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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1987-10-08, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Possibilité d'averses, dégagement en fin de journée, vent Minimum 6* Maximum 8' Demain: Ennuagement, pluie DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE OPALE LE VIN BLANC LÉGER 4\t\u2022 MONTRÉAL, JEUDI 8 OCTOBRE 1987\t103e ANNÉE N° 344\t86 PAGES, 6 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents Ailleurs au Quebec: 50 cents ¦ Iles de La Madeleine 90 cents 3\t5* BBHHB\t\t\t\t\t Bourassa offre de « vendre »> au reste du Canada TIBET Le Dalaï-Lama, chef spirituel des Tibétains, lance un appel à la désobéissance pour protester contre l'emprise chinoise sur le Tibet.A3 STCUM À moins de trouver sous peu de nouvelles sources de financement, la STCUM coupera directement dans les services à la clientèle.ÉLECTRICITÉ Ayant sous-estime leurs besoins en énergie, les États de la Nouvelle-Angleterre devront acheter davantage d'électricité au Canada.Cl ESCOMPTE Le taux privilégié des grandes banques canadiennes demeurera probablement à son niveau actuel pendant encore une ou deux semaines.Sommaire Annonces classées.:.C2, D9âD18 Arts et spectacles.E1 a E6 horaires.E7, E8 Bandes dessinées.D13 Décès, etc.D1.9 Economie.cahier C Etes-vous observateur?.D9 Feuilleton.D1.1 Horoscope.D10 Le monde.B6 Mots croisés.D17 «Mot mystère».D15 Quoi faire aujourd'hui.E7 Télévision.El, 62 Vivre aujourd'hui.D1 a D6 TABLOÏD SPORTS Mots croisés.14 Le sida aurait été introduit en Amérique pat4 un Montréalais 21 \" du bureau de La Preae QUÉBEC Au Québec comme ailleurs au pays, le premier ministre Robert Bourassa est «prêt à se battre» pour faire adopter l'entente de principe'sur le libre-échange, quoi qu'en pensent ses collègues libéraux d'Ottawa ou des autres provinces.En conférence de presse hier, M.Bourassa a promis son appui sans réserve au premier ministre Mulroney, confronté aux réticences de plusieurs provinces à fa suite de l'accord intervenu samedi soir à Washington.«le suis prêt à me battre au Québec et à l'extérieur pour en favoriser l'adoption», a lancé M.Bourassa.Il a ajouté qu'il est de son devoir d'utiliser son influence politique pour favoriser un accord économiquement rentable pour le Québec.Pour M.Bourassa, point n'est besoin de se lancer dans une croisade pancanadienne en faveur du libre-échange, mais il entend toutefois «aller vendre» l'accord partout ou il serait invité à le faire.11 n'est pas question pour lui cependant de prendre position dans une éventuelle, élection fédérale dont le traité canado-américain serait l'enjeu.«Ce se- rait rompre une tradition de 30 ans,, une tradition de non-ingérence des gouvernements québécois dans les affaires fédérales», a-t-il rappelé.Selon lui, en dépit des réticences de l'Ontario et du Manitoba, aucun autre-premier ministre n'a opposé «un non final» au pacte conclu.Si certains «ajustements techniques» peuvent être encore apportés à l'accord, M.Bourassa estime toutefois que les négociations avec Washington sont à toutes fins utiles terminées.Il reste à attendre le texte légal, ce qui est prévu d'ici à trois semaines.«Il faut aller au-delà des lignes de parti», a-t-il lancé, lorsqu'on lui a rappelé l'opposition du premier ministre de l'Ontario, \u2022 M.David Peterson, et de M.John Turner, libéraux comme lui.S'il refuse de se prononcer sur la position de son homologué de Queen's Park, M.Bourassa fait retomber au second rang le désaccord des libéraux fédéraux.L'opposition à la Chambre des communes ne fait que jouer son rôle traditionnel en critiquant l'entente.«Ceux qui ont dés responsabilités, ce sont ceux qui sont au pouvoir», a-t-il dit.Interrogé sur le mécanisme i m - VOIR BOURASSA EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN B 1 Le premier ministre Bourassa a soutenu, hier en conference de presse à l'Assemblée nationale, que la version préliminaire de l'accord canado-américain de libre-échange le satisfaisait pleinement.TELEPHOTO REUTER Une adolescente d'aujourd'hui sur huit sera stérile en l'an 2000 à cause de la chlamydia NICOLB BIAUCHAMP En l'an 2000, une Québécoise sur huit, parmi celles qui sont aujourd'hui âgées de 18 et 25 ans, se trouvera infertile a la suite des complications causées par une infection à chlamydia.Celle-ci, aussi sournoise que dévastatrice, arrive en tète de liste des maladies transmises sexuellement ( MTS) les plus répandues.D'après un rapport réalisé par les départements de santé communautaire (DSC) de la région de Montréal à l'intention du ministère de la Santé, la chlamydia atteignait, de 1985 à 1986, dans la métropole, 20 p.cent des adolescentes de 14 à 19 ans et 11,5 p.cent des jeunes femmes de 20 à 24 ans.Cette maladie se propage sans discrimination sociale jusque sur les campus universitaires.A preuve, le service de santé de l'Université de Montréal, qui administre chaque mois plus d'une centaine de tests de dépistage de la gonor-rhée et de la chlamydia, enregistre un taux de 10 à 15 p.cent pour l'infection à chlamydia chez les étudiantes reçues en consultation.La chlamydia s'ajoutera d'ici quelques jours par décret à la liste des maladies à déclaration obligatoire au Québec, en vertu de la loi sur la protection de là santé publique.Les médecins devront alors signaler au département de santé publique tous les cas détectés.«L'infection à chlamydia deviendra certes une maladie à déclaration obligatoire, mais pas une maladie à traitement obliga- toire.Cela veut dire que les médicaments pour la traiter ne seront pas gratuits.Autre problème: moins de 10 p.cent des médecins pratiquant à Montréal ont accès aux tests diagnostics, qui ne coûtent pourtant pas cher», a signalé le Dr Marc Steben.qui prenait part, hier, au lancement d'une campagne de prévention des MTS sur le campus de l'Université de Montréal.Spécialiste des MTS et médecin-conseil au DSC de l'hôpital Charles-Lemoyne à Greenfield VOIR CHLAMYDIA EN A 2 Un juge alourdit la poursuite contre un touriste JEAN-PAUL CHAMONOTJHI SA1NT-IËRÔME Le juge François Beau-doin.de la Cour des Sessions de la paix de Saini-lérômc, a ajouté hier quatre accusations aux deux chefs qui pesaient contre un passager de 33 ans des lignes Nàtionair.L'accusé, jean-Guy Hu-don, arrêté à l'aéroport de Mirabel en janvier dernier à -l'issue d'un voyage AcapuN: co-Montréal.est mainte-nant passible de 25 ans de prison s'il est reconnu cou-'.' pable d'avoir mis en danger la vie des 252 passagers et' des membres de l'équipage.\u2022 Hudon, qui aurait déjà travaillé comme agent de bord, s'est présenté mardi devant le juge Beaudoin, au Palais de justice de Saint-Jérôme, pour y subir son en- ~ VOIR JUGE EN A 2 des rebelles tamouls au Sri Lanka d'après Keuter.AFP.UPI et AP_ COLOMBO Les sépuratistes tumouls ont massacré hier prés de 160 personnes de souche cinghalaise dans une série de raids de représailles dans l'est du Sri Lanka, compromettant ainsi gravement le fragile cessez-le-feu qui prévalait dans le pays depuis le 29 juillet.En réaction à ces événements, l'Inde a autorisé ses quelque 11 000 soldats envoyés dans l'île à faire usage de leurs armes pour rétablir l'ordre dans le nord et l'est du pays, où les séparatistes tamouls sont actifs.Le couvre-feu a été instauré hier dans ces régions.Selon des sources militaires indiennes, 2 500 soldats indiens étaient attendus en renfort dans le district de Trincomalee, également dans l'est du pays, où des opérations conjointes avec la police locale ont été lancées pour mettre fin aux attaques dirigées contre les cinghalais et désarmer les séparatistes tamouls.Rendus furieux par le suicide collectif dimanche de 13 des leurs en detention, les Tigres de libéra-lion de l'Eelam tamoul (LTTE) ont attaqué un train, un bus et VOIR RAIDS EN A 2 Loi 101: Bourassa rallie 90 % de son caucus GILBERT BRUNIT du bureau de La Presse QUÉBEC Les députés libéraux sont à atteindre un inavouable consensus: il ne faut pas toucher à la Lot I0l ! Inavouable, parce que c'est la position de leur adversaire péquiste.Inavouable, surtout, parce qu'ils violent ainsi leur propre engagement électoral.Interrogés par La Presse au cours des derniers jours, plusieurs ministres, députés et dirigeants du Parti libéral s'entendent: actuellement, l'ordre de grandeur des partisans du «statu quo en attendant le jugement de la Cour suprême» s'approche des 90 p.cent.