Le Journal des enfants, 1 janvier 1914, juin
PRIX DE L'ABONNEMENT : - - .CANADA, 50 cts PAR ANNEE ETRANGER, $1.00 Pour toute correspondance, s'adresser au " Journal de» Enfant» " No 34, RUE GARNEAU, QUEBEC. AVIS L'abonnement peut commencer à toute époque de l'année.Il est payable « d'avance.» La direction doit être immédiatement prévenue de tout changement d'adresse, et, en le faisant, on doit indiquer clairement le nom du bureau de poste que l'on quitte.Ne pas envoyer de timbres-poste : le Gouvernement s'objecte à leur emploi comme mode de paiement.N.B.Les envols d'argent seront faits de préférence par bons et mandats de poste ou par chèque de banque.Si le chèque est fait payable à une banque des Etats-Unis, il faut ajouter 0.25 à la somme expédiée afin de couvrir les frais d'escompte.Nous conseillons fortement aux Institutrices de recueillir les abonnements et de les envoyer en mandats, ou bons de poste, ou lettre enregistrée.Toute correspondance doit être adressée, et tout chèque ou mandat doit être payable au "Journal de» Enfant*" 34, rue Garneau, P.Q.Avis très important î Si vous retournez le journal, veuillez donc vous servir de la même adresse que celle qui se trouve sur la bande de ce même journal, car nous n'avons pas les noms des institutrices, mais seulement le No de l'arrondissement, la paroisse et le comté. 1ère année JUIN 1914 INo 2! LE JOURNAL DES ENFANTS Adresse à Sa Sainteté Pie X Le Pape de la Communion fréquente Très Saint Père, Les petits abonnés du Journal des Enfants sont heureux de se servir de Porgane qui vient d'être fondé pour eux, afin de déposer aux pieds de Votre Sainteté l'hommage de leur infinie reconnaissance et de leur filial et religieux attachement.¦ Vous avez rappelé au monde en notre faveur le doux geste du S itiveur Jésus qui voulait qu'on laissât aller à Lui les petits enfants.Touchés de Votre tendre invitation, uous nous sommes rapprochés avec bonheur de Jésus au Saint Tabernacle.Il en est résulté, Très Saint Père, qu'en allant à Jésus, nous sommes aussi allés à Vous, car nous avons compris profondément que Vous ne Vous séparez pas l'un de l'autre.Daignez nous bénir, Tiès Saint Père, afin que Vos vœux pour nous soient réalisés et que nous puissions, avec la Communion quotidienne dans le cœur, « tout restaurer dans le Christ » autour de nous, quand nous serons devenus des hommes.Les Abonnés du "Journal des Enfants" 2 LE JOURNAL DES ENFANTS JUIN Mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus les saints du mois i.—S.Paniphile, Ste.Thècle.2.—S.Marcellin.3.—Ste Clothilde, reine.4.—s.François Caracciolo.5.-s.Alyre.6.—S.Norbert.7.—Très-Sainte Trinité.8.—S.Médard, évêque.9.—SS.Prime et Félicien, martyrs.10.—Ste Marguerite, reine.11.—Fête du « Corpus Christi ».12.—s.Jean de S.Facond.13.—S.Antoine de Padoue.14.—Solennité de la Fête-Dieu.15.—Ste Germaine Cousin, vierge.16.—s.François Régis, confesseur.17.—s.Avit, confesseur.18.—S.Moïse, martyr.19.—Sacré-Cœur de Jésus.20.—s.Sylvère, pape.21.—Solennité du Sacré-Cœur.22.—s.Paulin de Noie, évêque.23.—Ste Edeltrude.24.—Nativité de S.Jean-Baptiste.25.—S.Guillaume, abbé.26.—SS.Jean et Paul, martyrs.27.—S.Ladislas, roi.28.—s.Trénée.29.—SS.Pierre et Paul, apôtres.30.—Commémoration de S.Paul.Evangile (s.Marc.— s.Mathieu.—s.Luc.) 1 quelqu'un scandalise un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui suspendît au cou une meule de moulin et qu'on le précipitât dans les profondeurs de la mer.Craignez de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis, leurs anges contemplent la face de mon Père qui est dans les cieux.Le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu.Malheur au monde à cause de ses scandales ! Explication.—Jésus regarde les enfants comme d'autres Lui-même ; il habite en eux par la foi et la grâce.Dieu lui-même les estime et les honore, puisqu'il donne à chacun d'eux un ange spécial qui veille jalousement sur son âme ët sur son corps.Malheur à ceux qui ravissent aux enfants ce qu'ils ont de plus précieux : la foi et l'innocence.Le Sauveur maudit, en termes qui font frémir, l'homme, l'individu, la personne qui commet ce crime.Car ils font l'œuvre de Satan qui cherche à tuer les âmes et à les entraîner dans l'abîme.Resolution.— Rompre immédiatement toute relation d'amitié avec un compagnon qui attaque nos croyances, ou qui voudrait nous entraîner au mal. LE JOURNAL DES ENFANTS 3 REVUE DU MOIS peine installé comme chroniqueur officiel du Journal des Enfants, j'étais sur le point de donner ma démission, pour l'excellente raison que je n'avais que de mauvaises nouvelles à annoncer à mes lec.teurs, et j'estimais qu'il valait mieux me taire que de jouer un rôle aussi.décourageant.Mais, voilà qu'il m'arrive tout à coup toute une collection de faits consolants, qui dissipent comme par enchantement une grande partie de mes idées noires.Allons-y donc, gaiement ! Canada.— Le vénérable Archevêque de Québec, Mgr L.-N.Bégin, vient d'être élevé par Sa Sainteté Pie X à la dignité de cardinal.C'est un honneur qui rejaillit sur le pays tout entier.Si je n'en parle pas plus longuement, c'est que je sais qu'un de mes collaborateurs s'acquittera de ce pieux devoir.Autre bonne nouvelle: j'apprends avec le plus grand plaisir que, chaque jour, il arrive au bureau du Journal des Enfants une quantité énorme de lettres on ne peut plus encourageantes.Ici encore, je laisse à qui de droit l'agréable mission de donner des détails à ce sujet.* + Franck.