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Titre :
Mainmise
Réponse québécoise à l'underground californien qui exerçait alors un puissant magnétisme culturel sur la jeunesse rebelle du monde entier, Mainmise a été le principal et le plus durable des porte-étendards de la culture hippie au Québec. [...]

Mainmise est une revue bimestrielle, puis mensuelle, publiée à Montréal de 1970 à 1978. Parmi les principaux porte-étendards québécois de la culture hippie d'influence américaine, la revue offre une incursion dans le mode de vie et les aspirations de la jeunesse séduite par le rock, la poésie et les plaisirs sensuels et psychédéliques véhiculés par la contre-culture des années 1960 et 1970.

La première équipe est constituée de Jean Basile Bezroudnoff, journaliste culturel au Devoir et hippie notoire, Georges Khal, animateur radio à CKGM, Kenneth Chalk, professeur à l'université Sir George Williams, Linda Gaboriau, animatrice radio à CKGM, Christian Allègre et Denis Vanier. Se joindront à eux, au cours des années, Michel Bélair, Liliane Lemaître-Auger, Rolland Vallée, Guy Latulipe, Daniel Vincent, Merrily Paskal, Gérard Lambert, Michel Bogos, Paul Chamberland, Raôul Duguay et Claude Péloquin.

Comme membre associé de l'Underground Press Syndicate, Mainmise a, pour une modique contribution annuelle, accès à une banque de textes et d'images produite par un réseau de publications contre-culturelles principalement américaines. Plusieurs des textes sont traduits en français; c'est le cas surtout d'articles thématiques et spécialisés. Les éditoriaux, chroniques et textes de création sont en grande partie des créations originales.

Le mouvement de la contre-culture auquel s'alimente Mainmise est diffusé à partir des États-Unis, et est relayé ailleurs dans le monde, particulièrement en Europe. Il s'attaque aux institutions établies qui, selon ses adeptes, transmettent la tradition et le conformisme : école, famille, Église et système politique. La subversion sociale prendrait les chemins épars de la transformation de la conscience individuelle, de la spiritualité et des religions orientales, du rejet de la recherche d'intérêts pécuniaires, ainsi que de la lutte au contrôle de l'information, le tout facilité par une expérimentation de plaisirs sensoriels artificiels.

La drogue, la libération sexuelle, le féminisme, l'écologie, l'école alternative, la musique rock, le syndicalisme et l'autogestion sont les principaux sujets qui alimentent les pages de Mainmise, alors que l'utopie et la pensée magique en colorent l'approche.

D'abord présentée en format poche, la revue adopte en 1973 la forme du magazine, puis celle du tabloïd à partir de l'automne 1975. Ces changements entraînés par des considérations financières et de mise en marché, ainsi que des tentatives de distribution sur le marché européen, ne permettront pas à Mainmise de surmonter ses difficultés budgétaires récurrentes, mais la revue survit tout de même jusqu'en 1978. Cette même année, la revue Le Temps fou viendra combler le vide laissé par la défunte Mainmise.

Après avoir oscillé autour de 8000 exemplaires pendant les premières années de vie de la revue, le tirage de Mainmise aurait atteint son apogée à l'automne 1973 avec 23 000 ou 26 000 exemplaires.

MOORE, Marie-France, « Mainmise, version québécoise de la contre-culture », Recherches sociographiques, vol. 14, no

WARREN, Jean Philippe, « Fondation et production de la revue Mainmise (1970-1978) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, vol. 4, no

Éditeur :
  • Montréal :Payette et Payette,1970-1978
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Mainmise, 1974, Collections de BAnQ.

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Adresses utiles LE MAGAZINE MAINMISE I5B9 St Denis.Mont>eal 129.843 47E PUBLICITE CARTE DE TARIF: TARI F USUEL Deadline: le 15 de chaque mois.I 4 color process only I sur Kromokote 1 insertion S 420.00 Couverture ' Couverture "2 & *3: Toutes les autres pages: La moitié d'une page: Le quart d'une page: Le huitième d'une page: noir et blanc 1 insertion $ 235.00 - noir et blanc 1 insertion S 175.00 I insertion S 145.00 S 85 00 S 45.00 S 25 00 I page de droite S 150.00 I I page de droite: S 90.00) I page de droite: S 50.00 ) I page de droite: S 3000 1 Tarif préférentiel: CONTRAT DE PLUS DE SIX MOIS.Couverture *4: Couverture ' 2 & "3: Dernière page: Toutes les autres pages : La moitié de la page: Le quart de la page: Le huitième de la page: 1 insertion S 360.00 S 215.00 $ 165.00 $ 130 00 S 80.00 S 40.00 S 20.00 I page de droite: S 140.00 1 ( page de droite: S 85.00 ) ( page de droite: S 45.00 ) I page de droite: $ 25.00 1 A.C.E.F., 84 est, Notre-Dame.r.259-6991 Armée du Salut, 1620 ouest Notre-Dame.935-7425 Association des Locataires.428 est, boul.St-Joseph.849-3211 F.L.F.Centre de la Femme.523-3260 Centre Communautaire, 3553 St-Urbain .842-8836 Centre du Planning Familial.75 est, Sherbrooke.527-3679 Clinique Communautaire de Centre Ville.3611 rue St-Denis.844-1056 Clinique Dentaire de.l'Université de Montréal.843-6750 Clinique Ste-Famille, 3658 Ste-Famille .843-5255 Clinique St-Jacques.1211 Parc Lafontaine.523-6221 Clinique St-Jean-Baptiste, 4220 Drolet.842-9759 Clinique Westmount.4424 ouest, Ste-Catherine.932-3338 Communication Québec.310 ouest, Ste-Catherine.270-1551 Community Media, 535 est, Viger.849-2351 Coop d'Alimentation Naturelle.61 est, Marie-Anne.843-4593 Coop de Déménagement, 3459 St-Hubert 522-1872 Drogue-Secours, 3278A rue Hudon.527-8619 Christine L'Heureux : 843 - 4792.****************** AV3N.(=£13.25-0 RM.-LUM le 25 ftV MOMTReaL foru/a ICKETbtebO-FORiJrIBC* OFFICE ^okW^ TWJ5T ilWM\,'TALWE.FliêtlES - -TOEBLE CUSP STORES COTTWrLrA) R,1U_ETS $5.50 - /M>r GUICHETS tXJ WITH â ROCK ORCHESTRA UrtOCRTHe DlRÉCrvONOP Geo ff aey Ma raits wcçrubY avec oRCHfeVTPa rock *gxw ie direction De GéOffRÉ-Y MaxTin wesrifcY rORJJAA c0hc€RX e>OWL TlCKeT5 ibîO -FûtUJM BOX OFFICE, M0KrCEALTRuST(.FVM) , SAUVE FRÈRES f= TR£BL.e CLE.F STORES (.OTTAWA) BILLETS ^ 60 - AUX GUICHETS DU FOROfl '-IJNTr^AL-TgU&T^FVMV'SAUvg FKjtfjea, gT lUE8LECLËF-tOTrAV^) f c?Avant-propos rVi-jW Spéciallecteursspéciallecteursspéciallecteursspéciallecteurs On se retrouve en février.Comme loidmondc.il semble qu'on va réussir à passer ci travers l'hiver; ça va pourtant être dur.On va avoir besoin de vous autres.Depuis trois ans qu'on est là.on a souvent demandé voire aide; vous nous ave: toujours aidé à nous sortir du trou.De sorte qu'on se retrouve aujourd'hui juste au bord, sur la ligne: tellement sur la ligne qu'à cause de la façon dont les affaires se font on peut presque vous dire que la survie est assurée.Il a pourtant fallu paver le prix.Plus même qui' le 25 cents qui figure sur la couverture.Pour continuer.MM est obligé de faire face à des impératifs financiers qui nous obligent à réduire notre nombre de pages afin de diminuer nos frais d'impression.( a ne durera peut-être pas longtemps, mais c'est la seule solution possible, lam vous dire que ça nous a causé un gros problème de conscience.On s'est dit que c'était un peu raide de passer de à 72 pages en l'espace d'un ou dcu\ mois alors que le pris de la revue, lui.augmentait pendant ce temps là.On a pense laisser tomber.D'un côté, l'imprimeur cl le distributeur nous ont dit de ne pas nous en (aire; que si on regardait le prix cl la proportion de textes qu'on trouve dans les autres magazines.MM était encore une "aubaine".De l'autre, malgré tout cela, on s'est mis à votre place cl on s'est dit que c'était un peu chiant.C'est là qu'on a commence à se dire que ce qu'il r avait d'important c'est que MM continue.lit on est là.Avec un numéro qui se veut un "Spécial lecteur".On reçoit tellement de choses de toulnwnde et par ailleurs on se rend de plus en plus compte que MM devient vraiment ce qu'on a toujours voulu que ce soil tun amplificateur I que ce numéro est presque entièrement consacré aux lettres qu'on a reçues.Bien sur.les chroniques habituelles restent là; Intermedia.l'Indien, la Mère Michel, la page gav.Raoul Duguav cl Lvzon V'yzon aussi.Y'a même Pierrot qui nous revient avec une nouvelle formule: il a pensé revoir globalement les informations qu'on trouve dans la presse "officielle" et restructurer tout cela à sa façon à lui.Lise Paretic écrit bien une chronique sportive.La meilleure façon de donner une tonne à tout cela c'est sans doute de lire attentivement le texte-questionnaire que nous a envoyé Jcan-l'terre Chaplcan de Maniwaki.Quand il est venu nous voir, il y a quelques semaines, il n'a pas pris tie chance; il a apporte son spaghetti aux légumes cl il a pris environ dcu\ heures à nous expliquer ce qu'il voulait luire.Pour lui aussi, il est important tie savoir comment se dessine "géo-graphiqiicmcni'' la vie parallèle québécoise.Il vise à former une sorte île centre de renseignements qui peut cire fort utile à loin le monde.On espère que vous accorderez toute l'attention qu'il mérite à son questionnaire en tenant compte du fait que plus on saura qui on est comment on est où et combien, ça ne pourra que profiter à toulnwnde.A part ça.ce MM 32 est une collection de lettres et d'articles de lecteurs, à part, évidemment, la deuxième tranche du "Manuel pour apprentis-dieux".Il y a.par exemple, un article sur la Catharsis, un autre sur les coopératives; un papier sur la cvthare écrit par un gars qui a travaillé avec Ravi Shankar.une lettre du Baron Philippe qu'on n'avait pas vu depuis longtemps.Même Michel Bélair a écrit une sorte de plus ou moins lettre en revenant du Mexique où il a eu des gros flashs sur le don Juan de Carlos Castaneda.Des textes bizarres aussi comme ces "Manuscrits plutoniens" qu'on a reçu le mois dernier el qui sont en fait un début de roman "galactique " dont on aimerait bien voir la suite.Sans parler du "dossier Jak" constitué d'une foule de dessins que nous a envoyé Jacques dont nous avons d'ailleurs public des choses dans les MM 29 et 30.Tout ça pour dire qu'il y a plus en plus de monde qui orbitrenl autour de MAINMISE et que.au lieu de lâcher, le monde se met à travailler ensemble pour une des premières fois.Il faut espérer que ça continuera.De toute façon, s'il faut en juger par la quantité des dessins et des pages couvertures qu'on reçoit depuis quelque temps, il semble que le mouvement soit plus qu'amorcé et que les énergies commencent à peine à vibrer au même rythme.On voudrait vous dire aussi qu'en plus de faire MM.on compte publier de plus en plus de choses.Pendant le mois de février, par exemple, on va publier un livre Claude Péloquin "C-hômeurs de la mort" et il est question aussi que nous sortions un album de Inouïes dessinées en couleur; comme le C 'onseil des A rts s'est mis à nous aider de ce côté là.