La bonne parole /, 1 janvier 1932, septembre 1932
Hitréal, Canada.Septembre 1932 PAROLE SOIÏIÏÏIAIRE L'agrandissement de notre maison d'œuvres, par E.R.-T.1 Qui veut adopter Claire?.2 Les préoccupations morales et sociales de la femme dans les lois (étude présentée au congrès de 1931), par Mlle Juliette Gauthier, fi.A., fj.LL.3 Poème du jubilé d'or de Mère Sainte-Anne-Marie, par Blanche Lamontagne-Beaure-gard.10 Bibliographie: Une religieuse réparatrice .11 Chronique des cercles d'étude: Comment élaborer le programme d'un cercle d'étude, par Sr M.G.-L.12 Rapport du cercle d'étude Notre-Dame (section des élèves actuelles), par Made-' leine Mont plaisir.13 Revue des revues, par G.R.des 1.11 La dame aux fleurs de Mont-Joli, par Notre-Dame de h Neiges.15 L'influence de la mère, par Sylvia-P.Girouard 15 —-* 2&W2t^Z^-^-.Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853, est, rue Sherbrooke.Mil JÛa Z/Sonne !Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cceur les Canadiennes françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis .$1.00 par an Union postale .M.MM .$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnes de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs à midi et de 2 hrs à 5 hrs p.m.— Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces i son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 poui grouper toutes les associations féminines canadiennes françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Béïque.Vice-près, d'honneur: Mme L.-Athanase David et Mme Pierre-F.Casgrain.Bureau ' de direction: Mme Henri Gcrin-Lajoie, présidente générale; Mme Alfred Thibau-deau, vice-prés.; Aime François Mathvs, vice-prés.; Mme Edmond Brossard, vicc-pres.; Mlle Georgette LcMoyne, secrétaire générale; Mlle Jeanne^ Lapointe, ass.-scc; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mme Eustachc Letcllicr de Saint-Jusl, rédactrice de la "Bonne Parole"; Mlle Graziclla Boissonnault.prés, du comité d'Administration de la "Bonne Parole"; Mme N.Sabourin.économe: Mme Eugène Desmarais, Mme Arthur Bcrthiaumc.Mme D.-N.Germain.Mme E.Bouthillier.Mlle Gabrielle Rihallicr des Isles, Mlle Hcdwidgc Lcfcbvrc, Mlle Florine Phaneuf, Mme Alfred Martincau, Mme J.^A.Mollcur, Mme Alfred Camerlain, Mme Georges Pelletier, Mlle Corinne Méthot, des cercles de Fermières de la province de Québec.SOCIETES FEDEREES Les dames patronnesscs des œuxres suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales : Saint- Jean-Baptistc de la t Salle, T.-S.-N.de Jésus, laisonneuve, Saint-Vincent-dc-Paul, Saint-Henri, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Sainte-Hélène, Saint-Stanislas de Kotska, Saint-Lambert, L'Assistance maternelle.Les écoles ménagères provinciales, La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises, Cercles de fermières de la province de Québec.Associations des: emp.de magasins, emp.de bureau, femmes d'affaires, aides maternelles, de la J.O.C.F.et ses sections: Yillc-Emard, Saint-Paul.Saint-Zotique.Saint-Henri, Sainte-Hélène, Hochclaga, Maisonncuve.Saint-Jcan-Bcrchmans, Saint.Eusèbc; Société Educatrice des Dames Franco-Américaines de Lowell, Mass.Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération fortifie et étend son influence particulière.PRINCIPALES OEUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Menacer Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Home Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions eiz-iques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Par oit Comité .de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité des Aides Maternelles^ Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscri-vant à son secrétariat: 853, rue Sherbrooke est. LA BONNE PAROLE Vol.XX Montréal, SEPTEMBRE 1932 No 8 L'agrandissement de notre maison d'oeuvres l"n mars dernier, nous écrivions ici même un article sur l'agrandissement de la maison de la Fédération, donnant les détails précis «lu projet que nous croyions alors fermement sur le point de se réaliser.Les circonstances extérieures et le- coût trop élevé des travaux nous ont déterminées à modifier nos plans et après de laborieuses combinaisons, de minutieux réajustements, nous sommes arrivées à une conclusion tout à fait satisfaisante pour le moment.Le- travaux commencent et nous aurons notre chapelle à la suite du grand salon, avec appartement au-dessus pour nos dures religieuses de Notre-Dame du Bon-Conseil; une grande salle au rez-de-chaussée, qui doublera à peu près la capacité de notre salle actuelle.Quelques autres améliorations très appréciables ajouteront au comfort et à l'activité journalière de la maison.F.t tout cela dans des conditions de stricte économie et * à peu près» sans assumer de nouvelles dettes.