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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1989-06-27, Collections de BAnQ.

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[" QUËRIN ^ I ,i meleo Auiourd hw: Ennuagement jverses ou orages disperses Minimum 15' Maximum 26' Demain: Quelques averses ou orages DÉTAILS PACE A2 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D AMERIQUE 4\t\u2022 MONTREAL.MARDI 27 JUIN 1989\t105* ANNEE N° 243\t72 PAGES.6 CAHIERS\tHors de la zone métropolitaine 45 cents *U Ailleurs au Quebec 50 cents ¦ îles de La Madeleine 90 cents 3\t5' 9HHHB\t\t\t\t\t Aujourd'hui B0urassa accepte la démission du grand argentier du PLQ, Tommy D'Errico La défaillance du reacteur principal d'un sous-marin soviétique à propulsion nucléaire force le navire à se traîner, a quatre noeuds, jusqu'à sa base de la péninsule de Kola.B3 EUROPE Le president Mitterrand hausse le ton devant le refus du premier ministre Thatcher d'engager pleinement la Grande-Bretagne en faveur de l'union monétaire européenne.Dl RENTES En 2005, la reserve accumulée du Regime des rentes du Quebec sera épuisée si les cotisations sont gelées a 4.6 p.cent des salaires, taux qui sera atteint des 1991.S2 PETE ROSE Selon le rapport de 225 pages rendu public hier d'un enquêteur, Pete Rose aurait parie de fortes sommes sur les matches des Reds de Cincinnati entre 85 et 88.f ÉkÊL Cl LA MODE Une petite tenue de jour qui ressemble au pyjama, tant par la coupe que par le tissu, et qui va faire courir les plus jeunes à toutes jambes, tout l'été, en tout confort.Sommaire Annonces classées immobilier.C4 a C7, D10 marchandises.010.DIT emplois.D11 à 015 automobiles.013, 014 propositions d'affaires.04 Arts et spectacles Informations.B4 à Bfl horaires.B6 Bandes dessinées.D11 Bridge.B8 Décès.D15 Économie.D1 a D9 Étes-vous observateur?.C4 Feuilleton.:.C5 Horoscope.C6 La mode.C1àC3, C8 Le monde.B3, D16 Mots croisés.D13 «Mot mystère».D12 Sports Andre Turblde.- 6 Réjean Tremblay.S Mots croisés.10 Télévision.B5 CILLES NORMAND du bureau de La Prcv*t QUÉBEC Le premier ministre Robert Bou-rassa a accepté, hier, la démission inattendue de l'homme d'affaires montréalais Tommy D'Errico.de la présidence de la commission des finances du Parti libéral du Québec (PLQ).La décision du président de Boa- Un culturiste incrimine Julie Rocheleau d'après Canadian Press TORONTO Julie Rocheleau-Baumann, la meilleure spécialiste canadienne des haies, a acheté des sté-roides et des hormones de croissance d'un culturiste québécois.Celui-ci, qui a admis avoir été le fournisseur de plusieurs athlètes, a témoigné hier à Toronto devant la commission d'enquête sur l'usage des drogues dans le sport amateur.Benoit Lévesque, âgé de 29 ans, u déclaré sous serment que Rocheleau-Baumann \u2014 l'athlète par excellence au Quebec en 1988 \u2014 l'avait approche au mois de juin, l'année dernière, pour s'enquérir de la possibilité d'acheter des drogues.Rocheleau-Baumann.originaire de Saint-le mine mais qui vit maintenant en Suisse, a refusé de témoigner devant la commission présidée par le juge Charles Dubin.L'athlète de 25 ans a récemment échoué un test anti-dopage qu'elle avait dû subir sans avertissement, dans la cadre du nouveau programme de tests mis sur pied par l'Association canadienne d'athlétisme.Rocheleau-Baumann, qui avait terminé sixième aux |eux olympiques de Séoul, a toutefois nié avoir consommé du stanozolol, la même drogue qui a privé Ben lohnson de sa médaille d'or.$2000 pour des hormones Lévesque, qui a été M.Montreal, M.Québec cl M.Est du Canada, a témoigné en français, il a raconté que Rocheleau-Baumann l'avait appelé après avoir obtenu son nom de l'haltérophile Jacques Demers.Les deux hommes s'étaient connus sur le plateau de tournage du film La Guerre du feu.Étudiant en architecture et en traduction, Lévesque a dit que Rocheleau s'était présentée sous le nom de « Chan tel le», lorsqu'ils se sont rencontrés dans un terrain de stationnement.À cette occasion, Rocheleau a offert $2000 en échange des hormones qui proviennent de cerveaux de cadavres humains.« |e lui demandais sans cesse ce qu'elle faisait pour avoir un tel physique, a déclaré Lévesque.Elle m'a dit qu'elle s'appelait Julie Rocheleau et que je ne devais dévoiler nos transactions à personne, car elle était très préoccupée par sa réputation auprès du public».Lévesque a déclaré que Roche-VOIR ROCHELEAU EN A 2 ver Asphalte de quitter l'exécutif du PLQ ne doit d'aucune façon être interprétée comme un aveu de culpabilité, relativement aux allégations de favoritisme dont il a fait l'objet, a insisté le premier ministre, dans une brève interview accordée à La Presse.Devenu la cible, depuis plus de trois semaines, de l'opposition pè-quiste, dont les questions à l'Assemblée nationale le reliaient à la révision controversée du zonage agricole de Laval, M.D'Errico a remis sa démission au premier ministre, en disant sa situation intenable pour sa famille, pour ses entreprises et même pour le PLQ au sein duquel il militait depuis plusieurs années.Conformément à ce qui avait été convenu avec les collaborateurs du premier ministre, au moment où ils s'enquéraient auprès de M.D'Errico du bien-fondé ou non des allégations dont il faisait l'objet, le prési- dent de Beaver Asphalte, rentré de vacances en Italie dimanche, a rencontré M.Bourassa hier.Précisant que M.D'Errico demeurait président de la commission des finances tant qu'un successeur ne lui aurait pas été désigné, M.Bourassa a précisé qu'on examinerait au cours des prochains jours la mise en branle du processus de remplacement.«M.D'Errico sou- VOIR D'ERRICO EN A 2 PHOTO RADIO CANADA Tommy D'Errico: une situation intenable 11 RETRAITS SUR 3 PRISES PHOTO REMI LEMEE.U Presse Pascual Perez a lancé un match magistral, et les Expos ont sorti Dwight Cooden avec un barrage de cinq points à la quatrième manche pour se hisser au premier rang du classement grâce à une victoire de 5-1.Perez a limité les frappeurs des Mets à cinq coups sûrs, il en a retiré 11 sur des prises et n'a accordé aucun but sur balles.Spike Owen a été la vedette offensive du match en cognant un circuit de trois points.Les Cubs de Chicago ayant perdu contre les Pirates de Pittsburgh, les Expos se retrouvent en tête, un demi-match devant les Mets.Cahier Sports, pages 2, 3 et 7 L'ombre de Master B plane toujours sur Montréal-Nord BRUNO BISSON 41 La petite ¦ salle communautaire de Montréal-Nord était bondée quand l'état-major de Master B a débarqué.Ils n'avaient pas besoin de présentation.A leur arrivée, il y eut des flottements, des silences pleins de sous-entendus parmi les quelque 300 personnes présentes à la fête.C'était en février dernier et rien, alors, ne laissait présager la débâcle du mieux organisé et du plus structuré de tous les gangs de jeunes de Montréal.A Montréal-Nord, Saint-Léonard et sur une grande partie de Rosemont, Master B était encore souverain.«À la fin de la soirée, il y avait 300 personnes qui se disaient membres ou sympathisants de Master B», se rappelle avec un brin d'amertume M.Philippe Turcotte, professeur au collège Marie-Vic tori n et animateur du projet Action-Jeunesse.L'anecdote est lourde de sens.Bien sûr, aucune de ces 300 personnes n'adhérait aux méthodes du jeune gang qui contrôlait un réseau de prostitution juvénile florissant.Mais ses jeunes chefs paraissaient bien et, dans les fêtes communautaires auxquelles ils participaient assidûment, leur conduite était impeccable.Dans la communauté, ils étaient beaucoup à penser que leur réputation de jeunes criminels était surfaite.Cette anecdote est aussi révélatrice du malaise qui persiste depuis trois ans à Montréal-Nord, VOIR MASTER B EN A 2 m A 7: Le fossé se creuse entre parents haïtiens et leurs enfants Tout «baigne dans l'huile» au Rhode Island! WES BOISVEBT_ NEWPORT.Rhode Island g*M I y a peut-être deux ou trois \"m vilains dans cette affaire, mais ils auront permis de découvrir au moins un millier de héros!» Ainsi en a décrété hier l'animateur d' # <- - I \" I LA MÉTÉO\t\t\t Québec\t\t\t \tMm.\tMil.\tAufOunfhui Abitibi\t10\t21\tNua., orages Outaouais\t13\t25\tDel variable Laurentides\t15\t26\tEnnua., orag.Cantons de I Est\t15\t26\tEnnua.orag.Mauricie\t14\t27\tNèbu., crois.Quebec\t14\t27\tNèbu., crors.Lac-Samt-Jean\t12\t24\tEnnua., orag.Rimouski\t13\t25\tEnnua., orag.Gaspesie\t13\t26\tEnnua., orag.Baie-Comeau\t10\t20\tCiel variable Sept-lles\t10\t20\tCiel variable Canada\tMin.\tMu.\tAinourdtM Victoria\t11\t19\t Edmonton\t6\t21\t Regma\t10\t19\t Winnipeg\t15\t20\t Toronto\t22\t29\t Fredencton\t12\t29\t Halifax\t12\t23\t CharkJttetown\t11\t19\t Saint-Jean\t15\t26\t -\t\tf-\t- Etats-Unis Boston\t19\t28 M -Orléans\t23\t31 Buffalo\t20\t28 Pittsburgh\t21\t31 Chicago\t18\t33 S.Francisco\t13\t19 Miami\t23\t31 Washington\t24\t34 New York\t22\t32 Dallas\t22\t32 les capitales\t\t\t\t \tfa*.\tMat\tm.\tUn.Amsterdam\t11\t21 Madrid\t14\t24 Athènes\t20\t34 Moscou\t16\t28 Acapulco\t24\t32 Mexico\t11\t26 Berlin\t16\t29 Oslo\t14\t17 Bruxelles\t13\t30 Parts\t17\t29 Buenos Aires\t6\t17 Rome\t17\t30 Copenhague\t14\t23 Seoul\t21\t27 Genève\t15\t27 Stockholm\t22\t25 Hong Kong\t26\t28 Tokyo\t19\t29 Le Caire\t21\t36 Trinidad\t\u2014\t31 Lisbonne\t19\t32 Vienna\t16\t26 Londres\t15\t23\t\t wétui 4/ juin ijoj i Mardi 27 Juin 1989 T Où donner son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge tient des cliniques aux endroits suivants : \u2022 à Montréal: Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de 9 h a 20 h; \u2022 à Massueville : Saint-Aimé et Massueville, école Christ-Roi, 270, rue Bonse-cours, de 14 h 30 à 20 h 30; \u2022 à Montréal : Place Victoria, hall d'entrée, 800, place Victoria, de 9 h 30 à 16 h 30; \u2022 à LaSalle: Brasserie La-batt Ltée, salle de réception, 50, avenue Labatt, de 10 h à Il h 30 et 13 h à 16 h 30; \u2022 à Saint-André-Est : parrainée par le Club Optimiste Saint-André-Est, église Saint-André-Apôtre (sous-sol ), rue Principale, de 14 h 30 à 16 h 30 et 18 h à 20 h 30.mmirn «impie bénévole, a travaille contre le oui au référendum, il a fait du porte à porte et a été membre de la commission isannuel à Montréal, qui doit d'ailleurs à Lucien Saulnier, décédé jeudi dernier, d'avoir adopté en I96I la technologie française du roulement sur pneus pour son «plus beau métro du monde», contre l'avis de l'ex-maire lean Drapeau qui préférait la solution du monorail.Dans son allocution d'ouverture, M.Abe Limonchik, conseiller municipal et membre du conseil d'administration de la STCUM, a d'ailleurs souligné que le métro avait bien vieilli depuis 1966.Il a insisté sur le nécessité d'introduire des innovations technologiques, de prolonger la ligne 5 jusqu'à Anjou et de développer la future ligne 7, de Rivière-des-Prairies à la station Pie IX.M.Limonchik n'a toutefois pas fixé d'échéancier pour la réalisation de ces projets.Le plan du ministre des Transports Marc-Vvan Côté, présenté en août dernier, ne prévoit d'ailleurs que le prolongement de la ligne 5.Le gouvernement du Québec finance 32 p.cent du coût du transport en commun à Montréal.Selon M.lean Leroy, secrétaire du réseau de Lille, en France, la fonction principale du CPMP est de mettre au point des cahiers des charges communs à toutes les villes membres: Mexico, Santiago du Chili, Paris.Lille, Lyon, Marseille et Montréal.Ainsi, les compagnies Bridgetone et Michelin, qui partagent le monopole de la fabrication des pneus pour métropolitains, doivent réduire leurs prix et offrir des garantis identiques à tous les acheteurs.Un seul pneumatique coûte autour de SoOO.le seul réseau montréalais romme 7SQ voitures qui roulent sur plus de 6000 pneus.Des cadres responsables De son côté.M.Francis Therrien, responsable des ressources et de la qualité à la STCUM, a souligné les efforts fait depuis 1987 par la Société de transport pour alléger sa structure administrative et responsabiliser ses cadres supérieurs.«Nous avons dû revoir les rôles de tous les gestionnaires et circonscrire les champs de compétences, a-t-il expliqué.Nous avons éliminé deux paliers hiérarchiques et fait passer de quinze à huit le nombre des personnes qui rendent compte de la qualité du service devant la présidente.Mme Louise Roy.Inutile de dire que nous vivons des changements profonds.» C'est à Mexico que le réseau de métro sur pneumatiques connaît l'expansion la La Tour de l'horloge se refait une beauté PATRICK GRAND JE AN ¦ La Tour de l'Horloge, actuellement sous les échafaudages, se refait une beauté.Alors que le plan d'aménagement, d'un montant de cent millions, s'échafaude dans ses bureaux, le Vieux-Port de Montréal dépensera $300000 pour rénover ce monument qui, au fil du temps, est devenu son emblème.