La presse, 27 décembre 1989, Cahier A
[" Assurez-vous une bonneannée ^1 CROIX BLEUE CANASSURANCE l n plus dans votre vie.(514) 286-8403 LE PLUS CRAND 0U0TI0IEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE SKI-VOILE OBER/ON nte-Claiie \u2022 St-Sauve»r Repentigny \u2022 Gtanby \u2022 \u2022 Montreal \u2022'Cant/* 3fK \u2022 Sfiertjroolc* .\u2022fl Aujourd nui: Nébulosité croissante, neige Minimum - 27* Maximum - 20° Demain: Nuageux, neige légère details cahier sports\t\u2022 MONTRÉAL.MERCREDI 27 DÉCEMBRE 1989 106e ANNEE N° 67\t74 PAGES, 6 CAHIERS\tHors de ta zone métropolitaine : 45 cents ¦¦ îles de La Madeleine : 90 cents aal Ailleurs au Quebec: 50 cents\t5e \t\t\t\t Aujourd'hui A3 BOXINC DAY Les grands magasins célèbrent avec allégresse cette fête spéciale qu'est le « Boxing Day, qui remplit de joie les marchands et de dollars leurs tiroirs-caisses.A8 ALCOOL ET VIE PUBLIQUE La vLe-presidente de la CSN, Monique Simard, est outrée de la «méchanceté» manifestée par les médias après la mésaventure survenue le 5 novembre a Louis Laberge.Cl LE CHAINON Centre d'hébergement temporaire destine a accueillir les femmes en difficultés, Le Chaînon reçoit chaque année 200 invitees pour les repas de Noël et du Jour de I An.Dl PLACEMENTS De tous les marches boursiers du monde, c'est le Canada qui a realise la plus mauvaise performance au cours de la décennie s'etendant de décembre 1979 a décembre 1989.SAMUEL BECKETT L'écrivain irlandais Samuel Beckett, prix Nobel de littérature 1969 decedé vendredi à Paris, ou il s'était fixé en 1938, a été inhume hier au cimetière Montparnasse.Sommaire Annonces classées immobilier.D8aD12 marchandises.012, 0-13 emplois.015 automobiles.E6 propositions d'affaires.D2 Arts et spectacles informations.E1 a ES horaires.Ea, ES Alim./Consomm.Cl àC7 Bandes dessinées.D10 Bridge.D11 Décès.E7 Économie.D1 àD7 Éditorial.B2 Êtes-vous observateur?.D8 Feuilleton.D9 Horoscope.D11 Le monde A9, B3 à B6, D6, D7 Loteries.A4 Mots croisés.D13.S14 \u2022 Mot mystère».D12 Télévision.E2 Tribune libre.B2 Le producteur Roch Demers raconte ses quatre jours d'angoisse à Bucarest BRUNO BISSON a foule formait de vérita-»*«B bles barrages humains de \"50 mètres de largeur pour protéger l'édifice de la télévision d'État.Les gens se faisaient tirer dessus du haut des édifices voisins par les agents de la Securîtat, mais ils restaient là.» C'était vendredi soir, à Bucarest, capitale de la Roumanie.Par le truchement de la télévision, le producteur de films québécois Roch Demers et sa monteuse, Hélène Girard, assistaient en direct au soulèvement du peuple roumain contre le régime de Nicolae Ceausescu.«La meilleure télévision en direct que j'ai jamais vue», disait hier Mme Girard.Dans le lobby d'un hôtel situé à bonne distance du centre-ville, transformé en champ de bataille, la télé projetait une faible lueur sur les dizaines de personnes qui logeaient ou travaillaient là.Toutes les lumières étaient éteintes à cause de rumeurs persistantes voulant que la police secrète du dictateur déchu, la Securitat, se prépare à attaquer l'hôtel.« Le bruit des rafales de mitraillettes se rapprochait d'heure en heure, raconte Mme Girard.Puis, ça s'est éloigné.» L'hôtel n'a finalement pas été attaqué mais, pendant quatre jours, de jeudi à dimanche soir, M.Demers et Mme Girard ont été coincés dans leurs chambres où leur parvenait, en bruit de fond, le crépitement des fusillades.comme sur la bande sonore d'un film de guerre.Mais ce n'était pas du cinéma.Dans les rues, des gens mouraient par dizaines.À leur descente d'avion, hier .pic-.-midi à Mirabel, M.Demers et Mme Girard étaient encore ébranlés par les événements dont ils ont été les témoins bien involontaires au cours de ces quatre journées d'angoisse passées à Bucarest.« Il me semble que je pourrais voir angoisse en a i Roch Demers PHOTO LUC SIMON PERRAULT La télé montre les corps des Ceausescu Aussitôt formé, le nouveau gouvernement roumain est contesté La télévision roumaine a montré hier cette image du président déchu, Nicolae Ceausescu, peu après son exécution.PHOTO AP 200 voitures se tamponnent sur la 35, à Saint-Luc SUZANNE COLPRON Le long congé de Noel s'est terminé par un carambolage monstre hier après-midi sur la route 35, en direction sud, à environ 40 kilomètres au sud de Montreal.Plus de 200 voitures se sont tamponnées, vers 16 h, à la hauteur de Saint-Luc, près de Saint-|ean-sur-Richelieu.Au même moment, une cinquantaine de véhicules sont entrés en collision sur la route 104, entre Laprairie et Saint-Luc.Trois personnes ont été légèrement blessées.Selon la police, les premiers secours ont commencé à arriver vers I8h, deux heures après l'accident.Les automobilistes et leurs passagers ont été secourus par des motoneigistes de la Sûreté du Québec et privés, et transportés à l'Hôtel de ville de Saint-Luc.Pendant ce temps, les routes 35 et 104 ont été interdites à la circulation.Elles ont été rouvertes vers 22 h.Partout sur les routes du Québec, c'est par dizaines que les voitures ont pris le chemin du fossé en raison du mauvais temps et de la chaussé glissante.Sur l'autoroute 15, en direction sud.un carambolage impliquant plusieurs voitures et deux camions-remorques a fait six blessés graves, à la hauteur de Candiac.Les policiers de Laprairie, Brassard et Candiac ont porté assistance à la Sûreté du Québec pour bloquer l'accès à cette autoroute, entre 16 h et 21 h.Ailleurs au Québec, sur l'autoroute des Cantons de l'Est, près de Granby, les agents de la SQ ont dénombré plus de 50 accrochages entre 11 h et 14 h.Une portion de l'autoroute 10, entre Marieville et Granby, a été fermée à la circulation en raison du mauvais temps et de la poudrerie.Le trafic a été détourné vers la route 112 à partir de 16 h.Débordée et incapable de se rendre sur la plupart des lieux des accidents, la Sûreté du Québec a fait appel aux clubs prives de motoneigistes en début de soiree, pour évacuer les nombreux automobilistes immobilisés sur les routes et autoroutes enneigées.C'est vers 16h que la situation a culminé avec le passage d'un front froid accompagné de vents soufflant par rafales à plus de 60 voir voitures en a 2 \u2022 A 3:15 accidents mortels durant le congé de Noël d'après AFP.Renter.AP.UPI et CP HUCAKESr Au lendemain de l'exécution en secret du «Conducator» et de son épouse, Elena, l'après-Ceausescu s'annonçait anarchique hier en Roumanie avec l'entrée en fonction d'un nouveau pouvoir issu du Front du salut national (FSN), aussitôt reconnu par l'URSS et plusieurs autres pays, dont le Canada, et aussitôt dénoncé pour sa dominante communiste par le camp démocratique roumain.Pour bien marquer la rupture définitive avec l'ancien regime, le nouveau pouvoir, présidé par Ion Hiescu, 59 ans.compagnon d'études de Mikhaïl Gorbatchev et limoge en I97I comme secrétaire du Comité central du PC roumain pour «esprit petit bourgeois», a enfin diffusé hier à la télévision les images du procès militaire secret du premier couple du pays pendant 24 ans.déchu vendredi, capturé samedi et exécuté lundi pour «génocide contre le peuple» et «destruction du pays».Les Roumains, sceptiques jusqu'à la diffusion hier des images îles cadavres de Nicolae Ceausescu, 71 ans, et d'Elena, 72 ans, gisant au pied d'un mur devant lequel ils venaient de toute éviden- \u2022 ce d'être passés par les armes, laissaient exploser leur joie en chantant l'hymne traditionnel O Ce Veste Minunula («Oh quelle bonne nouvelle j'ai entendue»), interdit sous la dictature du «génie des Carpates».Mais ils se lançaient au même moment a l'assaut du ESN en se massant Place du Palais, devant le siège du PC roumain en partie occupé par des miliciens civils hostiles à l'armée, pour dénoncer les communistes.