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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1986-09-19, Collections de BAnQ.

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[" INFORMATIONS NATIONALES IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 SEPTEMBRE 1986 \u2022 SELON UNE COMPILATION DU PARTI QUÉBÉCOIS Le tiers des nominations vont à des souscripteurs du PLQ m QUÉBEC \u2014 Des quelque ™ 300 nominations faites par le gouvernement du premier ministre Bourassa depuis son élection en décembre dernier, plus du tiers sont allées à des personnes ayant contribué à la caisse électorale du Parti libéral du Québec (PLQ) en 1985.YVON LABERGE de notre bureau de Québec Tel est le constat préliminaire qu'a fait hier le whip de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale et député péquiste de Lac-Saint-lean, M.Jacques Brassard, en rendant public le rapport des contributions versées au PLQ et classées par ordre alphabétique par l'ordinateur du Parti québécois.Constat préliminaire, a expliqué M.Brassard au cours d'une rencontre avec les journalistes, parce que l'équipe de recher-chistes de l'aile parlementaire de son parti est encore à comparer la liste des donateurs aux quelque 300 personnes nommées à différents postes depuis les derniers mois.« Vous comprendrez, a déclaré M.Brassard, que ce travail n'est pas encore complété parce que nous voulons éviter la moindre erreur ».Il faut au départ se rappeler que le PLQ avait fourni au directeur général des élections du Québec, M.Pierre F.Coté, copie de la liste de ses donateurs, tel que l'exige la loi pour les contributions de $100 et plus.Cependant, comme l'avait d'ailleurs dénoncé M.Côté, cette liste avait été confectionnée non pas par ordre alphabétique mais selon la date d'entrée des contributions à la permanence du parti à Montréal.Au cours des mois d'été, le Parti québécois a mis sur pied une équipe \u2014 aidée de l'ordinateur \u2014 chargée de démêler le tout.Il en résulte une brique de près de 700 pages.La compilation effectuée par le Parti québécois permet par ailleurs de constater que les électeurs du West Island fournissent 31 p.cent des fonds de la caisse électorale du PLQ, même s'ils ne constituent que 14 p.cent de la population.Des exemples Hier, M.Brassard a illustré d'un seul exemple son propos sur les nominations de donateurs à la caisse du Parti libéral: M.Robert Demers, vice président du Conseil de McNeil, Mantha, Inc., et ami de M.Bourassa de longue date et que la rumeur place à la présidence d'Hy-dro-Québec, en remplacement de M.Guy Coulombe qui aurait remis sa démission au premier ministre le 28 août dernier.Le 18 juin dernier, M.Demers était nommé au Conseil d'administration de la Société générale du cinéma du Québec par décret ministériel.Un poste non rémunéré, faut-il préciser cependant que les frais inhérents sont, eux, remboursables.En consultant la liste des donateurs, on constate en effet que M.Demers a versé $2,700 au Parti libéral en 1985, soit $300 de moins que le seuil permis de $3000.Cela, en 27 versements de $100 chacun.C'est également le cas de M.Michel Gaucher, président de Sofati, nommé le 20 juin dernier membre du conseil d'administration de la Société de développement industriel du Québec (la SDI) qui, en 1985, a contribué pour $3 000 au Parti libéral en trois versements égaux de $1 000.Même chose pour M.Germain Leduc, ex-député de Saint-Laurent qui a cédé son comté au premier ministre Bourassa défait le 2 décembre dans Bertrand, et qui a versé $2 040 au PLQ en 1985.M.Leduc a été lui aussi nommé membre du conseil d'administration de la SDI le 20 juin dernier par décret ministériel.La pareille vaut aussi pour Mme Aline Saint-Amant, ex-député libérale de (onquière et nommé, le 20 mars, conseillère spéciale du ministre des Affaires municipales.Mme Saint-Amant a versé $300 au PLQ en 1985.Il y a aussi le maire de Drum-mondvillc, M.Serge Ménard, nommé pour un mandat de cinq ans au conseil d'administration de la Société québécoise d'assainissement des eux, qui, en 1985, a donné $650 au Parti libéral, dont dix versement de $15 chacun et un autre de $500.Autre exemple en comparant la liste des donateurs et des nominations politiques : M.Louis-Georges Boudreault, nommé membre de la Régie des loteries et courses du Québec le 20 mars dernier et qui a donné $120 à la caisse du Parti libéral l'an dernier.Enfin, au hasard.LA PRESSE a retenu les noms de MM.Jean-Marc Bard et Lucien Caron.Le premier a été nommé sous-ministre au ministère des Approvisionnements et Services le 17 juillet dernier.M.Bard a versé $1,460 à la caisse du PLQ en 1985.Le second, M.Caron, exdéputé de Verdun, nommé membre de la Commission municipale en mars dernier, a contribué $675 à la caisse du parti.Pour revenir à la liste des donateurs mise à jour par le Parti québécois, M.Brassard a dit souhaiter hier que le Parti libéral fera preuve de plus de transparence l'an prochain, en fournissant ces données par ordre alphabétique, sans nul besoin qu'on le lui demande.Faisant un parallèle entre la façon de faire sous M.Claude Ryan et sous l'actuel chef libéral M.Robert Bourassa, M.Brassard a expliqué que c'est le jour et la nuit.À l'époque de M.Ryan, a dit le député péquiste, la lettre et l'esprit de la loi étaient respectés.« Sous Bourassa, a-t-il déclaré, des nuages sont apparus (.) C'est comme une poulpe qui, pour se défendre et se camoufler, projette de l'encre.» En somme, c'est un peu comme si l'annuaire des téléphones nous était livré sans dessus^les-sous ! Le Vieux Lion de Prince-Albert revient pour toujours à Ottawa i OTTAWA \u2014 La silhouet-™ te étirée sur 2m74, le front toujours bourru mais la bouche et le menton immobiles, les mains soudées, la droite à un exemplaire de la Déclaration des droits de l'Homme, la gauche dans la poche de son veston croisé, le « Vieux lion » de Prince Albert est réapparu hier sur la colline parlementaire, comme figé par l'Histoire.MICHEL VASTEL de notre bureau d'Ottawa Un peu comme le Parti québécois de René Lévesque devant la statue de Maurice Du-plessis, les conservateurs de Brian Mulroney s'avançaient d'un pas un peu hésitant derrière les joueurs de cornemuse des Forces armées canadiennes.II n'y avait guère que d'anciens compagnons d'arme de John Diefenbaker, comme Pierre Sévigny ou George Hees, qui affichaient avec quel-qu'assurance l'émotion de leurs souvenirs.Brian Mulroney et nombre de ses collègues, trop jeunes pour avoir éprouvé l'admiration ou la crainte que le Vieux lion inspirait, hésitaient devant la modeste foule de badauds, comme s'ils craignaient sa réaction.La cérémonie, autour de laquelle toutes sortes de grenouillages politiques avaient flotté, s'est déroulée, digne et sans fausses notes, comme l'hymne national sorti des cuivres de la Fanfare du sergent Hendricks, de la Gendarmerie nationale du Canada.Le sculpteur lui-même, Léo Mol, est un Canadien de souche ukrainienne, établi au Canada à l'âge de 33 ans, qui, pour occuper les mains de Diefenbaker, fit une entorse à l'authenticité en mettant dans sa main droite une Déclaration des Droits plutôt qu'une Bible.La seule note d'authenticité, on la retrouva, longtemps après la cérémonie, hier après-midi, au restaurant du National Press Club.De dignes et vieux conservateurs se présentaient, pour un dîner de gala qui venait d'être annulé, en raison de malentendus avec le bureau de M.Brian Mulroney: On avait tout simplement oublié de les prévenir! Car il est vrai que le Parti conservateur, que John Diefenbaker dirigea, du 14 décembre 1956 au 9 septembre 1967, n'a pas changé depuis.Le premier ministre Brian Mulroney applaudit après le dévoilement de la statue de John Diefenbaker, sur la Colline parlementaire.Il est en compagnie de Mme Carolyn Weir, belle-fille de l'ex-premier ministre, et du ministre des Travaux publics, M.Stuart Mclnnes.loserphoto pc Le Québec esti contrat d'entretien des CF-18, pour nous, c'est vital! ^^¦\u2022.