La presse, 18 décembre 2001, Cahier A
[" 2LP0102A1218 A1 MARDI 2LP0102A1218 ZALLCALL 67 00:04:54 12/18/01 B MONTRÉAL MARDI 18 DÉCEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 6 0 > 6 8 PA G E S > 6 C A H IE R S Haïti: un coup d'État avorté fait cinq morts «AIMEZ CETTE VILLE; ELLE EST UNIQUE AU MONDE! » RADIO-ONCOLOGIE Le recours aux cliniques américaines tire à sa fin JOONEED KHAN Onze ans jour pour jour après la première élection de Jean-Bertrand Aristide à la présidence d'Haïti, une « tentative de putsch »a fait au moins cinq morts dans la nuit de dimanche à lundi en Haïti, mais la police a repris à l'aube le contrôle du Palais présidentiel à Port-au-Prince.Dès l'annonce de l'attaque et à l'appel de la présidence, des milliers de manifestants pro-Aristide, armés de machettes, de bâtons et de revolvers, se sont rassemblés devant le palais, et des barricades de grosses pierres et de pneus enflammés étaient érigées dans la ville, paralysant la circulation.Scandant « Nous n'accepterons jamais un autre coup d'État! » ils ont incendié les sièges de la Convergence démocratique, coalition de 15 partis d'opposition, et du KONAKOM ( Congrès national des mouvements démocratiques, socialiste ), membre de la Convergence.Ils ont aussi attaqué les domiciles de deux leaders d'opposition, Luc Mesadieu et Gérard Pierre- Charles, incendiant la maison du premier.Deux hommes non identifiés y ont été lynchés par la foule et leurs cadavres brûlés, selon la radio indépendante Haïti-Inter.L'Institut français de Port-au-Prince a aussi été saccagé.Très excités, les manifestants ont obligé les médias haïtiens à quitter les lieux sous la menace.Plusieurs radios privées ont été prises à partie par des manifestants.Radio-Métropole a cessé d'émettre après avoir été menacée par téléphone d'être incendiée.Un journaliste de Radio- Caraïbes a vu les vitres de sa voiture brisées à coups de pierres.« Je ne sais pas ce qui s'est passé au Palais, mais c'est devenu un prétexte pour massacrer l'opposition », a déploré l'ancien ministre de la Justice et chef de l'opposition, Gérard Gourgue, passé dans la clandestinité par crainte pour sa vie.« Nous avons renversé le coup, mais tout n'est pas fini », a déclaré hier après-midi le président Aristide au Palais national.Voir HAÏTI en A2 ALEXANDRE S I R O I S Les efforts déployés par Québec en radio-oncologie ont finalement porté fruits: le ministère de la Santé projette de faire cesser prochainement l'envoi de Québécois atteints de cancer aux États-Unis.La Presse a appris que le ministère de la Santé mettra fin cette semaine à l'une des deux dernières ententes en cours avec des cliniques américaines.Au plus fort de la crise, Québec a dû avoir recours aux services de six cliniques en sol américain pour que les patients québécois soient traités dans des délais raisonnables.Dorénavant, au ministère, on parle sérieusement de suspendre pour de bon ce recours aux cliniques américaines, instauré en juin 1999 afin de réduire l'attente des personnes atteintes de cancer.Notamment parce que des ressources additionnelles sont disponibles au Québec.Ensuite parce qu'une nouvelle entente spéciale avec les technologues en radio-oncologie, visant à les convaincre de faire des heures supplémentaires, semble s'avérer efficace.« La reprise des mesures d'heures supplémentaires nous permet de penser qu'on n'enverra plus de gens aux États-Unis », a dit la porte- parole du ministère de la Santé, Dominique Breton.Voir CLINIQUES en A2 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse L'heure était aux hommages et à la « fraternité », hier soir, à la dernière assemblée du conseil de l'actuelle ville de Montréal dirigée par Pierre Bourque.Le maire a reçu pour l'occasion un bel hommage et plusieurs conseillers, même de l'opposition, se sont levés pour l'applaudir.À lire en E1.Une théorie de ministres se rend à Chandler annoncer la relance de l'usine de papier DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Après deux ans de tiraillements, d'espoirs suivis de déceptions, le premier ministre Bernard Landry et un aréopage de ministres se sont déplacés à Chandler hier pour annoncer la relance de l'usine Gaspésia, fermée par la papeterie Abitibi Consol en décembre 1999.Deux ans de travaux sont à prévoir qui donneront de l'emploi à 600 ouvriers.Le maire de Chandler, Claude Cyr, a précisé que la construction générerait une bonne activité économique dès le printemps prochain, en attendant la mise en activité de l'usine.Le montage financier de 465 millions de fonds publics et privés a été difficile à réaliser.Un consortium a été créé et a investi les sommes nécessaires à la relance de l'usine.Il est composé du Fonds de solidarité de la FTQ ( 70 millions ); de la Société générale de financement, division Rexfor ( 35 millions ); de Tembec ( 35 millions ); du gouvernement fédéral ( 80 millions ), du gouvernement québécois ( 153 millions incluant la part de 58 millions de Inno-Pap ).En tout, par ses programmes d'Emploi-Québec et ses fonds Inno- Pap, ainsi que le programme FAIRE d'Investissement Québec, le gouvernement Landry met environ 180 millions dans l'aventure.La fermeture de la Gaspésia avait eu un effet catastrophique dans cette région de l'Est.Voir RELANCE en A2 Arts et spectacles C1-C8 - télévision C2 Bandes dessinées E8 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A12 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton E8 Forum A13 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D14 Loteries A2, E2 Monde A5 Mots croisés E8, S10 Mot mystère E8 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D8 Politique A11 M É T É O Voir S16 Plutôt nuageux Maximum 0 > minimum -9 Oussama ben Laden toujours en cavale Washington cherche à prévenir l'impatience des Américains d'après AFP TORA BORA \u2014 Des combattants afghans et des commandos américains ont cherché hier dans les tunnels de Tora Bora, dans l'est de l'Afghanistan, des indications pouvant les aider à retrouver Oussama ben Laden.Dans le même temps, les responsables américains, déçus par la fuite du chef islamiste, ont de nouveau tenté de prévenir l'impatience des Américains, qui souhaitent voir ben Laden neutralisé le plus vite possible.L'incapacité des États-Unis et de leurs alliés à le situer et la permanence de poches de résistance en Afghanistan font planer une menace sur la solidité du cabinet intérimaire qui doit entrer en fonction à Kaboul le 22 décembre.Le futur chef du gouvernement intérimaire, Hamid Karzaï, doit rapidement rencontrer à Rome l'ex-roi d'Afghanistan Mohammed Zaher Shah, qui ne prévoit pas de rentrer dans son pays avant le début de l'année prochaine.Une force internationale sous commandement de la Grande-Bretagne a été prévue pour venir assurer la sécurité de Kaboul, mais l'Alliance du Nord, principale force dans le pays, est opposée à un déploiement plus large.Les forces de l'Alliance du Nord sont entrées dans Kaboul le 13 novembre, un jour après la fuite des talibans de la ville.La milice islamiste était au pouvoir à Kaboul depuis septembre 1996.Des entretiens entre représentants de la communauté internationale et responsables afghans se sont tenus à Kaboul pour préciser l'effectif de la force internationale, qui doit arriver le 22 décembre, et son mandat.Le général britannique John Mc Coll, qui devrait diriger cette force multinationale, est arrivé ce week-end à Kaboul.Voir CAVALE en A4 PHOTO REUTERS Le drapeau a été hissé hier pour la première fois depuis 1989 sur l'ambassade des États-Unis à Kaboul.2982994A FILL102 2LP0201A1218 A2 MARDI 2LP0201A1218 ZALLCALL 67 22:41:54 12/17/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 8 DÉCEMBRE 2001 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Accros à Noël Au frigo, les gâteaux aux fruits macèrent dans le rhum.Au salon, un village formé d'une trentaine de maisonnettes attend qu'on l'admire.Dans la salle de bains, c'est le père Noël lui-même qui jette un regard sur les alentours.Serait-on au pôle Nord?Non, plutôt chez la famille Tremblay, certifiée fanatique de Noël.Petit pèlerinage chez les accros du 25 décembre.À lire demain dans le cahier Actuel 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Stratégie marketing Dans quel contexte la pub sur le Net est-elle efficace?À lire demain dans La Presse Affaires > Tendance Danemark Cochons et coeur de Noël.À lire demain dans le cahier Actuel > Chronique Des nouvelles de la télévision, du mardi au samedi dans le cahier Arts et Spectacles LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 3-1-4 > À quatre chiffres : 4-1-9-3 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Tout pour préparer Noël cyberpresse.ca/fetes > Votez pour la rétrospective de l'année cyberpresse.ca/retro2001 > 340 laissez-passer pour le Seigneur des Anneaux cyberpresse.ca/seigneur SUITES DE LA UNE HAÏTI Suite de la page A1 Plusieurs des assaillants, au nombre inconnu, ont été arrêtés, selon la présidence.L'un d'eux aurait été tué, selon un reporter local.Les autres tués seraient deux policiers et deux passants.Le porte-parole du palais, Jacques Maurice, a assuré qu'il s'est agi d'une « tentative de coup d'État ».Le président Aristide n'a été en aucun cas menacé puisque son épouse et lui dormaient dans leur résidence de Tabarre, à 5 km du palais, lors de l'attaque.Un responsable ayant requis l'anonymat a indiqué que les assaillants avaient dit que leur chef était l'ancien patron de la police de Cap-Haïtien, Guy Philippe, accusé de complot à l'été 2000 et réfugié en République dominicaine puis en Équateur.Ce dernier, contacté par l'Associated Press, a démenti toute implication, estimant qu'il s'agissait d'un « événement monté de toutes pièces pour avoir un prétexte pour attaquer l'opposition ».Depuis le triomphe en mai 2000 du parti d'Aristide, la Famille Lavalas, aux sénatoriales, législatives et aux municipales, Haïti est en proie à l'instabilité politique.Les partis de la Convergence ont dénoncé tous les scrutins, et de nombreux donateurs, dont les États-Unis et l'Union européenne, ont gelé leur aide économique.Un ressentiment anti-Aristide commence également à naître au sein de son propre parti, « Titide » étant accusé de n'avoir pas su rétablir des services aussi simples que l'électricité.César Gaviria, secrétaire général de l'Organisation des États américains ( OEA ), a condamné l'attaque et s'est dit « profondément préoccupé ».Se joignant à son adjoint Luigi Einaudi, rentré la semaine passée de Port-au-Prince, Gaviria a souligné la nécessité d'assurer un climat démocratique en Haïti, complétant l'accord réalisé sous les auspices de l'OEA entre le parti d'Aristide, Famille Lavalas, et la Convergence démocratique.Paris a demandé à tous les Haïtiens de « faire preuve de la plus grande retenue et d'éviter toute effusion de sang ».La Maison-Blanche a demandé aux citoyens américains résidant en Haïti de rester chez eux et l'ambassade est restée fermée au public en raison de l'attaque.Interrogé par La Presse, Jean-Claude Icart, ancien président de la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal, s'est dit « très inquiet de ce putsch qui avorte et qui ne peut que servir à renforcer le pouvoir et à écraser davantage l'opposition ».« L'opposition interne est démocratique et elle est non armée », a-t-il dit.« L'irruption des armes dans ce contexte risque de tout faire déraper et de déboucher sur une catastrophe », selon lui.Roger Edmond, qui anime l'émission haïtienne Kombit Flamboyan à la radio communautaire CIBL, a souligné que « les auteurs du coup de force semblent venus de l'étranger », alors que « ce sont les opposants légitimes de l'intérieur, organisations politiques, dirigeants et médias indépendants qui ont écopé ».Icart et Edmond ont aussi rappelé, dans des entretiens séparés, qu'un premier coup de force du genre avait eu lieu en juillet, quand des hommes armés avaient attaqué l'Académie de police.