La presse, 29 avril 1985, Cahier A
[" LE PLUS GRAND CENTRE j LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ.MAXIMUM AUJOURD'HUI: 15°.DEMAIN: ENSOLEILLÉ.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985, 101 \u2022 ANNÉE, N° 188, 62 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Québec: 50 cents LES EXPOS: LA MEILLEURE FICHE DU BASEBALL MAJEUR photo Robert Moilloux, LA PRESSE Un sixième gain d'affilée En remportant un sixième gain d'affilée, 5-3 contre les Cardinals de Saint-Louis, hier au Stade olympique, les Expos ont non seulement pris possession du premier rang de la division Est de la ligue Nationale, mais ils présentent aujourd'hui le meilleur dossier de tout le baseball majeur.Steve Rogers, bien que chancelant par moments (il a accordé sept buts sur balles en cinq manches), a mérité sa deuxième victoire de la campagne, aidé en relève par Dan Schatzeder et Jeff Reardon.Les Expos disputeront maintenant leurs six prochains matches sur la route, trois à Philadelphie contre les Phillies à compter d'aujourd'hui, et trois à Atlanta contre les Bra ves.Tabloïd Sports, pages 2 et 3.GRÈVE DES PRÉPOSÉS AUX RÉSERVATIONS Un service normal à Air Canada 0 Malgré la grève de ses 3 000 ™ préposés aux réservations, Air Canada a pu offrir un service presque normal à ses passagers, grâce au travail d'un millier de cadres spécialement entraînés.RONALD WHITE_ « Tout fonctionne admirablement bien », a déclaré le directeur général des aéroports de Montréal pour Air Canada, M.Louis Daigle.« Le nombre des passagers transportés correspond au nombre de réservations, ce qui indique que nous n'avons subi aucune perte de revenus.» Les préposés, membres de l'Association canadienne des employés du transport aérien (ACETA), ont déclenché la grève à 5h hier matin, après que les négociations de dernière minute eurent été rompues entre les deux parties.Comme l'indique le négociateur en chef du syndicat.M.Greg Spencer, « les négociations ont duré jusqu'à minuit 45 hier matin, puis nous avons pris une pause jusqu'à lOh (hier).Lorsque nous sommes revenus, le médiateur a suggéré aux deux parties d'aller réfléchir pendant 24 heures ».Les discussions doivent reprendre ce matin à l'hôtel Reine Elizabeth à lOh, en présence du médiateur fédéral, M.Henry Bartenbach.Elles achoppent principalement du fait que l'employeur veut augmenter de 20 à \u202210 p.cent la proportion de ses employés à temps partiel.Le syndicat accepte que l'entreprise fasse davantage appel à des employés à temps partiel, mais dénonce la façon de procéder d'Air Canada.« Il n'y a eu aucun progrès dans les négociations et la grève continuera tant et aussi longtemps que la direction ne modifiera pas ses offres », d'ajouter M.Spencer.Selon un autre porte-parole syndical, Mme Diane Hollings-head, «de plus en plus de gens vont faire affaire avec les concurrents d'Air Canada dans les jours qui viennent, parce que celle-ci n'offrira pas le service auquel ils sont en droit de s'attendre ».À titre d'exemple, Mme Hol-lingshead mentionne que les passagers ne peuvent réserver leurs sièges à l'avance, choisir de voyager en section fumeurs ou non-fumeurs et, selon elle, ils de- vront attendre plus longtemps avant d'enregistrer leurs bagages.L'entreprise a assuré hier le transport d'environ 30 000 passagers, à bord de 400 vols.Durant la semaine, le nombre de passagers devrait normalement passer à 35 000, répartis sur 150 vols.D'après M.Daigle, la société Air Canada est en mesure de l'aire face au conflit de travail, et ce.pendant longtemps si nécessaire.«Si nos cadres devaient travailler 18 heures par jour et sept jours semaine, ils se fatigueraient et seraient probablement incapables de tenir le coup très longtemps.Mais comme ils ne travailleront que huit heures par jour et cinq jours par semaine, il ne devrait pas y avoir de problème ».dit-il.La situation semblait assez bonne à l'aéroport de Dorval.en fin d'après-midi hier.Les passagers n'ont, pour le moment, pas subi tellement d'inconvénients du fait de l'arrêt de travail.« Je pars aujourd'hui pour Winnipeg et j'avais déjà réservé il y a une dizaine de jours ».a déclaré hier M.Richard Guillemette, au moment de s'embarquer pour un voyage d'affaires.voir AIR CANADA en A 2 AlotS, 7e 3a\\S Hit* v'tccooL, 7fa ¦ nos (/we C///)jvde W/L N'y Air P/fc pe r/9/ce-S(/£ l& PEtf&ÇeUë'?diens Icool page A 2 SOMMAIRE Annonces classées.B 7 à B 9, C7àC 10 Arts et spectacles \u2014 Informations.A 11 à A 14 \u2014Cinéma.B 6 Décès, naissances, etc.C 11 Échecs.C 9 Économie.B1 à B 3 Éditorial.A 6 Étes-vous observateur?.B 9 FEUILLETON.B8 Horoscope.-.C 8 L'auto.C 1 àC6 Le monde.B 11 Loteries \u2022 résultats:.B 2 Mots croisés.C 10 «Mot mystère».B 9 Pleins feux.A 8 Quoi faire aujourd'hui.B 6 Télévision.A 13 mbloId spobbes Bandes dessinées.12 et 13 Mots croisés.18 Des problèmes de protocole précèdent Mulroney à Londres À leur descente d'avion, à Londres, hier, Mila et Brian Mulroney ont été accueillis par la baronne Young, ministre d'État au Foreign Office, sous le regard de M.Roy McMutry, nouveau haut-commissaire canadien à Londres.photolaser ap mm LONDRES \u2014 Le premier \u2014 ministre, M.Brian Mulroney, est arrivé hier à Londres au beau milieu d'une mini-controverse causée par l'attitude de ses adjoints immédiats qui auraient quelque peu bousculé les us et coutumes de Buckingham Palace.GILBERT LA VOIE envoyé spécial de LA PRESSE M.Mulroney a tenté, dès sa descente d'avion, de mettre un terme à ces rumeurs, en déclarant qu'il s'agissait là de ragots dignes des chroniqueurs de potins, mais les journalistes canadiens en poste à Londres ont maintenu leurs affirmations.Selon eux, le secrétaire de presse de M.Mulroney, M.Bill Fox, a littéralement mis les Britanniques en furie en insistant pour obtenir la présence des caméras de la télévision au début de la rencontre qu'aura le premier ministre, mercredi, avec la reine.Buckingham Palace aurait répondu par un non catégorique à cette requête en faisant valoir que cela n'avait jamais été fait.Le secrétaire de presse de M.Mulroney aurait néanmoins continué de faire pression, à un point tel que ses vis-à-vis britanniques auraient comparé son attitude à l'arrogance de certains voir LONDRES en A 2 Pas question d'annuler la visite .'-V à Bitburg d'après AFP et Reuter |flB WASHINGTON \u2014 Le \u2014 président Reagan et le chancelier Kohi ont décidé de ne pas renoncer à se rendre au cimetière de Bitburg lors de la visite de M.Reagan en RFA.Interviewé sur la chaine de télévision CBS.M.Donald Regan, secrétaire général de la Maison-Blanche, a déclaré qu'il n'y avait aucune chance que la visite soit annulée.M.Aloys Merles, vice-ministre ouest-allemand des Affaires étrangères, interrogé au cours de la même émission, a indique pour sa part qu'ii avait eu hier une conversation avec le chancelier Helmut Kohi, au cours de laquelle celui-ci lui a déclaré qu'il n'y avait aucun changement dans sa position.M.Regan a tenté de minimiser l'importance de la visite au cimetière de Bitburg, qui suscite une très vive controverse aux États-Unis, du fait qu'une cinquantaine de Waffen-SS y sont ensevelis.Il a souligné qu'elle ne représentait qu'une partie infime de la tournée en Europe du président américain et que ce dernier ne resterait que 10 à 15 minutes dans le cimetière.Il a rappelé que M.Reagan passerait au moins une heure dans le camp de concentration de Ber-gen-Beisen pour rendre hommage aux victimes de l'Holocauste.Le secrétaire général de la Maison-Blanche a regretté que la controverse éclipse le but réel de cette visite, qui est la réconciliation.Le président, a ajouté M.Regan, a été blessé par la controverse et par les accusations d'insensibilité portées contre lui.Il a souligné que le président était un défenseur très ferme de l'État d'Israël et voir BITBURG en A 2 AUJOURD'HUI \u2022 NORDAIR La compagnie Nordair s'oppose vivement à ce que le gouvernement du Québec achète 22 p.cent de ses actions.page B 1 \u2022 MAISONS Depuis le début de l'année, les prix dee maisons déjà construites ont repris leur ascension.page B 1 \u2022 L'AUTOMOBILE La Jeep Cherokee a passé avec une très bonne note un test routier long et exigeant.page C 1 \u2022 ORTEGA Le préaident Daniel Ortega, du Nicaragua, a commencé hier à Moscou un voyage qui va le mener dans neuf pays de l'Est.* page B11 lOues t \u2014- GJUUNT!SSOKS»MBLLE0RS PRIX COMPAREZ et ÉCONOMISEZ DU 28 JUIN: TOUS LES VENDREDIS SOIR îioct MONTRÉAL - CALGARY - MONTRÉAL Pnx .jvjnl le 14 mille) »V/l» ¦ m ,,, 3fiQs SEULEMENT .iprt\".li1 14 |ijill! Dep.irt de Cjk).iiy lo 29 |uin et b |Ulllel Q Q Q S ,iv\"< r,etoui le h septembre mm &¦ 9 Consulte/ votre agent de voyages SONDAGE GALLUP LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 La consommation d'alcool atteint un nouveau sommet np Après avoir fléchi de façon importante il y a deux ans, la consommation d'alcool par les Canadiens a atteint un nouveau sommet de 79 p.cent eh 198-1 et a augmenté de nouveau cette année a 82 p.cent Les jeunes adultes de moins de 30 ans sont plus susceptibles de consommer de l'alcool (90 p.cent) mais ils sont suivis de près par ceux qui sont dans la trentaine et la quarantaine (8(5 p.cent).Par contre, les Canadiens âgés de 50 ans et plus consomment moins (70 p.cent).Les résultats du sondage sont fondés sur des entrevues personnelles à domicile, effectuées en février dernier, auprès de 1 035 adultes âgés de 18 ans et plus.Pareil échantillonnage est précis à quatre points près, 19 fois sur 20.La question posée était la suivante : « Consommez-vous à l'occasion des boissons alcoolisées telles que spiritueux, vin ou bière ou vous en abstenez-vous complètement ?» Le tableau suivant indique le pourcentage national de consommation selon les groupes d'âge depuis que la question a été posée pour la première fois en 1913.Pourcentage des consommateurs 1985 1984 1983 1982 1981 1980 1979 1978 1971 1909 1958 1919 1913 Ensemble du pays 82% 79 73 77 77 74 74 78 75 07 65 65 59 18 à 29 ans 30 à 49 ans 50 ans et plus 90% 89 83 85 86 83 82 85 82 73 70 «7 59 86% 82 77 83 82 79 80 82 77 74 68 70 64 70% 67 59 63 62 (il 59 68 66 56 57 56 53 Note: L'âge adulte a été abaissé de 2) à 18 ans en 1969.Brandon n'est pas recommandée pour les conducteurs ¦B BRANDON.Manitoba ™ (d'après CP) \u2014 Les automobilistes qui conduisent en état d'ébriété et les personnes qui font du vol à l'étalage feraient bien d'éviter l'ouest du Manitoba, là où résident deux juges fort sévères.Un étude démontre que deux juges de Brandon, au Manitoba, ont imposé les amendes les plus élevées de la province pour la première offense de conduite en état d'ébriété.indépendamment du l'ait que le chauffeur ait dou- blé la limite permise d'alcool dans le sang ou qu'il ait à peine dépassé cette limite.Le journal Brandon .Sun a également découvert que les deux juges en question n'étaient pas tendres pour les personnes qui se rendent coupables de vol à l'étalage.Pans le cas d'une première condamnation pour conduite en état d'ébrité.les amendes sont de S ion à Brandon, alors qu'elles varient entre $150 et $200 ailleurs dans la province./v I attaqué m SHERBROOKE (PC)\u2014 ~ L'n garde-pèche aurait ouvert le feu sur un jeune homme tôt samedi malin à Sherbrooke, alors que ce dernier rentrait paisiblement chez lui à bord de sa camionnette.Nerveux, le jeune homme de 24 ans, Mario Brochu, a expliqué que la balle avait pénétré par derrière le véhicule, sur le côté du passager, avant de ressortir par le pare-brise, dans le coin supérieur près du conducteur.Un morceau d'asphalte aurait également été lancé sur le véhicule.« La balle était pour moi.et si j'avais eu un passager, il aurait \u2022'été atteint », a-t-il déclaré.\"* Le jeune Brochu a d'ailleurs mandaté un avocat.Me Jean \"Pierre Rancourt, afin que des \u2022 poursuites soient intentées, dès cette semaine, contre les deux gardes-pêche mêlés à l'incident.C'est en revenant du barrage d'Hydro-Sherbrooke.où il s'était rendu vers 2h30 du matin pour accompagner des copains qui y péchaient, que le jeune Brochu a apparemment été attaqué.«Je retournais chez moi lorsque j'ai cru voir quelqu'un dans le bois.J'ai pensé que c'était des jeunes qui voulaient m'atta-quer.J'ai alors accéléré et ça a fait « bang » dans le pare-brise, suivi d'un autre « bang », quelques secondes plus tard ».Peu après, le jeune homme se retrouvait menotte par deux gardes-pêches qui, selon lui.n'étaient pas en uniforme.Aucune accusation n'a apparemment été portée contre lui.dans IiA PRESSE LE LIN À LA MAIRIE: le lin, nous dit Anne Richer, a toujours eu un statut privilégié, parce que noble et près de la vie : dans le lit, sur la table, sur la peau, etc.De ce temps-ci, il est beaucoup utilisé aussi bien dans le prêt-à-porter que dans la haute couture.Dans le cahier Mode, on pourra voir ce que cela donne du côté du costume masculin.Les photos sont de Pierre McCann.La Quotidienne Tirage de samedi à trois chiffres 883 à quatre chiffres 4972 [LA MÉTÉO1 DATE: IUNDI29 AVRIL 1985 AUJOURD'HUI Min.: 3 ' Max.: 15° ENSOLEILLE DEMAIN: ENSOLEILLÉ 8 1 01 Québec \t\tMa».\tAvjcvrd-hvl AbrHbi\t-3\t13\tEnsoleillé Ovloovoii\t2\t15\tEmoleillé Lsvrwrridtl\t3\t15\tErsole.ll* Contani de I Est\t3\t13\tEnsoleillé Mouricw\t2\t13\tDégagement Ovcbtc\t3\t13\tEnsoleillé Loc-Soint-Jean\t2\t13\tDégagement KmcmU\t2\to\tNuogeui CoipWi\t2\t6\tNuageux Boit-Comcov\t2\to\tNuageux ScpNItt -\t2\ti\tNuogeux Canada\ttua\tMax.\t Vîctono\t8\t12\tEnsoleille EdTKjntan\t1\t7\tPluie Regino\t4\tM\tEnsoleillé Toronto\t3 3\t12 16\tNuageux Ensoleillé Ffi-'r9 CAP CANAVERAL, Floride ¦ _ Pendant que les sept hommes de l'équipage de la navette spatiale américaine Challenger recevaient hier leurs dernières instructions en vue du vol dont le départ est fixé à midi, aujourd'hui, une véritable ménagerie composée de 24 rats et de deux sagouins ( des petits singes à longue queue appelés aussi ouistitis ) a été embarquée dans la navette.Les animaux serviront à des expériences au cours de ce vol à vocation scientifique, qui doit durer sept jours.Ce sera le deuxième vol d'une navette américaine ce mois-ci et si Challenger décolle comme prévu aujourd'hui, ce sera le plus petit intervalle entre deux missions de la navette.On se souvient que Discovery est revenu sur Terre le 19 avril après une mission de sept jours.L'intervalle le plus court entre deux vols de navettes américaines avait été auparavant de 34 jours.Aujourd'hui, dans sa soute, Challenger emportera le Space-Jab, un laboratoire de fabrication européenne de 12 tonnes, et qui avait déjà participé à une mission en décembre 1983.Hier, les conditions météo s'annonçaient plutôt bien pour le lancement.Les membres de l'équipage de la mission de Challenger sont le commandant Robert Overmyer, Où est La Mecque quand on est rendu là-haut?¦DJEDDAH (Reutèr) \u2014 Le prince saoudien Ibn Salman, qui va devenir le premier astronaute musulman, n'a pas peur de son futur voyage spatial même s'il reconnaît qu'il n'est pas facile d'accomplir ses devoirs de' croyant, prier, jeûner et se laver, là-haut dans les étoiles.; A bord de la navette américaine Discovery, qui doit lancer lors de son prochain voyage en juin le second satellite de communications Ârabsat 1-B, le sultan IBN Salman, 2$ ans, aura déjà un avantage sur Ses coreligionnaires : la loi islamique le dispense, comme tous les voyageurs, d'observer le jeûne du Ramadan qui tombe à la même date que son voyage.Il pourra donc boire et manger quand 1} le voudra.Mais comment prier en direction de La Mecque alors que la navette parcourra un tour de la terre toutes les 90 minutes ?