«Cette tour symbolise le Vieux-Port et son renouveau.Il fallait la préserver», explique M.Cilles Biais, directeur des services de la construction.«Elle avait grand besoin de réparations.Par endroits, l'ossature du bâtiment était corrodée par l'humidité et certaines frises étaient endommagées.Ces garnitures décoratives devenaient dangereuses pour le public.» Érigée en 1919 à l'extrémité de la jetée Victoria, la Tour n'avait pas été repeinte depuis l'Expo 67.La rénovation en cours vise à réparer la structure, à remplacer les frises endommagées, ainsi qu'à repeindre le monument.Le nouveau « look » de la Tour de l'Horloge devait être dévoilé le 15 juillet, mais le remplacement des frises a occasionné un retard d'un mois.Les travaux avaient débuté en février.C'est donc le 15 août prochain que les Montréalais pourront de nouveau visiter le monument, inauguré en 1922, qui rappelle le courage des marins de la Marine marchande disparus lors de la première guerre mondiale.« Nous replacerons la série de panneaux explicatifs qui illustrent la vie de la tour et de l'ancien port de Montréal», explique M.Biais qui, par ailleurs, ne signale aucune innovation dans l'aménagement ou la conception de la tour.L'ensemble, très sobre, est constitué de la tour principale de 45 mètres de haut et d'une tour voisine, plus petite.En gravissant les 192 marches (les.douze niveaux) de la vieille tour, on peut jouir d'une belle vue sur le Vieux-Montréal ou sur le fleuve.On peut également le faire à travers les vitraux des quatre cadrans, d'un diamètre de 3,6 mètres, de la grosse horloge.Son mécanisme se trouve au huitième niveau.Au départ, la Tour de l'Horloge servait de façade aux galeries de convoyeurs à grain du port central, peu esthétiques, qui ont été détruits lors du déménagement du port.Aujourd'hui, la Tour pointe vers l'azur, isolée, au bord du fleuve.plus formidable.Inaugure il y 20 ans, le métro de Mexico rnmnte huit lieneset 141 km de voies (contre 64 km à Montréal).Un milliard 476 milles usagers utilisent chaque année ce moyen de transport.Mexico, avec ses 19 millions d'habitants, est la plus grande ville du monde.Un métro infiniment plus modeste, le réseau lillois, est intéressant au point de vue technique.Conçu par la compagnie Matra, les rames sont entièrement automatisées et fonctionnent sans conducteurs.Un système «anti-suicide» interdit aux usagers l'accès au quai entre l'arrivée de chaque train.L'automatisation de plus en plus poussée est d'ailleurs la solution technique retenue pour les années 90.Les agents de conduite du métro montréalais ne contrôlent d'ailleurs que la fermeture des portes et le démarrage des rames.Mais à l'horizon 92, la célébration du 350ème anniversaire de la ville de Montréal, ce monument s'inscrira dans un nouvel ensemble.Dans un mois, en effet, la société du Vieux-Port de Montréal devrait dévoiler son plan d'aménagement de ce vaste territoire qui borde le fleuve.Ce plan prévoit, à ce jour, l'implantation sur les berges d'équipements culturels, dont un musée ferroviaire.PHOTO PAUL-HENRI TAISOT, U Prêts» Érigée en 1919 à l'extrémité de la jetée Victoria, la Tour n'avait pas été repeinte depuis l'Expo 67.Le cadavre n'a pas été dépecé.CILLES ST-JEAN ¦ Le corps d'un homme assassiné { dimanche après-midi dans le ^ quartier Côte-des-Neixes a été identifié hier comme celui de Sa-thiyanantham Subramaniam, 34 ans et résidant du quartier.Il a été poignardé par trois hommes qui ont pris la fuite à bord d'une fourgonnette blanche que la police cherchait toujours.Mais une source digne de foi qui a vu le corps a indiqué hier qu'il n'avait été ni dépecé ni mutilé, comme le donnaient à croire les titres de certains journaux.Sathiyanantham Subramaniam a été atteint d'un coup de couteau au rectum, qui lui a fait perdre une quantité considérable de sang.Son décès a été constaté à son arrivée à l'Hôpital général juif.La victime aurait également été frappée à l'aide d'un objet contondant.Subramaniam, qui était d'origine indienne ou tamoule, aurait été victime d'un règlement de comptes.U s'agit de la 43e victime de meurtre cette année sur le territoire de la CUM.L'enquête a été confiée au sergent-détective André Savard, de la section des homicides.Ouerelle fatale D'autre part, Danny Larouche, âgé de 22 ans, a comparu hier en Cour du Québec relativement à la mort d'un adolescent âgé de 16 ans qu'il hébergeait chez lui depuis près d'un an et avec lequel il s'est querellé dimanche soir, lui assénant présumément un coup de couteau mortel.La querelle aurait pris naissance dans un bar de la rue Saint-Denis où les deux protagonistes s'étaient rendus dimanche en fin d'après-midi.La copine de l'agresseur aurait été au centre de la dispute.Après une trêve, ils se seraient à nouveau disputés à leur appartement, et l'adolescent aurait été atteint d'un coup de couteau de chasse.Transporté à l'hôpital Saint-Luc vers 21 h 30, il est mort vers minuit.La victime a été identifiée comme lean Landrevil-le, originaire de la région de Cha-pais.Il s'agit du 44e meurtre de l'année sur le territoire de la CUM.Le sergent-détective Jacques Das-tous a fait l'enquête.Les pièges de la circulation O Jusqu'à la fin du mois de juillet, boulevard Rene-Lèvesque, entre Université et Mansfield, les véhicules sont déviés dans la partie nord en raison d'Importants travaux.Deux voles de circulation dans chaque sens sont maintenues ouvertes.O L'avenue Vlger, entre Saint-Denis et Sangulnet, a deux voles obstruées en tout temps.La rue est fermée la fin de semaine.La sortie de l'autoroute Ville-Marie vers le boulevard Saint-Laurent est fermée totalement.La rue Sangulnet, entre l'avenue Vlger et la rue de La Gauchetlè-re, est fermée totalement.O Le pont Woodland, entre le boulevard de La Vérandrve et le boulevard Champlaln, est Interdit aux camions et autobus.g Une vole du boulevard Crémazle nord, entre Saint-Denis et Drolet, est obstruée en tout temps sur le côté sud.La rue Drolet, entre le boulevard Crémazle nord et le boulevard Cré- mazle sud, est fermée à toute circulation.O La rue de la Montagne, entre les rues Notre-Dame et Saint-Jacques, est fermée à toute circulation.O Le boulevard de Malsonneuve entre McGIII College et Mansfield a deux voles obstruées sur le côté sud.O Le boulevard de Malsonneuve, entre University et McGIII College, a une vole obstruée.O La rue Peel, entre Sainte-Catherine et la place Mont-Royal, a deux voles obstruées.O La rue Saint-Jacques, entre Saint-François-Xavier et Saint-Jean, a deux voles obstruées en tout temps.09 La rue Saint-Antoine, entre Saint-Pierre et McGIII, a deux voles obstruées sur le côté sud.À la même hauteur, Saint-Jacques a deux voles fermées à la circulation et le stationnement est Interdit sur le côté sud.ID L'avenue du Président-Kennedy, c m BOUL DE MAISONNEUVE __-> 1_i i_ _ pRU^SHERBROOKE^^^^^ n ZZZ -, r\u2014l AVE DU PRÉSIDENT-\"^ KENNEDY , ._| RUE STE- CATHERINE -1 l_I i_ entre McGIII College et Mansfield, est fermée à toute circulation.S La rue Sainte-Catherine, entre McGIII College et University, a une vole obstruée sur le côté nord.OD La rue Metcalfe, entre de Maison-neuve et Sherbrooke, a une voie obstruée sur le côté est.Le stationnement y est Interdit en tout temps.O La rue Sherbrooke, entre Bishop et Crescent, a deux voles obstruées sur le côté sud.La rue Bishop, entre de Malsonneuve et Sherbrooke, a une voie obstruée sur le côté est.E) La rue de la Commune entre Berri et Saint-Laurent a une vole fermée en tout temps, et deux pistes obstruées hors des heures de pointe.CD La place cfYouvIlle sud, entre McGIII et Saint-Pierre, est fermée à la circulation.La place d'Youvllle nord sera à deux sens pendant les travaux et les arrêts y sont interdits.09 La rue Saint-Jean, entre Notre-Dame et Saint-Sacrement; et la rue Saint-Sacrement, entre Saint-Pierre et Saint-François-Xavier, sont fermées à la circulation.03 La rue Guy, entre Sainte-Catheri- ne et René-Lévesque, a une vole obstruée sur le côté ouest.09 La rue Roy, entre Parc-Lafontaine et Saint-Tlmothée, est fermée à toute circulation.L'avenue du Parc-Lafontaine, entre Cherrler et Rachel, a deux voles obstruées sur le côté ouest.63 La rue Mentana, entre Rachel et Cherrler, est fermée à la circulation automobile.CD Le boulevard de Malsonneuve, entre Saint-Denis et Sangulnet, a deux pistes obstruée en tout temps.Les arrêts sont Interdits sur le côté nord.6S La rue Notre-Dame, entre Berri et Amherst, est fermée complètement.O) Des travaux de réaménagement sont effectués à l'Intersection de la route de la montée Monette et du rang Saint-André entre l'autoroute 15 et Saint-Philippe-de-la-Pralrie.Ces travaux doivent durer jusqu'à la fin septembre.Un détour est aménagé.O) À partir du 3 juillet, des travaux débuteront sur l'autoroute 20 entre Sainte-Julle-de-Verchères et Saint-Matthieu de Beloell.Ces travaux, qui se termineront le 23 lulllet, auront Heu la nuit.La circulation sera déviée à contresens sur toute la longueur du chantier.VENEZ FAIRE UN SAW! r\".A4» LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 JUM 1989 Le climat de travail s'améliore dans les hôpitaux du Québec ¦ Le climat de travail s'améliore dans les hôpitaux du Québec, mais il faudra plusieurs semaines avant que tout le système ne soit remis sur les rails.Tant que l'entente de principe entre le gouvernement et la Fédération provinciale des infirmières et infirmiers (FllQ) n'aura pas été soumise aux 40 000 syndiqués, la situation restera incertaine.Hier, par exemple, les infirmières de la Cité de la santé, à Laval, décidaient de poursuivre leurs pressions jusqu'à la tenue de leur assemblée générale, ce soir.iQuCm» j **.>k*4v!«h iiiouitJiaaw Uw » l il tente.Selon Lucille Auger, porte-parole de la fédération, tous les syndicats devraient s'être prononcés sur l'entente d'ici le 7 juillet.Plusieurs assemblées générales auront lieu cette semaine.Il est encore beaucoup trop tôt pour connaître le pouls des syndiqués.« L'insatisfaction, nous savons qu'elle existe chez certains de nos membres, et c'est normal.Mais, il ne faut pas oublier que nous sommes 40000 », fait remarquer Mme Auger.En attendant les résultats, les directions d'hôpitaux se montrent prudentes.« Même si les pressions sont officielle- :_;-rr.d_rr, :'.; ?h~ re- tard à rattraper », dit le Dr Marcel Boulanger, directeur des services profession- n»fc A t'Incfitut nritlnlnfU llvtJ, U « 111 jli i U> u w wM.Uaw.w^.v \u2014 - Montréal.Il espère rouvrir des lits, peut-être une douzaine, à compter d'aujourd'hui.En chirurgie, les activités augmenteront progressivement.Les interventions chirurgicales devraient passer de 3 à S par jour.A l'hôpital Sacré-Coeur, on compte rouvrir une vingtaine de uts au cours de la semaine.Selon Michel Gauthier, du service de relations publiques, le travail reprend progressivement.L'enthousiasme était moins grand à rhAr.it»! .\u2022 .x.iivaMiv4»i uu \\.auaua Ci v-ui^r- man Chemical de Stoney Creek, en Ontario, que l'organisme tient responsable de maladies et de décès.Elle pourrait réclamer jusqu'à $ 100 millions en dommages-intérêts, a fait savoir son président, Jerry White.L'Association représente 165 ex-ouvriers chargés de la pulvérisation ou des membres de leur famille, y compris des femmes dont l'époux est mort de cancer ou dont les enfants sont nés affligés de malformations congénitales qui pourraient être at-tribuabfes a l'exposition de leur conjoint au Bmshkill, selon M.White.Plus de 200 hommes ont été engagés pour pulvériser un défoliant de marque Bmshkill le long de lignes à haute tension, au Nouveau-Bruns-wick.entre 1954 et 1966.Le Brush-kill était composé d'un mélange de produits contenant de la dioxine, considérée comme l'une des poisons synthétiques les plus toxiques.A l'époque, les hommes s'étaient fait dire que le Brush kill était iuoffensif.Une étude actuarielle commandée par l'organisme en 1984 a constaté que 75 de ces 204 personnes étaient décédées, ce qui est plus du double du taux de mortalité au sein de la population en général dans cette province.Depuis, neuf autres hommes sont morts.Précèdent La poursuite, affirme le directeur exécutif de l'organisme.David Donnelly, pourrait créer un précèdent en ce qu'elle «servira à tester l'étendue de la responsabilité de manufacturiers qui exposent les consommateurs à un degré de risque inacceptable».SODA recevra une aide financière du Fonds canadien de défense de l'environnement, pour lequel cette poursuite constitue l'une des plus significatives de l'histoire du droit de l'environnement au Canada.Feux de forêt : retour à la normale commerciaux seulement sans nantissement Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 Offrez-vous des vacances de rêve: la chambre, le repas du soir, le petif déjeuner et la pratique gratuite des activités nautiques et des sports de plein qir.Prix par personne par iour en occupation double i(toie et service inclus).IX 87 ¦ La grande majorité des feux de forêt qui sévissent actuellement au Québec sont sous contrôle et les 75 employés de ia cemniic LG-t évacués samedi soir en raison d'un incendie menaçant ont pu reprendre le travail hier après-midi.Selon les ministères québécois de l'Énergie et des Ressources, la situation redevient normale après une fin de semaine plutôt «chaude».Au cours de la seule journée de samedi, la foudre a allumé 66 nouveaux feux, ce qui portait à 72 le nombre d'incendies sur le territoire dit de «surveillance intensive», particulièrement dans la région de Saguenay-Lac-Saint-Iean, de Chibougamau, du barrage Couin et du lac Mistassini.Tous les avions citernes du gouvernement ont été mis à contribution.Les deux sinitres les plus importants sont toutefois survenus dans le territoire situé au nord du 52e parallèle, détruisant 18 000 hectares de forêt et nécessitant l'évacuation des employés d'Hydro-Québec ainsi que llHHS ÎUIICI.Uni tteUemi MM4JJ KMJM HUM1I SHmtmI UajMi I4W7JI maw Ml aura le manoir ihilac delace Fl*C DflAGt HÔTEL DE VILLÉGIATURE ET CENTRE DE CONÇUES.40.ave du Lac Ville du Lie Delige.