La presse, 22 février 1985, Cahier A
[" la presse ^ LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE ' Réclame réclame, réclame En vigueur jusqu'au 2 mnrs ¦ tu ¦ LA MÉTÉO: AVERSES EN MATINÉE, DÉGAGEMENT PARTIEL, VENTS MODÉRÉS, MINIMUM: 0°, MAXIMUM: 4°.DEMAIN: PLUTÔT NUAGEUX.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, VENDREDI 22 FÉVRIER 1985, 101-ANNÉE, N° 124, 60 PAGES, 4 CAHIERS 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents LE DOLLAR REFLETE L'AMPLEUR DE LA REPRISE AUX ÉTATS-UNIS PAS DE CONCESSION À L'URSS SUR LE PROJET DE RECHERCHE IDS Reagan entend renverser le régime au Nicaragua ¦g WASHINGTON (d'après AP ™ et AFP) \u2014 Le président Ronald Reagan a affirmé que l'objectif de son administration au Nicaragua était de renverser le régime sandiniste «tel qu'il est présentement constitué» mais qu'il changerait de politique «si les sandinistes se soumettent» ( *if they cry uncle»).Donnant hier soir la première conférence de presse télévisée de son deuxième mandat présidentiel, le chef de la Maison-Blanche s'est d'autre part déclaré opposé à toute dévaluation du dollar américain, estimant que «si les monnaies de nos partenaires commerciaux sont faibles, c'est parce que leur relance économique est plus lente que la nôtre».À propos des exigences soviétiques concernant l'Initiative de défense stratégique (IDS), dite Guerre des étoiles, a la veille des négociations de Genève sur le désarmement, le président américain a dit que les États-Unis «n'ont aucune concession à faire voir REAGAN en A 2 Au quatrième jour des manifestations organisées par le mouvement Pro-Vie, quelque 3000 personnes ont défilé devant la clinique torontoise du Dr Morgentaler.3 000 Torontois devant la clinique du Dr Morgentaler mu TORONTO \u2014 Les manifes-\" tations de la semaine contre la clinique torontoise du Dr Henry Morgentaler ont atteint hier LILIANNE LACROIX envoyée tpéciale de LA PRESSE leur point culminant quand des milliers de personnes ont défilé, pancartes à la main et slogans à la bouche, devant l'établissement, créant un remue-ménage dans la petite rue Harbord.Au plus fort de la manifestation, quelque 3 000 personnes piétinaient allègrement devant la clinique.Si un grand nombre de fidèles catholiques avaient répondu à l'appel du cardinal Carter, qui avait invité ses ouailles à joindre le mouvement et à donner un grand coup en manifestant cette semaine, des gens de toutes dénominations religieuses, ainsi que d'autres pour qui la lutte anti - avorte ment est une voir CLINIQUE en A 2 11 Ifl 24 1 8 15 22 29 5 12 19 26 3 10 17 24 31 7 11 ?t 28 AOÛT SEPT.OCT.NOV.1984 _ _ 5 12 19 26 2 9 16 23 30 6 7 8 11 12 13 14 15 16 19 20 21 DEC.JAN FÉV.__1985_ Sourct: Binou* du Cnnda Ce graphique illustre la remontée, puis la dépréciation graduelle et la dépréciation précipitée de la devise canadienne depuis son dernier plancher, qui en était alors un de tous les temps, de $0,7486 US en juillet dernier.Le dollar en chute libre; le taux d'intérêt remonte MB Accélérant sa chute libre BH des derniers jours, le dollar canadien a, pour la première fois, sombré hier sous la barre JEAN POULAIN_ des 73 cents américains, pour atteindre un nouveau plancher absolu: il a terminé la journée à 72,82 cents US, en baisse de 90/100 par rapport àjnercredi.Et comme un malheur n'arrive jamais seul, toutes les banques à charte et la Caisse centrale Desjardins, répondant à un raidissement d'attitude de la Banque du Canada, ont immé- diatement monté leur taux d'intérêt d'un demi-point, passant de 11 à 11,50 p.cent pour le taux de base, sur lequel tous les autres taux son établis.La Banque du Canada, avec l'approbation du ministre des Finances, M.Michael Wilson, a donné hier le signal de hausse du loyer de l'argent en augmentant de 0,47 point de pourcentage son taux d'escompte qui passe ainsi de 10,48 à 10,95 p.cent: c'est sa quatrième hausse consécutive en autant de semaines.Ce taux que l'institut d'émission consent, dans ses rares avances, aux banques à charte.est en effet passé de 9,66 p.cent, le 24 janvier, a 9,75 le 31.à 10,31 le 7 février, à 10,48 le 14 et 10,95 p.cent hier.La première réaction concrète à la suite de l'augmentation de caractère général du taux des banques a été la hausse d'un demi-point de pourcentage de certains taux hypothécaires annoncée par le Montreal Trust dont los échéances à un an passent à 11,5 p.cent, 12 pour deux ans, 12,75 pour trois ans, 13 pour quatre ans et 13,25 pour cinq ans.Les spécialistes des marchés des changes imputent la dégrin- voir DOLLAR en A 2 Confiant, Wilson croit que la situation se rétablira bientôt m NEW YORK (d'après ™ CP ) \u2014 La chute accélérée du dollar canadien, qui est tombé hier au-dessous de 73 cents US pour la première fois de son histoire, est le résultat d'une situation «exceptionnelle» qui ne pourra que se stabiliser dans les quelques semaines à venir.C'est ce qu'a affirmé hier aux journalistes le ministre des Finances, M.Michael Wilson, à l'issue de la causerie qu'il venait de prononcer devant le Conference Board des États-Unis.Le ministre a souligné que les pressions exercées présentement sur le dollar canadien émanaient de la force sans précédent du dollar américain, plutôt que d'une faiblesse quelconque de l'économie canadienne.Il s'est refusé a prédire le niveau auquel le dollar canadien pourrait finalement tomber, se contentant de dire qu'on ne pou- vait qu'espérer que la situation se rétablirait bientôt: «Elle le fait toujours, e( cela pourrait même se produire dès demain », a-t-il dit.M.Wilson n'a pas voulu, par ailleurs, commenter les rumeurs voulant qu'Ottawa songe à demander à Washington d'intervenir sur le marché des changes pour aider au rétablissement du dollar canadien.voir WILSON en A 2 SOMMAIRE\t\t \tB\t2, B8 àB 11\t,c\t7, C8 Arts et spectacles\t\t \tC 1\tà C 6 \t11,C 12\t Décès, naissances, etc.\t\t.C9 Économie.\tB 1 à R 7\t Éditorial.\t\tA 6 Étes-vous observateur?\t\t.B8 FEUILLETON\t\t «L'impayable\t\t Mme Chadwick ».\t\t.B9 \t\tB 11 \t\tA 10 \t\tC7 \t\t.B 10 Quoi faire aujourd'hui.\t\t.C11 Télévision.\t\tC 4 \t\t.A 7 TABLOÏD SPORTS\t\t \t\t12,13 \t\t DRAPEAU REITERE SON INTENTION D'EXPROPRIER Les projets McGill et Berri seront réalisés en parallèle ¦H Le maire'de Montréal, M.\" Jean Drapeau, a souligné, hier soir, au cours d'un débat té MARIAN! FAVR1AU lévisé, que le développement du quadrilatère McGill, maintenant vidé de la salle de concert, se ferait en même temps que celui du quadrilatère Berri qu'il a choisi comme site de la salle de concert de l'Orchestre symphonique.En réponse aux questions des journalistes, à sa sortie des studios de Télé-Métropole, M.Drapeau a déclaré qu'au moins quatre promoteurs lui ont manifesté leur intérêt envers le développement du quadrilatère formé par les rues McGill, Sainte-Catherine, Mansfield et de Maisonneuve.Il a réitéré l'intention de la Ville d'y exproprier tous les terrains si les propriétaires actuels n'arrivent pas à une entente en vue d'un développement.Ces terrains seraient ensuite offerts par enchères publiques.M.Drapeau dit avoir envisagé un autre site que celui de l'avenue McGill, pour la salle de concert, après avoir reçu l'assuran- ce que la subvention de $30 millions de Québec n'était pas liée au site McGill.On a aussi appris, hier soir, que les relations sont peut-être difficiles entre Sofati, le constructeur choisi par la Ville, et l'OSM.Sofati veut rencontrer les consultants de l'OSM avant de détailler ses plans selon les exi- voir DRAPEAU en A 2 Le voltigeur Tim Raines, des Expos, obtient le plus gros contrat jamais accordé par un arbitre.Sports page 2 SONDAGE Le rétrécissement de l'écart entre les deux principales formations politiques québécoises se confirme.page A 8 APARTHEID Le déplacement forcé des Noirs: l'apartheid à une croisée des chemins.Un commentaire de Jooneed Khan.page A 10 DOMTAR Le projet de $1,2 milliard de Domtar à Windsor risque d'être reporté d'un an, sinon abandonné.page B 1 BÎLEET L'autre télévision B M.Jacques Girard, le p.