Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 43
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La lyre, 1926, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Ecoutez bien, romance pour soprano léger .A.Dessane Un Canadien errant, arrangement pour trois voix égales.R.C.Larivière PIANO A une étoile, morceau de salon .S.B.Pennington TEXTE Illusions d'optique.Abbé P.Chassang Propos sur le Chant, Salvator Issaurel La vie des grands M ai très: Edward Grieg, Louis Schneider Nouvelles mondiales et locales, etc., etc. Q Août 1926 Tél.Lancaster 6508 GASTON TETRAULT PIANISTE Professeur du Conservatoire National d* ICantréal Studio : 3476 ST-DENIS, MONTREAL Mlle Etiennette LEPLNE Professeur de piano.Préparation à.tous les deirss.Licenciée en Musique.193 PAKC G.-E.CARTIER (St-Heorl) Tél.Westmount 71S6-W .MONTREAL L.C.CHANT ET PIANC 4240 DeLANAU-DIERE Tél.AMherst 6342 Mlle A.RAYMOND PROFESSEUR DE CHANT Actuellement en Europe et aeTa de retour en septembre Correspondance : 4201 RUE ST-DENIS, APT A HERCULE LAVOIE BARYTON Artiste exclusif des disques Starr-Gennett 212 CriAMF DE MARS Tél.Main 1921 Mme J.A.LARIVIERE SOPRANO LYRIQU* Conoe ris-Ré citai» 127, RUE CHERRIER TEL.EST 9270 Mlle Marie-Antoinette Milot PROFESSEUR DE PIANO ET DE CHANT Spécialité: Préparation Leçons données au Studio 1TI4 AVE.LETOURNBCX Tél.OlAlrral S042-J SUIVEZ LES COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE" Tél.Cpt 0891 Le meilleur repas à 50 cts A la Ville de Paris Hôtel-Restaurant 22 McGill College Avenue Cuisine française et Italienne Bière et Tin Chambres confortable» avec bain à louer F.A.LHOUMEAU, prop.Montréal GERARD Musicien d'expérience ayant au delà de 30 ;ins île pratique dans la fanfare, connaissant la théorie et l'harmonie, ayant fait une étude spéciale de tous lea instruments de fanfare et d'harmonie (cuivres il 3 et 4 pistons, clarinettes, saxophones, batteries) et capable de les enseigner, ainsi que la transposition par les différentes clés, accepterait position comme chef de fanfare dans une localité assez importante, moyennant un salaire raisonnable, soit comme professeur de musique exclusivement, soit en rt-m plissant toute autre position qui lui serait procurée dans la localité.Pour renseignements complémentaires et références, prière d'écrire à.Casier 25, "La I,y re" :î.rue Sain te-Cat lie ri ne est, Mont- Abonnez-vous a "La Lyre" GAMACHE PIANISTE — PROFESSEUR Studio: 1724 ORLEANS Tél.CI.4737w ».D.Ut, ra» 8ts-Cathsrlne Est TéL Est 178« GDmer Amtnt PROFESSEUR DE PIANO Attention spéciale aux élèves commençants ou arriérés.1874, RTE BOURBOXXrERE TéL: Clalrval 1065-J Mlle CLARA FORTIN PIANISTE Leçons de Solfège, Piano.Harmonie.Préparation aux diplômes et à l'enseignement du solfège Spécialité: Technique et' Interprétation i05(i rue St-Andrë (nouveau numéro) Tél.Est G135-F HECTOR Professeur de Piano 1727 VISITATION TéL: Eit 7»ï« ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagna tric-c-Répëtltriec 745 STE-CATHERINE Ol'KST Tél.tut.3.142 — Est 1733-F Mlle E.REMINGTON Organiste » VEiïlise St-Irénée SOLFEGE — PIANO — ORGUE Apt.A, 4257 St-Denis Tél.BELAIR 35S9W LA LYRE est en vente dans tous les dépôts de journaux et dans les magasins de musique suivants : ED.ARCHAMBAULT, 312 Ste-Catherine Est A.J.BOUCHER, 16 Notre-Dame Est BOUVIER.Limitée, 452 Ste-Catherine Est LAUZON-PHANEUF, 610 Mont-Royal Est J.E.TURCOT, 3 Ste-Catherine Est RAOUL VENNAT, 3770 St-Denis J.G.YON, 4168 St-Denis DUPUIS FRERES, 417 Ste-Catherine Est ECHANGE MONT-ROYAL, 71S Mont-Royal Est MICHAUD Enrg.518 RACHEL EST Téléphone: Belair 0366 PIANOS REMIS A NEUF Accordage à domicile par M.Michaud lui-même SnLWITorc ï3SH*JRClJ C'EST A que se trouvent toujours les meilleurs experts pour coupes, coiffures, teintures garanties, ondulations permanentes, massages, traitements du cuir chevelu Prenez vos rendez-vous: EST 0052 326, RUE SAINTE-CATHERINE EST MONTREAL Août 1926 o o VIOLON VIOLONCELLE - DIVERS JEAN BELLAND Concerts et Récitais Premier Prix de Conservatoire Violoncelle solo des Concerts spirituels de la Sorbonne — des Concerts Classiques de Paris Leçons de Violoncelle Préparation au Conservatoire National de Paris 23'G, rue de la Montage (3IounfajJi St.) Tél.: Uptown 4848 Retenez d'avance les numéros de Septembre, Octobre et Novembre qui contiendront l'oeuvre colossale de M.HENRI MIRO : "LUXOR" ou "LA VALLEE DES ROIS" Divisée en 3 parties Le numéro de Septembre contiendra: "PROFANATION''.Le numéro d'Octobre: "REVEIL, DANSE ET PRIERE DES MOMIES".Le numéro de Novembre: "VENGEANCE".ADRIENNE DUSSAULT VIOLONISTE Oeneoxt — Kcooia-nemeat 4887, ST-DEXIS Tél.BElair 3513-J JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON 1S3S, RUE NOTR11-DAME EST MalMiuiauve Tel.Clalrval Î710-J Tél.LAncnster 6749 ROLAND BELISLE PROFESSEUR DE PIANO Jl, RUE SHERBROOKE EST MONTREAL Tambours, Xylophone, Marimba Apprenez a Jouer cee instruments correctement d'un professeur expérimenté MATXBICB MEEBTE 166, Ontario Est Tél.Lancaster 4651 Prof.Jean Goulet VIOLON, THEORIE, SOLFEGE 1S0S, RUE TISITATIOX Tél.Est 21$ J.J.DESRO CHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESKOCHERS) Bneafemont de concerte 1257, rue Labelle.Tél.Est 0622-630G Montrés Tél.: LAn.«93 Lundi ot Jeudi soir, YOrk G74G Mme M.B.LLPPENS-RICARD l'rofesseur de Piano, Théorie et Solfège Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.(près St-Denis).Montrëa.Réservez vos annonces d'avance pour le Numéro extraordinaire du mois de septembre.J.E.LEMLEUX Séparations de tont hutromemi de musique III' 1354 ST-DENIS TéL Une.14« MONTREAL CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon â'artUt* d'une grande sonorité.Approuvé par plusieurs artistes et luthiers bien connus d» New-York.1-IÎ7, RCE V1MONT, MONTREAL Clau-ral SG09-J BAYEUR FRERES LUTHIERS Tlolon primé an concoure de Parla, 19tl Hautement recommandé par 1.célèbre vlolonlel.Alfred D«Sèv.i 1853 AMHERST MONTRE/1 L VICTORIEN LA VOIE An.lien*t 5301 A~iîiG Des Krubles.Muntréuî ACCORDEUR-MECANICIEN Hautement apprécié par Vladimir de Pachman.Arthur Fried hem, Seharwanka, KubeliVi, Mischa Elman, Careno, Nelli Melba.Clara Butt, Etc., Etc.PROF.EMILE TARDY VIOLONISTE Enseignement d'après les meilleures méthodes francajje* et belles.Satisfaction garantie.ÇTIlniAÇ.M44 AVX Dtl PARC (près Salnt-Vlateur) OlUViUO.lg51 SAINT-GERMAIN (pre.Ontario) OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DE VIOLON du Conierratolre de Boston Studio: S44Î Rt'E ST-DENIS, MOMBRAl Tél.: Lancaster 2D95 ECOLES - COLLEGES - CONSERVATOIRES Conservatoire Racicot PROGRAMME DES ETUDES DE L'ANNEE 1925-20 Flano Théorie Violon Tloloncelle Professeurs: Mlle Racicot Mlle A.Beaudlu M.A.Lamourenx M.3.-3.Goulet M.T.Provost M.Ch.Delrenne Chant.Harmonie .Instrumenta à vent (bolB et cuivre) Solfège Diction M.A.Lamonremx M.O.Arnold M.J.-J.Gonlet M.A.LBmoamu Mlle V.DeUsle Parlez de "La Lyre" à vos amis Demande de prospectus et renseignements .s'adresser à Mlle RACICOT, directrice.tSÎS, rne SAINT-DENIS.Tél.EST 07S4-W "LUXOR" ou"LA VALLEE deTROIS" Suite Egyptienne en troi s parties par Henri Miro I."PROFANATION" sera publié dans le no.de septembre Collège de Musique de Montréal Cours de Musique Théorie Musicale Solfège et Dictée Musicale Cours de Piano Leçons particulières d'interprétation Enseignement complet du ('liant (Technique et Déclamation lyrique) PROGRES RAPIDES ET CERTAINS M.PIERRE ALBRECH Directeur de la Cantoria de Montréal 4465 RUE CHRISTOPHE-COLOMB Près de l'Avenue Mont-Royal Tél.Belalr 7190 ENSEIGNEMENT DU CHANT, PIANO, VIOLONCELXJt SOLFEGE, THEORIE, HARMONIE Classe d'orchestre par des profesaeura de haute réputatlo.Directrice: Mme R.MacMILLAN «31 KTK- C A THIiB K Ot'KJ+T Tél.: U»t Bem SUIVEZ LE COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE1 4 GERIN-LAJOIE ET "Un Canadien errant" Des circonstances incontrôlables nous ont empêchés de publier avant ce jour l'arrangement pour trois voix égales du "Canadien errant" de Gérin-Lajoie, que nous (levons au talent du révérend Frère R.-C Larivière, c.v.s.Voici quelques notes biographiques par l'auteur de Jean Rivard et de Un Canadien errant.Descendant de patriotes qui s'étaient établis à Yamachlche vers 1760, Antoine Gérin-Lajoie naquit le 4 août 1S24.Il passa son enfance à Yamachiche et fit ses études an séminaire de Nicolet.Pendant ses vacances, l'écolier de Nicolet, aimait à contempler, à Yamachiche, les paysages enchanteurs des bords du lac St-Pierre.Il prit là, peut-être, le sens de la beauté discrète et du rêve modéré.Là, au cours d'une vie active et religieuse il se façonna aux vertus et aux habitudes de sa race.Antoine eut ces énergies rurales qui voulurent toujours refleurir en lui.Il fut un patriote et un chrétien à la foi profonde.A l'école du foyer, la meilleure qui soit si le foyer e~.t ce qu'il doit être, Gérin-Lajoie apprit le ; premières notions de la vie.Les études affermirent en lui le triple amour du sol, de la race et des religieuses et nécessaires traditions.Devenu étudiant à Montréal, en 1844, il se fit journaliste et professeur pour gagner ses cours.Reçu avocat, sa pensée se tournait continuellement vers le passé, vers la campagne.Il aurait aimé devenir cultivateur, mais le besoin de vivre le fit fonctionnaire.Il tira toujours son inspiration du sol natal qu'il aimait tant.Toute l'oeuvre de Gérin-Lajoie est animée et auréolée de ce triple amour du sol, de la race et des traditions.En voyant défiler les exilés de 1S37-3S, le jeune écolier de Nicolet écrivit le Canadien errant encore célèbre de nos jours.Ce chant douloureux montra l'âme sensible de Gérin-Lajoie.Il voyait avec peine surtout les jeunes Canadiens aller errer de ville en ville aux Etats-Unis.Il ne fut pas un professeur hardi ni brillant, il ne visa pas à l'effet, mais son oeuvre accuse un grand souci du mot propre.On y constate une grande vérité d'observation et une grande vérité d'expression, ce qui est un rare mérite chez un écrivain, chez celui surtout qui veut peindre les moeurs popu-.laires.