La bonne parole /, 1 janvier 1939, décembre 1939
Montréal, Canada Décembre 1939 PAROLE Organe de U Fédération TiaHonale Saint'] eanSaptitte Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE La nouvelle année à la Fédération, Yvonne Letellier de Saint']ust 1 Fleur de Noël (légende), Une maman .3 Noël de Paix .4 Petite méditation de Noël, D.5 Une filiale de la Croix'Rougc .6 Le Comité administratif de la "Bonne Parole" .7 Une semaine corporative .7 Sommaire des numéros de la "Bonne Parole" de 1939 .8 Un foyer désert le soir de Noël, MaricLouise Bergeron .9 Chronique des Cercles d'étude, MaricL.d'Auteuil — Au cercle normal .10 Journal des œuvres : Au Comité de la Visite des hôpitaux — Chez les Aides Maternelles — Chez les Employées de Magasin — Chez les Femmes d'affaires — A la Société des Ou* vriercs catholiques .13 853 est, rue Sherbrooke au La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cu-ur les Canadiennes-Françaises; un FOYER, d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où ac rencontrent les bonnes volon' tes, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'tcuvre de la Fédération Nationale Saint-Jcan-Baptistc, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des enivres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholique* féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis .SI.00 par an Union postale.51.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean' Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke.Les abonné* de la ''Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean* Baptiste et ont droit d'assister aux séances publi' (|ucs, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, !c dimanche excepté : 'de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone : FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir à l'reuvrc de la "Bonne Parole" : 1 ° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3 ° en la faisant lire; 4° en lui procurant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Aumônier : Son Excellence Monseigneur Gauthier.Présidcntcs-fondalriccs : Madame F.-L.Béiquc et Madame Henri Gérin-Lajoic.Présidente d'honneur : Madame Henri Gcrin-La* joie.Bureau de direction : Mme Alfred Thibaudcau, présidente pcncralc; Mme Edmond Brossard, vice-présidente; Mme François Mathys, vice-présidente; Mlle Georgette LcMoyne, secrétaire centrale; Mlle Maria Audair, trésorière; Mlle Jeanne Lapointc.secrétaire-archiviste; Mme Eustachc Lctcllicr de Saint'Just, rédactrice do "La Bonnu Parole"; Mme R.-A.Bout lu Hier.Mme Arthur Bcrthiaumc.Mlle Hedwfcke Lcfcbvrc, Mlle Florinc Phaneuf.Mme J.-A.Mollcur, Mme Albert Dupuis.Mlle Laura Robert.Mlle Marie-Ange Madorc.Mme Tancrcdc Jodoin, Mme P.-A.Robichaud, Mlle Aima Champoux.de?Cercles de Fermière* de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf.Mme H.Végiard.présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cypihot.Mlle Emma Doues-nard, Mme J.-J.-E.L'Espérance.Mlle Maric-Elisc Begin.Mlle Emércnticnnc Chagnon, présidente de la Fédération des Cercles d'Etude des Canadiennes-Françaises.Les dames patronnesses des Oeuvres suivantes : l'Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine ; l'Assistance Mater» ncllc, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadicnncs-Fran* çaiscs, les Cercles des Fermières de la Province de Ouébcc ; la Cour Villa-Maria des Forestières In* dépendantes ; l'Ecole d'Education familiale et so» cialc; la Cour Bonsccotirs des Forestières Indépcn* dantes.Fédérations et sections paroissiales : % La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochclaga; Très-Safnt-Nom de Tésus, de Maisonncuve; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint'Ambroisc.Côte Saint-Paul, Saint-Joseph, de Bordeaux; Notre-Dame du Perpétuel* Secours (Villc-Emard) Saint-Bernardin de Sienne, (Ville de Saint-Michel).Associations professionnelles : Employées de magasin, Employees de bureau, Femmes^ d'affaires, Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections : La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Côte Saint-PauK La-chine, Saint-Alphonse d'Vouvillc, Sault-au-Récollct.Comife's : Comité des Oeuvres Economiques,^ Comité de la Visite des Hôpitaux, Comité de l'Economie Domestique.Comité des Questions Nationales.Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité féminin du 11le centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies par la Fédération et ses filiales Fondation des Association* professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de dusse* de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la moralité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation a l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier Rational" Comité, des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de VAssistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central des renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N> B.— On peut devenir membre de lat Fédé* ration Nationale Salnt'Jean-Biptiste en ¦'inseri* vant à son secrétariat : 853, rue Sherbrooke Est. LA BONNE PAROLE Vol.XXVIII Montréal.Décembre 1939 No 12 g La nouvelle année à la Fédération jj| Au déclin de 1939 et à l'aurore d'une nouvelle année, la ''Bonne Parole'' est lieurcusc de se faire l'interprète de tous les membres et de toutes les associations de la Fédération pour exprimer à chacun et à chacune les souiiaits d'usage.Dans le champ social ou évoluent et se develop' pent les œuvres de la Fédération Rationale Saint-Jean-Baptiste, les vœux traditionnels de bonne santé et de prospérité ne sont pas superflus mais ils cèdent la place à un souhait d'ordre plus général, qui embrasse la personne morale de la Fédération.Souhaiter que celle-ci vive, quelle con* tinuc d'accomplir son œuvre, ce n'est pas exprimer un doute sur sa vitalité, c'est exprimer, au contraire, un désir qui a trouvé sa réalisation, depuis trente ans, dans l'essor qu'a pris notre Fédération.Puisse, avec la collaboration de toutes, cet essor se continuer.C'est peut-être ici le moment de mettre les lectrices de la "Bonne Parole'' au courant du problème qui se pose à notre revue.La Bonne Parole est presque aussi vieille que la Fédération elle-même.Les fondatrices de la Fédération avaient compris qu'une association comme la nôtre devait avoir un organe et c'est de cette conviction qu'est née notre revue, qui est l'une des plus anciennes publications féminines dans notre province.Si nous posions la question de