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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1988-08-05, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 5 AOÛT 1988 Ce sont les Québécois qui trancheront, selon les libéraux Hors du Québec, Ses deux grands partis obtiendraient un appui à peu près égal, d'après le comité de stratégie du PLC GILBERT LAVOIE Amoins d'un mois du déclenchement probable des élections fédérales, le comité de stratégie du Parti libéral du Canada s'accorde 92 sièges à l'extérieur du Québec et en concède 95 aux conservateurs, ce qui veut dire que le vote québécois serait déterminant au prochain scrutin.La Presse a appris de bonnes sources que les projections présentées à la der- nières réunion des dirigeants du parti accordent aux libéraux 22 des 32 sièges de l'Atlantique.65 des 95 sièges de l'Ontario, et cinq sièges dans l'Ouest, soit quatre à Winnipeg et un à Vancouver.Les mêmes sources estiment cependant que les chiffres présentés pour l'Atlantique sont trop optimistes, surtout à la lumière de l'entente conclue récemment entre Ottawa et Terre-Neuve pour le développement des ressources pétroli-fères au large de cette province.D'autres sources au sein du parti dou- tent que les libéraux puissent obtenir 65 sièges en Ontario.John Turner jouit d'une avance incontestable à Toronto, mais la situation serait différente à l'extérieur de la Ville-Reine.Quoi qu'il en soit, le vote québécois sera déterminant aux prochaines élections.Au sein du PLC, on estime que les libéraux et les conservateurs sont assurés de gagner respectivement une trentaine des 75 comtés du Québec à moins d'une vague en faveur de l'un ou l'autre des partis.Mais l'optimisme n'est pas généralisé chez les libéraux.On raconte que le président du parti, Michel Robert, hésite à se présenter parce qu'il craint de voir l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire.Me Robert aurait accepté de servir comme député dans l'opposition pendant un an ou deux advenant l'élection d'un gouvernement conservateur minoritaire, mais il n'est pas intéressé à donner quatre ou cinq ans de sa vie sur les banquettes de l'opposition.Dans certains milieux libéraux, étrangers aux partisans de Jean Chrétien, oh commence même à parler du remplacement de |ohn Turner.On pense que Turner devra quitter très rapidement advenant un gouvernement conservateur minoritaire à cause de la possibilité d'un autre scrutin dans un délai rapproché.On prévoit par contre qu'advenant l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire, le parti pourrait se donner un leader intérimaire pendant deux ans pour mieux préparer la succession.Parizeau s'en prend à la nouvelle « machine i bilinguiser » le Québec ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le président du Parti québécois, M.Jacques Parizeau, s'en est pris vertement hier au secrétaire d'État Lucien Bouchard qu'il accuse de mener une campagne pour le bilinguisme au Québec.«On vient de monter une machine à Ottawa pour tenter de reprendre le mouvement vers la \"bilinguisation\" du Québec.On a trouvé un homme pour le faire», a lancé M.Parizeau, en conférence de presse.À une journaliste qui lui demandait s'il considérait que le fait que Lucien Bouchard défende la Loi C-72 sur les langues officielles constituait pour lui une trahison, M.Parizeau a déclaré: «je n'utilise jamais d'expressions de ce genre-là.En politique, cela ne mène à rien.Il ne faut pas être naif cependant.Ce n'est pas la première fois qu'une histoire comme celle-là arrive».Désormais, soutient le chef péquiste, le ministre Bouchard détient tous les pouvoirs, avec la Loi C-72, pour offrir et octroyer des subventions à nos organisations syndicales et patronales, à nos entreprises, à nos organismes bénévoles pour y favoriser l'apprentissage et l'usage de l'anglais.Citant des passages de l'intervention de M.Bouchard à ce sujet devant le Sénat, M.Parizeau a souligné que le Secrétaire d'Etat a déjà indiqué qu'il avait des pouvoirs et qu'il s'en servirait.«C'est inouï comme pouvoir.11 peut, sans le parlement, décider de ce qu'il fera dans chacune des provinces».Trois provinces et le Yukon ont déjà signé une entente-cadre avec le gouvernement central pour l'application de la Loi C-72.Seul le texte de l'entente avec la Saskatchewan est connu.M.Parizeau croit que l'accord avec la province de la Saskatchewan doit forcer Québec à intervenir éner-giquement.«Le Canada et la Saskatchewan conviennent de se renseigner mutuellement sur l'aide qu'ils dispensent aux organismes bénévoles pour faire la promotion des langues officielles.Ils se renseignent.C'est-à-dire que le gouvernement fait ce qu'il veut, il doit simplement renseigner la Saskatchewan », a expliqué le leader péquiste, déplorant que les contenus des autres ententes ne soient pas connus.L'entente-cadre Constatant que le ministre québécois Gil Rémillard a déjà repoussé sa proposition de combattre l'argent par l'argent en retirant les subventions aux entreprises qui entreprendraient de favoriser le bilinguisme, M.Parizeau a demandé hier la tenue d'une commission parlementaire sur le sujet.La demande officielle a été logée par le chef de l'aile parlementaire, M.Guy Chevrette, qui accompagnait hier M.Parizeau pour une conférence de presse.Craignant qu'une pluie de subventions nous tombe dessus prochainement, durant la campagne électorale fédérale, M.Parizeau croit qu'il est urgent de connaître le contenu de l'entente-cadre que le gouvernement du Québec pourrait conclure avec Ottawa au sujet de la promotion des langues officielles.La commission parlementaire aurait pour but d'examiner le contenu et de faire les représentations qui s'imposent à l'Assemblée nationale.Dans l'esprit du président du Jacques Parizeau Parti québécois, c'est vouloir concilier l'irréconciliable que de vou-~ loir vivre avec la loi C-72 et la Charte de la langue française.Il promet de ne pas se mêler du prochain affrontement électoral, mais il n'hésitera pas à défendre les intérêts du Québec si nécessaire, précise-t-il.La tenue d'une commission parlementaire permettrait, selon M.Parizeau! à tous les groupes intéressés de faire valoir leur point de.vue.Il demande également au Conseil de la langue française d'émettre un nouvel avis sur les conséquences de la Loi C-72, à la lumière de l'entente-cac re intervenue avec la Saskatchcw in.11 souhaite que le ministre responsable des Relations intergouvemementales, M.Gil Rémillard indique tout de suite, et clairement, quel type d'entente il veut conclure.«Que veut-il dire lorsqu'il affirme qu'il s'entend parfaitement avec M.Bouchard sur les grands objectifs?S'il veut négocier la politique linguistique avec Ottawa, les Québécois aimeraient le savoir.» «Le ministre Rémillard accepte publiquement ce nouveau pouvoir d'intervention exclusif du fédéral dans le domaine linguistique et n'y voit aucune contradiction avec la notion de \"société distincte\" qu'il se vante d'avoir obtenue pour le Québec lors de la négociation de l'Accord constitutionnel du lac Meech», souligne M.Parizeau.«Nous ne pouvons pas croire que M.Rémillard accepte l'explication du secrétaire d'Etat Lucien Bouchard voulant que la Loi C-72 ne serve qu'à offrir des services de traduction simultanée pour des colloques internationaux», a-joute le président du PQ.Un bilinguisme individuel M.Parizeau a par ailleurs tenu à préciser hier qu'il ne s'opposait nullement, comme certains médias anglophones le laissent entendre, au bilinguisme individuel.C'est contre le bilinguisme de société au Québec qu'il s'insurge.«Quand on est un petit pays, il est fondamental qu'on parle d'autres langues que sa langue propre.Que, comme langue seconde,, l'anglais soit universel dans les écoles du Québec me parait normal, évident, nécessaire».Ce qu'il craint, précise-t-il, c'est que la Loi C-72 nous ramène au temps où dans les usines le «boss était unilingue anglophone, le con ireniaii re également et la convention collective de travail rédigée en anglais seulement».Une force canadienne pour l'ONU Presse Canadienne OTTAWA Le Canada a entrepris la mise sur pied d'une force d'environ 200 militaires de carrière pour pouvoir répondre aux désirs de l'Organisation .des Nations-Unies.Cette demise pourrait en effet demander au Canada de participer à la constitution d'une mission de maintien de la paix pour faire respecter une trêve dans la guerre opposant l'Iran et l'Iraq depuis huit ans.«Nous nous préparons, au cas où», a confirmé hier le capitaine Donald Roy.Apartheid: Lewis trouve la position du Canada «timide et indéfendable» Presse Canadienne KITCHENER.Ont.LW ancien ambassadeur du Canada aux Nations-Unies Stephen Lewis trouve la position du gouvernement face à l'apartheid timide et indéfendable.Il a dénoncé mercredi soir la réticence du Canada à rompre tous ses liens commerciaux avec l'Afrique du Sud.«Le Canada aurait dû prendre des sanctions appropriées et obligatoires il y a des mois», a-t-il déclaré en interview, à l'occasion de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du Commonwealth qui avait lieu a Toronto.Les huit ministres du Canada, de l'Australie, de la Guyane, de l'Inde, du Niger, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe ont annoncé mercredi soir leur intention d'appuyer des mesu- res plus sévères sur le commerce du charbon et les transferts de technologie.Ils ont aussi réclamé une application plus stricte de l'embargo sur la vente d'armes à l'Afrique du Sud déclaré par l'ONU, et des mesures pour contrer la propagande.M.Lewis estime que des sanctions plus sévères de la part du Canada lui auraient donné l'«autorité morale et le leadership» qu'on en attendait.