Le Journal des enfants, 1 janvier 1915, mars
°RIX DE L'ABONNEMENT : CANADA, 50 cts PAR ANNEE ETRANGER, $1.00 Pour toute correspondance, s'adresserait "Jov m,\ des Enfant* " No 34, RUE GARNEAU, QUEBEC. AVIS L'abonnement peut commencer à toute époque de l'année.Il est payable « d'avance.» La direction doit être immédiatement prévenue de tout changement d'adresse, et, en le faisant, on doit indiquer clairement le nom du bureau de poste que l'on quitte.Ne pas envoyer de timbres-poste : le Gouvernement s'objecte à leur emploi comme mode de paiement.N.B.Les envois d'argent seront faits de préférence par bons et mandats de poste ou par chèque de banque.Si le chèque est fait payable à une banque des Etats-Unis, il faut ajouter 0.25 à la somme expédiée afin de couvrir les frais d'escompte.Nous conseillons fortement aux Institutrices de recueillir les abonnements et de les envoyer en mandats, ou bons de poste, ou lettre enregistrée.Toute correspondance doit être adressée, et tout chèque ou mandat doit être payable au "Journal de* Enfant»" 34, ru«* Garneau, P.Q. 1ère année QUEBEC, MARS 1915 No 11 LE JOURNAL DES ENFANTS 2 LE JOURNAL DES ENFANTS (XXXXXXXXXXXXXXXX)CXXXXXX) MARS Évangile selon S.Xuc chaP.vu.LUS SAINTS DU MOIS i.— Ste Kmloxie, martyre.2.—SS.Jovin et Hasilie.martyrs.3.—Ste.Cunégonde, vierge.4.—S.Casimir, confesseur.5.—S.Théophile, evêque.6.—Stes Perpétue et Félicité, mari.7.—Ille Dimanche du Carême.—S.Thomas d'Aquin.8.—S.Jean de Dim, confesseur, g.—Ste Françoise Romaine, veuve.10.—Les SS.40 Martyrs.II.—S.Euloge, S.Firmin.12.—S.Grégoire le t'.rand, pape et martyr.13.—Ste Kuphrasie, vierge.14.— IVe Dim.du Carême.—S.Luhin.15.—S.Longin, Ste Léocrice.16.—Ste Euséhie, abbesse.17.— S.Patrice, evêque.18 —S.Cyrille de Jérusalem, evêque et docteur.19.—Com.solennelle de S.Joseph.20.—Ste Photine, martyre.21.—Dimanche de la Passion.— S.Benoit.22.—S.Octavien, Ste Catherine de Gênes.23.—S.Thuribe, S.Victorien.24.—S.Siméon de Trente, enfant martyr.25.—Annonciation de la H.V.M.26.—N.D.de Pitié, S.Ludger.27.—S.Alexandre, martyr.28.—Dimanche des Rameaux.— S.Jean Capistran.29.—S.Ludolphe, evêque.30.—S.Jean Climaque.31.—S.Amos, S.Gui.JglN ce temps-là, Jésus allait à une ville appelée Naïm, et ses disciples, suivis d'une grande foule de peuple, l'accompagnaient.Comme il approchait de la porte de la ville, il vit qu'on portait un mort en terre ; c'était le fils unique d'une veuve, et il y avait avec elle un grand nombre de personnes de la ville.A la vue de cette mère affligée, le Seigneur touché de compassion, lui dit : Ne pleurez point.Puis, s'étant approché, il toucha le cercueil.Ceux qui le portaient s'arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, levez-vous, je vous l'ordonne.Aussitôt celui qui était mort se leva et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère.Tous ceux qui étaient présents furent saisis de frayeur, et ils glorifiaient Dieu en disant: Un grand prophète a paru au milieu de nous, et Dieu a visité son peuple.RÉflf.xions.— C'est un jeune homme qu'on porte en terre, il est fils unique, mort à la fleur de l'âge, enlevé aux plaisirs et aux espérances du siècle, accompagné d'une multitude de parents et d'amis dans les larmes.Son nom, sa mémoire, ses projets descendent avec lui au tombeau.C'est une image du monde à son vrai point de vue.Pour un moment, seulement, il étale son luxe et fait tout retentir du bruit de ses folles joies.Malgré lui il est contraint de changer de décoration et de nous laisser voir le néant de ses promesses trompeuses.Résolution.—Je fuirai le monde qui passe et va à la mort, et je m'attacherai à Jésus qui demeure et délivre du tombeau.oeeooceeoeeooeoooooooooo LE JOURNAL DES ENFANTS 3 REVUE DU MOIS KsIIPsM 1V/T ^s cners Pet'ts lecteurs et lectrices, jj^fjEvMI avez-vous eu la grippe cet hiver ?lïftv^S W^^^ —L'avez-vous encore ?— Si oui, WjÉ?TM Y/H, vous qui êtes si bons et si chari-J| ^^Qj tables, vous m'excuserez sans MSQili^^^sd peine — quand vous saurez que je l'ai — d'avoir écrit une partie de ma revue mensuelle.à coups de ciseaux.D'ailleurs, vous n'y perdrez rien, car ce que j'emprunte à un confrère vaut infiniment mieux que ma prose habituelle.Je vous dirai tout d'abord qu'à propos de la guerre — la seule chose dont puisse parler un chroniqueur en ce moment — j'ai peu de nouvelles à vous communiquer, du moins au point de vue stratégique.Tout annonce que les belligérants, terrés dans leurs tranchées comme des renards dans leurs tanières, ne sont pas sur le point d'en arriver à la bousculade finale.Le fameux Edison, respecté partout comme un oracle.électrique, prétend même qu'ils en ont encore pour au moins deux ans.S'il ne se trompe pas, l'épreuve sera dure, non seulement pour nos pauvres soldats, mais pour tout le monde.En tout cas, plus que jamais nous devons demander avec foi et confiance: De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Seigneur! Il faut dire aussi que le général-en-chef des armées françaises, le brave Joffre, respecté par ses alliés et craint par ses ennemis, est très-ménager de la vie de ses vaillants soldats.Il ne les gaspille pas cruellement, comme font les Allemands, qui se croient très-fins en l'appelant " Caisse d'épargne " ! C'est justement, mes chers enfants, pour vous parler de ce père des soldats, que je découpe ce qui suit dans une correspondance française : " Le général Joffre, généralissime des armées françaises, est un catholique qui n'a jamais caché ses convictions religieuses.Dangereusement malade en 1907, il s'est de lui-même rendu à Lourdes et le correspondant lyonnais a vu de ses yeux le général prier les bras en croix devant la statue miraculeuse de la grotte." Plusieurs ordres du jour du général, au cours de la présente guerre, témoignent chez lui d'une grande confiance en Dieu.En nommant les prêtres instructeurs de recrues ou officiers de réserve remplissant les devoirs d'aumôniers de campagne, Joffre a adouci autant que possible la cruauté sectaire des décrets du ministre de la Guerre appelant les prêtres sous les drapeaux." Le général Pau n'agit pas autrement." L'un et l'autre ont rencontré beaucoup d'opposi-lion parmi les officiers inférieurs, car l'armée est gangrenée de francs-maçons." U est à remarquer que les trois plus forts stra-tégistes à qui le gouvernement a dû témoigner sa confiance, ce ne sont pas des piliers de loges, mais des catholiques pratiquants, à savoir: Joffre, Pau et de Castelnau." Au début de la guerre, Joffre rencontra tant de mauvaise volonté chez un certain nombre de généraux, ses subordonnés, qu'il pensa à résigner.Mais le gouvernement préféra, devant l'imminence du danger, retirer les maçons et les incapables de la circulation, et garder à la France les services de Joffre."Au moral, le généralissime est un noble soldat; il a réagi contre les désordres dans l'armée, et pris les mesures les plus sévères contre l'inconduite de ceux qui dépendaient