— Dans plusieurs villes de France, on continue à se plaindre des hôpitaux dont on a chassé les religieuses, pour les remplacer par des infirmières laïques, et les malades surtout, les vieillards et les infirmes réclament à grands cris le retour des bonnes Sœurs.En certains de ces hôpitaux, ce retour est déjà chose faite.Tout le monde sait d'ailleurs que la plupart des ministres, sénateurs et députés libres-penseurs, quand ils sont sérieusement malades, se fout soigner par des religieuses.Ils ont grandement raison, mais ils ont aussi grandement tort, quand ils refusent le même avantage aux pauvres travailleurs.Il y a certainement bon nombre d'infirmières laïques très dévouées et très respectables.Mais celles-là sont chrétiennes, catholiques ou protes- tantes, et elles se garderont bien de tracasser ou de persécuter les malades qui prient et demandent à voir un prêtre de leur religion.J'en dirai autant des instituteurs et des institutrices officiels qui, dans la pauvre France enjuivée, acceptent l'ignoble mission de déchristianiser les malheureux enfants.Eu voilà qui font de la belle besogne ! A-t-ou jamais vu autant de crimes commis par des enfants de douze à vingt ans?Le Petit Journal de Paris publiait récemment à ce sujet une statistique terrifiante.Depuis 40 ans, le nombre des meurtres et délits a plus que triplé à Paris, bien qu'on ait augmenté de plus de 40 pour cent le nombre des agents de police.Le Soleil de Paris fait de justes et, en même temps, de très plaisantes remarques sur le récent voyage du roi et de la reine d'Angleterre en France.Voici en substance ce qu'il dit : L'Angleterre, sous le gouvernement monarchique, est puissante, riche et prospère.Pourquoi, ô pauvre France ! ne vous cherchez-vous pas un bon roi à la place des polichinelles malfaisants qui vous oppriment aujourd'hui?* * * Belgique.— Je pourrais dire ici: Suite du chapitre précédent, pour me conformer au vieux dicton: «Quand il pleut en France, il tombe des gouttes en Belgique».Il n'y a pas bien longtemps, le conseil municipal, en grande partie libre-penseur ou socialiste, de Ledeberg, près de Gand, après avoir chassé les religieuses de son hôpital, se vit forcé de les inviter respectueusement à revenir.Il y avait de quoi ! Avec les infirmières libres-penseuses, les dépenses étaient trois fois plus fortes, et les malades dix fois plus malheureux.Et voilà maintenant- qu'à Forest près de Bruxelles, un socialiste, le citoyen Boulanger, a fait au conseil municipal de la localité, une charge à foud-de-train contre l'hôpital laïcisé.Devant un public très nombreux, il est entré dans des détails qui font frémir.Je traduis textuellement: « Les malades sont mal soignés.A la cuisine, les légumes ne sont pas lavés, la viande est brûlée ou pas assez cuite; les tartines qui reviennent de la 4 LE JOURNAL DES ENFANTS salle des phtysiques ou des personnes atteintes de maladies dégoûtantes, sont retournées à la cuisine où on les utilise pour le repas suivant des malades.Tout est malpropre, et cela est tout naturel, car au lieu de se servir de l'eau pour laver les chambres on s'en sert pour baptiser le lait.Les malades et les infirmières meurent de faim.Suspendons donc la séance pour quelques minutes, et je vous con duirai dans une salle où grouille la vermine, où-tout est répugnant de saleté»., Il va sans dire que la proposition du citoyen Bou.langer ne fut pas acceptée.En attendant, pendant que les médecins, le directeur et les infirmières se chamaillent, les malheureux malades souffrent le martyre et demandent à grands cris le retour des religieuses.Le citoyen Boulanger annonce qu'il va publier un pamphlet où il donnera au public de plus amples détails.Cela vaudra la peine d'être lu ! Au plaisir de vous revoir ! Michel.PAGE DE CHEZ-NOUS L'ACTION JUIVE UV^SE^ Tl Ly a une centaine d'années, vers la IF KSËF^i 41 fin du règne de Napoléon ier, les \,\ pt^^^S^S juifs décidèrent de s'emparer de wKsÎliJKu 'a France.Persévérants et te-ftOI|g|i=Ç^!| naces, ils n'eurent pas recours à '•' '" ' " la violence, voulant arriver plus sûrement en allant plus lentement.En 1870, leur "roi", Rothchild 1er, qui régnait déjà mais ne gourvernait pas encore, fit les derniers préparatifs de son avènement.Il inspira au pauvre Napoléon 111 la triste idée de déclarer la guerre à la Prusse, et, plus tard, quand la France vaincue pouvait se relever encore, il fît verser de l'huile sur le feu par son coreligionnaire Gambetta.C'est ainsi que fut fondée la troisième République française.La République peut être une forme de gouvernement aussi bonne que la Royauté ou l'Empire, pourvu qu'elle soit entre les mains de vrais bons républicains, et non pas de farceurs et de tripoteurs comme la plupart de ceux qui, depuis une quarantaine d'années, préparent l'avènement du roi juif.Pour expliquer tout cela en détail, il faudrait un gros livre écrit par un savant, et non l'humble causerie d'un petit journaliste.Ce qui est certain, c'est que les maîtres actuels de la France, comme la plupart de ceux qui les ont précédés depuis la guerre, s'emblent s'être donné pour mission de la conduire à sa perte.Cela se comprend : ce ne sont plus des Français qui gouvernent en France, ce sont des Juifs.Ces derniers se sont emparés de tout : l'enseignement, la presse, la finance, l'industrie, le commerce, la flotte et l'armée.Ils ont fait tout en leur pouvoir pour créer une génération sans foi et sans vrai patriotisme.Quand la Prusse, qui attend, l'arme au pied, sans se presser, mais sûre de son affaire, voudra reculer encore un peu ses frontières et encaisser quelques milliards — un peu plus que la dernière fois, naturellement — Rothschild lui enverra un télégramme chiffré: «Venez sans crainte; tout est prêt.» Beaucoup de braves gens diront sans doute que je rêve, que je radote, et me demanderont ce que je pense de l'armée française, si bien aguerrie et disciplinée, depuis quelques années.Ce que j'en pense, le voici : L'armée française, à ce que m'écrivent des amis compétents, est admirable.Mais l'armée allemande, de son côté, n'a pas dormi sur ses lauriers.Et cette dernière, si la guerre venait à éclater, aurait pour elles trois grands avantages.Comme en 70, elle arriverait, sans nul doute, avec quelque nouvelle invention tenue absolument secrète, jusqu'au dernier moment.Grace à ses espions, plus nombreux que jamais, elle connaîtrait tous les se.cretsde l'adversaire.Les hommes politiques juifs, les industriels juifs, les marchands juifs, les cordonniers et les tailleurs juifs surtout, qui sont actuellement les maîtres en France, se garderaient bien de nuire en quoi que ce soit à la Prusse.En attendant, si Rothschild ne règne pas en France dans le sens officiel du mot, il y gouverne LE JOURNAL DES ENFANTS réellement et sa volouté y fait loi.Cela est triste, profondément regrettable, mais cela est.Je serais l'homme le plus heureux du monde, si quelqu'un pouvait me prouver que je me trompe, car je suis loin de souhaiter le malheur de la France.Tout en préparant l'entrée triomphale de Rothschild ier à Paris, les juifs continuent tout doucement la conquête du Canada, qui marchera plus vite que celle de la France.Ils y travaillent d'ailleurs depuis longtemps, mais ces dernières années surtout, ils ont fait des progrès considérables.A Montréal, Toronto, Ottawa, Québec et dans d'autres villes, leur influence se fait de plus en plus sentir, surtout en matière électorale.Ils n'ont pas encore, comme il y a deux ans à New-York, «supprimé» les arbres de Noël dans les écoles, mais cela viendra, quand les milliers de fils de Jacob, chassés de Russie ou d'ailleurs, et si bien accueillis en notre pays, auront ruiné un nombre suffisant de Canadiens.Barbegrise.HOMMAGE FILIAL Qu'il nous soit permis, au nom de tous nos lecteurs et lectrices, de présenter nos filiales et respectueuses félicitations à Son Eminence Mgr L.