La bonne parole /, 1 janvier 1923, juillet - août
hh ÇONNE PAROfeE REVUE MENSUELLE Ce qu'elle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-françaises ; MM FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de l'activité féminine lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale ; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an.Union postale.$1.30 par an.Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.7*0115 les abonnements sont payables à l'avance en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.Chambre 3, Monument National.Boni.St-Laurent, Montréal.Heures de Bureau: 2 h.p.m.à 6 h.p.m.Tél.Plateau 3303 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.2.ô.4.5.En s'y abonnant ; En lui procurant de nouveaux abonnés; En la faisant lire ; En lui apportant une collaboration littéraire; En sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 100/ et incorporée en 1(,12 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchési Présidentes d'honneur: Lady Gouin M»« L.-F.Béïque Bureau de direction: |nvs.: Mme H.Gérin-Lajoic ; vice-prés.: Mme T.Brtincau; secretaire: Mlle G.LcMoync; tresoricres: Mlles M.-R.Boulais et S.Renatild; membres: Mesdames D.-N.Germain, K.Brossard, J.Angers, O.Grenier.\\ Sabourin; Mesdemoiselles M.Auclair, fi.Boissonnault, M.-J.Gcrin-Lajoic, G.R.-des Isk*s.M.Lefcbvrc, M.-L.Bousquet, J.Baril.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: In st.des Sourdes-Muettes Hôpital Notre-Dame Hôpital Stc-Justine Fédérations paroissiales de: ^Ve-Philomène de Rosemont St-J.-Baptiste de la Salle Saint-Arsène Immaculée Conception T.S.Nom de Jésus, Saint- Vincent-dc-Paul Saint-Henri La Nativité d'Hochelapa Maisonneuve Saint-Pierre L'Enfant-Jésus.Sacré-Cœur Sainte-Hélène Sainte-CIntilde N.-D.du Perpétuel Secours, Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Les écoles ménagères Cercle d'études N.-Dame des Fermières de la province de Québec La Fédération des Cercles d'E-tudeS des Canadiennes françaises.La Fédération des Femmes canadiennes-françaises.Ottawa.Cercle Marie-Louise.Woonsoc-ket, R.-L.Etats-Unis.Association des: Institutrices catholiques cmp.de manufacture emp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération, fortifie ft étend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FÉDÉRATION ET SES FILIALES.Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisse de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de luttrc contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfonce Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à VUnion Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Pariotique Comité de l'Assistance par le travail Comité permanent d'étude.N.]3, — On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secrétariat: Ch.3, Monument National. VOL XI NOS 7 cl 8 Montréal — LA BONNE l'AKOI.K — Juillet cl août 1923 3 ENTRE NOUS Tout acte est un grain semé .—^ • »- Lin jour, au printemps, je me iron va i dans une petite gare de campagne, la voie ferrée traversai!! les terres en diagonale, il s< trouvait que la gare était située au milieu des champs.Le temps était clair, l'atmosphère tiède, l'n soleil ardent faisait monter du sol encore humide, une "«leur de terreau qui se mêlai à celle des arbres en sève et des sapins, et produisait un air fortifiant et sain.Tout près de nous, dans la terre fraîchement remuée, un habitant semait du grain.Le considérant, je pensai à chacun de obus traversant la vie, y semant des idées, des actes, qui grandiront et produiront leurs fruits.Voyez le paysan: il jette le grain en terre.Si.changeant d'idée, il revenait sur ses pas pour l'enlever, il ne le retrouverait pas; le grain est déjà mêlé au sol.Pendant des semaines, on ne voit rien.Cependant, à la faveur des ténèbres, de l'humidi é du sol, de la chaleur du soleil, le