ça devrait pouvoir nous permettre d'ouvrir la machijie un peu plus.Dans le fond pourtant, tout cela ne tient qu'à une chose; votre fidélité.Si MM continue c'est que vous achetez votre copie à chaque mois.Là coomme ailleurs, il ne faut pas lâcher, c'est ça qui nous permet d'être là! MAINMISE MAINMISETFévrier 1974 SOMMAIRE Présentation.P-1 L'Indien .••.P-3 Presse à Pierrot .P-4 Mère Michel.P-6 Flash.P-12 Spécial lecteurs.P-16 Lettres.P-17 Vers la Catharsis .P-29 Co-mutants.P-32 Lyzonvyzon/Raoul Duguay.P-35 Cythare .P-38 Philtre Orange.P-40 Manuscrits transplutonniens.p.46 Verse eau.P-54 Dossier Jak.P-56 Apprenti-dieu.P-60 Intermedia.P-66 Comix.28, 50, 59 La couverture est de Claude Parizeau Titre: le prince de la nuit se promenant avec un morceau de l'astre du jour.1589 rue Si Ocnn Montreal .29 MAINMISE est un magazine men-MMl publié sont l'Inspiration direct* da Pénélope.La premier numéro a vu le Jour sur une table de cuisine an octobre 1970.Fondateurs: Jean Basile et Geor-oes Khal.Directeurs: Rolland Vallée, Georges Khal et Mlchal Bélair.Collaborateurs réguliers: Christine L'Heureux.Pierrot "la Fou" dit Léher, Michel Chevrler, Raynald Lortle, Raoul Duguay, et Madame X.Dessins: Claude Fruchier Jacques Drolet Bois Renée Barette-Perron Couverture: Claude Parizeau Distributions exclusive pour l'Amérique du Nord: DISTRIBUTIONS ÉCLAIR 8320 place de Lorraine Anjou 437 PQ Tel: 353-6060 (M.Rocheleau).FRANCE: La Marge.Édition des Egrai A/S Colette Bouquet, 38 rue des Trois Frères, Paris 18e.Tel: «06-17-81 Prix abonnement 1 an (12 no): 50F- 3 Voleta Dépôt légal Quatrième trimestre 1973.Courrier de Deuxième classe, numéro 2511.Port de retour garanti par MAINMISE.Rédaction, administration, clrcu-latloon, fabrication et publicité: MAINMISE 1589 rue St-Denis, Montréal 129, Province de Québec.Tel: 843-4792.MAINMISE n'est pas responsable des manuscrits et dessins que nous recevons.MAINMISE est pour la légalisation de la MARIJUANNA.2 MAINMISE L'Indien.Au début de décembre, un vieil ami et compagnon de trip Michel Talbot dit le "Sauvage" organisait une expédition à l'indienne et m'invita à y participer.Il s'agissait de refaire en raquettes la trippante piste Montagnaise-I luronne.l'Askatara-Scotoro.Le départ se ferait au petit village de St-André du lac St-Jean et l'arrivée à Tewkesberry soit une distance de 102 milles.Un indien parcourait aisément cette distance en trois jours.Michel estimait à six jours le temps que nous prendrions pour le même parcours.Il n'y avait que six participants Michel et moi inclus.Le groupe reçut le nom de Kanindicn en souvenir d'un vieux trip que Michel et moi avions fait ensemble le printemps dernier sur la rivière Jacques-Cartier.Il ne nous restait plus maaintenant qu'à s'entraîner en attendant le 26 décembre la date du départ.Les étapes du parcours étaient planifiés comme suit: 1ère étape.St-André au Lac Mé- tahetchouan 24 milles.2ènie étape.Lac Métabetchouan au lac St-Hcnri 2(1 milles.3ème étape.Lac St-Hcnri au lac de la Place 88 milles.4ème étape.Lac de la Place au lac Charles Savary 18 milles.Sème étape.Lac Charles Savary à la Jacques C artier 12 milles.6ème étape.La Jacques CArtier à Tewkesbury 2(1 milles.Total: 102 milles.Maintenant que tous les préparatifs étaient terminés les tuiles commencèrent à pleuvoir, fout d'abord je dus me résigner à ne pouvoir participer à l'expédition à la suite de la rré-ception d'une lettre m'annonçant la tenue d'un examen en photographie auquel je m'étais inscrit quelques semaines auparavant.L'examen en question aurait lieu le 31 décembre la dernière journée de l'expédition.J'en fus très peiné.D'un autre côté j'étais assuré de l'exclusivité du reportage pour Main-Mise par l'entremise de Michel.Nos coureurs des bois quittèrent Québec comme prévue le 26 décembre par le train.Ils ne purent se rendre jusqu'à St-André dû à un manque de transport entre Van Bruyssel et le Lac St-Jean.Deuxième tuile et non la dernière de cette entreprise.Ils décidèrent de passer la nuit dans la vieille cabanne qui sert de gare à Van Bruyssel et de commencer la descente vers Québec le lendemain ma- ' tin.Comble de malchance, cette nuit là on manqua d'huile à la gare et la truie demeura froide de surprise devant cette pénurie de pétrole inattendue.Après une nuit blanche et glaciale nos 5 compères se mirent en route pour Québec sur la piste indienne.Les trois raquetteurs battaient la piste et les deux skieurs de fonds fermaient la marche.La température maintenant trop douce rendait l'avance pénible dans une neige lourde et collante.Les conditions de neige ayant ralenti la marche ils n'étaient pas encore rendu au premier relais la nuit tombée.Ils durent s'organiser pour coucher à la belle étoile.Ce ne fut pas de tout repos et la femme qui les accompagnait gela littérallement sur place.C'était le début de la fin.Le lendemain matin, le découragement s'empara du groupe et la majorité refusant de continuer dans ces conditions ils rebroussaient chemin.Michel fut très déçu de la tournure des événements et aussi du manque de collaboration du Ministère du tourisme de la chasse et de la pèche.Il faut reconnaître que tout ceci a été organisé à la hâte et qu'il y avait un manque de planification au sein du groupe.Et voilà comme j'avais promis à Georges Khal l'exclusivité du reportage j'ai tenu promesse.Par la suite je suis allé rencontré Michel à sa cabanne d'hiver et nous avons discuter des possibilités de refaire le trip.Cette fois-ci on ne sera pas pris de court et on réorganise le tout pour l'automne prochain.C'est tenace un indien.Askatara-Scotoro t'auras pas notre peau.Si tu aimes les longs trips et la marche en nature tu n'as qu'à écrire à Michel Talbot.Case Postale 571 Québec.P.Q.Il sera heureux de communiquer avec toi pour te donner de plus amples renseignements au sujet de l'expédition à venir.Tout ce trip abracadabrant est la raison pour laquelle tu n'as pu lire l'Indien dans M.M.de janvier.Je me remets au travail immédiatement et je te promets des trips sensationnels avec l'Indien dans les mois à venir.Hugh.Raynald 1 ortie.MAINMISE 3 la presse .élektrîk à Pierrot (le fou) Léger Mainmise (journal pierrot) Non, non et non, on arrête le journal icitte! édito-du-MOF.(de fierier i Ça pu d'erisse de bon sens! J'avais pourtant promis à Georges Khal, à Michel Bélair, à Roland Vallée à l'équipe de Mainmise donc à tout vou zaut', de monter ce mois-ci dans ces pages-ci ma première parodie-écriture des journaux que ce monde-là (appelez-moi) lizént tous les jours (typographe ou lithographe: respectez mon antiécriture, c'est pas des fautes de correction.Mainmise en laisse déjà assez passer comme ça).Remarque que j'su pas su' unn down .pour une fois, pour un mois, pour un jour, pour une seconde.De toute façon, le down c'est l'homme: c'est toi de moi, c'est moi de toi, c'est nous de nous.Assis là devant ma machine à écrire sur une table froide d'une cuisine froide d'un matin froid d'hiver froid un poing (pas un point final.oh! que non!) dans le dos un amour mélangé que je ne sais plus s'il va se faire.Bon.J'ai peur de me remettre à aimer pour de bon.Je me fais tellement mal des bouttes et je LUI fais donc mal puisque je suis dur à porter.Fou de la folie des hommes.J'ai mal à tous nous autres.Et pourtant le goût de partir sur une joyeuse brosse avec tous mes vieux t'ehums drôles pas drôles de la taverne Cherrier/ dont je m'ennuie souvent à force d'être fonctionnel depuis plus de deux ans.Et j'ai mon tas.Assis là devant une machine à écrire sur une table froide.On est aujourd'hui ven- ' dredi le 17 janvier.Il y a la maison à continuer à arranger ou à faire arranger.François d'abord qui nous donne un gros coup de main (peinture-décoration) et que j'échangerais volontiers à Brenda ma femme - du moins, en ce moment, pour sa soeur Debbie.Tu vois, on pense toujours à ses petits intérêts égoïstes.Il y a aussi Chariot ("Junior-le: Terrible" au piano-bar de la boîte à spectacles la Casa-nous) et Louis-le-Régisséur (qu'on appelle le père Naud pour son amour du Pernod, c'est-à-dire le filtre d'amour number one des bonnes femmes).Donc la maison.Baiser.Ben c est I lun.Tiens: deux ouvriers passent en bas de che/ nous, rue saint Titnolhée, avec un madrier entre eux autres el tous les deux à chaque boutte du madrier par quelques degrés sous zéro.Maudite solitude qu'ils se disent en pensant à mon amie Francine Dufresne de chez Perron éditeur.Baiser.Ouais.Une fois que c'est fini, il y a encore le down.Mais faire l'amour! C'est pas avec n'importe qui/ pas plus qu'avec tout I'monde.Faire L'AMOUR.A seuil de l'orgasme, t'as l'impression de renouer avec ce paradis/ perdu de Dante.et puis après tu souilles au boutte d'être venu comme un fou et le repos el les caresses continuent.C'est pas beau ça hein?