La presse, 15 mars 1988, B. Informations nationales
[" D D Informations nationales \"Peu J espoir est permis a celui c|iii est trop paresseux pour se l'aire des ennemis > ' LOCAUX COMMIIC^UK.INDUSTR'CLS 11 Df 8UIUAU .VhS IDU! Lt (AN;,M sfajuK ?737-3344 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 15 MARS 1988 Me Robert Lemieux relie la mort de Laporte à la Loi des mesures de guerre Presse Canadienne SEPTilES ierre Lapone ne serait peut-être pas mort si le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau n'avait pas promulgue la Loi des mesures de guerre en octobre 1970.C'est ce qui se dégage de l'analyse des événements d'octobre 1970 faite par l'avocat Robert Lemieux.au cours d'une entrevue accordée hier à un quotidien de Québec.Les propos de Me Lemieux font écho aux révélations du «Saturday Night».selon lesquelles le gouvernement Trudeau n'avait aucune preuve d'une insurrection appréhendée quand il a décrété les mesures de guerre en octobre 1970.Selon le journal anglophone, qui cite le journal personnel d'un ministre de l'époque.Donald lamicson, le gouvernement Trudeau s'est servi de la Loi des mesures de guerre pour raffermir le pouvoir fédéral au Québec.Pierre Laporte, ministre du Travail dans le cabinet Bouras-sa de l'époque, a été kidnappé à l'automne 1970 par la cellule Paul Rose du Front de libération du Québec.Peu auparavant, un attaché commercial anglais, lames Cross, avait été lui aussi enlevé par un autre groupe felquiste.Le 16 octobre 1970.le gouvernement fédéral déclenchait les mesures de guerre, lançait une vaste rafle policière et déployait les Forces armées canadiennes dans les rues du Québec.Le corps de Pierre Laporte a été découvert sans vie après l'entrée en vigueur de ces mesures exceptionnelles.«Cette promulgation des mesures de guerre a peut-être contribué à détériorer le climat entre le ministre Pierre Laporte et ses ravisseurs, contribué à sa mort en créant de part et d'autre un climat de désespoir», a estimé l'avocat québécois naguère surnommé « l'avocat du FLQ».«Ce nouveau climat, cette nouvelle situation amenée par la Loi des mesures de guerre, a repris Me Lemieux.a peut-être été un des facteurs qui ont en-trainé le décès du ministre.En augmentant le stress de part et d'autre, en accentuant le radicalisme des jeunes gens du FLQ qui étaient avec lui».«N'eut été des mesures de guerre, peut-être la situation en serait-elle restée à un point moins dramatique.La tension, l'anxiété, le désespoir en ont été accrus», a ajouté l'avocat québécois.Selon lui, les mesures de guerre sont survenues au moment où l'impasse semblait devoir se dénouer.«Et bang les mesures de guerre.Ça a sûrement changé les règles du jeu», a soutenu l'avocat.Me Robert Lemieux De l'avis de Me Lemieux.le FLQ était tout au plus constitué de vingt ou trente personnes en 1970.«Une dizaine d'entre elles pouvaient avoir accès à des armes.C'étaient plutôt des jeunes intellectuels dont les armes étaient les idées.Ils avaient milité dans des mouvements légaux avant de passer au FLQ.C'était loin d'être des types à la lacques Mesrine ou à la Richard Blass».a-t-il noté.Dans ce contexte, estime-t-il, le recours aux mesures de guerre a été «tout à fait farfelu».«Deux enlèvements et des assemblées publiques, ce n'est pas une insurrection, a-t-il affirmé.« Pour les fins d'une analyse, avançons comme hypothèse que le cabinet Trudeau pouvait avoir des raisons d'appréhender une insurrection le 16 octobre.Mais le 18 octobre, quand la GRC a déposé ses rapports, le gouvernement n'en avait sûrement plus», a-t-il dit.«Malgré tout, on a continué à détenir 500, 400 ou 500 personnes en vertu de ce décret», a précisé l'avocat septilien.Selon le journal intime de M.lamieson, la GRC n'avait rien trouvé qui justifiait les mesures de guerre.Me Lemieux a vécu ces événements de l'intérieur et de l'extérieur.À compter de 1967, il avait défendu la cause de plusieurs fclquistcs devant les tribunaux.Il s'est retrouvé aussi pendant quatre mois derrière les barreaux sous l'empire de la Loi des mesures de guerre.Il est clair par ailleurs pour l'avocat Robert Lemieux, que c'est aussi tout le peuple québécois qui a été traumatisé par la Loi des mesures de guerre.« l'ai toujours considéré que les mesures de guerre de 1970 ont eu leur impact en 1980», a-t-il observé.Mulroney tente d'atténuer l'impact des déclarations de Clark sur Israël L'attitude de John Turner pourrait bien amener Marcel Prud'homme à ne pas solliciter d'autre mandat à la présidence du caucus libéral GILLES GAUTIER du bureau de Ln Presse OnAWA Le président du «caucus» libéral à Ottawa, Marcel Prud'homme, ne sollicitera probablement pas un renouvellement de son mandat.L'attitude de son chef, |ohn Turner, sur la question israélo-palestinienne pèsera lourd dans la décision du député de reprendre ou non sa liberté de parole.M.Prud'homme est un ardent défenseur des droits des Palestiniens mais son role de président du «caucus» lui commande en principe de se faire très discret sur celle question.«La tentation est grande de laisser (la place) à un autre», a déclaré hier le député de Saint-Denis.«|'ai tout donné à ce cau-cus-là en termes de patience et de gentillesse et je me demande en toute honnêteté si j'ai encore beaucoup à offrir à titre de président ».Par ailleurs, le comité parlementaire sur les droits de la personne décidera ce soir s'il invitera un représentant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à comparaître devant lui à Ottawa.Sur un autre plan, le premier ministre Brian Mulroney s'est appliqué à atténuer l'impact négatif chez les partisans d'Israël de la virulente dénonciation, jeudi dernier, par son ministre des Affaires extérieures, Joe Clark, des vio-ti.: .ms des droits de la personne par ce pays dans les territoires occupés.De dire le premier ministre, M.Clark a, dans son discours, affirme un appui à Israel et à une paix négociée avec les pays arabes modérés.Il a aussi, ajoute le premier ministre, fait appel à la retenue et demandé aux deux parties de mettre fin à la violence, tout en appuyant le plan de paix du Secrétaire d'Etat américain Schultz.M.Mulroney s'est abstenu de prononcer le mot «Palestiniens» tout au long de son intervention en Chambre.Le «caucus» libéral regroupe tous les députés fédéraux et sénateurs de ce parti.M.Prud'homme a été élu à la présidence le 4 février 1987, l'emportant sur la députée de Uamilton-Est, Sheila Copps.Son élection avait déplu aux grandes organisations juives canadiennes ainsi qu'aux sénateurs et députés libéraux qui appartiennent à cette minorité socio-religieuse.Le député ne nie pas que lu question d'Israël et des Palestiniens jouera un rôle important dans sa décision.Traditionnellement, le président du «caucus» évite de se prononcer publiquement sur les sujets très controversés ou qui divisent le parti.D'autant plus que dans le cas du Moyen-Orient, M.Prud'homme alimente lui-même la controverse au sein de sa formation.Il déclarait hier que ses vues sur cette question n'ont pas change au cours des vingt dernières années, et ce même s'il a été traité de tous les noms en cours de route.«Si vous êtes un ami d'Israël, poursuivait-il, vous devez lui faire comprendre qu'il doit, pour réaliser la paix au Moyen-Orient, s'at- Haïti fournit le plus d'immigrants au Québec Presse Canadienne OUUitC Haïti est encore en 1987 le plus gros fournisseur d'immigrants pour le Québec, selon les données rendues publiques-hier par le ministère québécois de l'Immigration.On compte en effet 2 007 immigrants en provenance de ce pays des Antilles, soit 7,5 p.cent des 26 640 immigrants accueillis au Québec en 1987.L'année précédente, soit en 1986, Haïti avait aussi fourni le plus grand nombre de nouveaux arrivants, soit I 609.L'an dernier, les autres principaux pays fournisseurs d'immigrants au Québec ont été dans l'ordre la France ( 1 677 ou 6,3 p.cent ), le Liban ( I 604 ou 6 p.cent ), le Sri Lanka ( I 469 ou 5,5 p.cent ) et Hong-Kong ( 1 227 ou 4,6 p.cent).Plusieurs immigrants ont déci- Les conservateurs du Québec veulent limiter à $5 000 par personne les contributions aux partis MARIO FONTAINE La commission politique du PC-Québec propose une réforme majeure du financement des partis politiques, qui limiterait a $5 000 par personne la contribution autorisée et interdirait tout versement de la part de compagnies, d'associations et de syndicats.Une recommandation en ce sens sera discutée les 25, 26 et 27 mars, au cours d'assises générales qui se tiendront dans la métropole et réuniront quelque 800 délégués venant des 75 comtés du Québec.S'il est accepte, le projet de la commission politique de l'aile québécoise du Parti progressiste conservateur sera par la suite acheminé à Brian Mulroney et aux instances fédérales.«M.Mulroney tiendra compte des résolutions adoptées, assure la ministre Monique Vézina.Ce n'est pas une approche de voeux pieux mais l'image de ce que pensent des centaines de militants.C'est un cadeau extraordinaire que nous faisons au premier ministre».Mme Vézina a supervisé cette démarche de consultation entreprise au sein de l'aile québécoise du PC il y a un an.Des réunions de comtés se sont déroulées dans les 75 circonscriptions québécoises, suivies de dix colloques régionaux.Il en est sorti plus de 200 propositions dont la moitié ont été dévoilées hier, et composeront la plate-forme politique du PC-Québec.La résolution la plus marquante vise à démocratiser le financement des partis politiques, en se référant explicitement à l'expérience québécoise.Ainsi la commission croit que le financement des formations politiques devrait être défini dans une loi limitant la participation financière aux.seuls citoyens habilités à voter.La commission souhaite également que cette participation soit plafonnée à $5 000 par année.La croisade du député François Gerin commence donc à porter ses fruits.Plus de dons de sociétés, d'associations ou de syndicats aux caisses occultes des partis.Une réforme majeure dans l'optique fédérale, et qui suscitera vraisemblablement de fortes oppositions chez les tories des autres provinces.