À leur caucus de Saint-Hyacinthe en février dernier, la division des 99 était em- barrassante: moitié pour le respect de l'engagement \u2014 permettre l'affichage bilingue \u2014 et moitié pour le statu quo, «-source de paix sociale et de progrès économique - ».Un embarras de taille, qui a mené à la solution classique: un comité.de taille, constitué de 12 députés dont neuf ministres, et pas les moindres puisque les Bacon, Ryan, Ciaccia, Marx, Gratton et Ré-millard s'y trouvent.À Sainte-Adèle, la semaine dernière, le comité présidé par Mme Lise Bacon, vice-premier ministre, n'avait pas encore fait rapport à l'assemblée que la division s'atténuait.Même en l'absence du premier ministre Bourassa et même si c'est pour des motifs différents, le résultat ne change pas: on ne touche pas à la Charte de la langue française, pas plus au litigieux chapitre de la langue d'affichage qu'aux autres.Seule impatiente affichée, la représentante de lacques-Cartier, Mme loan Dougherty, sè range derrière ce résultat: vaut mieux attendre la décision de la Cour suprême, incontestable par essence, que de mettre de l'avant une «demi-mesure» comme celle qu'allait proposer le comité ministériel: permettre l'affichage bilingue seulement à l'intérieur des commerces qui ont neuf employés et moins.Ce genre d'hypothèse de compromis, l'ex-député de Notre-Dame-de-Grâce, M.Reed Scowen, l'avait laissé dépasser de sa valise en partant pour la Délégation du Québec à Londres.Il parlait des commerces de quatre employés et moins, mais les ténors de la communauté anglophone \u2014 Alliance Québec et The Gazette en tète \u2014 avaient tôt fait de ridiculiser le genre.Pas de compromis possible avec nos droits fondamentaux! Et moult rappels de la promesse électorale et du programme libéral.Sondages à l'appui, c'est dorénavant la préservation de la «paix sociale» qui passe devant.Pour éviter tout débat externe, puisque le rapport Bacon ne faisait pas consensus, il a même été enlevé des mains des députés à leur sortie du « caucus » de Sainte-Adèle.Pas question de jeter, par une fuite non pondérée, de l'huile sur le feu des anglophones, dont certains manifestent leur désenchantement en refusant de contribuer à la caisse du parti tant que l'hypothèque linguistique ne sera pas levée.~ VOIR LOI 101 EN A 2 m Demandez notre pochette: «Tout sur le prêt hypothécaire» à votre agent immobilier Royal LePage 842-5011 * ROYAL UPAGEi m m CEST BON DE CONNAITRE DES CONNAISSEURS A2* LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 8 OCTOBRE 1987 Postes: Ottawa pourrait intervenir dès aujourd'hui ¦ Les négociations ont repris hier entre la Société canadienne des postes et le syndicat des postiers, mais aucune des deux parties ne semblait optimiste quant à un éventuel accord pourvant mettre fin à ce conflit, et il est possible 3uc le gouvernement intervienne ès aujourd'hui en proposant une loi spéciale de retour au travail.; On sait que le ministre du Travail, Pierre Cadieux, a avisé hier le Parlement qu'il soumettrait' une législation en ce sens si les négociations ne progressaient pas.En vertu des règlements de la Chambre, il pourrait agir dès l'ouverture de la séance d'aujourd'hui.' Pour la seconde journée consécutive, grèves et lock-out ont maintenu dans l'inactivité quelque 6 000 employés, tandis que la tension montait sur les piquets de grève et que des actes de violence étaient à nouveau signalés.Le syndicat, qui compte 23 000 membres, a demandé nier la nomination d'un médiateur, et M.Cadieux a fait savoir qu'il allait étudier cette éventualité.Toutefois, Harvie Andre, le ministre responsable des Postes, a dit douter de l'utilité d'une telle intervention.« Le syndicat demeure sur ses positions originales/qui se traduisent essentiellement par le refus de toute concession, si bien que je ne vois pas'ce qu'un médiateur pourrait accomplir », a précisé M.Andre.Postes Canada a souligné qu'elle ne reculerait pas sur la question des franchises et qu'elle demandait toujours au Syndicat des postiers du Canada de faire des concessions à ce propos.Le président du syndicat, Jean-Claude Parrot, accuse pour sa part la société de la Couronne de faire traîner délibérément en longueur les négociations, dans l'espoir qu'une Toi spéciale et qu'un tribunal d'arbitrage lui donneront ce qu'elle ne peut obtenir par la voie de la négociation.«L'arbitrage est toujours imposé par le gouvernement pour léser les travailleurs», a-t-il soutenu lors d'une conférence de presse.Le négociateur patronal, M.Harold Dunstan, a nié pour sa part que la société bloque les pourparlers.Selon lui, c'est plutôt M.Parrot qui veut ralentir les travaux à la tablé des négociations.Le syndicat a présenté ses dernières offres le 30 septembre.Quant à Postes Canada, elle n'a pas modifié ses positions depuis le 26 septembre.M.Parrot, qui avait demandé mardi soir sans succès un entretien avec le ministre du Travail, a laissé entendre que les syndiqués pourraient défier une législation de retour au travail, bien qu'aucune décision à ce sujet n'ait encore été prise.Il avait, on s'en souvient, passé deux mois en prison en 1978 pour avoir précisément refusé de se plier à une injonction de ce genre.Bill privé Aux Communes hier, Jim Jep-son, député conservateur de London East, a soumis un bill privé proposant que le droit de grève soit supprimé aux postiers.Les bills privés, toutefois, aboutissent rarement à une législation.Les grèves rotatives ont affecté hier la livraison du courrier à Calgary, pendant que Montréal était toujours assujettie à une grève illimitée et que des lock-out sé- vissaient dans de nombreuses régions du pays, particulièrement dans les provinces maritimes.Au Québec, Drummondville, Victo-riaville, Rouyyn-Noranda et Val d'Or or.', aussi été touchées.Et tandis que les deux parties poursuivaient leur, guerre des nerfs, des actes de violence éclataient sur les piquets de grève dans plusieurs centres, notamment à Halifax : au principal poste de triage de la ville, la police a été appelée à intervenir à deux reprises hier pour escorter des autobus transportant des briseurs de grève qui ont été bombardés d'oeufs et de tomates par les pi-queteurs.Le syndicat a accusé i a société des Postes de provoquer la violence sur les piquets de grève afin de fournir au gouvernement l'excuse voulue pour décréter un retour au travail.Postes Canada a immédiatement qualifié cette accusation de ridicule, même si son principal négociateur, Harold Dunston, a admis que « la dispute prenait des proportions inquiétantes ».Enfin, la société faisait.savoir hier par voie de communiqué que' le volume du courrier a augmente de 1,8 p.cent en comparaison de la même période l'année dernière.Postes Canada avait reçu 34 430 000 pièce de courrier èn-' tre 7 h le 6 octobre 1987 et 7 h le 7 octobre, à comparer à 33 812 000 pièces pour la période équivalente l'an dernier.«Ces statistiques démontrent concrètement la confiance .des Canadiens envers l'engagement de la Société d'acheminer le courrier en dépit de la grève du Syndicat des postiers du Canada », sou-! ligne le communiqué.SUITE DE LA UNE BOURASSA Bourassa offre de \u2022 vendre» l'accord au reste du Canada partial qui devra trancher les disputes, M.Bourassa a reconnu que des secteurs comme la production du porc ou du papier journal pouvaient toujours être frappés de mesures de représailles des États-Unis.