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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Sports
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1989-06-13, Collections de BAnQ.

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[" Sports LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD113 JUIN 1989 «Je n'ai fait que suivre les ordres » Johnson avoue qu'il consommait des stéroïdes depuis 1981 pages 2 et 3 En 1981, Charlie Francis a parlé de stéroïdes, a raconté Ben Johnson, hier, devant la Commission Dubin: «Francis m'a dit que le monde entier utilisait des stéroïdes et que la seule façon de m'améliorer était d'en prendre.Je n'ai rien dit.Il m'a dit d'y penser mais je ne suis jamais revenu sur la question.» Les Cubs se reprennent Ils devancent les Expos d'un demi-match M pages 6 et 7 Hearns et Leonard ne font pas de maître LA PRESSE.MONTRÉAL, MARD113 JUIN 1989 RÉSULTATS BASEBALL Hier St.Louis 3, Chicago 10 New York à Pittsburgh, Remis pluie Cincinnati à Los Angeles, 22h35 Dimanche Philadelphie 2, Expos 7 New York 6, Pittsburgh 1 SL Louis 10, Chicago 7 Atlanta 6, Houston 10 Cincinnati 1, Los Angeles 3 San Diego 1, San Francisco 312m Hier Detroit 4, Toronto 511m Cleveland 3, Chicago 5 Californie 0, Texas 4 Oakland 1, Kansas City 2 Dimanche Detroit 0, Toronto 4 Boston 2-7, New York 4-8 Seattle 6, Cleveland 3 Milwaukee 3, Baltimore 1 Chicago 2, Minnesota 5 Californie 3, Kansas City 5 Oakland 5, Texas 1 À LA TÉLÉ BASEBALL: à 20h35, Expos vs St.Louis TSN HOCKEY Cosselin avec les Kings, Salming avec les Wings, Muckler remplace Sather page 13 Jean-Guy Ouellette réélu à la présidence de l'Association d'athlétisme MICHEl MAKOIS TORONTO ¦ La nouvelle en a surpris plus d'un hier a Toronto.Jean-Guy Ouellette a été réélu dimanche à la présidence de l'Association canadienne d'athlétisme.Il occupait ce poste depuis trois ans et plusieurs personnes croyaient que les incidents de Séoul et certaines révélations effectuées devant la Commission Dubin entraîneraient son départ.Ouellette, qui dirige le service des sports de l'Université de Sherbrooke, a décidé de rester au poste.Hier, il assistait au témoignage de Ben Johnson.« )'ai décidé de rester parce que je crois qu'il est de mon devoir de nettoyer la maison, a-t-il dit.La semaine dernière, mon fils m'a demandé pourquoi je tenais tant à continuer, le lui ai dit que je ne voulais pas abandonner le navire alors qu'il était en difficulté.» Le président réélu devait faire face à l'opposition de l'Association ontarienne d'athlétisme et de son président, Rolf Lund, qui était candidat contre lui.Il l'a emporté haut la main.« Les Ontariens voulaient prendre le contrôle; ils se sont retrouvés seuls dans leur coin, a dit M.Ouellette.«Nous avons connu des difficultés mais je crois que nous avons maintenant les moyens pour nous attaquer sérieusement au dopage.Nous effectuons régulièrement des tests et croyez-moi, il y aura d'autres résultats positifs.» M.Ouellette .n'a pas voulu commenter les.déclarations incriminantes formulées a son endroit par plusieurs témoins.« Je n'ai pas encore témoigné devant la Commission et il serait tout à fait malvenu de répondre quoi que ce soit.» ON NB peuTëcHAPPE* À Robert Duguav Malentendu du samedi soir Elle veut le quitter, il la tue.«Il l'a menacée de lui faire sauter la cervelle, c'est exactement ce qu'il a fait», affirme le prosecutor.Des témoins ont entendu le jeune homme de 22 ans ordonner à sa blonde « viens ici tout de suite ou je te tue».Elle met un peu de temps à s'exécuter, excédé, il lui tire une balle de .44 dans la tête, à bout portant.Un malentendu du samedi soir.Le Révérend Gyde Brooks de l'église Baptiste affirme: «Je ne peux croire que Henry ait fait une chose pareille, le connais Mrs Hearns depuis des années, elle a élevé ses neuf enfants dans la respect des autres.» Henry pleure et renifle bruyamment lors de la mise en accusation.Son avocat clame son innocence, le juge refuse sa libération sous caution.Un des 1000 meurtres de l'année à Detroit; 1 000 meurtriers, I 000 victimes, 1 000 pasteurs qui ne peuvent y croire, 1000 familles de meurtriers, 1 000 familles de victimes.Un incident entre Noirs, pas de quoi réécrire Le Bû- cher des Vanités.Si le frère du présumé assassin n'avait pas été Thomas Hearns et si le meurtre n'avait pas eu lieu chez lui, l'histoire aurait fait quelques lignes des journaux de Detroit sous le titre habituel «Une querelle d'amoureux qui a mal fini».Ici, on n'en aurait rien su.\\ Mais le frère du présumé assassin se battait contre Sugar Ray Leonard à Las Vegas 48 heures plus tard et sa concentration a été perturbée.11 commentera l'affaire après le combat.S'il gagne, il dira «je l'ai fait pour Henry».S'il perd, il dira «je ne pouvais pas me concentrer sur la boxe alors que mon petit frère était en prison, soupçonné de meurtre».Mais il ne dira rien tant qu'il n'aura pas rempli sa part du contrat qui lui assure $ 11 millions.Le père de la victime s'est dit atterré de constater que la mort de sa fille semblait avoir moins d'importance que l'impact de ce drame sur l'issue d'un combat de boxe.