internationale au Canada.Celle-ci est signifiée le 19 avril et atterrit sur le bureau de Me Claude Le François, au ministère de la Justice à Ottawa.Un mois plus tard, Kamel est extradé de la Jordanie vers la France et incarcéré à la prison de la Santé, à Paris.Au cours d'une perquisition dans sa cellule, les gardiens découvrent son carnet d'adresses, qui contient les coordonnées de Mokhtar Haouari à Montréal et des numéros de téléphone en Thaïlande, « où il existe une officine spécialisée dans la fabrication de faux documents français, en relation directe avec des Algériens se trouvant au Canada et à Londres », indiquent des documents judiciaires français.Le carnet d'adresses de Fateh Kamel contient aussi les coordonnées, à Montréal, de Mokhtar Kaddi, un type qui est né dans le même quartier que lui en Algérie et qui se spécialise dans le vol et le recel de voitures de luxe.Kaddi est assez proche de Kamel pour l'avoir aidé à déménager, vraisemblablement d'Outremont à l'Île-Perrot, le 1er juillet 1997, en compagnie de Saïd Atmani et de Saïd Gasmi.Kaddi sera arrêté à Marseille le 29 avril 2000 pour trafic international de voitures de luxe volées.Le carnet de Kamel saisi à la prison de la Santé contient d'ailleurs les coordonnées de quatre mécaniciens au Québec.Ressam adopte un profil bas Plusieurs des compagnons d'Ahmed Ressam ne sont donc plus à Montréal pendant le printemps et l'été 1999, après son retour d'Afghanistan : Saïd Atmani a été expulsé en Bosnie, Mustapha Labsi a été arrêté à Londres, Fateh Kamel est en prison à Paris.Ressam adopte le profil bas.Suivant les bons conseils qu'il a reçus dans les camps d'Oussama ben Laden, il ne se rend plus à la mosquée et limite ses fréquentations.Des mandats d'arrestation ont été lancés contre lui parce qu'il a omis de comparaître en cour à la suite de divers délits, mais sa nouvelle identité de Benni Antoine Noris lui permet d'échapper à la vigilance policière.Le SCRS, en tout cas, a perdu sa trace.Ressam se tourne vers Mokhtar Haouari pour se procurer une carte Visa, toujours au nom de Noris.Ressam a besoin d'une carte de crédit pour acheter le matériel nécessaire à la fabrication de sa bombe et des billets d'avion.Mokhtar Haouari, alors âgé de 31 ans, est arrivé au Canada depuis l'Algérie en 1993.Il a habité rue Grenet, rue Sherbrooke et avenue Papineau à Montréal.À l'hiver 1999, il a racheté la boutique de Fateh Kamel, Artisanat Nord-Sud, boulevard Saint-Laurent.Haouari n'a pas son pareil pour fabriquer de fausses cartes de crédit.Il accepte d'aider Ressam.Il a chez lui un ordinateur et un appareil qui lui permettent d'imprimer des cartes de crédit et de débit vierges.En échange d'une carte Visa, Haouari demande à Ressam d'ouvrir un magasin ; un nouveau commerce leur permettra de noter les numéros de cartes de crédit et débit, et de les dupliquer ensuite.Ressam enregistre le « Marché Benni » à l'Inspecteur général des Institutions financières du gouvernement du Québec.Il projette d'ouvrir l'épicerie au 2471, rue Lacordaire, dans l'est de Montréal, à l'angle de la rue Hochelaga.Un homme l'aide dans ses démarches commerciales : Saïd Araar.Ce dernier devait aussi profiter du trafic de cartes de crédit, a déclaré Ressam au procès de Mokhtar Haouari cet été à New York.En dépit de ce témoignage, Araar n'a pas été embêté par la justice.Selon une source policière qui a requis l'anonymat, il vivrait actuellement à Ottawa et viendrait régulièrement à Montréal.Projet de bombe Le petit réseau de fraude de Haouari comptait surtout sur la collaboration de Samir Aït Mohamed.Selon les aveux faits par Ressam au FBI, cette année, cet Algérien de 32 ans a discuté avec lui, au printemps 1999, de faire exploser une énorme bombe à Outremont, ou dans les environs, au cours de l'été.Mohamed lui signalait que le dispositif explosif devait être fabriqué « avec les bons ingrédients » et « placé dans un camion-citerne rempli d'essence afin de provoquer l'explosion la plus massive et la plus dommageable possible ».Toujours selon les aveux de Ressam recueillis par un agent du FBI, Mohamed « affirmait que l'intersection de l'avenue Laurier et de l'avenue du Parc était particulièrement intéressante pour placer une bombe, étant donné qu'on observait la présence importante de juifs portant de longs favoris bouclés marchant à cet endroit ».Cette intersection se trouve en fait à Montréal, à un coin de rue d'Outremont, où habitent des centaines de juifs hassidiques, facilement reconnaissables par leur habillement et leur coiffure.Mohamed a aussi suggéré de faire sauter la bombe rue Sainte-Catherine, parce qu'elle est très fréquentée.À la même époque, « Ahmed Ressam a sollicité l'aide de Samir Aït Mohamed pour obtenir de véritables passeports canadiens auprès d'un individu travaillant au Bureau des passeports », précise l'agent Frederick W.Humphries II, du FBI, dans une déclaration sous serment déposée à Immigration Canada.« Ces passeports devaient être utilisés par une équipe de terroristes qui voulaient entrer aux États-Unis afin de perpétrer des attentats terroristes.» La déclaration ne précise pas si ces projets ont été menés à terme.« Vers le printemps de 1999, Ressam a demandé à Mohamed, et Mohamed a accepté, de procurer à Ressam deux grenades et une mitraillette munie d'un silencieux », poursuit la déclaration.Au bout du compte, Mohamed a remis un pistolet volé Heckler et Koch 9mm à Ressam.Le FBI allègue par ailleurs que Ressam et Mohamed ont essayé d'acheter un ordinateur portable à Montréal pour l'envoyer à Abou Zoubeida, responsable de l'accueil des moudjahidines dans les camps d'entraînement terroristes d'Oussama ben Laden en Afghanistan.Un agent double Ce Mohamed est arrivé au Québec en autocar en 1997, en passant par les États-Unis où il avait utilisé un faux passeport belge.Une fois ici, il a rempli une demande d'asile politique en prétendant qu'il avait peur d'être persécuté en Algérie.Il a d'abord vécu au YMCA du centre- ville de Montréal, puis dans un appartement de la rue Milton.Sa demande de réfugié a été rejetée en 1998 et une ordonnance d'expulsion a été rendue.Il a contesté ce refus à la Cour fédérale qui, en octobre 1999, a ordonné une nouvelle audience.Lorsqu'il a su que Ressam passait aux aveux, l'été dernier, il a tenté de fuir le Canada.Assez stupidement, il a tenté de s'infiltrer.aux États-Unis.Il a été arrêté au poste frontière de Blaine, dans l'État de Washington, et remis aux agents d'Immigration Canada.Les États-Unis demandent maintenant son extradition : un grand jury de Manhattan l'accuse de complicité avec Ressam pour faire sauter une bombe à l'aéroport international de Los Angeles.Selon des informations obtenues par La Presse, Samir Aït Mohamed avait des contacts avec la Gendarmerie royale du Canada dès 1999.Le Seattle Times affirme de son côté qu'il agissait comme agent double.Mohamed aurait cependant mis les policiers sur de fausses pistes.Quoi qu'il en soit, il a bel et bien fourni une arme à Ahmed Ressam.Cependant, il ne suffit pas d'avoir une arme, il faut aussi savoir s'en servir.Or Ressam est un piètre voleur.En août 1999, il se déguise : il se laisse pousser une barbiche au menton, il couvre sa tête avec une casquette de baseball et dissimule ses yeux marron derrière des lunettes fumées.Puis il se dirige vers un bureau de change.Il pointe son arme vers les clients et crie : « Ne bougez pas ! » Un client saisit tout simplement le bras de Ressam.Ce dernier, apeuré, s'enfuit sans tirer un seul coup de feu.et sans argent non plus.Cet échec ne l'empêche pas de préparer activement son attentat.Le 1er septembre, comme il a besoin de composantes électroniques pour fabriquer un détonateur, il se rend chez Lam Imports, boulevard Saint-Laurent, et achète deux montres Casio, au montant de 22 $ chacune, un achat qu'il règle avec sa nouvelle carte de crédit Visa au nom de Benni Noris.Au total, il fabriquera quatre minuteries dans son appartement de la rue du Fort.En avril 1999, Fateh Kamel, le chef du réseau de Montréal spécialisé dans le trafic de faux papiers pour terroristes, se trouve en Jordanie.Le juge d'instruction français Jean-Louis Bruguière est mis au courant.Voilà deux ans qu'il veut le coffrer.À sa demande, la police jordanienne l'arrête.Photothèque La Presse et Courtoisie du Globe and Mail et de CTV Avant de quitter Montréal, à l'hiver 1999, Fateh Kamel a vendu sa boutique Artisanat Nord-Sud, boulevard Saint-Laurent, à Mokhtar Haouari (photo de gauche).Ce dernier a été arrêté à Montréal peu après l'arrestation de Ressam aux États-Unis.Samir Aït Mohamed (photo de droite) a discuté avec Ressam de faire sauter une bombe à Outremont.Il est détenu à Vancouver : la justice américaine réclame son extradition.Suivant les bons conseils qu'il a reçus dans les camps d'Oussama ben Laden, Ressam ne se rend plus à la mosquée et limite ses fréquentations.Les acteurs.VOICI LES NOMS des principaux personnages cités dans cette page : >Fateh Kamel : 41 ans, citoyen canadien d'origine algérienne.A été formé dans les camps d'Oussama ben Laden en Afghanistan en 1990 et 1991.Chef du réseau de trafic de faux papiers, basé à Montréal, jusqu'à son arrestation en Jordanie en avril 1999.Condamné à huit ans de prison, le 6 avril dernier, en France.>Mohamed Omary : 35 ans, citoyen canadien d'origine marocaine.S'est rendu en Bosnie pendant la guerre.Les documents judiciaires français l'identifient comme un membre du réseau de Kamel, mais il n'a pas été accusé ni en France, ni au Canada.Vit à Montréal avec sa famille.>Ahmed Ressam : 34 ans, Algérien arrivé au Canada en 1994.En 1998, s'entraîne dans un camp d'Oussama ben Laden en Afghanistan.Arrêté à la frontière américaine, au volant d'une voiture bourrée d'explosifs, fin 1999.A été condamné le 6 avril dernier.En prison à Seattle.Attend sa sentence.>Mokhtar Haouari : 33 ans, Algérien arrivé au Canada en 1993.A participé à plusieurs fraudes, notamment avec des cartes de crédit.A acheté la boutique Artisanat Nord-Sud, boulevard Saint- Laurent, de Fateh Kamel, et l'a revendue deux semaines après l'arrestation de Ressam.A alors été arrêté et extradé aux États- Unis.A subi son procès cet été à New York.Ressam a témoigné contre lui.A été reconnu coupable d'avoir aidé Ressam à préparer son attentat (raté).Attend sa sentence.>Samir Aït Mohamed : 32 ans, Algérien arrivé au Canada en 1997 en passant par les États- Unis avec un faux passeport belge.A discuté avec Ressam de faire sauter une bombe à Outremont.Lui a remis une arme volée.Peut-être un agent double : avait des contacts avec la GRC en 1999.Accusé aux États-Unis de complicité avec Ressam.La justice américaine demande son extradition.Détenu à Vancouver. 