La presse, 16 avril 1988, C. Sports
[" ,.ni w unis cotes uvek etpouuet us puis wçcolehts du monde M-M-M-M-M.[ crmlrovill», 1J01, mo Quy 931-3811 3300, Oct SourCM 003 0225 Tarn» lundi ] G LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED116 AVRIL 1988 Mauvais mardi, autant en attaque qu'en défense, Stéphane Richer s'est chargé de l'attaque tricolore jeudi soir.Il a marqué les deux buts contre Richard Brodeur en plus de faire sa part en défense, une tâche qu'on ne lui impose pas mais dont il peut s'acquitter adéquatement.Quand il veut.PHOTO REUTER Hextall, «facteur dominant».d'après Associated Press PHILADELPHIE Les Capitals de Washington viennent de combler un déficit de 3-1 en demi-finale de la division Patrick et ils croient jouir du momentum qui leur permettra d'éliminer les Flyers de Philadelphie, ce soir, lors du septième et ultime match de cette série.«C'est difficile d'arrêter une équipe qui a si bien combattu après avoir tiré de l'arrière de cette façon», prétend Mike Ridley, des Capitals.«Je ne dis pas que l'affaire est dans le sac, mais pour l'instant nous sommes au volant et nous n'avons qu'à poursuivre sur cette lancée.» Le momentum a changé de côté à quelques reprises au cours de cette série.Lors du quatrième match, les Flyers tiraient de l'arrière par trois buts mais sont par-venus à l'emporter et prendre ainsi une avance de 3-1 dans la série.Mais ils n'ont pu conserver cet avantage et ont dû s'incliner lors des deux matches suivants.«l'espère que nous aurons le dessus», dit l'entraîneur des Capitals, Bryan Murray.«Mais on ne peut jamais prévoir ces choses.Comme entraîneur, je pense avoir un avantage certain.Au quatrième match, pourtant, nous menions 4-1 et nous avons perdu la rencontre», rappel le-t-il.«Mais nous avons gagné le match suivant et tout ce dont les gars parlaient, c'était le retour de notre défenseur Scott Stevens.Nous pouvons maintenant jouer à leur niveau, et peut-être plus.Cela nous a peut-être aidé davantage qu'une victoire.» Le retour de Stevens et de Rod Langway a permis aux Capitals de dominer les Flyers lors des trois dernières rencontres, à l'exception d'une courte période de 12 minutes qui leur a coûté la victoire au quatrième match.«Ces deux joueurs ont bien joué mais le facteur dominant de leur succès, c'est la performance devant le filet», prétend l'entraîneur des Flyers, Mike Keenan.Lorsque Keenan parle de la performance du gardien, il ne parle pas de Pete Peeters, des Capitals.Il pense plutôt à son propre gardien, Ron Hextall, qui a alloué 25 buts à ses quatre derniers matches.Joueur le plus utile à son équipe lors des séries de la saison dernière, Hextall présente cette année une moyenne de 4,79 en éliminatoires.À deux reprises, il a dû céder son poste au substitut Mark Laforest.'< Nous connaissons tous, tour à tour, des moments difficiles», dit le vétéran défenseur Rod Langway, des Capitals.«Dans cette ligue, un jour vous êtes un héro, le lendemain vous êtes un zéro.» Quant à lui, Hextall se dit incapable d'expliquer ses problèmes.«Je n'ai pas joue un bon match», ci't-il au sujet du lu défaite des siens, 7-2, jeudi soir.«|e ne sais pas ce qui se passe.Je me sens en très mauvais état», ajoute-t-il.Selon l'ailier droit Rick Toc-chet, les Flyers font toujours confiance à Hextall.