«On ne peut pas dire que tous les secteurs susceptibles d'être frappés ne le sont plus», a-t-il ad-;mis.Mais, a-t-il ajouté, la formule ¦choisie «nous met à l'abri des [abus».En outre, le Canada, en voulant \u2022préserver sa prérogative de subventionner le développement régional, ne pouvait espérer que les Etats-Unis abolissent totalement leur système de protection tarifaire.«On ne peut garder son gâteau et le manger, il faut choisir», a-t-il dit.Tel que prévu par l'accord, le tribunal bipartite aura un pou-.voir exécutoire, mais ses décisions seront prises à la lumière .des lois du pays qui demande jus-; lice.Ainsi, si Washington décide de frapper de tarifs douaniers spéciaux un produit canadien, le Tiré à part ¦ L'entente spectaculaire intervenue samedi soir entre Washington et Ottawa sur le libre-échange suscitera bien des débats au cours des prochains mois.La Presse est heureuse d'offrir à ceux de ses lecteurs qui veulent être à la fine pointe de l'actualité la possibilité de se procurer, en tiré à part, la série d'articles de vulgarisation que nous avons publié la semaine dernière sous la signature d'Alain Dubuc.Il suffit d'écrire à : Dossier libre-échange, Centrale des bibliothèques, 1685 est, rue Fleury, Montréal H2C 1T1, Québec, joindre à sa demande trois dollars, soit par chèque ou mandat-poste.Il n'y aura aucune vente au comptoir de La Presse tribunal, examinant un appel d'Ottawa, devra décider si la décision de Washington respecte les lois américaines.Même s'il est moins contraignant qu'il ne l'aurait souhaité, ce mécanisme constitue toutefois un précédent important, que les Etats-Unis n'avaient pas voulu concéder à leur allié d'Israél dans une entente de libre-échange, a souligné le premier ministre.Pour M.Bourassa, les législateurs américains pourront difficilement adopter de nouvelles lois protectionnistes tout en respectant l'esprit de l'accord que vient de conclure la Maison-Blanche.Le texte de l'accord constitue « une protection » contre les projets de loi protectionnistes, croit-il.Au surplus, les pays se sont explicitement donné plus de cinq ans pour définir, dans de nouvelles règles du jeu, ce qu'est une subvention acceptable, qui ne vient pas brouiller les lois de la concurrence.JUGE Un Juge alourdit la poursuite contre un touriste quête préliminaire.La Gendarmerie royale du Canada avait porté contre lui deux accusations mineures de voies de fait sur la personne d'un agent de bord, Steven Stanley, et d'un passager dont l'identité n'a pas été dévoilée.Selon le ministère public, représenté par Me Jean-Marie Tan-guay, l'accusé était déjà passablement éméché lorsqu'il est monté à bord de l'appareil.Il aurait alors voulu poursuivre sa beuverie, mais les agents de bord, jugeant qu'il avait assez bu, ont refusé de lui servir tout alcool.C'est à ce moment qu'il aurait commencé à gesticuler au grand désarroi des membres de l'équipage et des passagers.Il aurait même ignoré les messages lumineux demandant aux passagers de rester assis, d'attacher leur ceinture et de ne pas fumer.Il aurait aussi fait la sourde oreille à la voix qui lui demandait la même chose par un haut-parleur.Puis, alors que l'avion avait mis le cap sur Mirabel, une passagère a été prise d'un malaise tellement grave que les membres d'équipage ont jugé bon d'utiliser un masque d'oxygène pour l'aider à respirer.Les panneaux lumineux ont alors indiqué qu'il était interdit de fumer, à cause du danger que représente en plein vol le contact du feu avec l'oxygène.À ce moment, Hudon se serait approché et aurait menacé de lancer sa cigarette sur la malade.Il a été repoussé et sa cigarette se serait éteinte.Il en aurait alors allumé une deuxième.Finalement, l'homme, au grand soulagement des passagers, a été maîtrisé et remis entre les mains de la GRC dès que l'appareil se fut posé à Mirabel.Le LOttO 6/49 Tirage d'hier 3 4 6 13 14 48 (40) t; LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\t\tMil.\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t Abitit»\t-1\t2\tnua., av.nei\t\tMin.\tMil\tMa\t Outaouais\t6\t8\tnua ,po.av.\tBoston\t13\t22 N.-Ortèans\t11\t28 Laurentides\t0\t5\tnua.av.nei\tBuffalo\t10\t16 Pittsburgh\t6\t14 Cantons de l'Est\t6\t8\téclai.aver.\tChicago\t3\t12 S.Francisco\t14\t31 Maurida\t6\t8\tnua .averses\tMiami\t20\t30 Washington\t11\t21 Québec\t6\t8\tnua.averses\tNew York\t13\t21 Dallas\t9\t27 Lac-Saint-Jean\t3\t6\tnua.av.nei\t\t\t\t\t Rimouski Gasposie\t6 6\t12 12\tnua.averses nua., averses\tles capitales\t\t\t\t Baie-Comeau\t6\t12\tnua, averses\t\tMin\tMai.\tMin.11\tktu.Sopt-lles\t6\t10\tnua.averses\tAmsterdam\t8\t16 Madrid\t\t17 Canada\tMin.\tMil\tAujourd'hui\tAthènes Acapulco\t14 26\t26 Moscou 34 Mexico\t5 8\t10 23 Victoria\t8\t22\t\tBerlin\t10\t16 Oslo\t10\t10 Edmonton\t3\t13\t\tBruxelles\t7\t17 Pans\t8\t17 Rogma Winnipeg\t-3\t10 8\t\tBuenos Aires\tIS\t23 Rome\t16\t25 \t-2\t\t\tCopenhague\t12\t17 Séoul\t15\t24 Toronto\t9\t18\t\tGenève\t11\t16 Stockholm\t10\t12 Fredencton\t3\t21\t\tHong Kong\t26\t30 Tokyo\t18\t24 Halifax\t10\t17\t\tLe Caire\t18\t28 Trinidad\t29\t33 Charlottotown\t9\t17\t\tLisbonne\t16\t20 Vienne\t11\t19 Saint-Jean\t6\t18\t\tLondres\t9\t14\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres ()42 ::; à quatre chiffres 4023 .:__ Après avoir entendu les témoins, le juge Beaudoin a jugé qu'une tragédie aérienne aurait pu survenir en plein vol, et s'est dit d'avis que les accusations portées contre Jean-Guy Hudon ne correspondaient pas à la gravité de la situation, il a donc décidé de porter quatre chefs d'accusation supplémentaires.L'individu est donc en plus accusé de s'être livré à des voies de fait sur l'agent de bord Nathalie Lamont, d'avoir incité à servir de l'alcool, commettant ainsi une extorsion ; d'avoir mis en danger la vie, la sécurité ou la santé du public en commettant des actes illégaux, à savoir en troublant l'ordre public à bord d'un avion ; et, en quatrième lieu, il lui est reproché un méfait mettant en danger la vie d'autres personnes, en empêchant, en interrompant ou gênant l'emploi, la jouissance ou l'exploitation légitime d'un bien, à savoir le bon fonctionnement d'un avion en vol ou le bon déroulement des opérations du dit avion en vol.Jean-Guy Hudon subira son procès devant un juge seul le 23 janvier prochain.CHLAMYDIA Une adolescente sur huit sera stérile à cause de la chlamydia Park, le Dr Steben est bien au fait du rapport préparé conjointement par les DSC de Montréal et le Bureau régional des maladies infectieuses pour le ministère de la Santé.Il a aussi participé à l'étude de la Corporation des médecins ayant trait au dépistage pour enrayer l'épidémie.« Un programme analogue à celui que vient de mettre sur pied la Californie pour contrer la propagation de la chlamydia coûterait ici environ $1 million par année)», a-t-il affirmé.Ce n'est pas une somme exorbitante en comparaison de l'impact de cette maladie sur les coûts sociaux.41-4-01 Le Jeudi 8 octobre 1987 PHOTO JEAN-YVES LÉTOUKMEAO, IA PRESSE Le Dr Marc Steben Et le Dr Steben de débiter des chiffres quasi apocalyptiques comme ceux touchant au nombre de femmes menacées de stérilité, souvent à leur insu.C'est que la vilaine bactérie, responsable de l'infection à chlamydia, se loge et de développe dans les cellules.Hommes et femmes peuvent en être porteurs durant plusieurs années sans manifester aucun symptôme de l'infection.Cette dernière peut entraîner des salpingites (infections des trompes de Fallope), des grossesses extra-utérines et l'infertilité chez les femmes.Les hommes, eux, risquent de contracter une infection à la prostate et aux testicules pouvant même causer la stérilité.