L'abeille /, 1 janvier 1931, avril 1931
6" ANNÉE — N" 59 — Avril 1931 — Abonnement, S 100. m "L'Abkillf." i-aiiaIt avec l'ai-piioiiation de j/Ordinaiiie.—M—IIUMIII» I Kll«llll»l>»«»«»ll KM- ¦ ' ¦• k i S 0 M M A I It E Mol d'ordre : "Ceux qui pereévèreat", i>- 355.— Miettes d'Evangile : "L'ange consolateur", |>.338.— I.a lionne More 11 it ciel Le vieux chapelet «lu marin, p.342.- - Les petits Amis (le Jésus : Martial Julras.p.347.— I-a descente de la Croix, p.SftS.— Echos des Noviciats : La Poinlc-du-I.ac, p.350.— Récita canadiens : Histoire dramatique d'Etienne IJrùlë.p.359.— Les Pèlerins d'Kmmaus, p.881.— Histoires d'ours, p.303.— L'Ile Mystérieuse, p.305.- Morceau choisi : l'nc histoire lamculahlc, p.372.— Hires et sourires, p.37L CONCOURS Plusieurs noirs avant demandé (l'établir un concours, nous proposons celui-ci.qui est une triple élude au point de vue de l'art, de la composition et de la religion : Etudiez la "Descente de Croix" de Era Angclico.Il s'agil d'exprimer ce qu'on y voit : quels personnages y figurent, quelle pari chacun prend A l'action.etc.Les élèves qui ne sont pas assez, avancés pour faire une composition proprement dite, poirrraienl au moins présenter comme un inventaire (les éléments qui composent ce beau tableau, chaque phrase serait un alinéa.PRIMES — Dix "Abeilles" reliées (dire l'année préféré,-i Dix grandes images "I.a sainte Famille au travail".Dix "Descente de Croix" par Era Angelico, tirées ù pari sur papier glacé.Les professeur* sont priés de faire un Iriaae préalable el de ne nous adresser gué trois compositions au maximum.— Un exercice très prolltable serait de faire ce travail avec la collaboration de tous, l'on voudrai! bien alors mentionner ce fait sur la composition.Adresser les compositions non roulées nu plus lard le I"' mat l'iucluiin.Signalez "L*AbèlHe" à vos :imis. CEUX QUI PERSÉVÈRENT LECTEUR.— Nous avons eu dans noire école une fêle d'intronisation fort bien réussie.A entendre mes camarades de classe — tous de grands garçons - - acclamer si chaleureusement le Christ-Roi, je pensais à vous, chère Abeille, qui vous désole: toujours de noire manque de persévérance à nous autres, jeunes gens.Je me disais : "Ceux-ci, au moins, au sortir de l'école, resteront de fiers chrétiens." Que pensez-vous de ma conclusion ?ABEILLE.- - Tu ne raisonne» pas mal du tout.Il est certain que de belles cérémonies d'intronisation et autres de même nature contribuent puissamment à nourrir la foi et la piété, et à christianiser les âmes.Cependant, elles ne suffisent pas: les impressions qu'elles font naître ne lardent pas à s'évanouir.L.— Que faut-il donc pour qu'un jeune homme reste bon chrétien au sortir de l'école?A.— Pour demeurer bon chrétien au sortir de l'école, ah ! mon ami, il faut commencer par être vraiment chrétien pendant qu'on est à l'école!.L.— Pendant qu'on est à l'école?Je ne vous comprends plus.Est-ce que nous ne sommes pas de bons chrétiens?La Ligue du Sacré Cœur si prospère, l'assistance fréquente à la messe même sur semaine, les communions nombreuses, le soutien généreux donné à la Sainte-Enfance : tout cela ne lémoigne-t-il pas hautement en notre faveur ? SM l'abeille A.— Certainement, je suis heureux de le constater, il se fait un bel apostolat à notre école.Mais enfin la question que je me pose pour juger des chances probables de persévérance d'un jeune chrétien est la suivante : .\-l-il la crainte de Dieu, c'est-à-dire, une vive horreur du péché?recule-t-il devant le mal comme on recule devant un serpent venimeux?quand se présente une tentation, u-l-il l'habitude de lutter tout de suite en appelant Jésus et Marie à son secours?Voilà pour moi la disposition essentielle que doit produire la vraie éducation chrétienne.L.— Ainsi, d'après vous, les élèves qui n'ont pas cette disposition ne persévéreront pas?A.— Non, ils ne peuvent pas persévérer.Je ne dis pas qu'ils iront jusqu'à renier leur foi: muis au sortir de l'école, ils seront les victimes du respect humain et de leurs propres passions.L.