1LP0701A1210 1LP0701A1210 ZALLCALL 67 22:08:00 12/09/01 B Art Eggleton hué par des manifestants juifs à Toronto Sa déclaration sur la souffrance des Palestiniens est mal reçue WOJTEK DABROWSKI Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les Palestiniens souffrent tout autant que les Israéliens, a affirmé hier le ministre fédéral de la Défense nationale, Art Eggleton, ce qui lui a valu d'être hué copieusement par des membres de la communauté juive de Toronto auxquels il s'adressait.« Alors que nous avons été témoins de la violence de ces derniers jours en Israël, soyons clairs : le peuple israélien souffre », a tout d'abord déclaré M.Eggleton, faisant allusion aux attentats survenus dans les villes israéliennes de Jésusalem et de Haïfa la semaine dernière, et qui ont coûté la vie à 26 personnes.« Le peuple palestinien souffre », a-t-il ensuite affirmé, suscitant la colère des centaines de personnes qui prenaient part à une manifestation contre le terrorisme, à l'instigation de l'Association de groupes communautaires juifs, Israel Now.Certains protestataires ont chahuté M.Eggleton, d'autres l'ont sifflé, tandis que des drapeaux israéliens étaient agités.« Le Canada se soucie de la situation des deux peuples, et il continuera de faire ce qu'il peut afin de régler ce conflit », a ajouté le ministre.M.Eggleton a dit être informé des inquiétudes soulevées au sein de la communauté juive canadienne par la politique d'Ottawa en ce qui a trait au terrorisme.« Je sais que plusieurs d'entre vous remettent en question la position du gouvernement (canadien) face à certaines résolutions des Nations unies », a déclaré le ministre à la foule, qui a alors fortement réagi.« J'entends votre passion », a-t-il ajouté, avant qu'un manifestant ne lui lance : « Où est la vôtre ?» La foule est toutefois devenue plus réceptive aux propos de M.Eggleton lorsqu'il été question de la contribution du Canada à la lutte antiterrorisme \u2014 soit le déploiement de quelque 3000 militaires \u2014 et de la nécessité d'éradiquer le mal qu'est le terrorisme dans le monde entier.« Israël fait face depuis plusieurs années à ces actes malveillants contre l'humanité, a-t-il déclaré.Mais l'esprit du peuple d'Israël est beaucoup plus fort que les forces du mal qui tentent de le détruire.» Photo PC Le ministre de la Défense Art Eggleton était présent, hier, à une manifestation organisée par l'Association de groupes communautaires juifs, Israel Now, à Toronto. 1LP0801A1210 A8 - LUNDI 1LP0801A1210 ZALLCALL 67 21:59:03 12/09/01 B A 8 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 ACTUALITÉS Le Centre Charles-Bruneau double sa superficie SÉBASTIEN RODRIGUE LE CENTRE DE cancérologie Charles- Bruneau de l'Hôpital Sainte- Justine comptera bientôt un deuxième pavillon qui permettra d'accueillir davantage d'enfants atteints du cancer, de multiplier le nombre de greffes de moelle osseuse et d'intensifier la recherche dans le domaine.Le ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, Rémy Trudel, a dévoilé hier le projet d'une valeur de 10 millions dont deux proviennent du gouvernement québécois.L'argent pour la construction d'un nouveau pavillon provient surtout d'Opération Enfant Soleil (cinq millions), de la Fondation Lucie et André Chagnon (deux millions) et de la Fondation Charles Bruneau (un million).« Nous allons construire un deuxième pavillon de cancérologie pour guérir les enfants du Québec atteints de cancer », a dit le ministre.La Fondation Charles- Bruneau investit pour sa part 10 millions de plus pour soutenir la recherche.Ce bâtiment de quatre étages se connectera au Pavillon Vidéotron qui s'appellera désormais « Pavillon Lucie et André Chagnon », puisque la famille s'est maintenant départis de la compagnie de câblodistribution.La famille Chagnon avait participé au financement du premier pavillon ouvert en 1995.« La première phase devait être plus grosse, mais nous l'avions réduite faute de moyens.Aujourd'hui, c'est la suite qui nous permettra d'aller plus loin, d'offrir plus de soins, de combler le manque de lits et d'espace », s'est réjoui le Dr Jocelyn Demers, hématologue pédiatrique et coordonateur du Centre de cancérologie Charles- Bruneau.Le pavillon d'une superficie de 3620 m2 prendra donc place à l'angle du chemin de la Côte-Sainte- Catherine et de la rue Hudson.Selon le docteur Demers, il concentrera dans un même lieu les services, la recherche et les spécialistes du cancer chez les enfants.Un tel centre pourrait éventuellement offrir des soins à domicile et même superviser des traitements de chimiothérapie à la maison.Entre temps, le projet permettra de doubler le nombre de greffes de moelle osseuse qui passera de 30 à 60 opérations par année.Le centre offre des soins ou un suivi médical à plus de 1500 enfants au Québec.M.Trudel a également octroyé un million pour permettre à l'hôpital d'enclencher les phases un et deux de son plan de réfection des systèmes de ventilation.Cette annonce n'a toutefois rien à voir avec le fait que 18 employés du laboratoire central de l'hôpital ont dû affronter le cancer depuis 1998 et que 15 d'entre eux en sont morts, assure le directeur général de l'hôpital, Kheim Dao.L'hôpital en avait fait la demande au printemps dernier à la régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Montréal-Centre.D'après une étude de la Direction de la santé publique de Montréal, il n'y aurait toutefois aucun lien entre la ventilation de l'hôpital et les cas de cancer.Une enquête de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) démontrait pourtant l'existence d'un problème de qualité de l'air et la présence, entre autres, de moisissures de type aspergillus à l'Hôpital Sainte-Justine.Les travaux respectent néanmoins les recommandations faites par la CSST.Les travaux débuteront dans les prochaines semaines et seront complétés d'ici la fin 2002.Les rénovations débuteront au laboratoire central ainsi que dans les laboratoires de pathologie et d'hématologie, puis s'étendront ensuite aux soins intensifs, à la salle d'accouchement et en cardiologie.L'hôpital a aussi reçu 4,9 millions de plus pour la réfection de son entrée électrique et pour installer un nouveau groupe électrogène.En après-midi, M.Trudel s'est également arrêté au CHSLD-CLSC Bordeaux-Cartierville, connu anciennement sous le nom d'hôpital Saint-Joseph de la Providence, afin d'annoncer un investissement de 13 millions pour agrandir les installations et rénover les chambres.Photo ROBERT SKINNER, La Presse© Jocelyn Demers, hématologue pédiatrique et coordonateur du Centre de cancérologie Charles-Bruneau, Rémy Trudel, ministre d'État à la Santé et aux Services sociaux, Claude Chagnon, président de la Fondation Lucie et André Chagnon, et Pierre Bruneau, de la Fondation Charles-Bruneau.SIDA L'électrochoc revient à la mode Le Collège des médecins juge même qu'il est sous-utilisé L'Afrique crie au secours Traitement controversé s'il en est, l'électrochoc a été administré deux fois plus souvent au Québec en 2000 qu'en 1990.Le traitement demeure cependant sous-utilisé aux yeux du responsable du dossier au Collège des médecins, qui entend mener bientôt une campagne de sensibilisation pour mieux le faire connaître des psychiatres.Le ministère de la Santé approuve-t-il ?Mystère et boule de gomme.« Nous nous apprêtons à publier après les Fêtes un guide des lignes directrices de l'électrochoc », explique en entrevue le docteur Jacques Melanson, responsable au Collège des médecins de l'examen des pratiques professionnelles.« Le traitement, pour lequel il n'y a aucune contre-indication, n'a plus rien à voir avec le film Vol au-dessus d'un nid de coucou.Hélas ! au Québec, seule une personne sur dix souffrant de dépression majeure le reçoit, alors que beaucoup plus de personnes devraient en bénéficier.C'est à la demande du ministère de la Santé, assure-t-il deux fois plutôt qu'une, qu'une étude est cependant d'abord menée sur les électrochocs.« Le ministère s'inquiète de l'augmentation des électrochocs et a voulu se faire expliquer l e s raisons de ces augmentations.» Bizarrement, le son de cloche est tout autre au ministère de la Santé.Sa porte-parole, Dominique Breton, soutient, elle, que les séances d'électrochocs sont en baisse au Québec et qu'aucune étude n'a été demandée par son ministère.Les données obtenues auprès de l'Assurance-maladie du Québec sont pourtant formelles.Nombre d'électrochocs administrés en 1990 : 4112.Nombre d'électrochocs administrés en 2000 : 7632.Un traitement comportant environ 10 séances, entre 700 et 800 Québécois reçoivent aujourd'hui des électrochocs.Le docteur Melanson, à qui l'on confie les différentes versions, précise.« La demande du ministère de la Santé n'est pas officielle, mais émane de deux ou trois personnes haut placées au ministère qui n'aiment pas les électrochocs.» Parallèlement aux travaux en cours au ministère de la Santé, un autre examen de l'électroconvulsothérapie \u2014 autre nom donné à l'électrochoc \u2014 est mené à l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé (AETMIS).Le docteur Reiner Banken, qui y mène l'affaire, se montre nuancé par rapport au traitement.« L'électrochoc est efficace lorsqu'il y a dépression majeure, mais les effets secondaires ne sont pas à négliger non plus.» Il évoque ici surtout la perte de mémoire à court terme chez presque toute personne traitée \u2014 « ce qui pose le problème de la signature de la formule de consentement, dont les patients ne se souviennent pas après le traitement ».Le docteur Banken ajoute cependant que le traitement, aux sombres origines, n'est plus ce qu'il était.« Dans les années 40, l'électrochoc a été administré n'importe comment, parfois même à la maison par de petites machines dont se servaient les maris pour administrer de petits chocs à leur conjointe déprimée.Dans les années 70, l'oxygène, l'anesthésie et l'administration de relaxants musculaires sont venus raffiner le traitement.Aujourd'hui, il ne donne plus de grosses convulsions.Tout ce qui bouge, désormais, c'est le bras.» Sous anesthésie Le docteur Brian Bexton, psychanalyste et président de l'Association québécoise des psychiatres, souligne de son côté que les problèmes de mémoire sont peut-être dus au fait que les personnes traitées doivent être anesthésiées deux ou trois fois par semaine, pendant trois semaines consécutives.« Une dizaine d'anesthésies peuvent expliquer les problèmes de mémoire à court terme.» Et les problèmes à long terme ?« Les études en cours viendront préciser la chose, mais mes patients ne sont aucunement affectés de façon permanente.Chose certaine, le traitement n'est utilisé que pour les cas extrêmes, pour des personnes si dépressives qu'elles ne parviennent plus à boire ni à manger, pour des patients que les antidépresseurs ne soulagent pas.» Fait à noter, une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association en 2001 révèle que presque tous les dépressifs profonds traités à l'électrochoc ont rechuté dans les six mois suivant le traitement.L'électrochoc, au mieux, ne serait efficace qu'à court terme, pour venir à bout d'une crise aiguë.