(Si nous réussissons à compléter l'objectif du Denier national) Mous sommes donc rassurées et consolées, Mesdames, et la perspective d'avoir bientôt notre chapelle nous met la joie au cœur.Toute l'atmosphère de la maison sera imprégnée de la paix de l'oratoire où il fera bon «l'aller prier.Nous la voulons jolie, reposante, recueillie, très simple, de lignes purement liturgiques, cette petite chapelle éclairée d'une grande Laie à verrières opalines translucides.Notre belle devise «Vers la Justice par la charité» occupera le centre même du vitrail; elle sera là.SOUS nos yeux, où nous pourrons la méditer en y cherchant la lumière, songeant que justice et charité se confondent et se rejoignent en arrivant fi Dieu mais que dans la vie il nous faut d'abord chercher la justice en toute- choses.Il est parfois plus facile, ainsi que l'on a «lit «lu Devoir, «le l'exercer «m «le l'accomplir que «le la connaître en toute vérité.Notre devise nous aidera à tendre vers elle toujours.La présence de nos religieuses, «l«'iit nous avons déjà pu apprécier les remarquables services au Secrétariat, assure la continuité de l'esprit essentiellement catholique «le la Fédération, sa réconfortante docilité aux directions religieuses, tout en y ajoutant le charme et l'épanouissement «le toutes nos œuvres ainsi que la création de nouveaux foyers «l'action sociale, selon les événements et les nécessités de l'heure.Le balcon remis à neuf, les galeries du deuxième étage et la grande terrasse du troisième d'où la vue est magnifique sur le Saint-Laurent et les montagnes de Saint-Bruno assureront aux ^ens de la maison l'air et le soleil, indispensables à la santé et dont on reconnaît de plus en plus l'impérieuse l«'i.Des amis, avec qui nous montions là-haut dernièrement, nous £ félicitaient vivement «le ce complémentaire avantage «le la maison tout en y admirant le vaste Imrizon. 9 LA BONNE VAROLII Montréal Lorsque nous voyons les luxueux appartements de l'ouest — voir les plus somptueux — privés «lu moindre balcon, nous pensons à la règle «les compensations et songeons avec soulagement que la plus modeste habitation du nord de la ville au des centres populeux possède sa petite ou grande galerie.Une de nos amies de France nous disait avant son départ: «Nulle part ailleurs — et j'ai parcouru le monde — nous ne trouverons un appartement plus clair, mieux aménagé, avec une vue de ville plus agréable, au chauffage ventral plus parfait, mais voilà trois ans que ma mère et moi soupirons après un balcon».Jouissons donc de la note clogieusc que mérite notre maison, si pleine de ressources qu'à besoins nouveaux elle offre nouvelles possibilité-.La Fédération a remis à l'automne la célébration de son vingt-cinquième anniversaire — qu'elle vient d'accomplir et- printemps — pour fêter en même temps l'inauguration de la chapelle et le la salle.Ce sera une joyeuse et émouvante grande fête de famille sans ombres puisque sa fondatrice, sa première et unique présidente sera l'âme pensante et dirigeante de cette manifestation nationale, sociale, comme elle eu e>t l'âme depuis vingt-cinq ans.Ou'elle veuille bien recevoir ici, notre chère Madame Gérin-Lajoic très aimée, l'assurance de notre fidèle amitié, «le notre infinie gratitude et de tonte notre profonde admiration.Xous nous inclinons avec respect «levant son dévouement inlassable, son esprit d'initiative, son talent de paroles, sa grande charité chrétienne, la douce fermeté le sa direction.La joie immense que toutes non-; avons à travailler à ses côtés est peut-être une «le scs récompenses.E.R.