Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
La lyre
La vie musicale au Québec entre 1922 et 1931. [...]

Le premier numéro de la revue La Lyre, dont le sous-titre changera plusieurs fois (« Revue musicale et théâtrale », « Publication mensuelle », « Revue musicale mensuelle », « Revue mensuelle illustrée »), paraît en octobre 1922. Le mensuel est édité à Montréal par la Compagnie de publication « La Lyre », propriété de J.-E. Turcot, marchand de musique, qui a pignon sur rue au 3, rue Sainte-Catherine Est, et des compositeurs Henri Miro et Léo Lesieur. La Lyre annexe en 1927 la revue Le Carillon, consacrée à la « bonne chanson » et dirigée par Charles Marchand. Parmi les nombreux directeurs qui se succéderont à la tête de la publication, citons Raoul Vennat, Jean-Sébastien Lambert et Alice Duchesnay.

Jusqu'en 1924, la revue se consacre à la publication de pièces musicales ainsi qu'à la promotion de la musique et des arts de la scène québécois et canadiens. Par la suite, son rôle principal sera de diffuser et de mettre en valeur la musique du Québec et, plus rarement, celle de la Nouvelle-Angleterre. L'opérette, la chanson populaire et le jazz ont toutes leur place dans la revue. On y met aussi particulièrement de l'avant le piano et l'orgue, deux instruments fort appréciés au Québec.

Outre l'édition mensuelle de partitions de musique vocale et instrumentale, La Lyre propose à ses lecteurs un panorama de l'actualité musicale (au pays et à l'étranger), des profils d'artistes locaux et d'artistes internationaux de passage au Québec, des critiques de spectacles (théâtre, danse, mais surtout musique), la présentation des activités des orchestres québécois, des notices biographiques d'artistes, des leçons d'harmonie, des renseignements sur les instruments de musique et des conseils pour leur entretien.

En plus d'un calendrier des concerts à venir et d'un aperçu des nouveaux enregistrements disponibles sur le marché, La Lyre offre une couverture de l'activité scénique des artistes lyriques canadiens-français au Québec et à l'étranger. Parmi les compositeurs québécois publiés dans la revue figurent Henri Miro, Léo Lesieur, Conrad Bernier et Alfred Mignault. La revue présente aussi une revue du théâtre amateur de langue française aux quatre coins du Québec, ailleurs dans le Canada francophone et en Nouvelle-Angleterre.

La Lyre fait paraître à l'occasion des textes littéraires (nouvelles, contes, poésie, théâtre) d'auteurs comme Robert Choquette, Jean-Charles Harvey et Émile Coderre. Elle offre également une tribune à ses lecteurs, qui livrent par moments des articles très critiques à l'égard du gouvernement provincial, entre autres dans le sillage des débats entourant la fondation du Conservatoire national de musique.

De nombreux articles de fond paraissent dans La Lyre. Par exemple, dans le premier numéro, on s'interroge sur l'avenir du phonographe, compte tenu de l'arrivée de la radio. Au nombre des collaborateurs de la revue, on compte Jean Riddez, Charles Marchand, Maurice Morrisset, l'abbé Pierre Chassang, Jean-Sébastien Lambert, Alice Duchesnay, Roger Champoux, Léo-Pol Morin et Jean Dufresne.

La Lyre a cessé de paraître à l'été 1931. Malgré sa courte existence, elle a joué un rôle majeur dans la promotion de la culture musicale de l'Amérique du Nord francophone. Elle est une précieuse source d'information sur la vie artistique et sur les mouvements musicaux de son époque.

En 1924, le tirage de La Lyre avait atteint 4750 exemplaires.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1984, vol. VI, p. 52.

Éditeur :
  • Montréal :Cie de publication "La Lyre",1922-1931
Contenu spécifique :
no 48
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

La lyre, 1927, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Vol.IV — No 48 Montréal, Janvier 1927 i PER L-70 EX.2 Ç La Lyre fcEVUE MUSICALE f il» T THEATRALE x 2 Janvier 1927 MARCHANDS ET EDITEURS DE MUSIQUE Lauzon Phaneuf LIMITEE Pianos — Radios — Phonographes Instruments et Accessoires 610, Are Mt-Royal Est.Tél.Belair 6390 Le plus grand choix de MUSIQUE CLASSIQUE au Canada Les meilleures éditions Les meilleurs prix Musicale vocale et Instrumentale Spécialité: Musique Française RETENEZ D'AVANCE NOTRE NUMERO DE FEVRIER Consacré à Beethoven Couverture artistique, articles inédits et programme musical de premier ordre.=Je tiens TOUT ce que je promets-: MUSICIENS, PENSEZ AUX EXAMENS QUI APPROCHENT Nous avons TOUTES les pièces demandées dans les divers Conservatoires de Musique, Académies et Collèges, et au Dominion College.Editions Françaises, aussi bien que les Editions Ditson, Fischer, Peters, Schirmer, Wocd, etc.Nous avons TOUTE la Musique: Saynètes, Oratorios, Opérettes et Opéras; Partitions, extraits et Libretti—Comédies, Drames et Monologues—Littérature musicale.PRIERE DE BOSSUET.le plus Veau morceau de Musique religieuse paru depuis longtemps, écrit par une Religieuse de grand talent, dans un registre moyen, convenant à imites les voix.$0.40 ABONNEZ-VOUS à notre Journal mensuel de Broderie et Musique.par an: 25 cents RAOUL V E N N A T Assortiment — Compétence — Courtoisie — Prix raisonnables_Service :î770.Itl'e st-dk.ms.(ancien 642) Tels.Est 0S22-3065 MONTREAL Lancaster 4525 ose J~?a ^Photographie J^aSfèi La photographie de distinction 3430 Saint-Denis (près Sherbrooke) Montréal Conservatoire Raoioot INSTITUTION MUSICALE DES PLUS MODERNES Piano, théorie et harmonie Chant, violon, violoncelle, instruments à vent, bois et cuivres Solfège et diction Demandes de prospectus et renseignements, s'adresser à Mlle RACICOT, directrice 3S46, rue SAINT-DENIS.Tél.EST 9290 Aux Sociétés Chorales Canadiennes-françaises "Le Roman de Suzon" Opérette en 3 actes et 4 tableaux PAROLES DE RAD MUSIQUE DE HENRI MIRO SPECTACLE ARTISTIQUE ET MORAL HENRI MIRO PROF.DE THEORIE, SOLFEGE, PIANO et HARMONIE auteur de "Luxor" et autres oeuvres musicales prendra un nombre limité d'élèves Edifice Langelier, 366 rue Sainte-Catherine Est Les lundts et jcdla seulement, de midi a.5 h.p.m.ARRANGEMENTS et ORCHESTRATIONS, une spécialité Tél.Est 3425 et Lancaster 2111 Grande mise en scène, jolis décors, costumes pittoresques, livret amusant et musique captivante.Succès sans précédent à Montréal, Coaticook et dernièrement à Sherbrooke, Que.Pour droits de représentation, s'adresser à M.HENRI MIRO, 7 Ste-Catherine Est, Montréal.SALLE TURCOT A LOUER Pour Récitals, Réunions intimes, Répétion d'orchestre, Chorales, etc., etc.S'adresser à M.J.E.TURCOT 3 Ste-Catherine Est, Montréal Janvier 1927 3 Tél.Plateau 2143 PHOTOGRAPHES 375 Sainte-Catherine Ouest Limitée SALON DE COIFFURE POUR DAMES 326 STE-CATHERINE EST Mesdames, nous venons de recevoir directement de Paris, des nouveautés, telles que sacoches, parfums, poudres des meilleurs fabricants de la Ville Lumière.Nos prix sont les plus bas.Faites votre choix à l'avance, car à ces prix, les marchandises s'enlèvent rapidement.Service courtois.Une visite vous convaincra.PETITES NOUVELLES La cinctynie va permettre la reproduction rapide de tous les manuscrits et éditions originales.Une application du cinéma, la cinétypie, va permettre la reproduction rapide et peu coûteuse de tout manuscrit.Par ce moyen, toutes les partitions originales pourront être filmées et reproduites soit sur l'écran, soit par agrand:s:en-.ent sur le papier.Un mètre de film, contenant 52 pages, ne revient qu'à 3 fr.10.Tous les musiciens pourront, grâce à la cinétypie, posséder sous un petit volume et un poids réduits (60 grammes pour 300 pages) la reproduction des œuvres les plus rares et des manuscrits les plus précieux.OCTAVIEN Baryton Concerts, Mariages 1617 3IAISONNEUTE TéL Cherrier 3224 M.de Courval, qui doit se faire entendre dans le prochain concert de "La Lyre" n'est autre que M.J.A.Cartier, architecte, et directeur de "La S.C.d'Opérette".En s'abonnant à "La Lyre", on obtient pour la somme de $2.50, $30.00 de musique pour le piano, chant et autres instruments.M.J.A.Marier, gérant de la circulation de "La Lyre", est à Manchester.N.H., dans les intérêts de notre revue.Nous nous faisons un devoir de prévenir tous les amateurs de musique qui sont en même temps les amis de "La Lyre" de se mettre en communication avec lui afin de renouveler leurs abonnements et l'aider dans sa sollicitation en faveur de l'avancement de l'art musical dans la Nouvelle-Angleterre.Les journaux de chaque localité annonceront d'avance l'arrivée de M.J.A.Marier.AVIS Consultez les quotidiens pour la date du prochain concert de "La Lyre" Prof.Jean Goulet VIOLON.THEORIE.SOLFEGE 4239 ST-HUBERT Tél.BElnir 3969 J.J.DESROCHERS PROFESSEUR DE VIOLON (TRIO DESROCHERS) Engagements de concerts 1257, rue Labelle.Tél.Est 0622-6306 Montréal MARIA LAPORTE PROFESSEUR LICENCIE EX MUSIQUE PIANO, THEORIE, HARMONIE Résidence: 2203 TLESSIS MONTREAL Tel: Amherst 0619 SUIVEZ LE COURS D'HARMONIE DE "LA LYRE" OLIVIER BEAUDRY PROFESSEUR DK VIOLON du ConMrr&tolr* d« Boston Studio: 314! BUE ST-DENIS, MOKTBM1 Tél.: Lancaster 2995 Collège de Musique de Montréal ENSEIGNEMENT DU CHANT.PIANO.VIOLONCELLE SOLFEGE.THEORIE, HARMONIE Classe d'orchestre par des professeurs de haute réputation Direction: Mme R.MacMILLAN G33 STE-CATHERINE OUEST Tél.Uptown O.MICHAUD Pianos — Phonographes Radios Spécialité: Pianos remis à neuf 518 RACHEL EST Belair 0366 ANNONCEZ DANS "LA LYRE" Jl*r y* CK.SKT A JEAN BELLAND ^[STJ* CONCERTS ET RECITALS Violoncelliste solo des concerts spirituels de la Sovbonne et des concerts classiques de Paris.MADAME Vve BELLAND (Officier d'Académie) Professeur de Piano et Solfècje 236 Mountain Street Tél.Up.4S4S JOSEPH GIRARD ENSEIGNEMENT PROFESSEUR DE VIOLON 1833, EUE NOTRE-DAME EST Maisonneuve Tél.Clairvnl 2710-J Tél.Est 9311-J DANTES BELLEAU PIANISTE VIRTUOSE Classe de Perfectionnement Studio : 3431 RUE SAINT-DENIS Près Sherbrooke.MONTREAL Tél.: LA il.4393 Lundi et Jeudi soir, YOrk G74G Mme M.B.LIPPENS-RICAR1) Professeur de Piano, Théorie et Solfège Préparation aux examens à tous les degrés 248, SHERBROOKE E.