-d.g.de Radio-Québec, est patient.Mais là, il en a assez.Et il donne du poing sur la table.Y a-t-il apparence d'irrégularités dans l'émission de Michel Jasmin ?Vite une vérification comptable exécutée par une firme indépendante.Deux cadres sont convaincus de fraude?Ils sont proprement, congé-, diés aussitôt connus les résultats de l'enquête.C'est ce qui s'appelle une nouvelle administration rigoureuse toute à l'honneur du nouveau président en poste depuis un an et demi.Mais au fait, ces incidents survenant coup sur coup, faut-il en conclure que la situation s'est détériorée depuis son arrivée?Et que jusqu'à ces dernier res semaines tout se déroulait dans l'ordre ?Sûrement pas.C'est peut-être tout simplement que l'expression 'l'autre télévision» veuille aussi dire dorénavant un *autre» mode de gestion.Et qui s'en plain?dra?PIERRE GRAVEL IL VA Teu£M£ftT àtmrnvMefew couvée S co nfzœ.Ù9 rtr'&ME J ÉPARGNE-RETRAITE ft TRUST GÉNÉRAL NOS RFKR SUSCITENT RF.AUCOIT O'INTERKI TOI I SI R LES REÉR DANS INFORMER, ] F lil'Ll.ETI.N GRATUIT 1)1' TRUST fiF.NF.RAL rFLKl'IiÛNK/.-NOl S: Succursale»: \"\"» Laval: Plate du Carrefour.«32-3200 _ \u2022 VilU- MoiitR.yal: IViHri KocHinti V«v.u - 311-Hil \u2022 Outreînonl: I.Vint eut d'Ind).Vii'.l- IJio Conseillt-ri: Mil Uiiul,;,' 'IS.'-SOIHJ Ij^unul :t.-l Mil l'Iacf Ville-Marie; Galerie ries Boutiques.801-8383 jTlTiUiilverïîly: 1 100, IniveraUy, 871-72Ô0 _______ Sl-Hubt-tt.462-1880 Cranby378-8461_ ImUuimn if» r.if t U Vit it \\'*pmwc*4rt&> tu CM» i f'1%% 11% Ifi Il (Sans) (3 ans) OepôTi garanti».1 Int.an, \u2022 Min.500 S \u2022 Taux sujet» a confirmation (2 ans) A 2m LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 FÉVRIER 1985 DOLLAR SUITE DE LA PAGE A 1 golade subite du dollar canadien, par rapport au billet vert américain et à lui seulement, à deux facteurs indépendants de la volonté canadienne.Le premier facteur est la tendance actuelle à la hausse des taux aux États-Unis.Cette tendance pousse les capitaux canadiens à s'expatrier, ce qui fait baisser la valeur de notre devise (puisqu'il faut au préalable acheter des dollars américains pour les placer aux Etats-Unis).Le deuxième facteur qui explique la force nouvelle du dollar américain, est l'excellente santé de l'économie de ce géant qui, contrairement aux premières estimations, fonctionne à un rythme beaucoup plus soutenu que les données préliminaires l'indiquaient pour le quatrième trimestre de 1984 et te début de 1985.Le Secrétariat américain au Commerce a dévoilé hier que le taux de croissance annualisé des trois derniers mois de 1984 s'établissait maintenant à 4,9 p.cent (au lieu des 2.8 p.cent annoncés au début).Pour janvier, la production industrielle américaine a progressé de 0,4 p.cent par rapport au mois précédent, laissant ainsi entrevoir une poursuite du rythme de croissance.Par ailleurs, le président de la Réserve fédérale \u2014 Ja Fed\u2014,M.Paul Volcker, a laissé entendre mercredi que son organisme ne prendrait aucune mesure pour faire baisser le dollar.De fait, le dollar américain a enregistré hier, à New York, de nouveaux records à l'égard de presque toutes les devises, ce qui confirme que dans une situation aussi exceptionnelle, le dollar canadien ne peut faire mieux que les autres monnaies dites fortes.L'or lui-même a dû essuyer un autre revers, franchissant aisément ia barre des $300, passant à $298,70 l'once, à comparer à $303,50 la veille.Devant le mark allemand, le dollar américain a clôture hier h 3,3562/72 (offres d'achat et de vente) contre 3,3300/10 la veille.Par rapport au franc français, il passe à 10,2625/75 francs (10,1775/1825 la veille) et a 2,28270/80 francs suisses (2,8150/70).WILSON SUITE DE LA PAGE A 1 Dans son discours devant les membres du Conference Board, le ministre avait évité de faire allusion aux préoccupations que suscite actuellement au Canada la faible valeur du dollar et l'accroissement des taux d'intérêt, si ce n'est lors de remarques préliminaires, où il avait admis que sa visite ne s'effectuait peut-être pas au moment le plus propice.M.Wilson a amplifié d'autre part les projections relatives à la performance économique du Canada pour 1985, affirmant que le produit national brut réel augmenterait de 2,75 p.cent cette année.Il a réitéré par ailleurs l'invitation d'investir au Canada lancée en décembre dernier aux hommes d'affaires américains par le premier minitre Mulro-ney.« La porte est ouverte, a-t-il dit, il ne s'agit aucunement d'une invitation effectuée pour la forme.» ¦Il a promis que les politiques économiques du gouvernement conservateur ne seraient aucunement «imprévisibles, capricieuses ou arbitraires».« Nous avons une idée très claire du but que nous poursuivons, et nous invitons tous ceux qui veulent se joindre à nous à monter à bord », a-t-il dit.Le conférencier a d'autre part insisté sur l'importance de la coopération économique entre le Canada et les États-Unis: «Cette coopération tombe sous le sens, car il serait ridicule, pour le Canada, de faire fi des occasions uniques qu'offre le contexte nord-américain et notre situation aux portes du vaste marché américain.» M.Wilson a donné aux hommes d'affaires américains l'assurance que le Canada était dé- terminé à enrayer son déficit public.« Mais en raison des forces dominantes exercées par l'économie américaine sur nos marchés, a-t-il souligné, votre dette et votre déficit, et ce que vous allez faire à leur sujet, sont aussi importants pour nous que les nôtres.Les fluctuations de votre marché financier ont pour nous des conséquences évidentes, et s'il était besoin de nous en convaincre, nous n'aurions qu'à observer la force constante du dollar américain dans le monde, qui a entraîné des pressions fâcheuses sur nos taux d'intérêt.» Le ministre a néanmoins affirmé que le Canada ne cherchait aucunement à reporter sur le déficit américain la responsabilité de ses propres problèmes.Lors de son entretien avec les journalistes, après ce déjeuner, M.Wilson a rejeté toute possibilité que les rumeurs faisant état de désaccords au sein du cabinet ajoutent encore aux pressions que subit actuellement le dollar.On parle depuis quelque temps à Ottawa de difficultés qu'éprouverait le ministre des Finances à obtenir l'appui du cabinet en vue des mesures énergiques de réduction du déficit qu'il entend adopter.Hier, le Wall Street Journal a publié un article à cè sujet.M.Wilson a soutenu qu'il n'éprouvait aucun ennui avec le cabinet.L'opportunité des mesures économiques qu'il a mentionnées en novembre dernier « a été confirmée à plusieurs reprises depuis par le premier ministre », a-t-il souligné, en ajoutant: «Je pense que vous vous en con-vraincrez lors de la présentation du budget, au printemps.» * H a ajouté qu'il serait fort surpris que ces rumeurs aient une incidence quelconque sur la situation du dollar.« Je crois que les gens, ici, n'ignorent pas que le problème immédiat à combattre est le déficit », a-t-il conclu., fflwf3Siï$$l ù'v* ¦ v-&-:.-V.dans LA PRESSE LE MONDE DE WALT DISNEY: Revenant d'une visite au Monde de Disney, à Orlando en Floride, Martial Dassylva raconte qu'il a été particulièrement intéressé par certains pavillons d'Epcot Center.Dans le Cahier «Tourisme».LES ÎLES GALAPAGOS: Dans la page «Sciences et Techniques », Pierre Gingras, de retour d'un voyage aux Galapagos, affirme que l'avenir de ce paradis terrestre est loin d'être assuré, à cause surtout de l'invasion des touristes.