grain se gonfle, il s'ouvre, le germe pousse et bientôt on vit une tige sortir de terre, grandir et produire son fruit.Tout cela indépendamment du paysan, mais il avait fait le premier arte nécessaire: jeter la semence.C'est là l'image parfaite de tous nos actes.Bons ou mauvais, ils germent et lèvent, que nous le voulions ou non; c'est une 1 «• ï constante.Une fois un acte posé, il ne nous appartien plus, il suit sou cours; nous pouvons l'oublier, mais t«"»i ou tard nous recueillerons le fruit que nous aurons semé.C'est que nous ne sommes pas seuls dans la vie.Nous vivons entourés d'êtres qui subissent notre influence, qui sont entraînés par nos exemples, et qui reproduisent nos qualités cî uns vertus, comme aussi, plus souvent hélas, nos défauts et nos faute-.Kt.c'est là ce qui fait notre responsabilité sociale.On est tenté, parfois, de penser: "Oh, moi, dans mon petit coin, il est bien indifférent que je fasse ceci ou cela." Quelle illusion! Peut-on jamais savoir sj quelqu'un ne s'autorisera pas de notre exemple?D'ailleurs c'est avec de pareils raisonnements qu'on glisse insensiblement à la médiocrité.C'est parce qu'un trop grand nombre ont peur de l'effort que notre société a une physionomie si peu virile.Il ne faut pas l'oublier, ce SOllI les individus qui font les collectivités, cl celles-ci auront le caractère du plus grand nombre.Alors, cst-il indifférent de grossir ou de diminuer le nombre des inconséquents et des frivoles ?Outre les indifférents, il y a les inconscients, ceux qui se permettent tout sans égard pour leur entourage.Supposons que vous êtes en villégiature dans un petit village; vous êtes alors le point de mire de tous les habitants de la place.Si votre toilette est luxueuse, bizarre.ou inconvenante, comprenez-vous la convoitise, le mauvais goût et le scandale qu'elle provoquera chez des jeune filles qui n'ont d'autre guide en fait de toilette que l'exemple des daines de la ville?Kt lorsque ces petites campagnardes s'affubleront de costumes où l'agencement des couleurs sera rien moins qu'artistique, où les lignes futuristes de votre robe seront gauchement reproduites, vous serez la première à sourire.Pourtant ce sera là le fruit «pie vous aviez semé.Je parle de bon goût et de toilette, niais il en est de même de la conduite, des lectures, des propos, de l'attitude «levant certaines libertés, et.opinions émises en votre présence.Toutes ces choses, assurément, ne sont pas particulières à la villégiature, mais elles sont alors, plus cil évidence.Y a-t-il une plage u une station estivale qui ne connaisse les ravages causés par de petites têtes de linotte perchées sur un corps gracieux et bien babillé?Que de bonnes résolutions, que de fraîches convictions, chez les jeunes gens surtout, n'ont pu résister aux sourires moqueurs, aux remarques railleuses de petites demoiselles irréfléchies.11 faut que les principes soient bien ancrés pour résister au ridicule, cet acide rongeur de courage.t "est parce qu'elle comprenait l'influence que nous exerçons sur notre entourage qu'Elisabeth Lcseur, celle qu'on a appelé la patronne des femmes du inonde, écrivait: "Une âme qui s'élève, élève le monde".Cela peut paraître exagéré de prime abord, mais cela se comprend aisément ; ce n'est que la prolongation d'une influence au service du bien.A se nourrir de belles et nobles pensées, oïl va d'instinct vers ce qui est beau et bon; tout ce qui est vil on futile, répugne.Alors, la dignité de notre vie, notre effort constant vers le bien, deviennent un exemple entraînant pour les volontés vacillantes, car 'l'exemple est un discours abrégé, toujours compris, toujours puissant." Etant continuellement en spectacle devant autrui, il ne faut pas oublier que tout acte est un grain semé, il germe et lève.Eviter toute vulgarité, être ferme dans ses convictions, réagir