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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2009-01-20, Collections de BAnQ.

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[" Mon entrevue avec le président des États-Unis PIERRE FOGLIA PAGE A5 Du chili et de l\u2019espoir UNEANALYSED\u2019ALEXANDRE SIROIS PAGE A10 TOUTES NOS INFORMATIONS PAGES A2 À A20 125e année No 89 54 pages, 4 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE Sarah Palin va passer la journée à regarder le canal Chasse et pêche.Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 JETSET ET TROMPERIES Le richissime homme d\u2019affaires ne voulait pas se marier CHRISTIANE DESJARDINS PAGE A22 CINÉMA Nouveau projet pour le Parallèle PAUL JOURNET ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 ÀTABLE AVEC.Patrice Robitalle La revanche du gars ordinaire MARC CASSIVI ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 L\u2019EFFETOBAMA LE KENYAEST SOUS LE CHARME HUGO MEUNIER ETROBERT SKINNER ENVOYÉS SPÉCIAUXAUKENYA PAGES A8 ET A9 SELON UN AGENT DU FBI Omar Khadr affirme avoir vuMaher Arar dans un campd\u2019Al-Qaeda JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGE A25 44e PRÉSIDENTDES ÉTATS-UNIS LA PRESSEMONTRÉALMARDI 20 JANVIER2009 A 11 CE N\u2019ESTPLUSUNRÊVE! Mais en devenant le 44e président américain, Barack Obama transporte à la Maison-Blanche tous les espoirs d\u2019une Amérique meurtrie.OBAMA PRÉSIDENT > 24 PAGES SURLES TRACES DU PRÉSIDENT ISABELLE HACHEY RAPPELLE LESGRANDES ÉTAPES DE LA VIEDE BARACKOBAMA.DE SA NAISSANCE, LE4AOÛT 1961, JUSQU\u2019À SON ARRIVÉEAU 1600, PENNSYLVANIA AVENUE.PAGES A13 À A20ÀCONSERVER PHOTO JIM YOUNG, REUTERS PHOTO JIM YOUNG, REUTERS PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE LE DÉMOCRATE DE CHICAGO Portrait de la pensée économique du nouveau président américain VINCENT BROUSSEAU-POULIOT LA PRESSE AFFAIRES PAGES 2 ET 3 FORUM Les éditoriaux de Nathalie Collard et de Mario Roy.Aussi, ce qu\u2019attendent nos lecteurs de la présidence d\u2019Obama.PAGES A29 À A31 Des jeunes écolières de Kogelo, au Kenya, s\u2019apprêtent à chanter au cours de la fête en l\u2019honneur de l\u2019investiture de Barack Obama.Un président près du peuple, rouleau de peinture à la main, ou un bébé dans les bras, de quoi remplir d\u2019espoir la jeune génération.Montréal mardi 20 janvier 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique Aujourd\u2019 hui à 7h35.Le grand jour de Barack Obama : points de vue des citoyens de Philadelphie, Washington et Chicago.Réalisation: Nadia Peiellon Radio-Canada.ca/bienmeilleur 1677885A . Pour tous ceux qui seront au travail ou qui veulent assister en groupe à l\u2019investituredeBarackObama, voici quelques suggestions de points de rassemblement : > Université de Montréal, pavillon 3200 Jean-Brillant, local B-2285 (amphithéâtre Jean-Lesage).Écoute de la cérémonie et échanges avec Jean-François Lisée et le professeur de sciences politiques Pierre Martin.Événement organisé par le Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM).> Resto-bar Gert\u2019s du 3480, rue McTavish au centre-ville.C\u2019est le bar de la société étudiante de l\u2019Université McGill.> Pub étudiant Reggies, 1455, boulevardDeMaisonneuveOuest, de11h30 à 14h.Organisé par les membres de l\u2019Association étudiantede sciences politiques de l\u2019Université Concordia.> Dans les resto-bars Le St-Hub et les restaurants La Cage aux Sports, il y aura peut-être diffusion de l\u2019événement selon la demande de la clientèle.Aucune politique nationale n\u2019a été établie, disent les porte-parole des deux organisations.Le tout sera à la discrétion des responsables de chaque établissement.>Magasins Future Shop.Il est possible que quelques appareils de télévision soient syntonisés sur un réseau de télévision qui transmet la cérémonie mais la majorité des appareils resteront branchés sur le réseau interne de Future Shop qui possède son propre signal.La chaîne Best Buy ne nous a pas rappelé.\u2013 André Duchesne OÙ REGARDER L\u2019INVESTITURE D\u2019OBAMA À MONTRÉAL?OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE AGNÈS GRUDA WASHINGTON Ils étaient 80 à avoir donné leur nom pour un grand nettoyage des rues voisines du Centre des congrès de Washington.Hier matin, une quarantaine de volontaires se sont effectivement présentés au lieu de rendez-vous armés de leur meilleure volonté et de quelques sacs-poubelles.Une première équipe, surnommée « Team Obama », a ramassé pendant deux heures les détritus qui jonchaient les trottoirs de la rue N.Rien de bien surprenant: beaucoup de mégots, mais aussi des bouteilles cassées, des journaux détrempés, quelques barres de fer et deux seringues.«C\u2019est la première fois que je vois autant de gens vouloir faire du bénévolat pour la journée de Martin Luther King », s\u2019est exclamée Ashley Allen, fonctionnaire de 26 ans qui vient de s\u2019établir à Washington.Chaque année, le jour de l\u2019anniversaire du leader noir assassiné, les Américains sont conviés à donner de leur temps au service de leurs concitoyens.Cette fois, c\u2019est le comité organisateur de l\u2019investiture présidentielle qui a pris en main cette vaste corvée nationale.Tous les moyens de communication habituels de Barack Obama ont été mis à contribution.Le président désigné a même lancé un appel au service public sur YouTube.Et ça a marché : depuis plusieurs jours, la plupart des organismes qui demandaient des bénévoles affichaient complet.«C\u2019est sûrement parce que l\u2019appel venait de Barack Obama lui-même », présume Ashley.À la veil le de son ent rée en fonction, Barack Obama a lui-même donné l\u2019exemple, hier, en se rendant dans un refuge pour sans-abri près du Capitole, le Sasha Bruce House.Vêtu d\u2019un jeans, il a retroussé ses manches pour donner quelques coups de rouleau trempé de peinture bleue sur le mur du refuge.Plus tard, il est allé à l\u2019hôpital mil itai re Walter Reed rencontrer des blessés des guerres de l \u2019 I rak et de l\u2019Afghanistan.L\u2019anniversa i re de Mar tin Luther King, qui aurait eu 80 ans hier, est un jour férié aux États-Unis.Mais c\u2019est aussi « une journée pour réf léchir et agi r », a rappelé Barack Obama.«Ce que Barack Obama veut, c\u2019est la suite du rêve de Martin Luther King, il veut que nous nous engagions tous dans notre communauté », a commenté Leila Lugue, 25 ans, originaire de Phi ladelphie.El le aussi ramassait des déchets dans la rue N.Où est donc la Maison-Blanche ?Habituellement déser t les jours de congé, le centre-ville de Washington bourdonnait d\u2019activité hier.Des gens venus de tous les coins du pays, de l\u2019Alaska à Hawaii, tentaient de trouver leur chemin en scrutant leur carte de la capitale.Dans le métro, ces touristes présidentiels tentaient péniblement de percer le mystère des machines distributrices de billets.« Avez-vous une idée de l\u2019endroit où se trouve la Maison-Blanche ?» demandait un homme assis sur un muret à quelques rues de la résidence présidentielle.Voici quelques clichés croqués hier quelque part entre le Capitole et la Maison-Blanche.Avenue Pennsylvania: une dame aux cheveux crépus exhibait à la ronde un photomontage donnant l\u2019illusion qu\u2019elle donne un baiser langoureux à Barack Obama.«Moi aussi j\u2019en veux une, je l\u2019aime ! » s\u2019est exclamée une passante.Un peu plus loin, devant le Mall, un vélo-taxi transportait deux dames noires enveloppées dans de luxueux manteaux de fourrure.Une jeune Blanche au visage fatigué s\u2019esquintait sur le pédalier.En voyant la scène, deux grands Noirs venus du Connecticut se sont esclaffés : «Non mais, quelle ironie!» Même fébrilité au Centre des congrès où des dizaines de personnes venaient récupérer leurs billets pour la prestation de serment de ce matin et les dizaines de bals de ce soir.«Nous n\u2019avons fait que ça, aujourd\u2019hui, attendre en l igne, d\u2019abord pour l\u2019investiture, puis pour le bal du Midwest », a dit Sue Dulla rd, venue du Minnesota.Mais elle ne se plaignait pas: «Il y a des foules partout, mais tout le monde se parle et les gens sont très cordiaux.» Il faut dire qu\u2019à la veille de l \u2019investiture présidentiel le, Washington avait des airs de capitale mondiale du sourire, avec tous ces gens couverts de macarons Obama prêts à engager la conversation avec leurs semblables.Qu\u2019a t tendent-i ls donc de lui, maintenant qu\u2019il est sur le point de prendre les rênes du pays?«Qu\u2019il restaure la grandeur de ce pays et qu\u2019il unisse notre nation», a répondu Jaime Counter, une dame de 69 ans originaire de l\u2019Alabama.N\u2019est-ce pas un grand fardeau sur les épaules de celui qui prendra la place de George W.Bush aujourd\u2019hui, à midi ?Selon une série de récents sondages, à la veille de son ent rée en fonct ion, Ba rack Obama joui t d\u2019un t aux de popularité phénoménal.Ainsi, plus de trois Américains sur quatre (78%) ont de lui une opinion favorable, comparativement au taux de 61% obtenu par son prédécesseur en janvier 2001, selon une enquête ABC/ Washington Post.Un autre sondage commandé par ces deux médias constate que 72% des gens estiment que Barack Obama améliorera la situation de leur pays.En même temps, 91% ne s\u2019attendent pas à ce que les choses changent de façon significative avant un an.Les attentes sont grandes, mais l\u2019appel à la patience lancé par Obama dans plusieurs de ses discours semble avoir été entendu.L\u2019HISTOIRE S\u2019ÉCRIT À WASHINGTON Pour Barack Obama, le jour J est enfin arrivé.Sur le coup de midi, il deviendra le 44e président des États-Unis d\u2019Amérique.Il prêtera serment dans une ville qui, hier, avait des airs de capitale mondiale du sourire.Toute proprette, en plus.Il faut dire qu\u2019on attend 2 millions de personnes aujourd\u2019hui à Washington.Dont 42 Québécois, qui ont tout largué pour 48 heures afin d\u2019être aux premières loges.PHOTO ANDREW HARRER, BLOOMBERG Habituellement désert les jours de congé, le centre-ville de Washington grouillait d\u2019activité hier.La capitale américaine doit recevoir aujourd\u2019hui 2,5 millions de visiteurs pour l\u2019investiture de Barack Obama.«Nous n\u2019avons fait que ça, aujourd\u2019hui, attendre en ligne.Il y a des foules partout, mais tout le monde se parle et les gens sont très cordiaux.» VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 6 Astrologie du jour AFFAIRES 10 Bourses AFFAIRES 7 et 8 Décès AFFAIRES 9 et 10 Forum A 29 à 31 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 22 et SPORTS 5 Monde A 26 et 27 Petites annonces AFFAIRES 4 et 9 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Ciel variable, maximum -11, minimum -20.AFFAIRES 6 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 8h Ouverture des barrières pour le grand public.9h45 Les premiers invités arrivent sur la plateforme érigée sur les marches du Capitole pour la prestation de serment.9h55 Les Bush accueillent les Obama à la Maison-Blanche.10h Début de la cérémonie d\u2019investiture sur les marches du Capitole.Sélections musicales de la United States Marine Band et des choeurs de garçons et de filles de San Francisco.11h03-11h25 Arrivée des anciens présidents, des familles du président et du viceprésident désignés, des Cheney, des Bush, des Biden et des Obama.11h30 Mot de bienvenue de la sénatrice Dianne Feinstein.11h35 Invocation du révérend Rick Warren.11h38 Aretha Franklin chante My Country This of Thee.11h46 Prestation de serment du viceprésident Joe Biden par le juge Paul Stevens de la Cour suprême.11h48 Interprétation de Air and Simple Gifts du compositeur John Williams.Interprètes : Itzhak Perlman (violon), Yo-Yo Ma (violoncelle), Gabriela Montero (piano) et Anthony McGill (clarinette).11h56 Prestation de serment de Barack Obama à titre de 44e président des États-Unis par le juge en chef de la Cour suprême John Roberts.12h01 Discours inaugural du nouveau président.12h21 Lecture d\u2019un poème par Elizabeth Alexander.12h27 Bénédiction par le révérend Joseph E.Lowery suivie de l\u2019interprétation de l\u2019hymne national des États-Unis par les Sea Chanters, choeur officiel de la marine des États-Unis.12h36 La première tâche du nouveau président et de la première dame sera d\u2019escorter les Bush qui grimperont à bord de l\u2019hélicoptère présidentiel jusqu\u2019à la base militaire Andrews du Maryland.12h52 Cérémonie des signatures dans le Capitole.C\u2019est à ce moment que le nouveau président signe ses premiers mémorandums, ordonnances, etc.13h05 Dîner inaugural.Au menu : ragoût de fruits de mer, poitrine de canard, faisan, gâteau moelleux aux pommes et à la cannelle.14h32 Revue des troupes.14h36 Défilé inaugural le long de Pennsylvania Avenue, entre le Capitole et la Maison-Blanche.Un des meilleurs endroits pour suivre le défilé sera à l\u2019ambassade canadienne, la seule à être construite entre le Capitole et la Maison-Blanche.17h Les Obama sont attendus à la Maison- Blanche.Après leur premier souper, ils sillonnent Washington afin de participer aux 10 bals officiels donnés en l\u2019honneur du nouveau président des États-Unis.Le déroulement de la cérémonie d\u2019investiture CYBERPRESSE.CA EN DIRECT Suivez la cérémonie d\u2019investiture en direct sur cyberpresse.ca PHOTO SHEA WALSH, AP Aretha Franklin OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE MARTIN CROTEAU ÉTAT DE NEW-YORK \u2014 Lorsqu\u2019il posera sa main sur la Bible d\u2019Abraham Lincoln, aujourd\u2019hui, Barack Obama ne remarquera sans doute pas Régine Leroy dans la marée humaine qui déferlera sur Washington.Mais la résidante de Saint-Léonard ne s\u2019en fait pas: elle a été si emballée par l\u2019élection du premier président noir qu\u2019elle a parcouru 800 km pour assister à son rendez-vous avec l\u2019histoire.«Le nombre de gens qui ont fait des statistiques pour démontrer que les Noirs, on a un petit cerveau, je me demande ce qu\u2019ils pensent aujourd\u2019hui, confie la femme de 32 ans, tandis que les montagnes enneigées de l\u2019État de New York défilent dans sa fenêtre.Des Blancs, des Noirs, tout le monde a voté pour lui.» Régine Leroy et ses copines Yamilée, Myriam, Maureen, Joëlle et Maggalie ont passé un an rivées à leur petit écran, suivant pas à pas l\u2019ascension de leur héros jusqu\u2019à la présidence.Le soir du 4 novembre, elles ont pris une décision solennelle : elles feraient tout pour être présentes lorsqu\u2019il deviendra président.Elles font partie d\u2019un groupe de 42 Montréalais qui a pris la route de Washington, hier matin.Un autocar hétéroclite qui rassemble des Noirs et des Blancs, des jeunes et des retraités, un père et son fils, même un étudiant australien.Ils ont tout lâché pendant 48 heures afin de voir de leurs yeux le moment historique où Barack Obama, ce travailleur communautaire aux origines modestes, deviendra l\u2019homme le plus puissant du monde.«Je travaille dès mon retour, mercredi matin, mais ce n\u2019est pas grave », confie Joëlle Pierre, comptable dans un cabinet d\u2019avocats.Par les temps qui courent, son employeur n\u2019autorise aucun congé car c\u2019est la fin de l\u2019année financière.Mais pour elle, il a fait exception.Une chance : elle n\u2019aurait raté la cérémonie historique pour rien au monde.Pourquoi tant d\u2019enthousiasme pour un politicien américain?Pour l\u2019espoir qu\u2019il suscite, surtout chez les Noirs, rétorque Maggalie Prosper, qui habite le Plateau-Mont-Royal.«Je suis fière et je l\u2019ai toujours été, dit-elle.Mais pour la jeunesse, c\u2019est vraiment inspirant: quand tu regardes les jeunes Noirs, on dirait que le seul moyen qu\u2019ils ont d\u2019avoir du succès, c\u2019est dans le sport ou dans la musique.Maintenant, tout devient possible.» Les autorités attendent plus de 2 millions de personnes du monde entier à Washington, aujourd\u2019hui, pour la cérémonie d\u2019investiture de Barack Obama.Des dizaines de Québécois et de Canadiens se mêleront à la foule.Simon Lafortune, lui, piaffe d\u2019impatience.Cet élève de 5e secondaire n\u2019est pas allé à l\u2019école, hier.Il a plutôt pris place dans l\u2019autocar nolisé, à la suite d\u2019un coup de tête de son père.Coup de tête Le Québec a eu beau vivre deux campagnes électorales, l\u2019automne dernier, c\u2019est avec les élections américaines que ce jeune homme de 16 ans a attrapé la piqûre de la politique.Depuis qu\u2019il a découvert Barack Obama, il a commencé à lire les journaux.Ses travaux scolaires portent sur son idole, ou encore sur l\u2019histoire des Noirs américains.«Quand j\u2019ai su que quelqu\u2019un à la peau noire pouvait devenir président des États-Unis, j\u2019ai trouvé ça incroyable, confie Simon Lafortune, qui entamera en septembre des études en sciences humaines.C\u2019est quelque chose qui n\u2019arrive pas souvent.J\u2019ai commencé à suivre ça et je suis devenu un gros fan d\u2019Obama.» Lorsque son père a eu vent du voyage organisé, dimanche, il a pris une décision sur-le-champ.Ce consultant en environnement a annulé ses rendez-vous du début de la semaine, hier, et il a dit à son fils de faire ses valises.«C\u2019est un peu fou! lance François Lafortune.J\u2019ai plein de rendezvous, mais j\u2019ai repoussé tout ça.» L\u2019organisatrice du voyage, Ruth Cohen, admet avoir eu du mal à trouver un hôtel pour loger le groupe.Certains établissements avaient augmenté leurs prix pour l\u2019occasion, d\u2019autres affichent complet depuis longtemps.Des Montréalais aux premières loges Pour rien au monde ils n\u2019auraient manqué l\u2019investiture de Barack Obama PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Quarante-deux admirateurs d\u2019Obama ont parcouru en autocar, hier, la distance qui sépare Montréal de Washington.Ils n\u2019auraient manqué cemoment historique pour rien aumonde:«Maintenant, tout devient possible», croit Maggalie Prosper.PHOTO CHARLES DHARAPAK, ASSOCIATED PRESS Pour commémorer la journée de Martin Luther King hier, Barack Obama a donné quelques coups de pinceau dans un refuge de Washington (en haut).La capitale américaine a par ailleurs été envahie par des milliers de visiteurs, tant au centre-ville qu\u2019au pied du Capitole (à gauche).lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 3 OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Elle compte parmi ses ancêtres des esclaves de la Caroline-du-Sud, d\u2019où son grandpère paternel est parti afin de participer à une des plus grandes migrations de l\u2019histoire américaine, celle des Noirs du sud des États- Unis vers les centres urbains du Nord et du Midwest.Née dans une famille pauvre de Chicago, une ville où une ségrégation raciale de fait a longtemps sévi, diplômée de deux des meilleures universités américaines \u2013 Princeton et Harvard \u2013, elle incarne ellemême les souffrances et les triomphes de l\u2019Amérique noire.Aussi, cet après-midi, lorsqu\u2019elle franchira le seuil de la Maison-Blanche à titre de première dame des États-Unis, plusieurs Américains y verront un symbole encore plus fort que l\u2019investiture présidentielle de sonmari, un métis dont l\u2019histoire familiale n\u2019a pas été marquée par l\u2019esclavage ou la ségrégation.Ils y trouveront aussi un sujet de conversation moins frivole que la tenue vestimentaire de cette femme grande et svelte qui a célébré samedi son 45e anniversaire de naissance.«Michelle Obama personnifie une histoire partagée par des millions de citoyens mais ignorée par les grands médias», dit Liza Mundy, auteure d\u2019une biographie qui paraîtra au Québec le 20 février sous le titre Michelle Obama, First Lady.«Plusieurs personnes, et tout particulièrement les femmes noires, s\u2019identifient à elle, ajoute Mme Mundy, qui est également journaliste au Washington Post.À leurs yeux, les Afro-Américaines ont souffert d\u2019une double discrimination, en tant que femmes et en tant que citoyennes noires.Il est donc important pour ces personnes de voir cette femme forte, respectée et appréciée de son mari, entrant à la Maison-Blanche à la tête d\u2019une famille afro-américaine intacte, et tout aussi important que le reste du pays la voie.» Pour ambitieuse qu\u2019elle fut durant sa jeunesse studieuse, Michelle LaVaughn Robinson ne s\u2019attendait certes pas à devenir un symbole en épousant Barack Obama le 3 octobre 1992.Même si son amoureux ne se gênait pas pour annoncer ses ambitions présidentielles à ses proches, elle refusait d\u2019y croire, allant même un jour jusqu\u2019à affirmer que la politique était une «perte de temps».L\u2019ironie veut que Michelle Obama ait aidé son mari à faire ses premiers pas en politique en le présentant à des personnalités clés de la communauté noire de Chicago, y compris Valerie Jarrett, une des femmes les plus influentes de la ville dont elle fit connaissance à l\u2019époque où elle travaillait à la mairie.Mme Jarrett, qui présida notamment la commission de financement de la campagne d\u2019Obama pour son élection au Sénat en 2004, occupera un poste de conseillère au sein de la Maison-Blanche.Reste à savoir quel rôle Michelle Obama voudra bien elle-même jouer au 1600, Pennsylvania Avenue, sa nouvelle adresse.Au début de la campagne présidentielle de son mari, elle est devenue la cible préférée de plusieurs commentateurs conservateurs, qui n\u2019appréciaient pas certains de ses discours.«Elle leur a certainement donné des munitions, dit Liza Mundy, sa biographe, au cours d\u2019un entretien téléphonique.Dans les longs discours qu\u2019elle a prononcés durant les primaires, elle parlait souvent d\u2019un pays divisé où il y a encore plusieurs personnes qui sont sans espoir, sans perspectives d\u2019avenir.Elle avait une vision très sombre de l\u2019Amérique.Il serait intéressant de voir si elle a changé d\u2019avis maintenant que son mari a gagné l\u2019élection.» Il serait cependant étonnant que Michelle Obama aborde des sujets trop controversés au cours du premier mandat de son mari.Elle a déjà écrit que son «premier métier», même en tant que première dame, «restera d\u2019être maman» de ses deux filles, Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans.On est loin de l\u2019avocate formée à Harvard qui a notamment occupé un poste de vice-présidente à l\u2019Hôpital universitaire de Chicago.On est loin aussi de la femme à l\u2019humour incisif qui ne se gênait pas pour se moquer de son mari au début de sa campagne présidentielle.Tout se passe comme si Michelle Obama avait décidé de se cantonner dans un rôle de première dame assez conventionnel.«Michelle a hâte de continuer à travailler dans les domaines qui lui tiennent à coeur: soutenir les familles de militaires, aider les femmes qui cherchent à conjuguer travail et vie de famille, et encourager le bénévolat», pouvait-on lire récemment sur le site internet de l\u2019équipe de transition de son mari.Mais celle qui deviendra demain l\u2019autre visage de la présidence américaine réserve peut-être des surprises au public.«Il sera intéressant de voir si elle persistera à présenter une version incomplète de sa personnalité en public ou si elle se permettra de relaxer et d\u2019être elle-même en public, dit Liza Mundy.Je pense que la plupart des gens espèrent qu\u2019elle se permettra un peu plus de spontanéité.» Michelle Obama, l\u2019autre symbole PHOTO MIKE SEGAR, REUTERS Il serait étonnant que Michelle Obama aborde des sujets trop controversés au cours du premier mandat de son mari.Elle a déjà écrit que son «premier métier », même en tant que première dame, «restera d\u2019être maman» de ses deux filles, Malia, 10 ans, et Sasha, 7 ans.