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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-01-25, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Ciel variable Minimum -5° Maximum -1° Demain: Nuageux DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIOUE 8*22£ M 4\t\u2022 MONTRÉAL, LUNDI 25 JANVIER 1988\t104e ANNÉE N° 94\t56 PAGES, 4 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine as cents Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ Iles de La Madeleine: 90 cents 3\t5' \t\t\t\t\t mmamuà Neuf morts dans un centre d'accueil S canadien 5 nordiques; Après deux défaites consécutives, lé Canadien défait les Nordiques 5-3 lors dû match disputé hier à Quebec.Le Canadien reprend la première place devant les Bruins.A10 bourse Le RÉA risque de vivre une année sabbatique en 1988: il n'y a pas un seul projet d'émission à l'étude, faute d'intérêt de la part des compagnies et des investisseurs.B4 midem A Cannes pour le 22ème MIDEM, Mario Roy constate que la France, tout comme le Québec, est préoccupée par la relance de son industrie du disque et du spectacle.B9 chine Un train faisant la liaison Kunming-Shanghai, en Chine, a déraillé hier matin, faisant 90 morts et 66 blesses graves et révélant les défaillances des chemins de fer chinois.terrorisme Les avocats du Palestinien Mahmoud Muhammad Issa Mohammad tenteront d'obtenir un ajournement de l'audience en déportation prévue pour aujourd'hui.Sommaire Annonces classées immobilier.B10, 811, C7, C8 marchandises.C8 .emplois.:.C8 à C11 ¦ automobiles.C11 ' tpropositions d affaires.A9 .Arts et\"spectacles informations.84 à B7 horaires.88 'Bandes dessinées.C9 Décès.C12 Échecs.:rC11 Économie.AlOà A12 Editorial.82 Étes-vous observateur?.B10 ; Feuilleton,,.B11 iHprqscope.C8 L'automobile____.C1 a C6 £e .monde.:.B12 Météo.A2 Mots croisés.C10 «Mot mystère».C7 Quoi faire aujourd'hui.;.88 Télévision.-.B5 tTribune libre.B2 SUZANNE COLPRON SAINTE-CLOTHILDE ne procession de voitures a défile hier devant la Maison Sainte-Clothilde, un centre d'accueil où un grave incendie a coûte la vie à neuf résidents samedi soir.Venant de Sainte-Clothilde-de-Horton, de Drummondville ou même de Victoria-ville, des centaines de curieux endimanchés sont venus jeter un coup d'oeil sur le centre qui hébergeait depuis une quinzaine d'années des handicapés mentaux.Seuls deux châssis noircis par la fumée et deux fenêtres cassées au dernier des qua- La Maison Sainte-Clothilde hébergeait des handicapés mentaux tre étages de l'immeuble témoignaient du drame qui s'y était déroulé la veille.C'est vers 22 h 10 samedi que tout a commencé.Le feu a vraisemblablement pris naissance dans un matelas du dortoir où dormaient 13 des 21 bénéficiaires du centre d'accueil \u2014 15 hommes et six femmes.À l'arrivée des pompiers de la municipa-lité voisine de Notre-Dame-du-Bon-Conseil à 22 h 20, les huit patients qui se trouvaient au troisième étage avaient été évacués.Mais tous les patients de l'étage supérieur étaient encore dans le dortoir enfumé.Les pompiers ont trouvé quatre des neuf victimes, âgées de 29 à 50 ans, dans leur lit.Tout indique que ces dernières ont été surprises dans leur sommeil.L'un des corps était complètement calciné, a précisé le chef des pompiers, M.Paul Vincent, qui a reçu les représentants de la presse dans sa cuisine.Quant aux cinq autres victimes, elles ont été trouvées sur le plancher du dortoir.Selon la police, elles sont mortes par asphyxie.Des autopsies doivent être pratiquées aujourd'hui au Laboratoire de médecine légale de Montréal, où les corps ont été transportés.C'est un avocat de Trois-Riviè-rcs, Me Jean Pinsonneault, qui agira à titre de coroner.Trois autres résidents de la Maison Sainte-Clothilde ont été blessés dans cet incendie qui a fait beaucoup plus de fumée que VOIR MORTS EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 3 Seuls deux châssis noircis et deux fenêtres brisées au quatrième étage témoignaient hier du drame survenu tard samedUàfr^^ TENDANCES USA L'ère de l'incrédulité JEAN-FRANÇOIS LISBE collaboration spéciale WASHINGTON Le mensonge fait des progrès.Un Américain sur trois « exagère » son expérience ou ses compétences lorsqu'il postule un nouvel emploi.Dans deux grandes universités, dont Harvard, 47 scientifiques sont accusés d'avoir écrit des rapports de recherches inexacts.Le Reader's Digest a mis à l'épreuve l'an dernier 225 garagistes, leur présentant une voiture dont le seul problème était une bougie mal fixée.Dans plus de la moitié des cas, le client fut arnaqué: réparations et pièces inutiles ou facturation de réparations jamais effectuées.Seulement 28 p.cent des garagistes se sont contentés de fixer la bougie.Mais les garagistes et les vendeurs de voitures usagées ont bon dos.Ils ne sont que les troupes de choc d'un phénomène général, frappant autant Wall Street que Main Street, la Maison-Blanche que la Petite Maison dans la Prairie.Dans un récent sondage, 44 p.cent des habitants de la région de Washington affirment croire que leurs contemporains sont en général moins honnêtes qu'il y a 10 ans.Un sondage fait en Californie montre que le mal est en voie de généralisation: les gens entre 18 et 29 ans mentent, trichent ou volent plus souvent que les 30-49 ans, et ces derniers sont moins purs que les plus de 50 ans.Et on ne parle pas de vol à main armée ou de faux témoignage.Il s'agit de chiper un peu de papeterie au bureau, de se dire malade pour VOIR L'ÈRE EN A 2 Les écoles privées foisonnent au Québec PLORIAN BERNAHD 3B S'il se ¦ fait relativement peu d'enseignement musical auprès des enfants dans les écoles publiques du Québec, la situation est bien différente dans le secteur privé.Les écoles non subventionnées foisonnent et les conservatoires privés attirent des milliers d'élèves.