(Québec) GOA 4P0 RÉSERVATIONS: (418) 848-2SSI 1-800-463-2841 auteurc Annie Rioux, Astrologue socio-économique Clairvoyante internationale DEPUIS 15 ANS Service visionnaire: Le but Un meilleur état d'être pour personnes ou entreprises.(514)276-6770 A PARTIR DE VANCOUVER Vol direct uns escale VANCOUVER Tous les jeudis, du 29 juin au 7 septembre Nous acceptons également les réservations d'origine de Los Angeles et Vancouver.LOS ANGELES Le seul vol direct sens escale LOS ANGELES Tous les mercredis.du 28 juin au 6 septembre Nombre de placée limité m Consultez votre UÇ5a«¦« a9enl dB ^°ysges.JOAILLERIE ET MONTRES DE GRANDE CLASSE / .^ PiageT PATEK PHILIPPE ROLEX «NEVE KAUFMANN MAITRES JOAILLIERS DEPUIS 1954 .2195 Crescent, Montréal, Tél.848-0595 COURS DE LANGUES AU YMCA POUR ADULTES ET ADOLESCENTS MONTREAL ?PORTUGAIS ?6RIC ?CHINOIS ?JAPONAIS ?ALLEMAND \u2022 Groupe de 8 à 15 étudiants \u2022 Jour ou soir DÉBUT 10 JUILLET \u2022 3 JUILLET \u2022Inscription et test de classement à partir du 21 juin COÛT: 21 (heures) 85$; (42 heures) 160$; (84 heures) 260$ * INTERNATIONAL SSSO, avenue du Parc Métro Parc 277-3323 CENTRE-VILLE 1450, ruo Stanley Métro Pool HOCHILAGA MAISONNIUVI 4S67, ru* Hochologa Métro Vlou 849-8393 255-4651 DALE CARNEGIE Fondateur DEVENEZ PLUS CONFIANT EN VOUS-MÊME GRÂCE AU COURS DALE CARNEGIE ® Sachez tirer parti des objections Devenez plus enthousiaste - Provoquez le désir d'achat \u2014 Sachez parler en public \u2014 Communiquez efficacement \u2014 Améliorez vos relations humaines Assistez à la première séance gratuite.Le cours Dale Carnegie H débute le mercredi 28 juin à 18 h 30 Pour informations appeler maintenant le 285-1287 Présenté par: E.J.Glowka, 300, Léc-Pariseau, suite «714, Montréal, Québec la fermeture de la route entre les centrales LG-3 et LG-4.Depuis le début de l'année, on a compté )o i teux de to rets au Uuebec et 853 hectares de surperficie boisée ont été détruits, à l'exclusion des régions nordiques.L'an dernier, à pareille date, 872 incendies avaient brûlé 3 552 hectares de forêt, une situation attribuable en partie à la grande sécheresse qu'avait connue la province au mois de mai.Les statistiques compilées au cours des cinq dernières années indiquent que bon un ui.ii au, à ia fin de juin, un peu plus de 600 feux de forêts ont déjà fait des ravages chez nous.Règle générale, on dénombre annuellement un millier de feux de forêts au Québec (régions nordiques exclues) qui consument 36 000 hectares de végétation.Une montagne et une rue à la mémoire de Fernand Seguin Presse Canadienne QUEBEC ¦ Une montagne de Gaspésie et une rue de Laval portent maintenant le nom du célèbre animateur d'émissions scientifiques Fernand Seguin, décédé l'an dernier.La montagne, haute de 740 mètres, fait partie des monts Chic-Chocs, dans le parc de conservation de la Gaspésie.Les Chic-Chocs constituent une chaine de montagnes qui compte parmi les plus impressionnante du Québec.Vousn^sP eonvaincuvei teiephor»e oc \u2022REVU o» 30 JOURS 0'ESSM 6 555- NEC panasoi O o Wff»fS-* TOUT SOUS UN MÊME \"<5S-5i< J?J! sur tion W jHAr** UNIQUE AU CENTRE-VILLE VENTE \u2022 INSTALLATION \u2022 SERVICE \u2022 GARANTIE PROLONGÉE 5 ANS RflD CEI-CENTRE-VILLE 770, rue NOTRE-DAME ouest 875-9512 CENTRE DE SERVICE CARTEL m Dm experts, tous des expert», rien que des experts!MC Pierre Foglia Les temps changent <ÉL\\ Au début des années 70 alors que Montréal baignait dans l'olympisme cucul du baron lean Drapeau, à Denver, Colorado, les gens venaient de refuser par referendum, les Jeux olympiques d'hiver.«Non à la foire olympique avaient voté une forte majorité de contribuables, aménagez-nous plutôt des parcs».Quel beau pays, me disais-je alors.Et comme les gens y sont intelligents.Un jour j'irais au Colorado et peut-être bien que j'y resterai .b.l'ai donc fini par y aller, presque 20 ans après.Et comme j'y étais, Denver faisait justement campagne pour obtenir les (eux olympiques d'hiver de je ne sais plus quand ( I996 ou 2000) avec des arguments aussi neufs que « les jeux c'est bon pour la jeunesse et pour l'hôtellerie *.C'est bien pour dire comme les temps enangent, et pas souvent pour le mieux !.L'autre image du Colorado que j'avais en tête et qui s'est avérée tout aussi dépassée, c'est le Colorado, déversoir de la Californie.Déversoir c'est mal dit.C'est pas le trop-plein des flyés californiens qui ont déménagé au Colorado, ce serait plutôt «la crème», le yuppie de la contre-culture, le grano prof, l'écolo mathématicienne du Center for Atmospheric Research.Tous ceux-là qui, à partir des années 60, trouvant la Californie trop chromée et récupératrice, se sont installés au Colorado, à Denver et dans les petites villes autour, à Boulder justement où ils sont arrivés bien avant les marathoniens.Ces gens-là irradiaient une conscience sociale marquée au coin de l'anti-nucléaire, du gel des taxes, du contrôle du développement par un zonage rigoureux, par la valorisation du local, du prês-de-soi.Bref toute la culture post-beatnik dont nous avons été nourris, moi en tout cas.En allant au Colorado j'allais donc retrouver ma gang.Plus que ma gang.| allais à la source.Sans trop d'illusions quand même, le me doutais un peu de ce qui m'attendait.Bien entendu je ne l'ai pas retrouvée ma gang.Le prof à l'Université du Colorado et la mathématicienne, et quelques autres sont toujours là, toujours écolos, toujours grandes, sauf qu'ils sont là et en même temps ailleurs, un ailleurs transcendantal.Ils flottent dans le vide existentiel.Ma gang lévite.Mé-dite.Contemple.Visualise.Fait des «expériences intimes».Bref, ma gang trempe dans le nouvel âge comme un bébé dont on n'a pas changé la couche depuis longtemps trempé dans sa merde.Ma gang fait sa maitrise en art contemplatif à l'Institut Naropa à Boulder.Trois ans à temps plein.$ I8000.Et cet été, au même endroit, elle prendra des cours d'écriture «pour grandir», avec Burroughs et Ginsberg.Même Marianne Faithfull sera là, vous vous rappelez la blonde de fagger, la heavy qui engueulait son chum dans Broken English (why dya spit on my snatch?) eh bien elle donne maintenant des ateliers sur la poésie planante et la spiritualité.|e suis allé faire un tour au Naropa institute en plein centre de Boulder.Curieux feeling.Un autre monde.Une station orbitale quelque part dans l'univers.Et en même temps quelque chose de vulgaire, de commun, de banlieue.C'est ça.Le nouvel âge c'est comme la banlieue de l'univers.Avec plein des petits cons qui tondent le gazon au-dessus du vide eh faisant whom, whom, au lieu de faite put-put-put.* * * Pendant ce temps-là \u2014 je veux dire pendant que ma gang fait sa maîtrise en art contemplatif \u2014 à mi-chemin entre Denver et Boulder, à Rocky Flats, l'usine de Rockwell International fabrique des ogives nucléaires pour le compte du Department of Energy.Faut bien les faire quelque part ces ogives, et puis c'est bien moins dangereux qu'on le dit.Un peu quand même, forcément.Des petits accidents de temps en temps, des fuites, des contaminations èt aussi des enquêtes qui ont démontré que les gens du coin mouraient plus volontiers qu'ailleurs de tumeurs au cerveau.Mais ce n'est peut-être qu'un hasard et on ne ferme pas une usine de 6000 employés à tout hasard, avec si peu de preuves.Ce n'est même pas sûr qu'ils vont mourir d'une tumeur au cerveau, par contre si on ferme l'usine, c'est sûr qu'ils n'auront pas de paie la semaine prochaine.Et de toute façon la compagnie Rockwell jouissait d'une excellente réputation question sécurité et respect de l'environnement, au point de mériter chaque année lés félicitations (et des millions en bonus) des autorités fédérales, notamment du Department of Krnergy.Mais voilà que l'autre matin, vers cinq heures, 70 agents du FBI, assistés de spécialistes en environnement ont débarqué par surpise à l'usine Rockwell.La descente faisait suite à plusieurs mois d'enquête secrète (le FBI ayant même utilisé un avion espion super high-tech pour ramasser ses preuves).La compagnie Rockwell est accusée d'avoir brûlé des déchets hautement toxiques, la nuit, en cachette, dans un incinérateur désaffecté.D'avoir déversé des produits chimiques dans les rivières environnantes qui communiquent avec des réservoirs d'eau potable.Et d'avoir falsifié les rapports sur le traitement de ses déchets toxiques avec la complicité d'agents du Department of Ernergy qui ont tout fait pour cacher à la presse et au public combien la sécurité était grossièrement déficiente à Rockwell.C'est le scandale de l'heure à Denver.C'était ma lecture quotidienne et je me disais voilà une belle occasion pour repérer ma gang, les écolos, les antinucléaires, l'attendais qu'ils se manifestent.Rien mon vieux.Pas un mot.Pas l'ombre d'une indignation.Pas la queue d'une manifestation.Mais où sont-ils donc?Quand j'ai fini par en coincer une (la prof de maths), je l'ai engueulée: \u2014 Vous n'avez pas honte, j'ai l'impression qu'il y a plus d'écolos à St-Armand que dans tout votre foutu Colorado.Elle m'a répondu, un peu triste: \u2014 On en reparlera quand vous aurez perdu toutes les guerres qu'on a perdues, et ça vous arrivera aussi, fatalement.\u2014 Quelles guerres?\u2014 Toutes.Contre le nucléaire.Contre la pollution.Contre les développeurs qui ont fucké la montagne.T'es allé à Jasper?On a perdu sur tous les fronts.Alors aujourd'hui, fuck les intérêts collectifs.Que les flics fassent leur job.Qu'ils s'arrangent avec leur Rockwell et leurs tumeurs au cerveau.: \u2014 Toi tu médites?