«Michelle Obama personnifie une histoire partagée par des millions de citoyens mais ignorée par les grands médias.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada Corp.hyundaicanada.com ELANTRA TOURING 2009 À PARTIR DE LA NOUVELLE 14 995$ \u2020\u2020\u2020 (MODÈLE ELANTRA TOURING GL 2009 MONTRÉ)* L'AVANTAGE HYUNDAI, C'EST BRILLANT ! MC Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada Corp.et sont utilisés sous licence.1- Les offres de financement à l\u2019achat pour Accent L 3 portes 2009, transmission manuelle (prix de base : 13 595 $) / Elantra L 2009 , transmission manuelle (prix de base : 15 845 $) / Sonata GL 2009, transmission manuelle (prix de base : 21 995 $) / Santa Fe GL 2.7L 2009, transmission manuelle (prix de base : 25 995 $) de 0% pour 36 / 36 / 48 / 48 mois s\u2019appliquent uniquement sur le prix de base moins ajustement de prix applicables à l\u2019achat des modèles annoncés uniquement.Obtenez 3 600 $ / 3 850 $ / 3 000 $ / 4 000 $ d\u2019ajustement de prix applicable au prix de base des modèles annoncés.Tous les détails chez votre concessionnaire Hyundai.Exemple de financement : 9 995 $ / 11 995 $ / 18 995 $ / 21 995 $ à un taux nominal annuel de 0 % / 0 % / 0 % / 0 % équivaut à des mensualités de 278 $ /333 $ / 396 $ / 458 $ pour 36 / 36 / 48 / 48 mois.Coût de prêt de 0,00 $ / 0,00 $ / 0,00 $ / 0,00$ pour une obligation totale de 9 995 $ / 11 995 $ / 18 995 $ / 21 995 $.Frais de livraison et de destination, frais d\u2019immatriculation, d\u2019assurance, d\u2019enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et toutes taxes applicables en sus des offres de financement à l\u2019achat.Tous les détails chez votre concessionnaire Hyundai.*Prix de base des véhicules montrés : Accent GL 3 portes Sport 2009 automatique, 17 995 $ / Elantra GL Sport 2009, transmission automatique, 22 595 $ / Sonata Limited 2009, 31 495 $ / Santa Fe Limited 2009, 37 445 $ / Elantra Touring GL 2009, transmission manuelle (Prix de base : 18 795 $).Le concessionnaire peut devoir commander le véhicule.** Le nouveau prix est calculé après déduction de l\u2019ajustement de prix du prix de base du véhicule annoncé.Offres d\u2019une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.\u2020\u2020 La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication sous réserve du respect des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.\u2020\u2020\u2020 Certaines conditions peuvent s\u2019appliquer pour le Programme de remise aux diplômés.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Voir un concessionnaire pour tous les détails.(MODÈLE ACCENT GL 3 PORTES SPORT 2009 AUTOMATIQUE MONTRÉ)* (MODÈLE SONATA LIMITED 2009 MONTRÉ)* ACCENT L 3 portes 2009 Transmission manuelle NOUVEAU PRIX 9 995$ UNE BONNE ANNÉE POUR RÉDUIRE NOS PRIX.FINANCEMENT À L\u2019ACHAT 36 MOIS1 Prix de base Location aussi disponible 0% 13 595$ SONATA GL 2009 Transmission manuelle NOUVEAU PRIX 18 995$ FINANCEMENT À L\u2019ACHAT 48 MOIS1 Location aussi disponible 0% 21 995$ ELANTRA L 2009 Transmission manuelle NOUVEAU PRIX 11 995$ FINANCEMENT À L\u2019ACHAT 36 MOIS1 Location aussi disponible 0% 15 845$ SANTA FE GL 2,7L 2009 Transmission manuelle NOUVEAU PRIX 21 995$ FINANCEMENT À L\u2019ACHAT 48 MOIS1 Location aussi disponible 0% 25 995$ (MODÈLE ELANTRA GL SPORT 2009 MONTRÉ)* (MODÈLE SANTA FE LIMITED 2009 MONTRÉ)* INCLUANT UN AJUSTEMENT DE PRIX DE 3 600$** Prix de base INCLUANT UN AJUSTEMENT DE PRIX DE 3 850$** Prix de base INCLUANT UN AJUSTEMENT DE PRIX DE 3 000$** INCLUANT UN AJUSTEMENT DE PRIX DE 4 000$** + 0% financement à l\u2019achat 1677469A 1677481 OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE TUSCALOOSA, Alabama \u2014 J\u2019ai fait un rêve, M.le président.Ah non ! Non non non, pas du tout.Pas un rêve comme ça.Je ne suis pas un Nègre historique.Je suis un vieux journaliste blanc, tout ce qu\u2019il y a de plus prosaïque.J\u2019ai seulement rêvé que vous me donniez une entrevue et je prépare ici quelques questions, mais franchement ne vous fatiguez pas à me répondre.D\u2019ailleurs, je ne suis pas à Washington, je suis en Alabama.Ce que j\u2019y fais?Je parle de vous.Tiens, je sors à l\u2019instant du Mullen\u2019s Barber Shop.Savezvous bien, M.le président, combien ces gens ont peur de vous?Ils ont peur que vous augmentiez les taxes.Ils ont peur que vous leur retiriez leurs armes.Que ferons-nous si des bandits attaquent notre famille?m\u2019ont-ils demandé.J\u2019sais-tu moi.Ils ont peur que vous interdisiez la peine de mort.Je les ai rassurés comme j\u2019ai pu.J\u2019ai dit : mais non, il a dit ça comme ça pendant sa campagne, c\u2019était juste pour parler.Tenez, ce matin, à Greensboro j\u2019ai interviewé un monsieur noir, la quarantaine, Ron Ross, prof d\u2019histoire et de religion dans une modeste école privée, la Warrior Academy où il est aussi entraîneur de l\u2019équipe féminine de balle-molle.Lui non plus n\u2019a pas voté pour vous.Question de valeurs familiales, m\u2019a-t-il dit.Je ne pouvais pas voter pour quelqu\u2019un qui est en faveur du droit des gais.En faveur de l\u2019avortement.Et pire encore pour quelqu\u2019un qui n\u2019a pas arrêté de nous promettre «plus de gouvernement », plus de justice sociale.Qu\u2019avez-vous contre la justice sociale, M.Ross?Je trouve insupportable que le gouvernement aille chercher de l\u2019argent dans la poche de gens qui l\u2019ont honnêtement gagné pour le redonner à Dieu sait qui.Mais ceux qui n\u2019ont rien?Pour ceux-là il y a la charité, m\u2019a répondu M.Ross.La différence entre vous et moi M.le président, c\u2019est que moi je ne pourrais pas être président des États-Unis.Aujourd\u2019hui, vous allez prêter serment d\u2019être, pour les quat re prochaines années, le président de TOUS les Américains.Moi je ne pourrais pas.Moi je dirais : Je m\u2019engage à être le président de tous les Américains, SAUF de Ron Ross, ce connard.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Au fait, M.le président, je ne vous ai toujours pas posé de question.Ça fait un peu drôle pour une entrevue, mais bon, on continue comme ça pareil ?On verra bien.Alors.Alors dimanche je suis allé à la messe.Avec Anne ma logeuse qui, elle, y va tous les dimanches dans une église noire différente pour en faire une chronique dans l\u2019hebdo régional.Ce dimanche, c\u2019était à l\u2019église baptiste Pleasant Grove Missionary.C\u2019était, monsieur le président, ma-gni-fique.Exactement comme vous l\u2019avez dit dans votre discours sur la race, dont j\u2019ai copie ici, je vous laisse la parole : dans ces églises noires on rit à gorge déployée, on tape des mains, on crie, on hurle des choses incongrues, ces églises contiennent toute la tendresse et la cruauté, l\u2019intelligence et l\u2019ignorance la plus choquante, l\u2019amour et l\u2019amertume.Comment avez-vous pu oublier, M.le président, les chapeaux des dames?Le chapeau de la dame en tailleur rouge dans la rangée devant moi était, tenez-vous bien, en forme de corbeille à fruits ! Avec des fruits dedans! Une banane, une pomme, un ananas, des amulettes en plastique, mais quand même.Le chapeau de sa voisine était tout de plumes, comme si elle avait porté un faisan sur la tête.Je pensais à ma pauvre mère à l\u2019église, petite grenouille grisouille ratatinée sous son foulard, si j\u2019avais le malheur de tousser : chut! Je peux bien être athée aujourd\u2019hui.Vous l\u2019étiez aussi, je crois, athée, M.le président, par votre maman blanche et gogauche.On peut dire \u2013 thanks God \u2013 que vous avez eu de la chance finalement d\u2019être touché par la Grâce, vous ne seriez jamais devenu sans cela, président des États-Unis \u2013 one nation under God.Ah tiens, j\u2019en ai une, question.Pensez-vous que la foi vient plus aisément aux enfants dont la maman porte une corbeille de fruits en guise de chapeau, avec une banane en plastique dedans ?J\u2019en ai une autre.Combien de temps cela prendra-t-il pour avoir un président des États-Unis athée?Athée et nègre?IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Je ne vous ai encore pas dit, M.le président, que je suis très heureux de votre élection.Et en même temps inquiet comme tout le monde.Je viens d\u2019a ller traîner au Midtown Village de Tuscaloosa où l\u2019immense magasin Circuit City annonce sa vente de liquidation.En tout, 567 magasins Circuit City vont fermer aux États-Unis.La deuxième chaîne de magasins d\u2019ordis, de télés, de cellulaires, etc.C\u2019est pas l\u2019euphorie dans les midtown villages d\u2019Amérique, M.le président.Comme tout le monde, je trouve que vous avez fait une campagne extraordinaire.Reste que je me demande si les qualités qui permettent de se faire élire de cette façon ne sont pas exactement contraires à celles requises pour gouverner.Votre campagne avait du fond, ce n\u2019est pas ce que je veux dire, mais elle était quand même toute séduction.Vous avez séduit l\u2019Amérique.Aujourd\u2019hui vous l\u2019épousez.Ma question, quand vous vous promenez dans les midtown villages \u2013 vous y promenez- vous?\u2013 que vous voyez ces ventes de faillite partout parce que le pouvoir d\u2019achat baisse, regrettez-vous d\u2019avoir mis enceinte la mariée ?Pas aujourd\u2019hui, c\u2019est la fête, mais demain, allez-vous freaker de la voir si grosse d\u2019espoir?IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Je sais que vous êtes fou de basket, monsieur le président, je vois dans le numéro du Rolling Stone qui vous est consacré une récente photo qui vous montre dans un entraînement des Tar Heels de la Caroline-du-Nord, vous êtes en extension et vous vous apprêtez à shooter de la gauche.Moi aussi je suis gaucher, je peux vous dire un truc?Votre poignet n\u2019est pas assez cassé, votre lancer ne sera pas fluide, si ça rentre, ça ne fera pas floutche.Mais c\u2019était pas pour vous dire ça.Quand j\u2019étais petit, mon équipe préférée, c\u2019était les Celtics de Boston qui gagnaient tout le temps avec rien que des Blancs dans leur «cinq de départ ».Les Celtics ont regagné la finale de la NBA le printemps dernier, pour la première fois depuis 30 ans : rien que des Noirs, pas un Blanc! Vous faites un peu chier, non?La Maison-Blanche.Mon équipe blanche.Obama lave plus blanc, mon oeil.Cela prend de plus en plus l\u2019allure d\u2019un take over hostile, votre histoire.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Peut-on parler un peu de poésie pour finir, M.le président?Ce poète que vous appelez Frank dans votre livre Les rêves de mon père, qui buvait du whisky dans un vieux pot de confiture, ce poète que vous alliez visiter parfois, vous a dit juste avant votre départ de Hawaii pour l\u2019Université Colombia, vous a dit, je le cite tel que vous le rapportez : Comprends une chose mon garçon.Ils vont te donner un grand bureau et te dire que tu fais honneur à ta race.Jusqu\u2019à ce que tu veuilles vraiment commencer à diriger les choses, et là ils tireront sur la chaîne et te feront savoir que tu es peut-être un nègre bien dressé, bien payé, mais que cela n\u2019empêche pas que tu sois un nègre.Ma question, M.le président : le fait que ce bureau qu\u2019ils vous donnent aujourd\u2019hui soit ovale, change-t-il quelque chose à l\u2019avertissement de votre vieil ami le poète?Vous lui aviez demandé ceci : Es-tu en train de me dire, Frank, que je ne devrais pas aller à l\u2019université ?Non, vous a-t-il répondu.Je te dis au contraire d\u2019y aller, mais de garder les yeux ouverts.Je n\u2019ai pas de question là-dessus, M.le président.Mon entrevue avec le président des États-Unis PIERRE FOGLIA CHRONIQUE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll Comme un Woodstock sans fil Un article du New York Times rapportait hier que l\u2019industrie du téléphone cellulaire supplie la cohue descendant sur Washington d\u2019utiliser avec parcimonie les téléphones et autres appareils de réception-transmission durant la journée d\u2019investiture du nouveau président.À l\u2019ère des communications instantanées, des courriels et des échanges de photos par téléphone, la prestation de serment d\u2019aujourd\u2019hui risque de se transformer en un vaste Woodstock sans fil.Ce qui pourrait éventuellement surcharger les réseaux avec les problèmes qui s\u2019ensuivent : communications perdues, photos non transmises, courriels échangés moins rapidement.Les entreprises de transmissions de données ont investi des millions de dollars supplémentaires pour améliorer leurs réseaux dans la région de la capitale.Certains grands médias, tels le New York Times et CNN, ont demandé publiquement aux participants de leur faire parvenir leurs photos, ce qui ne fera rien pour alléger les communications ! Les yeux de l\u2019école Punahou rivés sur Washington Les élèves de l\u2019école Punahou d\u2019Honolulu, à Hawaii, seront conviés à toute une série d\u2019activités aujourd\u2019hui alors qu\u2019un des anciens de l\u2019école deviendra le 44e président des États-Unis.Certains, avec leurs parents et professeurs, assisteront en direct à la cérémonie d\u2019investiture qui , décalage horaire oblige, aura lieu très tôt en matinée.D\u2019autres participeront à la recréation d\u2019une cérémonie d\u2019investiture, à un défilé, à l\u2019étude du discours I Have a Dream de Martin Luther King.Une ex-Montréalaise au piano pour Obama Céline Dion et k.d.lang faisaient partie, en 1993, des artistes canadiens présents à l\u2019investiture de Bill Clinton.Cette année, pour Barack Obama, la présence canadienne est plus discrète.Mais quand même, la pianiste Gabriela Montero, originaireduVenezuela, fera partie du quatuor qui jouera une pièce du compositeur John Williams, entre la prestation de serment de Joe Biden et celle de Barack Obama.Or, Mme Montero a été résidante de Montréal durant trois ans, de 1998 à 2001.Elle a donné plusieurs concerts dans la province (Festival de Lanaudière, salle Pierre-Mercure) en plus d\u2019enregistrer un disque «En concert à Montréal» comprenant des oeuvres de Chopin, Liszt et Rachmaninov, sur étiquette Palexa.\u2013 André Duchesne EN BREF lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 5 C\u2019EST LE MOMENT DE RÉALISER DES ÉCONOMIES VRAIMENT EXCEPTIONNELLES DANS TOUS NOS RAYONS PULLS EN PURE LAINE MÉRINOS ÉPARGNEZ JUSQU\u2019À 78% 1999 RÉG.JUSQU\u2019À 95.00 BLOUSES UNIES, RAYÉES, IMPRIMÉES ÉPARGNEZ JUSQU\u2019À 86% 999 RÉG.JUSQU\u2019À 75.00 JETÉS POLAIRES UNIS 999 PANTALONS VELOURS CÔTELÉ ÉPARGNEZ 58% 1999 RÉG.48.00 VESTONS VARIÉS 1999 NAPPES IMPRIMÉES TOUTES GRANDEURS 1499 CHEMISES SPORT ÉPARGNEZ JUSQU\u2019À 83% 999 RÉG.JUSQU\u2019À 59.00 MANTEAUX EN LAINAGE ÉPARGNEZ JUSQU\u2019À 65% 6995 RÉG.JUSQU\u2019À 200.00 LA SERVIETTE COULEUR VALEUR FORMAT BAIN 399 MAIN 2.99 DÉBARBOUILLETTE 1.99 INVENTAIRE SOLDE \u2022 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC \u2022 MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL \u2022 SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE pour lui pour elle pour la maison 1668803A OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE MARIE-CLAUDE LORTIE CHICAGO Dans son livre L\u2019audace de l\u2019espoir, Barack Obama explique qu\u2019un de ses restaurants préférés à Chicago est un établissement du West Side appelé Mac Arthur\u2019s.Mac Arthur\u2019s n\u2019est pas un petit café coquet de son beau quartier résidentiel et encore moins un restaurant chic du centre-ville fréquenté par le genre de personnes qui deviennent un jour sénateur ou président.MacArthur\u2019s est un restaurant exploité par des Noirs, pour des Noirs et préparant de la cuisine bon marché typique de la communauté noire, la soul food.Et il est installé dans un des ghettos les plus durs de Chicago: South Austin.Lorsqu\u2019on tape le «zip code » de MacArthur\u2019s sur le site internet où l\u2019on retrouve les statistiques policières sur Chicago, on apprend que cette zone postale est en quatrième place côté criminalité, dans toute la ville, et que le quartier de South Austin lui-même, avec ses quelque 25 meurtres l\u2019an dernier, est au premier rang, tous crimes confondus.Pas étonnant qu\u2019on y aperçoive partout, en haut des poteaux de téléphone, aux abords des carrefours et le long des rues, les clignotants bleus indiquant la présence d\u2019innombrables caméras de surveillance policière.De tous les repas que j \u2019ai mangés dans des restaurants fréquentés jadis par M.Obama \u2013 j\u2019en ai essayé quatre\u2013 ce fut le meilleur.Du poisson-chat frit, des verdures amères revenues dans le bacon \u2013en anglais on appelle ce plat collard greens et on dirait des feuilles de moutarde ou de bettes à carde.Il y avait aussi des patates sucrées cuites dans les épices et le sucre et une sorte de gâteau à la farine de maïs que les Américains appellent «biscuit ».Le poisson frit était parfait.Très frais.Croustillant à l\u2019extérieur.Tendre à l\u2019intérieur.Et juste assez relevé par une sauce très piquante dont on asperge à peu près tout, trace épicée des origines africaines de cette gastronomie née dans l\u2019esclavage.J\u2019aurais pu aussi choisir le poulet frit ou le smothered chicken, du poulet que l\u2019on cuit à l\u2019étouffé dans une tonne de sauce très riche et très épaisse.Le monsieur avant nous a choisi, lui, une cuisse de dinde entière, baignant dans le « gravy ».Imaginez la grosseur de la pièce de viande.Le repas au complet a coûté 6,95 $.La cuisine soul s\u2019appelle ainsi parce que, dans les années 60, on s\u2019est mis à appeler « soul » à peu près tout ce qui était issu de la culture noire.C\u2019est une cuisine du Sud, car traditionnellement les Noirs vivaient dans le Sud, sur les plantations, avant qu\u2019ils soient affranchis et partent travailler dans les zones industrielles du Nord, au début du XXe siècle, emportant avec eux leur goût pour cette cuisine doudou.Mais si la cuisine soul vient du Sud, toutes les cuisines du Sud ne sont pas des cuisines soul.La vraie cuisine soul est imprégnée de l\u2019imagination du désespoir qui naît quand on est pauvre.Elle est remplie de pièces de viande traditionnellement rejetées \u2013 abats, pieds, museaux\u2013 de verdures qui poussent facilement, de poulets qu\u2019on nourrit de déchets domestiques et qui s\u2019élèvent seuls dans la cour, de gras qui fournit beaucoup d\u2019énergie pour trois fois rien et remplit de goût tout ce qu\u2019il touche.Dans un essai paru dans la revue American Studies Internat ional, l\u2019historienne Tracy Poe, spécialiste de la soul food à Chicago, expl ique que la présence et la préservation de cette cuisine dans les villes du Nord a toujours été une priorité culturelle et identitaire.Quitte à choquer les autres en mangeant des abats ou, aujourd\u2019hui, en faisant sourciller les apôtres du « faible en gras ».Obama, lui, tient de toute évidence à rendre publique son affection pour ce type de cuisine.En plus d\u2019en avoir parlé dans L\u2019audace de l\u2019espoir, il s\u2019en est aussi fait l\u2019apôtre à la télé, en 2001, alors invité par la station locale de PBS à faire la critique d\u2019un restaurant.L\u2019établissement qu\u2019il avait choisi, Dixie Kitchen and Bait Shop, est depuis devenu une sorte de lieu de pèlerinage.Un lieu où l\u2019on rend hommage, en plongeant la fourchette dans un plat de gumbo ou de haricots noirs, à celui qui deviendra officiellement aujourd\u2019hui le premier président soul.La cuisine de l\u2019âme PHOTONAM Y.HUH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS En 2001, alors invité par la station locale de PBS à Chicago à faire la critique d\u2019un restaurant, Barack Obama avait choisi le Dixie Kitchen and Bait Shop, qui est depuis devenu une sorte de lieu de pèlerinage.Si la cuisine soul vient du Sud, toutes les cuisines du Sud ne sont pas des cuisines soul.La vraie cuisine soul est imprégnée de l\u2019imagination du désespoir qui naît quand on est pauvre.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 LE CONCOURS CELI 5 000 $ PAR JOUR NOUS POUVONS VOUS AIDER À FAIRE VALOIR VOS AVOIRS.Nous avons 5 000 $* à donner chaque jour jusqu\u2019au 6 mars.Tout ce que vous avez à faire, c\u2019est d\u2019aller à l\u2019adresse banquescotia.com/5000parjour ou passer dans une succursale pour en savoir plus sur le compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt ScotiaMD et courir la chance de gagner.Alors, n\u2019attendez pas.Le compte est libre d\u2019impôt.Les 5 000 $ sont en prime! banquescotia.com/5000parjour MD Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Écosse.Le Groupe Banque Scotia renvoie à La Banque de Nouvelle-Écosse, à Scotia Capitaux, à La Société de fiducie Banque de Nouvelle-Écosse et à Placements Scotia Inc.* Le concours commence le 19 janvier 2009 à 12:01: 00 (HE) et se termine le 6 mars 2009 à 23:59:59 (HE).Aucun achat nécessaire.Le concours est ouvert aux résidants du Canada qui ont atteint l\u2019âge de la majorité dans leur province ou leur territoire de résidence au moment de participer au concours, à l\u2019exception des employés de la Banque Scotia et de Carlson Marketing (de même que toute personne habitant avec eux et les membres de leur famille immédiate).Au total, 35 prix quotidiens seront attribués, consistant chacun en un chèque de cinq mille dollars (5 000 $CA) libellé au nom du gagnant.Les chances de gagner sont proportionnelles au nombre total de participations admissibles reçues durant la période du concours.Question réglementaire requise.Pour consulter le règlement officiel, visitez le site www.banquescotia.com/5000parjour.1688442A lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L\u2019autre soir, chez Marie- France Bazzo à Télé- Québec, nous ét ions que lque s man iaques de politique à s\u2019exciter comme des enfants la veille de Noël en parlant du discours que Barack Obama prononcera aujourd\u2019hui à Washing ton lor s de son investiture.Du coup (c\u2019était immanquable), je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de penser : c\u2019est quand la dernière fois que je me suis enthousiasmé à l\u2019approche d\u2019un discours de l\u2019un de nos politiciens, sur la scène provinciale ou fédérale ?Réponse très franche?Je ne me souviens pas.Probablement parce que ce n\u2019est pas arrivé depuis des lustres.Pour retrouver un certain niveau d\u2019émotion dans un discours politique, ici, je dois retourner dans mes souvenirs de Lucien Bouchard.Son fameux discours inaugural intitulé «Oser», notamment, à l\u2019Assemblée nationale en 1996.Ou celui de la main tendue à la communauté anglophone, la même année, au théâtre Centaur.Sur la scène fédérale, l\u2019«honneur et l\u2019enthousiasme» de Brian Mulroney, en 1984, est classé dans la catégorie des grands discours, de même que quelques envolées du même homme lors de la campagne de Charlottetown.Mais, en général, si vous branchiez sur un électrocardiogramme le public des discours de nos leaders, vous n\u2019obtiendriez guère plus que les pulsations normales d\u2019une personne adulte à moitié assoupie.Pour tout vous dire, le dernier «politicien» à m\u2019avoir vraiment fait vibrer, c\u2019était\u2026 Bono, le chanteur de U2, qui avait lancé «The world needs more Canada» lors du congrès libéral au cours duquel Paul Martin avait succédé à Jean Chrétien, en 2003.Il avait fallu qu\u2019un chanteur irlandais vienne à Toronto pour expliquer avec autant de conviction la place du Canada dans le monde.C\u2019est gênant\u2026 Quand on couvre la politique dans ce pays, on attend parfois un discours, comme le soir d\u2019une adresse à la nation, mais on ne s\u2019attend jamais à grand-chose.Bien sûr, Barack Obama possède un talent exceptionnel.Un talent qui explose encore plus librement après huit ans de morne «bushisme».Tous les politiciens américains ne sont pas des tribuns aussi remarquables, mais on retrouve chez nos voisins du Sud une plus forte concentration de maîtres des mots.Prenez Hillary Clinton, pourtant moins douée que son président, qui a résumé la semaine dernière en une phrase bien sentie la nouvelle politique extérieure des États-Unis : «Les États-Unis, a-t-elle dit, ne peuvent régler seuls tous les problèmes pressants du monde, mais le monde ne peut régler ces problèmes sans les États-Unis.» Ici, l\u2019art oratoire et l\u2019importance des mots semblent s\u2019être perdus.Un exemple ?Quand les chefs fédéraux ont revu en vitesse la formule du dernier débat télévisé pour consacrer plus de temps à l\u2019économie, qu\u2019est-ce qui a sauté, avec l\u2019assentiment de tous?Les discours d\u2019ouverture et de clôture, des moments pourtant uniques de parler directement aux électeurs, sans interférence ni filtre.Faut croire que les chefs eux-mêmes n\u2019accordent pas beaucoup d\u2019importance à leur pouvoir de persuasion.Les discours électoraux ne sont pas plus mémorables.Entre les clips de Mario Dumont, les tics de langage de Pauline Marois et les innombrables fautes de français de Jean Charest, les mots s\u2019envolent sans laisser de traces durables.