« L'affaire n'a jamais été éclaircie », a souligné Icart.L'attaque du Palais national, une vaste bâtisse blanche dans le centre de la capitale, a eu lieu en pleine nuit.Les assaillants armés, dont certains parlaient espagnol, sont arrivés à bord de deux camionnettes, selon des témoignages recueillis par l'AFP.L'assaut aurait débuté par l'explosion d'une grenade, suivie de tirs d'armes automatiques, puis les rafales se sont espacées pour devenir sporadiques.La police a déployé autour du palais la Compagnie d'intervention et de maintien de l'ordre et le Groupement d'intervention, qui ont donné l'assaut à l'aube.Certains des assaillants sont sortis à vive allure à bord d'une camionnette de l'enceinte du palais un peu plus tard dans la matinée et ont pu prendre la fuite en dépit des nombreux barrages routiers érigés dans la capitale.C'est la première « tentative de putsch » depuis que Aristide a entamé début février un deuxième mandat présidentiel.Lors de son dernier mandat ( 1991-1996 ), il avait fait l'objet d'un coup d'État sanglant de l'armée, qui l'avait contraint à trois ans d'exil de 1991 à 1994.Il avait ensuite repris le pouvoir à la faveur d'une intervention militaire américaine.RELANCE Suite de la page A1 Le projet annoncé hier ramènera, au début de 2004, 264 des 550 emplois alors disparus, mais tous s'entendaient hier pour applaudir cet investissement dans cette région mal en point.Chez Tembec, le PDG Krank A.Dottori s'est dit enthousiasmé par ce projet « hautement technologique et avant-gardiste ».Lors d'une conférence de presse où se retrouvaient sept de ses ministres, notamment les prévisibles Gilles Baril et Rita Dionne-Marsolais, mais aussi des présences moins « évidentes » pour une telle annonce, François Legault ( Éducation ) et Jacques Baril ( délégué aux Transports ), le premier ministre Landry a déclaré qu'il y a une « volonté politique de traiter de façon particulière l'économie et la société gaspésienne ».Le papier couché de haute brillance n'est produit actuellement nulle part en Amérique du Nord.Il doit être importé d'Europe.Ce produit de grande valeur ajoutée devrait pouvoir compter sur un marché de 700 000 tonnes par année, a dit Denis Luce, président du syndicat des emplyés de la compagnie.L'usine Gaspésia produira 200 000 tonnes par année de ce papier haut de gamme, une fois en activité.Tembec deviendra le sixième producteur de papier en importance en Amérique du Nord avec une production plus de 1,3 million de tonnes métriques par année.Les syndiqués se sont entendus à la fin de novembre avec Tembec.L'essentiel des concessions se résume à la réduction du nombre de postes, qui passent de 550 à 264.« C'est déplorable », a commenté M.Luce, mais ces compressions étaient un passage obligé.Toutefois, il n'y a pas eu de concessions salariales et seules des modifications mineures ont été apportées au régime des vacances.En 1999, le refus des syndiqués d'accepter des réductions de leurs conditions de travail avait convaincu Abitibi Consol de fermer l'usine de papier journal devenue moins rentable que les autres.Abitibi s'était toutefois fait tirer l'oreille avant de céder son usine, craignant qu'un concurrent vienne y produire aussi du papier journal.Le premier ministre Lucien Bouchard et son responsable des Richesses naturelles, Jacques Brassard, avaient alors publiquement tenu des propos incendiaires à l'endroit de la direction de la Consol, qui, quelques mois auparavant, avait bénéficié de généreuses subventions.La députée libérale de Bonaventure, Nathalie Normandeau, a critiqué le fait que « Québec soit à la remorque d'Ottawa dans ce dossier », car le gouvernement fédéral avait annoncé son appui financier il y a trois mois.« Cette annoncespectacle du gouvernement Landry montre qu'il met la table pour des élections.Le vrai test sera quand on mettra en activité cette usine », a conclu la députée.Lady-Datejust en or 18 carats avec lunette et cadran sertis de brillants 2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve 845-4651 Depuis 1978 Horaire des fêtes : Lundi au vendredi de 10 h à 20 h 30 Samedi - dimanche 10 h à 17 h CLINIQUES Suite de la page A1 « On va être capables de s'organiser entre nous.Entre les établissements du Québec », a-t-elle ajouté.Même son de cloche du côté du Centre hospitalier de l'Université de Montréal ( CHUM ).« Même si tous les équipements qui sont prévus ne sont pas encore installés et fonctionnels, même si on n'a pas encore assez de staff, on a assez de monde pour ajouter des heures de traitement sur les appareils existants avec les programmes d'heures supplémentaires », a confirmé le chef du département de radio-oncologie de l'établissement, Jean- Paul Bahary.Ce mois-ci, uniquement 38 patients québécois ont été expédiés aux États-Unis.« C'est notre plus bas taux depuis qu'on a commencé cette mesure », a précisé Mme Breton.C'est l'une des raisons pour lesquelles Québec mettra un terme cette semaine à son entente avec la clinique de Rutland, au Vermont, qui avait été relancée en début d'année.Selon les données du ministère de la Santé, depuis la fin de l'année 2000, on traitait généralement de 50 à 60 Québécois par mois au sud de la frontière.Avant l'automne 2000, lorsque six centres américains prêtaient main-forte aux départements québécois de radio-oncologie, chacun de ces centres accueillait en moyenne de 20 à 25 Québécois chaque mois.Il reste que ni le ministère de la Santé ni le Dr Bahary ne veulent crier victoire trop vite.Ils refusent pour l'instant d'avancer une date précise pour la fin de l'envoi de patients aux États-Unis.Il faudra attendre de voir jusqu'à quel point les départements de radio-oncologie de la province pourront accroître le traitement des patients au cours des prochains mois.Le Dr Bahary a néanmoins expliqué que « les pièces du casse-tête se mettent en place l'une après l'autre ».En effet, depuis l'émergence de la crise en radio-oncologie, des médecins ont été recrutés à l'étranger.De plus, le nombre de technologues formés et l'achat d'équipement neuf pour les départements de radio-oncologie ont été accrus.Pour le Dr Bahary, les mesures d'heures supplémentaires actuelles ne représentent qu'une « première étape » et ne dureront pas indéfiniment.Même sans tenir compte de ces mesures, la situation en radiooncologie devrait encore s'améliorer l'été prochain.« D'autres appareils vont entrer en fonction, d'autres technologues vont être formés, d'autres physiciens vont être recrutés et d'autres médecins vont venir travailler », a-t-il indiqué.Hier, le ministère était incapable de fournir le nombre total de patients expédiés aux États-Unis depuis le début du programme, au coût moyen de 12 000 $ par personne.Pour ce qui est du nombre de patients en attente, la liste globale comptait, le 17 novembre dernier, 1152 personnes, soit une cinquantaine de moins que le mois précédent.Le 20 octobre, on dénombrait 1206 patients en attente d'un traitement.La situation n'est donc pas encore rose.Selon les données les plus récentes, 280 patients attendent toujours plus de huit semaines \u2014 la limite à ne pas franchir selon les souhaits du ministère de la Santé \u2014 et 114 doivent prendre leur mal en patience pendant plus de 12 semaines. 2LP0301A1218 A3 MAR 2LP0301A1218 ZALLCALL 67 21:47:55 12/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 8 DÉCEMBRE 2001 A3 LA GUERRE AU TERRORISME La force internationale de paix toujours dans l'impasse HENRY MEYER Agence France-Presse KABOUL \u2014 Des entretiens compliqués se poursuivaient hier avec les autorités locales pour l'arrivée d'une force internationale de paix en Afghanistan, mais aucun accord n'est encore en vue sur ni son effectif ni sur son mandat, a déclaré à Kaboul un diplomate britannique.« Ils (les Afghans) ont leur idée sur l'importance de cette force et nous avons la nôtre.Les discussions se poursuivent.C'est très compliqué », a déclaré à l'AFP Paul Sykes, porte-parole de l'ambassade britannique.À quelques jours de l'installation du gouvernement intérimaire, le 22 décembre, les efforts s'intensifient pour que la force soit mise en place dans les temps.Le général britannique John Mc Coll, qui devrait diriger cette force multinationale, est arrivé ce weekend à Kaboul pour des entretiens de haut niveau sur le sujet.L'entourage du général Mc Coll comprend des représentants de certains des seize pays prêts à contribuer à cette force, dont le Canada, la France et l'Italie.Selon les accords interafghans signés à Bonn le 5 décembre, une force mandatée par les Nations unies doit être déployée dans les meilleurs délais pour assurer la sécurité à Kaboul.Elle pourrait ensuite étendre sa mission à d'autres villes.Mais sa constitution se heurte aux antagonismes qui divisent les autorités afghanes et l'Occident sur le rôle et les effectifs de cette force.Le prochain président du gouvernement d'intérim, le royaliste pachtoune Hamid Karzaï, originaire du sud du pays, s'est prononcé en faveur d'une force internationale, seule à même selon lui, d'assurer « la paix et la sécurité » en Afghanistan à l'heure actuelle.Mais l'Alliance du Nord, coalition de minorités ethniques qui a chassé les talibans de Kaboul le 13 novembre avec l'aide des bombardements américains, a systématiquement cherché à réduire la taille de la force.L'un des dirigeants de l'Alliance, le général Mohammad Qassim Fahim, ministre de la Défense du prochain gouvernement, a déclaré la semaine dernière au représentant spécial des Nations unies pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi, qu'il ne souhaitait pas que le contingent dépasse 1000 hommes et que sa mission devait se borner à protéger les bâtiments où siégera le nouveau gouvernement.Les dirigeants occidentaux seraient pour leur part partisans d'un chiffre nettement plus élevé, pour des raisons humanitaires et sécuritaires, et espèrent que le contingent multinational puisse patrouiller en ville.La Grande-Bretagne, qui a proposé de diriger la force, a accueilli vendredi une réunion des principaux pays fournisseurs de contingents.La réunion a été qualifiée d'« utile ».Photo AP © À l'occasion de la cérémonie d'ouverture de l'ambassade américaine à Kaboul, hier, des enfants d'employés afghans de l'ambassade agitent \u2014 avec conviction ?\u2014 des petites bannières étoilées au côté de Marines.Le drapeau américain flotte de nouveau à Kaboul BRYAN PEARSON Agence France-Presse KABOUL \u2014 Des soldats américains ont hissé hier la bannière étoilée à l'ambassade des États-Unis à Kaboul, où le drapeau ne flottait plus depuis 1989.Cette cérémonie s'est déroulée en présence de l'envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan, James Dobbins, qui a indiqué, peu avant le lever du drapeau par deux soldats américains, que les premiers éléments d'une force internationale de paix mandatée par l'ONU arriveraient à Kaboul samedi.Le drapeau hissé hier était le même que celui qui avait flotté sur le même mât jusqu'en janvier 1989.M.Dobbins a déclaré que la cérémonie symbolisait l'engagement « diplomatique, politique et économique (des États-Unis) en Afghanistan ».« Nous sommes ici pour durer », a-t-il ajouté, devant la presse et un petit groupe d'invités, dont le ministre de la Défense désigné du gouvernement intérimaire, Mohammad Qassim Fahim et son collègue de l'Intérieur Younis Qanooni.« Les États-Unis reviennent aujourd'hui en Afghanistan à la tête d'une grande coalition internationale déterminée à éradiquer le terrorisme et ceux qui le soutiennent », a dit M.Dobbins.« Mais les États-Unis viennent aussi parce qu'ils sont prêts à se joindre au reste de la communauté internationale pour reconstruire l'Afghanistan », a-t-il ajouté.Le gouvernement intérimaire afghan issu des accords de Bonn doit entrer en fonction samedi pour une période de six mois.Washington va ouvrir à Kaboul un bureau de liaison dirigé par une chargée d'affaires, Jeanine Jackson, en attendant l'établissement de relations diplomatiques complètes, a déclaré un porte-parole américain, John Kincannon.L'ambassade avait été endommagée par des manifestants antiaméricains qui avaient incendié une zone de maintenance et quelques véhicules de la concession le 26 septembre, avant le déclenchement des bombardements aériens contre les talibans et leurs alliés d'Al-Qaeda.En octobre, des manifestants avaient pénétré dans le bâtiment principal, mais ils n'ont pas causé de dommage structurel à l'édifice, a déclaré Ahmed Jawid, un gardien qui fait partie de la soixantaine d'Afghans encore employés par l'ambassade durant les 12 années de fermeture.Après le début des bombardements américains sur Kaboul, qui ont commencé le 7 octobre, des talibans sont venus se réfugier dans l'ambassade, considérant \u2014 et l'histoire prouva qu'ils avaient raison \u2014 que les chasseurs américains ne viseraient pas la concession.Jawid a souvent été menacé, surtout depuis la prise du pouvoir par les talibans en 1996.« Ils disaient qu'ils allaient nous pendre ou nous fusiller parce que travaillions pour les Américains.Ils venaient souvent nous chercher à l'ambassade et nous devions nous échapper en sautant par-dessus le mur du fond » du jardin, a-t-il raconté.Ces dangers ont pris fin le 12 novembre, lorsque les talibans ont fui devant l'avancée des forces de l'Alliance du Nord, entrées dans Kaboul le lendemain.Washington ne cache pas sa déception La fuite de ben Laden porte ombrage aux succès militaires JACQUES CHARMELOT Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Oussama ben Laden était introuvable hier en Afghanistan, et sa fuite gâche la satisfaction des responsables américains d'avoir, jusqu'à présent, mené avec succès leur guerre contre le terrorisme.Elle laisse présager une traque difficile pour retrouver le chef islamiste, qui peut se cacher en Afghanistan ou avoir fui vers des régions où il compte des alliés en Asie centrale, en Afrique ou au Moyen-Orient.