«Commençons par commencer», rétorque Me Jacques Lafon-taine, porte-parole de la commission sur l'administration publique et de la justice.Ce projet place les conservateurs au premier rang des partis fédéraux sur cette question, fait-il valoir, avouant ignorer de quelle façon le Canada anglais réagira.Revitaliser le Vieux Port Les conservateurs québécois tenteront également de trouver les moyens mettre fin au patronage dans l'octroi des contrats gouvernementaux.L'un d'eux consiste en la mise sur pied d'une sorte de «Rosalie» fédérale, comme il en existe une au Québec.Il s'agit d'un fichier informatisé de tous les fournisseurs du gouvernement, devant être utilisé de manière ù promouvoir l'équité dans le choix des soumissionnaires et empêcher toute manipulation partisane.Dans un autre dossier majeur on demande au gouvernement Mulroney de cesser de tergiverser, et d'investir enfin dans la revitalisation du Vieux port de Montréal, actuellement dans un étal patent de désuétude.Ottawa a versé des centaines de millions de dollars, au cours des dernières années, pour la modernisation et le réaménagement des ports de Halifax, Québec, Toronto et Vancouver.laquera la question palestinienne et rendre justice aux Palestiniens».Il ajoute qu'il préconise depuis plusieurs années la reconnaissance simultanée des Israéliens et des Palestiniens les uns par les autres.Selon le député, le Congrès juif américain va souvent plus loin que lui sur ces questions.M.Prud'homme indique que son parti a maintenant été dépassé par les conservateurs, du moins par M.Clark, dans le dossier du Proche-Orient.Les commentaires négatifs des organisations juives après son élection ii la présidence avaient été dénoncés par des députés tels |ean-CIaude Malépart et lean La-pierre.Il faut dire que l'année qu'il vient de passer à la présidence du «caucus» n'a pas été facile, le parti ayant ete déchire sur plusieurs grands thèmes tels l'Accord du lac Meech.les essais des missiles Cruise, le librc-cchangc, etc., sans parler de la crise du leadership el de la querelle entre les sénateurs libéraux et les deputes, notamment ceux du Québec, au sujet de la loi C-22 sur les brevets phama-ccutiques.Le role du président du caucus est entre autres de tenter de réconcilier les points de vue divergents pour présenter une image d'unité.Le comité parlementaire sur les droits de la personne entendra aujourd'hui llanna Siuiora.éditeur palestinien du journal de langue arabe de lérusalem Al Fajr.Le comité n'a encore pu s'entendre avec Israel sur la comparution d'un porte-parole de ce pays.Bourassa en Californie et dans l'Ouest canadien GILBERT BRUNET du bureau de In Presse OUliBIC n de de venir au Québec à cause des troubles politiques qui sévissent dans leur propre pays, ont indiqué hier des autorités du ministère.On peut classer dans ce cas les immigrants en provenance du Sri Lanka, de l'Iran (897 personnes), du El Salvador (838).de Pologne (698) et même de Hong-Kong, où certains craignent le retour, prévu pour 1997, de cette colonie britannique à la République populaire de Chine.Le total de 26 640 immigrants en 1987 représente une intéressante augmentation de 38 3 p.cent par rapport à l'année précédente où le Québec en avait acueilli 19 328.Le Québec doit compter sur une plus grande immigration pour compenser pour l'un des taux de natalité les plus bas en Occident.C'est pourquoi il espère accueillir 30 000 nouveaux arrivants en 1988 et 35 000 en 1989.sept ES jours, du 6 au 13 avril, le premier ministre Robert Bourassa fera l'une de ses rares tournées ù l'extérieur du Québec.La Californie d'abord, et trois provinces de l'Ouest canadien, sur le chemin du retour.M.Bourassa fait plusieurs sauts \u2014 il aime bien signer lui-même les ententes d'exportation d'électricité en Nouvelle-Angleterre \u2014 mais peu de grandes tournées.Il a même fait des reproches à certains de ses ministres qui avaient tendance à voyager beaucoup.En Californie, en ces jours de relâche pascale, le premier ministre ira surtout à Los Angeles.Il a demandé au ministère du Commerce extérieur et du Développement technologique de lui préparer un itinéraire «high-tech».Avec rencontres d'investisseurs éventuels et de banquiers.Comme il l'avait fait il Londres et Zurich il y a un an.Outre la «Silicon Valley», le premier ministre pourrait profiter de son séjour dans la capitale du cinéma américain pour inviter les producteurs du septième art à venir tourner plus souvent au Québec.Une étape à San Francisco demeure possible mais encore incertaine.Le dimanche 10 avril, M.Bourassa rentre au Canada, en s'arrètant successivement à Vancouver, Edmonton et Saskatoon.Dans ces trois provinces, il rencontrera les premiers ministres \u2014 Bill Vander Zalm.Don Getty et Grant Devine \u2014 pour leur parler, notamment, du processus de ratification de l'Accord constitutionnel du lac Meech.Les législatures de l'Alberta et de la Saskatchewan ont déjà entériné l'accord.Celle de la Colombie-Britannique s'apprête a le faire, a dit M.Vander Zalm, de passage à Québec le mois dernier.Toutefois, M.Bourassa profitera aussi de son bref passage dans ces trois provinces \u2014 une journée chacune \u2014 pour parler affaires, prenant par exemple la parole devant des Chambres de commerce.À FREDERICTON JEUDI Parlant de «saut» du premier ministre, de signature de contrat et de l'Accord du lac Meech, M.Bourassa se rend à Fredericton, la capitale du ifon*5 su*.Libérez-vous ! Confiez-nous votre avenir SeC\\\\on ¦f Nouveau-Brunswick, après-de main.Officiellement, il signera avec son homologue de la province voisine.I rank McKen- ' na, un contrat d'exportation d'ilydro-électricité évalué il j $665 millions.Mais auparavant, les premiers ministres auront eu un déjeuner privé au cours duquel M.Bourassa tentera de convaincre son jeune voisin libéral que l'Accord constitutionnel ne saurait être rouvert malgré ses imperfections.A la tète d'une province bilingue el d'un parti qui monopolise les 58 sièges du Parlement.M.McKcnna est plus que reticent a entériner un accord qui reconnaît au Québec un caractère constitutionnel «distinct ».Et les Acadicns?Et les femmes?Lt les autochtones?lit le Yukon ?Ft le Sénat ?M.McKenna s'interroge.M.Bourassa lui répond que voila de belles préoccupations, mais pour un second round de pourparlers constitutionnels.Round qui ne saurait commencer avant que le Québec ne réintègre la fédération canadienne, à ses conditions acceptées par tous les autres premiers ministres en 1987.CONSENSUS ÉLECTORAL Le ministre délégué a la Reforme électorale, Michel Grat-lon, doit presenter aujourd'hui ii l'Assemblée nationale un document de reflexion et de consultation sur la revision de la Loi électorale.Le financement des panis politiques; la publicité en temps de campagne électorale; les débats de chefs: autant de sujets sur lesquels le Secrétariat à la reforme électorale s'est penché, depuis les incidents de la dernière campagne.Mais M.Gratton tient a ce que toute révision fasse d'abord l'objet d'un consensus entre les partis représentes à l'Assemblée nationale.Le document d'aujourd'hui pose davantage de questions qu'il ne fournit de réponses.Un comité formé de deputes libéraux et péquistes, et peut-être du député indépendant de Gouin, lacques Rochefort, sera en même temps constitue pour mener cette consultation.M.Gratton aimerait que le comité lui fasse rapport cet été.pour étude en commission parlementaire l'automne prochain.Comme le projet de révision de la carte électorale, retourne à la Commission de representation électorale après etude, le prochain scrutin général pourrait donc se faire selon les prescriptions d'une nouvelle Loi électorale, aussi bien que sur la base d'un nouveau redécoupage de la carte électorale.a nos' moos' AU SIRVICE DES QUEBECOIS DEPUIS 70 ANS Société Nationale de Fiducie 42v>.bd de Mnisonneuve Ouest Montreal (Quebec) H3A 305 (514)844-2050 1-800-h61-8625 B 2 Paul Desmarais president du conseil cl .«Imnistration LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 MARS 1988 Roger D.Landry president et éditeur Michel Roy éditeur adjoint Claude Cravel directeur rje I information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef L'agence s'envole I e ministre de Cotret est surpris qu'on mette en doute sa parole; il repond violemment à ceux qui croient qu'il est Li en train d'annoncer la mort du projet d'agence spatiale canadienne.Mais qui le croit?La réponse du ministre de Cotret se resume à ceci : les coûts de participation du Canada à la station américaine sont passés de $800 millions a $1,2 milliard.«Il est normal que nous étudiions attentivement les sources de fonds disponibles.», dit-il.Si le gouvernement juge que sa participation est trop onéreuse, il ne créera pas d'agence; le ministère de l'Industrie, de la Science et de la Technologie sera alors suffisant pour s'occuper des petits projets canadiens.C'est peut-être logique, en soi.Mais personne ne peut croire M.de Cotret.Ni l'Opposition, ce qui va de soi ; ni le gouvernement du Québec, ce qui peut refroidir les grandes amitiés de nos premiers ministres; ni les observateurs, qui jugent que le ministre se contredit et se lance maintenant dans une inélégante manoeuvre politique trop apparente.Car enfin, on se rappelle que le ministre d'État chargé des sciences et de la technologie a déclaré, récemment, que «le Canada aurait son agence spatiale même s'il décidait de ne pas participer au projet américain».C'est ce que tout le monde avait compris, a Ottawa, à Québec et a Montréal.De plus, le plan de dépenses du ministère de la Science et de la Technologie, publie le 23 février dernier, affirmait: «L'agence doit être créée en 1988.» C'est pourquoi les programmes de recherche dans les questions spatiales se poursuivent, notamment en Ontario.Le ministre du Développement technologique du Québec, M.Pierre MacDonald, est outré.Il considère que le gouvernement d'Ottawa est en train d'hypothéquer tout l'avenir du Canada.Il accuse son collègue fédéral «d'ignorance crasse».Il qualifie la situation actuelle «d'eparpillement hautement improductif».Il promet «de ne pas laisser passer ça».Il a et aura évidemment l'appui de tous les représentants de Montréal qui croient en la nécessité, pour leur ville, d'avoir dans ses murs le bureau