«À bas le PC», «Jamais plus le communisme», tels étaient les slogans scandés par la VOIR ceausescu en a 2 \u2022 A 9: Ceausescu a refusé de répondre à ses juges m B4: La crise roumaine rebondit en France O D 6: Les Roumains de Montréal sont choqués Doug Harvey meurt à 65 ans Doug Harvey, qui est considéré comme le plus grand défenseur de l'histoire du Canadien de Montréal, est décédé hier à Montréal des suites d'une longue maladie.Il venait tout juste de fêter son 65e anniversaire de naissance.Elu au Temple de la renommée en I973, Doug Harvey a joué pendant 21 saisons dans la LNH, dont les 14 premières avec le Canadien.Il a participé à six conquêtes de la Coupe Stanley avec le Canadien.Harvey travaillait comme dé-pisteur dans l'organisation du Canadien, un poste que lui avaient confié le président de l'équipe, Ronald Corey, et le directeur-général.Serve Savard.Le monde du hockey pleure celui qui a remporté sept fois le tro- phée Norris en plus d'être choisi en 11 occasions au sein de l'équipe de rêve de la LNH.« l'ai de la peine.Nous avons eu beaucoup de plaisir ensemble.Il me laisse de bons souvenirs.Il était toujours prêt à aider ses coéquipiers», a affirmé le légendaire Maurice Richard.Né le 19 décembre 1924 dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, Harvey était un athlète complet.En plus de jouer au hockey, il a brillé au baseball, au football et à la boxe.Mais, c'est surtout pour son dévouement à la cause de ses coéquipiers que Harvey a retenu l'attention de ses pairs.Les funérailles auront lieu vendredi à Montréal.\u2022 Sports, pages 2, 3.5, 10 et 11 D°ug Harvey (1924-1989) Le sort de Noriega entre les mains du Saint-Siège d'après AFP.AP.UPI et Renier PANAMA éfugie depuis lundi à la Nonciature apostolique du Panama malgré une mobilisation totale des forces d'intervention américaines pour le capturer, le général Manuel Antonio Noriega, ancien homme fort du pays, faisait hier l'objet d'un marchandage serré entre les Etats-Unis, qui veulent le juger a Miami pour trafic de drogue, et le Vatican, qui refuse de le livrer.L'impasse est telle que le secretaire américain à la Défense.Dick Cheney, a évoqué la possibilité d'un long séjour de Noriega à la Nonciature.«Il se pourrait qu'ils aient un résidant a long terme a l'ambassade du Vatican ».a-t-il dit au réseau de télévision ABC.Le Vatican et le:.Etats-Unis entretiennent des relations diplomatiques-, mais aucun traité VOIR NORIEGA EN A 2! \u2022 B 2: L'éditorial d Alain Dubuc DE TOUTE L'ÉQUIPE NOUVELLES FRONTIÈRES/à sup^r prix FLORIDE f PEBMIS OU QUEBEC fwQUVELLESi i F%QNÏlÊïï£5 800 ESÎ B0UL DE MAIS0NNEUVE (MèîRO BERRI) 288-4800 LA PRESSÉ.MONTREAL, MERCREDI 27 DECEMBRE 1983 SUITE DE LA UNE ANGOISSE La producteur Roch Demers i quatre jours d'angoisse à Bucarest ses en parler pendant cinq heures, disait M.Deniers, le regard parfois emu, parfois perdu dans le vide.L'atmosphère était chargée de tellement d'émotion et d'excitation, après un quart de siècle de dictature.Mais en même temps, les gens avaient peur à mesure que la télévision annonçait le bilan des morts.10000,20000.30000.» Pas de problème Le producteur de la série des Contes pour tous s'était rendu dans la capitale roumaine, mercredi dernier, pour visionner les images d'un film entièrement tourné en Roumanie et qui devrait devenir le douzième de la série des Contes.«Nos amis roumains nous avaient assurés qu'il n'y avait pas de problèmes», a expliqué le producteur à La Presse nier, à sa descente de l'avion.Malgré les contrôles sévères à l'aéroport, M.Deniers et Mme Girard n'ont rien remarqué de particulier en Roumanie, où le producteur retournait pour la huitième fois en un an.Ils logeaient à l'hôtel Athene Palace, sur la Place de la République, là où le dictateur Ceausescu devait prononcer un discours jeudi après-midi, à son retour d'Iran, devant 100000 partisans.Et c'est sur cette place, pendant ce discours-là, que la foule s'est retournée contre le «Conducator».Le commencement de la fin.M.Demers affirme qu'aucune des- nombreuses personnes qu'il connaît, en Roumanie, n'avait prévu l'ampleur du mouvement qui a renversé Ceausescu.« Vers I h 30, un de nos amis a reçu un appel, pendant que nous discutions du film, à table, a expliqué M.Demers.Il est revenu tout blême et a dit qu'il fallait que nous changions d'hôtel.Quelque chose était en train de se passer.» Info # Crime \\imr 393-1133 ¦ Dans la nuit du 14 octobre 1989, une étudiante de l'Université de Montréal quittait le Café Campus, sis au 3333, chemin de la Reine-Marie, à l'intersection de la rue Decelles, à Montréal.Un individu sort en même temps qu'elle, lui offre une cigarette et lui propose de l'accompagner.Mais bientôt, le jugeant trop entreprenant, la jeune fille sollicite de l'aide à partir d'une cabine téléphonique située sur Côte-des-Neiges, près d'Édouard-Montpetit, tandis que le suspect la surveille depuis le dépanneur Provi-Soir d'en-face.L'étudiante court ensuite vers la Irue Lacombe, après avoir - perdu son sac à main, mais i elle est rejointe un peu plus ; loin et trainee par un bras, \u2022subissant de multiples contusions.Le suspect lui déchire ses vêtements, mais, se voyant interpellé par un ! voisin alerté par les cris de ' la victime, décide de s'en-! fuir, après s'être emparé du ; sac à main.Le suspect, que l'on croit \u2022d'origine nord-africaine, est .dans la vingtaine avancée, \u2022mesure environ 1 m 72 et ¦ pesc quelque 170 kilos.11 a ; les cheveux courts, foncés et \u2022bouclés, et s'exprime en .français.Lors de l'agression, il portait un manteau en içuir ou en suède et un pantalon foncé.Sur le chemin du retour, racon-te-t-il, ils ont traversé une demi-douzaine de barrages policiers.Sur les trottoirs, des gens criaient des slogans hostiles au régime Ceausescu.«Pour les Roumains qui nous accompagnaient, dit-il, entendre quelqu'un crier 'A bas Ceausescu', c était inimaginable.» Un arbre de Noël Après s'être réfugiés dans un second hôtel situé dans une partie de la ville épargnée par les combats, c'est par la télévision que les deux Québécois ont vécu ces bouleversements historiques, qui se déroulaient à une vitesse folle.«L'atmosphère était bizarre, raconte Mme Girard, parce que pendant tout ce temps-là, le personnel de l'hôtel continuait de faire le service aux tables et dans les chambres, comme si rien ne se passait.En même temps, on sentait une nervosité et une excitation incroyables.» Ainsi.M.Demers se souvient avec émotion que la veille de Noel, au milieu de tous ces événements, quelqu'un a trouvé le temps de confectionner un petit arbre.