savoir si la "Bonne Parole" a montré son utilité et si elle doit survivre, je suis convaincue que chacune de nous donnerait une réponse affirmative.Son utilité, notre revue l'a démontrée non seulement comme publication documentaire, en constituant une partie de nos archives, mais aussi comme organe de propagande et, à l'occasion, de combat.Tvjotre revue a-t-elle toujours été et est-elle aujourd'hui tout ce quelle pourrait être?j\ous pouvons répondre à cela qu'elle a toujours conservé le caractère sérieux qui convient à sa mission, qu'elle a toujours voulu être plutôt une revue qu'un magazine.Quant au reste, sa diffusion, son volume, la qualité et la diversité de son contenu restent subordonnés à ses ressources financières.l^ous sommés en présence d'un fait indéniable.Du point de vue financier, la "Bonne Parole" est aujourd'hui un fardeau pour la Fédération, qui est obligee de combler le déficit annuel qui résulte de sa publication.Cependant, notre revue est publiée à peu de frais, en comparaison de ce que coûtent normalement les publications de ce genre.Mais le déficit est là et nous devons chercher le moyen de l'effacer, si possible, et, de toutes façons, d'en libérer le budget général de la Fédération. LA BONNE PAROLE Montréal Il s'agit d'abord de dissocier les finances de la "Bonne Parole' de celles de la Fédération, de faire un compte spécial à notre revue et de trouver parmi nous, parmi nos sociétés et nos fédérations paroissiales, les ressources indispensables à sa publication.L'idéal, ce serait que la "Bonne Parole" put avoir chaque année un surplus qu'elle verserait dans la caisse de la Fédération mais, avant de tendre à ce résultât, nous devons aller au plus pressé, qui est d'assurer la survie de notre revue.T^ous nous trouvons un peu dans la situation d'un gouvernement dont le budget est déficitaire.Deux moyens se présentent à nous d'équilibrer le budget de la "Bonne Parole" : diminuer les dépenses ou augmenter les reve nus.Diminuer les dépenses peut nous sembler l'alternative la plus commode mais nous devons bien peser les conséquences de cette décision.Il est possi' ble de diminuer d'à peu près de moitié nos frais de publication en ne pu* bliant la revue que tous les deux mois, mais il me semble que ce serait là la décision la moins courageuse et que ce serait aussi injecter à notre revue des germes d'anémie qui entraîneraient éventuellement une mort de langueur que nous serions les premières à regretter.La "Bonne Parole" est un lien entre nos sociétés et nos fédérations paroissiales et entre les mai* vidus qui les composent.Une fois par mois, notre revue apporte à ses abow nés des nouvelles de la Fédération, Elle s'efforce de maintenir l'esprit qui anime notre association.Elle apporte aussi le témoignage de notre activité.Elle est la preuve de ce que nous accomplissons, chacune dans son domaine.Et il se fait tant de choses, dans un mois, au sein de la Fédération, que la revue suffit à peine à tout dire.Souvent, elle n'arrive pas à contenter tout le monde.îl en sera ainsi tant que nous n'aurons pas les moyens d'aug' menter le xhlume de la "Bonne Parole".Espacer la publication n'améliore rait pas cet état de chose, au contraire.Sans doute pourrions-nous nous ha' bituer à ne recevoir la revue que tous les deux mois.Après quelque temps nous nous dirions peut-être qu'une publication trimestrielle serait suffi* santé : tous les trois mois.De là à ne plus attacher d'importance à notre revue, à nous désintéresser de son sort, il n'y a qu'un pas.T^ous ferions ainsi bien bon marché des sacrifices qu'a faits jusqu'ici notre Fédération pour maintenir la "Bonne Parole".A la réflexion la diminution des dépenses ne paraît pas la meilleure solw tion à notre problème.Il reste donc à trouver les moyens d'augmenter les revenus de la revue.La création d'un budget Spécial de la "Bonne Parole" et la constitution d'un comité administratif de la revue sont les premières mesures à prendre, afin que la situation puisse être envisagée clairement.Un comité administratif a été formé qui aura le sort de notre revue entre £C3 mains.Deux moyens se présentent d'augmenter les revenus de la "Bonne Parole".Premièrement, hausser le prix de l'abonnement et, deuxièmement, augmenter le nombre des annonces publiées dans la revue.T^ous ne devons pas nous arrêter au premier, pour le moment, parce qu'il ne constitue pas le remède immédiat à la situation actuelle.Le deuxième moyen a fait l'objet d'une étude approfondie.Avec le temps, si la sollicitation pouvait se faire de façon méthodique et suivie, le revenu des annonces pourrait améliorer considérablement la situation financière de notre revue.Mais ce n'est pas là non plus une initiative dont nous puissions recueillir immédiatement les fruits.Et nous sommes en présence d'un problème dont la solution ne peut attendre.II reste un troisième moyen.C'est de mettre à contribution les Montréal LA BONNE PAROLE S ressources de nos sociétés fédérées et de nos fédérations paroissiales, en demandant à chacune de verser sa quote part à la caisse de la "Bonne Parole".II nous faut immédiatement combler le déficit courant de la revue et assurer ses ressources à venir.La Fédération Rationale Saint'] ean-Baptiste entreprendra la nouvelle année avec confiance.Ses œuvres ne sont pas de celles dont l'état de guerre tend à amoindrir l'importarice.Au contraire, il S*agit d'initiatives dont l'utù lité prend, du fait de la guerre, une nouvelle envergure.Déjà, d'ailleurs, la Fédération a créé dans son sein un comité de la Croix'Rouge.A l'occasion de K[oël et du four de l'An, la "Bonne Parole" formule les vœux les plus sincères de bonheur, à l'adresse de ses lectrices et des membres de la Fédération Rationale Saint'] ean'Baptiste.Yvonne Letellier de Saint-]ust (Légende) C'était veille de fête dans le beau paradis.On attendait Noël ! Les An' ges, qui jadis chantèrent dans Bethléem, accordaient à nouveau les harpes et les lyres ; la cour céleste toute entière était dans la joie car, à travers les âges, l'anniversaire de l'immortelle nuit se célèbre là-haut comme le plus beau, le plus touchant, le meilleur des souvenirs, comme la plus grande des manifestations de l'Amour ! Or, pendant qu'ils tressaient guirlandes et couronnes, des séraphins com' pldtèrent.S'étant approchés du trône de gloire, ils dirent : "Seigneur Jésus, on dit que, par le monde, s'épanouissent de merveilleuses fleurs, qu'il y en a de toutes les formes, de toutes les nuances