À Ottawa, il faut en plus ajouter les problèmes dus au niveau de connaissance de l\u2019autre langue officielle.La faiblesse généralisée de nos tribuns ne se limite toutefois pas à leur manque de talent et de conviction.Au-delà du choix des mots et des formules, il faut aussi avoir quelque chose à dire.Il faut saisir l\u2019importance du moment, avoir le sens non seulement de la phrase, mais d\u2019abord de l\u2019événement.Dans son autobiographie de plus de 500 pages intitulée Counselor, l\u2019ancien conseiller spécial de John F.Kennedy, Ted Sorensen, retrace l\u2019épopée fantastique de l\u2019ancien président à travers les discours prononcés à chaque moment crucial de sa carrière.L\u2019art oratoire se perd, mais apparemment, les bons rédacteurs de discours aussi sont de plus en plus rares.Les scripteurs de nos politiciens auraient intérêt à lire la brique de Sorensen, qui consacre un long chapitre sur l\u2019art d\u2019écrire des discours.JFK a marqué son époque parce qu\u2019il a su coller des mots indélébiles sur ses grands événements.Le fameux: «Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays» a presque 50 ans, et pourtant, ces paroles résonnent toujours avec force.En ce sens, Barack Obama est probablement encore plus doué que son illustre prédécesseur.Ses discours font déjà partie de la légende.Des centainùes de thèses s\u2019écriront pour disséquer ses mots et des sites internet regroupent déjà les discours marquants (notamment: http://obamaspeeches.com/).Barack Obama est plus qu\u2019un habile tribun.Ses grands discours sont plus qu\u2019une collection de phrases-chocs.Ce sont des rendez- vous avec l\u2019histoire.Avec son histoire, qui est devenue intimement liée à l\u2019histoire de son pays.De «Yes, we can », du New Hampshire en janvier, au «Race speech» de Philadelphie en mars, à son discours de Berlin en juin, à celui du soir de son élection, le 4 novembre (pour ne cibler que ceux-là), les mots d\u2019Obama sont devenus, en quelques mois seulement, mille fois plus puissants que toutes les bombes des huit ans de règne de George W.Bush.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : vincent.marissal@lapresse.ca La puissance des mots OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE VINCENT MARISSAL CHRONIQUE Barack Obama est plus qu\u2019un habile tribun.Ses discours sont des rendez-vous avec l\u2019histoire.ASSOCIATED PRESS WASHINGTON \u2014 George W.Bush a commué hier les peines de prison de deux anciens membres de la police des frontières américaine condamnés à plus de 10 ans de prison pour avoir blessé par balle un revendeur de drogue mexicain, une affaire à l\u2019origine d\u2019un vif débat sur l\u2019immigration illégale aux États-Unis.La décision du président sortant, à la veille de quitter la Maison- Blanche, a été saluée par des parlementaires républicains et démocrates du Congrès.Ces élus estimaient depuis longtemps que les deux policiers, Ignacio Ramos et Jose Compean, avaient simplement fait leur travail en protégeant la frontière américaine.À leurs yeux, les peines qui leur avaient été infligées étaient trop lourdes.Gestes quand même graves Les anciens gardes-frontière d\u2019El Paso, au Texas, devraient être libérés de prison dans les deux mois.Ramos et Compean étaient devenus des icônes pour les conservateurs et dans les talk-shows, leurs partisans les présentant comme des héros.Des parlementaires républicains et démocrates avaient appelé le président à un geste de clémence.M.Bush n\u2019a finalement pas gracié les deux hommes, mais a décidé de commuer leur peine.La décision du président, qui estime que les deux condamnés ont eu un procès équitable et que le verdict rendu était juste, ne minimise pas la gravité des faits, souligne un responsable de l\u2019administration.Compean et Ramos avaient été reconnus coupables d\u2019avoir tiré sur le revendeur de drogue Osvaldo Aldrete Davila alors qu\u2019il s\u2019enfuyait en traversant le Rio Grande.Durant le procès, les deux policiers ont expliqué qu\u2019ils pensaient que l\u2019homme était armé et ont invoqué la légitime défense.Selon le parquet, ils n\u2019avaient pas signalé l\u2019incident et avaient tenté de le dissimuler.Les deux fonctionnaires ont été limogés après avoir été reconnus coupables de plusieurs chefs d\u2019accusation: agression avec une arme dangereuse ayant entraîné une blessure grave, violation des droits civiques et obstruction de la justice.Avec ce nouveau geste de clémence, le président sortant aura accordé au total 189 grâces et 11 commutations de peine durant ses deux mandats.C\u2019est beaucoup moins que Bill Clinton (457 grâces et commutations de peine) et Ronald Reagan (406), qui avaient également passé huit ans à la Maison-Blanche.George Bush commue les peines des deux gardesfrontière lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 7 \u2020 Les taux de financement sont offerts par Services financiers BMW, une division de BMW Canada inc., sous réserve de l\u2019approbation du crédit, avec un terme maximal de 60 mois.Les concessionnaires peuvent établir leurs propres prix et facturer des frais administratifs, ce qui peut modifier le taux de pourcentage annuel ou le prix du véhicule.*Les taux de location sont ceux offerts par Services financiersBMWsur approbation du crédit uniquement quant au modèle ci-après cité en stock.BMW328i xDrive 2009: le PDSF pour le modèle de base est de 42 500$.Pour une location de 39 mois avec un taux d\u2019intérêt annuel de 3,9%comportant une mensualité 549$, un montant de 5 890$ est exigé à la signature du contrat de location**.La valeur résiduelle du véhicule à l\u2019échéance du terme est 22 525$.La mensualité varie selon le montant de l\u2019acompte versé et de la valeur résiduelle.Le kilométrage annuel alloué est de 20 000 km; 0,15$ du kilomètre excédentaire.**Le montant exigé à la signature du contrat de location inclut le comptant initial, un dépôt de sécurité, la première mensualité, les frais de transport et de préparation, les frais d\u2019administration du concessionnaire ainsi que l\u2019enregistrement d\u2019une hypothèque mobilière.Le concessionnaire peut louer (ou vendre) à prix moindre.Le coût de l\u2019enregistrement du véhicule, les frais d\u2019immatriculation, les options, l\u2019assurance et les taxes applicables sur le dépôt et sur les mensualités sont en sus.Des frais peuvent être exigés pour usure excessive.Ces offres sont d\u2019une durée limitée, mutuellement exclusives, sujettes à la disponibilité et peuvent être modifiées ou annulées sans préavis.Le véhicule doit être livré au plus tard le 31 janvier 2009.Certaines conditions s\u2019appliquent.Consultez un concessionnaireBMWpour obtenir tous les détails.Photo Série 3 à titre indicatif seulement.Les modèlesBMW2009 achetés au Canada d\u2019un concessionnaire autorisé sont couverts par un programme d\u2019entretien sans frais de 4 ans ou 80 000 km, selon la première éventualité.©2009 BMW Canada inc.«BMW», le logo BMW, tous les noms de modèles BMW et toute autre famille de marques, d\u2019images et de symboles relatifs à BMWsont la propriété exclusive et/ou des marques déposées de BMW AG utilisées sous licence.bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.MD BMW 328i xDrive Ne soyez pas prisoNNier de l\u2019hiver MontréalBMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest, 514.731.7871 bmwcanbec.com Rive-Sud Park AvenueBMW8400, boul.Taschereau Ouest, 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Laval BMW Laval 2450, boul.Chomedey, 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud BMW Sainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier, 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville Hamel BMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest, 450.437.5050 hamelbmw.com OFFRE À L\u2019ACHAT 328i xDrive 2009 549$ OFFRE À LA LOCATION * / mois pendant 39 mois \u2020 3,9% Taux de location 3,9% Taux de financement /mois pendant 60 mois 1680811A 1689013 OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE Barack Obama fera son entrée aujourd\u2019hui à la Maison-Blanche.À l\u2019autre bout de la planète, les portes d\u2019une autre maison lui sont grandes ouvertes.Elle est située au coeur d\u2019un hameau perdu à l\u2019ouest du Kenya.C\u2019est là qu\u2019ont vécu ses ancêtres.C\u2019est là que son père est enterré.Et que vit toujours sa grand-mère et plusieurs autres membres de sa famille.La Presse a visité le village des Obama.HUGO MEUNIER KOGELO, Kenya \u2014 La fête a déjà commencé dans le village de Kogelo, là où ont grandi les ancêtres de Barack Obama.L\u2019endroit est en voie de devenir un véritable lieu de pèlerinage.Depuis quelques jours déjà, les villageois se rassemblent sur le terrain de l\u2019école pour clamer haut et fort leur fierté.Barack Obama est sur toutes les lèvres, les chansons, les discours et les performances théâtrales.Il est un des leurs.«Barack Obama, le président des États-Unis», lance en bombant le torse un bambin dans un anglais approximatif.Des musiciens battent des mains sur des instruments à percussion, pendant que les villageois se trémoussent au son de la musique.L\u2019orgie de couleurs provoquée par le défilé de centaines de personnes vêtues à saveur locale complète ce tableau flamboyant.Pieds nus, les danseurs de tous âges font soulever des nuages de poussière, entourés de la foule venue les acclamer.Des kiosques sont cordés les uns contre les autres autour du site.On peut s\u2019y procurer des vêtements, des livres et mille autres babioles à l\u2019effigie d\u2019Obama.En plus des médias qui ont commencé à déferler sur les lieux, quelques touristes se faufilent parmi cette foule bigarrée.Jule Boyd et son mari Bob, de Seattle, font un voyage organisé au Kenya avec un petit groupe.Ils sont venus expressément à Kogelo pour découvrir le village ancestral de leur nouveau président.«C\u2019est tellement excitant de sentir les racines d\u2019Obama! On connecte enfin avec ce continent! » s\u2019exclame Mme Boyd, avant de se laisser emporter dans la danse par des villageois.Installé au Kenya depuis un an et demi avec sa famille pour le boulot, l\u2019Allemand Stefan Rapp et son fils de 3 ans ont profité d\u2019une journée de congé pour venir faire un tour.«C\u2019est bien de voir ces gens heureux! Je crois que tous les Kényans sont très fiers de lui», observe cet ingénieur, vêtu d\u2019un tshirt à l\u2019effigie de Barack Obama.Les villageois admettent avoir été un peu submergés par la vague Obama.«Il n\u2019y a aucune structure touristique ici, c\u2019est un peu le chaos présentement», reconnaît Nelson, un villageois.Un projet de musée serait toutefois dans l\u2019air.Les célébrations culmineront aujourd\u2019hui avec la grande fête donnée à l\u2019occasion de l\u2019investiture d\u2019Obama.Des taureaux et des chèvres seront sacrifiés et les gens danseront et trinqueront jusqu\u2019à l\u2019épuisement.Des écrans géants seront installés pour diffuser en direct la prestation de serment de l\u2019enfant chéri de Kogelo.Les pèlerins d\u2019Obama PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Les habitants de la ville de Kogelo célèbrent déjà l\u2019avènement de Barack Obama à la présidence des États-Unis.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 8 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 Admission générale 15 $ Admission générale avec carte «Accès Montréal» ou sur présentation d\u2019un transfert d\u2019autobus ou de métro de la STM ou avec carte CAA-Québec.*13 $ Étudiants et 65 ans et plus (avec carte) 12 $ Étudiants et 65 ans et plus, détenteurs de la carte «Accès Montréal» ou sur présentation d\u2019un transfert d\u2019autobus ou de métro de la STM ou avec carte CAA-Québec.*10 $ Enfants (6 à 12 ans accompagnés d\u2019un adulte) 5 $ Enfants de moins de 6 ans Gratuit Forfait famille (2 admissions générales et 2 enfants) 34 $ Taxes incluses *Rabais applicable à la billetterie du Palais des congrès Heures d\u2019ouverture Tous les jours, la billetterie fermera 2 heures avant la clôture du Salon.Du vendredi 16 janvier au samedi 24 janvier 10 h à 22 h Dimanche 25 janvier 10 h à 20 h Service offert gratuitement aux enfants de 2 à 10 ans Achat en ligne : www.salonautomontreal.com Place-d\u2019Armes Une réalisation de la Corporation des Concessionnaires d\u2019Automobiles de Montréal Inc.PRÉSENTÉ PAR 16 AU 25 JANVIER 2009 PALAIS DES CONGRÈS DE MONTRÉAL En collaboration avec Tous les manufacTuriers seronT présenTs.venez comparer, magasiner eT vous amuser.faiTes la renconTre du véhicule de vos rêves au salon de l\u2019auTo 2009 vous invite à faire un essai routier de l\u2019un des modèles de nouvelles technologies.en rouTe VERT l\u2019avenir Prenez le virage vert avec En route vert l\u2019avenir présenté en collaboration avec Ressources Naturelles Canada et apprenez tout sur les véhicules écoénergétiques.chrysler vus hybride ford escape hybride Certaines conditions s\u2019appliquent.En collaboration avec ouverT JusQu\u2019À 22h 1665669A avec Marie Portelance, B.Psy., TRA Directrice générale du CRAM Spécialiste de l\u2019Approche non directive créatrice Auteur de livres jeunesses et mère de 5 enfants Faire régner la discipline tout en respectant l\u2019enfant CONFÉRENCE Veuillez réserver 1-877-598-7758 www.cram-eif.org MD MD Mercredi 21 janvier à 19h30 Centre St-Pierre 1212 rue Panet (Montréal) Coût : 15$ (taxes incluses) 1662901A 2055, rue Peel, rez-de-chaussée Stationnement intérieur gratuit 514-288-1119 Ouvert le dimanche Peel 1684463 Toutes les principales cartes de crédit sont acceptées.heureS d\u2019Ouverture Lun.- merc.9h - 18h Jeu.- ven.9h - 21h Sam.9h - 17h Dim.12h - 17h Rabais additionnels Tous les articles en magasin doivent être vendus.\u2022 Fourrures \u2022Visons \u2022 Pelisses \u2022Agneau \u2022Accessoires Après plus de 100 ans, Fourrures Alexandor, le chef de file dans la mode des fourrures, ferme ses portes.Économisez jusqu\u2019à 75 % Grand solde de fermeture 1684486 HUGO MEUNIER ROBERT SKINNER ENVOYÉS SPÉCIAUX KENYA KOGELO \u2014 Kogelo a toutes les apparences d\u2019un village rural kényan comme les autres.La majorité des habitants s\u2019entassent dans des huttes et survivent grâce à l\u2019agriculture.Seule distinction, c\u2019est ici qu\u2019on trouve les origines de l\u2019homme le plus puissant de la planète.Ici, l\u2019effet Obama transpire à grosses gouttes, comme la sueur sur le front des villageois de cette zone chaude et aride.La route en terre rougeâtre vient d\u2019être retapée pour faciliter l\u2019accès au village.Ce même chemin avait jusqu\u2019à tout récemment l\u2019air d\u2019un champ de mines.Le réaménagement de la route menant au village n\u2019est pas le fruit du hasard.Le gouvernement espère faire bonne figure aux yeux des médias qui convergent depuis des mois dans le village, en plus d\u2019espérer attirer les touristes.Pour freiner l\u2019incessant va-etvient chez Mama Sara, la grandmère de Barack Obama, une grille en fer forgé a été érigée devant la maison.Des policiers ont aussi établi leur campement au bout du terrain, d\u2019où ils assurent une surveillance permanente.Sur la gauche, un réservoir d\u2019eau vient d\u2019être installé.À proximité, des ouvriers s\u2019affairent à la construction de toilettes publiques, pour les visiteurs.Enfin, les villageois auront sous peu l\u2019électricité.La maison ancestrale de la famille Obama est de loin la plus respectable du village, avec sa cuisinette aménagée dans une vieille grange en bois à l\u2019arrière.À l\u2019ombre d\u2019immenses manguiers, les tombes en marbres du père et du grand-père du président américain sont côte à côte.Ibed Gi Kwe \u2013 repose en paix \u2013 peut-on lire sur celle de Barack Hussein Obama père.Les vaches broutent dans les champs des deux côtés du terrain.Un homme débouche de nulle part, f lanqué de trois jeunes garçons.Il habite un village des environs.«Je voulais montrer à mes fils d\u2019où venait M.Obama.Nous sommes fiers qu\u2019un tel endroit soit relié à l\u2019homme le plus puissant de la terre», explique Onkundi Maaga.À l\u2019arrière de la maison, deux femmes sont assises à l\u2019ombre devant un vieux cabanon.L\u2019une d\u2019elle, au visage fripé, épluche des grains de maïs secs qu\u2019elle jette aux poules.Maimuna Omari est la belle-soeur de Mama Sara.Elle garde la maison en l\u2019absence des membres de la famille partis aux États-Unis assister à l\u2019investiture.Elle s\u2019exprime lentement en luo, la langue de l\u2019ethnie des Obama.Elle n\u2019a jamais rencontré le président, mais elle a vécu avec son père.Elle se réjouit de l\u2019attention accordée au village.«Barack a ouvert ce village au monde.Je n\u2019aurais jamais rencontré des gens comme toi sinon », murmure-t-elle.À côté d\u2019elle, Majuna Zubeda, la petite-fille de la soeur de Mama Sara, défait sa vieille robe pour donner le sein à son bébé.Toute la misère du monde est imprimée dans leur visage.Majuna a rencontré Barack Obama lors de sa dernière visite en 2006.«C\u2019est un homme adorable.Il va travailler pour tout le monde », lance-t-elle avec assurance.Nelson est un voisin.Sa famille et celle des Obama se côtoient depuis toujours.Son meilleur ami est Saïd, un des oncles du président.Il a rencontré Barack Obama à quelques reprises, qu\u2019il décrit comme un homme authentique et simple.«Quand il était ici, il coupait le gazon à la faux, il lisait beaucoup et s\u2019occupait de sa grand-mère », se souvient-il.Nelson voue une admiration sans bornes envers Mama Sara, qui cultive encore ses choux à 87 ans.«Barack appelle régulièrement pour savoir si elle va bien et si elle a accès à des médicaments », explique-t-il.Un peu plus loin, un panneau en bois désigne l\u2019école secondaire du village, rebaptisée Senator Obama Secondary School lors de la visite du nouveau président à Kogelo.Une école en briques aux murs défraîchis, quatre classes, quelques bureaux, peu de livres, aucune fenêtre et pas d\u2019électricité.Les élèves portent un uniforme.Conformément à la coutume locale, les écolières ont les cheveux rasés.L\u2019une d\u2019elle, Lilian Eupheniah Owingah, 18 ans, constate l\u2019effervescence dans le village.«Avec l\u2019électricité, on aimerait avoir des ordinateurs, s\u2019enorgueillit la jeune femme, qui rêve d\u2019aller étudier la médecine aux États-Unis.Obama est notre modèle, tout le monde veut être comme lui!» Une autre élève, Mary Dalmas a même chanté pour Barack Obama lors de son passage à l\u2019école.«Beaucoup de gens viennent ici, ce qui va créer du travail, c\u2019est merveilleux ! On veut devenir une grosse ville », s\u2019exclame l\u2019adolescente.Un peu plus loin, les élèves font la queue devant une cafétéria à aire ouverte.Ils traînent leurs gamelles avec eux.Au menu: des haricots.Quant à Nelson, il n\u2019oubliera jamais la visite d\u2019Obama à l\u2019école secondaire.«Les professeurs étaient alignés devant lui.Il s\u2019est accroupi pour leur montrer qu\u2019il restait pour toujours un élève.» Le fils du pays inspire le Kenya PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Alex Obonio pose devant des maisons traditionnelles de Kogelo.Barack Obama père a sans doute vécu dans une habitation semblable à celle-ci.«Beaucoup de gens viennent ici, ce qui va créer du travail, c\u2019est merveilleux ! On veut devenir une grosse ville.» OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 9 Changer pour le moins BELL 19$/MOIS TÉLÉ bell.ca/165canaux 1691907A ALEXANDRE SIROIS ANALYSE WASHINGTON \u2014 Son nom l\u2019indique : chez Ben\u2019s Chili Bowl, le chili est roi ! On en vend des bols, bien sûr.Mais on peut aussi en commander dans un hot-dog, dans un burger, dans un sousmarin ou sur des frites.Cetempledela restaurationrapide occupe depuis 1958 les locaux d\u2019un ancien cinéma sur U Street, dans un quartier de Washington jadis pauvre et dangereux mais aujourd\u2019hui en plein essor.Cela dit , on imagine mal George W.Bush se balader dans ce quartier.Comme on l\u2019imagine mal commander un Chili Half- Smoke \u2013une sorte de hot-dog gonflé aux stéroïdes et épicé\u2013 chez Ben\u2019s Chili Bowl.C\u2019est pourtant ce que Barack Obama a fait il y a une dizaine de jours, lors d\u2019une de ses premières sorties publiques en 2009 à Washington pour casser la croûte.Une simple opération de relations publiques, direz-vous.N\u2019empêche, elle a valeur de symbole.Il y a quelques années, lorsque j\u2019étais correspondantàWashington pour La Presse, j\u2019ai visité ce resto pour en déguster les spécialités dont on vante les mérites depuis des décennies.Il était alors presque vide.Mais tout ce que touche Obama continue de se transformer en or\u2026 Hier, la queue pour y entrer s\u2019étirait sur des dizaines de mètres.Du jamais vu.Et pour tous ceux qui faisaient le pied de grue, le fait qu\u2019Obama fréquente lui aussi ce restaurant prouve une fois de plus à quel point il est proche des préoccupations de l\u2019Américain moyen.«Ça démontre qu\u2019il est celui qu\u2019il dit être.Qu\u2019il est authentique et qu\u2019il a les deux pieds sur terre.Et qu\u2019il représente tout le monde», a lancé Melody Lewis, une Californienne en ville pour la cérémonie d\u2019investiture.