-N.Bégin, le second cardinal canadien et notre vénérable Archevêque, actuellement à Rome.Que S.E.daigne se faire, auprès du Souverain Pontife, l'interprète de notre vive reconnaissance, pour la haute distinction dont il a voulu honorer son mérite, et qu'elle agrée nos vœux pour un heureux retour au milieu de ses enfants dévoués.Nous avons eu l'honneur d'entrevoir Sou Eminence quelques heures avant son départ, et de lui souhaiter un bon voyage.Accablé d'innombrables occupations, entouré de monceaux de lettres auxquelles il devait répondre, ce bon Père a bien voulu consacrer malgré tout une de ses précieuses minutes à nous tracer de sa main deux lignes qui contiennent dans leur laconisme, tout ce que nous pouvons désirer, et que nous transcrivons avec joie pour nos lecteurs." Votre petit '¦'¦Journal des Enfants " fera du bien et mérite encouragement." L.-N.ARCHEVEQUE DE QUÉBEC.Nous demandons instamment à tous nos abonnés de se souvenir de notre vénérable Archevêque dans leurs prières de chaque jour.La Direction.NOS EXCUSES Nous demandons pardon à nos lecteurs et à nos lectrices de toutes les fautes que contenait notre premier numéro.Chacun sait qu'une publication à ses débuts rencontre toutes sortes de difficultés : elles n'ont point manqué à la nôtre.Mais nous avons pris nos mesures, pour que les erreurs ne se renouvellent pas, et nous espérons qu'à l'avenir, le Journal des Enfants pourra compter parmi les publications mensuelles les plus soignées.La Direction.QUELQUES APPRÉCIATIONS Les abonnements nous arrivent de tous côtés, surtout de la papt de Directeurs de Collèges et de Supérieures de Pensionnats.Voici quelques ex-trails de leurs bonnes lettres d'encouragement.Du Rév.Fr.Joseph, Directeur de l'Académie Commerciale et Agricole de St-Casimir, Portneuf : "C'est avec la plus grande joie que j'ai vu, enfin, sortir un Journal des Enfants.Une lacune, au Canada, va donc être comblée! Je vous souhaite plein succès.Pour ce qui me concerne, je vous promets de faire tout mou possible pour vous trouver des abonnements.Sûrement, à la distribution des prix, je donnerai plusieurs récompenses en ce sens ". 6 LE JOURNAL DES ENFANTS De l'Hon.Boucher de la Bruère, Surintendant du Département de l'Instruction publique, Québec: "Veuillez inscrire le Département de l'Instruction publique, Québec, pour deux abonnements au Journal des Enfants ".De M.E.Marquis, Inspecteur d'écoles, Québec : "Je vous félicite bien cordialement de l'idée.Je crois qu'il y a beaucoup de bien à faire avec une publication de ce genre.Elle va certainement combler une lacune.Je me ferai un plaisir de vous envoyer, dès que faire se pourra, un peu de copie ".Du Rév.Fr.Ernest, Directeur du Collège Commercial du S.-C , Ste-Anne de la Pérade : "Vous trouverez ci-inclus $1.00 pour deux abonnements à votre journal.Vous en aurez d'autres plus tard, si vous apportez quelques modifications à votre revue.Il me semble d'abord qu'elle n'a pas assez le caractère national ; ensuite elle n'est pas assez à la portée des enfants.Quel est l'élève du cours élémentaire ou même modèle qui va counaître Coppée, Pascal, Galilée, etc?.Ne serait-il pas préférable de leur parler, principalement au début, de Champlain, Dollard, Frontenac, Laval, Papineau, Cartier, etc?Pardonnez-moi la liberté de ces quelques remarques".Des Révdes Srs.de la Cong.Notre-Dame, Ecole Jeanne LeBer, Montréal : "Veuillez envoyer votre petit journal à l'adresse ci-haut.je souhaite que son apparition fasse tout le bien que nous en espérons".Une charmante fillette, Melle Maria Rodrigue, St-Samuel Station, nous écrit : Ci-joint 50 centins pour l'abonnement à votre charmant petit journal.J'espère être une de vos premières abonnées .J'espère aussi prendre part à votre concours.J'ai eu n ans, le 7 novembre dernier".Il y en a beaucoup d'autres, mais nous ne pou vons consacrer trop d'espace à chanter nos propres louanges et nous sommes forcés de nous restreindre.Merci du fond du cœur à tous et à toutes ! La Direction.N.B.— Nous serons reconnaissants de toutes les justes suggestions qu'on pourra nous faire.AUX DIRECTEURS ET AUX MEMBRES DE L'A.C.J.C.Jeune et vaillante phalange, daignerez-vous ten dre une main amie au petit qui s'avance vers vous, essayant timidement ses premiers pas, et cherchant d'instinct le bras plus fort de son aîné, pour y trouver un appui fraternel?.Il est de votre race et de votre sang, de vos aspirations, de votre cœur et de votre âme.Il contemple le même idéal, il a soif des mêmes victoires, il s'alimente et puise sa vie aux mêmes sources pures et divines.Le petit n'est point bête! Il a déjà une remarquable sagesse: il veut prendre l'enfant dans son berceau et aux premiers jours de l'école, pour le conduire à son entrée dans le monde, à vous qui devez le remettre à l'église.Il lui parlera de vous, vous citera souvent, lui apprendra à connaître ses véritables amis ; il vous ouvre d'enthousiasme ses colonnes, pour que vous vous y prépariez vous-mêmes de précieuses recrues.Entre parents, on s'entr'aide, n'est-ce pas?quand on a le cœur bien fait.Adopté donc le petit nouveau, poussez-le, faites-le valoir ; que vos tendres soins lui assurent une brillante carrière et, puisqu'il est le dernier-né de votre valeureuse famille, traitez-le eu tout comme votre " petit Benjamin ".La Direction.COMMENT ON PEUT ÊTRE APOTRE " L'apostolat de la bonne presse est vraiment nécessaire de nos jours; mettons-nous à l'œuvre et LE JOURNAL DES ENFANTS 7 aidons le bon journal par tous les moyens en notre pouvoir, d'abord par la prière et ensuite par l'action ; combien de fois ne pouvons-nous pas, par une bonne parole, éclairer un ami qui se serait laissé prendre aux fascinantes nouvelles à sensation lancées par tel journal jaune?Ces récits de meurtres, de vols lus quotidiennement sont loin de former une bonne mentalité; ils empêchent l'esprit de se fixer vers les questions plus sérieuses.Que nous importe d'apprendre le trépas d'un chien écrasé, dans un accident d'anto?il nous importe plus de savoir où en est la question de nos écoles, de la lutte contre l'alcoolisme, contre le luxe, contre la mauvaise mode ! Les questions économiques, la colonisation, l'industrie, l'éducation sont des questions qu'il est bon pour nous d'étudier, et où les trouverons-nous exposées, sinon dans le bon journal?" Le Soc.