de votre bel arccivcicl; que certaines exhalent des parfums infiniment doux ; que d'autres resplendissent comme des étoiles; beaucoup, dit'On, ne durent guère, tant elles sont ephé' mères (jt fragiles.L'une d'entre elles cependant résiste à tous les orages, à tou* tes les épreuves.Vous plaîrait'il, ô doux Seigneur, pour votre beau Noël, que nous allions sur terre en quérir l'une ou l'autre ?" Parce que Jésus s'était, en souriant, penché vers son Auguste Mère, les séraphins prirent ce geste pour un acquiescement et s'envolèrent sans plus tarder.Dans la nuit claire, au-dessus des cités et des campagnes, des palais et des humbles demeures, tous deux s'en allaient dans un bruissement d'ai' les.Devant leurs yeux chercheurs, la pauvre humanité étalait sa misère; deci delà, cependant, parmi des épines et des ronces, ainsi qu'ils l'avaient espéré, croissaient de merveilleuses fleurs.Sans hésiter, les séraphins cueillirent la plus belle, celle dont le parfum est rafraîchissant et doux, celle qui résiste à tous les orages, celle qui ne meurt point, la fleur du plus grand, du plus vrai, du plus fidèle des Amours de la terre.Puis, ce fut de nouveau l'envol.Vers les deux, les deux séraphins montaient, immatériels, invisibles, empor* tant avec eux une merveilleuse fleur qui, dans la nuit de Noël, resplendis' sait comme une étoile ! Depuis lors, une étoile de plus brille au front de la Mère de toutes les Mères ! Jésus pouvait'Il ne pas l'offrir à Celle qui L'avait le plus et le mieux aime ?Et la légende veut que, dans la nuit de Noël, Jésus ne refuse rien aux mcres- Une maman LA BOT^HE PAROLE Montréal 1k____Noël de Paix____M Noël.La veillée de Noël.Au dehors il pleut, il vente, il neige ou les étoiles brillent : qu'importe ! C'est la veillée de Noël, le soir où tout s'arrête parce que l'Enfant va naître.Joseph et Marie s'en vont par Bethléem cher' cher le gîte où s'accomplira le grand mystère.Et nous autres, tant de siècles après, nous sommes à nouveau dans l'attente de l'heure sainte qui sonnera le doux moment.Parmi les fêtes de famille cette soirée de Noël semble plus douce : la mémoire de l'Enfant attendu plane sur nos âmes : elle met une sorte d'attendrissement sur la chambre chaude où, réunis et calmes, nous attendons.11 est temps ; nous partons.Il n'est pas onze heures du soir.Dans les rues éclairées, partout les familles qui s'en vont à la messe.Au centre de la ville, peut-être, la nuit est déparée par des fêtes bruyantes.Ici cek sont des rues calmes, calmes mais pleines de monde, toutes les familles chrétiennes qui s'en vont à la messe, pères, mères et enfants en habits du dimanche.Et il y a comme un recueillement par le silence de la nuit dans la hâte tnuv quille de ceux qui se dépêchent pour être sûrs de trouver place : et il y a sur tous comme un attendrissement parce que l'Enfant va venir.Comment dire ce qu'est pour nous cette venue de l'Enfant ?Tous les ans c'est la même chose et, tous les ans, c'est un attendrissement ineffable.L'Eglise est pleine ; j'ai trouvé place dans un coin : je suis perdu dans la foule, je ne vois pas ce qui se passe à l'autel ; je distingue seulement le clueur illuminé.les douze coups sonnent lentement.Et la tête dans les mains, noyé dans la foule recueillie, je revois tout, tout le mystère d'où nous vient le salut.L'Enfant, Prince de la paix, Dieu fort.L'aube du salut.L'Enfant, le tout petit enfant sur la paille de la crè' chc.C'est si peu de chose un enfant qui vient de naître ! Et voilà qu'en cette nuit, c'est sur toute la terre que les chants de gloire s'élèvent et que l'Eglise pousse triomphalement l'alléluia d'allégresse parce que l'Enfant est né.L'Enfant est né, et c'est une nouvelle phase dans la vie du genre humain.L'Enfant est né, et c'est l'amour divin parmi les hommes."Gloire à Dieu au plus haut des cicux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté".Le Gloria retentit et, dans mon âme, cette paix sereine qui nous vient de l'Enfant se répand comme une nappe.Le chant de gloire s'égrène "Nous te louons.Nous te bénissons.Nous t'adorons.Nous te glo' rifions." Oh Dieu ! comment vous glorifier assez de ce que vous nous cri' voyez l'Enfant ?Je crois.Comment ne pas croire en cette nuit de Noël, quand on songe à cette naissance et qu'on voit tout ce qu'elle apporte au monde ?Cette nuit est brillante de la lumière vraie ! Les cicux se réjouissent et la terre exulte, parce qu'il est venu.Dieu veut se faire notre frère, pour nous sauver, pour que nous soyons tout à fait heureux, du grand bonheur de la paix.L'Enfant dans la crèche entre l'âne et le bœuf, c'est cela toute la richesse de notre vie.Par delà tous les siècles et tous les océans, il est là, à nouveau, en cette nuit de Noël et je suis tout à lui. Montréal LA BONNE PAROLE 5 Enfant Jésus, demain, je vais me retrouver comme d'habitude, avec, au cœur ,unc chaleur et, à l'esprit, une lumière d'avoir suivi cette nuit la trace des bergers de la Nativité.Je vais me retrouver moi-même, Enfant Jésus, et c'est triste, cela.Mais comme le sillage du vaisseau persiste sur la mer calme, faites que la trace lumineuse de votre venue ce soir se maintienne dans mon âme et que, d'avoir vu plus de lumière, me fasse plus audacieusement chrétien.(Cité Chrétienne) NOTRE OFFRANDE A SAINTE-JUSTINE Avons-nous fait une offrande à l'hôpital des enfants, cette année ?Don-non^ un dollar ou plus a l'Hôpital Sainte-Justine, où 24,S87 enfants ont été traités au cours de la dernière année.PETITE MEDITATION DE NOEL Veille de Noël.Joie au cœur, émotion profonde, grand retour sur soi-même.Que sommes-nous devant le grand mystère avec nos cœurs idolâtres et nos âmes fléchissantes?Mais regardons en nous-mêmes ! Soudain se fait en nous une grande clarté.Nous préparons en nos âmes une crèche digne de l'Enfant-Dieu.Car c'est sur la paille de notre misère que Jésus reposera bientôt.C'est ce que nous enlèverons de nous-mêmes qui sera prisé par Jésus et non l'infime pauvreté de ce que nous pouvons donner.Nous ne sommes que dans la mesure où nous nous effaçons pour faire place au Bon Dieu à Celui-là seul qui est Celui qui est.C'est dans un grand dépouillement de nous-mêmes que Jésus viendra en nous.Et quand 11 y sera — sans partage — à la clarté s'ajoutera en nous une grande paix d'amour.D.(Pensées Qu'est-ce que la douceur ?C'est la plénitude de la force.—P.Grctry.* * * Il n'y a que le louis d'or dont personne n'ait jamais dit de mal.* * * Chacun veut que le voisin fasse son devoir, mais nul ne reconnaît qu'il est le voisin de son voisin.