- o- AVIS D'EXPIRATION Tous les abonnés dont l'expiration devient échue et qui ne désirent pas renouveler leur abonnement, sont priés de nous envoyer un avis de discontinuation, sinon Ils devront payer le montant de l'abonnement.CHARLES E.PETRIN MUSIC SHOP FULL LINE OF MUSIC ROLLS & RECORDS Chansons françaises du Canada Adaptations françaises des grands succès américains "La Lyre", revue musicale canadienne, on rente ici tous les mois 405 So.MAIN ST., IIOLYOKE, MASS.La Fondation d'un Foyer Musical Une réunion avait été convoquée jeudi soir 5 courant, dans les bureaux de la Société Canadienne d'Opérette, pour entendre parler d'un nouveau projet que la Société voulait soumettre à l'approbation de ceux à qui elle avait fait appel.La réunion-; que l'Hon.M.Rodolphe Monty, président de la Société avait bien voulu honorer de sa présence, comprenait, outre les représentants de la presse, les directeurs et les interprètes de la Société d'Opérette.Au milieu de la soirée, l'Honorable M.Monty dont la généreuse donation fut saluée M.Honoré Vaillancourt qui exposa le projet qui avait été conçu, celui de la fondation d'un foyer musical.Ce projet comporte un appel au public qui fut entendu dès hier soir et trouva parmi les personnes présentes une magnifique réponse.Le premier geste fut fait par l'Hon.M.Monty dons le généreuse donation fut saluée d'une véritable salve d'applaudissements.L'Hon.M.Monty dit tout d'abord ce que la Société Canadienne d'Opérette avait réussi à accomplir jusqu'à ce jour.Il passa brièvement en revue les progrès qu'elle avait réalisés."Elle ne veut pas en rester là, dit-il, c'est pourquoi elle vient de décider la fondation d'un foyer musical pour lequel elle fera appel au public.La Société veut pousser activement la fondation de ce foyer.La Société est la première du genre qui, depuis vingt-cinq ans, ait réussi à subsister.Elle a droit à tous les encouragements.C'est pourquoi il ne fait aucun doute que le projet sera approuvé à l'unanimité.L'Hon.M.Monty demanda alors à M.Vaillancourt de bien vouloir l'exposer.M.Vaillancourt dit tout d'abord que les saisons de 1923-24, 1924-25, 1925-26 avaient suffisamment démontré que la Société Canadienne d'Opérette était née viable.Ses débuts ont été très humbles."Les sociétaires de la première heure qui sont ici le savent.C'est dans une pigeonnière que nous avons commencé à répéter.L'an dernier nous nous sommes transportés dans ce local, mais il e3t également devenu exigu à cause de l'ampleur, lente mais sûre, que prend notre oeuvre, grâce à l'encouragement du public".Pour permettre à la Société de s'agrandir et de se mettre enfin dans ses meubles, il a été décidé de faire appel à la collaboration matérielle du public.M.Vaillancourt exposa alors comment il comptait procéder."Cette nouvelle initiative, continua M.Vaillancourt, comblera une lacune que l'on déplore depuis longtemps.En outre de permettre d'établir dans cet immeuble notre siège social, elle favorisera l'audition d'oeuvres, de chefs-d'oeuvre même qui ne peuvent actuellement voir le feu de la rampe." 11 dît en terminant sa ferme volonté de mener l'exécution de ce projet jusqu'au bout et contre toutes les difficultés qui, à son avis seraient peu nombreuses, si le public répondait, comme il en avait la conviction, à cette demande.On remarquait parmi les personnes présentes à cette soirée : L'Hon.Rodolphe Monty, CP., C.R., Salluste Lavery, C.R., Arthur Courtois, N.P., J.-A.Emile Cartier, Arch., M.R.-J.Tyree, M.Hervé Gagnier, M.Louis Larue, M.Raoul Vennat, M.Jean Nolin, M.Honoré Lefebvre, M.Honoré Vaillancourt, M.Ernest Loiselle, M.J.-A.Moreau, M.Ph.Desjardins, Capt.Marcel.Août 192G L.GUILLAUME DUPUIS Maître de chapelle a NOTKE-DAME rnoFKssKim nu chant Studio: Ktllflre I.lilifri'lli'r, 30(1 Me-Cntlieriii» Ksi Sluilto Nu fi — Tél.I'M 3123 lti'-Nhh-lirr: Tél.Kst 70S5 Une Oeuvre Musicale de Grande Envergure "Lueur" ou "La Ya'lée des Rois", composition musicale de M.Henri Miro, est la description des événements qui se sont déroulés en Egypte depuis que les savants anglais ont voulu connaître les secrets de l'ancienne civilisation égyptienne en mettant à sac les tombeaux des Pharaons.Ce sujet a fait verser beaucoup d'encre, et les journaux du monde entier ont relaté ces faits avec des illustrations qui ont suscité la cur':o3ilé universelle.Il appartenait à M.Henri Miro, le compositeur espagnol qui demeure parmi nous depuis un grand nombre d'années, de faire revivre musicalement les scènes dramatiques qui se sont déroulées durant les fouilles de ces tombeaux, désormais fameux.Le compositeur tout en respectant la légende, qui veut que le repos des rois d'Egypte soit éternel, d'Écrit dans son oeuvre tous les détails qui ont amené la découverte des grandes richesses et trésors artistiques ayant appartenu aux Pharaons.Cette œuvre est 1l-résultat de plusieurs mois de travail.M.Miro a eu recours h toutes les ressources do l'art musical moderne; tout en conservant sa personnalité latine, l'orientalisme qui s'attache à ces légendes égyptiennes est interprété avec un réalisme parfait.La note populaire a été complètement éliminée et le style classique romantique domine dans toute l'œuvre qui se divise en trois parties.La première a pour titre: Profanation, la deuxième: Réveil.Danse et Prière des Momies, et enfin la troisième: Vengeance.Cette Suite d'orchestre sera publiée dans "La Lyre".Le numéro de septembre contiendra Profanation, réduction pour piano par l'auteur.Les deux autres parties seront publiées dans les numéros Octobre et Novembre 1926.Le distingué compositeur et critique musical québecquois M.Léo Roy a bien voulu écrire quelques commentaires sur cette œuvre qui, novis en sommes certains, aideront nos lecteurs et interprètes à juger du réel mérite de la composition de M.H.Miro.GERMAINE MALEPART pianiste I*««n st Concerts 183, HUTCHISON Tél.: I'hileuu 8000 ALBERT LEFORT SSURANCES De toutes sortes 190 ST-JACQUES.Main 0937 RODOLPHE MATHIEU ECOLE DE COMPOSITION Cours et leçons particulières: armonlc — Contrepoint — Fuffuo — Orchestration Stuillo : 312 Est, rue Slo-Cntliorlno Tél.Est 4180 Résidence : 221 Est, rue Sherbrooke.Tél.Lnncastor 00S0 PRIX D'ABONNEMENT 31% mois.11.6» Un an.12.5» Deux ans.14.61 L'unité.î\ Numéros des mois écouléa .Zt Primes et récompenses sont données pour 6 abonnements ou plua.La manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, 11 vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Adressez toute communication a: LA COMPAGNIE DE PUBLICATION "LA LYRE".LUnitén HENRI MIRO Gérant 7 STK-CAIIERINE EST Téléphone: LANCASTER 2111 :ATI0N : — Etant donni caractère éducatlonnel de "La Lyre", an bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après ixplration de la période payée, à moine d'avis centralre.CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.ie année ¦— No 43 Montréal, Août 1926 J?a £ijre et l avenir cle la musique canadienne Tous ceux qui sont au courant de ce qui se passe en musique, ici au pays, savent que les intelligents directeurs de "La Lyre" n'ont pas épargne leur dévouement en faveur de nos musiciens canadiens; les divers articles intéressants et compétents et les nombreuses compositions qu'on y a publiées en sont une preuve solide.Non satisfaits encore de ce qu'ils ont accompli par le passé, ils ont élaboré un nouveau programme d'action dans lequel le désintéressement va encore beaucoup plus loin: les articles seront pour la plupart écrits par des Canadiens, et des Canadiens de marque.Dans le numéro de septembre, on a réservé à l'abbé P.Chassang — dont la sincérité, la probité et le dévouement à la cause musicale canadienne sont universellement reconnus — une place toute spéciale oh il traite particulièrement de la critique, en plus d'autres sujets fort appréciables.Le programme musical actuel sera de tout premier ordre: à part plusieurs autres pièces de valeur, ce numéro de "La Lyre" contiendra comme morceau de résistance la première partie d'une belle Suite d'Orchestre en trois parties intitulée "Luxor" ou "La Vallée des Rois" et qui a pour auteur AL Henri Miro, dont le mérite et le renom ont déjà été reconnus par les gens de métier dénués de partialité; d'ailleurs, M.Léo Roy a fait de cette composition une critique sans parti-pris, selon son habi- tude, et nous publierons celle-ci en même temps que la pièce déjà mentionnée.Les deux autres parties de cette Suite, ainsi que leur analyse, seront publiées dans "La Lyre", numéros d'octobre et de novembre.Accompagnant une bonne étude due à la plume de M.Léo Ro\, sur "Chopin le chansonnier", nous publierons aussi une chanson de Chopin: "La Bague" ou "Si j'étais l'oiseau".Le public intelligent comprendra facilement qu'il lui est avantageux de se procurer, au coût modique de vingt-cinq sous.de la matière pour la valeur de cinq dollars.