« Ronnie a des problèmes, mais nous devons l'utiliser quand même.Il n'y a que deux gardiens dans la ligue qui sont assez bons pour qu'on leur fasse confiance peu importe les circonstances.Grant Fuhr est l'un d'eux, l'autre c'est Ronnie.» Seule cette série entre les Flyers et les Capitals n'est pas encore terminée.La rencontre finale aura lieu ce soir au Capital Centre de Landover.S'ils l'emportent, les Capitals deviendront la cinquième équipe de la ligue Nationale à surmonter un déficit de 3-1 pour vaincre leur adversaire.Ils affronteraient alors les Devils du New Jersey en finale de division.Outre leur gardien chancelant, les Flyers doivent se préoccuper de leur production offensive.Ils n'ont marqué que quatre buts à leurs deux derniers matches.\t10\t \t\t «C'est avec la rondelle que nous allons les battre, dit Toc-chet.Le tableau noir ne comporte ni secret ni magie qui puisse nous faire gagner.» La défaite des Flyers par une marge de cinq buts, jeudi soir, était leur pire revers à domicile en séries éliminatoires.L'entraîneur Mike Keenan a-t-il été ébranlé dans son propre abri?«Je n'ai jamais fait la guerre, donc je ne sais pas ce que c'est que d'être ébranlé dans un abri», répond-il.Le dernier match de cette série est présenté ce soir à 19 h 30 au réseau Quatre Saisons.Michael Bossy, le prolifique marqueur des Islanders de New York dont la carrière est compromise par un incurable mal de dos, se joindra à André Côté et Claude Bédard comme analyste invité.Les Devi is n'ont pas de préférence AP EAST RUTHERFORD La première victoire des De-vils du New Jersey dans une.série de la Coupe Stanley aura été aussi pénible qu'agréable.«Je suis comme sur un nuage», a déclaré le centre Mark Johnson après que les Devils eurent éliminé les Islanders de New York en demi-finale de la section Patrick.«J'ai peine à y croire.Je suis heureux que nous l'ayons emporté mais, sur le plan émotif, je suis vidé.C'est comme si nous avions perdu.» Le sentiment de Johnson était partagé par la majorité de ses coéquipiers à la suite de cette victoire de 6-5 remportée face aux Islanders dans le sixième match de la série.Les Devils ont dominé la rencontre pendant les 46 premières minutes de jeu, prenant même une avance de 6-1.ils ont toutefois failli tout gâcher dans les 14 dernières minutes.«C'était très, très énervant, a dit Pat Vcrbeck des Devils.Tout ce qu'ils lançaient trouvait le fond du filet.On avait l'impression que le temps s'écoulait au ralenti.» Alors que les Islanders effectuaient leur remontée avec quatre buts en 5:02, les joueurs des De-vils ne pouvaient s'empêcher de penser au quatrième match de la série qu'ils ont perdu en prolongation .jprès avoir mené 3-0.«On ne serait pas humain si on n'avait pas pensé à ce match, a expliqué Johnson.Mais accorder autant de buts ne nous ressemble pas.«Je n'ai été satisfait qu'en voyant trois zéros au cadran.Mais même après que le match fut terminé, j'avais encore l'impression que les Islanders marqueraient un sixième but.» Les Devils ont finalement mérité la victoire lorsque le gardien Sean Burke a arrêté un tir de Pat LaFontaine au moment même où la sirène allait retentir.«Le dernier match pourrait nous servir de leçon», a admis Wolanin.«On ne laisse pas échapper une avance de 6-1 sans en subir les effets.Mais nous méritions de remporter la série.Nous les avons dominés.» Cela dit, Wolanin avait l'impression d'obtenir un sursis.«Nous sommes heureux de l'avoir emporte.Je remercie le Ciel que nous ayons donné quatre buts et non cinq.» Les Devils affronteront les gagnants de la série Philadelphie-Washington.Pendant la saison, les Devils ont conservé une fiche de 5-0-2 face aux Flyers, et de 2-5-0 contre les Capitals.«Nous n'avons aucune préférence, assure Johnson.Les séries éliminatoires sont très différentes des matchs de la saison.Prenez les Islanders.Ils ont eu le meilleur durant la saison (4-3) mais nous les avons quand même éliminés.A Un congé.mais ils ont pensé aux vacances Contre Hartford, le Canadien a péché plus d'une fois 4m -V.il-.