La presse, 5 février 1989, Cahier A
[" Demain: Neige passagère DETAILS PACE A2 LE LA T AU PLUS BAS PRIX\t\t\t SAC Df 41ITKS\tPfRHfTTE\tCONCUfUIENJS\tÉCONOMISEZ [HOMO\t3,40$\t3,92$\t0,52$ 1 2%\t3,20$\t3,72$ j\t0,52$ perrette\t\t\t 3\t\u2022 montréal, dimanche 5 février 1989\t105e année n° 105\t58 pages.6 cahiers\tAbitibi-Temiscamingue: 55 cents lies de la Madeleine: 90 cents _ Extérieur de la ville de Quebec I Region est > 65 cents 1 A domicile par porteurs: 60 cents Routes motorisées 70 cents\t \t\t\t\t\t Bon,.\tD4 Bridge.______\tB5 Décès.\tE5 Détente.\tC1 Économie internationale.\t.El Éditorial.\tB2 Feuilleton.\tD7 Horoscope.\tE4 Le monde.\tB6 \t.E2 \t.E6 // marque deux buts dans une défaite de 7-5/Tous les détails dans le Tabloïd Sports PHOTO BERNARD BRAULT, la Presse Guy Laf leur félicite un coéquipier après un but de son équipe.\u2014Isabelle Adjani reçoit La presse «Faire un film, c'est parier sur quelque chose qui n 'existe pas» Spraggett s'incline «Pourquoi le cavalier en b1» YVES BC1SVERT_ QUÉBEC Tous les espoirs de Kevin Spraggett et des 350 personnes venues l'encourager se sont envolés en moins de deux heures, hier après-midi, à l'auditorium de la bibliothèque GabrieHe-Roy, en plein coeur de Québec, où le Soviétique Artur Youssoupov a rapidement pris le dessus pour ensuite facilement l'emporter dans la neuvième et décisive partie des quarts de finale du championnat du monde d'échecs.«Ce n'étaient pas des échecs, mais c'était mieux que de tirer à pile ou face ».a ironisé, le grand maître de Rosemont quelques minutes après la fin de cette partie-suicide où les joueurs n'avaient chacun qu'une heure à leur pendule ( ils ont normalement deux heures pour jouer les 40 premiers coups, puis une heure pour chaque bordée de 20 coups supplémentaires).Cette ronde devait enfin briser l'égalité dans laquelle les deux joueurs se tenaient depuis une semaine.Kevin Spraggett.34 ans.s'était hissé au niveau des quarts de finale du championnat du monde d'échecs en battant, en janvier 1988.à Saint-Jean, au Nouveau- VOIR SPRAGGETT EN A 2 SUITE DES INFORMATIONS EN S 20 LOUIS-BERNARD ROBIT AILLE collaboration spéciale PARIS n film à gros budget sort à Montréal, le distributeur vous propose l'interview avec la vedette.Si c'est une star \u2014 et surtout si ce n'est pas une star \u2014 ça se termine généralement par pas d'interview du tout.Ou alors un rendez-vous concocté par cinq secrétaires, imprésarios et attachés de presse, une «conversation» de huit minutes encadrée par deux chauffeurs et trots gardes du corps.À la bonne franquette en somme.Comme il s'agissait de Camille Claudel et d'Isabelle Adjani, je m'attendais au pire.Adjani ne se contente pas de fuir les journalistes \u2014 comme Deneuve\u2014 elle a également une réputation sulfureuse.Une liaison «clandestine» (!) avec Warren Beatty, avec tous les papa-razzis du monde à leurs trousses.Des démêles sanglants avec tel comédien, tel metteur en scène.Elle apparaît, ellf) disparait.La «rumeur», toujours généreuse, lui attribue le sida.D'où vient-elle?Que fait-elle?Adjani est une énigme grand public ambulante, la fantasque à l'état pur.Pour Camille Claudel, contrairement à son habitude, elle a donné des interviews à beaucoup de grands médias, assuré une promotion énorme.Parce que Camille est le film qu'elle a voulu plus que tous les autres, qu'elle a coproduit, et dont le réalisateur est son ex-«mari» et le père de son fils, Bruno Nuytten.Du coup, elle a parlé pour la première fois, aux uns ou aux autres, de son père algérien (mort), de l'Algérie, de la «rumeur», de sa situation de star.Tout cela ne voulait pas dire qu'elle avait retrouvé la simplicité rustique de la fermière normande de base.D'aijleurs, la veille du jour prévu pour l'interview, l'intermédiaire semble avoir perdu sa trace: « Je ne sais pas où elle est.» Normal.La surprise, ce serait plutôt un message sur mon répondeur à midi: «Ici Isabelle Adjani, pouvez-vous me rappeler pour que nous fixions l'heure du rendez-vous?» Je rappelle.On me la passe, Où?«Au bar d'un hôtel peut-être?» Elle suggère le Ritz, je propose le Lutétia.Elle est d'accord pour le Lutétia, je me dis que le Ritz est mieux.«Vous êtes sûr pour le Ritz?alors à trois heures et quart.» J'arrive dans ce lieu paisible \u2014 l'un des seuls à Paris qui soit protégé du bruit\u2014, elle est là en train de téléphoner au bar, jupe noire et tout le reste en rouge.«Je suis en retard deux minutes.\u2014 C'est très très grave.Aucune trace de sbire ou d'attaché de presse aux alentours.Le bar est presque désert, et le Ritz n'est pas a priori le genre d'endroit où tes voisins se précipiteront pour demander un autographe.Un peu plus tard, il y aura quelques clients, une aimable harpiste de service.Mais rien qui ressemble à un lieu public.On est plutôt là tranquillement à causer cinéma et choses de la vie, comme si de rien n'était.Unique rappel de la réalité: à un moment donné, un bruit derrière nous qui ressemble au clic d'un appareil photo.Mademoiselle Adjani, en une nano-seconde, a le sursaut (supposé) de la panthère aux aguets.Pour le reste, rien.Elle \u2022 VOIR ADJANI EN A 2 PARIS MARTINIQUE GUADELOUPE PfHMIS OU HUI5ÎC FFfOfSEjI^RIfS ,0B BOO EST, DE MAISONNEUVE ¦ MÉTRO BERRI ET PLUS DE 35 AUTRES DESTINATIONS À SUPERS PRIX \u2022 EUROPE » ASIE \u2022 AFRIQUE \u2022 AMERIQUE DU SUD J A2 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE S FEVRIER 1989 SlII k dkXa ink SPRAGGETT Spre99*tt s'IncihM Brunswick, le puissant Soviétique Andrei Sokolov, alors classé troisième au monde, victoire qui avait laissé bouche bée les analystes du monde entier.Hier, à l'issue de ce match qui ne devait durer que six parties mais qui en a nécessité trois de plus, le Montréalais, qui a été longuement ovationné par ses partisans, a déclaré à la presse qu'il n'était pas déçu, «l'ai donné le meilleur de moi-même», a-t-il dit.Traçant un bilan des neuf éprouvantes joutes que les grands maîtres se sont livrées, Spraggett a qualifié tout ce match de « très difficile».«Nous n'avons pas fait beau-> coup de gaffes.II y avait beaucoup p!us de pression que dans le match contre Sokolov, car M.Youssoupov est un joueur beau-' coup plus professionnel», a poursuivi Spraggett.Sur quoi, son adversaire, âgé de 28 ans, a renchéri: «je crois que M.Spraggett et moi-même sommes de même force, je considère que Kevin Spraggett est de la force des dix meilleurs joueurs d'échecs au monde», a dit Artur Youssoupov, qui a eu chaud plus d'une fois pendant ces deux semaines.Selon le classement de la Fédération internationale des échecs, Youssoupov, qui a déjà été en troisième place, est classé 12e au monde à égalité avec huit autres joueurs et Spraggett, 40e.Ce classement fluctue toutefois énormément.Les deux joueurs se partageront à parts égales une bourse de $ 50 000, car ils étaient nez à nez après les six parties réglementaires.Youssoupov rencontrera en demi-finale le vainqueur du match qui oppose le Soviétique Anatoli Karpov au jeune Islandais Johann Hiartarson, qui se tient cette semaine à Seattle.« |e vais me reprendre dans trois ans», a conclu Spraggett, 34 ans, qui est passé à deux doigts hier d'obtenir le «privilège» de rencontrer le grand Karpov, qu'il tient pour le meilleur joueur au monde, bien qu'il soit classé deuxième.Après la partie fatale, les deux joueurs, qui s'entendent décidément très bien, se sont retrouvés dans une loge à l'abri des journalistes pour enfin échanger quelques impressions autour d'une coupe de champagne.À tout prendre, il semble que ce sont les partisans qui ont pris la défaite le plus amèrement.À l'extérieur de l'amphithéâtre, Ray Tyler, qui fut le premier «maître» de Spraggett, au Rose-mont High School, avait des regrets dans la gorge: «je suis triste.Je ne peux rien dire d'autre, je suis triste.», dit-il en serrant dans ses mains un échiquier miniature sur lequel il repassait quelques variantes: «Pourquoi cavalier en b 1, pourquoi?» Le député pêquiste de la Rive-Sud, M.Claude Filion, qui suit le match depuis le début, a bien joué son rôle de politicien, même si la déception perçait: «Mais non, c'est une victoire pour les échecs au Québec, on en a parlé comme jamais!» Parmi les autres spectateurs, il y avait aussi le jeune Alexandre Lesiège, qui, à 13 ans, est un des meilleurs joueurs cadets au monde, et qui était venu encourager son aîné.Déçu?«Oui, c'est dommage.Mais Youssoupov avait une bien meilleure position.» De fait, Spraggett, qui jouait pourtant avec les blancs, s'est vite retrouvé dans une situation extrêmement périlleuse où il devait défendre plusieurs faiblesses en même temps.Spraggett avait choisi la même ouverture qu'à la huitième partie et il a joué à nouveau le système de Réti, mais cette fois-ci c'est Youssoupov qui a pris le contrôle de la situation.Le grand martre canadien Kevin Spraggett, maussade, s'apprête a quitter la salle où il vient d'être battu par le Soviétique Artur Youssoupov ê la neuvième partie du match de quart de finale du championnat du monde d'échecs, Mer à Québec.Premier Canadien à participer au championnat mondial à ce niveau, Spraggett ne s'est Incliné devant son adversaire qu'après avoir livré un match mémorable.pwjtoias««eutw/upi.défaite en début de match.Heureusement pour lui, il a égalisé au troisième affrontement et toutes les autres parties ont été des nulles jusqu'à hier.Avant de regagner sa loge, Spraggett, qui, depuis un an, se préparait exclusivement à ce match, a dit avoir planifié pour maintenant des vacances au Portugal.Il ira en effet retrouver sa fiancée.Aida Ferrei ra, la soeur de son entraineur, dans la petite ville de Guarda, où ils doivent se marier ce mois-ci.Après?Spraggett compte vivre un bout de temps en Europe, où il aura moins de difficultés à vivre des échecs.Chose certaine, ce n'était pas le match de la dernière chance: ceux qui le connaissent croient qu'il ira en s'améliorant encore pendant de nombreuses années.Karpov est mieux de tenir ses patins bien aiguisés.?Les choses se gâtaient pour Spraggett, qui avait déjà épuisé une dizaine de minutes de réflexion de plus que le Moscovite, quand, au 28e coup, Youssoupov a joué le plus beau coup, le coup !t plus magnifiquement théâtral de tout le tournoi : il a sacrifié sa dame! À cet instant, l'auditorium, rempli à craquer, a été parcouru d'un murmure angoissé.Quelques coups plus tard, le brillant sacrifice de Youssoupov a porté tous ses fruits: Spraggett était dans une position désespérée et il n'avait presque plus de temps au pendule-Antonio Ferreira, l'entraîneur de Spraggett, était bien sûr déçu de la tournure des événements, mais il savait, comme les deux joueurs, que dans une partie à cadence aussi rapide, tout peut arriver.«Dans les huit vraies parties, Kevin a montré à tout le moins qu'il n'est pas inférieur à Youssoupov, et il a forcé Youssoupov a batailler ferme.C'est triste que tout ces efforts doivent être réduits à rien après une partie comme ça.Mais c'est aussi dans une telle partie que Kevin a battu Sokolov.» (la douzième, en fait).À un journaliste qui lui demandait quel avait été le point de non-retour de la partie d'hier, Spraggett a dit en riant que c'était peut-être la façon dont il s'était levé.Youssoupov a par ailleurs déclaré que la troisième partie avait été pour lui déterminante.La première avait été nulle et Spraggett avait gagné la deuxième : le Soviétique a avoué s'être senti extrêmement mal à l'aise après cette Cinq jeunes fugitifs se tuent sur la 401 Presse Canadienne NA PANEE LAiMÉTÉO\t\t\t\t\t\t\t\t\t Québec\tHn.\tMo.\tAi+wnrtwi\tÉtats-\tUnis\t\t\t\t MWM\t-32\t-17\tNuageux\t\tVax\tMa.\t\tMki\tMer.Outaouais\t-25\t-13\tNuageux\tBoston\t0\t10\tN.