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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1988-10-25, Collections de BAnQ.

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[" La météo Aujourd'hui: Nuageux, un peu de bruine ventï modères par moments Minimum V Maximum 8° Demain: Plutôt nuageux possibilité d'averses DETAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN,FRANÇAIS D'AMERIQUE \t\t\t \t\t\t .cwd«y.iqvai 688-4787\t\t\t 4\t\u2022 MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988\t105e ANNÉE N°6\t76 PAGES, 6 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine: 45 cents Ailleurs au Quebec : 50 cents ¦ iles de La Madeleine : 90 cents «P «P HflHHBHBB HHHHBBH HHHHHBHHH\t\t\t\t Aujourd'hui C3 LA MODE La femme passera l'été dans une grande profusion de dentelles, avec des décolletés profonds mais la jambe cachée, la jupe ayant tendance a descendre à mi-mollets.A5 AMERIQUE CENTRALE Apres avoir donne $13 millions a la Jamaïque, dévastée par l'ouragan Cilbert, le Canada va fournir $250000 aux pays centraméricains victimes de son successeur.A13 RIO Le nouveau president de la Regie des installations olympiques, Jean-Marc Bard, juge utopique l'objectif de rentabilité de 1991 fixe pour la RIO par l'ex-ministre responsable.S3 MIKE BOSSY Mike Bossy, le seul joueur a avoir compte au moins 50 buts neuf saisons consécutives dans la ligue Nationale, annonce sa retraite du hockey en raison de maux de dos.- * *¦ * ^JÊÊ : 1 OERLIKON Oerlikon Aerospatiale, qui procédait hier a Saint-Jean au lancement du premier véhicule de defense antiaérienne fabriqué au Canada, vise aussi l'industrie non militaire.Sommaire Annonces classées Immobilier.014 a D17 marchandises.017 emplois.El, E5 automobiles.E6, E7 propositions d affaires.D6 Arts et spectacles informations.E1 a ES horaires.E3 Bandes dessinées.E5 Bridge.D18 Deces.E8 Economie.D1 a D13 Editorial.B2 Etes-vous observateur?.D14 Feuilleton.D15 Horoscope.D16 Le monde.B6, B7 Mots croises.E6, S10 ¦ Mot mystère».E4 Television.E2 Tribune libre.B2 Vivre aujourd'hui La mode.cahier C Turner tient tête à Mulroney GILBERT LAVOIE et PIERRE GRAVEL eouché au plancher par son adversaire conservateur dans le combat des chefs en 1984, lolin Turner a livre hier un bon débat oratoire, obtenant à plusieurs reprises le dernier mot contre Brian Mulroney et reléguant Ld Broadbcnl en troisième position.Le débat, qui n'a pas révélé grand-chose de neuf sur les politi- Pour Guillaume, c'était Turner PAUL ROV Le débat n'était même pas commence.En fait, lean-Paul Bcllcau était en train de «crui-ser» Lucie quand Guillaume, 5 ans, s'est cm barre dans la salle de bains.À la cuisine, Louise lavait Louis-Etienne, b mois.Marianne, 4 ans, en profilait pour ouvrir la boite de graisse Crisco qu'elle venait de sortir du frigo.S'cssuyant les doigts, elle s'étonnait: «Ah, je pensais que c'était des petits muffins.» Marianne n'assistera pas au de-bal.Ellti quittera un peu passé 20li avec sa mere et le petit Louis-Etienne.La politique, ce sera pour plus tard.Disons dans quu-ire ans.Guillaume, lui, tiendra un bout avant que grand-maman Hélène ne le conduise au lit.Assez politi-sc pour son age.le petit Guillaume, lui qui s'était l'ail une idée bien avant le débat: il allait «voler» pour Turner «parce que Mulroney ne parle pas bien le français».Tt île demander: '«Pourquoi les gens ne l'aiment pas I urnerV» Ta question était bien posée parce qu'après une heure de débat, certains adultes ont commence à se la poser a leur tour.Ghislaine, la mere de Guillaume, et lohanne, une amie, le trouvaient surprenant.'Turner.«Il faut dire qu'on s'attendait à rien de lui, on l'avait tellement démoli.» Même Lionel Desjardins, le grand-père de Guillaume, admettait: « Il est en train de gagner des points ce soir.Turner.» M.Desjardins avait d'ailleurs un peu prévenu le coup quand, en plein milieu des Dames de coeur, il avait dit: « Turner, c'est celui qui a tout a gagner.S'il ne panique pas.» Tt hier soir, de l'avis de tout le monde, clans le cottage de la rue Clark, a Ahuntsic.Turner ne pa- VOIR GUILLAUME EN A 2 ques des trois partis en présence, a néanmoins montré des rapports de force totalement différents entre les trois hommes.Visiblement nerveux, peut-être parce que les sondages le placent en deuxième position, Ed Broad-bent a abandonné sa jovialité habituelle pour afficher un ton plus sérieux.Rcmarquablcmentcalmc et faisant preuve d'une grande vivacité d'esprit, le chef libéral |ohn Turner a systématiquement réussi à ne pas se laisser coincer dans les câbles sur la douloureuse question relative à son leadership.Brian Mulroney a été prudent, donnant quelques coups ici et là mais se réfugiant ensuite derrière les déclarations d'appui à son gouvernement et les statistiques favorables à son administration.Dès ses remarques d'ouverture, le chef libéral a tenté de désamorcer à l'avance les allusions éventuelles à ses difficultés comme leader de son parti.«|e veux discuter des enjeux réels (.) Mes adversaires vont vous parler de lea- dership d'un parti.L'enjeu, ce n'est pas la popularité d'un chef mais la direction du pays.» Aussitôt après, il a fait preuve d'une surprenante agressivité à l'endroit du premier ministre Mulroney auquel il a reproché de n'avoir pas tenu les promesses faites, il y a quatre ans, en matière de justice sociale, d'intégrité et de fiscalité.Il lui a aussi reproché d'avoir complètement changé son fusil d'épaule sur la question du libre-échange.Tentant manifestement de mi- nimiser l'importance de son rival néo-démocrate, M.Turner a concentré ses attaques sur le chef conservateur en expliquant qu'il «aurait bien voulu parler de M.Broadbent et de son programme, mais ça n'existe pas.» Brian Mulroney a déclaré que les grands enjeux se posaient en VOIR TURNER E~N~Â~2 \u2022 Alain Dubuc: B 2 \u2022 La liste des candidats au Québec: B 4 PHOTO ROBERT MAIUOUX La PreiW De gauche a droite: Johanne Daigle et Guillaume, Ghislaine Desjardins, Louise Pépin et Louis-Étienne, Lionel et Hélène Desjardins.Turner s'en est bien tiré mais Mulroney a gagné LVSIANE GAGNON oitawa Parce qu'il est.des trois chefs, le seul Québécois et celui qui s'exprime le mieux en français, Brian Mulroney devait absolument gagner le débat d'hier.Autrement, c'aurait été une épouvantable défaite.Il Ta gagné, d'après moi.haut la main.Le perdant: Ld Broadbent, terriblement handicapé par son manque d'aisance en français.Par comparaison, |ohn Turner s'en est beaucoup mieux tiré.Parce qu'il maîtrisait mieux l'outil essentiel du débat \u2014 la langue française \u2014, Turner était plus dé-Icndu, ses gestes étaient plus harmonieux, il pouvait même, contrairement à Broadbent qui était toujours crispé, sourire à l'occasion.En outre, il était manifestement bien préparé, parlait d'abondance et semblait plus sûr de lui qu'en 84.finis, les tics de 84.Les leçons de son mentor en télévision, Henry Comor, ont porté! Plus l'heure avançait, plus il était combatif cl efficace.(Il faut dire aussi qu'il n'avait rien à perdre: M.Turner est si bas dans les sondages qu'une bonne performance passera pour une victoire.) Broadbent m'a eu Tair plus tendu qu'au débat de 84: non seulement à cause de la langue (il n'a pas fait beaucoup de progrès en quatre ans), mais surtout parce que cette fois, pour lui.l'enjeu était important.En 84, le NPD avait fait une croix sur le Québec, et Broadbent n'y était venu qu'une fois, se concentrant sur la quarantaine de comtés du Canada anglais où son parti avait des chances de l'emporter.Cette année au contraire, le NPD a «mis le paquet» au Québec, et le débat d'hier était, pour Broadbent.la grande chance de se faire connaître des nombreux Québécois qui ne le reconnaîtraient pas s'ils le croisaient dans la rue.Mais même sur l'avortement.où le NPD est le seul a avoir une position claire, son discours pas- VOIR MULRONEY EN A 2 L'Association canadienne d'athlétisme suspend Ben Johnson pour deux ans d'après Canadian /Vos ou a wa Lt Association canadienne d'athlétisme a ratifié hier la décision de la Tédéralion internationale d'athlétisme de suspendre pour deux ans le sprinteur Ben lohnson, et a décidé de suspendre en même temps son entraîneur, Charlie Francis, pour une durée indéterminée.L'organisme doit par ailleurs entreprendre deux enquêtes limitées sur les événements qui ont entouré le scandale des [eux olympiques de Seoul.Toutefois.l'Association a laissé a la commission d'enquête présidée par le juge Charles Dubin le soin de faire la lumière sur les rumeurs voulant que l'usage des slé-roulcssoil répandu parmi les athletes canadiens.«Nous n'avons pas l'intention de faire double emploi dans ce domaine», a explique le president île l'Assoeia-lion.Paul Du pré.Son entraîneur est suspendu indéfiniment lohnson.qui est âgé de 2b ans, est interdit de toute compétition pour le Canada pendant deux ans à compter du 24 septembre, date du contrôle positif qu'il avait subi à Séoul et jour où il fut dépossédé de sa médaille d'or du 100 mètres.Par contre, il pourra en appeler de la perte de sa médaille auprès du tribunal d'arbitrage du Comité international olympique.Quant à Francis, le mentor personnel île lohnson et l'entraîneur national de l'équipe canadienne, il se voit suspendu pour une durée indéterminée, sans perte de salaire, jusqu'à ce que le comité du personnel de l'Association ait étudie son cas.Francis touche un salaire annuel de $40000, en plus de redevances que lui versent les commanditaires des épreuves de piste cl pelouse.«Sa suspension, a souligne M.Dupré, ne préjuge en rien de sa culpabilité ou de son innocence dans l'affaire lohnson.» Le ministre fédéral des Sports, lean Charest, devait expliquer un peu plus tard que l'Association avait applique ses propres règlements, mais que lohnson demeurait suspendu a vie par le gouvernement canadien.