Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1989-06-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Informations nationales Arts et Spectacles / Le .Monde \u2022 LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 27 JUIN 1989 Des anglophones déçus créent un autre parti MICHEL VINNE de la Presse Canadienne au tue Un deuxième parti politique mis sur pied par des anglophones déçus du Parti li-.béral sera sur les rangs lors des prochaines élections générales au Québec.Le Unity Party-Parti Unité prévoit en effet présenter des candidats dans 10 à 20 circonscriptions toutes situées à l'extérieur de Montréal, notamment dans les Cantons de l'Est et dans le sud-ouest du Québec.La création de cette formation, autorisée le 21 juin par le directeur général des élections.M.Pierre F.Côté, porte à 19 le nombre de partis politiques reconnus au Québec.Elle traduit bien le mécontentement des anglophones québécois qui se disaient à 57 p.cent insatisfaits du gouvernement Bourassa dans un sondage Sorecom publié début juin.« Nous voulons offrir aux anglophones une solution de rechange au Parti libéral dans lequel nous n'avons plus la moindre influence», a soutenu hier son président intérimaire, M.Maurice King, un unilingue anglais de la région de Châ-teauguay.«le crois qu'il n'y a plus de différences entre le Parti libéral et le Parti québécois, ajou-te-t-il: les deux favorisent l'unilinguisme français au Québec.Si la loi 101 a été adoptée par le PQ, dit-il, elle a été entièrement endossée par la suite par les libéraux de Robert Bourassa ».' L Equality Party j Comme lé Parti Egalité-Equality Party, créé en avril-dernier, le Parti Unité prône le bilinguisme officiel au Québec et réprouve l'accord constitutionnel du lac Meech (qui reconnaît au Québec le statut de société distincte ).Ses membres exècrent la loi 178 qui interdit l'affichage commercial extérieur dans une autre langue que le français, « une loi qui nie aux anglophones le droit d'utiliser leur langue», dit M.King.Les deux formations politiques se sont d'ailleurs déjà entendues tacitement pour ne pas présenter de candidats dans les mêmes circonscriptions lors, du prochain scrutin.Le Parti Égalité, qui créera demain soir sa 12e association de comté dans Westmount, concentrera ses efforts à Montréal pour laisser le reste de la province au dernier-né.EN BREF UNE AUCMENTION POUR LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL ¦ Un projet de loi a été déposé aux Communes, hier, pour accorder une hausse salariale de plus de 14 p.cent au gouverneur général du Canada et pour indexer ses revenus, par la suite, suivant le rythme d'augmentation des salaires payes dans l'industrie.Une fois la Loi du gouverneur général amendée, le salaire annuel de Mme Jeanne Sauvé passera donc de $70 000 à $80000, rétroactivement au 1er janvier 1988.Mme Sauvé elle-même ne profitera pas de cette indexation, puisqu'elle doit quitter son poste à la fin de l'année.RÉUNION DANS L'OUEST ¦ C'est avec de grands sourires que les premiers ministres des quatre provinces de l'Ouest ont entrepris, hier, des entretiens de trois jours sur des problèmes qui intéressent particulièrement leur région.C'est ainsi que MM.Gary Filmon (Manitoba) et Grant Devine (Saskatchewan) ont déjà manifesté leur intention de discuter du fameux barrage hydroélectrique de Rafferty-AIame-da.M.Getty a fait savoir qu'il demandera à ses homologues de l'appuyer dans sa lutte pour que soit réaffirmée la compétence des provinces sur le développement des ressources, «je veux l'assurance, a déclaré M.Getty, que cette compétence n'est pas envahie par des initiatives fédérales, je veux que les autres premiers ministres appuient l'Alberta».YOLANDE LEGAULT SE RETIRE ¦ La député libérale de Deux-Montagnes, Yolande Legault, a annoncé qu'elle ne serait pas candidate lors du prochain scrutin, que plusieurs observateurs prévoient pour l'automne.Mme Legault, qui s'est surtout fait remarquer, durant son mandat, en se faisant l'apôtre des médecines douces, a fait savoir qu'elle entendait dorénavant se consacrer à son «missionnariat», la promotion de ces approches alternatives.Les prises de position de Mme Legault à l'Assemblée nationale ne lui avaient pas créé que des amitiés dans les rangs de son propre parti et, a donné à savoir la députée de Deux-Montagnes, «le Parti libéral a tenté de m'isoler par toutes sortes de stratégies visant à retarder au maximum la date de l'investiture».NOS AMIS LES AMÉRICAINS ¦ Deux spécialistes en questions canadiennes ont tenu à rassurer les Canadiens, hier, à la suite d'un sondage du magazine Maclean indiquant que 66 p.cent des Américains interrogés favorisent l'intégration du Canada dans l'union américaine.Chez les Canadiens, cependant, seulement 14 p.cent seraient intéressés à devenir le 51e Etat américain (25 p.cent au Québec ).« Ne croyez pas un instant que les États-Unis songent sérieusement à un genre d'union avec le Canada», a déclaré M.Charles Doran, directeur du programme des études canadiennes à l'université Johns Hopkins, de Baltimore.Selon M.Martin Lipset, sociologue de l'université de Stanford et auteur d'un livre (qui doit être publié bientôt ) sur les relations canado-américaines, ce sondage «n'exprime.rien d'agressif de la part des États-Unis à l'endroit du Canada».Il s'agit plutôt du reflet d'une «attitude généralement amicale» des Américains à l'égard des Canadiens, leur principal allié et leur partenaire commercial le plus important.M.Doran, pour sa part, a rappelé que personne dans les cercles politiques américains, n'a jamais formulé l'idée d'une union politique avec le Canada.Les détails dë la taxe Wilson ne seront pas connus avant l'ajournement des Communes CILLES GAUTHIER du bureau de La Preste OTTAWA ee n'est qu'après l'ajournement des travaux du Parlement, donc en pleine torpeur estivale, que le gouvernement Mulro-ney expliquera en détails le fonctionnement de sa nouvelle taxe de vente fédérale de 9 p.cent sur les produits et services, qui fera tomber plus de $24 milliards dans ses coffres.Le ministre des Finances, Michael Wilson, avait promis de rendre ce document public avant la fin de juin mais il a admis hier qu'il ne pourrait respecter cet échéancier parce qu'il y a encore certains «détails techniques» à fignoler.Il a refusé de préciser quand il sera prêt, se contentant de dire que la publication ne devrait trop tarder.Le document devrait également, selon une autre promesse antérieure de M.Wilson, faire connaître la mesure que le gouvernement entend adopter pour que le logement ne devienne pas inabordable à cause de cette taxe, qui touchera les maisons neuves en plus de la plupart des biens et Michael Wilson services, dont la coupe de cheveux, la course en taxi, la facture d'électricité, le repas au restaurant, les réparations de la voiture, le coffret de sûreté à la banque, etc.Il devrait élaborer aussi sur le crédit d'impôt pour la taxe de vente fédérale qui sera versé aux moins fortunés et sur d'autres modifications à l'impôt direct qui accompagnent la réforme de cette taxe.Le ministre était interrogé en français hier par le député néodémocrate de