de lui.Cela lui a valu chez une certaine classe de gens le titre de " prude " et de " moraliste "." Un fait moins connu : c'est que Joffre, il y a quelques années, avait menacé de résigner si des troupes de son corps d'armée étaient désignées pour l'expulsion des religieux ou pour réprimer l'effervescence populaire causée par les chasseurs de religieuses." Dans la guerre actuelle, nous devons, à mon humble avis, considérer surtout deux choses : la justice et le bon droit sont du côté des alliés ; mais n'ont-ils pas mérité, par leur conduite passée, ce qui leur arrive aujourd'hui ?Consultez l'Histoire et vous constaterez qu'à toutes les époques, les calamités publiques ont été la punition des fautes de l'humanité." J'ai péché, Seigneur, s'écrie David, le roi-prophète, et j'ai commis le mal devant vous! " J'en ai la ferme confiance, le alliés finiront par remporter la victoire, mais à condition qu'ils s'efforcent de la mériter en retournant sincèrement à Dieu.C'est encore David qui leur indique la marche à suivre : " Ceux-ci ont compté sur leurs chariots, ceux- 4 LE JOURNAL DES ENFANTS là sur leurs chevaux : mais nous, au contraire, nous avons mis notre confiance clans le Seigneur." Espérons que les alliés comprendront ces grandes vérités et s'y conformeront.A ce prix seul.Dieu leur donnera la victoire, selon sa promesse.Mais rien de bon à espérer des blasphémateurs, des saccageurs d'églises, des persécuteurs de prêtres et de religieux.On vient justement d'emprisonner en France un libre-penseur qui, ayant en mains des fonds destinés à l'armée, avait commis de graves détournements.Sa complice était au service des Prussiens, à qui elle servait d'espionne.Mes enfants, vous aimez la paix, demandez donc à Dieu qu'il mette fin aux deuils, aux massacres et au pillage et qu'il accorde la victoire, une victoire complète, aux alliés.Il vous écoutera, car.comme le dit le j>oète Théodore Botrel : Plus la voix est craintive et douce.Plus Dieu l'écoulé avec plaisir : La seule prière d'un mousse .Uni pèche un vaisseau de périr.Ainsi.Dieu sauvera la France, En vous voyant les bras tendus, Dans un doux geste de souffrance, Comme Jésus ! Au revoir, chers enfants! Et fasse le Ciel que, le mois prochain, j'aie de bonnes nouvelles à vous annoncer ! Michel.PENSEES L'eau de " vie " conduit buveurs et buveliers à la " mort " éternelle.Un seul vice coûte plus cher que l'entretien de deux enfants .Si vous lisiez ces mots sur la porte d'une maison : —" Quiconque entrera dans ce lieu perdra sa bourse et sa santé; il y abrégera sa vie de plusieurs mois, peut-être de plusieurs années, bien plus, il sera changé en bête, et peut-être même en bête féroce, capable de déchirer femme, enfants, amis comme ennemis " qui de vous voudrait entrer dans ce lieu?.Et cependant, on pourrait inscrire ces paroles sur la porte de toutes les auberges.PAGE DE CHEZ-NOUS QUELQUES APPRECIATIONS De la Rvde Sr M.Hedwidge, Dir., Jardin de l'Enfance de la Providence de l'Enfant Jésus: — "Ci-joint deux nouveaux abonnements qui porteront à 14 le nombre de nos petits abonnés à votre revue.Félicitations sincères pour l'intéressant et l'utile qui se rencontrent dans ces pages.Nos petits élèves attendent avec anxiété le premier de chaque mois qui leur apporte leur " Journal à eux seuls ".Que Dieu bénisse votre œuvre et lui accorde longue vie! " Du Rév.Frère Henri.Académie St-André, Acton-Vale, Co.Bagot : — " Dans le but de propager votre intéressante petite revue, je vous prie de m'en expédier quelques numéros-échantillons.Vous souhaitant plein succès dans la belle œuvre que vous poursuivez, j'ose me dire l'un de vos grands admirateurs." De la Révde Sr Emérentienne, Supérieure, Jardin de l'Enfance, Valleyfield : — " Voici trois nouveaux abonnements au cher petit journal, lesquels vous voudrez bien ajouter aux neuf derniers." Des Rvdes Srs de Ste-Croix et des Sept-Douleurs, Ste-Scholastique, Co.des Deux Montagnes :—"Nous sommes heureuses de vous envoyer ci-joint $2.50 pour abonnements à votre si intéressant journal qui, nous l'espérons, fera beaucoup de bien à nos chères élèves, tant au point de vue moral qu'à celui de l'éducation et de l'instruction.Nous espérons que d'autres s'abonneront plus tard." Des Rvdes Srs de la Providence, Jardin de l'Enfance, rue St-Dominique, Montréal : — " Vous trouverez sous ce pli le montant nécessaire pour l'abonnement de douze élèves à votre intéressant petit Journal des Enfants.Des Révdes Srs de la Présentation de Marie.Drummondville : — " Ci-inclus $2.00 pour 4 nouveaux abonnements : c'est donc 8 numéros que nous recevrons, en attendant de nouveaux abonnements " De l'Institution des Sourds-Muets, rue St-Dominique, Montréal: — 5 abonnements. LE JOURNAL DES ENFANTS 5 Du Rév.C.A.Gariépy, Ptre, Curé de Chartier-ville:—4 abonnements.De la Rvde Sr St-Amable.Supérieure, Couvent de Ste-Anne, St-Henri de Montréal : — *' Je vous adresse un mandat postal pour 2 nouveaux abonnements, ce qui en porte le nombre à iy.Nos chères élèves apprécient hautement votre journal." De Melle Rose-Anne Pouliot.Cong.X.-Dame.Académie \T.-Dame de Jacques-Cartier, Québec : M.le Rédacteur: — Quel charmant petit journal vous composez! Aussi je viens solliciter la faveur d'un abonnement : je me SUIS mise en société avec une petite amie.Notre bonne Maîtresse nous en a lu souvent des passages: elle nous a donné, ces jours-ci.les noms dîmes petites compagnes qui ont obtenu la note " Très-bien " pour la composition et le dessin.Cela va m'encourager à les imiter." Recevez, cher Rédacteur, mes hommages respectueux." Monsieur le Directeur du Journal des Enfouis, Monsieur le Directeur.Les vacances sont finies.La rentrée des classes a eu lieu.J'ai donc été agréablement surpris lorsque la maîtresse m'a dit que mon humble dessin avait été publié.J'étais si content que maman pour me récompenser m'a donné cinquante centins pour un abonnement à votre journal ! Que je suis content ! Voudriez-vous faire compter mon abonnement à partir de janvier, car je tiens beaucoup à avoir ce numéro dans lequel vous avez reproduit mon dessin.Votre petit lecteur reconnaissant.Omkk Loranger, Ecole du Faubourg du -Moulin.Saint-Pacôme, Kamouraska.De la Directrice de l'école des SS.de la Charité de St-Louis, Buckland.Nous vous remercions de l'encouragement donné à nos élèves, votre journal est un vrai stimulant dans notre école, et cette fois nous vous envoyons quelques devoirs qui laissent à désirer, mais cet envoi réjouit beaucoup nos enfants et surtout les encouragera dans leurs constants efforts.Nous espérons que bientôt nous pourrons constater ensemble de réels progrès.Ma mère pour me récompenser m'a donné cinquante centins pour un abonnement à votre journal.X.B.