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffre» 976 à quatre chiffres 9513 rLAMÉTÉOl date VENDREDI 22 FÉVRIER 1985 aujourd'hui: Mln.:0° Max.: 4\" NUAGEUX AVEC QUELQUES AVERSES EN MATINÉE.«main: PLUTÔT NUAGEUX.08 5 01 Québec AbHibi Ovtaouoù Lourontides Contons do l'Est Maurio» Quebec loc-Soint-Jeon Rimouiii Oovpovio Bcie£omeou Canada Victoria Edmonton Rogna Winnipeg Toronto Min.- 2 0 - 2 0 - 5 - 2 - 5 - 5 -Il -15 -IS Hotfoi fi 11 -i H 11 n i n Soint-Jwfi - o -13 - 6 - 9 - 3 -12 - 6 - 7 Mo.Autaurt-hui 0 Nuag., noig* 2 Nuog., noigo 1 Nuog., noigo 4 Nuog., noigo - 3 Noigo, pluie 0 Noigo, pluie - 3 Noigo, pluie - 1 Noigo, pluie - I Noigo, plui» - 2 10 cm noigo - 2 10 cm noigo M««.Aujourd'hui 10 I - 3 États-Unis Boston tuffolo Chicago Miami New York - 3 6 N.-Orléom - 8 1 Pittsburgh 3 6 S.Francisco 21 27 Washington - 2 7 Dallas *m *22 16 21 les capitales \t\tMo.\t\tMB.\tMu.ArnstorcSom\t- 8\t2\tMadrid\t2\t10 Athènes\t0\t5\tMoscou\t-10\t- 2 Acopulco lorfin\t24\t30\tMulco\t13\t23 \t- S\t0\tOslo\t-10\t- 4 kuioRos\t0\t5\tParis\t- 3\t8 ouonos Aires\t20\t34\tRome\t0\t9 CooonhoQuo\t- 4\t- 3\tSéoul\t-11\t- 5 Geneve\t-Il\t- 3\tStockholm\t-20\t- 9 Hong Kong\t12\t13\tTokyo\t6\t14 Le Coin\t9\t19\tTrinidad\t23\t29 Lisbonne\t6\t10\tVienne\t- 6\t- 3 Londres\t3\t7\t\t\t photo Denis Courvillo, LA PRESSE Deux chefs, deux partis opposés, des regards, des conversations et des sourires dans deux directions: même réunis dans un même studio, MM.Jean Dore et Jean Drapeau ont des projets différents pour la ville de Montréal.DRAPEAU SUITE DE LA PAGE A 1 gences de l'orchestre, tandis que l'OSM veut des plans plus avancés avant de s'engager.De plus, le président de l'OSM, Me Jacques Courtois, a déclaré que l'orchestre «n'a pas d'objection » à ce que Sof ati participe à une étude des plans et devis ( les siens) de la salle défrayée par Québec, pour en déterminer les coûts.Le débat télévisé a permis à l'opposition municipale de démontrer qu'à Montréal, on procède à l'envers des règles nor- males.« Ailleurs, selon M.Sam Berliner, du Groupe d'action municipale, on implique les gens à toutes les étapes: on établit des critères, on analyse les sites possibles, on lance un concours pour le choix de l'architecte et on choisit le promoteur.« À Montréal, a-t-il poursuivi, le comité exécutif a tout fait: il élabore les critères, choisit le site, trouve le promoteur qui choisit l'architecte.Tout est à l'envers.» Quant au chef de l'opposition municipale, M.Jean Doré, du Rassemblement des citoyens de Montréal, il a vainement tenté de savoir du maire pourquoi il avait écarté la dernière proposi- tion de Cadillac Fairview, celle de participer à l'érection de la salle de concert sur le site Berrl, tout en assurant le développement d'un projet de $100 millions sur l'avenue McGill.M.Doré a aussi souligné la «démarche paradoxale» du maire qui était d'accord avec le premier projet de Cadillac Fairview, sur McGill, alors que tout le monde le décriait, mais qui l'a rejeté quand, dans sa troisième version, il faisait enfin l'unanimité.De son côté, le vice-président deSofati, M.Pierre Tellier, a nié énergiquement que sa compagnie ait eu un accès privilégié au;: plans de Cadillac Fairview pour la salle de concert.Tl assure que Cadillac Fairview a rendu publics des documents fort explicites sur sa salle de concert, qui ont servi de guide à Sofati pour calculer ses volumes et établir ses coûts.Sofati entend même faire un profit en construisant la salle pour les $30 millions dont dispose le gouvernement.Quant au président de la Chambre de commerce, M.Philip O'Brien, il a averti que les investisseurs regardent de l'extérieur ce qui se passe à Montréal.Et que si on veut les attirer ici, il est important d'avoir des règles du jeu claires.Boulevard Ville-Marie: Lorang rassure les résidants du quartier ag La consultation pour l'amé-\u2014 lioration de la qualité de vie des résidents des rues Davidson, Bourbonnière et Pie IX, en relation avec la construction du boulevard Ville-Marie, s'est poursuivie hier soir lorsque le conseiller MADELEINE BERTHAULT Pierre Lorange, qui est aussi vice-président du comité exécutif de Montréal, est venu livrer aux citoyens des éléments de réponses à certains de leurs problèmes et recueillir d'autres suggestion.Devant une soixantaine de personnes directement touchées, M.Lorange a répondu à certaines inquiétudes: ainsi, il n'est pas question que la rue Bourbonnière change de sens ou accueille du trafic dans les deux sens.De plus, la compagnie Murray Hill modifiera sous peu ses circuits d'autobus touristiques pour éviter un achalandage exagéré sur cette rue qui est, semble-t-il, très typique pour ses escaliers extérieurs en rangée.Quant au stationnement sur les trois rues, il est permis des deux côtés, sauf aux heures d'entre- tien et pour le déneigement et, pour la rue Pie IX, d'un côté ou de l'autre en fonction des heures de pointe du matin et de la fin de l'après-midi.Pour ce qui est du trafic lourd, M.Lorange a souligné qu'il doit demeurer sur les rues Sherbrooke, Sainte-Catherine, Hochelaga, Ontario, Notre-Dame et Pie IX, pour ne pas isoler le quartier d'une part, mais aussi parce que Pie IX est une voie nord-sud importante débouchant sur le port de Montréal.D'après M.Lorange il est logique d'interdire ce type de trafic sur les autres rues.Cela exclut évidemment les camions de livraison et de service qui approvisionnent le quartier et qu'on ne veut évidemment pas éliminer.Par ailleurs, la Ville procédera au repavage des rues au printemps.Les citoyens avaient demandé que Ja limite de vitesse soit fixée à 30 km/h.Soulignant qu'il y a déjà des zones à 30 et môme 20 knvh, près des écoles, hôpitaux et autres institutions, M.Lorange précise que la vitesse normale est de 50 knvh et qu'il sera peut-être possible d'installer des radars à certains endroits névralgiques.REAGAN SUITE DE LA PAGE A 1 là-dessus car il s'agit d'un simple projet de recherche, ce que n'interdit pas le traité sur les armes anti-balistiques, et non pas d'une phase d'expérimentation».Ironisant sur le traité Suit-2.non ratifié par les États-Unis, le président américain a déclaré que les États-Unis déciderait dans un mois ou deux s'ils se joindraient à l'Union soviétique pour «violer le traité».Il a exprimé la préoccupation de son administration à propos des «problèmes bilatéraux entre pays du flanc sud de l'OTAN» (la Grèce et la Turquie) et des «effets que cela peut avoir sur la sécurité de l'Alliance».Il a indiqué toutefois qu'il n'envisageait pas le retrait des bases américaines de Grèce.Les questions et réponses ont longuement porté sur la grave crise que traversent les fermiers américains ainsi que sur les différents projets de réforme fiscale circulant à Washington, mais c'est sur le Nicaragua que le télépholo UPI Le président Ronald Reagan président s'est le plus longuement et le plus violemment attardé.«Le gouvernement sandiniste n'est pas un gouvernement choisi par le peuple, a-t-il dit.C'est un régime brutal et cruel et nous avons l'obligation d'être utile quand c'est possible.Nous allons tenter de persuader le Congrès que nous pouvons, en toute légitimité, aller de l'avant».Il a invoqué les chartes des Nations unies (ONU) et de l'Organisation des États américains (OAS) à l'appui du «droit des combattants de la liberté» (la guérilla anti-sandiniste connue sous le nom de contras) de lutter pour la démocratie.