-Ortéans\t16\t21 Laurentides\t-30\t-15\tEnsoleillé\tBuffalo\t-7\t-4\tPittsburgh\t2\t10 Cantons de l'Est\t-25\t-13\tNuageux\tChicago\t-10\t-5\tS.Francisco\t4\t14 Maurida\t-20\t-14\tNuageux\tMiami\t20\t28\tWashington\t5\t14 Québec\t-25\t-15\tEnsoleillé\tNew York\t¦ 4\t11\tDallas\t4\t12 Lac-Saint-Jean\t-31\t-20\tEnsoleillé\t\t\t\t\t\t Rimousw Gaspèsie\t-25 -28\t-17 -16\tBraoMl\tles capitales\t\t\t\t\t E] e-Comeau\t-30\t-19\tEnsoleillé\t\t\t\t\tMin.3\t Sept-lles\t-30\t-19\tBWWH\tAmsterdam\tVax.4\tMix.10\tIMM\t\tMax.14 Canada\t\t\t\tAthènes\tS\t10\tMoscou\t1\t6 \t¦kl\tMo.\tAufounfM\tAcapulco\t23\t32\tMexico\t21\t27 Victoria\t-18\t-10\tNeige\tBerlin\t2\t8\tOslo\t-5\t6 Edmonton\t-24\t-15\tNuageux\tBruxelles\t4\t12\tParis\t-4\t6 Regina\t-29\t-16\tNeige\tBuenos Aires\t16\t21\tRome\t-5\t7 Winnipeg\t-22\t-11\tErsc'e N\tCopenhague\tS\t11\tSéoul\t-8\t4 Toronto\t-20\t-10\tEnsoleillé\tGenève\t2\t7\tStocKhctm\t4\t10 Fredencton\t-18\t-7\tNeige\tHong Kong\t13\t19\tTokyo\t2\t11 Halifax\t-21\t-12\tNuageux\tLe Caire\t9\t14\tTrtnldad\t23\t31 Charlottetown\t-15\t-6\tNuageux\tLisbonne\t8\t18\tVienne\t4\t10 Saint-Jean\t-23\t-17\tNuageux\tLondres\t4\t11\t\t\t La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 797 3532 T 05-7-01 Dimanche S février 1989 -w- ¦ Cinq adolescents ont perdu la vie et deux autres ont été blessés grièvement dans un accident-de la route survenu hier sur l'autoroute 401, près de Napanee, en Ontario.Selon les policiers, les sept jeunes hommes s'étaient évadés quelques heures plus tôt d'un centre de détention pour mineurs de Toronto.Leur identité n'a pas été révélée.Les policiers ont indiqué que les sept fugitifs prenaient place à bord d'une voiture rapportée volée qui a été prise en chasse par des patrouilleurs de la Police provinciale de l'Ontario à la hauteur de Napanee, une localité située à une 30 de kilomètres à l'ouest de Kingston.L'automobile des fuyards est entrée alors en collision avec un camion-remorque après avoir franchi le terre-plein de l'autoroute.Les deux véhicules ont explosé au moment de l'impact.L'un des adolescents, blessé sérieusement, s'est enfui après l'accident, mais il a pu être repris par les policiers quelques instants plus tard.Au nombre des adolescents évades se trouvait un accusé de meurtre considéré comme extrêmement dangereux.La police n'a pu établir s'il se trouvait au nombre desyrictimes.Avec Gérard Depardieu, dira if film de Nuytten PHOTO Ll \u2022Fat* un Km, c'est parler commande un jus de pamplemousse frais auquel elle ne touche pas, puis mangera tranquillement deux bananes un peu trop mûres qu'elle a apportées dans son sac.Deux heures plus tard, une amie qui a entre-temps téléphoné viendra la rejoindre.A l'aise I rien ne presse 1 Il est bien entendu beaucoup question de Camille Claudel, qui la préoccupe par-dessus tout, et qui est l'affaire primordiale du moment.Mais également du reste, dont Adjani parle avec un détachement parfait, souvent presque amusé, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre.Elle était une lycéenne de banlieue de 16 ans, sans histoire sinon celle d'avoir un père algérien et une mère allemande.Passionnée du théâtre depuis toujours, elle avait monté Scapin au lycée, mais aussi tenu à 13-14 ans de petits rôles dans deux films plutôt confidentiels.Débuts précoces mais flous.Elle prépare son bac, et il n'est pas question d'école de théâtre.Elle est donc assise sur les marches du Conservatoire de Paris, où elle est venue assister à un concours, Robert Hossein la remarque et l'engage dans son théâtre de Reims pour jouer dans une pièce de Lorca.Dans laquelle joue également une sociétaire de la Comédie-Française, Annie Ducaux.Or «le Français» cherche une Agnès pour L'École des femmes.«Tout cela, dit-elle, est une accumulation de hasards aberrants.D'une telle simplicité que c'en est presque écœurant pour tous ceux qui font le Conservatoire, sont malades d'entrer au Français.Tout s'est fait sans que j'aie même le temps de rêver de quoi que ce soit.J'étais à Reims, j'allais au lycée pendant la journée, je jouais le soir.Après on me présente à Pierre Dux \u2014 l'administrateur du Français\u2014, il m'engage.Et je suis restée deux ans à la Comédie-Française.» Isabelle Adjani reste entre 16 et 18 ans dans la «maison de Molière».72-74: le temps de jouer l'Ecole des femmes et Ondinede Giraudoux.De se faire déjà une réputation de «petit prodige».Pendant cette période, elle tient avec Ventura la vedette dans une aimable comédie de Pino-teau, La Gifle, qui battra tous les records au box-office.Curieusement, elle qui ne manifeste aucune Indulgence pour ses films ou ceux des autres, ne garde de La Gifle que de «très bons souvenirs: c'était une distraction, un divertissement, j'étais en partie la jeune insouciante du film.A ce moment-là en tout cas.Ce fut un joli moment dans ma vie.» De la même manière, elle qui n'a' principalement joué que des rôles tragiques, se souvient avec plaisir de (l'excellente) comédie de Rappeneau avec Montand, Tout feu tout flamme.Et puis il y a un premier grand film: Adèle H de Truffaut, où à 18 ans elle incarne la fille (fantasque puis folle) de Victor Hugo.À ce moment-là elle quitte !e Français définitivement et en même temps le théâtre.«C'est vrai qu'il y a au théâtre une continuité physique et dans le temps.Cela constitue une attraction tout * fait spéciale.» Elle y reviendra certainement un jour.Si les grands metteurs en scène, Chéreau ou Vitez, lui font des propositions.Elle reviendra, «mais dans le cadre du théâtre public, subventionné, où les gens ne pensent pas seulement à gagner du fric».Car entre-temps elle y a fait un retour.Dramatique.En 1983, dans Mademoiselle Julie de Strindberg au théâtre Edouard VU.« Déjà, deux ans plus tôt, allant y voir un spectacle, j'avais senti des ondes affreuses, et je m'étais dit qu'il ne fallait pas y mettre les pieds, jamais y jouer.Et puis comme une conne je me suis fait prendre.Mon père venait de mourir, j'avais besoin de revenir aux sources.Pour moi c'était le théâtre.» Le metteur en scène était également celui des «sources»: Jean-Paul Roussillon, qu'elle avait connu au «Français».Toute l'affaire tourne à la catastrophe: «Roussillon n'était pas apte.II a laissé tomber 15 jours avant la première.Normalement, j'aurais dû quitter immédiatement.La directrice m'a supplié de rester.pour le public.«Ce fut une très sale expérience.Je ne parle photo La Pnu» Isabelle Adjani, « amoureuse de Camille Claudel* même pas de Niels Arestrup, qui jouait le rôle masculin : c'est un monstre.|e suppose que certains acteurs pensent que pour faire ce métier, il faut être un sale type.Comme il jouait un rôle de macho, il le prolongeait en l'amplifiant en-dehors des heures de travail.Sur scène, il m'aurait tuée s'il avait pu, il m'aurait filé une raclée.II m'a lancé ses bottes à la gueule, a cassé des bouteilles.La lutte atteignait un tel stade.comme s'il s'agissait de décimer l'ennemi.À la limite ce fut une grande expérience spirituelle et mystique.Mais deux ou trois comme ça, on meurt.«Eux pensaient au fric.Tous les soirs ils me montraient les chiffres de la recette.Je passais, ironique, arrogante, devant la directrice du théâtre, et je déchirais la feuille de recette sans la lire.Ils m'ont tuée.J'ai fini en loque.Je suis tombée malade après vingt représentations au maximum.Je me suis jurée de ne plus jamais travailler dans un théâtre privé: plutôt être vendeuse dans un Pris unie.» Enfant géniale, Isabelle Adjani se définit non pas comme une paresseuse, mais comme quelqu'un «qui n'aime pas tellement le travail».Pas question pour elle de tourner plus qu'un film par année.«J'aime bien ne rien faire, être tranquille.» Et puis, elle qui a eu la plupart des beaux rôles de jeunes femmes du cinéma fren- gis des dernières années, constate qu'il n'y a pas aucoup de beaux rôles.«Vous savez, il n'y a pas tellement de propositions passionnantes.Parfois un beau scénario, mais sans réalisateur.Très souvent l'affaire n'est pas complétée.Il est très rare d'avoir à la fois une belle histoire, un beau rôle, et le réalisateur qui convient.Décider de faire un film, c'est parier sur quelque chose qui n'existe pas.» Bien que le palmarès de Mme Adjani ne soit pas particulièrement honteux, elle-même reste sévère, pour ne pas dire plus.Elle n'aime pas les Soeurs Bronte de Téchiné, et n'a pas l'air non plus d'apprécier Isabelle Huppert et Marie-France Pisier.Elle juge plutôt sévèrement le magnifique Quartet de Jeremy Irons, alors que «j'ai nettement préféré le roman ».« Barocco de Téchiné \u2014 avec Depardieu \u2014 «est arrivé trop tôt».Bref elle n'est pas facilement satisfaite.Il lui arrive même d'avoir des regrets amers.«Le film Antonietta.de Carlos Saura.Vous ne connaissez pas?tant mieux comme ça.Eh oui, je me disais qu'on pouvait tomber plus bas, dans quelque chose de plus commercial.Eh bien non, ce fut un horrible échec.Je le pressentais, mais je me disais: il faut travailler, j'ai besoin d'argent.» Un film aux Etats-Unis également, Ishtar avec nuls autres que Warren Beatty et Dustin Hoffman.«La réalisatrice avait fait à une autre époque trois films complètement fauchés.Elle a été écrasée par le fric, toute cette machine: complètement égarée, enragée.Un désastre.» En fait, il se trouve qu'Isabelle Adjani \u2014j'en ai un aperçu \u2014 parle anglais couramment, pratiquement sans accent.Et que, par sa mère, l'allemand est sa première langue.Ce qui fait qu'elle pourrait aussi bien tourner aux USA qu'en Allemagne.Elle révère Wim Wenders pour Les Ailes du désir, comme elle respecte Resnais: «tous les deux ont un monde, un imaginaire'construits.Us penseront peut-être à moi un jour, mais on n'entre pas de force dans leur univers.» Le comédien flotte sans doute par définition au-dessus des personnages et des êtres.Isabelle Adjani flotte doublement : « Mes parents étaient des immigrés en France.Moi je me sens française dans la mesure où je vis en France, mais je ne sens pas des racines de huit mètres de profondeur.Je suis volante.» C'est ainsi que l'automne dernier on la voit réapparaître soudain à Alger, au pire moment des révoltes et de la répression.« Je n'y étais jamais allé.Sans doute parce qu'il n'avait pas fait la guerre et qu'il avait vécu l'indépendance comme une déchirure, mon père avait fait le silence total sur l'Algérie.II avait refusé à ma mère que je sois élevée catholique, mais je n'ai jamais connu ni l'Islam ni le monde musulman.Pour moi l'Algérie, c'était dans ma tête.«J'y suis allée l'automne dernier, mais je ne Eux pas vous donner une explication rationnel-J'avais été indignée des scènes de violence que j'avais vues à la télévision.J'y suis allée en tant que française \u2014 et non pas qu'indigène, ce que je ne suis pas: Mais je savais en même temps que, en tant que moitié-algérienne, j'étais l'une des seules à être acceptée là-bas, n'étant pas juive par-dessus le marché.J'y suis ailée d'abord pour voir.Et puis, à l'Université, j'ai été prise dans le mouvement et je suis intervenue.Et j'en suis très contente.Je suppose que J'étais connue là-bas \u2014 d'ailleurs l'Amicale (officielle) des Algériens en France m'avait plusieurs fois demandé avec insistance d'y aller et j'avais toujours refusé.Mais je vous avoue que je n'ai pas eu le temps sur place de vérifier comment se passait la distribution de mes films.» Et maintenant?Huit semaines après la sortie de Camille \u2014qui, avec 600000 entrées à Paris est un grand succès pour un film de trois heures\u2014 son unique préoccupation reste Camille.Après le Québec, il y aura la sortie aux Etats-Unis.Un film de trois heures, avec sous-titres, ça ne fait jamais des succès commerciaux mirobolants dans le Middle-West.Mais un succès «intellectuel » dans les grandes villes, c'est déjà pas mal.