« Le président (George W.Bush) est satisfait des succès militaires et des victoires » en Afghanistan, a indiqué le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer.Mais, dimanche, interrogé pour savoir s'il était déçu, le secrétaire d'État Colin Powell avait répondu : « Bien sûr », dans un élan qui illustre le sentiment général d'une administration pour qui la capture de ben Laden est une priorité.« Je suis sûr que les troupes se sentent elles aussi très frustrées », a commenté hier un expert des opérations spéciales, le colonel Mike Kershner, qui enseigne à l'École de guerre en Pennsylvanie.Mais, a-t-il expliqué, personne ne doit se faire d'illusions sur la difficulté de la mission des commandos américains qui traquent ben Laden dans la région montagneuse de Tora Bora, dans l'est de l'Afghanistan.« Le terrain est extrêmement accidenté.Le temps est mauvais.C'est un défi extraordinaire », a-t-il noté.Des unités des forces spéciales et des groupes afghans ont réduit la résistance de combattants d'Al-Qaeda, retranchés jusque-là dans des tunnels et des cavernes dans la zone de Tora Bora, à la frontière avec le Pakistan.De plus, a souligné le colonel Kershner, les États-Unis ne peuvent être complètement sûrs de la loyauté des groupes afghans sur lesquels ils comptent pour contrôler le terrain.« En Afghanistan, les différents groupes passent des accords en pleine bataille et ils n'y voient rien de mal.Ce qui pour nous est une trahison ou tout simplement idiot leur apparaît comme une bonne affaire », explique- t-il.Dans ces conditions, ajoute-t-il, « il y a toujours une porte de sortie quelque part ».Mais pour les stratèges américains, qui semblent persuadés que ben Laden était récemment dans la région de Tora Bora, retrouver sa trace maintenant apparaît comme une mission particulièrement compliquée.« C'est un problème de service de renseignement, ce n'est plus un problème militaire », souligne Steven Aftergoods, analyste de la Fédération des scientifiques américains, un centre d'études militaires à Washington.Et si ben Laden parvient à se glisser hors d'Afghanistan, le défi devient encore plus ardu, estime-t-il.« La capacité pour les services de renseignement de conduire une chasse à l'homme mondiale n'est pas démontrée.Oussama ben Laden ne fait pas son marché avec une carte de crédit et il n'utilise pas le courrier électronique, souligne-t-il.Il peut vivre dans un monde qui échappe aux services de renseignement.Les refuges possibles de ben Laden La liste des pays ou des régions où ben Laden peut trouver refuge comprend le Cachemire, le Caucase, la Corne de l'Afrique, explique un autre spécialiste du terrorisme, Roland Jacquard, auteur de plusieurs livres sur ben Laden et Al-Qaeda.Mais, souligne cet expert auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, la question sans réponse est de savoir si ben Laden a reçu des oulémas, qui le conseillent, l'autorisation de quitter l'Afghanistan.« Dans le code d'Al-Qaeda, on ne peut pas quitter la terre du jihad tant que la guerre n'est pas finie », souligne M.Jacquard, « il lui faut donc une dérogation pour s'exfiltrer ou pour se suicider ».Dans le cas où les instances religieuses ne lui auraient pas donner ce feu vert, M.Jacquard estime que ben Laden pourrait avoir gagné la région de l'Orouzgan, dans le centre de l'Afghanistan.« C'est une zone montagneuse, très inhospitalière, totalement isolée, dont les chemins sont minés », a souligné l'expert, et les Soviétiques avaient dû renoncer à y pénétrer.Nos correspondants, des analyses et les dernières nouvelles du front www.cyberpresse.ca/monde Photo © De retour des Montagnes blanches, près de Tora Bora, où se poursuivent les hostilités, un combattant moudjahidine anti-Al-Qaeda brandit un tract montrant ben Laden et le numéro deux de l'organisation Ayman al-Zawahri, dont les têtes sont mises à prix par Washington. 2LP0401A1218 A-4 MARDI 2LP0401A1218 ZALLCALL 67 21:58:50 12/17/01 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 8 D É C EMB R E 2 0 0 1 CAVALE Suite de la page A1 CAMPAGNES HUMANITAIRES Les Canadiens généreux pour le peuple afghan Pour marquer les progrès de la normalisation dans la capitale afghane, le drapeau a été hissé hier pour la première fois depuis 1989 sur l'ambassade des États-Unis à Kaboul, où un chargé d'affaires doit prendre ses fonctions.Après l'annonce dès dimanche par les forces afghanes de l'Alliance de l'Est de la neutralisation d'Al-Qaeda dans le secteur de Tora Bora, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a tenu à prévenir tout excès d'enthousiasme : « Il existe encore des membres d'Al-Qaeda en liberté dans ce pays.» « C'est la raison pour laquelle nous nous employons avec les forces afghanes à les extirper des tunnels », a souligné M.Rumsfeld.Il a précisé que les forces afghanes, en collaboration avec les forces spéciales américaines, étaient actuellement à la recherche des membres d'Al-Qaeda dans les montagnes, et de documents dans les abris souterrains.Dimanche, M.Rumsfeld, qui s'est rendu brièvement en Afghanistan, avait indiqué que 2000 combattants d'Al-Qaeda ont fui les grottes de Tora Bora vers les collines avoisinantes.Un porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Stufflebeem, a noté lui aussi qu'il y avait « des poches isolées de combattants d'Al-Qaeda et nous n'en avons donc pas fini ».Selon lui, un commandant local, ( Hazrat ) Ali, dans la vallée d'Agam, « a demandé de suspendre certaines frappes, afin que les groupes d'opposition puissent entrer dans les grottes ».En revanche, les bombardements contre des cibles émergentes se poursuivent, a indiqué un porte-parole du Commandement central, le commmandant Brad Lowell.Mais cette activité n'a pas permis de repérer le chef islamiste ben Laden, objectif numéro un des activités militaires.Interrogé lors d'une conférence de presse sur la position du chef islamiste, le contreamiral John Stufflebeem, a répondu : « Qui le sait ?» « Il y a quelques jours nous pensions qu'il était dans le secteur » de Tora Bora, mais « nous n'en sommes plus sûrs », a- t-il dit.Le président George W.Bush a voulu couper court à tout découragement dans l'opinion publique qui souhaite punir le plus rapidement possible celui qui est tenu responsable des attaques suicide du 11 septembre.« Il est en fuite.Il croit qu'il peut se cacher, mais ce n'est pas vrai », a déclaré M.Bush devant la presse.« Cela peut arriver demain, cela peut arriver dans un mois ou dans un an.Mais il sera traduit en justice », a-t-il ajouté.« Nous recevons toutes sortes d'informations, qu'il se trouve dans une grotte, qu'il ne se trouve pas dans une grotte, qu'il s'est échappé, qu'il ne s'est pas échappé.Il y a toutes sortes d'interrogations.Mais quand la poussière se dissipera, nous découvrirons où il se trouve », a-t-il ajouté.De même, les États-Unis sont sans nouvelles du chef des talibans, le mollah Mohamad Omar, qui a disparu après la chute de son fief de Kandahar, mais les responsables américains refusent de se décourager.« Il n'y a pas de preuve crédible qu'il ait quitté l'Afghanistan.Il y a des indications qu'il pourrait être autour de Kandahar », a déclaré l'amiral Stufflebeem.Les combattants afghans ont par ailleurs fait des prisonniers et, pour la première fois, un de leurs commandants, Haji Zaher, a présenté à la presse des membres d'Al-Qaeda capturés par ses forces.Ces activistes islamistes \u2014 neuf Afghans et 10 étrangers \u2014 ont été montrés brièvement aux journalistes à Agam, chef-lieu du district du même nom, à quelques kilomètres au nord de Tora Bora.Les prisonniers étrangers, dont les nationalités n'ont pas été précisées, semblaient pour la plupart d'origine arabe.Il n'a pas été possible aux journalistes de leur parler.De leur côté, les États-Unis détiennent cinq personnes, dont l'Américain John Walker Lindh et un Australien, sur le navire Peleliu en mer d'Oman, a indiqué hier le Pentagone.La nationalité des trois autres prisonniers n'a pas été divulguée.PASCALE BRETON LES CAMPAGNES humanitaires d'urgence s'essoufflent généralement rapidement, mais près de trois mois après le début du conflit en Afghanistan, les dons continuent d'affluer.Des organismes pancanadiens tels l'UNICEF ou Développement et Paix ont ainsi amassé plus d'un million chacun depuis le début du mois d'octobre, tandis qu'au Québec seulement, la Croix-Rouge a recueilli près de 129 500 $.« Les gens sont très généreux et la réponse est bonne », affirme François Gloutnay, agent de communication à Développement et Paix qui organise sa campagne conjointement avec la Conférence des évêques catholiques du Canada.Lorsque l'ouragan Mitch a dévasté le Honduras, le Nicaragua et quelques autres pays d'Amérique centrale, en 1998, les Canadiens ont cependant été plus généreux.« L'organisme avait alors amassé 11 millions, rappelle M.Gloutnay.Cette fois-ci, il y a l'aspect de la guerre, il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle.Les gens s'attendent à ce que les gouvernements interviennent davantage.Du côté de l'UNICEF, le porte-parole de l'organisme à Montréal note pour sa part plusieurs petites initiatives visant à venir en aide au peuple afghan.Une exposition de photos a ainsi été mise sur pied et les fonds amassés seront versés à l'UNICEF tandis qu'une entreprise a choisi de donner à l'organisme l'argent normalement réservé aux cadeaux de Noël, en plus de demander une contribution aux personnes qui ont pris part à la traditionnelle fête de Noël.« Ce qui se passe en Afghanistan est très frais en mémoire, même si le fonds d'urgence a été lancé il y a déjà trois mois.Les médias parlent constamment de la guerre qui se déroule là-bas et les gens sont très généreux », explique Jacques-Alain Lavallée.La vente de cartes de Noël de l'UNICEF \u2014 la principale campagne de financement avec celle de la tirelire à l'Halloween \u2014 connaît aussi un bon succès.L'organisme Alternatives a aussi choisi un message d'espoir pour sa campagne, avec le thème « Choisir la paix ».« Le taux de réponse est très bon.Nous espérons recueillir 150 000 $ au Québec », indique Stéphane Corriveau, porte-parole d'Alternatives qui se donne le mandat de sensibiliser la population et d'éviter la propagation des conflits.« L'argent amassé est destiné à des projets de reconstruction, pas seulement en Afghanistan, mais aussi dans d'autres pays où sévit la guerre et qu'on oublie », poursuit-il.Si les Canadiens se font généreux pour le peuple afghan, ils ne semblent pas oublier leurs compatriotes.Le temps des Fêtes est en effet une période traditionnellement privilégiée par plusieurs organismes pour lancer leur campagne annuelle de financement.Une activité de souscription de la fondation Mira, tenue dans les rues de Montréal lors des deux premiers samedis de décembre, a ainsi permis des records inégalés.« Les gens ont été très généreux cette année, affirme Pierre Noiseux, directeur des communications.Il y a une augmentation substantielle des dons ; on dirait que les gens affichent un sentiment très protecteur envers ceux qui les entourent.» 2LP0501A1218 A-5 MARDI 2LP0501A1218 ZALLCALL 67 20:45:49 12/17/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 8 D É C EMB R E 2 0 0 1 A 5 MONDE EXPRESS INTERNATIONAL Washington continue de jouer son jeu PORTUGAL d'équilibre entre Israël et les Palestiniens Guterres démissionne LE PRÉSIDENT portugais Jorge Sampaio a accepté hier la démission du premier ministre socialiste Antonio Guterres, après la défaite du Parti socialiste aux municipales, a annoncé un porte-parole de la présidence.Le gouvernement reste en fonction « conformément à la Constitution », a-t-il indiqué.Le président va rencontrer les responsables des partis représentés au Parlement afin d'entendre leur avis sur la situation politique.Sampaio peut désigner un nouveau premier ministre ou choisir de dissoudre le Parlement et de convoquer des législatives anticipées dans un délai minimum de 80 jours.\u2014 d'après AFP GÉORGIE Aide militaire des É.-U.LE PRÉSIDENT géorgien Édouard Chevardnadzé a déclaré hier avoir évoqué avec le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld la question d'une aide militaire directe des États-Unis à la Géorgie, dans une allocution à la télévision.« L'administration américaine a levé les limitations à l'aide militaire à la Géorgie et cela se traduira de manière positive sur les capacités défensives du pays », a déclaré Chevardnadzé, qui s'est entretenu samedi avec Rumsfeld pendant une tournée éclair du chef du Pentagone dans le Caucase.\u2014 d'après AFP ARGENTINE Bataille budgétaire LE GOUVERNEMENT de Fernando de la Rua doit boucler en ce début de semaine le budget 2002 au milieu d'une contestation politique et sociale, et sous la menace d'une dollarisation de l'économie ou d'une dévaluation de la monnaie que va lui suggérer le patronat.Au cours du week-end, le ministre de l'Économie Domingo Cavallo a tenté de préparer l'opinion publique à un budget 2002 qui devra obligatoirement passer par une baisse de huit milliards de dollars américains des dépenses publiques, lesquelles baisseraient ainsi l'an prochain « de 49 à 41 milliards » de pesos (autant de dollars).