(Lxcuse-moé, mais c'est mon expression-ironie préférée par les temps qui cou relit ).Je suis à lire une lecture de saison: L'Hiver de Force.de Réjean Ducharme.Il j'en gèle de mépris.I.e lemps du mépris de tout el de moi c'esl ce qui me préoccupe le plus en ce moment.Il paraît que se suicider c'est assassiner en même lemps ceux qui nous ai-meilt.Donc je me suiciderai pas cette année.Je n'y croirai pas tait! el aussi long-lemps que je ne l'aurai pas lait.Remettons-nous en à mon ami (ieorges, l'aslrolo-t!tic de Mainmise à l'opposé du professeur (ia/on (le prof (irass de CKVI el l'hoto-l'olice): selon ma carte du ciel, j'en ai encore pour 50 ans à vivre.Quelle job! Le cadran a sonné à neuf heures ce matin Brenda m'a brassé "hei! ta nouvelle chronique pour Mainmise!" l'hiver de force les jeans entre le ventre el les pieds le lendemain de la veille oui j'aime le rock'n roll à F rancoeur qui nous a lâché dimanche oui j'aime les lounnes indiennes-québécoises du Loup Ardent el de ses musiciens hei! manque pas Raoul Du-gua\ à la CASANOUS bientôt le cadran se l'esl fermé el je me suis levé (l'hiver) Dl FORCI: alors mes bras onl ressemblé à des gestes qui envelopperaient de chaleur un lendemain d'incendie syus la glace el sur mes lèvres un tracé de pipe-line de sang amoureux a giclé jusqu'à la main vein (prononce à l'anglaise) de mon ami Frit/ brûlé au troisième degré hier labarnac l'absurde n'est pas mort Mon journal s va se faire, le mois prochain je l'espère.Il me semble .pourtant que les gars de Mainmise pourraient se tanner de moi ci me dire: "Remets-toi à la rencontre d'Hier et de Demain, ei quand lu seras/5 rendu à la conjonction des ileux.dans leur synthèse Aujourd'hui, lu reviendras nous \ou el nous dire des choses neuves".Pierrot.Léger.I e Fou.Due de légendes autour de mon image.\li! si dm me connaissait seulement! Saviez-vous que je commence seulement à me connaître'.' Un peu.Au seuil de la quarantaine, >'esl lemps qu'un gars s'en occupe.De lui.Enfin.c'csi-à-dire des autres (l'enfer maman!) / idéaliste que l'es, anarchiste à demi-ralé.La vie esl une beurrée de marde ipi'il faut parfois manger en souriant le suis à peine parvenu à 4 MAINMISE J'ai hâte de vivre encore un Crand Amour Fou lun CAFl pas une gaffe quelque pari sur une plage au soleil encroisé dans les sables mouvants de l'élernilé.sur lerre au nom de la Mère de la Fille el du Sain d'Kspril ainsi soit-il Soyons sérieux m'sieurs-dumes ci passons maintenant il l'Amorce de la Grande Passe de la première édition des deux premières rubriques de mon nouveau journal.Puisque le cul el ies verges passeront, ma parole ne passera pas (atten-lion: il v a un pelil Waler-gale qui sommeille en chacun de nous): si l'Amour ne devient pas l'habitude, ca sera tous les jours l'Amour/ el pis après, où donc est passé Jean Basile?ébaucher débaucher un édi-lorial, la chronique, féminine "femme (du) passé(e)" ci-dessous, el j'avais les sporls.les /annonces déclassées, la chronik des décès du mois et celle des naissances du mois à venir, les /arts /artistiques, etc.I.e téléphone: - allô Pierrot?- Oui - c'est Francine - Francine?- Ben Francine I.e Beau voyons! - Ah! oui! une minute.l'appelles pour Brenda le plombier cl le menuisier Mini arriver tantôt.Ça gèle Femme l du i passé •et ça pete.Rue saint Christophe el rue saint André.Péloquin est rendu au nord du sud avec con capot d'-chal à six cents piasses.Mandil que j'aimerais ça le suivre.Mais il > a tant d'autre monde à s'occuper qi de soi-même entre les foui rares chaudes et abondante de l'oncle Antoine.Dan: ma famille, ils disent que je suis un petit génie qui aurait pu l'aire un homme de grande renommée s'il avait voulu être plus sérieux.Je les aime quand même.So uhat anyway je r'mange du halonev.nouvelles /internationales \t *X* ^L» sif* *JLp *X* *it* ^* «'jV ^L* ^Lf "J/* *Jt* *X* nL* *ii> *Jf* rL* *sl * Termpapers £ Plusieurs milliers en filière.S Appeler ou nous nous écrire 1 * pour obtenir un catalogue ^ complet.Nous faisons aussi •X- du travail original.Fonds Termpaper 2605 "P" St., N.W.Wash.D.C.20007 * (2l92) 333-0201 12.00-6.00 * * P.M.* A quand le matin des magiciens?Ben sûr que j'évoque le nom d'un livre ben connu.Mais /'allons-y gaiement aux laosts du petit malin.Ça va vraiment pas de par le monde entier (entier, ouais?).Je me demande même si un mime de génie/-pourrait imposer à ses "dirigeants" politiques lui pauvre silence de deux heures -le temps de faire éclater les parapluies idéologiques de chacun de leurs actes publics.Au moment où je l'envoie ces lignes, des milliers de travailleurs salariés - pas tous, hélas, un bon joint de mari à la gueule, manifestent encore dans les rues des grandes v illes de l'Occident.Fatalité?Ou serait-ce alors que les réformes promises el toujours tardives, seraient déjà dépassées le jour où elles arrivent?Lt qui paie l'inquiétude?Passons à un autre palier pour revenir au même.L'affrontement (pour pas dire l'assaut) des Israéliens avec les Arabes a des souches profondes qui se trouvent, depuis la Dernière Guerre (au moins), dans le silence complice des "grandes puissances" autour de la persécution nazie contre les Juifs.Or.comble de mon paradoxe, les Arabes ont bien raison et belles caries, quant à eux.avec leurs énormes ressources en "or noir", de lire chauler les grandes compagnies pétrolières américaines.lit qui paie l'inquiélu- A Nicole « Madame de.et la note?Toé.moé.le monde ordinaire.Un énorme pourcentage de celui-ci pourtant s'étonne que nous partions jsutement sur des maudits beaux trips de Chanvre et Co.pour les routes sinueuses de nos Katmandous intérieurs.La crise économique en Angleterre.Le contrôle des journaux-à-grand-lirage-de-la-presse-officielle-du-.Québec par la gang à Bou-rassa.Il nous reste les magiciens du futur ou la liberté de l'abandon.Que faire mon père?Soirée Bavaroise organisée par les Loisirs de St-Juslin Inc.Samedi, le 16 mars à 8 heures p.m.au sous-sol de l'église de St-Justln Orchestre Bavarois Entrée : $2.50 de Trois-Rivières chopes à bière fournies * File avail telephone à Mainmise "pour l'aire la page-cou vert tire".Lésée qu'elle était dans sa renommée de vedette populaire.Il pis, c'est pas légitime ça.non?C'est pas qu'elle n'est pas charmante, c'est qu'elle était pressée que ça se lasse, et que nous on n'avait plus assez tic place pour l'emharker dans la moitié de la page-couverture de ce mois-ci (c'aurait été ITun hein comme contraste?) Bref, avec tous nos "contacts", on l'a renvoyée.ailleurs.Ainsi, procure-loi une copie de/riichdomadaire "Nouvelles Illustrées" de samedi prochain de l'année dernière, cl tu pourras lire "à la une" (photo souriante-aux-larmes comprise) un titre sublime et pas dépressif pan toute: "Olivette Thi-li a u 11 r a c o n t e I AGON 11 de son MARI (titre-1).Player"s présente LA GROSSI Al I Al RI (lilre-2)" * Il > a des femmes cvhcr-nantropes (si.comme moi.tu comprends pas.demande-le à ion père qui l'ignore itou).Il y a donc de ces femmes dans les sports.C'est, du moins, ce que nous rapporte notre envoyée aux Jeux Olympiques '74 delà Côle-dT voire.Pier-rcllc l-'oglia - porteuse d'un patronyme étrangement semblable à celui d'un rédacteur sportif bien connu du quotidien " \ a Presse", de MON RIAL, les femmes cy bernant rapes sont celles doni la v ie privée la plus intime est réglée par leurs instructeurs masculins jusque dans ses ¦^moindres détails, à l'occasion lIcs Olympiques de la Côte d'Ivoire qui se déroulent actuellement."C'est tout juste si on nous laisse le temps de faire l'amour avec nos innombrables amants, sous l'oeil narquois de nos instructeurs et des mâles de la presse sportive", a déclare à notre envoyée très spéciale Linda-Maureen Clay (soeur du g r a n d M o ii a m m e d -boxeur), représentante des Llals-Unis aux championnats mondiaux du Sal en Hauteur.MAINMISE 5 Il y a trois milliards et une manières de faire un jardin.Il y sûrement autant de méthodes existantes d'améliorer telle ou telle culture.Il est donc impossible de prétendre écrire l'Art de faire un Jardin qui soit aussi bien complet qu'universel.Tout ce qu'on peut proposer, ce sont quelques grandes données de base.C'est ce que la Mère Michel, Toujours ouverte aux lettres de ses lecteurs, tente ce mois-ci: Plan d'un Jardin Choix du terrain: Trois éléments entrent en ligne de compte dans le choix du terrain où l'on va installer son jardin.Ce sont: l)Son orientation: il faut voir à ce que les plantes qui demandent un maximum de soleil (tomates, aubergines, piments etc.) l'obtiennent; celles qui demandent de l'ombre et de la fraîcheur (céleri, poireau etc.) doivent aussi être satisfaites.J'indiquerai dans une chronique ultérieure les exigences particulières de chaque plante.2)Son inclinaison: il est essentiel que le terrain que l'on choisit pouisse s'égoutter naturellement.Un terrain légèrement incliné est toujours préférable à un terrain plat.Si l'on ne dispose que d'un terrain plat, le creusage de tranchées — qui servent aussi de sentiers — est indiqué.3)Sa.richesse en sels minéraux: outre l'oxygène, l'hydrogène, le gaz carbonique, l'eau et les quatre grands éléments |a-zote, phosphore, potassium et calcium (chaux)), un sol complet contient une vingtaine de sels minéraux (soufre, fer, manganèse, magnésium, chlore, sodium, cuivre, zinc, bore, molybdène, cobalt etc.).En général, il faut voir à compléter le sol en corrigeant son acidité (par l'apport de phosphates naturels ou de pierre de chaux broyée) ou son manque d'humus (par l'apport de compost, de fumier, de mousse de tourbe etc.).Le principe qui vaut ici est qu'il faut toujours remettre au sol ce qu'on lui enlève (l'acidité d'un sol est toujours à l'image de sa pauvreté).Une pratique courante consiste à faire analyser le sol de son jardin par un agro- Elément S Vent Structure Oxygène h Humusri'umiers entrais etc.Insectes nui- Gaz Carbonique ï [ À.sibles, utile s Azote (N) 7 Argile Champignons Phosonore (P) h 1 Potassium (K) l u\t ru sa plm e L'eut luire comprendre que nous m- \liiiinlcs la que pour tendre vers ce que ( luinlin a appelé le point Onu'gu, l'absolu hu- main.Mal plir Bien cl en réduisant le narge du rayonner aulout%le soi.Sous l'emprise d'une drogue hallucinogène ou eut cours d'une expérience mystique, on peut réaliser l'absurde humain actuel; on seul alors au plus pro-lond de son être sa propre unité avec son environnement.On comprend alors (pic !''L'nivers-matière n'existe qu'en fonction de l'esprit, mais plus, que nous sommes tous ensemble utte partie de Dieu.C'est ça la conscience cosmique.