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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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janvier - mars
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  • Revues
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La bonne parole /, 1952, Collections de BAnQ.

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3 '/l 2 J*" a onne paro e JANVIER-FÉVRIER-' Montait - (Wâ LA BONNE PAROLE FONDÉE EN 1913 ORGANE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Françaises : un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur : un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et États-Unis.$1.00 par an Le numéro .*.25c La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste fondee en 1906 Fondatrices : Madame Henri Gérin-Lajoie et Madame F.-L.Béique.Aumônier : Mgr Laurent Morin.P.A., V.G.Bureau de direction : Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale : Mme Edmond Broasard, vice-présidente ; Mme Albert Dupuis, vice-présidente ; Mlle Georgette LcMoyne, secrétaire générale ; Mme Henri Vautelet, trésorière Scnérale ; Mlle Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste ; Mme Eustache Letellier e Saint-Just ; Mme R.-A.Bouthillier ; Mme Arthur Berthiaume ; Mme Tan-crède Jodoin ; Mlle Hedwige Lefebvre ; Mme J.-A.Molleur : Mlle Marie-Ange Madore ; Mme P.-A.Robichaud ; Mlle Aima Champoux ; Mlle Emma Doues-nard ; Mme J.-E.L'Espérance ; Mlle Eméren tienne Chagnon ; Mlle Marie-Girard ; Mlle Madeleine Thibaudeau ; Mlle Marie-Claire Daveluy ; Mlle Yvette Vanier; Mlle Mireille Ethier ; Mlle Gabriel le Labbé ; Mme F.-X.Dupuy : Mme J.-B.-A.Michaud ; Mlle Patricia Lavallée ; Mme Basile Bernardi.Oeuvres affiliées : Le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Maternelle; les Écoles Ménagères Provinciales; la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises ; les Cercles des Fermières de la Province de Québec ; la Cour Jeanne-Mance ; l'École d'Éducation familiale et sociale.Fédérations et sections paroissiales : Saint-Stanislas ; Saint-Lambert ; Sain t-Ambroise ; Saint-Laurent ; Saint-Vincent-Ferrier ; Centre de Couture.Associations professionnelles : Employées de magasin ; Employées de bureau ; Femmes d'affaires ; Aides-Maternelles ; la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses Sections : La Nativité de la Sainte-Vierge, Hochelaga, Lachine.Comités: Comité des Oeuvres Économiques ; Comité de la Visite des Hôpitaux ; Comité de l'Economie Domestique ; Comité des Questions Nationales ; Comité de la Protection de la Jeune Fille.AUTORISÉ COMME ENVOI POSTAL DB LA DEUXIEME CLASSE, MINISTERE DU POSTES.OTTAWA ¦ LA BONNE PAROLE REVUE TRIMESTRIELLE Volume XLII (JANVIER-FÉVRIER-MARS, 1952) No 1 SOMMAIRE Intéressant voyage en Europe .2 La Redaction L'assemblée des déléguées .3 Éva R.-Thibaudcau Le Premier Congrès mondial de l'Apostolat des Laïques.4 Mgr Laurent Morin, p.a., v.g.Croix pour la gloire.6 abbé Roger Aird Symphonie familiale.8 Françoise P.-Trudcl Les maladies vénériennes .10 Jeanne Gossclin La Fédération Féminine Franco-Américaine .15 Marie-Ange M adore Qui est Jeannette ?.16 Maric-Paulc Vinay La douleur.18 Paul-Marie Verlaine ! Remercîments.19 Georgette LcMoync Achetez-vous d'après les prix seulement ?.21 Le Bulletin des Consommateurs Rôle des loisirs dans l'éducation de la jeunesse .22 Pierre Dcjffontainc Chez les Femmes d'affaires.j.;.;.:."' '"'Bcrihè'Lefèbvrc' ' ' ' Intéressant voyage en Europe La Fédération Nationale Sain t-Jean-Baptiste organise, pour le printemps, un voyage en Europe qui offrira distraction et intérêt, et qui sera à la portée de tous les goûts et de toutes les bourses.Le programme comporte entre autres visites celles des principales villes européennes, des célèbres sanctuaires d'Europe, ainsi que la traditionnelle audience du Saint-Père.Pour la Fédération, le but de ce voyage est le Congrès de l'Union Mondiale des Organisations féminines catholiques, qui aura lieu à Rome du 21 au 26 avril prochain, et le Congrès des Ligues de Jeunesses féminines catholiques, qui se tiendra également à Rome du 19 au 26 avril.Le départ se fera de New-York, fin de mars à bord de (( rile-de-France )).i La Fédération est heureuse de déléguer à ce double congrès sa secrétaire-archiviste, mademoiselle Jeanne Lapointe, mademoiselle Patricia Lavallée, présidente de l'Association des Aides-Maternelles, et Me Henriette Bourque, présentement en voyage d'étude en Europe.Toutes les personnes qui désirent participer à ce voyage pourront s'adresser pour tous renseignements à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 est, rue Sherbrooke, FR.2665, entre 2 et 5 heures p.m., ou à madame Roméo Guy, 3855, ave Marlowe, N.