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Titre :
Mainmise
Réponse québécoise à l'underground californien qui exerçait alors un puissant magnétisme culturel sur la jeunesse rebelle du monde entier, Mainmise a été le principal et le plus durable des porte-étendards de la culture hippie au Québec. [...]

Mainmise est une revue bimestrielle, puis mensuelle, publiée à Montréal de 1970 à 1978. Parmi les principaux porte-étendards québécois de la culture hippie d'influence américaine, la revue offre une incursion dans le mode de vie et les aspirations de la jeunesse séduite par le rock, la poésie et les plaisirs sensuels et psychédéliques véhiculés par la contre-culture des années 1960 et 1970.

La première équipe est constituée de Jean Basile Bezroudnoff, journaliste culturel au Devoir et hippie notoire, Georges Khal, animateur radio à CKGM, Kenneth Chalk, professeur à l'université Sir George Williams, Linda Gaboriau, animatrice radio à CKGM, Christian Allègre et Denis Vanier. Se joindront à eux, au cours des années, Michel Bélair, Liliane Lemaître-Auger, Rolland Vallée, Guy Latulipe, Daniel Vincent, Merrily Paskal, Gérard Lambert, Michel Bogos, Paul Chamberland, Raôul Duguay et Claude Péloquin.

Comme membre associé de l'Underground Press Syndicate, Mainmise a, pour une modique contribution annuelle, accès à une banque de textes et d'images produite par un réseau de publications contre-culturelles principalement américaines. Plusieurs des textes sont traduits en français; c'est le cas surtout d'articles thématiques et spécialisés. Les éditoriaux, chroniques et textes de création sont en grande partie des créations originales.

Le mouvement de la contre-culture auquel s'alimente Mainmise est diffusé à partir des États-Unis, et est relayé ailleurs dans le monde, particulièrement en Europe. Il s'attaque aux institutions établies qui, selon ses adeptes, transmettent la tradition et le conformisme : école, famille, Église et système politique. La subversion sociale prendrait les chemins épars de la transformation de la conscience individuelle, de la spiritualité et des religions orientales, du rejet de la recherche d'intérêts pécuniaires, ainsi que de la lutte au contrôle de l'information, le tout facilité par une expérimentation de plaisirs sensoriels artificiels.

La drogue, la libération sexuelle, le féminisme, l'écologie, l'école alternative, la musique rock, le syndicalisme et l'autogestion sont les principaux sujets qui alimentent les pages de Mainmise, alors que l'utopie et la pensée magique en colorent l'approche.

D'abord présentée en format poche, la revue adopte en 1973 la forme du magazine, puis celle du tabloïd à partir de l'automne 1975. Ces changements entraînés par des considérations financières et de mise en marché, ainsi que des tentatives de distribution sur le marché européen, ne permettront pas à Mainmise de surmonter ses difficultés budgétaires récurrentes, mais la revue survit tout de même jusqu'en 1978. Cette même année, la revue Le Temps fou viendra combler le vide laissé par la défunte Mainmise.

Après avoir oscillé autour de 8000 exemplaires pendant les premières années de vie de la revue, le tirage de Mainmise aurait atteint son apogée à l'automne 1973 avec 23 000 ou 26 000 exemplaires.

MOORE, Marie-France, « Mainmise, version québécoise de la contre-culture », Recherches sociographiques, vol. 14, no

WARREN, Jean Philippe, « Fondation et production de la revue Mainmise (1970-1978) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, vol. 4, no

Éditeur :
  • Montréal :Payette et Payette,1970-1978
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Mainmise, 1973, Collections de BAnQ.