\u2014 Oui je médite.Et bien d'autre chose.Les jours de pleine lune comme aujourd'hui je me mets toute nue sur le toit et je me remplis de son énergie.Tu trouves ça idiot?Complètement.Mais j'ai rien dit.J'ai levé la tête : dans le ciel la lune faisait effectivement un gros zéro. A6 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MAMN 27 JIM 19OT Juin 88: Guy Montpetît vole vers Bouchard triomphant udilis A\"»«* LISA BINSSE ¦ En juin 1988, Guy Montpetit et certains représentants du Parti conservateur ont décidé de prendre le jet de l'homme d'affaires de Senneville pour aller célébrer la victoire de Lucien Bouchard, alors secrétaire d'État, aux élections partielles dans le comté de Lac-Saint-lean.Parmi les autres personnes, outre Guy Montpetit, qui se sont rendues à Aima à cette occasion, se retrouvaient le sénateur Michel Cogger, coprésident de la campagne électorale conservatrice l'automne dernier.Mario Beaulieu, président de la campagne au uuebec, et lean-Yves Lortie, vice-président de la campagne au Québec.Le coût d'environ d'environ il 500 de cette expédition a été assumé par une des compagnies contrôlées par M.Montpetit.Ce dernier est poursuivi pour $39 millions par te financier japonais Takayuki Tsuru.M.Tsu-ru, qui lui a prêté cette somme pour financer le projet de laboratoire de haute technologie informatique à Vaudreuil, allègue dans sa poursuite déposée en Pleine campagne électorale que argent a servi à d'autres fins, dont l'achat du jet d'affaires et d'une maison à Senneville.Le projet de Vaudreuil n'a pas vu le jour faute de financement gouvernemental.Une demande de subvention fédérale-provinciale de $45 millions a été rejetée en avril I988.M.Montpetit a expliqué hier au juge André Forget que l'envergure du projet GigaMos \u2014 un projet d'environ $100 millions \u2014 justifiait l'achat d'un jet d'affaires, en janvier 1988, au coût de $2.9 millions.Le jet a été acheté avec l'argent prêté par M.Tsuru.M.Montpetit a affirmé que ce jet, nécessaire pour se procurer rapidement des pièces et pour les nombreux déplacements afin de visiter les foumfs-seurs potentiels, lui permettait de sauver de l'argent.Il s'agissait d'un investissement sans risque.Il l'a acheté en janvier parce que l'appareil, oui aurait une valeur marchande de $5 millions, était disponible à ce i \u2022 \\i.it si aurait dû patienter deux ans pour avoir l'appareil qu'il voulait, un Cessna Citation.L'avion, propriété de Giga-Mos Air Services, était loué aux Lignes Aériennes Inter-Québec, qui le louait a des particuliers.Lorsque M.Montpetit se servait de l'avion, Inter-Québec facturait une de ses compagnies.M.Cogger a voyagé à bord du jet a au moins une autre occasion.En avril 1988, il s'est rendu aux Bermudes, pour une visite de quatre jours, avec sa femme et ses trois enfants.La femme de M.Montpetit et sa fille les accompagnaient.M.Montpetit, qui devait y aller, a eu un empêchement.Interrogé Ear l'avocat de M.Tsuru, Me lavid Rothschild.M.Montpetit a expliqué qu'il n'avait pas pris de vacances depuis longtemps et qu'à l'époque, il ne re- cevait pas de salaire des corporations.«Si je décide d'emmener en voyage ma femme et ma Tille, ainsi qu'une amie d'enfance de ma fille, ça ne fait pas de mal à personne.» Le coût du vol.assumé par une des compagnies de M.Montpetit à même les profits que rapportait le jet d'affaires par le biais du contrat de location avec Inter-Québec, était de $10000.M.Montpetit a expliqué qu'il s'agissait du tarif normal chargé par Inter-Québec.L'enquête de l'inspecteur Pierre Saint-Laurent, nommé par la cour pour déterminer comment l'argent de M.Tsuru a êié dépensé, a ucinuiiiic sue M.Cogger a reçu de M.Montpetit.entre 1986 et 1988.$229000 pour ses services, dont $ 130 000 provenant de l'argent prêté par l'homme d'affaires nippon.M.Montpetit, dont le témoignage d'hier a porté sur plusieurs sujets, a aussi expliqué l'achat de la maison à Senneville.au coût de $1,5 million, à même l'argent prêté par M.Tsuru.Pour' lui.il s'agissait d'un «emprunt temporaire» pour un investissement de «grande valeur», sans risque, et qu'il pouvait rembourser avec la vente de ses trois autres propriétés.«Ma valeur personnelle me permettait d'acquérir cette résidence.» D'autres dépenses, notamment pour faire des rénovations à la maison, ont aussi été payées à même l'argent de M.Tsuru.Verdict imminent au procès de la Portugaise Rosa Sousa PIERRE BEL LE M ARE ¦ Il est à prévoir que Rosa Sousa, une femme de 44 ans d'origine portugaise, que le ministère public accuse de meurtre au premier degré, connaisse aujourd'hui le verdict du jury, au Palais de justice de Longueuil.Ce jury, présidé par le juge Yves Mayrand et composé de six femmes et six hommes, s'est retiré hier soir pour entreprendre ses délibérations, après avoir entendu hier les plaidoieries de la Couronne, représentée par Me Marcel Patenaude, et de la défense, assumée par Me Sandra Mandani-ci.Le juge .V.v.td a indiqué su jury qu il était placé devant quatre hypothèses, allant du verdict de culpabilité pour meurtre au premier degré jusqu'à un verdict d'acquittement, en passant par un verdict de culpabilité de meurtre au deuxième degré ou d'homicide involontaire.Dans ses directives, le magistrat a rappelé que la question cruciale à élucider est de savoir si l'accusée, mère de trois filles, nées d'un premier mariage, avait l'intention spécifique de tuer son concubin Rui Gomes, un homme aussi d'origine portugaise âgé de 35 ans, avec qui elle partageait sa vie depuis onze ans.Légitime défense Ce drame passionnel est survenu le 6 mars dernier, dans la maison du couple à Saint-Hubert, au moment où la victime devait 3u i t ter le Québec pour s'installer éfinitivement au Portugal, où son père, décédé accidentellement en juillet 1988, avait laissé un héritage de $1,5 million.L'accusée, qui avait emménagé à Brossard quelques semaines avant le drame, a vainement tenté de convaincre son concubin de rester avec elle au Québec.Le soir du 5 mars, elle s'est rendue a la maison de Gomes, vendue le 26 février 1989.et tôt dans la nuit, elle a fait feu trois fois en sa direction et un des projectiles l'a mortellement atteint à la tête.La défense a plaidé la légitime défense parce que, selon le témoignage de l'accusée, une querelle aurait amené la victime à se ruer sur Rosa Sousa et à la menacer de mort.Se défaisant de l'emprise de Gomes, qui s'est ensuite dirigé vers la salle de bain, l'accusée affirme avoir été prise de panique.Elle a admis avoir tiré avec son revolver de calibre .38, qu'elle s'était procuré en novembre 1988, après avoir vécu de pénibles moments à la suite d'un vol à domicile.La Couronne, par contre, a tenu à mettre en doute la version des faits donnée par l'accusée.«Celle-ci voulait absolument que Gomes reste auprès d'elle.Si elle s'est sentie menacée, dans la nuit du 5 au 6 mars, elle aurait pu s'enfuir pendant que la victime était dans la salle de bain ou elle aurait pu l'atteindre A une jambe avec son arme ou tout simplement tiré un coup de semonce», a soutenu Me Patenaude.-30- Le présumé agresseur de la femme chauffeur demeure incarcéré MICHÈLE OUIMET ¦ Un homme âgé de 28 ans.Louis-Marie Collin, accusé samedi d'agression sexuelle sous la menace d'une arme, de séquestration et de voies de fait commis sur une femme chauffeur d'autobus de la STCUM, a renoncé hier à sa libération sous caution.Son avocat, Me Denis Mondor, a expliqué au juge Maurice Johnson, de la Cour du Québec, que son client bénéficiait d'une libé- g: ' L * fit Certains utilisent des formules déroutantes.GM propose la formule gagnante! 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viol, commis dans la nuit du 10 juin, sur une femme chauffeur d'autobus.Elle était seule dans son véhicule, à l'angle des rues Viau et Notre-Dame.Le suspect aurait forcé la conductrice, sous la menace d'un revolver, a stationner son autobus derrière un hôpital pour personnes âgées, situé au 5155 rue Sainte-Catherine est.C'est à cet endroit que l'agression a eu lieu.Une ordonnance de non-publication a été émise par le juge concernant le nom de la victime et tous les détails pouvant mener à son identification.M.Collin retourne en cour le 6 juillet.Il a plaidé non coupable.Poursuite de $75 000 contre la ville de Montréal MICHÈLE OUIMET ¦ Un homme a déposé hier en Cour supérieure une poursuite en dommages et intérêts d'un montant de $75 000 contre la ville de Montréal après avoir subi de graves blessures suite à une chute sur un trottoir glacé aux angles des rues Holt et 7e avenue.Le matin du 13 janvier 1989, M.André Salinovitch, représentant dans le domaine de la vente, se rend à son travail.Les trottoirs sont glissants mais une mince couche de neige dissimule aux passants la glace qui les recouvre.M.Salinovitch tombe et se fracture la jambe droite.Il se fait opérer et porte un plâtre pendant plusieurs mois.Sa chute est due, peut-on lire dans sa requête, à la négligence de la ville de Montréal qui n'a pas entretenu correctement ses trottoirs «en y apposant pas les produits nécessaires dans un délai raisonnable».Il réclame de la ville $35 000 en perte de revevus, étant incapable de travailler du 13 janvier au 30 mai, $20 000 pour incapacité partielle permanente, $10 000 pour douleurs, souffan-ces et inconvénients et $10000 pour cicatrices suite aux opérations qu'il a dû subir.À Laval, victoire des parents à l'école Saint-Victor MICHELE OUIMET_ ¦ Le juge Paul Martineau, de la Cour supérieure, a donné raison aux parents des élèves fréquentant l'école Saint-Victor, située à Laval, en leur accordant, le 20 juin, une injonction interlocutoire qui a pour effet de maintenir le statu quo au sein de cette polyvalente.Le 17 avril, la commission scolaire les Écores votait une résolution qui changeait la vocation de l'école en la transformant en institution anglophone qui donnerait désormais les cours de cinquième et sixième années au primaire et de secondaire I et II.Depuis 1981, cette école offre le premier cycle secondaire en français.Les parents décident alors de contester car, plaident-ils, une première résolution, votée le 19 novembre 1986, précisait que le statu quo serait maintenue jusqu'en 1989-1990.La nouvelle décision de la Commission scolaire, poursuivent-ils, a été votée trop tard, c'est-à-dire à la fin du mois d'avril après la période des inscriptions, limitant par le fait même le droit des parents d'exercer leur libre choix quant à l'établissement scolaire que devrait fréquenter leurs enfants.r.fi LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 JUIN 1989 A7 Un fossé se creuse entre jeunes Haïtiens et leurs parents ¦«UNO BISSON ¦ C'est avec une pointe de découragement dans la voix que Félix Saint-Êlien relate les incidents du soir du 6 mai.Avant qu'ils ne surviennent, on espérait sans vraiment y croire, a Montréal-Nord, que les gangs avaient bel et bien disparu.«Nous ne savons plus quoi penser, admet l'animateur de la maison de jeunes L'Ouverture, le connais des jeunes qui tentent de recueillir de l'information sur le terrain mais ce n'est pas facile.» Ce n'est pas évident de combattre un adversaire aussi abstrait que le «phénomène des gangs» lorsqu'on connaît si peu de choses de lui.De nombreuses personnes interrogées au cours des dernières semaines ont humblement admis se sentir dépassées.Pour sa part, M.Saint-Ëlien estime que le problème particulier des jeunes de Montréal-Nord est de plusieurs ordres et qu'il n'en est que plus difficile à cerner.D'une part, les parents, dit-il, sont complètement dépassés et «Car il ne faut pas oublier que les personnes qui ont immigré au Québec lors de la deuxième vague, celle des années 70, étaient des paysans, des personnes pauvres qui n'ont jamais pu fréquenter l'école dans bien des cas, alors que les premiers immigrants faisaient partie de la bourgeoisie haïtienne.La problématique est toute différente.» Il ne fait d'ailleurs aucun doute dans l'esprit de M.Saint-Ëlien que le manque d'éducation de plusieurs des adultes arrivés au Québec dans les dernières années, permet aux jeunes de passer outre à leur autorité, surtout ceux qui n'ont que leur mère comme parent.Et une proportion alarmante de familles haïtiennes sont monoparentales.«En fait, dit M.Saint-Ëlien, les mères seules n'ont aucune autorité sur leurs enfants plus scolarisés et quand le père est présent, il Félex Saint-Élien, animateur de la maison de jeunes L'Ouverture à Montréal-Nord, avoue qu'il ne sait plus quoi penser face au phénomène des gangs.PHOTO PAUIH\u20acNR1 TALBOT, L Pnat s'inquiètent pour leurs enfants même si ces.derniers, la très grande majorité, ne font pas partie de gangs.Ce qui inquiète les parents, c'est la violence, bien plus que l'omniprésence des gangs.D'autre part, les difficultés d'intégration des jeunes dans leur nouveau milieu aussi bien qu'à l'école les amènent bien souvent à se refermer sur eux-mêmes et à limiter leurs relations aux autres jeunes Noirs qui vivent des problèmes similaires.Un professeur du département d'éducation spécialisée du Collège Marie-Victorin, M.Philippe Turcotte, souligne par ailleurs que ces difficultés d'intégration n'avaient pas représenté un problème majeur lors de la premiere vague d'immigration haïtienne, dans les années 60.existe souvent une situation de mésentente et de conflit permanent.» Entre parents et enfants se creuse donc un fossé évident.Les adolescents adhèrent beaucoup plus facilement à des images collant à la réalité nord-américaine, alors que leurs parents les comprennent mal.Les jeunes rejettent en bloc la culture traditionnelle de leurs parents.Mais pire encore, les seuls modèles véhiculés par les médias de masse auxquels les adolescents noirs puissent s'identifier, sont des clichés typés de jeunes Noirs d'Amérique, marchant dans les rues comme s'ils dansaient, le «ghetto blaster* crachant 80 décibels de musique, les cheveux coiffés selon la dernière mode (rasés sur les tempes, touffus à la base de la calotte crânienne, coupés très droits sur le dessus).Bref, des images de «rappers» couverts de chaînes et de bijoux, toc ou pas, hurlant leur musique syncopée aux paroles à peine compréhensibles, mélange d'argot et de mauvais anglais.