« Cela sera Impossible », a-t'-il confié dans un entretien publié dimanche par un quotidien de Djeddah, AJ Charq al Awsat.Malheureusement un théologien renommé de Riyad l'a autorisé à n'effectuer que trois prières par jour au lieu de cinq.En fait, son problème essentiel est l'apesanteur.C'est pourquoi il a décidé d'attacher ses pieds à un support solide du vaisseau lorsqu'il priera.Et il revêtira un vêtement de bain spécial pour accomplir ses ablutions avant la prière, « Sinon l'eau s'envolerait partout », a-t-il expliqué très sérieusement au journal saoudien.le pilote Fred Gregory, les médecins William Thornton et Nor-man Thagard, les physiciens Don Lind et Taylor Wang, ainsi que Lode-wijk van den Berg, un ingénieur chimiste.M.Van don Berg, né à Sluiskil, dans les Pays-Bas, et M.Wang, qui est né à Shanghai, en Chine, sont devenus citoyens américains.Dans le laboratoire Spacelab, les cinq scientifiques se relaieront jour et nuit pour mener de nombreuses expériences sur la fabrication de matériaux, sur la mécanique des fluides, sur les sciences de la vie, sur la physique de l'atmosphère ainsi qu'en astronomie.Quant aux deux sagouins et aux 24 rats, ils ont été installés hier à bord du Spacelab, lui-même calé dans la soute de Challenger.On a bien pris soin de s'assurer que les sagouins soient exempts de l'herpès, une maladie qui affecte 95 p.cent des membres de l'espèce, afin d'éviter tout risque de contagion de l'équipage, qui n'aura cependant pas à les manipuler durant le vol.En fait', les astronautes doivent se contenter, au cours de cette mission, d'étudier le comportement des animaux en apesanteur et les signes éventuels de la maladie de l'espace.Les animaux ne subiront aucune expérience au cours du vol, mais les rats seront tués dès leur retour sur Terre pour être examinés.Des groupes de défense des animaux ont déjà annoncé qu'ils manifesteraient aujourd'hui au Cap Canaveral.«Le départ de Challenger signifie que toutes les expériences douloureuses opérées sur des animaux sur Terre seront désormais également effectuées dans l'espace», a déclaré M.Alex Pache-co, directeur d'une'organisation de défense des animaux.photo AP ; Un technicien du Centre spatial Kennedy t'occupe de l'un des deux sagouins qui ont été; embarques à bord de la navette Challenger, dont le décollage est prévu pour aujourd'hui. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 La concertation permettra au se doter d'une politique de de n-e ¦I QUÉBEC \u2014 Robert Dean, ™ ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation, déteste le chômage autant que certains patrons le syndicalisme.Pour combattre ce chômage, il s'est donné comme objectif de doter le Québec d'une politique de plein-emploi et 11 croit que la concertation l'y mènera.YVON LABERGE de notre bureau de Québec « Depuis les années soixante, le taux de chômage atteint des niveaux inacceptables.Et le plus tragique, c'est qu'une véritable politique de plein-emploi aurait pu éviter qu'il en soit ainsi », af-firme-t-il en entrevue.Il se défend bien de vouloir ré: inventer « le bouton à quatre trous ».Il prétend plutôt que le gouvernement dont il fait partie depuis quatre ans veut poser un geste qu'aucun gouvernement en Amérique du Nord n'a jamais osé poser.Pourtant, ailleurs dans le monde, des pays y sont parvenus et leur situation est comparable à celle du Québec.C'est notamment le cas de la Norvège, de l'Autriche et de la Suéde.Dans ce dernier pays, dit-il, quand le chômage atteint 3 p.cent, c'est considéré comme excessif.Imaginons simplement qu'au Québec, il voisine dans les 13 p.cent ! La politique de- plein-emploi souhaitée par le ministre s'articule autour d'une table de concertation nationale et de trois politiques bien précises, à savoir: la stabilisation, le développement régional et finalement une politique active du marché du travail.Une politique de plein-emploi doit être accompagnée d'instruments permettant de suivre, presque quotidiennement, l'évolution de l'emploi et être d'une utilisation rapide.D'une part, pour assurer le recrutement des travailleurs, leur formation et leur recyclage, en plus d'offrir une aidé à l'entreprise en difficulté.«Non pas pour empêcher la fermeture des canards boiteux qui ne peuvent être sauvés parce que non-concurrentiels.Mais plutôt pour agir plus efficacement pour éviter certaines fermetures et sauver des emplois.En fait, dit le ministre, c'est avoir des mesures qui font que les travailleurs puissent être recyclés et intégrés ailleurs ».Pour cela, 4e gouvernement ne peut agir seul.D'où l'importance de la concertation avec les partenaires socio-économiques que sont le patronat, les syndicats et autres agents de développement.Une entrevue du ministre Robert Dean à LA PRESSE Le ministre Robert dean.Et ça, c'est aussi le rôle du ministre que de provoquer ce dialogue, .surtout à une époque de changements technologiques.Changements technologiques, affirme-t-il d'ailleurs, qu'il ne faut pas craindre.< On a le choix, précise M.Dean : les changements technologiques, s'effectuent, ou on résiste et on perd des emplois ».Il reconnaît que cela ne crée pas beaucoup d'emplois, mais qu'au moins, ça a le mérite de les maintenir au même niveau.11 estime' que les changements technologiques ne sont pas une négation de la politique de plein-emploi et il se fait fort de citer en exemple l'Autriche et la Suède.Il y a trois semaines a peine, il y eut une première rencontre de la table nationale de concertation où étaient présents les partenaires socio-économiques du gouvernement.Une première étape vient d'être franchie et les participants se sont entendus pour se réunir à intervalles réguliers et à huis clos.« Non pas pour cacher des choses, dit le ministre.Mais après huit ans de grands sommets, tout le monde sent'lè besoin de se réunir ainsi pour faire le point et élaborer finalement ce que sera une véritable politique de plein-emploi pour les Québécois ».Le ministre cite abondamment les résultats auxquels en sont ar-' rivés, notamment, la Suède, et l'Autriche.Ainsi, la Suède, grâce à sa politique de plein-emploi a pu, en 10 ans (de 1950 à I960), recycler la moitié de sa main-d'oeuvre.Des entreprises ont été fermées et d'autres ont pris là relève et les travailleurs y ont trouvé leur place.En Autriche, ajoute-t-ïl, le gouvernement s'est donné des mesu-.res d'incitation à l'implantation d'entreprises.Pour y avoir droit, les entreprises Intéressées s'engagent à y poursuivre leurs opé; rations et un contrat social a pu être négocié en conséquence.; « En somme, il faut exiger des* comptes aux entreprises aussi-multinationales soient-elles.Ce qui n'a pas été, par exemple, le cas au Québec, sur la Côte Nord.On peut finalement se donner des mesures différentes de certains pays européens et arriver au même résultat ».Enfin, pour le ministre, une politique de plein-emploi ne doit, en aucun moment, créer des emplois inutiles pour le plaisir de créer des emplois ou remplir des promesses électorales.«Promettre 100 000 emplois et en faire assumer une bonne partie par le secteur public et para-public, ça n'a jamais réglé les problèmes du sous-emploi ! » Ottawa devra céder certains pouvoirs afin que le Québec puisse atteindre cet objectif a QUÉBEC \u2014 La politique de \u2014 plein-emploi dont veut se doter le gouvernement du Québec se négocie bien sur avec ses partenaires socio-économiques, mais également avec le gouvernement d'Ottawa.Dans l'éventualité où ces dernières négociations ne permettent pas une récupération de pouvoirs suffisants à la réalisation de cet objectif, le peuple du Québec pourrait alors choisir démocratiquement la voie de la souveraineté politique.YVON LABERGE de notre bureou de Québec_ Voilà, pour l'essentiel, l'une des hypothèses émises par le ministre délégué à l'Emploi et à la Concertation, M.Robert Dean, au cours d'une longue entrevue accordée à LA PRESSE.Mais avant d'en arriver à cette ultime décision, M.Dean insiste: ¦ En attendant, il nous faut faire le mieux possible avec le système que nous avons».Et'ce, même s'il reconnaît d'emblée que les pays qui se sont donnés une politique de plein-emploi efficace sont des États souverains.Dans son esprit, « faire le mieux possible » signifie que le gouvernement du Québec ne peut se permettre de donner dans la facilité en disant: «On ne fait rien parce qu'on est pas souverain ».Or, estime-t-il, le Québec a, à l'intérieur du régime fédéral, des pouvoirs lui permettant d'intervenir directement sur la situation de l'emploi.Parmi ceux-là, il énumère, entre autres, les pouvoirs budgétaires et fiscaux qui lui sont propres.D'autres sont partagés avec le fédéral et il y a place à meilleure harmonisation et c'est là que le processus de la négociation prend son importance.Notamment en regard des politiques d'exportations, de la main-d'oeu-vre, de l'assistance sociale et des régimes de rentes.« Nous avons, dans le système fédéral, des pouvoirs qu'on n'a pas encore exploité à fond, croit M.Dean.Si, sans avoir ious les pouvoirs d'un État souverain, on pouvait faire en sorte que le chômage diminue (de quatre points, par exemple), ce serait un bon bout de chemin de fait ».Un fédéralisme harmonieux Le ministre'croit que l'arrivée au pouvoir des conservateurs le 4 septembre dernier est, pour le moment, de nature à faciliter l'harmonisation des politiques d'emploi entre les deux gouvernements.« Dans le contexte d'un fédéralisme harmonieux, on peut aller au bout de nos possibilités pour mieux arrimer les politiques du Québec et celles du fédéral.Et dans une certaine mesure, con- vaincre Ottawa de modifier les siennes ».Par ailleurs, estime encore le ministre, il se peut que le Québec n'y parvienne pas et c'est là que le gouvernement pourrait être amener à demander à la popula- tion, démocratiquement, qu'il lui faut plus de pouvoirs.«Si la population du Québec nous dit: «On veut que vous alliez chercher des pouvoirs souverains ».ce n'est pas nous autres qui le refuserions ».D'ici là, le ministre Dean espère que les résultats seront satisfaisants et que le premier ministre Brian Mulroney donnera rapidement valeur à ses trois priorités: des jobs, des jobs et des jobs.«bJe souhaite que ce soit vrai pour les travailleurs québécois et canadiens qui vivent avec le chômage.Parce que.ajoute-t-il, on a pas le droit de ne pas réussir avec ce qu'on a au Québec comme instruments ».Le défi de Robert Dean ¦r QUÉBEC \u2014 Robert Dean fut élu député de Prévost le 13 avril 1981.\u2014 De 1960 à 1981, il fit carrière comme permanent syndical.D'abord conseiller technique de l'Union des ouvriers du textile d'Amérique, à Drummondville, il occupa la même fonction au Syndicat canadien de la Fonction publique avant de se joindre au Syndicat international des travailleurs de l'automobile.Nommé ministre du Revenu en mars 1984, il occupe, depuis décembre, le portefeuille de ministre délégué à l'Emploi et là/Concertation.À ce titre, il siège sur quatre comités ministériels: au développement économique, au développement social, à la condition féminine et, finalement, à l'emploi des jeunes.« Pas pour y présenter de nouveaux projets de développement économique, dit-il.Mais plutôt pour m'assurer que ceux présentés par mes collègues aient un impact sur l'emploi ».Lorsqu'il fut nommé à l'Emploi et à la Concertation, Robert Dean n'avait pas caché qu'il s'agissait là du plus grand défi de sa vie et la réalisation d'un grand rêve.Son mandat: élaborer, de concert avec les partenaires socio-économiques, une politique de plein-emploi pour le Québec.Quatre mois se sont écoulés depuis.La semaine dernière, il accordait une entrevue à LA PRESSE.L'égalité des femmes: Marx accuse Québec de faire marche arrière ¦Le gouvernement québécois fait marche arrière au chapitre de l'égalité des femmes, estime le critique libéral en matière de justice, M.Herbert Marx, selon qui le Québec accuse à ce chapitré un retard «inacceptable» sur le reste du continent nord-américain.Ce retard, a affirmé hier le député de D'Arcy-McGee en entrevue téléphonique, tient essentiellement au refus du ministre de la Justice Pierre-Marc Johnson de promulguer les articles de la Charte québécoise des droits et libertés portant sur l'accès aux programmes d'égalité.Ces articles ont été approuvés par l'Assemblée nationale il y a maintenant iw'is ans._i i/ r « C'est un détournement de pouvoir», estime M.Marx, qui s'explique mal l'absence de volonté politique du gouvernement Lévesque à ce sujet et, en particulier, le « silence étrange » de la nouvelle ministre de la Condition féminine, Mme Francine Lalon-de.M.Johnson a lui-même admis en commission parlementaire ne pas être certain de l'entrée en vigueur de l'ensemble des articles sur les programmes d'accès, a Indiqué M.Marx, qui juge à la fois « troublant »et «Invraisemblable » que le gouvernement ne modifie pas une charte qui autorise la discrimination à l'égard des femmes.fou Un coup de génie de Chrysler qui donne un coup de vieux aux meilleures Européennes et Américaines! 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Soulier de cuir, talon cubain, support intégré n 4246 S «S 2A\tB\tD 7-9\t5-9%\t5-10 Superbes sa» à main pour coordonner.C.BEAUSOLEIL IIMC.1036, ru* Ontario est 781, rue Jtan-Talon o»t .»anat* Amheni 522-6338 tet.«um«n.272-7222 ¦ LES COMPLÉMENTAIRES DU 3 JUIN Les partis vont en profiter pour tester leur stratégie électorale r 1 Les élections partielles dans \u2014 les comtés de Bertrand, Bourget, l'Assomption et Trois-Rivlères, le 3 juin prochain, permettront aux principaux partis politiques, le Parti québécois et le parti libéral, de lester leur stratégie électorale en vue des élections générales qui ne sauraient trop tarder par la suite.PIERRE VENNAT_ Le député libérai de Jean-Talon, Jean-Claude Riyest, qui fut l'un des principaux conseillers politiques au cabinet de Robert Bourassa, alors que celui-cLétait premier ministre, a déclaré hier à LA PRESSE, alors qu'il participait à l'assemblée libérale de Ro-semont, qu'il est certain que les deux partis devront ensuite s'ajuster, tout dépendant du résultat de ces élections.« Les péquistes ont décidé d'axer leur campagne sur le dénigrement et d'essayer d'effrayer la population en salissant le gouvernement Bourassa de 1970 à 1976.Si ça marche, il est évident qu'ils emploieront cette méthode lors des élections générales, d'ailleurs ils l'ont déjà dit.Mais si, comme je le crois, ça ne marche pas, ils devront trouver autre chose ».Par ailleurs, si jamais les libéraux devaient subir leur premier échec en partielles après 22 victoires consécutives, il est certain qu'eux aussi devraient modifier leur stratégie ét trouver des moyens de faire mal à leurs adversaires autrement que juste parler de relance de l'économie ou du grand projet de M.Bourassa, i'énergie du Nord.« D'ailleurs, si j'étais eux, je ferais bien attention avant de vouloir ressusciter des pseudo-scandales de l'époque 1970-76.Ils ne vivent pas dans une maison de verre et ça pourrait avoir un effet de boomerang ».Ceci dit, M.Rivest craint que les élections partielles soient très « sales », notamment dans Bertrand.Enfin, celui qui fut pendant longtemps un des principaux conseillers de M.Bourassa regarde avec intérêt la stratégie des péquistes qui se conduisent en parti d'opposition face à M.Bourassa et son projet d'énergie du Nord.