principal de cette agence.Pourquoi personne ne croit M.de Cotret?Tout simplement parce que le gouvernement conservateur ne veut pas prendre de decision a ce sujet; parce que c'est une année d'élections générales et que ce n'est pas le temps de se mettre à dos une partie de la population ; parce que Montreal et Ottawa se font concurrence sur la question de l'emplacement de l'agence, tellement durement que le gouvernement est incapable de prendre position; parce que tout le monde sent bien que la reflexion nouvelle ne sert qu'à reporter a plus tard une décision trop difficile a prendre pour un gouvernement fortement préoccupe de plaire plutôt qu'à gouverner.Ce n'est pas le seul débat où la volonté politique fait manifestement défaut.Et si c'était vrai?S'il était sage de ne pas créer cette agence?S'il était plus logique de se séparer du projet américain?Le gouvernement ne pourrait plus convaincre personne.Parce que chacun connaît le jeu des lobbies, la force de la fonction publique outaouaise, l'indécision chronique du gouvernement sur les questions délicates, l'impuissance d'un gouvernement qui a perdu sa cote d'amour et la difficulté de gouverner sans toujours essayer de plaire.Jean-Guy DUBUC Bilan des cégeps H a Fédération nationale des enseignants québécois vient de lancer l'idée de la création d'une commission d'enquè-Edb te itinérante sur les colleges d'enseignement général et professionnel (cégeps).Vingt ans après leur création, il conviendrait qu'on fasse le bilan de l'expérience des cégeps, qu'on identifie les erreurs de parcours, qu'on reoriente les objectifs.Ce bilan est d'ailleurs commencé.Nul besoin, pour ce faire, de créer une autre commission d'enquête, au fonctionnement coûteux et aux résultats incertains.D'autres formules, beaucoup plus fonctionnelles, comme par exemple celle utilisée par les intervenants du niveau primaire et secondaire en 1986, existent.En 1986, la Centrale de l'enseignement du Québec, les syndicats d'enseignants anglophones, les fédérations catholiques et protestantes des commissions scolaires, le ministère de l'Éducation et les différentes associations de cadres scolaires, de même que les associations de parents, ont en effet réalisé une initiative jusque-là jamais vue dans ce domaine.Pendant une semaine, ils ont participé, conjointement, aux états généraux sur la qualité de l'éducation.Chacun des groupes participants s'était préparé et, ensemble, ils ont publié les actes de ces états généraux.Le monde de l'éducation primaire et secondaire sait maintenant où aller.Ce qui ne veut pas dire, bien sur, que tout est parfait, depuis, dans le secteur et que les belles intentions manifestées lors de ces assises se sont toutes traduites en volonté politique.Qu'en est-il en ce qui regarde les cégeps?Créés pour favoriser l'accès a l'enseignement post-secondaire a une plus grande partie de la population, les cégeps, règle générale, ont réussi l'étape de la démocratisation.Mais que de problèmes ils ont engendrés! Si plus de gens vont au collège, donc a l'université, nombreux sont ceux qui déplorent, avec raison, la qualité perdue des collèges classiques d'antan.D'où le foisonnement de collèges privés.Ce qui ne veut pas dire, loin de là, que tout est a condamner dans l'expérience, mais bien qu'il y a lieu de dresser le bilan de l'expérience et de mieux planifier l'avenir.C'est d'ailleurs déjà commencé.La CEQ, l'automne dernier, a, la premiere, tenu un colloque sur l'enseignement collégial.La Fédération nationale des enseignants de la CSN vient d'en tenir un.Enfin, la Fédération des cégeps, qui regroupe les institutions et leurs dirigeants, organise le sien, en mai prochain, de concert avec l'Association québécoise de la pédagogie collégiale.Ceci sans compter d'autres initiatives à gauche et à droite, comme le colloque que tiendra, en mai prochain, l'Agora (un organisme privé, spécialisé dans l'organisation de journées d'étude) sur le temps des solutions en education.Tout ce brassage d'idées est salutaire.Mais parce qu'aucun de ces colloques n'est une initiative conjointe de tout le milieu, il y manque toujours un ou des interlocuteurs.Il est donc difficile d'y obtenir des consensus pour l'avenir.Les différents acteurs du monde de l'éducation, au primaire et au secondaire, ont réussi à tenir, conjointement, des états généraux réussis sur la qualité de I education.Il serait malheureux que les intervenants du secteur collégial n'aient pas la maturité de faire de même.Pierre VENNAT ! Il \u2022ai REPRISE 124 05 87) I (Droits réservés) TRIBUNE LIBRE L'aviation à McCill ¦ C'est avec intérêt que j'ai lu vos commentaires sur le «potentiel international » de Montreal dans La Presse du samedi 27 février et je comprends vos arguments, l'aimerais cependant apporter une correction à votre affirmation qu'il n'y a pas, à Montréal, de faculté de l'aviation civile.En effet, avec l'appui financier des fondations américaines Ford et Rockefeller, était créé en 1951.dans les murs de la l'acuité de droit de l'université McGill, l'Institut international de droit aérien qui devait devenir, après le début de 1ère spatiale, l'Institut de droit aérien et spatial.Notre institution, qui fêtera bientôt ses 40 ans, offre des études de maîtrise et de doctorat, et jouit d'une solide réputation d'excellence à travers le monde.La bibliothèque spécialisée en droit aérien et spatial qu'elle a aidé à mettre sur pied est considérée comme rune des meilleures et des plus complètes en Amérique du Nord.lin 1976.un Centre de recherche conjuguait ses efforts à ceux de l'Institut pour former des chercheurs et des experts dans ces domaines, et disséminer le plus largement possible les résultats de ses recherches, sous forme de nombreuses monographies et autres publications, dont, entre autres, les Annule* de droit aérien et spatial, livre de reference (en français et en anglais) de réputation mondiale.L'Institut a accueilli à ce jour des étudiants venus de 109 pays différents.Les représentants de l'Italie, du Panama et du Canada à l'OACI, la totalité des membres du Bureau juridique de cette organisation, et plusieurs de ses hauts fonctionnaires sont des anciens étudiants de l'Institut.Il en va de même pour l'IATA.De plus, nous avons travaillé de concert avec le représentant de la mairie lors de la préparation d'un dossier en vue de convaincre les autorités fédérales d'établir l'Agence spatiale canadienne a Montréal, l'aimerais ajouter qu'il ne faut pas, non plus, oublier la création récente de l'IFFGA (Institut International de formation en gestion aéronautique civile) dont les bureaux sont situés sur la rue Université à Montréal.Nicolas M.MATTE Institut et centre de droit aérien et spatial Université McGill English only La Compagnie d'Aviation City Esprcss, Dorval ¦ Le 3 mars, j'ai utilisé le vol no 200 de votre compagnie entre Quebec et Montréal.Une très désagréable surprise m'y attendait : encore une fois, un accueil exclusivement en anglais par une hôtesse qui ne semblait pas réaliser la raison de mon étonnement.De toute évidence, elle ignorait tout simplement le fait que le français est la langue d'usage au-Quebec.Ma déception fut à son comble lorsque, m'empa-rant de la documentation destinée aux passagers, je me rendis compte qu'elle était rédigée en anglais seulement.Cette attitude est inacceptable et je tiens à la dénoncer publiquement.(.) Claude CHABOT Vice-président, directeur général de Cinéplcx Odcon Bonne entente compromise ¦ Résidente anglophone de Rosemèrc, je ne veux pas que notre ville perde son statut de ville bilingue.Les relations entre les résidents de Rosemère ont toujours ete amicales suns consideration linguistique.Les anglophones y ont grandement contribue cl continuent d'ailler la ville à fournir a ses résidents de langues française et anglaise des services sociaux et récréatifs.De mettre en jeu cette bonne entente est insensé.Le maire de la ville de Rose-mère, M.Pierre Robitaillc, a démontré beaucoup de courage et d'intégrité envers les résidents anglophones.Il est un homme honorable et les résidents anglophones et francophones sont fortunés de l'avoir comme maire.Doreen PUCH Rosemere La Charte a priorité ¦ «Il faut comprendre cet excommissaire de la Protection de la langue française qui, pendant neuf ans.a dû assurer le respect d'un article de loi qu'il abhorre», a écrit dans La Presse du 29 janvier M.|ean Dorion.président du Comité de la langue de la Société Saint-lean-Baptiste de Montréal.Il tentait de répondre à l'idée essentielle que j'avais exprimée dans La Presse du 15 janvier, à savoir que si, dans l'usage commercial, on peut imposer une langue, on ne doit pas en interdire une autre, l'ajoutais que ce principe, universellement respecté, n'avait été transgressé au XXe siècle que par les fascistes.Cette dernière proposition n'a pas eu l'heur de plaire à M.Dorion qui s'en est pris a mon intégrité professionnelle.Je m'empresse de rassurer mon aimable contradicteur en lui disant que je n'ai eu.en mon aine et conscience, aucun mal a exercer mes fonctions.D'abord, les dispositions de l'article 58 de la loi n° 101 relatives à l'affichage n'ont été vraiment applicables qu'à compter du 1er septembre 1981.A cette date imperative, elles tombèrent sous l'effet d'un long moratoire décrété par le ministre Camille Laurin, père de la loi 101.l'ai toujours appliqué la loi concernant l'affichage commercial «dans un esprit de justice et d'ouverture», comme l'exige le préambule de la Charte de la langue française, et selon le voeu du Premier mi-nistre René Lévesque qui s'était engage, le 26 août 1977, «devant l'Assemblée nationale et devant tous les Québécois à appliquer la loi avec toute la flexibilité possible et une attitude ouverte au maximum».Je m'abritais aussi sous la déclaration publique de l'ex-ministre Gérald Godin, dont M.Dorion fut l'attaché politique, par laquelle il demandait publiquement aux faucons \u2014partisans de la loi pure et dure\u2014 de quitter la Commission de protection.Avec M.Bourassa, j'ai tout simplement tenu compte de ses nombreuses déclarations publiques par lesqeulles il disait que l'article 58 devait être appliqué dans le respect des libertés fondamentales.De plus, je m'occupais surtout des questions relatives aux atteintes à la qualité de la langue et traitais toutes plaintes à ce sujet.L'effet positif de cette intervention dans le domaine de la qualité et du rayonnement de la langue française, principe de finalité de la Charte, m'ont donné les plus grandes satisfactions.Par ailleurs, la Cour d'appel du Québec s'est prononcée unanimement en faveur de l'affichage bilingue, et tous les experts s'attendent à ce que la Cour suprême du Canada confirme ce jugement.Il ne faudrait pas jamais oublier non plus que la loi suprême québécoise n'est pas la loi 101, mais la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.A l'abri des pressions incommodes, je proclame que s'il est impératif de promouvoir, de protéger, de défendre la langue française au Québec, il n'est absolument pas nécessaire d'interdire d'autres langues dans le domaine de l'affichage commercial.Louis DUSSAULT Montréal M.Desbiens a dit vrai Au Dr G.