«11 faut jouer à fond le côté français et européen, dit-elle, ça ne sert à rien d'essayer de faire passer ça pour un film américain.\u2014 Alors vous irez pour la sortie et la promotion à New York?et Inch Allah?\u2014 Inch Allah, comme vous dîtes.» Et elle tape trois fois à deux mains sur le bois de la table du Ritz.? LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 5 FEVRIER 1989 A3 «Je pensais que j'étais chez nous.mais j'étais dehors!» Mario ne se souvient plus comment il a quitté la maison pulvérisée de ses parents SUZANNE COIPRON ¦ «Je cherchais l'escalier pour monter en haut.Je pensais que j'étais chez nous.mais j'étais dehors i» Mario Fyfe, 21 ans, ne s'explique pas encore comment il a fait pour trouver la sortie de la maison vendredi matin.« |e ne voyais rien.Il y avait de la fumée partout, l'ét ouf fais.Je me suis orienté d'après une colonne.Et, après, je n'ai plus aucun ouvenir.« .-ut ce que je sais, c'est que mcii voisin était dehors.Il me dise k: 'viens-t-en.viens-t-en*.Et moi je pensais: je ne peux pas, parce que j'étais tout nu!» a-t-il raconté hier au cours d'une entrevue avec une journaliste de La Presse.Au lendemain de l'explosion qui a pulvérisé la maison de ses parents, à Brassard, cet étudiant en architecture estime qu'il a eu beaucoup de chance de s en sortir avec pour seule blessure une brûlure à la main droite.«C'est sûr, j'ai perdu mon linge et mes livres.Mais c'est rien à côté de ce que perdent mes parents.Eux, ils ont perdu toute une vie.Ça faisait 18 ans qu'ils restaient là.Mario Fyfe tissu.» reste une chaîne en argent et un bracelet en PHOTO PIERRE LALUMIERE.la Pntta de sept cms à Wlnlpeg Presse Canadienne WINIPEG ¦ Des fillettes, certaines âgées de 7 ans seulement, offrent leur jeune corps, à Winnipeg, au sein d'un réseau organisé de prostitution, selon un travailleur social de cette ville.«Nous en avons trouvé environ une demi-douzaine, âgée de 7 à 10 ans», raconte Keith Cooper, directeur exécutif de la Maison des jeunes de Winnipeg.«Elles le font pour la drogue ou l'alcool», certaines travaillant dans des allées sombres pour $20.La plupart de ces enfants sont des fugueuses, mais certaines demeurent encore dans leur famille.La police de Winnipeg avoue ignorer l'existence du réseau, mais s'intéressera davantage au problème.Selon Elizabeth Adkins, psychologue à la Maison des jeunes, «nous avons rencontré des fillettes de 7 ou 8 ans 'soutenues' par un homme de 24 ans (pimp)».Les jeunes fugueuses connaissent les coins stratégiques pour offrir leurs services.«Elles se prostituent dès qu'elles manquent d'argent et sont même parfois battues, en plus», explique M.Cooper.Situation familiale «Elles commencent habituellement à cause d'une situation familiale intolérable», estime Mme Adkins, ajoutant que l'attrait de la prostitution pourrait s'expliquer par l'argent, un sens pervers du prestige ou les voyages.« Il y a certaines filles qui ont été enlevées par leur souteneur jusqu'à Puerto Rico ou New York», ex-plique-t-elle.M.Cooper raconte que les filles apprennent vite que la prostitution apporte du pain sur la table ou des dro- ?;ues dans le nez.Certaines ligueuses commencent par voler dans les grands magasins avant d'offrir leurs services dans le voisinage immédiat, pour de la drogue.D'autres sont amenées à la prostitution par un frère \u2014 ou une soeur \u2014 plus âgé ou plus rarement par leur ami de coeur ou une connaissance, qui commencent par leur offrir de la drogue et une plus grande liberté qu'à la maison.«La plupart de ces enfants ont été victimes d'abus sexuels à la maison et doivent se débrouiller dans la rue.Dans certains cas, ce sont les adultes qui organisent le réseau», explique M.Cooper.Les jeunes filles sont particulièrement vulnérables parce que leur souteneur sait qu'elles n'iront pas à la police.«Elles n'ont pas fugué pour se retrouver encore derrière des barreaux», précise le travailleur social.Selon lui, il serait temps que les autorités commencent à considérer les prostituées comme des victimes, plutôt que des criminelles.«Il faut dire aussi que j'ai des amis extraordinaires.Mes copains sont venus me voir et ils m'ont apporté plein de vêtements, le suis habillé de la tête aux pieds.» Est-ce que ses parents ont l'intention de faire construire une nouvelle maison au 6960, rue du Barry?«C'est encore trop tôt pour le dire», a indiqué Mme Nicole Fyfe, la mère de Mario.«Pour ma part, j'aimerais mieux ne pas y retourner.Mais mon mari, lui, croit que ça serait la meilleure solution.» Dans les magasins En attendant, les Fyfe ont été faire un tour dans les magasins hier.«On était découragé tous les trois.On savait pas où aller.On se demandait : c'est quoi le principal?Combien on peut dépenser?«Mais comme Mario le dit: le matériel c'est pas important», a ajouté Mme Fyfe.N'empêche que j'avais ma plus vieille paire de bottes dans les pieds et mon plus vieux sac à main.En plus, je n'avais presque pas de bipux sur moi.Tous mes bijoux étaient restés à la maison.» Mme Fyfe et son mari ont déjà contacté leur agent d'assurance.Ils ont aussi l'intention de consulter plusieurs personnes pour voir s'il y a possibilité de poursuivre la ville.«On ne sait pas quoi penser de tout ça», a dit Mme Fyfe, l'air désolé.Elle et ses voisins sont néanmoins catégoriques sur un point: les employés de Gaz Métropolitain et de la voirie de Brassard qui effectuaient des travaux en face de la maison, n'ont pas frappé aux portes des habitants du quartier, pour les prévenir d'un éventuel danger, quelques minutes avant l'explosion.Le destin de Mario «C'est vrai qu'ils sont venus nous dire d'aérer.Mais pas avant, après la déflagration », a assuré le voisin immédiat des.Fyfe, M.Yves Barré qui a d'ailleurs offert le gîte à ses voisins.La famille qui habite de l'autre côté de la rue a fourni la même version.Pourtant, des employés du gaz ont affirmé à certains journalistes avoir tenté de prévenir les résidants en frappant aux portes des maisons.«S'ils étaient certains du danger, ils n'avaient qu'à briser une fenêtre pour aérer la maison.Après tout, ce n'était pas difficile de lancer une roche dans la vitre», a laissé tomber Mme Fyfe.Les voisins se demandent aussi pourquoi les employés de la voirie avaient entrepris de creuser un trou alors que Gaz Métro n'avait pas été prévenue.«Les autorités de la ville vont devoir fournir une réponse à cette question», a mentionné Mario, qui dormait quand les ouvriers ont commencé les travaux en face de chez lui.«Je sentais que la maison vibrait, a-t-il dit.Mais quand mon réveil a sonné pour la deuxième fois, à 9 h 20, il n'y avait plus de bruit dans la rue.J'ai juste entendu un boum! Je croyais qu'il s'agissait d'un tremblement de terre.» \u2014 Crois-tu au destin?lui a demandé son meilleur ami, Marc Lécuyer, quelques heures après la tragédie.« Non », lui a répondu ce dernier.\u2014 C'est pas possible, s'est exclamé Marc.Pas après ce qui t'es arrivé.Cabrlelle, à droite, est certaine que Serge Laprade, qui fut pendant 12 ans l'âme du Telethon de la paralysie cérébrale, demeure de tout coeur derrière l'organisation actuelle.photo wc «mon permuj Gabriel le peinée de l'absence de Serge Le 13e Téléthon de la paralysie cérébrale lancé sur un hommage à Laprade RAYMOND GERVAIS ¦ «)'ai eu beaucoup de peine d'apprendre que Serge Laprade n'animerait pas cette année le 13e Téléthon de la paralysie cérébrale, je l'aimais tellement, mais la cause qu'il a défendue pendant 12 ans se poursuit et je suis persuadé Su'il souhaite que l'objectif de 3,5 millions que s'est fixé l'Association, soit atteint.» C'est ce qu'a déclaré hier Ga-brielle, 19 ans, une jeune fille atteinte de paralysie cérébrale et qui au cours des sept dernières années, a été associée de très près au Téléthon et à l'animateur vedette, ayant apparu fréquemment en public à ses côtés.Dès l'ouverture du Téléthon hier soir, un des animateurs, Serge Turgeon, a tenu à rendre au nom de tous les organisateurs du Téléthon un vibrant hommage à celui qui pendant 12 ans a donné le meilleur de lui-même à cette cause qui lui tient à coeur.Le nom de Serge Laprade était tellement lié au Téléthon de la paralysie cérébrale qu'on parlait couramThent du « telethon Serge Laprade».La jeune Gabrielle a indiqué qu'elle avait été très heureuse d'entendre le témoignage de gratitude rendu à Serge Laprade au début du Téléthon.«Mais s'il était ici ce soir, il dirait qu'il ne l'a pas fait pour être remercié, mais pour la cause.», a ajouté Gabrielle.C'est sous le thème Le geste qui compte que le 13e Téléthon de la paralysie cérébrale a démarré nier soir à 20 h au réseau TVA, et pour 24 heures.Le Téléthon dont le but est d'amasser des fonds pour venir en aide aux quelque 12 000 Québécois atteints de paralysie cérébrale, promet d'offrir tout un spectacle de variétés mettant en vedette près de 200 artistes de renommée nationale et internationale.Cette année, quatre couples d'artistes bien connus animent le Téléthon sur une scène aménagée au Complexe Desjardins.Ce sont: Louise Deschatelets et Yves Cor-beil, Reine Malo et Jean-Pierre-Coallier, Shirley Théroux et Gaston L'Heureux, Nathalie Richard et Roch Denis.L'année dernière, pas moins $4,2 millions ont été amassés lors de l'événement, ce qui en fait le plus important des cinq téléthons qui se déroulent annuellement à Montréal.Selon le président de l'Association de la paralysie cérébrale.Me Richard Champagne, la collecte de l'année dernière était exceptionnelle et on ne peut, à chaque année, espérer dépasser le montant atteint l'année précédante.C'est le jeune chanteur René Si-mard qui a donné le coup d'envoi au spectacle, hier soir.Les Robert Charlebois, Daniel Deshaime et Nathalie Simard ont enchaîné en interprétant des chansons de leur répertoire.L'Association de la paralysie cérébrale fête cette année son 40e anniversaire et, hier soir, deux de ses principaux fondateurs, M.et Mme Marcel Jean, aujourd'hui âgés de 82 ans, étaient présents au Téléthon.Ces derniers ont d'ailleurs participé au tout premier Téléthon de la paralysie cérébrale diffusé sur les ondes de Radio-Canada en 1954 et qui avait été animé à l'époque par Jacques Normand.Les personnes qui désirent faire un don au Téléthon de la paralysie cérébrale, peuvent le faire en composant* au téléphone, le numéro 339-5811.PHOTOS LUC SIMON PERRAULT, U Pmi» Bien à l'abri sous le grand chapiteau olympique, amateurs d'embarcations a voile et a moteur cohabitaient serelne-ment hier, a l'Expo nautique internationale.Pour fuir la visite, rien ne vaut le bateau! PAUL ROY I Vous rêvez d'un chalet mais vous n'aimez pas la visite?Achetez-vous un bateau.Un yatch de 24 pieds, tout équipé, va vous coûter $ 50 000 ; un 28 pieds, S 100 000.Vous pourrez y manger, y dormir et y voir dénier les journées les plus longues de l'année.La visite pourra toujours vous chercher.L'argent?II y a les hypothèques maritimes.Vingt ans, si vous voulez.La vie est si courte.Mais un bateau, il faut l'amarrer quelque part, il y a l'essence, l'assurance?Environ $3 000 par an pour l'entreposage, la mise à 1 eau, l'assurance, répond Guy Garié-py, vice-président de l'Association québécoise de l'industrie du nautisme (AQ1N), dont l'Expo nautique internationale \u2014 500 embarcations réunies sous un même toit rétractable \u2014 se tient jusqu'à dimanche prochain au Stade olympique.Quant, à l'essence, une embarcation de 24 pieds en consomme environ cinq gallons l'heure, selon M.Gariépy.Un 28 pieds, à deux moteurs, environ huit gallons l'heure.