-T.Cl aire l 'ne maison sans enfant est une maison triste.Cette petite semeuse de foie et de bonheur attend (/ne Von vienne Ui cueillir au Bureau d'adoption à 1183', rue Saint-Mathieu, Montréal, P.O.Téléphone IVIlbank 0075. Montréal LA li()\'\!L PAROLE 3 Les préoccupations morales et familiales de la femme doivent se transposer dans les lois Etude présentée au congrès de 1931, par Mlle Juliette Gauthier, B.A., L.LL.1 La question sociale tfui nous réunit dans ce présent congrès, le dévouement ('.•'•ployé par ses organisatrices, l'intérêt apporté par tous et chacun démontrent bien jusqu'à quel point le problème social a fait son chemin dans notre jeune pays.Grâce à l'initiative d'associations variées nous voyons les gouvernements viser davantage à améliorer les relations variées entre les différents membres «le la société.L'ne large part du travail accompli revient de droit à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste rt de* femmes en attendant que non* devenions par son influence épouse et compagne «le l'homme.Constantin, empereur chrétien, établit le système de la liberté dans le mariage i.e.«pie le mariage ne pourra plu» être célébré san> le consentement; il reconnaît aux femmes majeures «le* droit* égaux à ceux «le* hommes et par conséquent plus de tutelle; il accorde aux mères le droit de succession légitime aux biens de leur* enfant*.Mais c'est Justinicn, qui en suivant de très pré* le «lroit chrétien a posé le» !»a*e* d'un Code qui donna plu* d'équité et fut le tfondement «le notre ('ode Civil.La mère et l'aïeule sen.m désormais investies de la tutelle légale.11 n'y a plu* de différence entre les lignes masculines et féminines; la parenté naturelle prime maintenant toute parenté civile.Lorsque vers le Xfoycn-Age le Christianisme aura dominé !•••* lois, a morale sur le mariage chrétien établira la femme au rang qu'elle doit tenir 'tau-la famille.Kt l'on peut dire que nous «levons à l'Eglise nos premières législations .»•»•'il.» ossèdc «le plein droit la moitié du patrimoine commun.Ce système présente «le ^rainls avantages et beaucoup y verraient une protection pour la femme de préférence à d'autres régimes mai- encore faut-il l'adapter aux exigences actuelles.La preuve C|UC CC système ne remplit pas son vrai rôle qui doit être la protection de la femme et des enfants c'est «pu- peu «le père- renseignés laissent marier leur fille su> et- régime et ils évitent les rigueurs «le la 1 «• î par un contrat.Mais la fille ignorante ou pauvre que la loi protège contre «les textes qui donnent plus souvent raison au mari si elle m- peut SC payer les irai- «l'un notaire ou si elle ne sait rien?Tel qu'est CC régime actuellement une femme peut avoir un excellent mari et se voir à un âge avancé au seuil de la misère.Cela à cause «le textes «pie l'un et l'autre ignoraient.C'est encore plus lamentable >j le mari est un ivrogne, un «lissi-patcur on -.«n sans-cœur.A l'art.Ml (".G nous lisons : t Le mari administre seul les biens «le la communauté.Il peut les vendre, aliéner et hypothéquer sans le concours «le la femme.Il peut même seul en disposer par donation ou autre disposition entrevifs pourvu «pie ce v«»it en faveur «le personne capable cl -an- fraude.C'est-à-dire «pie tant «pu- la communauté dure le mari est le maître absolu.Il peut «loue faire «les donations à qui il lui plaît puisqu'il n'a pas besoin du consentement «le sa femme.Après une étude sérieuse et sur la recommandation «le> Juristes réalisant combien la restriction «sans fraude» ne pouvait être un frein puisque d'après Langclicr cela veut dire * pourvu que cette disposition des biens n'ait pas pour but de les lui faire revenir par exemple une donation en faveur de son père duquel il héritera >• on nous accordait en se basant sur le c.n.l'amendement suivant : t II ne peut sans le concours «le sa femme disposer entrevifs à titre gratuit des immeubles de la communauté ni «le l'universalité ou «l'une quotité «lu mobilier si ce n'est p«»ur les enfants communs.11 peut disposer des effets mobiliers à titre gratuit et particulier pourvu qu'il ne s'en réserve pas l'usufruit et «pie ce soit sans faute».Maintenant les enfant- sunt protégés mais la femme devra encore compter sur l'amour filial et stir ce «pu- l'honnêteté «lu mari aura bien voulu lui conserver.Lentement mais sûrement semble être la maxime de nos législateurs.Avec ce premier résultat l'espoir «l«»it grandir p«»ur l'avenir.A côté «le la communauté l'autre grand, régime