«Ils avaient pris des morceaux de bannière de protestation pour en recouvrir le pied, raconte M.Demers, les yeux mouillés de larmes.Imaginez, c'était interdit de fêter Noél dans ce pays depuis 25 ans.» C'est finalement après une première tentative avortée pour fuir l'hôtel à bord d'une camionnette déguisée en véhicule de la Croix-Rouge, en compagnie de pilotes d'un jet privé français, que M.Deniers et Mme Girard ont pu quitter la Roumanie, lundi, pour la France.Enfin rentré chez lui, M.Demers avait hâte de retrouver sa famille.Au cours de l'entretien qu'il accordait à La Presse, son fils lean est arrivé et lui a sauté au cou.Et c'est à leurs amis roumains que M.Demers et Mme Girard doivent d'être enfin rentres au pays.«Us ont tout fait pour nous protéger, nous cacher, nous aider à trouver une place sûre.S'ils n'avaient pas été là, a dit Mme Girard, nous n'en serions pas sortis.»?CEAUSESCU La t«l« montre tes corps des Ceausescu foule et badigeonnés en rouge sur de nombreux édifices de la capitale.Selon les images télévisées de leur procès, Nicolae et Elena Ceausescu ont été accusés de «génocide» pour avoir envoyé 60000 Roumains à la mort durant leur règne d'un quart de siècle, pour avoir «détruit l'économie du pays» et pour avoir dilapidé le Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de9h à 18 h; \u2022 à Montréal : Place Alexis-Ninon, rez-de-chaussée, entrée rue Sainte-Catherine, 1500.rue Atwater, de 10 h 30a 18 h ; \u2022 à Montréal : Complexe Guy-Favreau, niveau 00, 200 ouest, boulevard René-Lévesque,de 10h 30à 18 h; \u2022 à Dollard-des-Ormeaux : Galeries des Sources, mail ( près du magasin M ), 3237, boulevard Des Sources, de lOh 30a 18 h.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 317 7120 I Abonnement 285-5911 1 t«.service des abonnements I est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.redaction I promotion | comptabilité .Crandes annonces ' Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 annonces classees Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8rt * 17h.285-7111 | crandes annonces Détaillants 285-7202 National.Télé-Presse 285-7306 Vacances.Voyages 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 LA PRESSE est oubliée oar LA PRESSE.LTEE.7.rue Sant-Jacaues.Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE' et celles des servîtes de iâ Presse Assocee et de Reuter Tous droits de recroduction des informations oart'tui'eres a LA PRESSE sont également réserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400* Port de retour garanti.(USPSOOJ692) Champlaln N.V.12919-1518.I | renseignements 285-7272 Les occupants des 200 voitures qui se sont tamponnées sur la route 35 ont été conduits par des de Saint-Luc Ils ont pu poursuivre leur route en fin de soirée.I | Mercredi 27 décembre 1989 52-3-01 trésor public à des fins personnelles.La fortune des Ceausescu dépasserait le milliard de dollars, dont 400 millionsS d'or à Zurich.Le chiffre de 60000 tués semble bien s'appliquer à l'ensemble du règne des Ceausescu, bien que la situation confuse dans le pays rende difficile l'établissement d'un bilan crédible des événements des dernières semaines.Le chiffre de 12000 morts était avancé hier pour la région de Ti-misoara, mais Bernard Kouchner, ministre français de l'Action humanitaire, indiquait hier à Bucarest, en se basant sur des chiffres du ministère roumain de la Santé, que 766 morts seulement avaient été recensés dans les hôpitaux roumains depuis le 22 décembre, ainsi que 1600 blessés pour l'ensemble du territoire.Lors du procès, Ceausescu a refusé de reconnaître l'autorité du tribunal militaire, affirmant qu'il ne répondrait que devant le peuple et l'Assemblée nationale.Il a en outre accusé ses juges d'avoir «organisé un coup d'État avec l'aide de pouvoirs étrangers» et les a traités de «traîtres».De nombreux pays ainsi que l'organisation de défense des drois humains Amnistie internationale ont critiqué hier le nouveau pouvoir roumain pour avoir fait exécuter le couple Ceausescu sans un procès public, affirmant qu'« une Roumanie libre doit être un Etat de droit».Le nouveau pouvoir, structuré en gouvernement avec comme premier ministre Petre- Roman, 43 ans, universitaire scientifique inconnu jusque-là dans les milieux dissidents, transférait son siège du bâtiment de la télévision nationale à une base militaire dont le lieu est tenu secret.Il prenait en même temps plusieurs mesures d'urgence pour réduire la pénurie alimentaire chronique et abolir les anciennes lois les plus impopulaires.Le gouvernement a ainsi annoncé à la télévision la levée du rationnement des denrées alimentaires de base et l'abolition du décret sur la «systématisation des villages», qui prévoyait la déportation de milliers de paysans dans des centres agro-industriels.Le décret sur l'enregistrement obligatoire des machines à écrire est annulé \u2014 cette mesure visait à empêcher la distribution des écrits dissidents sous Ceausescu.Il a aussi promis un assouplissement des restrictions sur les voyages à l'étranger et l'octroi de visas d'entrée et de sortie.Les autorités ont ajouté qu'elles abandonnaient la loi contre l'avortement, 3ui faisait partie d'un programme e Ceausescu pour accroitre la population roumaine.De nombreux pays, à commencer par l'URSS dont le président Mikhail Gorbatchev assurait Ion Iliescu du «soutien du peuple et de la direction» de l'URSS «alors que les patriotes roumains se sont manifestés résolument pour sauver la nation des forces du despotisme et de la terreur, et pour établir un ordre réellement démocratique sur leur sol », accordaient leur reconnaissance au nouveau gouvernement «L'ambassadeur du Canada à Bucarest a établi des relations diplomatiques avec le FSN», a annoncé le ministre des Affaires extérieures Joe Clark, à Ottawa.La Chine saluait «le choix du peuple roumain».L'Iran, qui recevait Ceausescu en grande pompe la semaine dernière, congédiait son ambassadeur à Bucarest.Les États-Unis décidaient une aide humanitaire immédiate de 500000$ et les pays de l'Est, la CEE et la Croix-Rouge internationale projetaient des secours conjoints et à long terme.Sur le front politique roumain toutefois, trois nouveaux partis politiques entraient en scène, tous opposés à l'hégémonie du PC sur le pays.Le premier est le Parti national chrétien-paysan (PNCP) auquel ont adhéré trois membres du FSN, dont la plus célèbre dissidente roumaine, Doina Cornea, 60 ans, ancienne lectrice de fran- eis à l'Université de Cluj, capita-de la Transylvanie, et des personnalités religieuses de haut rang.Une Union Démocratique hongroise (UDH) représentant la minorité hongroise de Transylvanie (1,7 million d'habitants) a été également constituée hier.Autre formation subitement apparue, le Parti démocratique roumain (PDR).Sa naissance a été annoncée hier par un inconnu au siège de l'ancien Comité central au moment où.celui-ci était débaptisé sur la place de la République à Bucarest Le président de ce nouveau parti, Viorel Graciun, 40 ans environ, s'est présenté lui-même lors d'une conférence de presse impromptue comme un ancien militaire expulsé de l'armée.Il a vivement critiqué 1e nouveau pouvoir roumain, affirmant que le Conseil l'avait empêché d'avoir accès à la télévision pour annoncer la création et le programme de son parti, qui réclame l'abolition du râle dominant des communistes dans la vie politique roumaine, des syndicats libres et le multipartisme avant les élections prévues par le FSN pour avril prochain.