«Ces gens-là ont combattu une dictature mais ils ont été privés des fruits de leur révolution, a-t-il dit.Nous tentons de leur fournir la chance d'accéder à une vraie démocratie».Interrogé à propos des restrictions placées par le Congrès à l'aide ouverte et secrète de son administration aux contras, le chef de l'exécutif américain a répondu: «Je pense que les propositions du Congrès dénotent un manque total de compréhension à Cropos de ce qui se passe vérita-lement au Nicaragua et à propos de ce que nous essayons de faire».S'agissant de la montée record du dollar américain, le président Reagan a déclaré que «la derniè- re fois que le dollar fut dévalué, les gens n'étaient pas contents».Il a reconnu que la hausse du dollar limitait l'accès des produits américains aux marchés étrangers, touchant notamment l'agriculture et l'industrie de l'auto aux États Unis, mais il a souligné que les consommateurs américains pouvaient par contre acheter à bas prix des produits de qualité importés de l'étranger.Il avait d'ailleurs ouvert la conférence de presse avec une déclaration affirmant que l'année 1984 avait vu «la meilleure performance annuelle de l'économie américaine depuis 1951», avec un taux de croissance frisant les sept p.cent.«Nous entendons prolonger et protéger cette expansion», a-t-il dit, ajoutant qu'«une législation fiscale historique devrait être adoptée cette année».À propos des fermiers, il a toutefois déclaré que même s'il n'entendait pas «leur couper l'herbe sous les pieds», il estimait que les programmes agricoles du gouvernement s'étaient révélés inefficaces et qu'il avait l'intention de «renvoyer l'économie agricole sur le marché libre».CLINIQUE SUITE DE LA PAGE A 1 simple question morale, avaient joint le groupe pour afficher la force de frappe du mouvement Pro-Vie.Les catholiques demeuraient toutefois en majorité.Parmi eux, un nombre étonnant d'adolescents qui se sont empressés de se rendre rue Harbord dès la fin des classes.Pour l'occasion, certains avaient d'ailleurs reçu leur congé un peu plus tôt qu'à l'habitude.«Nous sommes venues avec notre professeur de religion, expliquent Cathy Maltese et Marie Carrabau, des adolescentes de 14 ans, étudiantes à l'école Father Brassoni, à 20 milles de Toronto.On nous a amenés en autobus.Nous sommes une cinquantaine ici, des garçons et des filles.Personnellement, nous avons choisi de venir parce que nous voulons montrer que nous sommes contre l'avortement.C'est contre la loi divine et les enseignements du pape.» Marie allait un peu plu Mît: «Si certaines filles se retrouvent enceintes, c'est leur propre faute, et elles ne devraient pas tuer un être humain à cause de leur erreur.» À 10 ans, John Hogan, un étudiant de lie année d'une école to-rontoise et originaire de Montréal, se montrait un peu moins strict : « Je ressens énormément de compassion pour les jeunes qui doivent vivre des moments aussi difficiles, mais je ne crois pas que l'avortement soit une solution.Si je reproche fortement aux politiciens leur inertie, je n'en'veux ni aux filles qui viennent ici ni au Dr Morgentaler.Je sufs sûr que cet homme défend une cause à laquelle 11 croit, mais je sais qu'il a tort.» «Je suis ici aujourd'hui parce que cette bataille concerne directement les Jeunes.Je ne crois pas que quiconque devrait avoir le droit de décider si un enfant vit ou meurt.Une vie est sacrée.Notre école est très catholique et on nous a fait voir ce qu'est vraiment l'avortement.» Le jeune homme avoue qu'il craint une escalade de la vio- lence, verbale et physique: «C'est malheureux, mais c'est un problème qui touche tellement les émotions que c'est presque inévitable.» Si certaines des pancartes faisaient appel à la compassion pour les enfants à naître, une bonne partie accusaient ceux qu'ils considèrent responsables: «Les anges de la mort: Mengcle et Morgentaler! \u2014 Bouchers de ruelles! \u2014 Stoppez ce massacre! » affichaient certains manifestants.D'autres y allaient de messages plus religieux : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.» Mobilisés pour l'occasion par dizaines, les policiers torontois ont installé des barricades pour limiter les manifestants aux trottoirs bordant la petite rue.Quelques membres de leur cavalerie ont dû intervenir au plus fort de la manifestation quand quelques manifestants ont choisi d'interrompre la circulation en s'asseyant dans la rue.Trois personnes ont été arrêtées pour avoir troublé la paix, mais aucun autre incident n'est venu ternir la manifestation à caractère pacifique, même si les marcheurs ont souvent débordé du chemin prévu pour aller manifester dans la ruelle qui sert de passage habituel aux patientes et au personnel de la clinique.«Sauf lundi, la clinique a fonctionné comme à l'habitude, explique Wendy Taylor-White, porte-parole de l'établissement.Cela prouve bien la détresse dices femmes qui font appel à nous et leur besoin pressant d'aide.Au lieu de manifester devant la clinique et de harceler ainsi des femmes qui vivent un moment de crise, pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés à Queen's Park, devant les édifices gouvernementaux?» \u2014 Là-bas, nous n'aurions eu aucun impact, personne ne nous aurait écoutés, répond simple-memt Laura McArhur, présidente du Mouvement Right to Life.Alors que le gros des manifestations de Pro-Vie en venaient à leur conclusion hier, les tenants du mouvement Pro-Choix ont prévu une marche symbolique devant Queen's Park pour la fin de la Journée aujourd'hui. la presse Jeune fille tuée par un fuyard rue Mackay m Une jeune fille de 19 ans, ™ Theresa Elaine Reade, a été tuée tard dans la nuit, mercredi, au moment où elle traversait le boulevard Dorchester à l'angle de la rue Mackay, dans l'Ouest de la ville.L'automobiliste qui a heurté la jeune fille a négligé d'arrêter.D'après des témoins, le chauffard conduisait une voiture de marque Chrysler, mais on en ignore le modèle.Il s'agirait d'une auto noire ou de couleur foncée, accidentée à l'avant.Toute personne qui pourrait fournir des renseignements additionnels est priée de communiquer avec la police de la CUM, numéro 934-2225.MERRILL LYNCH C'était bien $68 millions H Le vol de titres monnaya-™ bles survenu le 21 décembre à la Merrill Lynch était bel et bien de $68,5 millions, non de i millions.C'est ce qu'a affirmé hier le sergent Normand Bélair, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, démentant certains rapports de presse selon lesquels le montant du vol avait été supérieur à celui déclaré par la direction de Merrill Lynch.Le policier a souligné qu'il fallait faire la différence entre les titres monnayables et ceux sans valeur qui ont été dérobés.II a rappelé qu'en plus des $68,5 millions de titres volés, les bandits avaient également pris des titres qui, ayant déjà été encaissés, étaient sans valeur.Ces derniers représentaient $42 millions.La police a retrouvé jusqu'à maintenant $62,4 millions de titres monnayables.L'enquête se poursuit et la police demeure confiante de retrouver les $5 millions manquants.Guatemala : un Canadien assassiné jm CIUDAD DE GUATEMA-™\" LA (Reuter) \u2014 Un ressortissant canadien a été assassiné, mardi, dans la capitale guatémaltèque, après avoir refusé de tenir compte d'une note d'extorsion lui réclamant $7,500.Selon des sources diplomatiques, William Harris, âgé de 58 ans, anciennement d'Ottawa, a été abattu à l'extérieur de sa demeure et les assassins ont pris la fuite à moto.