\u2014 d'après AFP TRAITÉ ABM Entretiens russo-chinois DES RESPONSABLES des ministères russe et chinois des Affaires étrangères ont eu hier à Moscou des entretiens sur la stabilité stratégique, au cours desquels ils ont évoqué la décision américaine de se retirer du traité ABM, selon un communiqué du ministère russe.Les deux parties sont convenues de « coordonner leurs efforts de politique extérieure dans le but d'empêcher une déstabilisation de la situation internationale », selon les termes du communiqué.Moscou et Pékin soutiennent que le traité ABM, qui interdit le déploiement d'un système global antimissile, était un des piliers de la stabilité stratégique.Le président américain George W.Bush a annoncé jeudi le retrait des États-Unis du traité ABM, qui entrave selon lui la mise au point du projet américain de défense antimissile.\u2014 d'après AFP COLOMBIE Trêve de l'ELN LA GUÉRILLA de l'Armée de libération nationale (ELN) en Colombie a décrété une trêve unilatérale à compter de minuit hier et jusqu'au 6 janvier, a annoncé le chef du mouvement guévariste, Nicolas Rodriguez Bautista, alias « Gabinoï ».« L'ELN, dans le respect des fêtes de la Nativité, a décidé de façon unilatérale et sans contrepartie d'observer une trêve dans les affrontements militaires », a déclaré Gabinoï à la radio Caracol, citant un communiqué diffusé par le Commandement central de ce groupe rebelle.Le chef des rebelles a appelé l'État colombien à « mettre fin à sa politique économique antisociale » et a proposé que les forces armées cessent leurs opérations dans les zones de l'ELN, second mouvement de guérilla du pays, avec 4500 combattants.\u2014 d'après AFP d'après AFP et AP JÉRUSALEM \u2014 Appel à « des actes concrets » de Yasser Arafat, mais condamnation de l'arrestation de son collaborateur Sari Nuseibeh par Israël, les États- Unis ont réaffirmé hier leur jeu d'équilibre au Proche-Orient, tandis que l'Europe soutenait le président palestinien comme partenaire incontournable de l'État juif.Les États-Unis ont dénoncé l'arrestation de Nuseibeh, responsable du dossier de Jérusalem pour l'OLP, estimant qu'il s'agissait d'une action « contre-productive ».Président de l'Université palestinienne Al-Qods à Jérusalem, Sari Nuseibeh a été chargé du dossier de Jérusalem au sein de l'OLP pour succéder à Fayçal Husseini, décédé en mai.Il a été interpellé hier par la police israélienne à Jérusalem-Est, à la suite de son intention d'organiser une réception dans un hôtel en dépit d'une interdiction visant cette manifestation, a indiqué un porteparole de la police israélienne.Les États-Unis ont aussi réitéré leur soutien à l'existence d'un État palestinien indépendant à côté d'un Israël sûr dans ses frontières, et reporté de six mois le projet du président George W.Bush de transférer à Jérusalem leur ambassade en Israël.L'appel à « des actes concrets » lancé par Washington à l'égard d'Arafat était aussitôt repris par le premier ministre Ariel Sharon, alors que la mort de trois Palestiniens, tués par l'armée israélienne dans les territoires occupés, minait l'appel solennel du président palestinien à un arrêt total des hostilités auprès d'organisations comme le Hamas islamiste et le FPLP nationaliste.L'appel, lancé la veille par Arafat, à mettre fin aux opérations armées, a d'ores et déjà été rejeté par le Hamas, responsable de la plupart des attentats anti-israéliens, et par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale), qui ont promis de poursuivre l'Intifada.« Israël attend des actes et non des promesses creuses.Israël attend des résultats », a dit Ariel Sharon lors d'un entretien téléphonique avec le président français Jacques Chirac.Celui-ci a cependant affirmé que l'Autorité palestinienne et son président étaient « aux yeux de la France et de l'Europe, le seul partenaire légitime de l'État d'Israël pour la paix », au cours d'entretiens téléphoniques avec Arafat et Sharon, selon la porte-parole de l'Élysée, Catherine Colonna.La Commission européenne avait accueilli le discours d'Arafat avec prudence, invitant le président palestinien à « agir avec détermination » pour mettre fin à la violence.La Russie a enjoint à l'Autorité palestinienne d'accompagner par des « mesures supplémentaires concrètes et efficaces » l'appel de Yasser Arafat.Le coordinateur spécial de l'ONU dans les territoires, Terje Roed-Larsen, a pour sa part estimé « crucial qu'Israël reconnaisse les potentialités offertes par le discours d'Arafat et agisse en conséquence ».Sur le terrain, l'armée israélienne a tué trois Palestiniens, deux en Cisjordanie et un troisième dans la bande de Gaza, alors que trois colons juifs étaient blessés dans deux attaques palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie.Yaacoub Edkedik, militant du Hamas, a été tué par balles à Hébron alors qu'il tentait d'échapper à de soldats venus l'arrêter.Mounjed Salman, membre de la « police navale » palestinienne, a été tué à Naplouse.Mohammad Houneidek, 12 ans, a été atteint d'une balle à la poitrine tirée par des soldats israéliens à un barrage dans la colonie de Gush Katif, selon une source hospitalière.Ces décès portent à 1106 le nombre de personnes tuées, dont 850 Palestiniens et 233 Israéliens, depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000.Commentant la mort des trois Palestiniens, Arafat a accusé Israël de « faire fi » des mesures prises par son Autorité sur le terrain pour faire baisser la violence et de « poursuivre son escalade militaire, son blocus et ses agressions contre les lieux saints musulmans et chrétiens ».La coalition pro-Loujkov réélue à Moscou Les Services de sécurité rejettent les accusations de Berezovski d'après AFP MOSCOU \u2014 La coalition appuyée par le maire de Moscou, Iouri Loujkov, a remporté la majorité des sièges au Parlement local dimanche dans un scrutin marqué par une faible participation des Moscovites, rapporte l'agence Ria-Novosti citant des résultats préliminaires.Trente-trois des 35 candidats de la coalition formée par les mouvements pro-Kremlin « Unité » et « La Patrie » ainsi que par les partis libéraux de droite SPS et Yabloko ont été élus pour quatre ans.Les résultats officiels seront annoncés aujourd'hui.Le taux de participation a dépassé à peine le seuil des 25 %, nécessaire pour que le scrutin soit validé.Une des raisons de l'apathie des électeurs pourrait être la conviction générale que la composition de la Douma municipale, fidèle depuis 1993 au maire de Moscou, est peu susceptible de changement.En outre, le pouvoir réel est aux mains du maire Loujkov, 65 ans, en poste depuis 1992.Les républiques de Tchouvachie (Volga), Komi (Nord) et Altaï (Sibérie) se sont également rendues aux urnes pour élire leur président.Le président de Tchouvachie, Nikolaï Fedorov, opposant à la réforme régionale de Vladimir Poutine, était en passe d'être réélu avec 40,73 % des voix, selon les résultats préliminaires communiqués par la Commission électorale, a indiqué Ria-Novosti.Dans la république de Komi, Vladimir Torlopov, un ancien responsable régional de 52 ans, était en tête avec 40,31 % des suffrages, également selon des résultats préliminaires, cités par l'agence Interfax.Enfin dans l'Altaï, le président du Parti agraire russe (conservateur), Mikhaïl Lapchine, était en tête avec 23,5 % devant le président sortant Semion Zoubakine, avec 23,5 % des suffrages, selon les résultats rapportés par Ria-Novosti.Les Services de sécurité russes (FSB, ex-KGB) ont rejeté entretemps les accusations de l'homme d'affaires Boris Berezovski qui a fait porter sur le FSB la responsabilité des attentats meurtriers d'aoûtseptembre 1999 à Moscou et Volgodonsk.« C'est du délire complet », a déclaré un responsable du FSB, Alexandre Zdanovitch, cité par les agences, ajoutant que l'homme d'affaires « avait payé beaucoup d'argent aux médias russes pour publier des articles à ce sujet », afin de « faire pression » sur le pouvoir.« Berezovski sait très bien qu'il n'y a pas un seul fait prouvant l'implication des services spéciaux dans l'organisation des explosions des immeubles » de Moscou et Volgodonsk, qui ont fait près de 300 morts et ont été attribués sans preuves aux indépendantistes tchétchènes, a-t-il ajouté.Les propos de Berezovski ont été diffusés vendredi par la télévision russe NTV.L'homme d'affaires en exil a cité comme preuve la découverte en septembre 1999 dans un édifice de Riazan, au sud-est de Moscou, d'un engin explosif présenté par le FSB comme une fausse bombe posée dans le cadre d'un exercice.Cet incident s'était produit juste après les attentats.Cinq Caucasiens ont été condamnés à la mi-novembre a des peines de neuf à 15 ans de prison pour complicité dans l'organisation des attentats de Moscou et Volgodonsk.Photo AFP Le maire de Moscou, Iouri Loujkov.HEURES D'AFFAIRES PROLONGÉES POUR LA PÉRIODE DES FÊTES, JUSQU'AU 23 DÉCEMBRE, TOUS NOS MAGASINS SONT OUVERTS JUSQU'À 21 HEURES DU LUNDI AU VENDREDI LES MOUFLES SURF DEUX DANS UN 29.95 Avec son caoutchouc essuie-glace, son tissu hydrofuge, ses sangles aux poignets, c'est une indispensables sur les pentes.un cadeau sûrement apprécié des planchistes.Noir, bleu, 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Simons.C'est le bon-cadeau qui laisse entièrement carte blanche.D'une valeur de votre choix, disponible à toutes nos caisses.LE PRIX RÉGULIER SIGNIFIE LE PRIX AUQUEL CET ARTICLE EST HABITUELLEMENT VENDU CHEZ SIMONS ET N'EST PAS UNE INDICATION DU PRIX AUQUEL EST VENDUE LA MAJORITÉ DES ARTICLES EN QUESTION.3002134A 2LP0601A1218 a6 actus mardi 18 décemb 2LP0601A1218 ZALLCALL 67 19:59:51 12/17/01 B DROIT DE VOTE DES JEUNES Les enseignants baissent le ton MARC THIBODEAU La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) n'a pas l'intention, du moins pour l'heure, d'entreprendre de moyens de pression pour protester contre l'attributiion du droit de vote aux jeunes membres des conseils d'établissement des écoles secondaires de la province.La présidente de la CSQ, Monique Richard, a indiqué hier qu'elle était « très déçue » que le gouvernement ait procédé à la fin de la semaine dernière à l'adoption d'un projet de loi en ce sens sans tenir compte des réserves exprimées par les enseignants au cours des derniers mois.Elle a précisé que le comité exécutif n'avait pas pour autant l'intention de recommander le lancement d'un boycott des conseils d'établissement, perspective que la centrale syndicale avait évoquée alors que le projet de loi était toujours en discussion.« Ce n'est pas dans notre intention « d'opérationnaliser » un boycott.Mais ça va dépendre de ce que diront nos instances », a noté Mme Richard, en précisant que le conseil fédéral de la CSQ devrait se pencher sur ce dossier en février.La centrale syndicale se dit favorable à l'attribution du droit de vote aux jeunes.Elle réclamait cependant que la composition des conseils d'établissement soit revue de manière à assurer la parité entre le personnel des écoles et les personnes qui « reçoivent des services », soit les parents et les enseignants.À l'heure actuelle, les conseils regroupent quatre représentants du personnel, quatre représentants des parents et deux représentants des élèves.La Fédération des comités de parents du Québec (FCPPQ) réclamait pour sa part que les parents comptent autant de voix au conseil que le personnel et les élèves réunis.Il n'a pas été possible hier d'obtenir la réaction du président de l'organisme, Gary Stronach, à l'adoption du projet de loi.Le président du Conseil permanent de la jeunesse, Patrick Lebel, qui a accueilli avec satisfaction la semaine dernière l'annonce de l'adoption du projet de loi, à l'instar des autres associations représentant les jeunes et les élèves de la province, espère que la CSQ et la FCPPQ « donneront une véritable chance » à cette nouvelle façon de faire.« Nous suivrons attentivement leur réaction », prévientil.La porte-parole du ministre de l'Éducation François Legault a indiqué hier que le gouvernement ne craint pas une vive réaction des parents et des enseignants dans ce dossier.