{Action Sociale.) A NOS PETITS AMIS ous savez sans doute, mes chers enfants, que le beau mois de juin est consacré au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ?.i Après le mois de Marie, le mois de Jésus.Celui de la Très-Sainte Vierge semble être une introduction à celui de son Fils.Rien de plus naturel, assurément.Attachez-vous de tout votre cœur à la Sainte Vierge, mes enfants, et elle vous conduira infailliblement à Jésus.En toutes choses, n'est-ce pas?on doit commencer par le commencement.Que penseriez-vous d'un enfant qui voudrait apprendre à lire dans le quatrième livre, au lieu de se servir de l'alphabet?.Or, en toutes choses, l'enfant a besoin d'une mère.En fait d'amour de Dieu et de sainteté, voyez-vous, nous sommes bien faibles et bien ignorants.Nous sommes comme de petits oiselets qui essaient timidement leurs courtes ailes sur le le bord du nid, avant de se lancer hardiment dans l'espace.Et pour ces premiers essais, notre Mère, la Très-Sainte Vierge, est là, qui nous dirige de ses conseils, qui nous couvre de sa sollicitude.Jésus est le but que nous nous proposons : quand nous l'avons trouvé, nous sommes "arrivés".Marie est le chemin qui y conduit.Que le mois du Cœur de Jésus soit donc pour vous, mes enfants, le mois des communions fréquentes et surtout ferventes.Les beaux jours de l'été vous invitent à vous rendre souvent à l'église, et vous font de ce devoir un véritable agrément.Vous seriez inexcusables de ne pas profiter de votre incroyable chance, comme le faisaient ces heureux petits qui se pressaient avec tant d'amour autour de Notre-Seigneur, aux jours de sa vie mortelle, et qui recevaient en abondance ses bénédictions et ses caresses.Mais pour vous rendre encore plus agréables à votre divin Sauveur, demandez à la Sainte Vierge qu'elle vous prépare elle-même à chacune de vos communions, et qu'elle s'acquitte aussi avec vous,— qui le faites souvent très-mal — des devoirs de l'action de grâces.Unissez-vous à ses dispositions, et faites tout en union avec elle.Beaucoup de personnes sont parvenues h une haute sainteté en prenant pour règle de leur vie cette devise: "A Jésus par Marie".Que ce soit aussi la vôtre, mes enfants, et, soyez-en sûrs, vous "arriverez." Un véritable ami.GYMNASTIQUE GRAMMATICALE Dites très vite : Trois gros rats gris dans trois grands trous croquent trois croûtes.-o- Mes enfants : — Papa, les champignons, ça pousse dans des endroits humides, n'est-ce pas?— Oui, mon enfant.— Alors, c'est pour ça qu'ils sont faits comme des parapluies, pas?.-o- 8 LE JOURNAL DES ENFANTS PAGE DE L'ECOLE AU PEUPLE ECOLIER HERS enfants, nous avons passé la plus délicieuse des soirées à examiner et à lire vos réponses à mes deux précédents concours.Nombreux sont les dessins ; plus nombreuses encore les composi- tions.Une seule école de Maniwaki nous envoie huit de ces dernières.Bravo! Voilà du zèle et de la bonne volonté ! Certes, tous les dessins et toutes les compositions ne méritent pas le prix, mais tous démontrent de l'application, et un désir sincère de réussir.Bravo ! mes enfants, je le répète.Continuez: vous obtiendrez de beaux résultats.Vous instruire et vous faire faire des progrès tout en vous récréant ; faciliter leur tâche à vos bons maîtres et à vos dévouées maîtresses, voilà quel a été notre but en fondant pour vous ce petit journal.Nous pouvons dès maintenant prédire que nos intentions seront largement remplies.Quelques petites remarques sont cependant nécessaires, pour que nous nous entendions bien à l'avenir : Les enfants qui ne sont pas abonnés pourront bien concourir, s'ils le veulent : nous .mentionnerons toujours leurs louables efforts; mais pour avoir droit aux récompenses et à la publication de son travail, il faut avoir payé son abonnement.Une publication du genre de la nôtre demande une forte mise de fonds: dans les commencements surtout, nous devrons éviter scrupuleusement toute fausse dépense, et nous ne prendrons pas sur nous d'envoyer 3, 5, 6 récompenses, dans le cours d'un an, à un enfant qui ne nous aurait pas encouragés de son 50 centins.Parmi les dessins du 1er numéro, il y a une très-belle tête de Vierge, mais il n'y a pas d'enfant offrant un bouquet: cela ne remplit donc pas les conditions.Et puis, la tête a été calquée, non dessinée ; nous avons vu cela au premier coup d'œil.Ce travail, bien qu'ayant une certaine valeur, est moins méritoire qu'un autre, parce qu'il est plus facile et presque tout "manuel." Nous donnons ci-après les noms des gagnants du 1er prix, et des mentions très honorables à tous les autres concurrents.La Direction.N.B.