«Ce serait conséquent avec ce qu'a dit le premier ministre aux Nations-Unies à l'automne 1985, alors qu'il brandissait la menace de mesures radicales si la situation continuait de se détériorer», a dit M.Lewis.Si le Canada accède au Conseil de sécurité des Nations-Unies l'an prochain, il pourra voter sur une motion demandant l'adoption de sanctions appropriées et obligatoires au début de 1989, a-t-il ajouté.Un rapport fédéral propose d'accroître le contrôle d'Ottawa sur l'électricité GUV TAILLEFER de la Presse Canadienne OTTAWA n plus grand contrôle réglementaire devrait être imposé aux sociétés provinciales d'électricité, dont Hydro-Québec, afin qu'elles tiennent davantage compte d'objectifs économiques nationaux et contribuent à la réduction des barrières interprovinciales, soutient un rapport fédéral rendu public hier.Tout à la fois, le document préparé par le Comité consultatif de la Confluence énergétique propose que le développement de l'industrie du pétrole et du gaz naturel soit laissé aux libres forces du marché, sans entraves réglementaires gouvernementales.Le comité estime que les prix internationaux devraient s'appliquer au pétrole, à l'uranium et au gaz naturel canadiens.Placé sous la direction de l'ex-président du Conseil économique de l'Ontario, M.Thomas Kierans, le comité était chargé d'étudier les perspectives énergétiques à long terme du Canada.«La meilleure façon de promouvoir la sécurité énergétique consiste à élargir l'éventail de possibilités et à favoriser l'adaptation au changement, et non à thésauriser les ressources ou à laisser les gouvernements mettre en oeuvre des projets économiquement non rentables», soutient le rapport.Dans le domaine de l'électricité, le comité propose que les sociétés provinciales soient tenues d'assurer l'approvisionnement «le plus économique possible» en électricité.Le comité consultatif estime en outre qu'il revient aux organismes réglementaires, comme l'Office national de l'énergie, de forcer les sociétés d'électricité à tenir davantage compte du marché dans leur exploitation.Le comité croit que «dans certains cas, des initiatives prises dans une optique provinciale peuvent aller complètement à l'encontre des objectifs économiques nationaux tels que la promotion du commerce interprovincial et la concurrence entre formes d'énergie».Dans un chapitre intitulé « Plaidoyer pour une coopération interprovinciaie en matière d'énergie», le comité se prononce en faveur d'une intégration du réseau électrique liant les provinces maritimes et le Québec, qui préfère actuellement vendre son énergie hydro-électrique aux États-Unis.Mais il faudra d'abord, soutiennent les membres du comité, que Québec et Terre-Neuve mettent un terme à leur vieille querelle entourant le contrat de vente de l'électricité de Churchill Falls à Hydro-Québec, contrat dont la validité a récemment été confirmée par la Cour suprême du Canada.Faute d'un règlement, prédit le comité, le potentiel hydro-électrique extrêmenent intéressant du Le président du Comité consultatif de la Confluence énergétique.M.Tom Kierans (à droite), et M.Doug Patriguin, ont présenté hier à la presse le rapport qu'a préparé le groupe sur les perspectives énergétiques du Canada.userphotopc merce interprovincial et international de l'électricité, favoriser la déréglementation de l'industrie du gaz naturel et veiller à ce que les projets d'exploitation respectent des normes environnementales.Les responsabilités de l'ONE sont de toutes façons appelées à s'accroître dans le contexte nouveau de l'Accord de libre-échange.«Il faut absolument, a soutenu le comité, que les institutions nationales puissent définir et défendre les intérêts du pays, si l'on veut que le libre-échange produise les retombées économiques attendues».Labrador risque de rester inexploité pendant longtemps, ce qui fera perdre d'importants contrats de vente sur le marché intérieur et à l'étranger.» Dans ce dossier, le gouvernement fédéral devrait prendre l'initiative «et être un des principaux acteurs, au lieu de se réfugier dans le rôle de médiateur neutre».C'est dans cette perspective que le comité de la Confluence énergétique croit qu'Ottawa devrait élargir le rôle de l'ONE.Le comité pense que l'ONE devrait pouvoir réglementer le com- André Bissonnette Le silence de Bissonnette inquiète les conservateurs GILBERT LAVOIE André Bissonnette a quitté Saint-|ean hier pour un voyage de pèche de cinq jours laissant ses organisateurs et le parti dans l'ignorance la plus totale sur ses intentions quant aux prochaines élections fédérales.M.Bissonnette a rencontré le premier ministre Mulroney mercredi dernier pour discuter d'un poste éventuel au sein du cabinet et du paiement par le gouvernement des frais d'avocats encourus pendant le procès sur l'affaire Oerlikon.Selon les informations obtenues, les deux hommes n'auraient pu s'entendre.M.Bissonnette fait valoir que le gouvernement a payé les frais d'avocats de M.Sinclair Stevens, mais il s'agissait dans ce cas d'une commission d'enquête et non d'un procès.Les libéraux font valoir à ce sujet que l'cx-ministrc André Ouellet et l'ancien député Antonio Yanakis ont assumé eux mêmes leurs frais d'avocats lorsqu'ils se sont retrouvés devant les tribunaux pour des raisons différentes il y a quelques années.Il est permis de croire que le premier ministre Mulroney a demandé une étude sur les précédents en cette matière avant de voir M.Bissonnette.Quoi qu'il en soit, le retard du député de Saint-|ean à annoncer sa décision commence à inquiéter l'association conservatrice locale qui n'est pas en mesure de préparer la campagne électorale tant que le candidat n'aura pas été choisi.Au bureau du premier ministre à Ottawa, on déclare que M.Bissonnette n'était plus intéressé à se présenter il y a une dizaine de jours.On a toutefois un son de cloche différent dans Saint-|ean.où l'cx-ministrc aurait déclaré, au cours d'une soirée privée, être certain à 95 p.cent de se représenter.Ses propos ont été reproduits par l'hebdomadaire local, te Canada-Français.Michel Cuénard ne signera plus de reportages d'Ottawa MARIO FONTAINE Les fidèles du réseau TVA ne verront plus le correspondant parlementaire Michel Gué-nard leur acheminer les dernières nouvelles de la colline parlementaire à Ottawa.Le réseau et le journaliste se sont entendus, hier, pour que M.Guénard suspende ses activités journalistiques jusqu'à la tenue des prochaines élections fédérales, prévues pour l'automne.M.Guénard a en effet annoncé son intention de se présenter à l'assemblée de mise en nomination du Parti libéral du Canada dans le comté de Verdun-St-Paul, un geste de nature à le mettre directement en conflit d'intérêts quant à sa couverture politique depuis la capitale fédérale.C'est dans La Presse que la direction du réseau TVA a appris, hier matin, l'intention de leur employé de porter les couleurs du Parti libéral.Le rédacteur en chef du service des nouvelles de Télé- Métropole, l'employeur direct de M.Guénard, ne cachait pas un certaine agacement.«La décence aurait voulu qu'il nous informe de ses intentions.|c vois très mal qu'un journaliste puisse poursuivre son travail à la colline parlementaire alors qu'il s'affiche en même temps comme candidat possible d'un parti politique», a expliqué Serge Bellcrose, qui qualifie la situation d'«intenable».M.Bel lerose ne croit pas qu'on puisse en faire grief à TVA.En effet, explique-t-il, le réseau et sa station maîtresse Télé-Métropole ont réagi immédiatement à la situation, exigeant de M.Guénard qu'il se prévale d'une clause de la convention collective et prenne un congé sans solde pour activités politiques.La journaliste Yolande L'Êcuyer s'était prévalue de la même clause il y a quelques années, alors qu'elle s'était présentée pour le Parti québécois.Dans son dernier reportage d'Ottawa, mercredi soir, M.Guénard s'en prenait au ministre conservateur James Kcllehcr, l'accu- sant de changer d'idée dans le dossier des libérations conditionnelles, et disant qu'il avait du refaire ses devoirs.Cela ne se produira plus, puisque M.Guénard sera ou bien élu à l'assemblée de mise en nomination libérale, et éventuellement comme député, ou alors il sera intégré à la salle des nouvelles à Montréal, dans un poste qui ne sera pas incompatible avec ses engagements politiques.«|c ne pouvais pas demeurer sur la clôture longtemps.À partir du moment où cela sortait dans les médias, il me fallait remplir le vacuum le plus vite possible, l'ai demandé et obtenu un congé sans solde de mes patrons, je ne leur en porte pas rancune», devait expliquer pour sa part M.Guénard.Favori du maire de Verdun Raymond Savard, celui-ci n'a toutefois pas encore obtenu le feu vert du patron de la campagne libérale au Québec, Rémi Bujold.Mais il espère, en s'affichant ainsi avant même le début des hostilités, décourager d'autres candidatures éventuelles.' Paiil Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 AOÛT 1988 Claude Maison Marcel Dwjardlns, directeur de I information éditeur adjoint Alain Dubuc, éditorialiste en chef Éditorial Limites de l'action Il n'est pas de gouvernement contemporain qui ne soigne sa propagande, d'une manière ou d'une autre.On peut le déplorer.On peut regretter que les totalitarismes (nazisme et communisme) aient fait école au point que pullulent les propagandistes dans toutes les formes de communication.Mais les faits sont là.: Il faut bien admettre que la propagande politique n'est pas toujours virulente.Mais, dans les territoires où font rage des conflits durables, comme en Afrique du Sud, censure et maquillage de la vérité deviennent des armes de guerre.Ce que le Canada a imaginé et proposé au comité du Commonwealth sur l'Afrique du Sud, réuni pour deux jours à Toronto, c'est, en realite, une contre-propagande pour annuler les effets de la censure et de la propagande gouvernementales en Afrique du Sud.: L'intention est louable.Mais l'opération n'est pas aussi simple qu'elle n'apparaît à première vue.D'abord, s'agit-il d'instruire les Sud-Africains de ce qui se passe sur leur territoire ou de révéler au monde ce que Pretoria veut cacher?En outre, l'intervention à distance a parfois des retombées inattendues.En voici un exemple.