«Comme tout cela est déplorable», a dit la mère. LA PRESSE, MONTREAL.MARD113 JUIN 1989 Johnson avoue et attaque « Charlie était le coach; s'il me disait de prendre quelque chose, je le prenais.» MICHEL MARDIS TORONTO ¦ Ben Johnson a avoué qu'il consommait des sté-roldes depuis I98l.hier, devant la Commission Oubin.Il a toutefois sérieusement contredit les témoignages précédents, notamment ceux de Charlie Francis, Angella Issajenko et la-mie Astaphan, en niant avoir été informé des effets négatifs de ces drogues.«Si j'avais su, j'aurais cessé mes relations avec eux», a-t-il dit.Francis, l'entraîneur du Mazda Track Club, a subi une attaque particulièrement sérieuse.C'est en 1977 que le jeune Ben Johnson s'est présenté à Francis.Il s'est entraîné quelques jours, puis il a arrêté.«Mon frère Eddie (qui s'entraînait avec Francis) m'a rapporté que Charlie était déçu et qu'il lui avait dit que je pourrais être bon si je persévérais, il voulait que je retourne avec lui», a raconté Ben.Remis en confiance, il a repris l'entraînement avec celui qui allait être son coach jusqu'au sommet.« La première fois que j'ai vu Francis, il courait encore et il avait des jambes énormes, s'est rappelé Johnson.Je lui ai dit que j'aimerais avoir des jambes comme les siennes un jour.» Un entraînement «complet» Francis allait préparer un programme très complet pour permettre à Ben de réaliser son voeu.«Essentiellement, nous nous entraînions cinq heures par jour, six jours par semaine, a déclaré Johnson.C'était comme un boulot.Je travaillais surtout ma vitesse.Pour moi, la force et la vitesse sont les clés pour courir vite.C'est pourquoi, tous les jours, je levais des poids.Encore aujourd'hui, je peux lever 660 livres en 'squat' et 440 livres en 'bench'.Francis s'occupait aussi des autres aspects de l'entraînement.«Il nous arrivait de brûler plus de 6000 calories certaines journées et Charlie nous donnait des vitamines pour compenser, a précisé Johnson.Je prenais les mêmes produits que les dynamophiles.» ¦Le monde entier utilisait des stéroides» Un jour, en 1981, Francis a parlé des stéroides.« Nous étions sur le bord de la piste, a raconté Johnson.II m'a dit que le monde entier utilisait des stéroides et que la seule façon de m'améliorer était d'en prendre.Je n'ai rien dit.Il m'a dit d'y penser mais je ne suis jamais revenu sur la question.» À la même époque, les deux hommes ont rendu visite au Dr.Koch.«Je lui ai dit que je ne voulais pas y aller, que j'avais déjà un médecin de famille.Nous y sommes allés quand même.Je croyais qu'il s'agissait d'une visite pour le traitement d'une blessure.Je me suis assis et j'ai écouté sans rien dire.Je ne souviens pas du sujet de la conversation.» Johnson s'est ensuite contredit en déclarant: «Us discutaient sur les drogues et je ne voulais rien savoir, je suis donc parti.» Quoi qu'il en soit, Big Ben a reconnu qu'il avait commencé un programme de dopage à l'automne.«Charlie m'a donné des pilules bleues.Il ne m'avait pas dit ce que c'était, mais je les prenais.Charlie était le coach.S'il me disait de prendre quelque chose, je le prenais.» Ce n'est qu'en 1983 que Johnson a pleinement réalisé qu'il consommait des stéroides.Auparavant, il savait que les substances étaient interdites, prenant soin de respecter les délais d'élimination.«Je me souviens qu'un jour Charlie m'a donné des comprimés en cachette, dans mon dos, a-t-il avoué.J'ai compris qu'il s'agissait de substances interdites.» Par la suite, les cycles de dopage se sont succédés, le Wins-trol, puis I'Estragol succédant au Dianabol utilisé en 1981.Chaque fois, Johnson ne disait rien.«Je ne suis pas un coach, je n'ai fait que suivre les ordres», a-t-il rappelé, résumant dans une phrase l'ensemble de sa défense.Aujourd'hui, Johnson sera amené à commenter les épisodes des années 1987 et 1988, avec notamment le record du monde, établi à Rome au mois d'août 1987, et les Jeux de Séoul, au mois de septembre dernier.Ben Johnson s'est entretenu avec son avocat, Ed Futerman, à son arrivée devant la Commission Dubin.PHOTO REU1ER Des journalistes de partout.TORONTO H Comme on s'y attendait, le témoignage de Ben Johnson a relancé l'intérêt des médias pour les travaux de la Commission Dubin.Hier matin, la salle d'audience a été remplie en un clin d'oeil.La plupart des journalistes (232 accréditations) ont d'ailleurs dû suivre les travaux dans une salle spécialement aménagée avec des moniteurs de télévision à l'étage supérieur.Les réseaux de télévision de l'Allemagne, de l'Australie, de l'Espagne, des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la Suède se