« Cela a tout l'air de l'oeuvre de professionnels », a commenté un diplomate.Harris et sa femme exploitaient depuis une dizaine années au Guatemala une ferme horticole dont le produit était principalement exporté vers l'Europe de l'Ouest.Tentative de rapt d'enfant H GATINEAU (PC) \u2014 La police de Gatineau a institué une enquête au sujet d'une tentative d'enlèvement survenue hier dans cette municipalité.Un individu d'une trentaine d'anées circulant à bord d'une voiture beige aurait tenté d'enlever un bambin de quatre ans et demi qui s'amusait non loin de la résidence familiale.La mère du garçonnet qui regardait par la fenêtre au même moment s'est immédiatement précipitée dehors, ce qui a eu pour effet de faire fuir l'individu.4 ans pour inceste fm QUEBEC ( PC ) \u2014 Une ™ sentence exemplaire de quatre ans de pénitencier a été imposée hier à un père de famille de Sainte-Foy accusé d'Inceste sur l'un de ses fils.Le juge Jean-Paul Bérubé a qualifié la conduite de l'accusé d'abominable et lui a reproché de n'avoir éprouvé aucune pitié pour son fils.Les directeurs d'école ne veulent pas qu'on augmente la tâche des enseignants ¦ La Fédération des direc-™ teurs d'école a demandé hier au ministère de l'Éducation de ne pas augmenter la tâche des 70 000 enseignants du primaire et du secondaire en septembre prochain, comme il est prévu dans le décret tenant lieu de convention collective depuis 1983.ANDRÉ NOËL Le décret doit être rouvert au plus tôt pour empêcher une détérioration de l'enseignement, a soutenu la fédération.Selon l'organisme, qui regroupe 4 000 directeurs d'école, toute augmentation du temps d'enseignement porterait un grave préjudice aux élèves.En vertu du décret, les enseignants du primaire devraient enseigner pendant 30 minutes de plus par semaine, soit 21 heures, dès la prochaine rentrée scolaire.Au secondaire, le temps d'enseignement doit augmenter de 50 minutes par semaine pour s'établir à près de 18 heures.L'encadrement des élèves Le président de la Fédération des directeurs d'école, Réal de Guire, a dit que cette augmentation se ferait au détriment du temps réservé à l'encadrement des élèves en dehors des cours.«Un professeur de mathématiques au secondaire aura encore moins de temps que maintenant pour aider un élève qui a des problèmes à comprendre la matière, a-t-il dit.La relation maître-élève sera compromise.» M.de Guire prie le ministère de l'Éducation de tenir compte d'un avis du Conseil supérieur de l'Éducation qui, dès avril dernier, recommandait le gel de la tâche enseignante.«Une élévation de tâche de 30 Réal de Guire, président de la Fédération des directeurs d'école.Photo tA PRESSE ou 50 minutes, qui serait davantage tolerable à la rigueur dans un système stable, prend figure de goutte d'eau qui fait déborder le vase et devient tout simplement un facteur supplémentaire de détérioration», soulignait le Conseil, un organisme chargé de conseiller le ministre en matière d'éducation primaire et secondaire.Le ministre d'alors, Yves Bérubé, a accepté la recommandation et reporté à septembre 1985 l'augmentation de la tâche prévue en septembre 1984.L'éducation ou les gros sous Emboîtant le pas aux syndicats d'enseignants, les directeurs d'école soutiennent que le refus du nouveau ministre de l'Éducation, François Gendron, de geler la tâche reviendrait à «sacrifier l'éducation pour une question de gros sous».téléphoto Reuter 69 victimes de Bilbao n'ont pas encore été identifiées Les cercueils renfermant les corps des victimes de la catastrophe de Bilbao qui ont pu être recouvrés sont alignés au pied du mont Oiz, d'où ils devaient être transportés à Bilbao pour être remis aux familles.Le gouvernement de la province basque espagnole de Biscaye a fait savoir hier que 79 des 148 victimes de l'accident du Boeing 727 avaient été identifiées jusqu'à maintenant.Un responsable a souligné toutefois qu'il était très improbable qu'on réussisse à identifier tous les restes humains recueillis.Un juge force la SQ à remettre un permis d'acquisition d'armes à un motard des Hells Angels ¦j On a sévèrement critiqué, il ™ n'y a pas très longtemps, la facilité avec laquelle une jeune femme de Montréal avait obtenu un permis d'acquisition d'armes, pour aussitôt acheter un revolver et aller asassiner son ami de coeur dans un bar de l'ouest de la métropole.LEOPOLD UXOTTE C'est peut-être pour cette raison que les préposés à la délivrance de tels permis, au quartier général de la SQ, .rue Parthenals, ont émis des réticences, 11 y a quelques jours, lorsque Denis Houle, 32 ans, s'est présenté pour en obtenir un.Car, en plus d'être connu comme un motard fort actif dans le groupe des Hells Angels, à Laval, le Jeune homme avait été condamné à plusieurs reprises, entre 1971 et 1974, toujours pour voies de faits.Dans deux cas, ce sont des policiers qui avaient été ses victimes, et c'est pour un crime semblable qu'il avait encouru sa dernière condamnation, en 1974.Mécontent de ce refus, Houle a donc décidé de se prévaloir des dispositions de l'article 104 du code pénal, qui permet à un magistrat de modifier la décision rendue par le registralre.Il s'est donc présenté devant le juge Ben-jamen Schecter, de la Cour des sessions de la paix.Sage depuis cinq ans Son avocat a principalement fait valoir que pour Justifier le refus opposé à son client, il aurait fallu que les actes de violence énumérés dans son dossier ne remontent pas à plus de cinq ans.Représentant la Couronne, Me René Domingue, de son côté, s'est vivement opposé à l'octroi du permis en invoquant les renseignements que possède la police sur le caractère et les habitudes de vie de l'appelant.Mais le juge Schecter, considérant avant tout, semble-t-il, le respect des droits du requérant, tout fautif qu'il ait pu être dans le passé, a décidé qu'il n'allait pas contre l'intérêt public de modifier la décision.Il a donné l'ordre qu'un permis d'acquisition lui soit accordé.Mais il semble bien que son jugement ne prendra pas effet aussi rapidement que prévu et que le jeune homme devra attendre avant de pendre le pistolet de son choix à sa ceinture.Même s'il n'y a pas de procédure d'appel automatique prévue au code, le ministère public entendrait recourir au pouvoir inhérent de surveillance et de correction de la Cour supérieure, dès les prochains jours, pour faire annuler l'ordre donné.Le juge Schecter, qui avait souligné la bonne conduite du requérant au cours de la dernière décennie, lui a cependant conseillé, en accédant à sa requête, de « faire attention » à ce qu'il pourrait faire avec l'arme ou les armes qu'il veut se procurer.Pouliot ne veut pas payer durant toute sa vie pour ses enfants pil «Je ne sais pas si je vais de-™ voir payer toute ma vie pour les erreurs de mes enfants.Ça me retombe toujours sur le dos, d'après ce que je peux voir.» Jean-Luc Pouliot, sur qui pèsent 19 chefs d'accusation, dont complicité après le meurtre, à la suite du quadruple assassinat de North Hatley, a fait cette remarque hier, en réponse à une question du substitut du ministère public, Me Thomas Walsh.Me Walsh tentait alors de discréditer l'accusé en le reliant à un incident qui avait mis en cause trois de ses fils et un voisin, Pierre Dion, à la mi-août 83.Jean-Luc Pouliot a dit avoir assisté comme spectateur, ce jour- là, à une raclée que ses fils avaient infligée à Pierre Dion, auquel étaient venus porter secours par la suite le frère de celui-ci, Michel Dion, et le beau-frère, un certain Fauteux.La poursuite a tenté de prouver que pendant que deux des fils Pouliot tenaient M.Dion, un autre le tabassait.Mais l'accusé soutient n'avoir pas vu cette scène.Il reconnaît qu'il s'est approché avec deux de ses fils en voyant le troisième aux prises avec M.Dion, armé d'un fusil et reculant dans son garage.Pourquoi s'est-il rendu chez Dion?« Simplement pour dire à ce dernier de ne pas pointer son arme vers qui que ce soit », répond M.Pouliot.