contre les idées arrivistes, tendre sans cesse vers le bien, être digne, être bonne, tout cela n'est pas toujours facile, mais n'est-ce pas éminemment désirable?Lorsque nous serons tentées de relâchement, rappelons-nous cette pensée d'Elisabeth Lcseur, qui pourrait bien servir de devise: "Une âme qui s'élève, élève le monde." • .libertine FERLAND-ANGERS.91 4 Montréal — LA l'.OXXK PAROLE — luillct et août 1923 VOL XI XOS 7 et 8 ft &rt et Œrabatl par M.Charles Maillard, artiste, Conference donnée aux membres de l'Association professionnelle des employées de manufactures.Dans le conflit qui a mis aux prises, depuis bien des années déjà, le capital e.le travail, la lutte est restée, toujours ou presque, sur le terrain des revendications ouvrières.Il s'agit pour les travailleurs d'obtenir le maximum de salaire pour un minimum d'heures de travail autrement dit, l'ouvrier veut se procurer le bien-être, une vie facile eî des loisirs.Revendications certainement légitimes; sa condition de vie n'a pas toujour- été heureuse, le dis.toujour-.sans doute serait-ce une erreur de croire que l'homme de métier ait gémi «le tout temps sous le fardeau du travail.Les causes profonde- qui ont peu à peu modifié les conceptions du travailleur, et l'ont entraîné fatalement dans le conflit, seraient bien intéressantes à définir.Mais le sujet est d'une telle importance qu'il dépasse le cadre d'une conférence: toutefois, nous pouvons en examiner certain côté, afin de constater que le problème pourrait être présenté sous un jour différent sinon plus favorable et peut-être des données plus logiques.Puisqu'il fut un temps ou l'ouvrier poussait jusqu'à la fierté la pratique de son métier, pourquoi faut-il qu'aujourd'hui le travail dans ce même métier soit considéré comme un esclavage?Elle est belle l'histoire de ces corporations, les syndicats d'alors qui mettaient leur honneur surtouî à revendiquer auprès de leurs adhérents une connaissance professionnelle toujours plus grande et lendani à la perfection de l'œuvre.Voyez-vous nos unions ouvrières d'à présent faisant passer «à leurs futurs membres un examen sur leurs capacités professionnelles avant de le- admettre?Il fallait à l'apprenti gravir les divers échelons qui le portaient, après des années d'application, à la maîtrise.L'artisan avait un hut alors, dans cette vie de travail: hut noble entre tous, atteindre au chef-d'œuvre.A celui qui ne se haussai* pas jusqu'à la cime il restait, dan> le perfectionnement du métier, une source dé joie qui portait le lx>n ouvrier à ce légitime orgueil: l'amour-pr< »pre professa mnel.Quel heau chapitre que celui des "Compagnons du Devoir"! Comment ne pas en parler.Ils s'appelaient "Enfants de Salomon": leur- traditions millénaires, faites d'initiations mystérieuses, de symholisme de rites, de réglementations sévères/d'une hiérarchie étroite e'.d'attributs des compagnons, ont survécu jusqu'à nous.On ne parlait pas tVarlistcs, alors, mais Partisans; ceux-là mêmes qui ont édifié ces incomparables merveilles, les cathédrales: leurs noms n'y sont pas res:és attachés, mais leur prière sculptée avec ferveur dans la pierre -monte toujours vers le cile; elle est sincère croyez-le bien, ils n'ont pas triché avec Dieu, leur conscience ne l'aurait pas permis.Parcourez le géant dans sa forêt d'arcs-boutants, de pinacles et de clochetons; voyez de près les rosaces, les longues balustrades et les chimères et tout ce peuple de Statues.Allez au sommet de l'immense vaisseau, caressez de vos doigts la fine dentelle de pierre, partout vous retrouverez le même souci de perfection jusque dans le détail.Le >pec!ateur est loin, qui contemple «lu bas, mais il .