// serait juste, aussi, d'attirer l'attention de notre Gouvernement provincial sur l'importance artistique et la bonne influence sociale de "La Lyre".Cette revue mérite certes d'être aidée à réaliser son but louable de donner des prix à nos compositeurs, de payer raisonnablement ses fidèles collaborateurs, — musiciens, écrivains, dessinateurs et autres — car "La Lyre" ne se borne pas simplement à encourager la Musique, mais elle s'intéresse aussi à tous les Beaux-Arts.Bref, on remarquera que le prochain numéro de "La Lyre" inaugurera, en faveur la Musique, en général, et des musiciens canadiens ainsi que de leurs confrères étrangers amicaux, en particulier, une ère notablement nouvelle, et.si notre Gouvernement ef noire public nationaux en savent apprécier la portée pratique, tous les artistes dignes de ce nom seront heureux de pouvoir bénéficier de l'initiative appréciable dont i! convient de féliciter les directeurs de "La Lyre".MUSFCUS.INSTITUT LANCTOT HIRONDELLES Maison de haute éducation pour l'instruction des jeunes filles COURS PARTICULIERS Etude approfondie des langues anglaise et française; beaucoup de mathématiques, de géographie, de littérature: de la logique, des sciences, etc.Des cercles d'études, des cours spéciaux, des conférences, la sténographie, la clavigraphie, font partie du programme d'enseignement.INSTRUCTION RELIGIEUSE COURS POUR TOUS LES ARTS SALLES D'ETUDES pour les différents âges.Enseignempnt à la fois simultané et individuel pour les classes de 2e et 3e année: méthode spéciale.Année jubilaire de la Directrice, Mlle Lanctôt, fondatrice des Cours particuliers.CINQUANTE ANS D'ENSEIGNEMENT Local très vaste, très éclairé; endroit paisible, facile d'accès No 2141 rue Jeanne-Mance, entre Fairmount et St-Viateur.Téléphones: Belair 5096-M—8608 DEMANDEZ LE PROSPECTUS Août 1926 ALLEMAGNE L'Opéra de Berlin vient de représenter Katja Kaabanova.opéra de M.Léo Janecek, le compositeur tchèque dont une oeuvre antérieure, Jenufa, jouit en Allemagne d'une certaine vogue.— Un certain nombre de musiciens et chefs d'orchestre allemands s'adressent à l'opinion publique pour dénoncer le péril que fait courir à rencontre national bavarois la médiocrité des traitements assurés par l'Etat aux instrumentistes.— Un monument Beethoven sera inauguré sur la Place Biilow, de Berlin, le 26 mars ANGLETERRE Au Covent Garden : Représentation d'adieu de Mme Melba dans la Bohème.Emotion de la diva.Acclamations.Succè3 de Thaïs et de son interprète, Maria Jeritza."very effective".:— Vaughan Williams est peut-être le compositeur le plus "joué" d'Angleterre.Sancta Glvitas, son oeuvre nouvelle, orchestre et chorale, est accueillie très élogieusement par le public et par la presse.— La saison des Ballets Diaghileff s'est ouverte au His Majesty's Theatre par une représentation des Noces de Stravinsky.M.Diaghileff n'avait pas eu, jusqu'ici, une scène dont le3 proportions, l'accoustique et la machinerie lui permissent de monter cet ouvrage.La scène du His Majesty's Theatre réunit toutes les conditions requises.Les Noces ont reçu le plus entrousiaste accueil.Seconde nouveauté : le Roméo et Juliette d'un jeune compositeur anglais, Constant Lambert.C'est le premier ouvrage que l'on connaisse de lui.La chorégraphie en est divertissante, la musique ainlable, adroite, inspirée de la jeune étoile française.ESPAGNE—Barcelone Le — Société de Musique de Chambre Trio de Barcelone.Une fois de plus, ce groupement remarquable nous a donné les preuves de sa valeur.Mariano Perello, Ricardo Vines et J.-P.Mares, violoniste, pianiste et violoncelliste de cet ensemble, sont trois artistes de fine sensibilité et de technique accomplie.Aussi bien, les Trios en si bémol de Beethoven et en fa de Schumann trouvèrent une exécution pure et achevée, et une diction d'extrême raffinement.Il y aussi dans ce concert une nouveauté intéressante, à savoir la première audition du Trio Castillan d'Henri Collet.En trois temps, ce sont des tableaux evo-cateurs de musicalité espagnole classique et racée.Sa justesse de proportions et l'orientalisme insinuant qui s'y détache, en outre de la distinction de sa construction, en font une oeuvre fort intéressante d'inspiration et de coloris.L'oeuvre plut au public qui l'applaudit avec enthousiasme, ainsi que le labeur réalise par le Trio de Barcclonnc, vraiment sans rival à cette heure.ETATS-UNIS A l'Académie américaine de Rome.— Le prix de la fondation Horatio Parker vient d'être attribué, sur dix concurrents, à Robert Sanders, de Chicago.Depuis un an à l'Académie, ce jeune compositeur y pourra donc rester -encore deux ans.— La saison de Ravinia, à Chicago, s'est ouverte par une représentation de Manon Lescaut (Lucrezia Bori, MartineUih Seconde soirée : Roméo et Juliette, avec Hasselmans au pupitre.— Les artistes américains à l'étranger.— Exécution, à Moscou, d'une oeuvre sympho-nique, Salomé, d'Henry Hadley.— Les Sociétés d'amateurs et les Sociétés universitaires jouent fréquemment les Cloches de Corncville.mais débaptisées.Elles se nomment, en Amérique, Carillons de Normandie.— Une déclaration de M.Gatti Casazza confirme que la Turandot de Puccini sera représentée, l'an prochain, au Metropolitan.Revivais de VÀmore.Dci Tre Rc, de Mignon du Roscnkacalicr, du Cop d'Or, et Forza del Destino.Aucun nom français parmi les artistes nouvellement engagés.Cinq Américains : quatre chanteuses ou chanteurs, une danseuse.— Au double titre de chef d'orchestre et de compositeur, M.Oscar Strauss est engagé par la Schubert Theatrical Company de New-York.Il conduira la première de sa Riquette.Il a pris l'engagement d'écrire deux opérettes sur des livrets américains durant son séjour qui durera quatre mois.FRANCE—Paris Concours de Rome L'Académie des Beaux-Arts, réunie le 3 juillet sous la présidence de M.Dampt, assisté de MM.Ch.-M.Widor secretaire perpétuel et Henri Rabaud, vice-président, a jugé le Concours annuel pour l'attribution du Grand-Prix de Rome de Composition musicale.Le Concours ne comporta pas un intérêt très vif, ce qui fut dû en grande partie au caractère très particulier de la Cantate imposée aux concurrents : l'Autre mère, scène lyrique de M.Henry de Forge.M.René Guillou, né en 1903, à Rennes, élève de M.Ch.M.Widor, qui avait obtenu une mention en 1924, s'est vu décerner le Premier Grand-Prix.Sa cantate fut chantée par Mlle M.Demougeot, Mlle Calvet et M.Huberty (qui joue vraiment à.l'égard des cadidats le rôle d'un fétiche bienfaisant, puisque, depuis quatre ans consécutivement, il a toujours interprété l'oeuvre du lauréat ayant obtenu le Premeir Grand-Prix).Le piano étant tenu par MM.Robert Casa-desus et Paul Fauchet.HOLLANDE Au récent concert populaire du Concert-gebouw M,.Pierre Monteux a dirigé un programme exclusivement consacré à la musique française : Ouverture de Giuendo-line.Nuages et Fêtes.Elégie de Fauré et Poème de M.Rhené-Baton, pour violoncelle (Soliste : M.Marix Loevensohn), Pacific de M.Honegger, Troisième symphonie de Saint-Saëns.M.le professeur Georg Schneevoigt a inauguré les concerts du Kursaal de Scheve-ningue; le violoniste Cari Flesch y a joué le Concerto de Beethoven; la musique française était représentée au programme par l'Ouverture du Carnaval romain.On sait que les noms de MM.Alfred Cortot et Jacques Thibaud figurent parmi ceux des solistes engagée pour la saison.ITALIE Le tout jeune violoniste Gimpel vient de trouver à Rome un accueil des plus vibrants.La critique, après ses deux concerts au "Valle", le classe auprès d'artistes tels que Kreisler, Vecsey et Heifetz.Et le duce le reçut à la Villa Torlonia, où il écouta ïe virtuose avec cette passion qu'il apporte aux choses de l'art et particulièrement du violon dont lui-même joue en maître.— Toscanini, qui fait une cure thermale à Salsomaggiore, dément l'intention, qui lui prêtait certaine presse, d'abandonner son poste à la Scala de Milan.— Invité par ce même Toscanini, le maestro B.Molinari dirige quelques concerts symphoniques à la Scala.— Le Gouverneur de Rome a acquis le théâtre du "Costanzi"."Turandot" de Puccini et.la critique italienne "L'opéra, écrit M.Lessona, n'a pas la vertu émotive et expressive des autres oeuvres théâtrales de Puccini et reste à une rameuse distance de Manon et de Bohème." Ayant loué la mise en scène de cette fable chinoise qui fait de l'oeuvre une musique à voir, le critique rend hommage à la collaboration discrète et parfaite de F.Alfano chargé, comme l'on sait, d'achever la partition posthume du maître; et termine en affirmant sa conviction que malgré ses pages magistrales, Turandot est "il prodotto di un çrrorc fondamentale di concczionc".— Le Gouvernement organise un concours entre les compositeurs italiens sur le Chant Séculaire d'Horace.Prix de 10.000 lire.— Sa Sainteté le Pape Pie XI fait construire un Palais des Beaux-Arts dans le Vatican.AVIS A cause dos rnciinces, le Cours d'Ilnrmonie de "La Lyre" sera repris duns le numéro de septembre.Nous prions nos lecteurs d'en prendre note.CLARINETTE ET SAXOPHONE René-R.Jolicoeur 8982 rue Drolot TéL Calumet 4W«.F Enseignement en ajiKlaJo ou en fnn(ilL Préparation à torn laa diplôme».Théorie «t Coura de Solfère oomplat.Aue* laooni à domlcll.LUCIEN JOLICOEUR (Membre de rAca.doir »'épandre »ur mon âme, Qu.ind l'ai prié pour toi,.Soeur MARIE -ROLLANDt".Monl Sainte-Anne.Laclune.Il juin 1926.Hommage rendu à Mlle Rose Des Rosiers après le concert qu'elle donnait au Mont Sainte-Anne.Lachine.où sa soeur.Révérende Soeur Marie du Salnt-Enfant-Jésus.presque à l'agonie, croyait l'entendre pour la dernière fols.OUVERTURE DE LA SAISON MUSICALE ET THEATRALE L'activité artististique commence à revivre dans In Métropole.Nos Impresari! nous promettent une saison de tout premier ordre.M.J.A Gauvin nous annonce deux concerts par la Fanfare Creatore au théâtre Princess le 29 courant.Les représentations d'opéra de la troupe San Carlo commenceront le 30 août avec "La Bohème" de Puccini.Les opéras suivants sont dans le programme aussi."Aida", "Lucie"."Carmen", "La Tosca", "Cavallerla Rustlcana" et "Faust".