— Ce que vous appelez le "Concours en Géographie " n'était qu'une simple question.Toutes les réponses reçues sont justes.Le fait important est le percement de l'isthme de Panama et l'achèvement du canal qui relie les deux océans.LES VAINQUEURS DES CONCOURS ous offrons nos félicitations sincères aux heureux vainqueurs de nos trois concours du numéro de mai.Nous sommes enchantés de pouvoir publier leurs noms et faire connaître leur mérite, en les publiant dans le présent numéro.Quant à ceux qui ont concouru sans gagner le prix, ils ont du moins gagné, par leur bonne volonté, une mention très honorable que nous leur décernons avec le plus cordial empressement.CONCOURS LITTTÉRAIRE Cours modèle Le prix a été gagné par Melle Jeanne Deschamps, âgée de 16 ans, élève du Couvent de Ste-Anne, de St-Gabriel de Brandon.Nous donnons ci-après la très remarquable composition de cette demoiselle.Immédiatement après viennent trois compositions, fournies par l'Académie des SS.de la Charité, de Carletou, et qui ont pour auteurs Melles Lucie Dugas, Ernestine Landry et Amanda Boutin.Ces trois compositions mériteraient certainement d'être reproduites, et nous regrettons de ne pouvoir le faire, faute d'espace. LE JOURNAL DES ENFANTS l 9 Un concurrent qui signe " Le Popol " nous envoie une étude des plus instructives sur le blé et la panification.Mais.ce n'est pas là l'œuvre d'un enfant.Celui qui a fait cela a certainement passé depuis longtemps l'âge de l'enfance.Si ce n'est une copie fidèle, c'est le travail d'un séminariste.très avancé: ses fréquentes citations des Saints Livres le prouvent surabondamment.Nous conservons précieusement cette belle étude dans nos "archives", mais notre correspondant comprendra quelle est trop longue et trop sérieuse pour être reproduite dans le Journal des Enfants.Ont aussi concouru, les élèves dont les noms suivent : Couvent de Ste-Anne, St-Cuthbeit —Melles Bernadette Caumartin et Dolorès de Serres, travail excellent, qui mériterait la reproduction.Ecole No.7, Deschambault.— Melle Berthe Gauthier, excellent.Ecole No.i, Ste-Mélanie — Melle Yvonne Per-reault, MM.Henri Nadeau et Joseph Turenne :— Satisfaisant.St-Mathias de Cabano — Melles Ludivine Bérubé et Cécile Parent.— Satisfaisant.St-Ambroise, Jeune-Lorette.Melle Marie-Jeanne L'Heureux, M.Léo-Paul L'Heureux.—Satisfaisant.Académie Commerciale et Agricole de St-Casimir.— M.Daniel Bélanger.— Satisfaisant.Académie Girouard, St-Hyacinthe, M.Conrad Sicotte.— Satisfaisant.COURS ÉLÉMENTAIRE Lettre à une amie Le vainqueur de ce concours est M.Léo Lali-berté, 9 ans, Raith, Thunder Bay, Ont.Nous avons en main beaucoup d'autres lettres tout aussi bonnes, mais venant d'enfants de n, 12, jusqu'à 17 ans.L'âge très tendre de ce petit homme lui donne une raison de plus que ses concurrents pour remporter le prix.Ont aussi concouru d'une manière très satisfaisante : Orphelinat St-Joseph, Trois-Rivières.— Melles Elizabeth McKenzie, — travail excellent — Jeannette Duchesnault et Marie-Airge Lemire Couvent des SS.Noms de J.et M., Verchères.— Melles Rosine Hébert, travail excellent.— Juliette Mongeo i, Marie-Anna Chagnon, Emérentienne Chagnou, Alphonsine Lecours, Cécile Gendron, Lucile Guyon, Charlotte Bussières, Marie-Aline Duhamel, Marguerite Dansereau, Evangeline Bis-sonnette, Hortense Larose, Cécile St-Cerny et Reine-Aimée Mongeon.Académie des SS.de la Charité, Carleton.— Melles Diana Cyr, — travail excellent.— Virginie Lagacé.Couvent Ste-Anne, St-Cuthbert.— Anna-Maria Clément et Maria Laperrière — excellent.St-Elphège.— Melles Jeanne Lemire, Antoinette Lemire, Julienne Côté et Berthina Boisvert.St-Ainbroise, Jeune-Lorette.— Melles Antoinette Genest et Germaine L'Heureux.St-Ambroise, Moulin des Mères.— Melle Henriette Berry.Couvent Ste-Famille, Tracadie, N.B.— Melles Lina Allain — excellent —et Lucienne Laplante — très satisfaisant.Ecole No.6, Nicolet.Melles Germaine Lau-zière, Héléna Nourry, Rose-Al ma Nourry, Béatrice Duval, Marie-Rose Duval et Antoinette Marcotte, M.Alphonse Marcotte, Melles Florette Proulx, Melle Blanche Nourry, Eva-Rose Lauzière.— Très satisfaisant.Ecole No.3, Bureau Julien, Deschambault.— M.Jules Mayrand.Ecole No.7, Deschambault.— Melle Adrienne Courteau.Ecole No.r, Ste-Mélanie.— Melles Yvonne Perreault et Marie Asselin, MM.Joseph Turenue, Henri Nadeau et Télesphore Maudeville.Ecole No.5, Lachevrotière.— MM.Philippe Mayrand et Lucien Darveau.— Ce dernier n'est âgé que de 8 ans.Académie Girouard, St-Hyacinthe.— M.Dominique Gagnon.Ecole St-Joseph Châteauguay Bassin.— Melle Eva Mongeau et Juliette Filion.St-Paul de Montminy.— Melle Blanche Côté.Académie Commerciale de St-Casimir.— M.Daniel Bélanger. 10 LE JOURNAL DES ENFANTS Dessin exécuté par Melle Léonie Chiasson, 14 ans, couvent Ste Famille, Tracadie, N.B.Pointe-aux-Trembles.— M.Edgar Jobin.Coteaux-Station.— M.Alphonse Smith.Boissonnault, Mégantic.— Melle Aline Poirier.Lac aux Saumons.— Melle Luména Leblanc.Pointe-Bleue, Lac St-Jean.— Melle Mary Connolly.St-Filicien.— Amabilis.Académie Imm.Conception, Québec.— Melle Rose-AI ma Careau.— Excellent.Ecole No.i, St-Lazare.— Melle Alice Lamon-tâgne.Bureau Auberivière, Lévis.— Melle Marguerite Bégin.St-Grégoire.— M.Oscar Mercier.— Excellent.Trois-Rivières.— Melle Cécile Maheu.— Excellent.Rang St-Jean-Baptiste, St-Henri.— Melle M.Louise Gosselin.St-Louis de France, arrond.No.4.— Melle Suzanne Héon.Cap St-Ignace.— Melle Berthe Cloutier. LE JOURNAL DES ENFANTS 11 Dessin exécuté par Mlle Claudia Duhamel, cours élémentaire, 4e année, au couvent «les SS.NN.de Jésus et de Marie, Verclières, Que.ARTISTES EN DESSIN E prix du concours de dessin a été gagné par Melle Léonie Chiasson, 14 ans, Couvent Ste-Famille, Tra-cadie, N.B.Le travail de cette demoiselle est publié dans le présent numéro.Par suite d'une erreur, plusieurs dessins, faits par les élèves des Dames Ursuliues des Trois-Rivières, nous sont parvenus malheureusement un peu tard.Fussent-ils venus à temps, notre embarras eût été grand pour faire le choix du gagnant.Nous publierons dans le numéro de juillet celui qui nous semble le meilleur.Ils sont au nombre de 5 et ont pour auteurs : Melles Cécilia Larivière, Marguerite Lord, Cécile Lafontaine, Jeanne Livernoche et Antonia Guilbert.Immédiatement après viennent, avec des travaux excellents : Couvent de la Présentation de Marie, Arctic Rhode-Island.— Melles Nativa Fecteau, Germaine Gareau et M.Eugène Duchesneau.Pensionnat de la Présentation de Marie, St-Hyaeinthe.— Melles Joséphine Brunelle, Alice Béland, Maria Godbout, Marie-Arzélia Darche. 12 LE JOURNAL DES ENFANTS Académie Girouard, St-Hyacinthe.— MM.Maurice Borduas, Romulus Brodeur, L.P.Piuze, D.Gagnon et Géo.Durocher.Grondines Ouest.— Melle Germaine Trottier.Ecole Ste Hélène, Montréal — Melle Marguerite Chapron.Lac aux Saumons.— Melle Luména Leblanc.Ecole No 2, Parisville.— M.Lucien Lemay.EcoleSt-Joseph,Châteauguay Bassin.—M.Joseph David.St-Jérôme, Lac St-Jean.— Melle Desneiges Plourde.Québec.