-J.Prudhomme, ¦ Vous reprochez à Jean-Paul Desbiens de parler de lu loi de Dieu dans son article sur l'avortemcnt.Qu'y a-t-il d'étonnant à cela et qu'y a-t-il d'étonnant aussi à ce qu'il dise qu'une femme qui se fait avorter est une criminelle?Vous et beaucoup d'autres prétendez le contraire et ça n'est pas moins odieux ! Vous n'avez pas à aller cher- cher au Moyen-Orient pour nous servir les crimes les plus horribles de la planète.Chez nous, celui de l'avortement en est un des plus crapuleux, qui appelle le châtiment sur nos têtes! L'enfant, avant d'appartenir à sa mère, s'appartient en propre et je suis d'accord avec M.Desbiens: c'est un crime que de le tuer, un crime au même titre que de tuer n'importe qui.(.) Jacqueline PASCAL Saint-Laurent Place aux modérés ¦ Les nouvelles démissions au sein du Parti québécois expliquent la tendance radicale qui se dessine dans le mouvement.La nouvelle orientation donnée au parti par Jacques Pari-zeau fait fuir les modérés qui restent fidèles à la pensée de René Lévesque.Celui-ci avait mis au rancart la souveraineté sachant qu'elle ne pouvait conduire le Québec qu'au désastre.L'attitude courageuse de Lévesque avait entrainé la démission de Parizeau et de quelques autres.Maintenant que le fondateur du PQ est décédé, les irréductibles comme Parizeau ont décidé de se lancer tète baissée dans la voie dangereuse de l'indépendance.Par malheur, Lévesque n'est plus là pour arrêter ces casse-cou.Cependant, les jeunes qui viennent de démissionner ont fait preuve de plus de maturité que Parizeau ou Gérald Godin.Ils voient le danger.Ils préfèrent abandonner le mouvement que de s'associer à une entreprise qui risque d'avoir des conséquences fâcheuses pour le Québec.On ne peut que les féliciter de leur action.D'ailleurs l'intolérance est en train de s'installer au Parti québécois.Gérald Godin n'a-t-il pas accusé son collègue Jacques Brassard de traître parce qu'il ne partage pas ses opinions et qu'il est resté fidèle à la politique de prudence et de modération de René Lévesque?Il est temps que les modérés du PQ fassent savoir à Parizeau et à Godin que la vaste majorité des Canadiens français du Québec ne sont pas des extrémistes et qu'ils ne sont pas prêts à les suivre dans leur dangereuse aventure.Yvon LABRECOUE Laval N.B.B La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réser* ve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montreal, H2Y 1K9. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD115 MARS 1988 B3 Marcel Adam Un débat qui n 'a rien de scientifique On a l'impression que l'administration montréalaise se comporte au sujet de la fluora-tion comme les gouvernements du Québec et d'Ottawa, l'an dernier, au sujet de l'accord du lac Mcech: elle lient des consultations publiques alors qu'elle a décidé de fluorcr l'eau potable.Il est difficile de ne pas y voir une opération futile destinée à sauver les apparences de la démocratie.On sait que depuis mercredi une commission du conseil municipal tient des audiences publiques où s'affrontent supporteurs et adversaires de cette mesure qui consiste à lutter contre la carie dentaire chez les enfants par l'addition de fluorure à l'eau de consommation.Une membre du Comité exécutif, Mme Léa Cousineau, expliquait récemment à La Presse: «Ce qui nous a décidés à faire des consultations publiques, c'est le soupçon que peut-être nous n'avions pas tous les renseignements et les études récentes sur la fluoration de l'eau.» Mme Cousineau ajoutait que l'administration réviserait sa position si la Commission qui siège actuellement faisait une recommandation négative, ou encore si le caucus des élus du RCM se révélait très partagé et inquiet à la suite de cette consultation.Ces propos devraient rassurer ceux qui croyaient l'administration irrémédiablement figée dans une attitude dogmatique.Malheureusement les dés sont pipés en faveur du camp profluor.D'abord l'administration municipale est favorable à la fluoration.Ensuite le gouvernement provincial, qui favorise lui aussi cette mesure, a accordé $40,000 de subsides à la Coalition québécoise pour la fluoration, mais refuse d'accorder le quart de cet octroi au groupe opposé: la Coalition pour une eau saine.Privé de fonds lui permettant par exemple d'assumer les frais de déplacements des experts étrangers qu'il entendait faire témoigner devant la commission municipale, le camp antifluor se trouve désavantagé par rapport à l'autre groupe, même si l'administration municipale s'est t gagée par la voix de Mme Cousineau à lui faciliter les choses au maximum.Québec invoque un argument spécieux pour justifier sa discrimination: le gouvernement ne saurait financer un groupe de ci- toyens qui s'oppose à l'application d'une loi.En fait, le gouvernement encourage la fluoration et accepte de défrayer cette mesure, mais il laisse libres les municipalités de fluorer ou non leurs eaux.Comme cette loi n'oblige pas, les deux camps qui font valoir leur thèse devant les autorités municipales devraient donc être traités sur un pied d'égalité par Québec.Le gouvernement aurait du faire en sorte que le débat soit juste et équitable, parce que la fluoration est une mesure très discutable (contre laquelle un organisme public aussi sérieux que le Conseil consultatif de l'environnement a lancé une mise en garde il y a trois mois).Même s'il était plus équilibré, le débat en cours ne tirera pas cependant au clair la question de la fluoration de l'eau parce qu'il n'a aucune valeur scientifique.Une lettre signée hier dans cette page par deux scientifiques a bien montré qu'il s'agit d'un débat strictement politique.Pour eux, ce n'est pas à une consultation publique qu'il aurait fallu confier le soin de trancher une question qui met en cause la santé publique, mais à une équipe de chercheurs neutres et reconnus.«Aucun chercheur scientifique sérieux, remarquent-ils, n'osera affirmer aussi catégoriquement qu'on le fait à propos du fluorure qu'un produit, aussi efficace soit-il, est sans danger, valable pour tous et en toute circonstance.» Est-il acceptable que dans une matière aussi grave les pouvoirs publics fassent leur religion en fonction des débats passionnés que se livrent deux camps d'activistes politiques, plutôt que des avis de scientifiques impartiaux de diverses disciplines?Cela étant dit, je persiste à penser que des pouvoirs publics vraiment respectueux des droits des citoyens devraient s'interdire de recourir à une médication de masse obligatoire dont seule une minorité de la population peut tirer bénéfice.À vrai dire, il est révoltant que le gouvernement force une population à prendre un médicament pour pallier à un mal non contagieux qui résulte de mauvais comportements personnels.le ne comprends pas que des médecins souhaitent que les administrations publiques fassent à une population ce qu'eux-mêmes ne se sentiraient pas le droit de faire à l'égard de personnes adultes et responsables.TEMOIGNAGE L affaire Gosset vue par un policier ¦ Tout jeune on m'a appris qu'un homme devait avoir le courage de ses convictions, l'ai trouve le courage d'afficher publiquement mon opinion qui découle de plus de dix-sept années d'expériences policières.Le 15 mai 1987.j'ai du comparaître devant un comité disciplinaire formé de trois directeurs de police pour répondre à des accusations d'avoir pris ce droit d'écrire dans les journaux les 18 septembre et 12 décembre 198b au sujet de la dé-motivation policière.Même si on est arrivé à un verdict de non-culpabilité, j'ai quand même dû subir ce procès avec en prime une mise en garde.Oui d'autre qu'un policier doit répondre à des accusations pour exercer ce droit fondamental?En 1976, à l'occasion des |eux olympiques de Montréal, je faisais partie d'un commando d'élite «ALFA» spécialement entraîné contre les interventions armées et les opérations terroristes.Aujourd'hui, malgré tout, je doute pouvoir atteindre une cible mobile d'une dimension de six pouces sur dix pouces à une distance de vingt pieds sans mirer l'arme comme l'a fait l'agent Gosset.Cette performance nécessite un entraînement intensif soutenu.Pourtant, certains journalistes et intervenants insistent sur le fait que Griffin a reçu le projectile en plein front, laissant ainsi croire que l'agent visait cette partie du corps.Alors que je faisais partie d'une autre section spécialisée contre le crime organisé, avec d'autres confrères, nous avons effectué l'arrestation de deux individus sur une «job» (délit criminel).Ceux-ci, reconnus pour commettre des crimes violents, furent sommés de se rendre à la pointe du revolver.Alors qu'un des deux prévenus résistait, le policier l'agrippa par son gilet et le sortit de l'arrière de son volant.Un coup de feu retentit.Le policier forçant de sa main gauche pour le sortir hors de son véhicule avait du même coup involontairement forcé de sa main droite, appuyant ainsi sur la détente de son arme.Dieu merci, le projectile traversa le toit du véhicule.Quelle conclusion en aurait-on tirée si l'individu avait été atteint au front à une distance de quelques pouces et que, par surcroit, cet individu eut été de race noire.Un accident peut arriver à n'importe qui.Il m'est arrivé d'omettre volontairement d'enfiler les menottes