« Nous sommes confiants qu'ils vont permettre aux jeunes de vraiment participer », a indiqué Anne Marcotte, en rappelant que l'engagement relatif aux conseils d'établissement avait reçu un large appui lors du Sommet du Québec et de la jeunesse.Bulletins: le modèle unique largement en avance MARC THIBODEAU LA MAJORITÉ des commissions scolaires de la province se sont conformées à la volonté du ministre de l'Éducation François Legault en créant un modèle de bulletin unique pour les établissements engagés dans la réforme du curriculum.Selon la porte-parole du ministre, Anne Marcotte, un premier bilan réalisé auprès des commissions scolaires à la suite de la remise du premier bulletin, en novembre, révèle que « plus des trois quarts » d'entre elles ont choisi cette voie.Le ministère avait été secoué l'année dernière par une vive polémique entourant la question des bulletins après que les médias eurent mis en relief la multiplication des modèles utilisés dans les établissements et leur caractère souvent nébuleux.La controverse avait aussi été alimentée par une sortie du premier ministre de l'époque, Lucien Bouchard, qui avait insisté sur son attachement pour les chiffres alors que plusieurs établissements optaient pour des lettres ou d'autres symboles.En juin, M.Legault avait finalement annoncé que les commissions scolaires devaient préconiser un modèle unique de bulletin.Il avait par ailleurs précisé que le modèle retenu devait utiliser des lettres ou des chiffres.Les écoles engagées dans la réforme conservent cependant le dernier mot dans cette matière en vertu de la Loi sur l'instruction publique.« L'important, pour le ministre, était de s'assurer que le bulletin soit clair et compréhensible pour les parents.De ce côté-là, nous sommes très satisfaits », a indiqué hier Mme Marcotte, en précisant que le ministère n'avait reçu aucune plainte à ce sujet.Seule la commission scolaire Lester B.Pearson, dans l'île de Montréal, a fait fi de la consigne sur l'usage des lettres et des chiffres en les remplaçant par des commentaires descriptifs sur la progression des élèves, dit-elle.Plusieurs parents ont entrepris des moyens de pression pour souligner leur insatisfaction à ce sujet à l'organisme.Les portefeuilles Choix Sélect Royal.Une seule halte.Et tout le temps de rêver.Pas de perte de temps.Pas de pas perdus.Nous avons choisi les meilleurs fonds offerts par les six plus importantes firmes en Amérique du Nord.Nous les avons ensuite répartis en quatre portefeuilles diversifiés correspondant aux besoins de toute une gamme d'investisseurs, des plus conservateurs aux plus audacieux.Les portefeuilles Choix Sélect Royal.Parce que plus c'est simple de cotiser à son REER, plus c'est simple d'aller au bout de ses rêves.Les fonds communs de placement Royal et les portefeuilles Choix Sélect Royal sont vendus par la société Fonds d'investissement Royal Inc.Il peut y avoir des frais de gestion, de commission et de commission de suivi, ainsi que des dépenses associées aux fonds communs de placement.Veuillez lire attentivement le prospectus avant d'investir.Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur change fréquemment et les performances passées peuvent ne pas se répéter.Fonds d'investissement Royal Inc.est inscrit au Québec en tant que cabinet de services financiers.Les marques de commerce sont utilisées sous licence.3011769A 2LP0701A1218 A7MARDI18 2LP0701A1218 ZALLCALL 67 20:58:52 12/17/01 B par KAUFMANN de SUISSE BIJOUX - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTREAL (514) 848-0595 Ä PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com Collier de notre collection \u201cFlowing Lines \u201c avec perles de culture et diamants en or 18 ct.AFFAIRE THE GAZETTE Entre le marteau et la plume CLAUDE-V.MARSOLAIS « SEULE LA PRESSION de l'opinion publique pourra faire reculer les Asper et inciter les gouvernements à adopter des lois pour limiter le contrôle absolu des propriétaires sur l'information », soutient Florian Sauvageau, professeur en journalisme à l'Université Laval, en commentant la crise qui secoue le quotidien The Gazette.Selon lui, ces événements ne sont pas un effet direct de la concentration de la presse \u2014 il y en a moins qu'au moment où Conrad Black dominait la chaîne Southam \u2014 mais un problème de compréhension du métier de journalisme.« Or le propriétaire ne veut plus qu'on harcèle le premier ministre (Jean Chrétien) avec le Shawinigate et qu'on aborde les affaires d'Israël sous un angle trop pro-palestinien.Je crains qu'on n'entende plus parler de nombreux dossiers sur des sujets d'actualité », ajoute Sauvageau en signalant que Black, malgré tous ses défauts, donnait l'autonomie à ses journaux.Après la démission de l'éditorialiste en chef Peter Hadekel et de nombreux cas de textes de journalistes censurés, voilà que ces derniers sont menacés de congédiement depuis vendredi par la direction du journal s'ils osent commenter publiquement les décisions de leur employeur.Une cinquantaine de journalistes avaient signé la semaine dernière une lettre dénonçant l'imposition d'un éditorial hebdomadaire unique dans les 14 journaux de la chaîne Southam, propriété de la famille Asper, qu'ils percevaient comme une menace à la diversité et à la liberté d'opinion.Au cours du week-end, trois anciens éditeurs de The Gazette, Joan Fraser, Norman Webster et Mark Harrison ont pris position contre la décision de Can West Global d'imposer des éditoriaux uniformes dans tous les quotidiens de la chaîne.Ils y voient une réduction de la marge de manoeuvre des éditorialistes locaux et une perte de vigueur face à leur participation aux débats publics dont la diversité est essentielle en démocratie.Pour justifier l'imposition d'un éditorial unique qui pourrait être publié dans les 14 quotidiens jusqu'à trois fois la semaine, David Asper, le fils du fondateur Izzy de Can West, a mentionné qu'un seul point de vue national serait bon pour le Canada.Dans sa chronique de dimanche dans le Toronto Star, Graham Fraser fait référence à une déclaration faite à Oakville la semaine dernière par M.Asper qui aurait donné comme exemple l'affaire du contrat d'entretien des CF-18 de l'armée canadienne en 1986, accordé à Montréal plutôt qu'à Winnipeg.S'il avait été propriétaire de The Gazette à cette époque, il aurait demandé que le contrat soit accordé à Winnipeg parce que le gouvernement fédéral l'avait donné à Montréal pour des raisons politiques, notamment pour acheter des votes au Québec.Or, de commenter Fraser, « ce n'est absolument pas une vision nationale.C'est un grief régional (de l'Ouest) face à une décision qui aida Montréal à devenir l'un des plus grands centres de fabrication aéronautique au monde, quelque chose à quoi Winnipeg n'aurait jamais pu aspirer, contrat des CF-18 ou pas ».Une règle d'or violée La présidente de la Fédération professionnelle des journalistes, Anne-Marie Dussault, est indignée par la note de service de la direction de The Gazette qui a imposé le bâillon à ses journalistes.« Les journalistes défendent les principes fondateurs du métier basés sur la diversité de l'information et des opinions.Une entreprise de presse n'est pas seulement une business comme les autres », affirme-telle en notant un grand vide juridique tant à Ottawa qu'à Québec face à l'autonomie des journaux.Mme Dussault constate que la bataille contre la concentration de la presse est perdue, mais qu'il reste du travail à faire pour défendre l'intégrité des journalistes et la gestion autonome des salles de rédaction.À ce sujet, la FPJQ compte élaborer un plan d'action après la période des fêtes afin de poursuivre la lutte.Pour sa part, la présidente de la Fédération nationale des communications, Chantale Larouche, n'en revient pas que l'on oppose la loyauté au propriétaire du quotidien et la liberté d'information.« C'est inquiétant et dangereux car on réduit au silence les journalistes.Ce n'est pas manquer de loyauté que de vouloir dénoncer des manquements à la liberté d'expression.Après tout, ces journalistes n'ont pas révélé des secrets d'entreprise.» Mme Larouche entend profiter d'une rencontre prochaine avec la ministre des Communications Diane Lemieux pour l'inciter à intervenir dans le dossier et s'il le faut, pour faire adopter une loi afin de baliser la propriété des médias.« Cela devrait faire réfléchir le gouvernement », soutient pour sa part l'éditeur du Devoir, Bernard Descôteaux en soulignant la perte d'autonomie des journaux sous le contrôle des Asper.« Le danger de la concentration, c'est la pensée unique.On voit ici un propriétaire qui veut tout unifier et contrôler.C'est assez ironique de se rappeler que le premier ministre Chrétien avait menacé l'ex-propriétaire de Southam, Conrad Black, d'intervenir s'il poussait dans ce sens.» L'exemple de Gesca Florian Sauvageau signale que la concentration n'est pas toujours synonyme d'uniformisation.« La meilleure preuve de cela, c'est que le quotidien La Presse s'est beaucoup amélioré même si le réseau Gesca contrôle maintenant sept quotidiens.» Le secrétaire du Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse (STIP), Charles Côté, soutient que les journalistes se sont toujours souciés de limiter autant que possible la circulation des textes d'opinion et des chroniques entre les quotidiens de Gesca, de même que d'assurer l'autonomie des salles de rédaction.taxes en sus 12495$ Dans les restaurants participants.Offrez-lui du Tim Hortons à la maison avec la cafetière Tim Hortons de Bunn®.Semblable aux cafetières que nous utilisons dans nos restaurants, celle-ci présente toutes les caractéristiques de pointe qui vous permettent d'infuser votre café de la même façon que nous infusons le nôtre, entre autres, un réservoir en acier inoxydable qui garde l'eau à la température idéale et une pomme de pulvérisation intégrale qui assure une répartition égale de l'eau chaude sur la mouture.Pour obtenir une pleine carafe de délicieux café en seulement trois minutes, essayez notre c afé maison en sachets prémesurés.Passez à un Tim Hortons dès aujourd'hui : votre cafetière vous attend ! MONTREZ À VOTRE AMATEUR DE CAFÉ À QUEL POINT VOUS L'AIMEZ.3011436A La Presse 18 décembre 2001 Page A8 manquante La Presse 18 décembre 2001 Page A9 manquante 2LP1001A1218 A10MARDI18 2LP1001A1218 ZALLCALL 67 21:32:15 12/17/01 B (514) 849-2291 Lundi au vendredi de 8h30 à 17h15 539$ 175$ D-510 Fine Pix 2600 Zoom Fuji Zoom Date 1000 Stylus Epic Deluxe I-Zone Sprint Scan 4000 APPAREILS NUMÉRIQUES APPAREILS TRADITIONNELS 2.1 millions de pixels Zoom Optique 3X Piles et chargeur inclus Zoom 28-100 mm Grand écran LCD Étui / pile inclus 2 millions de pixels Zoom Optique 3X Mode Vidéo Quick Time Objectif lumineux, 35mm f2.8 Flash anti-yeux rouge Étui / Pile inclus Photo Max 600se Appareil numérique très abordable Permet de publier tes photos sur le web.Trousse de création super rapide.Appareil instantané permettant de faire des photos autocollantes Très compacte et amusante! 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R E 2 0 0 1 A 1 1 QUÉBEC ASSURANCE PARENTALE Querelle fédérale-provinciale en vue MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Au moment où les syndicats et les groupes de femmes songent à entrer avec Québec dans la bataille judiciaire pour forcer la main d'Ottawa, le patronat se dissocie du consensus québécois sur le régime d'assurance parentale.« La poursuite judiciaire nous apparaît une très mauvaise idée ; on en a pour deux ans à se chicaner et il y a des coûts », lance le président du Conseil du patronat (CPQ), Gilles Taillon, qui a fait connaître sa position vendredi dernier à la ministre de la Famille et de l'Enfance, Linda Goupil.Mme Goupil a trouvé en revanche une oreille favorable chez les membres du Regroupement pour un régime québécois d'assurance parentale, qui non seulement sont d'accord avec la poursuite, mais envisagent même d'en être partie prenante.Le regroupement discutera de cette possibilité demain, le jour où la ministre demandera le feu vert du Conseil des ministres à un recours judiciaire du gouvernement contre Ottawa.Le Conseil du patronat appuie plutôt la proposition des libéraux de Jean Charest de confier au Conseil de gestion de l'assurance parentale \u2014 prévu dans la loi québécoise et formé de représentants patronaux, syndicaux et gouvernementaux \u2014 le mandat de négocier avec Ottawa les sommes requises, à même la caisse de l'assurance-emploi, pour la mise en place d'un régime bonifié.La ministre a rejeté cette proposition.Le CPQ a également précisé à la ministre Goupil qu'il exigeait des modifications importantes au régime préconisé par Québec, jugé trop généreux et éventuellement trop coûteux.En clair : il y a consensus au Québec sur le principe d'une gestion exclusivement provinciale de la politique familiale, mais pas sur le régime proposé par le gouvernement Landry, explique Gilles Taillon.« Ce projet-là ne fait pas l'unanimité chez le patronat, insiste-t-il.On a fait remarquer que le gouvernement avait sous-évalué les coûts de l'assurance-médicaments et des services de garde.Est-ce qu'on va se ramasser avec la même chose ?» Pour offrir un régime de congés parentaux plus généreux que le régime fédéral et qui couvrirait également les travailleurs autonomes, Québec revendique le transfert de près de 600 millions en contributions versées par les travailleurs québécois à la caisse fédérale de l'assurance-emploi.Ottawa refuse et invite plutôt Québec à « bâtir sur le régime fédéral » en offrant des services additionnels.Selon le CPQ, le gouvernement Landry a tort de baser ses revendications sur une part équivalente à son poids géographique (24 %).