-D.-G., EL.9267.Tous sont «les bienvenus., .:#.v.-.:î : : s- :jj^ Direction. aàôemblée deâ dêlêg,uêeâ Dimanche, le 16 décembre avait lieu l'assemblée des déléguées sous la présidence de Mgr Laurent Morin, p.a.v.g., aumônier de la Fédération.La sainte messe tout d'abord fut célébrée et nous avons été très heureuses de l'innovation : une messe dialoguée, infiniment recueillie.Suivit le petit déjeuner accompagné de la plus agréable conversation au cours de laquelle notre chapelain souligna l'importance d'un quart d'heure de silence quotidien.ce silence médité qui semble insaisissable dans nos vies éparpillées et précipitées d'un but à un autre ! Pourtant, c'est le secret des œuvres fécondes et pour nous, le temps de réflexions précieuses sur l'agrandissement de la Fédération et de son rayonnement à travers le Canada tout entier.Puis ce fut l'assemblée présidée également par Monseigneur dont les directives nous sont des plus sûres.Comment exprimer à notre archevêque toute notre gratitude de nous avoir donné un si remarquable aumônier ! Mademoiselle LeMoyne, secrétaire générale depuis de nombreuses années, de cette Fédération à laquelle elle a voué une partie de son cœur, fit la lecture des rapports de nos comités.Monseigneur Morin nous adressa quelques paroles de félicitations pour le travail accompli.Il nous fit ensuite le récit le plus clair et le plus entraînant du Congrès de Rome sur (( L'Apostolat des Laïques )) dont nous avons l'honneur de vous donner un compte-rendu.Nous avions l'impression d'avoir assisté à ce congrès qui fut un événement unique et nous intéresse, nous laïques, d'une façon particulière.Merci Monseigneur, nous avons mieux compris nos responsabilités qui engagent notre avenir, le vrai sens de la catholicité de l'Eglise.Je termine en vous rappelant mesdames que La Bonne Parole dont nous sommes si fières entrera bientôt dans sa quarantième année.Elle est la seule revue de si précieuse documentation à avoir vécu depuis 1913 sans défaillance et elle a encore un long chemin à parcourir.Toute notre gratitude à la rédaction.Éva.R.-TH IB AUDE AU. Le Premier Congrès Mondial de l'Apostolat des Laïques Allocution prononcée à l'Assemblée des déléguées de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et résumée par Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste.* * * « Je veux tout d'abord remercier et féliciter les secrétaires qui ont présenté des comptes-rendus éloquents sur les activités de l'année ; ce qui représente un travail considérable.Ces rapports seront publiés dans votre revue La Bonne Parole, déjà connue de Son Excellence Mgr Léger, puisque peu de temps après être devenu notre archevêque, il demandait la série jusqu'à date de votre revue, que vous vous êtes d'ailleurs empressées de lui envoyer.Madame la Présidente vous a dit que j'arrivais de Rome et m'a demandé de dire quelques mots du Congres Mondial auquel j'ai assisté.Je dois tout d'abord vous dire qu'une conférence préparatoire au congrès de cette année avait eu lieu au mois de décembre 1950 ; cette réunion comptait alors 70 personnes environ.Le Congrès Mondial sur l'Apostolat des Laïcs qui eut lieu à Rome du 7 au 14 octobre 1951, comptait plus de 1,200 délégués officiels.A ce congrès, 74 pays et 38 internationales catholiques furent représentés.Le thème était alx du monde, dans son Encyclique f Ingruentium Malarum'*.) LES MALADIES VENERIENNES L'infection vénérienne ayant pris une extension considérable dans notre province durant la guerre, ceux qui sont chargés du bien-être social et de la santé publique s'attachèrent vers 1941 à résoudre le problème de ce fléau, qui ravageait notre population québécoise.C'est alors que commença la grande lutte contre les