„ ' Comprendre que l'on n'est pas responsable du lieu el du temps de sa naissance ou de ses facultés.Comprendre qu au-delà de nos races, de nos corps, de nos sexes, de nos intelligences, de nos éducations, de nos rangs sociaux et de nos temps, loi =IY1oi, nous sommes tous égaux.Rendu à ce point, on a véritablement trouvé Dieu.L'unique Dieu composé de tous les êtres.Mépris, admiration d'un proche, autant de non-sens.La solution, c'est d'aller au-delà de tous ces reflets qui nous emplissent la tète et le coeur, au-delà des préjugés de ( (// Uolls rétablir ihiin insulte la faire toutes sorlcs.des intérêts illusoires et des espaces pour faire un pas \ers l'autre et aimer.I.t surtout aller au-delà de ses notions de jouissance cl de souffrance, au-delà de soi-même.Pour rétalir l'harmonie originelle.Les faiblesses que nous décelons cfuv nos frères ne seront jamais que des lacunes dans noire compréhension el noire amour pour l'autre.La loi de l'égoïsmc el de l'indifférence régit le globe.Chaque homme garde en lui l'espoir de voir l'avciicmcnl d'un monde meilleur, mais ça ne su ("fit pas.Ce qu'il faut, c'est une prise de conscience à l'échelle planétaire.Il du train où unit les choses elle ne peut que surgir d'un conflit meurlirer.S'il n'y a plus de place pour l'espoir, alors nous n'avons plus de raison d'être.(Inique être humain est un véritable catalyseur, distinct toutefois des autres, en raison de différences d'époque, de gènes, de milieu et des stimuli dudit milieu.Chacun a son aventure el ses misères.Ce qu'il faut faire, c'est couper des ponts avec un décor tout relatif pour essayer de 30 MAINMISE s'accomplir intégralement, devenir pleinement soi-même.Nous avons tous le même fond, seul l'emballage diffère.Le progrès a fait des ravages considérables du point de vue humain.Le savoir originel se perd encore à l'heure actuelle à cause de notre inconséquence aveugle.Les peuplades dites primitives dont nous aurions tout à apprendre, ne sont considérées que comme barbares et non-évoluées.N'est-il jamais venu a l'idée de quelque anthropologue que ces tribus sont heureuses et qu'elles n'ont que faire de notre industrialisation?Réalise-t-on que le primitif, lui, vit en harmonie avec son milieu, avec ceux de sa race et avec lui-même?Car celui que nous appelons primitif, sous quelque latitude que ce soit, sait qu'il existe parce que l'autre existe, parce que la matière existe, parce que l'univers est une réalité, une unité tangible qu'il écoute de ses sens et qu'il saisit à travers les autres.Le principe fondamental d'organisation de la société primitive est le principe d'équilibre.Une indéfinissable harmonie se dégage de la peuplade primitive.Il ne s'agit que d'une inspiration générale, d'un principe premier qui sous-tend, anime et vivifie tous les étages de la vie communautaire.Ce principe s'affirme au niveau cosmique et métaphysique.Le cosmos est la réalité première où l'homme trouve son sens.Sa vie sociale, son mode de vie ne devraient que dériver de tout cela en Occident.L'idéal social rêvé est celui où tous les êtres seraient pénétrés par ce principe d'équilibre et d'harmonie.La vie est une course permanente où la densité de l'être croit et décroît sans cesse et dont le but final est de maintenir en lui une tension suffisante et d'harmoniser sa force vitale avec les autres forces vitales.Le déséquilibre provient de la rupture de l'être avec le cosmos.Le primitif vit traditionnellement de la terre.L'idéal, pour nous serait de se rapprocher de cet état de chose.La vie est rythme; on doit la vivre en communiquant aux choses son rythme et sa force vitale.Le primitif, lui, étend son besoin d'harmonisation aux éléments naturels et aux règnes végétal et animal.L'homme total baigne dans l'univers total.L'évolution toute entière est gravée dans nos esprits, de même que toute connaissance.Nous ne faisons que réapprendre tout ce que l'on nous enseigne.Notre Univers est véritablement UN.Nos perceptions nous le font voir déformé, amplifié sous mille formes, mille combinaisons qui ne sont que quelques-unes des structures de l'infini.Nos sciences illustrent bien notre ignorance et notre prétention: elles ne font qu'analyser le décor sans chercher à le percer, à en comprendre le sens véritable.Il est étrange de constater que notre univers s'aggrandit en même temps que nos télescopes.En fait, les limites réelles de notre univers ne sont peut-être que celles de notre esprit.Civilisation du paradoxe une fois de plus, qui tend à éliminer ceux qui veulent la sauver.Mais qui encourage les relations exploiteur-exploité tout en profanant la tradition et en perturbant l'équilibre.Nous avons joué avec des forces qui dépassent souvent notre entendement.Aussi pouvons-nous nous attendre au pire et nous rappeler que l'homme n'a jamais inventé d'arme dont il ne se soit servi.Nous sommes rendus très loin.Le savoir se meurt, et avec lui, l'homme.Tentons d'exploiter un peu plus les richesses inépuisables du coeur.Confondons CEUX QUI NE VEULENT PAS se poser trop de questions, de crainte de trouver des réponses mettant en jeu toute leur manière d'être.Ce qui importe, c'est tenter de s'accomplir soi-même, et ce, à travers l'Autre.Essayer, encore et encore.Pensons à nos responsabilités face aux générations futures; avons-nous le droit de leur laisser un héritage de misère et de sang?Bien sûr, le soleil ne se lèvera pas de sitôt sur l'Utopie, mais ce qui compte, c'est croire en sa réalisation.Et commencer immédiatement à parachever la grande oeuvre humaine qui nécessite nos énergies à tous, sans exception.Du chaos surgira la lumière-Patrick Senécal MAINMISE 31 32 MAINMISE Homosexualité vs principe du plaisir.par (iui Lavoie On pourrait presque affirmer que lu sexualité, compartimentée, telle que nous la connaissons, est malade, malheureuse, pertubée et mutilée par le génilocentrisme (fixation sur les organes dits sexuels), abêtie par la publicité ci l'idéologie dominante, subordonnée à la reproduction, orientée sers la famille, la propriété.l'Etat."Les homosexuels luttent pour que demain, la société sans classes et sans défavorisés, ignorant l'interaction dominateur/dominé, soit basée sur le principe du plaisir." La société parfaite de demain n'est peut-être qu'une illusion parmi tant d'autres; une folie de grandeurs qui hante le cortex de l'animal déraisonnable qu'est l'homme.Mais si c'était vrai, c'est aujourd'hui qu'on donne naissance à cette féerique société, ou qu'on avorte.C'est immédiatement, cessant de jouer tous les rôles dont s'alimente le statu quo (un immense parasite) oppressif actuel, qu'on se prépare à "l'âge du plaisir", "l'ère de la jouissance".Qu'on manque le bateau et ce ne sera plus pour personne.Cesser de jouer tous les rôles.et principalement les rôles sexuels calqués directement sur le rapport d'inégalité existant entre le fort et le faible (en Poccurence.l'homme et la femme), le normal et l'anormal (en I*occurence, l'hétérosexualité et l'homosexualité), basés sur le principe de consommation (son petit orgasme), non sur celui de communication (orgasme collectif, orgasme an-drogv nique = sans fixation hétérosexuelle ou homosexuelle).Cesser de louer les rôles qu'on nous impose pour des raisons historiques, sociales, religieuses, économiques, et s'incarner.Celui qui ne s'écarte pas de sa nature dure longtemps - Lao T/eu.Se connaître, s'assumer, se vaincre.Il nous faudrait arriver à comprendre et assimiler que l'émotiviyé hétérosexuelle, ou homosexuelle, n'est qu'un conditionnement psychologique et culturel.L'émotiyité existe, se répand: nous l'identifions, la fixons pour des raisons socio-économiques, la reproduction et la consommation.Mais nous devons aussi réaliser qu'en contestant les rôles sexuel.-,, nous contestons par conséquent la société occidentale actuelle.Notre système a besoin de l'injustice, de- l'oppression, de la «uerre.de la religion pour survivre.En remettant en question ces valeurs établies, on se remet en question, on s'auto-détruit, on se vainc.peut-être pour enfin s'assumer.C'est sadique, grossier, que de parler de liberté à des prisonniers.C'est aussi singulier, sadique el grossier que de penser évoluer en se basant sur "l'ancien code".C'est ici qu'intervient l'acceptation inconditionnelle d'autrui, jamais la tolerance, (est maintenant qu'on doit oublier le concept de "-normalité" qui n'a rien d'universel, et qui ne s'explique que par un rapport dominateur/dominé.La majorité ou plutôt l'idéologie dominante formule le concept de normalité, Il ne s'agit donc pas d'une réalité morale, sociale, psychologique.Ce n'est qu'un chantage émotif, une arme, une excommunication langée à tous les dissidents, ja'i presque la tentation de dire à tous les pensants.Si l'on conteste le concept de normalité, il faut aussi dénoncer et désacraliser l'hétérosexualité phallov agino-crale.' Le plaisir, la jouissance ne se codifient pas.la il n'est rien de plus faux que le pénis soit fait en fonction du vagin, Je veux maintenant en venir à la place de la sexualité homophile, ou l'homosexualité puisqu'il faut nommer cette tendance sexuelle qui exisic en chacun de nous.L'homosexualité n'est pas plus normale ou anormale que l'hétérosexualité.Elle exisic.clic s'exprime, elle s'affirme.I Ile n'est pas plus une fixation que l'est l'hétérosexualité; je dirais plutôt qu'elle est.comme pour l'hétérosexualité, une conséquence du conditionnement psychologique et culturel inhérent à la socialisation de tout individu.Il me semble que cela nous ramène devant une seule réalité: la plurisexualité.l'omnilendance, Une émoiiv né hctcro-homo-bisexuelle.déchirée par ses préférences.Une harmonie rompue, assujettie aux basses exigences d'une société de product ion-con so m m at ion.Si l'on veut parler ici de mutation, il reste beaucoup à parcourir.Il faudrait lotit d'abord enthanasier cette sexualité de "cafétéria" dont nous sommes les victimes (choisit-paye-inange-et-en-v itcsse).Pouis laisser vaguer cl s'exprimer nos tendances, se concrétiser nos attirances qu'elles soient homosexuelles, hétérosexuelles ou biscxuelles.34 MAINMISE nars.MAINMISE 35 Un québécois qui joue de la Cythare Je m'appelle Claude Dionne.Je joue de la cithare, celle qui vient des Indes.Avant de décrire la cithare, laissez-moi parler de mon guru "SHAMBHU DAS" ce- lui qui, comme la plupart des.grands musiciens classiques commença son entraînement de formation par la musique vocale lorsqu'il étaidrès jeune.Après avoir étudié la voix, la cithare et les tablas pendant 5 ans, Shambhu quitta son lieu de naissance Bénarès vers Bombay où il rencontra et devint un disciple du grand Pandit Ravi Shankar en 1959.Depuis ce temps, la dévotion de Shambhu