«Il faut dorénavant vendre le condom et l'abstinence comme des valeurs de santé, pas comme des valeurs morales», a dit le Dr Steben.C'est bien ainsi que l'entendent les associations étudiantes de l'Université de Montréal qui, de concert avec les Services aux étudiants et l'administration de l'institution, ont collaboré à l'organisation de la campagne de prévention.Une série d'activités auront lieu tout au long de la semaine prochaine: kiosques d'information, tables rondes suivies- d'échanges avec le concours de professionnels experts en la matière qu'animera Mme Janette Bertrand, selon la formule de son émission Parler pour Parler.Se mêle à cela un brin d'humour pour mieux secouer le tabou.Les quelque 11 000 exemplaires du journal étudiant Continuum de cette semaine n'auront jamais disparu aussi vite des boites de distribution sur le campus: on avait inséré dans les plis de chacun des exemplaires un condom.Le préservatif dans son sachet bien scellé sera le prix d'entrée à une soirée disco « le sexe au latex», qui clôturera la campagne.'.Le service de santé de l'Université offrira gratuitement de nouveaux examens de dépistage des MTS.«Plus de la moitié des 48 000 étudiants du campus font en effet partie du groupe des 18 à 25 ans considérés comme la population à plus haut risque.Mais nous ne connaissons pas l'incidence des MTS parmi la population étudiante.A la faveur d'ententes entre le ministère de la Santé, le Laboratoire de santé publique et le DSC de l'hôpital Sainte-Justine, nous mettrons en branle au cours des deux prochains mois un projet de recherche dans le bût de cerner la pré-valence des MTS chez nos étudiants», a annoncé pour sa part le Dr Jean-Guy Hébert, directeur du Service de santé.RAIDS_ Raids des rebelles ' * tamouls au Sri Lanka plusieurs villages cinghalais dans le nord et l'est de l'ile.Ces raids, les plus graves depuis là- signature d'un accord de paix indo-srilankais le 29 juillet pour mettre fin à quatre ans de rébellion tamoule, ont causé un exode de civils cinghalais apeurés.Selon des sources gouvernementales, ces raids ont laissé plus de 10 000 personnes sans abri.Le gouvernement de Colombo expédie actuellement des secours par la voie aérienne aux victimes des combats qui, pour la plupart, ont trouvé refuge dans des temples bouddhistes ou des postes de police.La direction des LTTE a ordonné à ses combattants de chasser la population cinghalaise du nord et de l'est du pays.Les Tigres, plus puissant groupe rebelle tamoul, ont répudié le cessez-le-feu après le suicide en prison de 13 de leurs militants, accusés d'avoir fait entrer des armes dans le pays.Huit soldats cinghalais ont été massacrés immédiatement après.Ces représailles sanglantes se sont poursuivies mardi soir avec le massacre de 40 passagers cinghalais d'un train intercepté à Valachenai, alors qu'il se rendait de Bat t icoloa à Colombo.Tôt hier matin, les séparatistes ont tué à coups de hache et de gourdin 20 passagers d'un autocar intercepté à Lahugala.Peu après, l'explosion d'une mine sous un camion militaire à Vaka-rai (district de Polonnaruwa) faisait six morts et dix blessés, dont trois dans un état critique.Trente-huit villageois ont été massacrés dans un village agricole du district de Trincomalee, tandis qu'un raid contre des habitations cinghalaises à Batticoloa faisait 17 morts.Les Tigres ont également investi deux villages de pêcheurs du district de Trincomalee, où 27 hommes, femmes, et enfants ont été mis en pièces.Quatre autres civils cinghalais trouvaient la mort lors d'une attaque contre leur village proche de Vavuniya.Dans un communiqué publié à Delhi, le gouvernement indien a exprimé son « choc et sa révulsion après les meurtres brutaux d'hommes, de femmes et d'enfants innocents par les LTTE».Selon le communiqué, la force indienne de maintien de la paix envoyée au Sri Lanka pour y assurer l'application de l'accord de paix du 29 juillet a été renforcée et «a reçu l'instruction dé prendre toutes les mesures directes et décisives» pour arrêter les actes de violence.Le ministère sri-lankais de la Défense avait auparavant annoncé que le général Depinder Singh, commandant militaire du sud de l'Inde, avait été dépêché au Sri Lanka hier pour prendre la tête des opérations contre les séparatistes tamouls.De son côté, le gouvernement américain s'est déclaré «choqué et consterné» par la nouvelle va: gue de violence au Sri Lanka.M.Charles Redman, porte-parole du département d'État, a appelé les gouvernements d'Inde et Sri Lanka à prendre «des mesures efficaces» pour assurer l'application de l'accord.LOI 101 Loi 101: Bourassa rallie 90% de son caucus L'embarras change d'endroit.Voilà le parti gouvernemental ramené à l'époque de la Loi 22.Le lien est' établi par un ministre, sous le couvert de l'anonymat: comme pour la Loi 22, c'est le premier ministre Bourassa qui tranchera et qui assumera sa décision devant les tranches de l'élec-torat.L'anglophone, l'allophone et la majoritaire.Des députés ont hâte d'en sortir: puisque le problème c'est la promesse électorale, disent-ils, il faut que le prochain congrès du parti, en février, nous désengage! Puis il n'y aura plus de problème! Le raisonnement est court.Imprudent même, puisque l'engagement électoral n'a pas été improvisé.C'est depuis 1981 qu'il tient, longtemps avant le retour de M.Bourassa à la tête dû PLQ.Et c'est à l'unanimité qu'il a été reconduit, deux fois, dans les mois qui ont précédé le scrutin de 1985.Faire lé débat en congrès puis modifier éventuellement le programme, c'est périlleux, explique un dirigeant du parti.Parce que le Cour suprême peut fort bien nous dire, dans les semaines suivantes, que c'était notre position antérieure qui était la seule qui soit fondée en droit.L'hypothèque ne serait donc pas levée mais elle serait plus lourde et transférée à une autre banque.' Depuis bientôt deux ans, le cheminement se fait.La qualité du français enseigné, même sous l'empire de la Loi 10l.se dégrade.Les courbes démographiques ne cessent d'indiquer que le poids relatif du français, en Amérique du Nord, s'étiole.Que les insultants « Sorry, I don't speak french!» se multiplient à l'ouest du boulevard Saint-Laurent.À tel point que des députés libéraux comme MM.Guy Bélanger ( La val-dès-Rapides) ou Jean-Guy Lemieux (Vanier) font des professions de foi nationalistes que même les députés péquistes n'osent pas se permettre ces temps-ci.Un engagement électoral, ce n'est pas la fin du monde, se di- Un seul billet remporte le gros lot du 6/49 ¦ Les numéros gagnants du tirage d'hier soir du Lotto 6/49 sont 3,4,6,13, 14,48, et le numéro complémentaire est le 40.Il y a un gagnant du gros lot de $ 1 685 485,40.Dans la catégorie 5/6 plus, cinq gagnants de $127 347,80; dans la catégorie 5/6, 196 gagnants de $2 484,20; dans la catégorie 4/6, H 527 gagnants de $81,20; et dans la cagégorie 3/6,246 132 gagnants de $10.sent plusieurs députés.Mieux vaut le défaire que de sombrer avec.Après tout, les jeunes assistés sociaux et les femmes au foyer privées de rentes auraient aussi, s'ils avaient des voix comme Alliance Québec ou The Gazette, le droit de rappeler au gouvernement ses engagements non tenus.Toucher à la Charte de la langue française, même timidement, cela fera des vagues.Quelque 90 députés libéraux en sont maintenant aussi convaincus que leur chef.En y ajoutant les 23 péquistes, cela fait un joyeux consensus social.Même si elle représente encore quelques milliers de Québécois qui s'estiment traités en «èi-toyens de seconde zone», Mme Dougherty est bien seule.Car même si lesuprème jugement lui donnait raison, la vaste majorité libéralo-péquiste aurait encore l'outil du «nonobstant» en réserve de la république.De quoi rallier la dizaine d'indécis qui persistent) Cantralde $2,057,000 Où donner son sang ¦ La Presse et la Croix-Rouge rappellent que seulement 5 p.cent des Québécois donnent régulièrement de leur sang.Cet automne, joignez les rangs de ceux qui sauvent une vie, car les besoins de sang demeurent les mêmes qu'en tout autre temps de l'année : ¦ Montréal, Centre Permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 10 h à 20 h.