sont déplacés avec des moyens impressionnants.Jamais ia Commission n'aura-t-el le été suivie par un public aussi large.Des attentes différentes La dimension internationale de la couverture permet de réaliser à quel point l'affaire Johnson suscite des réactions variées.Sans compter ceux qui croient encore que Johnson est «jugé» et qu'il sera peut-être condamné, plusieurs observateurs étrangers ont avoué qu'ils avaient douté jusqu'à la dernière minute de la présence du sprinteur.On croyait qu'il refu- serait de témoigner.Pour ceux-là, le scène la plus importante de la journée s'était déjà déroulée avant même que Big Ben n'ouvre la bouche.Pour d'autres, par contre, ce sont des intérêts particuliers qui s'imposent.Les Espagnols s'inquiètent de la présence de Johnson à Barcelone pour les Jeux olympiques de 1992.Les Américains sont en quête d'une réflexion sur Cari Lewis.Les Allemands veulent obtenir des renseignements supplémentai- res sur le mystérieux «fournisseur» est-allemand.Les Italiens sont intéressés par les nombreux liens qui unissent Johnson à leur pays.On pourrait continuer longtemps ainsi, tant le témoignage de Johnson était attendu.A la fin de la journée, confronté à une série de «oui » et de « non », plusieurs se demandaient si ces attentes n'avaient pas été trop élevées.M.M.Une arrivée théâtrale TORONTO ¦ Plus de 200 journalistes arpentaient les trottoirs en face de 1235 Bay Street, hier matin, à Toronto.Tous attendaient Ben Johnson.Celui-ci n'a pas raté son entrée.À 10 h 30 exactement, l'heure prévue, une luxueuse camionnette s'est immobilisée en face de l'immeuble.Johnson en est descendu, précédé de ses avocats et de son amie.Sa famille entière le suivait.Même son père avait effectué le voyage depuis Flamouth, en Jamaïque, pour être là.Son frère Eddie était pour sa part venu du Texas où il prêche la parole de Dieu.Cette arrivée attendue n'était pas sans rappeler la scène qui avait suivi le retour de Ben après sa disqualification à Séoul; même attroupement de journalistes, même mutisme.En effet, Johnson n'a livré aucun commentaire avant de s'engouffrer dans les bureaux réservés aux membres de la Commission.Il a tout juste acquiescé de la tête lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il allait bien.Après trois heures de témoignage, il est reparti, sans rien dire.M.M. r 4 LA PRESSE.MONTREAL.MARD113 JUIN 1989 t LE GRAND PRIX DU CANADA «Il faut savoir minimiser les risques» Gervais et son équipe de 1000 personnes s'occupent de la sécurité PHILIPPE CAIMT1M L'attirail annonce davantage la catastrophe que l'événement sportif: des ambulances, des camionnettes d'intervention rapide, des extincteurs, des hélicoptères, un quai temporaire, des grues capables de soulever des charges de 50 tonnes.Le personnel en place n'allège en rien l'atmosphère: des médecins, des infirmières, des hommes-grenouilles.Bienvenue dans l'univers fantastique et un brin hallucinant de la course automobile.Où autant de vies humaines que de bolides sont sur la ligne de départ de chaque Grand Prix de formule Un.L'île Notre-Dame sera envahie par les Alain Frost, Ayrton Senna et compagnie dès vendredi prochain sur le circuit Gilles-Villeneuve.Après deux journées d'essais où les « Vrouumm » rageurs des mécaniques folles et la puissante odeur d'huile à moteur viendront perturber les «cui-cui» des chardonnerets, les «pfffitt» des carouges à epaulettes et la senteur subtile des roses aux couleurs séduisantes, les cracks du volant se disputeront dimanche le 18 juin les honneurs du Grand Prix du Canada.Un Grand Prix qui, comme les 15 autres de la saison, comprend sa grande part de danger.«C'est l'essence même de ce sport)», note André Gervais, le Monsieur Sécurité de l'épreuve.«Une course de formule Un est synonyme de risques.Comme lorsqu'on prend l'avion.L'important, c'est de savoir les minimiser.» Minimiser les risques.Voilà le défi de Gervais et de son équipe de près de 1 000 personnes.«Notre objectif est clair, dit-il.Réagir à toute situation dangereuse dans un délai de dix secondes, quinze au maximum.Au moindre accident, des préposés seront en mesure de prendre les mesures appropriées.» Gervais est directeur technique de l'Association sportive nationale du Canada, un organisme mandaté par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour organiser l'aspect sportif des épreuves internationales présentées au pays.Depuis 1978, année où le Grand Prix du Canada a été couru à l'île Notre-Dame pour la première fois, il supervise aussi la mise en place des mesures visant à assurer la sécurité des coureurs et du public.