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ma\TvmBE 2D Un des reproches les plus répétés que l'on nous a adressé, c'est le prix de MAINMISE.On comprend parfaitement ça.Deux dollars, douze fois par an ça égale vingt-quatre dollars et vingt-quatre dollars est une somme plus élevée que la plupart des gens qui aiment bien nous lire, peuvent se permettre à même leur budget consacré à la lecture, et particulièrement une lecture comme la nôtre qui n'a pas la prétention de remplacer toutes les autres.Alors, à partir de ce numéro 20, MAINMISE à deux dollars se saborde.On n'est pas fatigué.On n'est pas en faillite (merci à vous).On estime que nous sommes maintenant assez grands pour vous demander une participation plus à la hauteur de vos ressources.MAINMISE à deux dollars est mort.Vive MAINMISE à un dollar! Voilà donc la nouvelle qu'on voulait vous annoncer: à partir du prochain numéro qui est le numéro 21 de sa majorité, il y aura donc un nouveau MAINMISE sur le marché.Ce nouveau MAINMISE-là se vendra UN dollar.Il sera mensuel comme les précédents. Et, comme les précédents, il sera indéfectiblement lié à toutes les bonnes valeurs que la Culture parallèle a réussi (eh! oui) à imposer, que ce soit aux Etats-Unis, en France, en Angleterre, au Canada et au Québec.Aussi étrange que cela puisse vous paraftre, MAINMISE à deux dollars nous coûtait de l'argent, et plus particulièrement durant les derniers mois qui ont vu, chez nous, une augmentation considérable des frais d'opération.Notre délicieux petit format avait un inconvénient majeur: il se prêtait mal à la distribution.Ses normes de fabrication, d'autre part, étaient draconniennes.C'est cela, et bien d'autres détails, qui nous forçait à maintenir le prix élevé auquel vous l'avez très aimablement supporté.Maillon suivant de la chaîne sans fin, le prix élevé nous interdisait toute hausse notable de tirage; donc toute possibilité de réduire le prix.En bref, le tirage de MAINMISE depuis ses débuts, a oscillé entre cinq mille et dix mille exemplaires par numéro.Ce dix mille n'étant pas dépassable, il nous fallait trouver une solution.C'est ce que nous avons fait en pensant d'abord au service que nous devions vous rendre, puis à la nécessité de continuer vaille que vaille à publier un magazine québécois 3 qui, sans prétendre à l'exclusivité, espère et veut représenter une portion (importante) de l'énergie québécoise, cette magnifique énergie d'autant plus forte qu'elle est passée, qu'elle passe et qu'elle passera encore au travers des écueuils que vous tous connaissez: les busts, la dénonciation, la paranoia, l'impuissance devant la stérilité des politiques diverses mises en oeuvre par ces princes qui nous gouvernent.Mais le but en vaut la peine puisqu'il n'est rien de moins que la liberté individuelle et, au-delà, la liberté collective.Mais pas la liberté dictée par no°s organisateurs de jeux olympiques et vidéo divers.NOTRE liberté, celle de notre corps et celle de notre âme selon les recettes et les expériences qui nous conviennent, d'autant plus qu'elles ne prétendent pas être faites pour tout le monde.MAINMISE à UN dollar changera de format.On regrettera beaucoup notre petit MAINMISE qui nous a fait passer tant et tant de nuits, joints aux lèvres.Cela dit, on ne va pas s'appitoyer sur nous-mêmes.Cependant, si on a toujours attaché une grande importance au contenant, on pense que le contenu n'a pas à être le parent pauvre.On va grossir un peu notre équipe rédactionnelle.On va tenter de rassembler lentement tout ce qui se fait de bien parmi les chasseurs d'information. Le nouveau format, qui est de huit pouces par onze pouces, a lui aussi des possibilités et nous allons tripper dedans avec autant de joints qu'il faudra et autant de nuits qu'il faudra, pour lui faire cracher toutes ses possibilités.Vous trouverez donc dans