-o- LA SAISON D'OPERETTE La Société Canadienne d'Opérette fera l'ouverture de sa quutrième saison les 20, 21 et 23 septembre prochains au Monument National, avec l'oeuvre universellement connue."Le Soldat de Chocolat", opérette en trois actes de Oscar Straus.Le public montréalais, toujours avide d'entedre de Jolies choses sera servi ft souhait cette année, car la saison de La Société Canadienne d'Opérette est des plus prometteuses.Outre l'oeuvre d'Oscnr Straus."Le Soldat de Chocolat", nous entendrons "I.c Petit Duc" de Lecoq."Dolly" de Fourdrain."Mariage Parisien"."La Fiancée du Lieutenant"."La Demoiselle du Printemps", trois oeuvres de Henri Goubller fils, l'auteur de "La Cocarde de Mimi Pinson".Les interprètes de La Société Canadienne d'Opérette sont à peu près tous les mêmes, sauf quelques débutants; la direction artistique et la mise en scène sont confiées ft M.Honoré Vaillancourt; la direction musicale ft M.J.-J.Goulet.Nous entendrons successivement Mlles : Ellsa Gareau.Fabiola Poirier.Lucille Turner.Marie Hade et autres.MM.Honoré Vaillancourt.J.Four-nier de Belleval.Armand Gauthier.Hercule Lavoir.Marcel Noel.Gaston St.Jacques, Ernest Loiselle.Lucien Quintal et autres Les choristes sont plus nombreux que jamais el les voix sont fraîches et Jolies.La Société Canadienne d'Opérette com-meuce sa quutrième saison dans d'excellentes conditions, et le public montréalais aura cette année de quoi se réjouir a l'Opérette.Souhaitons à l'aurore de cette nouvelle saison tout le succès possible ft La Société Canadienne d'Opérette et puisse le public montréalais lui donner tout l'encouragement qui lui revient de droit.-o- INDESIRABLES Détroit est une grande ville des Etats-t'nis qui possède un important orchestre symphonique.Il résulte de l'exumen de ses programmes que 12 symphonies, 11 ouvertures, 28 oeuvres symphoniques ont Ml exécutées pendant In saison qui vient de s'nchever.Or.sur ce lot imposant, nous ne trouvons pas un ouvrage Français ! Sur trente cl une interpretations vocales et instrumentales, nous figurons deux l'ois : .1 Thlliaud avec le ''Rondo caprlccioso" de Saint-Saëns, ot H.Farbmnn avec un "Concerto" du même Nous avons quelque raison de croire que c'est Ift un record de gnllophobie — ce qui d'ailleurs ne nous surprend guère de la part de M.Osslp Oabrilowitsch, conducteur du "Détroll Symphony Orchestra", ce chef qui refusa, il y a quelques années, de s'nssocler ft une manifestation musicale française patronnée par le Président de la République Il parait que M.Gabrllo» Ils.h doit aller prochainement en France, accompagnant sn femme invitée pnr le gouvernement français, et par l'intermédiaire de In "Société des Femmes de France", à Jouer sur quelque ¦ e*ne uirislcnne une oeuvre dramatique de son père.AVOCAT Chambre 70J, ROI PICK V ERS AI I.I.ES 00 K1K ST-.lACQl'KS Tel.MAIN 3164 MONTREAL DEMETRIUS BARIL -:- Avocat 13 15 Août 1926 21 ILLUSIONS D'OPTIQUE Par l'abbé P.Chassang En matière musicale les bons juges sont rares.A la clairvoyance guidée par le savoir technique, doit se joindre l'intégrité.Mais souvent l'application d'une oeuvre ne se base que sur la valeur d'un nom, ou sur le courant d'idées créé par les meneurs de l'opinion publique, qui ne sont pas toujours docteurs en Israël.Elle n'est, la plupart du temps, chez les profanes, qu'une affaire d'impression fugitive, aussi superficielle qu'irraisonnée, et quand elle est aveuglée par le partipris, l'évidence ne la convertirait pas.Elle chercherait noise au beau, même quand il saute aux yeux de tous.Parmi les auditeurs qui se prétendent éduqués, que de fois le jugement folâtre, papillonnant et vaniteux ! On aime les vedettes flamboyantes.On sourit béatement aux programmes pleins de promesses qui annoncent en prônant des nouveautés.L'un reste fidèle à Wagner, l'autre adore Debussy.Celui;ci n'est pas réconforté, si on ne lui sert pas du Beethoven.Celui-là, plus avancé, est pour Honegger ou Stravinsky.Cet autre enfin, plus réservé mais non moins tenace, ne se passerait pas de Bach.Il lui en faut; il en raffole.Demandez-leur à tous le pourquoi de ce culte: affaire d'impression?Pas même.Le plus souvent, mode, pur snobisme.Un professeur de piano du Conservatoire de Paris, pendant ses vacances, villégiaturait en Allemagne.C'était avant la guerre.Invité clans un salon où la musique de Bach était en grand honneur, il finit par y épuiser tout ce qu'il avait sous la main.Et comme on lui réclamait encore du Bach, toujours du Bach, notre professeur qui était doublé d'un improvisateur remarquable, bâtit avec une aisance qui ne laissait rien soupçonner, des préludes, des fugues, des chorals qu'on prit facilement pour des oeuvres originales.On louangeait, on s'extasiait, on exaltait, les uns par conviction, beaucoup par chauvinisme.L'interprète, impassible, souriait au délirant enthousiasme.Et on ne fit pas de différence entre les pièces authentiques du début et celles que sa puissante imagination avait si habilement échafaudées.Parmi les amateurs du style classique, les uns préfèrent la simplicité ingénue du p-îre Haydn, d'autres, les élans fougueux, les âpres aspirations de Beethoven."Schubert ne le vaut pas." Ils.le disent.Sauraient-ils le distinguer ?H y a quelques années, un eminent critique de Genève assistait, au Conservatoire de cette ville, à un concert de musique de chambre.Le programme contenait, entre autres choses, un quatuor de Beethoven et un de Schubert.On ne sait pour quel motif l'ordre en fut interverti.Question d'ordre historique, peut-être.Quoi qu'il en soit, pendant que les archets interprétaient Schubert, le public, tout oreilles, croyait entendre Beethoven leur parler.Le critique avait à sa droite un fervent de la musique de chambre qui en donnait chaque semaine des auditions chez lui et auxquelles il participait comme second violon.Et pendant que s'élevaient les chaudes inspirations de Beethoven, il s^criait: "Ah ! de ce Schubert ! Oh '.quelle merveille !.Hier soir encore je jouais cette œuvre admirable ! On ne s'en lasse pas !." Et avec cet exclusivisme féroce pour les grands noms, pour les auteurs à la mode, l'humble compositeur, quelque mérite qu'il ait, se voit rélégué dans l'ombre.Il en gémit.II n'ignore pas combien sont peu profondes les convictions de l'opinion pu- blique, et il lui est arrivé souvent, pour les mettre à l'épreuve et attirer les regards, d'user de stratagème et, comme Jacob, de se revêtir de l'enveloppe fourrée d'un chevreau, pour faire croire à Esaii.Ici, c'est la dernière pensée de Weber.Plus tard, c'est le Pieta, Signore, de Stra-della.Plus loin encore, c'est Berlioz, faisant passer pour une trouvaille de musique ancienne, une des plus belles et des plus originales pages de son Enfance du Christ.Un matin de décembre, j'entrai chez mon vieux maître, le célèbre compositeur G.F.Imbert.Il était près du feu de sa cuisine, à sa table de travail.Je m'approche.Il avait devant lui une feuille déjà remplie de ces adorables "pattes de mouches" si harmonieuses et si prenantes dont il savait si bien nous charmer.Il venait d'achever un morceau d'église.C'était un Tantum à huit parties, en double-chœur.Me regardant avec ce sourire spirituel et souvent malicieux qui lui était familier: "Savéz-vous ce que je fais?" me dit-il."Je cherche à fabriquer avec les lettres de mon nom un nom d'allure allemande, pour en affubler mon morceau.Il sera mieux accepté de mes choristes et de mes auditeurs." J'en fus quelque peu étonné: il était si populaire, le cher maître ! Après quelques instants, il y parvint.Je le vis le lendemain de l'exécution.— "Et puis, lui dis-je, votre tour a-t-il réussi ?— A merveille, me répondit-il.Figurez-vous qu'après la répétition générale, un des anciens qui pose pour le connaisseur aurait dit: "Parlez-moi de ces Allemands ! On a beau dire, jamais le vieux n'en eût fait un comme celui-là." Chez les modernistes avancés, l'engouement va jusqu'au fétichisme.Us tiennent férocement à leur idole; mais ils n'approfondissent pas toujours.Pourvu que les apparences soient sauvegardées, que l'étiquette se montre, peu importe qu'elle soit plus ou moins menteuse.U est d'ailleurs facile de les mettre à l'épreuve.Agacé par des Ravellistes inexorables, qui allaient jusqu'à mépriser de façon scandaleuse les plus grands Pontifes de l'Art classique, un musicographe distingué, excellent pianiste au demeurant, imagina une amusante mystification.U prit deux pages assez peu vulgarisées de Chopin et de Grieg, les remania quelque peu pour le but qu'il voulait atteindre, et convia les enragés Ravellistes à une soirée intime.U devait y faire entendre une oeuvre inédite du célèbre autour de Ma iïfèrc l'Oye.Us arrivèrent tout frétillants au rendez-vous.Aussitôt après les compliments d'usage, le maître de céans se mit au piano et joua la pièce de Chopin, tandis que sa femme, sur un autre piano, faisait en même temps entendre le morceau de Grieg.On écoutait religieusement.