* * * On a deux ou trois fois dans sa vie l'occasion d'être brave, on a tous les jours celle de ne pas être lâche.René Bazin * * * La mort du Christ sur la Croix est le grand trésor du chrétien.La Sainte-Messe est la clef qui nous met en état de puiser à pleines mains dans ce trésor.* * * Les vieillards sont des amis qui s'en vont, il faut au moins les reconduire poliment.« 6 LA BONNE PAROLE Montreal Une filiale de la Croix'Rouge Le comité de la Fédération Nationale Saint'Jean'Baptiste de la Société Canadienne de la Croix'Rouge (section de la Province de Québec) est main' tenant complété.Mme E.-L.Patcnaude a bien voulu en accepter le patro-nage.L'organisation est ainsi composée : présidentes honoraires, Mmes Fran-çois-L.Béique et Henri Gérin-Lajoic, fondatrices de la Fédération nationale Saint'Jean-Baptistc.Vice-présidentes honoraires : lady Angers, lady Gouin, lady Forget, Mmes Henry Hamilton, L.de G.Bcaubicn, Thcodulc Bruneau, W.Hugucnin, Albert Dupuis, Zéphirin Hébert, Albert Pinsonnault, Albert de Lorimier, Eugène Desmarais, Arthur Berthiaume, Edouard Montpctit, Avi-la Désaulniers, Eugène Durochcr, François Mathys, E.Emery, D.-N.Germain, Mlles Marie Mount, Lucile Labellc et Joséphine Renauld.Membres de l'exécutif : Mmes Alfred Thibaudeau, présidente générale de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc; Edmond Brossard, présidente du Comité de la Croix-Rouge: P.-A.Robichaud, vicc'présidente: Tancrèdc Jodoin, secrétaire-correspondante; Mlles Marie Beaupré, secrétaire-archiviste, et Maria Auclair, trésonerc.Comité gênera] et officières : Mmes E.Letcllicr de Saint-Just, rédactrice de la "Bonne Parole"; E.Bouthillier, fondatrice de l'Association des Femmes d'affaires; l'Association des Aides maternelles; Mlle Rose Lacroix, directrice des Ecoles Ménagères Provinciales; Mmes J.-E.Lespérance, présidente de l'Association des Femmes d'affaires; J.-A.Molleur, trésorière du Comité d'Economie domestique; Mlles Georgette LcMoync, secrétaire générale de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste; Florinc Phancuf, présidente du Comité des Oeuvres économiques; Eglantine Phancuf, présidente de l'Association professionnelle des Employées de magasin; Maric-Elisc Begin, présidente de l'Association professionnelle des Employées de bureau; Antoinette Gérin-Lajoie, directrice de l'Ecole d'Education familiale et sociale: Laura Robert, fondatrice de la Société des Ouvrières catholiques; Hedwigc Lcfebvre, fondatrice de la Société des Ouvrières catholiques et directrice de la maison d'oeuvres; Aima Champoux, représentante des Cercles de Fermières de la Province de Québec; Marie Cypihot, présidente du Comité de la Visite des hôpitaux; Marie-Ange Madorc, présidente du comité des Questions Nationales; Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste; Emma Doucsnard, présidente de la Société des Ouvrières catholi- SA GESSE Vives selon vos moyens et faites des réserves.L'épargne régulière assure contre les mauvais jours et apporte la sécurité, le confort, l'aisance.Vous prendrez des habitudes d'économie lorsque vous aurcs un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale ACTIF, PLUS DE $150,000,000 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal Montreal LA BONNE PAROLE 7 qucs; Françoise Bélanger, tresoricre de l'Alliance des Montréalaises; Emcrenr tienne Chagnon, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Cana' diennes-Françaiscs; Hélène Lcfebvre, directrice de la chorale.Comité d'Administration : Publicité : Mme Tancrcde Jodin, presi-dente; Mmcs E.Letcllicr de Saint-Just, H.D'Artois, Christophe Brodeur, Jules Angers, Arthur Gibcault, Mlles Germaine Bcrnicr et Marie-Claire Daveluy.Inscriptions : Mlles Lcfebvre, directrices.Service social : Mlles Georgette LcMoyne, Marie-Ange Madorc, Emcrciv tienne Chagnon et Marie-Elisc Bégin.Autos : Mmcs Eugène Desmarais et P.-A.Robichaud et Mlle Madeleine Thibaudeau.Paroisse (sections) : Mme J.-J.-E.Lespérance, directrice: Mlle Emma Douesnard.Couture : Mlle Florinc Phancuf, directrice, Mlle M.-B.Clément et Mme Armand Myettc.Tricots : Mlle Eglantine Phancuf, directrice.Deux cent quarante per' sonnes se sont déjà inscrites pour la couture et le tricot.Artisanat féminin de Montréal : Mme J.-M.-A.Riopcl et Mme EIzéar Lavcrgnc.Comité de la Visite des Hôpitaux, sous-comité de la visite aux soldats : Mme Albert Dupuis et Mlle Marie Cypihot.Sous-Comité des articles servant aux pansements : Mme P.-A.Robichaud.directrice, et les Aides maternelles.Cantines : Mlle Antoinette Gérin-Lajoie, directrice de l'Ecole d'Education Familiale et Sociale: Mme Rose Lacroix, directrice des Ecoles Mena' gères Provinciales: Mlle Hélène Lcfebvre, chant, musique et théâtre.Ecole de formation des infirmières : L'Hôpital Sainte-Justine.LE COMITE ADMINISTRATIF DE LA "BONNE PAROLE" Le Comité d'administration de la "Bonne Parole" organise, au profit de cette revue, une fête qui aura lieu vers la mi-janvier, à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc.Ce comité est ainsi constitué : Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale ; Mlle Florine Phancuf, présidente active : Mlle Emérentiennc Chagnon, secrétaire; Mlle Luce Brosseau, trésorière.Les conseillères sont : Mmcs Edmond Brossard, Eustachc Letcllicr de Saint-Just, P.-A.Robichaud; Mlles Maria Auclair, Georgette LcMoyne, Hedwidge Lcfebvre, Marie-Ange Madorc: les présidentes du Comité des Oeuvres Economiques, du Comité de la Visite des hôpitaux, des Associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises.UNE SEMAINE CORPORATIVE L'Ecole Sociale Populaire, qui organise depuis quelques années une Semaine syndicale annuelle, remplacera cette initiative, en 1940, par une Semaine corporative qui aura lieu du 14 au 21 janvier et dont le but est de faire mieux connaître la nature et les avantages de la corporation professionnelle et de favoriser son établissement dans notre province. 