MAINMISE à UN dollar, tout ce que vous trouviez dans MAINMISE à DEUX dollars.On espère même que vous y trouverez encore plus.Comme on aime bien faire des surprises, on ne vous en dit pas plus long pour l'instant (sauf que l'on vous en prépare quelques-unes)! Notre pari est simple (c'est notre pauvre administrateur qui nous l'a dit).On a besoin de 25,000 de tirage pour vivre.Mettre en place 25,000 copies, c'est un travail de chien que vous n'imaginez même pas.On va le faire avec la plus grande joie parce que l'on croit que le Québec a besoin d'un magazine comme MAINMISE.On ne vous le dira plus une seule fois dans l'année qui va venir.Mais il faut absolument que vous preniez tous conscience que votre rôle est de première importance.C'est vous qui allez acheter MAINMISE.Même si on n'est pas parfait, vous devez tous faire votre effort.Si vous le croyez bon, engueulez-nous en même temps. On est prêt.Pourquoi ne le seriez-vous pas? 7 Bonjour! Ont participé à ce numéro: Jean Basile-Bezroudnoff, Guy Latulippe, Rolland Vallée, Lili Lemaftre-Auger, Raymond Lavallée, Jacques Latulippe, Jean-Marc Côté, Jim, Bérangère (Catou) Maltais, Robert Vadeboncoeur et Michel Chevrier.MAINMISE est membre de l'UPS.Pas de copyright.MAINMISE n'est pas subventionné par le Conseil des arts et ne fait partie d'aucun projet gouvernemental d'aucune sorte.Une demande faite aux projets d'" Initiatives locales" est actuellement pendante.Courrier de deuxième classe, enregistrement 2511.Port de retour garanti par MAINMISE.Dépôt légal: premier trimestre 1973.Venceremos.MAINMISE est situé au 1589, rue St Denis, Montréal 129. 8 Si vous faites actuellement une expérience, individuelle ou collective, qui présente de l'intérêt pour la communauté, contactez Lili à l'un des deux numéros ci-dessous.Et n'oubliez pas que le branchement fait la force.Lili "Brin d'acier" Lemaître-Augei : 843-6153 ou 388 1077.le quebec électrique Lili Brin d'acier 10 On a beau avoir été bouncer de club, on n'en aime pas moins les animaux.Pas tous cependant.Jean Petit n'aime pas les vaches; il aime les chèvres.Quand, écoeuré de la ville, il a décidé de s'installer à la campagne avec sa femme, 190 livres et ses vingt-six ans, c'était pour mettre sur pied un élevage encore assez rare au Québec: celui des chèvres.Il en élève maintenant depuis six ans et le voilà roi et maître d'une chèvrerie (presque) modèle, laquelle s'étend sur 280 arpents à Henryville.Pour Jean Petit, les chèvres sont les animaux parfaits, et spécialement pour ceux qui n'ont pas les $50,000 nécessaires à l'établissement d'une laiterie de vaches.Avec la bicyclette, les chèvres sont une conquête de la vie parallèle.Infiniment plus économiques à l'achat que les vaches, elles sont aussi plus faciles d'entretien."Songe, me dit Jean Petit, que les chèvres sont propres, qu'elles demandent cinq fois moins de terrain qu'une vache et une étable cinq fois moins grande, qu'elles mangent huit fois moins qu'une vache et que leur régime alimentaire peut s'établir parmi 28 variétés de plantes".Evidemment ce n'est pas tout.Disons, en bloc, que les chèvres sont de petites bêtes intelligentes et communicatives; elles sont affectueuses avec un brin de mysticisme.C'est peut-être ça qui effraie les éleveurs traditionnels, lesquels voient dans les bêtes une source de revenu, sans plus.Détail curieux, Jean Petit et son élevage font un peu peur aux cultivateurs du coin.Mais Jean Petit est comme ses chèvres: il est sage et ne s'en inquiète pas.Pour le reste il fait confiance à son physique de bouncer.Un des grands problèmes d'une ré-installation à la campagne est la possibilité d'y survivre.Combien de jeunes communes, en effet, ont été 14 acculées à un échec faute de pouvoir tirer de leur terre un revenu suffisant pour y prospérer dans la paix (celle de l'estomac et celle de l'esprit).Pour Jean Petit, la