matrimonial est la séparation de bien-.La plupart «le- personnes ayant un contrat di mariage ont choisi ce système.Ici chacun des éjK>ux garde ses biens sj l'homme est en affaire surtout il y a grande Ecole Polytechnique de Montréal Fondée en 1S73 TRAVAUX PURLICS — INDUSTRIE TOUTES LES BRANCHES PI* GENIE Laboratoires de Recherches et d'Essais 1430, rue SAINT-DENIS MONTREAL TELEPHONES: Administrât ion — — LAncaster 0207 Laboratoire Provincial des Mines — LAncaster 7880 Prospectus sur demande 8 LA liOS SU l'A KO LU M i)iitri'nl protection car la femme n'est pas responsable aux créanciers de son mari.Advenant faillite ou ruine il reste toujours pour vivre ce qui appartient à la femme.Par contre ce régime présente le grand désavantage qu'avec la liberté illimité de tester qui nous vient du droit anglais statut impérial 1774, un mari peut donner toute sa fortune h qui il veut lors même que sa femme lui aurait aidé à l'amasser.Pour les femmes mariées sous ce régime ou pour celles qui le choisiront à l'avenir ne pourrait-on pas accorder à la femme un droit proportionnel sur les biens du mari, droit qui existe en France au profit des enfants.Il semble odieux et immoral qu'un homme puisse plonger sa veuve et ses enfants, dans la misère et à la charge de la société pour faire hériter souvent «les personnes qui possèdent d'autres moyens de subsistance.Un amendement se rattache à ce régime.1426 C.C.Droit ancien: Lorsque les époux ont stipulé par leur contrat de mariage qu'ils seront séparés de biens, la femme conserve l'entière administration de ses biens meubles et immeubles et la libre jouissance de SCS revenus.Avec le I )i oit nouveau : Lorsque les époux ont stipulé par leur contrat de mariage qu'ils seront séparés de biens, la femme conserve l'entière administration de ses biens, meuble-, et immeubles, la libre jouissance de ses revenu', et le droit d'aliéner -ans autorisation» son capital mobilier.Elle ne peut sans autorisation aliéner ses immeubles ni accepter une donation immobilière.Il s'agissait ici de rendre plus claire la capacité de la femme mariée, séparée «le biens car même la jurisprudence n'était pas unanime lorsqu'il s'agissait de savoir là ù l'autorisation maritale devenait nécessaire si nous ajoutons à ceci l'art.210 C.C.X«»u> résumons la capacité «le la femme mariée./) séparée «le biens: elle a l'entière administration «le sa fortune et peut aliéner son capital mobilier.L'autorisation maritale «m judiciaire n'est requise que p«»ur les immeuble- ou donations immobilières./») séparée «le corps et de biens: elle a l'entière administration «le sa fortune.Elle peut sans aucune autorisation aliéner s«»n capital mobilier et immobilier.Autrefois lorsque les époux séparés de corps se réconciliaient la communauté de biens était rétablie «le plein «lroit et consi«lérée p«>ur l'avenir comme n'ayant jamais cessé d'exister.(.Y rétablissement automatique empêchait bien «les fois la réunion des époux surt«»ut lorsque la séparation avait été accordée en faveur de la femme contre un mari dissipateur.Le but de la loi a toujours été d'établir la famille sur des bases solides, au>si doit-elle tendre vers une réconciliation des époux.I.e nouvel PIERRE THIBAUDEAU b.cl.AVOCAT 37, rue ST-JACQUES Est, Montréal Téléphone» Bureau: PLateau 2090 Domicile: ATlantic 5003 Montreal LA liOSSU l'Ak'OLI: 9 article 217 contribuera sans doute à provoquer plus facilement la réunion des époux lorsque le côté matériel sera sauvegardé en s'énonçant dorénavant connue suit: « Par cette réunion le mari reprend ses droits niais les époux restent séparés de biens à moins qu'ils ne rétablissent la communauté ( 1320) » La femme revient au toit conjugal mais elle garde la protection de la loi quant à ses biens.La place de la femme mariée est au foyer, mais lorsque la nécessité l'exige il lui faut travailler afin «le subvenir aux besoins de la famille.Si le régime de la communauté était le sien le mari ayant l'administration des biens pouvait réclamer son salaire et en disposer même pour ses plaisirs.Devant les abus provoqués par une telle situation et cédant aux demandes réitérées de nombreuses sociétés féminines nos législateurs viennent d'ajouter au C.C.un chapitre intitulé: Des biens réservés à la femme mariée «qui