— Ce dessin a été exécuté sous mes yeux et c'est un ties élèves qui a servi de modèle.M.Al.IClC MlCHAUD.Institutrice.De Melle Annette Hébert.Si Alexandre.Co.Iberville.Route Rurale No.i.Vous trouverez ci-inclus $0.50 pour l'abonnement à votre charmant journal.Je ferai tout mon pos- 6 LE JOURNAL DES ENFANTS sible pour encourager votre journal et vous procurer d'autres abonnements.REPONSE A LA LETTRE OUVERTE Nos petits abonnés n'ont pas oubblié, sans doute, la lettre ouverte adressée à notre, ou plutôt à leur journal, signé " Un lecteur du Manitoba ", et que nous avons publiée dans le numéro de décembre?.L'auteur nous y adressait ses vœux de succès, nous demandait pourquoi nous ne donnions qu'un dessin contre deux compositions primées, nous faisait .une suggestion au sujet du paiement des clichés, et demandait sur tout cela l'opinion des enfants.La première réponse à cette lettre nous est arrivée aussi du Manitoba, — chose singulière et, d'ailleurs, parfaitement convenable! — Nous la reproduisons ici, dans toute sa charmante ingénuité:— Monsieur le Lecteur du Manitoba, C'est avec un réel plaisir que j'ai parcouru les lignes de votre " Lettre ouverte " publiée dans le Journal des Enfants; plaisir d'autant plus grand que c'était écrit par un homme de mon pays.Sans vous connaître, on voit que vous aimez ce qui peut contribuer à l'éducation de la jeunesse Canadienne.Je vous remercie de l'intérêt que vous nous portez, merci aussi pour les bons souhaits que vous faites à notre Journal, car c'est en même temps à nous, les enfants, que vous les faites.Je voudrais bien pouvoir prendre part à tous les prochains concours; mais je suis fils de cultivateur, l'ainé de la famille, et mon année de classe se borne aux- mois de l'hiver.Sans cela j'essayerais de vous faire le plaisir de voir mon nom parmi les gagnants des concours, mais ça prendrait peut-être un peu de temps car il y en a beaucoup qui ont meilleure tête que moi pour composer.Quant au dessin, il n'en faut point parler; je vous avoue bien franchement que je suis plus habile à manier la charrue que le crayon.Mais je ne me décourage pas; c'est comme nous dit notre institutrice: de même qu'en forgeant on de- vient forgeron, c'est à force de dessiner qu'on deviendra artiste.La parole est à d'autres élèves.Un jeune compatriote, Jos.Bisson, (14 ans) Dunrea, Manitoba.Note de la rédaction : — Mon cher petit ami, vous avez bien du mérite, et vous menez déjà à votre âge, une vie bien utile et bien occupée.Il faut que vous ayez à cœur de vous instruire, pour être aussi avancé, quand vous n'avez que quelques mois d'école par année.Vous prétendez donc que ce n'est pas pour vous qu'on doit augmenter le nombre des récompenses accordées au dessin?.Mais.c'est que vous n'êtes pas tout seul !.Et nous recevrons peut-être d'autres lettres qui seront d'un avis différent.— L'avenir nous dira cela.Et vous-même, si vous essayiez !.Je suis sûr que vous n'êtes pas plus gauche qu'un autre, et que vous arriveriez à des résultats surprenants.Tenez, dessinez-nous donc un des jolis petits moutons de la ferme de votre papa, ou encore le beau petit poulain qu'il veut vous donner, quand il sera bien content de vous.Faites cela dans vos moments perdus : autant s'amuser à cela qu'à autre chose!—Qui sait si votre travail ne méritera pas les honneurs de la réproduction?.MOTS D'ENFANTS Un bambin de sept ans dit déjà la messe, à sa manière ; il prêche même à sa grande sœur.Dernièrement, une personne amie de la famille fait savoir que sa sœur est malade.— Ne pleurez pas, madame, dit gravement le petit prêtre en herbe; je dirai la messe pour votre sœur!.A L'ECOLE : — Avez-vous une excuse pour arriver en retard ?— Bien! je.j'en avais une, mais j'ai couru si vite pour arriver que le vent l'a emportée ! LE JOURNAL DES ENFANTS 7 PAGE DE L'ECOLE " A tout seigneur tout honneur ! " Nous consacrons aujourd'hui notre première page de l'école à reproduire le résumé d'une conférence donnée à St-Casimir, comté de Portneuf, par M.C.J.Magnan, Inspecteur général.Ce résumé, que nous fournit la Vérité, étant trop étendu pour paraître une seule fois, sera continué dans un numéro subséquent.Nous ne saurions trop attirer l'attention des parents, des instituteurs et des élèves sur les conseils, aussi compétents que pratiques qu'il contient.L'ECOLE ET LA FAMILLE 'Ecole et la Famille ne sont pas étrangères l'une à l'autre.La famille est la première école de l'enfant, et l'école est le prolongement providentiel de la famille.Elles ont toutes deux pour but, l'éducation de l'enfant.L'école est donc subordonnée à la famille, qui a le droit de choisir les écoles auxquelles elle juge bon de confier l'éducation de l'enfance.Et l'école et la famille doivent collaborer de concert à l'œuvre de l'éducation de la jeunesse; ce n'est que par une parfaite unité de vues et une parfaite unité d'action cpt'elles obtiendront un plein succès dans l'œuvre de l'éducation.L'éducation de l'enfance commence dans la famille, dès le plus bas âge.Dans ce sanctuaire, né d'un sacrement " grand clans le Christ et dans l'Eglise ", les parents désirent faire de ceux que la Providence leur confie des hommes et des femmes tels que Dieu les veut: des chrétiens.Voilà l'idéal sur lequel l'école catholique se mettra d'accord avec les parents." Entendez-le bien, parents chrétiens, dit un jour Monsabré, le baptême de vos enfants doit être pour vous le point de départ et la règle de leur éducation : vous devez vouloir qu'ils deviennent de parfaits chrétiens." C'est la même pensée sous une autre forme nue Montaigne exprimait au XVIc siècle: "Il ne faut pas dresser le corps sans l'âme, mais les conduire également comme un couple de chevaux attelés au même char." Cette éducation chrétienne grandit et perfectionne par des dons surnaturels tout ce qu'il y a de bon dans le cœur des enfants, et les parents doivent avoir la légitime ambition d'en faire des hommes intelligents et instruits, capables de réussir plus tard dans la carrière où ils seront entrés.Mais comme la famille n'est pas toujours capable de poursuivre jusqu'au bout l'œuvre de l'éducation, elle s'adresse à l'école.Entre l'école et la famille, il doit donc y avoir communauté d'idées et de sentiments.L'une et l'autre agiront de concert, et de fréquentes relations doivent s'établir, dans l'intérêt de l'enfant, entre l'école et la famille.L'école inspirera le plus grand respect pour les parents et ces derniers accorderont leur autorité aux maîtres et aux maîtresses.Jamais la famille ne devra entraver l'action de l'école — si elle est ce qu'elle doit être — mais plutôt la renforcer par une action conjointe.L'Education dans la Famille Avant d'aller à l'école l'enfant a reçu déjà l'éducation de famille.Comment doit donc se faire l'éducation de l'enfant dans la famille?Par l'amour —¦ non l'amour aveugle — la patience, la fermeté, l'autorité et le respect, l'entente des parents, la prière et le bon exemple.Il faut éviter l'excès de tendresse et l'excès de sévérité.Ne pas faire de l'enfant une petite idole ou un malheureux souffre-douleur, quitte à laisser à l'école le soin de refaire une éducation manquée, comme si l'école, suivant l'expression pittoresque du P.Monsabré " n'était qu'une maison de haute industrie, où l'on répare les poupées vivantes dont se sont amusés et qu'ont endommagées des parents maladroits." CAUSERIE DU PERE MARIE-ANTOINE AVEC LES TOUT PETITS — Nous sommes loin du jour de l'an, maintenant, nous avez tous oublié vos étrennes, et. S LE JOURNAL DES ENFANTS — Pardon, Père, si je vous interromps.Nous avons sacrifié nos étrennes, cette année, pour les petits belges.