maladies vénériennes.Une réorganisation fut entreprise et une lutte sans merci fut commencée dans notre province pour le contrôle et la prévention de ces maladies.En mars 1941, une loi fut adoptée obligeant les médecins à déclarer tous les cas d'infection vénérienne et rendant le traitement obligatoire pour les contagieux.Cette loi autorisait la division des Maladies Vénériennes à isoler en prison pour le temps de sa contagiosité, toute personne atteinte d'une infection récente, soit de syphilis ou de gonorrhéc, qui refuse de suivre son traitement.En passant, je dois vous signaler que toute personne arrêtée dans une maison de débauche ou flânagc sur la rue est automatiquement examinée et isolée, si infectée.Les deux maladies vénériennes les plus fréquentes sont la syphilis et la gonorrhéc.Qu'est-ce que la syphilis ?La syphilis est une maladie infectieuse et contagieuse (malchanceuse, ajoutent les malins) qui se transmet par contact direct ou indirect vénérien ou accidentel et transmissible à la descendance.Qu'est-ce que la gonorrhéc ?Beaucoup moins grave que la syphillis, elle est une maladie contagieuse dont l'agent est un microbe transmis à la suite de violation du 6e et du 9e commandement.Elle est aussi commune que la rougeole chez les enfants.Il y a un vieux dicton en parlant de gonorrhéc : (( Vous avez eu la maladie, vous l'avez, sinon, vous l'aurez.» L'origine de la syphilis est des plus intéressante : je n'en donnerai qu'un aperçu.Il semble bien que les premiers cas de syphilis ne soient apparus en Europe qu'après un événement mémorable : La découverte de l'Amérique.On peut dire avec Jean-selme que la syphilis était totalement inconnue en Europe avant cette date, qu'elle existait, selon toute vraisemblance dans le nouveau monde, avant l'arrivée de Colomb.Dès le retour de LA DONNE PAROLE II l'amiral dans l'Ancien Continent, des cas du mal nouveau (sans doute un reliquat de la chaude hospitalité des Haïtiens) furent constates en Espagne, en France, en Angleterre et par toute l'Europe.Ironie du sort ! Le vieux monde cherchait la richesse, ce nouveau monde lui léguait d'abord le nouveau mal, c'est-à-dire la syphilis, avant de lui céder son or et ses épices.Civilisation, syphilisation.Au Canada, le mal serait apparu à la Baie St-Paul, apporté par un pilote écossais ou par des soldats écossais qui y passèrent l'hiver de 1773.De là, la maladie se répandit dans toute la province.Évolution de la syphilis.Après contamination et une période de silence d'environ trois semaines apparaît le premier accident visible de la syphilis, le chancre.C'est une ulcération non douloureuse qui persiste durant un mois à un mois et demi et disparaît spontanément sans laisser ordinairement de cicatrice.Au voisinage de la lésion, il y a apparition de ganglions tuméfiés — c'est la période primaire.Le chancre est localisé généralement aux organes génitaux excepté dans les syphilis accidentelles et professionnelles.Après quelques semaines, la maladie prend une allure envahissante et se manifeste sous forme d'éclosions cutanées variées et multiples : chute des cheveux, atteinte des muqueuses buccales et génitales, changement du côté du sang, douleurs mal localisées, fatigue et maux de tête sans cause déterminée, etc.C'est la période secondaire, très contagieuse.La maladie évolue insidieusement et rapidement.Quelques années après, surviennent des accidents mutilants et destructeurs, ulcérations de la bouche et perforation du palais, gomme du nez et destruction de la cloison.Elle s'attaque aux membres, produit des plaies profondes et compliquées avec perte de substance.Le cœur et les vaisseaux peuvent être atteints sournoisement, de même que le système nerveux, les douleurs stomacales font leur apparition, les forces du malade diminuent, la boiterie s'installe et il traîne la patte, la vision s'en va : ce sera un aveugle à brève échéance.Les facultés mentales, mémoire et intelligence s'émoussent graduellement, la démence s'installe, le patient devient gâteux.C'est une loque humaine et un fardeau pour la société.Voilà la période tertiaire de la maladie. 