¦ Université du Québec à Montréal, avec la collaboration du comité féminin du Club Optimiste Laurentien, pavillon Judith-Jasmin, la Grande place, 1455, rue Saint-Denis, de 9 h 30 à 17 h 30.¦ Saint-Léonard, à In Caisse populaire Sainte-Angèlc, 5250, rue Dujarié, de 14 h à 20 h.¦ LaSalle, à la salle des Pas-Perdus du cégep André Laû-rendeau, 1111, rue Lapicrre, de 9 h 30 à 15 h 30.¦ Lachute, parainnee par le Club Optimiste de Lachute-/Saint-André, au Centre commercial Lachute Inc., 505, rue Béthanie, de 14 h 30 à 20 h 30. LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 8 OCTOBRE 1987 A3 Le premier patient à recevoir un coeur Jarvik-7 à Montréal est décédé «f après CP ¦ Un patient de 46 ans qui avait subi la semaine dernière une greffe de coeur, après être devenu la veille le premier Individu à recevoir un coeur artificiel Jarvik-7 à Montréal, n'a pu reprendre le dessus et a succombé hier.Simone Chouinard-Ferland, porte-parole de l'Institut de cardiologie de Montréal, a précisé que l'état du malade avait graduellement empiré depuis l'opération, et qu'en dépit de tous leurs efforts, les spécialistes n'avaient pu le sauver.Le patient, dont l'idendité n'a pas été révélée à la demande expresse de sa famille, avait subi un pontage coronarien le mardi 29 septembre, mais son coeur ne s'était pas remis à battre après l'intervention.Les chirurgiens avaient donc décidé de lui implanter un coeur artificiel Jarvik-7 en attendant de lui trouver un donneur, et l'on devait prélever le lendemain même le coeur d'une jeune fille décédée des suites d'un accident.Longueuillois abattu par les policiers qu'il avait juré de tuer ¦ Un jeune homme de 27 ans, Louis Grenier, qui a déjà purgé une peine d'emprisonnement de six mois, en 1978, pour vol à main armé, a été abattu à bout portant par un policier, de Lon-gueuil, au terme d'une chasse à l'homme survenue tord en soirée mardi.Il s'est affaissé dans la cour arrière d'une maison unifamiliale, au 2552 Chatham, et le médecin appelé sur les lieux a immédiatement constaté lé décès.La victime tenait à la main l'arme du policier Pierre Guin-don, qu'il avait auparavant menacé avec son fusil de calibre 12, au moment où l'agent de la paix remettait à un conducteur un avis de 48 heures, à l'intersection des rues Cherbourg et Grant.11 lui avait également soutiré son émetteur-radio, en lui intimant l'ordre de retourner au poste, sur sa moto, pour prévenir ses collègues qu'il avait l'intention de tuer des policiers.Le lieutenant Richard Oenault, chargé des relations publiques de la police longueuilloise, n'était pas encore remis de son étonne-ment hier après-midi, en se rendant sur les lieux du drame.«Je ne comprends pas comment l'agent Guindon a pu se sortir d'impasse», disait-il en secouant la tête.«Le jeune Grenier l'avait au bout de son canon, l'agent était désarmé et l'agresseur n'avait qu'un but: tuer des policiers; Surtout que Grenier,-qui a informé son amie de son dessein, a quitté son appartement sous l'effet d'une forte quantité d'alcool et de pilules qu'il venait d'absorber», a précisé le lieutenant Denault.Alerte générale Ainsi, pendant que Grenier montait à bord de son auto de marque Chrysler pour mettre son projet à exécution, son amie logeait un appel au poste de police et réclamait la visite d'un agent à son appartement de la rue Gama-che.Il était 21 h20.La jeune femme a alors informé le policier de l'obsession de Grenier et elle a aussi parlé de l'état inquiétant dans lequel il venait de quitter l'appartement.L'alerte générale.a été donnée et les agents ont commencé à ra- Louis Grenier tisser le secteur.Vers 22 h, Grenier surprend l'agent Guindon et, à l'aide du radio-émetteur qu'il apporte avec lui dans sa voiture, il envoie des messages au poste.Soudainement, il convoque les agents à un combat armé, au coin du Chemin de Chambly et du boulevard Jacques-Cartier, où se trouvent plusieurs établissements commerciaux.À 23 h 29, voyant circuler lentement une auto-patrouille sur le boulevard Jacques-Cartier, le jeune Grenier, blotti contre le mur du commerce Silencieux Speedy, décharge son fusil et blesse l'agent Claude Aquin à la main droite.Abandonnant son fusil, mais muni de l'arme de l'agent Guindon, l'agresseur s'est enfui en direction du stationnement du magasin Métro, quelques dizaines de mètres plus loin.Pendant qu'il s'approchait d'un pâté de maisons, une deuxième auto-patrouille arrivait en trombe sur les lieux.Les policiers et Grenier, tout en courant, ont alors échangé des coups de feu.L'agent Claude Caron a été touché légèrement au bras.Grenier s'est rapidement retrouvé face à une clôture en bois ajourée, qui encerclait la maison avoisinant le stationnement.D'un solide coup de pied, il a fait voler en éclats une des planches de la clôture.Toujours pris en chasse par les policiers, il aura finalement fait feu trois fois avec l'arme de l'agent Guindon avant d'être atteint mortellement sur la pelouse du 2552 Chatham.L'agent Aquin devait subir une intervention, hier, à l'hôpital Pierre-Boucher, pour le débarrasser de quelques plombs dans la main et le bras.L'agent Caron a aussi été hospitalisé, mais aucune intervention n'a été jugée nécessaire dans son cas.Miron: la cour rejette la requête en injonction déposée par la Ville La STCUM menace de couper dans les services d'ici deux semaines La Société serait même incapable de terminer l'année sans réclamer trois autres millions des municipalités delà CUM B La Cour supérieure a rejeté hier matin la requête en injonction interlocutoire provisoire déposée par la Ville de Montréal contre la compagnie Miron.La Ville avait entrepris cette démarche afin d'interdire immédiatement à Miron de continuer à exploiter sa carrière et ses usines de béton sur l'emplacement dont elle est devenue propriétaire en juin 1984, en vertu d'un contrat de vente au coût de $45 millions intervenu entre elle et la compagnie.L'injonction demandée visait également à interdire à Miron d'empêcher l'occupation immédiate de l'emplacement par la ¦ À moins de trouver de nouvelles sources de financement du transport en commun d'ici une quinzaine de jours, la STCUM commencera à couper directement dans les services à la clientèle.Cet avertissement, lancé hier soir aux élus des villes de la CUM par la présidente et directrice générale, Mme Louise.Roy, ne laisse place à aucune équivoque.« Nous ne pouvons plus compresser ailleurs que dans les services directs à la clientèle » a-t-elle dit.Mme Roy a non seulement confirmé qu'il y a actuellement un « trou » de $17 millions dans le budget de 1988, mais qu'en outre, un déficit additionnel dé $3 millions vient d'apparaître dans l'exercice des prochaines semaines.La STCUM ne pourra même pas terminer son année sans recourir à une facturation spéciale des villes, à moins de trouver $3 millions à très courte échéance.Elle a dit que des directives sévères ont été transmises à tous les services, exigeant des compressions supplémentaires.Mme Roy a elle même qualifié « d'alerte sérieuse » son avertissement aux élus.La STCUM, a-t-elle rappelé, est toujours dans l'impossibilité de présenter un budget équilibré, à moins d'entreprendre un programme draconien de réduction des services ou de recevoir des revenus d'une autre source.Elle n'a pas précisé quels services seraient touchés, ni dans quelle mesure.Elle a cependant déclaré qu'une réduction de services veut dire moins d'autobus, des attentes plus longues, une diminution des heures d'opération du métro, des stations plus sales et moins entretenues, des dispositifs amoindris de sécurité, une réduction du personnel, etc.