«1 « Ça se tiraillait, ça criait pas mal tous les deux (Dion et son fils ), poursuit-il.Je suis venu à bout de mettre la main sur le fusil de Dion, je suis sorti du garage, j'ai vu ma fille Diane de loin et lui al demandé d'appeler la police.Puis, je suis resté sur le bord du chemin avec l'arme, en attendant les policiers.» À la suite de cet incident, les deux fils avaient été condamnés à de courtes peines de prison et le troisième, trop jeune, confié à la garde de ses parents.Les avocats ayant d'autres points de droit à discuter, le juge Claire Barette-Joncas a libéré les jurés jusqu'à lundi matin.M.de Guire affirme que c'est dans les prochaines semaines que le décret doit être rouvert, avant que les prévisions budgétaires ne soit arrêtées.Les commissions scolaires doivent faire savoir d'ici au 1er avril quels enseignants sont susceptibles d'être mis en disponibilité; \u2022 Les directeurs d'école croient que l'augmentation du temps ét du nombre de périodes d'enseignement au secondaire pour; raient entraîner la mise en disponibilité de 600 des quelque 30 000 enseignants du secondaire.La même mesure n'entraîne pas de mises en disponibilité au primaire, car la demi-heure d'enseignement ajoutée correspond à la demi-heure de plus que les élèves devront passer en classe.__ Le gouvernement espère écono miser $37 millions par année én imposant cette dernière augmentation de tâche prévue au décret.ENTREVUE EXCLUSIVE AVEC BRIGHAM Le Canada se prépare à le refouler aux USA wm Accusé des trois meurtres \u2014 causés par l'éclatement d'une bombe tubulaire de forte intensité, le 3 septembre dernier, à la Gare centrale, Thomas Brigham doit revenir en cour le I mars prochain pour que soit fixée la date de son procès.LEOPOLD LIZOTTE Mais le silence auquel il a du s'astreindre au cours de son enquête préliminaire, commençait sans doute à lui peser un peu lourd.Hier, il a donc dicté au reporter de LA PRESSE une longue déclaration qu'il avait soigneusement préparée au cours des derniers jours et dont il a lui-même requis l'enregistrement sur cassette, sans doute pour ne pas courir Je risque d'être mal cité.Disant partager J'horreur rie tout le monde pour ce qui s'est produit au beau milieu du congé de la fête du Travail, il rejette cependant tout l'odieux de cette tragédie sur la CIA.Pour expliquer l'interventioji de la grande agence américaine de renseignements et d'espionnage, le sexagénaire évoque au' passage les complots qui ont conduit aux assassinats de John F.et Robert Kennedy, en faisant remonter à un ressentiment de Churchill pour leur père la décision de les abattre tous deux! Dans tout cela, il n'aurait été qu'un pion planté à l'heure prévue dans les couloirs du terminus ferroviaire, pour couvrir,, une opération où les trois jeunes Français auraient été des victimes plus désignées qu'accidentelles.Il soutient par ailleurs qu'une enquête parallèle a été ordonnée par.Frank Cotroni et ses aides, pour découvrir le véritable fabricant de l'engin et ceiui qui l'a déposé dans le quartier des consignes automatiques.L'ingénieur, devenu aviateur pendant le dernier conflit mondial, explique les retards apportés à instruire son enquête, l'automne dernier, par le fait qu'on voulait laisser passer certaines visites de chefs d'État avant de procéder.Il soutient maintenant qu'on veut brusquer son départ du Canada pour qu'il ne soit pas là le 14 mars, date de.la rencontre Reagan-Mulroney, à Québec.Il émet incidemment des doutes sur la possibilité que cette visite se fasse comme prévu, en raison de l'impossibilité de la police québécoise d'assurer adéquatement la sécurité du président américain.« - Au moment où il nous parlait,, le prévenu avait en main unie convocation ferme, reçue lél février, pour se présenter do-vant une commission de l'immigration, qui serait appelée à déterminer qu'il n'est pas*.admissible au Canada.Et, le rire dans la voix, il explique que notre pays ne croit pas avoir lés moyens de le garder ici indéfiniment.Ce serait exactement la raison que l'on invoquerait devant la commission.Mais à une date qu'on vient de décider de repousser.Et jusqu'au terme de son procès, semblet-t-il.' \" L'article 19-lA-(ii) permet un effet de refouler aux frontières tout individu atteint d'une maladie ( physique ou mentale ), dont la gravité laisse prévoir qu'il pourrait être longtemps, \"à la charge de l'État, causant-un fardeau excessif pour nos services sociaux. ) A 4 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 FEVRIER 1985 Us sénateurs libéraux repoussent leur accord à la semaine prochaine ¦l'OTTAWA \u2014 En dépit de ™ » l'impact sur l'opinion publique^ les sénateurs libéraux sont restés sur leurs positions hier et ont -repoussé, jusqu'à la semaine prochaine, l'adoption du bill C-ll dont a besoin le gouvernement pour emprunter $19.3 milliards.%______^_ DENIS LESSARD d« lp Pre»te Canadienne _ \u2014\u2014-\u2014¦- Utilisant le poids de leur majo-ritélà la Chambre haute, les libéraux ont facilement défait une motion du leader conservateur au Sénat, M.Duff Roblin, qui aurait forcé le comité des finances du Sénat à donner le feu vert au bill qu'attend désespérément le ministère des finances.Le bill C-ll ne pourra être adopté avant que ne soient déposées, mardi prochain aux Communes, les estimations de dépen- Duff Roblin téléphoto Reuter Allan MacEachen.Ottawa veut faire du secteur privé un partenaire dans le développement international ma Le gouvernement fédéral \u2014') orientera son aide au développement international en fonction d'une plus grande participation du secteur privé.Mme Monique Vézina, ministre de* Relations extérieures et responsable de l'Agence canadienne de-développement international (ACDI), a dévoilé hier à Montréal les nouvelles orientations qu'elle comptait donner au programme canadien d'aide extérieure.«JC'est la volonté du gouvernement de faire en sorte que le secteur privé devienne un partenaire dajis le développement international », a déclaré Mme Vézina, à l'issue d'un déjeuner-causerie organisé par le Centre de commerce mondial de Montréal.Elle a révélé que le budget du programme de coopération industrielle de l'ACDI, qui vise à aider les compagnies canadiennes et jes entreprises de pays en voie rie développement à établir des relations d'affaires, bénéficiera d'une réallocation qui lui permettra de passer en 84-85 de $26 à $37 millions, soit une augmentation de 10 p.cent.Mme Vézina a expliqué qu'en raison des coupures budgétaires décrétées par le gouvernement Mulroncy, le budget do l'ACDI augmentera moins rapidement que par le passé, ce qui incite l'Agence à faire appel au secteur privé pour « faire mieux avec moins ».La ministre des Relations extérieures a insisté sur le fait que les intérêts humanitaires et les intérêts commerciaux sont complémentaires.Elle a rappelé que les difficultés financières du tiers monde s'étaient soldées par une forte baisse des exportations canadiennes à l'étranger et à une perte de 135,IH)0 emplois.« Il est urgent et important pour une grande nation commerçante comme le Canada de voir ces pays sortir de la crise écono mique qu'ils traversent aussitôt que possible», a-t-elle explique.« Leur réussite économique et sociale sécurisera notre propre avenir».«En donnant, nous recevrons, et de part et d'autre, nous serons plus heureux », a-t-elle soutenu.Dans la perspective de ce nouveau « partnership » entre le gouvernement et les entreprises, Mme Vézina a annoncé une révision de certains mécanismes de coopération.Elle compte notamment introduire plus de flexibilité à l'intérieur des plans de développement à long terme pour qu'ils puissent s'adapter aux situations changeantes des pays du tiers monde.\u2014 Presse Canodienne ses pour la prochaine année.« Le Parlement a, depuis la Confédération, toujours empêché le gouvernement d'agir ainsi.On a tenu la discipline qui a été imposée à tous les gouvernements», a lancé, triomphant en conférence de presse, le leader libéral au Sénat, M.Allan MacEachen.Selon lui le Sénat n'a nullement contrecarré la volonté des Communes, puisque depuis le début, les libéraux sont disposés à adopter le bill inchangé, une fois les estimations déposées.