À côté du conservatoire officiel du Québec, on trouve une quinzaine de conservatoires privés, dont cinq dans la seule région de Montréal.Ces institutions portent des noms qui peuvent souvent semer la confusion avec le conservatoire officiel du gouverne ment, par exemple le Conservatoire national de musique, le Conservatoire de, musique du Québec Enr'g, le Conservatoire d'études musicales Enr'g, le Conservatoire de musique moderne Enr'g, etc.Quant aux écoles et instituts privés d'enseignement musical, ils prolifèrent.Souvent dotées d'une structure sommaire, parfois affiliées à des magasins qui vendent des instruments, ces écoles reçoivent entre 25 et 100 élèves par semaine.Le recrutement dès professeurs n'est pas toujours très exigeant.Au Québec, n'importe qui peut enseigner la musique, sans permis ni diplôme.Depuis quelques années, toutefois, dans le but de mieux structurer l'enseignement privé, une centaine de profes suurs se sont regroupés dans une association professionnelle.Des critères d'admission sévères ont été adoptés, notamment un baccalauréat en musique ou l'équivalent, et une expérience d'au moins trois ans dans l'enseignement public ou privé.Selon la présidente de l'Association, Mme Marguerite Pa-los, aucune loi n'oblige les professeurs privés de musique à posséder un diplôme.«I| y a beaucoup de bons professeurs, mais malheureusement il y a aussi un certain nombre de personnes non qualifiées qui enseignent n'importe quoi, n'importé comment.Ces personnes font un grand tort au secteur privé.Il faudrait que les parents soient plus vigilants et exigent des preuves de qualification de la part des professeurs auxquels ils confient leurs enfants».L'enseignement privé de la musique aux enfants est une entreprise très lucrative.La plupart des professeurs exigent de $20 à $35 l'heure.Un enfant qui veut se perfectionner ou se préparer au conservatoire devra suivre au moins trois heures de cours par semaine.Certains parents n'hésitent pas à débourser jusqu'à $250 par mois pour parfaire l'éducation musicale de leur enfant.Un exemple parmi tant d'au?très: à l'École de musique de Verdun, dirigée par Mme Marie-Jeanne Fortier, on reçoit environ 70 élèves par semaine.Outre le piano, on y enseigne le chant et le solfège, la dictée musicale, la théorie, les vocalises et la respiration.Il en coûte $25 l'heure pour suivre .\u2022' \" VOIR ÉCOLES EN A 2 Manigat est «élu» président d'Haïti JOONEED KHAN envoyé spécial Lu Presse A PORT-AU-PRINCE RM ans une capitale où la vie ¦v normale tranchait nettement hier avec le calme qui régnait dans les rues de Port-au-Prince le jour du scrutin boycotté du dimanche précédent, la radiotélévision nationale a annoncé que Leslie François Manigat était le président élu d'Haiti.Les ondes d'État transmettaient en soirée une brève cérémonie protocolaire au cours de laquelle la junte au pouvoir depuis deux ans a annoncé à Leslie Manigat, au domicile de celui-ci, qu'il avait été élu par «50,27 p.cent» des suffrages exprimés le 17 janvier (534080 voix).Manigat, un politicologue de 57 ans, a dit son «appréciation de la mission accomplie par les forces armées, qui vont regagner leurs casernes mais qui continueront à servir le pays».Il a ensuite affirmé dans un discours qu'il serait «le président de l'union nationale et de la réconciliation ».Manigat n'a rien dit dans son discours, prononcé en créole et en français, du massacre des électeurs par' des macoutes armés le 29 novembre dernier, en présence de militaires, ce qui entraîna l'annulation d'un scrutin indépendant du pouvoir où lui-même faisait partie du peloton de queue.Le résultat d'hier, prévu d'ailleurs depuis bien avant le scrutin contesté comme le fruit d'un compromis entre l'armée, l'oligarchie duvaliériste et l'administration Reagan, était aussitôt récusé comme «une honte» et «un scandale» par les perdants qui avaient cautionné le scrutin en acceptant d'y participer et qui estiment maintenant avoir été dupés.Quant à l'opposition démocratique, qui a réuni quelque 4000 personnes samedi au Petit Séminaire de Port-au-Prince, en présence de la hiérarchie catholique et protestante, des chefs politiques et des dirigeants syndicaux et professionnels, elle a appelé à la constitution d!un « Front du re-.fus» à travers le pays.L'annonce des résultats, que le Conseil électoral provisoire (CÉP) nommé par la junte qualifiait de «non officiels» jusqu'en fin de journée hier, a été accueillie par l'indifférence générale, y compris au siège même du Rassemblement démocrate national progressiste (RDNP) de Manigat, où les rideaux de fer étaient tirés hier après-midi.La surprise de la journée aura été l'élection de Manigat dès le VOIR MANICAT EN A~2 SUITE DES INFORMATIONS EN A 3 Parizeau lance un appel à la réconciliation ANDRÉ PÉPIN WINDSOR ;¦- ¦¦;¦¦¦> ¦ .r \u2014 ntreprenant hier, dans les ES Cantons de l'Est, la deuxième semaine de sa tournée, M.