La presse, 11 octobre 1989, C.Consommation - Alimentation
[" Consommation / Alimentation LE LAIT AU PLUS BAS PRIX\t\t\t S a uims\t\t\téconomise; HOMO\t3,40$\t3,92$\t0,52$ 2%\t3.20S\t3,72$\t0,52$ perrette\t\t\t LA PRESSE.MONTREAL.MERCRED111 OCTOBRE 1989 *M\u2014; à 3 u\tLi .1\tJ\tm DANIELLE BONNEAU ous les midis, Guylaine Brossoit, responsable du service de garde à l'école Saint-Paul, à Beauharnois, organise des activités pour la trentaine d'enfants qui ne retournent pas manger chez eux.Elle essaie de trouver des moyens de leur montrer que des objets peuvent avoir plus d'une utilité et tente de les encourager à récupérer des matériaux pour faire du bricolage.Mais ses efforts, dô-plore-t-elle, donnent peu de résultats.À la fin de chaque dîner, elle emplit un sac vert d'ordures avec les nombreuses épaisseurs de Saran Wrap qui enveloppent les sandwiches et avec les petites boîtes de jus de fruit, les petits contenants individuels de pouding ou de salades de fruits et les petites boîtes de raisins secs que les enfants apportent.«C'est difficile de demander aux enfants de conserver des choses si les parents ne le font pas eux-mêmes, critique Mme Brossoit.les parents achètent tout en petites portions individuelles.Ce qui revient plus cher et constitue du gaspillage.Jamais un enfant ne rapporte un sac Ziploc à la maison, qui pourrait être lavé et réutilisé.» Les Québécois, de plus en plus sensibilisés à leur environnement et à la nécessité de poser des gestes concrets pour le protéger, ont souvent de la difficulté à voir le rôle qu'eux-mêmes peuvent jouer.«On est six millions, souligne André Poirier, directeur général de la Fondation québécoise en environnement.Si 50000 personnes décidaient, par exemple, de conserver leur pot de beurre d'arachide vide et de le réutiliser, ce seraient 50000 pots qui n'auraient pas besoin d'être fabriqués et qui ne se retrouveraient pas dans la nature.C'est une goutte d'eau, comparé à la pollution générée par les industries, mais si les gens changent leur comportement chez eux, ils le changeront aussi au bureau.» Combien, par exemple, vident le cendrier de leur voiture par terre, dans des terrains de stationnement?Combien jettent leurs bouteilles de Coke ou de Seven-Up?Combien de chasseurs fument dans la forêt, sans penser qu'ils risquent d'allumer des feux de forêt?Combien utilisent des essuie-tout plutôt qu'un chiffon, lavable et réutilisable?Pierre lacombe, militant écologiste de longue date et président et co-propriétaire de la compagnie Pur et simple, qui se spécialise dans la vente de produits écologiques pour la maison, estime lui aussi que les gens doivent faire les premiers pas.«Les problèmes auxquels on fait face sont reliés à des millions de gestes polluants, dit-il.Chaque geste qu'on pose est relié à la solution du problème à l'échelle locale ou internationale.Quand on évite de gaspiller ou qu'on fait du recyclage, ça a un impact positif sur l'environnement.«Il ne faut pas attendre que le gouvernement prenne les choses en main, poursuit-il.Ça risque de ne pas bouger très vite.Le gouvernement observe ce que les citoyens font avant d'agir.S'il voit qu'ils ne sont pas intéressés par l'environne-mont, il passera à autre chose.» Nombreux enjeux Les enjeux sont nombreux.Et chacun peut faire sa part pour utiliser des produits biodégradables, diminuer le nombre d'arbres coupés, réduire la quantité de déchets solides amassés dans les dépotoirs et économiser l'énergie et l'argent requis pour fabriquer des produits (s'ils sont réutilisés, on n'a pas besoin de les faire).l'eau potable, par ailleurs, traitée dans les usines de filtration, coûte de plus en plus cher.Combien la gaspille en la laissant couler lorsqu'ils se brossent les dents ou lavent leur voiture, ou encore arrosent l'entrée de garage au lieu d'utiliser le balai?Selon André Poirier, seulement un p.cent de l'eau traitée sert à la consommation humaine.Et les eaux usées, contenant du chlore et d'autres produits chimiques, se retrouvent éventuellement dans les cours d'eau.Il y aurait moins de gaspillage si les enfants apportaient â l'école une boîte à lunch suffisamment grande pour qu'ils puissent y ranger les contenants vides et les ramener à la maison.Au lieu de mettre du papier ciré ou du cellophane pardessus une assiette allant au four à micro-ondes, le docteur Christiane Laberge suggère de recouvrir l'assiette d'un couvre-plat de plastique qui ressemble à une cloche a gâteau.