(près St-Denis), Montréal Tambours, Xylophone, Marimba Apprenez à jouer ces instruments correctement d'un professeur expérimenté MAl'RICE MEERTE 15G, Ontario Est Tél.Lancaster 4G51 VOrU 1413-1' Docteur PAUL TREPANIER CHIRURGIEN-DENTISTE Maître de Chapelle â St-Léon de "Westmount Ténor — Concerts et Réeîtnls 8806 ST-JOSEPU VERDUN L.C.BOULANGER CHANT ET PIANO 424 0 DE LANAUDIERE.Tél.Amherst G3I2 HERCULE LAVOIE BARYTON Artiste exclusif des disques Starr-Gennett 312 CHAMP DE MARS Tél.Main 1931 FABIOLA POIRIER SOPRANO Professeur de chant — Concerts — Récitals 1331 ST-UKBAIN Tél.Belair 5175 Montréal LUCIEN JOLICOEUR PIANISTE Piano, théorie, solfège, harmonie et diplômes Studio: 4089 CARTIER (prCa Rachel) Amherst 108» "LA LYRE" Vol.IV — No 4S Janvier 1927 SOMMAIRE MUSIQUE PIANO Nocturne No 1.St.Francis Coquette, valse vive.Oscar Fonlame Harvest Song.R.Schumann CHANT Tendre aveu.Mme Feuiltcault-Dion TEXTE Le Concert des Auteurs canadiens, Mme J.Jarry Voix de Sopranos .Abbé P.Chassang Au pays de la musique sacrée, G.Dwelshauvers Le Théâtre à Montréal.Fabrio La Musique à Montréal.R.Léoni Nouvelles mondialrs et lo:a!es, e'.c, etc.CHARLES GOULET du Tlic'âtre Royal de Liège (Belgique) Chant, Piano, Solfège, fêS> Théorie.Studio: 4239, Rue Saint-Hubert (près Rachel) Té!.: BElair 3969 Café Louis IVâoreau HUITRES et CLAMS Après le théâtre vous trouverez chez LOUIS MOREAU Homards — Clams — Malpecques SALONS PARTICULIERS Plateau 2386 8-10 rue CRAIG EST Janvier 192: MADAME F.HERALY PIANO, CHANT et SOLFEGE 3IÔ7, RUE BERRI.Tél.Est 3120.Mlle CLARA FORTIN PIANISTE l.oeon» do Solfège, IMario, Harmonie.Préparation BOT iMplôrne* et à l'enseignement du solfège Spécialité: Technique et Interprétation 205G rue St-André (nouveau numéro) Tél.Eat CI35-F HECTOB Professeur de Piano (au Collège de Longueuil) 1727 VISITATION Amlierst 8717 ALICE MYETTE LEÇONS DE PIANO Accompagnatrice-Répétitrice 745 STE-CATHERINE OUEST Tél.Upt.3542 — Est 1733-E Mlle E.REMINGTON Organiste a l'Eglise St-Irénée SOLFEGE — TIANO — ORGUE Apt, A, 4257 St-DeniB Tél.BELAIR 3539w YVETTE MARTINEAU PROFESSEUR DE PIANO 21 LAURIER EST.Tél.Belair 1G58-F ZELLIANA PESANT PROFESSEUR DE PIANO ET VIOLON Gli.KVK CIIERRIER, MONTREAL J.E.LEMIEUX Kéimrfttions de tout Instrument fnt\ de musique 155-ï ST-PENIS Tél.Lanc.3152 MONTREAL.CYRICE MARTIN LUTHERIE ARTISTIQUE Violon d'nrtiste d'une gronde soiior'.té Approuvé par plusieurs artistes et luthiers bien connus de New-York 1127, RUE VIMONT, MONTREAL Clairvnl 3G00-J BAYEUR FRERES LUTHIERS Violon primé au concours de Paris, 1921 Hautement recommandé par le célèbre violoniste Alfred DeSèves 185' AMHERST MONTREAL VICTORIEN LAVOIE Amherst 6304 4 750 Des Erable», Montréal ACCORDEUR-MECANICIEN Hautement apprécié par Vladimir de Pachman.Arthur Prledhem, Scbarwanko, Kubellk, Mlacha Klman.0«ri.nn.Null! Molba.Clara Butt.Hto., Bto.Tél.Bell Est 3972 Ancienne Maison C.Hussenot Fondée en 1904 A.L.VANHOUTTE Successeur IMPORTATEUR THES — CAFES - EPICES 321 Ontario Est, près St-Der.ïs Montréal UN PRÊTRE, L'ABBÉ H A MON i.Cuûdc vmm>iu.fw), possède le moyen radical de guérir: DIABETE, ALBUMINE, CŒUR, REINS, FOIE, ESTOMAC, RHUMATISME, BRONCHES cl toutes les maladies chroniques réputées incurables.AUCUN RÉGIME - RIEN QUE DES PLANTES Brochure explicative et très intéressante, français ou anglais.-gratis et franco sur demande.Adressez- LABORATOIRES BOTANIQUES ET MARINS 430, rue St-Pierre.Montréal.DEMETRIUS BARIL -:- Avocat AVOCAT Chambre 702, EDIFICE VERSAILLES »0 BUE ST-JAOQCES Tel.MAIN 1264 MONTREAL 52.50 $4.50 .25 .35 tbix d'abonnement Six mois.$1.50 Un an.Deux ans .L'unité.Numéros des mois écoulés Frimes et récompenses sont données pour 5 abonnrments ou plus.y^a manière la plus sûre de recevoir régulièrement "La Lyre", c'est d'être inscrit sur nos l.stes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse, avec le montant de l'abonnement en timbres, chèque au pair ou mandat poste.Adressez toute communication à.: LA COMPAGNIE DE PUBLICATION "LA LTBE".Limitée 7 ste-cahertntsjest^ Téléphone: expiration : — Etant donné le caractère êâucationnel de "La Lyre", un bon nombre de nos lecteurs désirent avoir tous les numéros.En conséquence l'envoi est continué après expiration de la période payée, à moins d'avis contraire.' LAN CASTES 2111 HENRI MIRO Gérant Adresse privée : 680 Sherbrooke est Tél.: AMherst 0758 CHANGEMENTS D'ADRESSE Tout avis de changement d'adresse doit nous parvenir avant le 15 du mois, accompagné de l'ancienne adresse.4e année — No 48 Montréal, Janvier 1927 Aux Compositeurs Canadiens Français et Anglais AUDITION DE MUSIQUE CANADIENNE L'audition annuelle de musique canadienne inaugurée en 1925 se renouvellera en avril 1927.D'accord avec le comité technique de la Société, la prochaine audition aura lieu sous les' auspices de la Société Pro-Musica.Le but de ces auditions est de présenter devant le grand public les compositeurs de notre pays qui ne doivent plus demeurer inconnus.Nous voulons donc leur donner l'occasion de se faire entendre au moins une fois l'an dans des conditions tout à fait exceptionnelles.L'encouragement et le succès obtenus ces deux dernières années garantissent en quelque sorte le succès de la prochaine audition.En effet, deux premiers concerts ont attiré l'attention des dilettantes pîiblics et suscité des discussions heureuses.Tous les compositeurs n'ont malheureusement pas la bonne fortune de faire éditer leurs œuvres.C'est ainsi que le public et même les musiciens se trouvent forcés de les ignorer.Une audition publique des œuvres nouvelles devient donc un excellent moyen de propagande et aussi de publicité.Le compositeur doit en bénéficier largement.De plus, ces auditions régulières contribuent à créer autour des compositeurs une atmosphère heureuse pour leur travail que la certitude d'être joué devant le grand public et d'être défendu par des articles excellents.Nous invitons donc tous les compositeurs canadieris-français et anglais qui veident être joués à cette audition de nous faire parvenir leurs œuvres, manuscrits ou imprimés, avant le 15 février 1927.On pourra envoyer toute musique instrumentale ou vocale, sauf pour orgue et orchestre.Un comité formé de musiciens n'ayant pas d'œuvres à proposer choisira impartialement celles qui seront inscrites au programme.La durée du concert ne devant pas dépasser deux heures on ne pourra pas jouer toutes les œuvres reçues, mais les meilleures et les plus, significatives seidement.Les compositeurs pourront désigner leurs interprètes, mais en aucun cas le comité ne sera tenu de les accepter.On est prié d'envoyer les manuscrits à l'adresse suivante : JEANNE JARRY, 7718, rue Saint-Hubert, Montréal.AVIS Notre numéro du mois de Février sera consacré à Beethoven et contiendra en plus d'une couverture artistique, la vie et quelques compositions du grand maître.LA DIRECTION.AGENT de Publicité demandé.Bonne commission.S'adresser à M.H.Miro, 7 Ste-Catherine est.Tél.Lancaster 2111.Prix d'abonnement Six mois .$1.50 Un an.2.50 Deux ans .4.50 Le numéro .25 Anciens numéros .35 L'abonnement peut commencer avec n'importe quel mois.COUPON D'ABONNEMENT "LA LYRE", 7, Ste-Catherine Est, Date.Stiidio 5, Montréal.Ci-inclus la somme de $.pour un abonnement de.à "La Lyre", commençant avec le mois de.indiques le mois, s.i>.i>.Nom.-.Adresse.-.Ville.-. 6 Janvier 192; ALLEMAGNE Turandot, l'ouvrage posthume de Puccini (complété par M.Alfano), vient d'être représenté à l'Opéra Municipal de Berlin.— On annonce que M.Pr.Schreker travaillerait à la composition d'un nouvel opéra, Christophe, en trois actes plus un prologue et un épilogue, et dont l'action se passerait de nos jours.M.Fr.Schreker connaît-il l'ouvrage de M.Vincent d'Indy représenté naguère à l'Opéra ?— La Cloche engloutie de M.0.Respighi, d'après le drame de M.G.Hauptmann, sera créé au Théâtre de Hambourg dans le courant de février prochain.ANGLETERRE A la Faculté des Arts, second concert de musique de chambre: œuvres de Manuel de Falla.— Au premier concert de la Royal Philharmonie Society, dirigé par Sir Henry Wood, exécution par Arthur Rubinstein de Nuits dans les jardins d'Espagne, du même compositeur.L'exquise Rhapsodie espagnole de Ravel était au programme.— Au Chelsea Palace Theatre, en matinée, Madame Butterfly, avec Maggie Teyte dans le rôle-titre.La Reine assistait à cette représentation.A ce même théâtre, prochaine et première représentation d'un opéra de Mrs.Adela Maddison, Ippolita in the Hills, d'après un livre de Maurice Hewlett.— G-ustav Holst est natif de Cheltenham.Ses concitoyens se proposent de le fêter.Gustav Holst ira prochainement à Cheltenham diriger un concert exclusivement composé de ses œuvres — Mort de Carlo Albanesi, renommé professeur de piano.Il enseignait depuis trente ans à la Royal Academy of Music.Auteur d'un grand nombre de mélodies, pièces pour piano, compositions orchestrales, il avait collaboré à l'Edition Corder des Sonates de Beethoven, édition annotée.AUTRICHE Le programme des fêtes musicales organisées à Vienne, du 26 au 31 mars prochain, pour le centenaire de la mort de Beethoven, comprendra une exécution de la Messe en ré, un concert d'orchestre, deux concerts de musique de chambre, et, dans les théâtres nationaux, des représentations des Ruines d'Athènes, d'Egmont et de Fidelio, sous la direction de MM.F.Weingartner et Schalk.Des artistes étrangers participeraient à l'exécution.