« Il est donc nécessaire, insiste le docteur Ranken de l'AETMIS, de poursuivre avec une autre forme de traitement par la suite.Soit des médicaments, soit certaines formes de psychothérapie (cognitive ou interpersonnelle), soit les deux.» L'intérêt renouvelé pour l'électrochoc au Québec survient au moment où le gouvernement américain et l'Association américaine des psychiatres viennent de multiplier les avis favorables à ce traitement.Agence France-Presse OUAGADOUGOU \u2014 La XIIe Conférence internationale sur le sida et les maladies sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA/ICASA) s'est ouverte hier à Ouagadougou, sur des appels à développer l'accès aux traitements antisida pour le continent le plus touché par la pandémie.En 2000, l'ONUSIDA a estimé que parmi les 33 millions de séropositifs dans le monde, 70 % vivent en Afrique subsaharienne.Le continent, avec 2,3 millions de morts cette année, compte 76 % des 3 millions de décès imputables au sida dans le monde.Et en l'absence de traitement adéquat, la plupart des 28,1 millions d'Africains qui vivent avec le virus du sida (VIH) ne survivront pas à la décennie, selon l'ONUSIDA.Dans les pays riches, l'arrivée des trithérapies (association de trois médicaments) en 1996 a révolutionné la vie et le traitement des malades, faisant passer le sida de maladie incurable et mortelle au rang de maladie chronique.Mais en dépit de la signature par plusieurs pays africains d'accords avec les grandes firmes pharmaceutiques sur la fourniture de médicaments, notamment d'antirétroviraux (ARV), avec jusqu'à 90 % de rabais sur les prix, l'accès aux traitements reste en Afrique très limité et les traitements encore trop chers pour la grande majorité des populations.Le ministre délégué français à la Santé, Bernard Kouchner, présent à Ougadougou pour l'ouverture de la CISMA, a appelé les pays du continent à faire entendre leur voix pour obtenir des traitements, leur promettant l'appui de la France en ce sens.« Si les pays d'Afrique ne disent pas nous voulons le traitement, ce n'est pas nous qui pourrons le faire », a déclaré M.Kouchner lors d'une rencontre avec la presse.Il a regretté l'« absence d'expression africaine » et a engagé les pays du continent à se faire entendre à l'occasion d'une réunion « cruciale » la semaine prochaine à Bruxelles sur la création du Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui se met en place sous l'égide de l'ONU.M.Kouchner devait rencontrer hier ses homologues africains et transmettre à la conférence un message du président français Jacques Chirac s'engageant en faveur d'un meilleur accès aux traitements.Untraitemen t qui pourrait causer plus de mal que de bien LOUISE LEDUC Tant que l'on ne pourra pas garantir que l'électrochoc ne cause pas plus de mal que de bien, il vaudrait bien mieux s'abstenir de l'administrer.C'est ce que réclame l'avocate montréalaise Hélène Grandbois, spécialisée en recherches sur la santé mentale et membre de l'organisme de résistance américain Support Coalition International « qui est reconnu par l'Organisation des Nations unies ».Elle insiste là-dessus parce qu'en matière d'électrochocs, les lettres de noblesse ne sont pas peu importantes, note-t-elle.« Le débat est monopolisé par les psychiatres, qui font preuve d'une belle unanimité sur le sujet.Il me semble qu'il serait important d'écouter les milliers de personnes qui disent que l'électrochoc a détruit leur vie.Mais on ne leur accorde aucune crédibilité.Une personne aux prises avec un trouble mental ne fait évidemment pas le poids, dans le débat public, avec un médecin bardé de diplômes.» Pour Mme Grandbois, il faut de toute urgence se pencher sur les problèmes de mémoire occasionnés par les électrochocs et surtout, se préoccuper de ce que le traitement soit « administré aux plus vulnérables de notre société, surtout aux personnes âgées ».Elle rejoint ici une enquête choc publiée dans Québec Science, en 1997, qui révélait que les femmes et les personnes âgées sont les plus nombreuses à recevoir les électrochocs.Pas un peu inquiétant ?« On traite de plus en plus de personnes âgées à l'électrochoc parce que leurs problèmes cardiaques les empêchent souvent de prendre des antidépresseurs », précise le docteur Reiner Banken, qui mène actuellement une étude sur l'électrochoc pour le compte de l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé (AETMIS).Et pourquoi surtout des femmes ?Le docteur Claude Vanier, psychiatre à Louis-Hippolyte-La- Fontaine où se donnent un millier d'électrochocs par année, note que ce sont elles qui souffrent le plus de dépressions (ce qui n'est cependant pas la conclusion de la toute fraîche étude sur la santé mentale rendue publique par la Régie de la santé et des services sociaux).Oui, des femmes enceintes reçoivent des électrochocs, note-t-il par ailleurs.« C'est moins dangereux que la médication.» Il admet que l'électrochoc comporte des effets secondaires, mais souligne que c'est le cas de tout traitement.« Même les aspirines occasionnent parfois des maux d'estomac.» Aux étudiants en médecine qui visitent sa clinique, le docteur Vanier, professeur à l'Université de Montréal, dit faire valoir le taux de mortalité moindre associé aux électrochocs qu'aux opérations pour enlever les amygdales.Le docteur Vanier soutient que si ce n'était « du gros plat que font les groupes de droits de la personne » et de ce tabou qui continue d'entourer l'électrochoc, il pourrait secourir bien plus de personnes très dépressives.« On panique avec les électrochocs, qui ne dégagent que 35 à 40 joules, alors que, pour le coeur, on administre des chocs de 450 à 500 joules.» Ne manquez pas de lire, demain matin, notre analyse du budget fédéral 2001.© 2001 E R N S T & YOUNG s .r.l .3011548A La Presse 10 décembre 2001 Page A9 manquante 1LP1001A1210 A-10 Lundi 1LP1001A1210 ZALLCALL 67 22:47:11 12/09/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 LE MONDE Des paysans russes maîtrisent le marché Dix ans après l'éclatement de l'URSS, les changements sont nombreux en Russie.Les travailleurs russes découvrent pour le meilleur et pour le pire les lois du marché.Mais la vie est-elle meilleure pour autant ?« La vie est-elle meilleure ou pire qu'il y a 10 ans ?Quelle importance ?On fait avec la réalité telle qu'elle est.On finit par se faire une raison.L'important aujourd'hui, c'est le marché : il faut constamment améliorer la qualité de nos produits, tenir compte de la concurrence, distribuer des produits frais le plus vite possible.Voilà le défi.» Assise derrière son pupitre, Alla Denisova avait l'air d'une petite étudiante timide lorsque nous sommes entrés dans son bureau.Elle voulait plutôt qu'on parle au directeur de l'entreprise laitière, elle refusait d'être protographiée.La confiance établie au fil de la conversation, Mme Denisova, qui dirige une cinquantaine d'employés, des femmes surtout, s'est lentement imposée comme la directrice qu'elle est de l'usine de traitement du lait à Marfino, à une cinquantaine de km au nord de Moscou.Et quand elle s'est levée à la fin pour nous saluer, elle était étonnamment grande ; c'est sa chaise qui était basse.« Avant 1991, toutes ces fermes appartenaient à l'État et le lait était traité dans une grande usine centralisée.Notre entreprise a été privatisée il y a 10 ans.Nous avons six fermes dans la région, avec un millier de vaches environ, et nous traitons le lait de ces six fermes », explique-t-elle.« On purifie le lait, on le pasteurise, on l'emballe dans des contenants d'un litre qu'on place ensuite dans les magasins de la région et ceux de Moscou ; on fabrique aussi de la crème sure, du yogourt kéfir, du beurre et des fromages.Tout est frais et naturel.Pas de colorants ni de préservatifs.Et on livre tout nous-mêmes, directement.» Ces fermes se trouvent dans des villages autour de l'usine de Marfino, hors des limites de la capitale russe, dans la zone administrative distincte appelée Région de Moscou.C'est une ceinture de vieux hameaux paysans qui alimentent la capitale en produits laitiers, et aussi en légumes et fleurs cultivés en serres.Installations fort rudimentaires que ces serres et ces pépinières, où les hommes se réfugient surtout pour la chaleur ce dimanche et bavardent en avalant de la vodka et en grignotant du poisson fumé, des cornichons et des saucissons.Les « Nouveaux Russes » À côté des vieux villages aux petites baraques de bois bien tassées s'élèvent désormais les petites cités de « Nouveaux Russes » (lire nouveaux riches), aux villas et bungalows de briques rouges aux portes et fenêtres grillagées, et aux cours emmurées.Renseignement pris auprès des résidents roulant en Audi, BMW et Toyota 4x4, les prix de ces villas varient entre 200 000 et 300 000 $ US.« C'est trop cher pour être honnête, commente Evgueni Zykov, le chauffeur-guide.Mais je comprends les grillages.J'ai une petite datcha à une centaine de km plus au nord, complètement isolé en pleine campagne et non hivérisé.Il n'y a ni eau courante ni électricité.Chaque hiver, des sans abri y entre par effraction et laissent les lieux dans un état pitoyable.» Phénomène intéressant : des stations- service, des petits magasins genre dépanneurs, avec café, location de cassettes vidéo et vente de bois de chauffage, des centres de matériaux de construction et de rénovation, ont fait leur apparition autour des cités des « Nouveaux Russes ».« Il n'y avait pas ça il y a 10 ans », observe Evgueni.Les roses, lys et chrysanthèmes, ainsi que les tomates, concombres et laitues cultivés en serres sont vendus sur le marché de Moscou.« Le marché, voilà la réalité des 10 dernières années, il nous oblige à nous améliorer constamment et à livrer nos produits vite et bien pour pouvoir survivre », affirme Vladimir Grigoriev, cultivateur.Dans sa pépinière gardée par une douzaine de chiens féroces dans le village de Gribki, Nikolaï Zloukine cultive des sapins de Noël pour les Moscovites, mais aussi des arbustes (pins, bouleaux, saules, chênes) pour les cours neuves des « Nouveaux Russes ».Une des fermes laitières qui alimente l'usine de traitement de Mme Denisova se trouve à Sholokhovo, à une dizaine de km de Marfino.Sasha s'y rend trois fois par jour avec son camion-citerne chercher le lait.Nous le suivons.« Nous avons ici 194 vaches laitières, des Holstein », indique Galina Filatova, directrice de la ferme, pendant que des employées servent aux animaux un mélange de foin et de nutriments.« Tout est naturel chez nous, mais la traite est mécanisée.Nous avons 25 employées, toutes des femmes ».Dans une autre étable réservée à la reproduction, Nina Sharova et Zoya Panina s'occupent d'une cinquantaine de génisses.