^.^^^Pfj pet pÊÊtm un « | un frem commun monti èuhdi ft ft* control de Ct- J/£ 1 -.5! tOUUÛ* i - jçi L'antivrian dM F-18 y g, «vttol.poor U Qwtbt C'est cette page publicitaire en faveur de l'octroi au Québec du contrat d'entretien des avions CF-18 qui a paru hier dans les quatre quotidiens de Montréal.LE CONTRAT D'ENTRETIEN DU F-18 Sans réponse du ministre, la Chambre de commerce prend la voie des journaux jm La Chambre de commerce \u2014 de Montréal a du publier de pleines pages d'annonces dans les journaux d'hier, espérant ainsi briser le silence du Comité ministériel de la relance économique de l'île de Montréal, qu'elle tente vainement de rencontrer depuis des semaines afin d'obtenir pour la métropole le contrat d'entretien des CF-18.MARIO FONTAINE « Le Québec est unanime.Le contrat d'entretien des CF-18, pour nous, c'est vital! », lisait-on hier dans les quatre quotidiens de Montréal.Le tout accompagné d'un graphique de l'appareil et de coupures de presse favorables à l'attribution du contrat au Québec.D'expliquer le président de la Chambre, Marcel Daoust, l'organisme a demandé par écrit, voici déjà un mois, une rencontre avec le comité ministériel dominé par le président du Conseil du trésor, Robert René de Cotret.Malgré l'urgence du dossier, aucune réponse ne lui est encore parvenue.« Nous ne voulons pas antagonise r le débat avec le gouvernement.Mais il faut qu'il sache qu'on est déterminés à obtenir ce contrat.On pense que la décision n'est pas encore arrivée au cabinet, et on ne veut pas se faire organiser », déclare M.Daoust.Le premier ministre Mulroney affirmait récemment qu'il s'agit là d'un contrat « modeste », malgré sa note totale de $1,2 milliard.Ce n'est pas le contrat du siècle, convient le président de la Chambre de commerce, malgré les 200 ou 300 emplois créés.Ce qui nous inquiète le plus ici, dit-il toutefois, c'est le transfert de technologie qui surviendra si l'entretien des 138 chasseurs échappe à la métropole.Or, souligne-t-il, Montréal dispose déjà de tous les atouts nécessaires pour honorer un tel contrat pour les 20 prochaines années.Deux groupes se le disputent àprement: le consortium montréalais Canadair-Bombardier, et Bristol Aerospace de Winnipeg.Le ministre d'État Roch La Salle évoquait vaguement, la semaine dernière, une possible division de la poire en deux.Rien encore d'officiel dans cette hypothèse cependant, hypothèse loin de toute façon de répondre aux attentes de Montréal.Le Québec ne se fera pas passer un autre F-18, lançait récemment le premier ministre Robert Bourassa, faisant allusion aux retombées promises par l'ancien gouvernement Trudeau lors du l'attribution du contrat de fabrication des avions.Or, depuis 1980, le Québec n'a reçu que 23 p.cent de la sous-traitance, moins de la moitié de ce qui avait été annoncé.Le nom de villes, d'universités et des groupes de pression apparait en bas de l'annonce publiée hier, au coût d'environ $20 000.Il s'agit là d'une première étape.Si le comité de relance, et par ricochet le gouvernement fédéral, continuent de faire la sourde oreille, la Chambre de commerce envisage une action en plusieurs étapes pour les sensibiliser.LIBRE-ÉCHANGE AVEC LES É.-U.L'exemple d'Israël inspire confiance à Bourassa jm Les mêmes facteurs géopo-™ litiques qui ont aidé Israël à conclure le premier accord de libre-échange avec les États-Unis pourraient servir au Canada le temps venu, a dit hier le premier ministre Robert Bourassa.PAUL ROY _ M.Bourassa a rencontré le premier ministre israélien Shimon Peres pendant une demi-heure à son bureau au siège d'Hydro-Québec à Montréal, hier après-midi.« Le contexte est très différent et le niveau dés échanges ne se compare pas, a expliqué M.Bourassa aux journalistes, après son tête à-tetc.Mais l'étroitesse des relations entre nos deux pays et les États-Unis, notamment dans les domaines de sécurité, elles, se comparent.« Quand vous négociez un accord économique, vous négociez aussi un accord politique ».».-4-\u2014 L'accord de libre-échange entre Israel et les États-Unis est en vigueur depuis environ un an et M.Peres s'en dit généralement satisfait.De quoi les deux hommes ont-ils donc parlé?« le me suis intéressé au processus qu'ils (Israel et les États-Unis) ont dû suivre pour en arriver à un accord », a précisé M.Bourassa.Quelques instants plus tard, après le départ de M.Peres, le premier ministre du Québec a dit s'interroger sur les conséquences d'un échec spectaculaire des négociations sur le libre-échange entre le Canada et les États-Unis.« Mais, devait-il ajouter, il y a une espèce de géopolitique qui devrait faire pencher la balance de notre côté au Congrès américain.Israel est un allié très important des États-Unis, mais nous aussi.Regardez les accords que l'on a dans le domaine de la défense.Cette alliance a certainement joué pour Israel, j'espère que ce sera aussi le cas pour nous.» La popularité de Mulroney est à son plus bas dans Saint-Maurice §¦ La popularité du premier ™ ministre Brian Mulroney et de son gouvernement conservateur sont à leur plus bas dans la circonscription de Saint-Maurice.Cela quelques semaines à peine avant l'élection complémentaire du 29 septembre, et avec des électeurs qui promettent d'exprimer leur mécontentement dans l'isoloir.MARIO FONTAINE Non seulement 49 p.cent des électeurs du comté se déclarent-ils peu ou pas satisfaits du gouvernement fédéral actuel, mais 62 p.cent d'entre eux expriment la même insatisfaction à l'endroit de Brian Mulroney comme Gremier ministre du Canada, 'ne grogne qui arrive à un bien mauvais moment pour les tories, alors que les yeux de tout le Canada convergent vers l'ancien fief du démissionnaire lean Chrétien.Ces chiffres proviennent d'un sondage réalisé par la maison Crop les 13 et 14 septembre dernier, pour le compte de LA PRESSE, du Nouvelliste et de la station CKTM-TV.Une première tranche de cette consultation faisait état, hier, d'une confortable avance du candidat libéral Gilles Grondin dans les intentions de vote des 357 électeurs interrogés (lib : 66 p.cent, PC : 18 p.cent, NPD : 15 p.cent).De fait, à peine quatre électeurs sur dix (41 p.cent) se déclarent assez ou très satisfaits du gouvernement conservateur, et seulement trois sur dix (29 p.cent) disent la même chose à propos de son leader.Conséquence directe, à la question « Lequel des chefs politiques suivants vous semble le plus apte à gouverner le Canada ?», le néodémocrate Ed Broadbent mène le peloton avec 23 p.cent, suivi ex aequo de MM.Mulroney et )ohn Turner à 18 p.cent (16 p.cent des sondés ont répondu aucun, 6 p.cent tous également, 16 p.cent ne savaient pas et 2 p.cent refusent de répondre).Forte poussée du NPD Par ailleurs, si des élections fédérales avaient eu lieu au Canada au cours du week-end dernier, 43 p.cent des électeurs de Saint-Maurice auraient voté libéral, 22 p.cent néo-démocrate et seulement 12 p.cent conservateur.Les ministériels se retrouvent ainsi loin derrière, avec un candidat, Robert Le-clerc, dont la popularité personnelle