— Les compositeurs autrichiens, sans distinction de tendances artistiques, viennent de se grouper en une Société pour la protection de leurs intérêts.— A l'Opéra de Vienne, représentation de la Forza del Destino de Verdi, dans l'adaptation récente de M.Werfel, donnée depuis peu par plusieurs théâtres allemands.ETATS-UNIS Au deuxième concert du Saint Louis Symphony Orchestra, sous la direction de Rudolph Ganz: Ma Mère l'Oye de Ravel, et le Concerto en la mineur pour violon et or- chestre de Saint-Saëns.Soliste, la violoniste française Renée Chemet.Grand succès de public et de presse.R.Ganz réservera deux concerts, cette année, aux compositeurs de Saint Louis.¦ — La première du Turaiulot de Puccini, au Metropolitan.— La distribution comprenait Maria Jeritza, Lauri Volpi et deux débutants (à ce théâtre): Ludikar et miss Attwood.Décors magnifiques de Joseph Urban.La figuration réunit près de six cents personnes.Tullio Serafin conduisait l'orchestre.Le rôle des chœurs, dans cet ouvrage, est d'une grande importance.La pièce, à Milan, n'avait pas reçu un accueil très chaleureux.Le succès, à New York, semble avoir été beaucoup plus grand.Puccini, comme on sait, n'a pas eu le temp3 d'achever le dernier acte de cet ouvrage.Son compatriote Franco Alfano l'a terminé d'après les notes et fragments laissés par le compositeur.FRANCE, Paris Opéra L'Opéra prépare une reprise de Freyschutz avec Mme Germaine Lubin et parle de donner quelques représentations de la Traviata avec Mme Fanny Heldy et de Boris Ooudou-now, avec M.Mozjoukhine, qui fut très remarqué au printemps dernier dans le Prince Igor.La première grande création serait Le Chevalier à la Rose, de Richard Strauss.Naila, de Ph.Gaubert, l'Impératrice aux Rochers, de G.de, Bouhélier, avec musique de scène d'Honeggar, la Tour de Feu, de S.Laz-zari, et un ballet de Ladmirault, doivent également passer cette saison.M.Léo Sachs offrira deux représentations des Burgraves, au profit d'œuvres de bienfaisance.Opéra-Comit(ne Trois miraculeuses représentations de Pel-léas et Mélisande, avec l'incomparable Mary Garden, Hector Dufranne, de plus en plus admirable en Golaud, Roger Bourdin, excellent Pelléas et la prestidigieuse direction de Messager, ont bien commencé l'année à l'Opéra-Comique.La première création sera celle de la Tisseuse d'Orties, de G.Doret, avec Mme Croiza.Viendra ensuite Le Cloître, de Michel-Maurice Lévy, plus connu comme humoriste sous le nom de "Betove", et Le Pirier de Misère de Marcel Delannoy.Un acte de Gabriel Pierné, Sophie Arnould, entrera également cette année en répétitions.Enfin, un spectacle réunira trois œuvres lyriques de Manuel de Falla.HOLLANDE Le quatuor Lener fait entendre, en six soirées, la série des quatuors de Beethoven.— A Amsterdam, récital de piano de Mlle Marcelle Meyer.— On annonce que l'Opéra Coopératif donnerait de nouveau quelques représentations à l'Opéra de Paris, en mars et avril prochains.— Récital de piano de M.Franck Laffite: au programme: César Franck et Debussy.— La Chorale des "Chanteurs Réunis" a exécuté le Matrimonio segreto de Cimarosa.— Au Concertgebouw, M.Pierre Monteux a fait entendre Apollo, du compositeur anglais M.Arthur Bliss, et M.Bronislaw Hu-bermann a remporté un vif succès dan3 le Concerto pour violon de Brahms.— Le quatuor à cordes de La Haye va se faire entendre à Bruxelles et à Marseille.— A Amsterdam, récital de violon de M.Fritz Kreisler.— Au cercle artistique "Pour tous", concert de la "Société des Instruments anciens" (H.Casadesus).— La section de Rotterdam de la Société "Toonkunst" a exécuté, sous la direction de M.Cornells, Judith de M.Honegger et Prima-vera de M.Respighi.ITALIE Le corps du maestro Puccini a été transféré solennellement de Milan à Torre del Lago, où il reposera désormais dans la propre demeure du compositeur, qu'architectes et sculpteurs ont aménagé en chapelle commemorative.— A la Scala, reprise de Deoora e Jaele, l'opéra d'Ildebrando Pizzetti.— Inauguration de la saison des concerts à l'Augusteo.Au programme la Sonata sopra "Sancta Maria" de Monteverdi, transcrite pour orchestre et chœurs par Bernardino Molinari qui dirigeait son orchestre; la Fantaisie pour piano, orchestre et chœurs, op.80, de Beethoven, jouée par le planiste Giuseppe Cristiani, et l'oratorio Transitus animœ de Perosi.— La majorité de la presse italienne approuve le choix de Turandot pour représenter l'œuvre de Puccini à l'Opéra de Paris.— Parmi les artistes français engagés par la "Societa del Quartetto" de Naples, Alfred Cortot, Paul Loyonnet, Madeleine Grey.LUXEMBOURG Le Théâtre Municipal de Luxembourg vient de donner la première représentation en notre ville de Quand la cloche sonnera, l'œuvre magnifique d'Alfred Bachelet.On se souvient du sujet: le Luxembourg a traversé, il y a à peine dix ans, les angoisses que peint la pièce et le ivret a pris chez nous une sorte d'actualité poignante.La musique de M.Bachelet magnifie les caractères et les sentiments d'émettre une telle opinion sur des ouvrages si près de nous on pourrait affirmer que ce drame lyrique n'est pas loin d'être un chef-d'œuvre.M.Alfred Bachelet conduisait lui-même l'orchestre, c'est dire que celui-ci fut parfait; M.Alfred Bachelet fut l'objet d'ovations enthousiastes comme rarement on en entendit ici, MONACO, Monte-Carlo Carmen, film de Jacques Feyder, d'après la nouvelle de Prosper Mérimée, interprété par Raquel Meller, vient d'être représenté au Théâtre de Monte-Carlo, sous la direction de M.René Blum, avec une partition inédite de M.E.Halffter Escriche, adaptée par M.Szyfer qui dirigeait l'orchestre.La partie musicale, qui souligne d'une façon très pittoresque et très vivante les diverses péripéties du drame, a brillamment contribué au succès de la représentation.L'EDITION BELGO - CANADIENNE Recommande la Méthode, la Technique et les Maîtres du Violon par Mathieu Crlckboom au Consoi-vatolre Royal de Bruxelles et le Solfège de Paul Gilson lnaneee,,,,.„*' /, esaeur ie la clttsse Supérieure de Violon pecceur général de 1 enseignement musical on Belgique.le.rn« BISHOP Tél, uptown X81B MONTREAL Janvier 1927 7 Mlle Fleurette Beauchamp 1$ Mlle Fleurette Beauchamp.planiste, e •! élève de M le Alice McCaughan.Agée d.- 18 ans.elle possède un talent remarquable, ayant déjà obtenu le diplôme de pianl te licenciée de l'Académie de Québec.Mlle Beauchamp s'est fait applaudir souvent dans des auditions artistiques et aussi dans des rt'citals et concerts, et il nous fait plaisir de constater que Mlle McCaughan peut tre fière d'avoir une élève travaillante et assidue comme Mlle Beauchamp.M.Léo Pol Morin.le distingué p':anistî virtuose canadien-français, entreprendra bientôt une tournée en compagnie de Robe t Iniandt.violoniste virtuose français.Us visiteront les grandes villes de l'Oue3t canadien, se rendant jusqu'à Vancouver."La Lyre" souhaite à ces deux excellents artistes tout le succès qu'ils méritent.Association Protectrice des Musiciens de Montréal M.II'ii.SibiTzer M.Ben.Scherzer est premier violon et assistant chef d orchestre au Théâtre Palac \ Félicitons M.G.Rotzky de savoir s'assurer les services d'un de nos meilleurs virtuoses montréalais.M.Ben.Scherzer a étudié avec le célèbre professeur Leopold Auer de New-York.Les records enregistrés à la Compagnie Compo.ayant comme accompagnateur Henri Miro.font partie du répertoire classique du violoniste.L'installation des officiers pour l'ann.?1927 de l'Association Protectrice des Musiciens de Montréal a eu lieu dimanche le 9 janvier au local de l'Association, 1550 rue Saint-Denis.Les officiers qui ont pris charge de l'administration sont les suivants: MM.Jean Drouin.président: Jos.Agostini, 1er vice-président; Henri Delcelller.2me vice-prés ; J.1.Taquet, secrétaire: A.Prévost, secrétaire-trésorier: A.Hamel, sergent d'armes.Comité exécutif: MM.Eugène Chartier.1 N.Hansereau.A.Delcourt.P.Robillard et P.Vamler Meerschen."La Lyre", qui a toujours pris l'Intérêt général de nos artistes et musiciens, souhaite à la nouvelle administration tout le succès qu'elle mérite, car d'après les renseignements qui nous sont parvenus.le.s personnes qui en font partie possèdent la sympathie et la confiance de la majorité des musiciens.A lire dans le Numéro du mois de Février 1927 : " VOIX DE TENORS " Par l'abbé P.Chassang Confies vos réparations.Viola» cl Violoncelles A.DKLIVET I.t'TIIElilK ARTISTIQUE Vo» mires le prix «l'avance.Travail so'atié 11.17 KHAKI" Tél.Ilelalr ftOXlMV.GERMAINE MALEPART PIANISTE U|»m et Caaoerta 1«S.HVTCIIIMIN Tel.: Plateau 3000 Tél.Plateau 0053 R FORGET, prop.T.O.DIONNE Enrg.\ ÎOLONS rOl'R ARTISTES Archet» d'Arllete.Cordée Italienne».Française* et Allemandes.Réparations sol*néea Luthier IMIUI splOII*.McGiGII.Bâtisse du Théâtre Imperial Ch.4.s, • 1430 Kl'F.BI.El'RY Montréal M.Lionel Daunats M.Lionel Baunais (Kernund »ll qui a gagné aussi un prix dans le concours de chansons de "La Lyre".M.Daunais étudie actuellement le chant à Paris, ayant obtenu la bourse du prix d Eu-¦ ope du Gouvernement de la province de Québec.Elève de M.Oscar O'Brien pour l'harmonie et composition.M.Daunais possède des disposition pour cet art qu il pourra développer à sen aise durant son séjour à l'étranger: et si nous en jugeons par la composition primée à notre concours il fera honneur à ses compatriotes.M L.Daunais est représenté ici dans le rôle d'Ourias.de l'opéra "Mireille '.Concert d'orgue de M.Raoul Paquet Les concerts d'orgue sont devenus chose assez rare pour qu'on les souligne particulièrement, surtout quand l'artiste au programme est un de nos jeunes musiciens les plus distingués et doué d'un grand talent, en plus d'être un travailleur.M.Raoul Paquet, organiste à St-Jean Baptiste.Elève des meilleurs maîtres de Paris.M.Raoul Paquet, depuis son retour a continu ?