-' Quand la Ville de Montréal a décidé de donner le nom de Mandela à un parc, le consulat d'Afrique du Sud a émis une déclaration dans laquelle il est dit que Montréal s'abaisse à honorer un «terroriste», un adepte de la violence qui reste en prison, justement parce qu'il ne renonce pas à la violence.Et de dénoncer la «propagande de Montréal» et sa «campagne virulente, multiforme et soutenue contre la République d'Afrique du Sud».Par où on voit que les armes de la propagande (et de la contre-propagande) sont à la portée de tous et ne coûtent pas cher.Malgré l'intensité des polémiques, les représentants de Pretoria au Canada sont toujours très actifs.; Le comité du Commonwealth (8 partenaires) s'en prend aux «complices de l'apartheid, aux suppôts de Pretoria qui s'emploient à contourner les sanctions économiques décidées à son endroit».; On éprouve un immense regret à le dire, mais tout n'est pas noir, et tout n'est pas blanc dans le dossier complexe des sanctions économiques.La Grande-Bretagne, dont les relations économiques avec l'Afrique du Sud sont des plus importantes, n'était pas représentée à la rencontre de Toronto.Mais son premier ministre, Margaret Thatcher, a fait sur les ondes de la BBC, à l'intention des auditeurs de l'URSS, une déclaration dont voici un bref extrait: «Nous sommes foncièrement opposés à l'apartheid.Mais nous ne pensons pas que les sanctions économiques soient d'un grand secours.Elles ne feraient qu'empirer la situation.Des millions et des millions de Noirs d'Afrique seraient rejetés dans le plus complet dénuement et même condamnés à la famine, si les sanctions étaient appliquées.Si vous ajoutez la pauvreté et la famine au fardeau des populations, vous ne réglez rien.Vous aggravez les choses» (Déclaration du 11 juillet).Pour les besoins de la discussion, supposons néanmoins que l'Allemagne fédérale, la Grande-Bretagne, la France, le Japon soient les «complices» de l'apartheid.Dans ces conditions, ne fallait-il pas interpeller énergiquement les «complices» dans une autre assemblée, dans cette même ville de Toronto, au sommet des pays industrialisés, tenu au début de cet été?On n'a pas vu que M.Mulroney ait ferraillé avec Mme Thatcher à cette occasion, au sujet de l'Afrique du Sud.Le Canada peut-il souffler le froid au milieu des riches et le chaud chez les pau-;vres?¦ La réunion qui vient de se clore dans la ville ontarienne est un cas flagrant d'intervention dans les affaires d'autrui.Ottawa ne tolérerait pas qu'on agit de la sorte à son endroit.M.Clark, secrétaire d'État aux Affaires extérieures, croit contourner l'objection, en faisant remarquer que si l'Af.ique du Sud s'amendait, elle pourrait revenir dans le giron du Common- : wealth.; Au rythme où évoluent les choses, les discoureurs dénonceront encore l'apartheid dans 40 ans.Pour l'immense majorité des Canadiens, l'apartheid, l'Afrique du Sud, le sang versé dans un pays déchiré restent des thèmes abstraits.Et comment pourrait-il en être autrement! A distance, le combat va rester un combat de mots.cuy CORMIER La saga du stade a mémorable baignoire de l'ex-maire Jean Drapeau continue de couler, l'exceptionnel toit Taillibert de percer et l'argent de se dépenser.La neuvième ou dixième merveille architecturale du monde remonte dans le peloton pour devenir la première risée générale devant la multiplicité des écueils, des obstacles, des erreurs, des « acts of God» qui ont marqué jusqu'ici la courte mais périlleuse et coûteuse aventure du Stade olympique.Non seulement le tonnerre mais le mauvais sort semble être tombé sur le toit du stade.Les difficultés de réalisation de ce chef-d'oeuvre deviennent gênantes.Économiquement, c'est un éléphant blanc.En dollars d'aujourd'hui, le stade, le mât et le toit dépassent le milliard de dollars.Toronto, Vancouver, Houston, La Nouvelle-Orléans, Seattle ont des stades couverts moins dispendieux et plus fonctionnels.Physiquement, le stade inachevé déplaît aux amateurs de baseball qui ont hâte de se sentir chez eux, et secures, dans cette enceinte où la chaleur est suffocante par temps humide comme ces jours-ci.Phychologiquement, parce que loin des acteurs que sont les joueurs, les spectateurs sont rébarbatifs à fréquenter le stade.Ainsi, en cette année du 20e anniversaire des Expos, en cette saison où les Expos devaient prendre part à la course au championnat depuis la première joute, l'assistance après 55 programmes est de 1028767 par rapport à 1123399 pour une différence en moins de 94632 personnes cette saison.Comment rapprocher la foule de l'action?'.: Par nostalgie ou par réalisme, on se prend à regretter le sympathique stade du parc Jarry.Que faire pour compléter ce projet sans fin, pour achever cette construction-marathon?Sceptiques, incrédules, désespérés à écouter tout ce qui se -dit et à lire tout ce qui s'écrit sur les mésaventures de ce chef-d'oeuvre à moitié raté, il ne nous reste qu'à formuler un voeu pieux : que tous les spécialistes de bonne volonté se réunissent pour trouver les moyens de «boucher les trous».Notre stade est en train de se transformer en un Temple de la renommée.Mais de quelle renommée! Claude MASSON L REPRISE.9-6-87 (Droit} réservés) TRIBUNE LIBRE L'autoroute des Laurentides ¦ L'autoroute des Laurentides fut construite il y a une trentaine d'années.Elle était convenable à l'époque.Aujourd'hui, après un boom de construction de condos et de résidences secondaires, après les centaines de millions de dollars dépensés pour' construire et améliorer les hôtels, moderniser et agrandir les pistes de ski, cette autoroute est devenue désuète, voire dangereuse.Des gens se dirigent maintenant vers le Vermont et les Cantons de l'Est parce qu'ils ne peuvent plus endurer le trafic de l'autoroute des Laurentides.Après avoir versé des douzaines de millions de dollars en subventions pour l'amélioration des pentes de ski et hôtels, qu'a-t-on fait pour améliorer cette autoroute, si ce n'est la «patclier » et, y installer des lampadaires?Pourquoi le gouvernement Bourassa ne penserait-il pas à ajouter une quatrième voie dans chaque direction jusqu'à Saint-Jovite et une troisième dans chaque direction jusqu'à Mont-Laurier?Jean-Louis COUIN Pierrefonds Mieux auraient valu des actes ¦ Au décès de Claude Brunei, de nombreuses personnalités du clergé et du gouvernement ont fortement louange le courage de ce grand homme.Mais je suis sur que Claude Brunet, au lieu de ces hommages, aurait préféré que chacun ait le courage de faire, pour les malades sans défense, au moins une infime partie de ce qu'il a fait.Il aurait été encore plus heureux si, au lieu de ces louanges posthumes, on avait, de son vivant, donné suite à ses revendications.On lui a servi un concert de louanges à son décès mais on l'a peu écouté de son vivant.Claude BEAUDET Mont-Joli Enfants illégitimes?¦ Un article de la Presse Associée publié dans La Presse du 26 juillet sous le titre «La libéralisation des moeurs est plus significative en 80 que dans les années soixante», faisait référence aux enfants nés hors mariage.Mais, au lieu de le dire ainsi, il utilisait plutôt l'expression «naissances illégitimes» ou «enfants illégitimes» à pas moins de quatre reprises.Soyons clairs: il n'y a rien d'illégitime à ce que deux êtres adultes consentent mutuellement à vivre ensemble dans une union libre, sans que leur union soit sanctionnée par une cérémonie nuptiale reconnue par l'État ou l'Eglise.Et, à plus forte raison, il n'y a strictement rien d'illégitime en ce qui concerne les enfants issus de telles unions libres.Un enfant est par définition innocent à la naissance.(.) L'expression «enfant illégitime» provient d'une mentalité et d'une époque révolues où on portait un jugement de valeur et une étiquette de honte sur la personne d'un enfant à cause d'un choix fait par ses parents avant même sa naissance, un choix pour lequel l'enfant n'est évidemment pas responsable.Cette appellation honteuse n'a pas sa place en cette fin de 20e siècle (.) Richard-P.WACMAN Montréal N.B.Le toit du stade ¦ J'ai été surpris du contenu de l'article intitulé Le toit du stade restera abaissé cet été publié dans La Presse du 30 juillet.L'auteur de cet article, M.Jean-Pierre Bonhomme, a rapporté des propos qu'il avait obtenus par téléphone la veille, alors qu'il me demandait avec insistance de commenter le fait que le toit du stade ne s'ouvrirait pas cet été.Ces propos ont été déformés ou présentés hors contexte, me mettant dans une position délicate vis-à-vis de la firme Lavalin.Tout d'abord, je tiens à préciser que j'exerce ma profession d'ingénieur en tant que consultant en informatique de pointe, et non pas en tant qu'ingénieur-consultant, ce qui constitue une nuance notable.De plus, je n'ai jamais affirmé avoir travaillé à concevoir les systèmes informatisés d'appoint, mais plutôt sur une étude de faisabilité de développement d'un système expert comme aide à l'opérateur en cas de panne lors de l'ouverture ou de la fermeture de la toile du stade, accompagné du développement d'un prototype.Cette étude a été sanctionnée d'un diplôme de maîtrise, ce que j'ai bien spécifié et qu'on a omis de rapporter.Par ailleurs, le fait que ce système expert, qui n'est surtout pas un système d'appoint mais seulement un système qui interviendrait en cas de panne de façon indépendante du système d'exploitation de la toile, ne soit ni opérationnel ni poursuivi dans son développement, n'affecte en rien le fonctionnement des manoeuvres d'ouverture et de fermeture de la toiture.Lors de la conversation téléphonique, j'ai effectivement affirmé que le stade olympique de Montréal est unique dans sa conception, et que le système de manoeuvre opérant la toile est d'une très gande complexité.Par conséquent, la réalisation de ce projet, combinant la complexité à l'aspect unique, représente un beau «challenge technique» loin d'être évident à résoudre, ce qui est tout à ¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Tribune libre, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal.H2Y 1K9, l'honneur de Lavalin, la firme d'ingénieurs-conseil qui a accepté de le mener à terme: à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.Certes, la tâche ne sera pas facile, et le péril de ne pas pouvoir suivre les échéanciers est omniprésent.Dans ce contexte, il n'est pas surprenant outre mesure que la toiture du stade ne soit pas opérationnelle à ce jour, et il n'est pas évident qu'elle le soit dans un avenir rapproché, malgré tous les efforts mis en place.Il n'est pas nécessaire d'être spécialiste (en quoi?) pour affirmer un tel fait, ce que je n'ai jamais prétendu être d'ailleurs.Certes, en tant qu'ingénieur, je peux paraître spécialiste aux yeux d'un journaliste.