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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-07-22, Collections de BAnQ.

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[" \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 22 JUILLET 1988 Le chef du Parti libéral du Canada, M.John Turner, entreprend une tournée pour tenter de convaincre les Canadiens du bien-fondé de sa stratégie visant à faire bloquer par le Sénat, jusqu'au déclenchement d'élections, le projet de loi sur le libre-échange.photo reurter Libre-échange: Turner prend le bâton du pèlerin d'après CP OTTAWA près avoir demandé aux sénateurs libéraux de bloquer le projet de loi sur le libre-échange jusqu'au déclenchement d'une élection générale sur le sujet, le leader libéral John Turner a fait savoir, hier, qu'il entreprendrait une tournée pour s'assurer des appuis' un peu partout au pays.Le sous-secrétaire du leader libéral, Doug Kirkpatrick, a précisé hier que la tournée qu'entreprend son chef avait pour objet de faire obstacle à la propagande gouvernementale et de permettre aux Canadiens de juger par eux-mêmes de l'opportunité, pour leur pays, de conclure une entente de ce genre avec les États-Unis.M.Turner sera à Vancouver mercredi prochain, à l'occasion de la réunion de mise en candidature dans sa circonscription de Vancouver Quadra, et il en profitera pour se rendre à Prince George, ainsi qu'à Calgary et Lcthbridgc, Alberta.H effectuerait une tournée dans le nord de l'Ontario la semaine suivante.Le chef libéral a confié hier aux journalistes que la réaction de la population à son attaque contre le gouvernement à propos de l'entente était très encourageante.«Nous recevons des appels venant de toutes les régions du pays, nous disant: \"Que des élections aient lieu, et que le peuple décide\"», a-t-il indiqué.M.Turner, dont la dangereuse initiative avait été discutée il y a déjà six semaines par les stratèges iibéraux, aurait décidé d'agir lorsque le premier ministre Mulro-ncy avait mis fin, le week-end dernier, aux rumeurs concernant des élections prochaines en annonçant que les Communes auraient d'abord à s'acquitter d'un programme législatif très chargé, qui englobait, avait-il précise, le projet de loi sur le libre-échange.Le leader de l'opposition avait fait part de ses intentions à quatre premiers ministres libéraux \u2014 MM.Peterson, de l'Ontario, Bourassa, McKenna, du Nouveau-Brunswick et Ghiz, de l'Ile-du-Prince-Êdouard, puis avait réuni son caucus.Même si le leader libéral au Sénat, Allan MacEachan, avait affirmé au début du mois que la Chambre haute ne retarderait pas indûment la législation sur le libre-échange, le stratagème de M.Turner semble avoir obtenu l'appui immédiat de nombreux sénateurs et députés libéraux, y compris M.MacFaehen.La prise de position de M.Turner pourrait toutefois causer du tort au parti au Québec et dans les provinces maritimes, où l'entente canado-américaine jouit d'un appui considérable.Par ailleurs, M.Turner pourrait avoir des difficultés à justifier son appui envers un Sénat élu alors qu'il n'hésite pas à profiter de la majorité libérale à la Chambre haute.Néanmoins, ses partisans soulignent que la stratégie appliquée par le chef libéral pourrait renforcer son leadership après la révolte du printemps dernier, et le faire mieux apprécier de la majorité des Canadiens, qui revendiquent l'opportunité de se prononcer sur le libre-échange avant que l'entente ne prenne force de loi.le f\" janvier prochain.Shirley Carr claque la porte du comité sur le libre-échange «Nous ne participerons pas à une fraude» Presse Canadienne OTTAWA La présidente du Congrès du travail du Canada, Mme Shirley Carr, est sortie en claquant la porte du comité des Communes sur le libre-échange, hier, en dénonçant son manque de démocratie.«Nous ne participerons pas à une fraude», a déclare Mme Carr aux parlementaires.La présidente du CTC soutient que le comité nie aux Canadiens le droit d'être entendu parce que la majorité conservatrice du comité a rejeté une demande de tenir des audiences pan-canadiennes.«Le mouvement ouvrier vous reverra aux boites de scrutin, tous et chacun d'entre vous», a-t-ellc lancé.Bob White, président des Travailleurs unis de l'automobile, devait également soumettre son mémoire au comité parlementaire, mais il a fait parvenir un télégramme disant que Mme Carr transmettrait son point de vue.|ohn McDermid, secrétaire parlementaire du ministre John Crosbie, a déclaré aux journalistes que Mme Carr aurait dû rester et expliquer les motifs de son opposition au libre-échange aux membres du comité.Un autre groupe opposé au libre-échange, le Réseau Pro-Canada, a déjà fait savoir qu'il boycottait le comité, qui étudie la législation sur la mise en vigueur de l'accord de libre-échange avec les États-Unis.Le gouvernement vante l'accord comme une porte d'accès à l'énorme marché américain, mais les adversaires de l'accord trouvent que le prix à payer serait trop lourd pour la souveraineté canadienne.La sortie de Mme Carr survient au lendemain de l'annonce, par le leader libéral John Turner, que la majorité libérale au Sénat bloquera le projet d'accord de libre-échange à moins qu'une élection fédérale ne soit déclenchée sur la question cette année.Mme Carr souhaite elle aussi la tenue d'une élection portant sur l'accord de libre-échange.L'accord doit entrer en vigueur le Ier janvier.Si le Sénat ne l'a pas entériné d'ici là, il deviendra probablement caduc.photo pierre McCANN.13 Presse Hans Marotte voulait «réveiller la masse» en faisant des coups d'éclat.Le PI met sur pied un fonds de défense pour Hans Marotte Presse Canadienne Le Parti indépendantiste a mis sur pied un fonds de défense pour Hans Marotte, 20 ans, membre du groupe Action Québec français, qui doit comparaître le 23 août devant la Cour des sessions pour répondre à 86 accusations de complot et de méfait.On reproche au jeune Marotte d'avoir barbouillé des graffiti en faveur de la Loi 101 sur les vitrines de plusieurs commerces de l'ouest de Montréal et d'avoir accroché une banderole portant l'inscription «Loi 101» sur la croix du mont Royal.M.Marotte, un étudiant en sciences politiques à l'Université de Montréal et fils de médecin, a avoué cette semaine aux enquêteurs de l'escouade antigang de la police de la Communauté urbaine de Montréal, être membre d'Action Québec français, un groupe de jeunes âgés de 16 à 25 ans.qui réclame le rétablissement intégral de la Charte de la langue française.