12 LA BONNE PAROLE J'ai signalé il y a quelques instants que la maladie était transmissible à la descendance.Triste héritage de malheur qui échoit au nouveau-né.Lorsqu'il n'y a pas avortements répétés au cours de la grossesse, les enfants naissent chétifs, arriérés mentalement et physiquement et présentant des déformations du crâne et des dents.Bien souvent, l'idiotie se révèle au moment où l'intelligence s'éveille chez les enfants normaux.Toutes sortes de lésions cutanées apparaissent véritables stigmates de cette lourde hérédité.Pénible expérience initiale dans la vie d'un enfant qui aura une influence sur son existence entière.Cependant, et ceci est très encourageant, aucun de ces malheurs ne surviennent si le patient est traité.Causes de la syphilis : Prostitution et alcolisme sont responsables de 50% des maladies vénériennes.Quant à l'autre moitié des individus infectés, ils le sont innocemment, par accident au cours de leur vie conjugale, quand ils n'ont pas déjà reçu la syphilis en cadeau de noces ou à titre d'héritage à la naissance.Les statistiques prouvent que 50% des prostituées sont infectées de syphilis et 80% de blennorragie et que l'inspection médicale à laquelle quelques-unes se soumettent n'est nullement une garantie de leur inocuité.L'instabilité sociale.Nous avons reconnu que les bouleversements politiques, telles les deux dernières guerres, ont été accompagnés d'une augmentation marquée dans l'étendue et la gravité des maladies vénériennes.Lorsqu'au début de la dernière guerre la mobilisation industrielle s'imposa, la situation ne tarda pas à empirer.Dans les grandes usines, les femmes se mirent à la dure besogne, remplaçant les hommes dans la plupart des ateliers.Un changement complet d'existence, un pénible labeur, une complète liberté, une dangereuse promiscuité, l'affranchissement des conditions normales d'un foyer, l'angoissante incertitude du lendemain deviennent des causes immédiates de la fréquence des maladies vénériennes.L'encombrement des logis, les taudis, le manque d'organisation des loisirs, des vies familiales ou conjugales malheureuses, l'insécurité sous toutes ses formes ont multiplié les causes de l'infection. LA BONNE PAROLE 13 Les causes.— Tout cela n'est qu'une constatation du péril vénérien dont nous devons parler pour éclairer les gens de bonne volonté, les amener à comprendre et à sympathiser avec les victimes de cette maladie de façon à les aider efficacement.Cette vue d'ensemble des conditions sociales qui sont responsables du mal vénérien pour une large part, doit être étroitement liée à nos observations personnelles dans chaque cas particulier.Quelques statistiques vous donneront maintenant une idée de la gradation ascendante et descendante de la maladie pendant les dernières années.1939 1941 1943 1944 1950 Nouveaux infectés : 2,405 4,562 9,142 7.120 2,780 Cas traités: 5,387 8,230 15,930 15,184 4,920 Les facteurs de diminution : L'Éducation.Je vous ai dit que 50% des cas étaient contractés innocemment.Cette forte proportion est un argument que devraient considérer ceux qui se refusent à prononcer ou à imprimer dans un journal le nom même de la maladie ; cette fausse pudeur ne sert aucune fin utile.Elle prive le public de renseignements qui lui seraient nécessaires, elle enveloppe les malades concernés dans un ostracisme qui les intimide et les éloigne du traitement qui les guérirait, enfin elle contribue à cacher un mal qui existe depuis longtemps chez-nous, comme ailleurs.Il est temps de reconnaître que la syphilis affecte 2% des populations urbaines et qu'à ce taux Montréal compterait à peu près 30,000 syphilitiques.Autres facteurs de diminution : La fermeture des maisons de prostitution.Les médicaments fournis gratuitement aux médecins pour tous les patients riches et pauvres.Le traitement rapide par la pénicilline.Le travail des Ligues du Sacré-Cœur.Le traitement obligatoire des infections.La recherche de leurs contacts et de la source.La démobilisation des militaires.La fermeture des usines de munitions.Le retour de la femme au foyer.Le travail du Service Social. 