« Les taureaux, on les vend pour la viande ou on les garde pour le sperme et l'insémination artificielle », expliquent- elles.Plus qu'un chercheur en sciences Une théière bout sur un petit réchaud électrique dans leur salle de repos.Elles sortent des tasses, du pain, de la confiture de pommes, et allument une radio défoncée qui capte encore une station de musique de Moscou.« Je fais 4000 roubles par mois, ce qui est beaucoup », dit avec fierté Mme Sharova.C'est 135 $ US, soit trois fois plus qu'un chercheur senior de l'Académie des sciences ! « Mon mari travaille aussi pour l'entreprise.Il touche plus que moi.On loue notre appartement, mais on vit bien avec nos deux enfants, qui ont 12 ans et trois ans », poursuit-elle.« Je suis pensionnaire, mon mari aussi », confie Mme Panina, qui travaillait sous le régime communiste pour le quotidien Pravda.Elle a ensuite travaillé dans une serre qui cultivait des roses, avant de s'occuper des vaches sur cette ferme.La pension d'État est de 47 $ US par mois.« C'est difficile de vivre avec sa seule pension.Avec 4000 roubles de plus, on vit un peu mieux.Heureusement, nous avons notre propre maison ».« Je ne me plains pas, poursuitelle.Mon fils et ma fille travaillent à l'aéroport de Cheremetyevo.Ma bru est coiffeuse et mon gendre travaille pour le métro de Moscou.Et j'ai quatre petits enfants qui font mon bonheur.La nouvelle Russie, c'est pour eux ».Photo JOONED KHAN, La Presse © Assise derrière son pupitre, Alla Denisova, qui a l'air d'une petite étudiante timide, dirige une cinquantaine d'employés d'une usine de traitement du lait à Marfino, près de Moscou.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Le jeu doit rester un jeu.Tirage du 2001-12-08 Numéro complémentaire: 15 Tirage du 2001-12-08 Numéro complémentaire: 19 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 10 500,00 $ 4/6 889 50,00 $ 3/6 17 985 5,00 $ Ventes totales: 570 037,00 $ Tirage du 2001-12-09 Tirage du 2001-12-09 Tirage du 2001-12-09 NUMÉRO: 214521 Tirage du 2001-12-08 NUMÉRO: 929634 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 2 260 550,70 $ 5/6 207 2 013,90 $ 4/6 13 173 60,60 $ 3/6 252 940 10,00 $ Ventes totales: 13 340 910 $ Prochain Gros lot: 5 000 000 $ TRAGÉDIE DE LA SWISSAIR Des instruments de secours difficiles d'accès ALISON AULD Presse Canadienne HALIFAX \u2014 Les enquêteurs canadiens souhaitent que l'industrie aérienne procède à une révision complète des instruments de secours au sein des cabines de pilotage.Les pilotes du vol 111 de Swissair pourraient en effet avoir eu de la difficulté à se servir de leurs commandes auxiliaires juste avant que leur appareil ne se soit écrasé, en 1998, au large de la Nouvelle-Écosse, coûtant la vie aux 229 personnes qui y prenaient place.Selon des responsables du Bureau de la sécurité des transports (BST), les instruments de secours étaient situés à un endroit tellement peu commode que l'équipage aurait peiné à déterminer rapidement ce qui arrivait à l'avion.En situation de crise, estime le BST, les pilotes peuvent avoir de la difficulté à passer de leurs principaux instruments de bord aux commandes auxiliaires.Cellesci sont petites et placées hors du champ de vision normal, selon l'organisme fédéral.Les instruments de secours informent l'équipage de l'altitude, de l'incidence et de la vitesse de l'avion.En conséquence, les pilotes perdent de précieuses secondes qu'ils pourraient utiliser afin de faire face à une situation d'urgence telle que la tragédie du vol 111, au cours de laquelle l'équipage, manoeuvrant dans une cabine de pilotage remplie de fumée, a tenté de garder le contrôle de l'appareil.L'agence propose donc que l'industrie aérienne procède à une révision générale de la position des instruments de secours dans tous les appareils.Elle souhaite que les constructeurs aériens et les organismes de réglementation du transport aérien modifient la position de ces instruments, en plus de relier ceuxci à une seconde source d'alimentation en énergie, indépendante de la première.Afin de nous assurer que le plus d'enfants possible aient un cadeau à Noël, le programme L'Arbre des anges de l'Armée du Salut propose à ceux et à celles qui le peuvent, de parrainer un enfant démuni à Noël.En vous inscrivant à cette initiative, vous recevez le prénom d'un enfant et son âge, ce qui vous permettra de mieux choisir le cadeau approprié que vous achèterez pour l'enfant que vous parrainez.Par la suite, vous pouvez simplement confier ce cadeau aux responsables de ce programme à l'Armée du Salut.Nous nous ferons un devoir de remettre votre cadeau aux parents de votre protégé afin qu'ils puissent le déposer sous leur arbre de Noël.Pour obtenir toutes les informations sur cette activité, téléphonez à l'Armée du Salut au (514) 288-2848, poste 269 ou 271.Vous pouvez aussi visiter notre site Internet à : www.noel-montreal.org.et choisir en ligne, l'enfant que vous voulez parrainer en vous inscrivant directement au programme L'Arbre des anges.L'Arbre des anges ! (Parrainage d'enfants pour Noël) PAR Les stylos Porsche Design sont dotés du motif tissé \u201c tec flex \u201d en acier high-tech, exclusif au programme automobile de Porsche.Tandis que d'autres stylos peuvent, avec le temps, devenir inconfortables, les stylos et crayons Porsche Design conservent un excellent coefficient d'élasticité.Stylo à encre et à bille roulante aussi disponible Les plus grandes marques aux meilleurs prix \u0001 977, rue Sainte-Catherine Ouest \u0001 Montréal (niveau métro à la Maison Simons) \u0001 Carrefour Laval, \u0001 Promenades Saint-Bruno \u0001 Mail Champlain, Brossard \u0001 Place Laurier (Sainte-Foy) Tél.: (514) 284-1295 w w w.s t y l o .c a À partir de 189$ chacun. 1DU1101A1210 LUNDI 1DU1101A1210 ZALLCALL 67 17:08:00 12/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 DÉCEMBRE 2001 A 1 1 Pour obtenir l'adresse d'un concessionnaire près de chez vous, visitez le www.honda.ca ou composez le 1 888 9-HONDA-9.L'Association des concessionnaires Honda du Québec vous remercie de votre intérêt.Les offres de location-bail sont faites par Honda Canada Finance Inc., sur acceptation du crédit.Cette offre porte sur les berlines Accord LX 2002 (modèle CG5542P), les berlines Civic DX2002 (modèle ES1512PX) et les coupés Civic DX 2002 (modèle EM2112P) neuves.Échange ou comptant de 2 250 $ (berline Accord LX), 2 200 $ (berline Civic DX) ou 2 800 $ (coupé Civic DX).Première mensualité et dépôt de sécurité de 275 $ exigibles à la livraison sur la coupé Civic DX.Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,12 $ le kilomètre excédentaire.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Option d'achat au terme de la location offerte moyennant un supplément.Le prix de location des concessionnaires peut être inférieur.Offre d'une durée limitée.Voyez votre concessionnaire pour plus de détails.Photo à titre indicatif.\u2020Tests de collisions frontales du National Highway Traffic Safety Administration pour la berline Civic DX 2001.298$ Berline Accord LX 2002 par mois Location 48 mois 96000 km inclus Transport et préparation inclus Option 0$ comptant également disponible.Aucun dépôt de sécurité pour la berline.198$ Berline ou Coupé Civic DX 2002 par mois Location 48 mois 96000 km inclus Transport et préparation inclus Option 0$ comptant également disponible.Aucun dépôt de sécurité pour la berline.Cinq étoiles aux tests de collisions frontales du NHTSA\u2020.Berline Civic LX illustrée Berline Accord SE illustrée Coupé Civic LX illustrée Paix, amour, transport et préparation inclus.À partir de À partir de 3011413A 1LP1201A1210 A12, lundi, MONDE 1LP1201A1210 ZALLCALL 67 22:09:05 12/09/01 B A 1 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 MONDE Photos AP et AFP Dimanche hétéroclite dans le paysage israélien À chacun ses malheurs ou ses bonheurs le dimancxhe.Dans la seule journée d'hier, on pouvait vivre les uns ou les autres au Proche-Orient, selon que l'on se trouvait à Jérusalem, ou dans le petit village d'Anabta, en Cisjordanie.À Anabta, des palestiniennes pleuraient la démolition de leurs maisons par Israël.À Jérusalem entre-temps, le tout-New York politique venait, par une poignée de main familiale, chaleureuse, réconforter le premier ministre Ariel Sharon (au centre, dans la photo de droite).L'entouraient, dans l'ordre habituel, le maire de Jérusalem, Ehud Olmert, le maire sortant de New York, Rudolph Giuliani, et, à droite, le gouverneur de l'État de New York George Pataki et le président du conseil des principales organisations caritatives juives des États-Unis, Mort Zuckerman.Des voisins d'Israël disent à tout le monde: on en a marre! Misère et ennui sans fin au camp de réfugiés de Jabaliya d'après AFP DAMAS \u2014 Le président syrien Bachar al-Assad et son homologue égyptien Hosni Moubarak ont appelé hier les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies à « mettre fin immédiatement » à « l'agression israélienne » contre les Palestiniens, a rapporté l'agence officielle SANA.L'appel, lancé au terme d'un sommet à Damas, est intervenu alors que le premier ministre israélien Ariel Sharon a averti qu'il allait intensifier sa campagne contre les Palestiniens après l'attentat suicide de Haïfa qui a coûté la vie hier à son auteur palestinien et fait une dizaine de blessés.MM.Assad et Moubarak ont estimé que « la situation dangereuse créée par les agressions israéliennes contre le peuple palestinien désarmé constitue une menace contre tous les pays de la région et contre les efforts visant à instaurer une paix juste et globale », a indiqué SANA.GUILLAUME BONNET Agence France-Presse CAMP DE JABALIYA, bande de Gaza \u2014 C'était le 9 décembre 1987.Le premier soulèvement palestinien, qui allait durer six ans, commençait dans le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de Gaza.Quatorze ans et deux Intifada plus tard, le camp se meurt d'ennui et de misère en raison du blocus imposé par Israël à toute la bande de Gaza.Mohamed Abou Nedjem fait tinter des dizaines de pièces dans un bol en terre cuite.Des pièces jaunes essentiellement.Tout au plus une vingtaine de shekels (5 $ US).C'est, à la mi-journée, la modeste recette de son épicerie.« Les gens n'achètent rien ou le strict minimum.Et quand ils dépensent, c'est souvent à crédit », constate, résigné, cet homme, qui a ouvert son commerce il y a cinq mois, « grâce à l'argent cotisé par toute ma famille ».Ali Mohamad se tourne les pouces devant sa petite entreprise de construction, ouverte il y a un an.Faute de clients, il s'apprête à la liquider.« Ç'a n'a jamais vraiment marché », dit-il tristement.Issam Khalil Abou Seif vient de terminer son travail : ramasser les ordures dans un camp où elles ne manquent pas.Son salaire : 10,22 $ par jour.C'est écrit sur son contrat de travail, établi par l'UNRWA (Agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés).Mais son contrat, d'une durée de trois mois, se termine samedi.Et il a « 17 enfants à nourrir ».