«Il est privé de toute subvention fédérale à jamais, a-t-il dit, mais il pourra en appeler de cette sanction au bout de deux ans, et le gouvernement pourrait alors decider de lever l'interdit.» Comité d'enquête Quant aux deux comités d'enquête mis sur pied par l'ACA, le premier concernera le comportement aux |cux de Séoul de deux athlètes canadiens \u2014 le spécialiste du 110 m haies Mark McKoy et le sprinteur Courtney Brown \u2014 tous deux membres, comme lohnson, du Mazda Optimist Track Club de Francis.Ces deux athlè- VOIR JOHNSON EN A 2 Téléglobe: nouveau siège social de $200 millions LAURIER CLOUTIER Teleglobe Canada doit annoncer d'ici le début de novembre un important projet portant sur l'aménagement, au coût de $150 à $200 millions, d'un nouveau siège social de quelque 45 étages dont elle partagera la propriété avec un partenaire.lean-Claude Delorme, president, pourrait ainsi loger son entreprise \u2014 membre du groupe Memotec \u2014 dans la plus haute tour à bureaux de Montreal, rivalisant avec le mont Royal lui-même.Mais le pdg ne peut préciser encore avec quel partenaire il s'apprête à signer un accord de principe pour reloger cette grande société de télécommunications internationales \u2014 par satellites et cables sous-marins \u2014 qui compte plus de 2200 employes et un actif de plus de $850 millions.Téléglobe mené actuellement en effet une ronde finale île négociations avec SNC.La-valin et Marathon.Sa direction doit prendre une décision «dans 10 ou 15 jours».Impossible donc de savoir aujourd'hui en faveur de qui penche jcan-Claude Delorme.D'ailleurs, ce dernier souligne qu'il basera son choix sur des considerations «strictement économiques».Discrete, même si elle fréquente le «jet sel» ties telecom munications mondiales d'avant-garde, la «Bell Canada du globe» n'exige pas que le gratte-ciel porte son nom.«C'est souhaitable (en raison île l'investissement réalisé), mais ce n'est pas un point majeur des négociations», com- mente M.Delorme._ VOIR TELEGLOBE EN A 2 1 semaine à X NOUVEAU partir de 599$* 2 semaines à partir de RÉDUCTION DE 100 lr jtti nw it ,tl At: tl itlw It ht'1»'\"' \" OÉ 11 (¦ cw* it u utrçujat tl fctdmal -m 11 pUj\" I irfij pit im tt lout tt (ui u-1 \u2022-ri li *.flM»mrc! ITT, inflt, fcjU wUM« >Ho TOlKitltltt 111 i»Mvt K» « ttBi * l«*\"w« «I *«\u2022 PW* * Il PK\"I« >M twi» fnoptnwt tt i*)»|« i.«*wn \" uubm» puirt» i mit pUtt (< uMl In Sx* piciftf tons U tumtit t«.-*rat pafefMM i,to™ jta t n MM wi* i»« lofe I* «A pi'C ftott jwnuiicn wer rtjtiunif tt frtn MB cJt-vi pou' le» mer./itioru Intt 90 |Ouf» avant le nepttri LUB EL ABRA Pour renseignements et réservations, consultez la ¦ .brochure disponible chei votre agent de voyages.Departs tous les vendredis a partir du 16 décembre 1988 UTSfc A2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988 SUITE DE LA UNE TURNER Turner tient tète à Mulroney terme de leadership pour l'ensemble du Canada et il a vanté les réalisations de son gouvernement.Quant à M.Broadbent, il a tenu à situer le débat dans une perspective beaucoup plus humaine en assurant que, selon lui, les vrais enjeux de la présente campagne électorale étaient le «bien-être de nos enfants, nos familles cl nos grands-parents.» C'est contre Ed Broadbent et sur le libre-échange que Brian Mulroney a marqué ses premiers points.Prudent, M.Mulroney a d'abord évoqué les nombreux appuis à l'accord.La main sur le coeur, il a promis que le gouvernement ne permettrait jamais que l'entente affaiblisse les programmes sociaux.C'est lorsque M.Broadbent a affirmé que le président François Mitterrand avait émis des réserves sur les aspects du libre-échange touchant le développement économique régional que M.Mulroney a touché.\u2014 «Mitterrand n'a jamais dit ça!», a-t-il réplique.\u2014 «Ah non?C'est dommage», a admis M.Broadbent.Invité de son côté par M.Broadbent à expliquer comment un gouvernement libéral pourrait discuter des pluies acides avec les Américains après avoir déchiré l'entente sur le libre-échange, John Turner a affirmé que les Américains étant respectueux dé In démocratie feraient la distinction entre les deux questions.Le libre-échange a également dominé le premier affrontement entre Brian Mulroney et John Turner, «Vous êtes un vendeur obligé de citer les appuis des autres parce qu'il a peur de son produit», a lancé Turner à Mulroney qui venait d'invoquer l'appui du premier ministre libéral du Nou-veau-Brunswick, Frank McKen-na, à l'accord du libre-échange.M.Turner s'est acharné à démontrer que les négociations ca-nado-américaines sur la définition des subventions, après l'entrée en vigueur de l'accord, mettront en danger les programmes canadiens de subvention au développement régional.Brian Mulroney a promis que jamais il n'accepterait qu'une telle situation se produise: « M.Turner vend la' crainte, la crainte qu'on ne soit pas compétent pendant ces négociations», a-t-il lancé.Le débat sur la condition féminine s'est engagé sur d'assez inoffensives passes d'armes entre Brian Mulroney et Ed Broadbent sur les questions de l'avortement et des garderies.Le chef néo-démocrate a surtout reproché à son rival conservateur de n'avoir pas adopté une ligne de conduite officielle en matière d'avorlement ce qui constitue, selon lui, une grave faiblesse au niveau du leadership.Au sujet des garderies, les deux hommes ont simplement divergé d'opinion sur le rythme d'accroissement idéal du nombre de places disponibles dans les garderies.M.Turner a déclaré que son premier geste, une fois â la téte du pays, serait de nommer une femme de chaque province au cabinet.Ed Broadbent a fait valoir que son parti comptait 84 candidates, autant que les deux autres partis ensemble.Abordant ensuite l'épineuse question de l'avortement, John Turner et Brian Mulroney se sont pratiquement mis d'accord sur l'urgence de combler le vide juristic actuel en présentant au plus tot un projet de loi.M.Turner s'est refusé à dévoiler sa position personnelle sur ce sujet en déclarant qu'il n'avait pas l'intention de l'imposer aux Canadiens.Le ton a monté entre les deux hommes quand M.Turner a repioché à M.Mulroney d'avoir fait depuis quatre ans plusieurs gestes en contradiction avec ses promesses de 84.Après quelques échanges de vues à ce propos, M.Mulroney a alors lancé: «Un chef qui ne peut même pas diriger son Ed Broadbent fait des facéties devant les caméras, tandis que Brian Mulroney et John Turner esquissent un sourire timide, peu avant l'ouverture du débat en français entre les trois chefs de parti, hier soir à Ottawa.photo pc propre parti est mal placé.» Ce à quoi M.Turner a vite répliqué: «Vous vous y connaissez en matière de crise au leadership».Interrogé sur la clause du nonobstant, Brian Mulroney a dit qu'il faudrait peut-être en négocier l'abandon après l'entrée en vigueur de l'accord du lac Meech.Ed Broadbent s'est dit en faveur de conserver cette clause; même si elle peut prêter à des abus contre les droits individus.Malgré son handicap linguistique, le chef néo-démocrate n'a pas manqué de décocher quelques flèches aussi acérées que spontanées à ses rivaux.À un journaliste qui lui demandait pourquoi les adversaires du libre-échange devraient voter pour le NPD plutôt que pour le Parti libéral, il a rétorqué: «C'est simple, quand ils sont dans l'opposition, les libéraux parlent comme les néo-démocrates mais une fois au pouvoir, ils agissent comme les conservateurs».?MULRONEY Turner s'en est bien tiré mais Mulroney a gagne sait mal et ressemblait à un exercice laborieux.Butant sur les mots, et roulant encore ses «r» sous le palais, M.Broadbent revenait au bout de 20 minutes à la prononciation anglaise.En soi, c'est un détail, mais cela risque de faire ressortir le caractère «étranger» du NPD au Québec.|ohn Turner, qui a été député à Montréal entre 62 et 66, et a, depuis quatre ans, beaucoup travaillé son français, a une bien meilleure phonétique cl connait mieux la syntaxe.Brian Mulroney est évidemment celui qui s'exprime le plus naturellement en français.C'est d'ailleurs presque sa langue maternelle puisqu'il l'a apprise tout petit, dans les rues et les ruelles de Baie-Co-meau.Il s'est même amélioré.Quelqu'un, visiblement, lui a donné des cours d'«accent aigu», (lusqu a hier soir, rarement l'accent aigu avait-il franchi les lèvres du premier ministre, pour qui «démocratie» se disait: «DE-mocratic»! M.Mulroney est également le seul francophone au monde à utiliser l'archaïque «nonobstant» plutôt que «malgré».Ce doit être l'obsession constitutionnelle!) * * * Il y a eu de beaux duos sur le LA MÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tMm Mai.\t\tAujourd'hui\tÉtats-Unis\t\t\t\t ABitibi\t0\t6\tNu.ftr.nei.\t\tMm.\tMai.\tMm.\tMai.Outaouais\t2\t8\tNua.bruine\tBoston\t\tN -Orléans\t\t \t0\tS\tNu br.net.\tBuRato\t\tPittsburgh\t\t Cantons ae l Est\t2\t6\tNu br.nei.\tChicago\t\tS.Francisco\t\t Mau'iae\t2\t6\tNu.br.nei.\tMiami\t\tWashington\t\t Québec\t2\t6\tNu br.nei.\tNew York\t\tDallas\t\t LacSamt-jean\t0\t6\tNua.brume\t\t\t\t\t R mouski Gaspes e\t2\tS 6\tPlu* Pluv.v.mo.\tles capitales\t\t\t\t Ba.e-Comeau\t2\t6\tPluv.v.mo.\t\tMin.\tMai.\tMin.\tMai.Sept-nés\t\t6\tP!uï .v tno.\tAmsterdam\t7\t14 Madrid\t7\t22 Canada\tMin.Mai.\t\tAujourd'hui\tAthènes Acapuico\t13 26\t19 Moscou 33 Mexico\t14\t27 Victoria\t\t\t\tBerlin\t\tOslo\t-1\t10 Edmonton\t\t\t\tBruxelles\t0\t15 Pans\t12\t16 Rpçma Winnipeg\t\t\t\tBuenos Aires\t12\t23 Romo\t9\t24 \t\t\t\tCopenhague\t7\t12 Seoul\t14\t17 Toronto\t\t\t\tGeneve\t6\t15 Stockholm\t-3\t0 Fiedencton\t\t\t\tHong Kong\t24\t29 Tokyo\t13\t17 Hdiifa*\t\t\t\tLe Caire\t19\t30 Trinidad\t28\t34 Cbartottetown\t\t\t\tLisbonne\t13\t23 Vienne\t8\t14 Samt-Jean\t\t\t\tLondres\t13\t17\t\t La Quotidienne Tirage d'hier a trois chiffres 349 a quatre chiffres 8192 libre-échange.Sur cette question, Mulroney a facilement eu l'avantage sur Broadbent, quand il l'a accuse de terroriser les gens âgés et qu'il a cité à l'appui de sa position les Bourassa et les Landry (curieusement, il n'a pas mentionné Parizeau).Broadbent s'est fourvoyé dans une inutile digression sur la position de Mitterrand, et quand Mulroney le sermonnait sur le contenu du traité, il avait l'air d'un élève boudeur qui n'a pas fait ses devoirs.Les échanges Mulroney-Turner ont été plus vibrants, surtout à cause d t Deux autres accidents mortels dans le monde du travail ¦ Deux travailleurs ont trouvé la mort, hier, dans des accidents.Dans le premier cas, un ouvrier de la construction, âgé de 38 ans, a été tué hier après-midi lorsqu'une plaque d'acier pesant près de quatre tonnes l'a écrasé dans une tranchée, à la hauteur du 19400 de l'autoroute Trans-Cana-dienne, à Baie d'Urfé, dans la banlieue ouest de Montréal.Au moment où est survenu l'accident, l'ouvrier s'affairait, au fond d'une tranchée, à un collecteur d'égouis du réseau de la Communauté urbaine de Montréal.Une plaque d'acier servant à retenir la terre de la tranchée a glissé, pour une raison qui n'a pas encore été précisée, et a écrasé le travailleur.Il a fallu utiliser une grue pour sortir la plaque de la tranchée mais il était trop tard pour le travailleur qui serait mort sur le coup.Dans le milieu de la construction, il s'agit d'un quatrième accident mortel sur l'Ile de Montréal, au cours du seul mois d'octobre.Des inspecteurs de la Commission de la santé et de la sécurité au travail ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce nouvel accident.Par ailleurs, un accident de travail a coûté la vie à un travailleur forestier, hier, sur les terrains de la compagnie Domtar, dans le Canton de Lingwick.Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, M.Roger Côté, 56 ans, demeurant à Stratford, est décédé après qu'une énorme branche se soit abattue sur lui, alors qu'il venait de couper un arbre.Lors de cette opération forestière, l'arbre coupé aurait entraîné la branche dans sa chute.M.Côté était accompagné de ses deux fils et ceux-ci sont intervenus rapidement après le drame.Il leur a fallu découper l'immense branche qui recouvrait le corps de leur père avant de le dégager et de le conduire en toute hâte vers le Centre hospitalier Lac-Mé-gantic.Il était déjà trop tard et les médecins n'ont pu que constater le décès.Puisqu'il s'agit d'un accident de travail, la Commission de la santé et de la sécurité du travail a aussitôt été alertée.Une enquête sera entreprise afin de déterminer les causes exactes de l'accident.Les moules du Québec: sans problème Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les consommateurs de moules d'élevage produites au Québec peuvent être rassurés sur la qualité de ce produit.Le ministère québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a donné cette assurance hier à la suite d'informations faisant état delà découverte d'acide domoique dans des moules de l'Ile-du-Prince-Edouard.Le ministère affirme qu'on n'a décelé aucune trace d'acide domoique dans les moules fraîches et vivantes cultivées au Québec.Depuis plusieurs mois, le ministère vérifie systématiquement la qualité de ces moules avant et pendant leur mise en marché.Objectif: $22 millions 22 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 $12333000 V A3 Une voisine a tenté de réconforter Antonina Chiazza, effondrée à la suite du drame survenu chez ses voisins.photo rené picard, ta presse Meurtre invraisemblable chez les «bons voisins» de Mme Antonina Chiazza Homicide à LaSalle Cadavre marqué de blessures découvert au bord du fleuve ¦ La police de la CUM a ouvert une enquête sur ce qui semble le 46e meurtre de l'année sur son territoire: le corps d'un homme d'environ 45 ans, portant plusieurs blessures profondes à l'occiput, a été découvert hier après-midi près du fleuve Saint-Laurent face au 9765, boulevard LaSalle, dans la ville du même nom.L'homme a été trouvé vers 15 h 30 dans un champ ù environ cinq mètres du bord de l'eau, par des employés d'une compagnie de construction qui travaillaient près de là.L'homme, de race blanche, mesurait environ I m 70 (cinq pieds huit pouces).11 portait des vêtements de travail.Il était mort depuis plus de 10 heures, selon la police, qui n'a pas diffusé son identité.Le corps a été transporté au Laboratoire de médecine légale où une autopsie sera pratiquée.'Les sergents-détectives Jacques Auger et Maurice Demers, de la section des homicides, sont sur l'affaire.Un des voleurs du marché Maxi plaide coupable PIERRE BELLEMARE ¦ Nelson Pelletier, l'un des membres du trio accusé d'avoir perpétré un vol avec explosifs au supermarché Maxi de Longucuil, le 20 mai dernier, a plaidé coupable hier, au Palais de justice de Longucuil.Sa sentence sera connue vendredi et.selon le procureur de la Couronne, Me lacques Pothier, Pelletier est passible d'emprisonnement à vie pour vol qualifié, sans compter les sept autres chefs d'accusation sur lesquels il a également plaidé coupable.Le deuxième membre du trio, Rémi Cartier, a subi entretemps son enquête préliminaire, qui se poursuivra aujourd'hui à Longucuil.Mais déjà, deux témoins oculaires, entendus hier devant le juge Denys Dionne, l'ont reconnu comme faisant partie des auteurs du vol chez Maxi.Pour sa part, Claude Bouchard, le troisième accusé dans cette affaire, a plaidé coupable le mois dernier \u2014 il a récolté une sentence de sept ans d'emprisonnement \u2014 et en échange, il a décidé de se faire délateur dans le dossier Maxi.Bouchard est présentement sous surveillance policière à Parthenais.Cartier, sans avocat Rémi Cartier, jeune homme costaud, s'est présenté sans avocat hier au Palais de justice de Longucuil.L'avocat qui le défendait depuis le début de cette affaire.Me Claude Olivier, s'est retiré du dossier au moment où Claude Bouchard \u2014son autre client \u2014 s'est fait délateur.Ainsi, le 3 octobre dernier, le juge Dionne conseillait à Cartier de faire appel à un autre avocat, s'il le désirait, pour faire face à son enquête préliminaire qui devait se dérouler hier.L'accusé a cependant indiqué au juge Dionne que.devant l'im-possibilité de trouver un nouvel avocat, il assumerait sa propre défense.Le procureur de la Couronne, Me Pothier, a alors enclenché le mécanisme et fait entendre quelques témoins, en présence de l'accusé, laissé à lui-même.Un des témoins, un étudiant travaillant à temps partiel chez Maxi au moment du vol du 20 mai, a clairement identifié Cartier comme l'un des auteurs du crime.Même scénario lorsqu'on a entendu la jeune caissière de la Banque Toronto-Dominion, dont la succursale est située face au Maxi, dans le centre d'achat où le vol a eu lieu.«C'est lui! Oui, c'est lui!», a affirmé la femme de 21 ans, en pointant du doigt l'accuse.Rémi Cartier.Apres ce témoignage, Cartier a demandé au juge Dionne de suspendre son enquête, de façon à lui donner le temps d'entrer en communication avec un avocat.Le magistral a acquiescé à sa requête, « parce que je veux bien reconnaître à un accusé le droit de recourir à un avocat».Toutefois, pas question que Cartier ne subisse son procès ailleurs qu'à Longucuil.Celait là le voeu de l'accusé.Mais la Couronne, par la voix de Me Pothier.s'objecle formel lenient a celte demande, même si l'accusé dit être victime de préjugé défavorable à son égard, s'il est juge a Longucuil.DANIELLE BONNE AU ¦ Un homme de 54 ans s'est rendu à la police hier, après avoir vraisemblablement assassiné sa femme, une mère de quatre enfants dont un bébé de trois mois, dans le logement familial à Rivièrc-des-Prairies.Tout indique que le suspecl.Louis Pierre-Antoine, d'origine haïtienne, aurait agi par jalousie.Le couple s'était séparé vendredi dernier.Lorsque l'homme est retourné chez lui, hier matin, une dispute a éclaté.La victime.Philomènc Pierre-Antoine, âgée de 29 ans, aurait été frappée à plusieurs reprises avec une barre de fer.C'est le mari qui aurait lui-même alerté la police, par téléphone.Hier soir il était toujours interrogé par les sergents-détectives Robert Puller et Normand Hébert, de la section des homicides de la police de la CUM.Il comparaîtra ce matin sous une accusation de meurtre au deuxième degré.Les enfants sont présentement gardés par un des frères de l'accusé.La propriétaire du duplex où le couple habitait depuis deux ans et demi a brièvement parlé à l'homme, à 8 h 50, quand il est venu payer le loyer.Peu de JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ La saisie récente de deux kilos d'héroïne camouflée dans des noix de grenoble, porte à 31 le nombre de perquisitions effectuées dans ce domaine par les douaniers, en 1988, à l'aéroport de Mirabel.La drogue saisie jusqu'à présent est évaluée à $20 millions, soit plus que pour la même période de l'année précédente.C'est le flair d'un inspecteur qui a permis de découvrir vendredi une nouvelle méthode d'importer de l'héroïne.Le fonctionnaire fédéral a commencé à avoir des soupçons quand il a vu le passeport de M.Nikzad Shah, 36 ans.demeurant en Californie.Le document indiquait Karachi (Inde) et Paris.Après vérifications, les douaniers se sont rendu compte que M.Shah était passé par plusieurs pays, dont le Pakis- 1 temps après qu'il soit remonté chez lui, elle a entendu les bruits d'une querelle.Mais elle n'a pas jugé bon d'intervenir.Les proches voisins n'ont absolument rien entendu.«l'ai appris la nouvelle lorsque j'ai vu la voiture de police à l'extérieur, a révélé Antonina Chiazza, la propriétaire du duplex adjacent, j'ai aussitôt amené chez nous leur petit bébé, Paul, qui a trois mois.|e me suis dit que dans la commotion, il serait oublié.» Mme Chiazza, visiblement émue, a ajouté que c'est chez elle que les deux enfants aînés du couple, Shirley et Patrice, respectivement âgés de 13 et 12 ans, ont appris la nouvelle du drame, à leur retour de l'école.Le quatrième enfant.Denis, âgé de 22 mois, était en visite chez son oncle depuis samedi.«l'ai invité les enfants à venir chez nous dès que je les ai vu arriver, explique-t-elle.La première question que la plus vieille a posée, c'est «Est-ce que maman est là?».Llle s'est mise à crier lorsque les policiers lui ont dit qu'elle était morte.«C'étaient de bons voisins, a-t-elle ajouté avec émotion.On se disait bonjour.Philomène était gentille.Elle travaillait dans une manufacture avant d'avoir son bébé, en juillet.Son tan.et qu'il n'avait fait qu'une courte escale à Paris.En réponse à un douanier, le voyageur a dit n'avoir comme bagage que le seul sac qu'il portait en bandoulière.En poussant plus loin son enquête, le surveillant a découvert des étiquettes indiquant que ce touriste avait d'autres valises.M.Shah a été conduit dans une petite pièce.Le fouillant, les douaniers ont trouvé une faible quantité de haschich dans deux sacs de plastique dissimulés dans ses bas.Il a prétendu que c'était pour sa consommation personnelle.Les douaniers ont poursuivi leurs recherches et ont trouvé des noix de grenoble dans le sac du voyageur.Une première noix ouverte a livré la marchandise.Un douanier venait de découvrir le pot aux roses.Au total, la saisie comprend deux kilos d'héroïne pure à 82 p.cent, évaluée à $10 millions sur le marché noir.La drogue était mari est chauffeur de taxi.Il me donnait souvent des lifts».