«Les administrations républicaines étaient là uniquement pour les républicains.Uniquement pour l\u2019élite.La sienne sera inclusive.Elle ne sera pas réservée à l\u2019élite », a renchéri l\u2019amie qui voyage avec elle, Joyce Ivy.Dans une bulle On n\u2019a jamais senti George W.Bush à l\u2019aise à Washington.Ce Texan républicain s\u2019est presque terré à la Maison-Blanche pendant huit ans.Il a donné l\u2019impression de vivre dans une bulle.Isolé.Ce qui se transposait bien sûr dans ses politiques.Barack Obama \u2013qui a aussi été vu récemment en train de jouer au basketball dans le quartier voisin d\u2019Adams Morgan\u2013 est déjà en train de faire comprendre aux habitants de Washington que la période où le président restait enfermé dans la Maison-Blanche est révolue.Le temps où le président et ses conseillers, Karl Rove en tête, divisaient les Américains pour régner semble aussi être de l\u2019histoire ancienne.Obama prêche l\u2019unité et a tendu la main à bon nombre de républicains pour les festivités en cours à Washington.Il a même tenu à organiser un souper pour rendre hommage à John McCain, son ancien rival.Ce changement de style et de ton à la Maison-Blanche devrait se confirmer et se prolonger au cours des prochaines semaines.Le sénateur démocrate n\u2019est pas encore officiellement président, mais sa méthode a déjà porté ses fruits.L\u2019état d\u2019esprit des habitants de Washington aussi, a changé.Celui de nombreuxAméricains également.Les gens croisés ici transpirent l\u2019optimisme et rêvent d\u2019unité.Se serrer les coudes Des amis deWashington, contactés au cours des derniers jours, confirment ce changement.«J\u2019ai remarqué que les gens se serrent plus les coudes.Les républicains qui, normalement, dénigrent les démocrates, ont cessé de le faire, indique Angela, étudiante en droit rencontrée il y a quelques années.David, qui travaille dans un institut de recherche de la capitale, me dit avoir l\u2019impression que les gens «veulent maintenant travailler ensemble pour faire avancer les choses ».Ce qui n\u2019était pas le cas sous George W.Bush, rappelle- t-il.Principalement parce que le président républicain et ses troupes préféraient se débrouiller seuls et prenaient des décisions en vase clos.Dans l\u2019avion qui me conduisait hier à Washington, je relisais des articles du regretté journaliste Philip Hamburger afin de me préparer à couvrir la cérémonie d\u2019investiture d\u2019aujourd\u2019hui.Ces événements festifs et souvent grandioses passionnaient ce reporter.En 65 ans au New Yorker, il en a couvert 14.«Les cyniques n\u2019y croient pas, mais il y a des moments où l\u2019espoir est palpable», a-t-il écrit en 1993, après avoir assisté à la cérémonie d\u2019investiture de Bill Clinton.Celle de Barack Obama n\u2019est même pas commencée que Washington vit déjà un de ces trop rares moments.Du chili et de l\u2019espoir OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE MALI ILSE PAQUIN COLLABORATION SPÉCIALE LONDRES \u2014 En ce jour d\u2019investiture de Barack Obama, les Britanniques sont hantés par leur passé impérialiste.Car les ancêtres du premier président américain noir ont été marqués au fer par le colonialisme de l\u2019ancien empire.En 1949, le cuisinier de 54 ans d\u2019un officier de l\u2019occupation britannique au Kenya fut emprisonné et torturé pendant deux ans.Son nom?Hussein Onyango Obama.Le grand-père paternel du futur président américain.Il était soupçonné d\u2019être impliqué dans le mouvement indépendantiste qui couvait à l\u2019époque.C\u2019était à l\u2019aube de l\u2019insurrection Mau Mau, une rébellion qui poussa les forces coloniales britanniques à abandonner le Kenya une décennie plus tard.La veuve de Hussein Onyango Obama a donné en décembre dernier au quotidien The Times des précisions sur les mauvais traitements subis par son mari.«Il était fouetté matin et soir.Parfois, les officiers blancs serraient ses testicules avec des pinces de métal», a raconté Sarah Onyango, 87 ans.Or, les Britanniques sont inquiets d\u2019avoir fait si mauvaise figure dans l\u2019histoire ancestrale de Barack Obama.«Est-ce que la torture du grand-père d\u2019Obama pourrait refroidir la relation spéciale entre les États- Unis et la Grande-Bretagne ?», demandait le journaliste David Cohen dans l\u2019Evening Standard vendredi dernier.Dans son autobiographie Dreams from my Father, Barack Obama s\u2019émeut des souffrances de son grand-père lors d\u2019un périple au Kenya.À la libération d\u2019Onyango, «il était très maigre et sale, écrit Obama.Il avait de la peine à marcher.À partir de ce jour, il fut un vieil homme.» Son dédain est également palpable lorsqu\u2019il relate une conversation avec un jeune Anglais «pâle et dégingandé» en route pour l\u2019Afrique du Sud.Son interlocuteur suggère que les Sud-Africains s\u2019en tiraient mieux sous l\u2019apartheid que les Africains «des autres pays paumés ».Troublé, Obama ressent une «bouffée de colère».Barack Obama avait bien promis en mai dernier de rééquilibrer la relation entre les deux puissances, au grand soulagement des Britanniques.Toutefois, son choix de livrer un grand discours à Berlin plutôt qu\u2019à Londres l\u2019été dernier n\u2019est pas passé inaperçu.Les Britanniques peuvent dormir tranquilles, croit Wess Mitchel l, cofondateur d\u2019un groupe de réflexion américain situé à Washington.«M.Obama est un homme pragmatique et les fondations de nos relations transatlantiques sont très solides, dit l\u2019expert du Center for European Policy Analysis.Il héritera de tellement de problèmes, il ne pourra se passer d\u2019un allié si puissant.» «Obama a rencontré son père seulement une fois, renchérit Stefan Halper, ancien conseiller de Ronald Reagan.Et l\u2019emprisonnement de son grand-père remonte à plus d\u2019un demi-siècle.» Paranoïaques, les Britanniques?Les premiers pas en politique étrangère de Barack Obama le diront.Les Britanniques craignent la rancune d\u2019Obama PHOTO BLOOMBERG Le Ben\u2019s Chili Bowl a connu un regain de popularité depuis que Barack Obama y a mangé, il y a une dizaine de jours.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll «Les administrations républicaines étaient là uniquement pour les républicains.Uniquement pour l\u2019élite.Celle d\u2019Obama sera inclusive.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 10 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 Changer pour le plus BELL 165 canaux TÉLÉ bell.ca/165canaux 1691908A TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Jean Charest dépêche deux hauts fonctionnaires, mais aucun membre de son gouvernement, à Washington aujourd\u2019hui pour participer à des activités entourant la prestation de serment de BarackObama.Deux députés du Parti québécois se rendent quant à eux dans la capitale américaine.Jamais un ministre québécois n\u2019a pris part à la cérémonie d\u2019investiture d\u2019un président américain, selon l\u2019attaché de presse du premierministre,HugoD\u2019Amours.La décision du gouvernement correspond à «ce qui s\u2019est toujours fait », a-t-il dit à La Presse, hier.Le délégué général du Québec à New York, Robert Keating, et le représentant à Washington, Jean-Stéphane Bernard, assisteront à deux récept ions à l\u2019ambassade du Canada.L\u2019une réunira entre autres des membres du Congrès et du Sénat américains.La seconde se tiendra durant le défilé présidentiel, qui passera devant l\u2019ambassade canadienne située sur l\u2019avenue Pennsylvania.En soirée, MM.Keating et Bernard participeront au bal d\u2019investiture organisé par les États du Midwest, dont l\u2019Illinois, que Barack Obama représentait au Sénat avant sa victoire à la présidentielle.Le nouveau président et sa femme Michelle devraient y faire une apparition.Activités spéciales Même s\u2019ils ne seront pas dans la capitale américaine, des membres du gouvernement Charest souligneront la journée d\u2019investiture de Barack Obama.Le nouveau ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, et sa collègue de l\u2019Immigration, Yolande James, seront au consulat des États-Unis à Montréal pour une activité spéciale.Deux députés du Parti québécois, FrançoisRebello et l\u2019ancienne ministre des Relations internationales Louise Beaudoin, ont décidé de se rendre à Washington aujourd\u2019hui.Ils doivent assister, dans la foule, à la prestation de serment de Barack Obama.Ils ont également obtenu une invitation de l\u2019ambassade du Canada à participer à une réception.«J\u2019aurais souhaité que le bureau du Québec à Washington fasse une petite réception pour souligner cet événement historique, mais ce n\u2019est pas le cas, c\u2019est dommage.Alors je me rabats sur l\u2019ambassade canadienne», a affirmé Louise Beaudoin, soulignant que la terrasse du 501, Pennsylvania Avenue, donnera une vue imprenable sur le défilé présidentiel.«François et moi, on s\u2019est dit : il faut être là, a-t-elle ajouté.L\u2019élection de Barack Obama, le premier président noir, a une portée symbolique extrême.Je me réjouis profondément de son arrivée.Il suscite de l\u2019espoir.Sera-t-il à la hauteur des attentes?Je n\u2019en sais rien.Espérons qu\u2019il tienne ses engagements.» L\u2019absence d\u2019un membre du gouvernement à Washington n\u2019est pas un «drame» à ses yeux.«Mais le gouvernement aurait pu envoyer un ministre.Ce n\u2019est pas parce que ça n\u2019a jamais été fait qu\u2019il ne faut pas le faire.C\u2019est quand même un événement historique, important», a-t-elle dit.Québec dépêche deux hauts fonctionnaires Deux députés du PQ se rendent à Washington pour la prestation de serment GILLES TOUPIN OTTAWA \u2014 Le premier ministre Stephen Harper a affirmé hier que Barack Obama n\u2019aura pas de meilleur allié et de meilleur partenaire que le Canada.Au sortir d\u2019une rencontre de consultation avec des gens d\u2019affaires de Halifax, en prévision du budget fédéral du 27 janvier prochain, le chef du gouvernement a tenu à saluer la «nature historique » de l\u2019élection du premier président américain noir.Interrogé par les journalistes sur la signification pour le Canada de l\u2019entrée à la Maison- Blanche de M.Obama, le premier ministre n\u2019a pas caché son enthousiasme.«Ce que j\u2019ai à dire là-dessus, a-t-il lancé, c\u2019est exactement ce que j\u2019ai dit au président élu Obama, lorsque je lui ai parlé : pour affronter tous les immenses défis qui l\u2019attendent, il n\u2019aura pas de meilleur voisin et ami que le Canada et il n\u2019aura pas de meilleurs alliés que les Canadiens.» M.Harper s\u2019est ensuite exprimé sur ce qu\u2019il a décrit comme étant les «deux grands défis» du président Obama, soit la mise au point d\u2019un vaste plan pour stimuler l\u2019économie américaine et la confection d\u2019un train de mesures destinées à stabiliser les marchés financiers de son pays, ceux-là même qui sont à l\u2019origine de la crise mondiale actuelle.Le premier ministre a ajouté que son gouvernement s\u2019attelait également à ces tâches même si au Canada la situation n\u2019avait pas la gravité de celle qui sévit aux États- Unis, notamment au chapitre du déficit budgétaire accumulé.«Les institutions financières (aux États-Unis) demeurent en grandes difficultés, a déclaré Stephen Harper.Je sais qu\u2019il y a des difficultés ici aussi.Je viens de parler avec des hommes d\u2019affaires (à Halifax) de la question du crédit pour nos industries.Mais même si la situation est meilleure au Canada, les États-Unis doivent trouver une solution à leurs problèmes sinon cela va continuer à être un grave problème pour l\u2019économie mondiale.» Le premier ministre Harper a insisté sur la «grande étape» que sont en train de franchir les États- Unis avec l\u2019avènement de Barack Obama à la Maison-Blanche.Délégation canadienne Stephen Harper ne sera pas à Washington aujourd\u2019hui.Lors de l\u2019investiture des présidents américains, ce sont seulement les ambassadeurs et leurs conjoints qui assistent aux cérémonies au nom de leurs gouvernements.L\u2019ambassadeur du Canada à Washington, Michael Wilson, représentera donc aujourd\u2019hui le gouvernement canadien à la cérémonie.Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a cependant annoncé hier que le ministre de la Citoyenneté, de l\u2019Immigration et duMulticulturalisme, Jason Kenney, et le ministre d\u2019État des Affaires étrangères (Amériques), Peter Kent, prendront part au programme d\u2019activités organisé par l\u2019ambassade du Canada à Washington à cette occasion.«Le Canada est fier de participer à cette journée historique pour un pays qui est à la fois son ami le plus proche, un allié important et son premier partenaire commercial, a déclaré le ministre Cannon.Nous nous réjouissons à l\u2019idée de collaborer avec le nouveau président et son administration en vue de renforcer les relations entre nos deux pays et de relever les enjeux et les défis mondiaux qui touchent nos citoyens.» « Il n\u2019aura pas de meilleurs alliés» Stephen Harper donne son appui à Barack Obama pour les « immenses défis» à venir OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE PHOTO PAUL DARROW, REUTERS Le premier ministre Stephen Harper, qui a donné hier un point de presse devant des représentants du milieu des affaires de Halifax en compagnie du ministre de la porte d\u2019entrée de l\u2019Atlantique, Peter MacKay, en a profité pour donner son appui à Barack Obama à la veille de son investiture à la présidence des États-Unis.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll «Mais même si la situation est meilleure au Canada, les États-Unis doivent trouver une solution à leurs problèmes sinon cela va continuer à être un grave problème pour l\u2019économie mondiale.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 11 Changer pour le mieux BELL 165 canaux TÉLÉ 19$/MOIS1 les 24 premiers mois avec le Forfait de Bell2 L\u2019offre prend fin le 28 février 2009.Offert aux clients résidentiels du Québec, là où l\u2019accès et la visibilité directe le permettent.Frais pour service numérique (3$/mois par compte) en sus.En cas de résiliation anticipée, des frais d\u2019ajustement de prix s\u2019appliquent.Modifiable sans préavis et ne peut être combinée avec aucune autre offre.Taxes en sus.D\u2019autres conditions s\u2019appliquent.(1) Le tarif mensuel inclut le service Base Numérique (26$) et 3 forfaits Français (13$), moins un crédit de 10$ pour les mois 1 à 24 et le rabais du forfait de 10$.Le tarif alors courant (maintenant 39$, sujet à changement), moins le rabais du forfait de 10$, s\u2019applique par la suite.Nécessite un récepteur HD ou RVP (en sus) admissible au Forfait.(2) Réservé aux clients qui s\u2019abonnent à aumoins deux services sélectionnés.Voir bell.ca/forfaitdebell.1 866 755-6424 \u2022 bell.ca/165canaux Visitez un magasin Bell 1691911A CYBERPRESSE.CA NOSBLOGUES STÉPHANE LAPORTE L\u2019imprévisible Super Bowl Si quelqu\u2019un, l\u2019automne dernier, a claironné que le Super Bowl allait opposer les Cardinals de l\u2019Arizona et les Steelers de Pittsburgh, qu\u2019on lui érige une statue à côté de celle de Vince Lombardi.Lisez la suite sur cyberpresse.ca/laporte OBAMA Pour tout savoir sur l\u2019investiture d\u2019Obama, allez sur cyberpresse.ca HOCKEY Suivez le match Canadien-Trashers en direct, dès 19 h, sur cyberpresse.ca RESTOS Des restaurants à découvrir avec vos enfants sur cyberpresse.ca/restos/enfants PHOTO AP Ilya Kovalchuk CATHERINE HANDFIELD L\u2019élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis est un symbole fort pour les Afro- Américains.Et pour Charles E.Cobb Jr, vétéran de la lutte pour les droits des Noirs, c\u2019est aussi la conséquence directe d\u2019une longue et violente marche pour l\u2019égalité.À la veille de l\u2019investiture du premier Noir à la présidence des États-Unis, Charles E.Cobb Jr a prononcé hier soir une conférence à l\u2019Université Concordia.L\u2019établissement l\u2019a invité à l\u2019occasion de la journée de commémoration de la naissance de Martin Luther King, chef de file du mouvement des droits civiques assassiné en 1968.Le titre de sa conférence, De Martin Luther King à Barack Obama, pouvait difficilement être plus d\u2019actualité.«Mais ce soir, je ne vais pas uniquement parler de Martin Luther King, a précisé l\u2019homme de 66 ans, hier.Je vais parler de tous ces militants qui ne sont peut-être pas connus, mais qui sont ont vraiment mené au changement.» Car pour M.Cobb, qui enseigne aujourd\u2019hui à l\u2019Université Brown, dans le Rhode Island, l\u2019oeuvre de King n\u2019a pas été l\u2019étape la plus importante de la lutte pour l\u2019égalité.« P a r t i c u l i è r e m e nt au Mississippi, des centaines de personnes ont forcé un changement dans la procédure politique, a raconté le journaliste et auteur de plusieurs ouvrages.Selon moi, c\u2019est ce qui a créé le climat ayant mené à Barack Obama.» Une longue marche En 1962, Charles Cobb, alors âgé de 19 ans, quitte Washington D.C.pour assister à un atelier sur les droits civiques au Texas.En chemin, il fait un arrêt au Mississippi.Il y restera pendant près de cinq ans.«Les gens ne peuvent s\u2019imaginer à quel point le climat était violent », a-t-il raconté.Deux jours après son arrivée, le maire du village de Ruleville l\u2019interpelle dans la rue, fusil à la main, lui ordonnant de quitter la ville.Malgré le climat d\u2019intimidat ion, Charles Cobb, qui devient permanent du Student Nonv i o l e n t Coordona t i ng Comittee, travaille à convaincre les Noirs de s\u2019inscrire sur la liste électorale.En 1965, il connaît une première victoire : le Congrès américain met fin aux limitations légales au droit de vote des Noirs.Depuis, Charles Cobb a connu plusieurs avancées.L\u2019élection des premiers maires afro-américains à la fin des années 60.La fin de l\u2019apartheid en Afrique du Sud.La nomination de Condoleezza Rice et Colin Powell au poste de secrétaire d\u2019État.Chaque fois, il a eu peine à y croire.« Sous peu, un couple noir américain vivra dans la Maison-Blanche, alors que celle-ci a été construite par des esclaves.J\u2019ai encore de la difficulté à me convaincre ! » a-t-il dit, le sourire aux lèvres.Conférence de Charles E.Cobb Jr.L\u2019élection d\u2019Obama, la suite d\u2019une longue et dure lutte LA PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Les Canadiens ne croient pas que le nouveau président américain, Barack Obama décevra les gens.Au contraire, s\u2019il faut en croire un sondage Harris-Décima réalisé pour La Presse Canadienne, 57% des personnes interrogées se disent persuadées que le président démocrate fera mieux que ce à quoi on s\u2019attend.À la veille de son intronisation àWashington, seulement 30%des personnes sondées se sont dites d\u2019avis que le premier président noir aura moins de succès que ce qui est anticipé.Les personnes questionnées ont neuf fois plus tendance à dire que Barack Obama sera réélu en 2012 qu\u2019à prédire sa défaite.Soixante-huit pour cent d\u2019entre elles lui prédisent un deuxième mandat et à peine 8% ne lui prédisent qu\u2019un seul mandat.Le sondage a été effectué par téléphone auprès d\u2019un millier de personnes entre les 15 et 18 janvier derniers.Il comporte une marge d\u2019erreur n\u2019excédant pas 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Les Canadiens optimistes ASSOCIATED PRESS WASHINGTON \u2014 Clifton Wayne Lee, ancien combattant et sans-abri de 58 ans, a l\u2019habitude de dormir sur une grille d\u2019aération chauffée devant l\u2019immeuble de la Commission fédérale du commerce à Washington.Mais il va devoir trouver un autre point de chute, car les autorités font place nette autour du Capitole et de la Maison-Blanche pour la prestation de serment de Barack Obama.Comme lui, quelque 6000 sansabri vivraient à Washington, une grande partie d\u2019entre eux souffrant de handicap mental ou physique, ou les deux.À elle seule, Pennsylvania Avenue, l\u2019artère qui accueillera la parade, compte des dizaines de campements.Pour les cérémonies d\u2019aujourd\u2019hui, les autorités leur ont demandé de quitter leurs campements hier avant la nuit.Ils pourront toutefois retourner au Mall et assister à la parade aujourd\u2019hui, mais ils devront passer les contrôles comme tout le monde.Or, un grand nombre des règles de sécurité touchent les sans-abri, comme la taille maximale des sacs sur le trajet du défilé.Les sans-abri mis à l\u2019écart OBAMA PRÉSIDENT CE N\u2019EST PLUS UN RÊVE Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 12 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 22H TÉLÉJOURNAL LE RÉALISATION-COORDINATION : LORÈNE BISCOTTI Céline Galipeau, la nouvelle signature du Téléjournal en semaine.1RE ÉDITION SUR RDI À 21H EN WEBDIFFUSION SUR RADIO-CANADA.CA/TJ 1684139A 1684140 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 13 PHOTO DAMON WINTER, THENEW YORK TIMES 44e PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT UNSOURIRE,UNEASSURANCENONDISSIMULÉE.ETUNDÉFI GIGANTESQUE À RELEVER.BARACK OBAMA PREND LES RÊNES DU POUVOIR AUJOURD\u2019HUI UN GRAND PORTRAITDU 44e PRÉSIDENT AMÉRICAIN PAR ISABELLE HACHEY, À LIRE EN PAGES A14ÀA20 C\u2019est le récit d\u2019une quête identitaire.Celle d\u2019un enfant métis, élevé par des grands-parents issus de l\u2019Amérique profonde.Celle d\u2019un adolescent déchiré entre ses univers, le noir et le blanc.Dans Les rêves de mon père, publié en 1995, Barack Obama fait plus que se raconter ; il met son âme à nu.Franchement.Parfois même brutalement.Dix ans plus tard, quand il deviendra sénateur, il avouera que «certains passages se révèlent inopportuns politiquement ».Pour notre plus grand bonheur : jamais n\u2019aura-t-on pu entrer aussi profondément dans la tête et le coeur d\u2019un président américain.Résumé d\u2019un document exceptionnel.UN HÉRITAGE EN NOIRETBLANC ISABELLE HACHEY arack Obama avait 9f ans quand il perdit son innocence.C\u2019était à la bibliothèque de l\u2019ambassade américaine de Jakarta, en Indonésie.En attendant sa mère, qui y enseignait l\u2019anglais, le garçon feuilletait une pile de magazines Life.La photo d\u2019un homme en imperméable attira son attention.Il avait des cheveux crépus, des lèvres épaisses, un nez charnu.Mais sa peau était d\u2019une étrange pâleur, comme si elle avait été vidée de son sang.Barack se dit que l\u2019homme était gravement malade, albinos, ou peut-être victime d\u2019une irradiation.Mais non; il avait reçu un traitement chimique pour éclaircir sa peau.Des milliers de Noirs américains s\u2019étaient soumis au même traitement, séduits par des publicités qui leur promettaient le bonheur, une fois devenus blancs.«Je sentis la chaleur envahir mon visage et mon cou.Mon estomac se serra; les caractères devinrent flous», raconte Barack Obama dans ses mémoires, intitulés Les rêves de mon père.Plus tard ce jour-là, il se planta devant lemiroir de la salle de bains.