« Le peuple qui a combattu, c'est nous, a-t-il dit Nous ne voulons pas remplacer seulement Ceausescu.Nous voulons écraser les communistes».D'autres Roumains exprimaient la plus grande inquiétude à propos du rôle futur de l'armée, «lusqu'ici, l'armée s'est mise de notre côté pour éliminer Ceausescu, mais les militaires vont désormais tenter de prendre le pouvoir», ont déclaré plusieurs miliciens occupant le siège du PC roumain.Symptôme des nouvelles tensions: hier après-midi, le FSN a mis la population en garde contre des «provocateurs» qui tentaient d'organiser des meetings à Bucarest et en province «pour déstabiliser» le nouveau régime.En fait, il s'agit de Roumains profondément mécontents de la prédominance des communistes dans les rangs du nouveau pouvoir et qui veulent une épuration rapide et plus large.?VOITURES 200 voitures se tamponnent sur la 35, à Saint-Luc kilomètres à l'heure.Les vents ont atteint 75 kilomètres à l'heure à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal.En moins d'une heure, le mercure a chuté de cinq degrés.Il est passé de moins cinq degrés Cel-cius, à H h, à moins dix degrés, à 15 h.On prévoyait qu'il allait poursuivre sa descente durant la nuit pour atteindre moins 26 degrés ce matin.Le record pour un 27 décembre est de moins 29 degrés, il a été enregristré en 1944.Selon le météorologue Jacques Pelletier, d'Environnement Canada à Dorval, les précipitations de neige ont été plus abondantes dans.le nord de la province et à Ottawa.Elles ont atteint 15 centimètres dans les Lauren tides comparativement à quatre centimètres en Estrie.Quant à la région métropolitaine, elle a eu droit à sept centimètres de neige.Les policiers de la SQ ont répondu à une vingtaine d'appels concernant des accidents de la route.La chaussée était par-ticulièrement glissante sur l'autoroute 40 entre Montréal et Trois-Rivières.À Montréal, 600 employés affectés au déneigement des rues étaient au boulot dès les premières heures du jour.Ils ont procédé à l'épandage de sel durant la matinée.Marcel Chouinard, porte-parole des Travaux Publics, prévoyait que les travaux de déneigement allaient se poursuivre une partie de la soirée et de la nuit.Du côté du transport aérien, tous les vols en partance de Dorval ont connu de légers retards en raison du mauvais temps.L'arrivée de plusieurs vols en provenance d autres villes du Canada et des États-Unis a aussi connu des retards.Pour sa part, Mirabel ne rapportait aucun retard et assurait que 70 p.cent des pistes d'atterrissage de l'aéroport étaient en aussi bon état que durant l'été.?Le sort d« Noriega entra Its mains du Saint-Siège) d'extradition ne les lie.La Nonciature apostolique de Panama avait déjà accordé l'asile à Cuil-lermo Endara, vainqueur apparent des élections de mai dernier (annulées par Noriega) et installé comme président du pays par les forces d'intervention américaines, mercredi dernier.Ni les États-Unis ni le Vatican ne veulent révéler aux médias la teneur du marchandage en cours, mais Cuba ayant offert asile au dictateur déchu, l'armée américaine a encerclé l'ambassade cubaine à Panama.Affirmant que ses diplomates y sont quasi- prisonniers des Ci s, Cuba a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité de i'ONU.À La Havane, des milliers de Cubains manifestaient contre l'intervention américaine à Panama.À Washington, le secrétariat d'État niait que des troupes US assiègent l'ambassade de Cuba.La Havane, soutenant que les combats au Panama ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés parmi les civils, a proposé à la Croix-Rouge internationale d'envoyer sur place un avion chargé de vivres et de médicaments, qui pourrait au retour, évacuer des blessés.Le Nicaragua aurait aussi été pressenti comme pays d'asile pour Noriega, et le Pérou, vivement opposé à l'intervention US, laisse la porte entrouverte, mais l'Espagne, liée aux États-Unis par un traité d'extradition, a dit non.Israël a félicité hier le président George Bush pour l'intervention au Panama, que l'OLP condamnait comme une «invasion».Des manifestations anti-américaines étaient rapportées à Téhéran, et 82 Français et Allemands de l'Ouest étaient évacués de Panama.Un pont aérien pour évacuer motoneigistes a l'Hôtel de ville PHOTO BRUNO PCTfOZIA.te Canad»*»X*f des Costaricains était interrompu en raison d'accrochages entre GI's et noriégistes près de l'aéroport.Les États-Unis annonçaient entre-temps l'intention de demander la saisie de plus de 10 millionsS en avoirs que l'ex-homme fort du Panama avait fait déposer dans les banques d'une demi-douzaine de pays.Le porte-parole du secrétariat à la justice a indiqué que les avoirs de Noriega étaient en liquide et placés dans des banques de pays d'Europe qu'il a refusé d'identifier.Normalisation En toile de fond de ces manoeuvres diplomatiques, un processus de normalisation particulièrement laborieux se poursuivait hier dans la capitale panaméenne, où les troupes d'occupation US ont entrepris de nettoyer une ville encore plongée dans le chaos.Des détachements spécialisés, équipés de pelleteuses lourdes, ont retiré l'essentiel des amoncellements de débris jonchant l'avenue centrale, dans la vieille ville, lis poursuivaient leur tâche dans le quartier de Chorillo, près de la caserne centrale, où des bombardements aériens US ont détruit des habitations et des véhicules, laissant des décombres calcinés en tous genres.Des centaines de barricades de fortune restent en place dans la ville et sa proche banlieue, érigées notamment par les habitants pour empêcher l'accès des «bataillons de la dignité» fidèles au dictateur renversé.Il en résulte dè sérieux embouteillages.Des tireurs isolés continuent par ailleurs de sévir.La «normalisation» suit pourtant son cours.Le nouveau vice-président Arias Calderon, nommé ministre de l'Intérieur et de la Justice, responsable des Forces armées, a indiqué que les responsables de toutes les zones militaires du pays, sans exception, avaient reconnu le nouveau gouvernement.Les troupes américaines se déployaient entre-temps dans l'ouest du pays, y rencontrant «peu de résistance» et ramassant les armes encore en possession des soldats des Forces de défense panaméennes (PDF) et celles entreposées dans des caches, a indi- 3ué Pete Williams, porte-parole u Pentagone.Les détails des opérations militaires continuent de n'être diffusées qu'au compte-gouttes à Washington.Williams a cependant fourni des précisions sur le rôle du chasseur-bombardier «furtif» F-117, employé pour la première fojs au Panama dans le cadre d'une opération de guerre.Un ou plusieurs de ces appareils a largué deux puissantes bombes dans un champ proche d'une caserne des PDF à Rio Hato, afin de «désorienter et terroriser» les soldats qui s'y trouvaient, en préparation d'un largage de parachutistes sur.le site.U a enfin établi les pertes militaires à 23 morts et 330 blessés du côté américain, 297 morts et 129 blessés du côté des PDF, dont 4460 membres sont détenus.Williams a ajouté ne pas posséder de chiffres des pertes civiles, mais la compilation des chiffres fournis par diverses sources, notamment hospitalières, laisse penser que plusieurs centaines de civils ont été tués.?MONTRÉAL HAWAII EN VOL DIRECT 2 semaines.incluant Départs bimensuels avion, hôtel