8 LA BONNE PAROLE Montréal Sommaire des numéros de la "Bonne Parole" de 1939 JANVIER 1939 La participation des femmes à l'organisation des fêtes du troisième centenaire de la fondation de Montréal .Georgette LcMoyne Première neige (poème) .Val Morin L'ouvrière et ses loisirs .Cora Bernier L'heure des lettres .T^oire'Damcdes'Weigcs Les frileux .L.L.C.Chant de la vierge à la crèche (poème) .Solange Hone Vocation et orientation .G.Berticr FEVRIER 1939 L'Eglise a un chef .Yvonne LetcUicr de Saint'Just La Ligue de la Sécurité publique et l'Hôpital Sainte-Justine .Madame L.de G.Beaubicn L'exemple .Françoise Gaudct'Smct MARS 1939 L'employée de bureau et son rôle social .MaricElisc Begin Le congrès international des Ligues féminines catholique-.Cher vieux Troycs .Odette Oligny AVRIL 1939 Le système de la gaieté .Solange Hone La campagne pascale .L'abbé Edmond Loutil L'organisation des fêtes du Troisième Centenaire de Montréal.VoltcFacc .S.Tell MAI 1939 La Reine Elisabeth .Yvonne Letellier de Saint'Just Le dixième congrès de l'Union internationale des Ligues féminines catholiques — Discours de Sa Sainteté Pie XII.Notrc'Damc-dc'la'Victoire .Gisèle ci MaricHugucttc Morin Chacun sa part .Le père de Betty JUIN 1939 Ce que lisent nos enfants, ce que lisaient les enfants d'autrefois .Solange H one Assemblée générale.Rapport de la quête annuelle du "Denier national".La vie superficielle .Jeanne LapoinU Les habitudes.Pcillausc JUILLET*AOUT'SEPTEMBRE 1939 Rapport annuel de la Fédération nationale Saint'Jcan'Baptistc 1938'1939.Les travaux de l'année, Y.L.de S.').— Rapport général de la Fédération natio* nalc Saint'Jcan'Baptistc, Georgette LcMoyne — Rapport du Secrétariat.Soeur Alice Godin — L'Association des Employées de magasin, Eglantine Phaneuf — La Société des Ouvrières catholiques, Emma Doucsnard — L'Association des Employées de bureau, MaricElisc Begin — L'Association des Femmes d'affaires, Mme J.'E.L'Espérance — L'Association des Aides maternelles, Mme P.'A.Kobichaud — Le Comité des Oeuvres économiques (tableau d'inscription et de présence) — Rapport des cours ménagers (tableau) — Rapport des comités : Comité des oeuvres économiques, Françoise Bélanger — Comité central d'Etude et d'Action sociale, Jeanne Lapointe — Comité du Denier national, Mariana jodoin — Comité de la Visite des hôpitaux, Antonine Lcfebvre — Comité des questions nationale.», Marie Ange Madorc — Rapport de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes' Françaises, Pauline Bourgon — Rapport de l'Hôpital Saintcjustinc, Mme H.d'Ar' tois — Rapport de l'Ecole d'Education familiale et sociale, Antoinette Gérin'Lajoie.OCTOBRE-NOVEMBRE 1939 Monseigneur Bruchcsi .E.R.'T.Mission morale de la femme devant la souffrance .Madame Brémard La personnalité .Lca Sauvant Historique de la Fédération des Cercles d'étude des Canadicnncs'Françaiscs MaricAnge Madore Feu Mademoiselle Evangeline Zappa .Georgette LcMoyne Montréal LA BOTfHE PAROLE 9 DECEMBRE 1939 La nouvelle année à la Fédération .Yvonne LcleUicr de Saint-Just Fleur de Noël (légende) .Une maman Noël de Paix.Une filiale de la Croix'Rouge.Sommaire des numéros de la "Bonne Parole" de 1939.Un foyer désert le soir de Noël .MaricLouisc Bergeron Chronique des Cercles d'étude .MaricL.d'Aulcuil Foyer désert le soir de Noël Dans une de nos anciennes maisons canadiennes, située sur les bords du Saint-Laurent, il faisait presque nuit et le feu de Pâtre illuminait les traits de deux bons vieillards.Ceux du chef de la famille paraissaient soucieux, ceux de sa vieille compagne, la mère du fils absent, étaient empreints de tristesse et ses pauvres yeux étaient fatigues d'avoir pleuré.Les rides qui sillonnaient leurs visages accusaient bien des années d'attente, d espérance dé' çuc, mais jamais complètement éteinte.Ce soir de Noël, il y avait quinze ans que leur enfant était parti sans dire adieu et n'avait donné signe de vie.Comme toujours, depuis quinze ans, leurs vœux, leurs prières et leurs larmes se confondaient en un seul sou' hait, toujours le même : "Que Dieu le garde et le ramène sous notre toit pour nous fermer les yeux".Sur la table, un journal était ouvert, et, à la page des annonces, on pouvait y lire : "Un vieux père et une vieille mère demandent à revoir leur fils unique qui a quitté le toit paternel depuis quinze ans, il n'a jamais donné de nouvelles.Si ces lignes tombent sous ses yeux, qu'il revienne, il sera bien accueilli.Ses vieux parents se meurent de chagrin".— Crois'tu qu'il reviendra, notre Pierre ?— Ma pauvre vieille, le bon Dieu seul le sait.11 tient dans sa main: le cœur de ceux qui nous affligent ; attendons, ne désespérons pas.Des jours, des mois s'écoulèrent ; pas une nouvelle de l'ingrat.Le père, miné par le chagrin, mourut, promettant à sa vaillante compagne de prier, de la protéger quand même il ne serait plus la, et que peut'être Pierre re' viendrait pour lui fermer les yeux.Un an se passa et la pauvre mère, privée du compagnon de sa vie, sans aucun soutien, s'étiola comme une plante privée de soleil.Un matin, une voisine, ne la voyant pas vaquer à ses occupations quotidiennes, frappa à sa porte.Aucune réponse ; elle entra, et vit la pauvre vieille, assise dans son fauteuil près de la cheminée, son chapelet dans ses mains.Son cœur avait cessé de battre.Si ces lignes pouvaient tomber sous les yeux de quelqu'un de ces mal' heureux qui, dans un moment de révolte ou d'étourderic, ont quitte le toit paternel pour aller chercher fortune ailleurs, je lui dirais : "Retournez, allez chercher le pardon qui vous attend et essuyer les larmes qui coulent si sou' vent à votre souvenir".Marie'Louise Bergeron Hoèl 1939. 10 LA BOHHB PAROLE Montréal Chronique des Cercles d'étude TOUT ARBRE QUI NE PORTE PAS DE BONS FRUITS SERA COUPE ET JETE AU FEU Comme par les années passées, le dernier dimanche d'octobre, la Fédé' ration des Cercles d'étude des Canadiennes'Françaises célébrait sa féte patre nale — fête du Christ'Roi — par une récollection à l'Institut de Notre Dame du Bon-Conscil.L'assistance était nombreuse.Après la messe, dite par le R.P.Bérubé, S.S.S., aumônier du Cercle SaintcJcannc-dc'Chantal, et le petit déjeuner qui suivit, il y eut conférence par le R.P.Maurice Lamarchc, S.J.Dans une courte allocation de bienvenue, Mlle Emérentienne Chagnon, présidente de la F.C.E.C.F., dit qu'elle croit bien superflu de présenter le R.P.Lamarchc.Ses cours de Religion, qui ont groupé, ces dernières années, des auditoires nombreux et variés, lui ont créé une réputation qui n'est plus à faire.Les membres des Cercles d'étude, dit en terminant Mlle la présidente, sauront sûrement goûter sa parole ardente et persuasive et auront à cœur de mettre à profit ses enseignements.Voici un résumé de la conférence du R.P.Lamarchc.La terre qui reçoit la semence ne se soucie pas que le geste du semeur soit large ou parcimonieux, élégant ou disgracieux; sa préoccupation, c'est que le grain jeté dans le sillon germe en épi.Ainsi devrait'il en être de la