«Est-ce que j\u2019avais quelque chose d\u2019anormal?Mais si j\u2019étais normal, l\u2019autre possibilité ne me faisait pas moins peur, la perspective que les adultes qui m\u2019entouraient vivaient dans un monde de fous.» Pour le jeune garçon, la lecture de cet article fut violente; «une attaque en embuscade».Elle modifia son regard sur le monde de manière définitive.Ce fut aussi le début d\u2019une longue quête identitaire.Djakarta C\u2019était en 1970.Barry, comme on l\u2019appelait à l\u2019époque, vivait à Jakarta depuis quatre ans.Il s\u2019y était établi avec sa mère, Ann Dunham, et son beau-père, l\u2019Indonésien Lolo Soetoro.Il avait appris à manger de la viande de chien (coriace), de la viande de serpent (encore plus coriace) et de la sauterelle grillée (croquante).Dans la cour, il y avait des cacatoès et des bébés crocodiles.Pour un enfant, c\u2019était le paradis.Mais Lolo avait changé.Il n\u2019était plus l\u2019étudiant enjoué et plein de projets qu\u2019Ann avait connu à l\u2019Université d\u2019Hawaii.En fait, il ne lui parlait presque plus, comme s\u2019il s\u2019était replié, avec ses rêves, dans un recoin inaccessible de son coeur.L\u2019Indonésie venait de tomber sous la botte du général Suharto.La répression avait été brutale.Lolo en avait subi les conséquences.Il n\u2019avait pas prévu rentrer si vite d\u2019Hawaii.Comme tous les étudiants à l\u2019étranger, il avait été rappelé au pays sans explication, son passeport confisqué.Il travaillait maintenant pour l\u2019armée.Un jour, Lolo finit par s\u2019énerver des incessantes questions de sa femme: «La culpabilité est un luxe que seuls les étrangers peuvent se payer, lui dit-il.Comme de dire tout ce qui vous passe par la tête.» Lolo avait raison, et Ann le savait.«Elle avait pris conscience, comme Lolo l\u2019avait fait, de la distance abyssale qui séparait les chances offertes en partage à un Américain et celles offertes à un Indonésien.Elle savait de quel côté du partage elle voulait que soit son enfant.Elle décida que j\u2019étais un Américain, et que ma vraie vie était ailleurs.» À 10 ans, Barry quitta donc seul l\u2019Indonésie pour aller vivre chez ses grands-parents, qui lui avaient décroché une place à Punahou, la meilleure école privée d\u2019Hawaii.Honolulu Les larmes roulaient sur les joues de Barack Obama quand il a annoncé le décès de sa grandmère, le 3 novembre dernier, à la veille de sa victoire présidentielle.Morte une journée trop tôt, «Toot» n\u2019aura pas assisté au triomphe de son petit-fils.C\u2019est une tragédie que Madelyn Dunham aurait sans doute acceptée de bonne grâce.«La seule chose qui compte vraiment, Bar, c\u2019est que vous, les petits, vous alliez bien», avait-elle l\u2019habitude de lui dire.«Toot», ou «Tutu», qui signifie grand-mère à Hawaii, était le socle de la famille, son principal pourvoyeur.Courageuse et pragmatique, elle avait trouvé un emploi à la banque quand sa fille, Ann, était tombée enceinte d\u2019un étudiant africain à 18 ans et avait abandonné ses études pour s\u2019occuper du bébé.Le grand-père de Barack, Stanley Dunham, était tout le contraire de sa femme.Vendeur de meubles accablé par le poids des années et par les espoirs déçus, «Gramps» semblait tout droit sorti d\u2019une pièce d\u2019Arthur Miller.Il avait trimballé sa famille aux quatre coins de l\u2019Amérique, pour finalement s\u2019installer à Honolulu, en 1960.«Il restera toujours ainsi, mon grand-père, toujours à la recherche d\u2019un nouveau départ, d\u2019un moyen de fuir la monotonie des habitudes », écrit Barack Obama.Nouveau membre de l\u2019Union, Hawaii représentait, aux yeux de Gramps, l\u2019ultime frontière.Il était originaire du Kansas, au coeur du pays, «là où les convenances, l\u2019endurance et l\u2019esprit pionnier se combinaient au conformisme, à la suspicion et à un potentiel d\u2019implacable cruauté ».Là, aussi, où les Noirs devaient céder la place aux Blancs qu\u2019ils croisaient sur le trottoir.Un père absent À Hawaii, il y avait l\u2019étendue bleue du Pacifique, les falaises recouvertes de mousse, la fraîcheur des cascades.«Il y avait trop de races, avec un pouvoir interne trop diffus, pour imposer le système rigide de castes du continent.» Le mariage interracial, encore interdit dans la moitié des États, y était légal.Bien que relativement progressistes, Toot et Gramps ne sautèrent pas de joie quand leur fille Ann leur présenta l\u2019étudiant à la peau d\u2019ébène qu\u2019elle avait rencontré dans un cours de russe à l\u2019Université d\u2019Hawaii.Il venait du Kenya et s\u2019appelait Barack Obama.Elle était enceinte de trois mois lorsqu\u2019ils se marièrent à la sauvette.Barack Hussein Obama naquit le 4 août 1961.Il avait 2 ans à peine quand son père prit le chemin de Harvard afin de poursuivre des études en économie.La New School de New York lui avait offert une bourse plus généreuse, qui aurait permis à sa petite famille de le suivre.Mais pour Barack Obama, il n\u2019en était pas question.«Comment pourraisje refuser la meilleure éducation?» avait-il demandé à sa femme.Barry ne revit qu\u2019une seule fois son père, en 1971, quand il vint le visiter à Hawaii pour Noël.«Il était beaucoup plus mince que je ne m\u2019y étais attendu.Les os de ses genoux pointaient sous son pantalon.» La visite dura un mois.Un soir, Barry alluma la télé pour regarder le dessin animé Comment le Grinch a volé Noël.Quand son père lui ordonna d\u2019éteindre pour faire ses devoirs, Toot tenta d\u2019expliquer que les vacances étaient proches, que le dessin animé était très populaire.Mais le patriarche ne voulut rien entendre.Le garçon s\u2019enfuit dans sa chambre en claquant la porte.«Je me mis à compter les jours qui nous séparaient du départ de mon père, et du moment où tout redeviendrait normal.» Devenir un Noir en Amérique L\u2019année suivante, en 1972, Ann se sépara de Lolo et rejoignit son fils à Hawaii.Elle entreprit une maîtrise en anthropologie.Pendant trois ans, elle vécut avec Barry et sa demi-soeur, Maya, dans un 4 AOÛT 1961 Naissance de Barack Hussein Obama II à Honolulu.Barack signifie « béni des dieux» en swahili.Ses parents se sont rencontrés dans un cours de russe à l\u2019Université d\u2019Hawaii.Son père, Barack Obama, est un étudiant en économie venu du Kenya.Sa mère, Ann Dunham, est née au Kansas.Elle a seulement 18 ans, et deviendra plus tard anthropologue.1963 Barack Obama a 2 ans quand son père retourne au Kenya, où il entend participer à la transformation de son pays en une économie moderne.Bien qu\u2019il ait laissé une femme enceinte avant de partir pour Hawaii, il ramène avec lui une autre Américaine.Au total, le patriarche aura huit enfants, de quatre femmes différentes.1967 Ann Dunham épouse un autre étudiant étranger, Lolo Soetoro.Elle s\u2019installe avec son nouveau mari et son fils de 6 ans à Jakarta, en Indonésie.Le pays vient de tomber sous la botte du général Suharto.Barack Obama se souvient des bébés crocodiles et des oiseaux du paradis dans la cour.Et des pauvres qui défilaient à la porte pour mendier quelques sous à sa mère.AU FIL DU TEMPS PHOTO BLOOMBERG NEWS PHOTO BLOOMBERG Le jeune Obama sur un tricycle durant son enfance à Hawaii.SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT «JE ME MIS À COMPTER LES JOURSQUI NOUS SÉPARAIENT DU DÉPART DE MONPÈRE, ET DU MOMENTOÙTOUT REDEVIENDRAIT NORMAL.» PHOTO BLOOMBERG Obama avec son beau-père Lolo Soetoro, sa mère Ann Dunham et sa demi-soeur Maya, à l\u2019époque où il habitait à Jakarta en Indonésie.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 14 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 1971 Barry a 10 ans lorsqu\u2019il rentre à Hawaii pour vivre avec ses grands-parents maternels, Madelyn et Stanley Dunham, qui lui ont trouvé une place à Punahou, la meilleure école privée d\u2019Hawaii.1979 Barack Obama termine ses études secondaires et déménage à Los Angeles, où il fréquente l\u2019Occidental College.Il avouera dans ses mémoires y avoir quelque peu abusé de l\u2019alcool, de la marijuana et de la cocaïne.AOÛT 1981 I l s\u2019 inscri t à l\u2019Univers i té Colombia de New York.Il en ressortira en 1983 avec un diplôme en sciences politiques et une spécialisation en relations internationales.SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT modeste appartement.Elle subvint à leurs besoins avec sa maigre bourse d\u2019étudiant.Quand elle repartit en Indonésie pour faire du travail sur le terrain, Barry refusa de la suivre.Il retourna chez ses grands-parents.C\u2019était un adolescent tiraillé.«J\u2019étais engagé dans une lutte intérieure animée.J\u2019essayais de m\u2019élever pour devenir un homme noir en Amérique, et au-delà du fait acquis de mon apparence, personne autour de moi ne semblait exactement savoir ce que cela signifiait.» Un matin, Barry fut réveillé par une querelle dans la cuisine.Gramps refusait de reconduire Toot au travail.Le jeune homme comprit que sa grand-mère avait eu peur d\u2019un mendiant, la veille, en attendant l\u2019autobus.Elle avait eu peur parce que le mendiant était noir.Pour Barry, cet aveu fut comme «un coup de poing dans l\u2019estomac».«Mes grands-parents avaient fait tant de sacrifices pour moi! Ils avaient mis tous leurs espoirs en ma réussite.Jamais ils ne m\u2019avaient donné de raison de douter de leur amour; et je doutais qu\u2019ils ne le fassent jamais.Et cependant, je savais que des hommes qui auraient facilement pu être mes frères étaient susceptibles malgré tout de leur inspirer leurs pires frayeurs.» La peur de l\u2019autre À la fin de ses études secondaires, en 1979, Barack Obama fut admis à l\u2019Occidental College de Los Angeles.Il y choisissait soigneusement ses amis: les militants noirs, les profs marxistes, les féministes structurelles.Tout en discutant néocolonialisme, ils fumaient de l\u2019herbe, buvaient de l\u2019alcool ou reniflaient une petite ligne de coke \u2013 quand ils pouvaient se la payer.Malgré la défonce, il y avait toujours la peur.«Cette peur constante et rampante, de n\u2019être chez moi nulle part, qui me faisait croire que, à moins d\u2019esquiver, de dissimuler, de faire semblant d\u2019être celui que je n\u2019étais pas, je resterais pour toujours à l\u2019extérieur, toujours soumis au jugement du reste du monde, noir et blanc.» Barack Obama n\u2019avait pas fini de tenter de réconcilier ses deux univers.TOUT EN DISCUTANTNÉOCOLONIALISME, ILS FUMAIENT DE L\u2019HERBE, BUVAIENT DE L\u2019ALCOOL OURENIFLAIENTUNE PETITE LIGNEDECOKE\u2013QUAND ILS POUVAIENT SE LA PAYER.PHOTO AP En 1982, lors d\u2019une visiteàNew York de ses grands-parents Stanley Armour Dunham et Madelyn Lee Payne Dunham, alors qu\u2019Obama est étudiant à l\u2019UniversitéColumbia.PHOTO NEW YORK TIME En 1977, avec son équipe de basketball de Punahou, à Hawaii.Photographie prise en 1980 par la photographe étudiante Lisa Jack, alors que Barack Obama est étudiant de première année à l\u2019Occidental College de Los Angeles.PHOTO NEW YORK TIMES lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 15 Quand l\u2019avion de Barack Obama se posa sur le tarmac de l\u2019aéroport de Nairobi, en 1987, le jeune homme n\u2019avait qu\u2019une vague idée de ses origines, et de «ce petit morceau de terre au-delà de l\u2019océan».Sa quête identitaire l\u2019avait mené jusqu\u2019au Kenya, sur les traces de son père absent.Pour se trouver lui-même.Et pour trouver sa place dans une Amérique encore déchirée par les divisions raciales.LE VOYAGE ISABELLE HACHEY arack Obama habitait un petit appar tement ra rement chauf fé de Manhattan.Par un matin de novembre, en 1982, il reçut un coup de téléphone.La ligne était mauvaise.C\u2019était sa tante Jane, de Nairobi.«Ton père est mort, lui ditelle.Il s\u2019est tué dans un accident de voiture.» La communication s\u2019interrompit.Barack Obama s\u2019assit sur le canapé, «les yeux fixés sur les fissures du plâtre, tentant de mesurer l\u2019ampleur de (sa) perte », relate-t-il dans ses mémoires, Les rêves de mon père.Il ne pleura pas.Son père était un inconnu pour lui.Il ne l\u2019avait vu qu\u2019une seule fois, à 10 ans, lors d\u2019une visite pour Noël.Cinq ans plus tard, le jeune homme entreprit le voyage d\u2019une vie au Kenya, pour élucider le mystère de son père.Et pour se trouver lui-même.Il savait que Barack Obama père avait séduit sa mère à l\u2019Université d\u2019Hawaii, alors qu\u2019elle n\u2019avait que 18 ans.Que son grand-père, Hussein Onyango, s\u2019était opposé au mariage, refusant que le sang des Obama soit souillé par celui d\u2019une femme blanche.Son père n\u2019en avait pas tenu compte, et s\u2019était marié avant de les abandonner, sa mère et lui, alors qu\u2019il avait à peine 2 ans, pour poursuivre des études en économie à Harvard.Barack Obama savait aussi que son père était retourné dans son pays pour aider à réinventer le Kenya postcolonial.Ce qu\u2019il ne savait pas, c\u2019est que son père avait laissé une femme enceinte et un enfant au Kenya avant d\u2019arriver à Hawaii.Et qu\u2019à la fin de ses études, il était rentré en Afrique en compagnie d\u2019une autre Américaine, rencontrée à Harvard\u2026 L\u2019avion se posa sur le tarmac de l\u2019aéroport de Nairobi.BarackObama n\u2019était pas au bout de ses surprises.Au fond de l\u2019abîme À Nairobi, les (nombreux) enfants de Barack Obama père l\u2019appellent le «Vieil Homme».Quand il rentra d\u2019Amérique, tout allait bien pour lui.Il était l\u2019homme en vue du gouvernement.Il avait des contacts partout, une grande maison, une grosse voiture.Et une femme américaine, Ruth, qui lui donna deux fils.Les choses se gâtèrent autour de 1966, quand les dissensions commencèrent à s\u2019intensifier au Kenya.La principale tribu du pays, les Kikuyus, obtinrent les meilleurs postes au gouvernement, laissant des miettes aux Luos, la tribu des Obama.Au lieu de se taire comme ses collègues, le Vieil Homme s\u2019élevait comme le «tribalisme qui allait ruiner le pays».Il fut limogé, son nom placé sur une liste noire.Le président Jomo Kenyatta lui jura qu\u2019il ne retravaillerait jamais.Ses amis cessèrent de lui rendre visite, jugeant dangereux d\u2019être vus en sa compagnie.Il sombra dans l\u2019alcool et la misère.Il rentrait à la maison très tard, soûl, criant à sa femme de lui faire à souper.Elle le quitta.Le Vieil Homme n\u2019avait plus de quoi vivre.Il se retrouva dans un taudis, forcé de quémander à sa famille pour se nourrir.Terriblement humilié.Au cours de son séjour au Kenya, Barack Obama reçut une invitation de Ruth.Elle s\u2019était remariée avec un Tanzanien et habitait un quartier chic de Nairobi, dans une résidence bordée de vastes pelouses, avec des vigiles gardant chacune des entrées.«Obama était complètement fou», lui lança Ruth peu après lui avoir serré la main.Elle était restée très amère.Lorsqu\u2019ils étaient encore mariés, le Vieil Homme visitait régulièrement son village pour voir sa première femme, Kezia, à qui il fit deux autres enfants.Ruth avait changé le nom de famille de ses deux fils, et s\u2019étonnait que la mère de Barack n\u2019ait pas fait la même chose.Elle n\u2019a pas réussi à se remettre du Vieil Homme, observa Barack Obama en quittant la luxueuse résidence.«Non, Barack, sans doute que non, lui répondit sa soeur Auma.Exactement comme nous tous.» Désillusion Barack Obama était sous le choc.Pendant toutes ces années, il avait idéalisé son père, «l\u2019homme noir, le fils de l\u2019Afrique».Voilà que les récits du Kenya venaient remplacer cette image par\u2026 quoi?«Un ivrogne plein d\u2019amertume?Un mari violent?Un bureaucrate vaincu, solitaire?» Il ne savait plus quoi penser.Vers la fin de sa vie, la situation du Vieil Homme s\u2019améliora.Quand le président Kenyatta mourut, il décrocha un poste au ministère des Finances.Mais bien vite, il se tua en automobile, laissant derrière lui un lopin de terre sans valeur et une petite pension du gouvernement.Cinq ans après samort, sa famille s\u2019entredéchirait toujours pour empocher ce maigre héritage.1982 Barack Obama père se tue dans un accident de la route au Kenya.Son fils apprendra par la suite qu\u2019il avait largement raté sa vie.Boycotté par le gouvernement kényan, incapable de dénicher du travail, il avait sombré dans l\u2019alcoolisme et en était même parfois réduit à quémander de la nourriture à sa famille.1985 Barack Obama devient organisateur communautaire dans le South Side de Chicago.Sa démarche s\u2019apparente à une véritable quête identitaire; en travaillant pour un salaire de misère dans les ghettos noirs, il se forge une identité afro-américaine.«C\u2019est dans ces quartiers que j\u2019ai reçu la meilleure éducation que je n\u2019ai jamais eue.» SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT PHOTO YORK TIMES En 1985, Michelle Obama diplômée de l\u2019Université Princeton.Barack Obama père PHOTO REUTERS SEPTEMBRE 1988 Barack Obama entre à la faculté de droit d\u2019Harvard.En 1990, il devient le premier Noir élu à la tête de la prestigieuse Harvard Law Review.L\u2019année suivante, il reçoit son diplôme avec une mention honorable.1991 Il retourne à Chicago, où il dirige Project Vote, une campagne de terrain qui permet d\u2019enregistrer près de 150000 électeurs noirs pour la campagne de 1992.18 OCTOBRE 1992 Barack Obama épouse l\u2019avocate Michelle Robinson.Elle a été difficile à séduire.«La tête pleine de projets, à l\u2019époque, elle n\u2019avait pas le temps pour l\u2019amusement, en particulier pour les hommes.» C\u2019est finalement une crème glacée dégustée au bord du trottoir, dans la chaleur moite de l\u2019après-midi, qui l\u2019a fait craquer.«J\u2019ai demandé si je pouvais l\u2019embrasser.Ses lèvres avaient un goût de chocolat.» PENDANTTOUTES CES ANNÉES, IL AVAIT IDÉALISÉ SONPÈRE.VOILÀQUE LES RÉCITS DU KENYAVENAIENT REMPLACERCETTE IMAGE.IL NE SAVAIT PLUS QUOI PENSER.AU FIL DU TEMPS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 16 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 D\u2019UNE VIE 1993 Il est associé à la firme d\u2019avocats Miner, Barnhill&Galland de Chicago, où il travaille sur des cas de discrimination à l\u2019emploi.De plus, il enseigne le droit constitutionnel, à temps partiel, à l\u2019Université de Chicago.7 NOVEMBRE 1995 La mère de Barack Obama, Ann Duham, succombe à 52 ans à un cancer utérin.Quatre mois plus tôt, M.Obama avait publié le récit de sa quête identitaire, intitulé Les rêves de mon père.«Je me dis parfois que si j\u2019avais su qu\u2019elle ne guérirait pas, j\u2019aurais peut-être écrit un livre différent\u2026 j\u2019en aurais moins fait une méditation sur le parent absent, j\u2019aurais davantage rendu hommage à celle qui était la seule constante dans ma vie.» SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT PHOTO BLOOMBERG NEWS PHOTO BLOOMBERG NEWS Barack Obama à la faculté de droit de l\u2019Université de Chicago, où il a enseigné de façon régulière de 1992 à 2004.1996 Barack Obama est élu au Sénat de l\u2019Illinois.1999 Naissance de sa première fille, Malia Ann Obama.21 MARS 2000 Il est battu à plate couture, à la Chambre des représentants du Congrès, par le démocrate sortant Bobby Rush.Son seul échec politique jusqu\u2019à présent.«La tentative était irréfléchie et j\u2019ai essuyé une lourde défaite, le genre de raclée qui vous fait comprendre que la vie ne tourne pas forcément toujours comme vous l\u2019avez prévu», écrit-il dans L\u2019audace d\u2019espérer.LA FAMILLE KÉNYANE DE BARACK OBAMA Roy Exilé à Washington, cet ancien amateur de malbouffe, de cigarettes et d\u2019alcool s\u2019est converti à l\u2019islam et s\u2019appelle désormais Abongo.Auma Abo Bernard Mark David Mort dans un accident de moto en 1987.George Le plus jeune demi-frère de Barack Obama a été retracé en 2008 dans un bidonville de la banlieue de Nairobi.Il vit avec moins de 1$ par jour.BARACK HUSSEIN OBAMA II Demi-frères et demi-soeurs HUSSEIN ONYANGO Autoritaire, surnommé la Terreur par ses petitsenfants.Il élève des chèvres à Kogelo et est cuisinier pour les Blancs à Nairobi.Mort en 1979.1ère épouse \u2014 Helima 2e épouse \u2014 AKUMU Son père l\u2019avait promise à un autre homme, mais Onyango réussit à le convaincre en lui offrant 15 têtes de bétail.Esprit rebelle, elle tente de fuir à deux occasions.Elle réussit à la troisième tentative.3e épouse \u2014 Sarah C\u2019est elle qui élève Barack Obama Senior, qui la considère comme sa propre mère.Elle est même surnommée grand-maman par «junior».4e épouse \u2014 Inconnue Une Blanche non identifiée rencontrée alors qu\u2019il était au service d\u2019un capitaine britannique pendant la Grande Guerre.GRANDS-PARENTS et belles-grands-mères BARACK OBAMA PÈRE Barack Obama fils n\u2019aura vu son père qu\u2019une seule fois, à 10 ans.Celui-ci est mort dans un accident de voiture en 1982.1ère épouse \u2014 Kezia 2e épouse \u2014 ANN DUNHAM Américaine rencontrée à Hawaii.Morte d\u2019un cancer des ovaires et de l\u2019utérus en 1995.3e épouse \u2014 Ruth Américaine rencontrée à Harvard, elle suit Barack Obama père au Kenya.Le couple s\u2019est séparé en très mauvais termes.4e épouse \u2014 Jael PARENTS et belles-mères «Le montant de cet héritage a sans doute déjà été dépensé en frais d\u2019avocats, lui expliqua sa soeur Auma.Mais tu comprends, tout le monde attendait tellement du Vieil Homme.Il leur a fait croire qu\u2019il avait tout, même quand il n\u2019avait rien.Donc maintenant, au lieu de continuer à vivre normalement, ils attendent et se disputent en s\u2019imaginant que le Vieil Homme va les sauver du fond de sa tombe.» La terre ancestrale Le voyage jusqu\u2019à la terre ancestrale fut pénible; surtout le dernier segment de route, quand Barack Obama et quelques membres de sa famille durent s\u2019entasser à bord d\u2019un autobus sans sièges.Enfin, ils arrivèrent à Kogelo, village situé près du lac Victoria, très loin de Nairobi.Et à des années-lumière de Washington.Au bout d\u2019un chemin de terre, la ferme familiale était modeste.«Les petites fenêtres laissaient filtrer peu de lumière, et la maison était meublée de façon spartiate: quelques chaises de bois, une table de salon, un canapé élimé.» C\u2019est «grand-maman» Sarah, la troisième épouse du grand-père de Barack Obama, qui lui raconta l\u2019histoire de sa famille.Elle lui raconta son grand-père, Hussein Onyango, un homme autoritaire que ses propres petits-enfants appelaient «la Terreur».Éleveur de chèvres à Kogelo, il avait aussi été cuisinier chez les Blancs à Nairobi.Il en avait rapporté des habitudes bizarres, obligeant les gens à enlever leurs chaussures avant d\u2019entrer dans sa hutte immaculée, servant les repas dans de la vaisselle en porcelaine, comme un Anglais, avec couteau et fourchette.«Son problème, c\u2019est qu\u2019aucune épouse ne serait capable d\u2019entretenir son ménage comme il le voulait», lui raconta Sarah.«Il paya sa dot à plusieurs jeunes filles, mais soit elles étaient trop paresseuses, soit elles cassaient un plat, et ton grand-père les battaient sévèrement.C\u2019était normal chez les Luos que les hommes battent leurs femmes quand elles agissaient mal, mais, même chez les Luos, le comportement d\u2019Onyango était considéré comme dur, et finalement les femmes qu\u2019il prenait pour lui s\u2019enfuyaient et retournaient chez leur père.» La baraka Akumu, la grand-mère biologique de Barack Obama, avait été promise à un autre.Mais Onyango convainquit son père de la lui donner en échange de 15 têtes de bétail.Le lendemain, des hommes enlevèrent la jeune femme pendant qu\u2019elle se promenait en forêt et l\u2019entraînèrent jusqu\u2019à la hutte d\u2019Onyango.Mais Akumu avait l\u2019esprit rebelle.