Ça n'avait ni queue ni tète; c'était vague maladif, d'un flou incolore et incohérent, quand ce n'était pas monstrueux.Mais à l'heure actuelle, que n'a-t-ou pas l'habitude d'entendre ?Persuadés que c'était du Ravel, les invités s'extasièrent, se pâmèrent d'aise et déclarèrent avec une conviction à faire tordre de rire, que jamais leur auteur préféré (ils auraient pu plus mal choisir) n'était monté si haut ni si grand.O aveuglement à rendre sourds ! illusion ! illusion ! Le désir de laisser libre cours au jugement des auditeurs, la crainte des traits de la Critique, ne vous ont-ils jamais, cher confrère, fait substituer à votre nom un nom plus imposant.Quand on n'est pas encore un as, la tentation est grande, et plus d'an y a succombé.Que de débutants ont, plus timides, laissé souvent vierge le coin droit de leur première page ! .Un maître de chapelle qui m'est particulièrement connu avait composé, les premiers temps qu'il occupait son poste, un Laudate.pucri qu'il n'avait pas osé signer.Les enfants qu'il formait ne poussaient pas l'indiscrétion jusqu'à vouloir découvrir le nom de l'auteur: leur dilettantisme n'était pas si curieux, mais il n'en fut pas toujours ainsi.Pour la réunion des anciens élèves de l'établissement où il était, après le Salut, alors que ce Laudate résonnait encore harmonieux dans toutes les oreilles charmées, une discussion s'éleva, et voici ce qu'il put entendre : —"Je vous dis qu'il est de Capocci.— Mais cette copie ne resterait pas muette.— Je vous dis qu'il est de Capocci.— Je crois bien qu'il est de Mendelssohn.— J'ai entendu celui de Capocci à Rome, et je me rappelle bien ce choeur d'enfants.— J'ai celui de Mendelssohn chez moi.En rentrant, je le consulterai, et je suis bien sur." Caché derrière un pilier, il n'en écouta pas davantage, il s'esquiva, craignant d'être pris à témoin, et il alla s'enfermer dans sa chambre.Même parmi les grands, au sein des assemblées vénérables, il arrive des défections dans le coup d'œil.Berlioz, grand prix de Rome, de station dans la ville éternelle, en était arrivé au moment où il devait faire son envoi annuel à l'Institut de Paris.Il n'avait celui-ci qu'en assez mince considération.Voulut-il l'éprouver ou n'avait-il rien fait pour répondre aux exigences du règlement ?On ne sait.Toujours est-il qu'il choisit pour son envoi le Resurrexit pour chœur et orchestre d'une Messe que, bien avant son départ, il avait fait exécuter à St-Roch.Croyez-vous qu'on s'en aperçut parmi les graves Immortels ?Pas du tout.On trouva même qu'il y avait "un progrès sensible".Illusions de flair ! Impressions du moment fragiles et giratoires, que vous êtes à appréhender !.Et on ne veut pas toujours s'en souvenir.On juge partout de façon assez générale péremptoirement, même chez les incultes, sans vouloir se mettre dans la tête qu'on pourrait se tromper.Il y a, en tout cela, beaucoup de prétentions.On veut juger en savant, et on ne voit pas ou on ne veut pas voir les vides lamentables qu'un peu de retour consciencieux sur soi-même ferait bien découvrir.Et que récolte-t-on parfois ?Des sourires de pitié, quand ce ne sont pas des brassées de honte.Que ces prétentions ne soient pas cruelles et qu'elles ne barrent pas la voie aux jeunes néophytes qui ont besoin pour arriver d'être souteuus et aidés.Us sont de cette corporation d'élite faite des pionniers du grand Art, âme et porte-drapeau du génie national.N'allons pas par un exclusivisme aveugle, par d'orgueilleux dédains, briser des élans qui pourraient un jour devenir de puissancs coups d'ailes.Ne leur donnons pas l'écœurement de voir préférer à leurs hautes inspirations, à leurs ascensions sidérales le plus petit fox-trot, le moindre tango d'estaminet.Ne soyons pas des idolâtres.Saluons le beau partout où il se montre.Encourageons-le.Nous ferons œuvre de justice, tout en faisant œuvre d'art.P.CHASSANG. Août 1926 EDVARD GRIEG Le grand musicien norvégien Edvard Grieg, mort en 1907, à Bergen, sa ville natale, est une intéressante ¦personnalité de la musique moderne : on peut le classer parmi les premiers, après des maîtres tels que Beethoven, Mozart, Schubert, Schumann; c'est un descendant de ce dernier compositeur, plus riche au point de vue harmonique, d'une "universalité" d'idées moins puissantes.Mais ce fût un exquis poète et un grand caractère.On pouvait espérer beaucoup encore de son génie vivace.Il occupe une place à part.M.Louis Schneider étudie ici le "musicien-poète des fiords"; et son article renseigne, aussi, utilement 7ios lecterrs sur l'école moderne Scandinave.Parmi les musiciens contemporains, un des plus curieux est Edvard Grieg, le compositeur norvégien.Il a apporté dans le monde des sons une originalité qui lui assure une place à part.Edvard Grieg est un des rares musiciens qui soient prophètes dans leur pays.Il n'est pas seulement le créateur d'idées mélodiques sorties avec plus ou moins de bonheur ou d'habileté; il est le compositeur national par excellence : il incarne l'art populaire norvégien dans toute sa beauté fruste et native.Il a élevé les chants locaux de sa patrie et leur caractère intime à une expression générale et humaine.La tentative fut courageuse.Le chant populaire a certes souvent de la saveur, mais sa présentation dans la musique n'est pas toujours facile.Si on l'enjolive, on risque de le dénaturer; si, au contraire, on s'en sert sans l'enrubanner, on risque de tomber dans la banalité.Un thème authentique n'a jamais donné de couleur locale à une oeuvre.Ce qui détermine cette couleur locale, c'est la sincérité de l'accent, c'est le style.Autrement dit, la vérité ne s'obtient pas par le placage rapsodique, par le travail de mosaïque ou de rapiéçage, mais consiste dans quelque chose de plus subtil et de plus délicat;- dans une profonde conviction, dans des moyens d'expression émue qui arrivent à produire de la suggestion chez l'auditeur.En d'autres termes encore, la couleur locale serait plutôt subjective qu'objective.L'auteur la fait naître dans notre esprit bien plus qu'il ne la fait naître par l'authenticité des sonorités qu'il emploie.Grieg possède ce don merveilleux d'évoquer la Norvège à notre oreille; mais je voudrais bien établir qu'il n'arrive pas à son but par l'emploi respectueux de thèmes norvégiens; il sait envelopper d'harmonies exquises le lied caractéristique, il crée autour de ce rythme, qui tient quelque-fois en deux ou trois mesures à peine, une atmosphère de limpidité, quelque chose comme une suave brunie bleue qui n'est pas du brouillard, mais qui, au contraire, est la parure d'un paysage.Il ne faut pas se dissimuler que Grieg n'est pas arrivé d'emblée à être le musicien national.Il lui fallut pour imposer aux siens le sens de l'autonomie musicale.Cette tentative fut du reste un épisode dans l'histoire do l'art norvégien, et non une révolution; mais elle correspondait à un élan qui eut lieu en même temps pour conquérir l'indépendance politique et littéraire, et qui fut plus violent, cela se comprend, que la tentative d'affranchissement dans la musique.Le souffle littérateur fut-il spontané comme en Russie où les Cinq (Balakirew, Moussorg-sky, César Cui, Borodine et Rimsky-Korsa-kof mirent un beau jour toute la force de leur talent et de leur influence à éveiller et faire triompher le sentiment national et la musique populaire ?Non; en Norvège le mouvement fut plus réfléchi; il datait du reste, de plus longtemps.Alfdan Kjerulf (1815-1869) avait été avec le violoniste et compositeur Ole Bull (1810-1S80), le promoteur cle la renaissance norvégienne.Alfdan Kjerult avait bâti la plupart cle ses oeuvres sur des thèmes populaires; mais précisément, il se servit des airs nationaux et ne sut pas créer l'atmosphère dont je parlais plus haut; il fut du reste peu suivi dans sa tentative de réforme.Ole Bull eut plus d'autorité.Excellent virtuose, il employa son talent à faire connaître un peu partout les richesses mélodiques de son pays : Il les traduisait sur le violon avec un charme prenant.Mais il perdit tout le bénéfice de la réforme projetée grâce aux excentricités de toute sorte auxquelles il se livra; on n'arrivait pas à le prendre au sérieux, tant il était bizarre.En Danemark, le terrain fut plus favorable, d'autant plus que le mouvement se dessinait dans d'autres branches de l'art en même temps que dans la musique : c'était Thorwal-dsen en sculpture, Andersen en poésie.Le musicien fut Niels W.Gade.Le tort de Niels W.Gade fut de ne pas se débarrasser complètement de l'influence allemande; en Allemagne, en effet, on savait aussi se servir des motifs populaires, mais avec quelle méthode, avec quelles formules, toujours les mêmes ! II en résultait une couleur monotone et grise.Niels W.Gade peut être considéré comme le vrai rénovateur de la musique Scandinave; car s'il ne réussit pas tout à fait, il prépara vraiment la voie à ses successeurs.Il y eut, en effet, une seconde poussée de réforme dans la musique.Le mouvement inauguré par les Kjerulf, les Ole Bull, les Niels W.Gade, avait pour but de se servir de la poésie populaire; mais c'était la mythologie et le genre pompeusement poétique qui en faisaient le fond.La seconde poussée ne relégua pas la poésie, mais elle ne s'appuya sur elle que si elle était réaliste.C'est en effet le réalisme qui caractérise cette période dont nous nous occupons.Ce n'était plus le beau ou le joli que l'on cherchait, c'était la saveur du paysan, c'était le chant rude et osé du sol natal.Notez qu'en littérature la même impulsion se manifestait ; c'était l'avènement d'Ibsen, cle Bjornstern-Bjornson, de Thoresen, de , Vinje; c'était, en peinture, la poussée de Gude, de Tidemand.Il importait dans cette étude de "situer" Grieg.cle montrer quelles influences il avait subies, quel but il allait poursuivre.Grieg utilisa le fonds nouveau qu'on découvrait.Il rechercha les airs de danse de son pays; il nota le Hailing, à deux temps et très nerveux, le Springtan.