—Melles Gabrielle Chaumette et Bernadette Turcotte.Couvent Ste-Famille, Ile d'Orléans.— Melles Simone et Fernande Létourneau.Couvent de la Providence, St-Henri de Mascou-che.— Melle Régina Lajoie.Couvent du St-Rosaire, St-Mathias, Cabano.— Melles Marie Roy, Maria et Adélia Laplante.Jacques-Cartier, Québec.—Melles Autoinette Maheu, Maria Marcoux, Marie-Jeanne et Germaine Lortie.St-Roch, Québec.— Melle Graziella Voyer.Rue Caron, Québec.—Melle Marguerite Jobin, 2 dessins.Maniwaki.— M.Philéas Thériault.St-Mathias Cabano.— Melles Ludévine Bérubé et Cécile Parent.Acad.Commerciale, St-Casimir.— M.Daniel Bélanger.DESSINS SATISFAISANTS Trois-Pistoles.— Melle Eugénie Leblanc, Aima D'Amours, Marie Leblond, Hénédine D'Amours, MM.Edmond Morency et Victorien Côté, élèves de Mme S.Côté.St-Ambroise, Jeune-Lorette.— Melles Marie-Jeanne L'Heureux, Germaiue L'Heureux, Antoinette Genest et Bernadette Manger, M.Léo-Paul L'Heureux.St-Antoine, Moulin des Mères.— Melle Henriette Berry.Ecole du village, Riviète-des-Prairies.— Melle Rose Lavigne, MM.Louis-Joseph Pard et Antonio Lengpré.St-Raymond.—Melles Yvonne Renaud et M.Louis Laperrière.Bureau Julien, Deschambault—MM.Théodule Gauthier et Josaphat Léveillé.Ecole No.7, Deschambault.— Melle Berthe Gauthier.Ste-Mélanie, Ecole No.i.—Melles Marie Asselin et Yvonne Perreault, MM.Arthur Beaudry, Téles-phore Mandeville, Jos.Tureune et Henri Nadeau.Ttukely Nord, élèves de Dame O.Bélanger.— Melles Beatrice Boissé et Florilda Duhamel.St Sixte.— Melle Bernadette Boivin.St-Adalbert.— Melle Ernestine Caron.Ecole No.3, St-Pierre, Isle-d'Orléans.— Melle Alphonsine Durand.Cette demoiselle, âgée ans, mérite une mention spéciale.Acad.Commerciale, St-Casimir.—M.Daniel Bélanger.Sts-Anges de Beauce.— Melle Elzire Tardif.Ecole No.6, Nicolet.— Melles Eva-Rose Lau-zière, M.-Blanche Nourry, Héléna Nourry.Rang St-Jean-Baptiste, St-Henri.— Melle Alice Gosselin, MM.Leopold Labrie et Emery Labrie.Ecole Garneau, rue Visitation, Montréal.— Melle Ida Davignon.Melle Germaine Castonguay.Pointe-Bleue, Lac St-Jean.— M.D.-A.Tessier.St-Raymond.— Melle Alvine Langevin.Melle Appolonia Kavanagh et M.Léo Paquet.Par décision du Comité d'Examen.Amicus Secrétaire.N.B.Nous regrettons de ne pouvoir publier, dans le présent numéro, de jolis travaux qui nous sont venus trop tard, du Couvent de Jésus-Marie, Lauzon.NOTRE COMITE Tout ce qui précède est le résultat d'un examen d'un comité spécial, composé de personnes dignes, compétentes et absolument impartiales, chargé de prononcer sur le mérite des réponses à nos différents concours. LE JOURNAL DES ENFANTS 13 Voici comment nous procédons : Les réponses nous arrivent ordinairement accompagnées d'une lettre contenant des abonnements.La lettre, avec l'argent et les noms des abonnés, s'en va au bureau d'administration du journal.Les réponses qui y sont jointes prennent une autre direction et s'en vont au bureau du Comité d'examen.Les travaux des concurrents se trouvent ainsi séparés de leur lettre d'envoi.C'est pourquoi, il est indispensable, pour assurer le bon ordre et éviter de grands ennuis, que chaque concurrent écrive, au bas ou au verso de la feuille qui contient son travail, son vrai nom, son âge, et l'adresse de la maison où il reçoit l'enseignement.Qu'on veuille bien apporter une scrupuleuse attention à cette remarque importante.La Direction.CONCOURS Journal des Enfants.Sujet: — La panification du blé, jadis et aujourd'hui.— Application à l'Eucharistie.Nos premiers parents sont tombés !." Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front." Telle est une des clauses de la sentence divine.Voyez-le maintenant, ce roi déchu, courbé vers la terre, sillonnant le sol avec l'instrument primitif, façonné par ses mains.Ses pleurs, jointes aux ondées du ciel, forcent le sol à rendre en épis multiples, la semence qui lui a été confiée.Du premier froment, fut fait le premier pain.Quelle que fut cette nourriture primordiale — grains secs broyés entre deux pierres, pâte molle, azyme bruni par la cuisson — Adam et Eve, sous leur tente de feuillage, la savourèrent en bénissant Dieu.La panification du blé a donc pris naissance dès l'origine du monde.Sans doute, le pain présentait peu d'analogie avec ses congénères d'aujourd'hui.Jadis, on se servait de pierres chauffées fortement, sur lesquelles étaient déposées pour les faire cuire, les galettes constituant alors le pain.Puis, l'industrie croissant, on fit usage de grils posés sur des charbons, on inventa de petits fournaux portatifs, etc.Aucune boulangerie, à ces époques lointaines: à Rome, les citoyens eux-mêmes cuisaient leurs pains dans leurs fours domestiques.Depuis, la panification du blé a acquis un haut degré de perfection.Aujourd'hui, on mélange la farine avec une quantité convenable d'eau et de levain, ce qui forme, en malaxant convenablement, une pâte homogène.—Le malaxage de la farine avec l'eau constitue l'opération que l'on nomme " pétrissage ".Autrefois, le pétrissage s'opérait à la main : Aujourd'hui encore, nombre de boulangers le préfèrent au " pétrissage mécanique ", le premier permettant d'obtenir une homogénéité plus grande dans la masse de la pâte produite.Lorsque la fermentation est terminée, la pâte divisée, et placée dans les panetons, est soumise, dans les fours, à une tempéra • ture assez haute.Cette opération élimine l'excès d'eau et termine la panification.Le pain semble résumer toutes les nécessités de la vie humaine, comme le prouvent les expressions proverbiales : " Gagner son pain ", " être sans pain ", " avoir du pain sur la planche." Jésus, le Maître Adorable, incite les hommes à dire avec confiance et amour " Notre Père des deux, donnez-nous notre pain quotidien ", le pain matériel qui nourrit l'humanité, le pain de l'intelligence qui est la vérité naturelle perçue plus lumineuse, la vérité révélée dans la parole de Dieu.Donnez-nous aussi, ô Père, le pain véritable : manne sacrée de l'autel, aliment du voyageur dans les pèlerinages de la vie, et faites que nos vœux, ceux de notre Pontife, de notre Père soient réalisés: qu'à chaque jour nous participions à votre divin banquet.Rendez nos âmes affamées du pain de votre parole substantielle, assoiffées des délicieuses rosées de l'Eucharistie! O notre Père des deux, " donnez-nous