«Un pilote victime d'un accident sera secouru dans les meilleurs délais, assure Gervais.Cinq ambulan- ces peuvent intervenir sur la piste ainsi que six camions munis d'équipements pour contrôler les incendies.Des pompiers patrouillent aussi les puits.Quatre autres véhicules disposent des mâchoires de vie.» Durant le week-end du Grand Prix, 90 médecins \u2014pour la plupart des passionnés de la course automobile\u2014 seront disponibles.Si besoin est, ils pourront ordonner le transfert d'un pilote à l'Hôpital Sacré-Coeur.Deux hélicoptères assureront la navette entre le circuit et cette institution médicale dans un temps de sept minutes.«Nous avons installé un quai temporaire sur le Bassin olympique, explique Gervais.Il nous sert d'héliport.» Le tracé du circuit Gilles-Villeneuve jouxte deux plans d'eau: le lac des Régates et le Bassin olympique.Si une malchance d'ordre marin frappe un pilote, quatre hommes-grenouilles se lanceront à sa rescousse.; Les spectateurs seront aussi soignés: deux cliniques de premiers soins seront à leur disposition.Proulx et Villeneuve seront absents ¦ Ni Stéphane Proulx, ni Jacques Villeneuve, semble-t-il, ne seront de l'épreuve de formule atlantique du Grand Prix du Canada, en fin de semaine.Proulx, le jeune pilote Player's de formule 3 000, l'a reconfirmé dimanche, à Shannonville, tandis que Villeneuve préfère intensifier ses démarches pour le Grand Prix de Trois-Rivières même s'il garde un maigre espoir pour Montréal.«C'est tout de même $35 000 que ça demande, a insisté Villeneuve, après s'être classé sixième (hors championnat) contre 20 concur- rents dans l'épreuve de formule 125 organisée chez Spénard-David.Nos démarches vont bon train pour Trois-Rivières mais ce n'est pas encore dans le sac».Pour Trois-Rivières, qui fera également voir les voitures de production et la formule 1600, le 27 août, Proulx sera retenu en Europe.Ainsi, seul Claude Bourbonnais, vainqueur de la deuxième manche et troisième à Mid-Ohio sur Swift Cardinal, sera assurément des deux épreuves québécoises de formule atlantique contre une horde d'Américains.G.B.WSftugA ¦ Le G.P.moto de Yougoslavie, verte » sion 500 cmJ, a été remporté par ^^^^^ l'Américain Kevin Schwants, sur Su-85 zuki.Deux autres de ses compatriotes ont accédé au podium: Wayne Rai-ney ( Yamaha ) et Eddie Lawson ( Honda ).Rainey a signé un tour-record durant l'épreuve.Avec la venue prochaine du cirque d'accélération de la NHRA, àSanair(25 juin), il est intéressant de constater que foe Amato a remporté les honneurs de la classe Top Fuel des Springnationals, dimanche, dans l'Ohio.Bruce Larsenet Bob Glidden ont respectivement gagné en Funny Car et en Pro Stock.À Brainerd, pour une autre manche mondiale de supermoto en Amérique du Nord, le Montréalais Tommy Douglas (Yamaha) a été le meilleur Canadien avec une huitième place.Gary Goodfellow, 10e.et Rueben McMurter ont éprouvé des ennuis de moteur dans cette manche remportée par le Français Raymond Roche sut Ducati.Le confrère Harold von Kurcb, du Montreal Dai-ley News, a fait tout un plat avec sa non-accréditation de presse au G.P.Ce pigiste avait oublié de nous dire que son directeur des sports.Glen Cole, .n'a pas retenu son nom pour la couverture de l'événement.Au lieu, il a retenu James Baxter, Julian Feldman et Craig Pearson.Au menu des festivités du G.P.du Canada, aujourd'hui, on trouve: journée guidée «portes ouvertes» du Circuit Gilles-Villeneuve, de 11 h à 19 h; compétition navale entre les équipes de formule I sur le bassin, à 14 h; exposition «Jeux d'auto» du sculpteur Réal Patry, au Pavillon du Québec, de 9 h à 19 h (jusqu'à samedi); déjeuner-causerie (marketing) avec Roger Samson, de Molson, au Ritz-Carlton, à 12 h 30.G.B.La formule 1, du théâtre sans acteur GILLES SOURCIER Le cirque de la formule I qui débarquera bientôt chez nous compte 39 pilotes de 12 nationalités différentes.Des Européens, des Asiatiques, des Sud-Américains, un seul Nord-Américain.De tout ce beau monde, les Italiens et les Français sont majoritaires, même si les Italiens, avec 12 pilotes engagés, en comptent deux fois plus que les Français.Tous des gars qui aiment la vie, qui aiment bien boire, bien manger.De vrais Latins, comme on dit souvent.On a même entendu dire que c'est notre accueil chaleureux qui les charmait.En tous cas, ils se sont bien gardés de nous le dire en personne, encore moins de nous le rendre.Après le Grand Prix des États-Unis à Phoenix, il y a une semaine, on s'attendait à les voir s'amener en trombe au Québec pour apprécier notre culture et toutes nos bonnes choses.Pourtant, à quelques jours du G.P.de l'île Notre-Dame, ils se font toujours attendre.Depuis le temps que les pilotes se plaignaient de ne pas passer assez de temps au Québec, on aurait pensé qu'ils voudraient en profiter cette fois.Surtout les Français et les Italiens.Pourtant, ils ne sont toujours pas là.Ni pour le golf, ni pour le tennis, ni pour la pèche, ni pour une descente de la Rivière Rouge, non plus pour un match de soccer amical.Alors, ce beau Québec ?Cette étape paradisiaque de la formule 1?Notre ville «unique»?Hein?Hier malin, dans les bureaux montréalais du G.P., le service aux médias était en chasse.On cherchait à savoir qui crèche où.Pire, on ne pouvait qu'espérer la venue prochaine de ces grands voyageurs du sport, amoureux du Canada et de sa «police montée».