— C'est nous-mêmes qui avons demandé cela à nos parents.— Moi, Père, j'ai eu quelques centins d'un vieil oncle que nous n'avions pas vu depuis longtemps, et je me suis bâtée d'écrire au Journal des Enfants.pour m'y abonner.— Tenez, taisez-vous, avec tout ça ! Vous allez m'attendrir au point que je ne pourrai pas faire mon récit.Oui, chers enfants, vous me donnez là une grande marque de ce que vous serez plus tard.— Laissez-moi vous louer pour ces belles dispositions que le bon Dieu a mises en vous, cultivez-les soigneusement.Sachez toujours, comme cela, vous oublier devant le malheur et mettre de côté ce qui est futile et léger pour rechercher ce qui est solide et peut procurer quelque bien à votre esprit et à votre cœur.Si vous vous êtes oubliés à ce point-là, chers enfants, je ne serais pas surpris que vous auriez aussi oublié quelle histoire je vous contais et l'endroit où je l'avais laissée?— David! Père, David! l'histoire de David! et vous l'avez laissée au plus beau! — Oui, Père, vous nous avez fait languir en laissant là le vilain géant Goliath, insulter les Israélites qui eux, en avaient peur! — Il pouvait bien faire le fanfaron, ce géant là, puisqu'il les voyait si timides! — Aurais-tu essayé de le combattre, toi, Jules?— Oui, Père.— Bien, tiens, mon brave, viens chercher une image, car tu n'es pas un poltron, à ce que je vois, et pour aujourd'hui le p'tit David va te remplacer dans l'attaque .— Ecoutez bien.Pendant cette guerre là, le p'tit berger était retourné chez son papa, à Bethléem, pour remplacer ses trois frères qui servaient dans l'armée.Un jour, son père lui dit : " Mon fils, va donc au camp voir tes frères, emporte-leur du pain et des vivres et tu reviendras me dire si tout va bien à l'armée." — David confia son petit troupeau à un gardien et se rendit aux ordres de son père.Il était à peine arrivé, chers petits enfants, que le méchant géant se présente encore devant les Israélites pour les insulter et les provoquer; il y avait quarante jours qu'il faisait cette besogne-là! — Dès qu'ils entendirent la terrible voix du géant, tous les Israélites s'enfuirent.Seul, le petit David resta, et plein d'indignation, il s'écria: "Mais quel est donc ce Philistin qui ose insulter de la sorte l'armée du Dieu vivant?Je veux le tuer! " Son frère aîné l'entendit et lui dit: " Quelle folie! et quel orgueil! Tu aurais bien mieux fait de rester à ia maison et de garder tes p'tites brebis." Le petit David n'en fit aucun cas et alla dire à d'autres soldats ce qu'il voulait faire : ces paroles-là passèrent de rang en rang et arrivèrent jusqu'au roi Saùl qui fit venir David." Mon Maître, lui dit le jeune berger, vos soldats n'ont pas besoin d'avoir peur de ce Philistin, si vous le voulez, je combattrai cet insulteur." — "Mais tu es trop jeune, pauvre enfant, pour lutter avec ce géant qui est exercé aux combats?" — "Rassurez-vous donc, ô roi! J'ai déjà lutté avec l'ours ou le lion qui venait parfois essayer d'enlever une petite brebis à mon troupeau, je lui sautais à la gorge et l'étranglais quand il voulait se jeter sur moi, je les ai toujours tués, et ce Philistin sera comme eux.Où est-il ce Philistin! où est-il que je l'écrase! Oh! laissez-moi aller!" Le roi, qui voyait tant de bravoure et d'audace dans ce jeune berger, lui dit : " Eh bien, va.et que le Seigneur soit avec toi ! " Il voulut lui donner son épée et le revêtir de sa cuirasse, mais le petit David ne pouvait marcher dans cette pesante armure, il préféra se servir des armes du berger : Un bâton et une fronde.Il choisit cinq petites pierres, les mit dans le p'tit sac qui lui avait servi à apporter du pain à ses frères, et s'avança devant le géant.En voyant venir ce jeune et bel enfant à la figure vermeille et aux longs cheveux blonds, le géant s'éclata de rire: " Ha! ha! ha! quelles armées! Mais me prends-tu pour un chien pour venir à moi avec un bâton?Approche donc, vermisseau, et je donnerai ta chair aux oiseaux et aux bêtes! " — "Toi, misérable insulteur! tu viens avec un glaive, une lance et un bouclier, on voit que tu mets ta confiance dans tes armes, mais moi, c'est au nom du Dieu que tu as insulté que je viens, et aujourd'hui même il te livrera entre mes mains, je t'abattrai et te trancherai la tête, et ce sont les cadavres de tes soldats qui serviront de pâture aux bêtes ! " LE JOURNAL DES ENFANTS 9 Le géant, dans une démarche fière et insolente, s'avançait toujours.A un moment donné, David court au devant de lui, et mettant .une petite pierre, dans sa fronde, il la fait fou mer et la lance avec vigueur.Vous savez, chers petits enfants, pour en avoir souvent manié vous-mêmes, ce qu'une fronde habilement lancée a de force?Celle de David qui ressemblait en tout aux vôtres, ne manqua pas le but.et la pierre alla se loger dans le crâne superbe de Goliath qui tomba de tout son long, la face dans la poussière.David, qui n'avait pas d'épée, s'élance sur le géant, lui enlève son propre glaive et lui tranche la tête qu'il apporte à Saùl émerveillé.Les Philistins qui virent tomber leur chef, l'homme le plus fort de leur armée, furent, à leur tour, saisis d'épouvante et prirent la fuite, mais les Israélites, qui n'avaient plus peur là, les poursuivirent avec acharnement et firent tant de blessés et de morts que leurs cadavres jonchaient les chemins.A notre tour de respirer nu peu, chers enfants, maintenant que le géant et tous ses soldats sont morts.Si le p'tit David était ici, nous lui donnerions bien une chaude poignée de main pour le féliciter de son colossal succès, et je crois que Jules de tout à l'heure en ferait vite son compagnon inséparable.Je vous laisse, chers petits enfants, et j'espère bien que votre sommeil de cette nuit ne sera pas troublé par le méchant et orgueilleux Goliath.Au revoir au mois prochain.Père Marie-Antoine.DEUX LEÇONS à LA BONNE (Monologue pour petit enfant) Depuis longtemps maman parlait de donner une leçon à la bonne.C'est qu'elle est d'une négligence, notre bonne!.Ainsi, elle oublie toujours de fermer le buffet; et nous avons un chat, oh! mais ce qu'il est gourmand, notre chat!.Jamais il ne manque de le visiter, le buffet, dès qu'il peut y entrer.Ainsi, l'autre jour, il s'y est faufilé et a nettoyé tout un grand pot de crème : je l'ai vu se sauver avec encore la moustache toute blanche.J'ai vite couru le dire à maman pour qu'elle punisse le chat.Mais maman a laissé le chat bien tranquille, et n'a grondé que la bonne qui néglige toujours de fermer le buffet." J'espère, lui disait maman que la leçon du chat vous profitera, cette fois." Pas du tout ! La lionne n'a pas été corrigée, et alors, moi, jiendant son absence, comme elle avait encore laissé le buffet ouvert, j'ai fait comme le chat pour lui faire donner une seconde leçon.Maman m'a surpris dans ce travail et m'a dit: " Qu'est-ce que tu fais là?