\" ANDRE TURBIDE Tout le monde chez le Canadien était en congé hier.Un congé mérité, vu sans dire, d'autant qu'on l'attendait depuis.lundi dernier.Un peu trop attendu, selon les dires de certains joueurs qui tentaient ainsi d'expliquer leurs défaites de dimanche et de mardi.Car il faut se rappeler que le Canadien menait la série contre les Whalers par 3-0 après le match de samedi.Trop confiants, on se souvient qu'avec 10 minutes à faire dans le quatrième match, dimanche à Hartford, les joueurs de Jean Perron ont échappé la quatrième rencontre et deux jours plus tard, la cinquième, sur la glace du Forum.Il n'y a pas eu de vent de panique mais on a quand même senti que les absences de Corson, de Naslund et de Gainey avaient fait réfléchir tout le monde, surtout après le match de mardi alors que la fameuse relève, la si riche profondeur, eut raté l'occasion de faire oublier les absents.Ajoutez la piètre prestation de Stéphane Richer.Ce soir-là, l'as-marqueur a joué avec Bobby Smith qui n'est peut-être pas le centre idéal pour lui.Smith a tendance à garder la rondelle longtemps tandis que Richer, a cause de la force de son tir, a tout avantage à la recevoir plus tôt.De plus, Richer ne s'était pas aidé en racontant n'importe quoi sur le compte de Kevin Dinèen.Soirée atroce pour le 44, autant en attaque qu'en défense.Il n'en fallait pas plus pour que la crainte d'un revirement s'installe.Heureusement, les joueurs se sont repris en mains.Le meeting demandé par les vétérans du club mercredi soir, à Hartford, avec l'instructeur Perron, a réinstallé la confiance, restabilisé les forces surtout.A-t-on forcé l'instructeur Jean Perron a revoir la composition de ses trios?Il faut le croire puisque Richer, deux jours plus tard, s'est retrouvé avec Brian Skrudland et Mike McPhee et les résultats durant le match de jeudi ont été significatifs, Richer réussissant non seulement les deux buts des siens, mais s'impliquant comme jamais dans ce match serré.«Après avoir marqué mes deux buts, je me suis dis que c'était le temps de montrer que je pouvais m'illustrcr aussi sur le plan défen-sif,» a dit Richer en sortant du studio de télévision improvisé, situé près du vestiaire des joueurs du Canadien, dans le Civic Center.Richer a marqué des points mardi soir.Il est difficile de croire qu'avec sa stature il ne réussisse pas à coincer plus de rivaux dans la bande quand l'occasion s'y prête, mais il s'est appliqué à bien suivre son rival et rarement a-t-il été pris en défaut.La défensive, toujours la défensive.Et la série contre les Whalers a justement mis en lumière la véritable vocation défensive du club Canadien, édition 1987-88.Après les trois premiers matchs, tout le monde parlait de la faible qualité du jeu défensif et pourtant, on avait gagné les trois premiers affrontements.C'est Guy Carbonneau, probablement le joueur le plus utile à ce club, presque bâti autour de son vaste talent, qui en faisait la réflexion mardi soir.