se situe sensiblement au même niveau que celle de sa formation.On constate en revanche que le libéral Grondin est plus populaire que son parti, tandis que le NPD surpasse son candidat Claude Rompre.De toutes les formations, c'est justement le Nouveau parti démocratique qui, toutes proportions gardées, semble le mieux tirer son épingle du jeu.Après 23 ans de régime Chrétien et dans l'hypothèse d'un éventuel retour du « p'tit gars de Shawinigan » à la politi- que, les libéraux partaient avec une bonne longueur d'avance.Le NPD n'avait obtenu au contraire que quatre p.cent des suffrages aux élections de septembre 84, vingt fois moins que le Parti libéral.Si M.Rompre devait accroître le vote NPD de façon substantielle (notre première tranche du sondage parlait de 15 p.cent), et, surtout, s'il réussissait à déloger les conservateurs du deuxième rang, cela contribuerait à dynamiser l'aile québécoise du parti.Les conservateurs se retrouvent à l'opposé dans la difficile situation d un parti au pouvoir ayant une longue côte à remonter, et qui se voit maintenant talonné par un tiers parti.Le PC avait réussi une belle performance lors de la vague bleue de 84, avec 35 p.cent des voies exprimées.Cependant, selon le sondage Crop, il ne peut plus compter aujourd'hui que sur la moitié de cet appui. B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 SEPTEMBRE 1986 ÉMTOBÎAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY président du conseil d'odministrotion éditeur adjoint ROGER D.LANDRY président et éditeur OAUOf G*AVH JEAN-GUY DUtUC é» rinfarmofton I.I ,t _ t I v mm r Le sommet au bord de la mer Le passage à Montréal du premier ministre Israélien, M.Shimon Peres, après ses visites à Washington et à Ottawa, lui permet de rassurer la communauté juive de l'étranger et les autres amis d'Israël.Après deux ans au pouvoir, il a notamment pu rétablir des relations normales avec l'Egypte lors du récent sommet avec le président Hosni Moubarak.Le sommet ne s'est pourtant guère soldé par un grand -'progrès.Môme si le communiqué final désigne 1987 comme «l'année des négociations pour la paix» et qu'il prévoit la .création d'un comité pour préparer une conférence de paix, la paix au Moyen-Orient n'est pas pour demain.Il ne fallait pas trop attendre d'un sommet au bord de la mer.Il y a beaucoup d'obstacles aux négociations.Le premier, qui est aussi le moins important, est que M.Peres se prépare à céder son poste à M.Yitzhak Shamir, son partenaire dans la coalition gouvernementale.M.Shamir est moins por-,té à négocier avec les adversaires d'Israël que M.Peres.M.\u2022 Peres ne pouvait donc pas engager un processus de paix qui pourrait être désavoué ou ignoré par son successeur.Il \u2022 disait récemment à Ottawa que M.Shamir devra faire preuve d'esprit d'initiative, une façon voilée de dire qu'il n'avait pas pris d'engagement inutilement mais que M.Shamir devra .activement rechercher une paix négociée.Quoi qu'il en soit, le changement de gouvernement n'accélère pas la tenue de négociations sérieuses.Du côté arabe, la préparation d'une conférence de paix \" pose encore plus de problèmes qu'en Israël parce que le terrorisme a réussi à paralyser les chefs politiques qui pourraient chercher à s'entendre avec Israël.Le terrorisme au Moyen-Orient avait pour but d'intimider Israël et de lui faire .payer le prix de son «usurpation» de territoires arabes.Israël ne s'est pas laissé intimider et s'est doté des moyens nécessaires pour se mettre à l'abri des attentats.Les terroristes ont alors pris comme cible les pays occidentaux qui soutiennent Israël.La volonté de résister a parfois fait défaut, mais les gouvernements occidentaux deviennent lentement aussi intransigeants qu'Israël.Les terroristes ont réussi, en revanche, à profondément diviser le monde arabe.Les uns tolèrent ou encouragent le terrorisme alors que les autres cherchent des moyens de négocier sans perdre la face.Le clivage entre les deux n'est pas net; il n'existe pas seulement entre les différents pays mais aussi à l'intérieur des pays.Ainsi, le président Moubarak ne peut ni oublier le sort de son prédécesseur ni ignorer que le traité de paix avec Israël n'a pas apporté aux Égyptiens les avantages économiques que l'on espérait.Le climat est loin d'être favorable pour les grandes initiatives de politique étrangère.Les autres chefs d'État arabes se sentent également vulnérables.La tenue d'une conférence de paix est néanmoins une bonne idée, mais il faudra qu'elle s'occupe avant tout des problèmes immédiats: de la sécurité des États directement I concernés et du sort des Palestiniens.Si une éventuelle conférence devait dégénérer en joute entre les superpuissances, elle perdrait sa raison d'etre car elle finirait par poser des conditions qui dilueraient son avantage pour Israël et ses voisins.Le rôle des États-Unis, de l'Union soviétique et de la Communauté européenne doit se borner à favoriser la paix et à la garantir et non à chercher des avantages stratégiques ou commerciaux.Les profondes divisions qui existent dans le monde arabe facilitent la survie militaire de l'État d'Israël mais ne lui permettent pas de vivre en paix avec ses voisins.La plus grande contribution à la paix que les pays occidentaux peuvent faire est de lutter contre le terrorisme international et ainsi donner raison aux chefs politiques du Moyen-Orient qui \u2022 cherchent une solution basée sur la paix et la bonne foi.Frédéric WAGNIÈRE Le peuple aura son mot à dire Le premier ministre du Canada a clairement fait savoir aux \u2022 provinces cette semaine qu'il entendait soumettre directement au verdict de la population tout accord qui interviendrait entre le Canada et les États-Unis sur le libre-échange.C'est à l'initiative de Robert Bourassa, appuyé par son homologue ontarien, que les provinces avaient obtenu que M.Brian Mulroney leur fasse un compte rendu périodique de révolution de ce dossier fort complexe.Avant la rencontre des onze premiers ministres, à Ottawa, mercredi, M.Mulroney a laissé tomber une autre carte sur la table.Il avait déclaré quelques heures plus tôt devant des étudiants du Manitoba que de toute façon le peuple aura le dernier mot dans ce projet.Mais comme cela se produit fréquemment, la déclaration du premier ministre du Canada est vague et donne place à toutes sortes d interprétations.«Tout ce que je sais c'est que vous aurez la chance, aux élections, de vous prononcer en faveur, ou contre, et évidemment j'accepterai les conséquences.» Il a aussi parlé d'un autre mécanisme possible de consultation.Un référendum ?Sans doute pas, puisque cette pratique ne fait pas partie de nos moeurs politiques.Et elle n'est ' même pas utilisée pour des questions aussi importantes que des changements à la constitution du pays.Alors peut-être un bulletin de vote à deux volets, où les électeurs auraient le loisir de se prononcer sur ce sujet d'importance capitale tout en étant appelés à élire leurs repré-sentants à la Chambre des communes.C'est une possibilité qui pourrait être invisagèe et qui permettrait à M.Mulroney.une fols reporté au pouvoir et ayant obtenu un «oui» majoritaire de la population, d'imposer les nouvelles règles du jeu aux dix provinces du pays.Cette formule serait difficilement acceptable pour les provinces de l'Est et de l'Ouest car elle donnerait un droit de veto absolu aux deux provinces cen- - traies.Ce ne serait pas très habile de sa part.Car si vraiment \" M.Mulroney veut s'assurer du succès de la présente