|ac£ ques Parizeau a lancé un appel îr la réconciliation, invitant les troupes péquistes à former ur£ parti fort, accueillant pour tous e> capable d'offrir tout de suite une! opposition menaçante aux libé£ raux de Robert Bourassa.a Le principal candidat à la suc-' cession de Pierre Marc Johnson, souhaite que le parti regroupe au.plus tôt au moins 100000 membres et que la campagne de fi nance meut rapporte plus de $ 1,5 mil* lion, c'est-à-dire plus que l'objec^ tif fixé.Rappelant que le Parti québéi cois doit prôner la souveraineté' du Québec «avants pendant eC après les élections», M.Parizeau; a déclaré: «Nous assistons à un retour d'anciens membres et.a la; venue de nouveaux.Le parti ne reprend pas son envol à des fins VOIR PARIZEAU EN A 2 VOL SANS ES6ALE tAiis LES JOURS \u2014 393-3U1 m AIR CANADA T A2 \u2022 U PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 25 JANVIER 1988 SUITE DE LA UNE MORTS Neuf morts dans un centre d'accueil de feu.Ils ont été conduits au centre hospitalier d'Arthabaska, où leur état est jugé satisfaisant.Ils sont demeurés conscients mais incapables de parler, a rapporté un employé.Un des blessés a été trouvé dans les douches.«Il avait du mal à respirer et il était terrifié par le feu», a expliqué le chef des pompiers.Le deuxième a été découvert dans le corridor non loin de l'ascenceur et le dernier près d'une fenêtre du dortoir.Un seul des patients du quatrième étage s'en est tiré indemne.«Quand les pompiers sont arrivés, ils savaient qu'ils trouveraient des morts parmi les résidents.Les employés n'avaient pu secourir les patients tellement la fumée était épaisse», a déclaré M.Vincent.Le centre d'accueil répondait-il aux normes de sécurité?Y avait-il des gicleurs, des avertisseurs de fumée?Suffisamment de personnel pour répondre aux besoins des malades?Pouvait-on éviter une telle catastrophe?Ces questions étaient sur toutes les lèvres hier.Les quelque 2000 résidents de cette municipalité, située à environ 200 kilomètres à l'est de Montréal, voulaient savoir.«Oui, le centre était conforme aux normes de sécurité en vigueur», a assuré le directeur de l'établissement, M.Paul-Antoine Ouellet, sur un ton rempli d'émotion.«Pour ce qui est des gicleurs et des détecteurs de fumée, il faudra attendre les résultats de l'enquête pour savoir s'il y en avait et si oui, s'ils étaient en bon état», s'est-il borné à ajouter.Quant au personnel, M.Ouellet a dit qu'il y avait trois employés dans l'établissement quand le feu a débuté.«C'est plus que ce qui est exigé.On est tenu d'avoir un employé pour chaque étage où dorment des patients.Or, la Maison Sainte-Clothilde en compte deux: le troisième étage, normalement réservé aux femmes, et Je quatrième.» y Le chef des pompiers a dit, de son côté, qu'il n'y avait pas de gicleurs dans l'immeuble.«le n'en ai pas vu», a-t-il déclaré.Et des avertisseurs?«Il devait y en avoir.Mais, ils n'ont pas fonctionné.L'employée a réalisé que le feu était pris lorsqu'elle est montée à l'étage», a-t-il précisé.«C'est alors qu'elle a téléphoné aux pompiers.» Les neuf victimes du la tragédie étaient originaires de différentes régions du Québec.Il s'agit de Bruno Abbondaza, 34 ans, de Repentigny; Louis-Georges Asselin, 32 ans, de Saint-Charles-de-Belléchasse; Gérard Bergeron, 42 ans, de Warwick; Denis Cochraine, 39 ans, de Sain t-Charles-de-Mandeville; Marcel Houle, 36 ans, de Trois-Rivières; Gilles Lefebvre, 41 ans, de Saint-Tite; Bernard Parent, 33 ans, de Montréal; Marcel Pépin, 50 ans, de Gentilly; et André Brouillette, 36 ans, de Saint-Pierre-de-Baptiste.La Maison Sainte-Clothilde, elle, demeurera fermée jusqu'à nouvel ordre.L'immeuble, vieux de 19 ans, avait abrité un juvénat des Frères de l'Instruction chrétienne avant d'être acquis par le gouvernement du Québec en 1971.$180000 de biens volés récupérés ¦ Les enquêteurs de la section anti-gang de la police de la Communauté urbaine de Montréal ont effectué trois perquisitions au cours des deux derniers jours, en rapport avec différents vols de marchandises.Six individus ont été arrêtés dans le cadre de cette opération qui s'est déroulée sous les ordres du lientenant-détective Jacques Dumas.La police a saisi pour environ $180000 de biens volés.Il avait reçu la visite des inspecteurs du Service de prévention des incendies il y a moins d'un an.Il répondait alors aux normes de sécurité édictées par Québec, a affirmé le directeur Ouellet.