— Maman, ai-je répondu bien vite, c'est pour donner une leçon à la bonne : je mange les gâteaux exprès pour lui apprendre à fermer le buffet " Hélas! je n'ai pas été aussi heureux que le chat!.J'ai reçu.j'ai reçu.je ne vous dirai pas ce que j'ai reçu, mais je n'ai plus envie de surveiller le buffet pour donner une leçon à la bonne!.(M.P.) A MON PETIT CARACTERE (Pour fillette) Ecoute, mon petit caractère, j'ai un petit compte à régler avec toi !.Quand je demande une petite friandise à maman, et que maman, pour de bonnes raisons, ne veut pas me la donner, dis.pourquoi me fais-tu murmurer de mécontentement?— C'est très-vilain, ça, mon petit caractère ! Et puis, quand quelque chose me contrarie, dis, pourquoi me donnes-tu des impatiences et me fais-tu fâcher toute rouge?— C'est aussi très-vilain, ça, mon petit caractère.Et puis, quand on me gronde pour une sottise, et que je devrais demander pardon, dis.pourquoi me fais-tu faire une longue moue avec de gros yeux qui regardent de travers?.11 parait que ça me rend tellement laide que ça me ferait peur, si je me voyais dans une glace.Qu'est-ce que c'est que ces manières?.Sais-tu ce que ça m'attire?Toute sorte de désagréments, et quelquefois le fouet par-dessus le marché.Tu ne le sens pas, toi, le fouet!.Dommage que 10 LE JOURNAL DES ENFANTS tu ne puisses pas le recevoir, toi qui es si Habile à me le faire donner!.Tu verrais comme il fait lion! Ecoute, mon petit caractère, je ne veux plus que tu me fasses murmurer et fâcher toute rouge; je ne veux plus que tu me fasses bouder, parce que tous ces défauts, ça déplaît au bon Dieu et ç;i peine maman que j'aime, et qui voudrait tant voir sa fillette bien gentille.Donc, c'est entendu, mon petit caractère: — ne l'avise plus de te mettre en travers, et.à partir d'aujourd'hui, je vais devenir un ange de sagesse.(M.P.) Les Fêtes de l'Enfance.SUJETS DE CONCOURS pour Mars Votre concours de mars, mes chers enfants, aura la Géographie pour matière.Cela n'empêche pas d'y mettre de la littérature, et il vous tiendra lieu de la composition ordinaire.Pour bien vous faire comprendre ce que j'attends de vous, laissez-moi d'abord vous citer Quelques réflexions d'un inspecteur français sur le sujet en question : " L'enseignement de la géographie subit, depuis quelques années, une transformation complète.Autant il était aride autrefois, avec ses sèches nomenclatures, autant on veut aujourd'hui le rendre attrayant et éducatif: on le prétend, en effet, propre à développer les plus précieuses facultés intellectuelles : l'esprit d'observation et le raisonnement.Le programme officiel — de même que le bon sens — me commande d'enseigner d'alxml la géographie locale.Pour celle-ci.les livres ne j>euvent m'être d'un grand secours : — c'est la nature elle-même, c'est le village où je vis, avec ses environs, qu'il me faut regarder et faire regarder, etc., etc.C'est d'après ces données, mes chers enfants, que nous allons prendre une leçon de géographie selon la nouvelle méthode.Après avoir bien réfléchi, bien regardé, et avoir demandé, au besoin, des renseignements, vous vou- drez donc bien répondre aux questions suivantes, en soignant votre style le plus possible.CONCOURS DE GEOGRAPHIE Quel est le nom de l'endroit que vous habitez et quelles en sont les bornes, c'est-à-dire quels sont les lieux qui l'entourent au nord, au sud, à l'est et à l'ouest?Dans quels comté, province et pays est-il situé?Quel en est le climat?— Et la population?Cette population est-elle de langue française ou anglaise?— Catholique ou protestante?—Y a-t-il des Juifs?— Combien ?Est-ce un endroit agricole ou plutôt industriel?Est-il traversé par quelque cours d'eau, et quel est le nom de ce cours d'eau?Votre endroit offre-t-il quelques particularités remarquables, quelques curiosités naturelles?— Est-il montagneux ou uni ?— Elevé et sec ou bas et humide?— Boisé ou découvert?Quelle est la nature du sol?— La terre est-elle argileuse et forte, ou légère, sablonneuse, rocailleuse ?— Propre ou impropre à la culture ?Quels sont les grains (céréales) qui y viennent le mieux ?Y fait-on beaucoup de fourrages?— Y élève-t-on beaucoup d'animaux domestiques?— Y cultive-t-on beaucoup de légumes?La forêt y est-elle giboyeuse?— Quels sont les principaux "bois" (essences) qu'on y trouve?Y prépare-t-on le bois de pulpe ou autre bois de commerce ?— Quels sont les moyens de transport ?Quelles sont les principales industries et quelle population ouvrière emploient-elles ?Y trouve-t-on des richesses minérales?Le commerce y est-il florissant?Les cultivateurs y aiment-ils leur état ou abandonnent-ils leurs terres pour aller demeurer à la ville?Y sont-ils routiniers ou aiment-ils à s'instruire, à faire de la culture productive?Y fabriquent-ils le sucre d'érable, les étoffes du pays, etc?Y ont-ils de beaux vergers?Sont-ils amis de l'apiculture?(Qu'est-ce que cela?) LE JOURNAL DES ENFANTS 11 Quels sont les principaux édifices de votre endroit?Les gens de chez vous aiment-ils à planter des arbres, à embellir leurs demeures de plantes grimpantes, de fleurs et de verdure?Les professions libérales (Qu'est-ce que cela?!) y sont-elles rerpésentées?Donnez le nom de M.le Curé et de M.le Maire ! .etc., etc.Quelle mine! mes enfants, quelle mine! — Vous avez là matière à dix concours, si vous le voulez! Mais je ne vous en demande pas tant.Les petits feront ce qu'ils pourront, après avoir demandé à leur lionne maîtresse l'explication des mots qu'ils ne comprendront pas.Quant aux grands, ils peuvent me faire avec cela une magnifique composition, une page aussi attrayante qu'instructive de géographie locale.Il n'est pas nécessaire, vous le comrpenez, de répondre à toutes ces questions précisément dans l'ordre où je vous les pose.Il ne faut pas non plus y répondre par un oui ou un non : — gardez-vous en bien !.Ces questions sont simplement un canevas sur lequel vous pouvez broder tout ce qu'il vous plaira.Ne négligez aucun détail qui puisse donner de la vie à votre petit travail.Ainsi, les dernières questions que je vous pose ne sont pas absolument du domaine géographique, et les réponses à y faire peuvent varier d'une année à l'autre, mais elles n'en sont pas moins d'un grand intérêt " local^j.Les élèves avancés illustreront, comme d'habitude, leur " composition géographique " d'une vignette appropriée : point de vue, animal de la ferme, gerbe ou épi, feuille d'érable, etc., etc.Allons, mes chers enfants! Lequel d'entre vous va le mieux me décrire son cher " Chez Nous " ?Je voudrais être à votre place ! Amicus.CONCOURS DE DESSIN Vous dessinerez l'extérieur de votre église paroissiale.LES HEUREUX GAGNANTS Concours littéraire — Concours modèle Le sujet du concours littéraire de janvier était " La chronique du mois ", illustrée pour le cours modèle.Le sort a favorisé Melle Lucile Fournicr, du Couvent St-Joseph.Rt-Simon, Co.Bagot, parmi les élèves dont les noms suivent, et dont les travaux eussent également mérité le prix : Melles Berthe Giasson et Marie-Ange Couillard-Després, de l'Ecole ^t-Emile, L'Islet Station.Melles Blanche Delorme et I.