« Avant, ça allait, j'étais un « patron » et je gagnais 5000 shekels (1250 $) par mois.Mais aujourd'hui, je ne sais quoi faire pour éviter que ma famille crève de faim ».« Avant », c'était avant qu'Israël n'impose un blocus hermétique de la bande de Gaza, juste après le début de l'actuelle Intifada, le 28 septembre 2000.Plus de 120 000 Palestiniens se sont retrouvés ainsi privés de leur travail et de leurs indispensables salaires.À Gaza, le taux de chômage frôlerait les 60 % selon des chiffres du ministère du Travail.Sans doute davantage encore dans le camp de Jabaliya, le plus grand et le plus peuplé (40 000 habitants) de ceux qui ont recueilli les Palestiniens en 1948.Dans les familles, on se sert plus que jamais les coudes.Khadra Ibrhami Fodah, la trentaine, s'est installée chez son oncle.« Avec son petit business de biscuits vendus sur le marché, il ramène 20 shekels (5 $) par jour », dit la jeune femme, qui ne se départit pas de son sourire malgré trois enfants handicapés \u2014 à demi aveugles et fous \u2014 dont elle a la charge depuis que son mari, policier, l'a quittée.Chez elle, cela sent l'urine et l'humidité, l'antique machine à laver fait un bruit infernal et l'unique chambre à coucher accueille neuf personnes.Ici, on montre du doigt l'Autorité palestinienne pour son « incapacité à nous donner du travail ».Mais la haine contre Israël s'affiche sur tous les murs : ici un bus israélien recouvert de l'étoile de David déchiqueté par une explosion, là un appel au jihad (guerre sainte) sur fond de kalachnikov.Cheney: c'est la faute d'Arafat Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le vice-président des États-Unis Dick Cheney a estimé hier que le comportement du chef de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat avait retardé la création d'un État palestinien.« Cela ne fait aucun doute », a affirmé M.Cheney à la question posée sur la chaîne de télévision NBC : « Pensez-vous que son (Arafat) comportement ait repoussé la possibilité de la création d'un État palestinien ?» Il a rejeté la possibilité d'une rencontre entre M.Arafat et le président américain George W.Bush « tant qu'il (Arafat) ne montre pas qu'il est prêt à arrêter les violences en provenance des territoires sous contrôle palestinien ».M.Bush n'a jamais rencontré le chef de l'Autorité palestinienne depuis son arrivée à la présidence en janvier 2000.Il a en revanche reçu le remier ministre israélien Ariel Sharon trois fois à la Maison-Blanche.M.Cheney a réaffirmé qu'au vu des récents attentats à Jérusalem et à Haïfa, « il n'est pas surprenant qu'Israël prenne des mesures pour se défendre ».« Il a le droit de le faire », a-t-il dit.\u2020Traction quattro de série sur les S4 berlines, A6 2.7 T et 4.2 berlines, A8/L/S8, allroad quattro et TT Roadster et Coupé de 225 ch.Financement au taux annuel de 3,9 % offert par Audi Finance aux acheteurs admissibles pour des contrats de 12, 24, 36, 48 et 60 mois pour tous les véhicules neufs Audi 2001 livrés à partir du stock du concessionnaire.Exemple : Financement de 20 000 $ au taux de 3,9 % équivaut à des mensualités de 589,60 $ pendant 36 mois.Coût d'emprunt : 1 225,60 $, pour une obligation totale de 21 225,60 $.Les mensualités et le coût d'emprunt varient selon la durée du contrat, le montant emprunté, l'acompte versé ou l'échange.Prix réels établis par le concessionnaire.Tous les détails chez les concessionnaires participants.Offre d'une durée limitée et pouvant être modifiée sans préavis.« Audi », « quattro », « A4 », « A6 », « A8 », « allroad » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de Audi AG.« TT » est une marque de commerce de AUDI AG.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi L'AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS PENDANT 4 ANS OU 8 0 0 0 0 KM Même le taux de financement a été conçu avec soin.La fougueuse A4.L'étonnante A6.La luxueuse A8.La pure et puissante TT et la superbe et audacieuse allroad quattro.Toutes disponibles avec la légendaire traction intégrale quattroMD\u2020.FINANCEMENT DE 3,9% À L'ACHAT DE TOUT MODÈLE 2001 EN STOCK AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent (QC) (514) 748-6961 AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville (QC) (450) 430-1460 LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno (QC) (450) 653-1553 LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue Saint-Hubert Montréal (QC) (514) 274-5471 PARK AVENUE AUDI 8805, boulevard Taschereau Brossard (QC) (450) 656-4811 3003854A 1LP1301A1210 A13, lundi, MONDE 1LP1301A1210 ZALLCALL 67 22:55:00 12/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 0 D É C EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 1 3 ÉTATS-UNIS Annan met les États-Unis en garde contre une phase II antiterroriste unilatérale Une attaque contre l'Irak ne serait « pas sage », dit le secrétaire général de l'ONU Une machine de guerre bien rodée finalement PIERRE-HENRY DESHAYES Agence France-Presse OSLO \u2014 Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a prévenu hier les États- Unis qu'il ne serait «pas sage » de prolonger par une attaque contre l'Irak la guerre contre le terrorisme, qui ne peut être gagnée, selon lui, en dehors d'une approche multilatérale.Présent à Oslo pour y recevoir aujourd'hui le prix Nobel de la paix 2001, M.Annan a également indiqué que seule cette approche multilatérale pourrait permettre de résoudre la crise au Moyen-Orient.« Toute tentative ou décision d'attaquer l'Irak ne serait pas sage et conduirait à une escalade majeure dans la région.J'espère que cela ne se produira pas », a-t-il affirmé.Le secrétaire général de l'ONU a précisé que la résolution de l'ONU ouvrant la voie aux opérations militaires de la coalition en Afghanistan ne prévoyait pas une extension de ces opérations à d'autres pays.« Toute action pour étendre la lutte contre le terrorisme à une autre région du monde devra être examinée par le Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il souligné.Le président américain George W.Bush a, à plusieurs reprises, promis de poursuivre sa « guerre contre le terrorisme » \u2014 déclarée suite aux événements du 11 septembre \u2014 dans tous les pays susceptibles d'abriter le réseau al- Qaïda de l'islamiste Oussama ben Laden, instigateur présumé des attentats.Des membres de l'administration américaine ont, par la suite, précisé que ces menaces visaient tout particulièrement l'Irak, la Somalie, le Soudan et le Yémen.« Nous devons tous faire face à la lutte contre le terrorisme.Nous gagnerons le combat grâce à la coopération entre États ou nous ne le gagnerons pas du tout », a insisté M.Annan.Il a indiqué que les modalités et le calendrier encadrant le déploiement d'une force internationale en Afghanistan devraient être décidés « par les pays désireux d'y participer (.) dans le courant de la semaine », tout en précisant que le 22 décembre était une « date-cible » avant laquelle ce déploiement devrait débuter.C'est à cette date qu'entrera en fonction un gouvernement intérimaire, dont le principe a été adopté par les représentants des factions afghanes le 5 décembre à Bonn.L'accord de Bonn prévoit aussi la création d'une « force internationale de sécurité » sous mandat des Nations unies à Kaboul et dans les environs, puis dans d'autres villes et régions si nécessaire.Selon M.Annan, cette force aura pour mission d'assurer la stabilité du pays ainsi que la distribution de l'aide humanitaire.La reconstruction de l'Afghanistan, ravagé par plus de 20 années de guerres, pourrait prendre « jusqu'à 10 ans », a-t-il ajouté.Concernant la situation au Proche-Orient, le prix Nobel de la paix 2001 a estimé qu'une intervention de la communauté mondiale était nécessaire pour débloquer la crise actuelle entre Israéliens et Palestiniens.« Les parties en présence à elles seules n'y parviennent pas.Elles ont besoin d'une tierce partie.Nous avons besoin d'un effort international collectif », a-t-il affirmé.À cet égard, il s'est félicité de la décision du président Bush de dépêcher un envoyé spécial dans la région le mois dernier.Il a en revanche déploré que le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat et le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres \u2014 co-lauréats du prix Nobel de la paix en 199 \u2014n'aient pas pris part aux festivités organisées à Oslo de jeudi à samedi, en présence de nombreux anciens lauréats, pour marquer le centenaire de la prestigieuse récompense.JACQUES CHARMELOT Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Leurs récents succès en Afghanistan ont restauré la confiance des États-Unis dans l'efficacité de leur machine de guerre, notent responsables et experts, et calmé les doutes de la première armée du monde.Mais ils sont encore loin de constituer cette victoire sur le terrorisme dont George W.Bush a fait son objectif.Et le 43e président des États-Unis devra faire preuve, pour l'atteindre, d'une exceptionnelle persévérance.M.Bush a lui-même tiré les conclusions les plus nettes de deux mois de campagne militaire, qui ont abouti à la déroute des talibans et à la dispersion du réseau Al- Qaïda.« Il y a peu, ce régime contrôlait la plus grande partie de l'Afghanistan.Aujourd'hui ils ne contrôlent que quelques grottes », a déclaré vendredi M.Bush.« Il y a peu, les chefs d'Al-Qaeda comparaient les États-Unis à un tigre de papier.C'était avant que le tigre ne rugisse », a-t-il ajouté.Cette satisfaction est partagée par des experts, qui s'étaient montrés réservés sur la capacité des militaires américains à se déployer efficacement dans l'environnement hostile de l'Afghanistan.« Les militaires ont démontré un niveau de compétence et de talents remarquable dans l'exécution d'une mission difficile », a souligné Steven Aftergood, de la Fédération of American Scientists (FAS), à Washington.Il a également rendu hommage au travail des services de renseignement américains, fortement critiqués pour leur incapacité à prévenir les attaques-suicide du 11 septembre contre New York et Washington.« Je pense qu'il est admis que la CIA a contribué de façon positive à la conduite de ce conflit », a-t-il noté.La courte campagne d'Afghanistan a également illustré la puissance, quasi-impériale, que confère aux États-Unis leur capacité unique à exercer leur force militaire là où ils le désirent.« J'ai été frappé par les moyens des États-Unis dans le domaine de la projection de puissance », a noté le professeur Thomas Keaney, de la School of Advanced International Studies (SIAS), à Washington.« La confiance des Américains dans leurs forces militaires a augmenté et ils peuvent même se réjouir du fait que cette capacité a été utilisée à de nobles fins », a-t-il estimé.Ces « nobles fins » ont de nouveau été articulées par le président Bush vendredi.Et il a placé sa lutte contre le terrorisme au niveau d'autres face-à-face qui ont défini le destin des États-Unis : la guerre contre l'Allemagne hitlérienne et l'impérialisme japonais, et la confrontation avec le communisme.