«Un exercice de feu avait été pratiqué avec succès l'été dernier», a-t-il dit.a MANICAT Manlgat est -élu- président d'Haïti premier tour, les résultats, diffusés au compte-goutte, département par département, par la seule radio-télé nationale à compter de 23 h samedi, a laissé planer jusqu'à la dernière minute, en effet, la possibilité d'un ballotage, tant la marge de Manigat était proche de la majorité absolue.Les rumeurs d'opposition de certains secteurs de l'armée vis-à-vis de Manigat ont même redoublé hier matin avec la découverte d'un cadavre ensanglanté sur la route de Delmas, et un attentat à la grenade peu après, contre la résidence d'un militant du Parti national du travail (PNT) de l'homme d'affaires Thomas Désulmé, qui avait boycotté le scrutin.Selon des scénarios en valeur hier, un deuxième tour se serait déroulé d'ici à une semaine dans un climat d'attentats et de terreur qui aurait amené la junte à annuler les élections.Le fait qu'il n'y aura pas de deuxième tour n'enlève cependant rien à l'incertitude ni à I insécurité.«M.Manigat se considère comme le président-élu d'Haïti», a déclaré un de ses proches.«Mais nous ne prévoyons pas de célébrations avant la passation du pouvoir de l'armée à un gouvernement civil le 7 février», a-t-il ajouté, estimant que Manigat avait obtenu 53 p.cent des suffrages exprimés.Les chiffres rendus publics sur les ondes nationales faisaient état de «plus d'un million de votants» le 17 janvier.L'annonceur a souligné, à titre de comparaison, que ' 1,2 million d'Haïtiens avaient participé au référendum du 29 mars sur la Constitution.En l'absence de listes électorales complètes, on situe l'électorat potentiel entre 2,5 et 3 millions.L'opposition démocratique estime pour sa part que le taux de participation le 17 janvier ne dépassait pas 5 p.cent.Pour Hubert de Ronceray, en lice le 17 et donné second hier avec 209526 voix, «les chiffres publiés sont absolument scandaleux et ils déshonorent ceux qui les ont fabriqués».De Ronceray situe le taux de participation le 17 à 30 p.cent.«Il n'y a pas de résultats car il n'y a pas eu d'élections», a déclaré Grégoire Eugène, autre aspirant présidentiel en lice le 17.Eugène, qui terminait quatrième, hier, avec quelque 100000 voix, a qualifié l'opération de «consécration de la présidence de Manigat» et il a dit craindre «des actes de violence car même l'arme de la loi ne peut pas servir».De Ronceray a dénoncé l'élection de Manigat comme «un coup d'Etat».Il a affirmé que Manigat «ne pourra pas gouverner le pays» mais que c'est plutôt lui qui «serait gouverné par les cercles du pouvoir».Mme Mi î lande Manigat a été élue sénateur mais la majorité des 26 autres sénateurs et 77 députés sont décrits dans les milieux informés comme duvalié-ristes.Dans le camp démocratique, le sentiment vacillait hier soir entre l'amertume et la détermination, amertume parce que des années de travail avaient débouché sur dé nouvelles frustrations, et détermination parce que, comme l'a dit une dame très digne: «Les nia-coutes triomphent, mais ils nous acculent à un nouveau déchouka-ge» \u2014 extirpation des éléments duvaliéristes enracinés à tous les niveaux du pouvoir durant 30 années de dictature.La tension a d'ailleurs monté brusquement en fin de journée, hier, lorsque des inconnus ont attaqué à coups de pierres le siège du Parti démocrate chrétien (PDCH) de Sylvio Claude, l'un des quatre principales composantes de l'opposition démocratique.Claude venait de mettre en garde ses partisans contre une tentative du pouvoir de susciter une am- LA METEO \tMin.\tMil.\tAujourd'hui AbititM\t-18\t-14\tNuageux Outaouais -\t-3\t-1\tCiel variable Laurentides\t-8\t-5\tNuageux Cantons de l'Est\t-4\t-0\tNuageux Mauncie\t-6\t-2\tNuageux Québec\t-6\t-1\tCiel variable Lac-Saint-Jean\t-14\t-7\tNuageux Rimouski\t-4\t-2\tNeige Gaspésie\t-4\t-2\tNeige Baie-Comeau\t-8\t-3\tNeige Sept-lles\t-8\t-3\tNeige Canada\tMm.\tMu.\tAujourd'hui Victoria\t-1\t7\tNuageux Edmonton\t-5\t3\tEnsoleillé Reojna\t-18\t1\tNuageux Winnipeg\t-16\t-13\tNuageux Toronto\t-1\t2\tNuageux Fredericton\t-18\t-4\tNuageux Hahlax\t-9\t-2\tNuageux Charlottetown\t-14\t-6\tEnsoleillé Saint-Jean\t-14\tr6\tNuageux États-Unis Min.Mil Min.Mai.Boston -5 1 N.-Orléans 10 16 Buffalo \u20142 1 Pittsburgh -2 2 Chicago -7 1 S.Francisco -7 17 Miami 16 18 Washington -1 6 New York -1 3 Dallas 4 18 les capitales \tMin.Mai.\t\t\tMm.\tMu.Amsterdam\t6\t10\tMadrid\t5\t15 Athènes\t6\t11\tMoscou\t-20\t-9 Acapulco\t22\t33\tMexico\t8\t23 Berlin\t-1\t2\tOslo\t-2\t2 Bruxelles\t2\t8\tParis\t6\t13 Buenos Aires\t14\t23\tRome\t4\t12 Copenhague\t2\t3\tSéoul\t-8 -1\t5 Genève\t-2\tS\tStockholm\t\t1 Hong Kong\t12\t16 Tokyo\t\t10\t16 Le Caire\t9\t21\tTrinidad\t23\t32 Lisbonne\t11\tM\tVienne\t2\t5 Londres\t9\t11\t\t\t Même s'ils sont encore très jeunes, ces élèves de Vincent D'Indy s'initient à l'art difficile du violoncelle.photojeanwes utourneau.u P«!t biance de carnaval à travers le pays pour faire avaliser l'élection de Manigat.Une dame a été blessée.Des vitres ont volé en éclats.Des coups de feu ont été entendus.Un camion de policiers armés et casqués est arrivé sur les lieux mais sans intervenir.Selon des membres du PDCH, les assaillants étaient des partisans de Franck Romain, duvaliériste de longue date réélu «massivement» hier maire de Port-au-Prince.?ECOLES La Quotidienne Tirage do samedi à trois chiffres 436 à quatre chiffres 8408 04-1-01 Lundi 25 Janvier 1983.Les écoles privées foisonnent au Québec les cours.Les enfants sont acceptés dès l'âge de quatre ans.Maintenant âgée de 77 ans, Mme Portier a commencé à enseigner à l'âge de 20 ans, après avoir été l'élève de musiciens réputés comme Arthur Letondal et Claude Champagne.