— Ne feriez-vous pas exception au moins pour les Cadets et les Congréganisles ?A.— Oui, pour les vrais Cadets et les vrais Congre-ganisles.L.— Qu'appelez-vous vrais Cadets, vrais Congréga-nisles ?A.— J'appelle ainsi ceux qui, non seulement ont les dehors du Cadet ou du Congréganisle, mais ceux qui en ont l'âme, c'est-à-dire ceux qui savent se renoncer et lutter contre le mal.L.— Vraiment, chère Abeille, je vous trouve sévère, et je ne suis pas le seul dans ce cas.A.— Non, mon Ami, je n'exagère rien; celui qui ne lutte pas ne peut avoir qu'une religion de surface.Te rappelles-tu la parabole de la semence ?L.— Certainement, je la sais toute par cœur : "Le semeur sortit pour semer : et pendant qu'il semait." A.— Eh bien! tant qu'une àme est ouverte au péché mortel, les semences divines que le lion Dieu ;/ jette se trouvent perdues, l.cs vrais Cadets, les vrais Congréga-nistes, les vrais écoliers chrétiens, veux-tu les connaître.' Compte-les, non pas dans la vivifiante almosplière de l'école ou de la classe, non pas après la cérémonie il'In- i/aheii.le 337 /ionisation, mais au cours des vacances.Quels son! ceux qui, alors, récitent avec ferveur, sans y manquer, leurs prières du mutin et du soir?ceux qui continuent de fréquenter les sacrements aussi régulièrement que pendant l'année scolaire?ceux dont les lèvres restent pures et les amusements restent innocents, ceux dont la compagnie est bienfaisante pour leurs camarades?.Ceux-là, mur-que-les d'une croix au front, puis compte-les : Ce sont lbs vrais enfants chrétiens, ce sont les jeunes gens qu'on peut espérer de voih persévérer.Intention pour avril 1931.— L'habitude de résister an mal.Pratiques recommandées.— 1.— Etudier les questions suivantes et les traiter par écril : a) Paul est Cadet du Sacré Cceur; il est présent u toutes les réunions de la Ligue et il en observe extérieurement les règlements.Mais, habituellement, il laisse entrer le péché dans son cœur : Peut-on dire que Paul est bon chrétien?b) Georges a fréquenté une bonne école chrétienne peu- dans neuf ans; extérieurement, on n'a rien eu de grave à lui reprocher.Entré à l'atelier à dix-sept ans.il s'est aussitôt lié avec de mauvais camarades; on ne le voit que rarement à l'église, où il ne se rend que pour éviter les reproches de ses parents, et où d'ailleurs il se conduit mal : Trouver la raison de ce revivrement ?c) André a quinze ans.Quand il était dans la petite classe, il eut le bonheur d'avoir pour maître un Frère excellent éducateur, qui enseignait à tous les élèves une méthode pratique pour résister à la tentation.Depuis ce lemps, André demande tous les jours dans ses prières l'horreur du péché.Quand In pensée du mal lui vient à l'esprit, il a pris l'habitude de dire de tout son coeur : Plutôt mourir que de vous offenser, ô mon Dieu ! Marie, ma Bonne Mère, sauvez-moi 1 Que pensez-vous d'André pour l'avenir ?2.— Au moins deux fois le matin et deux fois le soir, s'imposer un sacrifice pour faire plaisir à Jésus.:t.— Cendant le mois, s'efforcer de gagner à Jésus un camarade que l'on voit s'égarer.F.CÊI.KSTIN-AUOUSTE. L'Ange consolateur ¦=fc-?A cérémonie de la Piiquc étant achevée, Jésus et les onze 'ii deux.Une moitié, la plus gTOMe, tomba aux pieds d'Ivan, qui retraita jusque dans les bras de Visitatio, l'autre s'abattit à quelques pieds de moi.J'approchai doucement, pour bien voir à qui j'avais affaire.Je m'aperçus que ce n'était pas un chevreau, mais un tout petit animal, auquel sa chute avait dû être fatale, car il ne remuait plus.Dans ces circonstances, il faut être prudent.Je me souviens, qu'une fois, mon chien "l'ilote" sauta sur moi pendant que je nageais au bord de la mer, et me fit une égratignure qui mit un mois à guérir.L'animal qui était là pouvait mordre; des précautions s'imposaient donc.Tournant doucement autour de lui, je vis bien que le danger était minime, car la bête était presque morte.Je la saisis vivement et la tournai à l'envers.C'était un tout jeune singe, plus petit encore que celui du major Smith, de Singapour.Je vous dis qu'il était joli et gentil.Je le jetai autour de mon cou et m'abandonnai au fil de l'eau pour atteindre au plus vite le rivage, bientôt je sentis une petite main saisir mon oreille et l'instant d'après mon jeune protégé éternuait et toussotait.