« Nous avons expédié des télex aux équipes mais en vain, a expliqué Jean-Jacques Robert, le directeur du service.Depuis deux ans, la formule semble avoir changé: les équipes ne donnent plus d'informations sur leurs allées et venues ».Le chef de presse André Beauséjour se démène aussi avec ce qu'il a en main.Il commande et décommande au fil des heures, suggère des entrevues qu'il espère pouvoir arranger, promet enfin que les dieux de la formule 1 seront là demain.«C'est un fait qu'il n'y a pas d'activités organisées pour les gars de formule 1 cette année, admet-il pour expliquer leur absence.Pourquoi?«Pour diverses raisons: le budget et le temps entre autres».L'an dernier, les journalistes d'ici se sont plaints du manque de disponibilité des pilotes et des gens de F.I en général.Certains protégés de Bernie Ecclestone, le grand patron du cirque, ont effectivement poussé l'insolence jusqu'à bouder les entrevues d'après qualifications, d'autres s'étaient tous simplement abstenus de se pointer à la conférence de presse où on les attendait.La formule 1 est un gros show, une visite annuelle fort attendue des amateurs de happenings.Mais, pour ceux qui doivent y travailler, ça n 'a rien de réjouissant.Une note optimiste cependant: l'entrée en scène d'une douzaine de pré-qualifiés, cette année, risque d'élargir les horizons.Déjà que le spectacle de Bernie en arrache, ses vedettes ne voudront pas leur céder trop de terrain. LA PRESSE, MONTRÉAL.MARD113 JOIN 1989 Douze ans à faire le tour du monde Christian Tortora couvrira dimanche sa 202e course de formule Un Christian Tortora couvrira dimanche son 202e Grand Prix de formule 1.Douze ans passes en Afrique du Sud.en Australie, en Italie, en Allemagne, au Mexique, en Argentine, douze ans à faire le tour du monde je ne sais combien de fois, douze ans à côtoyer- les plus grands.Gilles Villeneuve, Jody Sneckter, Alan Jones, Didier Pironi, Lauda, Senna, Prost.Tortora a subi les contrecoups de la bagarre Labatt-Molson il y a trois ans.Il a perdu beaucoup d'argent, il s'est accroché, a continué à courir le monde pour une pitance avant de se renflouer avec Radio Monte-Carie pour qui il fait la description des courses en direct des circuits tout en maintenant sa collaboration avec Télémédia et Quatre-Saisons.Et le Tor to déprimé de la saison dernière, a fait place à mon vieux copain qui pète le feu à six jours du Grand Prix de Montréal.Il a couvert tous les GP de la saison, de Rio de Janeiro à Phoenix tout en se tapant quatre ou cinq courses de Stéphane Proulx en Formule 3000, l'anti-chambre de la formule Un.Quand il s'agit de remettre ses lecteurs dans le bain pendant la semaine du Grand Prix, c'est toujours Torto qui est la meilleure source.Il possède à la fois connaissance et passion.Ils sont une quinzaine de reporters dans le monde à compter 200 Grands Prix dans leurs calepins de notes, Christian Tortora fait partie du lot.\u2014 Et la saison 1989, comment tu la vois?\u2014 McLaren! Il faut bien revenir à l'écurie McLaren.Que veux-tu, Ron Dennis, le directeur, a eu le génie de réunir les deux meilleurs pilotes au monde, les meilleurs ingénieurs et le meilleur motoriste avec Honda.C'est sûr que ça devient monotone de toujours voir les voitures rouge et blanche de McLaren à la télévision mais on ne peut quand même pas blâmer Dennis d'avoir devancé ses rivaux.C'est la raison même d'exister de la formule Un que de devancer la compétition en course», dit Tortora.La domination écrasante de l'écurie McLaren depuis deux ans déjà, complique la vie de Bernie Ecclestone.On a noté une importante baisse de l'au- dience télévisée dans plusieurs pays du monde.Une des solutions envisagées par Ecclestone serait de trouver un réalisateur qui pourrait prendre la direction de plusieurs reportages de Grand Prix.Un type capable de faire autre chose que de suivre les deux voitures de tête.Une course de formule Un, ce sont des dépassements, des accrochages, des manoeuvres risquées, des bagarres à toutes les positions, pas seulement en tête.On en a eu un bel exemple la semaine dernière en Arizona alors que Patrese et Eddie Cheevers se sont battus pour les troisième et quatrième places.