(.) Pierre MYCHALTCHOUK, Ing.Saint-Laurent Les goélands et la SPCA ¦ Suite aux propos de M.Pierre Gingras dans La Presse du 10 juillet au sujet des goélands écrasés par des automobiles, permettez-moi ces quelques commentaires.La politique du département de la faune consiste à toujours consulter les personnes ressources lorsqu'une telle situation se produit.La SPCA fut en communication avec les autorités du Service canadien de la faune ( Monsieur Pierre Lapor-te) et du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.Des représentants de la police des Ports nationaux furent eux aussi consultés quant à la fréquence de tels incidents.À la lumière de ces témoignages, une option fut formulée.Dans son article, Monsieur Gingras parle de «dizaines» d'oiseaux écrasés.On peut plutôt affirmer que des centaines d'oiseaux furent tués.Ni Monsieur Gingras, ni personne du Service canadien de la faune n'a procédé à la récupération de ces oiseaux écrasés.La réalité est que seule la SPCA a les facilités et le personnel pour effectuer pareille tâche.Peut-être sommes-nous les seuls intéresses?Le simple fait de classer cet incident sous l'étiquette «contrôle de la nature» ne nous satisfaitpas.Monsieur Gingras poursuit son analyse en décrivant.le comportement des jeunes oi- seaux au sein de la colonie.Sa synthèse est remarquable.Il dit que ces jeunes oiseaux, une fois éloignés de la colonie, sont voués à la famine.N'est-il pas plausible de conclure que ces jeunes oiseaux, a bout de forces et sans coordination, sont une proie facile pour les automobilistes?Je crois que oui.La centaine d'oiseaux ramenés au refuge en fait foi.Les oiseaux furent traités par nous, non par Monsieur Gingras, ni par le Service canadien de la faune.Parlons maintenant de la cause de cet incident.Présence d'un prédateur?N'est-il pas remarquable que, d'après les autorités de la police des Ports nationaux, cet incident se reproduise annuellement à cette période?N'est-il pas remarquable que cet incident arrive toujours juste avant l'explosion de la population de mannes, source de nourriture pour ces oiseaux, et que l'exode de cette année ait cessé miraculeusement suite à l'explosion d'insectes produite par des précipitations?Sans doute une coïncidence! Doit-on comprendre que le prédateur n'aime pas la pluie?Quant au nombre élevé de jeunes oiseaux victimes cette année, ne peut-on pas expliquer ce phénomène par une surpopulation classique de la colonie, résultant en un manque chronique de nourriture et un manque amplifié par la période de sécheresse récente.Pour ce qui est des méthodes de contrôle, tous sont d'accord à dire qu'un contrôle de la population s'impose.Plusieurs méthodes ont abondamment été discutées.Selon Monsieur Lapone, du Service canadien de la faune, la vaporisation des oeufs favorisant leur non-éclo-sion serait une méthode considérée d'ici quelques années.Espérons-le.La SPCA s'implique d'une façon croissante dans le sort réservé aux animaux autres que chiens et chats.Selon le désir de nos 22 000 membres, nous continuerons à nous impliquer.Louis McCANN, B.SC.Écologiste Directeur, Département de la faune, SPCA par: J.Dupras-McLean « Bonne nouvelle»?¦ Bonne nouvelle, nous apprend La Presse, ce matin (27 juillet): 85% des commerçants peuvent nous servir en français, boulevard Saint-Laurent.Pourtant, je mettrais ma main au feu qu'à Toronto 100% peuvent servir en anglais, qu'à Rome 100% peuvent servir en italien.Que 85% de nos commerçants nous servent en français au Québec, donc, que 15% ne soient pas en mesure de le faire, vous trouvez ça une bonne nouvelle?Suzanne BLANCHET L'Assomption POINT DE VUE Gérald LeBlanc LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 AOÛT 1988 1948: un refus tout à fait global ANNE-MARIE CINCRAS collaboration spéciale Avcz-vous déjà cru qu'avec un peu moins de rationalité et un peu plus d'humanisme, tout irait un peu mieux?Des slogans de mai 1968 comme «Faites l'amour, pas la guerre» ou «L'imagination au pouvoir» nous le rappelaient.C'est cette même dénonciation de la raison, ce même rappel au coeur et aux passions que l'on peut retrouver dans Refus global dont on célèbre cette année le quarantième anniversaire.Ce manifeste au ton insolent est d'abord connu comme une virulente critique du repli sur soi de la société canadienne-française des années 40.Il s'agit de la première contestation ouverte contre le nationalisme traditionalisme, le duplessisme, la xénophobie, la censure, le jansénisme, l'emprise du clergé sur la population, entre autres.Les historiens Linteau, Durocher, Robert et Ricard croient que les auteurs de Refus global ont véritablement été les premiers à manifester leur impatience; le mouvement a par la suite pris une nouvelle ampleur après la grève de l'amiante de 1949.Entrent alors en scène les syndicats, les éléments réformistes du clergé et de l'épiscopat, quelques enseignants, la JEC, les citélibristes et les néo-nationalistes dont le porte-parole le plus prestigieux a été André Laurendeau.Paul-Émile Borduas et les cosignataires de Refus global \u2014 parmi lesquels on retrouve 7 femmes et 8 hommes, proportion étonnante pour l'époque \u2014 ont cependant démontré un radicalisme sans commune mesure avec les autres contestataires du moment.Ce radicalisme a d'ailleurs contribué à les marginaliser.(Et Borduas a perdu son emploi comme professeur à l'École du meuble après la publication du manifeste.) En dénonçant l'impérialisme et le snobisme académique et se préoccupant de pacifisme et de questions environnementales, les auteurs du manifeste ne faisaient pas spécialement «branchés» pour leur époque.Leur dénonciation de la civilisation chrétienne, par exemple, se situait aux antipodes de l'idéologie dominante.«La décadence chrétienne, selon eux, aura entraîné dans sa chute tous les peuples, toutes les classes qu'elle aura tou- chées, dans l'ordre de la première à la dernière, de haut en bas.» Leur critique de la rationalité constitue une part importante du manifeste.«Nos instruments scientifiques, écrivaient les auteurs de Refus global, nous donnent d'extraordinaires moyens d'investigation, de contrôle des trop petits, trop rapides, trop vibrants, trop lents ou trop grands pour nous.Notre raison permet l'envahissement du monde, mais d'un monde où nous avons perdu notre unité.«L'écartèlement entre les puissances psychiques et les puissances raisonnantes est près du paroxysme (sic).Les progrès matériels (.) ont permis l'évolution politique (.) mais sans renouveler les fondements de notre sensibilité, de notre subconscient, sans permettre la pleine évolution émotive de la foule qui seule aurait pu nous sortir de la profonde ornière chrétienne.» À travers les époques, différents auteurs ont partagé cette critique de la rationalité, Jean-Jacques Rousseau n'a-t-il pas écrit: «Nous ne cherchons à connaître que parce que nous désirons jouir (.)» et Herbert Marcuse n'a-t-il pas cru à un «rapport nouveau entre sensibi- lité et raison»?Regis Debray, ex-révolutionnaire, essayiste et conseiller présidentiel» croit que nous manquons cruellement d'une connaissance de l'affectivité.Et plus près de nous, le sociologue québécois Gilbert Renaud a écrit que la crise économique des années 80-82 a fait ressortir avec acuité l'inadéquation entre les analyses dites «scientifiques» en sciences sociales et le réel.On commence toutefois à cerner certains aspects de l'irrationalité des êtres humains: la montée (ou remontée) du religieux dans les sociétés industrialisées, le besoin d'appartenance à des entités à grandeur humaine, les rites, la théâtralité de la vie, les passions, le jeu.Les auteurs de Refus global avaient compris l'importance de saisir l'être humain comme un tout.C'est pourquoi, entre les critiques de la politique québécoise et internationale, de la religion et des moeurs de l'époque, ils ont trouvé le moyen de se pencher sur le «désastre» de leurs amours, jamais un titre de manifeste n'aura si bien porté son nom.LIBRE OPINION L'ONU, cette inconnue de la presse québécoise M.Jacques Gaudreau est conseiller a la Mission permanente du Canada auprès del'ONU à New York.Voici des extraits d'une lettre qu'il adressait ces jours-ci à notre collègue Pierre Gravel.JACQUES GAUDREAU ¦ Je lis en page fronstipice de La Presse du 22 juin que «grâce à l'intervention du Québec, le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement a été traduit en français.» Je trouve admirable que des efforts soient faits