démarche, les provinces doivent être intimement associées à tout ¦ .le processus.MM.Bourassa et David Peterson de l'Ontario tiennent à avoir un mot important à dire dans l'élaboration de la ratification du traité de libre-échange éventuel.Cela est bien compréhensible, car advenant un accord, cela modifierait considérablement des politiques qui sont de responsabilité - provinciale.La possibilité évoquée par M.Mulroney, même si ce dernier a atténué ses propos par la suite, aura des conséquences.Elle intervient avant même que les négociations constitutionnelles prévues pour l'automne ne débutent.Ce qui pourrait être une embûche de taille pour le premier ministre .du Canada qui a pris l'engagement électoral de faire signer dans l'honneur et la dignité ce pacte, par le Québec, au cours de son premier mandat.De toute façon ces deux dossiers doivent être menés de front.Quant aux négociations sur le libre-échange, elles débuteront vraiment au lendemain des élections américaines de novembre.On passera alors des questions de principes qui ont fait .jusqu'à maintenant l'objet des discussions au vif du sujet.; Compte tenu de l'attitude protectionniste américaine, les pourparlers risquent d'être longs et ardus.1 T Ai TovrFjrr Pet/G.loi &hp\u20acr c&tée mfté & $c/i$ Coyne J'Ai f/hlr f*/ \"Buçlp'\\ ÇaM> ù a sr4#m.MA/9 ter i/fx>srt jfyfioSSi &tonf VA*/£ LJi/iX>e.HAi's afijfl h/e^&rfflg, û&sr £}0e C'&ÇTrfoi tfoi Droits réservés Jacques Dufresne *'-'ï* |,e père d'Amandine .x^/ (collaboration spéciale) Le père d'Amandine est mort.Amandine, c'est le premier bébé éprouvette français.Son père selon la technique, le biologiste lacques Testard, a commis un suicide professionnel: il vient, pour des raisons d'ordre éthique, de mettre fin à ses recherches sur la reproduction animale et humaine.Mais si, après cet acte courageux, il est bel et bien mort pour ses collègues, il est peut-être déjà immortel pour la postérité.Le geste qu'il vient de poser, Einstein a regretté jusqu'à la fin de ses jours de ne pas l'avoir posé à un moment où il aurait encore pu empêcher les physiciens d'assumer la paternité de l'arme nucléaire; lacques Testard ne sera pas le père des enfants dont le sexe aura été identifié en laboratoire.Il a en effet déclaré sa dissidence quelques jours avant qu'un porte-parole de son laboratoire n'annonce que le choix du sexe chez les animaux est désormais possible dès le premier stade embryonnaire.Pour les éleveurs, c'est là une excellente nouvelle.Quand on s'est spécialisé dans les taureaux, plutôt que dans les vaches, on a en effet intérêt à ne pus laisser le hasard déterminer le sexe de ses jeunes bétes.lacques Testard a toutefois compris qu'en matière de reproduction la recherche sur les animaux est indissociable de la recherche sur les humains.Il n'a pas feint d'ignorer que, depuis deux siècles, à peu près tout ce qui a réussi chez les animaux a été ensuite appliqué chez les humains.Le danger de l'eugénisme n'est pas fictif à ses yeux.Il admet la nécessité d'une limite.Cette limite, il a quant à lui décidé de la placer avant la détermination du sexe.Il continuera de procéder à des congélations d'embryons et à des fécondations in vitro parce que c'est là, selon lui, une façon efficace de donner un enfant du hasard à un couple stérile.C'est au seuil de l'enfant sur mesure qu'il s'arrête.Il ne fera pas de bébés sur commande à un couple qui pourra très bien n'être pas stérile.Il refuse en d'autres termes de Ciratiqucr la médecine du désir.I prévoit une escalade de la demande et il y voit un fléau social dont il ne veut pas être responsable.Il aurait pu tenir le même langage que la plupart de ses confrères: nous faisons avancer la science et la technique, à charge pour la société d'en réglementer l'usage.C'eut été, selon lui, commettre en biologie l'erreur que tant de physiciens se sont reproché d'avoir commise dans leur discipline.Ses confrères lui reprochent notamment de discréditer les aspects positifs et leurs découvertes par la présentation qu'il en fait.L'un des aspects positifs, c'est, selon eux, qu'une variante de la technique du sexage permet de repérer les signes annonciateurs de maladies comme l'hémophilie.Il faut cependant préciser que, dans l'état actuel des connaissances, la prévention ne peut se faire que par l'élimination des embryons atteints.Ainsi donc, un cas flagrant d'eugénisme est invoqué comme argument d'ordre moral contre les formes plus choquantes de ce même eugénisme.Nous en sommes là.Les dissidences se multiplient fort heureusement.Un autre chercheur français, Antoine Dachin, évoquant récemment la solution finale de Hitler, a rappelé que nous avons désormais les moyens d'y parvenir en douceur, in utero, sans chambres à gaz et sans fours crématoires.Pour les savants qui ont choisi d'assumer pleinement leurs responsabilités, le principal obs- tacle vient du chantage progressiste, qui les confine à ce faux dilemme: si vous êtes contre la science dans ce cas, vous l'êtes dans tous les autres, vous prenez le parti des obscurantistes et des réactionnaires! La vraie question est plutôt la suivante: les savants sont-ils assez sages pour s'assigner à eux-mêmes une limite?S'ils ne le sont pas, la limite leur sera peut-être imposée de l'extérieur et il n'est pas exclu alors que ce soit d'une manière brutale et obscurantiste.lacques Testard a aussi réclamé un moratoire à l'échelle internationale.Un moratoire, ce n'est pas une condamnation des recherches les plus discutables, c'est un délai pour la réflexion.En matière de reproduction artificielle, nous avons tous été mis devant des faits accomplis que nous n'aurions peut-être jamais autorisés si nous avions connu les vrais enjeux.Un moratoire, en l'occurrence, c'est une marque de respect élémentaire pour les citoyens, les contribuables qui paient la note, les éprouvettes cassées et les embryons jetés.On pourra entendre lacques Testard dimanche prochain, entre 12 et 13 heures, à l'émission Aujourd'hui la science de la radio de Radio-Canada.REVUE DE PRESSE Paris sous les bombes Le terrorisme en France, qui a fait à nouveau des morts et des blessés à Paris, continue d'alimenter les éditoriaux de la presse parisienne qui appelle notamment les Parisiens à tenir sous les bombes.\u2022 «Tenir», c'est d'ailleurs le titre de l'éditorial de Libération (indépendant de gauche).«C'est en France que le chantage terroriste aura atteint une telle amplitude, connu un aussi grand déploiement de force.Les stratèges de la bombe aveugle en ont décidé ainsi.Ils doivent perdre à ce mime meurtrier de la guerre totale.Face à un tel défi, les sociétés comme la nôtre ne peuvent opposer qu'une arme, une arme redoutable pour autant qu'on ne cherche pas à la modifier au gré des circonstances: tenir sur l'Etat de droit.«Tenir, en attendant de contenir et de neutraliser les mécanismes des massacres.Il faudra tenir sous les bombes, malgré le désarroi de l'opinion et surtout à cause du désarroi.«Il n'est, pas possible pour l'avenir que des terroristes de ce type puissent avoir le dernier mot face au droit commun.» \u2022 Le Figaro (droite) appelle pour sa part à l'offensive.11 affirme que : « Le choix est entre céder ou lancer contre les meurtriers une contre-offensive sans pitié.Au nom de quoi devrions-nous nous battre en gants blancs contre des équarrisseurs?