À ces clichés culturels médiatisés à l'extrême, fait par ailleurs remarquer le travailleur de rue Alerte Avril, correspond souvent une image de violence qui sans être évidente n'en est pas moins tacite, presque palpable.Ce sont des images de ghetto.Isolés à l'école, incompris de leurs parents, refoulés par les Blancs, incapables d'imaginer un modèle d'identification original, plusieurs jeunes Noirs ne se contentent plus seulement d'un ghetto physique.Le ghetto, il est aussi dans leur tête.TÉLÉCOPIEZ-LE! 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qu'ils exercent sur une partie, si faible soit-elle, de la jeunesse haïtienne.Sur tous les fronts, organismes communautaires et sociaux, maisons déjeunes et leaders communautaires, on s'entend enfin sur la nécessité de mettre en commun l'expertise et les efforts de chacun autour de tables de concertation qui portent fruit.À L'Ouverture, par exemple, des agents de la section Police-Jeunesse de la CUM rencontreront dans les prochains mois des parents inquiets pour leurs enfants.Le parrain de ces rencontres, M.Félix Saint-Élien, espère que les policiers y trouveront la tribune idéale pour mieux comprendre la réalité culturelle et sociale de la communauté haïtienne.et souhaite ardemment que ces échanges ébranleront les méfiances et préjugés tenaces des immigrants envers la police.Les policiers ont déjà été sur le qui-vlve à cause de violentes bagarres entre des groupes d'adolescents blancs et noirs qui avaient éclaté autour de la polyvalente Henri-Bourassa de Montréal-Nord.Par ailleurs, une multitude d'organismes communautaires et des agents des services sociaux, réunis autour d'une table de concertation multi-culturelle, tentent d'implanter un program me- LE CHOIX DE JOHN BANKS POUR MOINS DE 1 0 0 0 $ Dans k milk! miHirjn YAMAHA On a demandé à John Banks de recommander la meilleure chaîne stéréo pour moins de 1000$.Sans hésitation, il déclara l'ensemble MISSION/ YAMAHA/NAD imbattable pour sa qualité de son impeccable et son prix irrésistible.Si vous avez l'oreille fine et le budget serré, voici un système qui vous ira à ravir.Venez sans faute l'essayer.\u2022 Récepteur NADAM/FM \u2022 Platine au laserYamaha \u2022 Haut-parleurs Mission 761 audio centre \"La sensation d'ouïr pour la première fois\" 5260 Sherbrooke ouest 482-4420 1930 bouL Le Corbusier, Laval 687-3627 type d'intégration culturelle à la jeunesse du département d'éduca-polyvalente Calixa-Lavallée où de tion spécialisée du Collège Marie-nombreux incidents interraciaux Victorin de Montréal-Nord, offre impliquant des adolescents se des cours gratuits de rattrapage sont produits dans le passé.aux jeunes qui s'intègrent plus De son côté, le projet Action- difficilement au système scolaire.Le professeur Philippe Turcotte, responsable d'Action-Jeunesse, a aussi élaboré un projet d'intervention directe visant le rapprochement entre les adolescents de races différentes par le biais d'un «carrefour interculturel » d'échanges et de discussions.À la maison de M.Saint-Êlien, enfin, ce sont des jeunes qui animent des cours de rattrapage et qui entretiennent leur lieu de rendez-vous, «pour leur apprendre le sens des responsabilités», précise l'animateur communautaire.Les jeunes assurent aussi une permanance sur les lieux pour soulager M.Saint-Élien, seul salarié de la maison de jeunes.Mais pour mettre en oeuvre et roder de tels programmes et d'aussi nécessaires initiatives, les organismes communautaires, en particulier, n'ont pas de moyens, pas d'argent et manquent souvent d'une expertise qu'ils ne peuvent se payer.«Nous ne sommes pas armés pour faire face à ce genre de problème, avoue M.Saint-Elien, mais la collaboration devient plus efficace.Les différentes tables de concertation ne peuvent que proposer des palliatifs aux problèmes qui ont permis l'éclosion des gangs, mais si nous pouvons les empêcher de grossir, on pourra peut-être les contrôler.» Pour le reste, les Dynamite, Public Enemy, Family et autres Master B, relèvent désormais des autorités policières.Il est difficilement concevable qu'ils puissent être arrêtés autrement que par la répression.Des adolescents ont réussi ù forcer toute une population à se refermer sur elle-même.Peut-être n'est-il pas trop tard pour rouvrir le ghetto.< (FIN) .990$ A8 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 27 JUIN -«389 Les policiers sont invités à combattre Rambo CILLES ST-JE AN ¦ Les policiers peuvent contribuer efficacement à la lutte contre la violence chez les jeunes, par exemple en dénonçant des stéréotypes comme Rambo et G.I.Joe, estime un psychologue membre du projet Pacijou.Au cours d'un discours prononce hier lors de la première journée du 57* congres annuel de l'Association des directeurs de police et pompiers du Québec, à Montréal.M.Robert Cadotte a soutenu que le problème de violence constaté actuellement chez certains jeunes n'était encore rien comparé à ce qui pourrait arriver dans quelques années.La production de jouets de guerre a connu un essor considérable au cours de l'ère Reagan, a rappelé M.Cadotte, et présentement.80 p.cent des héros proposés aux jeunes sont violents.«Si tous les petits garçons apprennent à agir comme G.I.|oe.ce ne sera pas beau dans quelques années», a affirmé M.Cadotte.Le conférencier a proposé aux policiers de s'impliquer davantage dans la prévention de la violence au cours de visites dans les écoles, en dénonçant Rambo et G.i.joe et en faisant comprendre aux enfants que la police, ce n'est pas Miami Vice.M.Cadotte souhaite également que les services de police fassent connaître leur opposition à la diffusion de la violence, par exemple en faisant signer des pétitions et en distribuant des affiches dénonçant l'achat de jouets guerriers.Les propos de M.Cadotte lui ont valu l'approbation des chefs réunis dans la salle.Le président sortant de l'association.M.Normand Bergeron, directeur du service de police de Québec, a indique que si l'association n'adoptait pas une résolution d'appui au projet Pacijou.demain, elle prendrait au moins position sur le problème dénoncé par M.Cadotte.L'association, a signalé M.Bergeron au cours d'une interview, doit adopter une autre résolution pressant le gouvernement fédéral d'amender le Code criminel pour interdire le port d'armes blanches sans justification.Pour sa part.M.Roland Arpin.directeur général du Musée de la civilisation, est venu dire aux chefs de police que l'on pourrait assister d'ici à quelques années à la naissance d'une « police douce».Le conférencier a noté que la police «forte, structurée», équipée de gadgets, d'écrans muets, de voitures perfectionnées, d'appareillage d'écoute électronique et de haute technologie, peut provoquer un «syndrome du char d'assaut»: à l'abri dans sa voiture, le policier risque de travailler en vase clos, loin du citoyen qu'il doit servir.Le policier de demain sera sociologue, psychologue, travailleur social et arbitre, a noté M.Arpin; cette tendance existe déjà, a-t-il souligné, puisque les policiers ont de plus en plus affaire à des problèmes sociaux.M.Arpin a cité des statistiques de la Sûreté du Québec, comme quoi seulement 28 p.cent des appels reçus justifiaient vraiment une intervention policière.Selon le conférencier, cela prouve que les gens ont confiance aux policiers.L'OFFRE SE TERMINE LE 15 JUILLET qu'il cher fids JUSQU'A 50% DOMICIL & CHÂTEAU TOUT UN DUO! mei des contem 1< meil ch poss e d tran ihl.e igii pondu.leur MAZZOLI 2 PLACES 1,4 9 5.0 OS pri 1860.BOUL.LE CORBUSIER.LAVAL (88-2251 505, OE MAISONNEUVE OUEST, MONTRÉAL 2 8 6 - 1 3 0 7 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sécurité publique», hier, au 57e congres de l'association.Selon M.Bergeron, «de nouveaux types de crimes vont apparaître», qui exigeront une modification du travail policier.Le Québec a connu depuis 30 ans ses époques du terrorisme, des gangs de motards, des prises d'otages, des vols à main armée dans les banques, de la montée de la drogue.Dans les années 1980, les policiers ont remarqué une multiplication des crimes économiques et informatiques, l'essor du commerce de la drogue et de toute la criminalité inhérente.Malgré tout, «le Québec demeure toujours un endroit où le niveau de violence est plus bas» que dans te reste du Canada, soit au 9* rang, souligne le directeur de police de Québec.Que nous réserve 1990?Peut-être de nouveaux crimes.Une montée de la violence chez les jeunes.Une montée de la violence gratuite et de l'intolérance.Mais, aussi, la décennie 1990 apportera une modification du role de policier un policier plus centré sur ses relations avec la communauté, encadré par de nouvelles régies de déontologie, un corps de police moins masculin, des femmes à la direction de services de police.Le directeur de police, lui, devra être «stratège, agent de changement, communicateur»; il devra s'ouvrir à la communauté.La «clientèle» à servir, le public, «recherche une police de plus en plus démocratique et de moins en moins autoritaire», rappelle-t-il.M.Bergeron fait confiance aux policiers pour leur capacité d'adaptation à ces nouvelles réalités: de nouvelles communautés à comprendre, de nouvelles relations à établir avec le citoyen, un rôle à redéfinir.«Nous sommes très capables de nous adapter au changement.» Les BPC de la Belgo: les causes sont reportées au 30 août Prcvw Canadienne SHAWINIGAN $ ¦ Tout comme il l'avait fait, le 8 mai, concernant l'accusation portée par le fédéral.Me François Fontaine a enregistré un autre plaidoyer de non culpabilité, au nom de la papetière Consolidated Bathurst, répondant cette fois-ci à une accusation du gouvernement du Québec à l'effet que Belgo.filiale de la multinationale, ait permis qu'on déverse des résidus de BPC.en avril dernier.Les deux actions intentées par le fédéral et le provincial contre Belgo.division de Consolidated Bathurst à Shawinigan, ont été remises pro forma au 30 août.Le procureur de Belgo.Me Fontaine, croit que les deux causes plongent l'appareil juridique dans une impasse.« Il y a un problème et c'est celui de déterminer quel palier de gouvernement a juridiction dans ces deux causes.Les deux gouvernements ont juridiction en environnement, mais pas pour des plaintes en même temps.On ne peut pas avoir deux amendes pour la même infraction.C'est comme si on voulait punir le même geste deux fois», a allégué Me Fontaine, à sa sortie de la salle d'audience du palais de justice de Shawinigan, hier.D'après le défenseur de Consol.le tribunal devra décider quelles lois en matière d'environnement, fédérales ou provinciales, s'appliquent dans le présent cas.Il est d'avis que la présente situation prête à confusion, «le ne crois pas que les deux lois peuvent s'appliquer sur les mêmes faits: ça ne s'est jamais vu.Il faut trancher pour savoir quelle loi s'applique dans ces deux causes-là.celles du fédéral ou celles du Provinciales», a fait valoir Me ontaine.Grand Intérêt D'autre part, Me Fontaine soutient que ces deux causes impliquant Consol Bathurst sont suivies avec grand intérêt par les industriels.«Prenons, par exemple, le transport des BPC.On a des règlements provinciaux et d'autres, Faites bouillir l'eau! ¦ Les résidants du secteur de Pointe-aux-Trembles doivent encore aujourd'hui faire bouillir leur eau pendant cinq minutes avant de la consommer.Le zone affectée se situe entre les rues Sherbrooke et Notre-Dame, du boulevard de La Rousselière jusqu'à l'extrémité est de l'Ile de Montréal.C'est la première fois depuis l'entrée en vigueur, il y a cinq ans, du règlement fixant à dix conformes fécaux par millilitre la quantité maximate de contaminant que cette mesure est prise à Montréal.Selon M.Cam il Cho-rette, surintendant à la division du traitement et du pompage des eaux, des travaux de réfection sur le réseau de distribution pourraient avoir été la cause de la détérioration de la qualité de l'eau.fédéraux.Les compagnies suivent ce procès de prés; elles veulent savoir si elles doivent se conformer aux règlements fédéraux ou provinciaux», explique Me Fontaine.Il semble que le présent procès soit le premier du genre.Avec tous ses enjeux, il y a fort à parier que l'intérêt sera accru s'il devait faire jurisprudence.Par contre, si le débat devait plutôt porter sur les deux paliers de gouvernement et leur juridiction respective, cette manoeuvre de la defense aurait comme conséquence de détourner l'attention des gens sur la compagnie Consol et sur la raison pour laquelle cette entreprise fait face à ces deux chefs d'accusation.Deux causes, un procès Au terme d'un entretien privé de près d'une heure, les avocats des trois parties ( Consolidated Bathurst.le fédéral et Québec) ont demandé au juge Gilles La-haye de reporter les deux causes pro forma au 30 août.Entretemps, ces trois avocats doivent se consulter et voir s'il n'y aurait pas lieu de mener les deux causes conjointement.