au Québec pour faire connaître le Rapport Brundtland, un document de haute qualité qui mérite d'être lu par tous ceux qui dans notre société sont appelés, à un titre ou à un autre, à oeuvrer à la protection de l'environnement.Je voudrais cependant signaler à votre attention que, en ce qui concerne la version française, le texte en existe depuis belle lurette à l'ONU, car comme c'est l'Assemblée générale qui a commandé le rapport, ce dernier lui a été soumis à l'automne 1987 dans les six langues de l'Assemblée.J'espère seulement que nos pauvres traducteurs québécois ne se sont pas imposé la tâche d'établir la traduction.Tout ceci, une fois de plus, amène à déplorer qu'aucun quotidien francophone canadien n'ait de correspondant permanent à l'ONU, ni au siège new yorkais, ni à l'Office de Genève.Pourtant, chaque jour, l'ONU offirait matière à remplir plusieurs longues colonnes de La Presse.Une année de calendrier ne suffirait pas pour passer en revue l'activité des divers services du Secrétariat, des organes subsidiaires de l'Assemblée et du Conseil économique et social.Actuellement, les lecteurs n'ont qu'une vision déformée de l'ONU.De temps à autre, on leur dit que le Secrétaire d'État aux Affaires extérieures, monsieur Joe Clark, a prononcé un discours à l'Assemblée générale; et puis il y a ça et là, au hasard des pages de nos journaux, des dépêches de l'AFP ou de Reuteur sur la position de l'Angleterre, de la France, etc.sur telle ou telle question.Mais de position canadienne, il n'est pas question ou alors très rarement et, malheureusement, bien peu de journalistes québécois se donneront la peine, pour compléter la dépêche d'agence, de s'enquérir de la position canadienne.Et la «Presse canadienne» dans tout cela?Elle accrédite bien un correspondant permanent aux Nations unies à New York, mais il est unilingue anglais.|e disais plus haut que les dépêches d'agences étrangères ignorent sublimement les positions canadiennes.Un exemple me revient tout frais à l'esprit: pendant 9 ans, de 1976 à 1984, un géant francophone de la diplomatie canadienne, l'ambassadeur Yvon Beaulne, a représenté le Canada à la Commission des droits de l'homme de l'ONU.11 en fut même le président en 1979.Son travail d'arrache-pied a contribué à transformer très sensiblement le fonctionnement de la Commission qui désormais se penche sérieusement sur les situations de violations systématiques des droits humains.La presse québécoise n'a que rarement rendu compte de son action.PETROCAMADA1 PRËSENTENTI LE FESTIVAL^D'ETE DE LAKADDIERE TEMOIGNAGE INVITE 100 PERSONNES à l opéra LES PÊCHEURS DE PERLES DE G.BIZET METTANT EN VEDETTE Wilhelmenia Fernandez, soprano Guy Bélanger, ténor, Pierre Charbonneau, basse, Gaëtan Laperrière baryton avec l'Orchestre Métropolitain dirigé par José-André Gendille et les Grands Choeurs du Festival d'été de Lanaudière.Le lundi 22 août 1988, à 20h, à la Cathédrale de Joliette 50 couples chanceux pourront assister à cette représentation Pour participer: \u2022 remplissez le coupon publié dans La Presse jusqu'au 5 août 1988 inclusivement et retournez-le à l'adresse indiquée avant 16 h, le 10 août 1988; \u2022 les 50 gagnants recevront leurs billets par la poste; \u2022 la valeur totale des prix offerts est de 2500 $; \u2022 le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à La Presse.Concours «Les pêcheurs de perles» La Presse, Ltée CP.5030 Suce, place d'Armes Montréal, Qc H2Y3M1 I Nom.Adresse.\u2022App.\u2014 i Ville.Code postal.Tél.Age.Un missionnaire JACQUES HOVSlfPIAN ¦ Pour des milliers d'immigrants entrés au pays depuis environ un demi-siècle, Georges Maurice Mitchell pouvait bien être le premier Canadien qu'ils rencontraient dans leur vie.Pour ma mère et moi, il l'était certainement.En 1962, il nous avait ouvert, à nous aussi, les portes du Canada, à partir de l'ambassade de son pays au Caire, où il nous avait convoqués pour l'entrevue d'usage en réponse à notre demande.Vingt-six ans après, par un hasard bien triste, je tombais sur son nom dans une nécrologie, la semaine dernière à Montréal.Et dans le souvenir de ceux et celles qui le pleuraient autour de son cercueil, je retrouvais ce premier nouveau compatriote tel que je l'avais aimé et admiré sans le connaître davantage.En fait, la petite demi-heure qu'il nous avait consacrée avait été révélatrice pour moi également.Le respect d'autrui et l'esprit d'efficacité semblaient habiter tout entier cet officier d'immigration.Ils l'auraient guidé dans toutes ses «missions» d'une ville à l'autre, et en dernier lieu à Stuttgart, en tant que consul du Canada il y a une dizaine d'années, comme me le confiait sa fille, Mme Evelyn Mitchell-Pastriot, dont j'ai fait la connaissance au salon funéraire.Des souvenirs épars recueillis entre les condoléances et les mots de consolation se dégageait un portrait qui me rappelait sur le coup le père de Gabrielle Roy et ses «Petits-Ru-thènes», dans une des très belles pages de Rue Deschambault.À la différence du héros de Dunrea cependant, Georges Maurice Mitchell était moins secret, paraît-il, sur les joies et les peines que lui procurait son travail.Dès son jeune âge, il avait partagé celles de son père, dont l'existence était vouée déjà à la cause de l'immigration et qui l'emmenait avec lui dans ses pérégrinations à travers l'Europe.C'est ainsi qu'à douze ou treize ans, au début des années 1920, il allait même se trouver à Dantzig, ce port sur la Baltique rebaptisé aujourd'hui Gdansk et dont le «couloir», comme on le sait, était la source de conflits permanents entre l'Allemagne et la Pologne, et d'où était partie l'étincelle qui devait déclencher la Seconde Guerre mondiale.On peut supposer aisément combien les voyages et les occupations de son père avaient aidé le jeune homme à cultiver sa passion pour les langues.Il en parlait plusieurs, me rappellera sa fille; outre évidemment le français, appris au foyer avec sa mère canadienne-française, et l'anglais.Sa passion aussi pour les autres, sans distinction et d'où qu'ils soient, du Canada ou d'ailleurs.Mme Mitchell me racontera par exemple comment, nommé à Rome, il s'était empressé de faire rénover les locaux délabrés où l'on recevait une multitude de gens venant du Sud en quête d'un visa d'immigrant.Tous ont droit à des égards, soutenait-il constamment.Et c'est avec des égards tout à fait inattendus que ma mère et moi avions été accueillis dans le cabinet de cet homme au grand coeur, le samedi 13 janvier 1962, à 10 h du matin, à l'ambassade du Canada au Caire, comme je l'ai mentionné, où, arrivé de Rome, il n'aurait passé que trois mois afin de réorganiser les services d'immigration.Pour des gens ordinaires comme nous, presque apatrides, en tout cas incertains de l'avenir dans une Egypte engagée de plus en plus avec Gamal Abdel Nasser sur la voie d'un nationalisme exclusif, l'attention que nous accordait le représentant d'un pays aussi prestigieux que le Canada nous donna de l'assurance.Ma mère, une rescapée de l'incendie d'Izmir en 1922, ayant connu plus d'une fois les affres de l'humiliation et de la vie de réfugiée, était quelque peu intimidée d'être ainsi reçue par quelqu'un à qui nous demandions asile en fin de compte.N'ayant jamais été à l'école par surcroit et ne sachant ni le français ni l'anglais, elle se plaça sur une chaise en retrait devant le bureau du haut fonctionnaire.Celui-ci se leva, s'avança vers elle et, le visage éclairé d'un sourire aussi radieux que l'était la pièce par ce soleil d'Egypte en janvier, il la pria de s'approcher.Lorsque je lui expliquai qu'elle était gênée de ne pouvoir participer à notre entretien, il s'excusa tout simplement de ne pas pouvoir s'exprimer lui-même en arménien ou dans les autres langues que parlait ma mère.Cette anecdote, peu importante en soi, traduisait cependant un état d'esprit auquel nous n'étions pas habitues.On pourra deviner comment se déroula la petite demi-heure restée pour nous inoubliable.Les temps ont changé, les politiques d'immigration aussi.Celles-ci sont modelées certes suivant les intérêts et les problèmes de l'heure, et si les récentes législations heurtent bien des consciences, c'est qu'elles ne reflètent plus ce fond généreux qui caractérise le Canadien.Qui caractérisait aussi Georges Maurice Mitchell.Connu seulement de son entourage et dans son milieu, il ne devait pas être moins prodigue de cet héritage que transmettaient si abondamment à toute une population, et dans de tout autres domaines, Fcrnand Seguin, Franchie McKcnzie et Claude Brunet, disparus, eux aussi, ces derniers temps.Où qu'elle fleurisse et quel que soit son objet, la générosité ne peut que façonner de grandes âmes.Montréal en juillet f^m ans nier le statut particulier du New York 77-mes et du Washington Post, ou du Wall Street Journal ci du USA Today, on peut dire que le Boston Globe figure dans le peloton des dix quotidiens les plus influents des États-Unis.Un mois de fréquentation assidue m'a permis de constater que c'est un bon journal, sobre et équilibré.En comparaison, mon propre quotidien ne parait pas trop mal.S'il est une différence marquée c'est que, contrairement aux idées reçues, les grands quotidiens américains consacrent plus d'espace que nous aux longs dossiers sociaux et politiques.Après avoir versé dans l'excès contraire au cours des années 70, il semble que le Québec n'ait maintenant d'égard que pour la formule capsule du USA Today.Comme le disait fort justement Paul-André Comeau, du quotidien Le Devoir, le Québec a la manie de prendre le train en retard et de filer au-delà du terminus.Boston a beau être une proche voisine, distante d'à peine 600 kilomètres, son grand journal parle rarement de Montréal, du Québec ou même du Canada.Durant tout le mois de juillet, les seuls