« Le terrorisme (.) est une idéologie qui ne connaît ni frontière, ni nationalité, ni morale », a-t-il dit.Powell arrive à Moscou pour discuter antiterrorisme et bouclier antimissile d'après AFP MOSCOU \u2014 Le secrétaire d'État américain Colin Powell est arrivé à Moscou pour une visite destinée à parler de la lutte contre le terrorisme et tenter de faire avancer les difficiles discussions sur le projet américain de bouclier antimissile, auquel Moscou s'oppose toujours.M.Powell, dont c'est la première visite officielle dans la capitale russe depuis sa prise de fonction en janvier dernier, devait avoir dans la soirée des entretiens avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov, et rencontrer le président Vladimir Poutine aujourd'hui.Le secrétaire d'État a débuté sa visite par un geste hautement symbolique en déposant en fin d'aprèsmidi une gerbe sur les lieux d'un attentat qui avait fait 13 morts le 8 août 2000 en plein centre de Moscou, place Pouchkine.Près de trois mois après les attentats du 11 septembre à Washington et New York, M.Powell a affirmé que ce geste visait à montrer que « ce genre d'événement n'est pas propre aux États-Unis, mais peut arriver partout dans le monde ».La piste des indépendantistes tchétchènes avait été invoquée, mais jamais formellement prouvée, dans cette attentat pour lequel la mafia russe est également suspectée.Photo AFP Le secrétaire d'État des États- Unis, Colin Powell, à son arrivée à Moscou hier.EXPRESS INTERNATIONAL Venezuela Grève générale LE PRÉSIDENT du Venezuela Hugo Chavez est confronté, pour la première fois depuis son élection en 1998, à une grève générale convoquée aujourd'hui par les patrons et les syndicats, mouvement dont le succès sera déterminant pour la suite de sa gestion.« Personne n'arrêtera le Venezuela, surtout pas quelques oligarques », a déclaré hier le président Chavez, qui a voué cette grève « à l'échec ».La principale fédération patronale du pays, Fedecamaras, a appelé à cette « grève civique » pour convaincre M.Chavez de « rectifier » 49 décrets-lois adoptés dans le cadre de pouvoirs spéciaux conférés par l'Assemblée nationale.\u2014 d'après AFP ONU Annan n'a pas que des fans LA SOCIÉTÉ pour les peuples menacés, une organisation internationale de défense des droits de l'Homme basée en Allemagne, a jugé hier le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan indigne du prix Nobel de la Paix, l'accusant de démission face aux massacres au Rwanda et à Srebrenica.\u2014 d'après AFP Repas complet pour Noël\u20141,97$ NOTRE 109e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ou fournir d'autres services essentiels aux personnes qui ont faim, qui sont sans abri et qui souffrent dans la région de Montréal en cette période de Noël.Pour seulement 1,97$ vous pouvez procurer un repas chaud ou d'autres services vitaux qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\u000119,70$ pour aider 10 personnes \u000139,40$ pour aider 20 personnes \u000159,10$ pour aider 30 personnes \u000178,80$ pour aider 40 personnes \u0001197$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \u0001 $ pour aider autant de personnes que possible Pour facturer votre don sur votre carte de crédit Visa/ Master Card/AMX, veuillez composer le 514-523-5288.Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT Nom Adresse Villes/Prov./Code Postal Téléphone ( ) Courriel Veuillez faire votre chèque payable à: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale St-Jacques, Dépt.53755 Montréal, QC H3C 2V8 Situé au: 1490 rue Saint-Antoine ouest www.mbawhm.com App.Le numéro d'enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.3008064A BLAINVILLE 435-4455 255, boul.de la Seigneurie, Blainville Sortie 25 de l'autoroute 15 (450) BLAINVILLE \u2020Transport et préparation taxes, immatriculation et assurances en sus.Le prix de vente des concessionnaires peut être inférieur.Garantie Acura limitée de 5 ans/100 000km.Les modèles offerts peuvent différer des photographies.Voyer votre concessionnaire pour plus de détails.Les deux premiers services d'entretien sont compris.Assistance routière 24 heures Acura.ACURA MDX 4x4 2002 Seulement Plus qu'accessible Incluant: V.6 3,5 litres 240 CH Freins ABS Ordinateur de route 4 roues motrices Disques assistés aux 4 roues Roue d'alliage d'aluminium Rétroviseurs extérieurs chauffés 7 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plupart du temps, les médecins ne savent rien de l'historique médical d'un patient qui les consulte pour la première fois, comme c'est le cas de plus de la moitié des visites chez le docteur.Ils ignorent quels médicaments il prend, quels examens de laboratoire il a passés.En l'an 2001, cette situation est inconcevable.Elle nuit à la bonne marche du réseau de la santé et coûte cher à l'État.La carte à puce répondrait à plusieurs besoins.Primo : l'identification du patient.Avec une carte à puce, le journaliste aurait eu de la difficulté à utiliser la carte d'un autre.Les préposés à l'accueil qui douteraient de l'identité d'un patient pourraient lui demander, par exemple, le nom de fille de sa mère.Si cette information est invalidée par l'ordinateur de la RAMQ, il devient évident qu'il y a usurpation d'identité.Avec une carte à puce, la RAMQ peut annuler votre carte si vous n'y avez plus droit.Elle peut savoir si une personne âgée en est à son troisième examen de la vue alors que l'État n'en paie qu'un seul.Elle peut savoir si vous avez déjà subi votre opération pour une cataracte et enlever votre nom de la liste d'attente des autres hôpitaux où vous vous étiez inscrit.Bref, elle peut avoir les informations essentielles à la gestion d'un réseau qui nous coûte, après tout, 16 milliards de dollars par année.Ces fonctions, importantes, sont cependant secondaires par rapport aux immenses possibilités cliniques d'un tel outil.La carte fonctionnerait à la manière d'un coffrefort à la banque.Pour accéder au coffre-fort \u2014 un résumé de votre dossier médical \u2014 il faut deux clés.L'une est votre carte.L'autre est la carte d'un praticien de la santé.Insérées dans deux lecteurs et suivies de codes d'accès, elle donnent accès à l'ordinateur central.Un médecin qui ne vous a jamais vu peut donc quand même poser un diagnostic éclairé.\u0001 \u0001 \u0001 L'utilité de la carte à puce ne fait aucun doute.Ce sont les modalités du projet, délicat sur le plan de la protection des renseignements personnels, qui retardent depuis des années sa concrétisation.Examinons les deux principales objections des défenseurs de la confidentialité.> La concentration d'informations sensibles dans un mégafichier à la RAMQ.La RAMQ possède déjà depuis trente ans l'historique de vos consultations dans le réseau de la santé.Vous avez fait une dépression ?La RAMQ détient cette information.Vous avez subi un avortement ?La RAMQ détient cette information.A-t-elle déjà fait mauvais usage de ces renseignements ?Non.A-t-elle déjà tenté de les utiliser pour contrôler la consommation de services de santé ?Non.Pourquoi le ferait-elle avec un résumé de votre dossier médical ?Cela dit, il est bien évident que le cadre légal qui régirait un tel fichier devrait être serré.Tout couplage devrait être interdit.Un organisme « chien de garde » pourrait faire rapport annuellement sur la gestion du fichier.> La gestion du consentement du patient.Le consentement du patient serait évidemment requis pour créer un résumé de dossier médical.S'il désire que des éléments soient exclus, c'est possible.Mais on peut présumer que l'immense majorité des gens n'aura pas d'objection à la création d'un tel résumé.En fait, le projet de la RAMQ est beaucoup plus élaboré sur le plan du consentement que les petits réseaux informatiques qui existent déjà dans certains hôpitaux et CLSC, où le patient autorise simplement n'importe quel médecin à consulter son dossier.Bref, quoi qu'en disent les opposants, le seul hic du projet, c'est son caractère innovateur.Tous les pays tentent de relier entre eux leurs établissements de santé, mais le projet de carte à puce du Québec n'a d'équivalent nulle part dans le monde.Principalement parce que peu de pays ont un réseau de santé entièrement public.Pourquoi, pour une fois, n'en tirerions-nous pas avantage ?Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés RÉPLIQUE Le voile et la voix KARIM J B E I L I L'auteur est psychanalyste.LE SAMEDI 24 novembre, dans la page éditoriale de La Presse, on a pu lire deux textes, signés de Lysiane Gagnon et de Michèle Ouimet, qui disaient tous les deux sensiblement la même chose à savoir que non, ce n'était pas une erreur de s'attaquer à l'Afghanistan puisque la campagne militaire fut brève et ses conséquences, espérons le, heureuses.À ce sentiment de triomphe, dû aux armes américaines, il fallait toutefois ajouter quelques bémols.Pour Madame Gagnon, « le risque est que la mentalité des talibans survive au régime taliban ».Pour Madame Ouimet, « il faut se remettre du choc des civilisations provoqué par les attentats du 11 septembre et oser dire les vraies choses tout en évitant de rompre les ponts avec le monde musulman que l'Occident n'arrive pas à comprendre ».Hélas ! Les « vraies choses » qu'il faut dire, selon Madame Ouimet, sont assez surprenantes.Elle cite la phrase de Salman Rushdie « les leaders ne cessent de répéter que le terrorisme n'a rien à voir avec l'Islam.c'est faux.Si cela n'a rien à voir avec l'Islam pourquoi ces manifestations de soutien à Oussama Ben Laden et Al Qaida dans tout le monde musulman ?» Elle cite aussi Oriana Fallaci qui « affirme que la culture occidentale est supérieure à l'Islam et qu'on peut difficilement parler des mérites du Coran.» On peut aussi apprendre de la même Fallaci que, dans le Coran, « les femmes valent moins que les chameaux.» (.) On dirait qu'on peut tout dire sur l'Islam et les musulmans en faisant comme s'ils n'étaient pas là.On dirait que leur présence matérielle partout en Occident ne suffit pas à les rendre présents aux Occidentaux.On dirait qu'ils sont tous recouverts d'un voile d'obscurité et de silence dont ils ne peuvent sortir que de façon très éphémère lorsqu'on les prend pour des terroristes.Dans la religion musulmane, Dieu est essentiellement parole.Il n'a qu'une voix et n'est jamais apparu à quiconque.Il n'a même pas de nom propre puisqu'on l'appelle Allah qui signifie « le dieu ».Allah lui aussi est recouvert d'un voile qui lui permet de parler.Chez les musulmans, aussi bien du reste que chez les Orientaux de façon générale, le fait que Dieu soit resté voilé a marqué de façon essentielle la vie des gens et surtout leur parole.Celui qui parle s'adresse en priorité au Dieu voilé avant de s'adresser à son