envers son maître lui a vaju une très étroite intimité avec son guru, qui, par sa confiance dans la cithare, a donné l'opportunité à mon guru Ohambhu d'enseigner au Beatle George Harisson, Depuis, Shambhu a donné plusieurs récitals aux Indes et à l'étranger -sauf la Chine et la Russie.Il fut emmené aux Amériques par Ravi Shankar pour enseigner la musique classique Indienne par des démonstrations en lecture et par des concerts publics.Arrivé à Toronto, Canada en Septembre 1970 comme lecteur en visite à l'Université York où il enseigne encore actuellement, il a formé son école au nom de "SANGEET SCHOOL OF INDIA".Il donne des concerts partout dans l'Amérique, soit à New-York, .le lendemain à Winnipeg, Toronto.Une fois par année au Québec, à Val Morin, il vient au Sivananda Yoga Ashram sur la 8ième Avenue vers le mois de Juillet ou Août.Pour moi, Shambu est un être bien simple.Il n'est pas comme certains artistes qui s'enflent la tête.C'est un être qui offre à Dieu sa musique avant déjouer, enfin, toute une discipline orientale que j'ai dû apprendre et qui m'a d'ailleurs été très utile.Cela fait 3 ans que j'en joue mais 2 ans que je suis les cours.Je truvais les cours difficiles au début, non pas à cause de mon anglais mais à cause qu'il fallait saisir et écouter vite car cette musique est différente de A à Z et c'est là qu'un moment donné la discipline dont je parle m'a aidé.J'en suis donc à 5 heures de pratique par jour au moins.Shambu pratique 10 heures par jour.Ravi Shankar Je ne pourrai pas parler beaucoup de Ravi Shankar car le Mainmise au complet y passerait et encore.Cela fait 4 fois que je rencontre Ravi Shankar.C'est un être plus petit qu'on le pense.J'ai 5 pieds 8 pouces de hauteur et il niç'vient aux épaules.Il a des jambes très minces.Il pratique au moins 18 heurs par jour.Rares ceux qui peuvent lui parler car il est excessivement occupé étant pris par la musique 11 me fait penser à un vrai die- 9HËMMÉÉË! JEêSëê 4 WÊÊÊt ^^jJJfJ M ' %¦¦ _______,.t\ mm sic/ ¦ v 38 MAINMISE tionnaire car rien ne lui échappe sur la musique orien-lale, il saura répondre à n'importe quelle question.Sa rrtusique est tellement perfectionnée qu'il peut avoir le pouvoir de faire pleurer une audience au complet par sa musique.La dernière fois que moi et ma femme (Francine) sommes allés à l'Université York, Ravi Shankar devait donner un cours sur l'appréciation de la musique orientale, ceci nous avait tellement émotionné que celui-ci n'avait même pas à réclamer le silence! Le soir même du concert à l'auditorium, nous fûmes invités à un party oriental chez des amis à Shambhu où Ravi Shankar y était ainsi qu'Alla Rakha, le joueur de Tabla.Nous avons eu la chance de les connaître plus intimement.C'est là que je lui ai dit: "Maître, j'aimerais tellement ê-tre célèbre comme vous l'êtes un jour." Et il n'était pas content de cela en me disant que c'était mal de penser ainsi car, tout ce qu'on fait dans la vie, il faut toujours l'attribuer au très Haut et non à soi-même.Je débute maintenant dans le show-business tout en me cherchant gn bon gérant où on pourrait aller très loin si Dieu le veut (J'entend sur la guitare car j'en joue également, sur musique populaire, ainsi que concert oriental) et cette philosophie m'aide énormément.son est grave tout comme la voix de l'homme.Au tout début, il y a quelques années, j'entendais parler de Michel, demeurant chez ses parents à L'Epiphanie.Michel était macrobiotique (forme d'alimentation sous contrôle YANG et YIN et qui sert à équilibrer notre système) et moi je le suis devenu.Auparavant, j'étais végétarien.Je décidai de m'arranger pour le rejoindre coûte que coûte.Lorsqu'il vint me voir la première fois à St-Paul L'Ermite où je demeurais, nous devînmes de grands amis et nous n'avons jamais cessé de faire de la musique orientale.Jusqu'aujourd'hui, j'ai appris l'anglais (english), l'espagnol (espanol), l'italien (italiano), l'espéranto, le russe, le portugais, lejaponnais, le Hindi.George Harrisson Lui aussi a passé cette discipline.Shambu et Ravi Shankar faisaient fi de sa renommée.Ils l'ont traité comme une personne normale comme les autres et George l'a apprécié.Tant qu'à Shambhu, il lui a montré de la cithare dans le Kashmire (Nord-Ouest des Indes) pendant 3 mois intensivement tous les jours.Aujourd'hui, Cieorge n'est pas le même.11 sait aider quelqu'un quand celui-ci en vaut la peine et s'il le mérite.Il offre sa musique et il demande la paix dans le monde, j'aime bien George il est sympathique, accueillant, ouvert quoi! mais très occupé.Je ne veux plus rien dire sur lui au cas où il en serait mécontent car toute vie personnelle doit être respectée car tous ces artistes-là en ont assez d'être traités comme des Dieux.Tant qu'à Michel Papineau, mon joueur de Tabla, explique que les tablas sont comme Yang et Yin, je m'explique: il y a un petit tabla qui est lourd et donne un son clair et fait penser à la femme; l'autre tabla est large mais léger et son Voici comment une cithare est faite.Un ou 2 gourds (boules) la composent, faits de genres de citrouilles séchées.Le manche en bois de tec (bois très rare).La cithare toute sculptée en relief en forme de branches fleuriers puis partout décorée d'ivoire.On peut trouver des cithares à 7, 17, 18, 19 ou 20 cordes.La mienne en a 20.Vous pouvez trouver des cithares.Téléphonez à 589-4089 concernant ceux qui veulent suivre des cours de cithare et savoir où acheter une cithare ou bien téléphonez à Mainmise au numéro 843-4792 demandez Georges car tous ceux qui veulent suivre des cours sont bienvenus, c'est $10.de l'heure.Les clefs sont sculptées en forme de fleur de Lotus.Il y a 2 rangées de cordes.Sur le dessus, les cordes supérieures au nombre de 7 et les cordes sym-pathétiques au nombre de 10,11,12 ou 13.On a des "-beeds" pour l'ajustement.La mienne en a 4.Vous avez également des "frets" en forme de pont qui se déplacent.Lorsqu'une corde sympathétique se casse, on doit utiliser une mini-pince pour les passer en dessous du premier pont d'ivoire après y avoir fait un noeud, puis en dessous de chaque fret en faisant attention à ce que la corde ne se mêle pas aux autres.Puis la rentrer dans le trou correspondant dans le milieu du manche.Puis là, après avoir enlevé la clef on prend un feutre nettoyeur à pipe, faisant un crochet et l'insérant par le trou de la clef pour aller chercher la corde.Puis on attache la corde à la clef; et voilà tout le travail pour une corde.Mais ne vous en faites pas car cela s'apprend bien vite et bien facilement.Voici un exemple de la gamme: PDNSRGMPDNSRG et dans l'échelle "BHAIRAV THAT" PDNSRGMPDNSRG.N'oublie/ pas que la corde peut s'étirer jusqu'à 4 notes et cela devient une pratique de base, ce qu'on appelle des "MEEND".' Au revoir à bientôt."Que la paix soit avec toi' MAINMISE 39 (de la^ter-r-e.T'ri^njulaiire du j^beK) f CD ê f o è o è o LE PHILTRE ORANGE est un kaléidoscope dont la variation des formes et des couleurs repose sur l'existence d'une centaine de textes poétiques et prosaïques qui tournent autour du thème de l'orange, couleur du "fruit de la lumière" selon l'expression consacrée de l'illustre poète Guillaume Apollinaire.Par le biais d'un jeu de mots pour le moins symbolique, le processus de l'intuition, toujours lié à l'I-MAGÈ-IN-ERE (ou l'ère des mages de l'Imagination), m'a amené à intervertir l'ordre des morphèmes OR et ANGE composant ce mot que je privilégie puisqu'il me fascine intensément.C'est ainsi qu'à partir de l'orange (OR-ANGE), nous obtenons l'ANGE (d') OR.l'univers) conviant la femme et l'homme de LA TERRE TRIANGULAIRE DU KEBEK à une joie originelle où le sacré renouvelé se marie à la réalité quotidienne et ter-, restre.Même si le symbole de l'ANGE D'OR s'apparente à celui de l'ÀGE D'OR, je ne tombe pas dans le piège totalitaire et inconscient du retour au paradis perdu.À chacun d'assurer son paradis intérieur, à chacun de dépasser sa souffrance, à chacun de croire à cette joie originelle et sacrée.Ainsi, la souffrance assumée devient le salaire du paradis reconquis de tout individu.Ainsi, les amants bleus ont les yeux bleus des oranges bleues des oiseaux bleus.Fait curieux et source d'étonnement, ce fruit terrestre, par la beauté qu'il suggère (l'approche intermittente de la sensation de l'Immortalité) et par ce présent jeu de mots, valorise l'entreprise enivrante (cos-miquement parlant) de la conquête intérieure de cet ANGE D'OR qui nous habite et que nous habitons.À cause de-divers facteurs sociaux, économiques, politiques et idéologiques (la famille, le clergé.) l'ANGE D'OR est pour moi, dans une perspective douce et fulgurante à la fois, une possible trajectoire à explorer (tous nos sens s'unissant au REGARD magnétique de O 0 Comme le thème de l'orange est relié à celui des galaxies, le thème de l'ange est relié à celui de l'oiseau; par le fait même, le CERCLE, auquel aspirent l'ange et l'oiseau signifie cette approche intermittente de la sensation de l'Immortalité.De la même façon l'ANGE D'OR et sa cohorte d'ANGES DE TERRE, D'EAU ET D'AIR de la TERRE TRIANGULAIRE DU KEBEK trouvent leur point de jonction dans le TRIANGLE, symbole divin de l'unité des forces universelles.À ces derniers symboles s'en ajoutent d'autres qui font du PHILTRE ORANGE une tentative d'enfantement global de l'inconscient collectif québécois.0 O Et l'ange d'or apparut dans les hommes Terre, eau, air, feu entrez en nous car voici venu le temps de l'ange du soleil.A Entre le soleil et la terre, l'eau et l'air.§ 40 £i Entre l'eau et le soleil cj~ un pas, le saut de l'air.- | Entre l'air et la terre & Q un pas, le saut de l'eau.^ MAINMISE dations cllïires-obscures qlfand un homme o la' taille surhumaine m'apparut.Sa main droite empoignait une forme ronde semblable à un trois-cuart' Me soleil.