à trois temps, heurté et marqué, le Reigen, une façon de ranz des vaches, la Yolksweisc, une danse populaire qui se trouve intercalée à chaque instant dans les drames de Bjornson.Danses de villages, chansons cle paysans, danses de matelots et chants de pêcheurs, tel fut ce trésor dans lequel il puisa.Musique poignante quand il s'agit de chansons, musique joyeuse et nerveuse quand il s'agit de danses.Tout cela est d'inspiration brève, courte même.C'est langoureux ou brutalement gai.C'est de la musique d'extrêmes, si j'ose ainsi m'exprimer; il manque je ne sais quoi d'ensoleillé et de caressant qui appartient au Midi, aux Latins.Mais, précisément, c'est là ce qui constitue tout le caractère de cette musique; et c'est par là que vaut le génie de Grieg qui a mis en circulation ce curieux folklore en le revêtant de ses harmonisations si fluides, si personnelles.Edvard Hagerup Grieg naquit à Bergen, en Norvège, le 15 juin 1843.Son père était consul, sa mère une excellente musicienne, et tous deux s'ingénièrent, contrairement à ce qui se passe à l'origine de la carrière de nombreux compositeurs, à développer do leur mieux la vocation du jeune Greig.Ils lui firent donner une excellente instruction, développèrent en lui le goût des voyages et l'amour de la nature.Un beau jour que le violoniste Ole Bull était venu se reposer à Bergen, son village natal, Edvar Grieg lui montra se.i premiers essais musicaux.Ole Bull, émerveillé, engagea les parents à envoyer leur fils au Conservatoire de Leipzig.Les parents n'hésitèrent pas.C'était en 1858.La même année, Edvard Greig était admis comme élève.La nature indépendante du jeune musicien s'accommoda mal de l'esprit scolastique et formulaire qui était la règle du Conservatoire de Leipzig, comme de tous les Conservatoires, du reste.Il perdit son temps à rêver de la musique qu'il aimait et à ne pas vouloir s'assimiler celle qu'on lui imposait.Il tomba malade en 1S60, revint se soigner à Bergen.Il reprit ensuite ses études jusqu'en 1862; il écouta docilement alors les préceptes de technique qu'on lui enseignait et fit abstraction des idées qu'on voulait lui inculquer.De nature timide et presque sauvage, il alla demander une aide morale à Niels W.Gade, qui habitait Copenhague.Le compositeur W.Gade lui donna conscience du talent qu'il avait déjà et lui fraya les premiers pas dans la carrière de musicien.Grieg conserva pour le vieux maître danois une profonde reconnaissance.U lui dédia plus tard la sonate pour piano op.7; puis le pastiche op.57, no 2.Mais, clans la société cle Gade, Greig connut toute une pléiade d'artistes qui professaient les mêmes idées que lui sur la renaissance de l'art national.C'était le poète et musicographe Hartmann, à qui Grieg dédia en 1867 les Scènes populaires, op.10; c'était l'écrivain Madeleine Thoresen; c'étaient le musicien Richard Nordraak, le poète Vinje et les deux grands dramaturges Bjornson et Ibsen.Nordraak, qui était aussi bien découplé et sûr de lui-même que Grieg'était chétif et peu imbu de valeur, eut une influence excellente sur le jeune musicien.Il lui montra Août 1926 23 la voie à suivre.Kjerulf, qui vieillissait, fut trô3 heureux de voir son oeuvre continuée par un jeune.Greig conserva pour Nordraak, dont le caractère était si peu approchant du sien, une grande amitié dont témoigne la dédicace des B~nmore.se/ues, op.6, un chef-d'oeuvre de musique norvégienne.Grieg fonda à Copenhague une société musicale, l'Euterpe,' uniquement destinée à propager la musique nationale.Il se maria avec Mlle Hagerup, une cantatrice de grand talent, qui s'était vouée à la tâche de populariser les liccler, norvégiens, Scandinaves et ceux de Grieg, qu'elle chantait avec une expression remarquable.A partir de ce moment, Grieg voyagea à travers l'Europe: il alla à Rome, où il dirigea, En Automne, une ouverture caractéristique qui fut comme le premier manifeste orchestral de ses tendances en art.• Cependant Nordraak mourut subitement à Berlin.II ne mourut pas tout entier, car Grieg lu consacra une Marche funèbre qui fut une des créations les plus admirables de son génie; la douleur y prend des accents d'une poignante sincérité.C'est de la musique toute avec le coeur.A Rome, en 1868, Grieg, qui s'était lié avec Liszt, lui apporta le Concerto en la mineur, op.16.Ce concerto, directement inspiré de Schumann, en ce qu'il s'abstient des passages de pure virtuosité, est une des plus belles pages que Grieg ait jamais composées : ce n'est pas seulement de la musique, c'est de la pensée, c'est de la poésie, c'est de la méditation ailée, irisée, en des traits qui sont un vrai manteau de dentelle impalpable, comme baignée dans la vapeur azurée.Mais de ses nombreux voyages Grieg revenait plus norvégien que jamais.Il ne quittait son cher pays que pour aller donner des concerts, faire connaître ses oeuvres; mais c'était clans sa patrie qu'il venait chercher la source pure de ses inspirations.Sa villa était pour lui l'asile du repos et du travail.C'était, à une demi-heure environ de Bergen, au milieu des montagnes, au bord d'un petit lac, un coin délicieux au fond d'un bois de sapins, de bouleaux et de chênes.Grieg avait baptisé son petit domaine Troïcl-hangen.dont la traduction est "coteau des merveilles".C'est là, dans une atmosphère de calme, de sérénité, que Grieg aimait à se cacher.Les habitants du pays trouvaient ce cottage si harmonieusement situé qu'ils disaient: "La nature semble y chanter la chanson de Sohveig".Grieg avait, à l'entrée de sa propriété, planté en terre un écriteau ainsi conçu : "Evard Grieg onsker at vare uforstyrred til klokken 4 eftermiddag", ce qui veut dire en bon français : "Edouard Grieg désire qu'on ne vienne pas le voir avant 4 heures de l'après-midi".Troldhangen est une villa solidement bâtie en pierre et précédée d'un péristyle vitré.Un corps de bâtiment rectangulaire, s'élève à gauche, au-dessus du toit, et forme une terrasse surmontée d'un drapeau-signal.Souvent Grieg ne hissait pas ce drapeau-signal, afin de laisser supposer à ses nombreux admirateurs et importuns que le maître de céans n'était pas là.Seuls les amis connaissaient le mot de passe qui-leur permettait d'approcher du maître.¦ Grieg ne faisait pas seulement de la musique là-bas : il contemplait le paysage pendant des heures entières et surtout, le soir, il montait sur la terrasse où se trouvait le drapeau-signal; et là il examinait les astres pendant les belles nuits de ces pays du Nord."J'aurais été astronome, disait-il, si je n'avais pas fait de la musique; les astres sont la musique des cieux." Non loin du corps du bâtiment principal, un chemin formé d'une voûte d'arbres séculaires conduisait à une maisonnette, une hutte en bois, dont le seul ameublement était Un piano et une bibliothèque de musique.C'était le coin "de prédilection du musicien; il y passait ses matinées, il y passait le commencement de ses après-midi à réfléchir et à composer dans le recueillement le plus parfait.Les seuls hôtes qui se permettaient d'interrompre les méditations du maître étaient une bande de rossignols qui avaient fait leurs nids dans les arbres les plus rapprochés et qui donnaient des aubades au compositeur.Grieg abandonna souvent de fructueuses tournées pour revenir se retremper dans son cher Troldhawgen, si simple, si reposant.Au surplus, il aimait peu voyager.Cette vie un peu dispersée convenait peu au tempérament familial du casanier de Grieg.Le musicien se lassait aussi de prêcher la bonne parole musicale et de n'être pas assez écouté; il allait se décourager quand l'arrivée de Svendsen, en 1872, lé réconforta.Svenrsen était né à Christiania en 1940; mais il avait vécu à l'étranger.Il poursuivait du reste, au dehors, la mission à laquelle Grieg s'était voué.U avait appliqué les principes de la musique nationale à la symphonie.Son ardeur se communiqua à Grieg et tous deux mirent leurs efforts en commun.C'est de cette époque que datent toutes les oeuvres que Grieg écrivit sur des textes de Bjornson ou d'Ibsen; car c'est Svendsen qui ouvrit les yeux au musicien et lui conseilla de s'adresser à la littérature nationale pour exalter les paysages de sa patrie et la vie du peuple norvégien.La musique de mélodrame Bergliot.la cantate Landkjeuding.Olav Triygvason.de nombreux lieder, tout cela sur des paroles de Bjornson, puis la musique de peer Gynt sur le drame d'Ibsen, les célèbres Danses Norvégiennes, la Sonate pour violoncelle et piano, op.36, sont dus à la réalisation des bons conseils que prodigua Svendsen à Grieg.Le maître dédia à Svendsen la Sonate pour violon en sol mineur, op.13.Je n'ai pas la prétention, de dresser ici un catalogue des oeuvres de Grieg et d'en détailler les mérites.La musique de Grieg présente ce caractère curieux que, partie d'un thème populaire, elle devient de la musique de délicat.Grieg- a une "manière".U est un maître dans l'emploi des moyens descriptifs, il a telles ou telles dissonances, telles ou telles répétitions de dessins .chromatiques qui le font reconnaître entre mille, qui sont comme son signalement.Tout cela est construit, disposé avec une sobriété étonnante, avec une simplicité tout au moins apparente.Mail il ne faut pas s'y tromper: ce n'est pas "de l'art pour le vulgaire; il faut une certaine culture pour aborder ses petits chefs-d'oeuvre; ils ne vnennent pas à vous, il faut les conquérir.Grieg est matériellement difficile à exécuter.U écrit pour la voix comme pour les instruments.U ne redoute pas pour ses interprètes les rythmes endiablés, les tenues interminables, les successions périlleuses, les intonations inattendues qu'il souligne par des accompagnements indépendants.Mais ces détails physiques ne l'empêchent point de savoir conduire les voix avec un soin extrême.Ses lieder sont