à travailler dur au perfectionnement de ses connaissances théoriques et à l'acquisition d'une rare virtuosité chez noi orginlsUs locaux.Son programme comportait les plus belles pièces des maîtres du jour entre autres, la "Symphonie Gothique" de Widor et la Toccata en fa.'Pièce Héro.que" de Franck.M.Paquet a donné une première audition d'une ieuvre de M.Fred.Pelletier."Jeux d'enfants" qui fait honneur à son auteur La suggestion de notre ami Léo-Pol Morin de prier no; organistes de donner au moins un concert annuel mérite d'être soulignée Inauguration de la Salle Turcot Le 17 décembre dernier eut lieu l'inaugu-raUon de la coquette salle de concert que M.J.E.Turcot a fait construire dans l'annexe de son magasin de musique.M.le prof.Jean Rldttez pour l'occasion a ilonné un récital avec le concours de ses élèves qui a été vraiment bien réussi.L'assistance d'élite qui remplissait la salle a applaudi généreusement les beaux extraits d'opéra que M.Jean Riddez a Interprétés avec son talent habituel.Parmi les élèves qui ont contribué au succès de lu soirée, nous devons faire une mention spéciale pour Mlle G.Davis.Mlle Lefebvre et M.Goguen. 10 Nocturne 1-4 Coquette 5 15 Janvier 1927 : Elles ne sont pas toutes de même qualité.Le climat fait le timbre, comme le terroir fait le vin.Ici, elles sentiront la bière; là, le cidre acidulé.Plus haut, elle3 auront des âpretés gutturales, et là-bas, de caressantes souplesses.Chacune y met son accent, chacune, sa valeur expressive, mais les bords des pays chauds paraissent les mieux dotés.Assurément le travail peut arriver à des améliorations, même à des transformations, à des métamorphoses 'étonnantes, mais quand le terrain s'y prête, à quelle richesse de son ne peut-on pas prétendre ! Ecoutez ce jeune transalpin, même lorsqu'il parle, ne dirait-on pas qu'il chante ?.Et le timbre sonne cristallin: il est harmonieux par essence.Ecoutez ce fils des côtes provençales, brun comme les blés mûrs, écoutez sa voix, écoutez ces vibrations câlines, ces fluctuations moelleuses qui ne le quittent pas !."La langue s'y prête", me direz-vous, comme celle de la péninsule italique.Sans doute, mais comme l'organe, la langue est fille de l'harmonieux climat, de son soleil généreux, de son ciel d'azur.C'est à rendre jaloux.La grâce y est innée.Elle règne en souveraine dans le galbe, dans la démarche comme dans la voix.Et la brise qui passe sur ses rives enchanteresses marie dans son souffle le chant viril de la glèbe aux chants ailés de la forêt.Toutefois, même avec ces qualités naturelles, l'organe est encore fruste.11 faut le .cultiver.Laissez-le aller sans discipline, il fléchira, il franchira même les barrières naturelles, ou il criera jusqu'à la fausseté.Ce trésor, celui qui le possède, ne sait pas tout ce qu'il peut en tirer.Il faut le lui apprendre; cet instrument, il ignore toutes les ressources qu'il cache en lui-même, il faut les lui signaler et lui montrer comment on les exploite.Ceci me remet en mémoire ce que j'entendis un dimanche d'août, dans une modeste paroisse des côtes méditerranéennes.C'était l'heure de la grand'messe.J'entrai dans l'église.On venait d'y achever l'aspersion.Venu là en simple touriste, je me blottis dans un coin, loin de la masse des assistants, pour y être plus recueilli.L'Introït, pendant ce temps, fut expédié, maigre comme un clou, désossé à faire peur, par un chantre qui n'avait guère l'air de s'intéresser beaucoup à son pieux office.Puis on passa au Kyrie.Ici l'exécution devint plus vivante.Un groupe de jeunes filles répondait au chantre et au Curé qui s'était joint à lui.On luttait à qui mieux mieux.Ah ! ces timbres de sopranos ! Quel cristal argentin ! Se sentaient-elles ?C'est probable.En étaient-elles fières ?C'est certain, car elles poussaient le son à pleine poitrine avec une générosité si débordante, qu'elles en arrivaient jusqu'à crier, jusqu'à fausser le ton, les malheureuses.Pas d'orgue ni d'harmonium pour les retenir, pas de voix directrice pour les ramener.Elles allèrent ainsi crescendo jusqu'à la fin du Gloria.C'était déchirant.Je jetai un coup d'oeil sur le groupe.L'effort avait été grand.On s'épongeait.Un lieutenant, pas loin de moi, murmura malicieux: "Repos !" Et je pensais: Quel effet ravissant ne tirerait-on pas de ces voix d'or, si on pouvait les former, les discipliner!.Le dompteur manquait, et ce n'était ni le chantre ni le curé qui pouvaient se charger de cet office, car ils avaient l'air d'ignorer totalement le remède: il n'y avait qu'à les entendre.Ici certes le timbre n'était ni maigre ni ratatiné.Il sortait de la poitrine à flots nourris, à jets continus, sonores, éclatant, mais toujours à pleins bords, sans ménagements, sans nuances.Les sons retenus, les émissions pianis-simes, les crescendo et les decrescendo, le dosage raisonné, les oppositions pittoresques, les contrastes saisissants, les tenues infaillibles, les attaques franches, en un mot tout ce qui constitue l'arsenal du bon exécutant dans les groupes choraux, tout cela restait lettre morte.Il y avait de la souplesse dans l'émission mélodique comme de la richesse dans le son, mais c'était à l'état sauvage, et puis c'était servi à brassées sans discrétion comme sans discernement.L'organe n'était pas cultivé.Comment l'obtenir ?Par des exercices journaliers de justesse, d'étendue, d'élasticité, une gymnastique intelligente: sons filés, intervalles précis, attaques sans ports de voix, nuances de toutes sortes, phrasé, superpositions de sons filés à intervalles de tierce, de quinte, de sixte, d'octave; application immédiate sur pièce de maître ; que sais-je encore -?Il faut surveiller aussi la tenue.Quelle est-elle chez le bon soprano ?Droit, la poitrine en avant, les épaules effacées, les yeux fixés plus sur le maître que sur sa copie, pénétré du sens de ce qu'il dit, il chante, que dis-je, il vibre corps et âme.Pas de bras croisés, cela comprime la poitrine.Pas d'effort.Il n'ouvre pas la bouche en largeur, mais en hauteur, l'intervalle de deux doigts.D'où tire-t-il sa voix?Il ne la tire pas; elle vient.Demandez-lui d'où ?Il vous répondra: De sa tête.Pourquoi ouvre-t-il ainsi la bouche ?Parce que tout l'air de sa tête vibre, car sa tête est un résonnateur qui ne peut vibrer que s'il l'arrondit intérieurement pour l'ouverture de la bouche.Si vous lui demandez combien de temps il peut garder le son, il vous dira qu'il peut le garder jusqu'à S et même 16 temps lentement battus, et qu'il n'est jamais fatigué.Comment cela ?—Par la voix de tête.On la critique bien un peu.On prétend qu'elle dénature le timbre; qu'elle le féminise.Certains restreignent son rôle et ne l'utilisent que pour les sommets, trouvant que le medium, comme le grave, en sont affaiblis, voilés, dégradés même.Les voix chantantes des pays du soleil réclament en leur faveur.Il est certain qu'ils sont merveilleux doués.Mais leur timbre est si généreux qu'ils en abusent.La voix de tête évite ces écarts, et qviand elle est obtenue et bien assise, elle acquiert ce timbre exquis, aérien, doux, sonore, flûte, très apprécié dans le quatuor, qui fait vite oublier l'autre.Mais comment l'obtenir ?Voici quelques directives: Les lèvres doivent" être en état de permanente tension, commandée par le jeu des muscles faciaux.Elles ne doivent jamais être flottantes.Elles doivent être adhérentes aux dents et glisser contre elles à frottement dur.Le larynx produit bien le son, mais ce sont les lèvres qui le perfectionnent, qui le colorent.Que l'éducation de la voix observe bien le faciès de ses choristes, et il obtiendra en leur faisant observer rigoureusement ce qui est prescrit, "un timbre de bonne marque." Mais ce son une fois bien constitué sur les voyelles, il faut travailler à sa justesse.Par quel moyen y arriver ?Par des exercices de quinte."C'est la quinte qui est le véritable facteur et l'étalon de la justesse." (R.Moissenet).Donnez la note de base sur un harmonium, et habituer le chanteur à produire la quinteo supérieure à la hauteur voulue sans le secours de l'instrument.Faites revenir ensuite la voix au point de départ, et contrôler alors avec l'harmonium si la voix est d'accord avec lui.L'exercice a l'air banal; il est excellent, croyez-le, et plus difficile qu'on le suppose, car "rien n'est plus différent d'un intervalle ascendant que le même intervalle descendant." (id.) Faites réaliser ensuite séparément les intervalles intermédiaires par seconde, tierce, quarte et quinte ascendantes et descendantes.Rassemblez enfin le tout.Surveillez attentivement les tendances à la baisse, très fréquentes, et rectifiez-les avec rigueur.Faites cet exercice sur les divers degrés de la gamme.Montez ensuite la gamme, en partant du do grave par seconde tierce, quarte quinte, sixte, septième et octave, en revenant après chaque saut sur le point de départ : 2 3 4 5 do ré do, do mi do, do fa do.do sol do, 6 7 S do la do, do si do, do do do.une ronde par note.Le son une fois juste, il s'agit de le travailler.Il faut distinguer, dans son émission, le posé, la tenue, le déposé.Le posé s'exécutera dans les quatre teintes nécessaires, pianissimo, piano, mezzo-forte et forte, sans renforcement dans l'attaque.Il sera égal sur toute la ligne, n'admettant jamais de violence même dans le forte, sans anticipation sur le temps.L'entrée en sonorité ne sera signalé que par l'articulation de la consonne, ou la demi-articulation de la voyelle.Non seulement il faut bien poser le son, mais il faut le nourrir.C'est en cela que consiste la tenue.Pour conserver l'intensité voulue dans les teintes pp.p.mf.t, il est nécessaire d'avoir "la volonté de fournir même un peu plus de son qu'il ne