« En 1999, le Québec payait 22 % des coûts de l'assurance-emploi et en retirait 30 %, note M.Taillon.On revendique plus que ce que l'on paie.» Les membres du Regroupement pour un régime québécois, vaste coalition de syndicats et de représentants des femmes, sont pour leur part d'accord avec le régime proposé par Québec et jonglent même avec l'idée de cosigner le recours judiciaire du gouvernement contre Ottawa afin de distinguer ce dossier des habituelles disputes entre les deux gouvernements.« Ce n'est pas un sujet qu'on voudrait approcher comme une éternelle querelle fédérale-provinciale », explique Jocelyne Wheelhouse, première vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec.Même son de cloche de la vice- présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, qui évoque aussi la possibilité d'un recours parallèle à celui de Québec dans l'éventualité où une démarche conjointe ne serait pas possible.« La ministre est ouverte à l'une ou l'autre de ces solutions », explique le porte-parole de Mme Goupil, Patrick Gilbert.Les familles québécoises de plus en plus branchées MARIE-ANDRÉE AMIOT LES FAMILLES québécoises ont résolument pris le virage Internet cette année.Trentetrois pour cent d'entre elles sont maintenant branchées au grand Réseau.Mais tout n'est pas encore gagné : malgré une forte croissance, le Québec est encore la province où il y a le plus de réticence à utiliser les services de transactions offerts sur le Web, et se situe également au bas de l'échelle dans les cyberachats.Bonne nouvelle toutefois pour les aficionados des activités ludiques : elles sont plus populaires ici que partout ailleurs dans le reste du Canada.Les Québécois pratiquent- ils leur légendaire joie de vivre même sur Internet ?Voilà quelques-unes des données qui émanent de la dernière analyse publiée par l'Institut de la statistique du Québec dont les principaux résultats ont été dévoilés hier.Le taux de branchement des ménages a augmenté de 57 % en 2000 portant à 380 000 les ménages québécois dorénavant reliés au Net.En 1999, l'augmentation n'avait été que de 36 %.La progression est due en partie au programme « Brancher les familles » mis en place par le gouvernement du Québec au printemps 2000.Ce programme, contesté et décrié par certains, aura eu l'effet d'un fort coup de pouce auprès des familles.Le taux de branchement des ménages ayant des enfants de moins de 18 ans (l'une des conditions d'admissibilité au programme) est passé de 32 à 53 %.Les autres Canadiens sont tout de même en avance sur les Québécois avec 40 % de taux de branchement.L'écart demeure, mais il diminue d'année en année.En 1997, le nombre de Canadiens branchés (à l'extérieur du Québec) était de 58 %.À la fin de 2001, on prévoit que l'écart ne sera que de 6 %, soit de 39 % au Québec contre 45 % au Canada, si les intentions des familles se concrétisent.Le taux de branchement du Québec est cependant supérieur à plusieurs pays, dont la France (12 %), l'Allemagne (16 %), l'Italie (19 %), l'Autriche (19 %) et la Finlande (30 %).Le Royaume-Uni et le Japon enregistrent des taux comparables à celui du Québec (34 %) Brancher sa famille est encore étroitement relié à la scolarité, au revenu et à la présence d'enfants.Les familles dont le chef a 65 ans ne sont que 8 % à être branchées.Celles dont le chef a entre 35 et 55 ans sont 44 % à être reliées au réseau Internet.De plus, les ménages dont le chef n'a pas terminé ses études secondaires sont branchées dans une proportion de 13 % contre 61 % des ménages dont le chef détient un diplôme universitaire.Soixante-trois pour cent des familles qui disposent d'un revenu de 65 000 $ et plus sont branchées contre 14 % pour celles qui gagnent moins de 22 500 $.On achète moins sur Internet au Québec, dépensant 650 $ en moyenne comparativement à 973 $ en Alberta et 833 $ en Ontario.Mais on s'amuse davantage.Ainsi, le téléchargement de musique (pratiqué sur une base mensuelle par 51 % des ménages québécois) n'est populaire que chez 43 % des ménages branchés ailleurs.La moitié des ménages québécois s'amusent en ligne (44 % ailleurs) et participent à des groupes de discussion (37 % contre 25 %) ! Pour en savoir plus : www.stat.gouv.qc.ca/savoir Photo ROBERT NADON, La Presse © Monique Lefebvre Un défi de taille pour Monique Lefebvre Elle aura pour mandat de réduire la facture des hôpitaux universitaires de Montréal DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Présidente du comité de transition pour la nouvelle ville de Montréal, Monique Lefebvre aura bientôt un nouveau défi.L'ancienne présidente du conseil d'administration de la société Innovatech aura le mandat de réduire la facture des hôpitaux universitaires de Montréal.À ce titre, Mme Lefebvre présidera un comité d'intégration destiné à évaluer les activités prévues qui pourraient être mises en commun dans les futurs hôpitaux universitaires francophone et anglophone de Montréal.La Société d'implantation du CHUM (SICHUM) tenait une réunion importante hier où le plan clinique du Dr Guy Breton a été décortiqué.Les tensions sont palpables dès qu'on évoque les vocations nouvelles pour les trois établissements actuels du CHUM, a expliqué un participant.« On a seulement abordé la question de l'hôpital qui devrait être conservé au centre-ville et cela a failli déraper.Quand on parle de deux hôpitaux neufs pour Montréal, on marche sur des oeufs », a-t-il résumé.On évalue que le CHUM francophone coûtera environ 1,3 milliard bien qu'aucun chiffre n'ait été déposé hier.La facture de l'hôpital anglophone sera du même ordre.Les médecins sondés soulignent que des spécialités très pointues pourraient être partagées, comme la chirurgie pédiatrique.Hier, les membres de la société d'implantation ont appris que l'Université de Montréal formait davantage de médecins que Toronto \u2014 210 admissions contre 170 à Toronto.Les promoteurs de l'hôpital anglophone plaident que Mc Gill est un centre reconnu dans tout le Canada pour la formation des médecins, mais hier on a fait valoir que 75 % de ces diplômés quittent le Québec.Louise Harel pousse depuis longtemps la candidature de Mme Lefebvre pour ce poste à temps partiel qu'on avait offert à Lucien Bouchard qui a refusé.Un président soucieux de la santé de ses parlementaires MARTIN PELCHAT QUÉBEC \u2014 Adieu les élus replets et au souffle court ?Les députés de l'Assemblée nationale du Québec pourront bientôt compter sur une salle de musculation pour s'entraîner \u2014 ou se défouler \u2014 entre deux débats parlementaires.Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, fait réaménager un entrepôt dans la petite tour du Parlement pour y installer des tapis roulants, quelques appareils de musculation, des bicyclettes stationnaires et un sac de frappe.La salle devrait ouvrir à la fin janvier.« C'est vraiment une initiative du président de l'Assemblée nationale qui lui-même s'entraîne et qui considérait qu'on peut économiser du temps en s'entraînant ici au lieu d'aller à l'hôtel », d'expliquer M.Charbonneau.On veut essayer d'avoir un programme d'amélioration de la santé des députés et du personnel éventuellement », ajoute-t-il.Le projet n'a rien de somptueux, insiste le président.La salle a 700 pieds carrés et recevra une dizaine d'élus à la fois.Le budget initial était de 70 000 $, mais selon M.Charbonneau, il en coûtera au plus 30 000 $, compte tenu qu'on n'a pas installé de douches.Les usagers devront se contenter des douches déjà aménagées à chaque étage du Parlement.« À l'Assemblée nationale française, il y a tout un complexe réservé aux élus, souligne-t-il.Ici, c'est très rudimentaire.Les partis politiques n'avaient pas demandé qu'une telle salle soit aménagée, mais Jean-Pierre Charbonneau raconte qu'il avait lui-même soumis un projet à un de ses prédécesseurs au début des années 1980, en plaidant les horaires exigeants des parlementaires.Quand la rumeur de l'aménagement de cette salle a commencé à courir, ces dernières semaines, certains députés jugeaient qu'il serait beaucoup plus approprié de penser à une garderie.Le personnel de l'Assemblée nationale en réclame une depuis longtemps.Mais Jean-Pierre Charbonneau coupe court à cet argument.« C'est un autre projet qui est en marche, dit-il.On travaille ça avec le ministère de la Famille et de l'Enfance.On profite des déplacements consécutifs à la relocalisation des bureaux du premier ministre pour trouver des locaux.» Le président espère concrétiser ce projet au cours de l'année 2002.3012885A GMT-Master II en acier Nous sommes fiers d'être votre bijoutier autorisé Rolex.8910, boulevard Lajeunesse Montréal (514) 388-5358 Le bonheur.samedi dans La Presse fill263 2LP1201A1218 a12 mardi 2LP1201A1218 ZALLCALL 67 19:58:55 12/17/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 8 DÉCEMBRE 2001 Contre toute logique k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Prenez un projet de soins à domicile aux personnes âgées, qui fonctionne à merveille, fait des clients heureux et économise à l'État des visites à l'urgence et des places en centre d'hébergement.Que faites-vous ?Vous le multipliez dans toute la province, recommandait la commission Clair.Contre toute logique, la régie régionale de Montréal, elle, songe plutôt à lui couper les vivres.Le projet SIPA (Soins intégrés aux personnes âgées) existe depuis trois ans.Ce projet de recherche innovateur est devenu une sorte de symbole dans le réseau de la santé : il illustre tout ce qu'il faudra faire, dans les prochaines années, pour assurer de façon sensée les soins à domicile dont aura besoin une population de plus en plus vieillissante.Le concept du SIPA, c'est un gestionnaire de cas qui s'occupe d'une trentaine de personnes âgées, non seulement sur le plan des soins de santé, mais également de l'aide ménagère, des problèmes psychologiques, du répit pour la famille.Chacun des 1200 clients du SIPA peut compter sur un répondant, sept jours sur sept, 24 heures sur 24.Les résultats finaux du projet ne sont pas connus, mais des données préliminaires démontrent qu'en plus de sécuriser les gens âgés, à long terme, ce type de projet pourrait faire épargner à l'État des sommes importantes au chapitre des visites à l'urgence et de coûts d'hébergement.Le corollaire, c'est que le projet coûte cher dans l'immédiat.Les services à domicile donnés par des CLSC débordés, où les gestionnaires de cas s'occupent de 50 ou 60 personnes âgées avec des fonds limités, coûtent environ 3500 $ par an pour chaque bénéficiaire.Les clients du SIPA en coûtent le double.Mais, suivis de près, ils réduisent le nombre de leurs visites à l'hôpital \u2014 20 % de moins \u2014 et ils évitent l'hébergement, qui représente une facture de 40 000 $ à l'État pour chaque personne en centre d'accueil.Et surtout, au-delà des arguments économiques, un tel projet permet aux personnes âgées de demeurer chez elles même si elles sont gravement atteintes, sans pour autant épuiser la famille immédiate.Ce projet avait été salué par la commission Clair, qui suggérait de l'étendre à l'échelle du Québec.Il s'insère parfaitement dans le sens des orientations du ministère de la Santé, où on indique en toutes lettres que les soins à domicile constituent une priorité.Malheureusement, la réalité, c'est que l'argent n'a jamais suivi ces intentions, qui sont demeurées toutes théoriques.À l'heure actuelle, les soins à domicile représentent un infime trois pour cent du budget de 17 milliards alloué annuellement à la santé.Et le SIPA, auquel il manque 3,5 millions pour continuer à fonctionner, pourrait devenir la plus récente victime de ce manque flagrant de fonds.Cette situation n'a aucun sens.Non seulement la régie devrait-elle poursuivre le projet pour en démontrer les impacts financiers et sociaux à plus long terme, mais elle devrait également tenter d'en implanter les principes à plus large échelle.Car le SIPA, c'est la manifestation tangible d'un véritable réseau de la santé, où tous les établissements, hôpitaux, CLSC, entreprises de services à domicile, délaissent les « silos » et travaillent, pour une rare fois, la main dans la main.