à un prévenu afin d'éviter de créer une situation.Il va de soi qu'il s'agissait d'un cas d'exception.Lorsqu'un individu reconnu pour son caractère violent démontrait une certaine collaboration avec le policier qui devait le conduire aux cellules, n'était-il pas plus sage de garder une attitude quelque peu amicale ou courtoise qui pouvait avoir un effet rassurant sur le prévenu, au lieu de provoquer et d'exciter celui-ci en lui mettant les menottes?Par conséquent, au lieu d'avoir eu à contrôler un individu récalcitrant dès le début avec l'assistance d'une seule femme policière qui n'avait pas encore l'expérience du métier ni la force physique d'un homme, le policier aurait pu alors compter sur la collaboration d'autres confrères de travail une fois au poste de police.Depuis dix-sept ans, je m'étonn-ne du laxisme et des exigences particulières des procédures judiciaires pour faire trouver coupable des individus qui, souvent, récidivent et finissent par s'en sortir.Aujourd'hui, on crie haut et fort pour dénoncer ce même système qui acquitte Gosset et on en fait l'ennemi public numéro I.On voudrait le voir payer jusqu'à la dernière goutte de son sang.On oublie qu'il a servi honnêtement la société pendant seize années et on se plaît à croire que le présent événement reflète le passé du policier.Alors qu'en 1986 une décision arbitrale venait légitimer la patrouille solo et la notion de la faute lourde, je prédisait que d'une police démotivée on allait créer une police craintive.Allez rencontrer les policiers qui vivent la réalité de la rue avec sa violence omniprésente et demandez-leur les effets de cette attitude sociale démesurée où l'on justifie les criminels à coups de «droits» et persécute les policiers au nom de la justice.Aujourd'hui, ma seule motivation réside dans la satisfaction du travail accompli et celle d'aider mon prochain.Il y a des jours où je me demande si ça vaut vraiment la peine ou s'il ne serait pas plus intelligent de devenir un «drop out» comme plusieurs autres, désillusionnés par la réalité des choses.|e n'ai jamais eu de ressentiment face aux individus d'autres origines ethniques.Au contraire, j'ai toujours admiré ceux qui ont le courage de changer leur destinée.Cependant.mon expérience policière m'amène à faire une distinction entre ces gens et ceux qui profitent de leur condition pour adopter des attitudes et dénoncer des situations qui n'ont rien de racistes mais servent leurs intérêts pour accroître leurs droits et leurs influences.Combien de fois ai-je entendu lors d'enquêtes policières «because I am black» ou «c'est parce que je suis noir», qui ne sert en vérité qu'à donner une certaine immunité à l'individu enquêté, mettant implicitement le policier en garde qu'il pourra répondre de son geste racial.Qui fait preuve de racisme alors?Doit-on conclure qu'il faille traiter les suspects selon leur race et leurs origines ethniques?Ce genre de situations de plus en plus fréquentes crée un malaise sérieux chez les policiers qui ne savent plus sur quel pied danser pour accomplir leur devoir.L'animosite entre les policiers et cette couche particulière de la société qui crée et généralise des cas d'exceptions vient biaiser la vision réelle de la relation du policier en général avec les minorités visibles.Il sera difficile, sinon impossible à la société d'imposer à des policiers d'aimer ces détracteurs alors qu'eux-mêmes se sentent attaqués et accusés à tort et à travers.Aussi longtemps qu'on généralisera des situations particulières et isolées pour faire la preuve d'un racisme encore à l'état embryonnaire mais attisé par l'excitation sociale et les informations dirigées et amplifiées, on ne pourra faire avancer les choses qui au contraire auront tendance à se détériorer.En conclusion de cet article, je souhaiterais aux différents analystes, journalistes et autres intervenants dans ce dossier qu'ils fassent un bref stage en compagnie des policiers lors de leurs interventions quotidiennes pour être par la suite en mesure de mieux évaluer, au- tant sur le plan humain que technique, les implications du policier dans son travail et peut-être informer le public d'une manière moins tendancieuse parce qu'on dit que «comprendre c'est pardonner».En terminant je ne vous citerai que ma dernière semaine de travail: deux interventions pour des agressions armées qui firent deux victimes du couteau.Un événement où l'accusé délirant traversa une porte, l'arrachant sur son passage et surprenant le policier stupéfié qui fut appelé sur les lieux et qui dut garder son sang-froid devant ce personnage à la «Uambo» qui le chargeait armé d'un couteau dans chaque main.Un vol à main armée avec séquestration dans un commerce commis par deux jeunes gens dont j'éviterai de donner la description pour ne pas être traité de raciste.Quelques causes de violences conjugales comme il y en a de plus en plus.Une perquisition pour effectuer l'arrestation d'un individu qui venait de commettre une introduction par effraction et qui comme plusieurs autres clamait ses droits et criait a l'injustice avec l'arrogance usuelle, l'en passe et vous fait grâce des macchabées pendus et mutiles des semaines précédentes.Denis CUSSON Policier LIBRE OPINION Le Droit est en danger ¦ La température monte dans l'Outaouais où le seul quotidien de langue française est en grève depuis le 20 février.Plus de 600 personnes ainsi que des personnalités politiques sont venues tour à tour dénoncer une perte désastreuse pour notre identité lors d'un déjeuner de l'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) le 6 mars.Pétitions, résolutions des municipalités, une levée de boucliers pour forcer les parties à se rencontrer.La communauté franco-onta-rienne est coupée de son droit le plus strict à l'information «dans ma langue», comme le soulignait Isabelle de Courville Nicol, représentante des étudiants et étudiantes du niveau secondaire de l'Ontario.la PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques.Montreal h2y1k9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400.\u2022 Port de retour garanti.RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT 285 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.REDACTION 285 PROMOTION 285 COMPTABILITE Grandes annonces 285 Annonces classées 285' 6911 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSÉES Commandes ou corrections lundi au vendredi de Bh n 17h 285-7111 CRANDES ANNONCES Détaillants National.Telê-Presse Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 lit* 394, Laurier ouest, Montréal 273-2484 Madame Gisèle Lalonde, maire de Vanier, a déclaré que «Lord Durham n'est pas mort» et c'est le maire de Hull, M.Michel Légère, qui lui a accordé toute sa solidarité en signalant que «dans l'Ouest ça fait chic, ça fait bien de parler français.mais on est aussi loin de Québec à Hull que vous l'êtes de Toronto».L'ACFO ne veut pas prendre part au litige; son objectif est de sensibiliser les gens.Elle s'engage toutefois à lancer une campagne d'abonnement selon son président, M.Yves Sincenne, président régional d'Ottawa-Carleton.Le Droit a, depuis 1984, accumulé un déficit de 4,5 millions et, comme le souligne Mme De Muy, «ce n'est pas une convention collective comme les autres.Il faut procéder à un redressement financier si l'on veut s'assurer la viabilité du journal et sauver les emplois.» Durant ce temps, la capitale nationale est privée d'une de ses langues officielles; les avis publics aux créanciers doivent se faire en anglais.C'est une catastrophe qui dépasse de beaucoup le simple rôle de l'entreprise privée.Qui va garantir la survivance de la langue d'une nation fondatrice?Qui va s'assurer du respect du droit à l'information?Le Droit couvre deux provinces et sa disparition signifierait la perte d'environ 250 emplois directs et de quelque 500 autres indirects pour l'économie régionale.S'il faut un négociateur, que le gouvernement fédéral se décide \u2014 et vite \u2014 car à quoi bon sa nouvelle Loi sur les langues officielles si l'une d'elle est inaccessible?Micheline GOULET Ottawa Question d'argent m renons deux personnes au travail pour le même m* employeur.L'une a un diplôme du secondaire.Sa tache est relativement complexe et exige certaines habiletés techniques et intellectuelles.L'autre n'a complété que le primaire.Sa tâche est relativement simple et exige des habiletés surtout manuelles.Ouestion : laquelle de ces deux personnes est le mieux payée?La première, évidemment!, répondrez-vous.Faux.C'est la deuxième.Pourquoi?Parce que c'est un homme, plus précisément quelqu'un qui travaille dans un secteur d'emploi traditionnellement masculin.Inutile de préciser que la première est une femme, travaillant dans l'un de ces secteurs où la majorité des employés sont des femmes.C'est un exemple entre autres.Celui-ci vient de l'Université de Montréal, mais la même injustice existe ailleurs, dans tous les milieux de travail ou presque.Cette inégalité systématique, entre les salaires des emplois «masculins» et ceux des emplois «féminins», est un phénomène général dans toutes les sociétés.C'est pourquoi il est important de comprendre le sens de la lutte qu'a entreprise la CSN pour essayer d'introduire au sein de la fonction publique un minimum d'équité salariale, en réajustant à la hausse les échelles de salaire des «ghettos d'emploi» féminins.Il ne s'agit pas d'en enlever aux gens qui travaillent dans les métiers à majorité masculine, mais de placer, dans la hiérarchie salariale, les «métiers de femme» là où ils devraient être en fonction des qualifications exigées.* ?Voici donc, au texte, deux avis de poste vacant à l'Université de Montreal.Je public ceux-ci parce que je les ai sous la main, gracieuseté d'un lecteur vigilant, mais le même phénomène se produit ailleurs, même là où tout le personnel est syndiqué (c'est le cas à l'U.de M.), et même à l'intérieur d'un même syndicat.Regardez donc, pour voir, dans votre propre milieu de travail, je mettrais ma main au feu que vous tomberez sur des exemples analogues.