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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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mai 1925
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  • Revues
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La bonne parole /, 1925, Collections de BAnQ.

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/S h.se ^1 7> K a Safe m m warn w y- m m * m V-, ¦m I* I Iffl m ¦ i '¦A '¦¦à ftv> m m m i / S: ?MX Iff.M.(S, vnaire '1 * r - 2r MB m:./kl ¦'Vil M A I 19 2 5 Entre Nous temps nouveaux, œuvres nouvelles.La Rédaction Chroniques des Œuvres Pour le Foyer La lecture des jeunes filles.Le logement.Adinc MaurauH La protéine du lait.Dr.Me Collttm ! - r V'4 \eigt, p.s.s.La Vie et le Rêve Jeanne Mance.//.Garrouti A ceux qui vont à Rome.Notre-Dame des Neiges Pages d'histoire.Les Cercles d'études Une statistique intéressante./ 7 Sx m.! VI 7/ #1 hh ÇONNE PAROfeE REVUE MENSUELLE Ce qu'elle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-françaises ; un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de l'activité féminine lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité - aux œuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.Canada et Etats-Unis.$1.00 par an.Union postale.$1.30 par an.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnements sont payables à l'avance en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.443 Sherbrooke Est, Heures de Bureau : 3.00 lires p.m.à 6 hres 30 p.m.Téléphone: Est 3154 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant; 2.En lui procurant de nouveaux abonnés ; 3.En la faisant lire ; 4.En lui apportant une collaboration littéraire; 5.En sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchési.Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Béïquc.Vice-prés, d'honneur: Mines At.David et P.Casgrain.Bureau de direction: prés.: Mme H.Gérin-Lajoie ; vice-prés.: Mme Alf.Thibaudcau, Mme T.Bruneau, secrétaire : Mlle G.LeMoyne; trésorières: Mlles M.-R.Boulais et S.Rcnauld ; membres: Mesdames D.-N.Germain, E.Brossard, J.Angers, N.Sa-bourin; Mesdemoiselles M.Auclair, G.Boissonnault, G.-R.des [$les, 11.Lefebvrc, Mme Israël Tarte, Mme Bouthillier, Ailles Bousquet, Laporte, Auclair.SOCIETES FEDEREES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Insfr des Sourdes-Muettes Hôpital Notre-Dame Hôpital Stc-Justinc Fédérations et sections paroissiales: St-J.-BapUste de la Salle '.Saint-Arsène Immaculée Conception T.-S.-N.de Jésus, Maisonneuve Saint-Vinccnt-de-Paul Saint-Henri La Nativité d'Hochelaga Saint-Pierre Sainte-Hélène Sainte-Clotildc N.-D.du Perpétuel Secours, Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Saint-Lambert Les écoles ménagères Cercles de Fermières de la province de Québec La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises.Association des: cmp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires emp.de manufacture et ses sections: Ville Emard Saint-Paul Saint-Zotique Saint-Henri Foyer du Sacré-Cœur Sainte-Hélène Hochclaga Maisonneuve S.-Jean-Bcrchmans Saint-Euscbe L'Assistance maternelle Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération fortifie et étend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours • Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour te bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions chiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité permanent d'étude Comité de la construction Comité du service social Comité de la visite des hôpitaux N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc en souscrivant à son secrétariat : 443 Sherbrooke est. VOL.XIII No.5 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1925 3 ENTRE NOUS Temps nouveaux, oeuvres nouvelles."Un jour que S.Vincent de Paul s'habillait pour célébrer la sainte messe, nous dit Mgr Bougaud, Mme de la Chassaignc le pria de recommander à la charité des paroissiens une pauvre famille dont tous les membres, père, mère, enfants, étaient tombés malades dans une maison située «à une demi-lieue de Châtillon.Il en parla, en effet, au prône avec sa vivacité et sa tendresse ordinaires.Mans l'après-midi, il partit pour aller visiter cette pauvre famille avec un de ses paroissiens, grand homme de bien; en route il fut agréablement surpris de rencontrer