«Ca s'est déjà vu», note d'abord Me François Fontaine.«Comme on fait face aux mêmes faits, les deux cas s'y prêtent.Si on peut faire une preuve commune, on sauverait ainsi du temps à tout le monde, donne à entendre Me Fontaine.On va abréger le procès le plus possible.Le 30 août, on va être en mesure de dire à la cour où on s'en va».Trois jeunes vandales dévastent le Centre éducatif des Haïtiens GIL1IS ST-JEAN ¦ Trois jeunes vandales ont causé des dommages importants hier aux locaux du Centre éducatif des Haïtiens de Montréal, au 3927.rue Boyer, dans le quartier Rosemont.Les enfants, dont deux sont âgés de 12 ans et l'autre de dix, sont entrés par effraction peu après 14 h dans l'ancienne école Saint-Etienne, où le centre éducatif occupe le troisième étage.Ils ont brisé plusieurs ap- pareils dont une machine à écrire électronique et une calculatrice, en plus de causer d'importants dégâts en brisant nombre de vitres et en répandant des aliments sur le plancher et les murs d'une salle de classe.Ils ont dévasté quatre salles de classe et un bureau.Les responsables du centre se sont rendus compte des dégâts en arrivant vers 18 h hier, et ont appelé la police qui leur a fait part des arrestations.Les policiers de l'auto-patrouille 43-2 avaient été dépêchés sur les lieux vers 14 h 30.Ils ont arrêté un des enfants au moment où il sortait de l'école et ont surpris les deux autres dans les locaux du centre, en flagrant délit.Les enfants étaient de race blanche, mais les responsables du centre n'y voient pas de connotation raciste.« La criminalité des jeunes est un problème de société qui n'a rien à voir avec la race», a dit M.|ean-Max Gabriel.à TAXE DE VENTE JUSQU'AU 30 JUIN SEULEMENT* quand vous achetez une nouvelle HONDA ACCORD LX BERLINE ou une nouvelle HONDA CIVIC CRX, votre concessionnaire HONDA du Grand Montréal va payer la taxe de vente provinciale de 9 %.:': Venez essayer une nouvelle HONDA dès aujourd'hui et vérifiez notre garantie «SANS DETOUR».HONDA ACCORD LX BERLINE AUTOMOBILES RALLYE 0101, rue Clément 364-1121, LaSalle BROSSARD HONDA 8905, boul.Taschereau 445-7161, Brassard ENCORE AUTOMOBILE 266, boul.St-Jean-Baptiste 698-1060, Châtcauguay EXCEL HONDA 5400, rue Paré 342-6360.V.M.R.GARAGE CIVIC 3650, boul.des Sources 683-5533, D.D.O.HONDA DE LAVAL 700, boul.St-Martin est 384-9444.Vimont HONDA DE SIGI 1110, rue Bleury 879-1550, MU HONDA POINTE-AUX-TREMBLES 11911, rue Sherbrooke est 645-2791, P.A.T.HONDA STE-ROSE 266, boul.Curé-Labelle 625-1953, Ste-Rose LALLIER AUTO (MTL) 12435, boul.Laurentien 337-2330, Cartierville LALLIER AUTO (REPT.) 110, rue Notre-Dame 581-7575, Rept.LA SEIGNEURIE HONDA 850, Perigny 658-6699, Chambly LOMBARDI AUTOS 7200, boul.Langelier 255-2222, St-Léonard RAINVILLE HONDA 40, boul.Don Quichotte 453-8416, îlePerrot VERCHÈRES AUTO 3551, chemin Chambly 679-4710, Longueuil h o n i: ÉQUIPE HONDA DU GRAND MONTREAL Jfx.O N D A 'Applicable sur modèles en stock livrés avant le 30 juin.La voiture doit âtre achetée et livrée entre le 22 et le 30 juin 1989.OFFRE VALIDE «JUSQU'AU 30 JUIN.NOUS DEVONS VENDRE 100 VOITURES.OFFRE NON VALIDE AVEC D'AUTRES PROMOTIONS.VALIDE SUR MODÈLES ED 835,845,936, ED 354,350.360.CA 553 et et 563.TAXE ET FRAIS D'IMMATRICULATION EN SUS.1110, RUE BLEURY Montreal.Quebec Tel.: 879-1550 266, BOUL.LABELLE SAINTE-ROSE.LAVAL TEL.: 625-1953 POURQUOI ANTIROUILLE A L'HUILE MÉTROPOLITAIN Est-ce que c'est bon?A-i-on déjà vu.rouillé, l'intérieur d'un moteur d'auto?Évidemment, non.\"Il baigne dans l'huile\" comme on dit.Vous pouvez facilement réaliser une petite expérience pour vous en convaincre.Trempez une pièce de tôle dans l'huile et exposez-la aux intempéries en compagnie d'une pièce non traitée.Vous verrez, en quelques semaines, la difference.Les 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CONRAD BERNIER ¦ Les I3et 14 juillet, un tribunal d'appel formé de trois juges canadiens rouvrira, à Cambridge en Angleterre, l'un des plus vieux et des plus célèbres dossiers judiciaires de tous les temps.Et ce tribunal devra décider soit d'infirmer ou de confirmer le verdict de culpabilité prononcé, il y a 25 siècles, contre le philosophe Socrate.Cela se déroulera dans le cadre d'un colloque organisé tous les deux ans, depuis dix ans, par l'Institut canadien d'études juridiques supérieures.Cette année, le programme du colloque comprend l'étude de dossiers aussi complexes que les secrets d'État, les limites au droit d'expression, la perestroïka et la loi, les nouvelles façons de penser la loi.Mais le 13 juillet, en matinée, .les participants au colloque assisteront à la séance du tribunal d'appel consacrée au «dossier Socrate».Les procureurs au dossier, Mes lan Scott et Sheila Block, pour la défense (Socrate), et Jack Giles et Edward Greespan, pour la poursuite (Athènes), s'adresseront à tour de rôle au tribunal composé, pour la circonstance, d'un banc de trois juges, en l'occurrence les juges Bertha Wilson et Beverley McLachlin, de la Cour suprême du Canada, et du juge Alan Gold, juge en chef de la Cour supérieure du Québec.C'est le lendemain, dans l'après-midi, que les juges rendront une décision.Favorable ou défavorable, celle-ci ne changera absolument rien, bien sur, au destin de Socrate consomme depuis 25 siècles.Ce qu'on veut, essentiellement, en interjetant appel de la condamnation du philosophe, c'est vérifier si.avec les lois et procédures actuelles, les accusations portées contre Socrate pourraient lui valoir en 1989 une nouvelle condamnation ou un acquittement.Loin d'avoir été pensé et structuré comme «un moment de divertissement pour alléger huit journées d'échanges juridiques substantiels», cet appel, selon le juge Alan Gold, se veut, bien au contraire, «un challenge juridique et intellectuel de haut calibre».Cette audience sera d'ailleurs enregistrée et publiée intégralement dans The Cambridge Lectures 1989.Ceux qui ont accepté de s'impliquer dans ce dossier ont dû s'imposer «une éreintanteet passionnante période de recyclage».Ce qui veut dire, entre autres choses, lire ou relire plusieurs ouvrages de fond et, bien sûr, une bonne partie des Dialogues de Le buste du philosophe grec Socrate photo pierre McCANN.lj Presse Platon, disciple de Socrate et principal témoin de sa vie.Corruption de la jeunesse Le dossier Socrate! Une affaire judiciaire qui débute à Athènes en l'an 399 avant lésus-Christ avec le dépôt d'une plainte au greffe d'un magistrat contre le philosophe Socrate, alors âgé de 70 ans.Fils d'un sculpteur et d'une sage-femme, Socrate est accusé de «ne pas pas croire aux dieux auquels croient ses concitoyens et de leur substituer des divinités nouvelles».De plus, il est accusé de «corrompre les jeunes gens».Ici.en- tendons-nous bien : on ne l'accuse pas de favoriser les mauvaises moeurs, mais de «gâter la bonne éducation des jeunes gens en leur enseignant de se méfier des préjugés, de refuser l'infaillibilité des autorités de tout ordre».Aux yeux des accusateurs, ce Socrate n'est donc pas seulement un «gêneur», il est aussi, et d'abord, un «séditieux, un impie enseignant l'irrespect, qui sabote les droits de la cité au profit des droits de l'homme!» La plainte est d'abord signée par Mélétos, une jeune poète sans célébrité, qui a déniché deux co- accusateurs: Lycon.un petit orateur-mercenaire à la solde de quelques politiciens, et Anytos.un tanneur, dont le père, archi-riche et très politisé, est propriétaire du plus important atelier de tannerie d'Athènes.Après une rapide enquête préliminaire, l'affaire vient devant un tribunal formé de 502 jurés, âgés de trente ans au moins et tirés au sort.Le procès se déroule selon les rites.Le greffier lit l'acte d'accusation.Et les plaignants prennent aussitôt la parole: il n'y a pas à Athènes de «ministère public», et tout citoyen qui a porté une accusation doit lui-même la soutenir devant le tribunal.Le co-accu-sateur Anytos, dont l'Intervention a été prépondérante, présente Socrate comme «un physicien-charlatan travaillant témérairement à scruter les choses qui sont sous la terre et celles qui sont dans le ciel, qui entend une voix lui répétant qu'il est le plus sage des hommes, un charlatan obsède par une mission divine!» Anytos rejette toutes les idées de Socrate.C'est le fond même de l'accusation.Ce procès, avant même de débuter, est déjà «une affaire politique».Socrate, un solide buveur Puis c'est le tour de Socrate.Dans Athènes, aucun visage n'est plus familier que celui de ce vieillard chauve, au nez aplati, aux lèvres épaisses et sensuelles, avec de gros yeux à fleur de téte, qui cause, chaque jour, sur la place publique, par les ruelles, dans l'ombre des boutiques, avec les petites Alan Cold, juge en chef de la Cour supérieure du Québec.gens, avec les fils des grandes familles.Il n'exerce aucun métier, vit dans la pauvreté, s'en glorifie.Quand la situation l'exige, il se révèle un guerrier exceptionnellement valeureux.Enfin, ce qui humilie surtout les plus solides buveurs, il a «la faculté précieuse de pouvoir boire sans jamais s'enivrer.» S'adressant à ses juges, Socrate nie tout.Puis il leur explique qu'il n'ambitionne pas plus d'enseigner et de former des disciples que de fonder un parti politique.«Tout ce que je cherche quand je parle, et c'est toujours gratuit pour tout le monde, c'est de mettre en lumière le caractère illusoire des valeurs \u2014 argent, prestige, bonheur, célébrité, pouvoir \u2014 sur lesquelles la plupart de mes concitoyens, y compris vous, mes juges, fondent leur conduite».Concrètement, Socrate n'apporte aucun fait pour sa défense.Soumettant ses accusateurs et ses juges à un impitoyable et ironique bombardement de questions, il invite plus simplement les uns et les autres à réfléchir sur l'aveuglement généralisé des citoyens grecs et sur la banalité de leur existence quotidienne.Avec trente voix de majorité, les juges le déclarent coupable.Reste à délibérer de la peine.Conformément à la coutume juridique, c'est le condamné lui-même qui doit choisir la nature du châtiment.Convaincu qu'il est innocent, Socrate non seulement refuse l'emprisonnement, mais exige une pension! «Athéniens, lance-t-il, il n'est pas de traitement, dans les circonstances, qui sied autant que celui de me nourrir, moi, bienfaiteur de la cité, aux frais de l'État!» Une suggestion que les juges, visiblement, avalent de travers.Socrate est condamné à mort.Il devra s'administrer lui-même le poison mortel, boire la ciguè.Socrate est conduit en prison.On lui offre de s'évader.11 refuse.Pas question pour lui de transgresser la loi, même si celle-ci est injustement appliquée.Une évasion donnerait d'ailleurs raison à ses juges et les réjouirai t.Puis Socrate sait que son cadavre pèsera lourd et longtemps sur la cervelle et les épaules de ses juges et du peuple d'Athènes.Pendant sa détention, il apprend un nouvel air de flûte.Cela éberlue l'un de ses geôliers qui, finalement, lui demande : « Pourquoi, grands dieux, un air de flûte de plus, quand vous êtes si près de la carambouil-le finale?» Et Socrate répond: «Pour le savoir!» Entouré de quelques amis, après une longue discussion sur la mort et l'immortalité, Socrate boit la ciguë.Les Paradis de Manseau ont pris le tour de main de leurs ancêtres JEAN-PAUL SOULltf ¦ Devant la façade du bâtiment central de l'ancienne prison du Pied du Courant, occupée aujourd'hui par le siège social de la Société des Alcools du Québec, deux hommes observent les vieilles pierres, tout là-haut, autour des fenêtres.Les murs de pierre, ils connaissent bien, les Paradis.Ils ont réparé, remis en état, recréé des dizaines de vieilles bâtisses classées monuments historiques à travers tout le Québec.Les murs de la vieille prison datent des années 1830.Quand elle aura retrouvé son aspect original, les Paradis de Manseau et leurs compagnons frotteront leurs mains calleuses avec satisfaction.«Mes ancêtres ont monté toutes ces pierres avec leurs bras! Moi, j'ai seulement à les réparer.|e suis quasiment en vacances».Des vacances assez spéciales pour Marcel Paradis, maçon, contremaître de la compagnie Les Entreprises de construction Roland Paradis Inc.La masse de deux livres et demi dans une main, le ciseau en acier trempé de quatre lliET\\\t\t \t\t \tpiL.