« Nous n'avons aucune recette miracle.SI nous devons combler par de nouvelles compressions l'absence de revenus suffisants au budget, c'est l'ensemble des usagers qui devra en subir les conséquences».Pour éviter une telle situation, le président du conseil d'administration de la STCUM, M.Robert Perreault \u2014 qui envisage toujours une fermeture de la station Lon-gueuil \u2014 a demandé que le gouvernement du Québec impose dans les plus brefs délais Une participation financière de Laval et de la Rive-Sud, ou débloque « un quatrième palier de revenus ».Il a ajouté que la STCUM est toujours dans l'impossibilité de dé- C'est dans ce local loué au 7217 rue Saint-Denis que logera le bureau municipal d'accueil et de services de l'arrondissement Villeray.L'ouverture des treize bureaux municipaux coûtera $1 million MARIAN! PAVRIAU Ville, sauf le terrain réservé à l'enfouissement des déchets.En vertu d'ententes avec la Ville, la compagnie avait obtenu l'autorisation d'y continuer ses exploitations et l'occupation des lieux jusqu'au 30 septembre dernier.D'autre part, Miron peut encore poursuivre ses opérations d'enfouissement des déchets jusqu'au 31 décembre.La Ville invoquait l'urgence pour elle, en tant que propriétaire, d'assurer la sécurité des lieux.En rejetant la demande, le juge Kevin Downs s'est dit d'avis qu'il n'y a pas d'urgence motivant une intervention immédiate du tribunal et que la Ville peut fort bien attendre au 14 octobre, alors que la Cour entendra les arguments de fond présentés par les deux parties.¦ L'ouverture prochaine de 13 bureaux municipaux dans autant d'arrondissements de Montréal, entraîne des dépenses d'environ un million de dollars.Leur ouverture s'échelonnera depuis la fin d'octobre jusqu'au début de janvier prochain.Des 13 «bureaux d'accueil et de services» prévus par l'administration Doré-Fainstat, un seul logera dans un immeuble municipal.Les autres occuperont des locaux loués sur le marché privé au loyer annuel total d'environ $360 000.Le 13e sera situé à l'intérieur même de l'hôtel de ville.Une cinquantaine de fonctionnaires municipaux, triés sur le volet, participent actuellement à une session de formation: la moitié d'entre eux prendront charge de ces bureaux.Enfin, une firme de communication (Communications Bleu, Blanc, Rouge) a été retenue au coût de $140 000 pour faire connaître à la population les nouveaux services aux citoyens, dont ces bureaux d'arrondissement.En comptant le coût des installations informatiques requises ($400000), du mobilier ($120 000), de la location annuelle des bureaux (environ $360 000) et de la publicité ($140000), c'est environ $1 million qui sera consacré à l'opération, cette année, explique M.André Huneault qui en est responsable.Il est assistant directeur au module des relations avec les citoyens du Service de planification et concertation de l'hôtel de ville.Le conseil municipal a entériné la location de sept locaux: ¦ Villeray: 7217 rue Saint-Denis, $19 152 par an.¦ Rosemont: 3304 boulevard Rosemont, $15 909.¦ Mercier 6070 est, rue Sherbrooke, $27 675.¦ Sud-Est: 4295 est, rue Ontario, $48 000.¦ Côte-des-Neiges: 5885 Côte-des-Neiges, $44 075.¦ Notre-Dame-de-Grâce: 5814 ouest, rue Sherbrooke, $53 595.¦ Pointe-aux-Trembles: 13068 est, rue Sherbrooke, $24 840.Celui d'Ahuntsic sera aménagé dans un immeuble municipal à l'intersection des rues Lajeunesse et Fleury.(Auparavant, on avait envisagé la location d'un local voisin pour $48 300.) L'aménagement de ce local entraînera toutefois des dépenses.Le conseil municipal devra entériner, à sa prochaine assemblée, la location des bureaux des arrondissements de Saint-Michel, Plateau Mont-Royal, Sud-Ouest et RivIère-des-Prairies.M.André Huneault explique que celui d'Ahuntsic mis à part, aucun immeuble municipal ne répondait aux critères retenus: local d'environ 1 000 pieds carrés, situé au coeur du quartier, facilement repé-rable (de préférence sur une artère commerciale) et accessible aux handicapés.Quels genre de services?Le bureau d'arrondissement est appelé à devenir «un comptoir pour tous les services, de la Ville», explique M.Huneault.Mais ils commenceront plus modestement leur carrière.Leur mission: l'information, la référence et la prestation de services.Et cela, poursuit M.Huneault, tout en respectant la confidentialité requise par la loi et l'expertise de chacun des services municipaux dans son propre domaine.Par exemple, on pourra y payer ses comptes de taxes, s'ils ne sont pas en retard, et les.contraventions.On pourra aller y chercher un permis.Dans le cas des permis de chiens ou de bicyclette, ce sera fait sur-le-champ.Pour un permis dé construction, la demande sera acheminée au service municipal compétent, et le citoyen reviendra à son bureau d'arrondissement recevoir son permis plus tard.Les préposés pourront aider à remplir les formulaires, vérifieront si les demandes à transmettre sont bien remplies, etc.On pourra déposer au bureau local le courrier à l'intention de la Ville, on y trouvera les rapports de commissions, et toute autre documentation municipale pertinente (horaires, ordre du jour des assemblées du conseil ).Dans chaque bureau, deux écrans cathodiques (et fil us tard, des imprimantes) pour trouver et donner information requise.Un bélinographe permettra de faire venir de l'hôtel de ville (par téléphone) copie d'un règlement ou d'un document.Mais on ne pourra, à ces bureaux d'arrondissement, s'inscrire aux activités de loisirs, ni déclarer une naissance.Huit semaines de formation - Les bureaux d'accueil et de services seront ouverts de 9 h à 18h et deux «agents de communication sociale » y seront au service des citoyens.Lors d'un concours auquel se sont présentés 1067 employés municipaux, cet été, 238 ont réussi l'examen écrit.Un peu moins d'une centaine ont été retenus après l'examen oral.Vingt-sept ont été engagés et 22 autres constituent une équipe de réserve.Ces 49 fonctionaires suivent, depuis le 24 août, une session intensive de formation de huit semaines.Répartis en trois équipes, ils reçoivent d'une firme spécialisée une formation sur les transactions avec le public.Us se familiarisent également avec les systèmes informatiques de la Ville.Mais le plus important de leur formation, explique M.Huneault, vise à acquérir une connaissance approfondie des procédures et services municipaux.Pendant six semaines, ils vont donc apprendre ce qui se passe dans les divers services.Ils seront «diplômés» le 16 octobre, et ils feront alors l'apprentissage sur les lieux mêmes de leur futur travail.* Ces «agents de communication sociale» ont de 35 à 45 ans, ils possèdent entre 15 et 25 ans d'expérience à la Ville, et lé tiers sont des femmes.Dans la plupart des cas, leur nomination constituent une promotion dans l'échelle salariale.poser son budget, malgré les exigences de la loi, parce qu'on ignore encore le niveau exact de contribution du gouvernement du Québec.Mme Roy a indiqué, hier soir, que le budget de dépenses pour 1988 sera de l'ordre de $535 millions, comparativement à $499 millions en 1987.Elle a révélé que la grève des mois d'avril-mai a provoqué une perte de revenus de $10,4 millions, de même qu'une réduction de $2,8 millions des subventions gouvernementales.Si l'on soustrait la baisse des dépenses engendrée par cette grève, il en résulte quand même un déficit net de plus de $6 millions.Quant au renouvellement des conventions collectives, il a entraîné des dépenses additionnelles de $1,5 million.