«)e savais que j'allais me faire prendre, a-t-il déclaré aux journalistes, mais la cause en valait la peine, l'assume l'entière responsabilité de mes actes».Le but de cet ex-champion de boxe amateur du Canada était de «réveiller la masse» en usant de coups d'éclat.Avec Rhéaume Le jeune homme a participé hier, en compagnie du chef du Parti indépendantiste, Gilles Rhéaume, à l'enquête menée par ce parti sur l'usage du français sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.Suivis par des caméras de télévision, les deux hommes ont visité 18 commerces, situés entre les rues Ontario et Sherbrooke.Un seul d'entre eux, selon M.Rhéaume, respectait intégralement la Charte de la langue française.Dans ce commerce respectueux, en l'occurence une taverne, les membres du Parti indépendantiste ont réussi à recueillir spontanément une vingtaine de dollars parmi les clients.Cet argent sera versé au «Fonds Marotte», pour lequel le parti a recueilli en une journée une centaine de dollars.Pour le chef du PI, Hans Marotte est de la trempe des patriotes de 1837-38.«C'est un exemple pour tout notre peu-pic, dit-il, de voir quelqu'un de notre jeunesse se porter ainsi à la défense de sa langue».M.Rhéaume demande d'ailleurs au ministre de la justice du Québec, Gil Rémillard, de cesser toute poursuite contre le jeune homme.Selon le chef indépendantiste, les accusations portées contre Hans Marotte l'ont été pour des motifs politiques et non juridiques.«Hans Marotte est poursuivi pour ses convictions politiques», affirme M.Rhéaume.Action Québec français est né au mois d'avril dernier, quand Marotte et un groupe de ses amis ont badigeonné les vitrines de 15 commerces aux affiches bilingues du Chemin Queen Mary à Montréal.Le 22 juin, une vingtaine de commerces du quartier Notrc-Dame-de-Grâce ont subi le même sort.Le 50 juin, c'était au tour des hôtels de ville de Rosemère et de Pierrefondsde recevoir la visite des militants d'Action Québec français, tandis que Marotte, seul, escaladait la croix du mont Royal pour y accrocher la banderole que l'on sait.Chaque acte du groupe était décidé par un vote à majorité parmi ses membres.Marotte a été pris il y a une semaine au cours d'une opération dans l'ouest de Montréal.Au terme d'un interrogatoire, et constatant que la police détenait suffisamment de preuves contre lui, il a tout avoué.Le jeune homme sera défendu devant le tribunal par Me Alexandre Kousam.La présidente du CTC, Mme Shirley Carr, devant le comité des Communes sur le libre-échange.wserphotopc Filmon tentera de faire ratifier l'Accord Meech Presse Canadienne WINNIPEG M* près avoir dit que l'Accord 0V du lac Meech ne constituait pas une priorité, le gouvernement minoritaire du premier ministre manitobain Gary F-'ilmon tentera finalement de faire ratifier l'entente constitutionnelle par la législature provinciale au cours de la session qui s'est ouverte mercredi, a-t-on appris dans le Discours du trône.Lu par le lieutenant-gouverneur George lohnson, ce premier Discours du trône du gouvernement conservateur de M.Filmon a également promis de rationaliser la bureaucratie provinciale, de réduire le déficit, d'utiliser des revenus de loterie pour défrayer certains coûts du système de soins de santé et de mettre enfin en vigueur la Loi sur la liberté d'information du Manitoba.Ce projet de loi a été adopté par le précédent gouvernement néo-démocrate, mais son application s'est trouvée embourbée dans les dédales de la bureaucratie.Le premier ministre Filmon a déclaré en conférence de presse que l'Entente constitutionnelle du lac Meech, déjà ratifiée par huit des dix provinces, devait être réglée pour que le Manitoba puisse passer à des affaires plus pressantes.Mais ce ne sera pas facile, puisque les libéraux manitobains exigent des modifications à l'accord avant de lui donner leur approba- laserphoto pc Le libéraux de Mme Carstairs réclament des modifications à l'Accord du lac Meech.lion.Avec ses 25 députés, le gouvernement minoritaire de M.Filmon.élu de justesse le 2b avril dernier, n'arrivera pas à le faire adopter sans l'appui des libéraux ou des néo-démocrates.Le Nouveau-Brunswick est la seule autre province qui n'a pas encore adopté l'Accord constitutionnel.Comme il s'y était engagé, le gouvernement manitobain modifiera certaines lois du travail qu'il juge trop favorables aux syndicats, et éliminera trois sociétés d'État.Les controversés projets de loi sur l'immigration reçoivent la sanction royale Presse Canadienne OITAWA Des règlements et des obstacles inédits attendent désormais les réfugiés qui espèrent entrer au Canada, en vertu des deux lois qui ont reçu la sanction royale, hier, après une lutte acharnée de dix mois entre le Sénat et la Chambre des communes.Ainsi les autorités canadiennes auront temporairement le pouvoir de renvoyer au large tout navire soupçonné de transporter de faux réfugiés.En outre, ceux qui feront entrer des immigrants illégaux au pays seront désormais passibles de peines allant jusqu'à 10 ans de prison et d'amendes pouvant atteindre $10 000.Les opposants à cette législation craignent qu'elle ne pénalise des gens agissant pour des motifs humanitaires et ne nuise à d'authentiques réfugiés.McMurtry renoue avec le politique Presse Canadienne Roy McMurtry LONIMLS ix jours avant son retour au Canada, après un séjour de trois ans en Grande-Bretagne comme Haut commissaire de son pays, M.Roy McMurtry a annoncé sa participation, du côté des conservateurs, à la prochaine campagne électorale fédérale et il a même reconnu qu'il «ne fermait pas la porte» à la possibilité de se porter candidat, «le crois qu'il est très impor- tant que le gouvernement soit réélu», a expliqué M.McMurtry, qui a déjà été ministre dans un gouvernement ontarien et qui a été défait à la direction du Parti conservateur de l'Ontario, en 1985.Au cours de l'interview, hier, M.McMurtry, qui est âgé de 56 ans, a reconnu avoir discuté de son avenir politique avec le premier ministre Brian Mulroney à plusieurs occasions au cours des derniers mois.