14 LA BONNE PAROLE La découverte du traitement rapide et adéquat par la pénicilline serait le privilège d'un petit nombre de malades, s'il n'y avait pas un Service d'Education et de Surveillance de l'infecté et aussi de dépistage.Un Service Social a été institué à cette fin par le Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social.Il a pour fonction d'instruire le malade sur les dangers de son infection, de lui faciliter les moyens d'en guérir, de le ramener au traitement s'il s'en éloigne, et de travailler à sa réhabilitation.Son champ d'action s'étend nécessairement aux personnes que le malade a pu infecter et à celles qui l'a contaminé lui-même.Cette enquête épidémiologique, strictement confidentielle donne les plus heureux résultats.Nous avons constaté dans le passé en compilant les statistiques que 20c'( seulement des patients suivaient le traitement jusqu'à la guérison.Depuis la surveillance exercée par le Service Social, ce chiffre de 20r(' s'est élevé à 80r('.Notre Service Social a pour but fondamental de venir en aide à l'individu et à sa famille dans les circonstances où les bases de sa santé physique et morale sont compromises.De lui assurer un plein épanouissement physique, intellectuel et moral et de travailler à la disparition de ce grand fléau qu'est l'infection vénérienne, cause de déchéance individuelle, de dégénérescence de la race et de misère pour la famille et la société.Jeanne GOSSELIN.(Ministère de la Santé) Montréal (Causerie prononcée à une dernière réunion du Cercle Sle-Maric.) La campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises L'objectif de la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises est fixé, cette année, à $1,250,000.Près de quarante œuvres de charité bénéficient de la généreuse souscription du public.Ce que nous donnons revient aux nôtres de sorte que le slogan (( aidez-nous à vous aider )) pourrait fort bien s'appliquer durant la campagne qui ira du 16 au 23 mars.Ce que nous donnons va aussi au cœur de Dieu.Saint-Martin partageant son manteau avec un pauvre voit le Christ lui apparaître revêtu de la portion du manteau donnée au pauvre, et ravi, il entend ces paroles : (( C'est toi qui m'as revêtu de cet habit.)> XXX La Fédération féminine Franco-Américaine Les 9, 10 et 11 novembre 1951 se tenait à Lewiston, Maine, le 2e Congrès du Comité d'Orientation Franco-Américaine qui avait pour objet de réunir en une fédération les groupements féminins catholiques et français de la Nouvelle-Angleterre.Le Comité d'Orientation fondé en 1947 est un organisme qui a pour mission de coordonner le travail des groupements régionaux franco-américains et de ce fait, fut amené à favoriser le projet de fédération qui réunirait les forces de plusieurs centaines de groupes féminins.Au Congrès de Lewiston, plus de deux cents déléguées donnèrent leur adhésion à ce mouvement qui a pour objet selon la charte de la F.F.F.A.de grouper les Franco-Américains catholiques en vue de fortifier par l'union leur action française dans la famille et dans la société.Un projet de charte et de règlement fut discuté et adopté et les élections qui suivirent portèrent à la présidence Mme Alice Lemieux-Lévesque de Nashua et au secrétariat Mme Gertrude St-Denis de Fall-River ; ces dames sont des graduées des couvents de Québec.A la 2e séance d'étude, le Rév.Père Thomas Landry, dominicain de Fall River se fit l'avocat de cette fédération en faisant un vibrant exposé des devoirs qui s'imposent aux Franco-Américaines actuellement.A cette même séance, la présidente du Comité des Questions nationales de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, fut invitée à parler de cette association et elle apporta aussi à la nouvelle Fédération, l'amitié et les bons vœux de la plus ancienne société féminine française en Amérique.La Fédération Féminine Franco-Américaine a une belle, immense et lourde tâche à accomplir.Puissent les critiques et l'abandon des défaitistes ne pas l'arrêter dans son élan.Que dans les moments difficiles, les Franco-Américaines se rappellent la situation désespérée faite à notre langue après la conquête et la dispersion des Acadiens.Où seraient l'Acadie et le Québec français si nos mères n'avaient pas tenu ?Quelle belle victoire sera la vôtre si vous réussissez à conserver sur cette terre d'Amérique le doux parler des aïeux ! Marie-Ange MADORE. I" QUI EST JEANNETTE ?par MARIE-PAULE VINAY <
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