« Nous ferons l'impossible, a-t-elle dit, pour, éviter l'envoi d'une facture supplémentaire aux villes en ce qui touche le déficit de $3 millions pour la fin de l'exercice actuel, mais nous n'avons aucune solution pour le trou de $17 millions au budget de 1988».Le journaliste Lester saura demain s'il doit révéler ses sources PC et La Presse ¦ Le juge Claude Jourdain, de la Cour supérieure, à Québec, doit décider demain s'il obligera un journaliste de Radio-Canada à identifier des sources qui lui ont permis de diffuser des reportages sur l'infiltration, de la CSN par le Service canadien du renseignement de sécurité.L'avocat du syndicaliste Gérard Thériault, Me Jacques Larochelle, a déposé hier une requête en ce sens, parce que, dit-il, il a besoin de connaître l'identité de ces sources afin de les faire témoigner au procès de son client.Il veut en outre forcer à témoigner le directeur du SCRS pour la région de Montréal, M.Philippe Bi-beau.Gérard Thériault est un des quatre permanents de la CSN arrêtés après l'explosion du 23 mai à l'hôtel Universel de Chicoutimi.Il doit subir son procès devant jury le 26 octobre pour complot et attentat à la bombe.Pour préparer la défense de son client, Me Larochelle affirme avoir besoin de témoins qui pourront expliquer aux jurés les activités d'infiltration du SCRS au sein de la CSN et raconter les circonstances exactes de l'arrestation de Marc-André Boivin, syndicaliste de la CSN, mais aussi source du SCRS.Dans ses reportages, le journaliste Normand Lester a traité de toutes ces questions mais refuse de dévoiler ses sources.Si la Cour l'y oblige, cependant, il devra le faire sous peine d'outrage au tribunal.FPJ0, FNC et.CSN contestent La requête de Me Larochelle a été condamnée dans un communiqué par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, qui estime que justice peut être rendue envers M.Thériault sans recourir au témoignage d'un journaliste.La FP|Q rappelle que les journalistes ne peuvent faire leur métier sans le res- Ect de la confidentialité de jrs sources.«L'intention de la CSN est d'autant plus condamnable que cette centrale a toujours tenu un discours favorable à la liberté de la presse.Pourquoi la CSN change-t-elle son discours aujourd'hui, alors qu'elle soutient par ailleurs les efforts de la FPJQ et de Radio-Canada qui s'opposent à la saisie des images tournées au Manoir Richelieu lors d'une manifestation où des actes de vandalisme auraient été commis?», demande la FPJQ.EPIC un cahier spécial, le samedi 10 octobre 1987 à ne pas manquer dans ^JJUEEL^ NINGT/1NS AI* DE NOTRE NIE LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 8 OCTOBRE 1987 Bâtiment: les agents de la FTQ appuient le prolongement du décret L'accord de libre-échange nous fera tous devenir Américains, selon Gérald Larose ' ¦ Les gérants d'affaires de la 'FTQ-construction ont donné leur ; accord hier pour prolonger d'un an le décret qui régit les condi-' lions de travail des 113 000 ouvriers de la construction, tel que \" proposé dans te protocole d'en-1 tente intervenu la semaine der-.\"nière avec l'organisme patronal.Le protocole d'entente, qui a aussi reçu l'aval des gérants d'affaires du Conseil provincial des ¦ ' métiers de la construction (inter- ' 'national), outre la prolongation du décret d'un an, prévoit aussi une hausse de salaires de 5 p.cent en mai 1988, tandis que la contribution patronale aux avantages sociaux augmente dans une proportion de 15 cents l'heure, à \u2022\u2022 compter de novembre 1988.Plus des trois-quarts des gérants d'affaires ont donné leur aval au protocole, et ils en recom-,, manderont l'acceptation à leurs - membres.Les résultats du vote en ¦- ; assemblée générale, pour les deux \u2022I syndicats, seront connus à la fin \u2022 du mois.Il faut se rappeler que la prolongation ne prendrait effet que le 30 avril prochain, portant , la fin du décret à avril 1989.Ce protocole provoque la colère de deux autres associations -syndicales, la CSN-construction et la CSD-construction.La CSN-construction s'offusque du fait qu'elle n'a pas été consultée, même si elle représente 18,5 p.cent des travailleurs.Selon i elle, l'entente serait illégale et ' ' elle a demandé hier à la Cour su-< périeure d'émettre une injonction pour empêcher le gouverne- \u2022 ¦ ment de ratifier ce protocole.¦ Mais la demande a été rejetée.La CSD-construction, qui re-.présente 8,6 p.cent des travail-.leurs dans cette industrie, qualifie ce protocole de «transaction indécente et inacceptable».L'Association des entrepre-.neurs en construction du Québec, qui représente les 15 000 era-.' ployeurs, a convoqué pour demain trois associations syndicales \u2014 la FTQ-construction, le Conseil et la CSN-construction \u2014 pour discuter de l'entente proposée.Grève illégale de la CSN dans un centre d'accueil de 175 malades ¦ Environ 110 préposés aux bénéficiaires du Centre d'accueil de Brassard, membres d'un syndicat CSN, sont en grève illégale depuis deux jours privant de leurs services 175 malades laissés sous les soins des cadres et du personnel infirmier de l'établissement.Mme Sylviana Trempe, directrice générale de ce centre privé, a expliqué hier que le débrayage a ' été provoqué par le refus de l'administration de combler quatre -postes vacants aussi rapidement que l'exige le syndicat.Les malades, a-t-elle dit, sont très majoritairement des «cas lourds», des personnes souffrant de troubles psychiatriques, référées par les hôpitaux Pierre-Boucher et Char-les-Lemoyne.-*» « Pour le moment, dit-elle, la situation n'est pas critique, mais elle peut le devenir rapidement.On ne peut pas tolérer cette situation longtemps.» Le Conseil des services essentiels, qui a entendu les arguments -.patronaux hier matin, doit ren-' dre une décision dans les jours à venir.Déjà mardi, le conseil mettait le syndicat en demeure de retourner au travail, mais l'avis a été ignoré.Une porte-parole de la CSN a précisé qu'au-delà de la question de l'affichage de postes, la grève serait aussi le fruit d'une accumu- .lation de problèmes entre le syndicat et l'administration.La convention collective de ces salariés, comme tous les autres salariés du - secteur public, ne prend fin qu'en décembre 1988, d'où l'illégalité du débrayage.M.Renaud Royer, porte-parole du syndicat, explique que «c'est notre sécurité d emploi qui est en jeu».La grève va se poursuivre, a-t-il affirmé, tant que les postes ne seront pas affichés ou que l'administration n'aura pas fourni une raison valable pour justifier son refus.Un poste est vacant depuis 18 mois et les trois autres depuis cet été.Seulement 50 des 110 salariés ont des emplois à temps plein.Mme Trempe a expliqué que le refus d'afficher les quatre postes à temps plein provenait du fait que le centre est présentement en voie de relocalisation et de réorganisation.L'administration du centre préfère attendre que le réaménagement soit complété Hvant d'afficher les postes.Syndicats et employeurs ne pensent pas que ce protocole aura un effet marqué sur le maraudage en cours dans l'industrie, en vue du vote de changement d'allégeance du 4 au 8 novembre prochain.Si le protocole est accepté par les salariés et les patrons, les deux associations syndicales et l'organisme patronal demanderont alors au ministre du Travail, M.Pierre Paradis, d'amender la loi des relations de travail dans l'industrie de la construction pour prévoir qu'à l'avenir la période de maraudage, source de frictions entre les associations syndicales, soit tenue un an avant la fin du décret, au lieu de six mois.Le protocole d'entente prévoit aussi des négociations aux tables de métiers qui débuteraient six mois avant la fin du décret, soit en novembre 1988; un comité d'étude qui se penchera sur la réduction des heures de travail et la sécurité du revenu; une nouvelle version de l'article concernant les primes de transport dans le secteur industriel.Une mésentente patronale-syndicale sur ces primes a provoqué des arrêts de travail illégaux cet été.Le protocole stipule que les autres conditions de travail resteront en vigueur jusqu'à la signature d'un nouveau contrat, à moins qu'une grève ou un lockout n'intervienne auparavant.MADBUHNH BIRTHAULT ¦ « Avec l'accord de.libre-échange, le Canada et le Québec deviendront américains, car nous devrons harmoniser nos politiques sociales, fiscales et commerciales à celles des États-Unis », a déclaré hier soir le président de la CSN, M.Gerald Larose.