«Nous ne recevons aucune subvention et nous n'avons pas le'droit de décerner un diplôme.Pourtant, nous donnons une solide formation musicale aux jeunes.À preuve, l'un de nos jeunes élèves, Jean-François Latour, 11 ans, vient d'interpréter un concerto de Bach avec le groupe I Musici de Montréal».Si toutes les écoles privées de musique ne peuvent revendiquer de tels exploits, la plupart peuvent néanmoins soutenir qu'elles accomplissent un travail indispensable de formation musicale des jeunes, principalement' devant l'absence de programmes sérieux dans le secteur public.«À Vancouver, souligne Mme Palos, l'école publique commence à enseigner le solfège dès la première année.On fait de la musique à partir de la maternelle.Au Québec, les enfants sont embrigadés trop jeunes dans le sport de compétition.L'enseignement musical fait terriblement défaut au primaire.Heureusement que le secteur privé d'enseignement musical est bien structuré.Autrement, la plupart des enfants ne recevraient à peu près rien en formation musicale».À côté de la multitude de petites écoles privées de musique, où un salon est transformé en salle d'enseignement, il y a certaines institutions dont la renommée a depuis longtemps dépassé les frontières du Québec.C'est le cas, par exemple, de l'école privée Vincent d'Indy, à Outremont, fondée et toujours dirigée par la congrégation des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie.Cette institution qui existe depuis 1920 a formé de nombreux musiciens, parmi les meilleurs.Près de 200 élèves y poursuivent leur formation, dont la moitié vient du secteur primaire.L'école Vincent D'Indy décerne un diplôme d'enseignement collégial en musique \u2014 l'équivalent d'un DEC \u2014 et prépare ses élèves au conservatoire ou à l'université.Mais l'enseignement coûte cher: environ $700 par année pour les enfants de sept à 14 ans et jusqu'à $1000 pour ceux du niveau secondaire et collégial.«C'est vrai que ça peut sembler dispendieux, de déclarer Soeur Madeleine Tanguay, directrice, mais il faut observer que nous ne recevons aucune subvention et qu'en outre, nous avons l'obligation d'avoir un personnel nombreux».ladis, les religieuses enseignaient la musique par vocation et par amour des enfants.De nos jours, il y a de moins en moins de religieuses et les entrées au noviciat sont extrêmement rares.Même à Vincent D'Indy, il faut recourir à des professeurs laïcs.Et il en faut beaucoup puisqu'on enseigne à peu près tous les instruments de l'orchestre, en plus du chant, du solfège, de la formation auditive et de l'histoire de la musique.Toutes les institutions privées d'enseignement de la musique, surtout au niveau collégial, déplorent la forte insistance que met le ministère de l'Éducation sur l'enseignement des matières purement scientifiques et arithmétiques dans ses programmes.Dans certains collèges privés à option musicale, notamment Ma-rie-Victorin et Saint-Laurent, on commence à éprouver de sérieuses difficultés de recrutement.«La clientèle reste relativement élevée au niveau des jeunes enfants, souligne Soeur Madeleine Tanguay, mais dès qu'on tente d'intéresser les adolescents de niveau cégep, ils se détournent parce que les options scientifiques qui leur sont imposées sont trop fortes».Au collège Marie-Victorin, par exemple, le pavillon de la musique est sans cesse remis en question depuis deux ans.À côté des écoles privées, il existe au Québec tout un réseau de musiciens bénévoles qui, gratuitement, procurent aux jeunes enfants une solide formation musicale.L'Alliance des chorales du Québec regroupe plus d'une cinquantaine de choeurs d'enfants, généralement non subventionnés, soutenus par des musiciens-pédagogues qui ne reçoivent aucun salaire.«J'ai beaucoup d'admiration pour tous ces musiciens qui se dévouent de façon extraordinaire pour enseigner la musique aux enfants», de déclarer le directeur de l'Alliance, M.Alain Lanctôt.Chaque année, l'Alliance des chorales organise un week-end choral pour les enfants.Sous le thème de Chantons le Mai, ce regroupement a attiré plus de 1000 jeunes choristes de moins de 15 ans, le printemps dernier, à Laval.Le prochain Chantons le Mai regroupera près d'un millier de jeunes, les 29, 30 avril et 1er mai prochains, à Shipshaw, au Saguenay.«Les enfants du Québec sont aussi doués et talentueux que ceux d'Europe, conclut M.Lanctôt.Il suffit de leur procurer les moyens et de les soutenir.Us ont des dispositions musicales innées très développées», afcarb Demain: Vn héritage de plus de cinq siècles, les maîtrises et les manécanterles L'ERE L'ère de l'Incrédulité aller à la bêche, de faire des interurbains sur le téléphone de la compagnie.L'étonnant est que le défaut universellement honni par les Américains est le mensonge.Appelés à définir la plus importante vertu chez un ami, ils sont 94 p.cent,à répondre «l'honnêteté».Chez un président?La même qualité est loin en tête des attributs essentiels.Pas étonnant que les Américains soient amers, déçus.Entre leurs attentes et la réalité, il y a comme un décalage.