«Il est vrai qu'en 1973, les libéraux au pouvoir ont fait de même avec succès face aux péquistes.Les libéraux, se sont conduits comme un parti d'opposition face au Budget de l'An 1 de Jacques Parizeau et l'ont complètement démoli.« Mais le contexte n'était pas le même.Le Budget de l'An 1 était tellement futuriste qu'il était facile de démontrer qu'il n'était pas réalisable.Si les péquistes étaient arrivés avec un projet plus réalisable, par exemple, la souveraineté liguistique ou en annonçant leur projet de loi 101, on aurait eu plus de difficultés.« Le projet de Robert Bourassa est axé sur l'emploi et est réalisable.De plus, les péquistes s'étaient opposés au projet de la Baie James et Robert Bourassa l'a réalisé et aujourd'hui tous les Québécois, même les péquistes, sont fiers de la réalisation du projet de la Baie James.« Il va falloir que le gouvernement Lévesque, usé et fatigué, se trouve autre chose que de dire que les idées de M.Bourassa sont « folles braque ».Simple question de crédibilité ».DANS ROSEMONT Les libéraux choisissent un ancien sous-ministre des Affaires sociales ¦sa Le Dr Guy Rivard, qui fut ™ sous-ministre à la Santé au sein du ministère des Affaires sociales, de 1982 à 1984, alors que Pierre-Marc Johnson en était le titulaire, portera les couleurs du Parti libéral du Québec dans Ro-semont lors des prochaines élections générales.PIERRE VENNAT_ Le Dr Rivard.qui réside à Outremont, l'a emporté par 601 contre 447 voix contre un candidat local, M.Michel Senécal, qui fut pendant près de 10 ans rédacteur en chef du «Journal de Rose-mont ».Professeur au déparlement d'administration de la santé de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, le Dr Rivard s'est fait, depuis quelques mois, l'apôtre d'une révision du système de santé au Québec en proposant, notamment, un rôle complémentaire pour le secteur privé en matière de santé.Cette idée, également propagée au sein du PLQ par le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, fait l'objet de discussions au sein du PLQ bien qu'elle n'ait pas été retenue par le congrès qui s'est penché sur le programme du parti, il y a quelques semaines.Le chef du PLQ, Robert Bourassa, et plusieurs députés ne semblent pas très chauds à une telle formule et M.Bourassa a bien pris garde d'indiquer qu'of ficiellement, son parti ne préconise pas une telle idée, mais il a dû admettre qu'un certain nombre de députés et de candidats du parti préconisaient, cependant, une certaine privatisation en matière de santé.Hier.après-midi, l'organisation du Dr Rivard a de nouveau distribué aux journalistes une pochette où le Dr Rivard décarc qu'il faudrait définir un role complémentaire et peut-être essentiel pour le secteur privé dans ce secteur.» Il en est grand temps, écrit l'ancien sous-ministre, à la.fois parce que l'État ne peut plus tout faire et aussi parce que le privé pourrait peut-être faire mieux et à meilleur coût un certain nombre de choses, permettant ainsi, à l'intérieur des cadres actuels qui respectent l'accessibilité financier;1 universelle aux services de santé, de dégager des marges de manoeuvres intéressantes ».À titre d'exemples, le Dr Rivard mentionne quatre secteurs: ¦ la production de biens de consommation à l'intention du réseau : le marché existe, les investisseurs attendent: ¦ ia sous-traitance pour le fonctionnement des immeubles, l'entretien des installations maté- rielles et la gestion de services de support dans les établissements: service alimentaire, buanderie, entretien ménager.En Grande-Bretagne, ayee lè National Health Service, la possibilité d'aller en appel d'offres pour ce que le Dr Rivard appelle les services d'hôtellerie des établissements de santé est chose faite depuis septembre 1983; ¦ la gestion complète d'un établissement par une compagnie privée.La formule est à l'essai à l'hôpital de Hawkesbury, en Ontario et selon le Dr Rivard, elle parait rentable; ¦ la mise en place d'alternative aux structures intermédiaires étatiques prévues pour les perso-nes âgées: édifices à logements avec services, entretien ménager, gardiennage, système d'alarme en cas d'urgence, transport adapté pour les loisirs, les activités quotidiennes.Enfin, le Dr Rivard, affirme que les organismes bénévoles peuvent eux aussi jouer un rôle complémentaire accru dans la communauté et qu'il faut que le MAS consolide leur situation financière en se privant cependant du plaisir de les récupérer au nom du chapeautage.de la coordination et du contrôle.' L'ancien sous-ministre affirme que le Québec de 1985 ne peut pas, non plus, éviter de débattre Le Dr Guy Rivard, candidat libéral dans le comté de Ro-semont.la question de savoir s'il faut demander un participation financière individuelle des citoyens au système de santé, bien qu'il ne croit pas tellement aux vertus du ticket modérateur.Il conclut en disant qu'« au plan de la gestion de notre système de santé, il faudra de toute urgence limiter le rôle du ministère à l'essentiel et procéder à une nécessaire épuration administrative ».LES SUBVENTIONS AUX ÉCOLES CATHOLIQUES EN ONTARIO L'archevêque anglican de Toronto n'a jamais discuté de la question avec Davis ¦TORONTO \u2014 L'archevêque anglican Lewis Garnsworthy n'a jamais fait une démarche pour discuter de la question des subventions aux écoles catholi- ques avec l'ex-premier ministre William Davis, déclare un ex-collaborateur de M.Davis.« Peut-être devrait-on fournir a M.Garnsworthy une carte indi- Financièrement 9.9% CAVALIER FIRENZA S-10 PICK-UP jusqu'au 30 avril 1985 clermont Chevrolet Oldsmobile le plus fort en ville 5363, rue St-Denis 279-6301 1% «H» ' on Z3 ?C quant où se trouve Queen's Park (le siège du gouvernement onta-rien) ».a ironisé M.Claire West-COtt.« Les gens ne doivent rester assis sur leur cul et attendre qu'on les appelle », a-t-il fait observer.On se souvient que dernièrement, M.Garnsworthy a critiqué M.Davis pour avoir « imposé » sa décision de subventionner entièrement les écoles catholiques en Ontario, agissant « par décret », selon l'archevêque anglican, sans avoir consulté les autres groupes religieux à l'exception des catholiques.Cependant, selon M.Westcott, qui est le nouveau président de la Commission de police métropolitaine de Toronto et qui fut conseiller de M.Davis pendant 23 ans, l'ex-premier ministre Davis avait rencontré des représentants de plusieurs confessions au fil des ans pour diseter de cette question, et plus spécialement les catholiques, qui « ne cessaient de frapper à la porte.» Il a ajouté que M.Garnsworthy avait toutefois brillé par son absence au cours du processus de consultation.«Je n'ai jamais vu Garnsworthy à Queen's Park et je ne me souviens pas avoir vu les anglicans s'impliquer dans la discussion », a dit M.Westcott.Celui-ci a également sévèrement critiqué la comparaison faite par M.Garnsworthy, qui a fait allusion à Hitler pour parler de l'attitude de M.Davis dans cette affaire.« Personne ne se tourmentait et ne se fatiguait les méninges plus que William Davis avant de prendre une décision », a-t-il dit.« M.Davis est l'être le plus éloigné d'un dictateur qui a jamais mis les pieds à Queen's Park.» \u2014 Presse Conadienne Les femmes libérales devraient constituer la moitié des délégués aux prochains congrès pi MONT-SAINTE-MARIE \u2014 \u2014 La commission de réforme du Parti libéral du Canada recommande que la moitié des délégués aux futurs congrès du parti soit des femmes et veut accorder à chaque libérai du pays \u2014 et non pas seulement aux délégués \u2014 un vote lors du prochain congrès d'investiture du parti.Mais la commission de 23 membres \u2014 qui est née de la frustration ressentie devant le pouvoir détenu par les conseillers, non-élus, choisis par le chef du parti \u2014 a cependant évité tout risque de confrontation avec le chef du parti en décidant de ne pas suggérer, d'amendements constitutionnels qui réduirait les pouvoirs du chef.« Le droit du leader de gouverner est absolu », a dit la présidente du parti, Mme Iona Campa-gnolo.« À la fin du jour, le leader est encore le leader », a pour sa part déclaré le co-président Gordon Gibson, de Vancouver, au moment où ia commission de réforme se réunissait à Mont-Sainte-Marie, au nord d'Ottawa, pour discuter de son rapport final.Le rapport doit être terminé en Juin et doit être soumis à la discussion lors d'une conférence sur la réforme qui doit se tenir à Halifax du 8 au 10 novembre.\u2014 Presse Canadienne ¦ A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du cooMil d'administration éditeur adjoint ROGER 0.LANDRY président et éditeur ! CLAUDE OAAVft dateur de l'informa.,, JtAN-OUY DOBUC édita ialiite tn chef Il y a dix ans, le Vietnam.Il y a dix ans, prenait fin la guerre du Vietnam avec la chute de Phnom Penh au Cambodge le 17 avril 1975 et la prise de .Saigon, capitale du Vietnam du Sud, le 30 avril.Est-ce que cet anniversaire se célèbre?D'habitude, on célèbre une victoire.Quelle victoire?À défaut de pouvoir pavoiser, entonner des hymnes et organiser des défilés victorieux, il reste la possibilité de méditer sur ce que fut l'événement et sur ce qu'il comporte de leçons.Ce conflit qui a fait tant de morts, 60 000 du côté américain seulement, qui a occasionné tant de souffrances, dont les conséquences accablent encore aujourd'hui tant de vies, conserve des aspects artificiels.Le réseau CBS a consacré une rétrospective à cette guerre, avec le concours exceptionnel de ce glorieux vétéran de la télévision (on pourrait ajouter: vétéran de la guerre du Vietnam) qu'est M.Walter Cronkite.Or, tout au long de cette émission, qui a bien duré une heure, le spectateur avait davantage l'impression d'une visite touristique sur les lieux dune guerre passée que d'une commémoration.C'est comme si le conflit s'était terminé d'une manière tellement absurde qu'on finit par penser qu'il n'a pas eu lieu.Nous trouvons insensé le conflit entre l'Iran et l'Irak. bon droit.Mais quel sens ont aujourd'hui les massacres au Vietnam?Une victoire de l'Occident, si elle avait pu être acquise, colorerait différemment le récit.Pourquoi la victoire a-t-elle échappé aux États-Unis?Il ne manque pas d'études historiques fouillées qui répondent à cette question.Mais on peut également enregistrer le témoignage des hommes politiques contemporains qui ont été les témoins et les acteurs de ce sombre drame.Henry Kissinger, par exemple, dans un numéro récent de l'hebdomadaire le Point, semble attribuer à l'influence néfaste de «groupes marginaux», actifs aux États-Unis mêmes, « une issue désastreuse», jugée préférable, «pourvu qu'elle discrédite l'ordre établi tant exécré».Le témoignage de M.Henry Kissinger n'est pas de l'espèce qu'on accueille à la légère ou qu'on ignore.Pourtant, le gâchis vietnamien paraît difficilement explicable par les seules menées d'éléments marginaux au sein de la société américaine.Le doute a commencé a prévaloir dans la conscience américaine à partir de 1966.Est-ce que la «foi » s'était en quelques sorte attiédie?Ou est-ce que les esprits les plus lucides (et souvent les plus influents) n'ont pas compris que les véritables intérêts des États-Unis n'étaient pas au Sud-Est asiatique, si loin des frontières américaines, mais bien plutôt en Europe?Et qu'en conséquence la seule urgence (déjà en 1966) était de sortir du guêpier dans lequel il n'aurait jamais fallu se jeter?Des gens raisonnables, bons Américains au demeurant, pensaient, déjà en 1966, que l'intérêt des USA commandait un retrait du Vietnam.Ce qui se répétait beaucoup à cette époque-là, dans les milieux hostiles à l'engagement des États-Unis, était que la situation n'était pas susceptible d'une solution militaire.Les intellectuels, qui sont généralement de piètres stratèges, n'étaient pas les derniers à répéter inlassablement cet axiome et il se trouve que l'histoire ne leur a pas donné tort.Mais ils ont été tragiquement naïfs s'ils ont cru aux « lendemains qui chantent» et sérieusement pensé que la débâcle américaine allait «libérer» Vietnamiens et Cambodgiens.Quelle illusion tragique! Au Vietnam, la révolution dévore ses propres enfants.Le dixième anniversaire de la chute de Phnom Penh (Cambodge) reste associé à la prise du pouvoir par les Khmers rouges, qui, en quelques années, ont écrit l'un des chapitres les plus révoltants de l'histoire de l'humanité.La saison étant propice au rappel des génocides, on pourrait également rappeler et méditer celui-là.Un survol, même cavalier, de la guerre du Vietnam n'interdit pas de rappeler ce que fut la position du Canada.Position réaliste.Et sans gloire.L'industrie canadienne a fait de l'argent avec la guerre.Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser.Guy CORMIER Aller au plus pressant Le monde est aux prises avec deux déséquilibres très inquiétants: celui du commerce mondial, d'une part, ôt celui des paiements internationaux, de l'autre.Ces deux problèmes sont liés, mais ce serait une erreur que de vouloir les résoudre ensemble.Le profond désaccord sur la réforme du système monétaire international ne comporte pas de danger immédiat, mais il pourrait remettre aux calendes grecques un assainissement du commerce mondial et augmenter le danger d'une guerre commerciale.Le malaise dont souffre le commerce mondial vient surtout du protectionnisme latent qui persiste dans tous les pays développés.Cette pratique prend des formes très différentes selon les pays et selon les industries, mais elle représente toujours une perte pour l'économie mondiale.Ce problème est devenu plus aigu récemment à cause de la hausse exceptionnelle du dollar américain qui rend beaucoup de produits américains peu concurrentiels sur les marchés mondiaux.Le président Reagan cherche à y remédier en invitant le Japon à s'ouvrir davantage aux importations.Les pays européens, la France en tête, voudraient une réaction plus vive.Ils estiment que les États-Unis devraient provoquer une baisse du dollar par des changements de politiques fiscale et monétaire., De leur côté, de nombreux industriels américains souhaitent l'imposition d'une surtaxe de 20 p.cent sur les importations.Pour l'instant, le gouvernement et la plupart des parlementaires américains rejettent cette idée comme catastrophique.Il n'en demeure pas moins que le danger existe et que, dans le pire dés cas, les États-Unis pourraient imposer une surtaxe aussi néfaste que celle qui a provoqué la crise des années trente.Quant à la solution qui consiste à résoudre simultanément les problèmes commercial et monétaire, elle n'est pas très réaliste.Les pays industrialisés cherchent en vain, depuis plus de quinze ans, une réforme du système monétaire international.Le système actuel des taux flottants existe parce qu'aucun pays n'est prêt à accepter la discipline d'un système de taux fixes.Ce n'est pas maintenant, alors que les tensions sont très vives, que l'on pourrait rapidement créer le calme et la discipline qu'apporte ce système.a En voulant résoudre trop de problèmes à la fois, on risquerait de négliger celui qui est le plus urgent: la menace du protectionnisme mondial.Il est donc important de tout mettre en oeuvre pour libéraliser davantage le commerce mondial afin que la baisse du dollar américain soit accompagnée d'une forte croissance des échanges.