Saskatchewan, Lorne Nystrom, qui soutenait que le ministre avait brisé plusieurs engagements dans le passé au sujet de cette taxe.M.Wilson, qui perd son français au même rythme que ses illusions, a répondu en anglais que l'opposition aurait amplement le temps de critiquer ses propositions étant donné que le comité des finances de la Chambre les étudiera avant qu'un projet de loi ne soit déposé pour y donner suite.Ce projet de loi fera comme d'habitude l'objet de débats au Parlement.Député depuis dix ans, le ministre sait cependant fort bien que c'est la divulgation d'une mesure gouvernementale qui a vraiment un impact sur la population, comme on a pu le constater encore récemment avec les com- Cressions à l'assurance-chômage.e projet de loi réformant cette dernière est à l'étude à l'heure actuelle, dans l'indifférence générale, au Parlement.M.Nystrom a rappelé que M.Wilson avait promis que la taxe de vente serait «visible», c'est-à-dire que le consommateur en Le gouverneur général, Mme Jeanne Sauvé, a accueilli hier le président d'Israël, M.Chaim Herzog, à son arrivée à l'aéroport d'Uplands.M.Herzog effectue une visite de cinq jours au Canada, lashphotopc Le président d'Israël en visite au Canada Presse Canadienne OTTAWA Le président israélien Chaim Herzog est arrivé hier à Ottawa, où il a rencontré le gouverneur général du Canada, Jeanne Sauvé, ainsi que les chefs du gouvernement et de l'opposition.Mme Sauvé, qui a accueilli M.Herzog à l'aéroport d'Uplands en compagnie du secrétaire d'État aux Affaires extérieures Joe Clark, a rendu hommage au président israélien qu'elle a présenté comme un intellectuel de stature internationale.Elle a déclaré que le Canada souhaitait renforcer ses relations avec Israël et examiner conjointement avec les Israéliens les moyens de répondre aux défis auxquels Israël doit faire face.En soirée, le président Herzog devait prendre part, à l'invitation de Mme Sauvé, à un dîner à Rideau Hall.Aujourd'hui, il prononcera un discours devant le Parlement canadien, déposera une couronne de fleurs devant le cénotaphe érigé en hommage aux victimes de la guerre, rencontrera des représentants de la communauté juive et donnera une réception en soirée.Parvenir à la paix Le Parti libéral a émis un communiqué dans lequel il affirme que l'objectif prioritaire du Canada concernant le conflit israélo-arabe «devrait être d'en arriver à une paix juste et durable entre Is- rael et ses voisins arabes» et préconisé la tenue d'une conférence internationale susceptible de régir les négociations entre Israéliens et Palestiniens.Pendant ce temps, la Coalition canadienne pour les droits humains en Palestine a émis une déclaration suivant laquelle la visite de M.Herzog «constitue une occasion opportune de rappeler aux Canadiens le prix brutal que les enfants palestiniens ont à payer comme conséquence de la politique de répression de l'armée israélienne d'occupation» en Cis-jordanie et à Gaza.Demain.M.Herzog doit visiter Montréal, et se rendra à Toronto jeudi et vendredi.connaîtrait le montant exact pour chaque transaction, que toutes les sommes additionnelles qu'elle rapporterait seraient retournées aux contribuables et qu'elle permettrait d'éliminer la surtaxe sur l'impôt sur le revenu.Toutes des promesses qui.soutient le député d'opposition, ont été brisées.La taxe entrera en vigueur le I\" janvier 1991 et remplacera l'actuelle taxe de vente sur les produits manufacturés et certains services comme les télécommunications.Elle a été fortement augmentée dans le dernier budget Wilson et rapportera $17 milliards pendant l'année financière 1989-90.Le Conference Board du Canada prévoit qu'en 1991, la nouvelle taxe fera augmenter l'inflation à 7,3 p.cent d'un seul coup, fera baisser le revenu disponible de la population de $5,5 milliards, empêchera la création de 72 000 emplois et fera augmenter le taux de chômage.Il prévoit aussi que le gouvernement utilisera le fruit de cette nouvelle taxe pour réduire son déficit et qu'il en augmentera le taux dès après les prochaines élections.Chaque augmentation d'un point lui rapportera $2,5 milliards additionnels.L'Alberta pourrait élire des sénateurs à l'automne Canadian Press EDMONTON Le gouvernement de l'Alberta a déposé hier un projet de loi visant à permettre à cette province de tenir les premières élections sénatoriales canadiennes, ce qui pourrait se produire dés cet automne.Le ministre des Affaires intergouvernementales, Jim Horsman, a précisé que le projet de loi, le Bill 11, était analogue au «Sénatorial Selection Act», qui devait s'éteindre en février, lorsque le premier ministre Don Getty décréta des élections.La seule différence, a souligné M.Horsman, est que la nouvelle législation, qui porterait le même nom, comporte des modifications qui faciliteraient la tenue d'un vote en même temps que les élections municipales, prévues pour le 16 octobre.Le ministre a ajouté que le projet de loi donnerait aussi à la province la capacité d'élire des sénateurs à l'occasion d'élections générales, ou de tenir un scrutin distinct.Le gouvernement conservateur de l'Alberta, qui a été reporté au pouvoir en mars dernier, s'est engagé à faire élire les représentants de la province à la Chambre haute dans le cadre du projet de sénat dit «triple E», c'est-à-dire élu, efficace et égal.À l'heure actuelle, les 104 sénateurs sont choisis par le gouvernement de l'heure à Ottawa, les différentes provinces et régions détenant un nombre déterminé de sièges.Guy Matte veut changer le plan de bataille des francophones hors Québec MAURICE JANNARD du bureau de La Presse OTTAWA institutions fédérales, il y a des succès probants».M.Matte mentionne les services en français dans les bureaux de poste et les formulaires bilingues d'Ottawa.re, secondaire, collégial et universitaire, devrait être un lieu privilégié où la communauté francophone pourrait vivre dans sa langue, «sans se sentir défavorisée par rapport à la majorité».Guy Matte rencontre ces jours-ci plusieurs ministres fédéraux, dont ceux de la Santé, des Communications et de l'Emploi pour discuter de l'adaptation des programmes fédéraux à la nouvelle réalité.Il donne comme exemple les programmes de formation d'emploi, qui sont basés sur le découpage des circonscriptions électorales alors que les communautés francophones de l'Ouest vivent dispersées, «il faut adapter les programmes pour qu'ils rencontrent nos besoins particuliers».Quebec décevant La FFHQ a exprimé en fin de semaine sa déception profonde devant l'attitude du gouvernement Bourassa, coupable selon elle de haute trahison.«On nous avait promis de l'aide mais quand est venu le temps de le montrer.'.g gouvernement s'est rangé de l'autre côté», dit M.Matte.Il donne le cas récent où le Québec s'est opposé à ce que les Franco-AI-bertains puissent obtenir la gestion de leurs écoles.Québec a appuyé le gouvernement de l'Alberta, qui rejette ce principe.La déception face au Québec ne date pas d'hier.«Avec l'ancien gouvernement (pcquiste), l'attitude était du genre hors Québec, point de salut».Un sentiment constaté chez beaucoup de Québécois pour qui les commaunautés françaises des autres provinces sont obligatoirement vouées à l'extinction.