«George Washington était incapable de mentir, Richard Nixon était incapable de dire la vérité et Ronald Reagan est incapable de dire la différence», lance un humoriste, Mort Sahl.Mais le plus gros mensonge de l'année dans la capitale américaine n'a pas été prononcé par un politicien ou un lieutenant-colonel, bien qu'ils aient fait des efforts méritoires.La palme revient à un certain Brady Scott.«Une femme a jeté son enfant dans la rivière puis a elle-même sauté», a-t-il dit à la police, déclenchant une frénétique recherche des corps.Il a avoué peu après avoir inventé toute l'affaire.Il se cherchait une excuse pour expliquer à sa femme pourquoi il était rentré si tard ce soir-là.La philosophe de Harvard Sis-sela Bok affirme dans son livre «Mentir» que la tendance au mensonge augmente avec l'anonymat de la société américaine.Dans un pays de plus de 250 millions de personnes où la, mobilité entraîne de plus en plus de transactions courtes avec des étrangers qu'on ne reverra jamais, le mensonge semble être un moyen simple et efficace de se donner un avantage.Mais la banalisation du mensonge provoque aussi la destruction de la confiance, sans laquelle les rapports sociaux sont impraticables.Certains croient que la montée du scepticisme est une bonne chose.«Le citoyen américain sait prendre avec un grain de sel une bonne proportion de ce qu'il entend, c'est une réaction saine», affirme Douglass Cater, président d'une université du Maryland.D'autres, comme le journaliste de Washington Walt Harrington, pensent que l'Amérique a passé le stade du scepticisme, du cynisme, pour arriver carrément à l'ère de l'incrédulité.«Celle où les citoyens haussent les épaules et désespèrent de jamais pouvoir séparer le vrai du faux», écrit-il.Celle où «les gens, aigris et fatigués, doivent accepter à contrecoeur de n'être plus entourés d'amis, de voisins et de familles,' mais d'associés et de clients qui vont les regarder droit dans les yeux, sourire \u2014 et mentir avec talent.Nous avons appris à nous adresser non seulement au politicien mais à l'agent d'assurance, au courtier, à l'entrepreneur de pompes funèbres et au journaliste avec 1a méfiance hier réservée au vendeur de voitures usagées.» ?PARIZEAU Parizeau lance un appel à la réconciliation de règlements de comptes ou de discussions qui ont.marqué le passé.Il faut que nous en arrivions très vite à une série d'idées et de façons de faire sur lesquelles nous puissions nous entendre».Il faut, insiste-t-il, que le parti redevienne une menace pour le parti au pouvoir.Cet effort de réconciliation entre les différentes tendances du parti, Jacques Parizeau l'a tenté dans le comté de Johnson, un ancien château-fort de Pierre Marc Johnson, représenté à l'Assemblée nationale par Mme Carmen Juneau.Tôt hier matin, bien avant de s'adresser aux quelques 200 pé-quistes de la circonscription, il a rencontré Mme Juneau, chez elle à Windsor, pour lui indiquer clairement qu'il a besoin de toutes les forces vives du parti.Devant les militants, il a d'ailleurs fait appel à tous les députés de la formation pour talonner les libéraux dans les principaux dossiers; «Je suis une fidèle du parti.Avant d'appuyer carrément M.Parizeau ou un autre candidat, je veux d'abord voir comment se dessine l'avenir de notre formation.J'ai clairement indiqué à M.Parizeau, face à face avec lui, que le parti doit se rapprocher de la base et cesser ses querelles intestines», a expliqué Mme Juneau au cours d'un entretien avec La Presse.La député de Johnson était visiblement satisfaite de cette rencontre avec M.Parizeau.Elle y voit un effort de réunification encourageant, après tant de mois de discussions stériles au sein de sa formation.«II faut cimenter toutes les tendances», dit-elle.Quelques minutes après cette rencontre avec Mme Juneau, le candidat Parizeau.déclarait devant les militants: «La population du Québec va appuyer des partis gagnants, des partis sûrs d'eux-mêmes».En conférence de presse, M.Parizeau s'est par ailleurs dit surpris que les médias tentent quotidiennement d'analyser son passé.Il rappelle que depuis près de 20 ans, il est près des Québécois, des intérêts de sa formation et de la base.«J'ai connu les longs trajets à travers la province.Je sais ce que c'est que de revenir d'un comté avec $72,82 pour le parti », dit-il, rieur, conscient que son image est scrutée à la loupe.M.Parizeau, dans un discours axé sur l'avenir économique d'un Québec souverain, a accusé hier les libéraux, de Robert bourassa de dilapider les acquis arrachés difficilement durant les 10 ans de pouvoir du Parti québécois.Il donne comme exemples: ¦< le Régime d'épargne-actions (RÉA).Il accuse les libéraux de s'ajuster à la baisse dès que le gouvernement central bouge; ¦ les actions accréditives, «qui ont donné à l'Abitibi un élan sans précédent qui risque de souffrir du recul du gouvernement ac-tiel »; les privatisations, qui privent le Québec des leviers économiques essentiels à son essor.En matière d'économie, le Québec, précise-t-il, a déjà des «muscles» pour réaliser des experiences formidables.11 cite l'exemple de la Domtar, en Estrie, que le gouvernement péquiste a sauvé de la fermeture par le biais d'une intervention de la SDI et de là Caisse de dépôt.En contrepartie, il rappelle le cas de Gulf qui a fermé ses portes pendant que les Québécois payaient leur essence plus cher.