À la fin de chaque dîner, Guylaine Brossoit emplit un sac vert d'ordures avec les petites boîtes de jus de fruit, les petits contenants individuels de pouding ou de salades de fruits et les petites boites de raisins secs que les enfants apportent.En septembre, le docteur Christiane Laberge, membre de la Fondation québécoise en environnement, a donné des conseils à l'émission Bonjour, champion, de Louis-Paul Allard, à CKAC.Ses recommandations sont très simples et adaptées à foutes les situations.Aux parents d'enfants qui mangent à l'école, par exemple, elle suggère d'utiliser des boîtes à lunch suffisamment grandes pour que les jeunes rangent les contenants vides à l'intérieur et les ramènent à la maison.Elle conseille également d'utiliser des contenants de plastique ou des bouteilles réutilisables comme celles des jus de légumes V-8 et Garden Cocktail.«C'est une bonne idée de faire congeler la bouteille de plastique contenant du jus, précise-t-elle.Elle gardera la boîte à lunch froide durant la matinée.Les parents peuvent aussi diluer le jus, pour le ren- dre moins sucré.Si on habitue les enfants jeunes, on peut mélanger deux onces de jus Oasis avec deux onces d'eau, et ils ne verront que du feu.» Pour réduire la quantité de papier d'aluminium ou de cellophane jetés tous les midis, elle suggère do placer les sandwiches dans un contenant de plastique, qui peut être gardé longtemps.Au lieu d'acheter des petites boîtes de raisins secs, elle suggère d'acheter la boîte de grand format et de mettre les raisins dans des petites bouteilles de plastique.Les contenants servant à protéger les rouleaux de films 35 mm ou les bouteilles de médicaments peuvent très bien servir à cette fin.Dans la cuisine ou au bureau, elle recommande d'utiliser, à la place des filtres à café blanchis, un cône ayant une petite membrane de nylon.On le rince et on l'utilise de nouveau.Des filtres de coton existent également.Elle suggère aussi d'apporter sa tasse au travail plutôt que de boire dans des verres de mousse polystyrène.Au lieu de mettre du papier ciré ou du cellophane par-dessus une assiette allant au four à micro-ondes, le docteur laberge suggèro de recouvrir l'assii.îrc- d'un couvre-plat de plastique qui ressemble à une cloche à gâteau.Et pour chasser les mauvaises odeurs dans la salle de bain, soutient-elle, les bonnes vieilles allumettes sont aussi efficaces que les vaporisateurs.Pour embaumer l'air, elle préfère par ailleurs les pots-pourris.À la fin de 1989 ou au début de 1990, la Fondation québécoise en environnement, en collaboration avec l'Ordre des chimistes du Québec, compte lancer une roulette des produits domestiques dangereux.La roulette, imprimée sur du pa- paier recyclé, sera disponible dès que l'organisme aura trouvé un commanditaire disposé à assumer ses coûts de production, sa distribution et sa vente.Cet outil expliquera les dangers inhérents à l'utilisation de certains produits domestiques dangereux, dira quoi faire en cas d'accident et donnera, quand c'est possible, des solutions de rechange.Peinture Internationale a lancé de son côté, il y a environ un an, une brochure intitulée Conseils pratiques et écologiques aux utilisateurs de peinture.On y trouve une foule de conseils, comme, par exemple, comment nettoyer ses pinceaux et comment disposer de ses contenants de peinture.La brochure est disponible chez les détaillants de la compagnie.PHOTOS: MICHEL GRAVEL et RENÉ PICARD (i\\(m § m mm\\mm DANIELLE BONNEAU L orsque Renaud est né, il y a deux mois et demi, sa mère, Isabelle Vaillancourf, a décidé de recommencer à utiliser des couches de coton.H y a cinq ans et demi, quand Laurent, son plus vieux, est venu au monde, elle avait opté pour les couches de coton et les avaient utilisées pendant la première année.Les conditions étaient alors idéales.Mais elle n'avait pas eu le courage de continuer lorsque la petite Camille, qui aura quatre ans bientôt, est venue au monde.