faut, au fur et à mesure que le son se prolonge." (id.) On doit veiller à ce que le son ne défaille jamais, en se souvenant qu'un temps ne finit qu'à l'instant même où commence le temps qui suit.Le moment où le son s'arrête, s'appelle le déposé.Il doit se faire sans choc, sans secousse, sans brusquerie, dans la teinte de la tenue.La bouche ne doit pas se fermer 22 1 Janvier 1927 comme le trou d'une soupape.Il suffit que le passage du son ne s'effectue plus de par la volonté du chanteur.Ainsi disciplinées, les voix seront des instruments dociles et stirs, suaves à entendre, dignes d'admiration.C'est ainsi qu'elles étaient, ces voix aériennes que j'entendis, un jour, en l'abbaye célèbre de St-Michel de Frigolet (1).J'avais alors seize ans.Nous étions tous venus, du Petit Séminaire d'Avignon, assister aux splendides cérémonies qui se déroulaient en l'église monumentale des Prémontrés, à l'occasion de la St-Norbert.Il y avait là une maîtrise réputée, faisant valoir de façon magistrale le plus riche répertoire qui fut.J'en étais à admirer, tout ébloui, la luxueuse ornementation bleu et or de la basilique, quand éclata l'hymne d'Hamdel, ouvrant le chant de Tierce.Ah ! ces voix flûtées, ces envolées sidérales, ces sonorités pleines et chaudes, portées vers les voûtes étoilées sur les ailes d'une ferveur candide, et qui m'arrivaient ravissantes dans la tribune où nous étions tout yeux et tout oreilles, jamais je ne les oublierai.Quelle aisance ! Quel art profond, se dissimulant sous les apparences d'une simplicité naïve, chez ces moinillons blancs graves et recueillis ! Puis ce fut une Messe de Mozart, où on ne savait qu'admirer le plus, ou le charme incomparable de la composition, ou la souplesse du phrasé, ou la perfection des nuances.On voulait l'éclat au sein de cette profusion d'or et de splendeur, et le Motu pro-prio n'existait pas encore.Le soir, nouvel enchantement.Ces psaumes en faux-bourdons si imposants dans leur majesté sonore avec le chapiteau ciselé de leur conclusion polyphonique, et ce salut où figuraient les pièces des grands jours, me transportèrent jusqu'aux nues.Longtemps ces mélodies prenantes avec leurs séduisantes harmonies, me hantèrent hallucinantes et vinrent me troubler, pendant que j'étais aux prises avec une page de Tite-Live, ou un fragment de Virgile ou d'Homère.Ces timbres argentins, ces voix angéliques, je les entendais encore, je les sentais toujours me caressant, me poursuivant de leurs volutes fascinantes; et je crois bien que c'est à l'emprise qu'elles exercèrent sur mon esprit, que je dois ma vocation.0 vous qui êtes chargés du chant d'église, s'il est un lieu où un art vrai et sincère doit se déployer, c'est dans le Temple du Souverain Maître du toutes choses.Pénétrez-vous bien de cette nécessité et ne négligez rien pour que les voix que vous y faites entendre, soient en parfaite harmonie avec les aspects grandioses de l'architecture, les reflets recueillants des verrières, les chefs-d'œuvre des peintres et des sculpteurs.Ils vous regardent, les saints de pierre, du haut de leur piédestal; ils vous suivent, les anges adorateurs qui entourent l'autel, et chacun d'eux vous dit: "Sois homme de Dieu !" Ecoutez-les.Que la louange sacrée qui s'élèvera de la bouche de vos interprètes, soit, grâce à vos soins, digne du Très Haut dont vous êtes les serviteurs.Vous aurez répondu dignement à l'invitation que le Roi David vous fait entendre en son Psaume 46me: "Quoniam Rex omnis terra?Deus, psallite sapienter." "Parce qu'il est le Roi de toute la terre, notre Dieu, chantez-le savamment." (1) Père Graveson (Bouches-du-Rhôno).AU PAYS DE LA MUSIQUE SACREE Ce pays, c'est la Catalogne.Région voisine de la France et en étroits rapports avec notre art et notre littérature, elle comprend les quatre provinces de Barcelone, Gérone, Lérida et Tarragone; le coin nord-est de l'Espagne, des Pyrénées à l'embouchure de l'Ebre.La musique sacrée y est particulièrement en honneur.Il y a deux causes à ce fait: l'une ancienne, l'autre de date plus récente.Voici la première: depuis le Moyen-Age, la vie religieuse a pénétré les moeurs et coutumes catalanes, aussi bien dans les campagnes que dans les villes; il n'y a peut-être pas d'autres pays au monde qui reconnaisse un tel nombre de saints comme patrons d'entreprises, de sociétés, de corporations, comme protecteurs de familles et de particuliers.Dans beaucoup de maisons bourgeoises, on trouve une chapelle privée.Le sens corporatif a toujours été très développé dans la contrée et ne va pas sans le patronage des saints; il en est de nos jours ainsi, comme autrefois.Les grandes fêtes religieuses intéressent vivement la population et l'esprit naïf et primesautier du peuple y collabore.Il est de tradition que certaines processions de Barcelone, auxquelles prennent part les autorités de la ville, soient précédées de géants, de timbaliers et de masques: les têtes grimaçantes des gargouilles et des diables sculptés sous les stalles des chapitres viennent se mêler aux magnificences du cérémonial religieux.Le catholicisme n'a rien de raide ni d'altier sous cette forme.Il pénètre la vie quotidienne.Dans les moindres détails de l'existence on le retrouve.Quoi d'étonnant dès lors, que la musique dont l'importance est si grande dans les cérémonies du culte, soit l'une des expressions de l'âme même du pays et ne se sépare pas du sentiment religieux ?Bien plus: tous ceux qui conservent le sens de la tradition catalane, aussi bien dans la bourgeoisie des villes que chez les paysans, se réunissent le dimanche, après la grand'-messe, pour danser une ancienne ronde du pays, appelée la Sardane, qui est d'origine religieuse: il n'est pas rare de voir sur la place de Catalogne, à Barcelone, sur les places publiques des faubourgs, ainsi qu'aux jours de fête dans les petites villes et les villages, de nombreux cercles de danseurs de sardanes, accompagnés par un groupe de 11 musiciens constituant une cobla; ceux-ci jouent des sardanes anciennes et modernes, d'une écriture musicale souvent très élégantes.D'origine religieuse, cette danse a gardé toute son antique beauté, son rythme, ses figures: elle est à l'opposé, nettement, des ignominies américaines qui font les délices de nos mondains.La fusion de la religion et du sentiment populaire est telle en Catalogne que parfois les airs de sardane s'inspirent de chants religieux: c'est ainsi que l'organiste de Notre-Dame de Pompéi, à Barcelone, M.Catala, a composé une sardane dans la musique de laquelle s'entend l'Ave maris stella.Cela n'est pas fait pour surprendre, plusieurs de ces sardanes rappelant d'anciens pèlerinages.Tel est le terrain sur lequel s'est épanoui le renouveau musical catalan.Il nous reste à étudier la seconde cause de cette renaissance, cause plus récente, disions-nous: c'est l'organisation dans tout le pays de chorales mixtes sur le modèle de l'Orphéon Catalan.Qu'est-ce que l'Orphéon Catalan ?Peut-être quelque lecteur mélomane se souvien-dra-t-il des deux concerts qu'il donna à Paris en 1914, ou bien encore, des pèlerins qui se sont rendus à Rome à l'occasion des cérémonies de l'Année Sainte y auront-ils rencontré et entendu l'Orphéon Catalan.Cette grande société — une chorale mixte avec de nombreuses voix d'enfants, comme on en demandait naguère dans la Vie Catholique — reconnue comme la plus parfaite du monde a pour animateur Louis Millet, une des plus belles figures de la Catalogne actuelle.Esprit essentiellement religieux, Louis Millet personnifie aujourd'hui la tradition des artistes catholiques du Moyen Age, pour qui l'art collaborait avec la foi en un même idéal.Conscient de son but, il a souvent expliqué à ses compatriotes la véritable mission des sociétés de chant auxquelles il a donné l'impulsion.De nombreux discours et écrits de Louis Millet ont paru en un volume, publié sous ce titre: "Pour notre idéal"; (en catalan: Pel nostre Ideal, 1917).Selon Millet, le but de l'interprétation chorale n'est ni l'effet brillant, ni l'exécution de difficultés techniques (comme on en propose trop souvent aux chorales dans les concours), mais la tenue dans l'expression, le rendu exact de l'émotion; chaque exécutant doit se pénétrer du sens de ce qu'il chante, ne négliger aucune nuance et l'ensemble donnera une impression d'harmonie et de force.Millet est parvenu à réaliser ce programme.Son Orphéon donne une réalisation émouvante des anciennes chansons, catalanes et des oeuvres des compositeurs actuels qui sont dans la tradition du peuple catalan ; de plus il fait revivre en des exécutions d'une haute perfection, les grandes oeuvres religieuses classiques et modernes les plus remarquables.Nous choisissons, dans des programmes très variés, la Passion selon saint Mathieu, de Bach, le Requiem de Mozart, la Missa Solemnis de Beethoven, l'Enfance du Christ de Berlioz, la Messe du Saint-Graal de Parsifal, les oeuvres de C.Franck.L'élément religieux domine à tel point dans les concerts de l'Orphéon catalan, que quatre-vingt-dix pour cent des oeuvres qu'il exécute sont des oeuvres de musique sacrée.Il y a quelques mois, l'Orphéon catalan a connu de mauvais jours.Son étroite collaboration avec la renaissance de l'esprit de la Catalogne, dont la musique est l'une des expressions les plus vivantes, a rendu la célèbre chorale suspecte au Directoire Militaire.Sur l'ordre du gouverneur de Barcelone, les locaux de l'Orphéon Catalan ont été fermés et les chanteurs réduits au silence.Ce fut un grand vide pour Barcelone: car les concerts de l'Orphéon Catalan étaient suivis par un public extrêmement nombreux et recueilli.La mesure qui atteignit l'Orphéon frappa du même coup les catholiques catalans pour qui ces concerts étaient particulièrement édifiants.Elle enleva du même coup leur moyen d'expression aux oeuvres catalanes de musique sacrée dues aux compositeurs contemporains, tels que Nicolau, qui a mis en musique des poésies de l'abbé Verdaguer et des scènes des Evangiles, et L.Romeu, prêtre et organiste de la cathédrale de Vich, qui, dans sa messe pour le centenaire de Balmès, a su conserver, sous une forme nouvelle, l'esprit du chant grégorien.Mais l'oeuvre de Louis Millet mérite plus encore: il serait à souhaiter que ses idées directrices s'étendissent au delà des limites nécessairement restreintes de la Catalogne.Ce serait d'une telle propagande religieuse que de.fonder des sociétés pour l'exécution des oeuvres de musique sacrée.Un notable avantage de ce genre de chorale est de fournir aux églises des groupes de chanteurs bien stylés: c'est ainsi que l'Orphéon Catalan cbante aux fêtes religieuses d'une-desgrandes paroisses de Barcelone, où son directeur est maître de chapelle.Des familles-entières sont, de cette manière, attachées de près à la célébration de la Sainte Messe et collaborent, peut-oïi dire, par un ou plusieurs des leurs, avec l'Eglise, pour louer le Seigneyr et élever les âmes vers Dieu.Georges D-WELSHAUVERS. Janvier 1927 23 Pauvre 1926 ! — Mouvement de baisse dans le domaine théâtral.