et les lundis.transferts.HAWAII TOURS £999$ ** plus taxes mÊÉm VANCOUVER *299l -' voi 2 vols hebdomadaires fetour* soit le lundi et ,e Jeudi toiœjtwe^i^terto^tfontwfcVaww» Vol aller simple 249V.taxa» LES AILES DE L'OUEST TURKS&CAIC0S LA DESTINATION PAR EXCELLENCE Départs tous les samedis «¦U /O réduction Cette offre a»! valable pour Y )os reservations fartas au plus lardl* 10|«nvler 188a TURKS & CAICOS TOURS \u2022 ¦ paît** votre réservation 90 fours avant le départ «t économises 300$ par cooplo *-u \u2022 Nombre «o places limitée* \u2022 Consartos ta» brorttwro» étapmtOU\u2014 «hast votre aaont^ie voyage».06338 15 morts ou cours du congé de Noël Presse Canadienne ¦ Le long congé de Noel aura été meurtrier, pas moins de 15 personnes '.ayant perdu la vie de façon accidentelle durant la période s'étendant de jeudi après-midi.I6h30, à hier soir, 20 h, selon les rapports de ' police disponibles hier soir.Le dernier accident mortel est survenu à Mascouche lundi soir, jour de Noel, sur la route 25.Lucie Poirier, 75 ans.de Sainte-lulienne.a été tuée dans une collision : frontale après avoir perdu le contrôle de sa voiture.En début de soirée le même jour, Bruno Fiset.19 ans, de Cap-Saint-Ignace, a perdu la vie sur la route 132 après qu'il eut perdu le contrôle de son véhicule, la chaussée étant glissante.Lundi matin, vers M h 30.Luc Barrette, âgé de 49 ans et demeurant à Montréal, a perdu la vie dans une collision survenue sur l'autoroute 40.Toujours lundi., sur le rang du Haut-de-l'ile près de Nlicolet.une automobile a pris feu après avoir dérapé, brûlant vif son conducteur dont l'identité n'avait toujours pas été révélé, hier soir.Deux personnes ont connu une fin tragique lors d'une collision frontale survenue vers 21 h, samedi, sur la route 243 à Melbourne, en Estrie.Les victimes sont Nathalie Demers, âgée de 21 ans et demeurant à Val-court, et Alain Courteman-che, âgé de 25 ans et habitant Lawrenceville.Un lonquiérois de 50 ans, Léon Tremblay, a perdu la vie dans une collision entre deux automobiles survenue vers 20 h, samedi, sur le rang des Chutes à Saint-Am-broise, au Saguenay.Vers 9 h 30, samedi, sur la route 185, â Saint-Antonin, près de Rivière-du-Loup, une collision entre deux véhicules immatriculés l'un, en Ontario, et l'autre, au Nouveau-Brunswick a fait un mort.Joyce Gilchrist, âgée de 26 ans et habitant Mississauga.Ontario.À Saint-Omer, dans la baie des Chaleurs, Diane Maltais, âgée de 21 ans et .résidant â Carleton, a été tuée sur le coup lorsque le véhicule dans lequel elle prenait place est entré en collision, sur la route 132.avec deux véhicules déjà accidentés.L'accident s'est produit un peu avant 4 h, samedi matin.Un résident de Dolbeau a perdu la vie, vers 2h, dans la nuit de vendredi â samedi, lorsque le véhicule dans lequel il prenait place a percuté une maison de Mistas-sini.La victime est Jacques Parent, âgé de 43 ans.La police a demandé une analyse du sang de la conductrice du véhicule, qui a perdu le contrôle de la voiture circulant â bonne vitesse.Par ailleurs, également vers 2 h samedi matin, un jeune homme de 18 ans.Dominique Bujold, de Saint-Jean-Chrysostôme, a connu une mort affreuse sur l'autoroute 20.L'automobile dans laquelle il prenait place a heurté de plein fouet un garde-fou, â la suite d'une perte de maitrisc.À Saint-Boniface-de-Sha-winigan, vers 2lh45, vendredi, un homme de 29 ans a perdu la vie après que sa camionnette eut dérapé sur le chemin Bel lev ue.La victime a été identifiée comme étant Alain Boisvert, résidant â Saint-Bonifacc-de-Shawinigan.À 21 h 15, vendredi soir, sur la route 132 à Saint-Simon, à mi-chemin entre Ri-mouski et Rivière-du-Loup.une violente collision entre deux véhicules a coûté la vie â un bambin âgé d'à peine 13 mois, Félix Rioux, de Sa4nt-Donat-de-Lanaudière.Selon la police, le véhicule dans lequel l'enfant prenait place aurait dérapé dans un virage avant d'aller heurter une autre automobile venant en sens inverse.À Oh40, dans la nuit de jeudi â vendredi, sur la route 138 â Baie-Saint-Paul, Mario Lavoie, un jeune homme de 24 ans de cette localité en bordure du Saint-Laurent, a connu une fin tragique dans une collision entre un camion et une automobile.leudi soir, vers 21 h 20, sur la route 132 à Petite-Vallée, en Gaspêsic.Sennen Lavalléc, un Lévisien de 55 ans, a perdu la vie dans une collision frontale.Noël, ça se planifie le 26 décembre.Du moins pour les personnes qui courent les ventes du lendemain de Noël, baptisé *Boxing Day» YVES BOISVERT ¦ Si.à l'origine, le Boxing day avait pour but de réparer les erreurs les plus grossières du Père Noel, qui n'y voit plus très clair, c'est maintenant l'occasion que plusieurs choisissent pour mettre Noel en boite.En effet, vu les aubaines généralisées, quelques-uns rusent avec les traditions et célèbrent la naissance du petit lésus une semaine après tout le monde, histoire de ne pas se retrouver, eux aussi, sur la paille.Mais la plupart de ces boxeurs de la consommation célèbrent Noel dans la nuit du 25 décembre.S'ils décident de se rendre en masse dès le lendemain dans les grands temples du cadeau, c'est par souci de planification: Noel, ça se prépare à compter du 26.Quand c'est fini, ça recommence.Et si en plus on peut faire des économies.Au centre-ville, c'est nettement chez Sam où l'on «boxait» en plus grand nombre.Alors que, très souvent, les clients du cinéma Impérial, rue Bteury.font la queue jusque devant le célèbre disquaire de la rue Sainte-Catherine, chaque 26 décembre, douce revanche, les mé- PH070 RICHARD GOWN.U Preue Des centaines de clients formaient un sillon bien compact devant chez Sam, rue Sainte-Catherine.lomanes de tout poil, en rangs compacts, font le trajet inverse sur le même coin de rue et creu- sent dans la sloche un sillon qui part du cinéma et se rend jusqu'au disque convoité.Pendant que ces 250 personnes attendaient leur tour, un concurrent sans gène, qui tient boutique de l'autre côté de la rue.tentait de s'approprier une partie de cette clientele affamée en distribuant des dépliants publicitaires dans la file.«Ici.c'est tous les jours le boxing day pouvait-on tire chez ce vendeur de disques usagés.Dans les grands magasins, les portes tournantes battaient aussi la mesure de cette nouvelle féle qui emplit de joie les marchands, et de dollars leurs tiroirs-caisses.A Laval, chez Piscine Citadelle, on préfère mettre la spécialité de la maison sur la glace pendant le temps des fêtes pour faire pousser une forêt multicolore de sapins artificiels.Les sapins roses y sont décidément très roses le lendemain de Noel.Alors, pour compenser, on les vend â moitié prix \u2014 tout comme les verts d'ailleurs.«Il y avait tellement de monde qu'on a dû ouvrir trois quarts d heure plus tôt!», de dire Nicole Roger, gérante de la forêt.En cinq heures, environ 150 arbres ont été vendus en une seule journée.