>o ans.: Marc Laurendeau & La prostitution analysée à partir de ses sources (CoIInborrttion spéciale) Synthèse remarquable, d'excellentes propositions quoiqu'ac-compagnées de suggestions douteuses.Tel apparaît le rapport sur la pornographie et la prostitution, déposé ces jours-ci, au ternie de travaux qui ont duré presque deux ans, avec des audiences tenues dans 22 villes canadiennes el des études comparatives avec des pays européens.Le comité, présidé par Me Paul Fraser, juriste de Vancouver, et composé de sept membres (dont le criminologue Jean-Paul Gilbert et l'avocate Andrée Ruffo) offre une analvse très pénétrante.En matière de pornographie, le comité Fraser présente une approche très limpide à trois paliers.Les publications les plus réprouvées par les Canadiens et donc les plus sévèrement réprimées seraient celles qui exhibent des jeunes de moins de 18 ans ou une violence réelle causant du tort à l'un des participants.Par ailleurs, des sanctions moins lourdes seraient exercées à l'égard d'illustrations de bestialité, d'inceste, de nécrophilie et même de certains comportements violents: ici une défense pourrait être produite en invoquant des fins éducatives, artistiques ou scientifiques.Enfin, les images sexuelles explicites seraient légales à condi- tion qu'elles soient exemptes de violence et ne mettent pas en scène des jeunes de moins de 18 ans.Mais des contrôles stricts feraient en sorte que ces publications ne soient pas l'objet d'un étalage criard et soient soustraites de la portée du regard des mineurs.Le comité Fraser est sans doute parvenu à cerner, sur l'obscénité, le véritable état du consensus social que les tribunaux arrivaient très mal à définir avec des outils, l'on doit en convenir, inadéquats.L'obscénité, au sens du Code criminel, était l'«exploitation indue» des choses sexuelles.Mais la définition du caractère indu s'avérait extrêmement fugace sous la plume des juges.Dans le débat public entourant la pornographie, le mouvement féministe avait singulièrement brouille les cartes, confondant dans une même croisade les images aguichantes de Playboy et la pornographie violente impliquant des mineurs.Le mérite du comité Fraser a été de discerner l'existence de degrés.Plus complexe apparaît la prostitution.Ce métier est légal au Canada sauf que le législateur fédéral, par un curieux détour, prohibe certains moyens de l'exercer.Ainsi, la sollicitation est une infraction criminelle, tout comme la tenue de maison de débauche.Mais de récentes décisions de la Cour suprême ont limité l'intervention des municipalités : la sollicitation doit être «pressante et insistante» et une autcmobile n'est pas un lieu public, sous l'angle de la sollicitation.Le comité Fraser affirme sa conviction, partagée par 92% des Canadiens, que la prostitution est un phénomène appelé à demeurer.Le comité Fraser propose de décriminaliser la prosti-, tution, entre adultes, de l'extraire carrément du Code.Les comportements criminels graves relies à la prostitution seraient cependant punis.Les proxénètes seraient passibles de 14 ans de prison au lieu de 10 ans.Les souteneurs et clients violents seraient pourchassés par des escouades spéciales.La sollicitation ne deviendrait une infrac-Lion que lorsque accompagnée d'insultes; de harcèlement ou quand elle deviendrait une «nuisance».Globalement, le comité Fraser adopte une approche lucide.Il vise d'abord à libérer les prostituées de différentes formes d'exploitation et à leur donner un minimum de dignité.Retournant aux sources profondes de la prostitution, le comité recommande aux gouvernements de supprimer les inégalités économiques et sociales entre les sexes, de mettre en place des programmes sociaux destinés aux femmes et aux jeunes dans le besoin.Le comité Fraser s'est cependant fourvoyé en proposant de ne légaliser que la prostitution invisible et sur petite échelle.La dissidence de Mme Andrée Ruffo, membre du comité, parait plus cohérente avec la logique adoptée par le comité Fraser: elle suggère de faire bénéficier les prostituées des lois provinciales sur le travail, plutôt que de perpétuer, par des distinctions périlleuses, les attitudes sociales hypocrites.Déjà, le maire Drapeau, retrouvant son éloquence moraliste des années 50, attaque férocement la logique de décriminaliser la prostitution sous formule artisanale tandis qu'on l'interdirait sur plus grande envergure.La Colombie-Britannique, la Saskatchewan et la Nouvelle-Ecosse refusent tout net de légaliser les petits établissements de prostitution.Et le ministre de la Justice, M.John Crosbie, s'apprête à déposer prochainement un projet de loi pour restreindre et punir la sollicitation.Pressé de remplir ainsi un engagement électoral, il tronque toutefois le rapport Fraser de l'essentiel de sa substance.Dommage.Les réflexions du comité Fraser méritaient mieux que cela.REVUE DE PRESSE Abris fiscaux pour riches Notre pays se doit d'offrir des abris fiscaux a ses contribuables de la classe moyenne.De tels abris fiscaux, depuis longtemps, ont été l'apanage des bien nantis, pour de multiples raisons.Pour éviter de verser des sommes importantes au gouvernement, notamment, il est nécessaire d'investir considérablement, souvent dans des secteurs économiques risqués.Peu de Canadiens utilisant le formulaire d'impôts simplifié ont raison \u2014 ou même l'expertise nécessaire \u2014 d'étudier le complexe monde de l'investissement et de s'en servir pour réduire la facture du percepteur.Si le Canadien moyen s'évertuait à étudier la question a fond,\"toutefois, il serait fasciné par certaines informations qu'il pourrait recueillir.La majorité de ces abris fiscaux, malheureusement, sont réservés au monde de la haute finance.C'est là un territoire que la majorité des contribuables de la classe moyenne ne peuvent investir sans recourir aux conseils d'un avocat ou d'un comptable agréé.Ces professionnels, va sans dire, réclament de fortes rémunérations en retour de leurs services.Les Canadiens de la classe moyenne sont depuis longtemps conscients de l'existence des abris fiscaux offerts aux.bien nantis, quoiqu'ils n'en aient pas toujours compris les modalités.Plusieurs d'entre eux possédant quelques épargnes pourraient apprécier, de pouvoir investir dans des domaines telle la recherche, pourvu qu'Us puissent comprendre toutes les implications de telles mises de fonds sans devoir recourir à un comptable.Il est possible d'offrir des abris fiscaux à des contribuables autres que les riches.Pour y accéder à l'heure actuelle, il semble qu'une personne n'a d'autre choix que de percevoir des revenus supérieurs à $100,000 par année.The Saska toon Star-Phoonlx Ni logique ni admissible Le ministre des Communications, Marcel Masse, a bien fait en réclamant une nouvelle étude sur la politique canadienne pertinente à la radiodiffusion.La méthode utilisée est toutefois douteuse.M.Masse a révélé qu'il créera une task force qui révisera cette politique et fera rapport à la mi- janvier.Quoique cette task force ait été invitée à consulter ad nauseam toutes les parties intéressées à la question, l'étude se poursuivra à huis clos.Il n'y aura aucune audience publique et les enquêteurs n'auront pas à divulguer la teneur de quelque intervention que ce soit Empêcher le public de savoir ce qui sapasse dans un domaine aussi important que les communications n'est ni logique ni admissible.La task force doit notamment revoir les rôles dévolus à Radio-Canada et au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, et étudier les besoins spécifiques des francophones et' des Amérindiens dans ce domaine.Même s'il ne s'agit que d'un premier pas vers la préparation d'un livre blanc du gouvernement, il est inconséquent que de telles questions soient débattues hors de la présence des Intéressés.L'époque se prête bien à une remise en cause de la politique sur la radiodiffusion, non pas seulement parce que les décisions récentes de M.Masse sèment l'Incertitude quant aux Intentions réelles du Gouvernement Mulroney dans ce omaine.La radiodiffusion est un domaine d'une telle Importance que toute étude qui lui est pertinente doit être faite publiquement.M._¦¦¦¦ Masse devrait réviser ses plans en conséquence.The Calgary Herald Performances des Postes Les Canadiens ne sont pas satisfaits de la performance des services postaux: ils n'apprécient pas l'incertitude qui plane sur les délais de livraison du courrier; Ils aiment encore moins les perpétuelles menaces de grève.La récente décision de la Société des Postes' d'augmenter ses tarifs n'a rien, non plus, pour réjouir ses clients.i Les Canadiens ne semblent pas prêts à admettre que là hausse de deux cents (6.2S pour cent) soit mi- _ nime, comme le prétend la société d'État.Depuis 1961, le coût d'envol d'une lettre de première classe a augmenté de 17 cents.Cela représente une hausse de 100 pour cent en quatre ans.La Société des Postes, par ailleurs, est loin d'avoir atteint les principaux objectifs qu'elle s'était fixés., Qu'elle réalise ses promesses et donne aux Canadiens la qualité que Justifient les tarifs imposés, Alors, peut-être, certaines hausses seront-elles justifiées.The Red Deer Advocate A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 TRIBUNE A 7 La micro-électronique au Québec En-iévrier dernier, la Commission Duclos sur l'expansion de l'industrie électronique et du logiciel, déposait, son rapport au gouvernement du Québec.Selon l'une des principales constatations de ce rapport, les Québécois perdent la propriété des entreprises de l'industrie électronique et du logiciel à un rythme de M% par année.Parmi les problèmes identifiés par cette commission on retrouve le climat politique du Québec, le manque de politique de développement économique et le manque de capital de risque.La commission propose également des solutions,, la plus importante étant la fixation; des centres de décision au Québec.C'est ce qu'a tenté de faire la Société de Micro-électronique Industrielle de Sherbrooke Inc.(SMIS) en proposant la création d'un centre québécois de développement en micro électronique lors du Sommet socio-économique de l'Estrie qui s'est tenu en janvier dernier.Ce projet n'a pas encore reçu, aujourd'hui, l'appui du gouvernement provincial.Comme l'a admis M.Pierre Duclos, président de la commission du môme nom, dans une entrevue ù LA PRESSE (G mars), le soi-disant virage technologique est loin d'être réalisé dans l'industrie de l'électronique et du logiciel.Pourtant, s'il y a une technologie qui allie électronique et logiciel, c'est bien la micro-électronique.La micro-électronique, c'est la technique qui consiste à concevoir et fabriquer des circuits intégrés, plus communément appelés les «puces».Les circuits intégrés envahissent de plus en plus notre quotidien et on les retrouve dans plusieurs produits de consommation courante, de votre montre-bracelet à votre voiture.De septembre 1983 à septembre 1981, j'ai eu l'occasion d'effectuer un stage dans le centre de mlcro-électroniquc des PTT (Postes, téléphone et télécommunications) français, à Grenoble.En France, comme ailleurs dans le monde, on s'accorde généralement en matière d'économie, de l'importance à contrôler les facteurs ayant une influence primordiale.On s'entend aussi pour placer la micro-électronique parmi ces facteurs.Il est de notoriété publique que la majorité des circuits intégrés sont fabriqués aux États-Unis et au Japon.Les unités de production de ces pays sont suffisantes pour satisfaire la demande mondiale sauf pour certains circuits que tout le monde s'arrache.Et c'est là que réside tout le problème car ces circuits à usages multiples (microprocesseurs, mémoires, etc.) constituent un des fondements de l'électronique moderne.L'approvisionnement difficile avec certains circuits a conduit plusieurs pays européens à développer une infrastructure de recherche et développement en micro-électronique.On constate donc que ce n'est pas tout de savoir comment concevoir des circuits intégrés pour contrôler ce facteur de croissance économique, mais qu'il faut également s'assurer de la disponibilité de ces circuits.Dans plusieurs pays et dans beaucoup d'États américains, les pouvoirs décisionnels mettent en place des structures de recherche et développement en micro-électronique.On remarque donc que les dirigeants n'attendent pas les Investissements privés pour doter leur pays (ou État) d'outils de développement économique.Cet exemple devrait être suivi par le Québec.L'Ontario, notre voisine, a déjà emboîté le pas à cette marche technologique.Pour bâtir un centre de micro-électronique, on s'accorde pour dire qu'il faut environ cinq ans.Si le Québec acceptait aujourd'hui de se munir d'un tel centre, on pourrait se demander que sera la micro-électronique dans cinq ans?La réponse à cette question est probablement le meilleur argument en favour de l'implantation d'un centre de micro-électronique.Au niveau mondial, on prévoit une stabilisation des technologies.Il devient donc plus facile pour le centre, de prévoir la technologie cible pour la fabrication des circuits intégrés.On observe également d'intenses efforts pour développer de meilleurs outils de conception assistée par ordinateur (CAO).C'est probablement là, la clé de tout le problème.On prévoit que d'ici la fin de la décennie, la CAO permettra aux ingénieurs en électronique, sans spécialisation en micro-électronique, de concevoir leur propre circuit intégré.C'est la micro-électronique à la portée de tous! Mais à quoi bon permettre aux ingénieurs de concevoir leurs circuits, s'ils ne peuvent les faire fabriquer?Selon M.Jacques Dufresne (LA PRESSE 22 mars), le problème est encore plus crucial.C'est un choix de société, qu'advient-il des jeunes que nous formons?Surtout en micro-électronique, ces jeunes se demandent s'il y a un avenir pour eux au Québec.M.Dufresne soulève également le problème de la migration des cerveaux.Pour reprendre ses mots: «On doit commencer à s'inquiéter quand la cause principale de l'émigration n'est pas l'ambition normale chez un jeune mais l'inertie d'une société, l'incapacité dans laquelle elle se trouve d'utiliser ses ressources humaines les plus précieuses.» L'a décision de créer ou pas un centre de micro-électronique a pu être retardée jusqu'ici mais elle ne saurait l'être encore très longtemps.Dans sa publicité, le gou- vernement du Québec ne cesse de nous répéter: «On s'est donné des forces.» La micro-électronique lui offre une occasion rêvée de rendre cette publicité encore plus concrète.Et puisque «le Québec c'est reconnu», il est plus que temps de reconnaître la compétence qui existe chez nous.Ce qui se faisait il n'y a pas si longtemps avec plusieurs circuits intégrés peut maintenant être réalisé sur un seul d'entre eux.C'est ça l'intégration! Pour une industrie, les avantages de la micro-électronique sont nombreux.En concevant ses propres circuits une entreprise peut diminuer son inventaire de circuits intégrés, fabriquer à meilleur coût car il y a moins de pièces à manipuler, offrir un produit de dimensions plus petites et être protégée contre les copieurs éventuels.Ce ne sont que quelques-uns des facteurs qui permettent à une industrie d'être plus compétitive.Doit-on envoyer nos industries se battre sur le marché mondial sans les munir des mêmes armes que leurs adversaires?Les industries québécoises autochtones