«La détermination de lacques Chirac est certaine.Le président de la République la soutient.Un consensus contre l'ignoble tuerie s'est instauré.Maintenant, il faut agir vite et durement.Dans les situations difficiles, il faut aller droit à l'essentiel.Le gouvernement doit mettre fin au plus tôt au massacre.On se penchera sur les scrupules de conscience plus tard.» \u2022 Le Quotidien de Paris (droite modérée) écrit : « Chaque jour qui passe renforce un pep plus la solidarité nationale entre les Fran- çais et autour de leurs dirigeants.Au point que si les choses, c'est-à-dire, hélas I les attentats, continuaient ainsi, il ne serait pas inimaginable de concevoir l'élargissement du gouvernement au-delà de l'actuelle majorité.Mais sans doute retombons-nous là dans le double péché de l'unaniraisme et de l'angélisme.Et pourtant, il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'aujourd'hui, et par la grâce sinistre de la famille Abdallah, elle existe bel et bien, sur l'essentiel, cette fameuse union nationale.«La peur est entrée dans Paris, constate Le Quotidien, et cette première défaite est leur première victoire (aux terroristes).Quoi qu'il arrive, nous ne devons pas concéder un pouce de terrain à ces gens-là.» \u2022 Le Matin (socialiste) écrit: « Pour Jacques Chirac, qui voulait boucler les frontières pour mieux prendre les terroristes dans la nasse, c'est, sur le front intérieur, un échec.Même échec sur le front extérieur.Pendant que les hommes politiques parlent, que des bombes sautent, que des gens meurent.«Il faut quand même se rappeler que les fonctionnaires qui traquent vraiment les terroristes aujourd'hui n'ont, euX, aucunement l'intention d'être candidats à l'élection présidentielle de 1988.C'est maintenant qu'ils doivent gagner.» L'Humanité (communiste) demande: «Pourquoi les autorités françaises ont-elles été ridiculisées dans cette vaste opération délation qui tourne au Grand Guignol?Le terrorisme sert-il oui ou non les partisans d'une opération de guerre contre un État étranger, sur le modèle américain, dont les conséquences seraient incalculables?N'est-il pas du pain bénit pour les apôtres d'un Etat policier dans notre pays?» ' Agence France-Presse et Router ¦ir B LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 19 SEPTEMBRE 1986 TRIBUNE B 3 Le financement et la rentabilité des groupes de femmes Mme Monique Gagnon-Tremblay Ministre déléguée à la Condition féminine Lors de votre récente tournée des groupes de femmes en région, vous vous êtes questionnée publiquement sur le financement et I utilité des groupes de femmes.Vous avez exprimé la volonté de votre gouvernement de subventionner des «groupes rentables», de façon à combler les «vrais besoins» des femmes.Dans le langage populaire, le mot «rentabilité» est associé au rendement financier.En ce sens, les groupes de femmes ne seront jamais «rentables».Mais la véritable signification du mot «rentabilité», c'est de produire des résultats, d'être fructueux et nous supposons que c'est dans ce sens que vous avez voulu l'employer.La Fédération des femmes du Québec est tout à fait d'accord avec vous lorsque vous dites que les femmes sont prêtes à entendre ce discours de rentabilité.Les femmes, c'est bien connu, aiment les entreprises fructueuses, les résultats rapides, bref l'efficacité.«Ce que femme veut.» Nous sommes conscientes que le financement des groupes de femmes vous cause des maux de tète.Vous craignez d'avoir désormais à financer des groupes qui jusqu'à maintenant étaient subventionnés par le gouvernement fédéral.Nous croyons quant à nous que le gouvernement québécois devrait plutôt considérer l'épargne qu'Ottawa lui a permis de réaliser depuis plusieurs années, et s'estimer chanceux de n'avoir pas eu à intervenir davantage dans le financement de groupes de femmes qui ont incontestablement contribué à l'amélioration du sort des Québécoises.Puisque vous vous êtes publiquement interrogée sur l'utilité des groupes de femmes, permettez-nous en effet de vous rappeler que ces groupes existent parce que l'organisation sociale ne permet pas aux femmes d'occuper toute la place qui leur revient sur le marché du travail, en politique, en éducation, etc.Nous avons toujours déploré une telle situation et travaillé à l'améliorer; dans ce sens, nous ne pourrions qu'accueillir favorablement votre aide à devenir plus «rentable».Vous pourriez, en effet, nous aider à obtenir de «bons résultats» en travaillant, de concert avec nous, à convaincre vos collègues député(e)s et ministres de la pertinence et de la légitimité de nos revendications.Si votre gouvernement adoptait des politiques qui tenaient compte de tous les véritables besoins des femmes, vous n'auriez plus à vous deman- der si, pour leur part, les groupes que vous subventionnez y répondent.On peut affirmer avec certitude que le jour où les femmes n'auront plus à recourir aux groupes de pression pour défendre leurs intérêts, les subventions à ces groupes seront devenues inutiles.Puisque votre gouvernement \u2014 le premier ministre en téte \u2014 cherche à gérer sainement les finances publiques, nous sommes convaincues que vous saisirez l'occasion de modifier les politiques économiques, sociales et éducatives de façon à ce qu'elles tiennent véritablement compte de «nos» besoins.Par ailleurs, il est évident que la prestation de services \u2014 santé, éducation, consultation, etc.\u2014 que fournissent un grand nombre d'organisations de femmes pourrait être officiellement reconnue par l'État.Il s'agit là d'une avenue à explorer sérieusement.En ce qui concerne vos interrogations sur la représentativité des associations provinciales, nous tenons à vous faire remarquer que la Fédération des femmes du Québec compte des associations membres dans toutes les régions du Québec ainsi que des membres individuelles réunies en conseils régionaux.Nous représentons 45 groupes, pour un total d'environ 40 000 femmes.Nos membres des régions, très actives, nous tiennent parfaitement au courant des problèmes qu'elles vivent.Nous voudrions aussi vous souligner que les groupes de femmes des régions et ceux des villes visent les mêmes objectifs.Les problèmes reliées à la condition féminine sont universels, même si les groupes des régions ont certains besoins spécifiques.Les «filles des villes» ne critiqueront jamais le gouvernement de satisfaire les besoins des femmes en région.En ce qui nous concerne du moins, nous ne croyons pas que le financement de certaines organisations puisse servir de prétexte aux réductions budgétaires des autres.Tant que les injustices auxquelles nous faisons face existeront, les filles des villes, comme celles des régions d'ailleurs, seront prêtes à se battre ensemble.Enfin, nous tenons à vous dire qu'il est possible de mieux nous organiser collectivement pour que la société profite du plein potentiel des femmes.