«Il y en a, dit M.Matte, qui oublient que notre résistance est assez forte».La Fédération, qui défend les droits de 900 000 personnes, va entreprendre des démarches pour s'adresser directement à la population du Québec par des campagnes de publicité et des rencontres plus fréquentes pour démontrer qu'il y des groupes qui «veulent vivre en français ailleurs au pays».Pour la FFHQ.l'Accord du lac Meech est une affaire \"qui tîe nous sert pas dans le moment».L'organisme a choisi d'attendre et il présentera ses revendications lors de la deuxième ronde de négociations.«Nous comprenons que cette fois-ci il est important pour le Québec de faire partie du giron constitutionnel canadien».La lutte à la présidence de la FFHQ a opposé M.Matte, un franco-ontarien, à M.Georges Ares, de l'Alberta.Ce dernier a critiqué le style «lobbyiste» de son rival, l'accusant de manquer d'agressivité.M.Matte a été élu à la suite d'un vote serré auprès de 150 délégués, réunis à Ottawa.Guy Matte ne s'en fait pas avec les propos de M.Ares.Ils constituent, d'après lui, l'exemple classique «d'une campagne électorale normale».Qu'en serait-il si lean Chrétien devait être le prochain premier ministre?«Nous travaillons pour l'instant avec le gouvernement qui est place afin de résister à l'assimilation.Nous verrons ce qu'il y a faire si leur approche ne donne pas de résultats eu s'il y a un autre gouvernement».* i Malgré tous les efforts du gouvernement féféral pour faire du Canada un pays bilingue, l'avenir des francophones de l'extérieur du Québec est toujours incertain et leur communauté souffre encore d'assimilation au profit de la majorité anglophone.C'est pourquoi le président de la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ), M.Guy Matte, réélu le week-end dernier, lors du congrès de l'organisme, croit nécessaire de changer la stratégie de son groupe.Au cours d'une entrevue à La Presse, M.Matte a brossé un bref tableau des vingt dernières années et il a dégagé les perspectives pour la prochaine décennie.«La loi sur les langues officielles de 1969 a suscité beaucoup d'espoir parce que nous pouvions entrevoir de vivre en i français partout au pays», a déclaré le 4 dirigeant de ;a FFHQ.«Au niveau des Cependant, ajoute-t-il, «cela n'a pas enrayé l'assimilation».Dans certaines provinces, comme l'Alberta, «un cas effrayant», le taux d'assimilation atteint 70 p.cent.«Nous savons maintenant que la sauvegarde de nos communautés ne viendra pas de la loi des langues officielles».Pour M.Matte, la langue française, à l'extérieur du Québec, doit devenir quelque chose d'utile «pour les jeunes et les personnes âgées dans les activités principales du quotidien ».Il veut changer l'orientation et le plan de bataille de la FFHQ afin qu'Ottawa et les provinces créent des centres physiques où «la vie se fera en français».Certains centres dispenseraient les soins de santé, d'autres serviraient de garderie pour enfants, d'autres répondraient aux besoins sociaux-économiques.Il va de soi que le système scolaire, où seraient assurés l'enseignement primai- LA PRESSE.MONTREAL, MARDI 27 JUIN 1989 La Pn Editorial Paul Oesmar jis president du conseil d administration Roger 0 Landry president et éditeur Claude Masson éditeur j -.; \" Martel Oesprdins directeur de I information AlatnOubuc éditorialiste en chef Les remboursements de Bell: un cadeau empoisonné?Ala suite d'un jugement de la Cour supreme, Bell a perdu son interminable bataille contre le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.La compagnie devra rembourser à ses abonnés des sommes qu'elle a perçues en trop, un total de $253 millions, capital et intérêts.Cette décision met fin à un litige qui remonte à 1986.Elle a été perçue comme une victoire par les organismes de protection des consommateurs.Les six millions de clients de Bell, qui auront droit à l'équivalent de deux mois de service gratuit, seront également de bonne humeur.Mais à plus long terme, les consommateurs seront-ils vraiment gagnants?On peut en douter.La façon dont l'État canadien a choisi de réglementer des entreprises comme Bell comporte des effets pervers qui ne servent ni l'économie canadienne ni la clientèle.Pour comprendre la décision de la Cour suprême, il faut voir quelles sont les origines du litige entre Bell Canada et l'organisme qui la réglemente, le CRTC.Bell Canada, comme on le sait, doit faire approuver par le CRTC toute modification de ses tarifs.Ce contrôle s'explique pour deux raisons: d'une part parce que Bell offre un service public essentiel et d'autre part parce que Bell exerce un monopole dans les régions qu'elle dessert.Parce que les consommateurs ne disposent d'aucun recours face à un monopole, c'est l'État qui assure leur protection par le biais du CRTC.Pour toute demande de hausse de tarifs, le CRTC doit rendre une décision qui tient à la fois compte des intérêts de la clientèle et de la santé financière de la compagnie.C'est ainsi que Bell doit justifier ses besoins de revenus additionnels en fonction de ses résultats financiers, de ses besoins de capitaux et du rendement nécessaire pour rémunérer les actionnaires.Dans les faits, le CRTC tente de mesurer les revenus dont Bell a besoin pour obtenir un taux de rendement raisonnable et accorde des hausses de tarifs en conséquence.C'est dans le cadre de cette logique que, lorsque Bell a proposé en 1984 des hausses de tarifs pour les années suivantes, le CRTC les a approuvées.Mais comme il lui manquait des données pour mesurer leur effet sur les revenus de Bell, le CRTC s'est réservé le droit de revenir sur sa décision.Or, comme les revenus de Bell ont été plus élevés que prévu en 1985 et 1986, et comme Bell obtenait un taux de rendement qui dépassait les normes du CRTC, l'organisme fédéral a demandé à Bell de rembourser aux clients ces gains définis comme excessifs.Bell a contesté le droit du CRTC d'imposer une décision rétroactive, a gagné en Cour d'appel mais perdu en Cour suprême qui a rendu une décision unanime.Le sens de ce jugement est le suivant: le CRTC avait le droit de prendre une telle mesure.S'il est clair que le CRTC a été tout à fait logique dans l'exercice de son mandat, on peut toutefois se poser des questions sur la logique même de ce mandat.On peut comprendre qu'il soit nécessaire d'exercer un certain contrôle sur un monopole qui dispense un service essentiel.Un consommateur mécontent de Bell ne peut pas changer de fournisseur ou décider de se passer du téléphone.Mais comment protéger efficacement les citoyens?En forçant Bell à se contenter d'un taux de rendement déterminé à l'avance, on crée une espèce de monstre, une entreprise privée qui doit fonctionner un peu comme un gros ministère.Quand une entreprise obtient des profits élevés, ce n'est pas toujours en exploitant les consommateurs: cela peut être dû aux succès de nouveaux produits, à une demande accrue, à une meilleure gestion, à une réduction des coûts.Si ces efforts ne sont pas récompensés par des profits additionnels, on risque de tuer l'innovation et l'amélioration du service, créer une mentalité