— Effets désastreux de l'holocauste du "Laurier Palace".— A quoi aboutira une enquête royale ?— Sacha Guitry se fiche de nous.— Cécile Sorel ne vieillit pas.— Que font nos dramaturges ?— Une épidémie de revues à l'horizon.Dans les grandes maisons de commerce comme dans les plus humbles échoppes, le mois de janvier est ordinairement consacré à l'inventaire.Si l'on fait la revue des principaux événements théâtraux de l'année 1926 à Montréal, on constate que la situation n'a pas changé à comparer avec 1925.Il faut donc en déduire que malheureusement nous sommes à la baisse, car dans le domaine du théâtre comme dans celui de la vertu, si l'on n'avance pas on recule.Au point de vue financier d'abord, l'année 1926 fut inférieure à 1925, à l'exception de quelques spectacles de premier choix et de quelques revues par des auteurs locaux.Cette langueur s'est encore faite sentir plus fortement dans le théâtre anglais.Le "His Majesty's" fut pratiquement fermé durant la plus grande partie de la saison, tandis que le "Princess" abandonnait le vaudeville pour passer dans les mains des frères Schubert de New York, où furent représentés quelques-uns des grands succès du Broadway.M.Gauvin, à la suite d'une saison financièrement désastreuse, se démit du théâtre Orpheum à M.W.Patenaude, qui à son tour a du baisser pavillon devant la guigne dont est victime ce théâtre pourtant si confortable.Même au cinéma, par suite d'une concurrence formidable entre les plus grands théâtres, les dépenses ont augmenté en plus forte proportion que les recettes.Notre population ayant goûté au luxe de mises en scène et de décors ruisselants d'or et de couleurs chatoyantes, n'a plus de pitié pour des spectacles simplement foutus."Où allons-nous", se demandent avec anxiété les directeurs de théâtre ?La crise actuelle, à la suite du désastre du "Laurier Palace" a déjà fait sentir ses effets sur les recettes, qui ont baissé de 35% à 40% durant la semaine de l'incendie.L'année 1927 ne s'annonce certes pas plus brillante que les précédentes et nous ne sommes qu'au début.Encore sous le coup de l'émotion qui a secoué le monde entier, au lendemain de la catastrophe du "Laurier Palace", notre population, dans sa soif de venger la mort de ces 7S petits, mit toute sa confiance en une enquête royale.La tragédie était déjà assez lugubre sans y ajouter le cynisme coutumier de ces "royales enquêtes".Que va donc prouver l'enquête ?Qu'il y a des protégés où des protecteurs en haut lieu ?Qui ne le sait pas ?Que les étrangers régnent sur le théâtre et .le cinéma ?Pourquoi les nôtres n'out-ils pas prévu le développement financier extraordinaire de cette industrie née d'hier.Loin de nous l'idée d'étouffer Je cri du cœur poussé par des milliers de citoyens de notre ville et de tout le pays ! Nous le répétons.Le monde entier a les yeux sur nous en ce moment et attend avec anxiété les développements de cette lugubre affaire.Déjà dans l'Ontario, aux Etats-Unis, en Europe et pratiquement dans le moindre petit théâtre on prend des mesures qui ne sauraient jamais être trop draconiennes.Par ailleurs, il ne faut pas laisser la crainte créer une nouvelle panique et désorganisé d'une façon désastreuse la vie théâtrale, jeter sur le pavé des centaines de comédiens qui, quoi qu'en pensent crétins et puritains, ont aussi droit qu'eux à leur croûte de pain et à un rayon de soleil.Qu'on ferme sans merci toutes les "boîtes" dangereuses ! Qu'on empêche les enfants de 16 ans et moins d'aller se pervertir au cinéma ! Très bien, mais, de grâce, du calme, du sang-froid dans l'application des lois."La Lyre" offre à son tour aux familles éprouvées ses plus sincères sympathies.Faisons le vœu, si l'enquête royale est accordée, pour qu'elle aboutisse à d'autres résultats que les précédentes.Pourquoi alors ne pas forcer la main à Guitry et à Printemps pour nous enlever nos tristes pensées ?La maladie d'entendre Guitry et Printemps continue à faire des ravages parmi nos mélomanes.C'est un mal bien compréhensible dont la guérison serait très rapide si tout le monde voulait y mettre du sien.Jusqu'à date, démarches, lettres ouvertes, supplications, pourparlers n'ont abouti à rien.Mozart Guitry est inébranlable.Le bruit doré que font les dollars américains en tombant par milliers dans son gousset semblent l'avoir étourdi.Mais après tout, a-t-il tellement tort ?C'est un peu la revanche de la France artistique sur la finance américaine que Printemps et Guitry, de connivence avec Sorel, Le Gal-lienne, l'opérette française et bien d'autres encore, prennent et font sentir avec une désinvolture d'après-guerre.C'est eu se faisant plumer qu'on apprend à plumer.Sacha, avant de s'embarquer, écrivait dans "Candide" que, s'il s'était décidé à risquer la mort par le mal de mer, c'était à force d'argent et bien peu pour la gloire.Et voilà qu'il connaît un triomphe extraordinaire avec son "Mozart", chef-d'œuvre écrit, dessiné, sculpté, pour la plus grande gloire de sa délicieuse femme, Yvonne Printemps.La critique américaine s'est emballée; le théâtre Chanin's se remplit à craquer tous les soirs; les dollars s'asphyxient tant ils sont entassés dans les coffres de M.Woods, l'audacieux impresario américain, qui n'a pas craint de risquer une somme de $25,000 par semaine pour épater les new-yorkais, et du même coup presque doubler son argent.L'argent, l'argent ! Et c'est parce que nous n'en avons pas assez ou que nous ne voulons pas le "gaspiller" dans les théâtres que nous serons privés du bonheur d'entendre "Mozart".L'apathie, le snobisme ou le crétinisme qui minent notre public théâtral nous auront J.P.BASTIEN 723 De I'Epée J.A.E.CARTIER 3722 St-Hubert Spécialités : Evaluation de Feu, d'Achat et de Vente 76 rue Saint-Jacques MONTREAL Main 4135 BARYTON Artiste exclusif de la "Brunstoick Record Co." Dix ans de grands succès à New-York spécialisant le contrôle de la respiration Concerts Récitals Etc.Studio: 4328 Sherbrooke Ouest Tél.Westmount 4311 OSCAR O'BRIEIN COURS D'HARMONIE Traité R1MSKY-KORSAKOFF Professeur d'Harmonie de Lionel Daunait Prix d'Europe 1926 Stodio : 7 STE-CATHERINE EST Tali.: Uncaiter 2111 — Calumet 3103 24 Janvier 1927 joué ce sale tour.Ayons donc au moins assez d'amour-propre pour ne pas mendier.Si nos mains s'ouvrent, que ce soit plutôt pour donner que pour recevoir.Soit dit pour blaguer, c'est à croire que Guitry et Printemps n'osent pas venir ici après Mme Cécile Sorel, l'adorable "maîtresse du roi" que nous avons applaudie au "Princess" dernièrement.Malheur à ceux qui ne jugent un artiste que par l'âge qu'il a et non par celui qu'il paraît avoir ! Ils auront perdu une occasion plutôt rare d'admirer le jeu, l'aisance, la grâce, la diction parfaite d'une des plus célèbres pensionnaires de la maison de Molière.Dans "Maîtresse du roi" que tout Montréal est accouru entendre, le faste des décors et de la mise en scène l'emportaient de beaucoup sur la pièce elle-même.N'empêche que ce spectacle restera gravé longtemps dans notre mémoire comme une dès plus belles manifestations de l'art scénique français.La partie musicale et les ballets n'en constituent pas la moindre nouveauté et ajoutaient encore au charme prenant et magnétique de la "belle" Cécile Sorel.Malheureusement, le classique misanthrope et la moderne Camille n'ont pas fait fureur.C'est dommage ! Cest honteux dirait Turc ! Les derniers "cahiers de Turc" et sa conférence au cours de l'exposition des livres français et canadiens auront au moins eu l'effet de remettre sur le tapis la question des auteurs canadiens et de faire naître un débat bien anodin entre le Dr Choquette et l'ami Comte du Canada sur notre production théâtrale.D'après Turc, "notre" théâtre en est encore aux vagissements de la première enfance; il n'aurait même pas encore assez de dents écloses pour tenter de mordre celui qui l'aurait mordu le premier.La vieille loi juive: "Dent pour dent" n'a pas en lui un adepte enthousiaste.En relisant les messages apocalyptiques que nous adresse mensuellement Turc du haut de la rue St-Hubert, on y découvre, malgré tout, à travers l'amertume de son désespoir, à demi-justifiê, des éclairs de praticisme.S'il ne prescrit pas les remèdes les plus efficaces — la médecine n'est pas son fort — il réussit très bien les diagnostics.Remontant aux sources mêmes de notre formation littéraire, il nous en laisse voir la maigreur et la demi-sécheresse.Cette