«Il faudra être dIus raffiné sur le plan défen- sif si on veut remporter, surtout dans notre zone.» Oh! comme il avait raison.Car jeudi soir, les Whalers après avoir connu une mauvaise première période (c'est relatif puisque le Canadien, lui, a été superbe) se sont mis à attaquer à cinq joueurs en.zone adverse, notamment en troisième période, une longue période, très longue.Le ouf! de la fin était sincère.Mais deux autres joueurs doivent être cités à l'honneur dans cette difficile victoire: Brian Hayward et Ryan Walter.Waller, le «prédicateur» du Canadien a fait «une job de bras», mais dans la légalité, contre lu petite peste de Kevin Dincen, durant les cinq dernières périodes de la série.Hayward lui, solide comme jamais, n'a permis que trois buts dans les deux derniers matches.Les Whalers morts, qu'arrivent \u2022 les Bruins.Des Bruins amochés! (voir le texte de Ronald King); mais toujours coriaces sauf que sans «leurs bras».Une autre longue série à pré-, voir.Avec même un match de plus que celle contre les Whalers.Importante journée aujourd'hui puisqu'on examinera les grands blessés, surtout Corson et Naslund.Quand à Bob Gainey, Perron a dit mercredi qu'il pourrait être disponible s'il y avait un septième match.Alors.Stéphane Richer a réussi cinq des ces six buts contre les Whalers, à Hartford.Aucune bagarre contre les Whalers, barvo! mais on ne perd rien pour attendre.Contre les Bruins, c'est presque certain que les batailles feront partie du scénario bâti par l'instructeur Terry O'Reilly.Le Canadien reprend l'entraînement aujourd'hui au Forum.Demain, autre séance d'entraînement avant un retour à Alcatraz-Rive-sud.Les Bruins moins les bras RONALD KINC L es Bruins de Boston entreprendront probablement la série contre le Canadien sans leurs trois bagarreurs les plus redoutables, soit Jay Miller, Bruce Shoebottom et Lyndon Byers.Miller et Byers sont tous deux blessés à un genou mais pourraient revenir au jeu au milieu de la série.Shoebottom, un ogre des ligues mineures qui avaitjnême marqué un but contre ies Sabres, souffre d'une fracture à la clavicule et on ne ie reverra pas avant septembre prochain.Chez le Canadien, où l'on s'attendait à beaucoup de rudesse de la part des Bostonnais, Jean Perron pourrait donc réviser se^ plans en ce qui regarde le premier match, celui de lundi au Forum.Nos confrères de Boston nous assurent aussi que l'équipe de Terry O'Reilly n'est pas vraiment en mesure de livrer une guerre comme elle l'a fait aux pauvres Sabres.Plusieurs joueurs se promènent avec des sacs de glace sur les genoux, les chevilles, les coudes, les mains et les joues, comme chez le Canadien d'ailleurs.Raymond Bourque, par contre, serait parfaitement remis des problèmes aux reins qui l'ont inquiété la semaine dernière.Son comparse Gord Kluzak est aussi en bonne condition et il a connu une excellente série contre Buffalo.Cam Neeley, l'homme qui a réussi deux trucs du chapeau contre le Canadien cette saison, souffre d'une fracture au nez mais ça ne l'a pas empêché de jouer, ni de très bien jouer, semble-t-il.Chez les acteurs de second plan, Bill O'Dwyer, un solide attaquant, a raté le dernier match à cause d'une blessure à un genou mais il devrait affronter le Canadien lundi.Dans la série contre les Sabres, le gardien Réjcan Lemelin a gardé les buts quatre fois et son adjoint Andy Moog deux fois.Le Canadien s'attend à affronter Lemelin.La série Canadien-Hartford a permis aux journalistes de Montréal de découvrir un homme qui apportera de la dignité à la division Adams: l'entraîneur Larrv Pleau, successeur de Jack Evans, dit le Totem.Pleau est articulé, facile d'accès et l'un de ses joueurs, Dave Ba-bych, a levé le voile sur la relation qu'il entretient avec ses joueurs avec une révélation encourageante: «Les joueurs le respectent parce qui'il ne nous a jamais demandé d'utiliser de rudesse (goon stuff).» Tiens, tiens, les joueurs de hockey préféreraient-ils qu'on élimine les folies?Pourquoi ne pas leur accorder plus de poids quand vient le temps de créer de nouveaux règlements?Rappelons qu'il n'y a pas eu