«Il (M.M.ulroncy) voudrait que je m'implique en politique et moi je veux être en mesure de l'aider à la prochaine élection », a déclaré M.McMurtry.L'ancien ministre voudrait faire savoir à tous les Canadiens, en particulier, que le gouvernement Mulroney est tenu en haute estime en Grande-Bretagne et dans la communauté internationale.Un autre diplomate canadien, M.Lucien Bouchard, a quitté son poste d'ambassadeur en France, récemment, pour se porter candidat à une élection partielle et obtenir un poste de ministre dans le cabinet Mulroney.Un Comité inter-églises a indiqué son intention de contester la législation devant les tribunaux.La sanction royale, qui donne force de loi aux deux projets, n'a finalement été accordée hier qu'à l'issue d'une ultime protestation de la part du sénateur libéral Jacques Hébert, qui a affirmé que c'était la législation la plus odieuse qu'il lui ait été donné de voir en cinq ans a la Chambre haute.La bataille autour de ces projets de loi a débuté après le rappel hâtif des Communes, à la mi-août, en vue de faire adopter une loi dite d'urgence par le gouvernement.Peu de temps auparavant, 174 Sikhs étaient débarqués sur la côte néo-écossaise, stimulant les inquiétudes au sujet de présumés abus du système d'immigration canadien.Mais l'opposition, les groupes religieux cl les organisations d'aide aux réfugiés devaient dénoncer vigoureusement ces projets de loi, qui ont clé amendés à plusieurs reprises, à l'insistance du Sénat.» L'une des dispositions les plus controversées, qui permet aux autorités de refuser d'accueillir un bateau transportant de faux réfugiés, sera annulée six mois après l'entrée en vigueur de la législation.D'ici là, le gouvernement espère avoir mis en place son nouveau système et pouvoir traiter sans trop de retard tout afflux imprévu de réfugiés sur les rives canadiennes.La ministre de l'Immigration, Mme Barbara McDougall, a également promis qu'aucun réfugié ne serait refusé à moins qu'un pays sûr ne soit prêt à l'accepter, mais on ne s'entend pas sur la potion de pays sûr. Q2 Paul Desmarals president du conseil d administration LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 JUILLET 1988 Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Jean-Guy Dubuc éditorialiste en chef L'ordre de Turner e chef de la loyale opposition de Sa Majesté à la Chambre des communes vient de prendre une décision risquée, une Raw autre, qui lui coûtera peut-être la prochaine élection générale au pays et, par voie de conséquence, la direction du Parti libéral du Canada.En obligeant le Sénat à forte majorité libérale \u2014 59 libéraux, 39 conservateurs, 6 indépendants et 8 sièges non comblés \u2014 à retarder l'adoption de la loi no C-130 jusqu'à ce que le premier ministre Brian Mulroney déclenche un scrutin, M.John Turner se met la corde au cou.Politiquement et stratégiquement, le chef libéral peut prendre les positions qu'il désire.C'est sa prérogative de leader de parti et il devra vivre avec son choix pour le meilleur et surtout pour le pire.Mais c'est le caractère antidémocratique de sa décision qui est inconcevable et impardonnable pour plusieurs raisons: 1) M.Turner utilise sciemment un corps non élu pour bloquer a tout prix une législation qui est devant le Parlement depuis des mois.À ce qu'on sache, la majorité conservatrice a été élue démocratiquement et par la volonté des Canadiens, le 4 septembre 1984.Où est le respect du peuple dans cette attitude du chef libéral?2) En faisant appel à la majorité libérale du Sénat, M.Turner rabaisse la Chambre haute \u2014 déjà peu populaire dans l'opinion publique \u2014 à un instrument de pure partisannerie, à un outil purement électoral.Le Sénat n'est-il pas un Conseil des sages, une sorte de tribunal d'honneur, un organisme qui doit améliorer, polir les législations?Par son utilisation outrancière, M.Turner vient de démontrer que le Sénat devrait être composé d'élus s'il veut lui faire jouer un rôle aussi partisan.3) Les parlementaires libéraux de l'équipe Turner ont-ils dès à présent abandonné la lutte au projet de loi sur le libre-échange en confiant la responsabilité à la majorité libérale du Sénat?Pourtant, le projet de loi peut encore être amélioré durant l'étude article par article en cours par un comité de la Chambre, et ce, jusqu'au 10 août, avant de revenir aux Communes pour l'adoption en troisième lecture.Les libéraux élus ont-ils déjà abdiqué?4) M.Turner reproche à son vis-à-vis conservateur de faire adopter l'entente du libre-échange sans avoir obtenu au préalable un mandat de la population.Il a peut-être raison sur ce point.Mais il fait de même en bafouant la démocratie la plus élémentaire du parlementarisme.M.Turner a-t-il reçu un mandat pour bloquer un projet de loi par des moyens autres que démocratiques?À moins que la décision de M.Turner soit proprement intéressée.Peu populaire dans son parti et dans l'opinion, ayant à défendre un programme imprécis, à court d'argent pour la campagne électorale, le chef libéral se cherche-t-il déjà un alibi en cas de défaite au scrutin général?Sa directive au Sénat est tellement surprenante qu'elle pourrait cacher des motifs inavoués.Claude masson Le « pen » déménage Rarement pénitencier neuf aura-t-il fait parler autant de lui que celui de Port-Cartier, tout près de Sept-îles, dans la circonscription électorale du premier ministre Brian Mulroney.La chose s'explique facilement.Port-Cartier, depuis la fermeture de l'usine de pâte de bois d'ITT-Rayonnier, au début des années 80, prenait l'allure d'une ville fantôme.Sur la Côte-Nord, déjà frappée par les fermetures de Schefferville et Gagnon, la panique régnait.À défaut de pouvoir attirer de nouveaux investissements industriels d'envergure, le « petit gars de Baie-Comeau », député de la région, amena un pénitencier.Il ne fait aucun doute, dans l'esprit de quiconque, que la construction d'un pénitencier à cet endroit répond à un calcul politique et non d'un choix logique.Il est triste qu'à défaut de politique d'implantation industrielle, on en soit rendu à aménager des pénitenciers loin des grands centres.Port-Cartier est situé à 900 kilomètres de Montréal.Pour les parents de ceux qui y seront internés, pour les intervenants spécialisés appelés à oeuvrer auprès de ces détenus, cela causera d'énormes problèmes.Comme l'a démontré dernièrement notre confrère Bruno Bisson, le Service correctionnel canadien étudie toujours les moyens d'adapter aux besoins d'un établissement en région éloignée les services et programmes dispensés dans tous les pénitenciers fédéraux.La Côte-Nord, il est vrai, n'est pas la Sibérie.Et le nouveau pénitencier, beau comme un sou neuf, n'est pas une chambre à tortures.Le problème, c'est qu'il n'est pas destiné à la population locale mais à des détenus dont, bien sûr, la presque totalité viendra de régions plus à l'ouest, surtout de Montréal et des environs.Pour ceux qui attachent de l'importance à la réhabilitation, la distance à parcourir fera donc problème.En pratique, pour plusieurs des parents des détenus, le déménagement à Port-Cartier constitue une