semence divine que le prédicateur jette dans les âmes."Mais écoutez, dit le R.P.Lamarchc, les propos des auditeurs au sortir de l'église, après une prédication quadragésimalc ou autre.Les commentaires portent sur le phy sique, les gestes, les figures de style de l'orateur: des points de doctrine qu'il a développés, on n'a rien retenu.C'est parce que, ayant reçu la semence spirituelle, elles se désintéressent ensuite de sa germination, qu'aujourd'hui tant d'âmes de chrétiens et de chrétiennes sont vides." Le Révérend Père veut bien croire que les membres des Cercles d'étude ne sont pas de cette catégorie d'auditeurs légers, qui ne retiennent rien, et il espère que sa prédication sera fructueuse.Et, après ce préambule, il aborde le sujet qu'il veut développer et qu'il tire de l'Evangile: "Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu".Notre Seigneur ne dit pas: "qui porte de mauvais fruits', mais "tout arbre qui ne porte pas de bons fruits".Ce qui veut dire qu'il ne suffit pas d'éviter le mal, mais qu'il faut faire le bien.L'Evangile ne dit pas: "Jésus n'était pas un menteur, il n'était pas un voleur, il n'a pas tué", mais "il a passé en faisant le bien".Notre Seigneur a agi.Et il faut absolument que nous agissions, nous aussi.Dans les temps de misères de toute sorte où nous vivons, il n'est plus permis à des chrétiennes d'être passives.Il ne faut pas attendre, pour accomplir cet impérieux devoir de charité, qu'on vienne requérir nos services.Nous devons chercher nous'inêmcs autour de nous le bien à faire."J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais nu, et vous m'avez vétu; j'étais infirme, et vous m'avez visité.Venez, les bénis de mon Père.J'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; etc.Allez, maudits, au feu éternel".D'un côté, action: vous avez.Récompense.De l'autre, passivité: vous n'avez pas.Châtiment.Cette nécessité de faire le bien, Notre Seigneur la prêche encore dans la parabole du figuier.Jésus le maudit, non parce qu'il porte des fruits gâtés, mais parce qu'il n'a pas de fruit.Même leçon à tirer de la parabole Montréal LA BOHHE PAROLE 11 des dix vierges.Les vierges folles sont aussi bonnes, aussi chastes que les vierges sages, mais elles n'ont pas d'huile dans leur lampe, c'est-à-dire qu'elles n'ont pas fait provision de bonnes œuvres, et il arriva, qu'à cause de cela, l'Epoux ne voulut pas les reconnaître et les recevoir aux noces.C'est donc incontestable: il ne suffit pas d'éviter le mal, il faut faire le bien.Toutefois, pour que notre action soit efficace il faut — et c'est essen-tiel — l'état de grâce, l'union à Dieu.Plus intime sera cette union, plus profonde sera notre influence sur les autres.Le bon Dieu, c'est un feu dévorant.Plus une âme se rapproche de Lui, plus elle sera enflammée, et plus ensuite elle pourra enflammer les autres âmes."Etcs-vous prêtes, de' mande le Révérend Père, à vous laisser enflammer par l'Esprit-Saint?Les bois les plus durs se laisseront alors marquer par votre empreinte." Mais comment se fait-on enflammer par l'Esprit-Saint?S.Pierre dit que le bon Dieu s'y prend comme nous nous y prenons pour l'or.Il faut purifier cet or pour en faire un chef-d'œuvre.Ainsi en est-il pour l'âme.Le bon Dieu va la mettre dans le feu, dans le creuset des tribulations: Soucis matériels, peines du cœur, maladie, deuils.Impossible de faire le bien, si je ne suis pas enflammée par l'Esprit-Saint.Je devrai donc ménager à mon âme des contacts fréquents, constants même, avec ce Foyer divin, au moyen des sacrements, de la prière, de la réflexion.Il arrivera que je ne sentirai pas mon zèle devenir brûlant, et que je serai tentée alors de douter de son efficacité.Cela ne veut rien dire.C'est impossible d'aller dans le feu et de ne pas chauffer.Le fer qu'on met dans le feu, c'est sûr qu'il devient rouge.Le bon Dieu agit ainsi envers nous pour nous donner le mérite de la foi.Je ne sens rien?Je crois.Et je dois être assurée que mon degré de chaleur s'accroît quand même, et que, lorsque j'agirai sur les autres, mon action sera féconde; que les âmes, au contact de la mienne, seront brûlées.Et puis, est-ce toujours nécessaire de sentir les consolations divines?Va-t-on devant le Saint-Sacrement pour jouir ou pour faire jouir Dieu?Sachons donc vivre de la foi.C'est dans la sécheresse, bien souvent, que le bon Dieu fait ses plus grands dons.Sur la terre, Il est le Dieu caché; au ciel, Il sera le Dieu vu.Le programme de la Fédération des Cercles d'étude étant, cette année, "La préparation au mariage1, le R.P.Lamarche dit que si l'on veut faire du bien dans le mariage, cette préparation doit comporter deux choses essentielles : lo, se garder en état de grâce pendant les fréquentations; 2o, se renseigner à des sources sûres sur ce qu'est le mariage, au double point de vue physique et moral: on évitera ainsi bien des déboires et des malheurs à soi-même et à ceux qui dépendront de nous.Le Révérend Père termine sa très pratique conférence en nous mettant en garde contre le danger de l'étude uniquement pour l'étude.Il ne conçoit pas un membre de Cercle d'étude qui ne consacre pas une partie de son temps aux œuvres de charité: ouvroirs pour les missions ou les pauvres; organisations paroissiales, etc.Il y a actuellement trop de gens qui souffrent de par le monde pour qu'on ne se soucie pas du devoir, pourtant bien strict, de faire du bien à ses semblables.Une visite au Saint-Sacrement exposé et la consécration au Christ-Roi terminent cette recollection.Marie-L.d'Auteuil • AU CERCLE NORMAL 13 octobre — Le Cercle Normal de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, inaugure l'an dernier dans le but d'aider les 12 LA BONNE PAROLE Montréal dirigeantes de cercles dans l'accomplissement de leur rôle, reprenait ses acti' vîtes, le 13 octobre dernier, à l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, sous la présidence de M.l'abbé Irénéc Lussier, Tun de nos dévoués aumôniers.M.l'abbé Lucien Desmarais, directeur de l'Ecole de Service Social; M.l'abbé Lucien Lcfcbvrc, aumônier des Dames du Sacré-Cœur du Sault-aux-Récollcts; et la R.Mère Marie Gérin-Lajoic nous honoraient aussi de leur présence.Les présidentes et officiercs des cercles avaient répondu avec empressement à l'invitation du Comité Central.Le sujet à l'étude, cette année, dans nos cercles, étant la "Préparation au mariage", nous étudions en collaboration au cours de cette réunion la première partie du plan rédige à cette fin, c'est-à-dire