une seule bagarre dans la série Canadien-Whalers et une seule majeure, celle de Neil Shcehy qui a blesse Bobby Smith au visage avec son baton.Pleau a aussitôt retire Sheeny de son alignement pour le reste de la série.Sylva'n Turgeon a terminé sa saison dans avec séquence typique: seul devant Hayward, alors qu'un but aurait égalé le compte au dernier match, il a raté, même sur le retour.Pour le jeune Abitibien, la saison 1987-88 a ressemblé à un long cauchemar et il ne faudrait pas s'étonner de le voir passer à une autre organisation au cours de l'été.Quant à l'autre Sylvain des Whalers.Côté celui-là, il a pris le chemin dans le sens inverse.Laissé sur le banc ou dans les gradins par Jack Evans en début de saison, il a vécu une longue période de découragement, au point où ses amis ont dù se rendre à Hartford pour le réconforter.Sous Larry Pleau, Côté a terminé la saison en force, prouvant une fois pour toutes qu'il était du niveau de la Ligue nationale et qu'il avait même le talent nécessaire pour se faire remar-.quer.Le pauvre Côté a toutefois été la victime quand Stéphane Richer s'est échappé pour marquer le but gagnant jeudi.«Il m'ont fait trébucher pendant que l'arbitre regardait dans l'autre direction et Richer s'est sauvé à ce moment-là.Cette tactique est de plus jjrjj plus courante.Il devrait y avoir deux arbitres.» Côté n'est pas le premier à en parler.La station de radio CJMS a embauché nul autre que Chris Nilari pour commenter la série Canadien-Bruins; à compter de vendredi prochain à Boston, Nilan se joindra à Mario Tremblay poui; l'émission Parlons sport; ses pro» pos seront traduits sur le champ.C'est lean Perron qui sera content de revoir son ex-numéro 30 et numéro tout court.L'occasion sera alors belle de remettre en question l'échange de Nilan, selon le déroulement de la série.Haworth est parti PC- QUEBEC Tel qu'annoncé il y a déjà quelques mois, Alan Haworth ne poursuivra pas sa carrière avec les Nordiques la saison prochaine.Il s'alignera plutôt pour la formation de Berne de la Ligue nationale de la Suisse.Haworth a en effet quitté Québec, hier, à destination de l'Europe et il paraphera son contrat avec les dirigeants du club de Berne lors d'une conference de presse qui doit avoir lieu demain dans la capitale de la Confédération helvétique.Il a tenu à préciser que son départ de l'organisation québécoise n'avait rien à voir avec son adaptation et à celle de son épouse dans la région de la Vieille Capitale.Haworth a plutôt parlé d'une question d'argent.C'est un lucratif contrat qu'on lui a promis en Suisse qui l'aurait finalement incité à tenter l'aventure du hockey européen.Les Nordiques perdent donc un joueur qui figurait avantageusement dans les plans de l'équipe.La seule consolation dans toute l'affaire, c'est que les Nordiques conservent leurs droits sur le rapide joueur de centre.Si jamais il se lassait en Suisse, c'est à Québec qu'il reviendrait.Il n'aurait pas le choix. C2« LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED116 AVRIL 1988 Larry Bearnarth ou la mesure de l'intangible MICHEL BLANCHARD n réussissant six circuits con-'*BSS tre nous au match d'ouverture, lès mois no nous ont pas seulement battus, ils nous ont assommes.«Émotivement, nous avons été secoués.Il faudra un certain temps à mes lanceurs avant de retomber sur leurs pieds.«C'est leur faute.À l'entraînement, ils ont été tellement bons qu'ils sont devenus arrogants.Sur d'eux.Un peu baveux.Comme s'ils étaient devenus des intouchables.«Contre les Mets, ils ont lancé n'importe comment.Les Mets se sont d'ailleurs chargés de le leur dire.