certaine forme de séparation.Le nombre de visites qu'ils pourront faire à un être cher qu'ils continuent d'encourager dans le malheur sera réduit.Partant, les risques de découragement seront accrus pour plusieurs détenus et leurs chances de réhabilitation diminuées d'autant.' ¦ C'est sous cet angle que l'on doit chercher des solutions au litige actuel.Il s'agit d'un problème humain et non d'un enjeu politique.Le pénitencier de Port-Cartier n'aurait sans doute jamais dû être construit.Mais il aurait fallu s'y opposer au mo-: ment de l'annonce de la décision de l'implanter et non maintenant qu'il est terminé.Parmi les solutions envisageables, sans doute pourrait-on accorder aux visiteurs qui auront à parcourir une grande distance un droit de visite prolongé.Pourquoi ne pas songer à construire hors des murs une hôtellerie, subventionnée en tout ou en partie par l'État, pour les visiteurs autorisés?Peut-être même devrait-on subventionner les frais de déplacement de certains proches jugés utiles à la réhabilitation d'un détenu.L'heure n'est plus aux dénonciations, mais à la recherche de solutions.Pierre vennat Le PRojçrveLoi sua & ciBQe~ée/fAftGe ^ (Droits rosorvosl TRIBUNE LIBRE Un incident qui en dit long ¦ Cette sema ne, je me suis fait aborder par une personne d'origine sud-américaine qui sortait du Centre communautaire Christophe-Colomb et qui me demanda: «The time please ».(e lui réponds: «Pardon?» «The timc», répètc-t-il de façon agressive et arrogante en me montrant ma montre.Face à cette attitude je lui rétorque: «Vous parlez français?» Et lui de me répondre: «No, me, l speak English », d'un ton satisfait.J'ai ressenti de l'humiliation et du découragement après cette petite conversation, incident pourtant courant si j'en crois des parents et amis à qui ce genre de situation s'est souvent présenté.l'ai eu la sensation d'être étrangère dans mon propre pays, dans ma ville.La certitude que quelqu'un pouvait venir habiter chez moi, m'aborder dans une langue étrangère et de façon arrogante si je ne lui répondais pas dans «sa» langue.Si c'est de cette façon que se traduit le supposé désir des immigrants de s'intégrer à la société québécoise francophone, je me pose de sérieuses questions.Aline LEFEVRE Montréal Vandalisme provoqué En réponse à la lettre intitulée «Une bande de lâche», de M.Ethan R.Allen, publiée dans la Tribune libre du 7 juillet, au sujet de vandalisme contre des enseignes bilingues rue So-merled, a Notre-Dame-de-Grâce.S Certes, le vandalisme est lâche, mais le moins brave dans l'histoire de la loi 101 est bien Robert Botirassa.Il a promis aux anglophones et allophones qu'ils pourraient afficher dans les deux langues, mais depuis il n'a rien fait.«J'attends la décision de la Cour suprême», dit-il pour se défendre.Une chose est certaine: même si la Cour suprême déclare inconstitutionnels les articles portant sur l'affichage, M.Bourassa s'empressera d'utiliser la clause nonobstant de peur d'y perdre sa chemise.politique.M.Bourassa est reconnu pour son manque d'échine et ce n'est pas une telle décision qui lui en donnera une.Si certains extrémistes font du vandalisme, c'est parce que la loi 101 n'est pas appliquée par le gouvernement qui a déclaré le statu quo pour gagner du temps.Quant à votre remarque selon laquelle les francophones se cacheraient derrière des organismes comme «Action Québec fançais» et la SS|B, n'y a-t-il pas des organismes comparables chez les anglophones?À part la lettre diffamatoire parue dans «The Chronicle » n'y a-t-il pas l'organisme «charitable» Alliance Quebec?Sans parler de la formation d'un parti politique marginal voué exclusivement à l'anglicisation de l'ouest de Montréal.D'après vous, la loi 101 est un «viol» des droits humains.Je me demande bien comment vous qualifieriez le Manitoba et la Saskatchewan qui ont cux-mème mis de côté les décisions de la Cour suprême dans des cas de droits linguistiques fondamentaux (pas sur l'affichage, mais sur les droits d'être servi par le gouvernement dans une langue officielle).Faites ce que je dis, pas ce que je fais-Martin BICRAS Montréal La qualité du français Réponse ù l'article de Hélène Pelletier-Baillargeon, publié le mercredi 22 juin, sur la qualité du français.¦ Peu de lignes pour dire plein de choses.Bien que d'accord avec vous sur la qualité du français et le peu d'intérêt manifesté par les étudiants sortant du secondaire, je suis par contre en désaccord total avec les remèdes suggérés.Mettons tout de suite les choses au clair: je veux que les enfants aient du plaisir à écrire et qu'ils le fassent bien.Je veux aussi qu'ils aient du plaisir à lire et qu'ils le fassent bien.Mais ce n'est justement pas en appliquant les méthodes que vous prônez que nous y réussirons.La plupart des classes font encore dictées, leçons de grammaire, etc.Peu font vraiment une approche intégrée et holiste de la langue! N'en déplaise à certains, la langue s'apprend autrement que par mémorisation et dictée! Pour vraiment corriger la situation, il va falloir restructurer la pédagogie et la rendre plus fonctionnelle.Voici de courtes pistes.Il faut redonner aux livres la place qui leur revient.Des livres, des vrais.Pas les manuels de classe écrits sur commande qui ne contiennent que rarement de bonnes lectures.S'il y a quelque chose que l'on faisait bien avant, c'était de lire des vrais livres et d'y avoir des discussions au lieu des question-réponses que l'on a maintenant.(.) Que les livres soient discutés, lus, échangés et ris en classe.Cela ne se fait que très peu en ce moment.II faut se remettre à écrire.À aimer écrire.Mon journal personnel, mes histoires, mes réflexions, mes critiques, mes fantaisies, mes lettres, etc.Aucune dictée, mémorisation, etc., ne fera aimer l'écriture.Regardez les gens autour de nous: la plupart ont une phobie de l'écriture.Je suis prêt à parier que ceux qui aiment écrire, qui continuerons à écrire apprendront le code.N'apprendre que le code, faire des exercices inutiles décrochés de l'écriture ne garantit ni le code ni le plaisir de l'écriture.Les classes doivent devenir des milieux riches et stimulants où la langue est omniprésente et employée.La Nouvelle-Zélande a cette approche.Selon une étude américaine (eux aussi ont des problèmes de langue), c'est le pays le plus instruit du monde.Loin de moi de prôner ici la facilité.Il faut avoir vu les enfants travailler fort pour finir un texte, un article pour le journal de classe, fouiller dans son texte l'erreur non décelée, apprendre à partir de ses écrits.Il y a effort, apprentissage et amour de ce qu'ils font.Bien sur, on me dira que ce n'est pas applicable: trop d'élèves, etc.Faux.Il faux par contre se ressourcer, réapprendre de nouvelles approches et lire et échanger entre enseignants.Il faut lire Smith, Goodman, Graves, Calkins, Atwell et autres.Il faut que les enseignants se réapproprient la pédagogie que l'on a trop longtemps laissée dans les mains d'éditeurs et d'experts.Nous sommes les experts.