À deux reprises, elle tenta de fuir.Chaque fois, ses parents se rangeaient du côté de la Terreur.Elle n\u2019avait d\u2019autre possibilité que de retourner chez lui.La troisième fois fut la bonne.Akumu profita de la nuit pour s\u2019échapper avec son bébé, laissant deux jeunes enfants derrière elle.Cette fois, ses parents refusèrent de la rendre à Onyango, ayant accepté la dot d\u2019un autre prétendant.Le petit Barack fut donc élevé par la troisième femme d\u2019Onyango, Sarah, qu\u2019il considérait comme sa propre mère.Il garda les chèvres de son père, et se révéla très doué à l\u2019école construite par l\u2019administration coloniale britannique.Il obtint une bourse pour aller étudier à Nairobi.Par hasard, il rencontrera deux professeures américaines établies dans la capitale kényane.Elles l\u2019incitèrent à s\u2019inscrire à une université aux États- Unis.Il rejoignit ainsi «la première grande vague d\u2019Africains envoyés à l\u2019étranger pour y apprendre la technologie occidentale et la rapporter dans leur pays afin de forger une nouvelle Afrique moderne».Mais la baraka l\u2019abandonna à son retour au Kenya.Il mourut sans s\u2019être jamais remis de son humiliation.Avant de quitter la terre ancestrale de Kogelo, Barack Obama s\u2019effondra entre les tombes de son père et de son grand-père.Et, pour la première fois, il pleura.SONPÈREÉTAIT UN INCONNUPOUR LUI.IL NE L\u2019AVAIT VU QU\u2019UNE SEULEFOIS, À 10ANS, LORSD\u2019UNE VISITEPOURNOËL.Malia PHOTO AP Ces textes ont été largement inspirés par deux livres en particulier.Le premier est l\u2019autobiographie de Barack Obama, Les rêves de mon père.Le second, intitulé From Promise to Power, a été écrit par David Mendell.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 17 SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT 2001 Naissance de sa deuxième fille, Natasha (Sasha) Obama.2 OCTOBRE 2002 Barack Obama prononce un discours à Chicago contre la guerre en Irak, qui sera déclenchée cinq mois plus tard.«Je ne suis pas contre toutes les guerres, dit-il.Je suis contre les guerres idiotes.» 27 JUILLET 2004 Il prononce un discours inspiré à la convention démocrate de Boston.Du jour au lendemain, il devient une star du parti.Et une célébrité nationale.2 NOVEMBRE 2004 Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis.10 FÉVRIER 2007 Il entre officiellement dans la course à la Maison-Blanche.12 SEPTEMBRE 2007 Il annonce son plan pour l\u2019Irak: retirer les troupes de combat d\u2019ici la fin de 2008; laisser derrière une force plus petite pour combattre terrorisme, entraîner les soldats irakiens et protéger les intérêts américains.18 MARS 2008 Après les déclarations incendiaires de son pasteur, le révérend Jeremiah Wright, Barack Obama prononce le discours de Philadelphie sur la question raciale en Amérique.«En travaillant ensemble nous pouvons dépasser certaines des vieilles blessures raciales.En fait, nous n\u2019avons pas le choix si nous voulons continuer sur la voie d\u2019une union plus parfaite.» AU FIL DU TEMPS Natasha Obama PHOTO REUTERS PHOTO REUTERS PHOTO NEW YORK TIMES Le révérend Wright, pasteur de la United Church of Christ de Chicago.SELONSAFEMME, SI [BARACK] CHERCHE TANTÀ OBTENIR L\u2019ESTIME DU PUBLIC, C\u2019EST POURCOMBLER LE VIDE AFFECTIF LAISSÉ PAR LE SENTIMENT D\u2019ABANDON PARENTAL DONT IL A SOUFFERT DANS SA JEUNESSE.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 18 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 27 AOÛT 2008 Il devient le premier candidat afro-américain à la présidence à la convention démocrate de Denver.C\u2019est la fin d\u2019une longue lutte politique avec son adversaire, la sénatrice démocrate Hillary Clinton.3 NOVEMBRE 2008 Madelyn Dunham, la grand-mère maternelle de Barack Obama, meurt à 86 ans.«Elle était un de ces héros tranquilles qu\u2019on trouve partout en Amérique», dit-il en laissant couler des larmes sur ses joues.«Ils ne sont pas célèbres.Leurs noms ne sont pas dans les journaux, mais chaque jour, ils travaillent dur.» 4 NOVEMBRE 2008 Barack Obama est élu président des États-Unis.Il célèbre à Grant Park, à Chicago.«Si jamais quelqu\u2019un doute encore que l\u2019Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.» Embauché dans une firme de Wall Street à 22 ans, Barack Obama était promis à un brillant avenir.Il a pourtant tout laissé tomber pour devenir organisateur communautaire dans les ghettos noirs de Chicago.C\u2019est là qu\u2019il s\u2019est forgé une identité noire américaine.C\u2019est là qu\u2019il a fait ses débuts en politique.Et qu\u2019il a amorcé son irrésistible ascension vers le sommet.L\u2019IMPROBABLE CHEMIN VERS LAMAISON-BLANCHE ISABELLE HACHEY e jour de print emps 20 0 4 , G e o r g e W .Bush receva it des membr e s du Congrès à la Maison-Blanche.En voyant le macaron de Jan Shakowsky, une représentante démocrate de Chicago, le président eut un léger mouvement de recul.«Ne vous inquiétez pas, c\u2019est Obama, avec un b, pas un s», lui expliqua-t-elle.Mme Shakowsky portait le macaron en soutien à un jeune démocrate, bourré de talent, qui venait de se lancer dans la course au Sénat des États-Unis.Mais le président n\u2019était pas rassuré, selon le New Yorker.«Eh bien, je ne le connais pas», grommela-til.«Vous allez le connaître», lui promit la politicienne.À l\u2019époque, M.Bush était loin d\u2019être le seul à ignorer l\u2019existence même de Barack Obama.Avant qu\u2019il ne prononce un discours à la Convention nationale démocrate de Boston, le 27 juillet 2004, peu de gens hors de Chicago connaissaient ce politicien qui deviendrait, quatre ans plus tard, l\u2019homme le plus puissant de la planète.Ce fameux discours, certains l\u2019appellent «The Speech»; 17 minutes d\u2019émotion, de charme et d\u2019éloquence qui ont propulsé BarackObama dans le monde des célébrités internationales \u2013 et qui en ont fait un candidat potentiel à la présidence.C\u2019est John Kerry, candidat à la présidentielle de novembre 2004, qui l\u2019avait invité, séduit par ses talents d\u2019orateur.Il ne fut pas déçu.Ce soir-là, Barack Obama électrisa les délégués démocrates en leur racontant son histoire hors du commun.Il leur parla de son père, gardien de chèvres kényan «noir comme du charbon», et de sa mère, jeune fille du Kansas «blanche comme le lait».Il leur confia son rêve américain, celui d\u2019un «jeune efflanqué avec un drôle de nom, qui peut entretenir l\u2019espoir que l\u2019Amérique a une place pour lui».À la fin, des délégués pleuraient, les conseillers de Barack Obama exultaient, et le Parti démocrate avait trouvé sa nouvelle étoile.Une identité afro-américaine Pour en arriver là, Barack Obama avait emprunté un chemin bien improbable.Rien ne semblait le destiner à la politique quand il décrocha, en 1983, un emploi prometteur au sein d\u2019une firme de Wall Street.Il était pourtant malheureux.«Parfois, en sortant d\u2019un entretien avec des financiers japonais ou des investisseurs allemands, je voyais mon reflet dans les portes de l\u2019ascenseur \u2013 en costume et cravate, un porte-documents à la main \u2013 et, l\u2019espace d\u2019une seconde, je m\u2019imaginais capitaine d\u2019industrie, aboyant des ordres, concluant des affaires», confie-t-il dans ses mémoires, Les rêves de mon père.«Puis, je me rappelais ce que je m\u2019étais promis à moi-même, et j\u2019avais quelques accès de culpabilité devant mon manque de résolution.» Barack Obama démissionna.À 22 ans, il voulait devenir organisateur communautaire \u2013 un travail dans lequel il voyait «une promesse de rédemption».Pendant des mois, il écrivit à tous les organismes de défense des droits auxquels il pouvait penser.Personne ne daigna lui répondre.«En six mois, j\u2019étais fauché, sans emploi, mangeant de la soupe directement de la boîte de conserve.» En fin de compte, le jeune homme fut embauché pour un salaire de misère \u2013 10 000$ par an \u2013 afin de mobiliser les habitants des ghettos noirs du South Side de Chicago.Pendant trois ans, il tenta de répondre au chômage, à la drogue et au désespoir.Ses succès furent «extraordinairement modestes», admettra-t-il des années plus tard.«Vous savez, mettre sur pied un centre de formation à l\u2019emploi ou un programme parascolaire pour les jeunes\u2026» Mais Barack Obama tira bien davantage du South Side que ces maigres victoires.C\u2019est là qu\u2019il se forgea une identité noire américaine.C\u2019est là qu\u2019il planta ses racines.En 1992, il tomba amoureux d\u2019une brillante avocate originaire du quartier, Michelle Robinson\u2026 et de sa famille.«Une visite chez les Robinson, c\u2019était comme se retrouver sur le plateau de Papa a raison, écrit-il dans son deuxième livre, L\u2019audace d\u2019espérer.Pour quelqu\u2019un comme moi, qui avais à peine connu mon père, qui avais passé une grande partie de ma vie à changer de pays, mes origines dispersées aux quatre vents, le foyer que Frasier et Marian Robinson avaient construit pour eux et leurs enfants éveillait un désir de stabilité et d\u2019appartenance que je ne connaissais pas.» Les débuts politiques C\u2019est aussi à Chicago que Barack Obama se fit les dents en politique.Rarement évoque-t-il cette période de sa vie en public.À cause des rancoeurs, des désillusions, des amitiés brisées.Barack Obama sauta dans l\u2019arène en 1995.Alice Palmer, alors sénatrice démocrate noire au parlement de l\u2019Illinois, voulait tenter sa chance à Washington.L\u2019avocat de 33 ans, fraîchement diplômé de la faculté de droit de Harvard, se proposa pour la remplacer à Springfield, la capitale de l\u2019État.Or, quand la campagne fédérale de Mme Palmer se mit à dérailler, elle demanda à Barack Obama de se retirer de la course \u2013 au nom de l\u2019unité au sein de la communauté noire \u2013 afin de lui permettre de récupérer son siège de sénatrice.Non seulement Barack Obama refusa-t-il de se retirer, mais il s\u2019arrangea pour faire annuler la candidature de Mme Palmer, entachée d\u2019irrégularités.Il profita de l\u2019occasion pour faire annuler la candidature de tous ses autres rivaux.Il termina la course sans opposition.Une bonne façonde gagner.Unemoins bonne façon de se faire des amis.Qu\u2019est-ce qui fait courir Obama?Selon son biographe, David Mendell, cet épisode montre à quel point Barack Obama est prêt à tout pour faire avancer sa carrière politique.M.Mendell, un journaliste du Chicago Tribune qui suit Barack Obama depuis ses débuts en politique, le croit motivé par un désir «de racheter les échecs tragiques de son père absent, tant comme politicien kényan que comme père de famille».Michelle Obama a déjà affirmé de son côté que si son mari cherche tant à obtenir l\u2019estime du public, c\u2019est pour combler le vide affectif laissé par le sentiment d\u2019abandon parental dont il a souffert dans sa jeunesse.Quoi qu\u2019il en soit, Barack Obama carbure à l\u2019ambition.Pas à l\u2019argent.Jusqu\u2019à ce qu\u2019il se lance dans la course au Sénat des États- Unis, il ne portait que trois ou quatre costumes \u2013 et des chaussettes usées aux talons, raconte M.Mendell dans son livre, Obama, From Promise to Power.En tenuedécontractée, l\u2019homme semble tout droit sorti d\u2019une publicité de chez Gap.Sauf qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pub vieille de quelques années, car ses vêtements paraissent toujours un peu passés de mode\u2026 Une défaite amère En 1999, c\u2019est encore «l\u2019ambition débridée» de Barack Obama qui lui fit commettre sa pire erreur politique, selon M.Mendell.Barack Obama s\u2019ennuyait à Springfield.«Il se croyait destiné à de plus grandes choses que de siéger dans l\u2019une des capitales d\u2019États les plus corrompues du pays.» Alors, contre toute attente, il défia Bobby Rush, un ancien membre des Black Panthers qui représentait le South Side au Congrès depuis 1992.Dès le départ, Barack Obama ne faisait pas le poids.Et voilà qu\u2019en pleine campagne électorale, le fils de M.Rush fut tué par balle en pleine rue du South Side.Le père éploré bénéficia d\u2019un immense vote de sympathie.Barack Obama fut battu par 31 points, une défaite humiliante.Un sex-symbol En juillet 2004, le discours de Barack Obama à la convention démocrate de Boston transforma subitement le futur sénateur en «sex-symbol».Partout, le candidat provoquait des bousculades.Des femmes profitaient de la cohue pour lui prendre le derrière, se lamentait-il à ses conseillers politiques.D\u2019autres tentaient de lui arracher sa chemise, ou se jetaient carrément contre lui.Contrairement à ce qu\u2019avait pu faireBill Clinton quelques années plus tôt, BarackObama ne profita pas de son nouveau pouvoir d\u2019attraction.«Il sait que s\u2019il faisait un faux pas, elle (Michelle) le quitterait.Elle le tuerait d\u2019abord, et ensuite elle le quitterait», a confié en rigolant Valerie Jarrett, une proche confidente du couple, à M.Mendell.«Pour ses partisans de plus en plus nombreux, le fait que Barack Obama ait changé de ton depuis son arrivéeàWashington ne semble pas poser problème», souligne son biographe.Il est devenu prudent, voire calculateur.«Plus il monte, plus ce politicien parle en formules toutes faites.» Au cours de ses quatre années au Sénat des États-Unis, Barack Obama a d\u2019ailleurs évité les conflits à tout prix.Peut-être a-t-il choisi de suivre le conseil d\u2019un adversaire politique, rencontré peu après son arrivée à Washington.«Vous avez devant vous un brillant avenir.Très brillant, lui avait-il concédé.Mais je suis dans cette ville depuis un moment et laissez-moi vous dire qu\u2019elle peut être dure.Quand on est au centre de l\u2019attention comme vous l\u2019êtes, on se fait tirer dessus.Et les balles ne viendront pas forcément de mon camp, vous comprenez?Elles viendront aussi du vôtre.Tout le monde attend que vous fassiez un faux pas, vous me suivez?Alors, faites attention.» Cette mise en garde, telle que rapportée par Barack Obama dans L\u2019audace d\u2019espérer, venait d\u2019un certain\u2026 George W.Bush.SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT PHOTO REUTERS Barack Obama et Hillary Clinton lors d\u2019un rassemblement de partisans démocrates à Orlando en Floride, un mois avant l\u2019élection présidentielle de novembre.20 JANVIER 2009 Barack Obama devient le 44e président des États-Unis.IL LEUR CONFIA SONRÊVEAMÉRICAIN, CELUI D\u2019UN «JEUNE EFFLANQUÉAVECUN DRÔLEDENOM, QUI PEUT ENTRETENIR L\u2019ESPOIR QUE L\u2019AMÉRIQUE AUNE PLACE POUR LUI».lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 19 SUR LES TRACES DU PRÉSIDENT MONSIEUR LE PRÉSIDENT PHOTO AP «CE QUI MEDONNE ESPOIR PAR-DESSUS TOUT, CENE SONT PAS LES PIERRES ET LE MARBRE QUI NOUS ENTOURENT, MAIS CE QUI REMPLIT LES INTERSTICES.C\u2019EST VOUS, AMÉRICAINS DE TOUTES LES RACES, VENUS DE PARTOUT, DE TOUTES CONDITIONS, VOUS QUI ÊTES VENUS ICI PARCE QUE VOUS CROYEZ EN CE QUE CE PAYS PEUT ÊTRE.» \u2014 Barack Obama dimanche, devant des centaines de milliers de personnes au Lincoln Memorial, à Washington lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 20 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 G u y S a i n t - J e a n É D I T E U R Un livre commémoratif sur l\u2019événement historique du XXIe siècle Barack Obama De l\u2019anonymat à la présidence Textes et photographies exclusives des journalistes du magazine TIME Disponible dès maintenant 19,95 $ 1687097A En librairie le 22 janvier ou sur www.cyberpresse.ca/librairie AlexandreSirois les plus grands du Obama avec l\u2019appui Suzuki, Andrew Nye Uwe Reinhardt.trace défis président de David Paul Martin, Bacevich, Joseph et UweReinhardt.OBAMA SAURA-T-IL FREINER LE DÉCLIN DES USA ?1691763 ACTUALITÉS JUDITH LACHAPELLE Les millions investis dans la surveillance du métro et dans la lutte contre les gangs de rue y sont certainement pour quelque chose.Mais la prospérité économique et le vieillissement de la population aussi.Montréal a connu encore une fois en 2008 une baisse de la criminalité et une amélioration de son bilan routier.«Depuis 10 ans, la criminalité n\u2019a jamais été aussi basse », a dit en conférence de presse Claude Dauphin, président du comité exécutif à la Ville de Montréal et responsable de la sécurité publique.Elle est maintenant 29% plus basse qu\u2019en 1997 et 42% plus basse qu\u2019en 1992.Les études l\u2019ont prouvé depuis longtemps : la baisse du taux de criminalité va de pair avec la prospérité économique.À quoi s\u2019attendre pour 2009?«C\u2019est une situation qu\u2019il faudra surveiller », a convenu le directeur du SPVM, Yvan Delorme.Moins de crimes commis dans le métro.Moins de meurtres et de tentatives de meurtre, qu\u2019ils soient liés aux gangs de rue ou pas.Moins de collisions mortelles et de blessés sur les routes.Moins de piétons blessés ou tués lors d\u2019accidents.Seul le nombre de cyclistes blessés gravement (7 de plus que les 27 répertoriés en 2007) a augmenté, malgré une baisse du nombre de décès.Le SPVM l\u2019explique par une plus grande présence de vélos dans les rues de la ville et promet à l\u2019avenir de surveiller plus étroitement les cyclistes.Les policiers montréalais sont d\u2019ailleurs beaucoup plus visibles dans les rues qu\u2019auparavant, a souligné Claude Dauphin.Le nombre de constats d\u2019infraction est en hausse, tant chez les automobilistes que chez les piétons.Le défi des gangs de rue Environ huit crimes sur dix commis en 2008 ont été résolus, a précisé le directeur du SPVM, Yvan Delorme.«Ce haut taux de résolution est peut-être une cause de la baisse de la criminalité: on trouve les suspects et on porte des accusations.» Les gangs de rue restent une préoccupation majeure.Leurs membres sont liés au quart des armes saisies par les policiers.Huit meurtres sur 29 sont l\u2019oeuvre des luttes qu\u2019ils se livrent (une baisse de 43% par rapport à 2007), de même que 42 tentatives de meurtre sur 70 (une baisse de 22%).«On assiste à un morcellement des gangs de rue», a précisé l\u2019assistant directeur Jacques Robinette.Contrairement à la structure hiérarchique pyramidale de la mafia italienne, celle des gangs de rue est qualifiée de «cellulaire»: il n\u2019y a pas qu\u2019un seul grand royaume, il en a plusieurs petits.«Les membres des gangs veulent arriver plus vite en haut pour avoir le pouvoir, de l\u2019argent, des filles et de la drogue.» Ce qui cause des conflits de générations et un manque de leadership dans les rangs.«Il faut surveiller ça de près », a convenu M.Delorme.BILAN DU SPVM Montréal, ville sûre 2008 EN BREF Le neveu de Francesco Arcadi criblé de balles À en juger par le nombre de projectiles d\u2019arme à feu tirés en direction de Sam Fasulo, criblé d\u2019une vingtaine de balles au volant d\u2019un véhicule utilitaire sport, deux tueurs à gages avaient comme mission d\u2019éliminer ce mafioso montréalais de 37 ans, neveu de Francesco Arcadi, l\u2019un des principaux lieutenants du clan Rizzuto et membre influent de la mafia italienne.Homme de main d\u2019Arcadi, Fasulo a souvent été cité dans l\u2019enquêteColisée dans des histoires de protection et de chicanes de clans.Son casier judiciaire fait aussi état d\u2019histoires de stupéfiants et de possession d\u2019armes.Seul à bord de sa camionnette Cherokee rouge immobiliséeàun feu de circulationà l\u2019angle Henri-Bourassa et Langelier, dans l\u2019arrondissement de Montréal- Nord, Fasulo n\u2019a eu aucune chance d\u2019échapper à ses assassins.Profitant de cet arrêt de quelques secondes, en début d\u2019après-midi vendredi, les suspects dans un autre véhicule de couleur pâle se sont approchés de la camionnette et ont ouvert le feu.Atteint de plusieurs projectiles à la tête et au corps, Fasulo aurait trouvé la force d\u2019utiliser son cellulaire pendant que ses assaillants quittaient les lieux à toute vitesse.À l\u2019arrivée des policiers, l\u2019homme blessé grièvement était affaléderrière le volant.Rapidement pris en charge par des techniciens d\u2019Urgences-santé, il a été transporté dans un centre hospitalier de Montréal où il a succombé à ses blessures dimanche matin.Les policiers de la Section des crimes majeurs du SPVM ont maintenant la tâche d\u2019élucider ce qui a toutes les allures d\u2019un règlement de comptes au sein de la mafia montréalaise.- Marcel Laroche > Baisse de 30% du nombre de meurtres et de tentatives de meurtre.> Baisse de 8% des crimes commis dans le métro (depuis 2007).> Baisse de 13,2% des collisions mortelles, et de 29% de blessés sur les routes.> Baisse de 25% des piétons tués et de 41% des piétons blessés gravement.BALTIMORE Une erreur s\u2019est glissée dans notre numéro de dimanche.Nous avons erronément identifié Baltimore comme la capitale du Maryland.Annapolis est la capitale de cet État.PRÉCISION Tous les samedis dans TOUS LES SCÉNARIOS\u2026 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 21 1Plafond de cotisation fixé pour 2009.Le plafond sera indexé en fonction de l\u2019inflation.Pour ouvrir un compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt auprès de La Banque TD, vous devez avoir atteint l\u2019âge de la majorité dans votre province de résidence.* Le taux d\u2019intérêt augmente au cours de chaque année de la durée.Le taux d\u2019intérêt en vigueur lors de la 5e année est de 8 %.TD Waterhouse représente les produits et les services offerts par Courtage à escompte TD Waterhouse, Planification financière TD Waterhouse et Conseils de placement privés TD Waterhouse qui sont des divisions de TD Waterhouse Canada Inc.(membre du FCPE), Gestion privée TD Waterhouse Inc., Services bancaires privés TD Waterhouse (offerts par La Banque Toronto-Dominion) et Services fiduciaires privés TD Waterhouse (offerts par La Société Canada Trust).TD Waterhouse est une marque de commerce de La Banque Toronto-Dominion.Ouvrez votre compte d\u2019épargne libre d\u2019impôt dès aujourd\u2019hui.1-888-568-0951 \u2022 www.tdcanadatrust.com/libredimpot Voilà deux mots qu\u2019on ne voit pas souvent ensemble.8,0 % À la 5e année 1,8% 1re année 3,5% 2e année 4,0% 3e année 4,5% 4e année 8,0% 5e année Les taux sont ceux en vigueur au 23 décembre 2008 et peuvent être modifiés.CPG de 5 ans à taux progressif* À la une : notre compte 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devant la juge Carole Hallée, c\u2019est qu\u2019elle voudrait obtenir une pension alimentaire de monsieur, afin de maintenir son train de vie.Ils sont restés ensemble de janvier 1995 à 2001.En vertu du Code civil du Québec, les conjoints de fait n\u2019ont aucune obligation juridique l\u2019un envers l\u2019autre lorsque survient une rupture.La beauté brésilienne voudrait que ça change.Elle ne demande rien de moins que 50 millions de dollars, plus une pension de 56 000$ par mois.Actuellement, elle doit se contenter de la pension que lui verse monsieur pour leurs trois enfants nés entre 1996 et 2001.On a vu plus grippe-sou que monsieur, surtout en matière de garde partagée comme c\u2019est le cas ici.Lola, qui a travaillé un peu comme mannequin, mais n\u2019a jamais eu de travail rémunéré depuis son arrivée au Québec, reçoit une pension de 35 000$ par mois net d\u2019impôt pour les enfants.Elle s\u2019apprête à déménager dans une maison de 2,5 millions qu\u2019elle a choisie, mais que monsieur a payée.Il paie en outre toutes les dépenses de cette maison et accorde à Lola une somme de 500 000$ pour qu\u2019elle la réaménage et la décore à son goût.Il paie également une cuisinière, deux nounous, une femme de ménage, un chauffeur, un jardinier, un précepteur pour l\u2019aide aux devoirs des enfants.Il assume tous leurs frais scolaires et parascolaires ainsi que les frais de spécialistes.Enfin, monsieur paie à Lola un voyage annuel avec les enfants, destination au choix, ainsi qu\u2019un billet d\u2019avion pour la mère de Lola.