lubie sur laquelle on excuse notre peuple à raison de sa jeunesse aura-t-elle plus d'emprise sur notre esprit que les anciennes histoires de loup-garou et de feux-follets ?L'étroitesse d'esprit et la mesquinerie in-telleituelle de la plupart de nos soi-disant professeurs de littérature, sont à vrai dire à l'état cancéreux dans notre organisme littéraire.C'est en vain que nous avons cherché jusqu'ici un sérum assez violent pour enrayer ce mal sournois autant qu'hy- pocrite dont on se meurt lentement et à petit feu.Dans le domaine de la production théâtrale, où en somrnes-nous vraiment ?Quelques petits actes enfantins dignes de la "collection rose"; à peine-une demi-douzaine de levers de rideau, et encore faut-il que le rideau ne soit pas bien grand ! J'oubliais.Plusieurs grandes "machines" à drapeau, avec obligato de fanfare patriotique font aussi partie de notre patrimoine."Encourageons les nôtres '." Cette devise nous va parfaitement, s'il s'agit d'encourager les nôtres à sortir de l'ornière et, comme dans la chanson, à "aller de l'avant".Mais pour applaudir béatement, comme en extase, aux petits triomphes des nôtres qui se croient arrivés parce que leur main a la force physique de tenir une plume ou une baguette, merci ! Et nos revuistes ! Un vent de revue souffle de tous les coins de la ville.Tous les critiques aiguisent leurs bistouris en vue d'enrayer cette épidémie et d'en crever les moins bonnes.Le théâtre St-Denis ouvrira le feu avec une revue "blanche et noire" de deux camarades de la "Presse", MM.Gagnier et Robert.Les auteurs l'annoncent comme la revue des revues.Simple suggestion: pourquoi ne pas avoir attendu alors à la fin de la saison pour en faire réellement une revue des revues.On m'informe que la revue de Poirier est prête pour l'essayage "et qu'elle grimpera sur la scène vers la fin de février.Plusieurs autres débutants revuistes sont à l'affût des bureaux dé directeurs de théâtres dans' l'espérance de placer leurs poulets.J'aurai l'occasion le mois prochain de discuter plus longuement de la "revue", de ses mérites et de ses dangers.FABRIO.LBERT LEFORT SSURANCES De toutes sortes 190 ST-JACQUES.Main 0937 RODOLPHE MATHIEU ECOLE DE COMPOSITION Cours et leçons particulières: Harmonie — Contrepoint — Fugue — Orchestration Studio : 312 BBt, ruo Ste-Catliorine Tél.Est 4480 Béslâeiice : 224 Est, ruo Sherbrooke Tél.Lancaster 6039 ATIS La manière la plus sûre de recevoir "La Lyre" régulièrement, c'est d'être inscrit sur nos listes d'abonnés.Pour cela, il vous faut nous envoyer votre nom et votre adresse.Les chèques doivent être faits au pair à l'ordre de "La Cie de La Lyre", Limitée", 7 Ste-Catherine Est, Montréal.ERIC MORGAN Eminent baryton irlandais NOTES BIOGRAPHIQUES Eric Morgan est né en 1SS4, de parents irlando-écossais.Il reçut sa première éducation artistique à la fameuse école "Lo-retto", près d'Edimbourg.Comme bien des jeunes gens qui sont devenus plus tard de grands artistes, il ne fut pas dirigé vers la musique, ses parents le destinant à la médecine.C'est pourquoi il étudia quelques années au Collège de la Trinité, à la grande Université de Cambridge.Mais ses dons naturels pour la musique primant tout, il étudia alors avec le Dr Théo.Lierhammer, de l'Académie Royale de Musique de Londres.Peu après Morgan vint à Paris et continua ses études avec Edouard Challet, du Grand Opéra de Paris, et Marguerite Dhumon, de l'Opéra-Comique.Il fit de tels progrès que, en 1922, il donna un concert de début avec orchestre à la salle Gaveau.II chanta alors en cinq langues — anglais — français — allemand — italien — espagnol (chose remarquable pour un jeune artiste de son âge) et la critique fut unanime à lui reconnaître des dons artistiques particuliers.Suivirent alors des tournées en France, Belgique, Hollande, Suisse et Angleterre où il remporta partout de grands succès.Hélas !."." la guerre vint interrompre une carrière aussi brillamment commencée et Eric Morgan connut de sombres jours.Il fut un des premiers Anglais à prendre part à la bataille de Verdun, lors de la première attaque allemande.Il servit ensuite dans l'artillerie et, finalement, fut interprète auprès de l'armée américaine jusqu'aux derniers jours de la guerre.Après la guerre, Eric Morgan retourna à Londres et chanta les premiers rôles dans des opérettes de Schubert qu'il contribua à faire reconnaître et rendre populaires à Londres.Durant cette période et jusqu'à l'an dernier, il donna de nombreux concerts, chantant aussi dans les salons les plus réputés de Londres et devant des personnalités telles que Son Altesse Royale le Duc de Connaught, — leurs Altesses les Maha-radjas de Jodhpore et de Rujpipla, — le Marquis et la Marquise de Linlithgow, — la Princesse Maud of Fife, — Sir Alfred et Lady Mond, — Mrs.Stanley Baldwin, etc., etc., se faisant partout reconnaître comme un artiste raffiné et un remarquable interprète du lied et de la ballade.Depuis quelque temps M.Morgan habite une jolie ville sur les bords de la Manche, en France, pays qu'il a toujours aimé et dont il a su approfondir et comprendre l'âme intime.C'est ce qui fait qu'il soit devenu un Maître dans l'art d'interpréter les mélodies françaises, que ce soient des Berge-rettes du ISème siècle (qu'il chante à ravir) ou les contemporains.TOUT AMATEUR DE MUSIQUE doit, se faire un devoir d'acheter notre numéro cle Février."LA LYRE" rendra hommage à BEETHOVEN en commémoration du centenaire de la mort de ce grand génie.La biographie et des compositions de Beethoven seront publiées dans ce numéro.^ Janvier 1927 Tél.Upt 0891 Le meilleur repas à 5Q cts A la Ville de Paris Hôtel-Restanrant 22 McGill College Avenue Cuisine française et Italienne Bière et Vin Service do première classe.Chambres confortables avec bain, à louer F.A.LHOUMEAU, prop.Montréal NOUVELLES LOCALES MCOLET Au Séminaire de Nicolet.—La séance dramatique et musicale donné annuellement, à l'occasion de la fête de M.le supérieur, a eu lieu, cette année, mercredi le 19 janvier et a obtenu un franc succès.MARIEYILLE Le nouvel orgue.La dédicace officielle en a été faite à la Jlesse de Jlinnit.—L'orgue nouveau de l'église de la Présentation a été inauguré officiellement vendredi soir dernier, à la Messe de Minuit, lorsque Mlle Rose Cloutier, organiste en cette paroisse, a dirigé les chants appropriés et spécialement exercés pour la grande fête de Noël.C'était la dédicace en règle du nouvel orgue.Un programme spécial a été exécuté et d'une façon remarquable.TROIS-R1YIERES L'Union Musicale de notre ville qui se prépare à une active saison pour l'année qui va s'ouvrir vient de procéder à l'élection de ses officiers avec le résultat suivant: professeur, M.Emile Quiquimberg; assistant-directeur, M.T.P.Lafontaine; président, M.Ad.Robert; vice-président, M.J.Art.La-certe; secrétaire, M.F.Roy; trésorier, M.L.Parent; bibliothécaire, M.0.Hudlot; gardien de la salle, M.Arthur Comtois; membres du comité: MM.S.Panneton, 0.Hudlot, M.Panneton, Ls F.Robert, Georges Héroux, C.E.Milette; auditeur, M.Auguste Roy; tambour major, M.R.Côté.DRUMMODVILLE La troupe d'opérette dirigée par M.et Mme Montcourtois-Devallières est venue nous faire une courte visite en nous donnant deux représentations des "Cloches de Corneville" et "Le Petit Duc".'L'assistance a applaudi les excellents artistes qui composaient cette troupe.A.J.BOUCHE EHBfl.16 est, me Notre-Dame, MONTREAL Nous avons toujours en maina des méthodes de piano, de chant, de musique instrumentale, des exercices, des traités de solfège et d'harmonie, etc., hautement recommandés par nos meilleurs conservatoires, nos Ecoles de Musique et nos Maisons d'Education.La Maison est connue pour remplir les commandes avec une promptitude qui vous donnera entière satisfaction.Téléphone: Main 1850 LA MUSIQUE A QUEBEC >romeIle Chorale Une nouvelle chorale existera à Québec sous la direction de M.Rolland Gingras, professeur de musique.Espérons qu'elle aura les mêmes succès que ses soeurs aînées.Elle est composée de personnes qui ont pris part aux grands concerts du septième centenaire de Saint François et de personnes recrutées dans toutes les parties de la ville.Le concert des Aveugles de Nazareth Evénement musical de premier plan, la venue à Québec de cette splendide chorale suscite un vif intérêt.Trois auditions à l'Auditorium, une le vendredi soir 4 février, une matinée, l'après-midi du cinq, et la soirée du samedi permettront à tous les amateurs d'entendre et même de réentendre le beau programme qu'ils doivent donner.Les dilettantes de bonne musique vocale bien exécutée ne se contenteront pas d'une audition.Qu'ils ^'assurent la première, afin de pouvoir récidiver ensuite.Ils ont, sur demande spéciale, remis au programme deux pièces des plus goûtées, l'an dernier: Chant de Noël de Gavaert, et la désopilante Chasse de Cl.Jannequin.Rien de plus amusant, de plus pittoresque, de plus vivant, de plus étonnamment fidèle que cette description d'une chasse à courre avec son tintamarre de voix, de bruits, de cris, d'appels, de piaffements, d'aboiements ! Quelle virtuosité dans la disposition des voix, leur adroit agencement; mais aussi quelle difficulté d'exécution, surtout quand on songe à l'absence de toute direction ! Régal artistique de premier choix en même temps qu'oeuvre de bienfaisance on ne peut plus digne d'encouragement, voilà qui se présente combiné comme il arrive peu souvent.Tout Québec tiendra à venir entendre et applaudir ces sympathiques chanteurs.L'an dernier, en une émouvante et humoristique allocution, M.C.