«La même chose s'est produite l'an passé.Au match d'ouverture joué à Cincinnati, nous menions 5-2 quand les Reds ont marqué neuf points en quatrième.On a perdu les quatre matchs suivants.La direction voulait connaître la date de notre prochaine victoire, moi je leur disais que je ne le savais pas.Pas avec les lanceurs que nous avions.» Larry Bearnarth a le pire job dans le baseball, celui de diriger une équipe de lanceurs.Or diriger des lanceurs, c'est comme tenter d'avoir le.contrôle sur l'intangible.L'impalpable.Un mauvais élan, c'est quoi ?Et ça se corrige de quelle façon?Un mauvais élan, ça peut-être un million de choses.De l'ampoule sur le majeur au transfert de poids qui se fait une frac-tion de seconde trop tard ; de la jambe d'appel qui devient trop rigide, au suivi mal dégrossi.Un lanceur qui perd le marbre c'est comme un char qui a un bris de mécanique.Ça se répare mais, souvent, ça prend du temps.Les pièces ne sont pas toujours disponibles.S Le défi de Bearnarth c'est de déceler quand arrivent les bris de mécanique dans l'élan de ses lanceurs et de les réparer .sur le champ.- Pas facile, il y a des lanceurs qui s'obstinent, qui refusent, qui s'entêtent dans leur vérité carré.«Bob Sebra et |ay Tibbs étaient comme ça.Ces gars-là n'avaient jamais tort, l'avais beau leur défiler le vidéo, ils continuaient à s'obstiner.«Cette année, ça va mieux.Tout le monde est disponible.Pascual Perez et Dennis Martinez, entre autres, ont une altitude exemplaire.« Le plus difficile quand ça va mal, c'est de ne pas le laisser paraître.Demeurer calme peu importe la situation.Ne j'amais s'emporter.Ne jamais paniquer.Toujours agir comme si rien ne s'était passé.Ne rien changer à votre routine.Surtout, ne jamais en vouloir à un lanceur qui vient de flancher.Ce gars-là, quand les choses iront mieux, vous en voudra.» / Buck Rodgers dit de Bearnarth qu'il est un des trois meilleurs instructeurs des lanceurs du baseball majeur.Les lanceurs des Expos parlent de Bearnarth avec ce respect voué aux gens qu'on aime.«Ce qui est bien avec lui, dit Andy McCaffignan, c'est qu il n'essaie pas de vous changer.Il n'intime pas d'ordre.Il suggère.Délicatement.En vous aidant à demeurer vous-mêmes.Il me fait beaucoup penser à Galcn Cisco.Et attention, Bearnarth travaille très étroitement avec Buck Rodgers.Les mots qu'il prononce ont beaucoup de poids.» Jeff Parrett: «À mon avis, son plus gros atout c'est de ne pas chercher à changer notre façon de lancer, il s'adapte à votre style et en extirpe le meilleur.Sa deuxième plus grande qualité, c'est d'éviter de nous mettre de la pression sur les épaules.Le métier est assez difficile comme ça.» .Bryn Smith: «l'ai joué pour lui à Memphis.!! m'a enseigné à différencier une bonne prise d'une mauvaise prise.Avant de ie rencomirer, jetais un garro-cheur.Bearnarth pour moi c'est un père spirituel.Je lui dois tout ce que j'ai.» Pascual Perez: «Je ne fais qu'arriver ici.Il m'a cependant impressionné à mon premier départ contre les Mets.Quelques heures avant le match, il a sorti de son grand livre la description détaillée du match que j'avais lancé contre eux l'an passé.» Une anecdote, c'est Parrett qui la raconte.«Une fois, après une première manche misérable, j'ai connu une deuxième manche parfaite.En arrivant dans l'abri, j'ai dit à Bearnarth, tout fier, que les ajustement apportés à mon élan étaient les bons.La prochaine fois, m'a-t-il dit sèchement, il te faudra les apporter toi-même, et dès le deuxième frappeur.Je me souviendrai toujours de ça.» Larry Bearnarth Les fleurons au chapeau de Bearnarth sont nombreux.C'est lui qui a dit à Bill Stoneman, il y a deux ans, que Dennis Martinez, malgré une saison de 3-6, possédait les outils qu'il fallait pour devenir un lanceur au-dessus de ,500, capable de remporter entre 13 et 15 victoires par saison.