•il qu'on ne l'a pas trompé: sa pensée complète ce que ses yeux ne croient pas.Plus grande est son intimité avec le chef-d'œuvre et mieux il comprend la haute signification de chacune des parties, plus profonde est sa jouissance et »n émn.IN sont passés là.le- nobles artisans; chaque génération qui remplaçait la précédente continuant la tâche dans le même esprit.Kt ce fut ainsi dans tous les domaines, pour tous les métiers; on bâtissait pour longtemps, pour toujours.N'y a-t-il pas là le plu- bel exemple! Combien de ces beautés nous ont-ils laissées dans leur œuvre commune et anonyme.Nos arrière pctits-ncvcuN pourront-ils en dire autant de n< ms ?L'œuvre aujourd'hui est devenue individualiste; chaque maître-artisan est devenu un artiste qui produit dans un effort i-"lé.La masse de- artisans, des ouvriers a abandonné la grande route qui conduit le- peuples vers tin idéal.Le flambeau ne les éclaire plu-.Ou'est-il donc advenu?Pourquoi le travail est-il devenu un esclavage duquel on cherche à s'évader 1«* plu- tôl possible, après avoir rempli -a tâche à la hâte -an- intérêt et -an- goût?On pourrait d'abord répondre "Parce qu'on ne -ait plus bien ravailler".( hi triche, maintenant, on triche partout! Kt tous sont coupables, l'ouvrier et le patron.Nos consciences -"iit coupables.L'usine, l'affreuse manufacture se sont dressées; elles absorbent la masse ouvrière, elles l'étourdissent, la broient jour et nuit et la rejettent fourbue, brisée, vers la ville mal-aine: on a voulu et recherché la division du travail.L'homme n'est plus qu!un rouage dans l'immense machine qui produit la série, sans dis-o -nt inner.Et ce sera pendant toute une vie le même geste machinal de ce rouage, de cet ouvrier ou cette ouvrière, qui -era mis au rebu! des qu'il aura de la peine à fonctionner.Voilà donc un côté du problème qui apparaît! Le- progrès de la science ont peu à peu révolutionné le- coutume- de vivre.La science a mis à la portée des classes moyennes ou pauvre- de- privilèges dont le prix e.-t souvent discutable, quand ces privilègsc ne -ont pas illn-' «ire-.La science nous a donné de- moyen- de locomotion rapide-: cela permet aux hommes de constater que partout au monde, sous tous le- climat-, la lutte pour vivre e-t identique.Clic n'a pas satisfait à notre soif insatiable de connaître.Nous voyons les plus fortunés, ceux à qui tout est accessible, aboutir à la lassitude et la déception.Le résultat procédé d'une erreur de jugement fondamentale, d'un manque de mesure.Lorsque la science détruit le métier (quand elle ne supprime pas la main-d'œuvre avec ses machines ) en laissant à l'ouvrier un rôle d'automate, elle rend à peu près impossible le développement de l'initiative et du goût.L'ap- 4 69 14 4159 0887 601986 VOL XI NOS 7 et 8 Montréal — LA ROXXK PAROLE — Juillet et août 1923 prentissage n'est plus nécessaire, mais on ne sail plus apprécier le beau; on croit que c'est là le privilège d'une élite.Xoiis nous contentons d'affreux meubles plaqués qu'on retrouve dans toutes les demeures, de chromos non moins affreux, souvent dispendieux, fabriques par milliers, inondant tons les marchés.( )n met sur ces chromos des cadres Flambants d'or, tout cela brille et sent le toc: mais comme ça frappe au premier o »up d'œil ! Mêlas! lorsque nous sommes en présence d'un objet de lx>n goût n«>u> laissons à des connaisseurs le ^ape Benoit XIII.(fête, le 6 mars) 9024 5692 Montréal Chronique des oeuvres Cours professionnels — Toute l'activité de la Fédération se trouve suspendue durant les vacances, niais si nous jetons un regard en arrière, nous constatons que l'année a été laborieuse, pleine de fruits pour le présent et de promesses pour l'avenir.Dans presque tous les groupements professionnels ou paroissiaux, des concours, des expositions de fin d'année, des distributions de prix, ont couronné les beaux efforts des quelque 1350 élèves, qui ont suivi très régulièrement les cours d'enseignements ménager ou professionels, de nos