«Je peux confirmer que le nom de Michel Quidoz de Radio-Canada a été mentionné pour plusieurs courses», a indiqué Tortora: «On estime qu'il possède un excellent sens de la course et qu'il sait pressentir les moments intéressants».Mais le meilleur réalisateur du monde ne créera pas le suspense s'il n'y en a pas.Et la majorité des Grands Prix depuis deux ans sont décidés à l'avance.Senna ou Prost, Prost ou Senna.La semaine dernière à Phoenix, Bernie Ecclestone a tenté de trouver quelques solutions.11 a avancé qu'on pourrait handicaper une écurie trop forte en forçant un arràt aux puits.L'idée ne tient pas à l'analyse puisqu'elle va à l'en- Christian Tortora s'apprête a couvrir son 202e Grand Prix de formule Un.Il possède à la fois connaissance et passion.Selon lui, ce sera dimanche la dernière chance de voir une «vraie» course, le circuit Gilles-Villeneuve n'étant pas très rapide.PHOTO MUM Un mensonge qui a tué l'utopie «Mon gros trip, cette année, c'est Stéphane Proulx», s'enflamme Torto.Il a suivi les courses de Sil-verstonc, de Valleguna en Italie, de Pau en France sur place et s'est fait raconter la course de Gérez au moins quatre ou cinq fois.«Je trouve que Stéphane va bien.Il est très doué.D'ici deux ans, il va se retrouver en formule Un.Il est doué et il est fort mentalement.Le problème, c'est qu'il a beaucoup de pression sur les épaules.On le voit comme un autre Gilles Villeneuve.Ce n'est pas un Gilles Villeneuve, c'est un Stéphane Proulx», dit-il.II ne faut pas oublier que la Formule 3 000 est une formule de haut niveau.Les moteurs de trois litres sont performants et déchaînent 500 chevaux.Les caisses sont en fibre de carbone, tout ce qu'ils faut pour juger de ce qu'un pilote a, dans le ventre : « Êt la compétition est féroce.Il arrive que les huit premiers soient dans la même seconde», de noter Tortora.Et le Grand Prix du Canada?Est-ce que Torto l'apprécie tout autant depuis qu'il est tombé dans les mains de Bernie Ecclestone?\u2014 Ben disons qu'on se sent un peu dépossédé collectivement mais la course est bien organisée, c'est certain.Et puis, c'est la dernière chance de voir une vraie course puisque le circuit Gilles-Villeneuve n'est pas très rapide.Après, sur les circuits hyper rapides de Silverstone et de l'Allemagne de l'Ouest, les McLarens vont être toutes seules».contre du principe même de la formule Un.Permettre au meilleur pilote au volant de la meilleure voiture appuyé par la meilleure équipe de gagner une course.On a eu espoir d'une saison mouvementée au premier Grand Prix, celui de Rio de Janeiro alors que Ferrari a décroché la victoire.Mais ce fut bref comme percée.Il faut dire qu'avec la mort du vénérable Enzo Ferrari, c'est la compagnie mère, Fiat, qui a pris les commandes de l'écurie de formule Un.Cesar Florio est compétent mais avant de forger l'esprit de corps d'une grande équipe de Formule Un, il aura besoin d'au moins une autre année.« Mon gros trip, cette année, c'est Stéphane Proulx», s'enflamme Torto.II a suivi les courses de Silverstone, de Valleguna en Italie, de Pau en France sur place et s'est fait raconter la course de Gérez au moins quatre ou cinq fois.«Je trouve que Stéphane va bien.II est très doué.D'ici deux ans, il va se retrouver en formule Un.Il est doué et il est fort mentalement.Le problème, c'est qu'il a beaucoup de pression sur les épaules.On le voit comme un autre Gilles Villeneuve.Ce n'est pas un Gilles Villeneuve, c'est un Stéphane Proulx», dit-il.Il ne faut pas oublier que la Formule 3 000 est une formule de haut niveau.Les moteurs de trois litres sont performants et déchaînent 500 chevaux.Les caisses sont en fibre de carbone, tout ce qu'ils faut pour juger de ce qu'un pilote a dans le ventre: «Et la compétition est féroce.Il arrive que les huit premiers soient dans la même seconde», de noter Tortora.Et le Grand Prix du Canada?Est-ce que Torto l'apprécie tout autant depuis qu il est tombé dans les mains de Bernie Ecclestone?\u2014 Ben disons qu'on se sent un peu dépossédé collectivement mais la course est bien organisée, c'est certain.Et puis, c'est la dernière chance de voir une vraie course puisque le circuit Gilles-Villeneuve n'est pas très rapide.Après, sur les circuits hyper rapides de Silverstone et de l'Allemagne de l'Ouest, les McLarens vont être tout seules». 6* 1APRESSE.MONTRÉAL.MARD113 JUIN 1989 Wilson : « Il fait bon de revenir en force » Les Cubs l'emportent 10-3 face aux Cards Associated Press CHICAGO M Tôt ou tard les Cubs de Chicago devaient retrouver le chemin de la victoire.Mais les Cards de St.Louis auraient souhaité qu'ils attendent une journée de plus.Après trois défaites consécutives aux mains des.Cards et leur première position dans la section Est de la Ligue nationale en jeu, les Cubs ont infligé une raclée de 10-3 aux Cards, hier après-midi.Ils devancent maintenant les Expos par un demi-match au classement.Ryne Sandberg a réussi trois coups sûrs, dont un circuit de deux points, et la recrue jerome Walton a frappé quatre coups sûrs, un sommet dans sa courte carrière.Walton, qui est revenu au jeu dimanche après un séjour sur la liste des blessés, a donné le ton à une offensive de 14 coups sûrs contre quatre lanceurs des Cards, pour aider les Cubs à sauver l'honneur dans le quatrième et dernier match d'une série de quatre contre St.Louis.Chicago a réussi l'exploit malgré l'absence de son as lanceur, Rick Sutcliffe, qui a dû sauter son tour dans la rotation des lanceurs partants à cause de douleurs au dos.Le Canadien Steve Wilson, de Victoria, a donc effectué son premier départ dans les majeures et remporté la victoire, ne donnant que trots coups sûrs en cinq manches.