notre pain quotidien ".Jeanne Deschamps, (âgée de 16 ans) Couv.Ste-Anne, St-Gabriel de Brandon, Co.Berthjer, Que." Mon cher ami, " Comme je suis bien éloigné dans la Province d'Ontario, tu as dù apprendre avant moi la bonne nouvelle de l'apparition d'un petit journal pour les 14 LE JOURNAL DES ENFANTS enfants.Nous ne sommes que quatre élèves canadiens ici : mes deux frères, ma petite sœur et moi.Je prends un abonnement au journal qui me mettra en communication avec mes petits amis de la province de Québec.Je vais lire mon journal comme les grandes personnes : Si je suis content ! Je remercie les bonnes personnes qui s'occupent des enfants, même des plus éloignés, les petits ontariens.Mes parents et mon institutrice se réjouissent de l'apparition d'une revue bénie par Mgr Bégin." Ton petit ami, " Léo.Laliberté, " âgé de 9 ans, " Raith, Thunder Bay, " Ont." Lettre accompagnant le dessin de Melle Chiasson." Couvent Ste-Famille, "Tracadie, N.B., 12 mai 1914." Le Journal des Enfants, " Québec." En envoyant à votre journal trois frêles essais, je n'ai guère la prétention de les voir figurer au prochain numéro.Mais ne pouvant me soustraire aux instances réitérées de toutes mes jeunes élèves, et dans la conviction que ces concours mensuels vont mettre un agréable entrain chez nous, je consens au départ de ces premiers travaux littéraires et de dessin.J'espère pouvoir en servir de plus jolis avec le temps et la très grande bonne volonté de ces enfants." J'enverrai dans quelques jours le prix de quelques abonnements au charmant petit journal." Votre très humble Servt." Sr Lauauversière, " R.H.de St-Joseph." TENONS NOS PROMESSES Mesdemoiselles les Institutrices, je vous ai promis, pour le présent numéro, une petite pièce qui puisse vous être utile dans votre école.Et vous, mes chers enfants, je vous dois, en récompense de votre bonne volonté, la légende du roitelet.Je viens remplir mon double engagement.Vos bonnes maîtresses pourront vous faire réciter cette jolie légende le jour de la fête de votre Pasteur, ou au nouvel an, ou encore au soir d'une première communion, etc.Appliquez-vous bien, car elle sera confiée, naturellement, à celui ou à celle d'entre vous qui s'en tirera le mieux.Vous savez que l'aigle est reconnu comme le "roi" des oiseaux, à cause de la hardiesse de son vol.Quant au roitelet, son nom signifie " petit roi ".Il fut ainsi nommé, parait-il, par notre mère Eve, au paradis terrestre, à cause d'un joli tour qu'il joua à l'aigle, et dont nos premiers parents rirent beaucoup, alors qu'ils passaient en revue tous les êtres de la création, pour imposer à chacun un nom qui exprimât ses qualités ou ses attributs.Amicus.L'AIGLE ET LE ROITELET Un aigle était monté bien haut, dans le ciel bleu, Et fixait le soleil de son regard de feu.Dans les plaines de l'air et si loin de la terre, II se croyait bien seul nageant -dans la lumière.Lorsqu'en son vol royal, il fut tout ahuri D'entendre, encor plus haut, un tout petit cri-cri.C'était un roitelet qui, véritable espiègle, S'était perché tout coi sur les ailes de l'aigle.Celui-ci, bon enfant, trouva joli le tour Et, pour son hôte allé, se prit d'un bel amour.Et depuis lors, nul aigle, aux sphères éternelles, Ne monte sans porter son oiseau sur ses ailes.Et c'est de là que vient, au charmant oiselet, Du nom du " Roi des Airs ", le nom de " Roitelet ".Cher Pasteur, notre grande envie, C'est d'orienter notre vie Toujours du côté du bon Dieu; C'est de monter à lui sans cesse; Mais vous saves notre faiblesse: Vous nous aiderez bien un peu! Hélas! trop frêles sont nos ailes Pour voler aux -hauteurs si belles, Où notre cœur voudrait toucher; Mais les vôtres sont si puissantes, Si larges et si complaisantes, Que nous comptons nous y percher.Vous êtes l'aigle au vol sublime, Planant au-dessus de l'abîme, LE JOURNAL DES ENFANTS 15 Et nous sommes vos roitelets.Oh! n'est-ce pas, vénéré Père, Que vous approuves la manière De vous exprimer nos souhaits?Ces doux pensers sont bien les vôtres, Que nous avons, ce soir, faits nôtres : Nous sommes donc du même avis.Agissant ainsi, ce nous semble, Nous nous retrouverons ensemble, Au ciel, oiseaux du Paradis ! (Fêtes de l'Enfance).AUX INSTITUTRICES ous espérons, Mesdemoiselles, que vous prendrez goût à nos différents concours, et que vous encouragerez vos élèves à y prendre part.Ceux d'entre eux qui ne recevraient pas de récompense, parce qu'ils auraient été surpassés par de plus capables, retireront toujours de leur travail l'avantage d'un bon exercice, les connaissances et les progrès qu'une sérieuse application ne peut manquer de produire.Souvenez-vous aussi que nos colonnes vous sont ouvertes pour toute juste et intéressante communication.Ainsi, vous pouvez tenir en note les bons mots de vos élèves, leurs explications parfois si singulières, l'appréciation qu'ils feront entre eux de leur journal, les idées de louable émulation qu'il leur suggérera.Vous nous intéresserez aussi, en nous disant laquelle de nos petites pièces a pu vous être utile et en quelles circonstances.Comme les vacances arrivent à grands pas, vous voudrez bien vous mettre à l'œuvre le plus tôt possible, pour recueillir des abonnements autour de vous, afin que nous puissions, au début de la prochaine année scolaire, nous retrouver tous ensemble avec un réel plaisir.La Direction.SUJETS DE CONCOURS Voici la belle saison et les vacances prochaines : nous nous en inspirons pour vous donner les sujets des concours, pour le mois de juin.composition Pour le concours littéraire, vous nous parlerez du bonheur de l'élève qui a conscience d'avoir bien employé son année, et qui reçoit, à la distribution des prix, la récompense de son travail et l'honneur dû à son mérite.Vous pourrez aussi décrire, par contraste, le désappointement et la mauvaise humeur de l'élève paresseux, qui a l'habitude, en pareille circonstance, d'accuser ses maîtres d'injustice, au lieu de s'en prendre à lui-même, de la juste confusion qui lui arrive.Les élèves du cours élémentaire traiteront le même sujet selon leur capacité, mais sous forme de lettre à un ami, ce qui leur rendra le travail plus facile.dessin Vons voudrez bien nous dessiner un joli payage, comme, par exemple, une petite rivière