éda Fournier, Ecole modèle de St-Joseph, St-Simon de Bagot.Melles Rose-Anna Jacob, et Cécile et Blanche Comeau.Pensionnat Notre-Dame du St-Rosaire.St-Tite de Champlain.Ont été honorés de la note *' Très-bien " les travaux de:— Melles Malvina Blanchette et Blanche Jobin, Couvent des Srs de la Charité.Cap-Rouge.Melles Belzémire Francœur et Alice Thibault, Pensionnat de N.-Damé du St-Rosaire.St-Tite, Co.Champlain.Melles Virginie Matte et Lucie Gamin.Ecole Modèle, Village d'Ancienne Lorette.Melle Marie-Lucie Couillard-Després et M.Joseph Labile.Ecole St-Emile.L'Islet Station.Ont obtenu la note " Bien " :— Melles Célestine Pépin et Marie-Ange Tourignv, Pensionnat N.-Dame du St-Rosaire, St-Tite.Melle Béatrice Sylvestre.Ecole Modèle de St-Joseph.St-Simon.Melle Pudentienne Carrier, (Srs de la Charité de St-Lottis.) Buckland.Melles Juliette Falardeau, Marie-Jeanne Beaupré et M.Lucien Drolet, Ecole du Village.Ancienne-Lorette.COMPOSITION Chronique du mois de janvier.Vendredi, vingt-cinq décembre: Noël! Oh! quelle belle fête pour un cœur chrétien! Dans notre église, 12 LE JOURNAL DES ENFANTS la grotte de Bethléem était faite toute autrement que les années précédentes.Pour moi, je l'ai trouvée plus naturelle et plus jolie.— Jeudi, le trente et un: dernière journée de dix neuf cent quatorze.Cette année s'en est allée.Elle a emporté avec elle nos rêves, nos illusions, nos espérances.Les heures sonnaient tremblantes, les derniers coups, vibrant comme des glas, résonnant sur une année qui allait mourir.On désire quelques fois que les moments soient multipliés, mais non.sur l'Océan de la Vie il nous faut toujours avancer et très rapidement, car, poussés par.une main invisible, nous semblons voler plutôt que marcher vers le port immense que l'on nomme l'Eternité.Vendredi, premier janvier.En ce jour les cœurs joyeux échangent des vœux de paix et de bonheur.DOUf ceux qu'ils aiment et les parents sont heureux de pouvoir se réunir pour resserrer davantage les liens qui les unissent.La Bénédiction paternelle.Le onze-: Xous sommes retournées à notre cher couvent toutes fières de reprendre notre classe laissée depuis dix-neuf jours.Pour des élèves qui se préparent au diplôme, la hâte de reprendre les études doit être grande.Tous les jours nous travaillons bien en préparation à notre concours de Pâques.Espérons que le Divin Jésus bénira nos faibles efforts et que nos études seront couronnées de succès.En attendant, nous lui demandons cette grâce tous les matins dans notre communion que nous faisons aussi fervente que possible.Lorsque nous faiblissons sous le fardeau, le bien-aimé nous encourage et nous sentons à l'instant se ranimer notre ardeur.Lucii.e Foukxier, 16 ans, Couvent St-Joseph, St-Simon de Bagot.Cours élémentaire.L'heureuse gagnante est Melle Edouardina Champagne.Académie du Sacré-Cœur, St-Jean-Baptiste, Montréal.Comme on pourra s'en convaincre, le travail de cette demoiselle mérite certainement de figurer parmi les meilleurs du cours modèle, mais l'absence de la vignette ne nous a pas permis de la classer dans ce cours.Ont été honorées de la note " Très-bien " :— Melles Priscilla et Yvonne Biron, Elèves des Srs de l'Assomption, St-Bruno de Guigues, Témisca- mingue.Melles Gabrielle Mongeon, .Mine Choquette, Marguerite Massue et Anna-Maria Racine, Couvent des SS.Noms de Jésus et Marie, Verchères.Melles Annette Gauthier, Armande Sauvé, Ar-mandine Vadnais, Eveline Gaillardetz et Bernadette Morissette.Ecole St-Joseph, Hochelaga.Melles Marie Trudel, Stella Clotitier et Germaine Jacob, Couvent Notre-Dame du St-Rosaire, St-Tite.Melle Georgine Bisson, Dunrea, Manitoba.Melle Julienne Rivard, Grondines Ouest, Co.Portneuf.Melle Laura Giasson, Ecole St-Emile, L'Islet Station.Ont obtenu la note " Bien " :— Melles Juliette Robitaille et Cécile Boivin, Ecole du village.Ancienne-Lorette.Melle Elise Pelletier, Ecole No.i, Ste-Louise.Melle Agnès Normandin, Ste-Geneviève de Batis-can.Melle Rosée Marineau, St-Etienne des Grès.COMPOSITION Chronique du mois de janvier La nouvelle année a vingt-sept jours aujourd'hui.A mesure qu'elle déploie son manteau mystérieux, elle prend tantôt un visage serein, joyeux, tantôt un air grave et solennel.A peine avais-je fait sa connaissance ou'elle m'apportait, avec la bénédiction LE JOURNAL DES ENFANTS fa de mon cher papa, les baisers les plus affectueux de ma tendre maman, des caresses plus chaudes de mes frères taquins et de mes bonnes grandes sœurs.Je n'oublie pas non plus les cadeaux magnifiques qui m'ont été faits en son honneur.Aujourd'hui, on dirait qu'elle est devenue plus sérieuse; eh! oui, dès le septième jour de son existence, elle a daigné me montrer le chemin de l'école; vraiment, j'eus le cœur un peu gros de laisser là tous ceux que j'aime pour aller faire bonne mine à messieurs les livres; par bonheur, l'accueil bienveillant de mes excellentes maîtresses et de mes chères compagnes, a bien vite dissipé l'orage : à présent, je suis à l'œuvre pour tout de bon.La visite de notre dévoué pasteur, au cours de la semaine dernière, (20 janvier) ce fut encore un sourire de 1915.Nous étions si heureuses de nous agenouiller aux pieds de notre père vénéré pour recevoir sa bénédiction ! Ses sages conseils, ses paroles si encourageantes ont été pour nous un vrai stimulant pour l'accomplissement du devoir quotidien.Vive 1915 ! ! ! Avant hier, le 25, les fronts sont devenus soucieux.un moment.On nous annonçait avec grande pompe que M.le Visiteur ecclésiastique accompagné de Messieurs les Commissaires, viendrait faire la revue du premier trimestre, qu'il nous faudrait subir des examens sur la grammaire, l'arithmétique, l'histoire du Canada, etc.Convenons-en, une nouvelle comme celle-là, c'en est assez pour rendre anxieuses, perplexes même, des écolières qui se ressentent encore un peu des jours pleins de bonheur passés au sein de la famille.Résolument, il a bien fallu nous préparer au combat! Grâces à Dieu, l'examen a été bon, notre dévouée maîtresse que nous aimons tant, a paru satisfaite et nos dignes visiteurs eux-mêmes n'ont pas été courts d'éloges.Une fois de plus, vive 1915 ! ! ! Edouardina Champagne, Elève des Srs des SS.Noms de Jésus et Marie, Académie du Sacré-Cœur, St-Jean-Baptiste, Montréal.DESSIN Le sujet du concours de janvier était : " L'aumône aux Oiseaux." Ont été déclarés ex œquo et méritant également la prime, les travaux de : — Melles Cécilia Larivière et Jeanne Livernoche, Elèves des Dames Ursulines, Ecole St-Philippe.Trois - Rivières ; Melle Berthe Giasson, Ecole St-Emile, L'Islet Station: Melle Célestine Pépin.Couvent N.