¦ À l'aube de l'ère du libre-échange, il est important que lé Québec garde et développe ses leviers économiques pour aider les entreprises à conquérir les marchés américains, dit M.Parizeau.Il lance un appel au nationalisme économique, reprochant au gouvernement Bourassa de ne rien prévoir pour aider les entreprises et la main-d'oeuvre à se recycler dans le contexte d'une entente s.ur le libre-échange avec les États-Unis.Il ne veut pas que la démarche stratégique du PQ soit coulée dans le béton.«On ne sait pas qui gouvernera à Ottawa dans quelques mois et on ne sait pas non plus avec quel pourcentage le PQ prendra le pouvoir.Il se dit prêt à consulter et à respecter le choix démocratique.Il songe d'ailleurs, s'il est élu, à convoquer un congrès d'orientation de son parti.M.Parizeau poursuit cette semaine sa tournée dans les régions de Québec et du Lac Saint-Jean.Pour la première fois hier, il ne portait pas le classique complet bleu foncé, mais un veston et un pantalon d'allure sportive.Il s'est entretenu durant plusieurs minutes, après son discours, avec les militants du comté de Johnson, n Où donner son sang?¦ Aujourd'hui, ta Croix-Rouge tient des cliniques à Montréal aux endroits suivants: ¦ au centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de lOh à 18h; ¦ à l'Hôpital Saint-Michel, I 6e étage, salle B, 8040, 9e : Avenue, de lOhà 15h45; ; ¦ à l'Université McGill, Gé-nie, salle principale, édifice .du Génie McConnel, cam- ; pus McGill, entrée rue Mil- ¦ ton près de la rue Universi- ! té, de IOh à 18h; ¦ à l'Hôpital Saint-Luc, Au- ! ditorium, 1111, rue Sangui- ; net, angle Dorchester, de j 9hà 18h.Il LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 25 JANVIER 19S8 \u2022 A3 Non à Manigat, clament des Haïtiens de Montréal Presse canadienne ¦ Des leaders haïtiens de Montréal demandent au gouvernement canadien de ne pas reconnaître le nouveau président d'Haïti, M.Leslie Manigat, dont l'élection a été confirmée hier, et prévoient que le peuple haïtien refusera ce «président fantoche» et qu'il se soulèvera pour exiger son départ.«Le peuple haïtien ne reconnaîtra pas ce président», affirme M.Serge Bouche-reau, porte parole du Comité de coordination de la solidarité au Canada avec le peuple haïtien.«Le peuple haïtien n'est pas ailé aux urnes, dit-il.Les élections (du 17 janvier) étaient «bidon».Nous savions qu'elles devaient porter au pouvoir un président choisi à l'avance», insiste-î-il.«C'est un gouvernement ' qui ne va pas durer longtemps», soutient pour sa part M.Serge |ovin, représentant du Comité d'entente démocratique, qui regroupe les partis des quatre principaux candidats à la présidence aux élections haïtiennes annulées du 29 novembre, et qui avaient refusé de participer au scrutin de la semaine dernière.Les deux porte-parole haïtiens rejoints hier à Montréal par La Presse canadienne, n'entendent pas les appels du nouveau président pour la «réconciliation nationale» et ne donnent aucune valeur à ses promesses de «construire une société démocratique».ils estiment que le peuple haïtien ne lui fera pas confiance non plus et «poursuivra la lutte pour la démocratie», allant jusqu'à «prendre les armes».«C'en est fait des méthodes pacifiques, affirme M.Boucherèau.Nous avons voulu aller voter le 29 novembre, on nous a tiré dessus à la mitraillette.Il faudra bien un jour que le peuple haïtien trouve les moyens qu'il faut pour se faire entendre, dit-il, et ça ne peut être autre chose que les armes.» .M.(ovin est plus optimiste.C'est pourquoi il demande au gouvernement canadien de jouer un rôle de leader sur la scène internationale dans le but d'inciter les autorités haïtiennes «de trouver une solution négociée à la transition démocratique.Si on n'y réussit pas, dit-il, nous marchons tout droit vers .une insurrection de la na-.tion.» Plus radical, M.Bouche- \u2022 reau revendique une con- \u2022 damnation pure et simple par le Canada du nouveau président, et l'arrêt immédiat de toute aide à ce pays, qu'elle soit «humanitaire» ou autre.La communauté haïtienne de Montréal compte quelque 40 000 membres.Quatre Une liste impressionnante d'incendies meurtriers L'histoire du Québec a été marquée par plusieurs sinistres majeurs dans les institutions publiques Presse canadienne ¦ L'incendie qui a coûté la vie à neuf pensionnaires handicapés mentaux d'un centre d'accueil et de réadaptation à Sainte-Clothilde samedi soir, n'est pas sans rappeler quelques tragédies semblables mais souvent plus meurtrières survenues dans des institutions publiques depuis le début du siècle au Québec.Le 2 décembre 1969,38 personnes avaient perdu la vie dans l'incendie d'un foyer pour vieillards à Notre-Dame-du-Lac, près de Ri-vière-du-Loup dans le Bas-du-Fleuve.L'un