À cet égard, une plus grande concertation s'impose.Nous espérons que nous progresserons dans cette direction lors de la rencontre avec les ministres prévue pour le mois de novembre prochain.Ginette BUSQUE présidente Anne-Marie GINGRAS coordonnatrice Des moeurs démodées?Une Soeur Grise, à quoi ça sert en 1986?Et bien oui, même Soeur Grise, je l'ai accompagnée à l'autel avant la noce, l'étais son témoin officiel.Elle s'appelle Fanny.Lui, Ce-dric.Elle a vécu aux Maisons familiales d'Youville, 10 ans.Ce n'est pas une adoption, mais tout comme.Au moment de son accueil, elle est grande, belle, timide et elle a 7 ans.Seule dans une pièce, elle paniquait et pour cause.Adoptée à l'âge de 4 ans, elle est de nouveau laissée pour compte, après avoir goûté à une petite enfance malheureuse.L'adolescence est difficile, mais cette période délicate lui a permis de créer le seul lien valable, nous ont dit les spécialistes.C'est aussi le moment où elle fréquente un centre privé spécialisé, pour l'aider à apprendre.Car \u2022 son affectivité a été si profondément blessée, qu'il lui est impossible de se concentrer et d'assimiler intellectuellement.C'est à ce centre, qu'elle connaît Cédric, qui lui aussi, à 12 ans, est un jeune privé de ses parents naturels.Des affinités ont permis qu'ils ne se perdent ja-mais de vue par la suite.Et c'est ce samedi de juillet 1986 que je les accompagne sur le grand tapis rouge, jusqu'au pied de l'autel.Car, ils ont décidé de se promettre un amour définitif par les liens du mariage.Pourquoi une Soeur Grise comme témoin officiel ?Parce que Fanny s'est choisi comme «famille», les copains et copines, ainsi que les «tantes» des Maisons familiales d'Youville, qui fêtent leur 20*™ anniversaire cette année.Et puis c'est à la résidence des Soeurs Grises, au grand auditorium que se fêtera Ta noce.Lorsque Fanny m'a demandé pour fêter la noce chez mois, il m'a semblé entendre les paroles des citoyens qui entouraient Mère d'Youville: «Allez chez les Soeurs Grises, elles ne refusent jamais rien.» En effet, pour ma famille religieuse, c'est un honneur d'accueillir pour la grande fête, les deux jeunes époux du jour.Aussi, rien n'y manque.L'immense gftteau surmonté du couple traditionnel comme souvenir, puisque « Fanny » avait exprimé ce désir.La table d'honneur garnie d'un centre de table aux fleurs naturelles, les coupes à vin déco- rées de la « napkin* en chapeau d'éveque, les nappes aux cloches argentées, les guirlandes arc-en-ciel, et l'appareil musical avec son maitre de cérémonie.Le jeu de la jarretière satinée, le lancement des fleurs, la danse continue, et le bruit saccadé des cuillers invitant les jeunes époux à se «bécoter».En un mot, la participation des filles de Mère d'Youville a permis à ce jeune couple de célébrer leur union, qui vient couronner une amitié entretenue depuis la tendre enfance.Toute la fête se déroule dans une joie inespérée, dans la paix, dans l'amour.«C'est là première fois que je vois Fanny les yeux pétillants comme ce soir», nous dit une invitée.Souhaitons à ces deux jeunes, une fidélité généreuse, un amour fort et un petit foyer des plus heureux.Et puis, Fanny et Cédric n'oubliez pas: «Soeur Thérèse ou mieux «Tante» Thérèse sera toujours là pour vous aider à cheminer dans le sentier de l'amour, parfois cahoteux.N'est-ce pas notre lean-Paul II qui nous disait en substance: «Il n'y a personne sans famille ici-bas.L'Eglise est la famille de tous et de chacun.» Fanny et Cédric ont trouvé chez les Filles de Mère d'Youville, une famille spirituelle et apostolique.Bravo aux Filles de Marguerite d'Youville et félicitations aux nouveaux époux.Puis, souhaitons que tous nos jeunes esseulés se trouvent une famille quelque part.A Cédric et Fanny, j'ai remis mon « curriculum* en guise d'engagement à la continuité des services apostoliques à leur endroit.Curriculum spirituel et professionnel: L'Amour de ma vie?|ésus Christ.Ma profession?«Artiste» éducatrice.Mon compagnon de chaque jour?Le projet apostolique que j'ai épousé.Mon idéal ?Aider l'enfant à se réaliser pleinement.Mon slogan?L'aimer pour mieux l'aider.La nourriture de ma foi?Le don de soi.Ma plus grande foie?L'enfant qui chemine et qui s'épanouit.Sotwr Thérèse PARADIS directrice générale Les Maisons familiales d'Youville Peut-on dire des véritables lois de la nature qu'elles sont «dépassées» parce que contredites par l'humanité?Peut-on dire que les notions de fidélité, de respect de la vie (incluant sa vie) sont démodées du simple fait que nos sciences de la médecine nous permettent de contourner les risques de leur oubli?S'il est des gens dont les moeurs sexuelles, foncièrement désaxées, leur font nier les lois que la nature a inscrites en chacun de nous, s'il est des gens pour lesquels le mariage, la monogamie n'ont aucun sens, cela ne leur donne pas le droit de lever des pancartes pour réclamer qu'on les respecte ou, pire, qu'on fasse comme eux.Si dame nature ou les forces universelles de vie ont imposé à l'homme, tout en le façonnant, des règles d'existence, des lois génétiques, alors que ceux et celles qui se plaisent à les nier en subissent les conséquences.Notre mé- decine ne pourra indéfiniment en repousser les limites.L'avortement, le divorce, l'homosexualité, voire aussi les drogues, la pilule, l'inceste, la pédérastie ne peuvent être considérés comme étant des «éléments normaux» de la vie humaine, que la justice les endosse ou non.Suicides, névroses, dépressions nerveuses, maladies sexuelles, etc.ne sont dans bien des cas que conséquences méritées de lois naturelles et humaines que nous avons niées.S'il existe encore des instances sociales et religieuses prêchant des moeurs ré-humanisées, de grâce ne les accusez pas d'être rétrogrades, démodées, dépassées.Suffisamment de fléaux biologiques et humains nous accablent présentement pour nous rappeler ces «commandements biologiques» qu'il aurait fallu se remémorer.Christian CODÉRE Montréal Don difficile à faire Depuis déjà plusieurs semaines, mon père et moi essayons de donner un tricycle modifié pour un enfant paraplégique (6 à 10 ans).Ce trois roues est conçu de façon à ce que l'enfant handicapé des jambes puisse se mouvoir à l'aide d'un pédalier manuel.Cette tricy-clette vaut plusieurs centaines de dollars.Nous avons avisé plusieurs organismes du don que nous voulons faire.Nous ne posions qu'une seule condition: que l'enfant chosi par le centre ou l'organisme soit sur place pour recevoir son merveilleux cadeau.Nous n'avons eu droit qu'à des «On verra», «On vous rappellera».Nous tairons les noms des centres et organismes que nous avons contactes.Ces derniers préfèrent vendre des macarons à un dollar pièce ou recevoir de l'argent liquide, (ose espérer que si le tricycle est encore dans notre garage, ce n'est pas parce qu'on ne peut payer un administrateur avec un trois roues.À moins que ce ne soit le fait que certaines personnes ne foni pas leur travail aux relations publiques.De toute façon, un jeune handicapé est fixé à son fauteuil roulant au lieu de se mouvoir comme ceux de son âge.Gilles BISSON Saint-Augustin Mirabel Une femme remarquable C'est un peu par surprise que j'ai appris le départ pour un monde meilleur de cette femme extraordinaire que fut Mme Françoise Gaudct-Smct.l'en ai éprouvé beaucoup de chagrin.Une figure de foi vivante, poète, écrivain, cuisinière, et femme canadienne modèle pour toutes celles qui l'ont connue de près ou de loin.Rien ne lui était inconnu; elle accomplissait tout à la perfection et donnait à toutes le goût de poursuivre chacune son idéal.Tant de labeur dans ses écrits, ses voyages; ses présentations artisanales.La beauté de son âme la rendait sympathique.Son langage savoureux nous la faisait apprécier davantage et je cite la fin de son volume «Par oreilles», édité le 27 mars 1985: Se rappeler sans cesse que tout ce qu'on a appris par oreilles, il faudra le transmettre, l'appliquer à propos «par coeur».