-Dame du St-Rosaire, St-Tite.et Melle M.Antoinette Vekeman.Grosse-Ile.Co.Montmagny.C'est cette dernière qui a été 1'heureusç favorisée du sort.Viennent ensuite, avec la note " Très-bien ", les dessins de : — Nielles Lucienne et Antoinette Malien.Elèves des Srs de la Cong.Notre-Dame, Jacques-Cartier, Québec.Nielle Delphine Deniers, Couvent de Ste-Anne.Ste-Geneviève.Melles Blanche Landry, Maria Ilamel et Lovina Nolin, Ecole St-Philippe, (Dames Ursulines) Trois-Rivières.Nielles Cécile Moreau, Blanche Duchcsneau.Doria Cloutier.Alice Thibault, Blanche Comcau et Cécile Richard, Couvent N.-Dame du St-Rosaire, St-Tite, Co.Champlain.Melle Edouardina Champagne, (Srs des SS.Noms de J.et M.) Académie du Sacré-Cœur, St-Jean-Baptiste, Montréal.Nielles Thérèse Desjardins et Juliette Lemay.Ecole Municipale de St-Jérôme, (Srs de Ste-Anne).Melle Monique Delisle, Ecole Notre-Dame, (Dames Ursulines) Trois-Rivières.Melles M.-Ange Hamel et Lucie Gauvin, Ecole du Village, Ancienne-Lorette.Melle M.-Anne Lefebvre, Ecole modèle des Filles, St-Stanislas.Melle Blanche Saint-Laurent, Couvent du Saint-Rosaire, Val-Brillant.Melle Lucia Lajoic, Acad.Srs de la Charité, La Malbaie.Melles Angèle Rompre et Aurore Germain, Ste-Anne de la Pérade. 14 LE JOURNAL DES ENFANTS Melle M.-Anne Boulanger, Elève du Cours modèle privé, St-Côme, Linière.Melle Elise Pelletier, Ecole No.i, Ste-Louise.Melles Eliane Trottier et M.Jeanne Sauvageau, M.Cyris Rivard, Grondines Ouest, Co.Portneuf.Melle Yvonne Biron, (Srs de l'Assomption) St-Brtmo de Guigues, Témiscamingue.Melle Mi-Ange Couillard-Després et M.Joseph Labhé, Ecole St-Emile, L'Islet Station.MM.Maxime Lévesque et Joseph Gagnon (Srs de la Charité de St-Louis), St-Pacôme.M.Joseph Paré, Ecole du Village, Rivière-des-Prairies.Ont été honorés de la note " Bien " : — Melles Léonie Rivard et Marguerite Lord, Ecole St-Philippe, (Dames Ursulines) Trois-Rivières.Melles Corinne Norbert, Yvonne Rompre et Irène Juneau, Ste-Anne de la Pérade.Melles Marguerite Hamel, Cécile Bédard, Antoinette Robitaille et M.Louise Matte; MM.Freddy Hamel, J.-Baptiste Allard, Lucien et Arthur Drolet et Wilfrid Côté, Ecole du Village, Ancienne Lorette.Melles Carmen Saint-Cyr, Angelina Leblanc, Aima et Alice Lemay, Antoinette Obry et Jeanne Daoust, Ecole municipale de St-Jérôme, (Srs de Ste-Anne.) Melles Gracia Labelle, Jeanne Content, Henriette Alarie et Berthe Renaud, Acad.du Sacré-Cœur, (Srs des SS.Noms de J.et M.) St-Jean-Baptiste, Montréal.Melles Maria Marcoux, M.-Jeanne Lortie et Marguerite Jobin, (Cong.N.-Dame) Jacques-Cartier, Québec.Melles Antoinette et M.-Ange Lafontaine, Eva Mercure, Juliette Brouillette, Séverine et Cécile Co-meau, et Hénédine Trottier, Couvent N.-D.du St-Rosaire, St-Tite, Co.Champlain.Melles M.-Rose Valcourt, Alice Fournier, Blanche Ledoux, Germaine Gendron, Jeannette et Marguerite Morin, Couvent de St-Joseph, St-Simon de Bagot.Melles Anna-Maria Racine, Alice Choquette, Léo-poldine et Adélina Vincent et Honorine Geoffrion, Couvent des SS.Noms de J.et M., Verchères.Melles Léa Paré, Rose Lavigne, M.-Anna Rochon, Marguerite Longpré et M.Gilbert Mayer, Ecole du village, Rivière-des-Prairies, Co.Laval.Melle Alphonsine Bouchard, Couvent du St-Ro-saire, Val-Brillant.Melle Lucia Bélanger, Ecole St-Emile, L'Islet Station .Melle Annette Hébert, N.-D.de Stanbridge, St-Alexandre.Melles Lucinda et Julienne Rivard.Grondines Ouest.Melle Blanche Jobin (Srs de la Charité), Cap Rouge.Melle Albertine Courtemanche, Ste-Edwidge, Co.Compton.Melles Rose-Alma Naud et Thérèse Marchildon, Ecole No.2, Deschambault.Melle Claudia Duhamel (pas d'adresse).M.Louis Belisle, Ecole de St-Pacôme, Co.Ka-mouraska.M.Léo Laliberté, Raith, Thunder Bay, Ont.Enfin, ont obtenu la note " Satisfaisant — Bonne Volonté " :— Melles M.-Laure Leclerc, Juliette Rousseau, Marguerite-Ange Masse, Bernadette Morel, Germaine Robitaille, M.-Ange Trépanier, Antoinette Rouleau, Emilienne Sylvain, M.-Jeanne Laiiiontagne, Lucienne Lachance, Marguerite Cleveland et Germaine Vézina, Cong.N.-Dame, Jacques-Cartier, Québec.Melles Marguerite Massue et Gabrielle Mongeon, Couvent de Verchères.Melles Thérèse et Germaine Gauvin, Juliette Côté, Germaine Gagné, Alice Laflamme et Yvonne Sa-vard ; MM.Albert Côté et Lucien Plamondon, Ecole du Village, Ancienne-Lorette.Melle Agnès Normandin, Ste-Geneviève de Batis-can.Melle Rosée Marineau, St-Etienne des Grès.Melles Bertha et Béatrice Bélisle, M.-Louise Paquet, et M.Georges Bélisle, Ecole No.2, Deschambault.Le Comité d'Examen, Par ordre, Amicus, Secrétaire.Deux dessins de fantaisie ont aussi été envoyés: l'un est " Le Kaiser en cage ", imité de La Presse, par Ernest Thériault, (Srs de Charité de St-Louis), LE JOURNAL DES ENFANTS 15 St-Pacôme; l'autre est une grande et belle horloge, (dessinée d'après naturel), par M.Fernand Lamarre, de l'Anse à Giles.Nous donnons ci-après les noms de quelques concurrents dont les travaux nous sont parvenus trop tard pour être cités dans le.numéro de février: — Dessin — Crèche de Noël.Melle Philomène Bourget et M.Wilfrid Fortier, Dunrea, Manitoba.— Travail excellent.Melles Eugénie Laflamme et Juliette Métivier — très-bien.—Melles M.-Jeanne Métivier et M.-Berthe Chouinard — bien — et M.Alphonse Brochu — satisfaisant — tous élèves des Srs de la Charité de St-Louis, Buckland, Co.Bellechasse, Melles Blanche Godère et Adrienne Deslauriers, Couvent de St-Joseph, St-Liboire, Co.Bagot — satisfaisant.Melle Marguerite Jobin.Cong .N.-Dame, Jacques-Cartier, Québec — satisfaisant.M.Emond Godbout, Ecole No.3, Ste-Justine,— Bien.Concours littéraire — Le Jour de l'An.Cours modèle.Melle Claire Goulet, St-Guillaume — travail excellent.Melles M.-Jeanne et Juliette Métivier — très-bien .— et M.Alphonse Brochu — bien — Buckland, Co.Bellechasse.Cours élémentaire (sans vignette) Melle Marie Courchêne, Couvent des Srs Ste-Anne, St-Cuthbcrt — travail excellent.Nota bene:—Les concurrents sont priés de ne plus se servir, soit par modestie ou pour tout autre raison, de noms de fantaisie qui cachent leur véritable personnalité.Ils voudront bien, à l'avenir, se conformer aux règlements établis dès le commencement, et donner " chaque fois ", au bas ou au verso de leur travail, leur " vrai nom ", leur âge et le nom de la maison d'éducation dont ils suivent les cours.ATTENTION ! Quelques élèves continuent à nous envoyer des dessins d'une grandeur démesurée, et ils s'étonneront après cela de n'être jamais reproduits.Si vos dessins sont plus grands que notre journal, comment voulez-vous, mes enfants, que nous les y fassions entrer?.Observez donc, dans votre intérêt même, les mesures que nous avons déjà plusieurs fois données et «lue nous répétons aujourd'hui :—5 pouces sur 6 ]x>ur le dessin du concours, et 2 pouces sur 2 pour la vignette illustrant les compositions.