À $2,50 le gallon.La dépréciation?Elle est compensée par l'inflation, selon M.Gariépy.Encore trop cher?Il y a les voiliers.Pas donnés eux non plus, mais le vent est gratuit.Mais les voiliers seraient en perte de vitesse, au Canada, depuis quatre ou cinq ans.Ils ne représenteraient plus qu'entre 12 et 18 p.cent des 2,5 millions de bateaux de plaisance.«Entre 1980 et environ 1984, on parlait plutôt de 50 p.cent», précise Guy Gariépy.Selon lui, l'engouement pour la voile était un peu artificiel.«On a mal vendu la voile, croit-il.On a vendu des beaux couchers de soleil alors qu'il aurait aussi fallu mentionner l'effort physique.Certains ont été déçus: ils ont troqué leur voilier pour une embarcation à moteur ou ils ont tout simplement abandonné.» Mais tout n'est pas perdu.Parce que des amateurs de voile, il en reste.Comme Mario Carrara ou Yves et Diane Lepage, qui étaient venus se rincer l'oeil hier, à l'Expo nautique.«Un bateau à moteur?Jamais!», affirmait M.Carrara.« Ils mettraient le gaz gratuit, je n'en voudrais toujours pas.D'ailleurs, les gens qui ont des bateaux à moteur, ils ne naviguent pas: ils s'ancrent quelque part et se baignent les fesses à l'eau.» Diane Lepage concordait.«Le kick, pour moi, disait-elle, c'est de faire avancer ça avec le vent» Y aurait-il un certain snobisme de la part des tenants de la voile?«Un snobisme amical», répond Yves Lepage.inversement, certains propriétaires d'embarcations motorisées vont laisser entendre que les amateurs de voile sont pingres.Avec des allusions comme: «Farce que ie vent est gratuit, ils (les amateurs de voile) s'imaginent que tout le reste doit l'être.» Mais hier, au Stade, les deux groupes semblaient cohabiter assez sereinement.Pour ie plus grand bonheur de l'industrie du nautisme, d'ailleurs, une industrie de plus de $3 milliards au Canada.Du snobisme la voile?Mais non, le kick c'est de faire avancer ça avec Afe vent.I A4* LA PRESSÉ, MOffTRÉAL, OMANCNi 5 FÉVKJSR 1989 On bravo le froid! à Québec Des participants enthousiastes en costume de bain se roulent dans la neige malgré une température de -18 degrés Celsius.Oui, le bonhomme Carnaval était de la féte.photo hum Nombreuses nouveautés au Carnaval de Québec Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Malgré les moins 23 degrés Celsius et une grande humidité qui rend le froid encore plus insupportable, les Québécois s'étaient massés par centaines le long des clôtures métalliques pour observer, hier, en début de soirée les nouveautés lors de ce premier défilé du Carnaval de Québec, qui a eu lieu à Charlesbourg.Tradition oblige, ce sont les policiers en motocyclette qui ont ouvert le défilé sur le coup de 19h, suivis immédiatement par le personnage symbolique de «Bonhomme».Et au grand plaisir des gens et même des moins jeunes, Tin-tin et Milou suivaient à la course, tirant un pousse-pousse dans lequel était assis, affolé, le capitaine Haddock, surveillé de près par dernière par l'un des Dupont.Ces personnages sont immenses, colorés et très expressifs; ils font de ce char la plus belle des nouveautés du monde des enfants annoncées plus tôt par la direction du carnaval.Cette attraction était une «commandite» du mouvement «Igloo» qui affichait son mot d'ordre qu'il «vaut mieux se faire reconduire.» Radio-Canada a vanté ses émissions pour jeunesse avec le pirate Maboule, Sol et Gobelet, Monsieur Surprise.Dolbec Transport faisait rouler le vieux voilier, le Mayflower, emblème d'une société de déménagement.Luckey Luke et un «footballeur» nous ont été envoyés de Calgary, ainsi que des pièces très expressives qui ont fait réagir vivement la foule.La vingtaine de chars, les musiciens et leurs majorettes selon la tradition, ont ainsi traversé la haie d'amateurs, une longue filée qui s'allongeait tout au long de ce parcours de quelque 5.5 km, traversant les principaux quartiers de la ville de Charlesbourg.Selon la tradition toujours, les duchesses assises sur des balançoires ont immédiatement précédé le char de celle d'entre elles qui avait été élue reine de ce 35e Carnaval de Québec, Danye Langlois, duchesse de Champlain.Tirage du 89-02-04 Vous pouvez miter juiqu'j 20 h Nf mercredi et le samedi 6 19 22 28 32 38 No complémentaire: 34 GAGNANTS LOTS 6/6 0 4441597,70$ 5/64 H 92 589,50$ 5/6 314 2475,005 4/6 18536 80,605 3/6 345234 10,005 VENTES TOTALES: 20 956 685,00$ PROCHAIN CMOS LOT (APPROXIMATIF): 7200000,00$ PROCHAIN TIRAGE: 89-02-08 Tirage du 8902-04 Vous 20 h le pouvez Jusqu'à 6 14 18 19 27 39 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 279 400,00$ 5/6 + 4 1S 907.50$ 5/6 97 382,30$ 4/6 4061 41.10$ 3/6 57379 $.00$ MISETÔT: 4 6 28 29 No complémentaire: GAGNANTS LOT 221 226,205 Veiite» totales: 1989 59*00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1600000,00$ - \u2014 * \u2014 , -a ¦ \u2014 - ¦ - - «¦,^\\ - « \u2014 : \u2014 - , *___ I, -I ii .Il a eiiuw CtuV Wll CI tm ttltm UlIPLMIM» CvTO MmNfl *> fmHMIlw.Une majorité de Québécois s'opposent toujours au bilinguisme dans l'affichage Piw Canadienne QUÉBEC ¦ Une majorité de Québécois s'opposent toujours à la loi 178, qui a introduit le bilinguisme dans l'affichage à l'intérieur des commerces, et souhaitent le rétablissement de la loi 101.Mente les partisans libéraux rejettent majoritairement la solution retenue par leur premier ministre Robert Bourassa.Rendu public hier, un sondage Sorécom effectué pour le compte du quotidien Le Soleil et de la station radiophonique CKAC, entre le 20 et le 29 janvier, révèle que 56 p.cent des électeurs québécois sont en désaccord avec la loi 178 alors que 35 p.cent sont d'accord avec la loi et que 9 p.cent ne savent pas quoi en penser.Entre le maintien de la loi 178 et un retour à l'unilinguisme français prévu par la loi 101,51 p.cent optent pour la loi 101 et seulement 23 p.cent, pour b loi 178.Pour 13 p.cc.it dies répondants, ni l'une ni l'autre ne convient et 12 p.cent sont indécis.Le sondage a été effectué auprès de 996 personnes, de sorte que la marge d'erreur peut varier entre 1,38 et 3,16 p.cent.Ce sont les anglophones et les allophones qui sont le plus massivement opposés au nouveau régime d'affichage : 87 p.cent des anglophones et 80 p.cent des allo-phones se disent en désaccord avec la loi 178.Il ne faut cependant pas en conclure que les anglophones auraient préféré le maintien de la loi 101, comme le président du conseil d'administration d'Alliance Québec, Peter Blaikie.II Robert Bourassa A choisir entre les deux, 26 p.cent opteraient en faveur de la loi 178 et 25 p.cent en faveur de la loi 101.Le plus grand nombre (43 F.cent) ne veut ni de l'une ni de autre.On peut penser qu'ils auraient préféré le bilinguisme intégral.Les francophones sont beaucoup plus divisés dans leur appréciation de la loi 178:40 p.cent se disent en accord avec la loi et 49 p.cent, en désaccord.La grande majorité (57 p.cent) préféreraient néanmoins un retour à la loi 101.11 est d'ailleurs à souligner que 43 p.cent de tous les Québécois qui se disent en accord avec la loi 178 privilégient mal- Jacques Parlztau gré tout un retour à la loi 101.En dépit du facteur anglophone, il demeure assez étonnant de constater que 53 p.cent des partisans libéraux désapprouvent la-loi 178 et que 40 p.cent d'entre eux* lui préféreraient la loi 101.Malgré les manifestations «spontanées» dans les écoles dont s'est réjoui le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, il est à noter que l'opposition à la loi 178 n'est pas plus marquée chez les 18-24 ans que chez les plus âgés.L'affichage intérieur bilingue reçoit même légèrement plus' d'appuis chez les 18-24 ans ( 38 p.cent) que chez les 25-34 ans (34 p.cent).Sur le plan géographique, c'est à Montréal que l'opposition à la loi 178 est la plus vive: 62 p.cent des Montréalais la désapprouvent, tandis que 30 p.cent l'approuvent.La tendance est inverse dans la région de Québec où 46 p.cent se disent d'accord avec la loi et 40 p.cent, en désaccord.Dans la Vieille capitale, 56 p.cent préféreraient néanmoins revenir à la loi 101.ueouc a apaisement Même si ce sondage démontre à l'évidence que la politique de M.Bourassa déplaît toujours à la majorité de la population, certains signes laissent croire qu'il n'avait pas tout à fait tort de dire que les choses finiraient pas se tasser, le temps aidant.Il fallait «laisser retomber la poussière», disait-il.Un précédent sondage Sorécom, effectué entre le 19 et le 21 décembre, soit dans les jours qui ont suivi l'annonce de la solution retenue par le gouvernement, la proportion de ceux qui s'y opposaient s'élevaient à 61 p.cent A l'époque, 62 p.cent disaient préférer la loi 101.Les chiffres sont, aujourd'hui de 56 et 51 p.cent.En décembre, on avait également demandé aux repondants une appréciation générale de la situation au Québec.Pour 59 p.cent d'entre eux, les choses allaient plutôt bien.Cet indice de satisfaction est maintenant remonté à 65 p.cent.La situation demeure tendue, mais il semble qu'un peu de la poussière dont parlait M.Bourassa soit retombée.L'affaire Michel Gravel : Mulroney fut à l'origine de l'enquête Presse Canadienne TORONTO ¦ Ce sont les protestations véhémentes de trois hommes d'affaires de la région de Hull qui ont incité le premier ministre Brian Mulroney à demander lui-même à la Gendarmerie royale du Canada d'instituer en 1986 une enquête sur les agissements de l'ex-dé-puté conservateur Michel Gravel, affirme le Globe and Mail de Toronto dans son édition d'hier.Dans un article daté d'Ottawa, te journal souligne que la déconfiture de Gravel a débuté lorsque trois hommes d'affaires se sont plaints auprès de dirigeants conservateurs haut placés, lors d'une rencontre dans un restaurant luxueux de Hull le 5 décembre 1985.Les trois hommes affirmaient avoir versé des dizaines de milliers de dollars à Gravel et disaient en avoir soupe d'attendre les contrats gouvernementaux fort lucratifs qu'il leur avait promis.L'article du Globe ne nomme que deux des trois hommes, soit Valère Langlois, un architecte de Gatineau et M.Ëmilien Maillé, un traiteur de Hull.Ils se sont également dits prêts à faire des révélations plus complètes devant une commission royale d'enquête si une telle instance était instituée, mais ont refusé d'en dire davantage au Globe.M.Langlois a qualifié l'affaire Gravel de «pointe de l'iceberg».Le 7 décembre, l'ancien député a admis sa culpabilité à 15 accusations de trafic d'influence et de fraude portant sur des sommes totalisant $97000.Lundi, les procureurs du ministère public et de la défense feront leurs représentations sur sentence.Lorsqu'ils se sont plaints, les trois hommes d'affaires s'attendaient tout simplement à être discrètement remboursés, mais les renseignements qu'ils avaient communiqués ont été transmis à Bernard Roy, qui était alors le secrétaire particulier du chef du gouvernement.Un mois plus tard, la GRC entrait en scène.L'ex-député conservateur Michel Gravel Autre non aux offres de Québec Presse Canadienne ¦ Un autre syndicat d'employés de l'Etat dénonce avec vigueur les dernières offres du gouvernement Bourassa.La Fédération des professionnels des commissions scolaires du Québec, affiliée à la Fédération des travailleurs du Québec, réclame à son tour que le gouvernement présente de nouvelles offres à ses 5000 professionnels.La fédération affirme que les dernières propositions constituent des reculs importants au chapitre des salaires, des vacances, de la sécurité d'emploi et de la tâche de travail.Le syndicat regroupe notamment les animateurs de vie étudiante et les conseillers pédagogiques à l'emploi des commissions scolaires du Québec.Programme d'urgence pour sauver les chevreuils Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Le gouvernement manitobain vient d'amorcer un programme d'urgence pour sauver des milliers de chevreuils affamés.Plus de 10000 chevreuils \u2014 sur un cheptel estimé à 20000 dans le sud-est de la province \u2014 sont menacés par la faim à cause du froid intense et des fortes précipitations de neige de cet hiver, précisait un porte-parole du service de la faune.Le ministre provincial des Ressources naturelles, jack Penner, a annoncé l'octroi de $400000 pour l'achat de nourriture spéciale \u2014 des boulettes et de la luzerne \u2014 pour approvisionner les nombreuses stations régionales gérées par la province, les services de la faune et les personnes intéressées des régions rurales.Brian Knudson, du service provincial de la faune, estime que les hardes de chevreuils du sud-est du Manitoba sont relativement en bonne santé pour l'instant.Mais il avoue que les chevreuils aillent beaucoup d'énergie à lier le sol enneigé \u2014 parfois recouvert d'un mètre de neige \u2014 par un froid sibérien, pour trouver un brin d'herbe.Près des fermes Un fermier de Menisino a déjà découvert deux carcasses de chevreuils, jeudi, et craint que d'autres suivent.Selon lui, le service de la faune a trop tardé avant de s'occuper du problème et devrait mettre en place un programme d'alimentation annuel, et non pas un programme d'urgence ici et là.Bob Ostman, directeur à Alto- na d'une fédération de la faune, raconte que certains chevreuils vont même jusqu'à se pointer le nez en plein jour autour des fermes, à la recherche de nourriture: «Habituellement, ils se nou-rissent la nuit.C'est sûrement le signe qu'il y a un problème.» Selon M.Ostman, la situation des chevreuils inquiète de plus en plus de gens dans la région.