«Avec la balle courbe qu'il a, une des meilleures des majeures, je ne pouvais pas beaucoup me tromper.» C'est aussi lui, de concert avec Buck Rodgers, qui a interdit à Floyd Youmans, il y a deux ans, de lancer des courbes.À compter de ce moment, Youmans s'est mis à gagner régulièrement.' Bearnarth ces temps-ci est inquiet.Randy St.Claire (7,71) commet de grosses erreurs mentales en échappant des rapides en plein centre du marbre; Youmans (10,80) n'est plus foutu de lancer ses rapides pour des prises.Il y a aussi Tim Burke (10,13); Neal Heaton (14,54); Bob McClure (9,00) qui en arrachent.Bearnarth se ronge les ongles et sourit.Il n'a pas le choix.« La faute aux Mets que je vous dis.» Rivera se charge de relancer les Expos T PIERRE LADOUCIUR ¦ Les Expos ont mis fin à une série de trois revers, hier soir au Stade olympique, devant 11 292 spectateurs, alors qu'ils ont remporté une victoire de 6-4 aux dépens des Phillies de Philadelphie qui, eux, encaissaient un cinquième revers successif.Le joueur d'arrèt-court Luis Rivera a été la vedette de cette rencontre, brillant en attaque et en défensive.Rivera a produit le point de la victoire lorsqu'il a réussi son premier circuit en carrière dans le baseball majeur.Il a ainsi causé la perte de Todd Frohwirth (0-1).Rivera avait également mis fin à cette série de 20 manches sans point des Expos en deuxième manche en produisant le premier point des siens à l'aide d'un simple.Finalement Rivera a bien servi la cause du lanceur gagnant Andy McGaffigan (1-0) avec quelques jeux superbes en défensive.Tim Burke, appelé au monticule LE FILM DU MATCH DEUXIÈME MANCHE Double de Engle.Simple de Fitzgerald.Simple de Rivera (1 p.p.).Candaele donne dans un optionnel, mais tous les coureurs sont saufs tandis que Fitzgerald marque sur l'erreur de Jeltz.Ballon sacrilice de Youmans (1 p.p.).Simple de Raines.Ballon sacrifice de Webster (1 p.p.).Phillies 0; Expos 4 CINQUIÈME MANCHE Double de Thompson.Après un retrait, simple de Schmidt (1 p.p.).Phillies 1 ; Expos 4 SIXIÈME MANCHE James reçoit un but sur balles.Après un retrait, Young, frappant à la place de Rawley, reçoit un but sur balles.McGaffigan remplace Youmans au monticule.Samuel cogne un triple (2 p.p.).Simple de Thompson (1 p.p.).Phillies 4; Expos 4 Circuit de Rivera.Simples de Candaele et Winningham.Maddux remplace Frohwirth.Ballon sacrifi- U- .\\ I p.p.) Phillies 4; Expos 6 SOMMAIRE PHILADELPHIE 4 EXPOS 6 PHILADELPHIE eb p es pp Samuel, 2b.4 1 12 M.Thompson, ce.4 12 1 Ritchie.I.0 0 0 0 Bradley, eg.4 0 10 Schmidt.3b.5 0 11 Hayes, lb.5 0 0 0 Parrish.r.4 0 0 0 C.James, cd.3 12 0 Jeltz.ac.3 0 0 0 Rawley.1.10 0 0 M.Young, fu.0 10 0 Frohwirth.I.0 0 0 0 M.Maddox.I.0 0 0 0 G.Gross, eg._1 _0 _0 _0 TOTAUX.34 4 7 4 EXPOS ab p ct pp Raines, eg.3 0 1 1 Webster.cc.2 0 0 1 Galarraga, 1b.4 0 10 Waliach, 3b.4 0 10 Engle, cd.2 110 McGaffigan.1.10 0 0 Burke, 1.0 0 0 0 Fitzgerald, r.4 110 Rivera, ac.4 2 2 2 Candaele.2b.4 2 10 Youmans, I.1 0 0 1 Winningham, fu._1 _0 _1 _0 TOTAUX.30 6 9 5 PHILADELPHIE.000 013 000\u2014 4 EXPOS.040 002 00x\u2014 6 Point produit victorieux: Rivera (1er).Erreurs: Jeltz, Parrish, Candaele.Double-jeu: Expos 1.Laissés sur les buts: Philadelphie 10, Expos 5.2-buts: C.James, Engie, M.Thompson, Waliach.3-buts: Samuel.Circuit: Rivera (1er).Buts volés: Samuel
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