Ça me chatouillait, mais c'était encourageant, car, n'im- l'ABETTjIjE 369 porte quelle Histoire Naturelle, vous dira qu'un singe mourant n'éternue pas.Celui-ci reprenait donc vie.Je saisis la gentille petite bête et me retournant sur le dos je la plaçai bien en vue sur ma poitrine, pendant que je jouais des jambes pour atteindre la rive.Ivan et Visitatio couraient tout excites le long du bord, me criant leurs conseils, comme si je n'avais pas su ce que j'avais à faire.Quand je pris terre, fatigué de mon bain prolongé, je les laissai prendre soin du petit singe pendant que je reprenais haleine.Ivan me débitait son histoire à tue-tête : "J'ai vu la mère; clic a sauté sur moi du haut de l'arbre quand le petit est tombé; Visitatio et moi, nous l'avons chassée à coups de noix de cocos." Tout cela ne m'intéressait guère.Je n'avais point d'oreilles, mais j'avais des yeux qui suivaient avec intérêt le progrès de la convalescence de mon petit favori.Ivan, le voyant trembler, nous dit : "Le pauvre petit a froid", et il courut raviver le feu.Bientôt, enveloppé dans mon chandail, notre petit singe allait très bien ; la chaleur du feu lui redonnait la vie.Il n'avait pas du tout peur de nous.J'avais toujours pensé que les singes, même les tout petits, étaient sauvages.Mais celui-ci, élevé sur une île déserte de l'océan Indien, ne ressemblait peut-être pas à ceux du Jardin Zoologique de New-York.Eux ne se fient pas aux enfants, et ils ont bien raison.La maman d'Ivan a dû lui apprendre à élever des singes, car il s'y entend à merveille, et on aurait dit qu'il connaissait leurs goûts.Il prit une banane de la grosseur du petit doigt, la pela, la tendit au petit singe qui la saisit gentiment et la mangea aussi poliment que le ferait ma petite sœur lorsqu'il y a de l'a compagnie il table.Visitatio, charmé, voulut faire la même chose, mais Tvan lui frappa sur le bras : "Ne lui en donne pas d'autres, imbécile.Est-ce que tu veux le faire mourirî" Visitatio riposta : "Il est à moi, après tout, car il m'aime bien et c'est moi qui l'ai pris." A mon tour, j'objectai : "C'est moi qui l'ai sauvé.Si je n'étais pas allé le chercher il se serait noyé.Il est à moi !" Visitatio eut l'audace de maintenir ses prétentions et de rétorquer : "C'est moi qui l'ai séché et empêché de mourir.Il est à moi !" Et prenant le singe, il s'éloigna.Ivan ne fit qu'un bond après lui, et moi-même je sentis le sang me bouillonner aux tempes.Le toupet de ce Visitatio ! Ivan avait sauté sur son adversaire pour lui enlever sa capture, mais Visitatio du revers de la main lui administra un soufflet, dont on entendit le bruit malgré le fracas de la cascade.Il y eut un échange de regards furieux, et d'injures que je ne compris pas.Puis les poings entrèrent en danse. 370 l'abeille J'accours à la hâte pour secourir le pauvre singe qui n'avait pas l'air de jouir de cette bataille; mais je n'avais nulle intention de me mêler à la querelle, croyez-moi.Visitatio n'avait qu'une main pour se défendre car il tenait la bête de la main gauche ; mais il jouait des pieds avec dextérité, comme un boxeur français.J'avançai innocemment la main pour aider le pauvre petit singe qui étouffait dans la main crispée de Visitatio.Mais je reçus immédiatement un vigoureux coup de poing à la mâchoire.