bureaucratique qui se contente du statu quo.Un jour ou l'autre, c'est la qualité du service qui en souffrira.Le problème serait tout autre si Bell n'était pas en situation de monopole.La concurrence force les entreprises à innover et les empêche de recourir à des hausses de prix arbitraires C'est là une avenue que le CRTC devrait explorer.Alain dubuc Vendre le TGV aux Américains Toute discussion au sujet d'un éventuel train à grande vitesse (TGV) au Canada prenait toujours comme point de départ la structure actuelle du transport ferroviaire.Le gouvernement fédéral était censé s'occuper de la construction et de l'exploitation par l'intermédiaire des sociétés de la couronne.VIA Rail n'a pas eu la main heureuse dans l'exploitation d'un réseau de transport traditionnel; elle n'inspire donc pas plus confiance dans la gestion d'un type plus avancé et plus coûteux de transport ferroviaire.Par conséquent, la proposition de Bom- Cr^j bardier de construire un TGV privé de Montréal à ; ' ~w J Toronto suscite beaucoup d'intérêt car Bombar-l^wB^ dier n'a pas l'habitude de se lancer dans une affaire jfejj^^ déficitaire.W^B^w Les gouvernements du Québec et de l'Ontario m WÊÊÊÊk ont manifesté leur intérêt pour cette idée.Cela est fort bien si les provinces agissent à titre d'investisseurs et non de gestionnaires.Bien que le transport ferroviaire relève des pouvoirs fédéraux, les provinces pourraient dénaturer le concept du TGV en l'adaptant à des fin plus politiques qu'économiques: il est tentant de faire arrêter un si bel engin dans le plus grand nombre de circonscriptions possible?Un véritable TGV est conçu pour relier des grands centres \u2014 Paris à Lyon et Tokyo à Osaka, par exemple\u2014 où le grand nombre de passagers justifie une fréquence élevée des départs.Ces conditions permettent de maintenir des tarifs suffisament bas pour faire la concurrence aux autres moyens de transport de surface et d'atteindre des vitesses assez élevées pour attirer des gens qui autrement voyageraient en avion.Ces considérations limitent sévèrement le nombre de vilies.qui pourraient être desservies par un TGV dans le corridor Québec-Windsor.Ou reste, Bombardier n'est pas une compagnie de transport mais un fabriquant de matériel roulant.L'Europe et le Japon sont déjà entièrement acquis au développement de réseaux de TGV.En Amérique du Nord, par contre, ce n'est encore qu'un rêve et le défi pour Bombardier est de vendre et réve, en attendant de vendre des locomotives et des wagons.Un TGV entre Montréal et Toronto qui est rentable sans aucun appui gouvernemental serait le meilleur argument pour vendre ce concept aux États-Unis où les mégalopoles comme celle de Boston-Washington ont un besoin criant d'un tel moyen de transport.Frédéric WACNIÈRE DROITS «SERVES L'heure de de l'accord Meech Apeu près tous les observateurs avertis s'accordent pour dire que l'accord du lac Meech devra être entérite par le Parlement et toutes les provinces avant l'échéance de trois ans prévue par la formule d'amendement, faute de quoi l'entente mourra de caducité.Certains ne sont pas de cet avis, dont Gordon Robertson, un eminent mandarin retraité de la fonction publique fédérale, qui fut le secrétaire du cabinet fédéral sous le règne de Pierre Elliott Trudeau.Favorable à l'accord du lac Meech, M.Robertson expliquait lundi de la semaine dernière, dans le quotidien torontois Globe & Mail, en quoi on a tort de penser que s'applique pour cet accord le délai de trois ans.M.Robertson n'est pas le seul à le penser mais c'est la première fois qu'il m'est donné de lire en détail les raisons qui soutiennent cette façon de voir, l'imagine que les lecteurs qui s'intéressent au sort de l'accord Meech et ne fréquentent cette gazette ontarienne trouveront utile que je me fasse l'écho de l'argument de M.Robertson.Il est un peu technique mais je m'efforcerai de le résumer de manière à le rendre accessible à ceux qui pour lui la formule d'amendement de la Constitution n'est pas la lecture de chevet.Ceux qui croient à la limite de temps se fondent sur les articles 38 et 39 de l'Acte constitutionnel de 1982.La formule générale d'amendement (art.38) exige l'approbation du Parlement et des deux tiers des Législatures représentant au moins 50 p.cent de la population du pays; et cette approbation doit se faire dans un délai de trois ans (art.39).Pour M.Robertson ce ne sont pas les articles 38 et 39 qui s'appliquent dans le cas de l'accord Meech mais l'article 41 qui ne comporte, lui, aucune date limite.Il faut nécessairement que ce soit cet article, dit-il, puisqu'il régit l'adoption des questions constitutionnelles exigeants l'unanimité.Ce qui est le cas pour l'accord Meech qui contient deux dispositions entrant dans cette catégorie, l'une concernant la Cour suprême et l'autre la procédure d'amendement elle-même.Comment expliquer alors que la sagesse conventionnelle veut que s'applique l'article 39 fixant une date limite?Cela tient selon lui à la formulation de l'article 42 énumérant six sujets ne pouvant être amendés qu'en conformité avec la formule générale décrite à l'art.38.Deux articles de l'accord Meech peuvent entrer dans cette liste; si c'est le cas alors le délai de trois ans s'applique, dit-il.Est-ce à dire, toutefois, que la formulation de l'article 42 interdit d'amender ces deux articles de l'accord Meech en vertu de l'article 41 (qui lui ne comporte pas de limite de temps)?Pour M.Robertson il est clair qu'on ne peut en tirer une telle interdiction.Il s'explique en ces termes.«Une interprétation littérale de l'article aurait une conséquence insensée.Ce serait soutenir que des changements qui peuvent être réa-»- lises avec l'accord de la moitié de la population du Canada (article 38), ne pourraient l'être avec l'accord des trois tiers des provinces avec toute la population (article 41)».Un résultat aussi groteste ne pourrait pas avoir été voulu, rc-marque-t-il.On a vu que la formule générale d'ammendement (art.38) exige l'accord du parlement et des deux tiers des provinces représentant au moins 50 p.cent de la population.Or, remarque M.Robertson, l'accord Meech a déjà été entériné par huit provinces représentant 93 p.cent de la population.Il ne suggère pas qu'à cause de cela l'accord devrait être proclamé parce qu'il constitue un tout indivisible qu'on ne peut adopter en pièces détachées.Mais c'est justement parce qu'il forme un ensemble qu'il doit être approuvé en fonction de la procédure qui doit s'appliquer aux parties de celui-ci nécessitant le plus haut degré d'approbation, c'est-à-dire l'unanimité.C'est effectivement ce qui est en train de se faire, dit-il, et c'est en vertu de l'article 41 qui ne comporte aucune date limite.Pour M.Robertson il est vital de vérifier si oui ou non la prétendue limite de temps pour l'approbation de l'accord du lac Meech est un fait ou une fiction.Aussi croit-il que le gouvernement agirait sagement en référant la question à la Cour suprême.Elle seule peut déterminer si cette entente doit nécessairement mourir si l'unanimité n'est pas atteinte d'ici un an.