«Il faut bien que je remplace le mien», a dit une cliente anonyme dont les enfants, parait-il, ont été de vraies petites tordeu-ses pour son conifère synthétique.Nuit de paix dans «le Zoo», territoire du poste 25 Notre reporter accompagne les policiers de ce poste du centre-ville, l'un des plus occupés de la CUM CILLES ST-JEAN ¦ «C'est bien de ne pas toujours travailler la nuit: on serait condamné au rôle de balai.Au moins le jour, ici, on voit des gens normaux», lance Daniel Pellerin, sergent superviseur de patrouille au poste 25 de la police de la CUM.La fourgonnette blanche 25-4 roule doucement sur Sainte-Catherine.Il est environ une heure du matin, le dimanche 24 décembre.De temps à autre, le timbre de l'ordinateur de bord relié au nouveau SITI (système intégré de transmission des informations) se fait entendre.Des affaires mineures.Tantôt, avec le sergent de soir, Réjcan Toutant, on a eu une tentative d'effraction dans une voiture, puis un système d'alarme.En fin de quart, les policiers sont allés cueillir un suspect dans une affaire d'agression sexuelle; un employé d'un bar du boulevard de Maisonneuve venait de le reconnaître.C'est l'heure de la trêve dans «le Zoo», le centre-ville des policiers du 25, l'un des postes les plus occupés de la CUM.« Le Zoo» s'éveille â la fermeture des bars, entre trois et quatre heures.On a le temps d'aller voir Hill Park Crescent, les hauteurs du 25, là où les gens ont le Lac des Castors dans leur cour et où il ne se passe jamais rien.Les patrouilles n'y vont pas souvent, non plus.On retourne dans le centre-ville, particulièrement beau à cette heure-là.Vers une heure et demie, c'est tellement tranquille que Daniel Pellerin décide de faire une inspection au Thunder Dome, un bar de la rue Stanley où il y a souvent des problèmes à la fermeture.«Faut pas déranger les patrouilleurs pour nous.» , commence le reporter.«Déranger?Au contraire, ça va leur faire plaisir: ils s'ennuient!», s'esclaffe le sergent.Neuf ans de police.Dans le centre-ville depuis moins d'un an ; la piqûre de l'action.Dans le temps de le dire, deux autres véhicules-patrouille arrivent.Les policiers sourient: le Thunder Dome, c'est un peu leur fétiche, une incarnation du «Zoo» ramassée sur trois étages de jeunes entassés, écrasés sous une musique dévastatrice.On monte, on s'attend à trouver une foule, à ce que les agents se fassent engueuler.Même pas.Et il n'y a pas grand-monde.C'est vraiment tranquille; c'est la veille de Noel après tout.Retour au poste pour le repas.Luc Simon Perrault est allé se coucher.Sur le mur, une note d'un constable indigné, qui menace de se mettre en congé de maladie si on n'élimine pas les rats qui infestent le poste.Les exterminateurs de la Ville sont passés durant la soirée; ils ont laissé des «friandises» pour les charmantes petites bêtes.C'est connu, la CUM veut déménager le 25.si on arrive à trouver un terrain propice et pas trop cher dans le quartier.Sinon, on l'intégrera peut-être à un méga-poste du centre-ville.Les constables Robert Latreille et Gaétan Houle amènent un petit homme fripé dans la quarantaine.Tentative de vol de voiture.Intercepté dans la rue où il semblait descendre d'un véhicule, faisant semblant de rien, le type a dit aux policiers qu'il était saoul et qu'il s'en allait appeler «Nez rouge»; il a désigne l'auto comme la sienne.Sauf qu'une vitre est brisée et qu'il n'a pas les papiers.Quelques minutes plus tard, un jeune couple entre; l'homme, frustre parce qu'il ne pourra faire réparer la glace brisée pour Noel, est le vrai propriétaire.Dans une cellule, un petit gros dort du sommeil de bois d'un gars qui a reçu une raclée.Au cours de la soirée, il a tenté de voler un chauffeur de taxi à la pointe d'un couteau.Le chauffeur a lancé un message radio; ses confrères arrivés en trombe ont tabassé le petit gros et l'ont remis à la police.Il sera évidemment accusé.L'homme soupçonné d'agression sexuelle est assis dans sa cellule.Il nous regarde avec méfiance.On repart «sur là route» .Trois heures moins quart.«Tu vas voir comme les chauffeurs de taxi sont sélectifs, dit Daniel Pellerin: ils ramassent les beaux petits couples, les gars seuls.Vers quatre heures, ils vont se précipiter sur les \"sauteuses'» qui ont fini dans les clubs.» Sur Sainte-Catherine, c'est le debut de la fin.Le sergent gare la 25-4 coin Crescent.Deux jeunes colle la 25-4.klaxon hurlant; le chauffeur signale une grosse bagarre coin de la Montagne et de Maisonneuve.Il y a du monde a la porte de la disco.Quinze a 20 personnes, des jeunes; beaucoup sont de descendance méditerranéenne.Ça discute fort en anglais.Un jeune type tout en noir, sans manteau, a du sang dans le visage.Deux autres véhicules-patrouille arrivent à toute vitesse.Aux agents qui lui demandent ce qui se passe, le jeune ténébreux gueule des invectives, des «fuck you» à profusion.Irrité, un policier tente de te calmer.Le jeune continue à insulter les flics.Ca va finir mal.Autour, ça s'agite.Un constable avise le jeune de se tenir tranquille; il continue à gueuler.Et voilà! On l'embarque pour avoir troublé la paix.Il se calme un peu, demande pourquoi.Air connu.Daniel Pellerin finit par apprendre que le jeune ténébreux s'est tapoché avec le portier.«Il expliquera ça au juge», dit le sergent.Personne ne porte plainte.Trois heures trente-neuf.Le McGill College?C'est ferme.Un appel: musique bruyante rue Saint-Marc.On repart.Huit étages à pied : l'ascenseur est en panne.Le locataire, un étudiant, fait ses excuses en disant que les appartements voisins sont vides.Il est seul avec deux filles; sourire en coin des policiers.On redescend avec toujours l'idée d'un café.Ben oui, on va chez Dunkin: c'est le seul encore ouvert.Cinq heures cinq.Rue Seymour, un petit bout de rue bordé de plusieurs belles vieilles maisons, entre le boulevard René-Lévesque et Tupper; appel pour une tentative d'effraction avec suspect sur les lieux.C'est reparti ! Trois voitures sont déjà devant une conciergerie qui fait dur; c'est pire en-dedans parce que ça pue.On est loin d'Hiil Park Crescent.Ca ferait plutôt Hill Street.On monte a l'étage où l'affaire a été signalée.Puis on entend: «On l'a!» Tous les policiers se précipitent en bas.On entend une grosse voix en anglais: «Lea- auio-patrouille.Il cric avec plus de véhémence que jamais: « French bastards ».«Le gros sale», grogne un policier en rentrant dansï'immcuble.visiblement secoue.Au poste, dès qu'on pousse la porte, on entend gueuler le gros qu'on a mis en cellule de surveillance.Les policiers qui ont procédé à l'arrestation sont accoudés au comptoir, encore bouillants de colère, de frustration, de peur inavouée.«Va falloir laver ça; il pue», dit l'un d'eux en désignant son uniforme.«Tu devrais sentir le char, toi!» répond un collègue.On se calme.Le sergent-détective de faction entre dans la salle.Il a reconnu le gros.«le l'ai déjà 'booké'» pour avoir mangé des vidanges derrière le Bar-B Barn».sourit-il à un constable, qui vient justement de dire qu'il a failli vomir dans l'échauffourée.Le constable me regarde de l'air du gars qui se demande ce qu'il fait là.Le petit Méditerranéen agressif Des policiers du poste 25 accourent: encore une bagarre au centre-ville.gars proprets, des touristes anglophones, demandent comment se rendre à Saint-Laurent; des matous frustrés.Une fille, une jeune anglo, accourt, paniquée; on se bagarre de l'autre côté de la rue.On traverse en trombe.Ca s'engueule sur le trottoir.En anglais, évidemment.Des gars dans la vingtaine, des Néo-Québécois.Un type saigne du nez.Une auto-patrouille arrive.Tout le monde se calme instantanément.Personne ne veut porter plainte; c'était pour l'agrément, assure le gars qui saigne.Deux autres gars saouls commencent à raconter leur vie.Aucun intérêt, leur font savoir les policiers.Rue Bishop.Quatre jeunes sont entassés dans la cabine d'une camionnette immatriculée en Floride.Daniel Pellerin les avertit: c'est interdit.Il surveille.Réticents, le chauffeur et l'autre gars descendent; ils ont sans doute convenu avec leurs compagnes de se faire ramasser plus loin.On n'aura pas le temps de vérifier: comme on redescend Crescent derrière la camionnette, un taxi système d'alarme d'un marchand de fourrures du boulevard de Maisonneuve s'est déclenché.On repart.Inspection sans résultat devant et derrière.