chèvre est une bonne solution et il le prouve aujourd'hui avec son troupeau de 38 bêtes, dont 15 femelles adultes qui mettent régulièrement bas."Ce sont vraiment, dit encore Jean Petit, des bêtes québécoises; comme nous, elles endurent aussi bien la chaleur écrasante de l'été que les froids de l'hiver".Un seul détail est un peu moins reluisant.Les chèvres n'aiment pas le vent, mais alors pas du tout.Une bonne chèvre valait, il y a deux ans, quelques $300; elle peut valoir aujourd'hui jusqu'à $1,200! L'exceptionnelle qualité nutritive de son lait commence à être reconnue et appréciée.Une bonne chèvre peut donner jusqu'à huit livres de lait par jour et le prix en est maintenant fixé à $12 pour les cent livres.La demande est de plus en plus forte.D'ailleurs, le fromage de chèvre est de plus en plus à la mode.Jean Petit et Jacqueline, sa femme, en fabrique un qui est excellent, blanc et doux, pas du tout fort, comme on a tendance à le croire.C'est vraiment un fromage de qualité exceptionnelle tant du point de vue important de sa valeur nutritive que pour son goût.On l'a essayé et on l'a adopté.Le temps n'est plus où l'on pensait qu'il suffisait de trouver une petite ferme à $35 de loyer par mois pour s'installer avec sa blonde et trois copains à la campagne.Il y a certainement moins de romantisme dans les vues de Jean Petit.mais il y a aussi plus de sens pratique.Pour lui, tenir un idéal, c'est surtout réussir à survivre; c'est également aider les autres à survivre.Jean Petit a "réussi" mais il voit encore plus loin.Par exemple, il aimerait beaucoup que d'autres groupes se greffent à son expérience.La rive sud, où est Henryville, lui paraft être un endroit idéal pour deux raisons au moins: pas de moustiques et un été plus long d'un mois.Il aimerait que se crée une coopérative avec commerce de peaux, de fruits et légumes, de cidre et d'alcool; il aimerait aussi grouper les éleveurs (de chèvres naturellement) pour organiser une distribution de lait et de fromage à Montréal.Jean Petit est, d'ailleurs, prêt à faire partager par ceux qui le désirent vraiment les fruits de son expérience.Si quelqu'un veut l'interroger sur les chèvres, il leur dira comme à moi que les chèvres sont des êtres qui ont besoin de beaucoup d'amour et d'un peu de musique, qu'elles ont besoin d'un parc d'amusement et de détente, bien à l'abri des chiens et des parasites de toutes sortes, qu'elles adorent la luzerne et qu'il faut leur tailler de temps en temps leurs sabots.Jean Petit ira même jusqu'à céder un chevreau au débutant.Il leur dira aussi que s'installer VRAIMENT à la campagne demande beaucoup de travail, beaucoup de patience et beaucoup d'imagination.Mais il y a de plus en plus de monde qui le savent. 16 Un an avec "Brotherearth of the Spirit" (Avec la collaboration de Carole) — Il n'y a pas que les chèvres qui ont besoin de beaucoup d'amour et d'un appartement du Carré pour se peu de musique.Les êtres rendre au Massachussetts.humains aussi.Peut-être a- vez-vous connu quelqu'un Carole est de ceux-là.Elle est qui, ayant l'élevage de son partie un beau soir rejoindre âme à faire, a quitté son la Commune de "Brother- 17 earth of the Spirit" que dirige Michael Metelica, au Massachusetts précisément.Puis elle est revenue, nous apportant son témoignage.— C'est très difficile, nous a-t-elle dit, de parler objectivement d'une expérience communale.Quand on est dedans, on voit tout positivement.Après, on voit les choses les plus négatives.Il y a maintenant quelques 300 membres dans la commune.Tout ce monde-là est rassemblé autour du chef qui est la seule autorité.C'est Michael que les gens considèrent là-bas comme une réincarnation de Saint-Pierre.C'est effectivement un personnage exceptionnel mais il m'a été très dur de l'accepter en tant qu'autorité absolue, ce qu'il est.Ce problème, je le partageais, d'ailleurs avec les cinq Québécois qui étaient là-bas avec moi.La Commune de la "Brother-earth of the Spirit" est répartie sur cinq maisons dont Michael Metelica est le propriétaire légal.Il y a deux maisons à Warwick pour les nouveaux arrivants qui ne manquent pas; il y en a une autre à Northfield, une autre à Turnsfalls et une autre encore à Gill.Chacune de ses maisons vit comme une commune relativement indépendante, mais chacune est régie par les mêmes valeurs et chacune reconnaft la même autorité, celle de Michael.