contournant un bloc de rocher.Gardez-vous de décalquer servilement un modèle quelconque.Ce n'est pas un travail " purement manuel " que nous vous demandons.Mais laissez parler votre imagination et agir votre talent.Le concours de dessin n'est ouvert qu'aux élèves des cours avancés.Amicus.LETTRE OUVERTE D'UN ABONNE Nous avons reçu d'un de nos petits abonnés la gentille lettre suivante, que nous mettons avec plaisir sous les yeux de nos lecteurs.Nous remercions de tout cœur ce cher petit pour le bon exemple qu'il donne et pour son utile collaboration." Chers Petits Amis Inconnus, " Quand j'ai vu paraître le Journal des Enfants, je me suis dit : " Si cette belle œuvre de dévouement est fondée pour nous, enfants, pourquoi ne m'abon-nerais-je pas, et même pourquoi n'écrirais-je pas?.Je suis bien jeune, — treize ans — mais déjà je veux faire le bien.Je me permets même de prendre un nom de plume pour vous raconter une histoire vraie." Je revenais de chez des connaissances, lorsque je 16 LE JOURNAL DES ENFANTS vois passer un homme — ou plutôt une espèce d'animal — dont j'ai essayé de reproduire les traits.La rue lui suffisait à peine pour se traîner: il faisait autant de chemin sur la largeur que sur la longueur.Dans chaque main, il tenait une bouteille.Ses habits étaient sales et déchirés ; il avait une trogne rouge — les Anglais appellent ça un " brandy nose " — un visage pendant, une lèvre qui avançait et qui avait l'air d'être accoutumée à vomir.Sa vue seule me dégoûta.Derrière lui venait un jeune homme de 13 à 14 ans, qui était tout son contraire, et à qui le trottoir suffisait." Vois, me dit un de mes parents, cet homme et cet enfant.Le premier, que deviendra-t-il ?Comment finira-t-il?J'ose à peine le dire.Mais je veux te faire connaître ce qui concerne l'enfant." Le jour de sa première communion, ses parents lui offrirent un verre de vin." Maman, dit-il, est-ce qu'il y a de la boisson là-dedans?¦— Un peu, mon enfant,-dit sa mère.— Eh bien! je n'en veux pas.J'ai promis au bon Dieu de ne pas en prendre." Et depuis ce jour, il n'a jamais voulu toucher à la boisson." Nous aussi, nous pouvons nous en priver comme lui.Un bel exemple comme celui-là ne vaut-il pas mieux qu'une bouteille de vin ?" Au revoir, mes petits amis.Je vous écrirai encore si cela vous fait plaisir." L'Observateur.Note de la Réd.— Nous pouvons assurer à notre petit homme " qu'il nous fait plaisir ".MOYEN DE FORMER SA CONSCIENCE La vie, mes enfants, vous met tous les jours en présence d'actes entre lesquels vous devez choisir.Ces actes vous paraîtront, tout d'abord, utiles, agréables ou nuisibles: ce sont les impressions du moment.Il est nécessaire de juger d'une autre manière les actes de la vie.Tel acte est-il bon ou mauvais, dans le moment ou dans ses conséquences ?La réponse ne se présente pas toujours clairement à votre esprit.Laissés à vous-mêmes, vous ne jugerez qu'après l'expérience.Alors vous pouvez devenir paresseux avant de souffrir de la faim, voleurs, avant d'entrer au pénitencier.Que faut-il donc pour former votre conscience?La réponse vient d'elle-même: une autorité qui ordonne ou qui défend.Le père, la mère, le maître ont le grave devoir de commander le bien, de défendre le mal ; de vous faire travailler même contre votre gré, de s'opposer à vos idées, quand elles sont mauvaises.La volonté de vos supérieurs se confond avec la volonté de Dieu.L'ordre donné, c'est la grande lumière qui éclaire votre conscience.Vous devez obéir, c'est votre devoir.Vous ne devez pas pe .re de vue cette autre lumière qui vient de Dieu : le devoir d'état.Ce travail, cette leçon, ce silence, cette obéissance sont la volonté de Dieu sur vous.Ce sont des devoirs à remplir coûte que coûte.Avez-vous manqué de courage?regrettez cette faute, reprenez-vous; mais, de grâce, ne vous excusez pas.— Le devoir ne perd pas ses droits, il reste toujours à faire.Suivez ces conseils, mes enfants, et vous deviendrez des hommes de valeur.Le Père Marie-Antoine.AUX ELEVES Qu'était André?Quel désir nourrissait-il?Comment put-il le réaliser?Résumez son histoire et dites ce qu'il devint plus tard.Quelles leçons pouvez-vous tirer de son histoire? Pour l'achat d'un Instrument de Musique PIANO, HARMONIUM ou GRAFONOLA la maison LEGARE vous favorisera de conditions spéciales et vous offre un choix des marques les plus célèbres.Machines à coudre Demandez nos prix et nos brochures illustrant nos machines WHITE — MODERN RAYMOND AMELIORE Les MEILLEURES machines à coudre connues.DEMANDEZ NOS CATALOGUES P.T.LEGARE Limitée 273-287, rue St-PAUL, QUEBEC LA CAISSE D'ECONOMIE DE NOTRE-DAME DE QUEBEC Bureau principal Haute-Ville, Québec, No 21, rue St-Jean succursales a quebec ST-ROOH, coin des pues St-Joseph et du Pont.ST-SAUVEUR, No 801, pue St-Valier.ST-JEAN-BAPTISTE, No 479, pue St-Jean.BASSE-VILLE, No 58, PUS St-PlSPPe.LIMOILOU, Boulerard St-Charles.succursales a levis RUE COMMERCIALE No.108, (au bas de la côte).RUE EDEN, No.20, (sur la côte).SONT OUVERTES LES SAMEDIS ET LUNDIS SOIR, de7 a8.30 hrw, les succursales suivantes: ST-ROCH, ST-SAUVEUR, ST-JEAN-BAPTISTE, LIMOILOU et LEVIS RUE EDEN, L« Bureau Chef, Haute-Ville, ouvre aussi le samedi soir.BANOUES A DOMICILE Ne pas oublier que LA CAISSE D'ECONOMIE offre aux famille* de petites BANQUES en métal que l'on garde chez sol et dans lesquelles lea parents et enfants peuvent placer leurs petites economies qui sont ensuite, sur demande, entrées dans nu livret que la Caisse leur fournit et sur lesquelles il est payé un intérêt.COFFRETS DE SÛRETÉ COFFRETS DE SURETE à louer an BUREAU PRINCIPAL et a 1 SUCCURSALE DE ST-ROCH, pour la garde de debentures, documents importants, bijoux et autres valeurs.LA CAISSED'ECONOMIK, en raison même de sa charte etde la nature de ses opérations, offre à ses déposants des garanties exceptionnelles.Abonnez-vous au J.E.LIVERNOIS Limitée Bureau: Rue St-JEAN, QUEBEC, CANADA Entrepots: 43, 45, 47 et 49.rue CouillarrJ IMPORTATEURS EN GROS Produits Chimiques, Remèdes brevetés, Parfums, etc.Journal des Enfant» La seule publication consacrée spécialement à l'enfance dans la province de Québec L'abbé Edmond Paré, directeur propriétaire.MME & PROULX, 34, RUE GARNEAU QUEBEC.
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