correspond à la loi du salaire de la femme mariée paru en France en 1905.Sous tous les régimes la femme conserve l'entière administration du produit de son travail et des biens en résultant.Elle doit cependant contribuer aux charges du mariage.Les créanciers ne peuvent pour-suivre le paiement de leurs créances sur CCS biens «pie pour les dettes de la femme ou pour celles contractées dans l'intérêt du ménage.» Une autre modification est à ISO C.C: «Droit ancien: si le mari est interdit ou absent le juge peut autoriser la femme soit pour ester en jugement soit pour contracter.Dans le droit nouveau le m«»t absent est remplacé par «est dans l'impossibilité de faire connaître sa volonté en temps utile soit par éloignement ou autrement.Ceci s'imposait car dans bien «les cas la femme perdait ainsi «le gran«l> avantages pécuniaires ne pouvant atteindre son mari et «levant s'adresser au juge.Jusqu'au 4 avril \l)2l) la mère et l'aïeule seules avaient droit à la tutelle et n«>tre art.2.S2, ('.C.se lisait comme suit au 3e alinéa «ne peuvent être tuteurs: Les femmes autres que la mère et les ascendantes.Kn France la femme a «lroit à la tutelle «lepiris juillet 1907 et en Belgique depuis août 1909.Pourquoi nous refuser ce qui est légitime avec notre r«Me «lans la société celui d'éducatrice par excellence.Chaque jour n«>us rapporte des e.e-»tes «le dévouement de la part de s«eurs.tantes, cousines ou alliées d'un malheureux orphelin.Alor> demain si le tuteur jugeait bon de séparer l'orphelin de cette affection .généreuse que faire?Rien.Souvent «les changements n'étaient pas p»ur le plus grand avantage «lu mineur.Lue pers«>iuie capable «le veiller à chaque instant sur un enfant ne méritait-elle pas «l'être confirmée à la garde de l'orphelin par la loi elle-même.On nous accorda d'abord l'admission au conseil «le famille s'étant bien reiulu compte qu'une femme intéres>ée au s«»rt «le l'enfant y était plus à sa place que des étrangers «pie l'on prenait là où «m le pouvait.Puis «levant les demandes «le plus en plus pressantes on nous accordait à la session dernière la Tutelle légale.Je regrette que le peu «le temps accordé à ce travail ne me permette pas d'énoncer complètement toutes les modifications apportées dans nos lois pour assurer une plus grande protection à la femme.Ce qui a été fait n'était pourtant «pie juste et équitable car combien «le ceux qui ont gravi l'échelle sociale ou rempli leur vie avec avantage pour la société ne le doivent pas à leur mère ou à l'influence d'une bonne conseillère?Si l'on regarde «r«>û partent toujours les grandes préoccupations familiales et morales on y trouve l'influence «le l'Eglise.Ce serait bien ingrat de clore ce travail sans lui exprimer notre vive reconnaissance pour l'aiile efficace et les conseils avisés qu'Elle n'a jamais cessé de nous prodiguer.Remercions aussi nos législateurs qui ont bien voulu seconder le zèle infatigable des diverses organisations.Pour ce ndancc, traduction, expressions commerciales, conversation et causerie en anglais, nombreux exercices d'application.Sténographie anglaise.LANGUE FRANÇAISE: Grammaire supérieure, dictée, correspondance, étude du travail de bureau d'avocat, notaire, assurance, etc.Sténographie française.Tous ces cours ont lieu trois fois par semaine de 7.30 hrs à 9.30 lirs du soir.On peut s'y inscrire dès maintenant en s'adressant à la Fédération nationale.853 est, rue Sherbrooke. 12 LA BONNE l} A KO LE Montréal Chronique des cercles d'étude Comment élaborer le programme d'un cercle d'étude C'est la question importante entre toutes, qui se pose aux directrices de nos cercles d'étude et la plus difficile à résoudre.Voici quelques elements de solution: 1.— Bien garder en vue Vabjeclif du cercle d'étude qui est de former des catholiques d'action: les questions d'ordre religieux et social doivent être à l'honneur.Les autres sujets littéraires, historiques ou artistiques pourront servir à amorcer le goût des études personnelles et à introduire quelque variété dans les réunions.Ils pourront même être choisis de te'le sorte qu'ils servent à la formation sociale des membres: il y a toute une production littéraire, romans, biographies, études historiques qui ont une haute portée sociale et peuvent être étudiés avec profit.1.