une foule de personnes qui, émues de ses paroles, revenaient déjà de la maison, où elles avaient été porter des secours."Voilà, dit-il, une grande charité, mais qui est mal réglée.Ces pauvres malades, pourvus de trop de provisions à la fois, en laisseront une partie se gâter et si perdre, et ils retomberont ensuite dans leur première nécessité/1 "11 lit venir Mme de la ( ïiassaigne et Mme de Bric, leur montra les inconvénients d'une charité aussi mal dirigée, et leur demanda de l'aider à réunir quelques clames • le bonne volonté."Je leur proposai, dit saint Vincent de Paul, de se cotiser pour faire le pot chacune sa journée, non seulement pour les dits malades, mais encore pour ceux qui le seraient à l'avenir." De ce jour la charité était organisée en France.D'une part, on faisait connaître au public les besoins des malheureux et pour les secourir, on formait de toutes les bonnes volumes qui s'offraient, une œuvre solidement établie en vue de l'avenir.Dans des cadres nettement déterminés.S.Vincent de Paul canalisera si bien les énergies charitables qu'il provoquera, pendant l'une des périodes les plus douloureuses de l'histoire de France, le plus grand courant de bienfaisance dont l'humanité ait gardé le souvenir.11 n'hésitera pas à mettre au service du bien les moyens alors les plus inusités, il inaugura la propagande des œuvres par la presse et fera circuler d'un bout à l'autre du pays, une gazette bien originale assurément, la Gazette de la charité! Notre temps souffre d'autres misères, mais non moins profondes et pitoyables.Misères trop souvent ignorées de pauvres jeunes lilies en butte aux affres de l'isolement, de mères accablées sous le fardeau de devoirs écrasants, de familles menacées par des influences dissolvantes.Que de détresses morales nous frôlons tous les jours sans nous en apercevoir et qui attendriraient les cœurs les plus durs si elles étaient dévoilées.D'autre part, assurément, que de générosité latente dans ces foules de communiantes qui s'approchent de la source de toute charité chaque matin.Combien d'entre elles donneraient volontiers plus que de leur superflu, de leurs connaissances, de leur trop plein d'affection, de leur temps et de leur activité, d'elles-mêmes en un mot pour relever des courages et des âmes, pour refaire des familles et mettre une digue à l'envahissement du paganisme dans notre société.Une grande œuvre de charité sociale et d'apostolat s'offre à qui veut la voir et la faire.Elle exige un organisme nouveau: on l'appelle le secrétariat social.La Fédération Nationale, depuis déjà plusieurs années en a compris la nécessité.Désonnais un local plus approprié lui permettra de donner à cette ouvre tout s«.n développement.Elle deviendra plus que jamais ce que l'un des lecteurs du Devoir, intéressé à l'enquête sur "La jeune fille et les œuvres de charité" appelait "//// bureau de placemen! pour les bonnes volontés charitables".Elle permettra, non seulement de trouver à chacune un emploi approprié pour utiliser ses loisirs, mais elle pourra, au besoin fournir les renseignements et la formation nécessaires pour y préparer.Une bibliothèque spéciale permettra de s'initier aux ouvres féminines et à leur fonctionnement.Des personnes seront toujours désignées pour donner des indications qui permettent d'y référer avec profit.Les comités et les cercles d'étude trouveront dans ces salles bien aménagées un milieu des plus favorable aux rencontres utiles et agréables.La maison de la Fédération deviendra sous peu, grâce au concours empressé de toutes les amies de l'œuvre un véritable foyer d'apostolat social.On y viendra apprendre des réalités que le factice de notre vie moderne dérobe à la plupart des regards: grâce aux enquêtes et aux réunions périodiques des grandes associations professionnelles ou charitables, il n'est aucun des aspects de la vie féminine et aucune classe sociale qui échappe à la sollicitude chrétienne des nôtres.11 ne sera pas possible de s'ignorer mutuellement comme il arrivait à la fin du siècle dernier à quelques-unes de nos voisines d'outre-quarante cinquième.Max Turmann cite ce fait typique qu'ayant demandé des renseignements sur la vie des ouvrières américaines â l'une des dames les plus en vue du inonde officiel, celle-ci qui habitait pourtant New York où des milliers de