|e souhaite sincèrement que son dernier volume, «Par coeur», ait pu être terminé et que nous pourrons le lire sous peu, avec tout de même beaucoup de nostalgie.Yolande Des|ardlns-Parent Saint-Lambert La vérité historique À M.Raymond Dcschènes, de Sainte-Agathe-des-Monts (Tribune libre du 5 septembre), je voudrais dire que si, contrairement à tous les peuples conquérants, l'Angleterre n'a pas imposé sa langue aux Français, vaincus sur les Plaines d'Abraham, ce n'est pas par générosité ou par grandeur dame.C'est que la Grande-Bretagne, de crainte de perdre le territoire canadien aux mains des Américains, a conclu un marché.Elle se résignait à permettre aux Canadiens français l'usage de leur langue et la pratique de leur religion, à condition que ces derniers s'engagent à rester fidèles au roi d'Angleterre et à combattre les Américains.Voilà la vérité historique.Depuis ce temps, le peuple canadien-français n'a pas cessé, contre vents et marées, de cultiver «la différence», ce que d'aucuns (même dans ses propres rangs) voudraient bien neutraliser dans un melting pot idéalisé.Comme si cette différence n'était pas ce qui fait la personnalité et la richesse de ce pays, qui serait autrement sans saveur.Si nous n'avons pas droit à notre identité propre, à l'usage de notre langue et au respect intégral de cette langue sur le territoire québécois, aussi bien nous joindre à ces Américains, que nous aurions en vain combattus.Gloria D.G ARCEAU Entrelacs Des films honteux La télévision de Radio-Canada nous a donné des nouvelles du Festival des films du monde de Montréal.Selon les scènes qui nous ont été présentées, c'est à croire que les films français n'ont plus de téte mais seulement du sexe.|e trouve ce cinéma abrutissant et dégradant, le trouve aussi dommage qu'une partie de l'intelligentsia ne cherche qu'à publiciser des scénarios sexuels qui sont indignes d'une majorité chrétienne.U Ces films nous font oublier la dignité du corps humain où réside l'âme immortelle.Ces films et leurs commentateurs nous laissent croire que tout est permis et que le mal n'existe pas car, à ce qu'ils disent, il faut voir ces films comme du vaudeville.Non, je ne deviendrai pas un cinéphile du festival.Ces producteurs de films de sexe et de violence pourraient être appelés des propagateurs de paganisme, ce qu'ils sont en vérité.Robert GAGNIER Montréal Quand tu nous tiens! Dans la belle fable du Lion amoureux, le roi des animaux fut Joué par Cupidon qui le fit se rogner le «ongles et se limer lea dents pour plaire à sa bergère.La ceinture de crédulité ne nous dêsarme-t-ellc pas autant en nous entravant en cas de noyade, d'écrabouillement, de feu dans l'auto, tragédies plus fréquentes et plus fatales que d'éventuelles éjections?Il n'est pour s'en convaincre que de voir la réticence que mettent les policiers à verbaliser contre les conducteurs négligeant de la boucler et qui préfèrent encourir une amende plutôt que de connaître les affres d'être ligotés au siège.Ces agents, malgré des statistiques souvent suspectes, sentent aussi le flagrant abus de pouvoir des ministres édlctant des lois à ce sujet, où le risque est pour le seul contrevenant.Restant purs dans leurs sentiments, ils ne cherchent pas à déceler quelque odeur de pot-devin, même si la ceinture devient obligatoire sur la banquette arrière! Messieurs des pouvoirs publics, parlez-nous sincèrement, sans ambages I André FRAY ON Saint-Laurent Un pénitencier à Port-Cartier: une erreur de taille Le projet du pénitencier de Port-Cartier est sûrement une des erreurs les plus grossières du gouvernement Mulroney.Il s'agit non seulement d'une erreur sur le plan humain mais également d'une erreur désastreuse sur le plan économique.Dès septembre 1985, le Comité pour le développement des alternatives à l'incarcération contestait, sur le plan humain, la cons-truction du pénitencier de Port-Cartier.En janvier 1986, la Coalition contre le projet de construction d'un pénitencier à Port-Cartier, regroupant une vingtaine d'organisations professionnelles (crimi-nologues, psychologues, psychiatres.) a vigoureusement pris la relève en convoquant deux conférences de presse et en écrivant plusieurs fois au premier ministre et au solliciteur général.Les faits parlent d'eux-mêmes.Mis à part le fait que le Canada incarcère déjà beaucoup (deuxième au rang mondial après les Etats-Unis) et qu'il n'a nullement besoin de cellules additionnelles, il faut rappeler que 85 p.cent des détenus proviennent du couloir Montréal-Québec.Ce qui implique un éloignement très considérable pour les detenus qui y seraient incarcérés par rapport à leur famille et leur milieu social d'origine.Rappelons que le voyage Montréal - Port-Cartier en autobus dure trente heures et coûte $150.L'avion permet d'épargner du temps mais les frais s'élèvent à plus de $325.On ne peut pas se permettre beaucoup de visites par année à ces prix-la! Il ne faudrait pas oublier aussi les frais de séjour.On peut difficilement imaginer quelqu'un ne faire qu'un aller-retour.A la limite, Mulroney demanderait-il aux familles de detenus de choisir entre des vacances bien méritées ou aller visiter leur proche à Port-Cartier?Outre l'éloi-gnement, d'autres facteurs mettront en péril les chances de réinsertion sociale du détenu incarcéré à Port-Cartier.Je veux bien admettre que Port-Cartier ne soit pas un village mais je doute que l'on puisse y retrouver toutes les ressources nécessaires afin de favoriser au maximum cette réinsertion sociale.Sur le plan économique, LA PRESSE du 16 septembre 1986 nous annonçait que le projet de Port-Cartier coûterait $18 millions de plus que le projet original à Drummondville.Il est clair que ce projet est un cadeau politique, offert par le premier ministre du Canada à son comté électoral.La relance économique de la région avec la construction du pénitencier n'est que temporaire mais surtout, limitée.Nous savons maintenant qu'au pénitencier de Drummondville, 70 p.cent des emplois disponibles ont été comblés par des individus déjà à l'embauche des services correc- tionnels grâce à des promotions ou des mutations latérales.Quant aux contrats, comme pour toute entreprise gouvernementale, ils sont accordés selon le principe d'appel d'offres et dans ce cas, par l'administration régionale située à Laval.Rien n'indique que les compagnies de la région de Port-Cartier sauront concurrencer avec succès les compagnies des grands centres urbains.Mais ce n'est pas tout.En construisant un pénitencier si loin de tout (et pas uniquement de Montréal), le Canada se donne et donne au Québec un fardeau financier important.Le mouvement des détenus^insi que les déplacements des psychiatres, des avocats de l'aide juridique, des corn-missaires de la Commission nationale des libérations conditionnelles (et qui encore?) seront considérables.Tous ces gens, avec raison d'ailleurs, ne voyagent pas à bicyclette; les contribuables devront payer.De plus, il semblerait que les avions ne décollent pas tous les jours de Port-Cartier en raison des conditions météorologiques caractéristiques à la région.Imaginons un peu les problèmes, les retards et les frais si ces professionnel(le)s étaient for-cé ttmi \u2022 tw rnswrane, a Btvwgaaj JrVffariRprm.\u2022 Arito foèfum mJiMMMM» m* «TribwM mm>.M NBft CA 4*00, 9occ Mece a**ArpecMeeffeeiV HÏV 3»Mf # la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publié, par LA PRESSE LTEE, 7, ru.Solnt-Jocquos, Montréal N2V 1K9.fa Ptwm Conodtonn.nt autorité.6 diftuwr lt» informations d.« LA PRESSE \u2022 \u2022f die» dot moHom d.la Ptmm Associé, «t d.Rautor.Tout droits d.reproduction dit informations particulières à LA PRESSE sont égotonwnt réurvéi, aCourriw d.la dtwuèm.clou.\u2014 Enregistremant numéro 1400.» Port dm retour garanti.ABONNEMENT 28S-6911 ANNONCES CLASSÉES Le tervtcÉ ace obefw»Mneatt cet cwctt Cenvnondn ov aMcdicia du lundi ou wvomll d* 7h à 18h.MwvtJkMàlkè IFk.RÉDACTION JIS-7070 tpj^SâJf.