-Tt- La boîte aux lettres Pour un bon voisinage La semaine dernière, une des communautés h;issicliques d'Outrcmont a organisé des festivités pour mar-quer la visite de leur Grand Rabbin.Parce que ces événements se déroulaient le 24 juin, certains citoyens d'Outremont y ont vu une insulte aux Québécois francophones et ont dénoncé les hassidiques avec une agressivité difficilement justifiable.Pourtant, les hassidiques avaient fait parvenir une lettre à leurs voisins qui dénotait de leur part un souci de maintenir des relations harmonieuses.Nous la reproduisons au-jour'hui.À tous nos voisins et amis ¦ C'est avec beaucoup de joie et de fierté que nous venons vous informer de la visite chez nous, de notre très honorable et bien aimé Grand Rabbin, du 21 au 28 juin 1989.Nous attendons plus de mille visiteurs étrangers de tous les pays du monde qui viendrons se joindre à nous lors de ce grand événement.Nous aurons donc le privilège de faire coïncider nos célébrations avec toutes celles de la Saint-Jean-Baptiste.Dans l'esprit créé par la visite d'un dignitaire de renommée mondiale, nous comptons que les petits inconvénients mineurs, qui pourront vous êtres causés par nos cérémonies religieuses, seront gracieusement acceptées avec la patience et la compréhension reconnues de tous nos voisins résidents d'Outremont et de ses environs.Nous vous remercions bien sincèrement à l'avance de votre collaboration amicale, dans la réalisation de cet événement très important pour nous.Nous demeurons vos tout dévoués.Congrégation Chaside Belz Umachzike Hadas Du délire permanent! ¦ Au secours, monsieur Ryan ! Le jour où vous m'avez donné 30 élèves de plus (j'en avais déjà 90), j'ai été débordée.Dès que je leur donne dix lignes à écrire, je ramasse plus de mille lignes à corriger.Imaginez quand ils écrivent quatre pages!.Votre «nouveau» programme de français ( 1979) est axé sur les habiletés à développer.Une des plus difficiles à acquérir pour un jeune est l'habileté à écrire.Alors, vous me dites: «Faites-les écrire.C'est en forgeant qu'on devient forgeron.» l'admire votre logique, mais je croule sous ma pile de corrections.Elle envahit ma vie privée.De septembre à juin, j'ai ma pile au lever, au coucher, avant et après les repas, en fin de semaine, je la traîne au salon de coiffure, chez le dentiste, je respire un peu en début de session, quand je viens de remettre les notes pour un bulletin, et ça repart, après un jour ou deux, comme un délire permanent!.j'aime enseigner le français.J'aime ma langue; c'est une belle langue.J'aime les jeunes et l'adolescence.Je me couche tôt.Je fais de l'exercice.J'entretiens mon feu sacré.Il faut!.ça sonne à 8h, et 30 jeunes loups et jeunes louves m'attendent, 30 autres à 9 h, etc.J'essaie toutes sortes de stratégies nouvelles, mais si je ne contrôle pas assez leurs apprentissages, ils n'apprennent pas grand chose.Vous m'avez demandé de leur donner «une formation riche et solide», mais vous avez oublié que j'étais un être humain et nod une mécanique.Je crie au secours parce que je veux rester un être humain.l'ai besoin de respirer pour bien enseigner.Madeleine MORIN, enseignante Ville de La Baie La colère continue Mme Gagnon-Tremblay, ¦ Vous voulez me punir parce que, très jeune, j'ai pris conscience de l'injustice faite aux femmes?Ma mère était collaboratrice dans l'entreprise de son mari.Elle n'avait pas de salaire, par conséquent pas droit à l'assurance-chô-mage et au régime des rentes et tous les avantages qui en découlent.Devant cet exemple, j'ai décidé de me prendre en main et d'assurer ma propre sécurité financière.Vous voulez me punir, en m'obligeant à partager moitié-moitié avec mon conjoint si un divorce advenait, sous prétexte de sauver quelques femmes de la misère?Ce que j'ai acquis, je l'ai durement gagné au fil des années et je ne laisserai pas une loi improvisée «et qui sent l'amateurisme», pour citer les paroles d'Alain Dubuc dans son article du samedi 17 juin, chambarder mon existence en cas de rupture matrimoniale sans avoir donné mon opinion.Felicitation aussi à Lysia-ne Gagnon pour ses deux excellents articles dénonçant le projet de loi parus la semaine du 12 juin.Ginette OAIGLE Sherbrooke \u2014i-;- Le Monde LA PRESSE.MONTREAL.MARDI 27 JUIN 1989 \u2022 B3 Raul Castro demande un châtiment exemplaire contre le général Ochoa Margaret Thatcher s'entretient étrangères, Sir Ceogrey Howe.avec son ministre Affaires PHOTO «UTER CEE : Mitterrand hausse le ton devant Margaret Thatcher d'après AFP et Renter MADRID Le président François Mitterrand a haussé le ton hier à Madrid devant le refus du premier ministre britannique Margaret Thatcher de s'engager pleinement en faveur de l'union monétaire européenne.À l'issue du débat sur le projet Delors d'union monétaire qui a confirmé le désaccord de fond entre la Grande-Bretagne et ses principaux partenaires, le président français a brandi la menace d'une Europe à deux vitesses en soulignant qu'« on ne pourrait pas traiter de la même façon les pays qui veulent continuer d'avancer et ceux qui veulent revenir en arrière ».La Dame de fer s'est déclarée favorable à la mise en oeuvre de la première phase du rapport Delors sur l'union monétaire, qui prévoit un renforcement de la coopération monétaire entre les Douze, mais a réitéré son refus d'engager son pays dans un engrenage qui aboutirait à une banque centrale et une monnaie communes.l.a France et la RFA ont au contraire insisté sur la globalité du projet Delors.M.Mitterrrand, Cité, par son porte-parole M.Hu-beft Védrine, a déploré que les Douze avancent « de situation molle en situation molle, créant : climat de brouillard dont la ince ne se satisfaire pas ».\"Mme Thatcher a toutefois lâ-ehé un peu de lest sur l'éventuelle entrée de la livre sterling dans le mécanisme des changes du Système monétaire européen (SME) que ses partenaires réclament depuis des années, qui se fera, a-t- DÉPÊCHES JAPON Une défaite pour Sousuke Uno ¦ La défaite du candidat du parti libéral (LDP), lors d'une élection partielle à la chambre \"haute, a sévèrement ébranlé j.0 ('image du Premier ministre japonais, M.Sousuke Uno.C'est ' te candidat du Parti socialiste, Kinuko Ofuchi, qui a remporté la victoire à la préfecture de Niigata dimanche avec 560 275 voix contre 482 391 voix pour son adversaire du LDP, Hideo Kimi.Les observateurs considèrent que la perte de cette circonscription aura une grande influence sur les élections de juillet.URSS Plus de pouvoirs aux citoyens ¦ Réuni pour la première fois hier, le nouveau parlement soviétique a entériné un programme d'envergure qui donne aux citoyens soviétiques plus de pouvoirs dans tous les domaines de la société, surpassant en cela le système juridique actuel.Les deux chambres ont approuvé un programme en 21 points qui permet aux citoyens de s'exprimer davantage devant les tribunaux et dans les églises, ou dans les syndicats et au niveau de leur gouvernement local.AFRIQUE DU SUD Église empoisonnée ¦ Le ministre ouest-allemand du Travail, Norbert Bluen, a du différer hier un entretien avec des ecclésiastiques antiapartheid, l'église où ils devaient se rencontrer ayant été aspergée de poison.Les meubles, le plancher et les