^^^^^"*,p""" —~m^**^~" ^*m*^* ""^^^ll—-> De cet objet insolite, jaillit sous'1 'la forme de faisceaux lumineux une énergie si inattendue 'ou•'elle me propulsa du coup contre ]e sol avec une force irrésistible.J'eus tout juste le temps d'approprier à la surfa-' Grèce.Je me1 glissait sous "ce bleue de ses pupilles, l'Ether-nité du ciel de Fsouviens qu'une barbe forte et longue aujourd'hui Fses fermes joues comme le fleuve dans la mer.Des pétillements solaires envahirent mon îorps quand le chaos de cette vision s'anéantit de lui-même.Ma main (gauche se crispa à l'herbe verte humectée de la premiere rosée du matin.Je me levai, je fis volte-face et je me dirigeai vers un brouil-jlard très opaque où je distinguai une vache à la peau couverte de lacs Inoirs et blancs qui broutait quelques pissenlits éphémères.Tous'les membres de mon corps se baignèrent su sein de vapeurs solaires quand mes doigts s'ouvrirent tout grand à l'Infini.Le soleil atteignit son zénith en un temps deux mouvements circulaires.Tous mes sens appartenaient à le musicalité de l'astre de vie i mefs oreilles,mes yeux, mes narines, ma bouche, la surface de ma peau communiaient simultanément à ur.sentiment étrange comme à la naissance d'un sixième sens.Du bout de mes sveltes bras tendus corn-, ^me deux filets de soie, mes doigts dessinèrent une coupo-^ le en forme de coeur.i n im Soudain, du soleil giclèrent quel-, ^ques gouttes d'airain qui se déposèrent au creux des moites paumes de mes mains.Dans mon état, d'éveil une voix comme une douce animali-> té reconquise me dit: Va vers lei hommes et porte "le philtre d*orange•"• "Oyez! Oyez!" L'humanité future ressemble à un arbre sous un soleil blanc envahi d'étranges ourang-outans décortiquant pieusement les fruits frais de l'or-ange-raie Entre le rouge et le jaune entre Prométhée et nos Saints apparaît une nouvelle forme apparaît une nouvelle couleur orange Au cours du prochain numéro de MAINMISE, l'ex- /K w pliquerai d'une façon très détaillée "l'alchimie du ^ ; verbe" relative au PHILTRE ORANGE et ma concep- (P) A tion personnelle de '('UNIVERSEL QUEBECOIS".De ^1 ^ plus, tout en étalant d'autres textes "kaléidoscopi- UN O ques", je dirai pourquoi LE PHILTRE ORANGE est un ê O VISA-VISIONS pour les ANGES (universellement se- Q xués) de la TERRE TRIANGULAIRE DU KEBEK.En attendant, je tiens à remercier l'équipe de MAINMISE qui m'a offert ces quelques colombes ainsi que Carole ÇfJ Terrault qui a accepté d'orchestrer de sa plume magi- q que ces quelques parcelles de mes visions.A MAINMISE Terre-Soleil TERRE-QUEBEC terre triangulaire terre blanche triangle d'eau, d'air et de feu.Trois anges terre à terre marchant sur les eaux du Saint-Laurent par delà l'éclipsé des plus brillantes couleurs de la nef du soleil."Le soleil est leur berger, rien ne saurait les dér-anger.Les fous du soleil ne sont pas plus fous que le soleil est fou d'amour de l'univers." \ Et le triangle terre à terre de la TERRE-QUEBEC respire enfin l'air libre des anges du soleil."Terre! terre!" crièrent deux anges et le troisième d'ajouter dans un tintamarre de trompettes dorées "TERRE-SOLEIL.TERRE.TERRE-SOLEIL!" L'étrange animal qui chante dans le soleil Un oiseau picore le soleil! c'est un homme! Entre l'arc-en-ciel et l'eau tendre ses longs bras effilés coulent sur l'air comme de la soie ensoleilleuse; ce sont ses ailes L'ossature de son thorax l'élan de ses hanches la finesse de ses cuisses sont les signes de l'être volatile Ses jambes d'acier tirent des orteils d'or c'est un homme! C'est un oiseau! C'est un animal bien étrange que cet être ressurgi du sein de milles galaxies d'or où le soleil de nos esprits ™° C'est un homme! C'est un oiseau! Cher Mainmise, en ce début de décembre je suis de retour dans ma ville natale (Shawinigan).J'ai été chez un ami abonné à MM pour voir où vous en étiez (no.27, .28, 29).Vous êtes en pleine mutation! Nos vaisseaux stellai-res sont la même orbite d'attente.Pendant ces quatre mois dans l'Ouest américain (aussi deux semaines à Vancouver) j'ai écrit des "manuscrits des longs vols transplutoniens".Je vous en envoie quelques fragments pour vous prouver à quel point le trace de notre mission spatio-temporelle se croise et recroise.J'attends vos commentaires et votre avis sur la possibilité de publier quelques extraits de ces "manuscrits" dans MM.J'espère pouvoir un jour vous rencontrer.André Giard manuscrits des longs vols transplutoniens Il y a Quasar, Pulsar et Etermité.Ce sont tous des descendants de Mardouk, Thoth, Dieu Barbu, Eve, Madame Z et Monsieur A.Au commencement est l'absence et les champs de sexe sans issue.Au commencement est le Verbe.Et le Verbe est le gardien à la porte des champs.Quasar est le premier à s'avancer.Le Verbe: "Qui a-t-il de noir et qui produit des vagues mais pas de cadavre?" Quasar: "Une tentative de suicide".La porte s'ouvre.Quasar avance de quelques pas et il voit une fleur, il tend la main pour la cueillir, c'est un escalier, il monte alors il monte, il descend alors il descend.Premier palier, la chambre aux miroirs, elle se nomme Reine et il la traverse, c'est comme planter une flèche avec une seule main dans le ventre d'un flamant rose, le plop est le même, elle saigne, son corps est un atoll saignant, sa couronne tombe sur le plancher de plumes, son jardin est dévasté par la puissance du Verbe.Quasar se dresse comme sur le cheval le plus haut et de la coquille d'oeuf d'où il libère Reine, il retire un oeuf.Il y a Pulsar, Eternité et l'Autre.Ce sont tous des descendants de Quetzacoalt, Horus, Thor, Babelquesche, Madame Z, Monsieur Babylone et Quasar, sar.Au commencement est la chambre aux miroirs.Au commencement est l'Infini.Et l'Infini est le gardien à la porte de la chambre.Pulsar est le premier à s'avancer.L'Infini: "S'il t'était donné de choisir entre la moitié de l'éternité et la moitié de l'infini, quelle serait ta réponse?" Pulsar: "Le quart de l'éternité pour visiter le quart de l'infini".La porte s'ouvre.Pulsar marche quelque peu et il entend une fleur, il avance l'oreille pour écouter mais il se penche beaucoup trop et tombe dedans, c'est un puits et quand il touche le fond c'est de la lumière.Premier palier, la flamme de la lanterne originelle, elle se nomme Faute et il la couche au pied d'un arbre, c'est un pommier.Pulsar plante ses ongles dans la peun de Faute comme pour peler une pomme, c'est le même déchirement, le jus coule, creusant des sillons invisibles dans le ciel de l'Infini.Pulsar se dresse comme un pilote d'essai atteignant la vitesse de la lumière puis de la pomme cueillie à même les branches de Faute, il croque le sauveur du monde.Il y a Eternité, l'Autre et Lui.Ce sont tous des descendants de R.D.Bayou, Eve Energumène, Madame Babylone, Seth, Babel 999, Uxmal 55 et Khéops Erogène.Au commencement est l'aube et les pyramides de la lumière.Au commencement est l'Oméga.Et I Oméga est le gardien des pyramides de la lumière Eternité ne bouge pas, l'Autre et Lui non plus.L'Oméga leur montre une cité enfouie au centre de la planète et des milliers de squelettes sous des cloches de verre.Eternité est sans mouvement, il a le temps.L'Autre et Lui non plus, ce n'est pas l'heure.Un grand cri ouvre le ciel comme le zipper de la déesse Magie.Des équations dans un langage mathématique s'a-dressant directement au cerveau sans l'intermédiaire des sens, hantent le dedans des itinérants maintenant ultraviolets.Eternité regarde le ciel, avel le temps qu'il a inclus dans son organigramme, ce n'est pas la peine de broncher, il contacte Babelquesche, le programmeur-gourou du computer Babel 999 et lê docteur R.D.Bayou qui a établi les informations essentielles intérieures de l'Homme sous lé nom de Khéops Erogène, la pyramide idéale et du dedans.Tout ce qui compte maintenant, c'est d'isoler Quasar et Pulsar à la maison des anges.46 MAINMISE LA MAISON DES ANGES.Ce qui frappe en entrant c'est le cadre gigantesque qui contient un portrait du docteur Oméga peint par le patient le plus atteint de la maladie des anges ou mal d'Icare, qui consiste à un désir irrésistible de voler, prendre son vol pour le soleil.L'architecture de la maison conçue par le docteur Oméga selon ses principes, a pour base de travail, l'oeuf et le dôme géodésique.C'est un immense livre de codes et d'énigmes que bien peu de personne dite normale, osent lire.Un des rayons de cette bibliothèque luciférienne contient un ouvrage qui devenu intelligible place le sujet au pied de l'arc-en-ciel où il est foudroyé par la lumière, son corps devient une vibration dans l'énergie cosmique et ce n'est plus la même main qui tient le fanal."De la toile d'araignée, de l'arc-en-ciel et des énigmes de la sphère", cet ouvrage infernal, a été pensé par le docteur R.D.Bayou, disciple du docteur Oméga, son seul représentant visible sur cette planète.R.D.Bayou vous approche sur la rue, il vous montre un collier fait de coquillages et de spirales des mers aujourd'hui disparus de l'ère préhimagi-naire, ne vous collez jamais l'oreille sur une de ces sangsues de la Mort, un patient atteint du mal d'Icare, avant de perdre toute lucidité, a noté ces lignes dans son journal intime: "c'est un homme grand, chevelu et barbu, n'a pas d'âge, il m'a présenté un coquillage et m'a dit" écoute, tu entendras la mer d'avant la gravité quand les hommes exempts de la Faute, volaient", j'ai volu savoir, alors j'ai écouté.Je n'ai rien entendu que Iç silence pour un instant éternel puis j'ai senti des ailes remplacer mes bras et j'ai'vu le ciel bleu, le soleil et je suis monté vers lui".Là s'arrête la narration compréhensible, après il y a des signes et des desssins, un de ceux-ci représente ce qui semble être une rivière souterraine où un corps est porté par les eaux de l'intérieur vers un endroit où se déroule une cérémonie funéraire.C'est tout ce que les archéologues en mal d'Icare ont été capables d'interpréter des écrits de cet homme approché par Lucifer en personne, soit R.D.Bayou.La maison des anges est un immense film cyclique où les couloirs sont autant de salles d'attente pour l'enfer des patients.Un film intitulé "à perte de vue l'infinr nous montre un arbre en train de po_urrir d'où naissent des lézards volants que des femmes nues attrapent pour se masturber, par l'avant, par l'arrière.C'est un dépotoir céleste où des semblants d'êtres humains et des déchets de tous les empires s'accouplent et se reproduisent sous la lumière d'une pleine lune perpétuelle.Des pressions ont été faites par les gens sains de la population pour que ce tas d'ordures retourne sur la tablette de l'oubli d'où il