\" ¦nu PLUS T FILM ment tourné dans Les derniers jours de hit ton.The Way We Were, L'étrangleur de Boston ainsi que dans des feuilletons télévisés tels que Murder, She Wrote, Cannon, ou Mission Impossible.Marc Denis animera le téléthon de CBC gn Le réseau anglais de Radio-¦¦ Canada (CBC-6) se met à son tour à l'heure des telethons produits à des fins charitables.Cette émission-marathon de 23 heures sera transmise a travers tout le réseau CBC du Québec à compter de I9h, le samedi 27 septembre, jusqu'à 18 h le lendemain.La transmission sera toutefois interrompue durant la diffusion du match de football entre Ottawa et Hamilton.Les téléspectateurs, durant ce laps de temps, pourront toutefois continuer à regarder l'émission au réseau sur câble Vidéotron.Les profits de ce spectacle, auquel participeront un grand nombre d'artistes québécois, seront versés à la Société pour enfants handicapés du Québec.Marc Denis agira en qualité de maitre de cérémonie pour ce spectacle devant réunir plus de 100 artistes, y compris la chanteuse Véronique Béliveau, Sue et Chris Holder, Gilles Vigneault, Peter Pringle, |ean-Guy Moreau, Patsy Gallant, Ranee Lee, Tchu-kon, Géraldine Doucct, Danielle Dorice, The Bcaties et Jano Bergeron.Voyez donc qui arrive en ville ! PAUL HOGAN EST jm é> FAR AMOUNT PICTURES PRESENTS \"CRCCCOŒ'DUINDEE LfCAtOZlCWSKl MARK BLUM CAVDGULPU ¦ MCl^ DfîECTOR Of PHOTOGRAPHY RUSSELL BOYD ACS UNE PRODUCER JANE SCOTT CWGI^ STC^ BY HOGAN SCREENPLAY BY FftUL HOGAN, KEN SHADE & JOHN CORNELL ¦ PRODUCED BY JOHN CORNELL DIRECTED BY PETER PA1MAN S3 fe PANA^SON' 073$: A PARAMOUNT PICTURE i:rr.x du film le plus POPULAIRE \\', festival of festivals U toront01986 M CPRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE % FESTIVAL DE CANNES 1986 m.sous la présidence d'honneur de Madame Corinne Côté et Monsieur René Lévesque en présence de la vedette internationale CAROLELAURE ITT.et CINEMA INTERNATIONAL CANADA LTEE l.H SI ITI \\ I Kl> un film de FRANCO ZEFFIRELLI VERSION ORIGINALE SOUS-TITRES FRANÇAIS K^iilemen) ,'i l'affiche, le court métrage LA SYMPHONIE FANTASTIQUE un f 11 m ili' ( luv Smiipni'.iu ¦ivéi II)n hi'sin- Symphonique rte Montréal l'imliii linn ilr Spectel Vidéo et l'Office National du Film du Canada nf\"l| DOLBY gTBJpT [»] SI OiNIS J«R«> 388 W Van.-.7:00, 9:30 Sam -dim.2:00.4:30, 7:00.9:30 1 I m i 1 1 11 AQIjA MEC invitent 500 personnes à la première du film Tiré du best-seller d'Ania Francos diffusé par Barrault/Flammahon UN FILM FÉROCE MAIS TONIQUE QUI FAIT AIMER LA VIE.VENEZ RENCONTRER VOS NOUVEAUX VOISINS.ILS SONT.MOURANTS! ¦sb *^ Sam «»\"»__ ÏK*£5e r «Une histoire émouvante mais sans sensiblerie: Jeanne Moreau y est sublime et Sami Frey étonnamment juste!» \u2014 L* Nouvel Observateur le mercredi 1 er octobre à 18 heures au CINÉMA PLACE DU CANADA PARTICIPEZ À NOTRE CONCOURS ET GAGNEZ UN SÉJOUR-SANTÉ À AQUA MER Remplissez le coupon ci joint et risquez de gagner un séjour d'une semaine pour 2 à l'unique centre de thalassothérapie en Amérique en plus d'être invité à la première du film au Place du Canada, le 1er octobre.Pour être eligible a la cure de six (ours comprenant soins traitants, logis et repas à Carleton, il faudra assister à la première où le tirage aura lieu.Les règlements de ce concours sont disponibles à C1C Ltée.¦ La concours debute la 13 septembre pour se terminer le 20 septembre ¦ Le texte des règlements relatifs * ce concours est disponible au CINÉMA INTERNATIONAL * ¦ La valeur des prix otterts est d'environ 4,000 $ Envoyez le coupon-réponse à.SAUVE-TOI LOLA A/S CINÉMA INTERNATIONAL 8275 May rand Montréal.H4P 2CB Code posta.Tél.CPRIX DE LA PRESSE ITALIENNE Yi & PRIX DU MEILLEUR FILM^à FESTIVAL DE TAORMINA g ^ FESTIVAL DE SÊTE g '.'Le.Déclin est tour â tour amusant, cruel, tendre, profond, drôle, cru, surprenant, exi- ; géant.Le Déclin de l'empire américain est un film qui trouble l'âme.un chef-d'oeuvre de finesse et d'esprit.\" \u2014 Bruce Kirkland, TORONTO SUN \"Un film franchement émoustillant.On pleure beaucoup puis on se mouche et on se couche la bouche en coeur\".M -L'Express.1 -: \u2022m- ¦ Crémazie, tous les jours: 12:30, 2:30, 5:00, 7:30, 9:35 supplémentaire, samedi à 11 h45.Carrefour, ven.: 7:00, 9:10 sam.-dim.: 12:30, 2:40, 4:50, 7:00, 9:10.Longueuli, ven.: 7:30, 9.30 son?.-' dim.: 1=30, 3:30, 5:30, 7:30,9:30 ¦bsil»] MMMBSEM Il OKIS OTENUIE 3JM2IO too MI UUHBBB «Uni M k LONGUEUIL ST-JÉROME puer lontufun mm\\ Cinimi Rti 117 M SI «8 0111 STE-ADÉLE IST-JEAN I SOREL I JULIETTE I VALLEYFIELD Cintmi Pint Cirnmi Cipilnl Ç|ntml m\u201e Cinim Mm mm dt P|rt, ^yg «ABSOLUMENT MERVEILLEUX.JE NE POURRAI JAMAIS OUBLIER CE EilM.» > | -Jeffrey Lyons, SNEAK PREVIEWS, INDEPENDENT NETWORK NEWS We?N STAND BY ME SQUARE OfCARIF AUxli-Nlhon: 1.00, 3i 15, 5.15, 7i30, Hum.tun m jem ruo« mi sin 9 30 I.IH1I»I1J'IIIWM|I|,|I m.7rO5,9r0Q t7i00.9i00 niveau nu airw »iw»tm aamai CARRtFOUR LAVAL rut mit mt iiuiiaiitti 0k B 8 \u2022 IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 19 SEPTEMBRE 1986 AU MUSEE , « marrant »; Miroglio, moins.QUATUOR A CORDES MORENCY (Dentée Lu-r»en M Marcotte Maiiorte vnton*.Franane Luptwv-Bang.alto.*1 Chnjiopfw Boot vlotonceOe) tl VINCENT DHAVERNAS.psrcussKXiniate.Hier soir, Auanonum du Muaee dos Beaux-Arta.Présenta-«on: Service d animation du Musée ei Société do Musique contemporiine du Quebec.Programme: Trip Through Trinity, pour percuaaiont (19811 Franoii Miroglio Quituor-fugua.pour quatuor a cordée, op.3 (1876).Guillaume Couture Projections \u2014 en rxxnmtg» i Josn Miro.pour quatuor A corde* (198647) Francis Miroglio CLAUP1 OINORAS am Comme complément à l'ex-™ position «Miro marrant» du Musée des Beaux-Arts (durée: jusqu'au 5 novembre), qui ne comporte pas de toiles du célèbre peintre espagnol, le MBA et la SMCQ présentaient hier soir un concert comportant deux oeuvres du compositeur français Francis Miroglio (né en 1924, élève de Milhaud) dont l'exécution était, comme l'autorise la partition, accompagnée de pro- Concerts Coors Présentent: jeciions de toiles de Miro (dans la première oeuvre, on y voyait aussi des toiles d'autres peintres de même appartenance).Complément à l'exposition, ces projections servaient aussi de complément à une musique qui \u2014 j'en ai fait l'expérience en fermant les yeux \u2014 offre peu d'intérêt comme telle.Coloré, visuel, fantaisiste, Miro est «marrant», c.a-d.«amusant, drôle» (voir le Petit Robert).Miroglio l'est aussi, mais pendant moins longtemps, l'aime surtout la similitude des deux noms.Vincent Dhavernas se déplace sans cesse entre ses trois groupes de percussions.Virtuose subtil, il finit par créer un début de climat.Mais j'ai cherché en vain chez lui le «rituel gestique» dont parle le compositeur dans ses notes.Le Quatuor Morency a JOHNNYfSIF» M H H «show 11 IM ¦ I EN CONCERT PINK FL0X Mlitv MltmC SteitlTicirtTN 'en.sim.19-20 sept, minai (porta; 21hM) EN CONCERT mettant en vedette JOHNNY CASH avec JUNE CARTER et THE CARTER FAMILY Helen.Anita.& June Danse sociale «1 disco Couplet non admit Permit oe (a SAQ - (pat oe fiêt\\%) Du (tudi au dim* ne ha, 20h30 LE DANCEMUZIK 6898, rua Jerry Cat (2 rues a l'eal du bout Langelter) dans la Centra de commerce EMC 322-3000 Salle Wilfrid-Pelletier 19h30 Milieu 22 M - IH M) - 15 ÏO - 12.50$m «nie tu guuhru t, |« Salle W.KrtJ.Pflûticr cl » tout U compttiiri Tickelron.
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