n'ont pas le capital nécessaire pour financer un centre de micro-électronique et les industries, dont la maison mère est située hors du Québec, bénéficient généralement des services de micro-électronique offerts par le pays (ou l'État) où est situé le siège social.Sans une décision politique, le Québec demeurera une région sous-développée.Seule une prise de position en faveur d'un centre de micro-électronique québécois, nous assurera que la volonté politique à l'origine du «virage technologique» ne finira pas en «dérapage technologique».Christion LÈGARÉ, ing.Sherbrooke Omissions importantes À la suite de Vidéo-Femmes et de Mia Riddcz, nous nous interrogeons sur la sélection faite par Radio-Canada lors de l'émission «Une soirée très spéciale» sur la décennie des femmes.Cette émission ne rendait pas compte du mouvement des femmes au Québec, elle nous présentait quelques femmes mises en vedette, grâce au féminisme, au cours de cette décennie.Cela n'enlève pas le grand talent et le mérite de ces femmes remarquables.Mais les omissions sont significatives.Cette décennie a été marquée, entre autres, par un courant important de lutte contre la violence, puis contre la pornographie.Des centaines de femmes ont mis sur pied des centres d'aide aux victimes de viol et des maisons d'hébergement pour femmes violentées dans la famille.Elles ont offert et elles offrent encore des services à ces femmes délaissées par l'Etat.Radio-Canada a gravement manqué à la vérité historique de ces dix années de féminisme en ne mettant pas en lumière ce mouvement et celles qui l'ont animé.Il est inconcevable qu'on ait également censuré l'action de Micheline Carrier dans le domaine de la pornographie, d'autant plus que cette action a influencé des centaines de femmes et d'hommes et de nombreux groupes, et a laissé des traces visibles sous forme de trois livres qui ont l'air de bien se vendre en librairie.En tant que censure.Radio-Canada donne un bel exemple.Espérons que l'histoire de cette décennie, si elle est écrite par des femmes, un jour, saura rendre justice à cet important mouvement des années 70 et à ses animatrices.Martine LARIVIÈRE Madeleine DUBERGER Montréal Attitude qui l'honore Sans doute conscient que très peu d'hommes auraient pris la peine de lire la lettre de Mia Riddez-Morissel parue dans Tribune libre le 18 avril dernier.Marcel Adam en reprend les grandes lignes.(Chronique du 20 avril.) Enfin un homme qui n'a pas peur de se tenir debout, qui ne se croit pas diminué parce qu'il sait reconnaître le rôle qu'ont joué (et continuent de jouer) les femmes dans la société.L'éducation des enfants, ce n'est pas «jouer à la mère» ni «faire de l'élevage», quoi qu'en disent les bien-pensants.C'est assurer la relève, non pas uniquement en quantité, mais également en qualité, ce qu'on semble souvent oublier.Plutôt que de figurer comme un «trou au curriculum vitae» des femmes, cette fonction devrait avoir autant, sinon plus de valeur encore que l'expérience acquise sur le marché du travail.Marcel Adam croit, avec raison je pense, qu'à l'époque de la révolution tranquille, les hommes étaient politisés dans le sens partisan du terme, tandis que les femmes étaient beaucoup'plus prêtes à accueillir les changements de société.C'était vrai alors, et c'est encore vrai aujourd'hui: les politiciens seraient souvent même prêts à vendre leur pays pour passer à l'histoire! Pendant ce temps, les femmes s'illusionnent lorsqu'elles entrent en politique pour faire avancer les choses: elles auront à franchir des murs souvent infranchissables, car tous les hommes ne sont pas aussi honnêtes que Monsieur Adam! Qui a jamais admis, avant aujourd'hui, le rôle important tenu par les femmes dans les années 60?Suzanne BLANCH ET I/Asïomption Hommage au féminin J'espère que Radio-Canada passera en reprise «Une soirée très spéciale» qui rendait hommage aux femmes; beaucoup l'ont man-quée dont moi, hélas.Par contre, madame Riddèz, permettez-moi de vous annoncer une primeur: Robert Prévost, écrivain, ex-journaliste et ex-sous-ministre du Tourisme, publiera en mai, un livre racontant 300 femmes d'ici.Qui sont les élues, je l'Ignore?Sont-elles toutes du domaine de nos souvenirs?Qu'importe, elles arrivent avec la fête du printemps telles des sources, des fontaines renaissantes de vie et des rires, non pas des rires dissolvants, n'en déplaise à ce monument de misogynie que fut Hegel.Le rire, c'est une thérapie du bonheur.Gertrude DUMAS Société d'histoire Quelqu'un peut-il me donner un mot féminin équivalent à «nomma ge* quand celui-ci vient d'une femme?L'avenir des notaires Étes-vous en faveur d'une fusion du Barreau et de la Chambre des notaires de la province de Québec?Autrement dit, croyez-vous qu'il ne doit plus y avoir de notaires au Québec, mais seulement des avocats?Telle était la question débattue à l'émission « Forum » de Télcmétro-pole le mercredi 17 avril.Dans un pays civilisé, pour qu'il y ait fusion, le consentement des deux parties est habituellement nécessaire.Or la Chambre des notaires, qui représente une institution intimement liée à la vie de notre société depuis plus de 375 ans, se demande en vertu de quel caprice ses membres devraient renoncer à leur profession, puisqu'on n'a pas démontré pourquoi ceux-ci auraient cessé subitement de bien servir la population.Monsieur le Bâtonnier, en effet, s'est appuyé sur deux arguments pour prôner la disparition du notariat: 1 \u2014 Le modernisme.2 \u2014 Le fait que nous vivons en Amérique du Nord.Voyons d'abord l'argument du «modernisme».Comme on l'a dit au cours du débat: le notariat de type latin est pratiqué dans plus de \u202210 pays, dont l'Allemagne, la Hollande, la France.et le Japon! Comme pays arriérés, on a vu pire.Faut-il rappeler qu'une notion très répandue à notre époque «moderne» remonte à l'ère des dinosaures: le totalitarisme?Le deuxième argument\u2014 nous vivons en Amérique du Nord \u2014 est pernicieux.En effet, avec les Mexicains, les Québécois sont en Amérique du Nord depuis plus de ¦150 ans (les Mexicains depuis plus longtemps encore).Pour ce faire, point n'est besoin d'être Étatsu-niens.Abolir le notariat sous prétexte qu'il n'est pas pratiqué aux États-Unis est absurde.Au nom de I'«uniformité nord-américaine» faudra-t-il renoncer à notre catholicisme?Au nom de P «uniformité nord-américaine » faudra-t-il renier notre langue?Au nom de I'«uniformité nord-américaine» faudra-t-il abandonner nos institutions?Pour ce qui est du notariat, la question s'adresse au gouvernement du Québec et à un de ses organismes puisque le représentant des avocats à l'émission «Forum» bouille de confier son bâton à l'Office des professions du Québec: «Qu'on le veuille ou non, a-t-il laissé entendre, l'Office fusionnera le notariat».Edouard DOUCET S.N.Q.Longueuil Réhabiliter la famille Depuis quelques semaines, un comité s'est trimbalé à travers le Québec pour connaître nos opinions sur la famille actuelle et future.(.) Cette consultation n'est qu'une manoeuvre, ou une suite au bill 89 qu'on a fait passer en 1979 ou 80, sous l'égide de Lise Payette et parrainé par M.Bédard.ministre de la Justice.Ce bill avait pour but inavoué de provoquer le divorce et ses annexes de protéger les concubins et les accotés.(.) Pour compléter ce travail bien amorcé, on veut maintenant sceller le sort de la famille.Par une nouvelle définition de la famille, on veut consacrer ces concubins, ces accotés ou ces accouplés, comme faisant partie de la famille nouvelle.Je me demande si l'on ne réussira pas à éliminer ceux qui seront mariés réellement.Pourquoi chercher à détruire ce qui reste de bon et de fécond au Québec?Il y a deux ou trois ans, on avait invité à Montréal une foule de savants étrangers à un séminaire.On voulait trouver les causes de la délinquance juvénile.Ces spécialistes en arrivèrent à la conclusion fort simple que les malaises des jeunes provenaient, en grande partie, du démantèlement de la famille.C'est clair.Et ce gouvernement, au lieu de prendre les moyens voulus pour redonner à la famille sa stabilité, veut, par sa nouvelle notion de la famille, la détruire.Allons, M.Lévesque, avant de quitter le pouvoir, faites quelque chose de bien.Réhabilitez la famille, cette cellule de base de la société.Si vous ne voulez pas le faire ou si vous ne le pouvez pas, à cause des clameurs féministes, de grâce, ne présentez pas ce bill avant les élections.Jean LEDOUX Montréal s I la presse * RENSEIGNEMENTS 285-7272 tA PRESSE'est publiée par tA PRESSE LTÉE.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Soûle la Proste Canadienne oit autorisée à diffuser les informations do « tA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reutor.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.» Port de retour garanti.ABONNEMENT 265-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18 h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES Commandes 285-7111 du lundi ou vendredi 8 h a 17 h Pour changer 285-7205 du lundi au vendredi 9h à 16 h 30 GRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Télé-Preite 265-7306 Vacances, Voyages 285-7265 Carrières il proftïiioni, nominations 285.-7320 La musique des nations Un nombre important de représentants des différents groupes ethniques canadiens a protesté auprès du ministre Marcel Masse contre la disparition de l'émission Musique des nations diffusée au réseau FM de Radio-Canada depuis 1965.Les raisons qui ont motivé la disparition de cette émission ont bien peu à voir en définitive avec les restrictions budgétaires puisque bien avant l'annonce de ces coupures, Radio-Canada souhaitait utiliser cette période et celle de l'émission Folklore pour aborder avec une nouvelle formule les domaines de la musique et de la parole des peuples.Dès septembre prochain, c'est une nouvelle émission \u2014 Des musiques en mémoire \u2014 diffusée le samedi à 13 heures, qui continuera de véhiculer, mais avec un traitement différent et un contenu enrichi, cet héritage de 80 communautés ethno-culturclles du pays.Je signale également que d'autres de nos émissions donnent une place importante à cet héritage qui demeure une préoccupation de Radio-Canada.Jean-Marc lefebvre Directeur des Relations publiques Communications aux réseaux français Un policier répond à Lysiane Gagnon Je termine la lecture de !a chronique de Lysiane Gagnon; je suis sidéré.Où étiez-vous Mme Gagnon pendant le conflit opposant les membres de la Sûreté du Québec au gouvernement québécois?J'accepte la critique, ça fait partie du métier, mais où je m'indigne c'est que nulle part vous ne mentionnez que le gouvernement a triché lors des négociations, que ce sont des décisions politiques qui ont été prises sans égard à la décision d'un juge de la Cour provinciale, en l'occurrence le juge Claude-René Dumais.Des dés pipés afin de ne pas avoir de problème pendant les «Grands Voiliers» et la visite du pape.Mme Gagnon vous tentez de berner les gens en faisant croire qu'une négociation se fait comme une fantaisie, qu'il s'agit de cogner â la porte du patron et de lui dire que vous réclamez certaines conditions de travail et que si vous n'obtenez pas satisfaction, vous saboterez votre travail.J'ose croire que vous n'êtes pas à la direction de votre syndicat pour alléguer de telles choses.Quant à la rencontre avec le premier ministre, M.Lévesque, c'est dans un but ultime de régler le conflit qu'elle a eu lieu.Quand des politiciens sont engages politiquement dans un dossier, le patron peut encore rapprocher les parties et tenter de régler les affaires de l'État, sinon quel peut bien être son rôle à votre avis?Vous avez beau parler de notre fonds de pension, qu'en connaissez-vous?Auriez-vous la prétention de dire que vous nous payez notre régime de retraite?Sachez que chaque agent de la SQ investit dans la Caisse de retraite, administrée par le gouvernement, la somme moyenne annuellement de $2,500.Cet argent est utilisé pour bâtir des ponts, des autoroutes, etc.Nous avons négocié des conditions de travail de bonne foi, nous demandons le respect de nos droits.À ce que je sache, vous avez le droit de faire la grève si vous n'êtes pas contente de vos conditions de travail.Les policiers non.Quand vous affirmez que les policiers veulent laisser tomber leur képi et avoir les cheveux longs, encore là, vous êtes en retard de quelques mois.Nous avons obtenu ce droit ainsi que le port de la barbe depuis le 22 juillet 1981 et que voulez-vous, la mode des cheveux longs est révolue depuis cinq ans, nous réclamons ces avantages de- puis 17 ans, nous avons eu gain de cause grâce à notre persévérance syndicale.Un policier c'est remplaçable, qui ne l'est pas?Un neurologue ça prend 10 ans à l'État pour le former, dites-vous, mais comment pouvez-vous comparer un policier à un médecin?Aura-t-il à décider instantanément s'il doit dégainer son arme à feu pour abattre un individu qui met la vie en danger, sans avoir à être jugé par toute la population après coup?Il n'interviendra pas sur les lieux d'un accident avec blessés graves ou morts déchiquetés et même calcinés.Il n'aura pas à informer les parents d'un enfant qui vient de se faire écraser sur sa bicyclette; il ne se fera pas engueuler non plus par un conducteur mécontent de recevoir une contravention méritée.Aura-t-il, avec l'éducation nécessaire au policier, à connaître les articles du Code criminel, de la sécurité routière, la loi des transports, la loi des alcools et toutes les innombrables directives de la Sûreté du Québec?Nous ne réclamons d'ailleurs pas son salaire.Un corps d'élite la Sûreté du Québec! de la bouche même du premier ministre M.Lévesque, mais payé au 35e rang provincial.Bonne chance dans vos négociations, Mme Gagnon.Jean-Pierre PROULX directeur de l'Association des policiers provinciaux du Québec, district de Montréal-Nord, membre de la SQ à Lachute J'avais déjà reproché au gouvernement, dans une chronique précédente, de ne pas avoir respecté la décision arbitrale.Par ailleurs, je tiens à signaler que c'est aux journalistes et non pas aux neurologues que j'ai comparé les policiers.J'ai simplement dit que la formation d'un neurologue coulait plus cher cl durait plus longtemps que celle d'un journaliste ou d'un policier, d'où le fait qu'un neurologue est moins facilement «remp/a-çab/e».J'ai, pour le travail des policiers, autant de respect que pour mon propre travail, et ù vrai dire même encore plus, car les journalistes ne courent pas les mêmes risques physiques.Ma chronique portait sur la désobéissance civile et le non-respect de la loi chez ceux qui sont censés la faire appliquer, non pas sur la nature du travail policier, dont j'ai toujours reconnu les difficultés.l.g.Reflet de l'opinion Lysiane Gagnon, J'ai savouré votre chronique intitulée «Lettre à mon patron», publiée dans LA PRESSE.Un vrai petit bijou comme vous seule savez le faire.Votre article reflète l'opinion de la plupart des contribuables.