le côté moral de cette préparation.Le premier point considéré est le suivant: Dieu, dans ses immuables desseins, n'a-t-il pas attribué à la femme une vocation spéciale ?Il y a sans doute, dans notre société actuelle, un grand nombre de femmes appelées à des vocations particulières très belles, et qui réalisent, hors du foyer proprement dit, des Œuvres de dévouement admirable, mais il n'en reste pas moins vrai que la fonction sociale, dévolue par la Providence au sexe féminin, est celle qui consiste à prolonger le genre humain en mettant au monde ceux qui le continueront.Mais, se demandc-t-on parfois: "Une culture intellectuelle poussée est-cllc nécessaire à la jeune fille qui se destine à la vie familiale?" Développer ses qualités intellectuelles et morales à leur maximum, afin d'etre plus apte à remplir toute sa mission de femme, tel doit être l'idéal de la jeune fille.Une culture poussée jusqu'au baccalauréat et même davantage doit être à encourager, pourvu qu'elle ne l'empêche pas de s'initier aux humbles taches de la vie de ménage, auxquelles la future épouse devra s'astreindre plus tard, nous dit notre aumônier.Mais au point de vue de sa formation morale, n'est-ce pas une grande lacune dans l'éducation de la jeune fille que de lui laisser ignorer le plan divin en tout ce qui regarde le mystère de la génération humaine, observe Mlle Béatrice Grenier?Et comment, sans ces connaissances, pourra-t-elle orienter judicieusement son avenir ?A la mère incombe ce grave devoir d'instruire sa jeune fille, mais, retenue par une fausse pudeur ou bien ne sachant comment aborder ces questions délicates, ne s'y dérobc-t-clle pas trop souvent?M.l'abbé trouve en effet bien regrettable qu'on abandonne au hasard des circonstances le soin de renseigner ses grands enfants.Aujourd'hui la jeunesse sait, mais elle sait mal.Il est cependant bien important que toutes ces choses soient apprises en pleine atmosphère surnaturelle.Que de vies mal orientées ont eu pour cause une initiation malsaine! Ceux qui ont la charge de former les jeunes ont grand tort de s'abstenir de les entretenir de la beauté et de la dignité de la vocation du mariage qui sera celle du grand nombre.Comment pourra-t-on redresser la conception toute matérialiste que Ton se fait de ce saint état si, par réserve outrée ou mésestime, on n'en parle jamais?Sanctifié par un grand sacrement, l'acte, qui nous a valu à tous de naître, est un bien en soi.Il n'est ni' bas, ni humiliant' quand il s'accomplit dans les conditions voulues par Dieu: l'usurpation, que Ton en fait, dans le désordre, doit, seule, être l'objet de notre réprobation.Dans son ouvrage intitulé "Point d'interrogation", M.l'abbé Victor Germain a traité de toutes ces questions délicates de façon très élevée.M.l'abbé Lussier en recommande la lecture à toutes celles qui veulent se renseigner avec une intention droite. Montreal LA BONNE PAROLE 13 JOURNAL DES OEUVRES 3 novembre — Assemblée du bureau de direction sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau.• AU COMITE DE LA VISITE DES HOPITAUX 6 novembre — Les activités de ce comité ont recommencé avec plus d'enthousiasme que jamais.Le 14 septembre dernier, les membres se sont réunis sous la présidence de Mlle Marie Cypihot, afin d'élaborer le programme du prochain terme et des visites aux différents hôpitaux, interrompues pendant les vacances.Les heures de travail et les revues portées aux malades seront enregistrées avsc soin.Différents comités furent formés pour les visites aux hôpitaux suivants : Saint-Luc, l'Hôtcl-Dicu, Victoria, Grace-Dart et Sainte-Jeanne d'Arc.Pour l'Hôpital Sainte-Justine, un groupe a été nommé pour renseignement du Catéchisme aux enfants malades, deux fois la semaine.Durant les vacances, il s'est fait 2144 visites Je mentionne la générosité de l'Imprimerie Arbour et Dupont qui a imprimé gratuitement 300 billets pour notre partie de cartes.Nous avons reçu une lettre de Mme Jodoin, nous remerciant de notre offrande pour le Denier National.Il a été décidé à l'unanimité qu'à l'occasion de l'anniversaire des noces d'argent ou du mariage d'un de nos membres, une statue serait offerte en souvenir du Comité.Nous avons enregistré le mariage de Mlle Baulu et les noces d'argent de Mme Doutre et de Mme Lucien Proulx.On procéda ensuite au tirage de différents objets au profit de notre comité.La sccr6tairc.Antonine Lefebvre • AIDES MATERNELLES 7 novembre — Assemblée, sous la présidence de Mme Philippe Robi-chaud, patronesse.Les Aides maternelles ont organisé leur partie de cartes annuelle, au profit de l'associiation et elle a eu lieu, le mardi 2.S novembre, à S h.p.m., à la Fédération, sous la présidence de Mme Robichaud.Les membres de l'association ont aussi proposé d'offrir leur concours au Comité de la Croix-Rouge de la Fédération, pour la préparation des pansements.La réunion se termina par le tirage du prix de présence qui fut gagné par Mlle Marie-Blanche Ranger.u sccrétaire • CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASIN 8 novembre — Assemblée mensuelle.Mlle Eglantine Phancuf préside et, après avoir souhaité la bienvenue à toutes, fait appel à toutes les bonnes volontés pour organiser un "Cart Wheel".L'association a besoin de revenus pour continuer ses cours car la contribution exigée des membres, bien minime en comparaison des avantages offerts, ne suffit pas à défrayer toutes les dépenses.M.Emile Boucher, surintendant de la maison Dupuis Frères, ami et bienfaiteur de l'association, est le conférencier et a choisi pour sujet: Réussir.C'est le désir de chacun, dit M.Boucher, de réussir dans la vie.Que faire pour réussir?Une chose, donner.Regardez la nature, étudiez-la, voyez ce qui se passe dans l'ordre naturel.Donner, donner toujours pour recevoir.Dans tous les états, du cultivateur qui donne la semence à la terre pour recevoir la moisson, de la mère de famille donnant son amour et) ses soins à son enfant, pour recevoir sa tendresse filiale; dans n'importe quelle pro- 14 LA BONNE PAROLE "Montréal fession, n'importe quel métier ou emploi, il faut donner pour recevoir.Dans le commerce, il faut donner autant, sinon plus, que dans les autres pro' fessions et M.Boucher énumère les qualités nécessaires pour réussir dans le commerce.D'abord la santé, pour traduire en actions ses idées, ses pro' jets.L'enthousiasme, ce feu sacré qui inspire, transporte.Une personne au comptoir doit être vivante et savoir intéresser les gens.Il faut avoir con' fiance