échos canadiens qui nous sont parvenus avaient trait aux Expos et au mariage de Wayne Gretzky.Une seule exception : le «scoop» de mon collègue André Pépin sur l'utilisation que font les Américains de notre généraux système d'assurance-santé.Reprise en bonne place dans le Boston Globe, cette nouvelle pourrait inciter d'autres cousins américains à profiter de la parenté canadienne, car il faut être riche pour avoir droit à des soins médicaux décents au pays de l'Oncle Sam.let?S'est-il passé quelque chose à Montréal en juil- En dinant lundi avec quatre confrères, je leur ai demandé: Quel fut le plus important événement du mois à Montréal?Il ne fallait pas s'attendre à l'unanimité avec des journalistes.L'un m'a dit: la pluie sur les plages du Maine.Le congédiement de l'agent Gosset et l'élection de Lorraine Page à la tête de la CEQ, selon deux autres.La quatrième n'arrivait pas à trouver d'événement vraiment important, en sus des festivals de Jazz et Juste pour rire qui ont encore connu un vif succès.En feuilletant les 30 éditions de La Presse en juillet, j'ai découvert quelques autres événements dignes de mention, notamment l'assurance que l'hypo-drome Blue Bonnets restera ouvert pour au moins trois ans ( le temps, peut-on espérer, que Québec apprenne à négocier avec un rusé géant de la trempe de Robert Campeau) et que les marchés d'alimentation de Steinberg resteront ouverts - pour encore 70 ans faut-il souhaiter.En nous quittant pour sa terrifiante patrie, Carmen Quintana nous a dit merci.C'est bon parfois de s'entendre dire qu'on est capable de générosité et d'ouverture aux autres; ça repose des accusations de xénophobie et de racisme qui pleuvent, souvent à tort et à travers, sur les francophones de Montréal.C'est encore André «scoopy» Pépin qui nous a appris que Québec songeait à prolonger le métro jusqu'à Laval.De cette courte liste, toute subjective, je retiens, tout aussi subjectivement, trois nouvelles «porteusesd'avenir»: l'élection de Lorraine Page, le congédiement d'Allan Gosset et le prolongement du métro jusqu'à Laval.O ¦ Lorraine Page est le première femme à diriger une centrale syndicale au Québec.C'est un événement, mais son élection comporte d'autres aspects encore plus importants.Lorraine Page est une enseignante qui aime son métier et qui connait bien les défis herculéens auxquels font face les écoles de Montréal.C'est sur les bancs de nos écoles que se joue actuellement l'avenir de l'harmonie relative ou des tensions destructrices entre les diverses composantes .ethniques du nouveau tisssu humain de Montréal.Il est grand temps que tous les acteurs ( du ministère, \" des commissions scolaires et du corps enseignant) s'attellent résolument à la tâche.Son amour du métier et son attachement aux enfants, sa chaleur contagieuse et son profond engagement social font de Lorraine Page «la bonne personne, à la bonne place, au bon moment».¦ Le congédiement de l'agent Allan Cosset n'a, en soi, rien de réjouissant.Un jeune Montréalais vient de voir sa vie brisée, peut-être à tout jamais.Sans triomphe revanchard et sans appel hystérique aux croisades anti-policières, il faut néanmoins se réjouir du geste posé par le chef de police Roland Bourget.Il a eu la lucidité et le courage de faire ce que les autorités québécoises refusent de faire depuis belle lurette.Si la police de Montréal veut compter sur le soutien et la compréhension de la population, il faut que celle-ci sache que les forces de l'ordre ne sont pas au-dessus de la loi, que les abus et les incompétences n'y sont plus tolérés.¦ L'intention de Québec de prolonger le métro.jusqu'à Laval laisse croire que le ministre des transports, Marc-Yvan Côté, a peut-être enfin réalisé qu'il.' n'était plus un marchand de bonbons électoraux* mais un officiel chargé de veiller au bien commun.¦ Le matadore de Charlesbourg s'était d'abord présenté à Montréal en distribuant les autoroutes à droite et à gauche, exigeant la complaisance totale, de ses sujets sous peine de distribuer ses cadeaux ailleurs.Montréal n'est ni Charlesbourg ni Matane et.l'on peut maintenant espérer que le ministre des transports en tienne compte dans les projets d'envergure (on parle de $1,8 milliard» qu'il s'apprête à annoncer.« Le mois de juillet nous a hélas aussi privé de.gens comme André Rufiange, l'homme qui a le plus fait rire le petit peuple de Montréal depuis 20 ans, ou comme Jean-Paul Raymond, le patriarche et la mémoire des expropriés de Mirabel.Enfin, le journaliste Michel Caudet, dont l'exceptionnel talent n'a jamais réussi à porter ses fruits.J'aime me rappeler sa réplique à un serveur de restaurant nous demandant si on était là pour manger.«Non, pour prendre une douche!» avait répondu Michel.LA PRESSE est publie» par LA PRESSE LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal HJV 1K9 Seule 11 Press* Canadienne est autorisée a diffuser les informations de .LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.-Courrier de la deuneme classe \u2014 Enregistrement numéro 1100 \u2022 Port de retour garanti RENSEIGNEMENTS 285-7272 ABONNEMENT\t285 6911\tANNONCES CLASSEES\t Le service des abonnements\t\tCommandes ou corrections\t est ouvert du lundi au\t\tlundi au vendredi de 8h a 17h.285-7111\t vendredi de 7 a 16h.\t\tGRANDES ANNONCES\t REDACTION\t285-7070\tDétaillants\t285-7202 PROMOTION\t285-7100\tNational.Tele-Presse\t285-7306\" COMPTABILITE\t285-6892\tVacances.Voyages\t285-7265 Grandes annonces\t\tCarrières et professions.\t Annonces classées\t285-6900\tnominations\t285-7370 Arts et spectacles 0 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 AOÛT 1988 Recherché: un film canadien en compétition au FFM LUC PERREAULT a concurrence s':in-noncc plus vive que jamais cette \"V^^jj année entre To- I itÉk ronl° ct Montréal au chapitre des festivals si ; l'on en juge par la polémique en train de s'engager sur le cinéma canadien.; Lors de la conférence de presse de mardi, la vice-présidente du Festival des films du monde, Daniélc Cauchard, soutenait que I988 n'était pas une bonne année pour le cinéma canadien.Ses propos, comme ceux du pdg Serge Losique, visaient à justifier l'absence \u2014 jusqu'à présent \u2014 d'un film canadien ou québécois en compétition officielle.\u2022 Le directeur de la programmation de Festival of Festivals de Toronto vient de réagir vivement contre de telles assertions.Fiers Handling n'a pas prisé, mais pas du tout les propos de Mme Cauchard.Il prétend, lui, au contraire que Î988 constitue une excellente année pour notre cinéma.; Pour appuyer ses dires, il mentionne quelques-uns des longs métrages canadiens inclus dans la programmation de Festival of Festivals.Celui-ci doit se dérouler du 9 au 17 sep-tembre, soit quelques jours seulement après la clôture du festival des films du monde.Cette liste comprend Les Portes tournantes de Francis Mankiewicz, Milk and Honey de Rebecca Yates ci Glen Salz-man.The Outside Chance ol Maximilian Gliek d'Allan E.Goldstein, Palais Royale de Martin Lavut, Comic Book Confidential de Ron Mann, Calling the Shots de lam's Cole et Holly Dale et Growing Up in America de Morley Mark-son.Cette liste de films ne constitue qu'une partie du programme Perspective Canada, un volet du festival de Toronto où Furent révélées au cours des cinq dernières années des oeuvres aussi importantes que A Winter Tan, Family Viewing, My American Cousin.Dancing in the Dark ct Artie Shaw: Time is All You Ve Got.Tous ces films ont eu leur première nord-américaine au festival de Toronto.Lefebvre à Toronto ; D'autres longs métrages, notamment québécois, seront lancés à Toronto en septembre dans le même cadre.De Jean Pierre Lefebvre, on annonce par exemple The Box of Sun ct La Ligne de chaleur de Hubert-Yves Rose.On y verra également le dernier film de David Cronenberg, Dead Ringers, mettant en vedette Geneviève Bujold.- «Il est inquiétant, commen-le Handling à propos de la manifestation rivale, de voir un festival du film canadien de cette importance faire des remarques désobligeantes sur iiotre cinéma national, surtout à une période où nos films jouissent d'une excellente réputation au Canada ct à l'étranger.» Même si la bourde des représentants du FFM offre une occasion en or aux gens de Toronto pour faire la promotion de leur propre manifestation, il faut convenir que l'absence d'un film canadien en compétition à Montréal \u2014 s'il devait finalement en être ainsi \u2014 plaiderait fort mal en faveur de Serge Losique.Les plus grands festivals à travers le monde se font toujours un point d'honneur de desservir d'abord la cinematographic du pays dans lequel ils se déroulent.Jusqu'à maintenant, le FFM n'a jamais agi par excès de zèle en cette matière.Ne serait-ce que parce qu'il s'arroge une part toujours croissante des budgets publics destinés aux festivals, la responsabilité du FFM envers le cinéma canadien n'a pas à être démontrée.Précisons pour être bien clair que la présence du cinéma canadien est déjà assurée au sein du FFM par le biais notamment des sections Panorama Canada et Films de télévision .Là où le bat blesse, c'est à la section Compétition officielle.Et il est bien évident qu'on ne peut y programmer le premier film venu.Parce que les critiques sont extrêmement sévères à l'égard des films en compétition, on peut facilement comprendre pourquoi certains producteurs redoutent d'y laisser figurer un de leurs poulains.Dans le passé, un film comme L'Ange gardien avait été éreinté par la critique, comme le soulignait d'ailleurs cette semaine Serge Losique (sans toutefois mentionner de litre).Y aura-t-il un cinéaste canadien assez brave pour oser affronter la concurrence étrangère ?C'est ce qu'on verra d'ici les prochaines semaines.Billetterie En attendant, les cinéphiles avisés feraient bien