portes de la chapelle du collège Saint-Barnabé, 15 kilomètres à l'ouest de Johannesbourg, ont été enduits d'un liquide toxique, probablement un insecticide au cyanure ou un désherbant.Ce type de poison provo-que des convulsions, des vomissements et des troubles de la vue.GRÈCE Les communistes réfléchissent ¦Travaillant de son lit d'hôpital, le Premier ministre grec Andréas Papandréou a fait une nouvelle offre hier aux dirigeants communistes qu'il tente de rallier à son parti pour former une nouvelle coalition gouvernementale.Il a fait plusieurs propositions quant à un remaniement en profondeur à la tète du Pasok, éclaboussé par des scandales politico-financiers.Les communistes ont déjà indiqué qu'ils répugnaient à soutenir un parti discrédité.LIBAN Bombardements syriens ¦Après un week-end marqué par des bombardements violents, les canons syriens ont de nouveau tiré hier matin sur les ports chrétiens de (ounieh et jmail sans toutefois faire de victimes.De même, trois attaques anti-israéliennes ont été menées dans la nuit de dimanche à hier au Liban sud dont une d'entre elle a été revendiquée par le Fatah-conseil révolutionnaire d'Abou Nidal, faisant 4 blessés.Par ailleurs, les États-Unis ont rappelé hier qu'ils étaient pour un retrait des troupes syriennes du Liban, comme des autres armées étrangères.d'après AFP.UPI et Reuter LA HAVANE R~ aul Castro, numéro deux du régime cubain, a demandé dimanche un « châtiment exemplaire » contre le général Arnaldo Ochoa, devant le tribunal d'honneur chargé de recommander les mesures à prendre contre l'ex-commandant en chef du contingent militaire cubain en Angola accusé de trafic de drogue, contrebande, corruption et malversation.Le général Ochoa, de son côté, a reconnu être coupable de toutes les accusations portées contre lui, rapportait hier le quotidien gouvernemental Granma.Le général de division, revêtu de son uni- forme et de ses décorations, a écouté impassibble et le visage hermétique, les accusations qui font de lui l'un des protagonistes d'un « Narcogate » portant un coup sérieux à l'image de marque du régime castriste.Raul Castro, selon l'agence officielle cubaine AIN, a déclaré devant le tribunal constitué de 47 officiers supérieurs cubains que le général ne pouvait plus « être sauvé », laissant entendre qu'il souhaitait que Ochoa soit fusillé.Le général Ochoa.qualifié de « traitre au peuple cubain, au parti et aux forces années », est accusé « de déloyauté inouïe» à Fidel Castro.L'ex-commandant en chef des forces cubaines en Angola, arrêté le 12 juin dernier, avait été accusé dans un éditorial de Granma, de complicité avec les trafiquants de drogue internationaux du cartel de Medellin.Dans son rapport dimanche.Raul Castro ajoute qu'il s'est livré à la contrebande d'ivoire et de diamants à Luanda.Outre ces charges, Raul Castro a développé toute une série d'accusations concernant le comportement du général Ochoa qui, selon le numéro deux du régime, aurait pu le mener à une « désertion ».De quoi faire de lui, selon les observateurs, un danger politique pour le régime.Raul Castro a fait de lui un homme victime de « dégradation morale », usant d'un « populisme effréné » et critiquant Fidel Castro dans la conduite de la guerre en Angola, aujourd'hui terminée.Certains diplomates voient dans cette affaire un moyen de se débarrasser d'un personnage devenu gênant.« Pour des raisons que nous ignorons, Ochoa est devenu une menace pour Fidel (Castro) et doit donc partir », a estimé un diplomate occidental, selon qui Ochoa pourrait être condamné à mort.La chaine de télévision CNN.citant des sources diplomatiques, a annoncé, la semaine dernière, que les arrestations d'Ochoa et d'autres officiers supérieurs avaient un fort caractère politique.Les sources ont également indiqué que le général ainsi que des hauts responsables cubains souhaitaient la venue de réformes politiques.elle pour la première fois formellement annoncé, lorsque l'inflation aura été réduite de façon significative en Grande-Bretagne.En revanche, elle a réaffirmé une opposition sans faille au processus d'ensemble décrit par le rapport Delors, et notamment à la convocation d'une conférence intergouvernementale chargée de préparer un nouveau traité qui a-boutirait selon elle à un affaiblissement de la souveraineté britannique en matière monétaire et fiscale.À l'opposé de la position britannique.Espagnols, Français et Allemands ont réaffirmé avec force leur volonté de parvenir à un « engagement politique clair » des Douze en faveur de l'union monétaire, qui se traduise notamment par la décision de convoquer une telle conférence « dans un délai prévisible », ainsi que l'a déclaré le chancelier Helmut Kohi.Pour le président française, « le seul compromis possible » porte sur la date de réunion d'une telle conférence.M.Mitterrand a menacé de remettre en question l'adhésion de la France à la libéralisation des mouvements de capitaux prévue pour l'été 90, si cette mesure n'était pas accompagnée d'autres progrès dans la construction européenne.Plaçant le débat sur le terrain « idéologique », le président français a ajouté : « Si ceux qui ne veulent que le libéralisme cherchent à nous attirer sur leur terrain, nous ne pourrons pas les suivre ».Face à ces divergences persistantes, la présidence espagnole se déclarait hier soir « consciente de l'étroitesse des possibilités de parvenir à un accord ».Ricardo Bof III réclame l'aide du Canada pour Ochoa Castro est * mêlé » à l'affaire, prétend le dissident MARIE-FRANCE LEGER PHOTO REMI LEMEE.U Presse Ricardo Bofill de passage à Montréal.Le dissident cubain Ricardo Bofill est arrivé hier à Montréal dans le but d'alerter les autorités canadiennes sur le « simulacre de procès » que subit, en ce moment à Cuba, le général Arnaldo Ochoa Sanchez, accusé de corruption et de trafic de drogue.Lors de sa visite de trois jours, le militant ami castriste compte également sensibiliser la section canadienne d'Amnistie internationale à la nouvelle fédération pour les droits de l'Homme, créée il y a à peine quatre mois.Ricardo Bofill.qui vit en exil à Miami depuis l'an dernier, souhaite que le Canada intercède en faveur du général Ochoa pour qu'il obtienne un procès juste et équitable.« Cuba a des relations privilégiées avec le Canada; il faut qu'il y ait une pression internationale, sinon ils vont l'assassiner », a déclaré M.Bofill à son arrivée à Dorval.Le généra! Ochoa.ancien chef du contingent cubain en Angola, a été arrêté pour trafic de drogue il y a maintenant deux semaines, avec six autres officiers supérieurs cubains.Cette affaire a eu l'effet d'une bombe à la Havane où les autorités ont observé un silence atterré lors de l'annonce des arrestations.« Nous sommes convaincus que Fidel Castro est mêlé à cette affaire.Il est impossible que, dans un régime de type stalinien, où toutes les allées et venues sont contrôlées, le numéro un cubain n'ait pas connu l'existence d'un, tel trafic », a poursuivi M.Bofill.Selon le dissident, les autorités cubaines vont profiter d'un procès bâclé pour éliminer Ochoa et ainsi éviter des révélations embarrassantes.