— Tenir compte du caractère du cercle que l'on dirige.Selon que l'on a affaire à un groupe d'institutrices, d'ouvrière> nu de jeunes filles de la campagne, l'on devra insister sur l'un ou l'autre des divers aspects «le la question sociale: sur les questions de méthode, de pédagogie, de formation sociale ou >ur les questions ouvrières avec tous les problèmes de détails qu'elles comportent ou sur les questions rurales et familiales.3.— Afin que chacune prenne un véritable intérêt aux sujets qui seront proposés, il convient de préparer le praymmme en collaboration avec les membres de cercles: dans des réunions préliminaires, causer de l'orientation à prendre, sonder le terrain, discerner les aspirations et les ^oùts des jeunes filles, se rendre compte des éléments qui se prêteront à quelque travail personnel et déterminer le programme après avoir acquis la certitude qu'il sera accepté et rempli de 1 »«m cceur.4.— Afin mie l'intérêt soit activé tout le long de l'année, introduire une certaine variété dans la présentation des sujets: on peut tantôt faire une lecture, la commenter, exiger nue causerie ou proposer un débat; un peut poursuivre pendant quelques réunions une étude de principes d'après de bons manuels on faire faire des empiètes, d'où l'on tirera des conclusions pratiques; on peut avoir des chroniques d'actualité qui seront l'objet d'un commentaire judicieux ou la revue des revue-: enfin la botte aux questions fournit toujours des thèmes multiples à l'activité intellectuelle.5.— Comme il importe que tous les membres soient actifs, il faut que le programme de chaque réunion facilite cette contribution.11 ne doit pas être trop lon^ et il doit comporter des arrêts entre chaque numéro, afin que la conversation et la discussion s'engagent.C'est précisément pendant ces intervalles mie l.i directrice ou le directeur doivent animer le programme en posant questions et sous-questions, lorsque les membres n'osent pas entamer la conversation.La valeur du prou ranime dépend en grande partie de ««on aptitude à provoquer ces échanges d'idées.6.— Mais pour (pie les membres soient ou deviennent eu état de prendre part aux conversations, de préparer leurs travaux, il faut qu'ils puissent recourir à des livres, des revues, «les cours, des oeuvres qui leur fourniront des notions exactes sur les questions qui leur seront pnqxisees.Pane ne jamais préparer un programme Moiil real la honni; va ko lu 13 avant de savoir si l'on pourra le remplir; consulter d'abord les sources de formation qui sont à notre disposition, voir de quels livres ou revues l'on dispose et au besoin se procurer quelques instruments de travail.7.— Pour tous renseignements de détails et d'application pratique, on peut s adresser au secrétariat des cercles d'étude: 5035, rue De Laroche, Montréal.Sr M.G.-L.* À 4 Cercle d'étude Notre-Dame (Section des élèves actuelles) Rapport présenté en juin à la Journée d'étude Le Cercle d'étude du collège Margucritc-Bourgcoys compte trente-cinq membres qui assistent ordinairement tous aux réunions.Ces jeunes filles font partie des classes du baccalauréat et de quelques cours spéciaux.D'octobre à avril, nous avons eu huit réunions.Notre programme comportait des travaux touchant la question sociale et des travaux littéraires.Cette année, les travaux scientifiques ont été confiés aux membres du cercle Dupret des jeunes naturalistes, vu que les membres de ce cercle, nouvellement fondé au collège, font également partie du cercle d'étude.Les sujets traités au cours de nos réunions sont les suivants: L'ne brève analyse du livre du K.Père K.Plus, s.j.c Le Christ dans nos frères».Six chapitres furent mis à l'étude: Loi d'unité, de charité, de soldante; Apostolat par le zèle extérieur: Apostolat par la prière; Apostolat par le sacrifice.Un travail sur «ce que nous «levons à la société», fut fait par une de nos compagnes.Les travaux littéraires consistèrent en comptes-rendus de lectures: Le Roman d'un papa, de Jacques I'éricard; (iuynemer, d'Henri Bordeaux; Et par omission, de Jacques Debout; en appréciations d'œuvres poétiques: Patrie intime, de Xérée Beatl-chetnin ; Poésies, de Marie Noël; Harmonies intimes, de Jean D'An tun, volume encore inédit.Mlle Fernande Bibaud nous intéressa vivement par une causerie intitulée c Essai sur l'histoire musicale».Enfin notre jeune compagne, Mlle Jeanne Cypihot, nous entretint de cette admirable Helen Keller, sourde-muette aveugle, dont l'histoire quasi-merveilleuse démontre bien la puissance de l'intelligence humaine, même lorsque Dieu, dans ses décrets incompréhensibles mais toujours paternels, la prive des instruments de travail dont jouit la généralité des hommes.Comme nos sœurs aînées nous en ont laissé l'exemple, nous avons organisé en décembre c la fête des Pauvres ».