— Au début, continue Carole, la discipline est extrêmement dure à prendre: pas de dope, pas d'alcool, pas de tabac, pas de sexe sans une nette connotation spirituelle.Bien sûr, on t'explique pourquoi et ça a du bon sens.Il n'empêche que l'on se sent un peu frustré.Je ne sais pas si c'est un trait de notre personnalité, mais il faut bien dire que les Québécois qui étaient là se montraient plutôt indépendants vis-à-vis de cette discipline.Au début, ça allait encore.Puis ça s'est gâché pour finir par plus de discipline du tout, ni pour nous, ni pour les autres.En fait, la "Brotherearth of the Spirit" est une sorte d'école de vie, ou bien une manière thérapeutique de groupe.Quelqu'un constate-t-il qu'il est face à un problème, il en parle ouvertement.Les autres essaient de l'aider, mais il peut toujours rejeter l'aide si elle ne lui paraît pas adéquate.Pratiquement, il y a beaucoup de travail à faire.L'été, en particulier, est une période très active avec le jardinage notamment.Il y a plus de place pour la paresse ^n hiver.— Si tu as l'esprit de décision, dit Carole, il y a beaucoup de choses à entreprendre.Si tu es plutôt passif, on t'impose des tâches, souvent difficiles parce que le matériel est très rudimentaire.D'un autre côté, l'intimité est difficile à trouver et les chambres privées sont rares.Généralement les garçons dorment dans des chambres collectives et les filles de même, mais les sexes sont séparés.Quant aux enfants, ils peuvent suivre leur mère ou rester à la garderie, en attendant que l'école de la Commune s'ouvre.Malgré toutes ces réserves, Ca-role admet sans ambage que cette expérience lui a apporté énormément.— C'est très certainement valable, dit-elle encore.Il se peut même que ce soit vrai.En ce qui me concerne, je crois qu'il y a d'autres manières de se regarder en-dedans. 20 On assimile souvent la "Brotherearth of the Spirit" aux Jesus Freaks mais les gens de la Commune refuse cette assimilation.C'est, plus simplement, une tentative communautaire chrétienne indépendante, dont le but est d'aider les participants à se "remettre la tête en place".Quand on croit avoir appris le nécessaire, on peut repartir dans le monde "quitte à se la fucker à nouveau".— Le malheur, dit Carole, c'est que les gens de la Commune marchent plus avec leur tète qu'avec leurs émotions.Il va sans dire que, quelles que soient les réserves que je peux faire maintenant, on y apprend beaucoup de choses, même si j'ai besoin, personnellement, de plus de place, de plus de liberté pour me sentir heureuse.Dans le fond, ce qu'il m'a été le plus difficile à prendre, outre la discipline, c'est la totale hiérarchisation.Michael est vraiment un roi et sa femme est la reine.I I y a autour de lui les princes, les ducs, les comtes; puis il y a les seigneurs.Ce sont eux qui s'occupent des responsabilités matérielles du journal que la Commune publie.Ce sont eux encore qui participent au groupe de rock n' roll, "Spirit of the Flesh", élément de onze membres très important de la Commune et que l'on considère comme exprimant l'ensemble des énergies dégagées par le groupe.Puis, vient la classe moyenne avec ses commerçants et ses paysans méritants.Ce sont finalement eux qui travaillent le plus et qui ont le moins de gratifications.^^Ki SCS DE S I \
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