fédérations paroissiales et de nos associations des femmes d'affaires, des employées de bureau, de magasin et de manufacture.Il faut pour se rendre bien compte de ce magnifique travail, lire l'intéressant rapport de Mlle Maria Auclair, publié en juin dans "La lionne Parole".Fêtes — La Fédération aussi a eu son couronnement de lin d'année, nous pourrions dire sa distribution de prix, dans deux fêtes splendides.La première avait lieu le dimanche matin.6 mai.au pied de l'autel, dans la calme et gracieuse chapelle de Notre-Dame de Lourdes.Notre journal a reproduil au mois de mai, le très beau sermon de monsieur l'abbé Armand Beauregard, à qui la Fédération est redevable de tant de ces bonnes marques de sympathie-.Monsieur l'abbé Etienne Blanchard, p.s.s.dit la messe.La quête fut faite par Mlle Hedwidge Lcfcbvre, présidente des Employées de Manufacture, et Mlle Blanche Auclair, présidente des Employées de Bureau.Madame F.-L.Béïque lut Pacte «le consécration.Suivant un usage qui deviendra, espérons-nous, traditionnel, madame C.-A.Desmarais, professeur de chant, avait préparé un touchant programme musical qui fut fort bien exécuté.Les solistes furent madame Desma-rais, Mlles II.Beauchcmin et T.Brosscau.Mlle Aurore Bergeron était à l'orgue.La seconde fête, d'un caractère mondain, eut lieu le jeudi soir 10 mai.dans la grande salle du Monument National.L'art fut la note caractéristique de cette soirée, et nous remarquions un grand équilibre entre les différents numéros du programme, ce qui fit de cette fête, l'une des plus parfaites — que nous avons eues.La soirée fut sous la présidence de M.Victor Morin, président de la Société St-Jean-lîaptiste et de Madame Morin.Nous eûmes comme hôtes d'honneur, madame Gabriel Sanson, et le Révérend l'ère Sanson, prêtre de l'Oratoire.l'éloquent prédicateur de Notre-Dame.Un intéressant rapport des activités de la Fédération pendant l'année écoulée, fut présenté par notre présidente, madame Gérin-Lajoie, puis la conférence habituelle à ces fêtes, fut faite par l'un de nos membres.Mlle Marie-Claire Daveluv, de la Société historique de Montréal.2.v Giraild (Victor).Moralistes français.Paris, Machette.1923.Retlé (Adolphe).Léon Bloy.(Essai de critique équitable).Paris.Bloud et Gay, 1923.Tunnann (Max).Problèmes sociaux du travail industriel.Paris, Gabalda, 1923.A mar (Jules).Le travail humain.Paris.Plon-Nourrit et Cie.1923.Setter ( Yvonne).Le travail de la femme mariée.Paris.Les Presses universitaires.1(>23.Rcmaur (J.) Notions élémentaires de télégraphie et de téléphonie sans fil et construction pratique de postes récepteurs, Paris, Desforges, 1923.Vildrac (Charles).Michel Auclair, Pièce en trois actes.—Le pèlerin, pièce en un acte.Paris.Editions de la Nouvelle Uevue Française, 1923, Assclin (Olivar).L'oeuvcc de l'abbé Groulx.Montréal.Bib.de l'Action française, 1923.Roqucbrune (R.de) Les habits rouges.Roman canadien.Paris.Editions du Monde Nouveau.1923.ii/.-c.n.A travers les revues Etudes (5 juin 1923).Le pari de Pascal par Auguste Valensin.Correspondant (10 juin \(U?>).Le secret de Pascal par Fortunat Strowski.— L'évolution de l'instinct religieux par Emile de Sain.-Auban.Documentation catholique (23 juin 1923).La famille et la vocation.( Rapport de Mgr Lavallée, recteur des Facultés catholiques de Lyon).Revue apologétique (lev juin 1923).La foi ouvrière de progrès moral et social par J.-M.Berthau.Les lettres (1er jitin 1923), L'enseignement de l'histoire par Maurice Legend re.Revue des Jeunes (10 juin 1923).Les écoles normales sociales en France par Max Turmann.La revue des Peux-Mondes (15 juin 1923).Le journal de Philippe Bancq fusillé avec Miss Edith Cavell.— Biaise Pascal.— L'appel de Dieu par Victor Giraud.La revue universelle (15 juin 1923).Les nouvelles générations de poètes par Charles Maurras.