À ces policiers de la Sûreté du Québec, je leur rappelle: c'est nous, contribuables et cochons de payants, qui payons vos salaires.J'ajouterai que 52% de nos impôts sont engloutis dans les salaires aux fonctionnaires du Québec dont vous faites partie.Avec un si faible pourcentage de solution du crime au Québec, mon impression est que vous êtes surpayés.De plus, si vous n'êtes pas contents de vos conditions de travail, trouvez-vous un autre emploi.En effet, c'est pas difficile à remplacer un policier; un pompier non plus.Est-ce possible qu'un premier ministre en soit rendu ù aller ramper devant un représentant syndical?Il est temps que le gouvernement péquiste cesse cet aplaventrisme devant les syndicats.La faiblesse de ce gouvernement fait un tort énorme à notre économie.Lorsqu'une compagnie décide de s'installer ailleurs qu'au Québec, ne vous demandez pas pourquoi.Il est facile de voir que le Québec est gouverné par les syndicats et non par le gouvernement, et ça les investisseurs étrangers le savent.Il est grand temps que nous ayons des élections.E.LEDUC Montréal Sympathique Maria J'ai lu avçc beaucoup d'attention et une certaine émotion votre commentaire sur la «Pauvre Maria».(Référence à la lettre de M.Ré-jean Martineau, de Rosemère, sur la télésérie Maria Chapdelaine, en France.) Ceux qui me fréquentent me disent raisonnable et mes parents m'ont permis de disposer d'une certaine instruction.Pourtant, je dois vous avouer, mais je n'en ai pas honte, que les sous-titrages m'ont été nécessaires, assez souvent, tout au long de la série sur Maria Chapdelaine.Il est vrai que la prise de son n'était pas de la meilleure qualité, la musique couvrant parfois les paroles, mais que notre langue est belle! Et que votre accent est plaisant.(.) Et pourtant! Eh oui! Certains mots, certaines expressions de votre beau langage nous échappent malheureusement.Alors, les sous-titres, c'est un peu comme pour les mal entendants; c'est utile.Alors, pardon encore de vous contrarier, mais le sous-titrage, dans la même langue, n'est pas vraiment «d'un ridicule consommé».L'histoire de Maria est déjà ancienne et 11 paraît vraisemblable que les Québécois d'alors aient pu vivre dans des «cabanes de bois rond».Savez-vous que les dites cabanes nous ont paru, à nous petits Français, bien sympathiques et enveloppées d'une chaude atmosphère familiale?Savez-vous aussi que nos Alpes françaises, suisses ou italiennes sont remplies de ces jolies cabanes de bois rond?Savez-vous aussi que nous ai- mons votre pays, la chaleur et la simplicité de vos habitants; leur gentillesse aussi.Sachez aussi, s'il vous plait, que nous avons aimé Maria Chapdelaine qui n'a vraiment rien fuit pour ridiculiser votre peuple non plus que la langue française.Votre lettre dans Tribune libre nous a permis de vous dire que nous aimons votre pays, la tournure de vos phrases, vos expressions et vous aussi sans doute, si nous vous connaissions mieux.et réciproquement.Bernard TEMPIER Agen, France 394, Laurier ouest, Montreal 273-2484 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 79 AVRIL 1985 A 8 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE LIS NOUVEAUX HOMMES DU PRÉSIDENT REAGAN Des «durs de durs» à la Maison-Blanche M- WASHINGTON \u2014 La .^présidence américaine a changé.Plus dure, plus sèche, Îilus-idéologique.Depuis janvier, aZMaison-Blanchc a passé à la vi0»$se supérieure.Le second et dernier mandat du président sera celui du conservatisme pur et ME SOn adresse télévisée de mercredi sur le budget reprenait en les renforçant ses thèmes préférée, contre l'État providence et l'establishment washingtonien.Début mars, il n'hésitait pas à opposer son veto a un projet de loi d'aide de $2 milliards aux fermiers menacés de faillite.«Gardons le blé, exportons les fermiers», blagua-t-il.sans trouver beaucoup de rieurs dans le Midwest.Avec le Congrès, il adopte une politique de confrontation.En pleine reprise de la négociation Est-Ouest sur la limitation des .armements, il entonne des couplets d'un rare antisoviétis-ine.comme il l'a fait au sommet de Québec.Par exemple, sur le Nicaragua, il affirme sans détour son désir de faire renverser «le gouvernement communiste» des sandinistes, par le biais des «contras» qu'il baptise «combattants de la liberté», «l'équivalent des Pères fondateurs» de la nation américaine.«Laissez Reagan être Reagan», affirmaient pendant la campagne présidentielle ses plus ardente supporters.C'est fait.Des reaganiens agressifs Le président est «déterminé» à achever d'ici à 1988 ce qu'il a entrepris pendant son premier mandat, affirme l'ex-secrétaire au Trésor, Donald Regan, nouveau chef de cabinet de son quasi- homonyme.Nouveau?II n'est pas le seul.Depuis janvier.Donald Regan est un homme d'action et de hiérarchie.Il concentre le pouvoir et abolit les super-ministères.l'essentiel de l'équipe qui entoure, conseille, dorlote et parfois isole le président a été remplacée.Les reaganiens modèle 1985 ont le profil agressif.Le premier d'entre eux, Donald Regan, est l'homme clé d'un des présidents américains les plus enclins à déléguer ses responsabilités.En tant que secrétaire au Trésor, pendant quatre ans, il a défendu pied à pied la politique économique présidentielle, tant contre les critiques internes qu'externes.Irlandais, G6 ans, «self-made maii\", passé en 25 ans du poste de vendeur à celui de président de Merril Lynch, une moyenne société de courtage qu'il a hissée aux premiers rangs à Wall Street, Donald Regan est homme d'action et de hiérarchie.Fini le triangle des .superconseillers Baker.Deaver et Meese qui se partageaient jusqu'ici l'oreille présidentielle.Le nouveau «chief of staff» concentre le pouvoir et abolit les sept superministères qui avaient pour rôle de superviser l'ensemble de la politique intérieure.Les superministres ne sont plus que deux, Ed Meese et .lames Baker, qui ont quitté la Maison-Blanche pour prendre, l'un la Justice, l'autre le Trésor.Ils font rapport directement à Regan.(Michael Deaver retourne au secteur privé en mai.) Donald Regan «est déterminé à ne pas se faire critiquer sur sa droite comme l'a été son prédécesseur Baker», dit un responsable conservateur qui sait de quoi il parle lorsqu'il ajoute: «Il découvrira vite que la droite est insatiable.» Indice de la nouvelle orientation de l'équipe présidentielle, certains de ses vétérans, hier étiquetés «conservateurs», sont aujourd'hui considérés com- Le président américain, Ronald Reagan.inc «pragmatiques», dépassés sur leur droite par les nouveaux venus.Un directeur «hard core» «Baker était l'avocat d'affaires qui rapprochait les deux parties dans un conflit pour trouver un compromis», rappelle un fonctionnaire de la Maison-Blanche.«L'équipe actuelle est plutôt un noyau dur (hard core).» Parmi la douzaine de nouveaux venus, l'étoile montante, Patrick Buchanan, 46 ans, un autre Irlandais, «donne un sens encore inégalé à l'expression \"noyau dur\"», affirme Donald Regan.Buchanan n'est pas inconnu à la Maison-Blanche, où il rédigeait une partie des discours de Richard Nixon.Journaliste, éditorialiste conservateur, il s'est fait remarquer en qualifiant de «bouchers» les médecins qui pratiquaient l'avor-tement, et «d'idiotie» le mouvement féministe.Son retour à la Maison-Blanche en tant que «directeur des communications» a eu pour premier effet de modifier le ton des discours du président.«Jusqu'à maintenant, les rédacteurs des discours devaient modérer leurs élans conservateurs pour plaire à Gergen (le prédécesseur de Buchanan).Maintenant, ils doivent en rajouter pour plaire à Buchanan».commente un fonctionnaire de la Maison Blanche.À tel point que des membres du Conseil national de sécurité ont dû récemment «censurer» un projet de discours présidentiel qu'ils jugeaient trop anlisoviétique.Buchanan est plus qu'un responsable de la communication.En deux mois et demi, il est devenu l'indispensable bras droit de Donald Regan, qui le consulte pour la stratégie à long terme comme pour le suivi quotidien dc£ dossiers chauds.Il a été de ceux qui ont encouragé le président à se montrer inflexible au sujet de l'aide aux fermiers.Sur le budget, il était opposé à ce que le président fasse un compromis en ramenant de 6 à 3 p.cent (après inflation) la hausse proposée pour le budget de la Défense.Il a vainement poussé le président à faire une adresse télévisée sur l'aide aux «contras».Et dans l'embarrassante affjflrc de la visite présidentielle au cimetière allemand de Bitburgh \u2014 où sont enterrés 49 soldats allemands «SS» \u2014 Buchanan est celui qui a le plus fermement prôné le maintien de la visite malgré le tollé qu'elle a provoqué.Durcir le ton et le style du président n'est pas le seul changement Introduit par les nouveaux reaganiens: plus personne ne semble vouloir prendre la responsabilité d'empêcher le président de faire des bourdes, ou de ramasser les pots qu'il a cassés.Sa blague sur les fermiers, ses déclarations sur Bitburg («aucun Allemand vivant aujourd'hui n'a participé à la Deuxième Guerre») et quelques autres sont les symptômes d'une disparition complète des garde-fous dont Reagan bénéficiait jusqu'à maintenant.L'équipe précédente «avait ses problèmes et ses querelles, mais était toujours prête à prendre des coups pour que M.Reagan puisse sauver la face», commente Lou Cannon, auteur d'une biographie du président et chroniqueur au Washington Post.«Aujourd'hui, ajoute-t-il, le nouveau mot d'ordre semble être \"chacun pour soi\" ou, quand la faute a été commise, je n'étais pas de garde.» L'étoile montante, Patrick Buchanan, un autre Irlandais, donne un sens encore inégalé à l'expression « noyau dur ».Il a qualifié de « bouchers » les ; médecins qui pratiquent i'avortement.Donald Regan Ed Meese James Baker Patrick Buchanan «En 1973, nous n'envisagions pas l'effondrement du Vietnam» \u2014 HENRY KISSINGER voici aes extraits d une interview accordée le 19 avril par Henry Kissinger aux journalistes Art Scidenboum et Jack Burby, du journal los Ange/es rimes.wm Question : En janvier 1973, ™ vous-même et M.Le Duc Tlio avez signé un accord, à Paris, qui a résulté en un cessez-le-feu au Vietnam et en le retrait des troupes américaines.Vous avez écrit que vous pensiez que l'accord de Ppris fournirait un «répit» au gouvernement sud-vietnamien.Pour sa part, Stanley Karnow a écrit que vous lui aviez parlé d'un répit « décent».Réponse: Je n'ai rien dit de tel à Stanley Karnow.Il ne fait que répandre un mythe qu'il a attrapé quelque part.Q.: Est-ce que l'usage du mot - répit » veut dire que vous pensiez, en 1973, que la chute de Saigon, quelque deux ans après l'accord de Paris et dont on célèbre Se 10e anniversaire ce mois-ci, était inévitable ?R.: C'est un problème complexe, évidemment, que de savoir pendant combien de temps les États-Unis doivent défendre un pays quelconque.Mes associés et moi croyions qu'avec des manoeuvres prudentes, l'accord pouvait être maintenu pendant aussi longtemps que nous pouvions envisager l'avenir.Premièrement, en renforçant l'armée sud-vietnamienne ; deuxièmement, par les dispositions qui devaient empêcher le renforcement des forces communistes dans le Sud, de telle façon que les Sud-Vietnamiens puissent s'occuper 'd'éventuelles violations selon ce qui était permis dans le Sud ; troisièmement, par la discrétion qu'à notre avis la Chine et l'Union soviétique de-vajejit observer pour garder leurs relations avec ndd&.; quatrièmement, par notre volonté de résister à des violations de frontières sur une grande échelle qui pourraient être perpétrées par les Nord-Vietnamiens, en dépit des dispositions de l'accord ; cinquièmement, par le fait que si les Nord-Vietnamiens respectaient les termes de l'accord, nous allions contribuer au redressement économique du Vietnam du Nord.Chacune de ces dispositions a été systématiquement sapée par des divisions survenues ici même au pays, aux États-Unis, et par la perte de l'autorité de l'Exécutif, en raison du Watergate, que nous ne pouvions pas prévoir.Nous n'avons jamais songé que le Vietnam pouvait s'effondrer.Nous pensions que nous pouvions, d'une meilleure manière, assurer l'indépendance du Sud-Vietnam au nom d'un accord de paix plutôt qu'au nom d'une guerre interminable.(.) Q.: Qu'en est-il du Nicaragua et de ce problème des divisions politiques au sein du gouvernement ?R.: En ce qui concerne le Nicaragua, nous faisons face au danger de répéter le même type de querelle domestique.Nous en sommes venus à une requête faite par l'administration qu'il était difficile de concilier avec ce que l'on pourrait définir comme étant d'un intérêt vital.Comment quelque chose d'un intérêt vital ne peut-il valoir que $14 millions ?Et puis, le Congrès a alors dit que nous devions faire un compromis.Vous pouvez accorder une aide aux contras qui ne consiste pas en armes meurtrières.Qu'est-ce que cela veut dire ?Qui se battra pour nos intérêts vitaux ?Ou bien il ne s'agit pas d'intérêt vital, ou bien cela vaut plus que $14 millions, ou bien cela vaut des armes meurtrières.Je ne veux pas m'attarder sur les mérites de cette querelle dans le cadre de cette interview mais cette forme de débat commence à ressembler pas mal au cas du Vietnam.On attache une position philosophique précise à une contribution symbolique telle que les $300 millions réclamés pour le Vietnam ou les $14 millions pour le Nicaragua.Dans chaque cas, le symbolisme de la suppression des fonds est vraisemblablement plus important que la substance elle-même.Q.: Vous avez écrit à ce sujet.Une société pluraliste, avec ses fuites, ses divisions, ses convictions morales fermement défendues que l'on additionne à des positions politiques farouchement débattues, peut-elle suivre une politique étrangère qui s'inspire de la raison ?R.: La réponse est contradictoire.En ce qui concerne les États-Unis, au cours des 15 dernières années, on ne peut pas dire que ce fut le cas.Nous ne pouvons pas changer notre système politique ; nous devons vivre en accord avec nous-mêmes, et aux Les signataires des accords de Paris Le secretaire d'État améri- Le ministre des Affaires Le représentant du Viet- Le ministre des Affaires coin, William P.Rogers.