Ça fit mal, et je pensais bien avoir deux ou trois dents de brisées.Ce fut le signal d'une nouvelle complication internationale.Personne, que ce soit un Asiatique ou un Anglais, ne frappera impunément un Américain.Et puis, en vrai Yankee, j'avais un noble motif pour intervenir dans le conflit.Je devais sauver la vie à un innocent qu'on étouffait.Je m'élançai donc dans la mêlée.Je sais que mon poing aplatit le nez d'Ivan, mais je ne puis vous dire lequel de mes adversaires me donna un coup sur l'œil gauche.Bientôt, nous roulions tous à terre.Visitatio tenait Ivan par les cheveux, quelqu'un me donnait des coups de pieds sur la jambe blessée.J'étais couché au travers de quelqu'un, je ne sais qui, car l'autre était à plat ventre sur ma tête. l'abeille 371 J'avais complètement oublié le singe, cause du conflit.Il devait être perdu au-dessous de nous.Une fois, j'entendis DU cri étouffé qui ne ressemblait ni à la voix divan ni à celle de Visitatio.Enfin, fatigués, essoufflés, tenant, toujours pourtant, nous cessons de gigoter el de tirer.Ivnu pleurait, Visitatio soufflait comme un phoque.Tout à coup, un animal fond sur nous du haut du banian sous lequel nous étions couchés.Il' me tombe sur la poitrine et Ivan pousse un cri d'effroi.Le petit singe que nous avions oublié, reconnaissant sa mère, fit entendre un léger vagissement qui, sans doute, veut dire : "Maman!" dans la langue des singes.Et la mère répondit par un cri doux et tendre qui doit signifier : "Viens, mon chéri!" L'instant d'après, l'animal filait à toute vitesse vers le bois, le petit s'accro-chant de toutes ses forces au cou de sa mère.Quand ils disparurent derrière les buissons, Visitatio jugea la situation : "Ça, c'est une victoire à la Pyrrhus." Je compris ce qu'il voulait dire, car j'ai vu cela dans mon Histoire Ancienne : c'est une bataille dans laquelle le vainqueur est battu.Vous savez ce que je veux dire.Il n'y avait qu'à rire de l'aventure et i\ refaire notre toilette.J'allai mettre de l'eau fraîche sur mon œil poché.Je pensai au steak de chevreau, mais comme je ne sais pas s'il est bon pour cela, je préférai ne pas en faire l'expérience sur mon œil à moi.La journée se passait.Nous fîmes une petite promenade, pendant laquelle je leur enseignai le cri de guerre des Indiens.Au retour, nous fîmes la sieste.Le capitaine revint vers le soir.11 n'avait rencontré personne.Mais Jim avait découvert une piene brune, de six pouces de long, représentant une petite idole.Elle était usée par le temps, comme si, depuis l'époque de saint François Xavier, elle avait roulé dans les rapides «lu torrent.Le capitaine fut gentil; il ne nous gronda pas.Mais il nous fit raconter le combat jusque dans ses moindres détails, et il en rit beaucoup.Après le souper, nous nous empressâmes de chercher nos lits, et le sommeil ne tarda pas à venir .Bel anniversaire! Oui, allezI Perdre ce joli petit singe ! Neil Boyton, S.J.(A suivre.) "By kind p«rmi>rion of Bcnzigcr Brothers, N»w York.bold#n of Copyright 1922". I ne histoire lamentable i "Mi-re, qu'elle est pure et jolie, Fin source ilu gai ruisselet Celle eau ! je l'aime à la folie, Cette eau douce comme du lait ! — Prends garde, mon fils Agnelet I — "Parmi les cailloux qu'elle arrose, Bile coule en un long liiet ; Dès qu'il a soif, l'oiseau s'y pose; Kl moi, comme lui, s'il vous plaît.— Non, jamais, mon fils Agnelet ! — "Les bords sont, faits de marjolaine, 1)'eglantines, de serpolet.De liserons plus blancs que laine.De mousse el de thym violet.— N'y va pas.mon fils Agnelet ! — "Dans les branches des eglantines, .1 liste au ili'ssus.le roitelet Jette des notes argentines.Des petits airs de flageolet.— N'entends pas.mon fils Agnelet ! i.'abeille 373 *— "Du haut, souvent, quand je me penche, Je vois nu fond du ruisselct (Quelqu'un vêtu de laine blanche; Et j'ai cm qu'il me ressemblait.— N'y crois pas, mon fils Agnelet I — "Que l'herbe est fade dans ma crèche I Ci' foin est dur: ee champ est laid : Je voudrais boire un peu d'eau fraîche, Bien peu : le quart d'un gobelet.— Ne bois pas, mon fils Agnelet !" II Le soir, tout seul dans la prairie, Agnelet fit ce qu'il voulait; Et, dédaignant l'herbe fleurie, Bondit vers l'eau, d'un bon follet.Il avait soif; pauvre Agnelet ! 11 but à longs trails l'onde fraîche Qui sous si's pieds coulnil, coulait; Disant : "Là-bas, maman me prêche !." El là-bas, sa mère appelait.Appelait son pauvre Agnelet ! Le Loup vint avec la nuit noire; Il aperçut l'agneau seulet; Et tout de suite, avant de boire, Le grand Loup des bois avalait Le pauvre petit Agnelet.On trouva sur la marjolaine, Sur la mousse et le serpolet, Quatre flocons rouges de laine, Plus blanche, autrefois, que du lail .C'est ce qui reste il'Agnelet ! P.V.Dklai-okti:, S.j.' Rfcilt cl Lêprxdcë", Victor KctauT, Paria. Logique ou illogique t Deux omis se rencontrent à table d'hôte; on leur sert deux poissons : un gros et un petit.