«Je ne sais pas si on peut mettre ça sur le compte du «syndrome Bambi », mais un récent sondage de la Fédération de la faune a démontré que huit personnes sur 10 considèrent la faune comme quelque chose d'important», rappelle- t -il.Le gouvernement et les groupes fauniques ravitailleront plus de 100 points d'alimentation régionaux.Le programme se concentrera dans le sud-est de la province, où la neige est deux fois plus abondante que par les années passées.Aucun programme n'a été annoncé pour nourrir les 80C00 chevreuils des autres régions de la province.-§1 loto-quêbec Provincial Tirage du 39-02-05 NUMÉROS 2577505 577505 77505 7505 505 05 LOTS 1 000 000 S 10 000 $ I 000 S 100 S 25 S 10 s Le billet donne droit a cinq tirage» consécutifs.du 89-02-05 NUMÉROS 591049.91049 1049 049 49 5910481 5910BB1 591BBB1 LOTS 50 000 $ 5 000 S 250 $ 25 S 5 S t 000 $ 100 s 10 s LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Semaine du: 89-01-50 8822 2582 4086 7448 5866 5552 Les modalités d'encan* snent des billets gagnants paraissent au versàlrfrs bOleu.En cas de disparité entre cette liste la liste officielle, cette demie* a priorité.PROPOSITIONS D'AFFAIRES 705 HYPOTHÈQUES A 1ERE 7», balança os vente, notaire Loberge 729-4334 ESCOMPTE Meilleure offre.Rè-ponse jSV n.Landry m-nn FONOSI pour mercli 3S hypoeiécotres ¦ pru tts resKjennei toi.LEGAL.843-70 et conv 143-7007 1er ET 2* HYPOTHEQUES .Service rapide.Notaire K Guov 349-4115, so* 773-7504.1KB ET « HYPOTHEQUES Balance de vente.NotoJrss nOdlno cl S!lfconl 3ll-«7Mi IRE \u2022 IX HYPOTHEQUE FINANCEMENT JUSQU'A 15% LA LAURENTMENNE.145-0455 So» et Fin de semolne: «72-5453 710 OCCASIONS D'AFFAIRES M ATTENTION MESDAMES US Si vous êtes de 25 à 45 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C'est vous la braveI» A l'autre bout du fil, une dame qui vient d'accueillir chez elle Luc, un enfant battu qui court de forts risques d'échouer sa sixième année.Mme Gagnon passera prés d'une heure à répondre à ses questions.«Ce n'est pas un enfant facile mais il est plein de potentiel! S'il est pris cette semaine, tout n'est pas perdu, mais pour l'instant, ses résultats sont dramatiques.» Durant la conversation, Mme Gagnon remarque du coin de l'oeil l'arrivée dans la cour de l'école d'un camion de déménagement.Le concierge, Benoit Martin, entre dans le bureau dés qu'elle a posé le récepteur.«Les 60 pupitres sont arrivés.Quand' est-ce que je les installe?Dans quelles classes?» Le concierge à peiné sorti, Marc, un élève de cinquième, se montre timidement A la porte, une grande peinture dans les mains.«C'est toi qui a fait ça, Marc?Viens me la montrer!» «Sais-tu ce que j'aime dans ta peinture?C'est ton arbre, il est vraiment beau!.On pourrait peut-être appeler ton père, Marc, pour lui dire que ça va bien?Qu'en penses-tu?» « Marc dérangeait sans cesse en classe», raconte Mme Gagnon un Directrice de l'école Lionel-Groulx de Repentlçjny, Patricia Gagnon est à la fois pedaçjocjue, gestionnaire, et fine psycholo- PHOTO «0*HT NAOOW.U Pria» Ku plus tard.« l'ai convenu avec i et avec ses parents qu'A l'avenir, dés qu'il se comporterait de cette façon, j'appellerais son père pour qu'il vienne le chercher.Mais nous avons aussi convenu que de temps en temps, on ('appellerait pour lui dire que tout va bien.Quand je lui ai parlé de téléphoner A son père ce matin, c'était pour lui rappeler que notre arrangement tenait toujours.» «Ma première réaction quand j'ai un problème avec un enfant, ce n'est pas d'appeler les parents.C'est de lui dire: «C'est toi qui est responsable de tes actions», de m'arranger avec lui.» Au tour de la secrétaire de l'école Lucie Lacombe d'entrer dans le bureau de la directrice.Elle y passera une demi-heure, trente minutes pendant lesquelles on réglera une foule de petits problèmes: où auront lieu les inscriptions pour l'an prochain?combien de boussoles faut-il commander pour le cours de sciences humaines?qui recevra-t-on comme enseignant stagiaire?Le concierge interrompt l'entretien.«Il n'y a pas de chaînes pour retenir les couvercles des pupitres!».«C'est facile de se perdre dans toutes ces choses», admet Mme Gagnon.« Les pupitres par exemple.Ça a l'air niaiseux de passer du temps là-dessus, mais pour la vie de l'école, c'est pas niaiseux.ça fait quatre ans qu'on les attend!» La cloche sonne.Enfants et profs envahissent les escaliers.La directrice sort de son bureau, juste A temps pour intercepter le petit Jean-Michel Boilard: «Tu n'as pas de foulard?Ce n'est pas comme ça nue tu vas te remettre de ta laryngite!» La recré terminée, Jean-Pierre Mercure, professeur de sixième, entre dans le bureau de sa patronne, l'air découragé.II lui remet les copies de son dernier examen de mathématiques.«Ça va de 100 p.cent A 0 p.cent.» Mme Gagnon, une ancienne enseignante de maths, regarde les copies une A une.«Ce n'est pas eux ça.ils sont plus forts que ça d'habitude.Qu'est-ce qui s'est passé?» «le ne sais vraiment pas.Viendrais-tu leur distribuer leurs copies, leur dire qu'ils doivent faire attention s'ils veulent aller au secondaire?Moi je leur dis, mais ça ne les dérange pas.» Depuis deux ans.les commissions scolaires insistent auprès des directions d'école pour qu'elles supervisent de plus près le travail des enseignants.C est une tâche que Mme Gagnon aborde avec prudence.«Je ne crois pas aux rencontres formelles de supervision, du genre 'Quel était ton objectif cette année?L'as-tu atteint?*» «Je demande aux professeurs de me remettre leurs plans de cours.Ça me permet de voir s'ils appliquent bien les programmes.Puis on se rencontre pour discuter des résultats des élèves.On parle de cas pai ticuliers.En parlant de ces choses-là, on arrive A ajuster des choses.» «Il faut aussi se dire que dans l'ensemble, les enseignants sont compétents.Ils ont eu la formation, ils ont l'expérience.Et puis, il faut admettre que les possibilités de contrôle sont limitées par le fait qu'ils ont une sécurité d'emploi A toute épreuve.» 14 h.Dans la classe de Jean-Pierre Mercure.Les élèves sont inquiets.Que nous vaut cette visite de la directrice?«Chaque an- Lorsque la cloche sonne, Patricia Gagnon sort de son bureau et s'Installe dans l'escalier: une occasion de rencontrer profs et élevés.PHOTO (Oasrr NAOOW.U Prmtm née A cette époque-ci, les élèves de sixième pensent que l'année est finie.Mais je vous rappelle que c'est le 23 juin, pas le 23 janvier, qu'on décide si vous allez ou non en secondaire I.» Mme Gagnon distribue les copies de l'examen de mathématiques.« Patrick, ça va mieux, lâche pas.Nadine, il ne faudrait pas que tu aies moins que ça.Suzie, c'est très bien.Pardon?Ce n'est pas Suzie ton nom?C'est Claudia?Excuse-moi.:» «Avec 850 enfants répartis dans trois bâtisses, c'est impossible de tous les connaître», régret-te-t-elle.«On connaît évidemment ceux qui sont difficiles, comme Luc et Marc, mais il ne faut pas oublier qu'il y en a 845 qui n'ont pas de problèmes.» De retour A son bureau, la directrice reçoit la visite de Gisèle Morel, professeur de sixième année.«C'est encore Daniel.Je lui Le ministère de l'Immigration a 20 ans // aura réussi à transformer une 'tragédie nationale» en un atout pour le Québec LILY TASSO ¦ «C'est une tragédie nationale», avait conclu le député Gabriel Loubier, dans l'entourage immédiat du chef de l'Opposition Daniel Johnson, le 2 février 1965, en soutenant A l'Assemblée législative, comme elle s'appelait alors, sa motion pour la création d'un ministère provincial de l'Immigration.«Sur 100 immigrés venus au Québec français, tout au plus 20 s'intègrent à notre culture et parlent couramment la langue de la majorité», déplorait-il.Sa motion avait été adoptée A l'unanimité.Amendée toutefois car le ministère qu'il réclamait avait été jugé prématuré et remplacé par un Service de l'Immigration au sein du ministère des Affaires culturelles dont le titulaire était alors Pierre Laporte.Mais le «Bill 75» ne tardera pas.Le 20 novembre 1968, il y a donc 20 ans, devait entrer en vigueur, sous le gouvernement de Jean-Jacques Bertrand, la loi instituant le ministère de l'Immigration, elle aussi votée A l'unanimité.Et mar- auant clairement la volonté du tuébec : celle de prendre en main son immigration, un phénomène subit dans une passivité presque, totale, sauf peut-être quand il était rattaché à l'agriculture et A la «colonisation».Un problème d'émigration Un bas niveau d'immigration \u2014 une moyenne de 2700 entrées par an de 1930 à 1945 \u2014 et le très faible taux de fixation estimé A 13,95 quand ce niveau s'établissait autour de 17000 et même de 26000 de 1900 A 1914, ne faisaient pas du Québec la terre rêvée des immigrants.Au contraire, c'est à un problème d'émigration assez grave qu'avait longtemps fait face cette terre, avec des saignées successives entraînées par une conjoncture économique plus favorable chez nos voisins du Sud.Les historiens évaluent A 900000 le chiffre de l'émigration nette des Canadiens français entre 1840 et 1930.La prospérité de l'ap.