femmes emplissaient déjà chaque jour les usines, ré- (suite à la page 14) 0126 4 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1925 VOL.XIII No 5 * CHRONIQUE Assemblée générale de la Fédération.La réunion générale des membres de la Fédération i|iii a eu lieu le IN avril fut présidée par Sa Grandeur Mgr Gauthier, aumônier de l'association.Des comptes rendus des travaux de Tannée furent successivement donnés par les œuvres fédérées.L'activité des sections paroissiales et associations professionnelles fut surtout remarquable par la formation ménagère et professionnelle qu'elles donnent à leurs membres.Des tableaux, que nous publierons en entier, feront connaître à nos lecteurs le travail profond qui s'opère dans nos classes populaires pour donner à la patrie canadienne des femmes renseignées et supérieures dans tous les domaines de leur activité.L'assiduité des élèves fut récompensée en plusieurs sections par des distributions de prix qui donnèrent lieu à d'agréables fêtes, notamment dans les associations professionnelles des magasins et des Employées de manufacture.Partout l'exposition des travaux rendit témoignage de l'assiduité des élèves au travail.Comité de la vlsilt des hôpitaux Le Comité de la visite des hôpitaux prend une importance grandissante.Korrnc de personnes qui se donnent la mission de soulager les âmes et d'aider encore les jeunes biles qui travaillent au sortir de l'hôpital à reprendre leurs fonctions dans la vie, ce comité est composé de représentantes de nos organisations paroissiales, et d'une élite de femmes qui se donnent sans compter au service des malades.Des jours de visite sont assignés a chacun', et les hôpitaux sont reconnaissants au Comité du bien qu'il opère.Nomination d< madame Alf.Thibaudeau au coi)(jres de Rome Parmi les mesures importantes passées à la dernière assemblée, mentionnons la nomination de madame Alfred Thibaudeau, comme déléguée au Congrès de l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines qui sera tenu au cours de l'année sainte à Rome où elle ira représenter la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc.On ne pouvait faire meilleure nomination et cette résolution fut applaudie avec enthousiasme.Affiliation de la société d»'s franco-américains de Lowell C'est avec une joie bien vive que les Canadiennes-Françaises votèrent à l'unanimité l'affiliation à notre société nationale des Franco-Américaines de Lowell.Combien il nous sera doux de nouer des relations plus intimes avec nos sœurs de là-bas, de fortifier notre patriotisme à leur contact, et notre fidélité à l'idéal religieux que poursuit la race canadienne-française en Amérique.Nous ferons connaître sous peu à nos lecteurs le fonctionnement de la Société des Franco-Américaines de Lowell et DES OEUVRES „ v du travail d'éducation qu'elle accomplit pour développer, comme nous le faisons nous-même ici, des personnalités et des caractères qui sont une source de grandeur pour le pays qu'elles habitent.Mlle Flore Doucette, fondatrice de l'association, a droit à toutes nos félicitations pour l'œuvre qu'elle poursuit et l'intelligence qu'elle apporte à sa direction.Election du bureau de direction Le Bureau de Direction de la Fédération sortant de charge a été réélu à l'unanimité et une résolution fut passée à l'effet de faire siéger dans le Bureau à l'avenir les présidentes de nos quatre associations professionnelles.Allocution tir Sa Grandeur Mar Gauthier Au cours de la séance.Sa Grandeur Monseigneur Gauthier adressa la parole aux membres de la Fédération.Il lit ressortir l'importance de l'œuvre à laquelle nos sociétaires se vouent.Sa Grandeur, après avoir considéré les besoins de notre époque, donna une direction sage et éclairée sur la conduite à suivre dans les voies parfois difficiles où nounous engageons sous la poussée des événements, et il termina en exprimant la confiance dont il est animé envers la Fédérati m et les espérances qu'il place en elle.Location fie salles d'œuvrrs par les Cercles des Fermières C'est avec enthousiasme que l'on apprit que Les Cercles de Fermières de la Province de Québec auraient leur pied à terre dans l'immeuble de la Fédération et y tiendraient des expositions annuelles et un bureau en permanence.Notre maison sera aussi le siège de congrès régionaux pour le district de