étrangères du Sud Vietnam, cong, Mme Nguyen Thi étrangères' du Nord Viet- P ±1 Tram Van Lam.Binh.1 nam, Nguyen Duy Trinh.' > États-Unis, il n'y a pas d'autre alternative que de vivre en société pluraliste.Il est également vrai qu'au cours des 15 à 20 dernières années, nous n'avons pas suivi une politique étrangère sérieuse sur une base pluraliste, du moins dans certains domaines, parce que les divisions sont devenues tellement importantes.Les gens parlent continuellement de compromis, mais ce n'est pas de compromis qu'on a besoin dans l'établissement d'une politique étrangère, c'est plutôt d'un sens des nuances, d'un sens de la cohérence sur une longue période de temps.Si vous avez à faire face à des positions complètement incompatibles et que vous faites un compromis entre ces positions, vous allez aboutir au pire des mondes et à une approche par à-coups \u2014 comme le démontre ce que je vous ai dit \u2014 de telle manière que vous ne pouvez même plus déterminer qui avait raison ou qui avait tort lors de prise de décisions purement tactiques.Vous ne pouvez pas dire que vous avez vraiment une politique étrangère lorsque seuls le président (du pays), le secrétaire d'État, le conseiller en matière ' dé sécurité et le sous-secrétaire à la Défense sont en faveur de dette politique, alors que tout le reste du pays s'y oppose.Je ne distribue pas les blâmes,-je décris une situation.Mais si cela se poursuit pendant 20 ans encore, nous sommes voués à une énorme érosion de notre place dans le monde.La solution à ce problème ne consiste pas à une quelconque administration dictatoriale de notre politique étrangère.La solution réside dans la recherche d'un consensus bipartite une fols encore, mais c'est plus facile à dire qu'à réaliser.' , Copyright \\9B5, loi Angttei ïïmos Syndicate LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 A 9 DES DIZAINES DE MILLIERS DE PRIX D'ENTREPOT LE SUPER ENTREPÔT Brico Centre, c'est un entrepôt plein à craquer de produits de bricolage et de rénovation; le plus grand choix au pays.! C'est aussi des prix spéciaux d'entrepôt, de la marchandise \u2022 en vrac, des articles de décoration, des produits de jardinage,/ une cour à bois intérieure, un service de coupe de bois, un ;,i service de coupe de verre.Demandez et vous trouverez! .: Même l'impossible.CENTRE_iH jl 2265,CHEMIN CHAMBLY, LONGUEUIL TROUVEZ IfflWPOSSIBIE! S ut? A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 CETTE SEMAINE A PLACE BONAVENTURE GALERIES DES BOUTIQUES m Participez au programme spécial de Blue Sonnets: «INITIATION AUX COURSES PAR SIMULATION».Des billets de paris vous seront remis gratuitement pour une rrjjse simulée sur un cheval.vous pourrez gagner un repas pour deux au restaurant Centaure de Blue Bonnets.Les 2, 3 eÎ4 mai prochains à 12 h, 13 h et 14 h au hCveau Métro.CENTRE DE COMMERCE EN GROS Marché du vêtement automne/hiver.Mart «a*».28 avril - 1er mai.Commerçants seulement.HALL D'EXPOSITION Le Bazar des femmes Emunah de Montréal.5-6 mai.Kiosques garnis de marchandises de toutes sortes.Une abondance d'aubaines.Comptoirs d'aliments.Ouvert au public.0 Place Bonaventure Le petit Julian Bis son nette parle français, mais il rêve en cinglais jm OTTAWA (PC) ™ -*- Julian Bisson-nette, âgé de 5 ans, parié français lorsqu'il joue avec son petit frère Michael.Mais lorsqu'on lui demande dans quelle langue il rêve; il répond : « Dans la langue de ma mère », c'est à dire l'anglais.Ce paradoxe est le propre des familles qui réunissent deux cultures et deux langues sous un même toit.Les deux solitudes peuvent parfois se rencontrer et causer des dilemmes qui vont de la langue privilégiée à la maison jusqu'au choix des traditions du temps des fêtes.M.Charles Caston-guay.professeur à l'Université d'Ottawa, a fait une étude sur la population de la région, à partir du recensement de 1981.Selon lui,, il existe'environ 84 000 familles bilingues en Ontario.Il faut beaucoup de détermination de la part des parents pour inculquer les deux langues et les deux cultures à leurs en- fants, dans un environnement où l'anglais prédomine.Toutes les familles dont la langue maternelle est autre que l'anglais, que ce soit l'allemand, l'espagnol ou le vietnamien, connaissent ce problème.Les chiffres de 1981 montrent que les personnes dont la langue maternelle est l'an-' glais représentent 70 p.cent de la population de la région d'Ottawa-Carleton, et 19, p.cent seulement ont le français pour langue maternelle.Chez les familles on-tariennes dont l'un des parents est francophone, seulement 13 p.cent utilisent autant le français que l'anglais et seulement S p.cent disent parler surtout le français à la maison.Selon M.Serge Plouffe, président de l'Association des francophones onta-riens, les mariages mixtes sont de plus en plus communs et que ce ne sont pas toutes les familles qui voient ù ce que leurs enfants parlent français.POUR QUE ÇA ROULE 1326.nil Notrt-Dsmo Ouest 5759, rue Hocheligi 6879, rue Jarry Est 1918, bout, del Lsuienldes 805.boul.Slfrfovll.cng.) 120 A Sle-Crolx, St-Uurenl coin Si-Philippe 937-7423 La CSD délogée par la CSN?am -(PC ) \u2014 La CSD pourrait perdre les deux ™ tiers de ses syndiqués du secteur public québécois aux mains de la CSN, à l'issue de la campagne de maraudage qui se déroule actuellement auprès des 300 00Q employés de l'État.Au total, la Confédération des syndicats nationaux ( CSN ) prévoit cette année grossir ses rangs d'environ 6 000 nouveaux membres dans le secteur public, où elle représente déjà rIus de 140000 employés.La campagne de maraudage, ouverte le 6 avril dernier» prend fin dans une semaine.Sept unités syndicales de la Centrale des syndicats démocratiques ( CSD ), soit quelque 2 000 personnes, ont entrepris les procédures de changement d'allégeance syndicale.gaz nature1 pouf véhcu'i :S à 20S.13S par jour d'économies.1 .El j'économise aussi sur les frais d'entretien.Mes changements (J'huile?Divisez par 3! De plus, je n'ai pas changé de honnies d'allumage depuis I an.Je roule aussi bien qu'avant et ça me coûte moins cher.J'ai encouragé plusieurs copains à s'équiper d'un système au gaz.naturel pour véhicules et quand je changerai de voiture, je serai le premier à refaire adapter mon véhicule, d'autant plus que le nombre de stations-service grandit à chaque jour.» Le gaz naturelpour véhicules j rentabilise ma journée de travail Apprenez 1' ANGLAIS avec nos spéciaux 4 semaines INTENSIVES à 199* ou 10 semaines REGULIERES GALOIS 844-5060 I Depuis 1965 «A 1 MM Métro 1410, rue Stanley Wyl Peei » Sevcrln Rrante.1 li.lllliivr ilr lixl Le gaz naturel pour véhicules contribue grandement aux profits d'une entreprise.LES TEMOIGNAGES SONT ELOQUENTS L'utilisation du gaz naturel pour véhicules (ti\\\\ 1 permet des économies râ'Hes de 40.45 '¦; et même 50% sur les cjfllts de carburant \u2022 De plus, le In planification EQUIPEZ-VOUS A PROFITS! 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L'EPARGNE jà la caisse populaire Desjardins 5est prolifique.La preuve, votre dollar ifait des petits.g Quel que soit le plan «d'épargne dont votre dollar a besoin, vous êtes assuré d'un excellent rendement avec l'épargne à terme et l'épargne stable à intérêt quotidien* Quant à l'épargne avec opérations, c'est véritablement le compte sur mesure pour toutes vos transactions courantes.T Passez sans tarder à la caisse populaire.Notre personnel se fera un plaisir de vous renseigner sur nos taux d'intérêt concurrentiels et vous dira comment votre dollar peut profiter avantageusement de nos.plans d'épargne.À la caisse populaire Desjardins, épargner est un heureux événement Votre dollar se porte bien! Une ressource naturel! A LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 ARTS ET SPECXICLES A 11 FÊTE DU LIVRE OU FOIRE DE L'IMPRIMÉ ?Les Nordiques et le soleil limitent le succès du 14e Salon de Québec % Daniel Lavoie Disque d'or pour Lavoie en France ¦ Le 45 tours de Daniel Lavoie intitulé Ils s'aiment vient de franchir le cap des 500000 copies vendues sur le territoire français, ce qui en fait l'un des rares disques d'or québécois en France.De plus, le 33 tours Tension Attention de Daniel Lavoie devrait également être certifié disque d'or d'ici quelques semaines (soit après 100 000 copies vendues).Grâce à ses succès, Daniel Lavoie est présentement le chanteur de l'heure en France, et la vente de ses disques le place en tête du palmarès français, ce qui ne s'était pas vu depuis 10 ans, semble-t-il.Le Boston Pops a 100 ans ¦ Grover Cleveland était président des 38 États qui formaient alors les États-Unis lorsque Adolph Neuendorff, d'un coup de baguette, donna vie aux premières notes jouées par l'orchestre Boston Pops.C'était le 11 juillet 1885, et le programme joué ce samedi soir-là par les membres de l'Orchestre symphonique de Boston, qui ayait quatre ans.était le premier de la série « Music Hall Promenade Concerts.» Les journaux de l'époque firent référence aux >< populaires Concerts Promenade » et en 1900, c'était devenu le nom officiel des, «Pops».Les célébrations marquant le \\00e anniversaire des Boston Pops commencent demain soir au Symphony Hall avec un concert dirigé par John Williams, le 19e chef d'orchestre des Pops.Albert Maftz meurt à l'ouvrage ¦ L'écrivain et scénariste Albert Maltz, qui avait remporté deux Oscars au cours de sa carrière, est décède vendredi à l'âge de 76 ans.Maltz avait fait partie de ceux que l'on avait surnommés les « 10 d'Hollywood » et qui, en 1947, avaient été condamnés à l'emprisonnement pour avoir refusé de répondre à des questions concernant la soi-disant influence communiste dans l'industrie américaine du cinéma.Maltz avait alors passé 10 mois en prison, ïl est décédé des suites d'une attaque cérébrale subie en juillet dernier.Jusqu'à sa mort, il a travaillé entre 10 et 12 heures par jour pour termine son roman Bel Canto, qui raconte l'histoire de la résistance française au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Pauline Julien au Théâtre de Paris ¦ Pauline Julien, présente à compter d'aujourd'hui, et jusqu'à dimanche prochain, au Théâtre de Paris, un tour de chant d'une heure et 40 minutes sans entracte.Longtemps considérée comme une « chanteuse à .textes», elle refusé pourtant de rester prisonnière de ce stéréotype.Lectrice passionnée d'autobiographies, Pauline Julien compte parmi ses lectures favorites les Mémoires d'Outre-Tombe, de Chateaubriand.Passion, ardeur et conviction \u2014 trois mots qui reviennent souvent dans, sa bouche \u2014 s'appliquent bien à cette rousse flamboyante qui a chanté Brecht.Lauréate cette année d'un prix de l'Académie Charles Cros pour Où peut-on vous toucher?, son dernier 33 tours, Pauline Julien déteste tout ce qui est prévisible.C'est la raison pour laquelle elle affectionne la scène.Coup de théâtre mortel.¦ Un comédien .d'une troupe de théâtre amateur française a été blessé mortellement par.balle samedi soir près de Rouen (Nord-Ouest), au cours, de la représentation, devant des militaires, d'une pièce de René de Obaldia, Du vent dans les branches des Sassafras.Le comédien .René'.Desjpnquièrés, marié et' père de quatre filles, était eh coulisse alors-que ses collègues jouaient l'attaque d'une ferme par des Indiens, prévue dans cette représentation donnée dans la salle dé spectacles-d'une caserne d'un régiment du génie.Au cours de la fusillade, il a été attteint d'une balle dans le dos.Les policiers se bornaient hier à faire, état d'un concours malheureux de circonstances, sans autres précisions.Selon un membre de la troupe, l'une dès armes qui devait être chargée à blanc l'était à balle .et c'est.une des ses amies,, une comédlenna,*ui l'a tué acci- s ^tellement.» .mm QUÉBEC \u2014 Le commerce ™ du sport aura nui au commerce de la culture : trop pris par leur passion du hockey, retenus aussi par un temps magnifique, les Québécois de la capitale ont été moins nombreux \tREGINALD M ¦ WJL\t \tMARTEL \t cette année au Salon international du livre de Québec (SILQ), qui avait lieu pour la 14c année.Le PDG, M.Lorenzo Michaud, qui avance ces raisons, regrette le temps où les Nordiques étaient éliminés plus tôt : « Nous étions chanceux ! ».Bien des exposants en tout cas étaient déçus, les ventes ayant été particulièrement faibles certains jours.Chez au moins un éditeur littéraire, les ventes brutes ne semblaient pas devoir suffire à payer le stand du Centre des congrès.Plus heureux sont ceux qui, comme le groupe Belfond, se satisfont de faire voir leurs livres.Ceux-là sont présents au SILQ dans une perspective de promotion à long terme et n'exposent pas que les dernières parutions.L'envahissement des religions Le public qui s'est déplacé avait peut-être aussi raison d'être mécontent.Le SILQ, « fête du livre », comme on disait joliment, est en train de devenir une foire de l'imprimé.Encore un peu et on y trouvera exposés les Pages jaunes ou le Botiin vert.Pour l'instant, l'envahissement des religions est le plus évident et le SILQ, paraît-il, n'y peut rien : impossible de refuser la location d'un stand à quiconque se dit éditeur.Entendons-nous bien : des maisons d'édition comme Bel-larmin ou Fides, pour ne citer que celles-là qui sont québécoises, et qui ont comme spécialité parmi d'autres les livres d'intérêt religieux, ont tout à fait leur place au SILQ.Il en va tout autrement des'Églises dont la maison d'édition, si c'en est une, n'offre le plus souvent qu'un tout petit nombre de titres, exclusivements consacrés à l'exposé de leurs doctrines.Des centaines d'éditeurs étaient présents, d'une certaine manière, au SILQ.C'est-à-dire qu'on pouvait y voir des titres de centaines d'éditeurs.Peu de fonds littéraires cependant, et c'est ce qui manque le plus aux yeux de bien des amateurs, qui souhaiteraient que les salons du livre, sans être chacun nécessairement la librairie idéale, offrissent assez de livres de qualité pour ressembler à autre chose qu'à des super-dépanneurs: Expo-Tïntin et Gallimard-jeunesse La meilleure réussite cette année a sans doute été l'exposition consacrée à Tintin.Sans y engloutir des sommes fantastiques, mais avec des idées et du goût, on a su créer pour les livres et les exhibits un environnement agréable.Des centaines d'enfants, y compris des an- ciens enfants de tous âges, ont passé de longues minutes dans l'univers du célèbre reporter (qui, chanceux, n'écrivait jamais d'articles).On aura apprécié aussi le stand de Gallimard, qui à l'occasion de l'Année internationale de la jeunesse, a privilégié les collections destinées à cette catégorie de lecteurs.L'espace manque toujours, au Centre des congrès, et M.Mi-chaud dit qu'il doit sans cesse refuser des exposants.Un éditeur littéraire affirme pourtant qu'il n'a loué son stand, dans la plus grande salle \u2014 mieux aérée, éclairée et aménagée \u2014, qu'en mars.On aura remarqué aussi des absences, dont celle de Dimedia, même si les titres que cette maison distribue étaient présents au salon d'une autre manière.Trois prix Un bon nombre d'auteurs sont Pendant que la PDG du salon, Lorenzo Michaud, regrettait que les Nordiques n'aient pas été éliminés, Tintin, avec son exposition à lui, se méritait la meilleure réussite de l'événement.venus soutenir les efforts de promotion de leur distributeur ou de leur éditeur.Et comme d'habitude, on a distribué des prix littéraires : \u2022 prix Robert-Cliche à Carmen Fontaine pour un premier roman.Black Magic (Quinze); \u2022 prix Octave-Crémazie à Claude Paradis pour un recueil de poèmes, Stérile Amérique (Quinze) ; \u2022 prix Edmond-de Nevers à Hélène La force pour un essai.Histoire de la sage-femme dans la région de Québec (Institut québécois de recherches sur la culture).Le SILQ a aussi lancé deux nouveaux concours, réservés aux jeunes : « Littérature jeunes adultes » et « La relève de journalisme écrit ».Pierre Bourgault André AAoreau Claude Jasmin Henri Tranquille Le débat littéraire QUÉBEC \u2014 Le cabotinage ™ a eu raison de la raison, dans un débat qui avait pourtant attiré beaucoup de curieux, samedi soir, au 14 e Salon international du livre de Québec.Claude Jasmin, romancier, Laurent Laplante, journaliste, André Moreau, philosophe et auteur, Gilles Pellerin, critique à la revue Nuit Blanche, et Henri Tranquille, libraire émérite, devaient discuter du « rôle du critique littéraire », dans un débat animé par Pierre Bourgault.