ès-guerre amènera au Québec près d'un quart de million d'immigrants de 1946 A 1955.Un peu plus au cours de la décennie suivante où l'on battra un record avec 55073 entrées en 1957.Le flux de tant de monde et son reflux en même temps vers la composante anglophone de la société québécoise allaient entraîner inévitablement une prise de conscience du problème de l'immigration.Récupération graduelle C'est Jacques Couture, ministre de 1976 A 1980, qui obtiendra par une entente conclue en 1978 avec son homologue fédéral Bud Cul-len, un pouvoir élargi en matière de sélection des candidats A l'immigration.Avec François Clou-tier.A la tête du ministère de 1970 A 1972, un premier accord réalisé en 1971 attribuait aux agents québécois A l'étranger le rôle de renseigner ces candidats sur la société québécoise.Et Jean Bienvenue qui lui avait succédé jusqu'en 1976, avait décroché A son tour le droit pour le Québec de donner un avis déterminant sur le choix de ses immigrants.Mais avant de parvenir sur ce terrain, le ministère avec des moyens d'action limités \u2014 son budget initial pour 19681969 ne s'élevait qu'A $1825000 \u2014 allait s'attaquer au plus pressé, soit A l'intégration des nouveaux arrivants A la société québécoise francophone.Le SOFI, Service d'orientation et de formation des immigrants, créé au ministère de l'Éducation, sera transféré A celui de l'Immigration après avoir mis sur pied les COFI, Centres d'orientation et de formation des immigrants.Les bénéfices des lois fédérales sur la formation des adultes A l'intention de la main- COMME C'EST SUPER.UUtcti PevrOi Cap, (MM».Cran Mon cher Alex J'ai laissé tomber les complets serrés, chemises blanches et cravates de soie fragiles.Je ne porta plus que du Tilley (pantalons, chemises, veste») pour travailler, pour mes coherences et même pour voyager.Vous laites les plus beaux vêtements qui soient.Et les Tilley conviennent parfaitement à mon Image et i celle des gens avec qui le travaille.Comme test super de ne rien taire, de se détendre.Richard Malcolm, président Sac de couchage, tente, 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gouvernement fédéral assumait le coût total des dépenses engagées par la province pour la formation professionnelle et l'apprentissage des adultes.Longue gestation et premiers pas Par ailleurs, A ses tout débuts, le ministère devait poursuivre et développer ce oui avait été déjA entrepris: publication en plusieurs langues de dépliants et brochures, de répertoires de services et d'associations, accueil dans les ports, les gares et les aérogares, orientation au travail, renseignements A d'éventuels immigrants provenant d'une trentaine de pays, recherche et documentation, contacts avec les groupes ethniques, etc.En dehors des structures encore naissantes du ministère de l'Immigration, l'action patiente et soutenue de plusieurs organismes religieux ou laïques, allant du Service d'aide aux voyageurs et immigrants (SAVI) au Centre social d'aide aux immigrants (SCAI), en passant par le Camp Françoise Cabri ni, L'Accord aujourd'hui disparu et combien d'autres, avait implanté au Québec une expérience moderne de l'immigration.Elle avait sensibilisé aussi certains milieux A son aspect humanitaire.Essayant d'endiguer la tendance générale des immigrants même catholiques A orienter leurs enfants vers le secteur anglophone, la CÊCM ne cessait de chercher des solutions dans la limite de ses moyens: classes de langues étran- gères.Comité des Néo-Canadiens, programme bilingue, programme trilingue.Les médias francophones reclamaient, eux, avec de plus en plus d'insistance une solution politique A l'ensemble des problèmes que créait désormais l'immigration.Problèmes d'aujourd'hui Plus nombreux sans doute aujourd'hui qu'il y a 20 ans, les problèmes de l'immigration sont dorénavant gérés par l'État.Avec un ministère qui dispose d'un budget de $46 millions et de services assurés par 375 fonctionnaires.En tète de ces problèmes, comme le répète inlassablement Louise Ro-bic, ministre depuis 1985, la francisation.Si la loi 101 la procure aux enfants d'âge scolaire, ce sont les programmes anciens et nouveaux du ministère destinés aux adultes, qui soutiendront de leur côté les efforts vers la convergence linguistique.Il y a deux semaines, au Journal du midi de CJMS, répondant A Gilles Proulx, la ministre parlait de détermination sur ce point essentiel.«Ce n'est pas tout acquis, ce ne sera jamais acquis, jamais complètement acquis dans une société comme la nôtre qui est minoritaire sur un continent aussi important que le continent nord-américain», soutenait-elle avec conviction.Un autre problème de taille aussi et exigeant autant de détermination: l'acceptation des immigrants par la population de base autrefois méfiante et peut-être encore sur la défensive.L'accueil des immigrants passe nécessairement par le rapprochement interculturel.Le prédécesseur de Louise Robic, Gerald Godin, qui a dirigé le ministère de 1980 A 1985, percevant cet impératif avait donné une impulsion A son ministère en l'érigeant aussi en ministère des Communautés culturelles en 1981.Son plan d'action résumant «autant de façons d'être Québécois», allait donner un coup de barre dans cette voie.De nouvelles perspectives ont surgi également et surgiront dans Notre nouveau magasin de Montréal! 158, avenue Laurier ouest Montréal, Québec H2T2M7 10 h -18 h; jeud»et vendredi jusqu'à 21 h V ACHAT PAR CORRESPONDANCE1 272-7791 ou 1-800-J87-C110 ncvSPiMTAGeota us utxs locaux cvf CMussuœu&œmTtmticttss _ OÙ LES MAMANS AVISÉES FONT LEURS ACHATS Voici un magasin qui offre tout le nécessaire pour vos enfants: meubles, jouets et accessoires.Mobilier de qualité.Jouets, cadeaux de bébés, poussettes, ensembles de mobiliers de chambre, chaises hautes, matelas.OUVERT LE DIMANCHE Ce mois-ci seulement 20% de réduction sur une sélection de Jouets COMPAREZ, NOS PRIX SONT IMBATTABLES NOTRf OBJtCllF FAIRE LES MflUtURS VETEMENTS DE DETENTE ET DE VOYAGE OUI SOIENT En magasin: Lépine, Young Generation, Morigeau, Perego, MacLaren.Fisher Price, Little Tykes, Battat, Silver Cross, Evenllo, Enfance Heureuse 1002, St-Viateur ouest /coin Hutchison) OUTREMONT Jfermé le samedi) >276-6789 ai demandé de rester après quatre heures pour faire un travail, mais il ne veut pas rester.\u2014 Je vais essayer de le raisonner.» La directrice va chercher Daniel en classe, et l'emmène, sanglotant, dans son bureau.«Qu'est-ce qui s'est passé, Daniel?\u2014 l'ai essayé d'écrire les phrases, mais j'avais des fautes.Gisèle m'a fait recommencer, mais j'avais encore des fautes.Et là, elle m'a demandé de tout récrire cinq fois après 4 heures.» « Écoute.Calme-toi, et après la classe, fais ce que Cisèle t'as demandé, ça va te prendre dix minutes.\u2014 fe ne veux pas le faire cinq fois! \u2014 Qu'est-ce que ça te donne de te fâcher?Tu sais que tu vas devoir le faire de toute façon?Pour- quoi fais-tu la guerre?» Patricia aide Daniel à corriger quelques fautes.L'enfant sort du bureau, la tète basse.A 15 h 45, brève rencontre avec un groupe d'enseignantes.L'une d'elles fait savoir à la directrice qu'un élève est arrivé à l'école le menton et une joue meurtris.«U avait comme une marqu?de main sur la joue, le lui ai demandé comment il s'était fait ça.U m'a dit qu'il s'était battu avec son père pour le fun.Ensuite il m'a dit que c'était son chat.«Il va falloir le surveiller» , rappelle Patricia.«Si ca se reproduit, on va faire un signalement (au directeur de la protection de la jeunesse).» Pédagogue, gestionnaire\u2014Patricia Gagnon est surtout fière d'avoir pu imprégner l'école d'une valeur fondamentale: le respect.«J'ai trois règlements dans mon école, dit-elle souvent : je me respecte, je respecte les autres, je respecte l'environnement.» Au cours d'une visite à l'école l'an dernier, les membres du Conseil supérieur de l'Éducation ont demandé aux professeurs quelles valeurs ils prônaient.Un professeur a répondu: «Ici, on a une croyance commune, c'est le respect» «Ça veut dire que comme directrice, on peut transmettre des choses», se réjouit Mme Gagnon.Longtemps considérés comme de simples administrateurs, les directeurs et directrices d'école sont de plus en plus appelés par les autorités scolaires à jouer un rôle plus important, à devenir le «premier pédagogue» de leur école.Lors du congrès de la Fédération québécoise des directeurs d'école en mai 1987, le ministre de l'Éducation Claude Ryan soulignait que, selon des études faites aux États-Unis, «les écoles qui fonctionnent bien sont celles où l'on trouve une direction qui réussit à proposer aux intervenants de l'école une vision claire et attirante de la vocation de l'école, une direction qui réussit à créer l'unité, l'esprit d équipe entre tous les intervenants, une direction qui sait créer des conditions matérielles propices à la réalisation des objectifs de l'école (.)» Les ministres de l'Immigration Yves Gabias (UN) du 3.12.68 au 27.3.69 Mario Beaulieu (UN) du 28.3.69 au 11.5.70 Pierre Laporte (PLQ) du 12.5.70 au 28.10.70 François Cloutier (PLQ) du 29.10.70 au 14.2.72 Jean Bienvenue (PLQ) du 15.2.72 au 19.1.76 Lise Bacon (PLQ) du 20.1.76 au 25.11.76 Jacques Couture (PQ) du 26.11.76 au 5.11.80 Gérald Godin (PQ) du 6.11.80 au 29.4.81.Ministres des Communautés culturelles et de l'Immigration Gérald Godin du 30.4.81 au 24.9.84 puis du 20.12.84 au 16.10.85 Louise Harel (PQ) du 25.9.84 au 26.11.84 Pierre-Marc Johnson (PQ) du 27.11.84 au 20.12.84 Éiie Fallu (PQ) du 16.10.85 au 11.12.85 Louise Robic (PLQ) depuis le 12 décembre 1985.le Québec économique en pleine expansion.La mise en place depuis huit ans de programmes pour les gens d'affaires désireux de s'établir au Québec porte fruit.En 1987, près de 2000 d'entre eux se sont installés chez nous.Et pour l'année se.terminant au 30 juin 1988, les sommes injectées par les immigrants investisseurs avaient atteint $1 milliard 200 millions.Pour transformer la «tragédie nationale» en chiffres et en espoirs solides, il fallait des décisions solides.L'unanimité qu'avait ralliée la création du ministère ne nous surprend plus.On regrette seulement son 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originalité a payé.«Us ont eu une ovation avant même leur performance», assure Jeannot Painchaud, un camarade de l'École nationale du cirque, en expliquant que le festival est fréquenté entre autres par les dirigeants des cirques importants d'Europe.Pas Inconnu Le numéro d'Hélène Turcotte et de Luc Martin a été préparé sous la direction de Michel Jo-doin et d'André Simard.Il n'est pas totalement inconnu des téléspectateurs québécois qui ont pu en voir une première version lors du gala Métrostar, en novembre dernier.Le couple a passé les six dernières semaines en France à s'entraîner.«C'est un numéro avec beau- coup de theairaiiie.beaucoup d'énergie, sur une musique de tango», explique encore Jeannot Painchaud.Cet accent sur la mise en scène et le jeu théâtral est une nouveauté chez les trapézistes que semblent bien apprécier les spectateurs, même si les juges ont pu manifester quelques réticences au début.Hélène Turcotte a d'ailleurs confirmé que Mouvance avait été approché par plusieurs cirques importants d'Europe et avait même reçu une offre de tournée en URSS.Le couple de trapézistes n'a encore rien décidé pour l'avenir.Hier, c'est des parents heureux qui accueillaient leurs enfants, lacques et Rosaline Turcotte, de Laval, ainsi que Guy et Janine Martin, de Chicoutimi, avaient les yeux brillants et la fierté sur tout le visage pour recevoir leurs enfants.Mme Turcotte rappelait qu'Hélène avait toujours cherché à grimper aux arbres, tandis que M.Martin rappelait que Luc avait escaladé le cap Trinité, qui surplombe le Saguenay à une hauteur impressionnante.Luc et Hélène ont tous les deux 26 ans et fréquentent l'Ecole du cirque depuis trois ans pour lui et huit ans pour elle.C'est la première fois que des Québécois remportent une médaille d'or aux «Olympiques du cirque».Le clown-musicien Denis Lacombe, du Cirque du soleil, a déjà remporté une médaille de bronze, tout comme d'ailleurs le groupe de cyclistes acrobates du même cirque.PHOTO LUC SIMON PERRAULT, La Ptlffi Les trapézistes Hélène Turcotte, de Laval, et Luc Martin, de CM-, eoutiml, sont fiers de montrer la médaille d'or qu'ils ont remportée au festival mondial du Cirque de demain.PHOTO LUC SMON PERRAULT, tf Pmse çà bûchait forme Mer tians le vieux- La septième édition de la Fête des neiges tire à sa fin, mais les activités sont encore nombreuses et le froid ne semble pas ralentir trop l'ardeur des Montréalais qui sont bien décidés à infliger une cuisante défaite aux habitants de la ville de Riga en Lettonie.Dans le Vieux-Port, Napoléon Mercier a remporté hier après-midi les honneurs du concours de bûcherons en terminant au premier rang du classement au terme d'une chaude compétition comportant cinq