(.) Yves NADON enseignant Sherbrooke L'anglais par oreille ¦ Monique Mus-Plourde, dans un article publié en trois par-tics (4, 5 et 6 juillet) sur l'enseignement de l'anglais à la CÉCM, se plaint avec raison des incohérences manifestées par cette commission scolaire.Il ne m'apparaît pas cependant que la proposition à saveur étatique et bureaucratique qu'elle préconise puisse solutionner la question.Apprendre une langue en commençant par la grammaire, c'est un peu lui donner le statut qu'avait autrefois le latin : seuls les doués arriveront à le parler couramment.L'apprentissage de l'anglais ne devrait-il pas se faire sur le modèle de l'acquisition de la langue maternelle dans la jeune enfance?C'est en tout cas ce qu'en pensent nombre de parents et ceux-ci ont sans doute plus à coeur l'intérêt de leui enfant que ne l'ont les commissaires d'école politisés.Mes propres enfants ont pu bénéficier (dans une école franco-protestante à l'extérieur du territoire de la CÊPGM), durant tout leur primaire, de périodes d'éducation physique données en langue anglaise seulement.Cela fut le résultat de pressions légitimes des parents.Ils n'ont pas appris dans les livres, mais leur oreille s'est formée.Ils ont su parler et comprendre avant de lire et écrire, en anglais comme en français.Et à aucun moment, un tel apprentissage de l'an- glais ne s'est trouvé à empiéter sur le temps consacré à des matières plus académiques comme le français et les mathématiques.Non seulement ont-ils appris l'anglais plus rapidement, mais encore l'ont-ils fait sans que cela représente un travail ardu.Et la place de choix qui doit être donnée au français fut toujours respectée.Comme parent, j'ai pu vérifier l'efficacité de cette approche chez mes propres enfants.Très tôt, avant la 4e année, il ne fut plus possible de leur cacher une conversation en utilisant la langue anglaise.L'enfant est capable de beaucoup d'apprentissages; encore faut-il lui donner sa chance à l'intérieur de systèmes intelligents.L'enfant devrait peut-être être considéré comme autre chose qu'un sujet de normes par les commissaires d'école et le ministère de l'Éducation.Cisèle LIMOGES Longueuil Omission volontaire?¦ La chronique du 4 juillet dernier sur «Boris Godounov», signée Claude Gingras, m'a fortement choquée.En effet, il semble bien étrange que M.Gingras n'ait pas daigné au moins mentionner l'interprète du rôle féminin principal, Mme Corina Circa.Par contre, il énumère tous les autres rôles majeurs en commentant sur chacun des interprètes et sur leur qualité vocale.Aurait-il voulu omettre sciemment la présence de Marina Mnishck, qu'il n'aurait pas mieux réussi.Ceci constitue une offense sérieuse envers une chanteuse de qualité qui, par les réactions du public, a su démontrer hors de tout doute son talent dans l'exécution de ce rôle exigeant.J'ose espérer que M.Gingras a tout simplement oublié de parler de ce personnage plutôt que d'y voir une ignorance volontaire.Pour remédier à ce déplorable incident, par respect légitime pour l'artiste et en guise de protestation, je réclame la publication immédiate d'un erratum, dans votre journal par l'auteur lui-même.(Mme) Madeleine MARSAN Montréal N.B.M La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux, lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRESSE.MONTREAL, VENDREDI 22 JUILLET 1988 B3 LIBRE OPINION Esquisse d'une stratégie de relance économique et urbaine POINT DE VUE Christophe Caron et Luc Gagnon sont respectivement président et vice-président du Groupe d'intervention urbaine de Montréal, consultants en design urbain et en planification.CHRISTOPHE CARON LUC GAGNON ¦ L'avenir de Montréal prend parfois l'allure d'une question existentielle.On n'arrête pas de se comparer aux autres, en bonne partie parce qu'on sait bien que nous accusons un retard plus que considérable à bien des niveaux: équipements culturels, projets d'aménagement d'envergure, développement industriel.Des rapports volumineux ont été préparés ces dernières années, constatant chaque fois les mêmes lacunes et déficiences, proposant des stratégies de relance, des structures de concertation et ainsi de suite.Mais là où on a le plus besoin d'injecter des fonds, soit dans des projets concrets d'équipements et d'aménagement, on ne semble pas avoir encore ciblé une stratégie d'action commune.Alors qu'on est en train d'élaborer un plan directeur pour le centre-ville, rien ne transpire encore quant à la priori-sation des actions à entreprendre, aux secteurs à cibler, ou à une stratégie d'interventions concertées.Les équipements Les vraies choses dont cette ville \u2014 et cette île \u2014 ont besoin, ce sont de nouveaux équipements industriels de pointe, de qualité inédite.Des équipements industriels capa- L'activité culturelle qui peut contribuer au statut et à la renommée de Montréal sur le plan international, c'est celle générée par nos petits groupes de créateurs, qui ont beaucoup de difficulté à trouver un toit chez nous.Ce sont les mêmes groupes qui font un malheur quand ils se présentent à San Francisco, New York, Munich, Paris.S'il nous manque effectivement des équipements, des aménagements et des oeuvres majeures d'art public, il manque surtout une stratégie opérant à divers niveaux.Stratégie définie et mise en oeuvre a travers des partenariats privé-public.Car, si nous attendons les paliers supérieurs, nous attendrons fort longtemps avant que notre ville réalise son véritable potentiel comme lieu de creation et de diffusion culturelles.Il y a, dans notre ville, des secteurs où l'activité culturelle est plutôt florissante, mais où le tissu urbain est désarticulé sinon désolant.C'est le cas du centre-ville est, où l'on dénombre une trentaine d'équipements publics et privés, du secteur du Musée des beaux arts, du Vieux-Montréal.Un secteur dont le potentiel culturel est significatif mais presque inexploité, c'est le Vieux-Port.Accorder une identité et un statut spécial, c'est à la fois signaler clairement notre intention de revaloriser un secteur dénature et pénible à regarder, et aussi un moyen de mise en marché