- L'animateur n'a pas su imposer son autorité à André Moreau, qui hurlait des paradoxes niais : « Toute critique est inutile, puisque l'auteur est déjà son propre critique ; il a besoin de réconfort, pas de critique » ; ni à Claude Jasmin, qui se prenait pour Cournoyer et Rioux réunis et les résumait en effet, interrompant ses.collé- prometteur sur la critique sombre dans le cabotinage gues sans prendre la peine de les écouter et tombant à coup sûr du mauvais côté des limites de la politesse.Le bon usage iÀ travers ce spectacle navrant, et parmi les vociférations des Moreau et Jasmin,* on a pu tout de même parler brièvement de choses intéressantes : \u2014 le bon usage des critiques, qui consiste à fonder ses choix de lecture sur les correspondances et affinités, ou même les oppositions qu'on a vis-à-vis d'eux (Bourgault); \u2014 le rôle des libraires, « du moins, ceux qui lisent, car ils ne lisent pas tous.Moi, je commandais les livres selon leur qualité.Il y avait au moins un amateur : moi » (Henri Tranquille); \u2014 la conspiration du silence.que nie Gilles Pellerin en invoquant le très grand nombre d'ouvrages parus et les choix que ce nombre implique; \u2014 le danger, plus grave encore, d'une « conspiration de la médiocrité » ( Pellerin ) ; \u2014 la survie du métier, qui sera assurée si « les critiques aident réellement le public et lui épargnent de l'argent » (Laplante).La compétence L'animateur a tenté de susciter une discussion sur la compétence des critiques.« Ceux que je connais sont compétents, dit Henri Tranquille, mais je ne voudrais pas qu'ils aient le parti pris de détruire.» Le libraire a-joute que « le critique est porté à se mettre en valeur et un abattage fait plus pour cela qu'une louange ».Quoi qu'il en soit, « le critique a le droit d'être sé- vère et le devoir de ne pas se laisser intimider ».« Il n'y a pas d'écoles de criti-.que, constate Gilles Pellerin.Notre qualité doit être l'inquiétude.Il faut donner au livre et la chance et la sévérité qu'il mérité.» « Compétence et influence, c'est la même question, dit Laurent Laplante.Le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de critiques, à Québec, une seule source, Le Soleil; qu'elle soit bonne ou pas bonne, c'est anormal et c'est malsain.» Selon André Moreau, les critiques sont < ou trop snobs ou trop rustiques » ; et le philosophe jovialiste d'insinuer lourdement que les critiques sont achetés par les grandes maisons d'édition, en plus d'être « à la solde des idées reçues ».R.M.la découverte en bande dessinée Les aventures de Brunelle, une héroïne médiévale libérée mm QUÉBEC \u2014 Les fervents ™ de bandes dessinées accueilleront avec intérêt une série d'un genre nouveau au Québec : les aventures de Brunelle et Colin, mettant en scène deux personnages attachants qui ont déjà séduit Français et 'Belges par leur épopée médiévale où se mêlent le rêve et l'histoire.JOHANNEROY dé la Prssso Canadienne Le dessinateur et co-scéna-riste de cette série, Didier Con-vard, est venu présenter au SILQ cette bande dessinée qui, depuis six ans, a la faveur des amateurs francophones outremer, se classant juste derrière Astérix et Lucky Luke.Passsionné d'histoire, de dessin et d'écriture, Didier Con-vard avait cinq albums à présenter aux Québécois.Brunelle et Colin, dont l'alchimie originale de traits et dè couleurs fond ensemble l'amour, l'amitié et l'aventure, ont acquis leurs , lettres de noblesse non seule- ment par la facture impeccable des albums, mais également par l'originalité de l'action centrée sur un personnage féminin dans un contexte historique peu exploité.Un décor de sable et de sang Cette série, lancée par François Bourgeon et Genin, qui publièrent les deux premiers livres, Le vol noir et Yglingà, constituait une véritable gageure pour Convard.Collaborant désormais avec Genin, celui-ci a relevé le défi avec succès, s'imposant comme un des grands créateurs de la bande dessinée actuelle.A l'instar des ouvrages précédents, le dernier album, intitulé L'aigle de Mounrah, est maintenant disponible dans la plupart des librairies québécoises aux éditions françaises Glénat.Dans cet ouvrage-ci, ¦ le lecteur est emporté sur les traces de la princesse Brunelle, fille du roi Marcus, une aventurière peu ^nç^e^a^r^e^e^artieJUa^ recherche de la tombe de son cousin Alrick ; à sa suite, on trouve son inséparable page Colin, ainsi.que de fidèles compagnons, dont le chevalier borgne Celdrick.Le récit prend forme dans un impressionnant décor de sable et de sang qui, tout en évoquant les croisades, privilégie aussi bien la fidélité et la persévérance que le courage et la foi.Comme tout périple hasar-.deux, les obstacles surgissent rapidement, mettant à l'épreuve notre heroine et ses amis : combats contre les implacables Sarrasins, enlèvement, passion, violence et rancoeur viendront bouleverser l'ordre impassible r du désert.( « Un* Vraie tête de cochon » «Nous n'avons pas créé de : super-héros, nos personnages meurent, ils peuvent être victimes de la lèpre ou être amputés», affirme en entrevue Didier Convard, tout en avouant ^u^Rr^^He^tjDoHn^énéfi^ cient de la part des deux créateurs d'une protection toute paternelle, qui les a rendus invincibles jusqu'ici.« Nul doute que le succès de la série est en partie attribuable au personnage de Brunelle, une jeune femme que nous avons voulu complète ; elle peut être tout à la fois sensuelle, émotive, courageuse et déterminée, en fait, elle s'avère être une vraie tête de cochon », souligne le scénariste.Là-dessus, Convard affirme n'avoir jamais été critiqué sur le caractère et la psychologie du personnage qui, concède Convard, est émancipée avant la lettre.Contrairement à l'indomptable Brunelle, les femmes nobles de l'époque s'adonnaient plus aux travaux de tapisserie ou à la poésie, dans l'attente de leur chevalier, qu'aux longues chevauchées d'un pays à l'autre.La grand clarté .du moyen âge Outre l'attirance pour cette ^rince^e^ans^oyaumeJtaJBD^ a le mérite de faire connaître des facettes ignorées du moyen âge, dont on ne retient le plus souvent que la sombre période de l'Inquisition et de ses bûchers.«Des choses extraordinaires ont pourtant été accomplies au cours de cette époque », plaide ce bédéiste historien qui, avec une minutie d'horloger, reconstitue chaque détail.« La première étape consiste essentiellement à scruter les ouvrages, traités et récits sur le ' moyen age afin .de.reproduire les costumes et les armures, aussi bien que les abbayes et les palais.Il s'agit d'un travail de repérage, tout comme au cinéma », stipule Didier Convard.Ce dernier est dans le métier depuis dix ans, faisant ses armes, entre autres, avec le journal Tintin où il créa Cra-nach de Morganioup, scénario de'J.L.Vernal,.Sa carrière s'étend en plus à la rédaction de recueils de contes et légendes et de récits historiques. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 Les «Bonnes» d'André Brassard met plus en lumière le talent des comédiennes que les enjeux du drame photo LA PRESSE Monique Mercure, superbe, traverse la pièce comme si elle flottait au-dessus du drame.LES BONNES, de Juan Rcnct, uni> production du Theatre français du CNA, au Studio ju.squ'tui 11 mai, à Ottawa.Mise en scene: André Brassard, assisté de Kené Gannon.Décor: François Séguin.Cost.: François Barbeau.Éclairage: Claude Accolas.Avec: Monique Mercure.Anne-Marie Cadieux, Louise Naubert.8H Les Bonnes, de ™ Jean Genêt, est un texte dramatique qui a été écrit en 1947 ALINE GÉLINAS collaboration spéciale à la demande de Louis Jotivet, et mis en scène par celui-ci.La, pièce fait partie du répertoire contemporain.Elle est constamment reprise par tous les grands metteurs en scène.Elle donne l'occasion aux actrices de créer des personnages très forts, toujours sur le bord du précipice, entre la vie et la chute dans le néant.André .Brassard en a signé une mise en scène au Studio du Centre National des Arts.La production tiendra l'affiche jusqu'au 11 mai.Les Bonnes ne se réduit pas à une histoire de bonnes.L'ardeur qui les anime est CKA.C et la presse VOUS INVITENT À PARTICIPER AU CONCOURS \"T'ES DAUPHIN\" une des six piscines Dauphin d'une valeur de 2 795$ GAGNEZ et un ensemble de meubles de jardin d'une valeur de 1000$ Piscine Flipper de 24 pieds entièrement en aluminium comprenant filtre, plomberie, échelle, plate-lorme.ensemble d entretien, couverture d'hiver et toile solaire \u2022 1 table ovale en résine \u2022 4 chaises à dossier inclinable en résine \u2022 1 tabouret 4 positions en résine \u2022 1 parasol M mai aars 1A PHESSc aupllin .pour 5 mois de vacances année après année.HBBB PouifcW.iW leripiisse; !e crxioon de partoaaion yuWie iusou at Tous les mïms erw 7 n et 6 h 15 du iu su ieu4 |Usqu au 16 nu Jac-que Ptcul» prxédera au brage d une r nrditSe Cette pesome devra leieohone-a CKflC dans les trente minutes nui suivent pou conformer son adnw sibilite au» mages des piscines Dauphin et des ensembles de meubles de jardin Ces tirages auront lieu les ««tfiedis 12.19 et 2G avril 3 10 et V m 1985 LetoicrJes teglrments ntfiocis est riisponiote aCKAC 73 es Dauphin CKAC 73, CP.7171.Succursale \"A\", Mil.P.O.H3C 3L4 Nom Adresse Ville Âge Telephone rès Je suis abonneie) a LA PRCSSE ! -Aop-., _Codo pjst.il .:._bur_________ J acheté LA PRESSE au mesoue ?I motivée par autre chose que les inégalités soéiales.-La scénographie souligne l'aspect métaphysique du drame qui se joue.Les actrices sont séparées du public par une balustrade; la lourde ornementation de la chambre, blanche et or, rappelle les églises \"baroques: les coiffeuses sont autant d'autels où est vénérée et blasphémée l'image de Madame, supérieure et absente.Les Bonnes est un constat d'impuissance à atteindre la perfection proposée en modèle par Madame, qui pourtant est cruelle aussi, et inconstante dans ses faveurs.Seul moyen d'échapper aux exigences intérieures, mourir, volontairement.en martyr, ou alors porter la gloire d'un crime monstrueux, qui élève pour toujours au rang des êtres d'exception.Les éclairages soulignent habilement les phases de la crise que traversent les deux soeurs, tour il tour lucides ou éblouies, incertaines ou fortes de leur décision.Anne-Marie (.'adieux compose une Solange toute noire et violente; un léger mouvement de téle ia fait ressembler à un corbeau blessé.Louise Naubert, blonde, incarne une Claire têtue, émouvante.Monique Mercure, Madame, traverse la pièce, superbe, comme si elle flottait au- dessus de tout ce drame.Brassard, comme1 toujours, a'su amener ses actrices à un rare degré d'inten- sité et d'authenticité dans le jeu.Par contre, il n'a pas véritablement éclairé les enjeux du drame, les sens qui se cachent derrière l'intrigue.Pour beaucoup, les.Bonnes restera une histoire de rancunes de cuisine.Mais la pièce continue de briller comme un lampion au sanctuaire du théâtre.\u2022 la-\" m.,.aTT , _7 , %*W LUNDIS DE FEIE) \u2022 HÊ >kiulfes & adolescents seulement \u2022 \u2022Enfants&4ged'OrdesCinémasUnis.$2.50 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022A 50 : Cinémas Èn collaboration avec \u2022 0 i à l'occasion du DE LA FEMME 16e SALON GALA DES 10 FEMMES DE L'ANNÉE Lundi, le 29 avril 1985, à 20 h 30 UNE ÉMISSION DIFFUSÉE A CABLE7I LA TELEVISION DE MONTREAL ET AU RÉSEAU TVA Si?.v ^^^^ EN NOMINATION:.* Louise Deschâtelets ?Céline Dion * Rose Ouellette ?Christiane Pasquier ?Martine St-Clair Le Gala sera animé par SYLVIE BERNIER et GERARD-MARIE BOIVIN et mettra en vedette EDITH BUTLER.MARTINE CHEVRIER.CLÉMENCE DESROCHERS LOUISE FORESTIER.LOUISE PORTAL ET FABIENNE THIBAULT LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 AVRIL 1985 \u2022A 13- louvelle formule à «Début»: leux artistes à chaque concert Notre fin de semaine de concerts commençait par une conférence cfe presse.Samedi, I9h, dans le foyer ijttenant à Pollack Hall, avant le dérider concert de la saison de la série «Début >, la présidente, Mme Sandra Wilson, annonce le programme de sa prochaine saison (la cinquième), en présence des jeunes musiciens qui y participeront.CLAUDI OMORAS \\ La saison 1985-86 de «Début», de nouveau a Pollack le samedi soir, suivra une nouvelle formule : on entendra non plus un seul mais deux débutants par concert (dans un cas, trois).\u2022 Ceci, explique Mme Wilson, pour permettre au plus grand nombre possible de jeunes de se produire et aussi pour grossir nos assistances.C'est une expérience que nous avons tentée une ou deux fois déjà.» Voici les dates et les noms des Invités: \u2022 28 septembre : David Moroz, planiste (entendu cette saison dans cette série), et Anne-Marie Donovan, mezzo-soprano ; I 2 novembre : Ray Kilburn, pianiste, et Michelle.Seto, violoniste de 18 ans, d'origine japonaise et philippine qui étudie à Montréal ; ¦ 8 février : Kim Dooley Freeman, saxophoniste, et Marie-Josée Rltchot, violoniste, feront la première partie ; en seconde partie, on entendra Chris- tine Lemelln, mezzo-soprano, qui vient de faire La Tragédie de Carmen à New York et qui chante le Page dans Salome (première demain soir) ; ¦ 1er mars : Julian Armour, violoncelliste, et Michèle Gingras, clarinettiste.Chaque concert sera enregistré par la CBC pour diffusion en différé et, comme à l'accoutumée, chacun sera suivi d'une petite réception au cours de laquelle le public pourra rencontrer les jeunes artistes.Le programme détaillé de chaque concert est également arrêté.J'y reviendrai.dans ma chronique demain.Quatre taxophones A 20h, les invités passèrent dans la salle pour entendre le Quatuor de saxophones Mark IV, formé de jeunes anglophones \u2014 trois garçons et une fille (celle-ci en complet noir et noeud papillon, comme ses collègues) \u2014 qui se partagent les quatre modèles les plus courants de la famille des saxophones : soprano, alto, ténor et baryton.Ils jouent quelques extraits du Quatuor op.109 de Glazounov et une oeuvre écrite pour eux par l'un des membres du groupe, Brent Lee.Le jeu individuel est bon et l'ensemble a de la cohésion et un beau fondu sonore.Mais le quatuor de saxophones comme tel et son répertoire restent d'un intérêt limité.De toute façon, je dois partir : un autre concert m'appelle.Mut ko Sécréta L'ensemble Musica Sécréta porte bien son nom.Il existe depuis trois ans et on n'en savait rien; le programme imprimé aligne les noms des membres sans préciser qui chante quoi ; enfin, le groupe s'enferme dans une église et barre littéralement la porte.Après cinq minutes d'effort, je parviens enfin à pénétrer dans le saint lieu.Et, pourtant, loin de moi l'idée de vouloir forcer l'entrée : c'est la directrice elle-même qui m'a Invité! (On m'expliquera plus tard que, la veille, un loustic était venu perturber l'audition.) Et il me faudra une autre démarche pour savoir qui vient de chanter d'une façon si bouleversante (plus bouleversante même que Cathy Berberlan) le Lamento d'Arianna de Monteverdi.C'était Danièle Forget.Le concert \u2014 explique Valérie Kinslow dans ses notes \u2014 s'inspire de ceux que donnait, à la fin du XVIe siècle, un ensemble Italien de trois sopranos virtuoses appelé « Concerto délie Donne ».Les trois Montréalaises \u2014 Suzie Le-Blanc s'ajoute aux deux déjà nommées\u2014 se partagent des pièces à une, deux et trois voix qu'elles chantent avec la technique très particulière requise \u2014 phrasé « languissant >, effets de « voix blanche »).Dans la pénombre de St.John the Evangelist, notre « Concerto délie Donne » montréalais est richement évocateur de son illustre modèle, surtout qu'à l'instar de Luzzasco Luzzas-chi, l'un des compositeurs au programme, Christopher Jackson accompagne ces dames au clavecin.On finit la fin de semaine en retournant à Pollack, où les Tudor Singers créent une oeuvre d'André Gagnon.Malheureusement, j'avais oublié le changement d'heure et je suis arrivé une fois la pièce terminée.J'irai ce soir, à la reprise.I I I _J l\"\"jT I V \\ HUM ITItâlMMU TMHH J .I CHAMHLAIN MASCOUCHE 2 CARMEN r^(V5nt^û/2| iimmi mum ni47io hi IMia a BHHl V/aW^/ly I im«n munnm twuia SM.7M.9M IHIUmum HfWIU W IM» llll.loin ««««Jim
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