« Le général Ochoa et quelques autres approuvent les réformes de Mikhaïl Gorbatchev en URSS.En faisant disparaître les gêneurs, Castro annihile toute forme d'opposition », d'ajouter le dissident, qui doit rencontrer à ce sujet, demain, à Ottawa, des hauts fonctionnaires des Affaires extérieures. Montréal Ricardo Bofill passe d'abord par Montréal pour faire connaître à la section canadienne d'Amnistie internationale la situation qui prévaut à Cuba en matière de violation des droits de la personne.Apres avoir fondé en 1976 un Comité cubain des droits de l'homme, initiative pour laquelle il a d'ailleurs connu la torture et I emprisonnement.Bofill récidive aujourd'hui avec une fédération à l'échelle latino-américaine.Outre l'aile cubaine, des pays comme le Nicaragua, Panama, le Chili, et Haïti ont rejoint les rangs de la fédération.Pour le militant « tous ces pays ont les mêmes problèmes ; on a donc décidé de former un front commun.L'organisation d'Amnistie au Canada peut sûrement nous aider ».M.Bofill doit s'adresser aujourd'hui aux membres d'Amnistie.Ricardo Bbfill, 44 ans, docteur en philosophie, a été arrêté trois fois et a passé une dizaine d'années en prison.Aujourd'hui, exilé parmi d'autres dissidents cubains à Miami, ce militant a décidé de poursuivre la lutte.Vivant désormais en terre étrangère, Bofill ne perd pourtant pas espoir de retourner à Cuba et y vivre librement : « Le gouvernement ne peut pas m'empècher de retourner chez moi.C'est mon droit.» Explosion dons un train en Chine : 20 morts d'après AFP et Renter PÉKIN LW explosion d'une charge de dynamite a fait 20 morts et 11 blessés graves la nuit dernière dans un train reliant Hangzhou à Shanghai (est de la Chine).La charge explosive, qui était placée dans les toilettes de l'un des wagons, a explosé au moment où le train approchait le pont de Huayang, à l'ouest de Shanghai.Le trafic ferroviaire a été rétabli près de six heures après l'explosion, tandis que l'enquête se poursuivait.Des nombreux incidents similaires se sont produits dans le passé, les paysans se déplaçant régulièrement avec des bâtons de dynamite en dépit de l'interdiction des autorités, soulignent les observateurs.La dynamite sert notamment à des travaux de déblaiement, mais certains braconniers chinois s'en servent également pour pêcher, ou fabriquer des pétards pour les jours de fête.Pressions sur la Chine Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères des douze pays de la Communauté européenne ont approuvé hier soir, à l'unanimité, à Madrid, une série de mesures destinées à faire pression sur la Chine, parmi lesquelles un embargo sur les ventes d'armes et la suspension de tout contact à haut niveau, crédit ou aide financière à ce pays, a indiqué le chef de la diplomatie espagnole Francisco Fernandez Ordonez.En outre, la Banque mondiale a suspendu hier jusqu'à une date indéterminée $780 millions US de nouveaux prêts à Pékin.Les États-Unis, premier partenaire de la Banque mondiale, avaient réclamé une telle mesure la semaine dernière.Le lapon, principal donateur officiel de la Chine, a déjà gelé son programme d'aide de $5,5 milliards US.Au cours d'un diner de travail à Madrid, les chefs de la diplomatie des Douze ont exprimé à l'unanimité leur « consternation devant la poursuite de la répression et des exécutions par le régime de Pékin ».Les chefs d'État et de gouvernement des Douze doivent ratifier ce plan de sanctions aujourd'hui.Le premier ministre chinois Li Peng, à droite, a présenté le nouveau secrétaire général du PCC, Jiang Zemin, qui succède à Zhao Ziyang.Le secrétaire d'État lames Baker a estimé par ailleurs hier que, malgré la répression actuelle, l'aspiration aux réformes était telle; que la Chine avait « rendez-vous avec la liberté ».« Le rendez-vous de la Chine avec la liberté ne peut pas être retardé longtemps.Nous serons là pour aider quand le jour succède-, ra à la nuit », a déclaré M.Baker PHOTO RELTTER devant l'institut de recherches Asia Society à New York.« Nous et le reste du monde ne devons pas laisser notre révulsion devant la répression nous rendre aveugles aux pressions pour les réformes.La Chine a connu une tragique rechute mais l'histoire n'est pas finie », a poursuivi le secrétaire d'Etat en défendant la riposte mesurée des États-Unis à la répression des manifestations en faveur de la démocratie.L'économie du Nicaragua est « dévastée » Agence France-Presse NEW YORK Après dix ans de gouvernement sandiniste, l'économie du Nicaragua est tombée au niveau le plus bas de toute l'Amérique Latine et des Caraïbes, selon un rapport confidentiel remis au président nicaraguayen Daniel Ortega Saavedra et dont le New York Times a publié l'essentiel hier à la « une ».Le produit national du Nicaragua est aujourd'hui de quelque $300 US par habitant, inférieur à celui de Haïti, et semblable à celui de pays africains pauvres comme le Soudan et la Somalie, selon le document.Préparé par un groupe d'experts internationaux à la demande du président Ortega, le rapport affirme que le Nicaragua est aujourd'hui un pays à l'économie dévastée dont le total des exportations annuelles suffit à peine à payer le quart des importations.De plus, le rapport indique que le gouvernement sandiniste doit faire face à une nette diminution de l'aide internationale, et en particulier de celle de l'Union Soviétique et des pays communistes.Ainsi, les crédits et l'aide au Nicaragua sont tombés de $1,197 milliard US en 1985 à $385 millions US en 1987, précise le rapport.t- D'ailleurs, l'économie du Nicaragua n'a pas fini de se dégrader, selon l'étude, qui prévoit que la production nationale, après une baisse de 8 p.cent en 1988, diminuera de nouveau cette année au moins d'un pourcentage équivalent.De son côté, la production industrielle sera en 1989 de 20 p.cent inférieure à celle de l'année dernière.Les experts internationaux consultés par le président Ortega ont estimé que l'économie nicaraguayenne ne pourrait se redresser que si des changements profonds étaient opérés dans les choix du gouvernement sandiniste.Le rapport recommande la cessation de la redistribution des terres, la diminution des dépenses militaires et la nécessité de favoriser la production du secteur privé.Pour combattre l'hyperinflation \u2014 161 p.cent les deux dernières semaines \u2014, les experts recommandent une nouvelle taxe de 20 à 30 p.cent.Enfin, l'étude souligne que le processus de réactivation économique a été considérablement gêné par l'embargo commercial du gouvernement américain, ainsi que par la pression diplomatique des États-Unis dont le but a été d'empêcher l'octroi de prêts par des institutions internationales comme le Fond monétaire international (PMI).1657, RUE STE-CATHERIME 0.932-6118 FERMÉ LE LUNDI SntmOOTGUTHTdHN) 'UWttDUFUHM(OmtMCOT> Aits et spectacles B4 LA PRESSE, MONTREAL.MARDI 27 JUIN 1989 Les Québécois vont plus au cinéma pour voir plus de films américains LUC PERREAULT Les Québécois repren-k^*1^Éj|F nent tranquille-w rnent et timide- mCx^wJi ment 'e soût Jr I :'-àSà d'aller voir des r\\ *sJÊ films dans une M/^t7Êkm salle de cinéma ou dans un ciné-parc.15345000 de spectateurs ont accompli l'an dernier ce rituel comparativement à 14974000 l'année précédente, ce qui représente une hausse de 2,5 p.cent des assistances.Plus spectaculaire encore que celle des salles de cinéma (en hausse de seulement 1,3 p.c), la popularité des ciné-parcs est montée en flèche l'an dernier, enregistrant une hausse de 21,3 p.c.Un peu plus de 1,0 million de spectateurs a fréquenté un de ces établissements, comparativement à 854000 en 1987.Individuellement, chaque Québécois est allé en moyenne 2,31 fois au cinéma l'an dernier, ce qui représente une mince augmentation de 0,04 sur l'année précédente.L'augmentation paraît modeste, on en conviendra, mais depuis 1985 la tendance est à la hausse, signale le Bureau de la statistique du Québec.En 1985 en effet, l'année du creux de la vague, la population du Québec ne s'était déplacée en moyenne que 2,09 fois au cinéma.Avec seulement 13,6 millions de spectateurs, le Québec avait connu cette année-là son plus bas niveau des 14 dernières années.