interlocuteur au visage découvert.Parler est avant tout une prière.Il s'agit de dire sa vérité face à Dieu plutôt que de réclamer l'approbation de l'autre en lui disant une vérité.La rationalité islamique ou orientale ne s'est pas encore totalement déployée, mais on peut d'ores et déjà dire qu'elle est centrée sur la parole et la vie intérieure plutôt que sur le regard et la réalité extérieure comme peut l'être la rationalité occidentale.L'Occident chrétien a adopté un dieu visible qui va jusqu'à se faire dénuder en montrant ainsi sa souffrance et sa pureté.Ce choix a profondément marqué cette civilisation.Malheureusement, la parole et le regard se sont toujours fait ombrage l'un à l'autre.Là où le regard l'emporte c'est l'écoute qui en prend un coup et là où la parole l'emporte c'est le regard qui en souffre.De part et d'autre d'une ligne de démarcation chacun s'oppose à l'autre mais aussi lui révèle des choses qu'il ne pouvait qu'ignorer.Pendant des siècles, le conflit s'est cristallisé dans une opposition entre l'Occident et le Judaïsme.Les Juifs comme les Musulmans sont marqués par le voilement de leur dieu et sont centrés sur la parole.L'histoire des rapports de l'Occident et des Juifs, y compris cette part peu glorieuse que fut l'antisémitisme, peut être lue comme étant une lutte entre une logique du regard et une logique de la parole.Depuis l'Holocauste et la création de l'État d'Israël, les Juifs ont été enveloppés dans la laïcité et ne peuvent plus jouer le rôle incroyablement subversif qu'ils ont joué jusqu'alors.Pendant une quarantaine d'années l'étendard du voile a été porté par les communistes qui se payaient le luxe d'être doublement Orientaux.En tant que marxistes, ils s'inspiraient d'une logique judaïque et en tant que léninistes ils s'apparentaient au christianisme orthodoxe.Mais en 1985 le voile s'est évanoui avec la transparence de la glasnost.Ce n'est qu'à ce moment que l'Islam a été requis par l'Histoire pour donner la réplique à l'Occident.Et il semble bien que désormais ce soient les Musulmans qui ont pris le relais.La querelle regard/parole s'est transportée sur les frontières de l'Islam et de l'Occident.Le voile et la voix sont deux choses indissociables.L'un ne peut être sans l'autre.Tout l'Orient est essentiellement marqué par l'effet du voile.Celui-ci peut prendre des formes très diverses.La bidimensionnalité de l'icône chez les Orthodoxes, la perruque chez les femmes hassidiques, l'extrême méfiance par rapport à l'État chez les Juifs (jusqu'en 48), l'humilité devant Dieu des Musulmans, le tchador ou la burqa et aussi, sans doute, la discrétion du psychanalyste qui se voile derrière le divan pour laisser s'épanouir la parole de son patient.De toutes ces formes du voile, celles qui sont les plus contestées sont souvent les plus visibles.Logiquement parlant, un voile trop visible, même s'il continue de voiler, ne remplit plus tout à fait sa fonction puisqu'il attire les regards au lieu de les suspendre.Par ailleurs il faut garder en mémoire le fait que le voile est une façon de porter sur soi une parcelle de la divinité qui, elle-même, s'est manifestée comme voilée.Il s'ensuit que s'il est utilisé à des fins de contrôle social, il perd sa légitimation divine.En revanche, il faut respecter avec le plus grand soin ceux ou celles qui l'assument librement.En ce sens il faut être très prudent et ne pas condamner le voile en tant que tel comme le font les laïcs de façon générale.Ils piétinent de la sorte, sans s'en soucier, beaucoup de susceptibilités inutilement.L'Occident et l'Orient sont imbriqués dans une lutte qui, depuis au moins deux millénaires, est profitable aux deux parties.Cette lutte peut se poursuivre indéfiniment et prendre des formes éventuellement plus pacifiques.Il faudrait cependant pour cela que les deux parties subsistent.Il faut se garder de condamner massivement l'autre car ça peut ouvrir la voie à d'inquiétantes purifications.Photo AFP Le voile est une façon de porter sur soi une partie de la divinité.Illusion dissipée p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a On l'a échappé belle.Mais la logique et le sens de l'éthique ont fini par prévaloir.Ou du moins semblent en voie de s'imposer.C'est en tout cas l'impression qui se dégage des amendements que la ministre Louise Harel espère faire adopter à la loi sur les fusions municipales à propos des allocations de départ offertes aux élus de certaines villes.Le problème que, semble-t-il, personne n'avait vu venir s'est posé de façon tout à fait spectaculaire après les dernières élections municipales.On a alors soudainement pris conscience que les élus qui ont choisi de poursuivre leur carrière dans les nouvelles villes pourraient toucher l'indemnité de départ déjà prévue pour ceux qui quittent leur poste.Un régime conçu pour ceux qui ont choisi \u2014 ou ont été forcés par les électeurs \u2014 d'abandonner la vie publique.Or, la disparition de certaines municipalités entraînant forcément celle de leur conseil municipal, leurs élus pouvaient techniquement recevoir cette prime.Même si, dans plusieurs cas, les mêmes personnes allaient continuer à être payées pour assumer un rôle semblable dans les nouvelles structures.À sa face même, l'incongruité de la situation sautait aux yeux de quiconque a un peu de sens commun.On a d'ailleurs entendu plusieurs maires dénoncer cette pratique.Et observé d'autres élus, apparemment moins scrupuleux, se frotter déjà les mains à l'idée d'encaisser un cadeau imprévu découlant d'une lacune manifeste dans une loi complexe devant théoriquement régler toutes les modalités des fusions.Un oubli évident dénoncé par l'opposition mais d'abord minimisé par la ministre concernée.Mais promptement confessé par son collègue Guy Chevrette qui, avec le gros bon sens qui le caractérise, y a reconnu une erreur devant être corrigée au plus tôt.On en est là pour l'instant.Des tractations sont en cours à Québec pour en venir à l'adoption des changements qui doivent être adoptés avant l'ajournement des Fêtes afin d'éviter que ces primes pour le moins discutables soient versées, comme prévu, au début de janvier.On ne connaît pas encore le détail des modifications à venir.Mais il va de soi qu'on devra éviter de remettre le problème à plus tard, comme on l'a déjà laissé entendre.C'est-à-dire se contenter de retarder au jour où les élus concernés se retireront réellement de la vie publique le paiement d'allocations qu'on estime indécent de verser aujourd'hui et qui s'ajouteraient alors aux primes découlant des nouvelles fonctions occupées dans les villes fusionnées.Beaucoup plus que d'interprétation juridique ou de modalité de paiement, c'est du principe même de toute double indemnité payée à même les fonds publics dont il s'agit.Sur ce plan la réaction horrifiée des uns tout autant que l'empressement des autres de tirer profit d'une loi inadéquate sont fort révélatrices.Et mettent aussi en lumière le besoin de dispositions précises pour empêcher les abus et le danger de présumer de la bonne foi de tous ceux qui, un jour, on eu assez d'astuce pour créer l'illusion de leur désintéressement.Il faut se garder de condamner massivement l'autre car ça peut ouvrir la voie à d'inquiétantes purifications. 1LP1501A1210 A15LUNDI 1LP1501A1210 ZALLCALL 67 16:55:08 12/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 1 0 DÉCEMBRE 2001 A15 Les universitaires et les médias Quel mal y a-t-il à ce que des historiens, des politologues ou des sociologues soient invités à se prononcer sur des sujets d'actualité?DAVID GRONDIN e t FRANÇOIS TURCOTTE-GOULET Les auteurs sont respectivement diplômé de la maîtrise en science politique à l'Université de Toronto et candidat à la maîtrise en histoire à l'Université de Montréal.QUELLE NE FUT pas notre surprise, le lundi 26 novembre, en voyant le texte de Michel Fortmann et Stéphane Roussel nous mettre en garde contre le phénomène des « analystes- experts universels » ! Quelle(s) leçon(s) faut-il tirer de leur intervention ?À leurs yeux, qui peut s'affubler du titre d'expert ?Quelle place doivent avoir les généralistes (lire politicologues, historiens, sociologues, philosophes, etc.) dans la société ou dans l'univers médiatique ?Étant nous-mêmes étudiants dans des disciplines dites généralistes, à savoir la science politique et l'histoire, nous comprenons mal l'acharnement de ces deux politicologues à dénoncer la popularité médiatique de certains de leurs collègues.Applaudissons leur critique d'un monde versant trop souvent dans le sensationnalisme et le manque de pensée critique de certains analystes, soit.Mais faut-il en retour, refuser de participer à la chose médiatique, pour le simple fait que nous vivons dans un monde où l'information abonde, une information, il est vrai, qui n'est pas toujours juste, vérifiée ou vérifiable ?Hors de sa tour d'ivoire! L'utilité sociale des spécialistes des sciences sociales et humaines est justement de pouvoir analyser une situation particulière complexe en la resituant dans un contexte plus large, qu'il soit social, politique, économique ou culturel, en présentant une argumentation rendant intelligibles des faits qui échappent ou sont méconnus des profanes.À ce propos, l'universitaire, l'« expert » vraiment visé par les « attaques » de Fortmann et Roussel, devrait-il rester confiné à sa tour d'ivoire ?Quel mal y a-t-il à ce que des historiens, des politologues ou des sociologues soient invités par les médias à se prononcer sur des sujets d'actualité ?Pourquoi les services de l'universitaire, cité ici comme l'« expert », ne devraient-ils pas être retenus pour aider à la compréhension de la population, qui n'est pas toujours habilitée à saisir à la fois les subtilités d'un conflit comme celui prévalant aujourd'hui en Afghanistan, et sur une grande échelle, la lutte au terrorisme international ?Pour plusieurs, le jargon auquel les spécialistes ont recours ne serait pas d'un grand secours pour une intervention médiatique à une émission d'information à une heure de grande écoute.Un langage vulgarisé est alors de mise, surtout si cette vulgarisation est le fruit d'un spécialiste du domaine en question.En fait, le problème que devrait plutôt soulever messieurs Fortmann et Roussel est celui de la faiblesse de la culture générale de la population quant aux affaires internationales telle la situation explosive au Proche-Orient.Ainsi, évoquer la deuxième Intifada sans expliquer les nombreux conflits israélo-arabes puis israélo-palestiniens ou sans au préalable expliquer ce qu'est le sionisme ou le panislamisme/panarabisme fait montre d'une stratégie de communication déficiente.Le but de l'émetteur étant d'informer, si le public ne saisit pas la teneur du message ou s'il ne possède pas les outils nécessaires à la compréhension de celui-ci, nous nous retrouvons devant une situation où le