des purs joyaux.L'âme populaire Scandinave revit là dedans tout entière, notée avec une subtilité toute particulière, avec d'impalpables harmonies ou altérations qui donnent à la musique du Maître une saveur d'une captivante étrangeté.Ce qui distingue Grieg des autres musiciens, c'est la fraîcheur de l'inspiration, c'est le tempérament primesautier, c'est un charme indéfinissable dans l'expression.U y a.des Pièces lyriques pour piano, des andante de sonates qui, à ce point de vue, sont de purs chefs-d'oeuvre d'élan et de lyrisme.Et quand on considère l'oeuvre complète de Grieg, on est 3éduit par l'extraordinaire variété de l'inspiration, par la déconcertante souplesse du compositeur.U n'est pas jusqu'à sa musique de chambre qui ne soit, d'une attrayante nouveauté Pourquoi ne la joue-t-on pas en France autant qu'elle le mérite ?Ce sont là des mystères insondables.Son quatuor à cordes op.27 en sol mineur est certes une des oeuvres les plus originales qu'il ait écrites; l'allégro, la romance et la saltarelle suffiraient à eux seuls pour immortaliser un musicien, tellement la forme en est neuve et le développement d'un classicisme entendu.Ce quatuor a été exécuté une seule fois chez nous par le quatuor Suk, au Nouveau-Théâtre.Le succès en fut énorme.U semblait que nous assistions à une révélation de Grieg.On se demandait comment pareil joyau avait pu rester jusqu'ici ignoré.Le mystère est facile à comprendre pour qui a pu approcher le musicien.Grieg était l'être le plus modeste, le plus ennemi de la célébrité et, à plus forte raison, de la réclame, qui se puisse trouver.Petit, sec et nerveux, avec son regard d'acier qui semblait plonger jusqu'au fond des fiords, cet homme avait horreur qu'on le regardât.U se troublait comme une jeune fille quand on lui adressait un compliment et il répondait par monosyllabes quand on voulait lui faire subir les affres de l'interview.Il est venu plusieurs fois jouer de ses oeuvres à la salle Pleyel.Il n'était à son aise que durant l'exécution ; mais avant et après, se sentant regardé, et surtout après, s'entendre applaudir, il aurait souhaité posséder l'anneau de Gygés pour se rendre invisible._^ Grieg fut du reste un exécutant tout à fait exquis : il jouait avec âme, avec émotion; il se donnait tout entier; et voilà pourquoi il ne parut pas souvent en public, car c'étaient pour lui des moments d'extrême surexcitation.Grieg était venu souvent à Paris, où il donna de fort intéressantes séances chez Colonne et chez Pleyel, J'emprunte aux Miincliener Neveste Nachrichten.un journal quotidien de Munich, le récit d'une soirée privée à laquelle assista Grieg.lors d'un de ses séjours.Je laisse la parole au chroniqueur, M.Herman Bang : "Grieg.C'est un des plus beaux souvenirs de ma vie.C'était à Paris, chez Raffaëlli, le peintre, dans son atelier.Nous nous étions réunis là, nous, le "Tout-Paris", et, au milieu de nous, Gamhetta trônait comme s'il eût été à la tribune.La soirée était donnée en l'honneur de Grieg.Sur une estrade, Grieg et Busoni jouaient du piano.On s'était rassemblé pour les honorer, pour les fêter; et ils n'avaient aucun succès.Grieg était-il mal disposé, ou bien étaient-ce les .cinq cents personnes présentes ?Qui pourrait dire ?Mais une politesse glaciale régnait dans la salle, et je crois que chacun de ceux d'entre nous qui aimions le Nord, la Norvège et Grieg, se sentait gagner par une inquiétude voisine de l'angoisse.Mme Nina Grieg était assise auprès de moi.Lentement, mais" sans discontinuer, pendant que Grieg et Busoni jouaient, elle avait agité devant son visage un grand éventail, ce qui avait .paru ridicule.Elle venait de le fermer.Je lui murmurai tout doucement à l'oreille : "Madame Grieg.il faut chanter.'" — "Je n'oserai jamais," répondit-elle.— "U le faut absolument, poursuivis-je ; c'est ce qui convient ici".Je m'aperçus qu'elle tremblait.Elle répéta une seconde fois : "Je n'oserai jamais".— "U le faut pourtant, dis-je en insistant de nouveau : sinon," cette soirée sera tin échec pour votre mari." A ces mots elle s'était levée, elle s'avança, gravit les marches de l'estrade et resta là debout.Je crois que le Tout-Paris n'a jamais été aussi stupéfait qu'à cet instant.Elle ne bougeait pas et avait l'air d'une poupée; mais, moi, je n'avais plus ni angoisse ni crainte; le Tout-Paris avait subi la commotion.Mme Nina Grieg chanta.Chanta-t-elle vraiment ?Il sembla d'abord qu'elle ne pouvait proférer aucun son; elle prononçait pourtant des mots étrangers dans une langue étrangère, et ces mots venant d'une âme allèrent à d'autres âmes, qui comprirent; elle disait : Nous t'aimons, Tu es notre mère."Les cinq cents personnes que nous étions retenaient leur souffle; le silence était solennel comme dans un sanctuaire.Elle reprit, et cette fois c'était bien un chant : Nous t'aimons, Tu es notre mère, C'est tout dire ! "Quand elle eut fini, ce ne fut point de lai joie, de l'allégresse qui se manifestèrent dans l'auditoire; ce fut quelque chose de fort et de grandiose, comme les résonnances des jeux puissants d'un orgue.Ce jour-là, pendant que nina Grieg avait chanté en se faisant violence, afin que la soirée ne fût pas un échec pour celui qu'elle devait aimer toute sa vie, l'amour aussi avait chanté en elle, et ce qu'il avait chanté, c'était l'amour de la patrie." La dernière fois que Grieg vint à Paris, nous le vîmes comme chef d'orchestre.C'était le 10 avril 1903, au Concert Colonne.Une bande dirigée par un malheureux aujourd'hui défunt, osa siffler outrageusement le maître norvégien parce qu'avec l'humanité tout entière il avait donné son opinion dans un récent conflit où tout ce qui pense, tout ce qui réfléchit, était entré dans la mêlée.Grieg, si timide, si nerveux, retrouva ce jour-là toute la possession de lui-même et de ses exécutants pour imposer ses oeuvres, et il les imposa, Ce Chef d'orchestre qui conduisait des deux mains et leur faisait exécuter simultanément le même geste, cet homme de petite taille était grand devant l'orage.Grieg a été une des personnalités musicales les plus attrayantes de notre époque.Il mérite une place à part dans l'histoire cle la musique.LOUIS SCHNEIDER.(Musica) -o- La musique dans les Universités allemandes.Des vingt universités allemandes, seize ont l'enseignement de la musique et ceci démontre que cet art est pour les populations d'outre-Rhin une fonction vitale; toutes sont philharmoniques, toutes possèdent plus ou moins les éléments de la musique qu'elles apprennent dans les moindres écoles.Les leçons de musique dans les Universités sont de deux espèces: celles pour le commun des auditeurs comportent simplement une culture musicale; les autres, accessibles seules aux musiciens, ont un caractère philologique et conviennent aux élèves des conservatoires.Les Universités de Berlin,, de Bonn, d'Heidelberg, de Leipzig, de Munich, de Prague, de Vienne, ont un enseignement musical vraiment supérieur avec des professeurs ordinaires et extraordinaires.Pour les programmes d'enseignement, les professeurs ont la plus grande liberté d'initiative, et il est à noter que plusieurs instituts possèdent des salons spéciaux pour les exercices collectifs.BIBLIOGRAPHIE Le "Traité d'Improvisation à l'Orgue", par Marcel Dupré.I "Travail à la fois traditionnel et moderne, avec exposés et commentaires didactiques de première valeur.Le génie, l'intuition ne se donnent pas, entre humains, et ne s'acquièrent pas."L'Esprit souffle où il veut", (saint Jean, III, 8.).C'est un Don divin.L'improvisation ne s'enseigne pas plus que la Composition; mais les manières d'improviser et de composer, les formes théoriques et pratiques utilisées par les maîtres de l'art peuvent être démontrées et analysées, au point de vue métier, et ces connaissances nécessaires, indispensables à tout artiste — même de génie — peuvent être apprises." Léo Roy, 2-VI-1926.II "Ce Travail d'ordre supérieur ne peut être compris et assimilé par des élèves ordinaires; il n'est d'ailleurs pas fait pour eux.U sera plutôt profitable à des musiciens possédant déjà une assez bonne formation générale et une culture appréciable.Voilà, en effet, une oeuvre d'Art, — sincère, compétente et originale, — fruit de la Pensée idéale et de l'Etude approfondie.Son digne auteur y admire l'Intelligence créatrice, mais il n'y prône pas moins l'indispensable nécessité du Travail pour acquérir une louable Maîtrise, susceptible de haute évolution.Si Marcel Dupré connaît l'Inspiration, s'il est capable d'Intuition géniale, cela ne l'empêche nullement d'être un ardent champion de la saine Expression du Sentiment et de l'Idée, un logique technicien de la forme, — et cela avec une admirable Simplicité, signe caractéristique du très grand artiste.Merveilleux improvisateur, compositeur et organiste, Marcel Dupré, apôtre de la Vérité artistique, démontre fort heureusement qu'il est aussi un pédagogue de haute envergure; aussi, ses exposés sur l'Improvisation et la Composition Musicales, le jeu de l'orgue et la Science du Métier forment une source de précieux enseignements, tout comme ceux qu'il nous donne au sujet du piano — auquel il attache une si grande importance, prouvant qu'il a bien compris les modernes novateurs de cet instrument — et de l'Orchestration, entre autres.Possédant en maître le Contrepoint et la Fugue classique, cet artiste extraordinaire a fait preuve d'une rare science polyphonique et d'une clairvoyance harmonique où il prévoit l'avenir.Sympathique à la juste liberté, il se garde bien de tomber clans les illusions licencieuses et anarchiques, ce qui fait qu'il sait