Montréal.Voilà comment, en cette occasion et en tant d'autres elle servira nos intérêts patriotiques et permettra aux femmes de multiplier leurs activités sociales.Des éloges doivent être donnés à Madame Ouellette, vice présidente des Cercles de Fermières, pour la généreuse initiative qu'elle a déployée en cette occasion, et, des sentiments de gratitude doivent être exprimés à M.Désilets, Chef du Service Domestique au Département de l'Agriculture, qui a mis son autorité au service de cette question et a obtenu la solution qui nous réjouit, nous fait concevoir les plus belles espérances pour l'avenir.TEL.MAIN 1860 MLLE HÉLÈNE LEFEBVRE Directrice de la chorale Jeanne Mance — PROFESSEUR DR — VIOLON, VIOLONCELLE, PIANO ORGUE CHANT ET SOLFEGE Préparation aux diplômes — PRIX MODERES — Reçoit à son studio 719 ouest, rue Saint-Paul Montréal 6 VOL.XIII No.5 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1925 Ouverture de la maison d'oeuvre de la Fédération Le 24 avril, vers 10 heures du matin, les membres du bureau de Direction faisaient leur entrée dans notre chère maison et en prenaient possession au nom de l'association et de toutes les Canadiennes-Françaises.Le Rév.l'ère Valiquette, aumônier de l'association des Manufactures, avaient été invité d'être présent afin de répondre à la pensée de foi qui anime toute notre œu-vre.On s'agenouilla en entrant.Mlle Hélène Lefebvre chanta le Veni Creator, puis une hymne à la Vierge.La prière de la Fédération fut lue par sa présidente et le hou l'ère Valiquette déposa dans la maison quelques objets pieux, bénis par le Souverain Pontife, comme protection spéciale contre les maux qui pourraient nous menacer.Le denier national a été décidé, après entente avec les messieurs de la Société Saint-Jean-Baptiste, que la quête du Denier Yational, faite annuellement par la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, serait fixée cette année au 24 juin, et que le- daines tout en quêtant pour la maison d'œu-vre qu'elles viennent de fonder, verseraient un pourcentage aux messieurs pour la croix lumineuse du Mont Royal.Ne convient-il pas, en effet, (pie le 2-1 juin un appel ^•iit fait «à notre population pour donner une expression tangible à son patriotisme et que chacun puisse verser une obole aux œuvres instituées spécialement pour perpétuer le nom et la grandeur de notre race.La dîme des malades Le Comité de la Visite aux Hôpitaux désire remercier les personnes qui ont bien voulu contribuer «à la quête faite au profit des malades pauvres.Jusqu'à date le montant réalisé est de $60.00.Les prix offerts par Mme Valin.Mlles M.Larocque, (i.Gravel, (i.Karsch et 12.Faille ont été gagnes par: Mines Gérin-Lajoic, Dufort, I haput.MM.Sarrazin et Girouard, Mlles (1.Kthicr.Roy.11.( îravel et T.Lcsagc.L'Association des femmes d'affaires L'association a inauguré brillamment sa 1ère réunion tenue dans l'immeuble de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste au No.443 rue Sherbrooke Est, où auront lieu, désormais toutes ses assemblées.Une nombreuse assistance, près de cinquante personnes étaient présentes, attestant leur satisfaction d'être hospitalisées dans la Maison des œuvres canadiennes françaises.Comme on le sait l'Association des Femmes d'Affaires est affiliée à cette grande institution qu'est la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.Elle participe à ses initiatives et supporte son vaste programme qui comprend toutes les œuvres féminines, depuis les œuvres de charité jusqu'aux œuvres d'éducation sociale et morale.Tar ce fait toutes les grandes questions qui préoccupent aujourd'hui les esprits se trouvent être à son propre programme, telles: la question de tempérance, celle de la mortalité infantile, la protection de la jeune fille, la traite des blanches, la propagation de la foi, l'immigration, lutte contre le divorce, etc.etc.Plusieurs comités v fonctionnent, tels: le comité des questions civiques, de droit et d'économie commerciale, le Comité des finances, le comité d'enquête et de recrutement, le comité des retraites fermées.Le conseil de l'Association des Femmes d'Affaires pour 1925 est composé comme suit: Présidente: Mlle M.-Louise Bousquet: 1ère vice-prés.Mlle YVillelmine Caroii: 2nde vice-prés,.Mme |.Maquette: secrétaire archiviste.Mlle C.La fontaine: correspondante, Mme U.A.Bouthillier; trésorière, Mme C-Ed.Lessard; asst.