* * * D'abord, le premier avis, celui par lequel on recherche une sténo-secrétaire pour l'un des départements de l'U.de M.Titre de la fonction: Sténo-secrétaire, classe IV.Echelle de salaire: De $10.44 à S11.82.Description sommaire des tâches: Sous direction du supérieur immédiat, prend en sténographie; transcrit des textes en utilisant une machine à écrire ou un système informatisé de traitement de textes; utilise un appareil enregistreur; reçoit des appels et fournit les informations appropriées; tient l'agenda de son (ses) supérieur(s); ouvre, trie et distribue le courrier; rédige cl transcrit la correspondance d'ordre courant; s'occupe d'un système de classement; vérifie des comptes de dépenses; vérifie, complète et corrige, s'il y a lieu, divers formulaires et autres lâches connexes.Qualifications requises Scolarité: Diplôme terminal du secondaire.Expérience: Minimum d'une année d'expérience dans un travail connexe.Autre(s): Connaissance de la sténographie et de la dactylographie; aptitude à utiliser un dictaphone et un système informatisé de traitement de textes.* * * Voici maintenant l'autre avis, affiché au même moment dans la même institution.On demande ici un préposé à l'entretien au centre sportif de l'U.de M.Titre de la fonction: Préposé à l'entretien.Echelle de salaire: $12.65.Description somaire des tâches: Sous les directives du supérieur immédiat, effectue des travaux d'installation, de vérification, de préparation, de réparation cl d'entretien des lieux et des installations sportives; conduit et opère des véhicules motorises avec ou sans remorque ou accessoire; effectue de menus travaux de peinture, de menuiserie, de bricolage, de réparation de mobilier, d'objets, etc, qui ne requièrent pas les services d'un homme de métier; prépare les locaux; fait et défait les installations requises pour les sessions d'examens, les spectacles, les réunions, et autres taches connexes.Oualifications requises Scolarité: Cours primaire.Expérience: Aucune.Autre(s): Connaissance élémentaire des installations sportives et équipements correspondants; détenir un permis de conduire de la classe appropriée valide et reconnu.* * * Il va de soi qu'il ne faut pas, surtout pas, en conclure que le second est trop bien payé.C'est la première qui ne l'est pas assez, en comparaison.Aussi est-il bien entendu que ceux qui, comme la CSN, veulent remédier à cette injustice millénaire dont les femmes sont encore victimes, ne veulent pas diminuer les salaires des secteurs d'emploi traditionnellement masculins, mais plutôt rehausser ceux des secteurs où les salaires sont inférieurs par rapport aux qualifications exigées, pour la simple et unique raison que les emplois «féminins» ont toujours été dévalués.Longtemps, la société s'est attendue à ce que les femmes travaillent bénévolement, ou pour moms cher que les hommes.C'est fini, ce temps-là.LIBRE OPINION L'avenir est au PLQ ¦ La jeune Isabelle Courville a bien le droit de se chercher un avenir ailleurs que dans le Parti québécois (La Presse, 2 mars).Après tout, tout le monde a appris à la connaître depuis quelques mois.Cest une jeune femme qui a de l'avenir.Elle promet, c'est certain.Elle a l'air d'avoir bien du talent.C'est toujours intéressant de voir les jeunes montrer ce qu'ils peuvent faire.C'est intéressant de les voir réussir.Ce n'est pas un crime d'avoir de l'ambition quand on a du talent.Elle dit qu'elle ne renouvellera pas sa carte du PQ.Avec ses idées, elle pourrait aller retrouver les jeunes du Parti libéral pour militer.Les autres jeunes qui ont démissionné pourraient aller au Parti libéral eux aussi.Je ne suis pas un grand prophète, mais ça ne me surprendrait pas parce que leur avenir est là.C'est la chose à faire s'ils veulent réussir.Ludovic GAGNON Montréal Le Monde B 4 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 15 MARS 1988 L'armée impose le couvre-feu total sur Gaza pendant la nuit Neuf Palestiniens blessés en Cisjordanie i/';ipns AFP et Hcutcr II IIUSALEM m w armée israélienne a impo-b se, à partir d'hier soir, « jusqu'à nouvel ordre », un cou-vre-feu total sur le territoire de Gaza entre 22h00 et 3 h00 locales tandis que neuf Palestiniens étaient blessés par des soldats qui ont ouvert le feu pour disperser une foule qui attaquait la maison d'un villageois arabe soupçonné de collaboration avec les autorites d'occupation en Cisjordanie, a annoncé un porte-parole militaire.La mesure de couvre-feu « sera en vigueur jusqu'à nouvel ordre, en raison des troubles persistants dans la région.Nous voulons empêcher les agitateurs et les fauteurs de troubles de perturber le AFRIQUE DU SUD Pendaisons vendredi ¦ Un dépit des appels à la clémence lancés par des gouvernements occidentaux, six Noirs sud-africains condamnés à mort pour complicité dans l'assassinat d'un conseiller municipal noir seront pendus vendredi, a annoncé hier leur avocat.Me Prakash Diara indique que les six condamnés \u2014 cinq hommes et une femmes surnommés les « six de Sharpevillc » \u2014 avaient été informés de la date de l'exécution par des responsables de la prison centrale de Pretoria.PUNJAB Violence des extrémistes ¦ Des extrémistes sikhs ont tue 21 personnes dans l'État indien du Punjab, dont une famille de quatre membres.Ces assassinats perpétrés tard dimanche et au cours de la journée d'hier portent a 45I le nombre des victimes des violences au Punjab celte aminée.OLP Refus de partir ¦ L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) n'entend en aucun cas fermer les portes de son bureau newyorkais auprès de l'ONU, quelque soit l'attitude des autorités américaines, a affirme hier le chef de cette représentation, M.Zchdi Terr.Réagissant à la nolifi dti'i du département de a lust ice concernant l'amendement du Congrès sur la fermeture du bureau de l'OLP à partir du 21 mars, M.Terzi a répété que le différend n'est pas entre son organisation et le gouvernement américain, mais entre les États-Unis et les Nations unies.AFGHANISTAN La résistance à Genève ¦ Le dirigeant rebelle afghan.M.Gulbuddin Hek-katyar, a été nommé à la tète de l'Alliance des sept partis de la résistance afghane en remplacement de M.Mohammed Yunus Khales démissionnaire, a annoncé hier un porte-parole de la faction du Hezb-l-lslami qu'il dirige.La résistance a annoncé également qu'elle enverra une délégation à Genève pour participer aux négociations indirectes pa-kistano-afghanes pour trouver une solution au conflit afghan.cours normal de la vie », a indiqué le porte-parole de l'armée.Gaza «;ra complètement isolé pendant les heures du couvre-feu et « les entrées et les sorties de la région seront hermétiquement fermes toutes les nuits », a-t-on ajouté de même source.C'est la première fois, depuis le début des troubles, le 8 décembre, qu'une mesure de couvre-feu s'étend à l'ensemble du territoire occupé de Gaza.Quant à l'incident de Cisjordanie, il s'est produit dans le village d'Elamyoun.près de |enin, où un couvre-feu a aussitôt été imposé.Il fait suite au meurtre, ces dernières semaines, d'un policier arabe et au lynchage d'un Palestinien accusé d'être un informateur des autorités.Par ailleurs, suivant l'exemple de leurs homologues de Cisjordanie.des centaines de policiers arabes ont annoncé hier leur démission en réponse à l'appel en ce sens lancé par la direction clandestine du soulèvement en cours dans les territoires occupés.(oignant le geste à la parole, des dizaines d'entre eux ont rendu leur uniforme et leurs équipements en dépit d'une démarche de leurs supérieurs qui ont tenté de les dissuader.Il y a plus de 500 policiers palestiniens qui ont ainsi démissionné depuis le début des soulèvements, le 9 décembre.Dans la ville de Gaza.37 employés palestiniens du fisc, chargés de percevoir la TVA, ont également présente leur démission dimanche.Une quarantaine de leurs collègues avaient démissionné le 7 mars dernier.Au Panama, les fonctionnaires exigent d'être « payés en liquide », comme cette femme qui affiche un billet d'un dollar alors que la crise s'approfondit dans le pays.PHOTO REUTER Les derniers fidèles menacent le régime du général Noriega d'après Reuter.AFP.UPI et AP PANAMA La police anti-émeutes a fait usage de gaz lacrymogène, hier, à Panama, pour disperser une manifestation d'enseignants et d'autres fonctionnaires qui demandaient à être payés en liquide alors que le gouvernement est toujours confronte à une grave crise financière.Une cinquantaine de policiers ont affronté plusieurs centaines de manifestants dans le vieux quartier de la capitale du Panama, non loin du ministère de l'Éducation, avant de les disperser avec des grenades lacrymogènes.Du haut des toits ou de leurs fenêtres, des contestataires ont lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de l'ordre pendant que les bagarres se poursuivaient dans les rues avoisinantes.Mais on ne faisait état ni de blessés ni d'arrestations.« Nous voulons du liquide, nous n'acceptons pas les chèques », avait déclaré un représentant syndical avant la manifestation.Le gouvernement panaméen est pratiquement à cours d'argent depuis que les États-Unis ont pris des mesures financières destinées à forcer l'homme fort du pays, le général Manuel Antonio Noriega, à redonner le pouvoir à l'cx-président Eric Arturo Delvalle, en fuite mais toujours reconnu par Washington.Les banques sont fermées depuis le 4 mars.Au port de Balboa, des dockers ont également entamé une grève, hier, réclamant leur salaire des deux semaines passées.Par ailleurs, le président du Parti révolutionnaire démocratique (PRD, au pouvoir), M.Romulo Betancur, a affirmé hier que le général Noriega « n'a à aucun moment pensé renoncer à sa charge même dans un avenir lointain ».Washington s'est refusé hier à indiquer s'il chercherait à faire extrader Noriega au cas où celui-ci se réfugierait en Espagne.PHOTO REUTER Mikhaïl Gorbatchev se donne un coup de peigne avant de rencontrer les dirigeants yougoslaves.Gorbatchev en Yougoslavie : des conversations franches Le chef soviétique s'entretient avec des passants Agence France-Presse liF.LGP.ADE Le numéro un soviétique.M.Mikhail Gorbatchev, a entamé hier à Belgrade ses entretiens avec les dirigeants yougoslaves à l'issue de la première journée de sa visite officielle en Yougoslavie.M.Gorbatchev et le chef de l'État yougoslave.Lazar Mojsov, ont eut hier soir un premier entretien dont le point fort a été l'approbation d'un projet de déclaration commune, ont déclaré des porte-parole yougoslave et soviétique au cours d'une conférence de presse.Ce document, qui se réfère aux principes énoncés par les déclara-lions de I955 et 1956 (non ingérence et respect de la souveraineté) et qui devrait donner une physionomie nouvelle aux relations yougoslavo-soviétiques, sera adopté solennellement ce soir, en prélude à un diner que le président yougoslave offre en l'honneur du leader soviétique.Les conversations, articulées aussi bien autour des questions bilatérales qu'internationales, ont été « particulièrement franches et chaleureuses », a précisé M.Ilija Djukic, vice-ministre yougoslave des Affaires étrangères.En enchaînant sur ses propos, le porte-parole soviétique, M.Va-dîm Loginov.vice-ministre des Affaires étrangères, a précisé que MM.Mojsov et Gorbatchev avaient insisté sur le droit de chaque pays de construire un socialisme à sa mesure.