— On peut parfois mettre, un peu "moins", mais jamais " plus".Souvenez-vous aussi qu'ils doivent être faits au crayon noir.—Quand vous dessinez " pour vous-mêmes ", mettez des couleurs tant qu'il vous plaira; nous vous le conseillons beaucoup, pourvu qu'elles soient naturelles et choisies avec discernement :— mais n'employez jamais de couleurs dans les dessins que vous destinez au petit journal.Quelques-uns ont oublié aussi que les dessins " du concours " doivent être faits " d'après nature ", ou " inventés par votre propre imagination ", et non copiés servilement sur des modèles trouvés dans un livre ou ailleurs.Qu'on veuille bien ne plus nous obliger à répéter les mêmes remarques.La Direction.COMPOSITION Chronique du mois janvier.Le plus doux souvenir que je conserverai de janvier 1915, sera sans doute la fête de ma mère ; depuis longtemps je me préparais, j'ai réussi à économiser deux piastres que je réservais pour le cadeau, une statue du Sacré-Cœur ; mon père m'avait promis les autres dépenses; si vous saviez comme il s'est bien acquitté de sa tâche.Enfin, le soir solennel du 2 janvier arriva.Voilà 16 LE JOURNAL DES ENFANTS tous nos parents et amis qui arrivent en chantant; alors ma mère me dit qu'elle comprenait mes petits airs mystérieux.Est-ce encore le petit doigt de maman qui avait trahi mon secret?Elle fut bien surprise lorsque je lui lus une fort belle adresse que ma bonne maîtresse m'avait composée; j'étais bien ému lorsque je vis des larmes dans les yeux de ma mère; je n'oublierai jamais ce jour-là et tous les événements de ce mois disparaissent «levant la fête de ma mère.Joseph Labbé, (12 ans) Ecole St-Emile, L'Islet Station.Pensionnat de Verchères, 25 janvier 1915.C'est le onze que je commence ma petite chronique.C'est-à-dire cpie c'est à partir de cette date, que les jKtits événements du pensionnat me paraissent importants.Le plus remarquable est celui de notre retour.Ce jour-là comme celui du départ on voyait la gaité, la joie, le bonheur rayonner sur toutes les figures.Nous nous empressions de souhaiter la bonne année à nos maîtresses, et de leur exprimer notre joie.Dans l'avant-midi notre bon pasteur vint nous donner sa bénédiction et nous souhaiter tous les vœux que son cœur pût former.Nous commençons à apprendre l'histoire de l'Eglise.Combien de sacrifices il a fallu à ces nobles défenseurs pour triompher des nombreux obstacles suscités contre l'Eglise! Mercredi, il y eut de belles vues animées où l'on représentait l'héroïsme de Dollard et de ses braves compagnons.C'était vraiment touchant de voir ces soldats de la Vierge Marie se défendre comme des lions pour sauver la colonie du danger qui la menaçait.Ces petites récréations qui font revivre notre pensionnat reviennent souvent.Ainsi s'écoule notre vie d'écolière, les semaines, les mois se succèdent les uns aux autres joyeux et agréables à Dieu.R.A.et-GABRiELLE Mongeon (12 ans), Cours élémentaire, 4e année, Couvent des Srs S.N.de J.et de M.Pensionnat de Verchères.VARIÉTÉS AUX GOURMANDS A force de ragouts et de mets succulents, On creuse son tombeau sans cesse avec ses dents.Regnard.Dans une représentation de tableaux, le petit Jean, âgé de quatre ans, a rempli le rôle d'un ange: de petites ailes de gaze avaient été fixées à ses épaules.A quelques jours de là, il vient trouver sa mère et, d'un air radieux : — Maman, dit-il, j'ai un peu de mal à l'épaule; ne croyez-vous pas que ce sont mes vraies ailes qui poussent ?.On revient de l'église où on a fait la collecte pour aider les Missionnaires qui évangélisent les nègres du Congo.— Maman, dit Jeanne, est-il vrai, comme papa me l'a dit l'autre jour, que les nègres du Congo ne portent pas de vêtements?— Mais oui, ma petite.— Alors, pourquoi que Papa a mis un bouton de culottes dans la sébille, dis!.Maman, à son bébé, voulait un jour apprendre Comment se fait le signe de la Croix; Et Bébé regardait, afin de mieux comprendre, Le geste dont Maman accompagnait sa voix.—Attention, Bébé! Pour dire: Au nom du Père, On touche son front de la main; Après, vers la poitrine on va droit son chemin En disant : Et du Fils.—Mais oit donc est la Mère?.L'enfant avait jeté le cri du cœur humain! L'alcool fut découvert par Arnault de Villeneuve, médecin de Pierre III d'Aragon; jusqu'en 1670,'il fut, en France, vendu exclusivement clans les pharmacies.Il aurait dû ne jamais en sortir.Le débit d'alcool est un abattoir d'hommes.Steeg. _ oar d'un instrument de Musique PIANO, HARMONIUM ou GRAFONOLA la maison LEGARE vous favorisera de conditions spéciales .et vous offre un choix des marques les plus célèbres.Machines à coudre Demandez nos prix et nos brochures illustrant nos machines WHITE — MODERN RAYMOND AMELIORE Les MEILLEURES machines à coudre connues.DEMANDEZ NOS CATALOGUES P.7".LEGARE Limitée 273-287, rue St-PAUL, QUEBEC LA CAISSE D'ECONOMIE DE NOTRE-DAME DE QUEBEC Bureau principal Haute-Ville, Québec, \o 21, rue St-Jean SUCCURSALES A QUEBEC ST-ROCH, coin des rues St-Joseph et du Pont.ST-SAUVEUR, No 801, pue St-Valler.ST-JEAN-BAPTISTE.No 479, rue St-Jean.BASSE-VILLE, No 68, rue St Pierre LIMOILOU.Boulevard St-Chaples.SUCCURSALES A LEVIS RUE COMMERCIALE No.108, (au bas de la côte).RUE EDEN, No.20, (sur la côte).SONT OUVERTES LES SAM EDISET LUNDIS SOIR, de7 a8.30 hrts, les succursales suivantes: ST-ROCH, ST-SAUVEUR, ST-JEAN-BAPTISTE, LIMOILOU et LEVIS RUE EDEN.Le Bureau Chef, Haute-Ville, ouvre aussi le samedi soir.banques a DOMICILE NC pas oublier que LA CAISSK I> hCONOMIK offre ans famille* de petites BANQUES en métal que l'on garde chez sot et dans lesquelles les parents et enfants peuvent placer leurs petites économies qui sont ensuite, sur demande, entrees dans un livret que la Caisse leur fournit et sur lesquelles Il est payé un intérêt.COFFRETS DE SÛRETÉ COFFRETS DE SURETE à louer au BUREAU PRINCIPAL et a la SUCCURSALE DE ST-ROCH, pour la garde de debentures, documents importants, bijoux et autres valeurs.CAISSE D'ECONOMIE, en raison mime de sa charte et de la nature de ses opérations, offre à ses déposanta des garanties exceptionnelles.J.A.KIROUAC & Cie.34, rue de la FABRIQUE, QUEBEC.LIBRAIRES: IMPORTATEURS EN GROS Classiques, Papeterie, Objets de Piété, Jouets et Fantaisies etc., etc.J.E.LIVERNOIS Limitée Bureau: Rue St-JEAN, QUEBEC, CANADA Entrepots: 43, 45, 47 et 49, rue Couillard IMPORTATEURS EN GROS Produits Chimiques, Remèdes brevetés.Parfums, etc.Abonnezvous au Journal des Enfanta La seule publication consacrée spécialement à l'enfance dans la province de Québec REÇU L_E L'abbé Edmond Paré, directeur propriétaire.t 2JMjpijM|RIE LAFLAMME & PROULX, 34, RUE GARNEAU — QUEBEC.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC
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