«11 fait bon de revenir en force après ce qui nous est arrivé hier», a dit Wilson, en référen- ce au piètre rendement des six lanceurs des Cubs lors d'une défaite de 10-7, dimanche.«Qu'est-ce que je vous avais dit, a lancé le gérant des Cards, Whitey Herzog.Us nous ont servi une raclée.C'est toujours ce qui se produit lorsqu'on est trop confiant de l'emporter.» Les Cards avaient inscrire cinq victoires consécutives.^pnar-quant 16 points à leurs deux matches précédents, et affrontaient de plus un lanceur sans expérience.«Donnez crédit au kid (Wilson ), a dit Herzog.11 a fait du bon travail et leur a donné cinq bonnes manches, d'autant plus qu'il avait lancé la veille.» Wilson, 3-0, a donné un but sur balles et retiré trois frappeurs sur des prises.«Il a très bien fait, a dit le gérant des Cubs, Don Zimmer.le me serais contenté de quatre ou même de trois manches, mais il a vraiment tiré le maximum de l'occasion qui se présentait.» Scott Terry, 4-6, a subi le revers chez les Cards.Les Cubs ont par ailleurs réinscrit le nom du voltigeur Andre Dawson dans leur alignement, et placé celui du premier-but Mark Grace sur la listé des blessés pour une période de 15 jours, rétroactif au 5 juin.Dawson s'était retrouvé sur la liste des blessés le 9 mai dernier à cause d'une blessure au genou, et deux jours plus tard il subissait une arthroscopic afin de réparer un cartilage endommagé.Hughes Bergeron gagne le tournoi des Manufacturiers ¦ Hughes Bergeron, du club de Drummondville, a remporté, hier, le tournoi des Manufacturiers, sur le parcours de 6 600 verges de Beauchàteau, à normale 72, en enregistrant un score de 73 coups.Bergeron a devancé Martin Miller, de Terrebonne, par trois coups.«Comme j'avais travaillé ici une année comme ad- C\" lint, aux côtés de Jean-Marc adouceur, je pense que j'avais un avantage sur les autres concurrents, a déclaré Bergeron.Le vent, ici, a effrayé plusieurs de mes confrères.Les verts sont, à mon avis, les plus petits dans toute la province.Il faut beaucoup de précision pour réussir.» Bergeron, qui a réussi deux birdies et commis trois bo- Seys, a touché une bourse de 750 et Miller a empoché $575.Hughes a été champion junior du Québec en 1984.Il a fait partie de l'équipe provinciale pendant trois ans.À l'âge de 17 ans, il a participé au championnat du monde junior à East Aurora, dans l'Etat de New York.Ce tournoi annuel à.réuni, hier, 62 adjoints.Derrière les meneurs, on a retrouvé à égalité, au troisième rang, à 78: Mario Morency, du Country Club, son frère Martin, du club Le Portage, Mario Du-caire, de Green Valley^ Claude Populus, de l'Ile Perrot, et John Hayward, du Royal Montreal.Ils ont tous obtenu une bourse de $295.Ryne Sandberg, des Cubs, et Vince Coleman, des Cards, suivent le déroulement du jeu au champ centre après que Coleman eut volé le deuxième but en première manche hier, à Chicago.PHOTO AP Frey: «Mon sort est désormais entre mes propres mains» Le releveur gaucher veut prouver sa valeur aux Expos DENIS ARCAND envoyé spécial La Presse A ST.LOUIS ¦ Hier, conséquence du pèlerinage de Joe Hesketh à Indianapolis, Steve Frey était le seul releveur gaucher dans l'avion qui emmenait les Expos à St.Louis.Frey n'est pas un imbécile, alors il n'a pas raconté au premier scribe venu que le malheur de l'un fait le bonheur de l'autre.Mais il est clair que les angoisses existentielles qui affligent le psyché et la glissante de Hesketh représentent la chance d'une vie pour Frey, après cinq années dans les mineures.« En tout cas, disons que 1989 est une grosse année pour moi », a concédé Frey, qui a 25 ans.«Ça fait deux ans et demi que j'affirme être mentalement prêt pour les majeures, dit-il.C'est maintenant' le moment de le prouver, pour que les Expos concluent la même chose.» Frey avait fait cette affirmation aux Yankees et aux Mets avant que les Expos lui donnent la chance de la prouver il y a un mois.Repêché par les Yankees en 1983, il n'a abouti à Montréal qu'après cinq années et deux échanges.