«Les couches de coton, c'est plus d'ouvrage, reconnaît la jeune femme, qui est médecin.Il faut être prête à les entretenir et à les laver tous les jours ou les deux jours.Il faut avoir accès à une machine à laver et être à la maison.Si l'enfant se trouve à l'extérieur, il faut ramener les couches souillées.Ce qui n'est pas pratique.» Très sensibilisée à la question de l'environnement, c'est en pensant au gaspillage que représentent les couches jetables qu'elle a pris sa décision, cette année.«C'est le même principe que les essuie-tout, dit-elle.Pourquoi les utiliser à la place d'un chiffon qu'on lave et réutilise?En prenant des couches de coton, j'économise des ressources naturelles.Lorsque Renaud est né, il y a deux mois et demi, sa mere, Isabelle Vaillancourt, a décidé de recommencer à utiliser des couches de coton.«Je change Renaud de six à huit fois par jour, continue-t-elle.Même si je prenais des couches ultra-absorbantes, je le changerais autant.C'est beaucoup de déchets.Je m'en suis rendu compte le jour où les deux plus vieux ont cessé de porter des couches jetables.Cela a fait une différence.la plupart des couches jetables sont composées, de l'extérieur vers l'inférieur, d'une feuille de plastique, de papier, de bourre, puis encore de papier et d'un revêtement duveteux.Les couches plus sophistiquées ont certains de ces éléments en double.Selon le magazine Protégez-vous (édition du mois de mai dernier), il se jette chaque année, au Québec, 600 millions de couches.Ce qui représente un amoncellement de 300000 m3, soit l'équivalent d'un édifice de 22 étages couvrant un quadrilatère de 67 m de côté, et pèse plus de 60000 tonnes (elles pourraient remplir 525 camions à remorque ).Placées l'une sur l'autre, ces couches formeraient une pile de 16000 km de haut et mises bout à bout, feraient six fois le tour de la terre.Une fois au dépotoir, les couches prennent des décennies à se décomposer.Il se jeterait 18 milliards de couches annuellement aux États-Unis, ce qui représente 100000 tonnes de matières plastiques et 800000 tonnes de bourre.Cette bourre vient en ligne droite des arbres.Plusieurs écologistes, por ailleurs, craignent que les virus pouvant survivre pendant plusieurs jours dans des couches souillées ne s'infiltrent dans les nappes d'eaux souterraines ou ne soient véhiculés par les animaux, comme les rats et les goélands, qui visitent régulièrement les dépotoirs.Un nombre croissant de parents, qui demeurent toutefois minoritaires, choisissent d'utiliser les couches de coton.Alors qu'il y a un an et demi, il n'y avait plus de service de couches à Montréal, il y en a maintenant deux, et un troisième s'apprête à entrer en opération, à Laval, la compagnie Couche Couche, qui a vu le jour l'an dernier, compte maintenant 320 clients réguliers, alors qu'elle n'en avait que 70 à pareille date l'an passé.Elle croit doubler sa clientèle d'ici l'an prochain.«La perception des gens commence à changer.Cela se fait graduellement, estime Sara Gooderham, qui a fondé l'entreprise avec son mari, Bill Dueck, pour faire sa part pour l'environnement.Elle ne pouvait concevoir que, faute de service de couches, les parents qui préféraient les couches de coton mais ne voulaient pas les laver, soient forcés d'utiliser des couches jetables, «les gens sont plus sensibilisés à l'environnement, poursuit-elle.On reçoit plus d'appels de parents qui VOIR DES COUCHES EN C 3 LE CAHIER Habitat DU SAMED Rénovation Laurier Cloutier POUR RÉSERVER VOTRE ESPACE PUBLICITAIRE 285-6874 C2 LA PRESSE.MONTREAL, MERCRED111 OCTOBRE 1989 w I Venez décduvrirTà^ de parures de fenetres^d^^elh Chest! 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