de voir à leurs affaires s'ils ne veulent pas avoir de mauvaises surprises.On nous signalait hier que déjà la moitié des laissez-pas-ser de « 9 à 5 », soit 250 sur 500, se sont déjà enlevés et ce, 20 jours avant le début du festival (du 24 août au 4 septembre).Ces laissez-passer qui donnent droit d'assister à toutes les seances entre 9h et 17h (sauf celles d'ouverture ct de clôture) partent depuis quelques jours au rythme de 40 par jour.On peut se les procurer aux guichets de la Place des Arts (au téléphone: 482-2112) de même qu'au Parisien.Le coût d'un tel laissez-passer est de $126,50.On peut également se procurer dès maintenant aux mêmes guichets les carnets de 10 billets au coût de $42.50 qu'on pourra par la suite échanger contre des billets dès que le programme définitif et la grille-horaire seront disponibles.Ils devraient l'être le ou avant le 20 août.Le prix du billet individuel a par ailleurs été fixé à $5.25 sauf le film d'ouverture ($6,50) et le film de clôture ($10) à la salle Maisonneuve de la PDA.Les litres de ces deux séances n'ont pas encore été divulgués.La réalisatrice Brigitte Sauriol donnera le 11 août le premier : tour de manivelle de son nouveau film, Laura Laur, adapté du roman de Suzanne Jacob et produit par Nicole Robert.Le rôle-: titre a été confié à Paula de Vasconcelos.On voit ici la réalisa-: trice en répétition avec l'un des acteurs, Dominique Briand.La : distribution comprendra également Andrée Lachapelle, André Lacoste, Johanne Fontaine, Eric Cabana et Jean-Pierre Ronfard.JEAN BEAUNOYER On a transformé la salle de cinéma de la rue St-Pier-rc à Terrebonne en une spacieuse salle de théâtre nommée Théâtre du Vicux-Terrcbonne et on y présente une première pièce, Voisin et voisines avec de grandes ambitions.On veut installer un théâtre permanent au Vieux-Terrebon-nc mais à mon avis, on a misé sur une pièce qui comporte plusieurs lacunes, pour ce premier essai.Voisin, voisines c'est l'histoire de deux comédiennes sans emploi, sans argent qui en sont réduites à répondre au questionnaire d'un hilarologue (analyste du phénomène du rire) qui paye $10 à chacun de ses sujets.Les deux comédiennes, on le devine, multiplient les personnages pour multiplier les dollars.L'idée n'est pas bête en soi.mais l'auteur n'a pas bâti un scénario très consistant ct le metteur en scène n'a manifestement pas su diriger les comédiens.Cette comédie sombre trop souvent dans l'amateurisme par ses lourdeurs, son décor, ses éclairages, ses propos prévisibles, ses clichés, par le jeu empesé et constipé d'Armand Laroche, par le désiquilibre du jeu des comédiens et par de nombreux punches ratés.Ajoutez l'atmosphère d'une salle de théâtre paroissiale, où nous sommes accueillis par des adolescents maladroits, des murs nus ct froids.Rien n'y respire le théâtre, ce qui donne une bonne idée de l'ennui des lieux.Heureusement, puisqu'il y a lout de même quelques aspects positifs à cette expérience théâtrale, lohannc Fontaine sauve les quelques meubles qui restent Voisin et voisines: à voir oour Johanne Fontaine Armand Laroche, Johanne Fontaine et France Labrie dans Voisin, voisines avec une belle générosité.Cette jeune et fougeuse comédienne qui remplacera peut-être un jour Denise Filiatrault, se démène par tous les diables et va chercher les meilleurs rires.Elle mène un combat perdu d'avance mais elle le fait en véritable professionnelle, jouant jusqu'au bout un texte qui a toutes les misères du monde à se tenir debout.Vite une autre production pour assister au premier véritable envol d'un vrai théâtre! Voisin, voisines de Christian Bêdard, mise en scene de Diane Blanchette avec Johanne Fontaine.France Labrie, et Armand Laroche au théâtre du Vieux-Terrebonne jusqu'au 14 août.41ème édition du Festival du film de Locarno Agence France Presse l.OCAK\\0.Suisse Le4lème Festival international du film de Locarno (canton suisse du Tessin) s'est ouvert hier soir avec la projection, sur la Piazza Grande, du film anglais de Chris Menges, «A world apart », qui a obtenu le Prix spécial du jury lors du Festival de Cannes I988.Officiellement ouvert par son président, Raimondo Rczzoni-co, son directeur, David Strciff, le festival de Locrno se prolongera jusquu 14 août, avec la projection de 182 films dans les différentes salles et sur l'écran géant en plein air.La compétition officielle comprend 18 oeuvres parmi lesquelles le jury international désignera le vainqueur du «Léopard d'or».En outre, le Festival propose notamment 16 films hors compétition, une rétrospective dédiée au metteur en scène bré- silien Alberto Cavalcanti et une «carte blanche» laissée cette année au réalisateur italien Ettore Scola.Ce dernier inaugurera demain une exposition qui lui est consacrée.Parmi les personnalités attendues cette années sur les bords du lac Majeur, signalons les acteurs Léa Massari ct Marcello Mastroianni, la chanteuse Mil-va, membre du jury international, ainsi que les conseillers fédéraux Otto Stich et Flavio Colli.Pjp2fiç2is s® nfîontrsnt tirés sntér©ss©s par une exposition sur Tintin NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC_ BBj es Français ont entrepris MtW des démarches pour que l'exposition Tintin actuellement en montre au théâtre Pctit-Cham-plain de Québec soit présentée en Europe par la suite.«Il s'agit de visiteurs français qui ont été surpris par la quantité et la qualité des objets exposés à Québec», a expliqué hier un des promoteurs de l'exposition, M.François Hébert.En conséquence, des démarches ont été entreprises par ces visiteurs pour que les objets présentés au Pctit-Champlain jusqu'au 2 octobre prochain puissent par la suite prendre la route de l'Europe.L'exposition Tintin pourrait être présentée dans un site spécifique en banlieue de Paris.M.Hébert a confirmé l'intérêt de la Délégation Wallonie-Bruxelles de Québec pour que cette exposition soit présentée en Europe, compte tenu que le personnage de Tintin, créé par Her-gé, fait pratiquement partie du patrimoine national de la Belgique.Quelque 20000 visiteurs ont défilé jusqu'à maintenant au Théâtre Petit-Champlain de Québec pour y voir les 535 pièces de la collection que les frères François ct Denis Hébert ont accumulées sur le célèbre personnage des bandes dessinées.La collection comprend des objets grandeur nature tires des albums Tintin, des vieilles éditions d'albums, des documents inédits ainsi que des répliques de plusieurs personnages.On y voit par exemple le fétiche Arumbaya, la statuette de «L'oreille cassée» telle que réalisée par le sculpteur )can-|ulien Bourgault de Saint-Jean-Port-Joli, ou encore une reproduction grandeur nature de la cantatrice Bian-ca Castafiorc réalisée par une ar-lisanc du quartier Petit-Champlain de Québec, Michèle Prasil.L'exposition présente également des courts métrages et des Le jeune Éric Cervais, personnifiant Tintin, devant l'entrée du Petit Champlain où se déroule une exposition en hommage de Hergé.telephotopc dessins animés produits à partir Rémi, dit Hergé d'après ses initia- des albums.les R.G.).Il n'y aura plus d'aulres Tout ce matériel a été accumu- albums Tintin puisque Hergé est lé par les frères Hébert, deux spé- décédé en mars 1983 à l'âge de 76 cialistes de Tintin.ans.Tintin a été créé en 1929 par le «À l'âge de 5 ans, j'avais reçu dessinateur belge Hergé (Georges 17 albums de Tinlii\\.commc ca- deau de Noèl, raconte François .Hébert.Ça été le coup de foudre.Beaucoup plus tard, lors de mon .voyage de noces en Belgique, j'ai rencontré Hergé en personne.J'ai continué de correspondre avec lui et d'accumuler tous les objets * pertinents à l'histoire de Tintin.» .C'est au cours d'un autre voyage en Europe que François Hébert < s'est procuré une des pièces les plus rares de sa collection, un album original des «Cigares du .pharaon» publié en noir et blanc en 1937 et qui a été payé $600.; Hébert est intarissable lorsqu'il , parle de Tintin et de son créateur - \u2022:' Hergé.Par exemple, d'où vient le jfe nom de Milou, le petit chien ¦'¦ blanc de Tintin?C'était le sur- : nom de la première blonde de \u2022 Hergé quand il avait 12 ans, ni-conte François Hébert.Sexiste?Au cours des dernières années, ' plusieurs groupes ont dénoncé les albums Tintin, soutenant qu'ils étaient sexistes parce que les lie- jj ros étaient exclusivement des ma- : les ct que les femmes y étaient re- ¦ présentées de façon caricaturale, comme par exemple Bianca Castafiorc ou encore l'épouse de l'agent d'assurance Seraphim Lampion.Ces critiques ne sont pas justifiées, croit François Hébert.Hergé est un ancien scout qui écrit pour de jeunes garçons.Ce n'est pas par misogynie qu'il ne met pas de femmes en vedette dans ses livres.M.Hébert rappelé d'aileurs que -«l'école,belge» de la bande dessinée ne met en vedette que des héros mâles.Ce fut le cas non seulement de Hergé, mais aussi de Jacques Martin ou de Edgar Jacobs.Enfin, M.Hébert a signalé que l'exposition Tintin à Québec visait également à mettre en relief le Théâtre Petit-Champlain, le plus vieux théâtre en Amérique du Nord, où le gouverneur Frontenac faisait présenter des pièces de Molière, de Corneille et de Racine des 1693.