«C\u2019est une question d\u2019argent, de dignité et de respect », dit Lola, à propos de son combat.Roman Harlequin L\u2019histoire de Lola ne déparerait pas un roman Harlequin.En 1991, elle se trouvait sur une plage du Brésil quand le Québécois en question l\u2019a remarquée.Elle avait 17 ans, il en avait 15 de plus.Ils se sont courtisés un peu, sont restés en contact et se sont revus de façon épisodique (environ aux deux mois) pendant les trois années suivantes.En 1995, Lola est venue au Québec habiter avec monsieur.Elle était un peu déçue, car il travaillait beaucoup et était souvent en voyage.Mais elle a pu profiter de beaucoup de voyages aussi.Il l\u2019a abondamment trompée.Elle l\u2019a même surpris dans une chambre d\u2019hôtel de Berlin avec une autre femme.Elle a alors voulu se suicider en se tailladant les poignets.Une autre fois, à Montréal, elle a avalé toutes les pilules de monsieur pour se tuer, mais elle a survécu, notamment parce qu\u2019elle a appelé un ami.Leurs relations étaient houleuses pendant toutes ces années.Elle attribue cela à sa forte consommation de cocaïne (à lui).Malgré tout, ils ont eu trois enfants.Elle lui parlait souvent de mariage, mais lui éludait la question ou la remettait à plus tard.Il lui a aussi dit qu\u2019il ne voulait pas se marier pour des raisons professionnelles.En contre-interrogatoire, Me Pierre Bienvenu, un des quatre avocats qui représentent monsieur, a fait valoir que son client avait toujours dit qu\u2019il ne croyait pas au mariage.L e p r o c è s s e p ou r s u i t aujourd\u2019hui au palais de justice de Montréal.C\u2019est Me Anne-France Goldwater qui pilote le dossier de Lola.Hier, cette dernière a avoué que les frais d\u2019avocats se chiffraient à environ un million jusqu\u2019à maintenant, en incluant les frais d\u2019experts.Ils sont assumés par un ami, a-t-elle dit, qui le fait de bon coeur.Elle compte le rembourser si elle gagne.Cet ami serait Herbert Black, qui assistait à l\u2019audience, hier.C\u2019est lui qui a payé 100 000 $ pour la cravate chanceuse de Guy Carbonneau.Le riche homme d\u2019affaires ne voulait pas se marier Son ex-conjointe réclame 50 millions et 56 000$ par mois «C\u2019est une question d\u2019argent, de dignité et de respect », dit Lola, à propos de son combat.llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll EN BREF Voies d\u2019accès rouvertes au pont-tunnel La fermeture de deux des trois voies menant à l\u2019entrée du pont-tunnel Louis-Hippolyte- La Fontaine en pleine heure de pointe, hier matin, a causé bien des maux de tête aux automobilistes.Le bris d\u2019un câble chauffant sous la chaussée vers 23 h dimanche a provoqué le gonflement des voies du centre et de gauche.Les deux voies ont été fermées jusqu\u2019à 14h afin de les aplanir.Durant la nuit, des employés de Transports Québec ont ensuite refait l\u2019asphaltage.\u2013 La Presse Trains de banlieue Malgré quelques problèmes, le service des trains de banlieue de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT) semble revenu sur les rails.La semaine dernière avait été ponctuée par d\u2019innombrables retards, de nombreuses pannes et des trains envoyés sur de mauvaises voies.Hier, seuls les couloirs de Deux-Montagnes et de Dorion-Rigaud accusaient de légers retards.Le départ de 8h45 d\u2019un train sur la ligne Dorion-Rigaud a également été annulé.Dimanche, le PDG de l\u2019AMT Joël Gauthier faisait un mea-culpa, qualifiant le service la semaine dernière d\u2019«inacceptable ».Un plan de redressement a été annoncé.\u2013 Daphné Cameron lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 22 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 Jour - Mois - Année - Signe Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.02 39 03 43 09 46 10 55 19 56 21 58 23 59 26 62 34 68 37 69 6559888 403 4390 16 SEPTEMBRE 92 POISSONS 2009-01-19 09 20 30 37 40 Au totAl, 6 millions $ en lots à gAgner ! 1668157A 1668792 Vieux-Québec en forfait Forfait Vieux-Québec - 1 nuit à l\u2019hôtel pour 2 personnes - Petit déjeuner américain - Frais de service 44, côte du Palais, Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 \u2022 www.manoir-victoria.com 1 800 463-6283 À PARTIR DE 145$ TAXES EN SUS POUR 2 PERS., POUR 1 NUIT Valide jusqu\u2019au 30 avril 2009 Spa Manoir ! du Forfait gastronomique - 1 nuit à l\u2019hôtel pour 2 personnes - Petit déjeuner américain - Dîner du soir/ table d\u2019hôte à « La Table du Manoir » - Frais de service À PARTIR DE 205$TAXES EN SUS POUR 2 PERS., POUR 1 NUIT Valide jusqu\u2019au 30 avril 2009 1672497 1675261 1666384 reportage publicitaire Opération 1er mars 2009 Un cahier spécial sur les programmes de formation et les établissements d\u2019enseignement.à ne pas manquer Le mercredi 21 janvier dans La Presse ACTUALITÉS DAPHNÉ CAMERON Un corps a été retrouvé dans les décombres d\u2019un immeuble détruit par le feu hier matin à Dorval.Une trentaine de familles ont aussi été jetées à la rue à la suite du sinistre.L\u2019incendie s\u2019est déclaré au deuxième étage de l\u2019édifice situé au 55, rue Bouchard, un peu avant 2h tôt hier matin.Près de 125 personnes du quartier ont été évacuées.Les causes à l\u2019origine du brasier sont présentement inconnues, mais selon plusieurs locataires, un bruit d\u2019explosion a été entendu quelques secondes avant le déclenchement de l\u2019alarme vers 1h45.«J\u2019ai été réveillé par un gros boom et un cri strident qui provenait de l\u2019appartement d\u2019à côté », explique Alexandre Lauristan.«Lorsque je suis sorti dans le couloir quelques secondes plus tard, il y avait des flammes qui sortaient par la porte de mon voisin », poursuit le jeune homme encore en pyjama sous son manteau Kanuk.Vers 14 h, quelques minutes à peine après avoir éteint les flammes, le Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal a annoncé qu\u2019un résidant de 40 ans vivant au deuxième étage manquait à l\u2019appel.La police de Montréal, qui a annoncé la découverte d\u2019un corps en fin d\u2019après-midi, n\u2019a toutefois pu confirmer s\u2019il s\u2019agissait de la même personne.Des expertises seront effectuées pour déterminer l\u2019identité de la victime.Selon M.Charrette, une autre personne a été transportée à l\u2019hôpital pour intoxication à la fumée.Il ajoute que le travail des pompiers a été compliqué par l\u2019effondrement d\u2019un mur et par le fait que l\u2019édifice se trouve dans une cour intérieure.«Nous avons travaillé de façon défensive», explique-t-il.«Les pompiers ont été évacués de l\u2019intérieur du bâtiment ainsi que du toit lorsque l\u2019un des murs s\u2019est affaissé tôt ce matin.En conséquence, nous avons uniquement arrosé de l\u2019extérieur.» Il précise que la plupart des logements sont lourdement endommagés.Résidants inquiets Les sinistrés ont pu se réfugier à l\u2019intérieur d\u2019autobus dépêchés sur les lieux quelques minutes après l\u2019arrivée des pompiers.En attendant de pouvoir constater l\u2019ampleur des dégâts, ils semblaient soulagés de s\u2019en être tirés sains et saufs.Plusieurs d\u2019entre eux craignaient toutefois d\u2019avoir tout perdu.«Pour moi, c\u2019est un retour à la case départ », explique Simina, une jeune femme qui a immigré de la Roumanie il y a quatre ans.«Je vis au troisième étage audessus du logement qui a brûlé, donc je m\u2019attends à avoir perdu tout ce que j\u2019ai accumulé depuis mon arrivée au Québec.Je n\u2019étais pas assurée.» «Dès que le bruit d\u2019explosion m\u2019a réveillée, je suis allée chercher mes trois enfants et nous sommes sortis», explique Namn Nadiedjoa, une locataire du troisième.«Tous nos papiers d\u2019identité, nos souvenirs sont restés là-bas.Mais l\u2019important, c\u2019est que mes enfants soient vivants.» La Croix-Rouge aidera les sinistrés dans les trois prochains jours.Plusieurs seront temporairement hébergés dans des hôtels du secteur.Les enquêteurs du Service de sécurité incendies de Montréal tenteront de déterminer les causes exactes du sinistre dans les prochains jours.INCENDIE À DORVAL Une victime et 30 familles jetées à la rue «Tous nos papiers d\u2019identité, nos souvenirs sont restés là-bas.Mais l\u2019important, c\u2019est que mes enfants soient vivants.» PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Les pompiers ont eu la tâche compliquée par l\u2019effondrement d\u2019un mur et par le fait que l\u2019édifice était situé dans une cour intérieure.ANDRÉ CÉDILOT Il s\u2019est écoulé plus de 10 ans depuis l\u2019assassinat dans l\u2019est de Montréal du gardien de prison Pierre Rondeau, mais le délateur Stéphane Gagné reste toujours crédible.C\u2019est ce que s\u2019est employé à démontrer toute la journée d\u2019hier Me Randall Richmond, du ministère public, lors de sa plaidoirie au procès devant jury du motard recrue des Hells Angels Nomads Paul Fontaine.À l\u2019aide d\u2019une savante présentation vidéo, il a décortiqué le témoignage à charge de Gagné, tout en mettant en relief plein d\u2019éléments qui viennent corroborer la thèse de la culpabilité de Fontaine.«Le complot pour tuer des gardiens de prison est assez facile à prouver, il reste à établir qui ont été les participants », a déclaré Me Richmond en désignant son témoin-vedette, Stéphane Gagné, puis le chef des Nomads, Maurice Boucher, et ses « lieutenants » Paul Fontaine et André Tousignant, qui brûlaient tous deux de gravir les plus hauts échelons de l\u2019organisation.S\u2019il est aujourd\u2019hui formellement accusé du meurtre de l\u2019agent Rondeau survenu le 8 septembre 1997 dans le quartier Rivière-des- Prairies, Fontaine, selon l\u2019avocat de la poursuite, devait également participer, quelques mois plus tôt, avec Tousignant, au meurtre de la gardienne Diane Lavigne.Il a toutefois été remplacé à la dernière minute par son homme de main, Stéphane Gagné, qui a tout avoué à la suite de son arrestation dans une histoire de tentative de meurtre, en décembre 1997.Le seul «Gagné est le seul témoin important du meurtre de l\u2019agent Rondeau, il est aussi le seul à pouvoir identifier Fontaine.C\u2019est pourquoi vous devez le croi re », a noté Me Richmond à l \u2019adresse des jurés.De façon à les convaincre, il a relevé sur un écran les passages les plus incriminants de la longue déposition que Gagné a faite durant le procès.Il a ensuite appuyé les paroles de l\u2019ancien tueur des Hells en rappelant les témoignages de témoins directs, de policiers, d\u2019experts ou en présentant des extraits d\u2019écoute électronique, des photos et des indices trouvés sur la scène du crime ou de perquisitions effectuées durant l\u2019enquête.Me Richmond a par exemple confirmé que Gagné avait bel et fabriqué la plaque minéralogique apposée sur l\u2019un des véhicules ayant servi au meurtre de l\u2019agent Rondeau, grâce à des résidus de cuivre microscopiques découverts dans le puisard d\u2019un garage de la rue Losh, à Saint-Hubert.L\u2019endroit servait d\u2019entrepôt aux Hells Angels.Me Richmond devrait terminer sa présentation aujourd\u2019hui.Il reviendra ensuite à la défense (Me Carole Beaucage) de présenter sa théorie au jury.PROCÈS DE PAUL FONTAINE Le délateur est crédible, dit la Couronne «Gagné est le seul témoin important du meurtre de l\u2019agent Rondeau, il est aussi le seul à pouvoir identifier Fontaine.C\u2019est pourquoi vous devez le croire.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 23 11h30 Radio-Canada.ca/maisonneuve Tribune nationale Aujourd\u2019hui, émission spéciale : l\u2019assermentation de Barack Obama.Réalisation: Lucie Benoit 1688192A POLITIQUE JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, estime que le gouvernement Harper risque de vider les coffres d\u2019Ottawa \u2013 ce qui pourrait se traduire par des déficits pour plusieurs années à venir \u2013 s\u2019il accorde des baisses d\u2019impôts importantes à tous les contribuables dans son prochain budget.Au terme d\u2019une réunion de deux jours de son caucus en prévision de la rentrée parlementaire de lundi prochain, M.Ignatieff a de nouveau exprimé hier des réserves au sujet de la justesse d\u2019offrir une telle réduction des impôts et des taxes qui profiterait à tout le monde, y compris la classe moyenne.Le chef libéral a soutenu qu\u2019il serait favorable à des baisses d\u2019impôts ciblées, en particulier pour les plus démunis.Mais il juge essentiel que le gouvernement fédéral conserve ses capacités financières afin de pouvoir financer les programmes dont les Canadiens auront besoin.«Nous croyons que des réductions de taxes ciblées pour les plus vulnérables qui amélioreraient leur pouvoir d\u2019achat seraient une bonne chose.Nous avons des inquiétudes au sujet des baisses d\u2019impôts généralisées pour la classe moyenne parce que cela risque de plonger le pays en déficit permanent », a affirmé M.Ignatieff.Le premier ministre Stephen Harper a indiqué à plusieurs reprises au cours des derniers jours qu\u2019il compte incorporer dans le prochain budget des baisses d\u2019impôts pour la classe moyenne.Cette réduction du fardeau fiscal fera partie du train de mesures visant à relancer l\u2019économie canadienne, déjà en récession, selon la Banque du Canada.Ce budget, qui sera déposé le 27 janvier, confirmera le retour des déficits à Ottawa.Il pourrait friser les 40 milliards uniquement pour l\u2019exercice financier 2009-2010.«Ce n\u2019est pas simplement un budget pour nous, maintenant.C\u2019est un budget qui a des implications pour l\u2019avenir, même pour nos enfants.Nous avons vécu la période des déficits.Les Canadiens sont allergiques aux déficits.Je suis en faveur d\u2019un déficit temporaire, un déficit modeste.Mais je ne sais pas quels seront les choix de M.Harper.On va voir la semaine prochaine», a dit le chef libéral.Cela dit, M.Ignatieff a tenu à préciser qu\u2019il évaluera le budget dans son ensemble avant de décider si le Parti libéral l\u2019appuiera, laissant ainsi la porte ouverte à ce que ses troupes ne s\u2019opposent pas aux mesures budgétaires du gouvernement Harper uniquement parce qu\u2019il y a des baisses d\u2019impôts.«Ce n\u2019est pas un seul élément du budget qui va tout déclencher.Un budget est un gros document.Il y a des centaines de milliards de dollars en dépenses.Nous allons avoir une vue d\u2019ensemble.Mais ce qui est aussi important, selon le credo libéral, c\u2019est la prudence fiscale.» De passage à Halifax, hier, le premier ministre a accusé son adversaire libéral d\u2019avoir fait volte-face sur la question des baisses d\u2019impôts.Il a soutenu que M.Ignatieff avait demandé récemment des réductions d\u2019impôts pour la classe moyenne.«M.Ignatieff a indiqué, il y a deux semaines, qu\u2019il voulait un allègement fiscal pour la classe moyenne.Il y a une semaine, il a changé d\u2019opinion.Quant à la crainte d\u2019un déficit à long terme, c\u2019est une préoccupation que partage le gouvernement du Canada.Il y a consensus au pays qu\u2019il faut, avec nos partenaires du G20, nous engager dans des dépenses déficitaires importantes dès maintenant pour stimuler notre économie.Mais cela ne peut être permanent.Nous sommes tous d\u2019accord là-dessus et nous sommes tous d\u2019accord sur le fait que la classe moyenne doit aussi bénéficier de la relance de notre économie.» - Avec Gilles Toupin BAISSES D\u2019IMPÔTS GÉNÉRALISÉES Ignatieff craint que Harper vide les coffres KARIM BENESSAIEH Après cinq ans de résultats « catast rophiques» pour le Québec et une dernière rencontre fédéra le-provincia le infructueuse, Pauline Marois demande au premier ministre Jean Charest de se retirer du Conseil de la fédération.Elle va même jusqu\u2019à réclamer son abolition.«Le Conseil de la fédération n\u2019est pas pris au sérieux par le gouvernement fédéral, plaide la chef de l\u2019opposition.Pire, il affaiblit le rapport de force du Québec parce qu\u2019à chaque fois, il doit essayer et fait un effort pour obtenir des consensus qui vont à l\u2019encontre des intérêts du Québec.» E lle suggè re plutôt que Québec négocie dorénavant seul avec Ottawa dans le cadre de relations bilatérales et fasse appel aux autres provinces sur des enjeux ponctuels.«Dans le passé, on a toujours eu des relations avec les autres provinces, j\u2019ai siégé à plusieurs tables, on n\u2019a pas pratiqué la politique de la chaise vide.On n\u2019a pas besoin de cette institution qui amène une étape supplémentaire à faire lorsqu\u2019on veut s\u2019entendre et négocier avec Ottawa.» Mme Marois réagissait hier à la rencontre fédérale-provinciale qui a eu lieu le 16 janvier dernier, d\u2019où Jean Charest est revenu «les mains vides », estime-t-elle.«On n\u2019est pas très surpris du piètre résultat du premier ministre Jean Charest.En fait, il avait sabordé luimême son rapport de force.I l a refusé de lever le ton face à Ottawa lorsqu\u2019il y a eu l\u2019énoncé politique, et je dirais doctrinaire, de Jim Flaherty.Aujourd\u2019hui , malheureusement, les Québécois en paient le prix.» La chef du PQ a par ailleurs rappelé qu\u2019elle avait été la première, fin novembre en pleine campagne électorale, à tirer la sonnette d\u2019alarme sur la nouvelle formule de péréquation.Le gouvernement Charest avait dans un premier temps estimé que les modifications étaient « ra i s on nabl es » ava nt de changer d\u2019attitude la semaine dernière.Le premier ministre soutient qu\u2019il n\u2019a pris connaissance de la formule modifiée qu\u2019en décembre.«J\u2019avais les mêmes documents que (Monique Jérôme-Forget) avait, dit Mme Marois.Dans les documents officiels, il était très clairement dit que le manque à gagner pour le Québec serait d\u2019un milliard.Ils se sont tus pour ne pas nuire à la relation avec Ottawa et pour donner l\u2019impression que tout allait très bien et que ce fédéralisme d\u2019ouverture se pratiquait.Alors que dans les faits, c\u2019est un fédéralisme prédateur qu\u2019on pratiquait.» Marois demande l\u2019abolition du Conseil de la fédération lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll « Nous avons des inquiétudes au sujet des baisses d\u2019impôts généralisées pour la classe moyenne parce que cela risque de plonger le pays en déficit permanent.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 24 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 C\u2019est pour épargner.Avec des placements.Garantis par le gouvernement du Québec.ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC LE NOM .LE DIT.\u2022 Obligations à taux progressif \u2022 Obligations à taux fixe \u2022 Obligations à escompte \u2022 Obligations Sécuri+ \u2022 Obligations boursières \u2022 Obligations d\u2019épargne \u2022 Épargne Flexi-Plus \u2022 Plan Épargne Périodique par prélèvements Découvrez nos produits d\u2019épargne et de retraite: 1 800 463-5229 | www.epq.gouv.qc.ca ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC VOTRE REER 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Arar par son nom même si les deux hommes ne s\u2019étaient jamais rencontrés au Canada.M.Khadr aurait toutefois vu Maher Arar dans des repaires d\u2019Al-Qaeda et dans des camps d\u2019entraînement en Afghanistan.«Il l\u2019a identifié par son nom.Il m\u2019a dit qu\u2019il ne l\u2019avait jamais vu au Canada», a témoigné Robert Fuller, qui a ajouté que M.Khadr a peut-être même aperçu Maher Arar dans un camp d\u2019entraînement près de Kaboul, la capitale de l\u2019Afghanistan.Omar Khadr est accusé par les autorités américaines d\u2019avoir lancé une grenade qui a coûté la vie à un soldat américain en Afghanistan en 2002.Il est le seul Canadien détenu à la prison de Guantánamo.Il attend son procès depuis bientôt sept ans.Maher Arar est ce Canadien d\u2019origine syrienne toujours soupçonné par les autorités américaines d\u2019avoir eu des liens avec le réseau terroriste Al-Qaeda.En 2002, M.Arar, ingénieur de formation, a même été arrêté à New York par les autorités américaines et a été expulsé en Syrie, où il a été emprisonné et torturé pendant près d\u2019un an avant d\u2019être relâché.Blanchi par une commission d\u2019enquête M.Arar a toujours nié avec véhémence avoir séjourné dans un camp terroriste d\u2019Al-Qaeda.Une commission d\u2019enquête publique présidée par le juge Dennis O\u2019Connor a d\u2019ailleurs blanchi M.Arar de tout lien avec une organisation terroriste.Dans son rapport final, le juge a conclu que la GRC avait fourni aux autorités américaines des informations erronées au sujet de M.Arar avant qu\u2019il ne soit expulsé.À la suite de ce rapport, le gouvernement Harper a offert des excuses publiques à M.Arar et lui a versé une somme de 10,5 millions de dollars en guise de compensation financière en janvier 2007.Même s\u2019il a été totalement blanchi, les autorités américaines ont refusé de retirer le nom de Maher Arar de leur liste d\u2019individus qui sont persona non grata aux États-Unis.Toutefois, la secrétaire d\u2019État Condoleezza Rice avait admis, en octobre 2007, que l\u2019administration de George W.Bush avait mal géré cette affaire, sans aller jusqu\u2019à présenter des excuses à M.Arar.Il a été impossible, hier soir, d\u2019obtenir les commentaires de Maher Arar, qui vit maintenant à Kelowna, en Colombie- Britannique.Le gouvernement Harper n\u2019a pas voulu non plus commenter ce nouveau rebondissement.L\u2019ancien ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, qui est aujourd\u2019hui titulaire du Commerce international, a fait des pressions sur les autorités américaines pour que soit rayé le nom de M.Arar de la liste des personnes interdites de séjour aux États-Unis.Également hier, une agente des services de renseignement américains a soutenu durant les audiences qu\u2019Omar Khadr lui avait avoué avoir lancé la grenade qui a tué un militaire américain en Afghanistan, en juillet 2002.Selon l\u2019agente, identifiée seulement par le nom d\u2019Interrogateur 11, l\u2019incident s\u2019est produit après la mort de trois autres hommes, tués par les forces américaines.Omar Khadr, partiellement aveuglé par ses blessures, se cachait alors dans un buisson.L\u2019avocat d\u2019Omar Khadr, le lieutenant commandant William Kuebler, a rétorqué que les aveux d\u2019Omar Khadr ont été obtenus sous la torture et la force et il a demandé au juge de les rejeter.«C\u2019est faux et nous pouvons le prouver.Nous avons des photos que nous n\u2019avons pas pu présenter encore qui démontrent que c\u2019est faux», a-t-il dit.Le juge Parrish devrait décider aujourd\u2019hui si le procès de Khadr, qui doit débuter le 26 janvier, ira de l\u2019avant ou sera repoussé pour laisser à la défense plus de temps pour se préparer.Les rebondissements d\u2019hier sont survenus à la veille de l\u2019investiture du nouveau président Barack Obama à Washington.En campagne électorale, M.Obama a promis de fermer la prison de la base navale américaine de Guantánamo, à Cuba.Un vent d\u2019optimisme souffle d\u2019ailleurs dans le camp de la défense après sept ans d\u2019attente.On croit que le processus judiciaire entamé contre Omar Khadr pourrait bientôt s\u2019arrêter si le nouveau président donne suite rapidement à sa promesse de fermer cette fameuse prison décriée par les groupes des droits de la personne du monde entier.Encore des mois Mal g r é l a prome s se de Barack Obama, l\u2019administration militaire américaine compte poursuivre les procédures entreprises contre Omar Khadr.Cela a fait dire à l\u2019avocat du jeune Canadien que cette situation était à l\u2019image de la prison de Guantánamo, qui a «commencé dans la confusion et le chaos, et qui va finir de même».Il pourrait s\u2019écouler au moins trois mois après l\u2019adoption d\u2019un déc ret par l\u2019administrat ion Obama avant que la prison ne soit fermée.En outre, la nouvelle administration américaine devra décider du sort des 250 détenus qui y sont toujours emprisonnés.Omar Khadr est le dernier citoyen d\u2019une démocratie occidentale à être encore détenu à Guantánamo.Les autres ont tous été rapatriés dans leur pays d\u2019origine pour y être jugés ou libérés.Le gouvernement Harper subit de fortes pressions depuis quelques mois pour qu\u2019il rapatrie Khadr.