-trés., Mlle R.Daoust; conseillères : Mmes Lefebvre.Dd-zois.Poirier, dénier, Foisy, La Rivière: vérificatrices: Mme Corbeil.Mlle M.-Louise Côté.L'ordre du jour de l'assemblée d'hier comportait, outre les questions de routine; Le concours de recrutement qui bat son plein; 17 membres out été présentes.; les concurrentes rivalisent de zèle et l'on s'attend pour le mois prochain à la présence de nombreuses nouvelles adhérentes.L'Association des Femmes d'Affaires participe à rorganisation de la "Croisière de Luxe" dans le bas du fleuve et la rivière Saguenav, par le vapeur "Cap Eternité" qui aura lieu du 30 juin au 5 juillet.Pour information, s'adresser à la présidente.Mlle Bousquet, Mo 12.Est Boni.St-Joseph ou Mme Lessard, 1653 [Iutchi-si m.Madame Gérin-Lajoie a adressé la parole el a reeji l'adhésion enthousiaste de l'assemblée à l'organisation du Denier National en faveur de la Fédération.L'Association des Femmes d'Affaires accepte une section sous sis auspices.Plusieurs femmes qui veulent bien prêter leur concours ont donné leurs noms à la présidente, Mlle Bousquet.Après avoir visité le nouvel immeuble les dames se sont séparées en témoignant leur satisfaction d'avoir leur pied à terre dans une localité calme, facile d'accès, par l'accommodation de deux circuits de tramways qui l'a voisinent.BANQUE CANADIENNE NATIONALE (BANQUE I)'HOC II KL AG A) Siège social — Montreal Capital versé et réservé, $11,000,000 Actif total, plus de $122,000,000 263 succursales au Canada, dont 219 dans la Province de Québec Filiale en France: Banque Canadienne Nationale (France) 14, rue Auber, Paris.64 6 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1925 VOL.XIII No 5 POUR LE FOYER La lecture des jeunes filles Une enquête vient d'être ouverte par mademoiselle ( Mette Pannetier dans le journal Candide Les jeunes filles peuvent-elles tout lire?La première réponse est celle du cardinal Dubois : "11 ne faut pas que la jeune fille lise des romans trop romanesques qui mettent en scène des personnages n'ayant jamais existé et qui ne peuvent pas exister.Ceux-ci ne peuvent que fausser son imagination qui est si facilement impressionnable.Il n'y a rien de plus délicat que l'âme d'une jeune fille.Mais on doit l'avertir de ce qu'est la vie réelle justement pour la mettre en garde contre les dangers qui peuvent se trouver sur la route." Monseigneur Baudrillard a répondu: "Oui, il y a un grand danger et même un très grand à ce que les jeunes filles jouissent d'une grande indépendance dans leurs lectures.Ce danger est double: Celui de se fans-sér les idées et de se trouver ensuite complètement désemparée dans le chaos des systèmes.Celui de diminuer singulièrement la délicatesse morale qui est la fleur d'une finie féminine.11 n'est pas du tout nécessaire de tout connaître pour se détendre contre les risques de la rue « >u de la vie." Le R.P.de Grandmaison a donné une longue et forte réponse: il faut que la jeune Tille connaisse la vie, mais non pas certains romans: "Vous savez comme moi le danger des lectures ro-manesques où la vie est une sorte de fresque toute bleue, où les bons sentiments pullulent, où l'amour est un sentiment ardent, dévorant même.11 y a peu de passions semblables dans la vie.Quand des jeunes filles qui rêvent se voient réduites à un pauvre amour banal, honnête et simple, quel sentiment voulez-vous qu'elles éprouvent, sinon une déception, parfois même une rancune qui risquent d'en faire d'éternelles mécontentes .des aigries, des ratées?" Le Père de Grandmaison juge également nuisibles les romans écrits par des écrivains pessimistes, qui insistent trop sur les laideurs de la vie: "Il est désirable que les jeunes lilies connaissent vraiment la vie, mais qu'elle ne leur soit pas révélée brutalement, dans des livres écrits sans respect.11 est indispensable de satisfaire la curiosité qui est en elle comme dans tous les êtres jeunes, mais sans leur donner la tentation de goûter aux choses qui leur sont révélées.Les leur cacher serait une grande maladresse, car elles éprouveraient fatalement l'envie de s'instruire pratiquement, fût-ce même à leur dépens.Leur curiosité doit donc être -al is faite, mais avec infiniment de ménagements.Et puisqu'il s'agit ici de romans, des livres qui révèlent la