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 5 AOUT 1988 \u2022 B 5 Deux jeunes et brillants solistes: Alain Lef èvre et Andrée Azar CLAUDE CINCRAS ¦ Charles Dutoit a voulu donner quelque consistance à l'habituel menu des concerts dits «populaires» en centrant un programme sur Tchaikovsky, et un programme très varié, pour ce dernier concert estival de l'Orchestre Symphonique de Montreal.Les gens qui viennent au concert pour se divertir étaient visiblement ravis et ceux qui y viennent pour la musique l'étaient égale^ ment, surtout que les deux jeunes solistes furent tout à fait remarquables.C'était hier soir, à l'aréna Maurice-Richard, la reprise d'un programme présenté la veille, mais que je n'avais pas entendu en raison d'un autre concert le même soir.Le tout-Tchaikovsky de Dutoit était assorti de quelques raretés.La Marche pour le Couronnement d'Alexandre 111 est une pièce de circonstance, sans grande valeur, mais qui mérite d'être entendue une lois \u2014 une seule.C'est chose faite.Le troisième Concerto pour piano, en un seul mouvement, n'est connu que des discophiles.Qu'on aime Tchaikovsky ou non, il s'agit d'une page irrésistible, que le jeune pianiste montréalais Alain Lefèvre a rendue avec tout le brio, le panache et le charme' qu'elle requiert.L'oeuvre comporte l'une des cadences les plus longues et les plus difficiles du répertoire concertant tout entier.Visiblement très bien préparé, M.Lefèvre en avait non seulement transcendé tous les problèmes techniques mais il est allé plus loin: son jeu, toujours intelligent et toujours sensible, possédait un réel sens du drame et de la surprise.Après une saison un peu inégale, Alain Lefèvre a raffermi là sa position parmi nos pianistes vraiment importants.Par ailleurs, le concert nous a valu une révélation: la jeune Andrée Azar, que Dutoit a sortie des rangs anonymes des premiers-violons de l'orchestre pour lui confier cet attachant Souvenir LE DISQUAIRE LE PLUS GRAND ET LE PLUS CONNU AU CANADA le SAMEDI 6 aout a 9 h seulement le lundi 8 aout a 9 h seulement PAT BENATAR iWide Awake in Dreamlandi incluant iAII Rrcd Upi; tUt'i Slay Tooettxn et d'autres.LONG-JEU OU CASSETTE Quantité limitée \u2014 Un par client DIANE TELL «Dégrille-moi» incluant iM Mm i tob; cComMje Wmei et d'autres.LONG-JEU OU CASSETTE Quantité limitée \u2014 Un par client HONEYMOON SUITE \u2022Racing After Midnlaht» l.-j.8,99 CHEZ SAM SEULEMENTCASS 7.99 (¦Conscious PartyiL l.-j./cass.Ii99 CHEZ SAM 10 0(î SEULEMENT dc 10,33 «ME AND MY GIRL» Broadway Show L - J OU cass CHEZ SAM SEULEMENT 8.99 ë THE SUGARCUBES «Life's Too Good» L.-J.OU CASS.CHEZ SAM SEULEMENT 8.99 RUN DMC «Tougher Than Leathern l.-J.OU CASS.CHEZ SAM.SEULEMENT 8.99 HUEV LEWIS AND THE NEWS \u2022Small World» L.-J./CASS.7.99 CHEZ SAM 17fl0 SEULEMENT D.C Il,3S DAVID LEE ROTH SKVSCMPER DAVID LEE ROTH «Skyscraper» l.-J.OU CASS.CHEZ SAM SEULEMENT 1.99 DEFLEPPARD iHysteria» roi t Love Bitesi L.-J.OU CASS.CHEZ SAM SEULEMENT 8.99 INXS \u2022Kick» L.-J.CHEZ SAM SEULEMENTCkSS.8.99 7.99 JOE COCKER «UNCHAIN MY HEART» en concert à La Ronde le 5 août Incluant le succès bré de (Bull Durhami: «A Woman Lovei A Man» CHEZ SAM » SEULEMENT L.-J./CASS.0.VIDÉO CHEZ SAM - VENTE ET LOCATION (VHS OU BETA) niveau métro, 399, Ste-Catherine 0.seulement Heure» d'ouverture: du lundi su mercredi, do 9 h à 10 h; jeudi et vendredi, de 9 h i 21 h; samedi, clo 9 h n 17 h.Ces 10 articles sont en vente aux prix annoncés | ou moins chez tous les SAM THE REi ECOBD MAN de Montréal, les vendredi 5 août, samedi 6 août et lundi 8 août.' * flMftj\u2014 399, rue SAINTE-CATHERINE OUEST (métro p.-d.-a.)H \\ J PLACE VERSAILLES/CARREFOUR ANGRIGNON (LaSALLE) 1 1,1.6982, rue SAINT-HUBERT/CENTRE COMMERCIAL BEACONSFIELD/CENTRE ROCKLAND Alain Lefèvre d'un lieu cher, avec sa Mélodie finale qui chante encore à mes oreilles.Très nette articulation de main gauche, superbe legato d'archet, sonorité chaude, musicalité et, fait à noter, concentration de tous les instants.Double révélation, en fait: il existe donc, au sein de l'OSM, des violonistes qui jouent mieux que leur chef d'attaque.L'amplification était, hier soir encore, inégale: cordes métalliques, piano très dur et comme superposé à l'orchestre, violon solo assez bien reproduit.Les pages de Mazeppa et de La Belle au bois dormant en ont souffert, mais le drame de Roméo et Juliette passait quand même.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.Chef d'orchestre: Charles Dutoit.Solistes: Alain Lefèvre, pianiste, et Andrée Azar, violoniste.Hier soir, arena Maurice-Richard.Programme consacré à Piotr llyltch Tchaikovsky (1840-931: Marche pour le Couronnement (/Alexandre III (1883) Suite du ballet La Belle au bols dormant, op.66a (1888-89) Danse cosaque, ext.de l'opéra Mazeppa (1881-83) Concerto pour piano et orchestre no 3, en mi bémol majeur, op.75 (1893) Souvenir dun lieu cher, pour violon et piano, op.42 (1878) (transcription pour violon et orchestre: Cla-zounov) Roméo et Juliette, ouverture-fantaisie (version finale: 1880) Un mauvais exemple Agence France Presse KUALA LUMPUR * ¦ Le gouvernement malaisien a annulé un concert de Michael Jackson en raison des implications que cela pourrait entraîner auprès de la jeunesse du pays, a déclaré hier le secrétaire général du ministère des services sociaux, Syed Zainal Abidin.Il a indiqué que le gouvernement malaisien avait pris la décision d'annuler le concert que le chanteur américain devait donner à Kuala Lumpur, après avoir reçu des protestations de plusieurs organismes.Selon eux, le concert de Michael lackson pourrait déclencher des problèmes sociaux parmi la jeunesse malaisienne, a indiqué M.Syed Zaanal Abidin.Ven., 5 août Joe Cocker Sur la Scène Laurentide de la Place d'animation à 21 h SIEGE RESERVE POUR LES CONCERTS 1700 S INCLUANT L'ADMISSION ET TOUS LES MANEGES EN VENTE À TOUS LES COMPTOIRS TlCKETRON » ¦- y^è.TIME AND DEVOTE IT TO VOU * SO QÛttfi ON hoYM ro THE PAftT CALLING ÀLL NATIONS TOUR DON' ï HAVE TO AKEJ artiste invité : \u2022 I f1irTHtHIHt o twjja*.,, 1:30-4:25-7:00-9:30 COUCHE TARD sam 11:50 LAVAL 1:30-4:25-7:00-9:30 COUCHE TARD von sam 11:55 6.?VERS AILLE S © HACl VtRSAULLb MAINTENANT À L'AFFICHE! version o.anglaise «l LLASEDTMWOUOHCOtUUS*ATPt*TUtriiUSOf CAHADA Présenté pan 1:30-4:15-7:00-9:35 COUCHE TARD ven sam 12:00 .et en anglais à l'IMPÉRIAL 12:30-2:40-4:50 7:00-9:15 COUCHE TARD 98ockgm£ CINÉMA de PARIS © 838 STE CATHERINE O HGto 3636J .lno* LE FAUBOURG ÉGYPTIEN POINTE-CLAIRE .I CARREFOUR LAVAL vie ty.vit \"» \u2022' Sean Mark Connert Harmon .seÏS3 | militaire presidio, san francisco.Quand Vautorité militaireZpr supreme devient le théâtre Rj d'un meurtre troublant, VfV un militaire et un llic lEQ s'enga «On sort de ce lllm plus beau qu'avant.» «Nous étions plus d'un millier le soir de la première à succomber aux charmes de cette enlant de douze ans.-IUCF1PW4U1I LAPI CARREFOUR LAVAL | MONTREAL & LONGUEUIL® |SHERBR00KE| TROIS-RIVIERES | CINE-PARC TRACY CINE-PARC ODEON | CINE-PARC VAUOREUIL | CINE-PARC LAVAL trôlfs sur les additifs seront plus sévères que maintenant», dit lohit Mcrcer, de la division des aliments de Santé et Uien-étre social, à Ottawa.«Le public s'imagine que ce sera la liberie totale.Ce n'est pas cela du tout.» M.Lauer explique que tous les nouveaux aliments irradiés.devront satisfaire certaines normes et que le gouvernement fixern pour chacun des doses maximale et minimale de radiations.M.Mercer ajoute que l'irradiation des aliments a été «ires bien étudiée» par des organisations sanitaires internationales, niais que «cela, honnêtement, ne dissipe pas les craintes de bien des gens.» Un sondage publié en juin par les groupe Ënvironnics Research a révélé que 73 pour cent des répondants étaient opposés a l'irradiation.Selon M.Mercer, les changements proposes doivent être étudiés par le gouvernement fédéral durant deux ou trois mois, et divers ministères les réviseront avant qu'ils ne soient adoptés l'an prochain.Toutefois.Mme Cooper dit ne pas croire que la technique' deviendra très répandue au Canada! «Le leitmotiv dans l'industrie alimentaire, c'est: 'Les compagnies se battent pour être deuxièmes.' Aucune ne veut être la première à se faire dénoncer.» Poulets nourris au grain irradié en meilleure santé?Press* Canadienne WINNIPEG ¦ Le projet d'abattre et de vendre y00 poulets nourris au grain irradié u été tué dans l'oeuf par les nombreuses protestations qu'il a suscitées.Les poulets n'échapperont pas a la mort, mais ils seront probablement enterres plutoi qu'embrochés.« Ils n'entreront pas dans la chaîne alimentaire», a précisé le docteur Sieve Stothers.de l'Université du Manitoba.Les poulets faisaient partie .d'une experience effectuée a l'université, conjointement avec Energie atomique du Canada Liée.L'expérience visait principalement a découvrir si des volatiles nourris au grain irradié pour'.en détruire les germes et les parasites seraient en meilleure santé.Selon M.Stothers.les résultats ne seront pas connus avant un mois.Les poulets ne seront alors plus de ce monde, mais ne se retrouveront pas sur les table des consommateurs manitobains.La question a été soulevée la semaine dernière à la Chambre des communes par le député néo-démocrate de Winnipeg-Birds Hill.Bill Blaikie.Malgré la decision de ne pas mettre les poulets sur le marché, le gouvernement avait levé toute interdiction à leur sujet.Un porte-parole de Santé et Bien-être social Canada a souligné que les volatiles n'avaient rien d'anormal, et qu'aucun règlement n'obligeait à les identifier comme nourris au grain irradié.«Moi, j'en mangerais», a décla; ré le docteur Albert Van Def Mculcn.! 1 a UN NOUVEAU SERVICE TÉLÉPHONIQUE CHEZ CINÉPLEX ODÉON - DE 11:00 A.M.à 10:00 P.M.POUR TOUT RENSEIGNEMENT CONCERNANT FILMS, HORAIRE, CINEMAS FT LOCATIONS, UN SEUL NUMÉRO: 849-FILM u-il m ?TV4 M Lu m 1 m VOICI VOTRE PROGRAMMATION CETTE SEMAINE! AU CINEMA CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITÉ Comd* Maiionnauv* 049-451 4 Au RevoirH; Les Enfants \"4 (GOODBVE.CHILDREN) f -un film de LOUIS MALLE /fZ* LE NOUVEAU FILM DE ALEXANDRE ARCADY ¦ '.f MAlSOINfUVl BWJMfl m ¦ Dernier anger f*lr \\tai.1 lATTRXCnONi MONTREAL l&ê-l Ml tiCH.'l f LIAISON POLTERGEIST m ETTORESC0L iS/i hill ST Df %>S t*bjj?2 PARADIS mm tOCl'UAC» IMjlllr B5 Broadcast ©News ^ en version française DAUPHIN C!4ut:t1 ¦ 'BUVllll ,uuni
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