n'aurait jamais dû être tiré.La maison des anges est un cycle qui entraîne le patient devant les miroirs où il est à même de se connaître, de se re-connaître.La fuite dans le labyrinthe ne sert à rien, le docteur Bayou possède tous les fils d'Ariane.Un jour une jeune beauté se présente au parloir, R.D.en prophète qu'il est, l'introduit dans la chambre de la lune des fraises, elle voit le grabat et le comanche mystique, le visage peint pour la guerre cosmique, ce n'est pas encore l'heure et elle le sait, elle s'avance vers lui, il est nu.Dans les couleurs des fraises écrasées et vidées de leur cosmos, ils font lamour.Sous la lampe aux bulles, le docteur expose son cerveau.C'est simple.Il prend un livre très ancien et très rare, il l'ouvre, il contient deux ailes abandonnées au dépotoir par un vieil albatros en peine de coeur, ses bras tombent comme des fruits murs, et ces ailes les remplacent, à la lune du miel sauvage, le docteur s'envole vers le soleil.Trois jours après, Roi Benjamin revenant de plaines venteuses au pied du palais, "regarde Ernest, les champignons étranges qui ont poussé sur mon cerf-volant pendant son vol ce matin" "Sa majesté, on dirait des têtes d'ange".Magellan-cité, sous la loi martiale.Des patrouilles par toutes les rues.Les ghettos particulièrement sont sous surveillance militaire.Sous un beau ciel d'automne, par une belle nuit d'automne.Une-deux, une-deux, un peu de nerf là-dedans, vous n'êtes pas ici en touriste, allez, une-deux, une-deux.Kyp Quartier résidentiel, partie de la ville où les personnages importants de la vie publique et secrète, habitent.Ici la garde est plus sévère que partout ailleurs dans la cité.Les soldats tirent à vue sur tout suspect.Une dizaine de planeurs bien manoeuvres atterrissent en silence sur le terrain de football du gigantesque stade aménagé pour les enfants du quartier.Deux rédempteurs maudits par planeur, un commando suicide, il n'y a aucune chance de salut.Ils avancent.L'attaque a été répétée plusieurs fois au camp d'entrainement et est très au point.Comme une image claire et nette, au foyer, dans le viseur de la caméra.Bataillon pourpre, feu à volonté.Bataillon bleu, ouvrez le feu.^ Les soldats entrent comme dans un ralenti du processus de l'automne.Leurs uniformes tombent comme des feuilles, pièce par pièce.Sous les tentes, tous les soldats font leur valise.' Mettre mon linge dans la valise, fermer la valise.Je marche vers l'arbre le plus près du camp, la nuit est comme une gardienne dans le portique vérifiant si mon nom est sur la liste.Je marche dans la neige, c'est l'hiver, je vois mes pas devant moi comme si j'étais en retard sur le temps présent.Je suis près de l'arbre, j'installe la corde, je monte sur la valise, passe mon cou dans le noeud coulant.Clac, je pousse la valise au loin avec mes pieds.Je balance dans le vide.La valise s'ouvre et les arbres poussent aux branches pleines de pendus.Je ferme la valise, je ferme les yeux.Mes mains sont des oiseaux qui volent vers la branche pour décrocher la corde.Je monte sur la valise.Clac.L'essaim de planeurs atterrit sur le terrain vague aux limites de la capitale.• Les installations militaires.Les tours de garde.Le miradors.Clic.Les bâtiments chambranlent sur leur socle comme des statues soumises.MAINMISE 47 / J'ouvre la valise, les soldats utilisent l'escalier.Je ferme la valise.Ils marchent nus dans la neige cherchant des arbres pour se pendre.J'entends une musique.Les projecteurs éclairent des oiseaux bleus dans le silence de la nuit.Le bataillon mauve des rédempteurs maudits atterrit sur le terrain vague du début de la cité.Râ est au commande.Bataillon, feu à volonté.L'académie des forces armées flotte lentement dans les airs comme un vaisseau damné.Cette p°-tle de la cité militaire a été atteinte par le tir étrange du bataillon scolaire de Râ.Les officiers se ruent aux chaloupés de sauvetage, les simples cadets s'emparent des bouées.Ainsi ils sont à la merci des rédempteurs cosmiques.Spirales tournoient dans le ciel jauni par tous ces éclairs de chaleur pendant que les soldats au sol tentent de lier l'académie aux piliers de la planète.Dans le galion solaire, Sainte Coquerelle observe avec attention le mouvementdes troupes et le déroulement du combat.Prête à ordonner un envol immédiat de planeurs supplémentaires pour renforcer les rangs des commandos sauvages.Le commandant Kohoutek entre sous la tente de la garnison touchée par les rafales de l'ennemi.Que se passe-t-il ici?Pourquoi êtes-vous tous tout nu?Quelle est cette nouvelle farce?Répondez-moi! Où allez-vous dans la neige avec ces valises?Je marche vers la rivière où est situé le bel érable.Vents poussent la neige dans toutes les directions.J'entends une musique.Je suis rendu.J'installe mon bout de corde, je monte sur la valise.processus un-deux, un-deux.quartier dans le portique.marche dans l'acide.je vols le salut.revolver une-deux feu dans la nuit.vous êtes atterris sur l'oeil.début de la cité de l'automne.personnages comme des feuilles.dizaine de planeurs font leur valise.aucune chance de rédemption.neige d'une caméra.pourpre, feu bleu, ouvrez les projecteurs.soldats entrent comme rédempteurs vagues.valise comme un vaisseau marche vers l'arbre.la nuit teinte par le tir.liste solaire de Râ.mes pas dans la chaloupe.l'arbre ferme la valise.dans la neige cherchant mes pieds.branches pleines de bleu.les miradors solaires éclipsent les planeurs.spirales de la corde.vents cosmiques tournoient comme dedans.rafales ferment.j'ouvre.la valise.Port Moresby.l'Ooseau du Paradis, hôtel des sept couleurs.Jaune.L'itinérant apprend à se servir de l'énergie du soleil.Eve Quasar approche du grand prêtre et le fixe dans les yeux, il voit la puissance illuminée les pupilles.Elle lui transmet des images d'une vie antérieure.Elle habite une ferme à une autre époque, dans les champs elle rencontre le flûtiste qui a des cheveux d'ange et de saule pleureur, elle prend les oeufs des oiseaux nichés dans ces entremêlements d'infini.Le oeufs cachent l'aube d'or.L'or n'est pas cette matière qui brille après minuit mais un prélude à l'immortalité et aux yeux remplis de transcendance.Rouge.L'itinérant apprend à se servir de l'énergie de son sang.Eve Kohoutek joint son poignet tranché au poingnet tranché du grand prêtre.Scène d'un film d'explorateur, narration tirée de son journal de bord.Le village.Les huttes décorées comme pour une cérémonie pour apaiser les dieux.J'ai engagé quelques porteurs parmi les hommes valides disponibles.Le sorcier nous a préparé une médecine pour chasser les mauvais esprits, les mauvaises lunes.Nous avons marché jusqu'au cratère.Eve et moi sommes descendus jusqu'au fond, les échelles de corde nouées au sommet.Nous avons atteint le centre exactement d'après nos calculs et la position des étoiles au-dessus de nous.Là nous avons taillé nos poignets et les avons joints.Après les minutes d'attente requises, son coeur a battu dans ma poitrine et le mien dans la sienne.J'ai vu avec ses yeux.Maintenant je sais la chance que j'ai d'avoir habité un autre corps, une autre dimension, un monde parallèle.Vert.L'itinérant apprend à se servir du pouvoir de la végétation magique.Eve incroyable s'approche du grand prêtre avec un bleut cueilli dans les champs de la vallée, elle le met dans sa bouche et embrasse l'officiant.Avec sa langue, elle pousse le fruit à l'intérieur de la boucrts du livre ouvert.Plaines venteuses au pied d'un palais royal.Le troisième astronaute ouvre le sas de décompression et descend les échelons pour poser le pied sur ce sol nouveau.Les papillons l'entourent pour le dépouiller de son scaphandre de plumes comme un arbre à l'automne et ils lui attribuent des ailes de couleur verte signifiant par ce geste qu'il mérite l'espace.Maintenant un ange, il sent le soleil au-dessus et il vole vers lui.Toujours plus haut, le poids de son ancien corps qui n'est plus qu'un cadavre, prisonnier de la carcasse rouillée d'un vaisseau spatial, écrasé sur une planète à l'aube et ce vaisseau est le fantôme de la chenille qu'il était avant de porter le masque d'or et les ailes de l'espace intérieur.Bleu.Eve Nagasaki.Pourpre.Eve'Oméga.Mauve.Eve Saint-Esprit.Ultraviolet.Eve Nagasaki rampe comme un lézard dans la main du grand prêtre.Le labyrinthe est une série d'énigmes que l'itinérant pourpre a à résocidre.Le dragon est une absence de lumière que l'itinérant a à éclaircir.Eve Oméga portée par un cerf-volant atterrit au camp d'entraînement des rédempteurs maudits qui sont tous des astronautes de l'intérieur ultraviolet et des itinérants de la septième couleur.Eve Saint-Esprit est l'oiseau du paradis survolant la planète aux illusions qu'elle retourne au néant avec sa sarbacane.