— Sers, dit l'un des deux «mis.L'ami prend le gros poisson pour lui et donne le petit à son vis-à-vis.— Rais-tu que tu es un malappris T — Comment cela T — Tu prends le gros poisson et me donnes le |tetit ! — Qu 'aurais-tu fait a ma place f — J'aurais pris le petit et t'aurais donné le gros ! — Eh bien, tu l'as, le petit ! De quoi te plains tu T Un garçon qui prétendait être asscx fort en latin eut à traduire, quelques phrases pour prouver ses dires.Voici sa traduction : Vlaudite, cires : Applaudissez le civet.— Ncc pluribus impar : Ne pleure/ plus dans le pare.— Tot capita, tot sensu* : Autant de capitaux, autant do sangsues.— Marte animo : Mâchez, animaux.— Ridendo cas-tigat mores : Le rideau cache les murs.— Opportet pati : Apporter, le pftto.— Amicus Plato, magis arnica Veritas : Ami, le plateau; plus grands amis, les verres et les tasses.— Ucinde vrnerunt summa dilige.ntia : Los dindes se vénèrent nu sommet de la diligence.— Si vi« pacem, para bellum : 8i tu veux passer, parais bel homme! Le jeune latiniste fut très surpris de voir lu note 0 sur 10 |»our sa copie.• • • lienlicrs qui ne récitaient pas comme des perroquets : — Qu'est-ce qu'un martyr, mou garçon?— C'est un petit gas qu'aime mieux souffrir et mourir que de bailler de l'encens à un veaul — Que dit le bon Dieu au serpent qui nvuit tenté Kvef — Il lui dit : Pour ta peine, je vnls t'flter les pattes et tu t'en tireras comme tu pourras! — Dieu ne se repent-11 pas d'avoir créé le mondot — Oui, il dit : Quelle grosse trompe j'ai faite en faisant ce monde-là! Mais je vas leur fairo voir que je peux lo défaire! Apres avoir donné oralement et en gros l'histoire du prcmiei gouvernement de Frontenac, le mAitrc prin un élève de résumer ce qu 'il venait d'entendre.Et voici le résumé, combien succinct : — Frontenac perdit sa job.il était trop rough.(Authentique) l'abeille 375 Du tac au tac.Un fox-terrier, s'introduisant dans lu boutique d'un charcutier, prit un jambon et détala.Malgré la vigueur de sa poursuite, le charcutier retrouva le chien trop tard.Du jambon, il ne restait plus guère que l'os.Gavé et replet, l'animal elieuiinait tranquillement à côté de son propriétaire, uu eminent avocat de l'endroit.Comment s'y prendre pour obtenir la réparation du dégât?Mais le charcutier est malin.H necoste le "ninitre" et s'excuse de venir lui demander en pleine rue un conseil juridique : — Je désirerais savoir, maître, si le propriétaire d'un chien est responsable des dégâts que celui-ci commet.— Sans aucun doute.— Alors, maître, 7009 nie devez trois piastres, prix d'un jambon que rient de voler votre chien.Et notre charcutier, dédommagé aussitôt suns contestation, rit du bon tour qu'il vient de jouer à l'avocnt.Mais, le soir, son rire devint jaune, quand il reçut cette note laconique : "Honoraires pour une consultation, donnée dans la rue, nu sujet d'un jambon mangé pnr un chien : cinq piastres." » • • 11 ne recommencera plus.Le célèbre humoriste américain.Mark Twain, reçut un jour une lettre il'un aspirant écrivain lui demandant s'il était bon, pour le développement du cerveau, de manger beaucoup de poisson.Il y a des fâcheux qui ont ainsi In manie d'importuner les autres pour leur demander des conseils sur n'importe quoi.Mais l'imprudent ! s'adresser à un humoriste! Mark Twain lui répondit par une lettre qui débutuit très sérieusement : "Oui, cher monsieur, lu consommation du poisson, en raison du phosphore qu'il contient, est excellente pour le cerveau.A en juger, d'après le spécimen de composition que vous m'avez envoyé, j'estime que, dans votre eus, deux ou trois haleines suffiront pour le moment."To beat or not to beat Si tu ne veux pas battre mes .je vais battre les tiens I habits-
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