d'un ensemble cl équipements et activités culturelles.Soit dit en passant, des districts culturels ont été créés dans plusieurs villes, notamment Boston, Baltimore, St.Louis, London, Ontario, Rochester, New York et.C'est en effet une moyenne commande que de vouloir réhabiliter tout cet espace, c'est le travail de presque une génération.Mais les villes les plus intéressantes sont souvent celles qui élaborent des projets d'une telle envergure, et de qualité tellement exceptionnelle, qu'ils marquent la ville pour longtemps, et s'ancrent dans la perception et la mémoire collectives.Devant l'ampleur d'une telle shopping list, comment s'y prendre?D'une part, il faut évidemment prioriser.Il faut aussi voir quelles interventions auront le plus grand effet d'entraînement.Finalement, il faut provoquer une collaboration entre les agents publics et privés de façon à générer des projets privés qui s'intègrent ou qui complètent des interventions initiées et réalisées par l'administration municipale, et qui respectent des critères qualitatifs.La meilleure approche, à notre avis, serait de commencer par des interventions importantes au niveau des sites charnières, qui sont normalement localisés entre le centre des affaires et les secteurs les plus déstructurés, soit à cheval entre des secteurs à vocations distinctes mais complémentaires.Ces sites charnières comprennent aussi la plupart des artères ayant besoin d'une restructuration et d'un réaménagement.L'implantation de plusieurs des équipements culturels dont notre ville a besoin contribuerait beaucoup à remplir les nombreux trous de la trame urbaine et à ordonner \u2014 physiquement et fonctionnelle-ment \u2014 la structure du centre-ville.Si l'on ajoute à ces interventions d'autres visant à réaliser le poten- tion résidentielle dans le noyau central.La capacité d'accueil du centre-ville, sur le plan résidentiel, se situe autour de 20 000 unités, et un coût moyen par unité, plutôt modeste, se situe autour de 75 000 $.Nous parlons d'éventuels investissements de l'ordre de 1,5 $ milliard, minimalement.Le seul Faubourg Québec peut accueillir quelque 2 500 unités de logement ; à un coût moyen de 90 000 $ par unité, cela représente déjà 225 $ millions d'investissements, surtout privés.Pour ce qui a trait à l'espace à bureau, le marché absorbe, depuis quelques années, une moyenne annuelle d'un million de pieds carrés d'espaces de catégories A et B.Présentement le centre-ville dispose de 32 millions de pieds carrés d'espace à bureau.Un relevé de projets commerciaux présentement en planification identifie quelque 24 projets qui ajouteront plus de 8 millions de pieds carrés au stock existant.En appliquant un coût de développement moyen de 225 $ le pied carré pour un édifice de classe A, ceci représente 1,8 $ milliard d'investissements.De plus, le potentiel de développement de certains secteurs charnières du centre, en prévoyant des densités variables, permettrait de rajouter un autre 10 millions de pieds carrés de bureaux dans le noyau central.Soit une valeur de construction, en dollars 88, de 2,5 $ milliards.L'ensemble des investissements proposés ou projetés par cette esquisse de programme d'intervention peut sembler lourd ou démesuré pour certains.Mais c'est, à notre avis, essentiel d'y penser sérieusement.Montréal doit absolument rattraper les autres villes bles d'intéresser des entreprises québécoises et canadiennes ayant besoin d'expansion, ou cherchant à se relocaliser, capables aussi d'attirer des entreprises étrangères, à cause notamment de la nature exceptionnelle des installations et services qu'on y trouverait.Sur le plan du développement industriel, une stratégie à moyen et à long terme doit nécessairement être développée pour l'île de Montréal, ce qui implique bien sûr une concertation réelle entre Montréal et ses partenaires du West Island et de l'est de l'île.La Communauté urbaine a besoin de quelques grands parcs industriels state-of-the-art.À travers l'ile, on ne dénombre qu'une poignée de sites appropriés, dont certains dans l'est de l'île, notamment l'ancienne raffinerie de Pétro-Canada.Il est donc urgent de les réserver pour fins d'équipements régionaux de qualité supérieure, et de prendre des mesures de planification et de concertation pour définir leur vocation et structurer une entité capable d'assumer leur développement et leur promotion.Si nous développons ici des équipements industriels de haut de gamme, égaux aux meilleurs équipements que l'on puisse trouver en Amérique du Nord, nous aurons sensiblement moins de difficulté à trouver des investisseurs.Sans de tels équipements, on continuera à stagner.Il est illusoire de croire que des entreprises de haute technologie puissent occuper tous les grands espaces industriels à être développés.Il faut plutôt chercher un équilibre entre les industries légères, de technologies de pointe, de recherche et développement, et des entreprises nécessitant des espaces de bureaux hors du centre-ville (back offices).Développement culturel Pour ce qui est du développement culturel, on en parle beaucoup depuis quelques années à Montréal, sans que l'on puisse constater grand résultat.Depuis cinq ans on nous a fait miroiter une bonne quinzaine de nouveaux équipements culturels, mais le chemin menant à des realisations ressemble passablement au boulevard des rêves brisés.Burlington.Vermont.Pour ne pas mentionner les grandes métropoles.Une stratégie basée sur des districts, chacun avec un rôle spécifique, vise bien plus que simplement ajouter des équipements.Elle doit reposer sur une vision d'aménagement d'ensemble mettant en relation les installations, les espaces publics et une certaine concentra-lion d'oeuvres majeures d'art public.Comme on l'a vu, chacune des grandes zones du centre-ville contient un noyau d'équipements culturels; chacun de ces secteurs doit être équipé et aménagé suivant ses caractéristiques propres.Au centre-ville est, il est préférable que les équipements soient distribués dans l'ensemble du territoire, afin de maximiser leur impact sur les plans de l'animation et de la structuration d'un tissu urbain très désarticulé.Dans le Vieux-Port, au contraire, c'est justement une masse critique qu'il faut chercher à développer.Un urgent besoin Depuis quelques années, on note une nette tendance, très visible dans les pays de l'OCDE, vers des projets urbains d'envergure.Certains de ces exemples de design urbain ont déjà acquis une notoriété internationale: Battery Park City à New York, la promenade Moll de la Fusta