« Nous demandons au responsable d'un tel gâchis de se présenter devant le peuple, nous demandons des élections », a-t-il ajouté en précisant que « nous devrons livrer une bataille politique importante ».M.Gérald Larose s'adressait alors aux quelque 500 délégués et invités au 25e congrès du Conseil central de Montréal de la CSN, qui, commencé hier soir, se poursuivra jusqu'à dimanche.«Cet accord que nous appréhendions nous est livré avec une réalité qui confirme nos appréhensions », a précisé le président de la CSN, soulignant que l'accord est global et non pas sectoriel.« Quand on va faire les ana-' lyses secteur par secteur, on va se rendre compte qu'on a changé un gros cheval pour un petit lapin », a encore dit M.Larose.Il a aussi rappelé qu'on nous affirmait que l'agriculture, le pacte de l'auto et la culture seraient ex- Le président de la CSN, Gérald Larose.PHOTOTHÈQUE LA PRESSE dus.« Mais on nous a menti, et en agriculture, c'est le mensonge total.» M.Larose est d'avis que le traité de libre-échange donne aux Américains « l'accès illimité à nos ressources naturelles, en plus de leur permettre une intrusion dans le secteur des services et en élargissant leurs possibilités d'accès à la propriété chez nous ».M.Larose souligne qu'on ne peut rester indifférent à tout cela.Manoir Richelieu Parlant ensuite du conflit qui sévit depuis 20 mois entre les 350 employés du Manoir Richelieu mis à la rue et le nouveau propriétaire de cet hôtel, le président de la CSN a affirme solennellement que « la lutte va se poursuivre et ne s'éteindra pas à petit feu comme certains le; souhaitent ».M.Larose a annoncé que la campagne de soutien financier « pour le pain et le beurre de ces travailleurs en lutte » continue.Jusqu'à maintenant plus de 1 000 syndiqués ont donné $650000.Et, le président de la CSN a par-té d'espoir : en effet, on attend la décision de la Cour suprême sur la question de savoir si en achetant le Manoir Richelieu, le nouveau propriétaire était automatiquement lié au syndicat existant alors.« Si la décision est favorable, les instances politiques se- ront mises en demeure de corriger la situation actuelle qui dure depuis trop longtemps.» Mais si l'article 45 est caduque, « le mouvement syndical en entier aura un problème majeur ».¦De toute façon, selon M.Larose, la mobilisation est nécessaire pour faire pression sur les hommes politiques pour qu'ils prennent les moyens pour régler le problème.Outre le président de la CSN, des représentants de d'autres centrales syndicales avaient été invités à prononcer un discours pour l'ouverture du 25e congrès \u2022 du Conseil central, présidé par M.Pierre Paquette.Ainsi, Mme Lorraine Page, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal, est-elle venue sensibiliser les camarades de la CSN « aux problèmes de démocratie » qui touchent la Commission des écoles catholiques de Montréal.Mme Page a rappelé que les élections scolaires auront lieu en novembre et qu'il « serait temps de doter la CÉCM de dirigeants capables de s'adapter à la société montréalaise ».Mme Page faisait allusion au mouvement politique, MEMO, qui émerge « pour une école moderne et ouverte ».Rappelons que cet article figure à l'ordre du jour du congrès.La classe Affaires a un sixième sena C'est le sens de l'horaire.Le rythme de votre journée de travail n'est pas plus lent aujourd'hui qu'hier.Au contraire.Les exigences sont grandes.Et vos horaires.disons athlétiques.C'est pourquoi la classe Affaires d'Air Canada met à son horaire plus de 225 vols quotidiens vers 28 grands centres d'affaires à travers le monde.De manière à rendre vos voyages d'affaires un peu plus simples quel que soit votre horaire, MtMBUt DC UUM.SCL Dta AlbOCUTlOM lOl'UsTHJl Ls lawi HMj MF 130M en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.Le sens de l'horaire, c'est aussi l'engagement de tous les effectifs d'Air Canada à servir les gens | d'affaires mieux que quiconque.On s'affaire de tout coeur 9 AIR CANADA V LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 8 OCTOBRE 1987 \u2022 A5 Yeracha, sobriquet qui, en russe, veut dire «petit galopin* cause tellement d'ennuis à bord du satellite scientifique soviétique qu'on craint devoir mettre fin à la mission organisée en collabora* tion avec l'Agence spatiale européenne et les États-Unis et qui doit permettre d'étudier l'effet de l'apesanteur sur les organismes vivants.PHOTO RCUTER ' Les Soviétiques songent à ramener leur «arche de Noé» au sol en raison des facéties d'un petit singe d'après Renier MOSCOU ¦ Un singe surnommé Yeracha, sobriquet qui en russe veut dire.« petit galopin », cause présentement tellement d'ennuis à bord d'un satellite scientifique soviétique évoluant en orbite que l'on craint de devoir mettre fin à la mission.Au ISourassa Cuisine française et fruits de mer VENEZ DEGUSTER NOTRE NOUVELLE CUISINE ¦ REPAS COMPLET \" LE POTAGE - LA SALADE VERTE La brochette de Iruits de ^ 095S mer servie sur riz 1 d.Le primate a réussi en effet à retirer son bras du mancheron qui le retenait à son siège, et, après avoir arraché un radiomè-tre qui était fixé à la calotte attachée à son crâne, s'amuse avec tout ce qu'il peut atteindre, poussant les boutons du panneau de contrôle sans attendre les signaux lumineux censés provoquer ces réactions.Selon l'agence Tass, le centre de contrôle, désespéré des facéties de l'animal, songe à ramener le satellite au sol avant la fin de la mission, organisée en collaboration avec les États-Unis et l'Agence spatiale européenne et qui devait permettre d'étudier, sur une période de douze jours, les effets de l'apesanteur sur les organismes vivants.Tass précise que les ingénieurs se sont aperçus, au cinquième jour de la mission, que le singe avait réussi à dégager l'une de ses pattes et que le radiomètre fixé à 'son crâne avait disparu.« De toute évidence, l'instrument causait de I'inconfort à Yeracha », commente l'agence.Les médaillons de boeuf sauce au poivre vert L'escalopine de veau, beurre au citron DESSERT 1295S 1395$ -| -j 95S VENDEURS MULTIPLIEZ VOS VENTES Musique et danse au bar «Version» 6150, boul.HENRI-BOURASSA EST MONTRÉAL-NORD _____ 1000 pieds à l'est dé Lacordaire 322-6760 ou 325-0718 STATIONNEMENT FACILE ET GRATUIT Que vous soyez un vendeur d'expérience ou débutant, les deux jours de séminaire de vente de Jean-Guy Bourbonnais les 15 et 16 octobre à Laval, seront pour vous le début d'un temps nouveau.Venez découvrir les secrets des meilleurs vendeurs au monde qui vont chercher des revenus au-dessus de la moyenne.Apprenez à maîtriser le système de la vente CRÉATIVE & STRATÉGIQUE pour représentants sur la route et votre succès sera inévitable.Des milliers de compagnie recherchent des vendeurs capables de communiquer ces nouvelles techniques.Voici une occasion d'augmenter vos revenus.Four reiiscîyrrcïïièuîS SppôiSZ-rSSUS aux heures régulières de bureau è (514) 682-7444 Outre un assortiment de rats, de poissons et d'insectes qui se conduisent semble-t-il très bien, Yeracha est accompagné d'un second singe appelé Dryoma (Fainéant) qui est, comme on pouvait s'y attendre, beaucoup plus léthargique que son camarade et n'a jusqu'ici fait aucune bêtise.Les deux animaux ne sont nourris que s'ils réagissent correctement aux signaux lumineux apparaissant sur le tableau de bord, mais Yeracha a tendance à pousser, tous les boutons sans attendre d'en avoir reçu l'ordre.Il avait pourtant suivi tout comme Dryoma un cours très poussé de formation en vol spatial simulé avant le départ.Les experts pensent que le comportement de Yeracha a pu être provoqué par une insuffisance alimentaire due à un mauvais fonctionnement du tube dosimé-trique à l'aide duquel il est nourri.On a accru par conséquent son apport de jus de fruit, mais le primate se conduit toujours aussi mal.Peut-être, avance-t-on en désespoir de cause, s'ennuie-t-il tout simplement.Z ENCAN ENCAN ENCAN
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