\u201e.'.'.!'.'.U'.UWIJMli\t 1 1\tI\t9 1 lit m\t\t \t\t l'A Les pierres qui ont servi à refaire le tour de cette fenêtre, en respectant l'angle ouvert conçu par les bâtisseurs de 1830 ont été prêtées au bas dfb la fenêtre.photo jean couph, l» presse- pouces de large dans l'autre, il cogne en moyenne cinquante coups par pierre pour l'adapter au trou où elle doit entrer, à l'angle \u2014jamais le même \u2014 qu'elle doit former avec d'autres pierres de même origine, de même couleur, qui sont là depuis 160 ans.Pas.de lien de parenté direct entre Roland Paradis, le patron, et Marcel Paradis, le contremaître, même s'ils portent le même nom.Marcel est quand même le beau-frère de Léo, le frère de Roland Paradis, mais visiblement un lien plus puissant les lie: le métier.Quand le patron prend le ciseau et la masse des mains de Marcel, c'est le même geste, la même force, et les mêmes éclats de pierre bleue qui volent.Et les doigts ont la même grosseur.«C'est pas des doigts pour faire de la dentelle, constate en riant Roland Paradis».En trois ans d'utilisation, la poignée du ciseau, qui fait un pouce et un quart de diamètre, a raccourci de trois pouces.Ça représente pas mal de coups de masse et si ça déforme l'acier, ça fait aussi des doigts forts.Derrière les deux hommes, il y a le mur d'enceinte de la prison, avec le portail d'origine.C'est au-dessus de ce portail que les Patriotes de I837 ont été pendus publiquement par les Anglais.Sur quatre ou cinq pieds, ce mur était en ruine, les pierres tombées dans la cour.Les maçons les ont récupérées, ont observé la disposition des pierres sur la partie toujours debout, et ils ont reconstruit le mur.Une rénovation tellement réussie qu'il est absolument impossible de distinguer le vieux mur du nouveau.«Cherchez bien, rigole Marcel Paradis».Et il refusera de dire où commence et où finit son oeuvre.Après tout, il n'a fait que continuer le travail d'un compagnon du siècle dernier.La pierre, il faut connaître.Elle a un sens, et une couleur qui change avec le travail qu'on lui fait subir.La pierre bleue de Montréal, fraîchement cassée, est foncée.Quand elle a été recouverte de chaux, sa couleur a changé, il faudra la sabler avec une grosseur de sable appropriée.Et quand elle est fendue, il faut trouver les résines capables de se confondre avec elle.De moulins en églises L'histoire d'amour des Paradis de Manseau et des vieilles pierres du Québec a débuté en 1973.Les Paradis sont dans la construction depuis longtemps, migs leur pre- ph0to jean goupil, L3 Presse Roland Paradis, le patron, observe son contremaître Marcel Paradis qui prépare une pierre d'angle.En moyenne, la préparation d'une seule pierre demande une cinquantaine de coups de masse.mier gros contrat de rénovation sera le moulin du Portage, à Lot-binière.Une aventure extraodi-naire pour toute l'équipe.Marcel Paradis raconte comment il a appris quelques secrets des anciens bâtisseurs.«C'est un vieux poseur de briques qui m'a montré comment les anciens disposaient dans les murs de pierre des trous tous les cinq pieds, des trous bien carrés de 6 pouces de côté, pour recevoir des madrier de bois franc.C'était leurs échaffaudages.Et quand c'était fini, ils bloquaient ça avec une pierre bien carrée, marquée d'une croix.Tu trouves ça dans aucun livre.Et même, ces affaires-là, c'était uniquement dans une région que ça se faisait.» Il y a des mots qui reviennent souvent dans la conversation de Roland Paradis et de son contremaître Marcel, comme patience, observation.«II faut s'ajuster», dit Roland.H fera reposer les briques d'ancrage des anciens murs intérieurs des cellules parce que son maçon n'a pas respecté la manière des anciens.Ses briques étaient bien trop horizontales, et sans défaut.Celles qui avaient été posées en 1830 étaient un peu de travers, c'est comme ça qu'il faut poser les nouvelles.Quand Roland Paradis parle de ses chantiers passés, il a l'air de débiter un guide touristique.Il y a eu le moulin Michel, de Gentil-ly, où il a fallu refaire le mur du fond et rebâtir la structure au complet.«10000 trous, 100 sacs de ciment à prise rapide imjectés à 100 livres de pression.Avec quelque chose de complètement mou, on a refait un mur solide!» De Gentilly, on passe au Cégep Saint-Laurent, où le Pavillon Emile Legault a nécessité l'utilisation de 800 sections d'échaffau-dages, l 200 madriers.Sur la tour de I4l pieds, il a fallu changer 90 pierres, un travail considérable avec l'architecte Joseph Power.«Un homme extraordinaire, dit Roland Paradis.Pour nous, les architectes c'est très important!» Il y aura aussi l'église de Saint-Pierre-les-Becquets, l'Institut de police de Nicolet, l'église de Lot-binière, les Forges du Saint-Maurice, un travail dangereux, dans une cheminée qui menaçait continuellement de tomber.Le métier de maçon rénovateur de mo- numents historiques est régi comme tous les autres métiers de la construction, avec un salaire de $20.28 l'heure, et 10 p.cent pour les vacances.Et pour les chantiers loin de Manseau, une pension de $270 par semaine.Il y a peu de jeunes qui entrent en apprentissage.La relève est peu nombreuse.Mais pour entrer dans une équipe comme celle des Paradis, il faut aimer le métier.Une véritable équipe, et Roland Paradis tient à les présenter tous, il a même une photo de groupe prise sur un chantier.On y voit Serge Paradis, son frère, et Normand Castonguay, Marcel Pépin, Marcel Paradis, Réjean Michaud, un autre beau-frère, et Léo Paradis, l'homme d'administration.Le moulin du portage a brûlé.Ce sont les Paradis qui ont travaillé pour sa sauvegarde.Le ministère des Affaires culturelles vient de trouver les fonds pour le reconstruire.Et les Paradis s'ap-petent à répondre aux appels d offre.C'est une bâtisse qu'ils connaissent bien, ils ont sans doute quelques chances d'obtenir le contrat. LA PRESSE.MONTREAL.MARIN 27 JUM 1989 A11 Suicide à Notre-Dame de Paris: 2 morts Agtacr FnaccPmae PARIS ¦ Un homme d'une trentaine d'années s'est jeté volontairement du haut de Notre-Dame de Paris, hier matin, et a tué.en s'écrasant au sol.une adolescente de 14 ans.qui visitait la cathédrale avec son collège.Il était environ 11 h quand le désespéré a enjambé le parapet de la tour sud de Notre-Dame.Sur le parvis encombré de touristes, un groupe de collégiens parisiens s'apprêtait à visiter l'intérieur du monument.Le suicidé est tombé sur Martine Blot, 14 ans, qui se tenait un peu à l'écart.Il est mort et a tué la jeune fille sur le coup, selon les policiers.Les secours arrivent rapidement.« C'est horrible.Comment peut-on faire une chose pareille?»», s'est exclamée une jeune touriste britannique, peu après le drame.Les États libres d'appliquer la peine de mort aux jeunes Agemce Frmmcc- WASHINGTON ¦ La Cour Suprême des États-Unis a décidé, hier, que chaque tut de l'Union était libre d'infliger la peine de mort aux assassins qui ont commis leur crime alors qu'ils n'étaient âgés que de 16 ou 17 ans.Par 3 voix contre 4, les juges ont estimé qu'appliquer la peine capitale aux assassins mineurs au moment des faits n'était pas en contradiction avec l'interdiction, prévue par la Constitution, des « punitions cruelles et exceptionnelles ».La Cour a ainsi confirmé les peines de mort qui avaient été prononcées dans les États du Missouri et du Kentucky contre deux hommes qui avaient respectivement 16 et 17 ans au moment de leur crime.Sa décision revient à placer à ARRÊTEZ ftl Centre de Uierothérapie Lattr World MONTHEAL QUEBEC GRANBY 682-2861 622-9138 777 3633 16 ans l'âge minimum où la peine de mort peut être requise car.l'an dernier, la Cour avait annule une condamnation à mort prononcée dans I Oklahoma à l'égard d'un meurtrier qui avait 15 ans à l'époque du crime.Il y a actuellement dans les prisons américaines quelque 25 autres condamnes à mort, sur un total de 2 200, qui avaient 16 ou 17 ans le jour de leur crime.Dans la rédaction de l'opinion majoritaire, le juge Antonin Sca-lia a estimé qu'il n'y avait pas de consensus national contre l'exécution d'assassins mineurs au moment de leur crime.Il a indique que.sur les 37 Etats dans lesquels la peine de mort est en vigueur.13 refusent de l'appliquer a quiconque n'avait pas 18 ans au moment des faits.«Cela n'établit pas un degré suffisant de consensus national pour que la Cour juge le châtiment cruel et exceptionnel ».LA CHAÎNE COMPATIBLE Voici la chaîne haute-fidélité compatible- avec vos critères de qualité élevés- et votre budget Ces composantes sélectionnées par Kébecson se marient à la perfection.La chaîne compatible, une exclusivité Kébecson.\u2022 tj :' \u2022 i -\u2022NtajivlMriMBMI \u2022EacaaaQFG-S \u2022MftMttOtUlCMtl KIF Harman-Kardon kebacion l'audio-conseil 6555, rue Saint-Denis Montréal (514) 270-7900 «BON YEN DE BON YEN'» l-Mark RS Turbo 3 portes 1988 d'Isuzu Berline l-Mark XS1988 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teintées \u2022 Garantie 3 ans/80 000 km appuyée par GM.\u2022Taxe et immatriculation en sus.Pour les véhicules achetés au plus tard le 14 juin 1989.Cette offre, qui comprend une participation du concessionnaire, est fondée sur le POSF et est valable jusqu'à épuisement des stocks du concessionnaire.Autres options offertes moyennant supplément Offre valable pour les ventes au détail seulement.Le concessionnaire peut vendre pour moins.Taxe calculée sur le prix négocié avant remise.Voyez votre concessionnaire Passeport participant aujourd'hui même ou composez, sans frais, le 1800 263-1999.FWS5EPORT AUTOMOBILES INTERNATIONALES Passeport Décarie 5400, boul.Décarie Montréal (514)483-5555 Passeport Terrebonne 675, boul.des Seigneurs Terrebonne (514)964-1374 Passeport Lapralrle 1055, boul.Sainte-Elizabeth La Prairie (514) 659-8994 Passeport Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (sortie 25 de l'autoroute des Laurentides) (514) 437-6317 Passeport Laval 1615.boul.St-Martin Est Laval (514) 385-9191 Passeport Hochelaga 4500.rue Hochelaga Montréal (514)251-1552 Passeport Sherbrooke 4880.boul.Bourque Rock Forest (819) 823-1400 4 A 12 \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 27 JUIN 1999 Les plages du Delaware menacées par la nappe de pétrole Les trois millions de litres de mazout échappés du pétrolier urugayen forment une nappe qui s'étend sur 30 km dapre* VU cl AF PHIlADtlPHIE ¦ La faune aquatique semble jusqu'à maintenant avoir peu souffert de la fuite de plus de trois millions de litres de pétrole survenue sur le Delaware par suite de l'échouage du pétrolier uruguayen de 750 pieds Présidente Rivera, qui acheminait quelque 80 millions de litres de mazout à la raffinerie Sun Oil de Marcus Hook, en Pennsylvanie.Le navire a donné sur un haut fond samedi prés de Claymont.au Delaware, mais il a pu être remis à flot le lendemain.Le gouverneur du Delaware.Michael Castle, a mobilisé 300 membres de la Carde nationale de l'État pour aider au nettoyage de la nappe de pétrole, qui s'étendait hier sur quelque 30 km de longueur et menaçait d'envahir les plages de la Baie du Delaware et de pénétrer dans le canal Chesapeake-Delaware.Quelque 250 civils avaient été affectés à cette tache dés samedi.Le gouverneur, qui a inspecté personnellement les lieux dimanche, a confirmé que les dommages écologiques semblaient superficiels.«|e crois que nous avons simplement eu de la chance», util dit.Pour sa part, le gouverneur du New lersey, Thomas Kean.s'est dit confiant que la fuite de pétrole n'entraînerait pas une pollution importante dans son État.Les deux hommes ont toutefois insisté pour que des règlements beaucoup plus stricts soient adoptés à l'endroit du transport par pétroliers, pour assurer notamment que les navires soient montés par des équipages compétents.