«Ici.il y a quelque temps, on a retrouvé un camion plein de fourrures dans le garage.Malchanceux, les gars: ils étaient tombés en panne et avaient dù aller chercher une batterie d'appoint.On les a pris», explique le sergent.Trois heures quarante-deux.Deux gars saouls à expulser d'un restaurant.On repart.Des jeunes Ontariens en virée.Criards.Les premiers constables sur les lieux les avisent de partir.Ils reviennent et se font embarquer pour avoir troublé la paix.Le 33.qui s'occupe de l'est du centre-ville, demande de l'aide au 25 pour une tentative de meurtre au couteau.Quand on apprend de quoi il s'agit, on dévale Sainte-Catherine à 100 à l'heure; c'est spécial.On arrive trop tard: c'est règle.Un cafe chez Van lloutte sur 1 ve me alone !» Une voix à l'accent français: « You're under arrest for breaking and entry.You have the right.» Un bruit de bousculade, ça crie.Une petite bonne femme, laide à faire des remèdes, sort craintivement de l'appartement du fond.Elle dit dans un anglais édenté qu'«il» lui a fait mal: elle montre son cou où il y a une plaie.Elle baisse son pantalon et montre une longue cicatrice sur sa jambe (pourquoi?, je ne l'ai pas compris).|c lui dis de signaler ça aux agents et je descends.En bas, on a maitrisc un gros homme à la peau foncée vêtu uniquement d'un short.Les policiers s'y sont mis à quatre, parait-il.Le gros vocifère toujours des injures.Son vocabulaire français se limite à «tabarnaque».Quand les agents le mettent debout, le taupin aux traits indéfinissables a du sang autour de lu bouche.Il gueule, refuse de s'habiller.Les agents finissent à trois, en sacrant, par le faire étendre sur la banquette arrière d'une S PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Pmse est remis en liberté.Des amis sont venus signer son formulaire d'élargissement.Il gesticule, envoie encore les policiers se faire foutre.L'un d'eux, excédé, lui demande s'il aimerait retourner en cellule.Le jeune ne veut rien entendre.Finalement, un sergent lui ordonne de sortir du poste.Le gros de la rue Seymour s'est endormi, saoul.Le petit type qui voulait appeler «Nez rouge» appelle plutôt son avocat, un criminalistc bien connu.Il lui répète son histoire, allègue qu'on lui prête de mauvaises intentions, «l'ai un casier, on sait bien.» Il retourne en cellule.Six heures.Les policiers en pause-repas assurent que ça n'a pas été si pire, cette nuit.«Tu devrais venir la nuit du lour de l'an : ça va être plein dans les bars, il va y avoir un tas de b;i-gurica.L; encore, tu devrais voir ça l'été, au mois de juin: c'est noir de monde.C'est beaucoup moins tranquille dans ce temps-là!» u A4 LA presse, montreal, mercredi 27 decembre 1989 Alys Roby a chanté au déjeuner de Noël des Petits frères des pauvres Pendant ce temps, 400 clochards et sans-abri ont pris part au repas traditionnel servi à la Old Brewery Mission GILLES ST-JBAM La chanteuse et grand* vedette des années 40, de Noél des Petits frères des pauvres.Un beau Alys Roby a donné un petit récital au déjeuner pour les 425 vieux convives.¦ Les Petits frères des pauvres ont fait un beau cadeau aux 425 personnes du quatrième âge 3u'ils avaient invitées è leur tra-itionnel déjeuner de Noél: la chanteuse Alys Roby, qui leur a, donné un petit récital.«C'est un grand plaisir: elle a toujours été ma préférée.C'était la plus belle femme du monde et elle chante si bien!», a affirmé Mme Rosalia Corhas, qui rencontrait la chanteuse en personne pour la première fois et qui a eh plus mangé à la même table.Mme Roby, elle, ne cachait pas son plaisir de rencontrer un aussi beau groupe de fans.«La.plupart des sens ici me connaissent depuis Te début de ma carrière il y a 60 ans», a souligné la grande vedette des années 40.Elle a insisté pour dire qu'elle venait d'enregistrer un disque au profit de la fondation qui porte son nom et qui s'occupe des personnes souffrant de maladies mentales.Les Petits frères des pauvres avaient invité des personnes très âgées qui auraient passé Noel seules, sinon.«Notre philosophie est de s'occuper de ces vieux amis aux fêtes de Noel, de Pâques, à leur anniversaire.Notre but est de leur offrir non pas des restes mais ce qu'il y a de mieux», a noté le directeur général des Petits frères, Jean Ouellet.Selon lui, aucune personne invitée n'avait moins de 80 ans.La doyenne du groupe, Mme Hermina Gélinas, qui fêtera ses 101 ans en avril prochain, a affirmé de son côté que les Petits frères la rendaient heureuse, gardaient en elle la flamme de la vie.Pendant ce temps, un autre groupe de personnes laissées pour compte se réunissait à la Old Brewery Mission, rue Clark, afin de prendre un bon déjeuner.La Mission, qui accueille des clochards et des sans-abri, a accueilli environ 400 hommes,: à qui 150 bénévoles ont servi la dinde traditionnelle et donné des petits cadeaux, à savoir des chaussettes neuves, du tabac, des bonbons.Un orchestre et une chorale ont égayé le repas.Le directeur de la Mission, le révérend Bill McCarthy, a noté que les dortoirs rénovés de la mission, rue Clark, seraient prêts dès cette semaine.La mission a deux autres maisons: un refuge situé rue Sanguinet et une ferme.«On avait préparé de la nourriture pour 700 personnes.Bah, on n'aura pas à s'inquiéter pour savoir quoi manger cette semaine», a souri le révérend McCarthy.^ -^Jloto-québec \t\tT] W i\t\t Vous pouvez miser Jusqu'i 21 h les soirs de tirage PROCHAIN TIRAGE: 89-12-27 ¦A Tirage du 89-12-25\t\t\t\t 9\t12\tJL3L\t14\tJl 21\t22\t\tM\t.30.34\tAL\tM\t_5i\tJ! 31\t3L\t64\t_S£\tM Lot Catégorie (mise de IS) 10/10 200 000 S 9/10 S 000 S 8/10 200$ 7/10 2SS 6/10 5$ 9/9 8/9 7/9 6/9 50 000S 1 000$ 100$ 5$ Lot Catégorie (mise de 1 $) 8/8 25 000$ 7/8 200$ 6/8 10$ 7/7 6/7 S/7 5 000$ 50$ 5$ Lot Catégorie (mise de 1 $) 6/6 5/6 5/5 4/5 4/4 3/3 2/2 1 000$ 25 S 250$ 5S 100$ 25 S 7$ 1\tTT1 ^ sj} loto-québec\t~ -¦ .= =\t\t Tirage du I9-12-23 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi «, et le samedi 3 5 10 36 42 45 No complémentaire: 28 GAGNANTS LOTS 6/6 1 10000000,005 S/6-1- 8 1(0050190$ 5/6 421 2325,70$ 4/6 25549 74,505 3/6 482512 10,005 VENTES TOTALES: 27455395,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 1 800000,00$ PROCHAIN nRAGE: 89-12-27 Tirage du 89-12-25 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le samedi 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS LOTS : 0 500 000,005 0 47 2854 «843 7 10 22 25 29 32 mise-tôt: ILJi 44 577,005 632,30$ 47,20$ 5,00$ 26 40 No complémentaire: 39 VENTES TOTALES: 1 592 729.00$ GAGNANTS LOTS 159 514,40$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 600000,00$ S53@' ,e réseau des tirages de Loto-Québec I le réseau des tirages de Loto-Québec La Old Brewery Mission a accueilli environ 400 hommes, a qui 150 bénévoles ont servi la dinde traditionnelle et donné des petits cadeaux.pwtos me smon PtrntAjiT, u Pmse les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets! 