en soi, pour cela connaître son sujet; se sentir à Taise, parce que maître de soi, donc dominer ses nerfs; aimer les gens, les attirer par ses manières affables.C'est en aimant le public qu'il viendra à nous, qu'il nous aimera et que nous nous ferons des amis.Se faire des amis, dans le com' merce, c'est réussir.Le conférencier nous conseille de lire le livre de Dale Carnegie: "How to win Friends and influence People", persuadé que nous y trouverions matière à profit.Nos malheurs, continue M.Boucher, sont souvent le fruit de notre imagination.Nous sommes les artisans de nos propres malheurs, tout en dési' rant ardemment d'être heureux.Soyons-le donc, en faisant plaisir aux autres.En affaire, tout nous vient des autres et notre succès sera souvent en proportion de notre pouvoir à nous faire des amis.Il faut de plus, pour réussir dans le commerce, de l'instruction; il faut de l'initiative, du jugement, de la patience et de la détermination pour atteindre son but.Si chacun travaillait avec une idée fixe, en s'appliquant à bien faire tout ce qu'il fait, nous parviendrions à la perfection; la génération de demain, élevée par la femme parfaite d'aujourd'hui, ferait la race canadienne française forte et respectée parce que chaque individu serait une supériorité.Mlle E.Phaneuf remercia M.Boucher de sa conférence, si vivante et si pratique pour nous, employées de magasin.Elle présenta ensuite M.l'abbé Hébert, récemment nommé aumônier de l'association et lui souhaita la plus cordiale bienvenue.M.l'aumônier remercia et expliqua le rôle de l'aumô' nier dans une association.Il est un aviseur moral, un conseiller spirituel.Le prêtre, homme de Dieu, doit exercer son ministère et répandre la vérité étef ncllc.A chacune de nos réunions, M.l'abbé nous parlera de la vie chré' tienne.Mlle Annette Proulx, trésorière, donna quelques exemples pris sur le vif, où l'insouciance de la vendeuse éloigne le client du magasin où, pourtant, elle gagne son pain et devrait, par conséquent, être loyale envers celui qui l'emploie.Au programme récréatif, Mlle Pauline Phaneuf, professeur au cours de chant, nous fit entendre une de ses élèves, Mlle Jeanne Péloquin.Le prix de présence fut gagné par Mlle Alice Lamontagne.La secrétaire : Lea Sauvant • CHEZ LES FEMMES D'AFFAIRES 15 novembre — Au cours de cette assemblée mensuelle, Madame Cot' noir-Capponi, directeur-professeur de l'Ecole de Coupe Professionnelle, de Montréal, fit une intéressante causerie et parla d'abord de sa profession dont l'origine remonte au Jardin d'Edcn.Après nous avoir décrit les costumes de Rebecca, Rachel, Esther, et autres héroïnes de notre enfance scolaire ainsi que la magnificence du Temple que Moïse construisit au pied du Mont Sinaï, clic expliqua le but et la nature des vêtements dont la coupe varie suivant le climat et les usages des pays.Puis, elle nous transporta en France au temps des Croisées qui apportèrent toutes les richesses des meubles d'or et d'ivoire, et des étoffes précieuses d'Oricnt-Hcureusc, époque qui permit au Montréal LA BOWiE PAROLE 15 génie français de développer son esprit créateur qui a toujours influencé tous les pays civilisés dans le domaine des sciences et des arts.Résumant les étapes, nous parcourons avec Madame Capponi les régi' mes français et anglais de notre pays pour nous convaincre que les dames d'alors, comme celles d'aujourd'hui, se sont toujours habillées comme les dames de France, suivant l'époque; la différence dans le costume n'existant vraiment qu'en hiver.^ Expliquant l'inertie de la mode depuis 1920, la conférencière motiva l'avènement et le succès de la confection des robes en série dont la silhouette nivelle, à l'œil, les classes sociales, par la disparition subite d'une génération de Maîtres de la couture, au cours des hécatombes de 1914'191S, et qu'il fallait à la nouvelle génération le temps de s'affirmer, ce qu'elle a commencé de faire aux Expositions de New York et de San Francisco, cette année, où la grande peinture et la couture se mariaient en une glorieuse association d'idées.La guerre, planant de nouveau sur nos destinées, paralysa un moment l'inspiration de haute envolée, pour revenir aux modes pratiques que Paris a lancées depuis septembre et que nos voisines d'au delà du 45° ont adop' tées par sympathie et que nous porterons nous-mêmes, cet hiver.Entre au-très trouvailles d'urgence, Mme Capponi mentionna les accessoires phospho' rescents que portent les parisiennes après la tombée de la nuit.Idée immé' diatement adoptée par New York qui l'appliqua aussitôt à la laque et aux vernis pour ongles qui, cet hiver, nous rappelleront sans doute les émoii' vantes histoires de feux-follets de notre enfance.Madame Capponi félicita les nouvelles marraines de guerre qui continuent l'œuvre de leurs aînées, par l'encouragement moral et matériel qu'elles donnent à ceux qui iront se battre coude à coude avec leurs cousins de France.La causerie se termina par l'observation que la mode naît toujours à Paris et traverse les mers rapide ment, puisque Paris éduque l'univers par la radio.Madame la Présidente remercia la conférencière de son intéressante eau* série et, au cours de cette assemblée, plusieurs questions de régie interne furent discutées, entre autres celle d'avoir un avocat qui serait à la disposa tion des membres, au besoin.Cette innovation serait de nature a augmenter le nombre de nos membres.En décembre, la conférence sera donnée par M.Léonard Archambault, avocat.La conférence de l'assemblée précédente avait été faite par Mme Gau* det'Smet.La secrétaire : Berthe Lefebvre • A LA SOCIETE DES OUVRIERES CATHOLIQUES 19 novembre — A l'occasion de la Sainte-Cécile et de la SaintcCathc rine, les élèves du cours de solfège, sous la direction de Mlle Hélène Lcfcb' vre, exécutèrent un programme récréatif.Mlle la présidente, après avoir fé' licite les membres d'être venus en si grand nombre, les invita à faire de même tous les mois et donna une courte lecture de la vie des saintes qu'on fêtait ce jour-là.Puis on passa la traditionnelle tire de la Sainte-Catherine et l'on annonça que la séance annuelle, donnée par la chorale de la S.O.C.aurait lieu le 22 février dans la salle du Gésu et des jeunes filles offrirent des billets pour le tirage d'une magnifique nappe en filet dans le but d'aider à cette organisation.La secrétaire: Rita Bougie 26 novembre — Assemblée de l'Association des Employées de bureau. 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