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Le capital de risque au Québec HÉLÈNE DESMARAIS Mme Desmarais est présidente du conseil et chef de la direction du Centre d'entreprises et d'innovation de Montréal.PLUSIEURS ENTREPRISES québécoises en situation de démarrage sont présentement aux prises avec d'importants problèmes de liquidité.Cette situation, déjà difficile en temps normal, peut prendre des proportions dramatiques en temps de ralentissement économique, alors que les sociétés de capital de risque doivent répondre aux appels à l'aide des entreprises qu'elles aident déjà.Pour les nouvelles entreprises en démarrage, il ne reste souvent que les encouragements.Le capital de risque au Québec On compte au Québec un petit noyau de sociétés de capital de risque.Peu nombreuses, elles sont principalement publiques ou quasi publiques et généralement intégrées à des groupes qui poursuivent des objectifs contradictoires avec la prise de risques élevés.Ainsi, outre le gouvernement du Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité des travailleurs sont deux institutions qui se sont dotées de fonds de capital de risque, bien que leur objectif premier ne soit évidemment pas de prendre de grands risques avec les sommes qui leur sont confiées.Cela a deux implications majeures.D'abord, en n'ayant pas d'acteurs spécialisés, on se prive du focus et de l'expertise que doivent posséder les spécialistes du capital de risque s'ils veulent survivre de leurs propres ailes dans le difficile univers de ce type de participation.Ensuite, les limites qu'imposent un petit réseau d'acteurs publics ou quasi publics créent un comportement de meute : un refus auprès d'un des joueurs devient souvent fatal.Cet effet de club nuit au dynamisme du financement en capital de risque au Québec.Le modèle américain, avec plus de 900 entreprises actives dans l'industrie du capital de risque, constitue la référence mondiale en matière d'appui aux entreprises émergentes.L'efficacité du modèle repose sur trois éléments fondamentaux.D'abord, on retrouve aux États- Unis une base solide et diversifiée de fournisseurs privés de capital de risque.Ils sont expérimentés, très actifs et prêts à suivre leurs entreprises jusqu'à des niveaux de financement élevés.Non seulement sont-ils nombreux, mais ils sont « riches ».Ensuite, il y existe un réseautage étroit entre les fournisseurs de capital de risque.Ce réseau offre l'avantage de permettre une prise commune de participation réunissant plusieurs joueurs.La diversité du bassin permet toutefois de cogner à plusieurs portes différentes : un premier refus n'est pas fatal.Enfin, on retrouve aux États- Unis près de deux millions d'anges investisseurs prêts à investir des sommes importantes dans des projets qui n'intéressent pas encore les sociétés de capital de risque.Les spécialistes américains estiment que sur les 104 milliards $ US de capital de risque investis l'année dernière, entre 10 et 20 milliards provenaient d'anges financiers.Où est le problème ?On entend souvent que le capital de risque ne manque pas au Québec.C'est vrai si l'on se compare à la situation d'il y a 10 ans ; mais il faut y regarder de plus près.Le problème se situe au niveau de la participation moyenne.Ainsi, le financement moyen en phase de démarrage est de 2,7 millions $ au Québec, de 6,7 millions en Ontario et de 16,5 millions aux É.-U.Durant la phase qui suit le démarrage, le financement moyen passe à 2,2 millions au Québec, contre 7,0 millions en Ontario et 15,6 millions aux É.-U.Finalement, lorsque l'entreprise amorce enfin sa phase d'expansion, le financement moyen au Québec atteint 4,4 millions, contre 9,2 millions en Ontario et 24,5 millions aux États-Unis.À potentiel égal, nos entreprises québécoises sont donc sous-capitalisées par rapport aux É.-U.et à l'Ontario.Cette situation s'explique.D'abord, nous n'avons pas la base diversifiée de fournisseurs privés de capital de risque.Ensuite, le financement au Québec se fait en quasi-autarcie : 90 % du financement au Québec provient des sociétés de capital de risque québécoises, alors que pour un État comme le Massachusetts, seulement 20 % provient de l'interne.À ces contraintes sur l'accès au capital de risque traditionnels, il faut ajouter la rareté de nos anges financiers.Ainsi, pour tout le Canada, les individus détenant plus de 25 millions à investir en actifs financiers représentent collectivement un pool inférieur à 2 milliards.En ratissant plus large, on compte 315 000 Canadiens qui détiennent plus d'un million en actifs qui peuvent être investis sur les marchés financiers, et probablement moins de 25 000 Québécois.Il s'ensuit que les anges financiers fournissent environ 5 % seulement du capital de risque au Québec.En d'autres termes, la réussite du modèle américain crée un cercle vertueux qui nous échappe encore.C'est bête à dire, mais nous manquons de multimillionnaires.Les solutions Il faut reconnaître que plusieurs éléments du modèle américain ont été repris avec succès au Québec : nos gouvernements sont bien sensibilisés à l'importance du capital de risque ; nos conditions réglementaires sont similaires ; et il n'existe pas de différences fondamentales dans le traitement fiscal.Mais il faut plus.On doit d'abord encourager le développement de fournisseurs privés de capital de risque, ici, au Québec.Cela implique notamment de ne pas chercher à intégrer les fonds privés existants dans les fonds publics ou quasi publics.Ensuite, il faut intéresser nos détenteurs de capitaux à jouer le rôle d'anges financiers.Cela implique de s'assurer que notre régime fiscal traite les risques financ favorablement que dans les juridictions concurrentes.Il faut également s'assurer que les règles entourant le rapatriement du financement soient limpides et extrêmement peu contraignantes : la libre circulation doit être complète et sans entrave.Enfin, il faut continuer de faciliter l'intégration du marché québécois à l'ensemble nord-américain.Quoi qu'on fasse, le bassin de capitaux de risque local sera toujours insuffisant pour mettre sur pied un nombre élevé et diversifié d'acteurs aptes à répondre à l'ensemble des besoins.Il faudra se doter d'outils et de stratégies encore plus efficaces pour aider nos entrepreneurs à monter leur dossier et à participer aux foires et aux événements où se trouvent les décideurs américain.Le secteur privé devra également agir de lui-même.Il lui faudra intensifier le maillage entre investisseurs et promoteurs pour les projets trop petits ou trop embryonnaires, et qui sont inadmissibles au financement traditionnel.Il serait bon aussi de systématiser le référencement entre les banques et les sociétés de capital de risque : si elles ne sont pas prêtes à prendre un certain niveau de risque, il serait souhaitable qu'elles fassent suivre les applications rejetées à des sociétés plus susceptibles de se montrer intéressées.Tous ces efforts profiteront d'une complémentarité évidente avec des partenaires privés spécialisés dans le capital de risque et situés au Québec.Les institutions publiques et quasi publiques remplissent bien leur rôle, mais, à tort ou à raison, elles sont perçues comme étant plus lentes dans leurs prises de décisions, parce qu'elles sont presque seules et peu nombreuses à analyser les dossiers et prendre les risques dans toutes les rondes de financement.Il serait sans doute plus facile de contourner le problème en créant un véritable partenariat basé sur des institutions publiques et privées pour créer une solide industrie de capitaux de risque au Québec.Team ROC a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a Wayne Gretzky a annoncé en fin de semaine la composition de l'équipe qui représentera le Canada aux Jeux olympiques de Salt Lake City.On y compte seulement trois francophones.Sur 23 joueurs, cela fait 13 %.Samedi également, les dirigeants de l'équipe canadienne qui participera au championnat mondial junior ont fait leur sélection finale : sur 22 joueurs, seuls les deux gardiens sont francophones.Moins de 10 %.Cette faible représentation des Québécois de langue française est désolante.Il ne nous appartient pas de juger du bien-fondé des décisions prises par les dirigeants de ces équipes.Les experts dans le domaine semblent croire que Gretzky et ses adjoints ont tranché en faveur des meilleurs joueurs.Y a-t-il eu discrimination contre les francophones ?Certains croient que les joueurs québécois ont toujours été désavantagés dans le hockey professionnel.Mais un coup d'oeil rapide au classement des pointeurs de la Ligue nationale suffit à révéler une absence flagrante de francophones.L'époque de Guy Lafleur est bel et bien révolue, et il se peut que cela révèle des failles dans l'organisation du hockey mineur au Québec.Laissons ce débat aux amateurs de sport.Le résultat, c'est que dans les deux tournois mondiaux de cet hiver, l'équipe représentant le Canada sera plus une « Team Rest of Canada » qu'une véritable « Équipe Canada ».Or, ces événements sportifs ne sont pas seulement des divertissements.Ils ont comme vertu essentielle, politique, de rassembler les gens, au-delà des cultures, au-delà des différents.Ces moments d'émotions partagées sont particulièrement importants pour un pays comme le Canada, où les incompréhensions sont nombreuses et les tensions tenaces.On sait l'impact qu'a eu la série du siècle de 1972 dans la mémoire collective de tous les Canadiens.Dans cette équipe, on comptait neuf francophones sur 32 joueurs.Et les deux derniers buts du match ultime, qui ont permis au Canada d'arracher la victoire, furent marqués par Yvan Cournoyer, de Drummondville, Québec, et Paul Henderson, de Lucknow, Ontario.Bien sûr, les amateurs de hockey québécois encourageront les équipes du Canada cet hiver.Mais ils ne pourront s'empêcher de se demander : « Où sont les francophones ?» Ou, pire encore : « Est-ce vraiment notre équipe ?» Hélène Desmarais Un virage en U Curieusement, tous les ingrédients d'un grand débat de société sont ici réunis.La question est débattue depuis des décennies.Elle porte sur une particularité québécoise.Il y a eu un livre vert, des consultations publiques, des projets-pilotes.Le sujet a son sigle, pour initiés : VDFR.Le « virage à droite sur feu rouge » \u2014 puisque c'est de cela qu'il s'agit \u2014 a même son lobby d'opposants : la « Coalition contre le VDFR ».Il est désespérant de voir l'importance qu'a prise cette question.Le virage à droite sur feu rouge n'a pas causé d'hécatombe là où il été implanté, c'est-à-dire presque partout en Amérique du Nord.Par contre, des études ont montré qu'il entraîne bel et bien une augmentation du nombre d'accidents.Ce sont les piétons et les cyclistes qui écopent.Les directeurs de la santé publique du Québec ont estimé que l'introduction du virage à droite sur feu rouge occasionnerait 70 blessés et 100 accidents avec dommages matériels par année, et un décès à tous les deux ans.Un impact minuscule sur l'ensemble du bilan routier de la province.Mais pour gagner quoi ?De 10 à 20 secondes par automobiliste par jour ! Moins de temps qu'il vous en faudra pour lire cet éditorial.Voici donc un projet qui ne pose pas de risques énormes.Mais qui n'offre pas non plus de véritables avantages.Les risques, si faibles soient-ils, sont donc superflus.Le ministre des Transports, Guy Chevrette, peut mettre un terme à ce débat en moins de 20 secondes.Il lui suffit de faire un virage en U.André Pratte 2LP1301A1218 a13 mardi 2LP1301A1218 ZALLCALL 67 21:56:55 12/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 8 DÉCEMBRE 2001 A13 L'équilibriste Le leader palestinien Yasser Arafat n'est pas éternel et il montre plusieurs signes de fatigue et de maladie LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Quatre degrés de séparation YAKOV RABKIN L'auteur est professeur d'histoire à l'Université de Montréal.ARAFAT EST UN équilibriste politique qui marche actuellement sur un fil de fer entre un assaut massif de l'armée israélienne (selon Sharon, c'est « Arafat ou Israël ») et une guerre civile au sein même de la population palestinienne.Pendant ce temps, pour beaucoup d'Israéliens.il reste l'incarnation du mal terroriste, alors que, pour de nombreux Palestiniens, il demeure le symbole de la libération de la Palestine.Qui est cet homme fatigué au keffieh ?