À l'inverse, le sommet de la fréquentation au Québec remonte à 1978 où l'on avait enregistré en moyenne 3,31 visites au cinéma.Il convient toutefois de préciser que Québec ne recueille ce genre de données que depuis 1975.On sait que la fréquentation cinématographique a connu ses plus hauts sommets chez nous avant l'avènement de la télévision.Que vont voir les Québécois ?Des films américains dans trois cas sur quatre.En 1988, 77,3 p.cent des spectateurs dans les salles de cinéma et les ciné-parcs ont visionné des films américains.La popularité des films américains est telle qu'ils attirent en moyenne plus de spectateurs que les autres films.Ils affichent en effet la performance ci-haut mentionnée avec seulement 73,3 p.c.du nombre de projections.Et les films québécois, comment se comportent-ils dans .l'ensemble ?Pas trop mal.Avec 4,7 p.c.des projections, ils ont attiré l'an dernier 4,5 p.c.de l'assistance.Si l'on ajoute à ce résultat celui des films canadiens autres que québécois ( 1,2 p.c.de l'assistance), on en arrive a la constatation suivante: le cinéma canadien dans son ensemble talonne de près le cinéma français, lequel n'a attiré l'an dernier que 6,7 p.c.des spectateurs bien qu'il ait accaparé 9,2 p.c.de l'ensemble des projections.Le moins qu'on puisse dire, c'est que le cinéma français, jadis très populaire, traverse présentement chez nous la plus grave crise de son histoire.Dans quelle langue les Québécois préfèrent-ils voir leurs films?En français, of course! Par rapport à 1987, l'assistance à des programmes français a augmenté l'an dernier de 445000 spectateurs, soit de 5,8 p.c.Pendant ce temps, les programmes présentés en anglais subissaient une diminution de 74000 spectateurs, c'est-à-dire I p.c.de moins que l'année précédente.Globalement, l'écart entre le français et l'anglais qui s'était considérablement amenuisé en 1987 ( 7610000 spectateurs optant pour le français contre 7364000 pour l'anglais), s'est accru l'an dernier en faveur du français.Cet écart se traduit par 8055100 spectateurs pour les films en langue française contre 7289900 pour les films en langue anglaise.Et le prix moyen du billet ?II atteignait l'an dernier $4,70.Il s'agit d'une hausse de 10,6 p.c.sur l'année précédente.Les recettes ont connu également une courbe ascendante, passant à $72,2 millions, ce qui représente une hausse de 13,3 p.c.par rapport à l'année précédente.Notons enfin que le taux d'occupation des salles de cinéma a atteint 14,72 p.c.l'an dernier, encore une fois une augmentation par rapport à 87 (14,47 p*.).Les rushes Jean Cocteau ¦ Le 18e Festival du nouveau cinéma et de la vidéo de Montréal (du 19 au 29 octobre) rendra un hommage spécial à Jean Cocteau qui aurait eu 100 ans cette année en projetant les huit films qu'il a réalisés (dont Coriolan en première nord-américaine), en plus de quelques autres auxquels il a participé ainsi qu'une exposition de livres et de documents à la Cinémathèque québécoise.¦ Batman a battu tous les records d'audience lors de sa sortie nord-américaine ce week-end, recueillant $42,7 millions de recettes et battant le record ($29,5 millions) établi le week-end précédent par Ghostbusters H.¦ Ensemble, les cinéphiles américains et canadiens ont battu un autre record : ils ont dépensé le week-end dernier $95 millions dans les cinémas, ce qui représente $3 millions de plus par rapport à l'ancien record.¦ Malofilm vient de conclure une entente de distribution avec la Corporation Turner Entertainment qui possède, entre autres, le fonds d'archives de MGM / UA ( 1400 films).Ted Turner s'est rendu célèbre par la coloration des vieux films noir et blanc.L'entente avec Malofilm d'une durée de trois ans prévoit la sortie de 40 à 60 films dont environ une douzaine destinés aux salles de cinéma.Les autres productions iront directement sur le marché de la vidéocassette.¦ À l'occasion de la rétrospective de l'ONF, Le documentaire se fête, la revue Lumières a posé aux documentalistes du monde entier cette question : Pourquoi continuez-vous à faire du documentaire ?La réponse de 52 d!entre eux est publiée dans le numéro 19 qui vient de paraître.Une occasion de prendre connaissance avec cette publication, l'organe d'information des réalisateurs et réalisatrices de films du Québec.¦ La radio FM de Radio-Canada diffusera à compter de vendredi et jusqu'au 1er septembre une série de dix émissions en hommage aux 50 ans de l'ONF.L'animateur Richard Gay recevra une dizaine d'invités qui viendront parler de chacune des facettes de cet organisme.*_e\tUNordetleSud(3aoe12)\t\tDallât: Tic tac.\t\tLaT«éjoumal\tLe Point (22h2i)\tMétéo/Sports\tInitiant (4e) (23M0) CD\thmhtoâ\t5 pour 1\tBiondfcO.Pelletier.\tJoyau da la couronne: Jardins du\t\tRouta des vacances\tBeau at chaud\t\tttst-coBectJore'-PeMia''.\t\t\tRoutevacances(23h50) 2)\tNmc*nttr22\tABC Worid Ntws\tWheel of Fortune\tA Current Affair\tWho's the Bois?\tWonder Years\tRoseanne\tCoach\tlaansMaaaj\t\tNewscenter22\tABC Newt Nighttne es\tPoftiDotOoor\tToday % Special\tAdv.d Black Beauty\tWrite Rioht\tFrench in Action\tLooking PiHitioçi\tFowonWatercolor\tSttYoorSell\tCartooning with Yardley Jones\t\tRocktchool\tQuestion Period \tTM MicNsi!/Lîhrsr Newihour\t\tBusiness Report\tCrossroads\tMova: Pioneers of Surgery.\t\tFrorrdine: American Games, Japanese Rules\t\tElixir Vitae: History of American Medicine.\t\tHcfl»: \"tasopatra\".\t m\tLa Row chanceuse\tQaiden-Patly\t\tCinéma: \"Les jeux sont faits\".\t\t\t\tLe Grand Journal\tGarden-PartylPi)\tQuotidienne (22h58)\tSports Plut\tVoysgeau fond dt mert \t3-MContJtt\tBusiness Report\tTheMacHeil/LehrerNewshour\t\tNova: Pioneers of Surgery.\t\tAtlantic Realm\t\tSmiley's People\t\tBest of Shows\tNewshour \tRtcrétton(IShvS)\tChiffres et rtttrts\tUJovnalA2\tLWS(2eédmon)\tUthun\tChamps LafHM\t\t\tCiel, mon mardi !(22hû5)\t\t\tJournal A 2 6D\tEn ligna avec Joe Bocm\t\tFlashback\t\tMusique Vxkw\t\tRockMbuse\tMusique Vidéo\tMutiquaVIdao\t\tFajcrinfoplus\tMusique Vidéo |Z3h20) ta\tFunny F»mt(17MÎ)\t\t\tThe Han Who Guards The Greenhouse\t\t\tBeedejuict\t\t\tThe Brain (22h45)\t\t ES\tWlt)S«ar!t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.