« Si le Sénat n'était qu'un tampon pour approuver automatiquement les voeux du Parlement, il n'aurait pas sa raison d'être », a soutenu l'ex-ministre libéral.Pour le sénateur conservateur Lowell Murray, il n'y a pas de doute que si cette attitude de la majorité libérale devenait systématique, le premier ministre verrait à appliquer une réforme « assez draconienne » de l'institution.Opinion publique < Nous ne sommes plus en 1867, le pouvoir qui nous a été conféré doit être utilisé avec discrétion et jugement », a lancé hier au Sénat M.Roblin.Après avoir lu une kyrielle d'éditoriaux récents qui tous condamnaient l'attitude des libéraux, M.Roblin a lancé qu'ils «avaient ignoré l'opinion publique et qu'ils auraient des raisons de le regretter ».«C'est le chantage de Mulro-ney », a vivement répliqué le sénateur libéral Hazen Argue.En conférence de presse, M.Roblin a souligné par la suite que la crédibilité du Sénat avait eu à souffrir de « l'obstructionnisme » libéral.Les retards à adopter le bill ont déjà coûté $3 millions en surplus d'intérêts aux contribuables et ne sont pas étrangers à la mauvaise performance du dollar, a soutenu M.Roblin.Quant à M.MacEachen, il estime que bien que les sénateurs libéraux aient adopté une position différente des députés, cela ne porte pas ombrage au statut du chef libéral John Turner.« M.Turner n'a pas été impliqué là-dedans », a-t-il précisé, ajoutant que le chef avait toutefois donné son accord à la stratégie des libéraux aux Sénat.ws>im MHRHHHNRMRmIKHmHHiS-«N BANQUE NATIONALE D E PU I S 126 ANS VENTE DE SECRETS D'ÉTAT À L'URSS La Cour suprême refuse d'entendre la cause de J'ex-agent Morrison \"te ¦OTTAWA (PC) \u2014 La Cour suprême du Canada a refusé, hier, d'entendre la cause de James Morrison, dit « Longknl-fe », un ex-agent de la Gendarmerie Royale accusé d'avoir vendu des secrets d'Etat aux Soviétiques.M.Morrison affirmait que les accusations contre lui avaient été portées plus de 25 ans après les événements qui lui étaient reprochés, ce qui viole les garanties constitutionnelles contre les délais excessifs.La Cour a, comme c'est la coutume, rejeté la requête pour permission d'appeler de M.Morrison sans donner de raisons.L'ex-policier devra donc se présenter la semaine prochaine à son enquête préliminaire pour déterminer s'il y a matière à procès pour avoir enfreint la Loi sur les secrets officiels.Par ailleurs, la Cour a également refusé d'entendre la requête de municipalités ontarien-nes qui voulaient bannir les danses dites « exotiques ¦ de leur territoire.Cette décision confirme donc celle de la Cour d'appel de l'Ontario qui soutenait que la réglementation de la moralité publique appartient au gouvernement fédéral et non aux municipalités.Enfin, la Cour a accepté d'entendre la requête du syndeat des fonctionnaires de Terre-Neuve qui conteste une injonction lui interdisant de faire du piquetage devant l'édifice abritant la Cour suprême de cette province.La Cour terre-neuvienne affirmait que ce piquetage nuisait à l'administration de la justice et constituait un outrage au tribunal.Les journaux n'ont pas été équitables à l'endroit de Turner, estime Keith Davey n Les journaux du Canada, le ™ Globe and Mail, notamment, n'ont pas agi de façon équitable à l'égard du leader du parti libéral John Turner, lors des dernières élections fédérales.Le réputé journal torontois s'est quant à lui abaissé à dépeindre le successeur de M.Trudeau comme un menteur et comme un débile en faussant délibérément les faits.JEAN-PIERRE BONHOMME___ Cette charge en règle contre les médias a été portée hier par le sénateur libéral Keith Davey.M.Davey, est ce vieil organisateur politique à qui les libéraux ont eu un ultime recours lorsque la déconfiture des gens au pouvoir est apparue inévitable.Le sénateur parlait devant les invités de Societal, cet organisme réunissant des relationnistes qui se donnent une vocation de service au public.L'intervention s'inscrivait dans le cadre d'un colloque sur le marketing et sa relation avec les communications politiques.Le conférencier a tenu ses propos en présence du corres- Les politiques sont à la remorque des sondages n Plusieurs hommes politi-™ ques d'aujourd'hui n'ont pas, pour fonder leur action politique, une pensée personnelle très solide.Plusieurs d'entre eux se fondent plutôt sur les modes éphémères proposées par les sondages d'opinion et cela est dangereux pour le processus démocratique.C'est l'essence du message que M.Pierre Bourgault, enseignant en communications et journaliste connu, a voulu livrer hier au colloque de Societal sur le marketing cl les communications politiques.M.Bourgault, principal conférencier au déjeuner, a dit en des mots directs ce que plusieurs autres intervenants, MM.Keith Davey et Tom Axwothy, un ancien secrétaire de M.Trudeau, entre autres, ont plus délicatement souligné durant la journée de réflexion.Le pouvoir, a dit le conférencier, malgré tout ce qu'on en dit, réside entre les mains des hommes politiques.Les journaux n'ont que la possibilité d'analyser et de reconnaître les consensus.C'est l'homme, la personne individuelle et sa pensée intime, a-t-il dit, qui a du Des libéraux songent à un centre de recherche pour les idées pondant très connu du Globe and Mail, M.Jeffrey Simpson, qui a du reste reconnu la pertinence de certaines des critiques du sénateur.M.Davey a formulé plusieurs griefs à rencontre du journal qui a la réputation d'être le plus influent du Canada anglais.Il a notamment parlé d'un exposé que le journal a fait peu avant le scrutin concernant les relations d'affaires de M.Turner et d'une photo montrant l'homme politique dans un cadre de fourche diabolique.Il a dit qu'en cette instance le journal a atteint le « bas fonds de tous les temps ».Mais il a indiqué que les propriétaires du Globe and Mail, les puissants financiers du groupe Thompson, pourraient avoir eu intérêt à infléchir les reportages pour favoriser les conservateurs de Brian Mulroney.L'organisateur a reconnu que la performance de M.Turner a été un facteur dans la déconvenue de son parti, mais il a ajouté que l'actuel chef de l'opposition commence à prendre de l'assurance.Tant et si bien qu'il s'avère aujourd'hui rentable pour les libéraux.\u2014 BOURGAULT pouvoir.*\"Or, dans les circonstances actuelles de la vie collective, ces hommes politiques ont trop souvent la « lâcheté » de s'en remettre aux sondages d'opinion.Les journaux ne réussissent pas, comme ils le devraient, à confronter les hommes politiques ; ceux-ci « trivialisent » et « atomisent » l'information.Tout le monde se laisserait ainsi glisser sur les vagues des sondages éphémères, qui érigent en dogme les croyances majoritaires d'un moment.Bourgault a dit ne pas avoir perdu sa foi dans l'éventuelle indépendance du Québec, mais il a ajouté qu'à cause de la mode et des événements récents il parait maintenant ridicule de s'en ouvrir.« Il faut avoir la force de proposer ce qui est vrai, d'affirmer ce que je crois vrai», a-t-il lancé.Certains ont naturellement vu, dans ces propos, une allusion au récent virage du parti québécois.Mais ce n'était toutefois pas une caution pour la direction des aspirants libéraux.Leur chef Robert Bourassa, a dit Bourgault, s'est jeté pieds et poings liés aux faiseurs d'images.| I OTTAWA (PC) \u2014 Afin de ™ trouver des idées nouvelles, certains libéraux fédéraux songent à fonder un institut de recherche.