des résidents, M.Louis Chiasson, alors âgé de 64 ans, avait été reconnu coupable d'homicide et condamné à la prison à vie à la suite d'une enquête publique.M.Chiasson avait admis devant les enquêteurs avoir lui-même allumé l'incendie dans un amas de papier journal pour ensuite se porter lui-même au secours des pensionnaires, démontrant ainsi qu'il était encore utile malgré son âge.Le feu s'était dé- dans une collision Un accident de la route a fait quatre blessés dans la nuit de samedi à dimanche, à l'angle des rues Saint-Vital et Henri-Bourassa, à Montréal-Nord.La collision s'est produite lorsque le conducteur d'un des deux véhicules, transportant quatre passagers, a tourné à gauche.Il a négligé de céder le passage à l'autre voiture qui, elle, poursuivait son chemin en ligne droite, a dit la police.PHOTO U Presse Des employés de la Maison Sainte-Clothilde reprennent leur souffle près des restes calcinés du matelas où le feu aurait pris naissance.Ci-dessous, les ambulanciers sortent le cadavre de l'une des neuf victimes de l'incendie.PHOTOPC claré dans la buanderie, et c'est M.Chiasson lui-même qui avait sonné l'alarme.Plus récemment, au mois de mai 1985, six vieillards avaient péri dans l'incendie qui s'était déclaré au Pavillon Saint-Mathias, sur la rive sud de Montréal.À Pointe-aux-Tremblcs, dans l'est de l'île de Montréal, un incendie causé par un court-circuit dans le système électrique avait coûté la vie à 19 des 34 pensionnaires âgés de l'hôpital privé Sainte-Bernadette le 5 novembre 1970.Le 15 juin 1951, 35 personnes avaient trouvé la mort quand les flammes avaient détruit une partie de l'hospice et orphelinat Sainte-Cunégonde, administré par les Soeurs Grises, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal.II faut remonter ensuite jusqu'au 14 décembre 1927 pour trouver la trace d'un autre sinistre meurtrier dans une institution hospitalière au Québec, alors que 34 personnes avaient péri à l'hospice Saint-Charles à Québec.Le 14 février 1918, 64 enfants sont morts dans l'incendie de l'orphelinat des Soeurs Grises à Montréal.Enfin, on rapporte que le 4 mai 1890, 100 pensionnaires de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu à Montréal sont morts dans les flammes.Depuis le début de la décennie, une moyenne de 150 personnes périssent chaque année dans les incendies au Québec causant des pertes matérielles d'environ $340 millions par an.Le maire abasourdi La tragédie a touché toute la population de Sainte-Clothilde qui, jusque là, avait vécu dans la plus grande sérénité.« Je participais à une veillée, samedi soir, quand le malheur a frappé », a confié le maire André La haie.«Ça s'est fait tellement vite; c'est la première fois qu'un tel événement tragique survient dans notre municipalité; c'est tout ce que je peux vous dire.» Le centre d'accueil a été fondé en 1969 et il reçoit des personnes qui présentent une déficience intellectuelle.Sa mission consiste à aider ces gens à s'intégrer dans la société.Des employés sortent du centre d'accueil durant la nuit de l'incendie.PHOTO LA PRESSE Le directeur général de la Maison Sainte-Clothilde, M.Paul-Antoine OUellet.PHOTO ARMAND TROTTIER, U Presse Sept morts accidentelles sur les routes ce week-end Presse canadienne ¦ Au moins sept personnes sont mortes accidentellement au Québec au cours du dernier week-end, dont quatre à l'occasion d'accidents de la route similaires.Une jeune fille de 17 ans, Annie Rousseau, originaire de Lyster, près de Québec, a succombé à de multiples blessures vers 10 h 30 hier dans cette localité à la suite du dérapage de son véhicule.Franco Fazio, 22 ans, de Laval, est décédé dans la nuit de vendredi à samedi lorsque son véhicule a capoté après avoir raté une courbe sur la route 112 à Sainte-Marie de Mont-noir, près de Marieville.À Saint-Damase, Jean Guil-let, de Saint-Hyacinthe et âgé de 21 ans, a perdu la vie hier après-midi.Le jeune homme a capoté à la sortie d'une courbe et a été éjecté de son véhicule.Une autre personne est décé- dée dans les mêmes circonstances hier après-midi à Saint-Césaire, en Estrie.Julie Déforme, âgée de 21 ans, de Granby, a heurté de plein front un véhicule qui roulait en sens inverse après que sa propre voiture eut dérapé dans une courbe.Un autre accident de la route a coûté la vie à M.Armand Pétrin, âgé de 70 ans et originaire de Gatineau.La victime, qui empruntait la route 105 à 15 kilomètres au nord de Hull, a perdu le contrôle de son véhicule avant de heurter un camion.Samedi soir, une dame de 42 ans, Marie-Paule Michaud Morin, est décédée à Massue-ville après avoir été happée par une voiture alors qu'elle marchait sur le bord de la chaussée.Enfin, François Thibault, âgé de 28 ans, d'Aylmer, s'est noyé vendredi soir après que la glace du lac McGregor, à Val des Monts, eut cédé sous le poids de sa motoneige.'A A4 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 25 JANVIER 1988 Sur le parvis de l'église Notre-Dame, le crleur public Daniel Richer à l'oeuvre photo «mahptrotoï», NAUTILUS FUJS COMBAT LE * Temps Introuvable Pour Humain Ultra Stressé.Il 'M
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