vie sans la dénaturer, qui la présentent telle qu'elle est.avec ses laideurs et ses beautés.Hélas! En connaissez-vous beaucoup?11 en est cependant; et quel respect humain m'empêcherait de nommer ici entre plusieurs autres, Donaticnnc et la Peur de vivre?" La directrice du lycée Victor Duruy conseille la plus grande prudence: "L'influence de certaines lectures est néfaste à l'imagination, à la sensibilité facilement excitées de la jeune fille.Rappelez-vous que tout n'est pas pur aux âmes pures ni sain aux âmes saines." (Dans "La Vie Catholique") La maison de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste PENSION POUR DAMES v\\\\\\\\v\v\v\\v\v\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\v\\\v\\' La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 443 Sherbmoke est, coin St-André, peut recevoir quelques pensionnaires qui trouveront un grand confort dans ce local si attrayant pour toute canadienne-française.L'immeuble, situé dans une des plus belle localité de la ville, contient des pièces spacieuses.L'administration met à la disposition des pensionnaires une salle à manger, une buanderie et leur permet, quand elles le désirent, l'accès à la cuisine pour la préparation des aliments.De plus le petit déjeuner est servi à volonté à celle* qui le désirent.PRIX: Chambres de $20., $25., $30., S40.par mois.Usage du feu: de SI à $3 par mois selon le nombre de repas.Deux personnes dans une chambre paient 2 dollars Supplémentaires sur le prix de la chambre pour les frais d'entretien.Tour tout renseignement s'adresser à la Directrice de la maison, 443 Sherbrooke est.Toute pension est strictement payable d'arance.Téléphone : Est 3154.2119 VOL.XIII No.S Le Logement L'usage des maisons, comme celui des repas, remonte à la plus haute antiquité.Remontons donc jusqu'à nos ancêtres d'il y a — disons 2.000 ans."Les cavernes où l'eau morte dégoutte des stalactites, tous donnent, couchés à terre, les uns contre les autres, étroitement serrés pour avoir plus chaud, une flamme gardienne luit entre des pierres.De.rudes haleines, mêlées aux exhalaisons des tuniques de peaux de brutes et racornies empuentissent les voûtes.Il y a des amoncellements d'or ronges; c'est plutôt en charnier de fauves (prune habitation humaine.Ils dorment à demi, l'oreille toujours tendue pour une alerte, écoutant la nuit pleine de hurlements et de rugissements, peuplée d'inconnu terrible." "L'éducation se lait par la crainte, par l'amour e! la faim."La grande préoccupation est de tuer la bête qui -e mange, et de se défendre contre la bête qui se tue.Cette préoccupation a déjà fait se grouper les hommes, premier indice d'une société qui va naître." Donc depuis cpie le monde est monde, l'importance du logement s'est fait sentir.C'est un sujet très ancien, qui fut étudié depuis toujours.Que dire de nouveau alors?on ne peut, (pie constater ce qui fut fait, défait et refait.L'air et la clarté indispensable à toute maison habitable sont choses qui ne se vendent jamais à rabais et font partie trop souvent pour le peuple, d'un luxe presque inaccessible: et cependant comme dit la chanson: "Sur terre toute chose à sa part de soleil." Pauvreté n'est pas vice, mais très souvent l'entendre, il est impossible, surtout lorsque la foi manque, de vivre comme le saint homme fob.Ce triste état de chose nous force a réfléchir et constater qu'il serait préférable par exemple de laisser debout nos vieilles reliques et de démolir ces trop nombreux logements malsains de nos faubourgs, le pic du démolisseur ferait pour une fois « euvre pratique.En 1907, à l'appel d'une femme généreuse la Société le "lover" se fondait à Paris* en vue de travailler à l'aîné-lioration des logements ouvriers.Deux ans après sa naissance, elle peut élever son premier immeuble.L'habitation à bon marché de la rue Laplace ne manque pas d'offrir le maximum de salubrité, d'hygiène et de confort : n'est-elle pas située en l'un des points les plus élevés de la montagne Ste-Geneviève, sur un s 0» \ \ 0» 0» 0* 00 0* 0* 0» 0» 0» f 00 0» 0» 00 *• 00 0* 0» 0* l 0* 0» 00 0* "00 0» 0> 0» 0» 00 *» ** 0» 0» 00 0> 00 0» 00 00 0* 00 *» 0* \ 0* 00 00 0» 00 00 0» 0* 0» 0» 00 0* 0» 0* 0* 0* 0* 0* 00 0» 0» I \ 0* 0* i 0* 0* 00 S •* % 0* 0* i £^vvvvv\wvvvvvvvw\\mvvv\vi/v\w^
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