spécialiste, le « vrai » expert évoqué par Fortmann et Roussel, n'arrive pas à diffuser son information \u2014 sa connaissance \u2014convenablement.Poursuivant dans leur optique, il conviendrait plutôt de critiquer le médium, la télévision notamment, et non les experts-mêmes.La critique de Fortmann et Roussel se révèle ainsi mal engagée ; une critique des médias et de leur impact sur les populations, dans la lignée des études faites par le spécialiste américain des médias, Neil Postman, s'avérerait une avenue beaucoup plus pertinente, mais surtout, plus constructive.S'il y a lieu, il faudrait plutôt amener le débat vers une éducation de la population.De quoi parle-t-on au juste?En qualifiant de vrais experts seuls ceux ayant une expérience de terrain et ceux ayant passé leur vie à étudier une question précise, par oppositiont aux « experts Minute Rice » qui seraient prétendument « prêts en cinq minutes », Fortmann et Roussel font fausse route.Suivant cette logique, le médiéviste serait une aberration voire une impossibilité, puisqu'il devrait avoir vécu au Moyen Âge pour pouvoir parler en toute connaissance de cause de son objet d'étude ; le sexologue n'ayant eu aucune maladie transmise sexuellement ne pourrait pas conseiller un(e) client sur les effets physiologiques de la chlamydia, etc.Et pourtant, rares sont ceux qui remettront en cause ces deux généralistes quant à leur expertise respective, sans compter qu'il faut savoir faire la différence entre un débat public et un débat restreint aux seuls initiés du cercle académique.En d'autres mots, il est clair que dans chaque domaine, il existe des incompétents, qu'ils portent un titre ou non.Il est possible que certains aient l'air d'en connaître plus qu'ils n'en connaissent réellement, mais cela n'est pas suffisant pour discréditer une majorité d'experts intervenus dans la couverture médiatique de certaines des opérations militaires américaines de la dernière décennie.Nous ne voyons pas en quoi un individu ayant analysé ces dites interventions (comme la guerre du Golfe en 1991, les bombardements anglo-américains en Irak, l'intervention de l'OTAN au Kosovo et les opérations au Timor oriental) ne serait pas habilité à le faire pour l'Opération « Paix immuable » ayant cours en Afghanistan.Au-delà des différences et des particularités de ces conflits, il demeure qu'un spécialiste des études stratégiques (un généraliste au dire de Fortmann et Roussel) est en mesure de faire ressortir des similarités entre ces contextes, surtout qu'il s'agit dans tous ces cas de questions touchant de près ou de loin à la politique étrangère américaine.(.) L'utilité sociale des spécialistes des sciences sociales et humaines est justement de pouvoir analyser une situation particulière complexe en la resituant dans un contexte plus large.Quand l'idéologie s'empare du journalisme Le dur métier de pigiste RICHARD MARTINEAU L'auteur est rédacteur en chef de Voir Montréal.DANS La Presse du 29 novembre, la journaliste Pascale Breton signait un texte sur Ken Hechtman, le pigiste de l'hebdomadaire montréalais Mirror, qui a été capturé dans le sud-est de l'Afghanistan.À la toute fin du texte, on pouvait lire le passage suivant : « Il faut un profil particulier pour aller là-bas, il faut aimer l'aventure et le goût du risque, croit Richard Martineau, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Voir.Les journalistes envoyés par les grandes entreprises y vont pour l'information.Les pigistes y vont pour le kick.» On pourrait penser, en lisant ce passage, que j'affirme que seuls les journalistes oeuvrant pour les grandes institutions (quotidiens, réseaux de télé) font un véritable travail d'information, les pigistes n'étant que des casse-cou à la recherche de sensations fortes.Ce n'est pas ce que j'ai dit.Je ne dénigrerais pas le travail des pigistes, ayant moi-même recours à de nombreux freelance et ce, depuis des années.Au contraire : j'ai un profond respect pour les journalistes pigistes, qui doivent effectuer leur travail sans aucune assurance, avec les moyens du bord et souvent, sans l'appui d'un organe d'information.J'ai dit que la compétition de plus en plus forte qui règne actuellement dans le monde des médias pousse les journalistes pigistes à prendre parfois des risques mal calculés.Les pigistes sont comme des vendeurs itinérants : ils doivent cogner aux portes des médias pour « vendre » leurs textes.Afin de séduire leurs clients, ils doivent offrir un produit inédit, accrocheur, qui se démarque des autres.Cela les amène parfois à prendre des risques inconsidérés.J'ai dit aussi qu'il est difficile, pour les directeurs d'information, de savoir si le pigiste avec qui ils font affaire pour la première fois est un journaliste sérieux, ou un casse-cou à la recherche d'aventures qui vend des textes pour payer son voyage.Cela ne dénigre pas le travail de TOUS les pigistes.Certains pigistes font bien leur travail, d'autres pas.Idem pour les journalistes à temps plein, d'ailleurs.MARIO CARDINAL L'auteur est rédacteur en chef de la série Le Canada, une histoire populaire.DANS SON éditorial du vendredi 30 novembre, intitulé L'histoire à toutes les sauces, Michèle Ouimet s'est déchaînée contre la série Le Canada, une histoire populaire parce que, écrit-elle, « Radio-Canada offre aux enseignants du primaire, du secondaire et du cégep des guides pégagogiques très détaillés.et gratuits ».Elle fait à la série l'honneur de lui consacrer la moitié de son éditorial sur la base de ce postulat, qui lui permet par la suite d'échafauder toute une théorie de la conspiration, sorte de fourre-tout où s'entremêlent le Dominion Institute, la juridiction québécoise en matière d'éducation, la responsabilité des programmes d'enseignement, Sheila Copps.et quoi encore.Enfin, elle me somme d'expliquer les raisons de cette gratuité.Comment le pourrais-je ?Il n'y a rien à expliquer car son postulat est faux.Le guide pédagogique, issu de la série télévisée, n'est pas gratuit, pas plus qu'il n'est subventionné par quelque succursale fédéralisante ou patrimoniale que ce soit.Sa conception et sa production ont coûté plusieurs dizaines de milliers de dollars et l'objectif à atteindre, c'est l'autofinancement.L'idée de produire un guide pédagogique vient tout simplement d'une demande du milieu de l'enseignement mais surtout de la volonté de faire bénéficier le plus grand nombre possible de personnes, principalement les enseignants et les étudiants, d'un investissement de plusieurs millions de dollars dans une série de télévision de 32 heures.En simplifiant leurs recherches dans une succession de plus de 200 tableaux historiques remplis de personnages, d'une durée de sept à huit minutes.Il y a deux guides et chacun coûte 80 dollars.Mais, comme tous les guides, ils sont à peu près inutiles s'ils ne sont pas accompagnés des émissions de la série auxquelles ils renvoient.Sans elles, ils sont comme une table des matières un peu détaillée qu'on remettrait à des étudiants.sans leur donner accès au livre.Par conséquent, l'enseignant (l'institution ou la commission scolaire) qui veut se servir du guide à des fins pédagogiques doit acheter la vidéo-cassette de chaque émission.Oublions les réductions de prix toujours possibles dans les cas d'achat en masse.L'enseignant qui achèterait l'ensemble de la série devrait débourser 2,236 $ en plus des 160 $ pour les deux guides.En outre, comme le guide fait aussi référence au livre en deux volumes qui accompagne la série, l'enseignant devrait aussi acheter les volumes qui valent, chacun, une quarantaine de dollars.Gratuité, dit Mme Ouimet ?« N'importe qui ne peut pas se mettre à écrire un programme (pédagogique).» écrit-elle encore.Faudra-il maintenant expliquer ce qu'est un guide ?Le nôtre \u2014 comme la plupart des guides \u2014 n'est rien de plus qu'un outil qui vient faciliter l'accès à la série télévisée.L'ensemble s'ajoute aux nombreux ouvrages qu'un enseignant doit compter dans son arsenal pour faciliter la compréhension de l'histoire à ses étudiants.Il se veut un complément audio-visuel aux nombreux livres d'histoire du Canada qui se trouvent dans les bibliothèques des écoles.J'ose espérer qu'à La Presse, on n'est pas opposé à ce que des étudiants du secondaire et du cégep aient accès à la bibliothèque la plus diversifiée qui soit, où l'Épopée en Amérique, de Carle-Lacoursière, Le Canada, une histoire populaire et, pourquoi pas, le 15 février 1839 de Falardeau pourraient côtoyer les Trudel, Vaugeois, Robert, Provencher, Wallot, Hamelin, Linteau, Durocher et autres historiens ?À défaut de n'avoir pu expliquer une gratuité qui n'existe pas, j'espère que ces quelques éléments d'information vont dissiper, dans l'esprit de vos lecteurs, l'impression que les journalistes qui ont conçu et réalisé Le Canada, une histoire populaire se sont fait les complices d'un gigantesque complot pour enfoncer dans le crâne des étudiants québécois la conviction que tout le monde est sorti gagnant des Plaines d'Abraham.Puis-je, à mon tour, demander quelques explications sur les points suivants : comment est-il possible d'écrire, dans un éditorial de votre journal, les faussetés qui ont nourri la charge de Mme Ouimet, sans qu'il y ait eu le moindre coup de fil, la moindre vérification auprès des personnes qu'elle a choisi d'éclabousser ?Et comment peut-on écrire qu'« au Québec, la série (Le Canada, une histoire populaire) est vue comme une tentative de forger une identité nationale d'un océan à l'autre », sans indiquer sources, sondages, analyses, documentation à l'appui ?Le droit de porter un jugement en éditorial ne dispense pas, que je sache, de l'obligation de vérifier les faits sur lesquels il s'appuie.Je donne raison à Mme Ouimet sur un point : on peut faire dire n'importe quoi à l'histoire.Mais me donnera-t-on raison si je dis qu'on peut écrire n'importe quoi sur ce qui se fait en histoire ?Et c'est là, à mon sens, que se situe vraiment le fourre-tout idéologique dont parle Mme Ouimet et contre lequel il faut à tout prix se battre « bec et ongles ».Photo SPOTLIGHT.CA CBC Les Patriotes brandissent le drapeau de la révolte, durant la rébellion de 1837.La scène a été tirée de la série Le Canada, une histoire populaire.L'idée de produire un guide pédagogique vient d'une demande du milieu de l'enseignement.Directement du site Web de Radio-Canada Monsieur Cardinal, J'ai pris mon information sur le site Web de Radio-Canada.On y lit, et je cite, que « les enseignants ont accès gratuitement à neuf plans de leçons pour chacun des épisodes 1 à 10, ainsi que de l'information contextuelle pour chacun des 28 plans de leçons du guide de l'enseignant.Vous pouvez télécharger les documents de cette section sans frais ».Michèle Ouimet Photo CP Ken Hechtman La Presse 10 décembre 2001 Page A16 manquante "]
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