« Personne n'a le monopole sur un modèle du socialisme.Chaque pays doit suivre sa propre voie mais doit étudier l'expérience de l'autre ».ont convenu les deux interlocuteurs, selon M.Vadim.Peu après son arrivée, M.Gorbatchev avait fait inopinément arrêter sa limousine dans une rue du centre de Belgrade et était sorti de voiture pour échanger quelques mots avec des passants pendant trois à quatre minutes.Un accueil sobre Arrivé en début d'après-midi a l'aéroport de Belgrade, M.Gorbatchev a.été accueilli par les chefs de l'État et du PC yougoslaves, MM.Lazar Mojsov et Bosko Krunic.Accueil solennel \u2014 21 coups de canon ont salué son arrivée \u2014 mais sobre : une simple poignée de main, sans rapport avec les effusions qui avaient marqué dans le passé les rencontres entre Leonid Brejnev et le maréchal Tito.Sous un ciel menaçant, M.Gorbatchev est descendu d'avion sui- vi de son épouse Raissa qui portait toque et manteau de fourrure élégants.Si Mme Gorbatchev a fait preuve de décontraction, souriant et faisant des signes de la main, le numéro un soviétique en revanche avait l'air plus soucieux qu'à l'accoutumée.Les observateurs ont relevé l'absence aux côtés de M.Gorbatchev du ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze, et la composition restreinte de la délégation soviétique.M.Gorbatchev est notamment accompagné de MM.Vadim Medvedev, secrétaire du comité central, chargé des relations avec les pays frères et Ivan Silaicv, premier vice-premier ministre.Après s'être installé au palais de Dedinje.résidence des invités étrangers de marque, le secrétaire général du PC soviétique a déposé une gerbe au monument du soldat inconnu à Avala, dans les environs de Belgrade, puis au monument des libérateurs de Belgrade.Les troupes soviétiques avaient participé à la libération de la capitale yougoslave à la fin de la seconde guerre mondiale.Guerre des villes : la trêve est finie Raids irakiens, représailles iraniennes Agence France-Presse MANAMA L9 Irak s'est déchaîné à coups de missiles hier contre Téhéran, au lendemain de la reprise de la « guerre des villes », alors que l'Iran reprenait ses tirs de missiles sur Bagdad et lançait deux offensives sur le frotit à quelque 300 km au nord-est de la capitale irakienne.La trêve dans la « guerre des villes » n'aura ainsi duré que deux jours.Dimanche soir, les événements se sont précipités avec un tir de missile d'« avertissement » sur Téhéran.Ils ont conduit hier après-midi l'état-major irakien à déclarer qu'il n'était plus tenu par cette trêve et que désormais « toutes les villes iraniennes seraient bombardées ».Comme d'habitude, les deux pays s'accusent mutuellement d'avoir violé le cessez-le-feu.Tout a commencé par une mise en garde de l'Irak à l'Iran, puis la télévision de Bagdad a montré le président Saddam Hussein ordonnant à son état-major de « préparer les missiles » et à son ministre des Affaires étrangères d'informer urgemment l'ONU que l'Iran avait violé la trêve et que l'Irak allait riposter.Moins d'une heure plus tard, l'Irak tirait sur Téhéran un premier missile, qui a fait au moins 16 morts et 27 blessés parmi les habitants, selon un bilan iranien.L'Irak a accusé l'Iran de ne pas avoir respecté les conditions qu'il avait posées pour mettre fin à la première phase de la « guerre des villes », le 11 mars.Ces conditions avaient été jugées « complètement absurdes et ridicules » par l'Iran qui avait toutefois accepté un cessez-le-feu inconditionnel.Les conditions posées par l'Irak étaient notamment que l'Iran ne bombarde plus de zones civiles irakiennes et ne lance plus de nouvelles attaques aux frontières internationales.L'état-major irakien se réservait entre-temps le droit de bombarder des objectifs économiques servant I' « effort de guerre » iranien.Sur le front, les forces iraniennes ont engagé deux offensives aux abords de Suleimaniyeh : d'une part l'opération Zafar-7 dans la région de Khormal, au sud-est de cette importante ville kurde, où elles ont « libéré », selon Téhéran, 40 km2 et pris le contrôle de 14 hauteurs ainsi que de sept villages, après avoir mis hors de combat 450 soldats irakiens; d'autre part l'offensive nommée Beit-al-Moqaddas-3, qui a été lancée dans la nuit de dimanche à lundi au nord de Suleimaniyeh, où les forces iraniennes ont occupé une dizaine de hauteurs et deux localités, toujours scion Téhéran.Hier, au début de l'après-midi, ces forces se trouvaient à 20 km de la ville de Suleimaniyeh, a affirmé le communiqué iranien.Par ailleurs, le chef du mouvement d'opposition iranien, les Moudjahidine du peuple, M.Mas-soud Radjavi, a décidé de relâcher 200 prisonniers capturés en 1987 en Iran par l'Armée de libération nationale iranienne (ALNI), affirme un communiqué des Moudjahidine publié hier à Bagdad.L'Église haïtienne voudrait voir le Canada lier son aide au respect de la personne Si le peuple n'est pas aidé, il n'a pas d'autre issue que la mort », déclare l'évêque des Conaïves, Mgr Emmanuel Constant « MARIE TISON \u2022SAUF LES JOURS FÉRIÉS UN PRIX AU GOUT DU JOUR SIDNEY TOM POITIER BERENGER «UN THRILLER BRÛLANT.JANET MASUN.NEW YORK TIMES L-r.«» TwM'T'-Piciurt'N SHOOT TO KILL 13 ¦I 1:00-3:10-5:2 -7:30-9:40 ivif PALACE © [will LOEWS © 12:20-2:35-4:55-7:20-9:40 dira 1:00-3:10-5:30-7:30-9:40 Tous le» jour» 7:30-9:40 41m 12:20-2:35-4:55-7:20-9:40 Tou» le» jours 7:20-9:40 U PARISIEN © CAlNfnSt O Jeudi I:00-3:10-5:30-9:4Q 6 NOMINATIONS AUX OSCARS MGDNSTRUŒ 12:30-2:40-4:50-7:00-9:10 6NOMINATIONS AUX OSCARS DONT MEILLEURE CINÉMATOGRAPHE \"~«^ [^fi«>l iEmpire tSèsuni Meilleure comédienne Cher LOEWS © .ST! VI s \\Plt I HI C(l 12:15-2:30-4:45-7:05-9:15 dim 12:45-300-5:10-7:15-9:25 TOU6 les (ours 7:15-9:25 dira 12:50-3:00-5:10-7:20-9:30 Tous les jours 7:20-9:30 LOEWS © l VM SIC CAtrURMI O :00-00-8:00 NOMINATIONS AUX OSCARS SS MORNI1W I.OSCAR OU MEILLEUR irB»rrH-»T * \\t AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS COMÉDIEN.V III 1 lV*i?l dira 11:00-2:1S-4:40-7:00-9:20 Tou6 les jours 7:00-9:20 LOEWS © UNIVERSITE ® 13 12:00-2:20-4:40-7:10-9:45 dim 12:00-2:20-4:40-7:10-9:30 Tous les jour» 7:10-9:30 Le PARISIEN © «JC SH CAlHt«\"Wt o dim 12:00-2:20-4:40-7:10-9:30 Tous les jours 7 :10-9:30 dira 12:00-2:20-SSSSJ 4:40-7:10-9:40 Tous les jours 7:10-9:40 I .« îhcSptrrtOtMontteAl dim 12:00-2:20- | 4:40-7:10-9:40 Tous les jours 7:10-9:40 fe.IMPÉRIAL © ¦\"VERSAILLES ¦© din 12:00-2:20-, 4:40-7:10-9:40^ Tous les jours 7:10-9:40 2NOMINATIONS AUX OSCARS MEILLEUR COMÉDIEN \u2022 JACK NICHOLSON I 14, IRONWEET.12:50-3:00-5:10-7:20-9:30 [ .'\u2022 ¦ J ,dim 12:30-2:40-4:50-7:05-9:20 Tous les Jours 7:05-9:20 yiceversa m a com LA COMÉDIE QUI N'A PAS D'AGE VERSION ORIGINALE ANGLAISE ' I:20-3:25-5:30-7:35-9:40 KEVIN BACON ELIZABETH McGOVERN SHE'S HAVING A BABY nn jjjMfe.rj Ç * too DORVAL W (BEE dim 12:30-2:40-4:50-7:05-9:20 Tous les )ours 7:05-9:20 dim 11:50-3:00-5:10-7:20-9:30 Tous Ie6 jours 7:20-9:30 &.$ PALACE' .© 12:00-2:15-4:35-7:00-9:20 UNE HÉRITIÈRE.UN IMPOSTEUR.UNE MACHINATION.UN MEURTRE.dim 1:15-3:15, _) -6:15-9:15 Tous les jours 6:15-9:15 LOEWS ©IMI'S FAIRVI \"nimiitiiaKnriiMEnvc VERSION ORIGINALE ANGLAISE \u2022¦Le croiriez-vous si on vous disait que John Waters, l'homme responsable d avoir porté Divine, ce travesti de ( 135 kilos à l'écran, s'attaque maintenant aux droits civils?» 1 \u2014 Bill Brownstem./¦ THE GAZETTE IgjWÀ'ltl 1:10-3:10-5:10-7:20-9:30 sjHaojwlSj WSJ dim 1:10-3:10-5:10-7:10-9:10 Tous les jours 7:10-9:10 dim 1:00-3:05-5:10-7:20-9:30 Tou» les jours 7:20-9:30 G\" V.F.DE «THE VOYAGE HOME» KATHLEEN TURNER BURT REYNOLDS CHRISTOPHER REEVE SWITCHING CHAIXIMELSrcn Ha-rspf&y ( -nn v«* *r \u2022\"\u2022«\u2022> Le PARISIEN ® 1:30-4:05-6:45-9:ZQ 222 ¦ PAR PI TIE.PRENEZ L'ESCALIER ASCENSEU 12:30-2:45-5:00-7:15-9:30 dim 12:30-2:45-5:00-7:15-9:30 Tous les jours 7:15-9:30 60 CfCf v 13 .Vf«HON \"AfiÇAlu .f M LUI DANS LA LIGNÉE DES SPIELBERG Lt PARISIEN © i.vi CATKhM O WsV.- ' .