- Le grand prêtre réunit tous les élèves autour de lui et il est décidé de former une expédition pour s'enfoncer dans les jungles de l'intérieur de l'île pour continuer l'initiation.Un message des rédempteurs maudits leur annonçait des mouvements irréguliers de la huitième garnison et des patrouilles aériennes de plus en plus fréquentes au-dessus de nie.Plus tard, après les fortes pluies de la saison il y eut l'arc-en-ciel à sept voies et trois cerf-volants se perdant dans les couleurs primaires comme des gouttes d'éveil dans l'océan de l'Infini.SUPERSTAR.L'idée de Superstar est une idée de Ville — Superstar fait vendre des autos, Superstar t'emmène chez elle pour te montrer son bel appartement — te montrer ses beaux dessous qui cachent à peine la chair brunie par le soleil vol à la nature — Je t'en prie, vends tes meubles, quitte ton loyer, dékrisse ailleurs — ailleurs il y a les dieux et les déesses — les dieux vivent près d'une rivière, avec le vent, avec les fleurs — les oiseaux — les dieux sont des hommes qui ont appris à voler — les déesses sont des femmes qui ont appris à voler — vends tes plumes achetées au 5-10-15, elles sont fausses, apprends 48 MAINMISE la danse de l'oiseau à le regarder danser — regarde le ciel, les étoiles et non les plafonds ou la fumée d'usine — Quitte la Ville, Superstar et redeviens une déesse — une sainte —- Tous t'ont menti, tu as été achetée-vendue-achetée-revendue un nombre incroyable de fois — Quitte la Folie, retrouve ton corps et ton esprit, retrouve d'où ils viennent pour que tu saches où ils vont — Quitte l'état de fantôme — prends le vaisseau pour l'Etoile, quelqu'un t'y attendra, quelqu'un pour briser le miroir — ce n'est pas moi — j'ai dit ce que j'avais à dire et tu ne m'as pas cru — tu ne reconnaîtras plus ma voix mon odeur — je suis d'un autre monde maintenant, la porte est franchie et refermée — j'ai retrouvé l'état sauvage et l'éternité — je hurle parce que ça fait mal que d'autres nient la catastrophe — je t'écris pour t'avertir d'être vigilante, de veiller — J'espère que tu n'es pas trop pourrie pour comprendre le sens de ma lettre — Ecoute une dernière fois ma voix parlant au peu de vie qui reste en toi sors de la Ville, marche droit devant les yeux fermés jusqu'au moment où tu sentiras des ailes remplacer tes bras, des seins remplacer tes boules, une fleur remplacer ton cul — marche Superstar avant qu'il ne soit trop tard, tu dois à ton fils de te conserver en bonne santé physique et mentale — corps et âme — marche dans la nuit jusqu'à ce qu'il fasse jour, la lumière te dissoudra comme le feu brûle les ténèbres — à jamais inondé de chaleur tu entreras au Royaume — il y a le Roi qui prendra soin de toi — si tu veux que la vie vive, engage le combat dès maintenant — pour ma part je peux te dire que mes yeux ont été ouverts par une déesse — la déesse de la Tranquilité — que je suis un astronaute avant de devenir un ange puis un dieu — que j'aime — que je suis aimé — que la vie coule en moi sensuelle et noble — en un mot comme en mille — que je suis passé de l'état de damné à l'état d'élu — c'est ce que je te souhaite de toute l'énergie qu'il me reste.Amen.Alexandre Argon poète et illuminé Terre.Après un siècle, compte terrestre, de voyage, le système de propulsion du Starchopper, notre vaisseau, tombe en anne.•HES^ip^iW!-* > Plus tard dans le ruisseau Jupiter d'une planète d'Aldébaran, notre lieu de naufrage, avec sainte sangsue dans l'eau, nus.Je lui lave le dos, après lamour, lunivers.Siècles échoués, les champignons poussent sur la coque.Je les trempe dans la sangsue de Sainte, nous man- geons yeux.Une ruche.Les abeilles y coulent le miel mauve.Les soleils mauves dans les alvéoles où s'ouvre le ciel vert de ses Le vent du large, quand je parle du large je signifie l'absence totale de limites entre nous.Nous mauves.L'infini mauve à traverser.Siècles de lumière.Naufrage magenta.L'île et nos pas quand nous glissons dans la boue du ruisseau.Entraînés au centre du remou par nos excès.Le marches abandonnées du temple.Nous entrons à l'intérieur.Le grand prêtre a été torturé puis laissé pour mort.Je le détache.Sainte Sangsue s'appuie sur lui, sur son mal, de façon à le rendre à la Vie.Il boursouffle, écume, chuinte jusqu'au vent.Ses pieds pâlissent, son coeur se vide.L'essieu au centre du moyeu, le chariot branle, s'agite, est arbre d'automne.Les couleurs renaissent.Le cycle jaillit, la musique est là.Il vit II est bien.A sa hutte, il se nomme Matt Snapp, vient du Pérou avant que ça se nomme Pérou.Il grêle.Le grand prêtre recouvre le corps nu de Sainte Sangsue d'argile mauve.Je fume du hasch d'Aldébaran.Il attend que ça sèche.Une poff! Clac! Il attend que ça durcisse.Une poff! Clac! Avenue sombre.Endroit illimité.Je nage dans la broue et c'est l'océan.Une poff! Clac! Je vire avec la roue et c'est l'aurore boréale.Une poff! Clac! Sainte Sangsue sur le pont arrière du navire.Une poff! Clac! La citrouille est éclairée par le dedans.Un siècle déroule un boulevard.Dans cette lumière d'or un nain naît, grotesque mais magicien.Il marche sous le dôme craquelé d'où perle l'eau des quasars.A l'aube un oiseau chante avec cette voix.Le Temps: une brèche, introduire la jambe.Lumière rouge.Une cuillerée de miel.Les ruches ravagées par les spirales sauvages."Je ramasse les indices, dit Sainte Sangsue, le long de ma route, je les rends après coup mais ils sont là dans ma mémoire, allumant les points rouges sur la carte de l'invisible, Une plume de l'oiseau d'éternité, une goutte de sperme du nain illuminé, un quart d'once de hasch d'Aldébaran, une framboise de la Voie lactée, un enregistrement de rire d'enfant des ténèbres ".Noeuds verts." Je mouille les nuages, dit-elle, et mon grenier est plus haut que l'étoile qu'il abrite".Le grand prêtre y met le feu.C'est l'automne, tard dans le système d'Aldébaran.Saisons Manteaux d'apparence que je m'apprête à vêtir.A dévêtir les choses.Je suis en elles comme un cristal de néant pur filtrant la lumière d'or pour donner au monde, la vision du monde.Trucage de cinéaste en mal d'oeuvre et en manque de folle.§JBk, Sainte Sangsue flambe.Son corps comme un drapeau qu un général étrange refuse de rendre à l'ennemi.Je fume depuis des siècles, tellement que mon vaisseau est recouvert d'une gelée molle de mémoire oubliée.Je n'ai plus de nom et plus de corps J'appartiens au mouvement cosmique.Je veille.Fragment d'une fin du monde jadis.Gardien du déluge, je veille.Je veille à l'oreille car je connais la musique terminale.Sainte Sangsue n'est plus qu une momie mauve figée maintenant.Cent ans après, le grand prêtre avance vers ce moule d'immobilité.Clac! La forme fixe craque et des chaînes de cette prison séculaire, un corps nouveau émerge, omme le sauveur ressuscitant du tombeau avec ces yeux d'émeraude qui percent la croûte de la matière.La vie lui apparaît donc comme une coulée de jell-o.grouillant et prenant forme du récipient.L'énergie bouge et est corps d'homme ou de femme.Sainte Sangsue m'entraîne jusqu'aux montagnes mauves que nous escaladons.Seuls dans nos carcasses secouées, n'étant plus que vibrations, là où le dormeur et le somnambule sont stop/arrêt obligatoire.Nous verts.Par la puissance de ses émeraudes.Propulsion.Echoué dans le désert, mes guides à gauche et à droite, au centre Disparus.Ce vieux manuscrit devant les yeux, à relire les formules magiques.Avec la pyramide, dompter le silence.La chambre où est le sarcophage.Je nais, ma mère en orgasme.Je nais de contractions de son corps immortel, venant des étoiles comme de l'éternité, avec cette pluie qui contient la colombe d'après le déluge.Je suis le voyageur égaré, à la recherche du rayon de soleil tombé au pied de l'arc-en-ciel.Etre là quand la foudre frappe, mes énigmes tendent à me précipiter dans le courant qui y mène.Toute mon écriture est une toile d'araignée qui m'immobilise au pied de l'arc-en-ciel.MAINMISE 49 MAINMISE 53 Le 17 février 474, Grand Triangle Céleste.Le 17 février 1974, il se produira dans lé ciel une configuration de la plus haute importance, car notre humanité n'en a pas connu une autre absolument identique depuis des siècles et des siècles.En effet, trois planètes lourdes, Jupiter.Saturne et Uranus, formeront une formidable trigonocratie d'Air.Jupiter 27 degrés Verseau air-fixe Saturne 27 degrés Gémeaux air-mutable Uranus 27 degrés Balance air-cardinal.Précisément le 17 février, pour illuminer et renforcer ce brillant triangle d'or, le soleil entrera en conjonction avec son plus gros luminaire, Jupiter.On obtiendra les trigones bénéfiques suivants: Soleil-Saturne Jupiter Saturne Saturne-Uranus Uranus-Jupiter I ranus-Soleil Jupiter, Saturne et Iranus étant des planètes collectives, elles touchent toute l'humanité plutôt que l'individu.Jupiter est la planète de l'expansion et de la manifestation en tant que philosophie de la vie.Saturne et I rami s sont des planètes de perception et double planète du Verseau, la première touche le côté sagesse et détachement, l'autre le côté révolutionnaire qui amène toujours un changement.Nous assisterons donc à un extraordinaire feu de joie cosmique dont la comète Kohoutek n'était qu'un des signes avant-coureurs et une des manifestations.In événement d'une importance extrême pour l'humanité entière se produira et ça ne passera pas inaperçu même aux veux des profanes.Ce triangle cosmique n'est certainement pas l'effet du hasard mais la volonté d'une sagesse qui dépasse notre entendement.Cet événement réalisera une prophétie qui fut énoncée naguère en un langage céleste très clair et marque le début d'une ère nouvelle.Aussi pour les personnes dont l'esprit a su se detacher de la plate matérialité, ee grand triangle bénéfique les aidera à comprendre les derniers secrets de cette science ésotérique qui doit sortir à la lumière du jour au debut de l'ère du Verseau.le verse eau a^AJtSL.3.1 54 MAINMISE La Coop d'alimentation naturelle de la rue Villeneuve La cooperative d'aliments naturels a déménagé de la rue Marie-Anne au mois d'avril 1973.Avant avril 72, elle était rue Dululh.Avant l'ouverture, on a complètement réaménagé le local (planchers, murs, comptoirs, tablettes, installatiosn sanitaires) principalement à cause des exigences du service de santé de la Ville de Montréal, qui avait fermé le magasin de la rue Marie-Anne.la eoop a maintenant un permis officiel de la Ville.puisqu'il fallait en avoir un pour opérer.la coop, en gros, continue à fonctionner comme avant: deux personnes y travaillent à plein temps el reçoivent un salaire minimum pour subvenir à leurs besoins.Seuls les membres peuvent y l'aire des achats.Elle fonctionne avant, en ce sens que l'on s'y sert soi-même, on marque le prix de ce qu'on achète, on peut v travailler si l'on veut et surtout, l'atmosphère y est toujours aussi accueillante.très différente de celle d'un super-marché.Kite s'oriente cependant de plus en plus dans le sens de permettre aux gens de former des groupes d'achat pour se procurer de la nourriture à un minimum (presque le prix coûtant): ceci dans le but de permettre aux gens de s'organiser entre eux dans le quartier el d'acheter de la nourriture en gros, dans des boîles ou sacs telles que livrés à la coop el aussi de diminuer ['affluence au magasin (éviter que ça devienne une "grosse machine" incontrôlable) Voici comment tout cela fonctionne, plus précisément.-Les individus qui viennent travailler à la coop, un minimum de 4 heures par mois, ont à mettre en sacs la nourriture, remplir les barils qui se vident, faire la caisse, balayer, mettre les prix à jour.etc.et paient la nourriture 1 ()'"
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