«11 travaillait fort, a précisé Donald Brown, un des locataires de Mme Chiazza.Il avait deux enfants d'un mariage précédent.Le plus vieux, qui avait une quinzaine d'années, est mort il y a deux ans à l'école, en faisant de la gymnastique.Il n'a pas eu suffisamment d'oxygène au cerveau.Le deuxième ne restait pas avec lui.» «Ça se peut pas, a ajouté Mme Chiazza, les larmes aux yeux.On est tous nerveux.C'est un grand choc.» De fait, sa maison était bondée.Ses locataires qui demeurent au deuxième étage et au sous-sol l'entouraient, tout comme la propriétaire du duplex où s'est produit le drame familial.Leurs enfants, qui n'ont pas voulu diner et ont refusé de retourner à l'école, se tenaient non loin.Les adultes tentaient de se réconforter.Pour eux, les derniers jours ont été très forts en émotions: dimanche vers 16 h, l'homme qui demeurait au sous-sol du duplex où s'est produit l'affaire, est décédé de mort naturelle.Le meurtre de Philomène Pierre-Antoine est le 45c sur le territoire de la CUM, cette année.C'est aussi le sixième drame passionnel.répartie dans 163 noix de grenoble.Pour M.Jean Ouimet, du service des relations publiques de Douanes cl accises, les fonctionnaires fédéraux affectés à la surveillance aux différents postes ont développé depuis les derniers mois une nouvelle technique et leur intuition leur a permis d'intercepter beaucoup de choses.Les douaniers de la région de Montréal \u2014 Dorval, Mirabel et les autres postes frontières dont Lacolle\u2014 ont intercepté pour $60 millions en drogues seulement depuis janvier dernier.Si la quantité saisie en 1988 est plus élevée que celle effectuée durant la même période l'an passé, cela ne signifie pas, selon M.Ouimet, que les trafiquants tentent d'en importer plus au Québec.«Le nombre de saisies est plutôt élevé, croit-il, parce que nos douaniers ont plus d'expérience et plus de professionnalisme.» M ARIANE FAVREAU ¦ «La population de Montréal n'oubliera jamais la démolition de cet édifice du XIXc siècle, promet Héritage Montréal.Nous n'avons pas perdu de bâtiment patrimonial aussi important que l'hôtel Queen's depuis les 10 dernières années.» Sauvons Montréal conteste, de son côté, les fondements mêmes de la décision de la ville de démolir l'immeuble.Photos en main, il assure que l'effondrement des planchers date de 1985, et que l'immeuble n'est pas plus dangereux aujourd'hui qu'il y a trois ans.Héritage Montréal, qui a effectué une visite des lieux hier matin, souligne que les façades anciennes de l'hôtel Queen's tiennent bon malgré les travaux de démolition commencés à l'arrière.Et il reproche à la ville de «persister dans son erreur malgré la solidité évidente du bâtiment ».L'organisme soutient que l'immeuble est en meilleur état que l'administration ne le prétendait.«Il faut quatre ou cinq coups de la masse de démolition pesant quatre tonnes pour défoncer une section de plancher», assure M.loshua Wolfe, directeur général d'Héritage Montréal.«Les façades étaient toujours debout hier matin, poursuit-il.Ce qui infirme l'affirmation du maire lean Doré la semaine dernière sur le risque imminent d'effondrement.» C'était là l'argument invoqué par le maire «pour justifier l'émission d'un permis de démolition pour ce splendidc édifice historique», rappelle Héritage Montréal.L'organisme assure également que «le bilan des conclusions des experts retenus par la ville penche pour la faisabilité de conserver les façades, et cela sans mettre en danger la vie des citoyens».Écroulés en 1985 et non 1988 Par ailleurs, le président de Sauvons Montréal, M.Dinu Bum-baru, est allé consulter le dossier de l'hôtel Queen's au ministère des Affaires culturelles, à Montréal.Il a retracé le rapport de l'ingénieur lean Saia, effectué fin 1985, et les photos attestant de l'état des lieux à ce moment.Elles confirment ce que d'autres ont déjà affirmé la semaine dernière.«Les photos indiquent clairement que l'effondrement d'une partie des planchers date de 1985.Et non du mois d'août dernier, comme le dit l'Hôtel de ville», soutient M.Bumbaru.La conclusion de Sauvons Montréal est simple: «Si l'cffon- VVES BOISVERT ¦ Le juge Céline Pelletier, de la Cour des sessions de la paix, a condamné hier la compagnie Les Modes Cohoes à $ 57 700 d'amende pour avoir ouvert les portes de ses commerces le dimanche.La compagnie avait été reconnue coupable mardi dernier de 69 accusations de violation de la Loi sur le dimanche.Certaines infractions remontaient à 1985.La chaîne de magasins avait plaidé suns succès I inconstitu-tionnalité de la Loi sur le dimanche, arguant qu'elle constituerait une «discrimination économique», violant ainsi l'article 15 de la Charte des droits et libertés, qui garantit l'égalité devant la loi.La compagnie prétendait en effet que les nombreuses exceptions de la loi font en sorte qu'elle ne drement structural s'est produit il y a quelques années, il n'y avait donc rien de nouveau en août 1988, sauf peut-être la chute de quelques poussières.Par conséquent, il n'y avait aucune urgence à démolir l'immeuble qui n'était pas plus dangereux qu'avant.» On se demande pourquoi l'hôtel de ville n'a pas invité l'ingénieur Sala à visiter de nouveau les lieux, en août dernier.On l'a simplement invité ù participer à une réunion où des ingénieurs de la ville lui ont fait part de leurs observations: il en concluait à lu nécessité de démolir une partie des murs de façade.M.Bumbaru se demande même si les services municipaux ont eu copie des photos de I985 qui leur auraient permis de faire des comparaisons.Cette photo prise en 1985 et tirée des archives du ministère des Affaires culturelles, indique que l'effondrement des planchers dune partie de l'immeuble ne date aucunement du mois d'août dernier.s'applique également à tous, certains commerces pouvant ouvrir le dimanche et d'autres pas.Cohoes avait prétendu qu'en plus, l'application de la loi est discriminatoire, en ce sens que certains magasins en infraction sont poursuivis, et d'autres pas.Le juge a rejeté ces deux arguments.Elle a admis que la loi et son application posent des problèmes, mais cela, a-t-elle dit dans un jugement de 26 pages, ne la rend pas pour autant inconstitutionnelle.C'est à «l'Assemblée nationale d'apporter les modifications nécessaires pour que cessent la désobéissance civile, l'insatisfaction et le mécontentement», a conclu le juge Pelletier.Il faut s'attendre a ce que Cohoes, qui s'est engagée dans une lutte juridique à finir contre cette loi, en appelle de ce jugement.Vol des coffres de la BNÉ: les victimes mobilisent ¦ Un groupe des victimes du vol des coffres de la Bunque de Nouvelle-Ecosse, survenu il y a deux semaines à la succursale située au 4 785 de la rue Van Home à Montréal, tentent de prendre contact avec les 600 personnes qui ont perdu leursr' biens entreposés pour défendre leurs intérêts communs au sein d'un comité.Une première réunion des victimes est prévue pour jeudi, 19 h 30, au 5215 de la rue Weslbury.Au moins 600 coffres de sûreté ont été vidés pendant le week-end du 8 au 11 octobre par des voleurs très organisés qui ont pénétre à l'aide de perceuses à ciment dans la voûte des coffres, en passant par un commerce situé au-dessus de la banque.Les auteurs de ce vol spectaculaire n'ont laissé aucun indice derrière eux et n'ont pas été retrouvés.Le directeur de la section des homicides et des vols qualifiés de l;i police de la CUM, M.André Tessier, n'a voulu faire aucun commentaire à Lu Presse hier pour ne pas nuire à l'enquête, il a toutefois certifié qu'une équipe d'une dizaine de policiers travaillent sur ce dossier difficile et que des contacts ont été pris avec les corps policiers de plusieurs villes du Canada et des Etats-Unis où des vols semblables ont été réalisés.Le flair des douaniers rejoint même les noix de Grenoble Les nouvelles techniques pour déceler la drogue aux frontières commencent à rapporter des dividendes Jamais le dimanche : $57 700 d'amende A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988 Retour au travail graduel chez Bell au Québec Plusieurs semaines avant un service normal SOPHIE DUROCHER S C'était jour de rentrée hier pour une partie des 7500 employés de Dell au Québec, après un conflit de travail de quatre mois, mais il faudra encore attendre plusieurs semaines avant que le service ne soit véritablement revenu à la normale.Les I9500 techniciens et téléphonistes de Bell Canada, en grève depuis le 27 juin dernier, ont amorcé un retour au travail en trois étapes, question d'éviter les bousculades.Au Québec, 640 préposés au matériel et à l'équipement automobile sont retournés au boulot hier.Aujourd'hui, ce sera au tour des téléphonistes, 1950 en tout.Et demain, ce seront les techniciens, le gros des grévistes: 4550 d'entre eux retourneront au travail.On aura recours au même scénario pour l'Ontario, où se trouvent les 12000 autres employés qui étaient en grève.Mais, selon le porte-parole de Bell, M.André Chapleau, «il va falloir attendre encore plusieurs semaines, peut-être deux mois, avant que le service fonctionne réellement comme avant».Demain, la priorité des techniciens devrait aller à l'examen des arriérés de commande.«Inutile d'appeler Bell, explique M.Chapleau, on appellera les gens au fur et à mesure.» Ce retour au travail s'effectue quatre mois, jour pour jour, après le rejet des offres patronales, le 24 juin dernier.La grève a débuté trois jours plus tard.Vendredi dernier une entente de principe était ratifiée à 88 p.cent par les syndiqués et, des dimanche, après ou encore que les employés soient placés sur une liste d appel.Le régime de retraite pour les employés de plus de 65 ans a été indexé à 60 p cent de l'indice des prix à la consommation ( IPC ) jusqu'à un maximum de quatre p.cent, et indexé a deux p.cent pour les moins de 65 ans.Sont également prévus dans l'entente: une semaine de vacances garantie l'été pour les employés ayant plus de cinq ans de service, et deux semaines pour ceux qui ont 15 ans et plus d'ancienneté; des augmentations de salaires de cinq p.Margaret Charette, cadre chez Bell.PAUL-HENRI TALBOT.La Presse la finalisation de l'entente, on enclenchait le processus de rappel.Selon M.René Roy, vice-président pour le Québec du Syndicat des travailleurs en communication du Canada, la grève aura permis deux victoires importantes.