«Nous jouons présentement i la roulette russe avec les rives des États-Unis, a déclaré M.Kean.Nous avons pourtant été suffisamment avertis du danger: la fuite de pétrole de l'Alaska aurait dû nous servir de leçon, et maintenant, nous venons de connaître trois accidents du genre en un seul week-end (les deux autres étant ceux de Newport, Rhode Island et Houston, Texas).Clairement, nous n'assumons pas nos responsabilités dans ce domaine.» M.Castle a dit de son coté avoir appris que l'accident était survenu lorsque le pétrolier avait pivoté sur son ancre, qui avait été lancée par mégarde.La Garde côtière n'a voulu émettre aucun comentaire à ce propos, se contentant de dire que le pilote et l'équipage du Présidente Rivera avaient subi des tests de dépistage d'alcool et de drogue immédiatement après l'accident, et que les résultats seraient connus dés aujourd'hui.Entre-temps, à Houston, les équipes de nettoyage ont bravé hier des pluies diluviennes et des vents de tempête pour avoir raison du pétrole qui subsistait encore après la fuite de 250 000 gallons survenue vendredi, à une soixantaine de kilomètres en aval de Houston, par suite de la collision d'une péniche avec un pétrolier panaméen.On ne prévoyait pas d'interrompre l'opération en dépit de l'arrivée imminente de la tempête tropicale Allison, qui avait déjà pénétré hier au-dessus de la terre ferme au sud-ouest de Houston.Bob Morehead.porte-parole de la Garde côtière, a souligné que le travail se poursuivrait jusqu'à ce que la tempête le rende absolument impossible, et qu'on espérait avoir le temps d'éliminer la plus grande partie de la nappe de pétrole.Par ailleurs, une enquête doit s'ouvrir aujourd'hui à Houston, pour déterminer la raison de la collision entre la péniche et le pétrolier.Les équipages du pétrolier et du remorqueur qui louait la péniche ont subi les tests de dépistage d'alcool et de drogue requis selon la politique adoptée récemment par la Garde côtière des États-Unis, et les résultats devaient être connus dans le courant de la journée.Armé d'une fourche, un prépose au nettoyage de la nappe de pétrole qui s'est répandue dans le Delaware recueille les boules de goudron accumulées le long dune estacade dans le port de Wllming-tOr, TELE PHOTO REUTER TELEPHOTO REUTER Les équiques de nettoyeurs travaillent à contrer les effets de la marée noire le long de la plage de Jackie Deinert, une résidente de Hull Cove, regarde des homards Mackerel Cove à Jamestown dans le Rhode Island.mewo «uter et autres crustacés morts qu'elle a trouvés sur la page.ISLAND SUITE DE LA PACE A 1 Tout «baigne dans l'huile» au Rhode Island! Island, manoeuvres auxquelles ont participé un millier de personnes.De ce nombre, on compte une centaine de prisonniers du « Adult Correctional Institute* de Newport.«Oh! Mais ce ne sont pas des prisonniers dangereux.Ils sont en libération conditionnelle», précise Rick Meidt, porte-parole de la Garde côtière.Outre cela, quelque 500 bénévoles ont mis la main à la pompe tout à fait librement.«Moi, je leur ai amené des sandwiches*, a affirmé hier en ondes une héroïne anonyme.Tous ici, du maire de Newport au groupe environnementaliste «Save the Bay», ont salué l'efficacité de ces manoeuvres.Trois jours plus tard, la marée noire avait pâli sensiblement, et les plages des environs de New-port sont déjà rouvertes aux baigneurs.Hier, à Benton Point, non loin de l'endroit où s'est échoué le World Prodigy, on pouvait voir des centaines de curieux qui s'étaient massés pour observer de près le navire, dont on doit finir de pomper l'huile aujourd'hui et qui sera remorqué demain.Les hôteliers, eux, n'ont perdu ni leur sourire ni leurs clients.Mais il faut avouer qu'ils ont eu chaud, vendredi soir, quand cette terrible odeur d'huile a envahi l'atmosphère, une semaine à peine avant le plus «gros» week-end de l'année, celui de la Féte nationale (4 juillet).«L'odeurétait tellement forte.C'était à vous rendre malade!», de dire Sam Rogers, propriétaire du Melville House, un «bed and breakfast » de Newport, qui s'est précipité, en compagnie de sa femme, sur l'appareil radio pour en savoir plus long.Quelques plages sont encore fermées du côté ouest de la baie de Narragansctt, et la pêche aux mollusques est totalement interdite, mais la Garde côtière assure 3uc tout rentrera dans l'ordre 'ici vendredi.Tim Reilly, un scientifique spécialisé en écologie qui travaille pour le Secrétariat américain au Commerce, est venu expressément de Valdez, en Alaska, où il se trouve depuis une dizaine de semaines, afin de prêter main forte aux membres de la Garde côtière.Il estime que si le pire a été évité, on ne sait pas encore très bien quel sera le véritable impact de la catastrophe sur l'écosystème.À cette époque-ci de l'année, on retrouve dans la baie de très nombreux oeufs de homard et de plusieurs espèces de poissons.Or, certains éléments particulièrement toxiques de l'huile déversée se seraient dissous dans la mer et menaceraient ces oeufs.Selon lui, il faudra attendre encore quelques semaines avant de pouvoir se faire une idée concrète de l'impact du déversement.Quant aux oiseaux, on a bien retrouvé ici et là un ou deux goélands morts, et un huard auquel il a fallu donner un «shampooing» parce qu'il avait la plume un peu trop grasse, mais d'une façon générale, les dégâts ne les ont pas affectés.«Ce qui nous aide, c'est que le gouverneur DiPrête est un Républicain, tout comme le président Bush», opine Garry Farrea, 33 ans, qui pêche le homard dans la baie depuis une dizaine d'années.«Ah! Au début, ça m'a complètement écœuré.|e me suis dit: 'Ça y est, ça va être un film d'horreur*.Maintenant, ça va.Mais je te jure qu'il y aura des effets, le ne sais pas quand, ni quoi, mais on ne peut pas déverser tout ça sans qu'il se passe quelque chose.Les homards, ça bouffe des cadavres, alors attends l'an prochain, tu verras.» Quant à Ronnie Fatelli, propriétaire de l'«Aquidmick Lobster », il a bien trouvé de l'huile sur ses filets et sur ses bateaux, mais sinon, tout va comme d'habitude, c'est-à-dire plutôt mal.Dans cette baie, où l'on pèche à l'année longue, la ressource ne se renouvelle jamais assez vite au goût des marchands de poisson.Le tourisme, la deuxième industrie en importance à Newport (après la Marine américaine), n'a non seulement pas chuté, mais il a même profité de la catastrophe: « Personne n'a annulé ses réservations, et il doit bien y avoir 200 journalistes venus pour ça.Il faut les loger, il faut au ils mangent!», se réjouit Robet /.McKenna, maire de Newport, qui n'est pas mécontent non plus de la publicité «gratuite» que lui a valu l'échouement du World Prodigy.Si les manoeuvres de nettoyage se sont si bien déroulées, c'est que l'accident de VExxon Valdez, cet hiver en Alaska (48 millions de litres de brut se sont répandus dans la mer) avait préparé le terrain.«Nous sommes allés voir la Garde côtière il y a deux mois», confie Kurt Spalding, de «Save the Bay», un organisme environnemental né précisément pour s'opposer à la construction d'une raffinerie de pétrole, en 1970.«La Garde côtière nous a fait part du plan d'urgence qu'elle avait mis en place, et tout semble s'être déroulé cette fin de semaine comme ils avaient prévu», de dire M.Spalding.Ce qui reste, trois jours après le plus important déversement de l'histoire du Rhode Island, en plus de ces minces taches d'huile et de dommages incertains, c'est cette question que se posent Kurt Spalding et bien d'autres: «Mais 3u'allait donc faire le capitaine u World Prodigy et sa galère dans ces eaux périlleuses sans un pilote de la région?Et puis, de toutes manières, comment a-t-il fait pour heurter ce récif, en plein après-midi, par temps clair?» Ce matin, l'équipage du navire devra comparaître devant un grand jury de l'État du Rhode Island réuni à Providence, la capitale, qui déterminera s'il y a lieu de déposer des accusations criminelles.?Deux employés s'affairent à nettoyer les berges à Newport Harbor.telêphto reitter TELE PHOTO REUTER Le navire grec World Prodigy est entouré de bateaux qui pompent le restant de mazout.Les « maires souillés» se rencontrent à Valdez! Les victimes des marées noires de l'Alaska et de la Bretagne parlent coopération un_ VALDEZ ¦ Les maires des municipalités affectées par le pire accident pétrolier jamais survenu aux États-Unis \u2014 celui de l'Exxon Valdez, en Alaska \u2014 et le plus catastrophique qui se soit jamais produit dans le monde \u2014 celui de l'Amoco Cadiz en France \u2014 se sont rencontrés à Valdez hier pour échanger leurs impressions et inspecter le détroit du Prince William, ravagé par la marée noire.«Les Français ont déjà connu ce que connaît actuellement l'Alaska», a déclaré le maire de Valdez, John Devens, tandis que le coordonnâtes de la visite française, Jean-Baptiste Henry, précisait que le but de cette réunion était d'assurer la coopération des communautés qui ont eu a souffrir de ce fléau.«Nous sommes convaincus, a-t-il dit, que cette réunion permettra enfin d'exercer les pressions nécessaires sur les gouvernements intéressés pour faire en sorte que les économies côtières soient mieux protégées à l'avenir.» L'Exxon Valdez s'est échoué le 24 mars, répandant plus de 40 millions de litres de pétrole brut dans le détroit du Prince William et le golfe de l'Alaska.Des centaines de kilomètres de côtes furent ravagées par la marée noire, et la faune locale subit des pertes catastrophiques.Quant à l'Amoco Cadiz, il s'échoua le 17 mars 1978 sur la côte nord-ouest de la France, déversant près de 300 millions de litres de mazout sur les rivages de la Bretagne.Même si le temps finit toujours par réparer les ravages de telles catastrophes, le souvenir en demeure éternellement présent à la mémoire des victimes.« Il est vrai qu'en une décennie, la faune a retrouvé son équilibre en Bretagne, mais les Français n'ont jamais oublié ce désastre, parce qu'ils n'ont jamais obtenu justice», a déclaré M.Henry.Les administrateurs des 15 municipalités de l'Alaska affectées par l'accident ont formé un groupement qu'ils ont appelé «Les maires souillés», tandis que leurs vis-à-vis français créaient un organisme similaire baptisé le «Syndicat mixte».Devens et Henry ont émis l'espoir qu'un groupement international de «maires souillés» serait en mesure d'exercer une influence faste sur les gouvernements et sur les grandes sociétés pétrolières, afin que de tels désastres ne se reproduisent pas. LA P*\u20acSS£.MONTREAL, MARDI 27 JUIN 1989 A 13 L'opposition s'inquiète de la «spéculation foncière» à Longueuil ¦ Longueuil semble être un lieu de prédilection pour les specula-; leurs fonciers, affime le leader de l'opposition à l'hôtel de ville.Me Pierre Lestage.4*' ; Apres l'affaire du conseiller Cilles Dcry.qui a fait l'acquisi-; tion d'une propriété de S172 000 « dans le nouveau développement .Bellerive, en se rendant aux limi-; tes de la légalité, éclate mainte-¦ nant le dossier d'une compagnie I.à numéro, présidée par un entre-I preneur de Sainte-julie.Marcel Larochelle.qui a réalisé un profit net de Sl.l million en peu de C temps.L'histoire remonte au 24 septembre 1986.Longueuil menace J d'acquérir pour arrérage de taxes » un ensemble de lots, appartenant 'à un professionnel de la santé de ' Québec.Georges Daigle.M.Daigle régie alors son compte de ; taxes, s'élevant à S22 000, et la même journée, il vend ses propriétés pour la somme de $53 391 à Gérard Etcheverry.Celui-ci, la même journée toujours, refile ces mêmes propriétés au prix de $204 038 à la compagnie de gestion Socom Inc., établie à Varennes et présidée par -Jean-Marc Veilleux.Le porte-parole du Parti civique.Me Lestage, qui ne compte toutefois aucun élu sur les 19 conseillers, estime que la ville a eu tort de ne pas .avoir fait une proposition d'achat à M.Oaigle.le 24 septembre 1986.d'autant plus que les études devant mener à la réalisation des deux terrains de golf, prés de Collectivité nouvelle, étaient déjà en cours.! Larochelle intervient Le 30 mars 1987, la compagnie de gestion Socom vend les propriétés à la compagnie 2423-9519 ' Québec Inc., contrôlée par Marcel Larochelle, au prix de $319 692.Le 24 septembre 1987, un an jour pour jour après que la ville eut menacé M.Daigle de récupérer les propriétés pour arrérage de taxes, le groupe Larochelle vend à l'administration de Longueuil une bonne partie des propriétés au prix de $361 692.La ville, qui aurait pu s'approprier ces terrains un an plus tôt à fort meilleur prix, insiste Me Lestage, a ainsi fait l'acquisition de 516 206 pieds carrés, sur un total de 680 196 pieds carrés.La différence de la superficie de terrain \u2014 176 754 pieds carrés \u2014 demeurant la propriété de Marcel Larochelle, a ensuite été vendue à la compagnie Sunoco à un prix supérieur à $ 1,2 million.Ce lot fait le coin des boulevards Fernand-Lafontaine et Jean-Paul-Vincent, à l'entrée du développement domiciliaire Collectivité nouvelle et, selon Me Lestage, il semble évident que la compagnie pétrolière y aménagera une station d'essence.Le maire Roger Ferland est peu impressionné par les «attaques partisanes de l'opposition: vous pouvez en sortir des terrains sur lesquels des gens ont fait beaucoup d'argent.C'est même possible que ces gens aient obtenu des informations privilégiées, émanant de l'hôtel de ville ou de l'extérieur.Mais tout cela, à mes yeux, n'a que peu d'importance», a conclu le maire Ferland.8,9%! 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