— Scientisme et spiritisme par André Thérive .La revue hebdomadaire (23 juin 1923).Loti par François Mauriac.Illustration (//).(16 juin 1923).Sur Pascal par Paul Bourget.— Le manuscrit des pensées par Fortunat Strowski.— L'inquiétude de Pascal par Emile Magne.— Le souvenir de Pascal à Port-Royal de Paris et à Port-Royal des Champs par André Ilallays.Revue de Paris ( 15 juin 1923).Pascal et les mystiques par l'abbé Henri Brémond.Contemporary Reviczv.(London.Eng.June 1923).Canada.The Empire and the Imperial Conference bv Prof.W.P.M.Kennedy.Litt.D.Times Literary Supplement (London, Eng, June 21.1923).Pascal.(Leading article).Catholic World (July 1923).The "newer" American poetry by Katherine Bregy, Litt.D.— Mr.Ililaire Belloc and English Letters, by Mary Kolars.Canada Français (Québec, juin, juillet, août 1(*23).Les raisons du coeur dans les pensées de Pascal par Gustave Lamarche, professeur an Scolasticat des \'ja-teurs.— Le parler populaire par Alphonse Désilets.Bulletin des Recherches historiques (Juin 1923).Lue communauté canadienne an Chili par Pierre-f ieorjjcs Roy.— Coutumes et traditions se rattachant à la fête de Pâques par E.-'/.Massicotte.M.-C.IK Ni )TRK COURRIER.i suite de la page {) ) d'espace libre pour permettre aux enfants de prendre leurs ébats «à l'abri de la poussière et des dangers de la rue.Pendant le- grandes vacances, l'an dernier, la Commission scolaire avail ouvert le- cours de plusieurs écoles.Faisons des voeux pour qu'elles le soient toutes ce te année.* * * /'//ndc." Avant fie prendre l'habit de postulante, du conseil même de ceux qui la dirigeaient, Mine Gamclin entreprit un voyage aux Etats-Unis dans le but d'apprendre quelles* etaien! les constitutions des maisons de charité.Elle était de retour à Montréal le six octobre et le surlendemain, elle recevait le saint habit des mains de son directeur.Personne du dehors n'avait été invité ni même prévenu.Le même soir, une amie qui l'at endait à souper, apprenait par lettre, l'étonnante nouvelle.— "Ne m'en voulez pas, ma bonne amie, disait la postulante de quarante-trois ans.d'avoir ainsi agi à votre insu.Il m'aurait fallu faire des adieux et je me trouvais trop lâche.Il m'a bien fallu un peu de courage pour en venir à cette détermination.J'aimais encore tant mes cher- parents et amis.Mais enfin, tous ces sacrifices se sont faits de bon coeur ce matin".Au milieu «le dures privation-, car ces premières année- furcn! de "vraie mi-ère".Mme Gamclin gouverna sa petite communauté durant sept ans.Huit de ses soeurs la précédèrent au ciel et.lors de l'épidémie de typhus, en 1S47.elle fut atteinte mais se rétablit, elle e.dix-huit autres religieuses.En 1849, une épidémie plus terrible encore, le second choléra faisait son apparition.Celle-ci lui fut fatale.Atteinte à la pointe du jour, le soir même, elle avait cessé de vivre.Elle était âgée de cinquante-deux ans.Ses restes furent déposés dans le caveau de l'église du couvent.Sa tombe porte, en écrit, son nom, son titre Montréal — LA BONNE PAROLE — Juillet et août 1923 14 VOL XI NOS 7 et 8 Montréal - LA liONNK PAROLE — |uillct cl août 1023 15 de fondatrice, la date de sa mort et ce verset du Livre des Proverbes "qui résume en partie son oeuvre": Elle a considère un champ ci clic Va achète dit fruit de ses mains, elle les économies que vous voudrez bien nous confier.Vous vou> donnons la sét mité la plus i ei laine.I ** t» 2 Bincati l'i ipal cl £ SCÎ/C suri tli .i 2 Montreal.** ** _ ** —- ** \ Le ocrant général, A.-P.Lespêrance Produits Amieùx-Frerss TOUJOURS A MIEUX — Volailles — Gibiers — Plats-Froids — Pâtés Légumes — Sauces.1 LATS FRANÇAIS PREPARES PAR 1.DES CHEFS DE CUISINE !• M ERITES.% 0» 0» 0» 0» Poissons 2 Viandes #* 0» 0* 0» 00 0* 0* 0-0* 0' - 0* Se trouvent chez votre fournisseur DEPOSITAIRES : ! 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