admettre la cohérente Variété complémentaire dans la logique U'uité fondamentale, toutes deux solidement assises sur des bases naturelles et esthétiques de valeur incontestable.Marcel Dupré respecte la Tradition antique, grégorienne et classique, sachant bien que tout bon style a ses lois; mais il ne verse pas dans le fanatique exclusivisme, quel qu'il soit, et il comprend et aime ce qu'il y a cle bon chez le3 romantiques et les impressionnistes.Qu'elle soit religieuse, savante ou émotive, pourvu qu'elle soit bonne et belle, la Musique trouve en Marcel Dupré un défenseur aimant et intelligent qui sait admirer le beau dans l'antique orientalisme, le plain-chant pur, le folkore occidental et même l'exotisme contemporain.Doué d'un tel esprit large, ce grand musicien ne peut être "scandalisé" par l'atonalité, la bitonie et la polytonalité actuelles, et un retour à l'emploi des quarts de ton ne peut non plus l'effrayer; mais il ne tombe dans aucun système exclusif erroné, car, si Marcel Dupré est un artiste progressif, il ne manque pas d'équilibre, d'ordre, — cle bon sens artistique.De tels êtres savent intuitivement ce qui demeure et ce qui passe.De claires explications théoriques, des analyses techniques concises et des exemples musicaux bien choisis confirment l'autorité artistique dï Marcel Dupré, et elle est dignement couronnée par celle des plus grands Maîtres anciens et moderne chez lesquels il a su puiser des extraits d'ordre pratique.Bref, l'excellent Traité de Blarcel Dupré rendra d'immenses services à la bonne cause musicale et contribuera davantage à grandir sa légitime réputation déjà grande dans le monde artistique." "Psyché", Cantate-Poème Lyrique par Marcel Dupré (1er Grand Prix de Rome, 1914).Oeuvre dont les paroles sont de MM.Eugène Roussel et Alfred Coupel et qui fut inspirée de la légende grecque bien connue.La guerre et ses conséquences en retardèrent l'exécution, à l'Institut, jusqu'au 27 décembre 1919.A cette séance publique, Mlle Jeanne Montjovet et MM.Charles Friant et Pierre Dupré furent les dignes interprètes de cette œuvre remarquable qui fait honneur au compositeur Marcel Dupré, ainsi qu'à ses deux librettistes distingués.Cette composition a été publiée en 1924, par l'éditeur parisien A Leduc."Cette œuvre est déjà bien personnelle et porte le sceau caractéristique du génial Marcel Dupré.(Certains passages de cette pièce annoncent déjà la réalisation future de son admirable Symphonie-Passion.) Parfois, ou peut y remarquer l'heureuse influence de Bach, de Chopin et surtout de Wagner; cependant, le bel alliage classico-romantique-impressionniste moderne individuel de Dupré y garde son originalité naturelle harmonique.On s'est plaint, autrefois, de l'inintelligence esthétique et de l'étroitesse technique des jurés du Prix de Rome.Admettons franchement que le Jury 1914, en accordant à Marcel Dupré le Premier Grand Prix de Rome, a fait preuve de sain jugement artistique et a compris que lorsque Dupré se permet de prendre certaines libertés qui scandalisent les prudes, ce n'est que parce qu'il sait s'en servir logiquement et à propos; ainsi, il ne tombe pas dans les abîmes de l'incohérence et de l'anarchie artistiques." - L*o ROY, 12-VI-1926.(Extrait copié) 27 juin 1926.A Léo Roy, Québec, Canada: "Merci de tout cœur de vos comptes rendus si aimables et si approfondis de mon "Traité l'Improvisation" et de "Psyché".Ci-joint le renseignement que vous me demandez pour les juges de "Psyché": Saint-Saëns, Dubois, Paladilhe, Widor, Fauré, Charpentier, Membres de l'Institut (Bùsser, Vidal, supplémentaires) .Jugement définitif : Toute l'Académie des Beaux-Arts, dont j'ai eu les 4/5 des voix.Tous mes souvenirs très sympathiques.—Marcel Dupré.MARIA LAPORTE PROFESSEUR LICENCIE EN MUSIQUE PIANO, THEORIE, HARMONIE Hésldenec: 3203 PLESSIS, MONTREAL Tél.: E8t 8300-F INSTITUT LAROCHE Collège Classique Commercial — Brevets Leçon» strictement privées — Jour et soir — Deux sexes Cours spéciaux de Diction 803 RUE ST-DENIS, Face Théïltro St-Denis Telephone: Est 7-100 Août 1926 LA SI 8IQI E A QUEBEC A part l'inévitable avalanche de concerts d'élèves et la distribution d'innombrables diplômes et exceptant les organisations d'ordre plutôt inférieur, rien de hlen neuf peut «Hre encore annoncé au nujet du présent meuvement niusi.;tl à Québec.Durant le mois de Juin, nous avons eu ici Cola Sanlo el su fanfare : cette fanfare est composée ¦l'excellent* musiciens, Il est vrai: mais son conducteur s'applique surtout à faire des effets de "direction".avec le déplorable résultat qu'il obtient plus de bruit et fait plus de cestes emphatiques et inutiles que de bonne musique.Kn dépit de tout cela, nous pouvons nous flatter d'avoir ici une musique militaire de premier ordre, dirigée par un musicien aussi compétent que sensé et qui ne vise pus à amuser l;i galerie mais qui cherche à faire de l'art et.qui.malgré le nombre par trop restreint des musiciens capables dont 11 a lu louable direction, réussit souvent à nous faire goûter de remarquables interprétations de pièces de valeur peu ordinaire.De plus, on sait — ou on devrait savoir — que le directeur du Royal 22ème Régiment Canadien-français, qui n'est autre que le Capitaine Charles O'Neill.D.M.se dévoue sans compter, en faveur des nôtres.D a déjà fait jouer par ses excellents musiciens des compositions CANADIENNES telles que la "Marche Guerrière Franco-Américaine", Lu "Contemplation" (solo de trompette), la "Danse Anglaise: From Shephert s Hey to Ke?I Row" et la Sérénade" Espagnole de notre compatriote Léo Roy.La Sérénade" de M Léo Roy a été composée en 1912 et publiée, pour le Piano, en 191" ; son auteur en a fait des revisions pour Harmonie et pour Orchestre Symphonique.Elle a été hautement appréciée et Jouée en concert par des artistes éminents.M.Percy Grainger, pianiste-compositeur Anglo-Américain de réputation universelle en a écrit des louanges: M.Cyril Scott, compositeur Anglais de grand renom lui u conséquem-ment envoyé une copie-autographe de "Passacaglla" et Mme Berthe Roy et nombre d'autres virtuoses jouent cette "Sérénade" romantique-moderne fort aimée du public.Voilà à peu près tout ce qu'il y a ici en fait de musique, dans le moment, exception faite pour les excellents concerts donnés fréquemment par l'appréciable Musique du Royal 22ème Régiment.—Musicus.(5-VIII-1926.I • vv/ir»u> .101.1111 Y, M, J.-A.Contant, professeur d'orgue, avait organisé un concert gratuit qui a été très apprécié par un nombreux public.Figuraient dans le programme, entre autres auteurs classiques.Bach.Cesar.Franck.Camille Saint-Saens et notre compositeur canadien A.Tremblay.MUSIQUE CLASSIQUE ET POPULAIRE Toutee Ira trillion* PIANOS, VIOLONS VIOLONCELLES.CORPKS ETC BAPKIS VICTOR NORTHERN ELECTRIC, ATWATER KENT.MARCONII'IIONI GAUVIN & COURCHESNE Ut.BIE SAINT-JEAN QUEUEC HENRI GAGNE LUTHERIE P.eparatlon d'Instruments » cordss.«te.40.COTE D'ABRAHAM.QUEBEC I llll OITIMI La Chorale de Sherbrooke est venu donner un concert le 12 courant à la Salle de i'Hôtel-de-Ville.PIub de 200 personnes ont assisté à ce concert qui a fait honneur au directeur de la Chorale.M.O.Cartier.M I.I El UK DE M AMI \M M.Charles Marchand, après une absence de 7 années est venu nous rendre une visite et toute la population a assisté au concert que M.Marchand a eu l'amabilité de nous donner avec le concours de Mme Emile Boucher, pianiste.I j Mille des concert* de l'hôtel-de-t Die de TroIs-RlTlères.TR0IS-RIV1ER] - Les concerts de Philharmonique De La Salle ont été très suivis et celui que cette organisation musicale a donné, le 25 juillet dernier, en l'honneur de sa Grandeur Mgr Odilon Comtois a obtenu le plus franc succès.Le programme d'un genre plutôt international a fait les délices des nomoreux auditeurs.sll\\\ INK.\\ FALLS Mlle Craziella Dumaine, soprano, prix d'Europe, a donné un concert dans notre ville avec le concours de M.Emile (ïour.ténor.Jean Deslauriers, violoniste et de Mlle Aldéa Lussier.pianiste de Montréal, devant un auditoire select et nombreux.Mlle Humaine a été chaleureusement applaudie et rapelée à maintes et maintes reprises On a admiré la belle et puissante voix de M.Cour ainsi que le talent souple de M.Deslauriers et les accompagnements discrets do Mlle Lussier.SHERBROOKE l.a Snciclc Musicale de < natii'mik binera le "Ituiiian de Su/un" à Sherbrooke La Société Musicale de Coaticook qui a joué avec tant de succès, le 24 juin dernier, à Coaticook.la délicieuse opérette "Le Roman de Suzon".oeuvre d'Henri Miro.répétera cette oeuvre le 28 septembre prochain à Sherbrooke, au théâtre His Majesty's Ce sera l'ouverture de In saison artistique dans nos théâtres et la pièce de début."Le Roman de Suzon" rendu par la Société Musicale de Coaticook a toutes les qualités voulues pour plaire au grand public.M.Miro dirigera en personne l'exécution de son oeuvre remplie d'originalité et de finesse de sentiment, le tout desservi par une musique charmante.La troupe comprend une soixantaine de personnages, des décors soignés et appropriés, des costumes qui vont à ravir et qui ont été l'objet d'une attention particulière.-i:> ( (tu A.tSVILLE Le 30 Juillet dernier, un groupe d'artistes de Montréal donnait un grand concert dans la salle municipale au profit du couvent de Sweetsburg.Cette soirée organisée par quelques anciennes élèves des Soeurs de la Présentation, sous la direction de Mme F.-X.-A.(ïiroux, de Sweetsburg.a remporté le plus franc succès tant au point de vue musical que financier, les recettes nettes sélevant à plus de $3
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.