«On voulait s'attaquer à deux problèmes, qui sont des problèmes de société :les emplois précaires et les pensions.» Le syndicat a obten u que 4500 emplois à temps partiel ou emplois temporaires soient reclassifies comme des emplois permanents, à temps plein' Retour au travail pour Gérard St-Merant, employé chez Bell, ici accompagné d'un cadra, Richard Quinn.paul-henritalbot.upr«*> Cadres et syndiqués de Bell retrouvent leur vrai rôle paulhenri talcût.U Presr Sylvain Lehoux, du centre de sélection de matériel de Bell.Marc Bisson, employé au retour de matériel, paulhenritalbot.uphw» cent, 4,5 p.cent et cinq p.cent pour les trois premières années; une lettre d'entente sur la question de la sous-traitance et une réduction des heures de travail pour les téléphonistes qui travaillent l'après-midi et le soir.On se rappellera de cette grève comme de la grève des bris de câbles et des actes de vandalisme de tout genre.U y en aura eu 590 en tout au Québec, 900 en Ontario, selon les chiffres de Bell.Le syndicat ne disposait pas de données à ce sujet.SOPHIE DUROCHER ¦ Ouf! C'est en poussant un grand soupir de soulagement que les cadres et les syndiqués de Bell Canada ont repris chacun leur vrai travail, après 17 semaines de grève, pendant lesquelles ils ont vécu le monde à l'envers: des cadres conduisaient des camions et répondaient au téléphone pendant que des syndiqués prenaient des vacances forcées.Pour joindre les deux bouts, Marc Bisson s'est transformé en livreur de mets chinois pendant une partie de la grève.«Ça commençait à devenir dur sur le budget», explique-t-il pendant une pause café au service du matériel et de l'équipement automobile de Bell, à Montréal-Nord.Pour pouvoir remplacer les 89 * V Passez dès Aujourd'hui chu votre concessîonnaîre Pro Nissan et Découvrez Les vÉhiculEs oui Font Ie renouveau: Une nouvelle spomivE sur Ie r.unclii PuÎSSANCE, performance ET MANiàbilitE Moteur 2,4 Utres, 12 soupApES Disiqu avancé Système dE Ireinaçe ABS ET AfficltAÇE dE U vîïesse AU pARE-bRÏSE, sur certaîns ModÈlES 'ÂTHFSNBEÉi 89 Le quatre roues motrîces dE I'année puîssant moteur V6 dE 5 lÎTRES Inte'rîeur Iuxueux ModÈlE rajeunî Nouveau moteur plus puîssant dE 1,6 Iître 12 SOUpApES ExCeIIeNT RAppORT QUAlÎTÉ-pRiX Une (Ies voitures Ies plus RaMes dE sa catéqorîe Une bEAUTÉ RobusiE Le camîon Ie plus ArxmdAblE dE sa CAiÉqoRiE au CANAdA Groupe d'ACCESsoiRES plus compIet en ÉouipEMENT STANd,\\rtd EU NISSAN LES PROS NISSAN DU GRAND MONTRÉAL AUTO GOUVERNEUR INC.LAVAI 1591.boul.(te Laraitifc 668-1650 IAIUARGEON NISSAN INC.LONGUEUIl 740, est, rm Scini-te 677-8953 BROADWAY AUTOMOBILE LTf E USMLI 7550.tx E'm4«( 366-8931 BftOSSARD NISSAN INC.6WSSAK) 9005 bai TadKweo 445-9811 MUCTAUTO INC.numuii 9M, bout.Honwod.toute 342 455-1434 CENTKEVIUI NISSAN 2065 wffll, rue Sfs-CcttefrM \"32-6677 CH0MEBEY NISSAN UVSl 2465, kod.IcbrJe 682-4400 3590\tCfTl NISSAN DEMER5 NISSAN EAIRVIEW NISSAN LltE GARAGE DUAWUUNITÉE 6AHAGE AWWIAUTO INC.mam bwsviue mm-mm sait-Raci».lavai k)ime-aitoai.8lh M* M kM-UM 739-3175 618, bot!, lobeh430-4130 345.bal.Bw.sr-.lc 697-9141 6115.bd.l-'-.s,-.'; 665-7450 12230 et, m Ixtxïs 645-4546\tMANOIR NISSAN INC.KKKM6NY 225, boni Brin 585-5824 mai?.NISSAN INC.Haoa 55 e»!, »-Jen Bapts'î 691-9541\tMETRO NISSAN INC.ST-ItlSTACHE NISSAN ITÉE ST-ltONARD NISSAN INC.ST-MICHEL NISSAN UÏHINE SUNT-EUSUCHE SAIVl-KOHiO m\\M 2125, NtlMlttaM634-7211 891.bcu.Sc.-v* 472-8666 7773, rjùtotal374-4421 94.'4 M SMIiM 384-84M\tTERREBONNE NISSAN SMOUIS de IFJbSEBOWlE 4193.cbosiitGotM 477-1444 milliers de syndiqués absents, les cadres ont dû mettre les bouchées doubles.On leur demandait de fournir 60 heures de travail par semaine.Margaret Charette, directrice de budget pour Bell, a passé quatre mois en jeans dans un entrepôt à travailler tard le soir.Pas le temps de préparer à souper.Maintenant,c'est fini.«le retourne à mes deux emplois: le travail à Bell et les fournaux.» Entretemps, elle aura appris comment on vit de l'«autre bord.» Et elle conclut: «je ne ferai plus mon travail à Bell de la même façon maintenant que je sais ce que sont les problèmes de l'entrepôt.» Des deux bords de la barrière, on est heureux de sortir de ces quatre mois de conflit: chacun reprend sa place.Mais chez les syndiqués il reste encore de l'amertume.« Le fonds de grève, c'était seulement $ 100, explique Sylvain Lehoux, du centre de sélection.11 y a bien des gars qui ont vendu leurs actions de Bell pour arriver.Moi, je n'avais pas voté pour la grève et si ça se représentait, je voterais encore « non » ».Pour Benoit Paquette, du service des bâtiments, c'est très clair: «si on rentre ce matin, c'est parce que Bell l'a voulu comme ça.Ils auraient pu régler bien avant.Mais en nous faisant «toffer» quatre mois, ils se sont gagné neuf ans de paix syndicale.» Renversement d'alliances syndicales dans la construction?JEAN-PAUL SOULBÉ ¦ Personne n'a répondu hier à l'invitation lancée par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) pour aller négocier les termes du renouvellement de la convention collective (décret) des 100000 travailleurs de la construction.Ce décret expirera le 30 avril prochain.Un renversement d'alliances dans ce secteur du monde du travail est à prévoir d'ici le 31 octobre, la FTQ-construction et la CSN-construction étant sur le point d'arriver à une entente sur des demandes communes.La partie patronale, l'Association des entrepreneurs en construction du Québec ( AECQ) a refusé d'amorcer les négociations parce que l'article 42 de la loi exige, pour ce faire, une majorité syndicale.Or le Conseil provincial, qui avait signé l'an dernier, avec la FTQ-construction, un protocole d'entente modifiant et prolongeant le décret d'un an, était seul en compagnie de la CSD, ce qui était loin de lui donner la représentation de plus de 50 p.cent des travailleurs de la construction.Dans un communiqué publié hier, M.Maurice Pouliot, président et directeur général du Conseil provincial réitère son invitation à la FTQ-construction de se joindre à son groupe pour entamer une «négociation véritable», et lui demande de «respecter sa signature du 15 novembre 1987».Pendant ce temps, les gérants d'affaires des syndicats de la FTQ-construction étaient en réunion pour finaliser un protocole d'entente avec la CSN-construction.M.Yves Paré, directeur général de la FTQ-construction, a déclaré à La Presse que cette entente porte sur quatre points: ¦ un régime de sécurité d'emploi ou du revenu, qui pourrait prendre la forme d'un plan de supplément à l'assurance-chômage; ¦ la réduction de l'âge de la retraite de 05 ans à 50 ans; ¦ la suppression totale de tout temps supplémentaire, payé au noir ou autrement; ¦ la réduction des heures de travail.Selon M.Paré, le Conseil provincial ne veut pas accepter de négocier le régime de sécurité du revenu, vieux cheval de bataille de la FTQ-construction, «parce qu'il a peur de perdre des syndiqués» au profit de sa centrale.M.Paré a déclaré que son groupe était tout près dVn arriver à une entente avec la CSN-construction, et que les négociations pourraient bien être amorcées avant le 31 octobre.ai LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988 \u2022A5 De « Joan » en « Miriam », toute l'Amérique centrale est secouée ¦ Agence France-Presse \u2022 SAN JOSE ;.¦ Avec le regain d'intensité de la '.tempête tropicale Miriam, qui «.menaçait hier de redevenir ouragan au large du Salvador, le cyclone meurtrier aura accompli son oeuvre dévastatrice dans tous les pays, sans exception, de l'Amérique centrale.Après la traversée de l'isthme par le territoire du Nicaragua \u2014 le pays de loin le plus durement éprouvé\u2014, l'ouragan [oan, devenu tempête tropicale Miriam sur le Pacifique, continue de provoquer des pluies diluviennes au Salvador, au Honduras et au Guatemala.Le bilan des morts s'élèverait à plusieurs centaines au total entre la Colombie, le Panama, le Costa Rica et le Nicaragua, mais les estimations restent incertaines et très provisoires.À ce bilan s'ajoute celui des gigantesques pertes subies par les économies de ces pays essentiellement agricoles.L'aide internationale a commencé à s'organiser pour faire face à la situation critique de centaines de milliers de sinistres, dont beaucoup restent prisonniers de localités privées de toute communication avec le monde extérieur.Pour le seul Nicaragua, les autorités estiment à 300 000, soit près de 10 p.cent de la popu- lation, le nombre des sans-abri qui doivent être secourus.Au centre de surveillance des ouragans de Miami (Floride), les experts annonçaient hier que les vents de Miriam atteignaient les 90 kin-h, avec des rafales frôlant la limite des I20 km-h, vitesse à partir de laquelle la tempête est rebaptisée ouragan.Les spécialistes n'excluaient aucunement cette sombre éventualité.350 litres d'eau La côte pacifique du Nicaragua, mais aussi celle du Costa Rica voisin, du Salvador et du Guatemala, ont connu des précipitations qui représentent un déversement en 24 ou 48 heures de quelque 350 litres d'eau sur chaque mètre carré de terre.Des opérations de secours d'urgence ont été organisées pour venir en aide aux populations.Mais le bilan des routes coupées, des infrastructures détruites et des cultures ravagées ne pourra être établi que beaucoup plus tard.Dans la région, les spécialistes n'hésitent pas a pronostiquer que ce bilan sera celui de l'une des plus graves catastrophes naturelles connues dans l'histoire de l'Amérique centrale.Une histoire pourtant riche en tragédies en tous genres, avec les séismes qui ont détruit les principales capitales de la région ( Managua 1972, Guatemala I976, Mexico 1985, San Salvador 1986), mais aussi du fait de véritables guerres civiles qui ont coûté plus de 100000 vies humaines au cours des dix dernières années.Dans le cas du Nicaragua, la tragédie provoquée par l'ouragan loan vient se superposer à une situation économique qui était déjà considérée comme catastrophique.Après un relatif soulagement de la situation politico-militaire de ce pays, dû a l'affaiblissement des «contras» antisandinistes sevrés de l'aide de Washington, les difficultés financières étaient au centre des préoccupations du régime.Par ailleurs à Manille, aux Philippines, des porte-parole de la compagnie Sulpicio Lines, propriétaire du ferry Dona Marylin.porté disparu depuis hier avec 491 personnes à bord dans le centre de l'archipel philippin, ont démenti