-J.Maguan en félicitant ces chanteurs les déclarait dignes d'être Québécois et les recevait officiellement "Québécois honoraires!" Québec, qui sait se souvenir, se fera un devoir d'assister en foule et de saluer ses citoyens d'honneur.Le Club Musical des Dames Mercredi le 19 courant eut lieu la matinée artistique du Club Musical des Dames.Ce concert a mis en vedette une artiste québécoises- toujours goûtée, Mme Edouard de Laterrière-Garneau, chanteuse et diseuse, et le talentueux violoncelliste français M.Jean Belland.Il va sans dire que ce concert fut un succès à tous les points de vue.Mme Placide Morency était au piano d'accompagnement.- o - OTTAWA Le coKcert du Columbian Glee Club, le 15 février.—Le Columbian Glee Club, dont le dévoué directeur est M.J.M.Casey, maître de chapelle de l'église St-Joseph, annonce pour le 15 février à la salle Notre-Dame (Monument National) son concert annuel.Le programme de ce concert, annonce-ton, sera exceptionnel.Les membres de cette association musicale y travaillent déjà depuis le mois d'octobre.On nous promet des surprises très intéressantes.25 Toupets et Perruques pour Messieurs Nous sommes des experts dans le postiche.Tout ouvrage sorti de nos ateliers est d'une exécution parfaite et garantie.PUNDE & BOEHM 119 Metcalfe 262 Sce-Cath.E.Up.3161 Est 6320 NOUVELLE-ANGLETERRE PATTTUCKET Mlle JI.-Tïiérèse Brazean revenue de Paris.—Il nous fait plaisir de mentionner l'arrivée de Mlle Marie-Thérèse Brazeau, fille de l'hon.J.B.S.Brazeau et Mme Brazeau, 33 rue Beech, laquelle, après avoir étudié le piano en Europe pendant plusieurs années y fait du concert depuis la guerre.Ainsi, elle a joué à Berlin, à Bruxelles, à.Paris maintes et maintes fois, en concert.Elle a joué avec l'Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, Paris, enfin son nom est synonyme de maître au piano.Son père nous montrait, il y a quelques semaines à son bureau, une revue musicale très en demande à Paris et même dans l'univers entier, où l'on avait placé le portrait de Mlle Brazeau en page frontispice de cette revue, ce qui prouve qu'elle n'est pas quelconque.D'ailleurs, il suffira, pour terminer ces quelques notes appréciatrices, de dire qu'elle a été créée officier d'Académie, décorée des palmes académiques par le gouvernement français, pour la bonne propagation de la musique moderne française en Amérique, ce qui est beaucoup dire à son crédit.Interrogée par notre représentant, concernant son travail ici au pays, re-musique, elle a répondu qu'elle devra probablement jouer à New-York sous peu, en concert, mais que rien n'est défini encore pour d'autres projets de concerts.Mlle Brazeau a étudié sous le grand maître Philippe, à Paris.WOO*' SOCKET Une foule d'amateurs de musique assistaient le 16 décembre 1926 au récital donné par Mlle Marie-Ange Benoît, pianiste élève du professeur Alfred Plante, organiste au Précieux-Sang.L'événement se passa au J.G.YON L.J.Doucet, prop.4168, nie St-Denis, Montréal.Tél.Belalr 7570 Endroit par excellence où l'on peut se procurer le plus beau choix de musique classique, piano solo, chant, violon, violoncelle, musique religieuse, chants canadiens, traités d'harmonie, littérature musxalo, et toute la musique demandée par les différents Conservatoires, y compris les éditions Durand, Schirmer, Wood, à des prix défiant toute compétition.Nouveau rayon de phonographes et disques Starr-Gennett.Remises spéciales aux Communautés Religieuses et aux Professeurs.Service courtois.Une visite & notre magasin vous convaincra du choix de musique varié que nous sommes en mesure de vous offrir. 26 Janvier 1927 sous-sol de l'église du Précieux-Sang el fut couronné de succès pour tous ceux qui y ont participé, mais principalement pour Mlle Benoit.Mlle Benoit s'est dévoilée excellente musicienne.Jouant l'instrument avec une facilité d'ox/cution autant que d'âme.Il est latile de prédire, après l'avoir entendue, qu'un brillant avenir musical lui est réservé.M.H.O'Keefe.ténor, participait également au récital et fut bien accueilli et applaudi au cours de son programme de chant.1.KHI sites.Me.l.a (ronpe Roman obtient un bean s ccès artistique au tlnb Musical-Littéraire.—M.André Roman et ses artistes nous ont présenté une délicieuse pièce à la salle du Club Musical-Littéraire, vendredi et samedi soirs.Ce fut une des plus charmantes soirées artistiques que nous ayons eues Ici depuis longtemps.La pièce, "Quand l'Amour passe", est un véi itable bijou littéraire et elle fut inler-piétée d'une manière admirable par les ciu.| artistes composant la distribution.On a revu avec plaisir les sympathiques acteurs que sont Mmes Jane Dalbieu et Eve Bussy.ainsi que M.Roman lui-même.Les deux nouveaux venus.Mlle Mimi Destée et M.Jean Drayville.ont.dès le premier acte, justifié la réputation qui les avait précédés ici.Jl est certain que nos habitués de théâtre les reverront avec plaisir et nous souhaitons que M.Roman monte sous peu un autre spectacle français.Dans les entr'actes.Mlle Destée nous a récité deux gentilles poésies qui lui valurent de chaleureux applaudissements.NEW BEDFOED Le 14 janvier, avait lieu au théâtre New-Bedford le grand concert donné par Marcel Crandjany, harpiste.Mme Antoinette Robert Comeau.soprano, et M.Arthur Lapierre.ténor.Pour le nombreux auditoire qui y assistait ce concert fut un véritable régal musical.Cfl concert peut être placé parmi les plus beaux que nous ayons eus â New Btdlord.Le Jeu de Grandjany fut une révélation pour tous; toutes les pièces exécutées par ce grand artiste ont été rendues on ne peut mieux: "La Légende" de H.Rénier, "La Mandoline" par Paris Alvars."Les Myrtilles" de Théodore Dubois et "Fairy Taie", composé par M.Grandjany, ont causé toute une révélation.Marcel Grandjany Joue avec beaucoup d'expressicn et nuances et les effets qu'il produit sont de toute beauté.Mme Marie Antoinette Robert-Comeau.notre compatriote, a réellement fait honneur a New Bedford qu'elle représentait.M.Arthur Lapierre.ténor si connu de Fall River el directeur de la Chorale de l'église Notre-Dame de cette ville, était aussi au programme et n'était certainement pas le moindre.Mme Arthur Lapierre s'est révélée très bonne musicienne au piano.Tout comme Mlle I-anthier.Mme Lapierre mérite des félicitations, car ces deux accompagnatrices ont aussi leur part du succès.A L'opérette triomphe.— Excellente troupe.— Une leçon pour nos amateurs.— Chez les Anglais.— Prochains concerts.— Heures musicales.— M.Arthur Michaud au Capitol.— Une nouvelle opérette de MM.A.Robi et Roméo Poirier, musique de Henri Miro."Il grandira, il grandira, car il est espagnol !" C'est par ce refrain si populaire do la délicieuse opérette d'Offenbach."La Périchole", Interprétée si magistralement au théâtre St-Denis par la troupe d'opérette française, qu'il nous faut commencer notre chronique musicale de ce mois.A vrai dire, Il serait plutôt malaisé de broder le moindre bout de chronique en Ignorant l'opérette puisque c'est à peu près tout ce que nous avons eu d'Intéressant au cours de janvier, en plus de la visite d'une troupe d'opérette anglaise d'une qualité vraiment supérieure au His Majesty's.De l'avis unanime de3 critiques et des amateurs de musique légère, il y aurait déjà plus six lustres que Montréal n'a pas entendu de l'opérette, de la vraie opérette, avec de l'entrain, de la gaieté, de la couleur et du "pep".Cruelle leçon pour nos amateurs et nos sociétaires de la société canadienne ! J'aime à croire que la direction s'est fait un devoir de suivre assidûment chacune des représentations et a "encouragé les nôtres" à y aller puiser à même une source si pure et si rafrairhissante.Il n'est pas emballé de dire que la troupe française remporte ici un gros triomphe Le public aura eu raison du pessimisme de Monsieur Gauvin qui déplorait au lendemain de l'arrivée de M.Servatius et Cie que le théâtre St Denis ne soit pas déjà écroulé sous le poids de milliers d'auditeurs.Notre public, si souvent échaudé depuis quelques années, s'est quelque peu fait tirer l'oreille.Comme nous le disions nous-méme à M.Gauvin, dè3 la première de "La Mascotte", dans une semaine, ce sera un gros succès.Et nous sommes orgueilleux de pouvoir vanter la qualité de notre flair.A force de côtoyer toutes les classes de public.Celui des loges comme celui du "pit", ou finit par savoir établir une moyenne de goût sur laquelle on peut généralement ta- Prof.A.SALVETTI VIOLONISTE Licencié du Conservatoire G.Verdi, de Turin.Italie Studio: 5576 Avenue du Parc, Montréal.Tél.ATLANTIC 5368-F Abonnez-vous a "La Lyre" bler pour avoir une Idée assez juste de ce que veut notre public.La raison débuta lentement Dès les premières représentations.11 y avait déjà des bonnes salles mais ce n'est à vrai dire qoe dans la deuxième semaine que la masse commença à remuer.Et quel public ! Au dire même des artistes de la troupe, rarement accueil aussi spontané et enthousiaste leur a été ménagé par la population, y compris même New York, où la raison, proportion gardée, fut un réel succès.Avocats, financiers, médecins, savants juges, hommes d'affaires, petits commis se coudoyaient dans le lobby aux entr'actes, la cigarette et le sourire aux lèvres, riant encore des blagues de M.Servatius et de son fidèle chambellan.Et comment ne pas rire avec ce bon gros Servatius dont le talent si versatile lui permet de Jouer un soir le bouffe Laurent XVII dans "la Mascotte" et le lendemain, le vieux Gaspard des "Cloches de Cornevllle".Mlle Jenny Syrll M.RJrigaraj C'est le grand comique de la troupe et un vrai comique encore, bon enfant, enjoué, plein d'entrain et toujours de bonne humeur même si sa "Mascotte" ou sa "Périchole" le jouent à qui mieux mieux.Son succè.s de la "Périchole" est criant de drôlerie dans Attention Spéciale •lamiilH une nuire DCOUfOO no *te promeut or* i i.rt'lln ri -il is
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.