à Barcelone, le parc de La Villette à Paris, l'Avenida de la II-lustracion à Madrid.De multiples projets d'envergure ont aussi été réalisés à Saint Petersburg, Grenoble, Seattle, Montpellier, Milan, Madrid.Ceci pour dire que, si on veut vraiment se positionner, se rendre visible et crédible, sur le plan international, on n'a pas d'autre choix que d'investir dans des projets majeurs de consolidation, dans des gestes urbanistiques plus ambitieux, plus audacieux, mieux réfléchis et articulés.Il existe au centre-ville au moins cinq grands sites charnières, quatre secteurs et huit artères qui méritent une telle attention et qui auraient l'avantage, si rcdéveloppécs selon un concept global, de résoudre plusieurs problèmes d'ordre structurel, en plus de mettre un terme à l'image désolante de parties importantes du coeur de noire ville.tiel \u2014 à peine effleuré \u2014 du noyau central sur le plan de l'habitation, plusieurs des sites charnières et secteurs prioritaires seraient viabilisés économiquement et socialement.L'addition, s.v.p.Un programme d'interventions global, tel qu'esquissé précédemment, représente des investissements équivalents ou supérieurs au budget annuel de la Ville de Montréal.Voici une estimation des coûts qu'implique un tel programme: \u2014 225 $ millions pour la création de nouveaux parcs industriels et la modernisation d'aires industrielles existantes; \u2014 380 $ millions pour un programme d'immobilisation pour une quinzaine d'équipements culturels, soit l'ensemble des .projets prioritaires.À part les investissements pour le renouvellement de l'infrastructure routière de la région, calculés à environ 2 $ milliards, quelque 200 $ millions seraient nécessaires pour le réaménagement de l'autoroute Ville-Marie, certaines des principales artères du centre-ville, la création de nouveaux espaces publics et le réaménagement de certains existants, l'implantation d'un nombre important d'oeuvres-majeures d'art public.100 $ millions seraient nécessaires pour permettre le développement urbain de certains secteurs déstructurés ou non construits, uniquement au centre.Si l'on ajoute à ces quelques 900 $ millions en projets, plusieurs autres interventions d'envergure plus modeste, distribuées à travers le territoire de la ville, nous dépasserons sans doute le milliard.Si ces investissements sont effectués, on peut imaginer des retombées économiques d'une ampleur supérieure.Les nouveaux équipements industriels, et ceux renouvelés, pourraient entraîner des investissements privés entre 750 $ millions et 1 $ milliard, échelonnés sur 10 ans.Si les investissements publics visant à rehausser la qualité de vie des quartiers centraux sont réalisés, y compris l'implantation de multiples équipements culturels, Montréal serait bien positionnée pour attirer une nouvelle popula- ayant réussi le virage technologique et économique.Montréal ne peut plus se permettre l'aspect détérioré sinon abandonné de parties importantes de son centre.Montréal doit se positionner pour devenir une destination city pour le tourisme et les congrès internationaux, et sans une grande gamme d'équipements culturels et récréatifs de qualité, elle ne pourra jamais y arriver.Un objectif clair Plusieurs facteurs et événements convergent à l'heure actuelle, et pris ensemble, facilitent l'amorce d'une stratégie de relance économique et urbaine pour Montréal: le processus de planification pour le centre-ville et les autres arrondissements; la concertation, via des événements tels que les colloques Défi Montréal et Desseins sur Montréal et le Congrès de la Chambre de Commerce (Montréal Oblige), des milieux privé et public, et dont le but est de promouvoir activement le partenariat pour améliorer la qualité de vie de notre ville; les préparatifs pour le 350e anniversaire en 1992.1992 nous offre une occasion toute faite pour entamer une multitude d'interventions, à tous les niveaux, pouvant combler les nombreuses lacunes que nous connaissons.La communauté montréalaise devrait exploiter le 350e anniversaire pour mettre en oeuvre une stratégie de relance économique et urbaine, axée sur de multiples projets d'aménagement et d'équipement, et de développement immobilier de qualité.L'anniversaire devrait être perçu comme un défi collectif faisant appel à notre créativité, notre audace, notre sens d'entrepreneurship.Non pas l'ultime objectif d'une stratégie, 1992 devrait être visé comme le point tournant de notre relance en tant que métropole.On n'aurait visiblement pas tout accompli, ni en termes de redynamiser notre économie ni en termes de la consolidation du noyau central, mais on serait bien en route pour repositionner Montréal sur le plan international.Il faut maintenant que le leadership se manifeste, et que la collaboration et la concertation visant des objectifs communs, se matérialise dans des projets concrets.Sondages politiques: un mode d'emploi ANNE-MARIE GINGRAS Collaboration spéciale Faites-vous confiance à Gilbert Chartrand?.Francis Fox?.Céline Hervieux-Payettc?Ne m'étant jamais posé ces questions, j'ai dû y répondre en une seconde il y a environ deux semaines, l'avais été sélectionnée pour l'un des très nombreux sondages politiques de l'heure.La fièvre des sondages s'est définitivement emparée de la classe politique fédérale et des médias.La semaine dernière, un sondage Gallup prétendait que le Parti conservateur était en avance dans les intentions de vote de l'électorat québécois.Ce dernier aurait voté à 42% pour le PC, à 37% pour le PLC et à 20% pour le NPD.Ce sondage contredisait une enquête très récente de CROP qui donnait, elle, 45* du vote québécois au PLC, 31% au PC et 23% au NPD.Y a-t-il moyen d'y voir clair dans ces chiffres contradictoires?Tentons un instant de revenir à quelques données de base en cette matière.Un sondage sur les intentions de vote, c'est, essentiellement, une photographie floue de ces intentions prises dans certaines conditions à un moment particulier.La variabilité de ces conditions ainsi que la volatilité des intentions de vote font comprendre pourquoi les résultats de sondages à prime abord semblables diffèrent de mois en mois, voire de semaine en semaine.En fait, les résultats des sondages sur les intentions de vote sont très souvent trompeurs.Premièrement, on distribue les indécis dans les diverses catégories dans la même proportion que s'ils étaient décidés.Or.dans une situation donnée, un groupe de sympathisants peut avoir des raisons particulières de demeurer plus discret qu'un autre.Votre parti favori