épreuves.A l'ile Saint-Hélène, le Canada s'est illustré lors du symposium mondial des sculptures sur neige avec l'oeuvre.J'ai peur maman .Cet après-midi il y aura une course de lits sur la patinoire du bassin olympique de 13 h a 17 h.Le « Beach Party se pousuit au Parc Maisonneuve avec des joutes de balon-volant, des concours de *hoola houp» etc.Finalement dans le Vieux-Port, il y aura la tirée de chiens de 11 h à 16 h.EN BREF PANNE ¦ Une panne d'électricité a privé 5000 abonnés hier soir dans le quartier Notre-Dame-de-Graces, à Montréal.Selon le porte-parole d'Hydro Québec, la panne est survenue à 20 h 15 à la suite d'une petite explosion dans un puits d'accès.L'électricité a été rétabli à 22 h 45.POUR LES CENS ÂGÉS ¦ L'organisme de charité jeunesse au Soleil entreprend à compter de lundi, de distribuer gratuitement une fois par mois des paniers de nourriture à toutes les personnes âgées de 60 ans et plus qui en feront la demande.L'organisme qui possède actuellement un surplus de nourriture, croit pouvoir répondre à toutes les demandes et a l'intention de répéter l'of- fre tous les premiers lundis du mois.Pour obtenir leur panier, les personnes âgées n'ont qu'à se présenter au 4252 rue Saint-Urbain, dès lundi matin.RETOUR AU TRAVAIL ¦ Les employés en grève de l'Union des artistes retourneront au travail dès demain.Ces employés affiliés à la Centrale des syndicats démocratiques ont accepté, vendredi, le protocole de retour au travail que leur a soumis la direction de leur syndicat.Ils avaient obtenu auparavant des hausses de salaire de 15.5 p.cent réparties sur trois ans.Les cadres, oui assuraient les services essentiels depuis le 11 octobre, effectueront du travail en temps supplémentaire jusqu'à la fin de février pour rattraper le retard accumulé.Les cols bleus en guerre contre la privatisation ¦ Les cols bleus membres du Syndicat canadien de la fonction publique ont décidé d'intensifier leur lutte contre la privatisation et la sous-traitance.« On compte faire plus d'interventions auprès des élus, des enquêtes sur des dossiers pour démontrer que le secteur public peut être rentable », a indiqué hier Denis Maynard, le nouveau président du Conseil provincial du secteur municipal du SCFP, qui compte 25 000 membres.M.Maynard a rappelé que le SCFP a conclu en 1988 avec la Ville de Montréal, une entente qui a mis un frein à la sous-traitance des tâches municipales.Les cols bleus vont chercher à empêcher les municipalités de réduire leurs capacités de faire des travaux publics, ce qui mène directement à la sous-traitance, dit M.Maynard.Le SCFP compte aussi dénoncer les lourdeurs administratives de certaines municipalités.Sur un autre plan, le SCFP fera des pressions auprès du gouvernement du Québec pour que les municipalités soient désignées « secteur prioritaire » en sécurité et santé du travail, avec les moyens qui permettent de mener des campagnes de sensibilisation auprès des employés.LIQUIDATION D'APRÈS LES FÊTES ACHETEZ DIRECTEMENT \u2022 DU MANUFACTURIER ET ECONOMISEZ 30a65 LE NEC PLUS ULTRA Manteau de peau d'agneau pleine longueur pour dames.OUVERT AUJOURD'HUI DE 12 h 30.18 h PROFITEZ-EN CETTE OFFRE SE TERMINE LE 18 FEVRIER ou JUSQU'À EPUISEMENT DU STOCK Lun., mar.et mere.de 9 h 30 a 18 h jeu.et ven.c?9 h 30 a 20 h sam.de 9 h io à 17 h EXCLUSIVITÉ MONTRÉALAISE Manteau 100% soie avec pelisse transformable en vison qui se porte à l'intérieur ou sous le manteau.Allure détendue, confort et facilité d'entretien._ PANTOUFLES, CHAPEAUX, MITAINES EN PEAU DE MOUTON À BAS PRIX._ VESTE CLASSIQUE EN PEAU D'AGNEAU Modèie couple 4 saisons avec doublure montée sur fermeture éclair.MONTRÉAL HE3 CUIR ET PEAU DE MOUTON 3575, BOUL.SAINT-LAURENT (suite 302) ( (coin Prince-Arthur) ¦* AU NORD DEa3HERBROOKE 843-7190 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 5 FEVRIER 1989 ' A H Guv Pinard ¦m ondée à mm^ Montréal en I889 par un journaliste du nom d'Anson McKim, la société Publicité McKim Limitée célèbre cette année son 100* anniversaire de fondation par de nombreuses cérémonies dans les cinq villes où l'agence possède des succursales.L'événement majeur du programme montréalais sera évidemment la soirée gala du 16 février.Frank Fucco, président du Cercle des journalistes de Montréal, présidait récemment une réception organisée pour souligner le 40e anniversaire du cercle, a l'hôtel Europa.Plusieurs anciens présidents de l'organisme se trouvaient parmi les 275 convives qui ont assisté à l'événement, notamment Fernand Lévesquc, Marc Thibault, Ron Grant, Earl Cerety et Dave W illoch._ O La série de cours de géologie de l'Atelier d'histoire Hochela-ga-Maisonneuve débutera le 8 février au 1691, boulevard Pie-IX.Renseignements: Fraacine Rivest, au 525-5930.Raymond Le vac assume, depuis le Ier février, la direction du secteur français de l'éducation de l'Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix.Jadis à l'emploi du centre Saint-Pierre, M.Levac a succédé au franciscain Denis Thibeault.O André Bcaucbamp a décidé de se retirer dans les terres du comté de Charlevoix pendant trois semaines afin de terminer la rédaction du livre biographique consacré à son frère Jacques, récemment décédé.Use Bacon, ministre des Affaires culturelles du Québec, dévoilera les plans de son ministère au sujet de la mise en valeur du vieux séminaire de Saint-Sul-pice demain à 9 h, à l'intérieur des vieux murs de la rue Notre-Dame.Lyse Henry rappelle que le premier des petits déjeuners éducatifs de la saison d'hiver du centre La Marie Debout aura lieu demain à 9 h, au 562, rue Leclai-re.Le sujet: la pornographie.Parmi les conférencières qui ont On vous présentera à l'occasion le dimanche des photos anciennes dénichées dans les classeurs empoussiérés des archives photographiques de La Presse.Cette photo date de 1955.Quatre personnalités montréalaises, les comédiens Jean Duceppe et Emile Cenest, le journaliste Jerry Trudel aujourd'hui décédé, et le hockeyeur Jean Béllveau avaient prêté leur nom à une campagne de souscription lancée afin de recueillir des fonds pour un prochain congrès international des pompiers d'Amérique du Nord, qui devait se dérouler à Montréal sous la présidence d'honneur de « Mon oncle Emile ».déjà accepté l'invitation, on note Louise Lépine, qui parlera d'alimentation le 20 février, Lucie Caucbon, du Cirque du soleil, le 27 février.Diane Girard, qui parlera du budget le 20 mars, et la comédienne Luce Guilbault, qui traitera des archétypes le 27 mars.Renseignements: 255-I504.Andrée S.Bourassa et Maurice Myrand, respectivement présidente d'honneur et président de la campagne de souscription de la Fondation Vincent-d'Indy, procéderont au lancement de la campagne de souscription demain à II h.chez Gervais Cagnon Frenette & Associés, 606, rue Cathcart.Jean-Pierre Beaucbateaud, consul général de France à Montréal, remettra demain à 11 h 30, à l'hôtel des Gouverneurs de Laval, le grade de chevalier du Mérite agricole de France à Rolande Desbois et Jacques Landurie Parmi les invités, on remarquera la présence de Michel Fournelle, président de Hôtels F.L.Limitée, de William E.Brown, directeur général de l'hôtel, et du toujours populaire Gérard Delage.Jean-François Picbard du Page, président du comité organisateur des journées de la musique française, dévoilera demain à 11 h 30.à l'hôtel Château Champlain, le programme de prix d'une valeur totale de 550 000.Ces prix seront offerts dans le cadre de ce concours pro- pose par l'association Théâtre Lyrichorégra 20 afin de marquer l'année du bicentenaire de la révolution française.Présidé par Marc Bleuze, le jury comprendra neuf membres, soit trois Français, un Américain et cinq Canadiens.Ces journées se dérouleront du I* au 7 mai.Charles Dutoit a accepté la présidence d'honneur de l'événement.Le vernissage de l'exposition des travaux récents de John Drew Munro, réunis sous le thème Picturialitè et petits objets, aura lieu demain à 19 h 30, à la galerie Eclart.Renseignements: 842-0243.A MARDI PERSONNALITE - MYSTERE CractouMté do la Corporation »t du Salon dos motion d'arts du Ouoboc ¦ La photo proposée dimanche dernier avait été choisie justement pour semer la confusion puisque Monique Leyrac (il s'agissait bien d'elle) pouvait être confondue avec Yvette Brind'amour ou la jeune comédienne Denyse Chartier.Mais je dois admettre que le taux de bonnes réponses (80,5 p.cent de quelque 555 coupons) est plus élevé que prévu.Parmi les bonnes réponses, le photographe Michel Gravel a choisi les noms des 11 premiers finalistes du mois de février: Claude Chias-son et Marguerite Crépeault, d'Anjou; Hélène Petitclere Bertrand, de Boucherville; Ré-jeanne Houde, de Laval; Richard Massicotte, de Matane; Réjeanne Beaudin, Thérèse Beau- Sré, Mireille Doré, et Thérèse Lévesquc, de lontréal; Hélène Bossé, de Montréal-Nord; et S Langis, de Saint-Hyacinthe.Ces personnes sont admissibles au tirage d'un bon d achats de $200, gracieuseté de la Corporation et du Salon des métiers d'art du Québec, ainsi que de La Presse.Le prochain tirage aura lieu le 24 février.Les participants peuvent tenter leur chance aussi souvent qu ils le veulent, mais chaque enveloppe ne peut contenir plus de cinq bulletins.-> La personnalité-mystère de cette semaine est facile à identifier.Il s'agit d'un uumme d'affaires qui a aussi fait sa marque ians >.sport.Si vous reconnaissez cette personne, écrivez à TÊTES D'AFFICHE, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal.Québec H2Y 1K9, enjoignant la date de parution.Montréalités Les économies de la réforme administrative: six cadres et $360 000 de moins MAR1ANE PAVREAU S 1 est intéressant de vérifier, au bout de deux ans, quelles sont les implications financières de la restructura-, tion administrât!-' ve que l'équipe du maire Doré a implantée à l'hôtel de ville.En novembre dernier, l'opération se soldait par une économie de quelque $360 000 en salaires aux cadres de direction.Par contre, la réduction de personnel n'est pas significative puisqu'il n'y a que six personnes de moins qui émargent à ce budget.La différence peut donc être imputée en partie aux années d'expérience de l'une et l'autre équipe.