à l'occasion de laquelle cinquante enfants venus de 1-4 écoles de la ville recurent une poupée, des fruits, des bonbons et 45(1 pièces de vêtements.Deux petites filles reçurent en outre un trousseau complet de première communiante.Pour subvenir à toutes ces dépenses, notre trésorierc eut en caisse $161.00, ressources dues à un tirage.Enfin, plusieurs d'entre nous ont en la bonne fortune de suivre quelques-uns des cours d'Action sociale si heureusement organisés par Mère Sainte-Anne-Marie et Mère Marie Gérin-Lajoie.Toutes se promettent bien de solliciter leur admission dans le cercle des anciennes quand, leurs études terminées, elles pourront consacrer plus de temps aux questions sociales qui deviennent de plus en plus importantes, dans notre pays.Madeleine MONTPLA1SIR 14 LA BONNE i:\l«>U: Monti cal Revue des revues Il y a déjà plusieurs mois que nous n'avons pu feuilleter la sympathique petite revue: «Les Edelweiss*.Km parcourant les numéros arrives depuis décembre nous y trouvons une matière des plus intéressantes.Fidèle à son emblème, cette douce fleur de la montagne, cette revue de formation et d'action, vit aussi «sur les sommets •.Elle est faite pour servir de lien entre les groupes «le jeunesse «le la Savoie qu'elle invite toujours à monter.Elle sait leur faire aborder les questions les plus sérieuses, les invite à la retraite annuelle, leur fait suivre l'aimée liturgique eu posant des sujets «le méditation tirés des scènes «le l'Evangile.Ensuite on y trouve des réponses à diverses enquêtes et les sujets sont «l'actualité; comme exemple prenons celle-ci: «Vivre sa vie -, une jeune fille en a-t-elle le droit?Après avoir développé ce que peut vouloir dire cette formule à la mode pour les mondains, l'auteur ramène la question à ceci: pour une jeune fille chrétienne, qu'est-ce «pie «Vivre >a vie?» et la réponse se donne en trois points: 1 : Vivre sa vie.c'est marquer un grand but au bout de la route et prendre la meilleure route pour arriver à ce but; 1 Vivre sa vie, ce n'est pa> musarder sur la route, mais avancer toujours sans gaspiller une minute de cet unique trajet: 3° Vivre sa vie.c'est donner sa plénitude «le force «le voyageur.L'auteur, une jeune étudiante «le Lyon, continue en «léveloppant ces tr«>is points.Le grand but; pour nous, chrétiennes, il est à la fois impie et formidable: l'éternité.Puis nous trouvons une jolie lettre «à une jeune fille • sur le «désir «le plaire».Pour répondre à la question: est-il permis de chercher à plaire?on trouve un très joli article qui «lit: 1 Tout dépend pourquoi l'on veut plaire: 2 Tout dépend à qui l'on veut plaire: Tout dépend par quel moyen l'on veut plaire.L'ne section «le cette petite revue répond aux questions qui lui sont envoyées: on y trouve celle-ci: Comment se fait-il qu'il y ait des personnes pieuses qui soient si méchantes?Le bon avis donné dans la ré|>onse est à suivre: ne soyons ni méchamment pieuses ni pieusement méchante-! G, R.des I.La Gaspésie Le va de mecuin du touriste Un guide de quelque -*»o pages, traitant de l'histoire, des legended et «les paysages «le cette «terre des merveilles «le Québec».Ce guide, ji d'une lecture facile, est rendu doublement attrayant par plus de 150 J reproductions photographiques îles endroits !«•* plus intéressants «le la II route qui côtoie les littoraux nord et sud «le la péninsule.On y trouve I des détails historiques, des descriptions des lieux «-t des habitants, et f des portraits fidèles «les localités.C'est une émouvante revue «le monta- ] gnes et «le falaises, de pies et d'iles, de plages invitâmes et «le collines f [ mollement découpées, en même temps qu un assemblage disparate v^ll line et III !
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