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Et une cartouche de Players légères.» Chemin faisant, lulie se rappelle que le ministre des Finances doit livrer son discours du budget mardi.Elle achètera donc aussi une once ou deux de pot, question d'éviter l'inévitable augmentation de taxes.Arrivée à destination, elle ignorera les trois manifestants du groupe'Prohibition \u2014 les mêmes qu'il y a deux semaines \u2014, amers depuis l'échec de leur campagne contre la légalisation, le printemps dernier.Mais son regard Cette semaine à la Place Bonaventure Galerie des Boutiques Des aubaines à tout casser! 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Il y a des gens qui en prennent une fois par semaine et qui sont dans une santé resplendissante.Encore une fois, c'est la crimina-lisation de la substance qui constitue le problème.» Line Beauchesne, professeur au département de criminologie de l'Université d'Ottawa, est du même avis: l'héroine pure, bien gérée, ne mérite pas la réputation que certains lui font, affirme-t-elle.«À leur retour du Vietnam, plusieurs soldats qui y avaient pris de l'héroine pure, ont refusé de prendre la cochonnerie qu'on leur proposait chez eux.Ils ont arrêté d'en prendre.» Mme Beauchesne est en faveur de la légalisation des drogues parce que «vous ne pouvez pas imaginer de situation pire que celle qui a cours actuellement, vous ne pouvez qu'imaginer mieux.» Selon les antiprohibitionnistes, la légalisation des drogues comporterait des effets bénéfiques très substantiels, notamment: \u2014 elle assommerait le crime organisé; \u2014 elle viderait des prisons surpeuplées; \u2014 elle permettrait aux gouvernements de prélever des taxes sur une activité commerciale dont ils sont actuellement exclus; \u2014 elle permettrait un contrôle de la qualité des drogues; \u2014 elle réduirait la criminalité; \u2014 elle empêcherait que des milliards soient engloutis dans une lutte perdue d'avance.L'avocat montréalais Pierre Marquis résume bien l'équation coùts-bénéfices quand il écrit: «Des milliers de policiers sont payés pour continuer cette chasse aux consommateurs et aux trafiquants.«Pendant ce temps, les criminels font des milliards qui échappent aux économies déficitaires des pays occidentaux.De plus, ces drogues échappent à tout contrôle étatique de qualité et des centaines de personnes meurent d'intoxication parce que les drogues sont concoctées par des gens sans scrupules.Les prix de ces substances illicites sont très élevés et a-mènent souvent des consommateurs à commettre des crimes pour se procurer leurs doses.» Un autre avocat montréalais.Me Pierre Cloutier.s'en prend, pour sa part, à la discrimination que nos lois font subir à certaines drogues: «Il y a au départ, dans ce dossier, un formidable malentendu.Ce qu'on appelle globalement «la drogue» désigne en effet uniquement les substances psychotropes illégales.Or.le tabac et l'alcool, qui sont légalisés, sont les deux substances psychotropes les plus répandues et les plus meurtrières \u2014 et de loin \u2014 de la planète.» La légalisation, une utopie?Si, au plan international, les partisans d'un accroissement des effectifs anti-drogue comptent dans leurs rangs nombre de célébrités, dont le président américain George Bush, les antiprohibitionnistes aussi commencent à recruter des «vedettes».On peut mentionner les maires de Baltimore, de Philadelphie et de.Washington, l'ex-Secrétaire d'État américain George Schultz, les éditeurs de l'hebdomadaire londonien 77>e Economist, celui du Harper's Magazine, le Prix Nobel d'économie Milton Friedman.Récemment, un juge fédéral de New York.Robert Sweet, dénonçait la «faillite» de la lutte contre les drogues.Selon lui, les drogues devraient être traitées comme l'alcool : légalisées pour les adultes, interdites aux enfants, taxées et contrôlées.«Nous devons aller à la source du problème, qui est la pauvreté et le désespoir» , commentait le juge.Mais pour plusieurs, légaliser les drogues, ce serait comme plonger dans le vide.Et si le pire se produisait?Et si c'était par milliers qu'on se ruait, du jour au lendemain, sur les drogues dures comme la cocaïne et l'héroine?(acques Duchesneau est le chef de la division du crime organisé à la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).A ce titre, il est responsable de la lutte contre les stupéfiants.«La légalisation, c'est très séduisant, admet-il.Mais uniquement d'un point de vue théorique.» En pratique, il n'y croit pas.«C'est une utopie, c'est rêver en couleurs que de croire que le crime organisé va se retirer d'un marché où il fait des milliards.» Selon le policier, qui rédige une thèse de doctorat sur le sujet, un marché parallèle va rapidement se développer si on légalise les drogues.Avec des prix réduits.Et des produits qui auront pour noms «crack» ou «ice», des drogues si dangereuses qu'on ne pourra jamais les vendre sur le marché légal.«Avec Vice, pour 3$ tu peux obtenir un buzz de 12 à 16 heures.Qui va aller acheter de la cocaine sachant que son effet ne dure qu'une vingtaine de minutes?» Les trafiquants resteront actifs après les heures de fermeture des magasins de drogue; ils seront là encore quand il faudra faire crédit, croit M.Duchesneau.En Hollande, souligne-t-il.la dépénalisation des drogues douces a entraîné une recherche pour des drogues de plus en plus dures.«Toutes les personnes qui commencent à prendre de la cocaine affirment qu'elles sont capables de s'arrêter.C'est là qu'est le piège.Ça provoque des plaisirs énormes et t'es plus capable de t'arrèter.Combien de fois on s'est fait dire « touchez jamais à ça par de gros consommateurs?» Cest drôle, non?» A-t-on perdu la guerre contre les trafiquants?«|e me demande si on l'a commencée, répond le policier.Mon budget annuel pour lutter contre la drogue est de 4,5 millions S, l'équivalent de 28 lits en réhabilitation.On fait juste colmater la brèche.On saisit entre 10 et 15 p.cent de la drogue qui pénètre sur notre territoire.» Pour Jacques Duchesneau, la solution ne réside pas plus dans une répression pure et dure que dans la légalisation.«Ça prend de la répression, mais aussi de la réhabilitation et de la prévention.La lutte aux stupéfiants doit nécessairement passer par une réduction de la demande.C'est un travail à long terme.» A6 LA PRESSE.MONTREAL.MERCREDI 27 DECEMBRE 1989 LANCIA PÂTES ALIMENTAIRES SPAGHETTI, SPAGHETTI NI ou MACARONI COUPÉS 500 g PIE IX PIE IX BEURRE 454 g \\ 5009 ECONOMISEZ 40 Valeur au comptoir: 120e.Un coupon par article.En vigueur jusqu'au 30 décembre 1989.PIE IX BEURRE 454 g STEINBERG INC.2260224 19,9 ¦ avec \u2014 s*\"'j ' nt\\ ¦ coupon \"-\"7 UJJ i-' Il LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 27 DECEMBRE 1989 ROTI D'EXTERIEUR DE RONDE BOEUF ESTAMPILLÉ CATÉGORIE CANADA \"A\" 10 & 4.54*8 POMEXPAN POMMES DE TERRE LAVÉES PRODUIT DU QUÉBEC CANADA N° 1, SAC À FENÊTRE DE 4,54 kg (10 Ib) m- \\ i ¦ & i h\" \" ;'
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