^VERSAILLES © \\nx.t via-uns îvi geo LES DÉSASTRES DU DÉMÉNAGEMENT.RICHARD PRYOR G '-^^MLACf © An ANTRAL Matn cimtP-'Nt 5 sa* HLMS 1:00-3:10-5:20-7:30-9:40 to kenny triomphe à berlin.Kenny MOVING U PARISIEN © Toun le» Jour» auuyj 1:00-3:05-7:20 Toub les Jourfl 9:25 COLLÈGE DE BRANOEL RECHERCHE PROVISEUR FORME À TOUS LES COMBATS._ BELUSHI L0U1S L=£J! LE GOSSETT|JR IPROVISEUR1 (JMTl^TyflHTFII 12:15-2:30-^gSgggr *>-'J erine 288-2115 BROADCAST NEWS (Irancais) (G) Dolby Stcrr.o 1:30 ¦ 4:15 - 7:00 ¦ 9:35__ LES GENS OE DUBLIN (G) 1:00 - 3:00 - 5:00 ¦ 7:00 \u2022 9:00 Eiccpto Lundi 14 mm 1:00 ¦ 3 00 - 5:00 \u2022 7:00 ÉCLAIR DE LUNE (G) Dolby Storco 1.00 - 3:15 \u2022 5:30- 7:45- 10:00 PASSION BEATRICE (14 ans) 1:40 \u2022 4:25 - 7:10 - £45 _ LES POSSEDES (G) 12:45 - 3:00 \u2022 5:15 - 7:30 \u2022 9:45 BONAVENTURE Pioce Bonovenlure SA1-272S MISSING IN ACTION -3 (14 an») 7:30 - 9:30 m THE SERPENT AND THE RAINBOW (18 ans) 7:00 \u2022 9:00__.BROSSARD Mail Cliamptain 445-5904 L'EMPIRE DU SOLEIL (G) Lun.au jeudi: (L00_ ECLAIR DE LUNE (G) - 7:30 - 9:30_ BROADCAST NEWS (Irancais) (G) Dolby Slerco 7.00 \u2022 9:40 CARREFOUR LAVAL 2330.Au! doi lauionlioes 688-3414 TOQUEE (G) - 7:05 - 9:30 ACTION JACKSON (14 ans) Dolby Slerco 7:20 \u2022 9:40 PILES NON COMPRISES (G) 7:00-9:15 ECLAIR OE LUNE (G) 7:15-9:25 SATISFACTION (G) Dolby Slcico 7:10-9:10 _ BROADCAST NEWS (Irancais) (G) Dolby Slcreo 7:00 - 9:40 CENTRE-VILLE 2001 Université Com cm Moaonnevv» 849-4518 INTERVISTA (Ir.) (G) 1:00 - 3:10 \u2022 5:20 - 7:30 \u2022 SATISFACTION (G) 1:05 - 3:05 - 5:05 - 7:05 - Sl LE SOLEIL NE REVENAIT PAS (G) 1:30 - 4:30 - 7:10 - 9:30 UN ZOO LA NUIT (14 ans) 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:20 LES AILES DU DÉSIR (G) 1:15-4:15- 7:00-9:25 TESTAMENT DUN POETE JUIF ASSASSINE (G) 1:15-3:15-5:15-7:15-9:15 _ MY LIFE AS A DOG (G) 1:00 - 3:05 - 5.10 - 7:15 - 9:20 LE CRI DU HIBOU (G) 1:05 - 3:15 - 5:25 - 7:35 - 9:45 UN HOMME AMOUREUX (Mars) 1:00 \u2022 310 \u2022 5:20 - 7:30 - 9:40 COMPLEXE DESJARDINS HTS] Boulon) 1 288-3141 LSU LES INNOCENTS (G) 12:30 - 2:45 - 5:00 - 7:05 - 9:15 LUNETTE DOR (G) 12:45 \u2022 3:00 - 5:10 - 7:20 - 9:30 Eicrptc Dim.13 mars: 3:00 - 5 10 - 7 20 - 9:30 AU REVOIR LES ENFANTS (G) 1:00 - 3:10 - 5:20 - 7:30 - 9:40 AGENT TROUBLE (G) 1:15-3:15 - 5:05- 7:00-9:00 CRÊMAZIE Si-Demi A Démolie 388-4210 WALL STREET (Irancais) (G) Dolby Slerco 7:10-9:30 LE DAUPHIN BoouD.on cwAl a IDoryil» 721-4040 LE DERNIER EMPEREUR (G) Dolby Slorco 8:00 - Saul Mardi 1S mars: 2.00 ¦ 6:00 - 9 00 TOOUEE(G)-7:1S-9:30 Saul Mardi 15 mars: 2:00 - 4:15 - 7:15 - 9:30 ÉGYPTIEN 1455, ru* Ptel 843-3112 THE UNBEARABLE LIGHTNESS OF BEING (14 ans) Dolby Slorco Dim.au Jeudi: 1:15 - 4:40 - 8:30 ANNA (G) - 1:00 - 3.00 - 5:00 - 7:10 - 9:15 BROADCAST NEWS (G) Dolby Slerco 1:00 ¦ 4:00 - 7:00 - 9:40 LE FAUBOURG 1616.Sto-Ccrtnatln* o 932-2121 1 A NIGHT IN THE LIFE OF JIMMY REARDON (14 ana) Dolby Slorco THX 1:00 - 3:00 - 5:00 - 7:00 - 9.00 THE DEAD (G) 1:10-3:10-5:10-7-10-9:10 HOUSE ON CAROLL STREET (G) 1:30- 3:30 - 5:30 - 7:30 - 9:30 WALL STREET (G) Dolby Stereo 2:00 ¦ 4:30 - 7:00 - 9:30 JEAN-TALON \u2022 2 rue» O l'ail oo Pie-IX 725-7000 L'EMPIRE DU SOLEIL (G) Lun.au Jeudi: U:0U LONGUEUIL t [ml Place longueuii 679-7451 _O 1 Si?I WALL STREET (Irancais) (G) 7:05 \u2022 9.30 _ PILES NON COMPRISES (G) 7:10 - 9:20 ODÊON-LAVAL Centre 2000 ¦ BouJ SMomn 687-5207 L EMPIRE DU SOLEIL (G) Dolby Slorco Lun.au Jeudi: 8:00__ WALL STREET (Iranc4is) (G) 7:10-9:30 PLACE DU CANADA.fTJJ] Via Cnoteou Chomotoin 861-4595 I v I THE LAST EMPEROR (G) Dolby Stereo 70MM S 00 - Saul Mardi 15 mars 6:00 - 9:00 SQUARE -DECARIE Deccirie, «ua.ao'Jeon-totoh 341-3190 OFF LIMITS Ootby Stereo 7-15 - 9:30 A NIGHT IN THE LIFE CF JIMMY REARDON (14 ans) - 7:00 - 9 15 POINTfrCUIRt tl4t-tHMco«adfcjnn*(«r]lk>mV 61»7>M V ''\u2022 ACTION JACKSON (14 ans) Dolby Stereo 700 - 9:00 THE UNBEARABLE LIGHTNESS OF BEING (14 ans) Dolby Slerco \u2014 Lun.au Jeudi: B 00 WALL STREET (G) Dolby Slerco 7:10-9:45 BROADCAST NEWS (G) Dolby Stereo THX 7:00 - 9:50 _ OFF LIMITS Dolby Slerco 7:30 - 9:35 A NIGHT IN THE LIFE OF JIMMY REARDON (14 ans) Dolby Slerco \u2014 7:10 - 9:10 PLACE ALEXIS NIHON Nrveou du M6HO AfWOler 935-4246 m OFF LIMITS Oolby Stereo 12:45 - 2:50 - 5:00- 7:10 - 9:20 MISSING IN ACTION «3(14 ans) Dolby Slerco 1:00- 3:00- 5:00-7:00- 9:10 _ ACTION JACKSON (14 ans) 1:30- 3:30 - 5:30 ¦ 7:30 - 9:30 ;ST-DENIS 1590.rue Si-Denis 845-3227 L'EMPIRE OU SOLEIL (G) Dolby Stereo 1:00 - 4:00 \u2022 7:00 - 10:00 m PILES NON COMPRISES (G) 12:30- 2:45-5.00-7:30-9:45 MONTREAL 15(4.Mt Royal h Popineou 521-7870 3 HOMMES ET UN BEBE (G) 12:45 - 2:50 - 4:55- 7:00 - 9:10 DANSE LASCIVE (G) 12:20 - 2:10 \u2022 4:00 \u2022 5:50 \u2022 7:40 - 9:30 ASTRE, ST-leonbrd, 9480 locofdaire 327-5001 OFF LIMITS Oolby Slerco 7:15-9:15 E5 SWITCHING CHANNEL (G) Dolby Stcico 7:10 - 9:00 VICE VERSA (G) Dolby Slerco 7:15-9:10 BROADCAST NEWS (G) 7.00 - 9:30 OMEGA Centre Mail 2675 ch Chombfy long 647-1122 LA FILATURE (G) - 9:15 Je tllm: ESCAPADES D'UN SOIR - 7:25 C HT R ;\u2022>\u2022 ! l 0 l a S/ CA.G1 M LUNE COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSES BERRI.BROSSARD, CARREFOUR LAVAL BERRI, (EN VEI SION FRANÇAISE), FAUBOURG IV.O.ANGLAISE) VERSION ORIGINALE! The M UNBEARABLE LIGHTNESS ¦ of being (COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSES) EGYPTIEN, POINTE-CLAIRE ~the House onl= Carroll street OJVOM peruRfs a«m» COUPONS ET LAISSEZ-PASSER REFUSES LE FAUBOURG Lempire.soleîo DU un lilm de It JEU OU OEFI (14 ans) - 9:10 2cmc tllm MAN ON FIRE (Irancais) 7:30 PARADIS 8215.Hochetogo 354-3110\" 3 HOMMES ET UN BEBE (G) Dolby Slerco 9:00 2eme tllm: ESCAPADE D UN SOIR - 70U BROADCAST NEWS (G) (Irancais) 7:10 - 9 30 WALL STREET (G) (Irancais) 7:00 -9:15__ OMARSHM/F /SAB8MEMPPEr BERRI LE DERNIERl EMPEREUR.Ht./ !'» I \\M iMpltAXv.DAUPHIN (VERSION FRANÇAISE), PIACE DU CANADA (V.O.ANGLAISE).Beatrice BERRI Innocents A H D m | T I C H t M I _COMPLEXE DESJARDINS CARL WEATHERS \u2014*-\u2014 14.JACKSON PLACE ALEXIS NIHON.POINTE-CLAIRE, CARREFOUR LAVAL STEVEN SPIELBERG ST-DENIS (DOLBY), JEAN-TALON, ODEON LAVAI (DOLBY), ET BROSSARD (DOLBY).I TIEAROONH FAUBOURG, POINTE-CLAIRE, SQUARE DECARIE CHRISTOPHE MALAVOV ÊE^P- MATHILDA MAY tVBfJ JEAN-PIERRE KALFON «lÊ^ggigÈ JACQUES PENOT = »_ _ _ _ VIRGINIE THEVENET CLAUDE CHABROL CENTRE-VILLE Broadcast News COUPONS ET LAISSEZ-PASSER l REFUSES f EN VERSION FRANÇAISE!: BERRI.BROSSAR0.CARREFOUR LAVAL.PARADIS .EN V.O.ANGLAISE»: EGYPTIEN.POINTE-CLAIRE, ASTRE a Au.If les entants \\ UN FILM DC LOLI/S AMUJF I COMPLEXE OESJARDINS «N0IRET POUR LE PLAISIR» - LE FIGARO 1X5IJUNETTE5 D'OR ¦.___lOMMrM-Mnkl JpjEfôl un nul \"m c«Aj«onc»oJuo'___ _ COMPLEXE DESJARDINS I'M I.I \\ \\ l'illll/KIlN \\ S A I.11 K I II k I.\\ > I' concerts dans la capitale britanni- brer.» a écrit Oeoffrey Noms que.Uans le Telegraph.«Une execution a vous couper C'est en ces termes qu il « o*é- le souffle.De quoi vous faire vi- crit les débuts de Louis Lortie BLITZ MUSTANG ESCORT La meilleure voiture du monde 1 Qflfl T0UTE 1300 NEUVE escort l 2 portes, moteur à injection 1.9 litre.\u2022 Dègivreur électrique \u2022 Vitres teintées \u2022 4 vitesses avec \u2022 Stéréo à 4 haut- overdrive parleurs AM/FM «Suspension \u2022 Sièges en tissu indépendante Modèles inclinables «Pneus «Radial»-.\u2022 Chauffe-moteur 4 saisons * 179$ par mois 1AQQ TOUTE I900 NEUVE MUSTANG PSe2s 2.3 litres, moteur à inaction.\u2022 Chauffe-moteur \u2022 5 vitesses avec overdrive \u2022 Contrôle de vitesse \u2022 Cassette stéréo AM/FM avec horloge \u2022 Rétroviseurs sport à commande électrique \u2022 Roues de luxe .\u2022Verrouillage électrique des serrures \u2022 Sieges en tissu Modèle inclinables 199$ par mois Pourquoi attendre la ruée du printemps .profitez de nos bas prix dès maintenant PASSEZ NOUS VOIR DÈS AUJOURD'HUI Supplement pour transport' OuVPfl dp 9 à 99 hpiirnç el preparation Location «Ta- vuvcl lue3(l *f Heures pis rouge» pour 48 mois avec -' -« ^^^^^^^^^^^m versement comptant de' 1 000 $ ou.moyennant f* échange.Rabais Ford inclus.).332-3850 1160, boul.Laurenlién Saint-Laurent (angle Cote Vertu), gen lE SÂLÏÏïmI avec le Royal Philharmonie Or-L'iiLMra.dimanche au Royal |, val Hall, où ils avaient interprète le deuxième concerto pour piano de Rachmaninoff.Norris a souligné qu'il s'agissaii d'un de ces moments; exaltants ou la technique, l'imagination artistique et un amour manifeste de la musique se trouvent réunis dans une lecture d'une distinction et d'un raffinement rares.David Murray, du Financial Times, a été du même avis dans son compte-iendu de deux concerts donnes les jours précédents par Lortie au Wignore Hall.C'est devant des salles combles que l'artiste canadien avait interprété les oeuvres complètes pour piano seul de Ravel.«La clarté du jeu de Lortie.sa précision et son énergie débordante sont prodigieuses, écrit Murray.Son interprétation a été brillante et souvent d'une technique à vous couper le souffle ».A la suite de ces concerts.CBC et BBC ont demandé à Lortie d'enregistrer les oeuvres completes de Ravel pour piano seul, a l'occasion du 50e anniversaire delà mort du compositeur.Louis Lortie doit donner plusieurs autres concerts en Grande-Bretagne, avant de revenir à Montréal, vendredi.Betty Goodwin ; jusqu'au 10 avril ¦ L'exposition de Betty Goodwin au Musée des beaux-arts de Montréal, qui devait se terminer le 20 mars, connait un tel succès qu'elle sera prolongée jusqu'au 10 avril.D'abord présentée à Toronto, puis à Vancouver et à New York, l'exposition s'est ouverte à Montréal le 12 février.Plus de 24 000 personnes ont déjà vu cette manifestation d'art contemporain pour laquelle la conservatrice S'o-lande Racine a reçu le prix d'excellence de l'Association des musées canadiens dans la catégorie « Pésentation ».Danielle Sauvage au Musée des beaux-arts ¦ Danielle Sauvage vient d'être nommée directrice des communications au Musée des beaux-arts de Montréal.Diplômée en sciences politiques de l'Université de Montréal, Mme Sauvage a été journaliste pendant plusieurs années avant de se spécialiser en relations publiques.Comme responsable-de la direction des communications, elle a la responsabilité du service des relations publiques, du service des publications, du service «du-catif.du service de l'animation et du service des amis du musée.NOUVEAU! ROC MYOSPHÈRE 0 VCR5ION ORIGINAtt AUCUN COUPON OU LAISSEZ.PASSER ACCEPTES EGYPTIEN Wlliffl m sr LIMITS Vll-'O'I OBIOINAU AUCUN COUPON OU LAIISEIPASSEB ACCEPTES PLACE ALEXIS NIHON.POINTE CLAIRE.SQUARE DECARIE.ASTRE _.En utilisant une solution antivieillissement hypo-allergène, des myopeptides complexes et des liposomes, les Laboratoires ROC ont réussi à produire une crème hautement efficace \u2014 Myosphère.Le premier traitement complet qui compense à la fois le déficit nutritionnel, cause fondamentale du vieillissement, et assure les besoins quotidiens d'hydratation de la peau.Myosphère \u2014 un seul produit à appliquer quotidiennement matin et soir sur le visage et le cou, pour stimuler le métabolisme cutané et retrouver l'apparence et les qualités d'une peau jeune.30 mL, 39$ ROC \u2014 Produits hypo-allergènes non parfumés non comédongéniques Présentez-vous au comptoir ROC de votre magasin la Baie afin de vous enregistrer au programme de beauté ROC.Vous recevrez un format d'essai gratuit de Myosphère 3 mL.Disponible seulement au Centre-ville de Montréal, à Laval, Place Vertu, La Capitale et Place Laurier.\\ "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.