ce matin les informa- tions de la marine philippine selon lesquelles le bâtiment aurait été localisé.Contactés par téléphone dans l'île de Ccbu, ils ont affirmé avoir envoyé un de leurs navires dans la zone où le ferry aurait été localisé par la Marine philippine et n'avoir eu jusqu'à maintenant aucune trace du Dona Marylin.D'Ottawa, $250 000 pour l'Amérique centrale; c'était $ 13 millions pour la seule Jamaïque CILLES PAQUIN du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Après avoir donné $13,2 millions à la Jamaïque pour l'aider à se relever de l'ouragan Gilbert, le mois dernier, le gouvernement fédéral a annoncé hier qu'il offrait une aide de $250 000 aux pays d'Amérique Centrale dévastés à leur tour samedi et dimanche lors du passage de l'ouragan loan.M AINTEN ANT OUVERT VENTE-LOCATION SERVICE - PIÈCES PEUGEO 4747, Jean-Talon est, Saint-Léonard 729-9494 Cette première contribution sera versée par l'Agence canadienne de développement international ( ACDI ) à la Croix Rouge en attendant de mieux connaître la situation au Nicaragua et au Costa Rica, a indiqué hier Mme Gina Watson, la porte-parole de l'organisme.Faute d'ambassade au Nicaragua, le ministère des Affaires extérieures a pour sa part dépêché sur les lieux un fonctionnaire en poste à San {ose, au Costa Rica.On s'attend à ce que ce dernier fasse rapport, sous peu, des besoins les plus urgents particulièrement à Blucfields, ville la plus touchée par la tempête, et dans la capitale Managua.Selon les dernières dépêches en provenance du seul Nicaragua, joan a laissé plus de 50 morts et 150 disparus ainsi que 300 000 sans abris dans ce pays.Au Costa Rica le bilan s'élève à 21 morts et 7 500 sans-abri.Dans le cas de la seule Jamaïque, il y avait eu 20 morts et quelque 500 000 sans-abri.Dans les jours suivants l'arrivée de Gilbert en Jamaïque, la ministre des Relations extérieures et du développement international, Monique Landry, avait annoncé une première série de mesures d'urgences d'une valeur de $2,6 millions en plus d'envoyer des avions des Forces armées chargés de matériel de secours.Cinq jours plus tard, le premier ministre Brian Mulroney annonçait lui-même que son gouvernement avait décidé d'augmenter cette aide pour la porter à $ 13,2 millions, notamment en accor- LYCEE MONT-ROYAL INSTITUT Collège Mont-Royal «LES GRANDES RETROUVAILLES» (1948-1988) BANQUET Palais des Congrès 5 novembre 1988 Réservation et information: 351-7851/354-1540 Collège Mont-Royal 2165, rue Baldwin, Montréal (Québec) - H1L 5A7 commerciaux seulement sans nantissement.Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 Voici L'AUTO DE VOS RÊVES \u2022 Porsche 87 928-S-4 noire, 10000 km \u2022 Jaguar VDP 85-86-87 \u2022 Jaguar XJG 87-88 (démo) \u2022 Jaguar Sovereign 85-87-88 (démo spécial) \u2022 SAAB 900,88 turbo convertible, démo, noire \u2022 Bentley continentale 88 \u2022 Royer 88 XKE édition spéciale UNE AUTO DE COLLECTION JAGUAR XKE CONVERTIBLE 74 Automobiles Élégante 4350, boul.Métropolitain Est Montréal, 374-6550 V DES MODELES 89, A NE PAS MANQUER: LA TOUTE NOUVELLE WAGONNETTE MPV (à usage multiple) Par la même occasion, informez-vous sur les rabais incroyables applicables aux modèles 88 en stock.(${ TOUTE LA GAMME MAZDA VOUS ATTEND: 323 - 626 - MX6 - 929 - RX 7 ET LES CAMIONNETTES.Achetez donc du n* 1 gagnant du prix du meilleur commerce (V DGLISLG aUTO _ LTÉE 2815, rue Sherbrooke Est (entre av.Papineau et boul.St-Michel) 523-1122 \u2022\\_pnnnr,r(>planifiez deja l'm^ulljiionil uniopiiurpersonnel pour votre bureau ou domi< île.voici l'oci asion fèvee C ohsulrez les Pages Jaunes pour obtenir li: nom du dépositaire de copieurs personnels Canon de wire région '< ctii-ulifr s'applique j l'j.lui guURn ai'una luil Various.liMiu.jils< hâ ivUciIcpOSiLiirt! Canon A chacun son copieur personnel PHOTO RENE PICARD.La Presse Manifestation à Téié-Métvoaoie Les employés de Télé-Métropole mis à pied récemment ont souligné hier leur première journée de chômage par une manifestation autour de l'édifice de CFTM.Ils étaient une centaine, et ils ont manifesté à partir de midi, après avoir remis deux lettres destinées au président de Télé-Métropole, M.Serge Couin, reflétant leur déception de perdre leurs emplois et dénonçant le non-respect des promesses de création d'emplois faites par Vidéotron devant le CRTC lors de l'acquisition du diffuseur l'an dernier.Sur 86 employés mis à pied, 61 sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique, 20 sont des techniciens et cinq ne sont pas syndiqués.Les manifestants comptaient sur l'appui de quelques centaines d'employés encore en activité, mais le nombre des manifestants n'a guère dépassé la centaine.Certains ne veulent voir que le taux d'intérêt.Ça compte.mais ce nfest pas tout.La souplesse.avec le Placement Royal\"* > uuthentique compte d'épargne personnel » accès à votre argent en tout temps \u2022 aucun montant limite (intérêt à compter d'un solde minimum de $5,000) «porte la garantie inconditionnelle de La Banque Royale du Canada » taux avantageux jusqu'à 958\"\" Le choix du terme.avec les Certificats de Placement* \u2022 choix du ternie: I, 2, :j, I ou 5 ans \u2022 rapportent des intérêts à taux fixe \u2022 aucun montant limite (dépôt minimum du SI.OUUl \u2022 portent la garantie inconditionnelle de La Banque Royale du Canada > taux avantageux jusqu'à 10.25\"\" L'économie d'impôt.avec le Régime Enregistré d'Épargne-Retraite \u2022 l'intérêt est également exempt d'impôt \u2022 vaste choix d'options \u2022 taux avantageux jusqu'à 10.50 0 Ces placements surs et rentables offrent tous des taux d'intérêt très avantageux mais, comme vous le voyez, ils ont encore plus à offrir.Venez parler «placements sùiv avec nos spécialistes; [tassez dès aujourd'hui à l'uni! de nos succursales.lour ht Ci-rtifitab de HkmmiI 1 h RECK lam indiqua sunt 'UMr [Murrinn am Pour le Hlavrfiirfil Ru>al, le taux Jl'lilujué sur la lurtie de \\tilre vluY qui i-Mi-ik- JjU.W!) »!l BANQUE ROYALE \\ju\\ , ri il.ii.dit Noclobre 1988.lit riM iRnt7 vitu1- a n'impurli* qucllv »uu-ursiil)1 ta llaittjiii K.i\\.il-(«iiir k taux «*n \\igurur.*û0rrts par la SortétrdlQputMqiie* il*- la I¦ i .¦-¦ Itmal* ¦M.itVn- Ucpoi ¦\u2022¦ Jv La Uanqiw K>>>al*- du Canada Pàrïézrihoi d'une banque.Royale! La chasse est dangereuse pour les chasseurs DANIELLE BONNEAU ¦ Au cours des trois dernières semaines, 15 chasseurs ont failli se noyer en pratiquant leur sport préféré.Les forts vents qui ont soufflé et l'imprudence des gens sont surtout à blâmer.Selon Alain Martel, responsable intérimaire du Centre de sauvetage maritime de la garde côliè-re, plusieurs chasseurs ont mis leur vie en péril parce qu'ils n'ont pas écoulé attentivement les bulletins météorologiques avant de s'aventurer sur un cours d'eau.D'autres ont trop chargé leur embarcation ou ont utilisé un moteur dont la puissance ne correspondait pas aux dimensions de leur bateau.Plusieurs, également, négligent de mettre leur gilet de sauvetage.« Ce sont presque toujours les chasseurs de canards qui se noient, parce qu'ils se retrouvent sur les berges du fleuve, a-t-il déploré.À ce temps-ci de l'année, la température de l'eau est froide.Il y a de forts risques d'hypothermie.» « On comprend que les gens aient hâte de pratiquer leur sport, a-t-il continué, mais il faut qu'ils prennent les moyens de se protéger.» Daniel Mac Duff, chef du service des permis au Ministère de loisir, chasse et pèche, ajoute que l'alcool aussi joue un certain rôle.« Les gens font attention avant et pendant la chasse, dit-il, mais ils fêtent après.C'est une tradition.» Ln se basant sur le nombre de reclamations faites au cours des dernières années et honorées, il déclare qu'en 8b six décès sont survenus pendant la chasse (deux à cause d'une arme à feu cl quatre par noyade).L'an dernier, il y en a eu six (trois à cause d'une arme à feu et trois par noyade).Cette année, aucune réclamation n'a encore été faite.Mais.déjà, on sait qu'un chasseur s'est noyé en fin de semaine, dans la baie du lac Saint-Pierre.Henri Guillemette, agent de conservation de la faune au ministère de loisir, chasse et pèche, estime qu'il y a plus de cas de noyade, proportionnellement, que de gens qui se tirent une balle.Des 450 000 chasseurs actifs, au Québec, 290 000 ont des permis pour chasser le petit gibier, 145 000 ont des permis pour chasser les orignaux.110 000 ont des permis pour chasser les chevreuils et 55 000 ont des permis pour chasser les canards.Ces derniers, qui ont plus tendance à se retrouver sur des cours d'eau, sont beaucoup moins nombreux.M.Guillemette précise que le gouvernement est très préoccupé par celte question.D'ici l'an prochain, un cours de sécurité en embarcation s'ajoutera aux sept autres cours de sécurité déjà donnés par la Fédération québécoise de la faune.Il ne sera toutefois pas obligatoire.Sherley Valiquette, coupable sous une accusation réduite YVES BOISVERT Le ¦ Sherley Valiquette.celte femme de 26 ans dont le procès pour le meurtre de son enfant devait débuter hier, a plaidé coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire coupable.Mme Duquette, qui avait d'abord été accusée de meurtre au premier degré, se rendra devant le juge Chaloux de la Cour supérieure demain matin afin de connaître sa sentence.Le petit Steve Valiquette.trois ans, avait été retrouvé sans vie, le 3 septembre 1987, dans l'apparte- ment de sa mère, à LaSalle garçon avait clé étranglé.Sherley Valiquette avait profité de son droit de visile hebdomadaire pour aller chercher son fils dans le centre d'accueil où il était gardé.Un appel anonyme avait prévenu la police du drame.Arrivés sur les lieux, les policiers avaient dû enfoncer la porte de l'appartement.Ils trouvèrent alors la mère, assise à côté du petit garçon.La mère, qui avait absorbé une grande quantité de médicaments, avait du être traitée sur-le-champ par les techniciens d'Urgences Santé.Deux nouvelles poursuites contre la corporation Alexis-Nihon ¦ Deux nouvelles poursuites ont été déposées contre la corporation Alexis-Nihon, au montant de $2,6 millions, à la suite de l'incendie du mois d'octobre 1986 qui ravagea le centre commercial sis à l'angle des rues Atwater et Sainte-Catherine, à Montréal.La Allendale Insurance Company poursuit Alexis-Nihon pour $2,5 millions et l'Affiliated FM Insurance Company, avec Imasco, poursuit pour $97648.Ces som- mes portent à quelque $22.5 millions les poursuites déposées contre Alexis-Nihon \u2014 qui est poursuivie conjointement avec Bell Canada.Catclli cl lohn Labatt.Les poursuivants jugent qu'Alexis-Nihon a été négligente et qu'à cause de sa mauvaise organisation, les pompiers ont perdu un temps précieux dans l'exécution de leur travail.Les trois autres firmes auraient engagé leur responsabilité pour divers motifs.t i\"lVll^.Vllit r. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988 \u2022 A 13 Si les péquistes ne s'offusquent pas des accusations de Parizeau, ils s'«expliquent mal» DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ C'est avec un sourire en coin que certains ex-péquistes passés à l'emploi du gouvernement fédéral ont appris que même Jacques l'ari/eau, l'actuel chef du PQ, avait accepté un contrat d'Ottawa.L'automne dernier, juste avant de revenir en politique, M.Parizeau avait publiquement critiqué en entrevue «ces 30ou 40 personnes en vue qui défendaient le Québec contre Ottawa et qui ont changé de camp si volontiers».Or La Presse révélait, samedi, que M.Parizeau avait lui aussi bénéficié d'un contrat du fédéral quelques mois avant son retour en politique.Embauché par le ministère des Finances du 16 au 30 avril 1987, il avait effectué une recherche technique sur la réforme fiscale, un travail payé moins de $5000 a précisé hier M.Bill Neddow, porte-parole du ministère, â Ottawa.Plusieurs ex-ministres du cabinet Lévesque, et indépendantistes convaincus, qui avaient accepté de travailler pour le gouvernement Mulroney après avoir quitté la scène provinciale, avaient vu des accusations injustifiées dans les déclarations de l'ex-ministre des Finances.«Du mépris» «J'avais pris ça comme du mépris», a expliqué hier l'cx-chef de cabinet de René Lévesque, Jean-Roch Boivin, devenu directeur ù Via Rail, une société de la Couronne.«Avec ce qu'il avait fait, il n'aurait pas dû attaquer ainsi», a ajouté M.Boivin.Écorchés publiquement, certains ex-collègues avaient privé-ment exigé des comptes de M.Parizeau, qui leur avait expliqué qu'il ne les visait pas spécifiquement, a-t-on expliqué à La Presse.Chez les péquistes actuels et passés, on ne s'offusque pas que M.Parizeau ait accepté ce contrat mais on s'explique mal ses accusations de l'an dernier.«Quand on crache en l'air, ça nous retombe sur le nez», dira un député péquiste, sous le couvert de l'anonymat.Pour Franchie Lalonde, péquiste «orthodoxe» et membre de l'exécutif du parti, le contrat fédéral de M.Parizeau fut «une surprise», qui ne l'a toutefois pas scandalisée.«S'il avait su qu'il reviendrait en politique, peut-être ne l'aurait-il pas accepté», a-t-elle dit, ajoutant qu'elle-même «n'aurait pas été portée» à accepter un contrat d'Ottawa.Samedi, après avoir soutenu qu'il n'était pas question pour un économiste d'établir «une liste noire de clients», M.Parizeau avait lui aussi souligné qu'il «ne pouvait pas prévoir» revenir à la vie politique.Pour un ex-ministre du cabinet Lévesque, passé depuis à l'emploi du gouvernement fédéral, il s'agit du même type de raisonnement que celui utilisé par Dan Quayle, aspirant à la vice-présidente des Etats-Unis, un pro-militariste.M.Quayle, qui avait manoeuvré pour éviter de combattre lors de la guerre du Vietnam, à la fin des années I960, avait candidement TECHNIQUE NADEAU Exercices-santé SÉANCE D'INFORMATION GRATUITE Mer.26 octobre à IS h 30 382-8755 ^CENTRE COLETTE MAHERy Menu classique Menu création 825.rue Cote Vertu à l'ouest de l'autoroute des Laurentides Ville Saint-Laurent Pour réservations: 748-5800 Stationnement gratuit avoué qu'il ne pouvait prévoir, à l'époque, qu'il voudrait un jour être vice-président.Compétence Pour le député péquiste de Mercier, Cérald Godin, tout comme pour l'ex-ministre Bernard Landry, il faut, au contraire, voir dans ce contrat une reconnaissance explicite d'Ottawa des compétences exceptionnelles de M.Parizeau dans le domaine fiscal.«11 y a une grande différence entre être â l'emploi d'Ottawa et accepter un contrat spécifique», a expliqué M.Godin.Selon lui, le geste de M.Parizeau, fait avant son retour à la vie publique, fait partie de sa vie privée.«M.Parizeau (dans ses critiques) visait les gens qui s'étaient 'donnés' au fédéral», a soutenu M.Godin, l'un des lieutenants de M.Parizeau au sein du caucus péquiste.«|c n'en prends pas ombrage.Est-ce qu'il faut demander aux gens de ne plus gagner leur vie?», a soutenu Bernard Landry, qui, lui aussi, aurait été disposé à accepter des contrats fédéraux dans sa spécialité, les questions commerciales.«Tant qu'on est dans un régime fédéral, il faut gagner sa vie», a renchéri le député de Duplessis, Denis Perron, un autre indépendantiste radical qui n'est pas irrité par le geste fait par M.Parizeau.Jean-Marc Bard, nouveau président de la RIO : « Les Expos en ont eu assez » DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Avec un loyer coupé de moitié, les Expos ont obtenu suffisamment de concessions du gou- \u2022 vernemcnt lors de la dernière négociation de leur bail quinquennal.«Us ne pourront jamais obtenir mieux, ils en ont eu assez», u soutenu, hier, le nouveau président de la Régie des Installations olympiques, Jean-Marc Bard, au cours d'une entrevue avec La Presse.Il est, selon lui, «utopique» de prévoir qu'en 1991 la RIO aura atteint son seuil de rentabilité, l'objectif pourtant visé par l'ex-ministre responsable de l'organisme, Gilles Rochelcau.Avec $5.3 millions de déficit pour l'année en cours, 1995 est une «cible plus réaliste» pour atteindre le seuil de rentabilité, a reconnu cet expert-comptable, nommé vendredi président par intérim de la RIO.Un autre retard est prévisible quant à la disparition de la dette olympique ($660 millions que les Québécois payent par une taxe spéciale sur le tabac).Le point zéro ne pourra survenir qu'en 1997, selon de nouvelles projections du ministère des Finances, soit cinq ans plus tard que le scénario «optimiste» de 1992, a reconnu M.Bard.S'il réserve son jugement sur les différents projets évoqués Jean-Marc Bard photolaser pc pour rentabiliser les installa-lions, M.Bard avoue ne pas être opposé à l'idée d'un «aqunparc» pour éponger le déficit des piscines, actuellement de $2 millions par année.Cet «aquaparc» \u2014 â la RIO, on prévoit déjà aller en soumissions publiques \u2014 devrait toutefois être démontable afin de permettre la tenue de futures compétitions internationales.«On a assez coulé de béton », estime M.Bard.Expos «achalants» M.Bard, qui remplacera a compter de novembre M.Jean Deschamps, a déploré le climat d'antagonisme qui, au fil des années, s'est développé entre le propriétaire du Stade et son principal locataire, les Expos.Le bail final n'est pas encore signé mais l'entente de principe conclue entre Québec et les Expos prévoit des concessions qui porteront à environ $1,4 million leur coût net de location (sur une base annuelle), la moitié de leur loyer de 1987.«Au début, les Expos voulaient jouer pour rien dans le Stade.C'est vrai qu'ils perdent de l'argent, mais pas autant qu'ils le prétendent», a lancé M.Bard.Dans l'avenir, les Expos «ne pourront jamais avoir mieux que l'entente conclue cette année.Ils en ont eu assez», a prévenu M.Bard.«Tout au long des pourparlers, je disais ù la RIO: 'Si les Expos s'en vont, qu'est-ce qu'on va bien pouvoir mettre dans le Stade'», a rappelé M.Bard.Ce dernier voit clans l'augmentation de «l'achalandage» des installations son premier objectif.Des comités de bénévoles, représentant le secteur des affaires et le milieu sportif, seront formés rapidement pour y aller d'ici à six mois de recommandations sur l'utilisation maximale des espaces, a-t-il promis.Libéral M.Bard, qui doit entrer en fonction le lur novembre, est nommé pour une période intérimaire, «indéfinie», a-t-il précisé, ironique.Au sein du gouver- nement, on laisse entendre qu'il pourrait bien rester à la barre de l'organisme pour plusieurs mois, au moins jusqu'à la prochaine élection générale, au printemps ou ù l'automne 1989.Militant de longue date au sein du Parti libéral du Québec, M.Bard ne s'offusque pas qu'on lui rappelle son passé.«C'est vrai, j'ai passé ma vie dans le PLQ.|'ai meublé mes loisirs avec de l'organisation politique, comme d'autres font du ski.Ça ne m'empêche pas de faire mon travail», a lancé cet ancien chef de cabinet du ministre des Transports (du premier régime Bourassa), M.Raymond Mail-loux.M.Bard fut aussi l'un des premiers sous-ministres recruté par M.Bourassa après l'élection de 1985.Il conservera d'ailleurs son poste aux Approvisionnements et Services \u2014 un sous-ministre est payé entre S 87 000 et S 100000 \u2014 tout en dirigeant la RIO.Sur le plan salarial, cette nomination ne représente pour lui, sur le plan salarial, «qu'une allocation supplémentaire de $475 par mois», insiste-t-il.« Je ne suis pas un 'faiseux' de discours», a-t-il répliqué, interrogé sur le style de gestion qu'il voulait amener à l'organisme.Moins de projets ambitieux donc, mais une utilisation plus rationnelle des installations, pratiquement laissées pour compte après 12 ans, promet-il.C'EST L'TEMPS DE PASSER A MAZDA ! 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Autre- Et ce n'est pas tout! 