\u2022 Ces chiffres sont tirés d'un relevé préparé en réponse à une question écrite du conseiller municipal Georges Ledoux.On y compare les données du 18 juillet 1986, donc peu avant les élections, et celles de novembre 1988, donc après la fin do la restructuration.En 1986, il y avait 21 directeurs de service.Leur rémunération totale s'élevait à $ I 772 290.Deux d'entre eux gagnaient moins de $75 000 et deux autres touchaient respectivement $101000 et $105 000.Les autres salaires s'étalaient dans cette fourchette.En 1988, il n'y a que 13 directeurs de service, incluant le secrétaire général.Un seul gagne moins de $80 000 et un, $ 120 000.Leur remuneration totale est de $1 126 245.En 1986, il y avait 38 assistants-directeurs dont la rémunération totale s'élevait à $2 548 150.Six gagnaient moins de $60 000 et les deux assistants-directeurs les mieux rémunérés recevaient $ 76 105.En 1988, le nombre des assistants-directeurs est passé à 46, et leur rémunération totale atteint $3303814.Six gagnent plus de $80 000 et cinq touchent moins de $60 000.; Par ailleurs, l'ancienne structure comprenait 13 directeurs adjoints dont la rémunération totale était de $942 717.Cette fonction n'existe plus dans la nouvelle structure mais on y trouve sept cadres de direction en affectations diverses.Us touchent ensemble $473 155.DES QUARTIERS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ¦ Entre 1981 et 1985, la population du quartier Rivière-des-Prairies, à Montréal, est passée de 21 000 à 34 000 personnes.Et ce n'est pas tout.Pendant la même période, le quartier Pointe-aux-Trembles s'accroissait de 10 000 personnes, passant de 36 000 à 46 000.Ce sont donc 23 000 habitants de plus qui se sont installés dans, ces quartiers de l'est de Montréal.La construction, très active, a fait surgir quelque 7 200 logements nouveaux.Et, puisque c'est dans ces deux quartiers de Montréal qu'on trouve le plus de terrains encore libres pour la construction, on peut s'attendre à une hausse marquée de la population, et du commerce, dans les années à venir.C'est Jacqueline Bordeleau, conseillère municipale du district du Bout-de-lile et membre du comité exécutif, qui faisait ce constat récemment devant l'Association des gens d'affaires de la Pointe.Elle signalait également que l'exode vers la banlieue ralentit très nettement.Entre 1981 et 1986, il n'y aurait que 7 500 personnes de moins sur le territoire de la CUM.C'est beaucoup moins que les 110 000 personnes qui l'avaient quittée pour les cités-dortoirs pendant les cinq années précédentes.L'HISTOIRE DANS LE MÉTRO ¦ Les noms de stations de métro ne relèvent pas du hasard.Us rappellent généralement une personnalité de l'histoire du Québec ( Frontenac), un lieu important (Place d'Armes) ou une rue qui a, elle aussi, sa petite histoire.La CUM vient de publier un dépliant qui explique ainsi l'origine et la signification des noms désignant les 65 stations de métro.Entrepris en 1962 par la ville de Montréal, inauguré le 14 octobre 1966, le métro a par la suite été prolongé sous l'autorité de la CUM.Les plus récentes stations ont été ouvertes en janvier 1988.Chacune est agrémentée d'oeuvres d'art, et le dépliant en parle comme d'une véritable galerie d'art souterraine.On peut obtenir ce document intitulé Tour toponymique des stations de métro, aux hôtels de ville des municipalités de la CUM, aux bureaux Accès-Montréal, à Tourisme-Québec.U est possible de faire du tou-¦li risme dans le métro, avec un seul ticket, et de s'arrêter à toutes les stations de son choix sans avoir à passer les tourniquets payants.LA RUELLE EST TOUJOURS FERMÉE ¦ Des citoyens des rues Cham-bord et De Normand ville, entre les rues Beaubien et Bellechasse, harcèlent la ville pour qu'elle rouvre une ruelle qu'elle a fermée le printemps dernier.Selon M.Noël Goyer, porte-parole de ces résidents, cette fermeture est en dérogation avec la charte de la ville et les règlements municipaux.«On défend notre droit.» Cette ruelle débouche, à l'une de ses extrémités, sur une ruelle transversale, au sud de la rue Beaubien.L'autre extrémité débouche sur une seconde ruelle transversale, au nord de Belle-chasse.C'est l'une des sorties transversales qui est bloquée.Une coopérative d'habitation, l'Âtre, a recyclé un ancien immeuble qui donne sur ce bras de ruelle.Elle a installé ses espaces de stationnement à l'arriére, et sa cour n'est pas clôturée.Un accident s'est produit dans cette partie de la ruelle, le printemps dernier, à la suite de quoi le conseiller municipal, Denis Beauchamp, a obtenu la fermeture de ce bout de ruelle.U allègue qu'il reste tout de même trois sorties pour les résidents riverains.U sont 57 à stationner leurs voitures à l'arrière de leur maison.Or, le problème vient de ce que les rues Chambord et De Normandville sont toutes deux à sens unique.Quand les gens reviennent du travail, ils doivent faire un long détour, ou emprunter la ruelle dans toute sa longueur pour stationner derrière chez eux.Ceci augmente le risque d'accidents dans le secteur nord de la ruelle, indique M.Goyer.D'ailleurs, 74 riverains ont signé une pétition demandant la réouverture du tronçon fermé.Mais le conseiller Beauchamp souhaite un référendum pour être sûr d'avoir le compte complet.Selon M.Goyer, maintenant que la ruelle transversale est fermée, les six voitures de la coopérative stationnent dans la rue.Et la ruelle sert de cour que le conseiller voudrait aménager en espace vert.«Pourquoi ne fait-on pas faire une étude de circulation?demande M.Goyer.Rien ne démontre la nécessité de fermer la ruelle.Nous y avons droit, et nous y tenons.» Un nouveau quartier de Pointe-aux-Trembles surgit sur l'ancienne piste de course Richelieu.photos robert naoon, u Pntf A8 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE S FEVRIER 1989 Pluies acides: les Canadiens se bercent d'illusions Un puissant lobby va tenter de contrecarrer les promesses du président Bush MICHEL VINNI De la Presse Canadienne ¦ Les Canadiens ne doivent pas se bercer d'illusions quant aux intentions réelles des États-Unis de combattre les pluies acides.Car si le président George Bush se dit déterminé à faire adopter une loi en ce sens d'ici la fin de 1989.un puissant lobby financé er les constructeurs automobi-i, les compagnies pétrolières, et les charbonnières du Mid-West américain, n'a pas dit son dernier mot.L'avertissement est servi par André Bélisle, un Beauceron d'adoption qui préside aux destinées de l'Association québécoise de lutte aux pluies acides (AQL-PA).«|l ne faut pas se bercer d'illusions mais être conscient de la force du lobby», a-t-il prévenu hier en entrevue, à six jours de la première rencontre Bush-Mulro-ney qui doit avoir lieu à Ottawa vendredi prochain.Des responsables canadiens s'attendent à ce que le nouveau président américain saisisse l'occasion pour réaffirmer son engagement électoral de réduire «de plusieurs millions de tonnes», d'ici l'an 2000, les émissions industrielles d'anhydride sulfureux et d'oxyde d'azote qui sont à la source du problème.Selon l'AQLPA, qui regroupe quelque 2000 membres, les États-Unis doivent «réduire de 95 pour cent les émissions polluantes d'ici 1995».Une délégation de l'association sera présente vendredi à Ottawa, arborant une version modifiée du drapeau canadien sur lequel la feuille d'érable est à moitié rongée par la pollution.Pollution américaine Environ 50 pour cent des précipitations acides qui tombent au Québec sont d'origine américaine, affirment les écologistes et le gouvernement canadien.Elles sont produites par la combustion du charbon dans les centrales thermiques, par la combustion des carburants utilisés par les automobiles, les trains, les avions, et par certains procédés industriels.Le Canada souhaite la signature par les États-Unis d'un accord continental visant une réduction de 50 pour cent des émissions polluantes.L'ex-président Ronald Reagan a toujours refusé de se rendre aux exigences canadiennes.Pour marquer son intention de rompre avec la politique de Reagan à ce sujet, George Bush a nommé un écologiste professionnel.William Reiïly.à la tête de l'Agence américaine de protection de l'environnement (ÉPA).Mais, selon André Bélisle, William Reilly aura du mal à traduire dans la réalité les bonnes intentions de la nouvelle administration.Seul dans son camp «Il sera seul dans son camp, dit-il.Ronald Reagan a pris soin, avant son départ, de nommer dans les postes-clés de l'EPA des fonctionnaires opposés au resserrement des contrôles sur les émissions polluantes, dit-il.Il devra d'abord faire le ménage, s'il veut faire avancer les dossiers.» Au Congres, renchérit M.Bélisle, les alliés des écologistes ont aussi perdu de l'influence.L'un d'eux, le sénateur Robert Stafford du Vermont, vient de prendre sa retraite, tandis que George Mitchell, du Maine, vient d'être nommé leader du Sénat, «ce qui le neutralise à toutes fins utiles», dit-il.Par contre, les sénateurs et les représentants les plus défavorables au resserrement des contrôles ont renforcé leur position.Les plus actifs d'entre eux sont identifiés comme «The Gang of Nine» (La bande des neuf), et proviennent du Mid-West (la principale zone Industrielle du pays) et d'autres États producteurs de pétrole.Leur leader serait le sénateur Robert Dingell, de l'État du Michigan, où est concentrée l'industrie de l'automobile.Au cours de la dernière année, explique M.Bélisle, ils ont réussi à déposer au Congrès des projets de loi sur la réduction des émissions polluantes beaucoup moins sévères que ceux, battus, qui avaient déjà été présentés par leurs adversaires.«Pour atteindre l'objectif de réduction de 50 pour cent, explique M.Bélisle, les États-Unis devraient réduire de 10 à 12 millions de tonnes par anv^e les émissions d'anhydride suuureux d'ici 1994-95.Or, leurs projets de loi parlent de réductions de quatre à six tonnes par année et prolongent le délai jusqu'en l'an 2003.» «C'est insuffisant, dit-il.Et le temps joue contre nous.Plus on attend, plus les dommages sont importants, et plus ça coûtera cher pour les réparer, alors que la technologie existe déjà.» Les pluies acides sont en grande partie responsables de l'acidification d'au moins 30000 lacs au Québec, ont atteint gravement environ 80 pour cent des arbres du sud de la province, ont un ef- fet sur la santé des humains et des animaux, affectent gravement les cultures maréchères et endommagent les ponts, les équipements publics, les monuments.Le Canada a pour sa part adopté en 1985 un plan de réduction de 50 pour cent d'ici 1994.Six des sept provinces de l'est du Canada (Manitoba, Ontario.Québec, Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve, He-du -Prince-Edouard) ont par la suite adopté des règlements concordants.Le Québec s'est donné jusuq'en 1990 pour atteindre l'objectif.Le «gang du rasoir» va couper les dépenses du gouvernement et alléger le déficit ERIC BEAUCHESNE de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le Canada possède maintenant son propre «gang du rasoir».Le nouveau comité de révision des dépenses, composé du premier ministre et de quelques ministres influents, a vu le jour la semaine dernière dans le sillage du remaniement ministériel à Ottawa.Son but: couper les dépenses du gouvernement et alléger le déficit annuel.En Australie et en Grande-Bretagne, où l'on retrouve de tels comités, on les appelle un peu irrévérencieusement « Razor Gang» (escouade du rasoir).Considérant que le déficit budgétaire du gouvernement canadien n'a rien à voir avec ceux de ces pays \u2014 ils affichent des surplus budgétaires annuels \u2014, le comité d'Ottawa devrait plutôt porter le sobriquet d'« escouade de la hache».Le déficit budgétaire, qui frise les $28 milliards et qui pourrait atteindre $30 milliards cette année, aurait bien besoin, en effet, d'un bon équarissage à la hache.Le vice-premier ministre, Don Mazankowski, déclarait la semaine dernière que le comité ne se pencherait pas seulement sur les dépenses du gouvernement, mais aussi sur l'éventualité «d'essaimer» certains ministères pour réduire le déficit.Le comité, présidé par le premier ministre en personne, comptera aussi à sa table M.Mazankowski, le ministre des Finances Michael Wilson, et cinq ministres «seniors».Les prévisions budgétaires devront obligatoirement passer par ce «tribunal économe».Le comité, selon les termes de M.Mulroney, servira à empêcher les ministres concernés de «passer par la porte d'en-arrière » avec leur enveloppe budgétaire.Alors que la situation financière de l'Australie et de la Grande-Bretagne fait l'envie de plusieurs \u2014 mais pas leur économie \u2014, on ne peut pas dire dans ces pays si leur comité «du rasoir» est responsable de cette santé budgétaire.De toutes façons, même si M.Mulroney avouait qu'il prenait pour exemple les comités de ces pays, il existe tout de même de grandes différences, la plus grande étant qu'à Ottawgon étudiera les prévisions budgétaires, et non pas les dépenses actuelles.P o U T I Q U E D E TER N ATI O N ALE 'NTRÉAL ?Une exposition a caractère International! 21)0 exposants, venant d'Amérique du Nord et d'F.urope se sont donne rendez-vous a Montréal.?Venez admirer les plus gros bateaux jamais vu ! 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