Égyptien de naissance et ressortissant d'une vieille famille jérusalémite, Mohammed Abd el-Rahman Abd el-Raouf Arafat participa, en 1948, à l'attaque égyptienne repoussée avec succès par le jeune État d'Israël.Après des études en génie civil et une carrière dans les rangs du mouvement palestinien estudiantin, il prendra part, en tant qu'officier égyptien, à la guerre de Suez de 1956.Après cette seconde défaite, Arafat et ses activités politiques sont mal tolérées au Caire par Nasser, pourtant voué au panarabisme.Exilé, Arafat fonde, en 1959, un mouvement politique sous le nom de Fatah.Après une autre défaite des pays arabes (1967) il élargit sa base politique et deviendra le président de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui intègre le Fatah et un nombre d'autres groupes palestiniens.Il en fait l'institution la plus importante de la résistance palestinienne qui arrive à acquérir le pouvoir non pas seulement contre l'opposition \u2014 naturelle \u2014 d'Israël mais aussi contre les intrigues de ses multiples « alliés » arabes.Arafat n'a pas de scrupules, ni avec ses adversaires israéliens, ni avec ses sujets palestiniens.Il est impondérable et imprévisible.Stratège invétéré De tout temps, Arafat a refusé de reconnaître les fondements moraux et historiques de l'État d'Israël.Son engagement pour le droit de retour des réfugiés continue d'ailleurs de remettre en question la légitimité d'Israël.C'est cette approche stratégique de longue date qui a permis à Arafat d'acquérir la respectabilité internationale et, plus tard, le contrôle, quoique de plus en plus précaire, d'une partie de la Palestine de 1948.Or Arafat ne pourrait rêver d'un adversaire meilleur que Sharon.Arafat est un maestro du long terme, quelqu'un qui a démontré sa patience et sa ruse en poursuivant ses objectifs politiques, tantôt avec des promesses de paix, tantôt par la violence.Son objectif stratégique reste le même : délégitimer l'État d'Israël.Depuis une dizaine d'années, l'évolution intellectuelle en Israël permet une remise en question des mythes fondateurs du jeune État et fait reconnaître, par une partie grandissante de la population juive d'Israël, le péché originel : la dépossession initiale d'un grand nombre de Palestiniens, et donc la légitimité de la cause palestinienne.Mais, paradoxalement, Arafat trouve plus difficile de traiter avec des interlocuteurs israéliens modérés pour qui la guerre d'indépendance est une histoire de leurs grands-pères.En acceptant de céder aux Palestiniens des territoires occupés en 1967, la nouvelle génération d'Israéliens ne remet pas en question le fait accompli de l'État d'Israël et son intégrité territoriale.Ainsi, on a essayé de forcer Arafat à renoncer au droit de retour auquel il est resté loyal, même en faisant face à un opprobre international lorsqu'il rejetait des offres territoriales généreuses de la part du gouvernement précédent.La vision d'Arafat est stratégique quoique tacite : mettre sur la table de négociation tout le territoire entre le Jourdain et la Méditerranée, c'est-à-dire toute la Palestine de 1948.C'est dans ce sens-là que Sharon, vétéran de toutes les guerres d'Israël et sioniste convaincu, devient un adversaire idéal pour Arafat.En affirmant le droit de tout juif de s'établir dans toute la terre d'Israël, y compris les territoires occupés, il efface effectivement les frontières de 1967.Pour lui, comme pour Arafat, la guerre de 1948 ne sera jamais finie et la lutte continue.Imbu du romantisme des années fondatrices du sionisme pratique, Sharon, lui, est un maestro du court terme, de l'improvisation, du génie tactique.Créer « des faits sur le terrain » a toujours été son objectif principal, et c'est lui qui arrivera à doubler le nombre de juifs israéliens qui s'installent dans les territoires.Il offre du logement abordable à des populations démunies et politiquement marginales et se préoccupe peu du long terme.Sur le plan militaire, Sharon est aussi un génie tactique, il sait gagner des batailles, voire des guerres.Mais il n'arrive pas à voir que toutes ses victoires ne résulteront point dans la paix tant recherchée par la majorité des Israéliens.Il est incontestable que l'armée israélienne, la plus puissante dans la région, est capable d'occuper les zones palestiniennes.Il est moins sûr qu'elle puisse contrôler la population qui devient de plus en plus désespérée et hostile, une population qui continue à engendrer de nouveaux terroristes suicidaires.En perpétuant le conflit militaire qui renforce l'image de victime des Palestiniens dans l'opinion internationale (et une partie importante de l'opinion israélienne), Sharon joue le jeu d'Arafat qui ne cherche qu'à internationaliser la résolution du problème palestinien.Sur ce plan, Israël reste isolé du monde entier : c'est juste un veto américain qui empêche les Nations unies d'envoyer un contingent international pour protéger la population civile de la Palestine.Solutions de rechange Arafat n'est pas éternel, et il montre plusieurs signes de fatigue et de maladie.Sa disparition, physique ou politique, pourrait amener au premier plan des leaders plus jeunes et plus socialisés à la politique démocratique pratiquée en Israël.Ils seraient plus modérés mais leur légitimité populaire reste pour l'instant incertaine.La récente humiliation par la police israélienne d'un leader aussi modéré que le professeur Sari Nusseibeh suggère que la ligne dure, propre à Sharon, prend de plus en plus le dessus dans la politique d'Israël.Malgré le discours conciliateur d'Arafat, dimanche dernier, les activités militaires, ainsi que les humiliations quotidiennes des Palestiniens dont témoigne la presse israélienne, risquent d'aiguiser le conflit.En le déclarant « irrelevant », le gouvernement israélien encourage une révolte interne contre Arafat.Mais les Palestiniens conservent davantage d'impact sur les choix politiques des Israéliens qu'Israël en a sur le choix d'un leader palestinien.Ainsi, c'est l'Intifada qui a porté Sharon au pouvoir en Israël, de la même façon que ce sont des actes terroristes qui ont provoqué l'élection de Benjamin Netanyahou, en 1996.La solution de rechange à Arafat risque donc de refléter bien davantage les sentiments des Palestiniens que les souhaits des Israéliens.Actuellement, la légitimité des leaders terroristes les plus intransigeants est en ascendance.En révisant l'historique des concessions faites par Israël depuis la première Intifada, les terroristes clament que les Israéliens ne comprennent que la force.Même si Arafat déclare les mouvements violents hors la loi, le caractère spontané de plusieurs actes terroristes des derniers mois suggère qu'il ne peut au mieux qu'en réduire le nombre.Les demandes israéliennes visant à arrêter le terrorisme durant sept jours, deux jours ou même un jour ne sont pas réalistes, surtout dans un contexte où les structures palestiniennes de maintien de l'ordre sont, elles-mêmes, des cibles privilégiés de l'armée israélienne.Il est utile de rappeler que c'est l'utilisation de la prépondérance militaire d'Israël qui avait créé Arafat, et qui en demeure l'appui le plus solide de nos jours.VOUS connaissez la thèse de John Guare sur le fait qu'entre tous les êtres humains, où qu'ils se trouvent sur la planète, il n'y a pas plus de six personnes, que les hasards de la vie ont amenées à se côtoyer.Autrement dit, le monde est petit.Je viens de découvrir que je ne suis qu'à quatre degrés de séparation d'Oussama ben Laden ! J'ai un ami qui connaît une dame qui a séjourné l'hiver dernier dans un motel de Deerfield Beach, en Floride.Ses voisins de chambre étaient deux Arabes bien tranquilles, qu'elle croisait tous les matins en allant acheter son journal.L'un d'eux était Mohamed Atta, le maître d'oeuvre des attentats du 11 septembre, lequel était l'un des lieutenants d'Oussama.Qu'est-ce que cela prouve ?Rien du tout, bien entendu.Mais c'est amusant.Recherchées: 72 vierges Puisqu'on est dans le domaine des croyances fantaisistes, il paraît que les terroristes islamistes qui se portent volontaires pour des missions suicide contre les infidèles se voient promettre par leurs chefs spirituels les meilleures places au paradis, où, leur assure-t-on, 72 vierges les attendent.Remarquez, 72 vierges, c'est une grosse commande pour un seul homme, et l'on pourrait ajouter que des demoiselles expérimentées seraient plus aptes que des pucelles à faire le bonheur de nos martyrs.Mais bon, c'est ce que dit le Coran (ou ses exégètes), on ne chipotera pas là-dessus.Cette histoire m'a toutefois donné une idée susceptible de débarrasser la planète du terrorisme islamiste.Pourquoi ne pas envoyer à ces jeunes gens, plutôt que des vierges virtuelles, des vierges en chair et en os ?Ils auraient leur paradis sur terre, plutôt qu'à la fin de leurs jours ! Cela les dispenserait d'avoir à se faire hara-kiri et d'entraîner des innocents dans leur ascension vers le ciel.Et ce serait une manière plus pacifique de venir à bout des disciples d'Al-Qaeda que de larguer des bombes sur de pauvres gens.Une armée de pucelles serait d'une efficacité sans pareille.Imaginons des légions de Britney Spears lâchées dans les camps d'entraînement et les mosquées fondamentalistes ! Combien de temps dureraient les vocations au martyre ?Faites l'amour, pas la guerre, la recette est encore bonne.Évidemment, il y a un problème.La pucelle est une denrée de plus en plus rare.De nos jours, il est plus facile de recruter des soldats que des jeunes filles encore vierges ! Attention aux ciseaux ! La semaine dernière, quelques jours en Floride pour rendre visite à ma belle-mère.C'était mon premier voyage en avion depuis le 11 septembre.Nous sommes partis le 4 décembre, le jour où les États-Unis étaient placés en « high alert » (alerte maximale) parce que les services secrets prévoyaient un attentat, et nous sommes rentrés le 11, le jour où les Américains célébraient le triste anniversaire que l'on sait.Mais le voyage fut sans histoire, et même tout à fait relax.Dorval était pratiquement désert, on n'attendait nulle part, et l'aller fut fort agréable, dans un avion presque vide où l'air était beaucoup moins vicié que d'habitude.Au contrôle de sécurité, il y avait devant moi une petite vieille dame toute ratatinée qui avait l'air d'avoir 95 ans, accompagnée de sa fille qui devait en avoir 75.Avez-vous des objets pointus ?demande l'agent.La vieille dame a des ciseaux à manucure, plus une lime en métal.Elle a le choix entre les abandonner sur place ou retourner au comptoir pour les enregistrer.Placidement, nos deux passagères choisissent la deuxième option.En observant le manège, je me demandais comment on fait pour enregistrer des ciseaux à manucure de manière à ce qu'ils ne se perdent pas dans la soute, mais je n'ai pas posé la question parce que ce n'est plus le temps de faire des blagues quand on passe à la sécurité.Même pas quand, dans l'avion, le plateau-repas contient un couteau en plastique et une fourchette.en métal.Le choc, c'est l'aéroport de Miami : au lieu de la cohue habituelle, c'était le calme plat, que ne rompait que la vision insolite des soldats aux abords des contrôles de sécurité, en tenue de camouflage, baïonnette au poing.Leur présence, comme celle des soldats égyptiens dans les lieux touristiques, sert probablement davantage à rassurer les voyageurs qu'à éviter les tragédies.Au retour, il n'y avait pas une place libre dans l'avion.Il y a moins de voyageurs, mais moins de vols.Quand, une fois oublié le traumatisme de septembre, les gens recommenceront à voyager, ce sera la croix et la bannière pour trouver des places.L'accroissement des normes de sécurité va révolutionner la façon dont on fait ses bagages.J'ai toujours eu tendance à emporter le maximum en cabine, en me disant que si mes valises se perdaient, j'aurais au moins les choses auxquelles je tenais le plus avec moi.Cette fois, j'ai tout jeté dans la valise, y compris les produits de toilette.et je suis montée à bord d'un pas léger, avec un petit sac ne contenant que mes lunettes et un bouquin, et la conscience tranquille en plus, puisque je n'avais plus à craindre qu'on découvre, à l'enregistrement, que mes bagages de cabine excédaient le poids autorisé ! Sharon, vétéran de toutesles guerres d'Israël et sioniste convaincu, est un adversaire idéal pour Arafat.LA BOÎTE AUX LETTRES Les Fêtes et les joueurs compulsifs VOICI UNE période de l'année où les joueurs pathologiques, compulsifs, vivent de grandes tensions.La personne atteinte d'une dépendance au jeu aura l'idée que la chance va finalement tourner et qu'elle pourra se « refaire » un peu pour Noël.Avant de songer à vous installer devant une machine de loterie vidéo, regardez un peu en arrière.Combien de fois avez-vous tout perdu, combien de fois la chance devait- elle tourner ?Plutôt que le gain attendu et espéré, vous en êtes ressorti appauvri, abaissé et fauché.L'an dernier 12 400 personnes ont songé au suicide et 31 ont passé aux actes.Le jeu excessif mène inévitablement à la prison, la folie ou la mort.Demandez humblement de l'aide, car le jeu compulsif est une maladie.Vous n'êtes pas coupable, mais responsable de votre rétablissement.Vous valez beaucoup plus qu'un petit 20 dollars.Retrouvez goût à la vie, offrez-vous le plus beau des cadeaux de Noël, demandez de l'aide.MICHEL BEAUDOIN Sainte-Julie Vidéotron : en grande pompe ! QUE PENSER de la conférence de presse de Vidéotron de la semaine passée.Au fait, on nous annonce quoi.Que Vidéotron est une compagnie qui doit quêter des nouveaux privilèges auprès du CRTC ?Que Vidéotron avoue son incapacité à faire face à la compétition ?Que Vidéotron n'aime pas les syndiqués ?C'est franchement, pathétique.Pense-t-on sérieusement améliorer les relations de travail en agissant de la sorte ?Les meilleures conditions dans le domaine, ont-ils dit ?Mais quel domaine ?Quand cette compagnie domine 85 % du marché.c'est elle-même qui est le domaine ! On compare avec qui au fait ?Les soustraitants ?Lésés plus souvent qu'à leurs tours ?Si les dirigeants pensaient nous faire rire autant que Benoît Brière l'a fait, ils n'ont pas réussi.NORMAND BÉLAIR La Presse 18 décembre 2001 Page A14 manquante "]
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