« Je crois que plusieurs d'entre nous partagent l'opinion que si l'on doit reconstruire, il ne faut pas seulement s'attaquer aux finances et à l'organisation, mais également aux idées», a expli-quéle député libéral Lloyd Axworthy dans une interview télé- phonique.Le modèle suggéré est le Centre for National Policy Studies, des Etats-Unis, qui maintient des liens avec le Parti démocrate et 3ui fonctionne avec un budget 'environ $350,000 U.S.En plus d'un centre de recherche, d'autres libéraux vont lancer un magazine trimestriel appelé « Denovo », chargé lui aussi de faire appel à l'élite intellectuelle.Laurin dirigera la psychiatrie à l'hôpital Sacré-Coeur ¦j La direction de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal a annoncé ™ hier la nomination de l'ex-ministre Camille Laurin au poste de chef du département de pychiatrie de cette institution pour un mandat de quatre ans.Le Dr Laurin a démissionné de son siège de député de Bout-get à l'Assemblée nationale le 25 janvier dernier à la suite du débat sur l'enjeu de la prochaine élection qui a secoué le Parti québécois.\u2014 Pre s J« canadienne LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 FÉVRIER 1985 A \u2022 A ~5~ Frechette .- ' mandat m Le ministre du Travail, Ray-™ nald Frechette, a accepté sans difficulté hier dè prolonger de trois mois les travaux de la Commission consultative sur le travail qui se penche sur une refonte des lois du travail.La décision finale appartient cependant au conseil des ministres.USA BINSSE_ Si le cabinet entérine la recommandation du ministre Frechette la semaine prochaine, ce n'est qu'à la fin de septembre prochain que le juge René Beaudry devra remettre son rapport contenant les recommandations de la commission qu'il préside.La demande de prolongement de mandat du juge Beaudry, qui dirige la commission depuis septembre dernier, était attendue depuis quelque temps.Le juge Beaudry, qui a remplacé le président démissionnaire Gilles Châ-tillon, n'a jamais caché que de- est d'accord pour prolonger de la commission Beaudry photothèque LA PRESSE Le ministre Raynald Frechette vant l'ampleur du travail à accomplir pour mener à bien sa tâche, il serait plus que probable qu'une extension de mandat serait requise.M.Fléchette a pour sa part photothèque LA PRESSE Le juge René Beaudry toujours indiqué qu'il ne s'y opposerait pas.La commission consultative a été formée en mars 1984 par le ministre Frechette pour étudier en profondeur ies relations du travail dans le secteur privé qué- bécois et les différentes lois qui régissent ces relations, notamment le Code du travail.Reste à savoir maintenant qu'elle sera l'effet de la tenue possible d'élections provinciales, au printemps ou à l'automne, sur l'avenir de cette commission composée aussi de quatre commissaires.M.Frechette déclarait lors d'une récente entrevue que compte tenu de la qualité du travail entrepris par la commission et les soins consacrés à ces travaux, aucun gouvernement ne pourrait faire abstraction de ses recommandations en les «jetant par-dessus bord».M.Beaudry a déjà déclaré que la commission n'avait pas à se soucier de telles considérations, mais plutôt de s'assurer de préserver son indépendance pour conserver toute sa crédibilité.La commission a l'intention de poursuivre son travail même si des élections sont déclenchées.« Quand on n'est pas syndiqué, quels sont nos tm Inorganisés et sans voix, les non-syndiqués ne savent généralement pas où s'adresser lorsqu'ils doivent faire respecter leurs droits Plus souvent'qu'autrement, faute d'information sur leurs droits et les recours dont ils disposent, ils laissent tomber.Au bas de l'échelle, un des rare» groupes à s'occuper des travailleurs non syndiqués, près de deux millions de personnes au Québec, a décidé d'y remédier en publiant une brochure intitulée Quand on n'est pas syndi que, quels sont nos droits ?Celle-ci, une réédition d'une brochure produite en 1981, tente de combler ce manque d'information.; La majorité des non-syndiqués sont couverts par la Loi » des normes du travail «pleine de trous, peu connue et mal appliquée».Dans la brochure d'une trentaine de pages, l'organisme offre des renseignements sur cette loi et son contenu et comment se servir des recours qui y sont prévus.Tout en y intégrant les toutes dernières modifications législatives, la brochure offre aussi une foule de renseignements sur d'autres sujets: la santé-sécurité au travail, la discrimination au travail, la grossesse, l'adoption, la meternité, la paternité, les fermetures d'usine, l'aide social, le chômage, le droit de se syndiquer, etc.Ln brochure est disponible à l'organisme même, qui a maintenant ses bureaux rue Drolet.La Table : des hausses de loyer de 2 à 4 p.cent tm La Table régionale contre les hausses de loyer demande au gouver-\" nement québécois que les augmentations se situent cette année entre 2 et 4 p.cent.L'organisme réclame aussi un contrôle universel et obligatoire des loyers, contrôle qui serait exercé par la Régie du logement.Un pourcentage maximum d'augmentation serait fixé et tout propriétaire désirant une augmentation supérieure à ce pourcentage devrait obligatoirement s'adresser à la Régie.L'association de locataires demandé également l'enregistrement obligatoire des baux, de telle sorte que le nouveau locataire puisse connaître exactement le montant du loyer payé par l'ancien locataire.À compter du 25 février et jusqu'au 1er mars, le regroupement tiendra une « semaine des locataires ¦> au cours de laquelle le mouvement entend faire reconnaître les droits de plus d'un million de locataires au Québec.Le syndicat exige une enquête sur l'explosion |js Le Syndicat des employés de la firme Welding Engineering exige ™* du gouvernement fédéral qu'il tienne une enquête publique pour élucider les conditions dans lesquelles une explosion s'est produite, le mois dernier, dans un entrepôt appartenant à la compagnie.Cette déflagration, datant du 31 janvier, s'est produite dans le port de Montréal et a causé la mort dune personne et en a blessé deux autres.D'après les porte parole syndicaux, l'explosion aur.iit été causée par un mauvais entreposage des bouteilles d'oxygène et d'acétylène dans l'entrepôt.ïnnowations en informatique.Piste d'essai officielle du Macintosh Comment en faire l'essai.Nous affirmons que vous pouvez apprendre à utiliser le Macintosh du jour au lendemain.Pour-quoi ne relevez-vous pas le défi?Vous n'avez qu'à passer à un centre Innovations en Informatique, répondre à nos exigences et emporter l'appareil chez vous, pour la nuit.Pas besoin d'acheter.Trop simple pour être vrai?Pourtant c'est aussi simple que le Macintosh, et c'est ce que nous voulons vous faire comprendre.Pourquoi Innovations en Informatique?Ici encore, c'est simple.Toute personne qui vient chez Innovations en Informatique pour faire l'essai d'un Macintosh, reçoit un cadeau.Le Macintosh Buyer's Guide vous sera remis gratuitement si vous emportez chez vous, pour un soir, un Macintosh de chez Innovations en Informatique.Comment gagner une Ford Mustang Encore une fois, tout simplement en essayant un Macintosh chez Innovations en Informatique.En effet, vous courez la chance de vous retrouver au volant d'une superbe Ford Mustang décapotable* Ça vous dit quelque chose?Et que diriez-vous d'une trousse de petformance si vous décidez d'acheter le Macintosh?Comme prime supplémentaire, toute personne qui achètera un Macintosh chez Innovations en Informatique recevra automatiquement et gratuitement, une trousse de performanceMacintosh.D'une valeurde 300$, cette trousse contient dix disquettes Maxell, un classeur de disquettes, une trousse de nettoyage, une housse, la mallette Macintosh et un livre de très grande importance, Presenting the Macintosh, qui vous fera progresser.Comment un propriétaire de Macintosh peut profiter de nos aubaines de février.Durant tout le mois de février, vous pouvez épargner 15% sur n' importe quel logiciel Macintosh.Ouvrez l'oeil.Nous offrirons d'autres aubaines mensuelles qui vous permettront d'aller encore lus loin.'Pou' ODicn.i unloimi*ljnr df pirWipjt.cn il wlV d «KtiFt-M OU de mrll'ri Upr*u%* ordmMrui Maontothptndâfll uW n\"'t 'rrnplit lek>tmj'ii'toHiC'dft cdfj;ovfI
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