«Ça m'a pris quatre ans à monter les échelons dans les filiales des Yankees.En 1987, j'étais convaincu d'avoir une chance d'être le deuxième gaucher de l'enclos, derrière Dave Righetti.Mais juste avant le camp, ils m'ont échangé aux Mets.» Il a passé un an dans la filiale AAA des Mets avant d'être échangé à l'organisation des Expos.11 n'est pas évident que Frey va rester bien longtemps le seul gaucher de l'enclos.Les Mets et leur alignement riche en frappeurs gauchers s'en viennent et les Expos travaillent à un échange.Un sport bizarre Mais dans l'immédiat, Frey sait ce que l'absence de Hesketh signifie pour lui : «Je vais lancer plus souvent, dit-il.Je ne sais pas si ça signifie que je vais lancer plus de manches, nuance-t-il.Pour l'instant, toute l'approche de l'enclos est de mettre le match à la portée de Tim Burke.Alors j'ai l'impression que je vais être utilisé souvent, mais dans certaines situations bien précises comme sortir un ou deux frappeurs gauchers.» «Mais le baseball est un sport bizarre.Tout change tout le temps.Juste avant que j'arrive, par exemple, les partants en arrachaient terriblement et les receveurs faisaient des heures supplémentaires.Et depuis, c'est plutôt sporadique côté relève.» La même approche Frey affirme qu'il conservera la même approche au monticule et hésite même à considérer sa situation actuelle comme un point tournant.«Je dois simplement continuer à retirer les frappeurs, dit-il.Mon sort est désormais entre mes propres mains.» «Dans les mineures j'ai toujours eu de bonnes statistiques et tout ce que j'ai à faire pour rester ici, c'est de continuer.» À Indianapolis, Frey avait la réputation d'en arracher contre les frappeurs droitiers, mais il ne s'est pas mal débrouillé depuis son arrivée avec les Expos.Il a une fiche de 1-0 et une Mi'M de 0,87 en 10,1 manches.« |e me répète toujours que la seule différence entre le jeu des majeures et celui du AAA est qu'on joue devant 12000 ou 15000 personnes dans les mineures et devant des foules plus grosses dans les majeures»; a déclaré Frey, qui dans ce cas, doit se trouver parfaitement à l'aise au stade Olympique. LA PRESSE, MONTREAL, MARD113 JUIN 1989 7 Hesketh accepte un court séjour dans les mineures Le gaucher lancera ce soir à Nashville DENIS ASCANO envoyé special La Presse A ST.LOUIS ¦ {oc Hesketh est à Nashville, mais ce n'est pas pour pleurer sur la tombe d'Elvis.Le gaucher a accepté de se rapporter aux Indians d'India-napolis, qui jouent ce soir dans la capitale du Tennesse, où il entreprendra un séjour «à court terme» dans les mineures.Le vétéran ne pouvait être forcé à cette rétrogradation et a accepté après consultation avec son agent, Jim Bronner.Les Expos ont décrit l'assignation de Hesketh à leur filiale AAA comme temporaire et visant à permettre au gaucher de reprendre la maîtrise de sa glissante et sa confiance en soi.À ce chapitre, la route risque d'être cahoteuse: Hesketh a une fiche trompeuse de 4-2 et de deux victoires protégées, mise en perspective par sa MP M de 9,78.En 21 matchs et en 19,1 manches, il a accordé 22 points, 27 coups sûrs et 16 buts sur balles.La voie des échanges Hesketh commencera le match de ce soir contre Nashville et lancera durant trois manches.Il sautera le match de demain et sera disponible pour deux autres manches jeudi.Sa rétrogradation remet en lumière les tentatives renouvelées des Expos d'acquérir un re-leveur par voie d'échange.Dans l'immédiat, les Expos ont indiqué qu'ils rappelleraient un lanceur d'Indlanapo-lis, mais n'ont pas dévoilé son identité hier, toutes les personnes n'ayant pas été rejointes.AU MONTICULE AUJOURD'HUI ¦ Les Expos entreprennent ce soir à St.Louis, 19 h 35, une série de trois matches contre les Cards.Mark Langs ton (1-1) sera opposé à (ose De Leon (8-3) dans ce premier match présenté sur les ondes de TSN.Langston présente une fiche de 0-1 contre les Cards, à la suite d'un revers de 5-2 encaissé le 7 juin, à ses débuts à Montréal.DeLeon, lui, a battu les Expos en deux occasions cette saison.Il a conservé une MPM de 2,35 lors de ces deux départs.S'ils veulent absolument un releveur gaucher pour tenir compagnie à Steve Frey dans l'enclos de relève, ils pourraient rappeller Joel McKeon, un ancien des White Sox de Chicago qui a connu des jours meilleurs avant d'aboutir dans la ligue AAA du Mexique cette saison.Il a été engagé par les Indians il y a quelques semaines.Il a maintenant une fiche de 2-0 et une MPM de 2,70 en 10 23 manches.Parmi les autres candidats possibles, mentionnons les droitiers Jay Bailer et Sergio Valdez.|§We5 ¦ Si les rele-B veurs ont posé des points d'interrogation depuis le début de la saison, ce n'est certes pas le cas pour le droitier 77m Burke.En 18 présences depuis le 29 avril, Burke a été de loin le releveur le plus fiable des Expos.Il a compilé un dossier de trois victoires contre aucun revers et a protégé neuf gains, présentant une moyenne de points mérités de 2,14.Il possède déjà 61 sauvetages, soit le troisième plus haut total de l'histoire des Expos derrière Jeff Rear-don et Mike Marshall.Tim Walloon domine la Ligue nationale avec 20 doubles, soit un de plus que Pedro Guerrero, des Cardinals, et Tînt Raines.La saison dernière, c'est Andres Galarraga qui avait dominé la Ligue nationale avec 42 doubles au total.PC ARRETEZ-VOUS MAINTENANT! Amé»
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