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non-Passepon ou non-GM, en sus du montant habituel de reprise de voire véhicule.Les remises au comptant «osées directement par Passeport s'appliquent uniquement aux achats au détail Cette offre vise tous les produits neuls Passeport WK8.Taxes de vente en sus prop PASSEPORT AUTOMOBILES INTERNATIONALES PASSEPROT DÉCARIE 5400, boul.Décade.Montréal.483-5555 PASSEPORT LAVAL 1615.boul.St-Martin Est, Laval.385-9191 PASSEPORT LAPRAIRIE 1055.boul.Stc-Elizabeth.La Prairie.659-8994 PASSEPORT HOCHELAGA 4500, rue Hochclaga.Montréal, 251-1552 PASSEPORT AUTOMOBILE SHERBROOKE 4880, boul.Bourquc.Rock-Forcst.823-1400 Ce nombre s'ajoute aux 8000 autres pièces de courrier retrouvées il y a trois semaines dans un local loué par un autre franchisé dans un immeuble situé rue Pelletier, à Carticrvillc.Les 64 boites remplies de courrier, qui étaient dans l'immeuble de la rue Clarke, ont été acheminées à Postes Canada qui se chargera de retourner le courrier correctement adressé à chacun des expéditeurs.Le courrier ne comportant aucune adresse de retour, sera détruit, conformément aux règlements de la Société canadienne des postes.Rappelons que la société n'a pas le droit d'ouvrir le courrier.Depuis les déboires de Postpar, la société a ainsi, selon sa porte-parole, Mme Louise Roy, détruit 5000 lettres qui ne portaient aucune adresse de retour.Ce qui représente, de l'avis de Mme Roy, au moins 20 p.cent de tout le courrier de Postpar, pris en charge par la Société des postes.Mme Roy estime à 120000 le nombre de lettres ou d'articles postaux qui, depuis l'aventure de Postpar, ont dû être absorbé par le réseau de Postes Canada et pour lesquels Postpar avait été payé.D'ailleurs, Mme Roy s'attend à d'autres surprises puisque Postpar avait loué au moins une douzaine d'endroits comme celui de la rue Clarke.Le porte-parole de Postes Canada évalue à plusieurs semaines de travail le retour du courrier aux expéditeurs avec note explicative précisant leur provenance et l'état dans lequel ce courrier a été trouvé.Hier lors d'une visite dans l'immeuble de la rue Clarke, La Presse a vu les innombrables lettres et envois postaux de toutp* sortes: photocopies de bill» d'avion, envois de films à dévt lopper, radiographies pour la Société de radiologie de l'hôpital Pierre-Boucher de Longueuil, rapports médicaux, commandes de pelotes de laines, revues, paiements de cartes de crédit, et le reste.Mme Roy rappelait que «depuis des semaines, six employés sont chargés de réadresscr le courrier à la main.C'est ce qui est le plus long.À ce rythme il nous faudra doubler nos effectifs».Pendant ce temps, M.Gilles Boisverl, fondateur de Postpar, demeure toujours introuvable.Il n'a pas interjeté appel ( le 11 octobre) de la décision du juge Irving Halperin, qui, le 9 septembre, ordonnait la fermeture de son entreprise.À bas l'abat poussière» Presse Canadienne OUÉIIEC ¦ L'opposition péquiste trouve inconcevable que le ministère des Transports utilise sur les routes gravelées du Québec un abat-poussière considéré comme toxique et qui est par ailleurs plus cher et moins efficace que le calcium.Il s'agit du lignosulphonaic.un résidu des liqueurs de cuisson provenant des usines de papier, dont l'utilisation a été imposée à titre expérimental en 1987 par le ministre Marc-Yvnn Côté.Ce produit, considéré comme fortement toxique, a été épandu ces deux dernières années sur plus de I 500 kilomètres de routes, sur l'ensemble des 10000 kilomètres de routes de gravelle traitées au Québec.Ce sont les routes des régions de Québec et de l'Abitibi-Témisca-mingue qui sont les plus touchées par ce produiî : 829 kilomètres de route dans la région de Québec et 501 kilomètres en Abitibi-Témis-camingue au cours de l'été dernier.«Pourquoi prendre un tel risque en imposant, sur une échelle aussi vaste, l'épandagc d'un produit dont les effets sur l'environnement sont si dangereux?» s'est interrogé hier en conférence de presse le critique de l'Opposition, le député de Levis lean Garon.Outre l'aspect environnemental, M.Garon souligne que l'utilisation des lignosulphonatcs coûte $830 par kilomètre de routes traitées, soit presque le double du coût du calcium.De plus, une seule application de calcium liquide offre une protection de 90 jours alors qu'il faut deux applications de lignosufpho-nates pour obtenir une protection de 43 à 67 jours.La semaine dernière, à l'Assemblée nationale, le député de Lévis a voulu interroger le gouvernement sur l'utilisation de ce produit.Le ministre des Transports Marc-Yvan Côté n'y était pas et le ministre de l'Environnement Clifford Lincoln a seulement répondu qu'il ne savait pas si son ministère avait été consulté et s'il avait émis un certificat d'autorisation pour l'cpandage de ce produit.Il a promis de s'informer et de fournir des réponses a une prochaine séance de la Chambre. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 25 OCTOBRE 1988 Un policier congédié veut ravoir son poste ¦ Un avocat a décide de s'adresser à la Cour d'appel pour que celle-ci entende dans les plus brefs délais une requête des autorités de Sainte-Sophie.Me Louis-Marie Lavoie espère ainsi que son client, congédié par les édiles de cette municipalité des Luurenti-des, retrouve son poste de directeur de police.L'histoire de M.Denis Dupuis sort de l'ordinaire.La Commission de police du Québec et la Cour supérieure ont conclu dans leurs jugements que la municipalité n'avait pas de raison de remercier ou de relever de ses fonctions M.Dupuis, et devait de le réambaucher.Mais ignorant ces deux décisions, l'administration du maire Arnold Greene a décidé d'aller devant la Cour d'appel, arguant que la Commission de police n'avait pas quorum lorsqu'elle a entendu la cause de M.Dupuis.Depuis maintenant plus de deux ans, M.Dupuis est privé de son salaire d'environ $800 par semaine.«Aucun employeur ne veut m'embaucher sur une base régulière, lorsqu'il est informé du fait que j'attends une décision de la Cour d'appel dans l'espoir de reprendre mon poste de chef de police.Actuellement, je gagne un peu d'argent en travaillant com- me expéditeur», a précisé M.Dupuis.En I985, M.Dupuis était embauché comme directeur de la police de cette petite municipalité située près de Saint-Jérôme, à la suite d'une enquête de la Commission de police du Québec.Cet organisme provincial en était venu à la conclusion que M.Gerald Bcauchamp, qui occupait le poste de chef, devait être destitué de ses fonctions.M.Bcauchamp n'a pas été congédié, il a été rétrogradé au titre d'agent.Il a travaillé sous les ordres de M.Dupuis.En mai 1986, l'administration du maire Greene décidait que M.Dupuis n'avait plus la confiance du conseil municipal.Il fut donc congédié.On a alors fait appel M.Marc Gagnon, un ex-membre de la Sûreté du Québec, pour diriger le service.Comme le lui permet la loi, M.Dupuis a protesté de son congédiement devant la Commission de police.Le 3 avril 1987, le juge Claude Pinard et le commissaire Aimé L.Raie ordonnaient à la municipalité de Sainte-Sophie de réintégrer M.Denis Dupuis.La municipalité n'a pas donné suite à cette à cette directive, portant plutôt l'affaire devant la Cour supérieure.En août 1987, le juge Anthime Bergeron, concluait que la Com- mission de police avait bien exercé sa juridiction, et ordonnait à la municipalité de se conformer à toutes les conclusions de l'ordonnance de la commission.Mais au lieu de se plier au jugement, la municipalité a décidé cette fois d'aller devant la Cour d'appel, non pas sur le congédiement de M.Dupuis, mais plutôt parce qu'elle croit que la Commission de police n'avait pas quorum lorsqu'elle a entendu la requête du chef démis.La Cour d'appel ne s'est pas encore penchée sur ce dossier parce qu'elle n'a pas reçu le mémoire de la Commission de police.L'opposition demande à Lefebvre de démissionner au plus ABANDON DES AFFAIRES Après ovoir offert aux Québécois, pondant 17 ans, un service exceptionnel et fiablo, nous fermons nos portos à tout jamais.Pour la circonstance, nous vous offrons un superbe choix de tapis d'Orient de grande qualité à prix réduit.STOCK COMPLET RÉDUIT DE ¦ À Laval, l'opposition demande la démission du maire Claude Lefebvre et la tenue d'une enquête.sur toutes les transactions immobilières de la ville depuis 1985.Dans un communiqué diffusé hier, le conseiller municipal Maurice Clermont rappelle que des ir-.régularités ont déjà été dénoncées entourant diverses transactions immobilières dont celles avec les groupes Duroc et Le Corbu Hol- ding.Dans le premier cas, la ville de Laval avait vendu un terrain situé juste derrière l'hôtel de ville à la 'firrne Duroc qui y a d'ailleurs érigé un immeuble d'une dizaine d'étages dont six ont été loués par la ville.¦ Quant à la transaction avec Le Corbu Holding, il s'agît de la vente \u2014 sans appel d'offres \u2014 d'un vaste terrain situé tout près de l'autoroute des Laurentides, non loin du centre commercial Laval.Trois ans après la transaction, le terrain est toujours vacant.Dans son édition dominicale, La Presse écrivait par ailleurs que la ville de Laval a vendu, en octobre 1986, un terrain à une entreprise dont le fils du maire Lefebvre, Daniel Lefebvre, est actionnaire.\u2022 ET PLUS 32 ^GALERIE de la KARPET Inc.! rjyTj^ 5970,Côte^cs-Neigesfttijmw) 733-3628 ______ '^^O^sé^xixc^^-.%_8_K 15600$ SCOTTSDAL___RRA SLX Transport et préparation inclus.16900$ SILVERADO/SIERRA SLE Transport et préparation inclus.LES FRERES CHEVROLET ET CMC DU 24 OCTOBRE AU 4 NOVEMBRE 1988 Pour une foule de caractéristiques spéciales, comprenant \u2022 un puissant moteur V8 (305 po.cu.) à IÉC de 175 CV \u2022 une radiocassette AM/FM/Stéréo \u2022 un système de freins antipatinage SIGNES PARTICULIERS: SCOTTSDALE/SIERRA SLX Peinture métallique \u2022 Phares halogène \u2022 Boite de 2,4 m.(8 pieds) de long \u2022 Volant inclinable \u2022 Vitres teintées \u2022 Essuie-glace à balayage intermittent \u2022 Enjoliveurs de roues \u2022 Rétroviseurs noirs surbaissés \u2022 Bane stabilisatrice \u2022 Moulures latérales noires \u2022 Isolant à l'arrière de la cabine \u2022 Indicateurs voltmètre, thermomètre, manomètre d'huile et compteur journalier chocs arrière à marchepied peint \u2022 Amortisseurs renforcés \u2022 Chauffe-bloc \u2022 Batterie grande capacité SIIVERADO/SIERRA SLE Peinture métallique de luxe deux teintes \u2022 Phares halogène \u2022 Boite de 2,4 m.(8 pieds) de long \u2022 Volant sport inclinable \u2022 Vitres teintées \u2022 Essuie-glace à balayage intermittent \u2022 Roues rally \u2022 Rétroviseurs brillants surbaissés en acier \u2022 Barre stabilisatrice \u2022 Moulures latérales brillantes \u2022 Isolant à l'arrière de la cabine et sous le capot \u2022 Indicateurs voltmètre, thermomètre, manomètre d'huile et compteur journalier \u2022 Pare-chocs avant et arrière chromé de luxe avec bourrelet de protection \u2022 Amortisseurs renforcés avant et arrière \u2022 Châssis renforcé \u2022 Chauffe-bloc \u2022 Batterie grande capacité \u2022 Radiateur grande capacité \u2022 Reservoir a essence grande capacité RECOMPENSE TRANSMISSION AUTOMATIQUE A4 VITESSES i\\ AVEC SURMULTIPLIÊE SANS SUPPLÉMENT ¦ Prix pour les modèles 89 neufs spécialement équipes en stock, à 2 roues motrices.Modèles à 4 roues motrices également disponibles moyennant un supplement Toutes les taxes de vente en sus.' 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