est-il embourbé dans les scandales?Votre chef préféré a-t-il maille à partir avec ses députés du Québec?Dans un cas comme dans l'autre, peut-être voudrez-vous vous abstenir de répondre aux sondages.Le taux de personnes indécises oscillant souvent entre le quart et le tiers des interviewés, la discrétion d'un groupe de synpathisants vient mêler bien des cartes et enlève aux résultats serrés des sondages beaucoup de signification.Deuxièmement, la façon même de poser les questions d'un sondage induit des réponses particulières.Une maison de sondage «guide» donc les réponses des personnes interviewées, même si l'opération se fait en douceur.Prenons par exemple l'une des questions fréquemment posées lors des sondages sur les intentions de vote: «Si des élections fédérales avaient lieu aujourd'hui, pour le candidat de quel parti penseriez-vous voter ?».Cette question a été construite de telle sorte qu'il semble naturel que le vote dépende d'abord et avant tout du parti politique.Or, des études sur le vote du 4 septembre 1984 ont démontré que pour moins de la moitié de l'électoral canadien, le parti politique a constitué le facteur déterminant dans le choix politique.Il y a 4 ans, 45% des électeurs ont voté pour le parti, 28% pour le chef et 20% pour le candidat local.Voilà qui démontre bien que la façon de concevoir et de comprendre une question n'est pas la même pour tous et toutes.Le sondage crée un cadre artificiel et vous ordonne de vous situer dans ses diverses catégories.Votre seule protestation possible, c'est d'indiquer votre indécision.Il faut cependant avoir un certain culot pour répondre 20 ou 40 fois de suite aux questions posées par la voix anonyme qui vous interroge: «Je ne sais pas».Pour bien rendre compte de la complexité des sondages politiques, arrêtons-nous à d'autres questions dont les résultats viennent carrément brouiller la compréhension des intentions de vote: la popularité des chefs ou l'approbation de l'activité gouvernementale.Par exemple, John Turner occupe toujours le dernier rang au palmarès politique, alors que plusieurs sondages donnent son parti gagnant.Mais la grande visibilité des chefs durant la campagne électorale viendra-t-ellc modifier les intentions de vote en défaveur des libéraux?En ce qui concerne l'approbation de l'activité gouvernementale, le PC a actuellement de quoi pavoiser.En juin, si l'on en croit CROP, 50% de l'électoral québécois se disait satisfait du gouvernement conservateur ; ce taux est en nette remontée.Notons cependant que ce qui incite les gens à voter, c'est beaucoup plus la répulsion à l'égard d'un parti ou d'un chef que l'affection.Le 50%, dans ces conditions, ne veut probablement pas dire grand-chose.Tout ceci ne signifie pas que les sondages ne sont pas fiables, que je les abhorre ou qu'il faut cesser de payer pour en commanditer.Je suis moi-même très friande des sondages.Seulement.il est plus sage de les apparenter à la météorologie qu'aux mathématiques.TÉMOIGNAGE Le millénaire ukrainien ¦ Le message spécial de la Conférence des évéques catholiques du Canada publié dans le numéro du 11 juillet de La Presse concernant le millénaire du christianisme en Ukraine, est émouvant et plein d'inspiration.C'est une déclaration profondément chrétienne.Elle apporte de la joie et de l'espoir aux Ukrainiens chrétiens dans leur lutte continuelle pour garder leur foi et leur identité nationale dont la .perte serait à déplorer.Le lien établi entre le millénaire du baptême à Kyiv et le peuple ukrainien fut particulièrement apprécié, car les grands de ce monde semblent être satisfaits de célébrer le baptême de la «Russie», ainsi .perpétuant l'injustice faite au peuple ukrainien au cours des siècles.Cependant, je dois exprimer mon regret que, en parlant de de l'Église ukrainienne catholique comme héritière de la foi de saint Volodymyr (le nom ukrainien de Vladimir), les évéques ont omis de mentionner l'Eglise ukrainienne orthodoxe avec laquelle l'Église catholique partage son héritage.Numériquement, l'Église ukrainienne orthodoxe au Canada est seconde en importance après l'Église catholique.Quoique les orthodoxes ne partagent pas l'alliance des catholiques ukrainiens avec Rome, ils sont tous unis dans leur allégeance au Christ Jésus, chef de l'Église.C'est Lui qui a demandé à ses fidèles \u2014 à tous et à jamais \u2014 «aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.» Ihor G.Kutash, curé Cathédrale ukrainienne orthodoxe Sainte-Sophie LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LIEE.7.rue Saintjacaues Montreal H2V 1K9 Seule u Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reutec Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSC sont également reserves -Courrier de la deuuemc classe \u2014 Enre gistrement numéro 1400 » Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285-6911\tANNONCES CLASSEES\t Le service des abonnemei\t«s\tCommandes ou corrections\t285-7111 est ouvert du lundi au\t\tfundi au vendredi de Oh a 17h\t vendredi de 7 a 1Bh.\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational.Tele Presse\t285-7306 COMPTABILITE\t285-6692\tVacances, Voyages\t285-7265 Grandes annonces\t\tCarrières et professions.\t285-7S20 Annonces classées\t285-6900\tnominations\t Arts et spectacles B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 22 JUILLET 1988 AUJOURD'HUI 20:00 MARCEL MARCEAU * ¦ 1 -Salle Wiilnd-Pellelier 20:00 -MICHEL LEEB \" * ^ \"Théâtre Maisonneuve 24:00 CARTOON ART EXHIBITION 19:00\" 'Centaur Gallery 19:00 THE YUK YUK'S i ^;SHOW 1 ; T- -Club Soda ; - ;MC: Mark Breslin '.\u2022 I -Dan Rodican.Kevin Meaney.¦ '.\u2022 .\"Craig Charles.Eno 19:00\" CLASSIC ANIMATION RETROSPECTIVE 2 \u2022 \".\u2022Ouimetoscope Michel Courtemanche 19:30 GALA 8 ' Theatre St-Denis MC:EdBegley,Jr Christopher.Blake Clarke.Michel Courtemanche.Doug Anthony All-Stars.Jango ' Edwards.Gilbert Gott^ed.Rich Hall.Allan Havey, Hattie Hayndge.Mike MacDonald.Nick Revell.Barry Sobel .Plus live TV Line-up - .- -bosted by John Candy! 20:00 MARCEL MARCEAU Salie Wiltnd-PellBtier Place des Arts 20:30 REDUCED SHAKESPEARE COMPANY Centaur Theatre 20:00 BARRY KENNEDY Comedy Nest Downtown 21:00 ADRIANNE TOLSCH Comedy Nest West 21:30 CLASSIC ANIMATION RETROSPECTIVE 3 Ouimetoscope 21:45 THE YUK YUK'S SHOW 2 Club Soda MC: Mark Breslin Jell Rotbpan.Lawrence Morganstern, Glen Foster, Phyllis Sticknev 23:15 BARRY KENNEDY ; Comedy Nest Downtown SCENE BELL (rue Ontario) 38:30 LesBubb 20:00 LesQubb 21:30 Shy Guys SCÈNE AIR CANADA
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