\u2013 Avec La Presse Canadienne et AFP Maher Arar dans un camp d\u2019Al-Qaeda?Omar Khadr l\u2019a identifié pendant un interrogatoire, affirme un agent du FBI PHOTO REUTERS Omar Khadr pendant son procès à la base de Guantánamo, hier.PHOTO ARCHIVES REUTERS Maher Arar, qui a reçu les excuses du gouvernement canadien après avoir été blanchi de tout lien avec une organisation terroriste.« Il l\u2019a identifié par son nom.Il m\u2019a dit qu\u2019il ne l\u2019avait jamais vu au Canada », a témoigné l\u2019agent du FBI, qui a ajouté que M.Khadr a peut-être même aperçu Maher Arar dans un camp d\u2019entraînement près de Kaboul.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 25 OBAMA SAURA-T-IL FREINER LE DÉCLIN DES USA ?En librairie le 22 janvier ou sur www.cyberpresse.ca/librairie AlexandreSirois trace les plus grands défis du président Obama avec l\u2019appui de David Suzuki, Paul Martin, Andrew Bacevich, Joseph Nye et UweReinhardt.1685978A MONDE SUY SE AGENCE FRANCE-PRESSE PHNOM PENH \u2014 Le premier procès international d\u2019un ex-responsable khmer rouge s\u2019ouvrira le 17 février au Cambodge, où l\u2019ex-tortionnaire présumé Kaing Guek Eav, alias «Douch », sera jugé pour crimes contre l\u2019humanité.L\u2019accusé \u2013 un ancien professeur de mathématiques âgé de 66 ans \u2013 avait dirigé le centre de torture S-21, dans l\u2019ancien lycée de Tuol Sleng, à Phnom Penh, où furent détenus plus de 12 380 hommes, femmes et enfants avant d\u2019être exécutés.«Douch» avait été emprisonné en 1999 et transféré en 2007 au tribunal chargé de juger d\u2019ex-responsables khmers rouges.« \"Douch\" assume ses responsabilités depuis le début, a déclaré son avocat français, François Roux, qui se trouve au Cambodge.Il n\u2019y a pas de contestation des faits, sauf des choses marginales.» Le tribunal, parrainé par l\u2019ONU, s\u2019était péniblement mis en place en juillet 2006, à Phnom Penh, après de longues années de tractations entre les Nations unies et le gouvernement de Hun Sen, premier ministre au pouvoir au Cambodge depuis plus de 23 ans.De nombreux retards ont été enregistrés dans le processus, marqué par des accusations de corruption et d\u2019ingérence politique, ainsi que par des frictions internes et des difficultés financières.Outre «Douch», quatre autres suspects au profil plus politique \u2013 Nuon Chea, Ieng Sary, Ieng Thirith et Khieu Samphan \u2013 sont actuellement détenus dans l\u2019enceinte du tribunal spécial de Phnom Penh.Ils sont, eux, septuagénaires ou octogénaires et de nombreux Cambodgiens redoutent qu\u2019ils ne meurent avant leur procès.Le numéro un des Khmers rouges, Pol Pot, est mort en 1998.Le procès d\u2019un premier Khmer rouge s\u2019ouvre enfin MATHIEU PERREAULT Israël a indiqué, hier, qu\u2019il retirerait ses troupes de Gaza avant ce midi, avant l\u2019investiture du président Barack Obama.Mais la trêve demeure fragile, le Hamas annonçant son intention de se réarmer et l\u2019Égypte niant qu\u2019un accord secret avec Israël prévoit des mesures communes pour enrayer la contrebande d\u2019armes vers Gaza.Les accusations d\u2019utilisation d\u2019armes controversées par Tsahal \u2013 l\u2019armée israélienne \u2013 ont aussi continué.Amnistie internationale a affirmé que Tsahal a utilisé du phosphore, une substance liquide qui colle à la peau et brûle au contact de l\u2019air, alors que des pays arabes ont demandé à l\u2019Agence internationale pour l\u2019énergie atomique de vérifier si Tsahal avait utilisé des munitions à uranium appauvri.Les négociations se sont poursuivies, des dirigeants arabes se réunissant au Koweït pour définir une position commune.L\u2019Égypte a de nouveau affirmé que le Hamas avait la responsabilité des hostilités, alors que la Syrie a réclamé une résolution déclarant Israël une «entité terroriste» et soutenant la résistance palestinienne.Controverses Vendredi dernier, l\u2019Égypte et l\u2019Arabie Saoudite avaient boycotté une autre réunion à Doha, au Qatar, où l\u2019Iran et la Syrie avaient fait adopter une résolution de gel des relations avec Israël.L\u2019État hébreu n\u2019est pas exempt de controverses.La décision de retirer les troupes sans avoir réussi à récupérer le soldat Gilad Shalit, capturé par le Hamas en 2006, fait des vagues.Dans l\u2019ensemble de la bande de Gaza, environ 5000 maisons ont été complètement détruites par l\u2019aviation, les blindés ou les bulldozers israéliens, et 20 000 autres lourdement endommagées, selon une première évaluation rendue publique hier par le gouvernement du Hamas.Le coût de la reconstruction serait de 1,4 milliard US.En trois semaines, au moins 1315 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants, selon les services d\u2019urgence.Côté israélien, 10 militaires et trois civils sont morts.\u2013 avec AP, AFP, The New York Times, BBC et le journal Haaretz Israël quitte la bande de Gaza Juste à temps pour l\u2019investiture de Barack Obama PHOTO SÉBASTIEN SCHEINER, ASSOCIATED PRESS Des chars israéliens ont déjà commencé à quitter la bande de Gaza pour retourner en Israël.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 26 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 PAS DE CACHETTE PIÈCES ET SERVICE OUVERT LUNDI AU VENDREDI DE 7H30 À 17H NOUVEAU CONCESSIONNAIRE 135, boul.Sir-Wilfrid-Laurier Saint-Basile-le-Grand 450 461-9999 www.stbasilehonda.com Peu importe où vous avez acheté votre Honda NOUS HONORONS VOTRE GARANTIE La qualitéd\u2019un concessionnaire Le pr ixd\u2019une stat ion-service SERVICE 5ANS ET PLUS VÉHICULES FINANCEMENT à pARTIR dE 0,9%(2) NOUS SOMMES OUVERTtrès ouverts *Location de 48 mois (60 mois pour la Civic), 24 000 km par année inclus, valeur résiduelle 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participant à une étude clinique Chaque année, depuis vingt ans, des milliers de personnes apportent une contribution essentielle à la recherche médicale en participant à nos études cliniques. MONDE AGENCE FRANCE-PRESSE Le Brésil a refusé d\u2019extrader en Italie l\u2019ex-activiste d\u2019extrême gauche Cesare Battisti, estimant qu\u2019il pourrait être «persécuté» en Italie pour ses opinions politiques.Le président de la Chambre des députés italiens, Gianfranco Fini, a dénoncé cette décision, précisant que le Brésil est «l\u2019unique pays au monde à reconnaître le statut de réfugié politique pour un citoyen italien».Ancien responsable du mouvement des Prolétaires armés pour le communisme, M.Battisti a été condamné en 1993 par contumace à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres dans les années 1970.Il se proclame innocent.Il avait trouvé refuge en France de 1990 à 2004.Il est à nouveau entré dans la clandestinité et s\u2019est réfugié au Brésil en 2004 quand la France a décidé de mettre fin à la «jurisprudence Mitterrand», qui protégeait de l\u2019extradition les anciens membres de l\u2019extrême gauche italienne.Il avait été arrêté en 2007, à Rio de Janeiro.Le Brésil LE TOURDUGLOBE refuse d\u2019extrader un « activiste » italien TCHÉTCHÉNIE Avocat abattu L\u2019avocat de la famille d\u2019une jeune Tchétchène tuée par un officier russe pendant la seconde guerre de Tchétchénie, Stanislav Markelov, a été abattu hier en plein coeur de Moscou.Me Markelov a été tué juste après une conférence de presse où il avait dénoncé la libération anticipée de l\u2019excolonel Iouri Boudanov, qui avait tué, en mars 2000, Elza Koungaïeva, âgée de 18 ans.\u2013 AFP SALVADOR Gouvernement minoritaire Aucune formation politique n\u2019a obtenu la majorité absolue lors des législatives de dimanche au Salvador.L\u2019ancienne guérilla de gauche du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) sera la première formation à l\u2019Assemblée en nombre de députés, 37 selon les estimations basées sur 75% des suffrages, mais la majorité simple s\u2019y établit à 43 votes.Le partit au pouvoir, l\u2019Alliance républica ine nat iona liste (ARENA), gouverne avec 34 députés et devrait perdre un siège.Le président, qui aura le mandat de former un gouvernement, sera élu par la population le 15 mars prochain.\u2013 AFP RUSSIE Ports militaires La marine russe a l\u2019intention d\u2019ouvrir des bases navales en Libye, en Syrie et au Yémen, rapporte le Financial Times.Citant Reuters et Itar-Tass, le quotidien britannique indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019uneautre preuve desambitions géostratégiques de la Russie.\u2013 Mathieu Perreault PAKISTAN Écoles détruites Les talibans ont à nouveau détruit à l\u2019explosif, hier, dans un district du nord-ouest du Pakistan, cinq écoles auxquelles ces militants islamistes proches d\u2019Al-Qaeda avaient donné jusqu\u2019au 15 janvier pour refuser de scolariser les filles, a annoncé la police.Les talibans ont dynamité 173 écoles dont 105 de filles dans le district de Swat depuis que l\u2019armée a lancé une vaste offensive à l\u2019automne 2007 pour reconquérir cette vallée qui fut le premier site touristique du pays, selon le gouvernement.\u2013 AFP Tous les samedis dans CE QU\u2019ON A VU, CE QU'ON EN PENSE.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 27 Berline G37x Coupé FX35/50 EX35 M35x/45x QX56 infiniti.ca L \u2019 É V É N E M E N T P E R F O R M A N C E I N T É G R A L E D \u2019 I N F I N I T I 3,5% de financement à l\u2019achat sur tous les véhicules Infiniti 2009 à traction intégrale.En plus d\u2019offres de location tout aussi inspirantes sur chacun de nos modèles.L\u2019offre de location s\u2019applique sur le EX35 2008 (E6SG78 AJ00) à un taux 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FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Reprendre contact avec les Américains À la question: «Qu\u2019attendez-vous d\u2019Obama?», je donnerais une réponse à la Kennedy.Le peuple américain ne devrait pas se demander ce qu\u2019Obama peut faire pour lui, mais plutôt ce qu\u2019il peut faire pour lui, et surtout pour son pays.Ce devrait être la fin d\u2019une ère d\u2019égoïsme américain.Mais contrairement à 1960, ce n\u2019est plus une simple question de progrès; cette fois, c\u2019est une question de survie.Pour le reste du monde, c\u2019est la même chose: que nous pouvons faire, nous aussi, pour lui?Un premier défi pour nous est de comprendre qu\u2019on vient de changer d\u2019ère.Nous devons donc nous débarrasser de notre antiaméricanisme (qui était tout à fait justifié pendant l\u2019ère Bush) et rependre contact avec le peuple américain et lui montrer que nous sommes avec lui.Encore ici, c\u2019est une question de survie.Francis Cavanagh, Montréal Obama remue la planète entière «We are one.» Déjà, mes attentes sont comblées.Ces mots vont colorer, sans contredit, la présidence de Barack Obama.Le travail vers l\u2019unité, vers la reconnaissance que chaque existence est animée par la même vie, une fraternité.Le travail vers l\u2019unité demeure le plus simple, le plus certain pour régler les conflits dans le monde.C\u2019est la meilleure façon, l\u2019indispensable voie vers la paix.Barack Obama remue la planète entière.Sa présidence sera déterminante pour l\u2019avenir de l\u2019humanité, justement parce que la sagesse qui semble l\u2019habiter l\u2019amènera à établir dans toutes ses décisions de justes relations humaines.Liette Dumouchel De l\u2019espoir à la réalisation J\u2019attends beaucoup de Barack Obama: l\u2019unité des États- Unis dans le respect de toutes les classes sociales, une politique intérieure qui soulagera la classe moyenne de ses fardeaux fiscaux, une assurance médicale pour tous.Et aussi, un pays beaucoup plus vert.Par contre, il hérite d\u2019une politique minée par les guerres.Aussi, il faut que les Américains soient patients envers lui et l\u2019épaulent.Il mettra certainement deux ou trois ans pour rétablir la paix au Moyen-Orient, peut-être plus.Il incarne une Amérique nouvelle qui défie les idées reçues.Si j\u2019étais un de ses proches conseillers, je lui dirais : «Continuez, M.le président, à marcher dans l\u2019honnêteté, à suivre vos valeurs, à soulager la misère, à comprendre les autres peuples de la Terre.Votre regard franc, votre grand enthousiasme, votre volonté farouche à réaliser vos promesses feront de vous un vainqueur.» Monique Blatter Flowerday, Sutton Tout un programme ! J\u2019espère qu\u2019il aura le courage de gouverner, de s\u2019extirper des griffes des groupes de pression (lobbyistes).Pour régler les problèmes aux États-Unis, il faut que les héritiers de Milton Friedman, les Chicago Boys, cessent de diriger l\u2019économie.Le lobby pro-israélien ne doit plus contrôler la politique internationale du pays.Et les lobbys des médicaments et des assurances doivent cesser de faire la loi dans le secteur de la santé.Enfin, il devra prendre de la distance à l\u2019égard des évangélistes, sans oublier d\u2019établir quelque contrôle sur les armes à feu.C\u2019est tout un programme.Gaétane Sirois, Montréal Va-t-il marcher sur les eaux ?À écouter les médias, on a l\u2019impression qu\u2019il ne lui manque plus qu\u2019à Obama de marcher sur les eaux.Il faut revenir à la réalité! «Ce sera difficile », a-t-il dit.Il faut se comporter comme des gens responsables, logiques avec un sens de discernement et d\u2019esprit critique.Il ne peut pas faire de miracle et l\u2019attitude actuelle du public ne peut qu\u2019apporter des désillusions.La vraie valeur d\u2019Obama est d\u2019apporter un sens moral et éthique à la population et ses différents décideurs.Pour le reste, on verra.Michel Sylvestre Un fardeau lourd à porter Le peuple américain en a vu de toutes les couleurs, ces 50 dernières années.De la guerre de Corée à celle d\u2019Irak, on peut compter au moins 13 interventions de l\u2019armée des États-Unis.L\u2019attentat du 11 septembre est venu perturber à jamais la quiétude des Américains.Il fallait faire marche arrière.Retrouver la joie de vivre des années 50.Il fallait un héros qui leur permettrait de retrouver leur innocence.Puis, est venu Obama.Il leur a promis la paix, la joie, la prospérité, et surtout, de les présenter au monde comme des gens bons, justes, sans aucun préjugé, sans aucun racisme.Il incarne l\u2019image qu\u2019ils veulent projeter au monde à travers lui.Bonne chance Obama.Le fardeau sera lourd à porter.Roland Bazerghi Bonne chance et persévérance «Frappe-toi le coeur, c\u2019est là qu\u2019est le génie», a dit Musset.Le public ne s\u2019y trompe pas, qui sent d\u2019instinct la différence entre le verbiage, le pompeux et la vérité toute nue.Pourquoi cite-t-on les Lincoln, Kennedy et autres, sinon parce qu\u2019ils ont su faire appel à l\u2019émotion, à la bonne volonté, au désir d\u2019altruisme qu\u2019il y a en chacun de nous?C\u2019est qu\u2019ils ont fait la preuve que la vérité est la base de la confiance.Et si la confiance existe, le reste vient.Par ailleurs, il faut se rappeler que ce désir de bien faire est facile tant qu\u2019il n\u2019est pas contrarié.Nous savons bien que plus l\u2019attente est élevée, plus la déception est facile.Mon père disait toujours, à propos de tout et de rien: «Surtout, mes enfants, bonne chance et persévérance.»Quand on est jeune, ce dicton ne veut rien dire, mais tout bénin qu\u2019il soit, il signifie beaucoup! Ne pas lâcher malgré les épreuves, tout est là! «Yes, we can!» Marguerite Boucher, Outremont PAUL DES MARAIS L\u2019auteur réside à Montréal.Pour plusieurs, le Messie est arrivé ! Le héros qu\u2019on attendait est sur le point de prendre possession de la Maison- Blanche.Entre deux premières \u2013 soit d\u2019élire une première femme ou un premier Afro-Américain à la présidence des États-Unis \u2013, on a opté pour la seconde.Ce n\u2019est pas rien dans un pays où le conservatisme religieux a la cote.Un Noir.dans une Maison-Blanche! Quel magnifique paradoxe! Mais, la politique n\u2019est-elle pas l\u2019art du possible ?Des défis énormes attendent Barack Obama.Il arrive à Washington dans un contexte peu enviable: la pire crise économique depuis le k rach de 1929 ; le bourbier i rakien, gracieuseté de son prédécesseur ; l\u2019Afghanistan ; le Moyen-Orient, qui flambe à nouveau.Comment résoudre cette crise économique qui bouleverse nos vies?Comment quitter l\u2019Irak dans l\u2019honneur, après avoir mis ce pays à feu et à sang?Comment enrayer le terrorisme en Afghanistan?Comment résoudre le conflit israélo-palestinien, là où tous ont échoué?Bref, comment redorer le blason du pays de l\u2019Oncle Sam?Les Américains, sinon une bonne partie de la planète, misent beaucoup sur cet homme, qu\u2019ils considèrent comme Superman.Mais la vie est faite de rêves.À peine sorti de l\u2019adolescence, je rêvais à Kennedy et au renouveau qu\u2019il incarnait.Les Américains avaient élu leur premier président catholique, ce qui n\u2019était pas rien à l\u2019époque.Ils avaient osé parce qu\u2019ils croyaient.jusqu\u2019à ce qu\u2019un tireur embusqué à Dallas vienne anéantir leur espoir.Et le mien.Presque 50 ans plus tard surgit un homme en qui tous les espoirs sont permis.Avec lui, on rêve que la pauvreté sera enrayée, que les conflits armés seront éradiqués ; bref, que la Terre sera plus verte, que le ciel sera plus bleu.Que serions-nous, sans nos rêves?Quel magnifique paradoxe ! CAROLE TREMBLAY L\u2019auteure est une Montréalaise.Les attentes envers Barack Obama sont très très élevées, trop peut-être, et celui-ci en est bien conscient.Dans son discours de dimanche dernier, lors du spectacle «We are one», il a tenté de modérer les ardeurs de la population en disant que ce sera difficile, que le chemin sera ardu et prendra du temps : un an, peut-être plus, pour réaliser ce rêve américain.Il a également rappelé que le peuple doit prendre ses responsabilités après avoir trop longtemps laissé faire.Il a besoin de tous pour rétablir l\u2019espoir et assurer de meilleures perspectives d\u2019avenir.Il croit que ceux qui aiment leur pays sont en mesure de le transformer, qu\u2019aucun obstacle n\u2019est en mesure de bloquer la voie au changement.Étant un des plus grands orateurs de son temps, Barack Obama est une formidable source d\u2019inspiration pour les États-Unis, pour l\u2019Amérique et pour la planète entière.Tant qu\u2019il inspirera à ce point la population, le changement viendra et ce sera le peuple qui réalisera cela (avec Obama, évidemment) pour un monde meilleur.Je crois que ce vent d\u2019optimisme palpable est contagieux et que tous les pays en seront atteints.Partout dans le monde, on a mis de l\u2019espoir en lui.Si ce vent d\u2019optimisme se maintient, on ne pourra être déçu.Aussi longtemps qu\u2019Obama inspirera son pays et l\u2019univers en général, son influence sera déterminante.La force de cet homme de grande valeur est de susciter l\u2019espoir, mais il clair qu\u2019il ne peut à lui seul changer la face de l\u2019univers.Et le changement viendra grâce à ceux et celles qui s\u2019impliqueront dans leur pays respectif à construire un monde différent et meilleur.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Un vent mondial d\u2019optimisme GENEVIÈVE BOÉCHAT-AUDET L\u2019auteure est une Lavalloise.Il y a 40 ans, le mot espoir était sur les lèvres d\u2019un peuple, mais on l\u2019a fait taire.Il y a 40 ans, un rêve essayait d\u2019émerger, mais on l\u2019a renvoyé au plus profond de la nuit.Aujourd\u2019hui, ce mot resurgit telle une petite pousse qui pointe hors de la terre au printemps.Cette petite pousse, partie de presque rien, a réussi à faire son chemin parmi d\u2019autres, plus fortes.Au début, on ne lui prêtait guère attention, mais à force de persévérance, elle a fini par se faire entendre.Cettepetitepousseavaitbeaucoup de volonté et de confiance.Bien d\u2019autres auraient voulu la suivre, mais ne croyaient pas qu\u2019elle serait assez forte pour s\u2019en sortir.Ce n\u2019était encore qu\u2019un rêve qui allait s\u2019évanouir dans l\u2019obscurité! Mais la petite pousse insistait et continuait à se battre.Elle était si forte qu\u2019elle réussit à éveiller autour d\u2019elle cet espoir qui était devenu silencieux depuis si longtemps.Et puis un jour, contre toute attente, cet espoir s\u2019est mis à grossir et à souffler tel un vent de tempête.Les gens ont recommencé à y croire.Entraînés par la petite pousse, ils ont réalisé qu\u2019ensemble, tout était possible.Des gens ont voté pour la première fois de leur vie et ont permis à la petite pousse de grandir encore.Pour la première fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanité, une famille noire entre aujourd\u2019hui à la Maison-Blanche, prouvant au monde entier qu\u2019il ne faut jamais abandonner ses rêves.Ce n\u2019est que le début d\u2019un long chemin et la petite pousse devra faire preuve d\u2019une bonne dose de détermination pour continuer d\u2019avancer.Mais, quoi qu\u2019il arrive, le mouvement est amorcé et plus rien ne l\u2019arrêtera.Il y a 40 ans, un homme eut un rêve, maintenant ce rêve est devenu réalité.Aujourd\u2019hui, grâce à la petite pousse, tout le monde sait que «Yes, we can».AVANT TOUT, L\u2019ESPOIR\u2026 Nous publions dans cette page un échantillon des meilleurs courriels que nous avons reçus en réponse à notre appel à tous sur les attentes que suscite l\u2019arrivée de Barack Obama à la présidence des États-Unis FORUM@LAPRESSE.CA Pour la première fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanité, une famille noire entre aujourd\u2019hui à la Maison-Blanche.PHOTO ROBERT MAILLOUX, LA PRESSE Geneviève Boéchat-Audet \u2013 qui pose fièrement devant un drapeau américain à la boutique VIP de Montréal \u2013 voit dans l\u2019élection de Barack Obama un retour à l\u2019espoir.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 29 André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAUX FORUM@LAPRESSE.CA serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS mroy@lapresse.ca MARIO ROY «L\u2019Amérique qu\u2019on aime», selon le titre du volumineux et passionnant recueil de textes publiés dans La Presse, n\u2019a jamais cessé d\u2019exister.C\u2019est juste qu\u2019on ne voyait plus les États-Unis comme ils sont.Car, l\u2019irruption de ce phénomène \u2013 dans tous les sens du mot \u2013 qu\u2019est Barack Obama n\u2019a encore rien changé à la réalité des choses.Sinon, le regard.Et le regard, en effet, ce n\u2019est pas rien.On ne refera pas le procès de George W.Bush.Mais, en l\u2019occurrence, il faut bien le déclarer coupable d\u2019avoir perverti la façon dont les Américains en étaient venus à se voir.Et comment ils étaient vus par les autres.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Obama a fait renaître l\u2019espoir?Mai s a - t - i l j amai s é té pe rdu ?L\u2019optimisme est un trait dominant \u2013 peut-être le trait dominant \u2013 de la civilisation américaine.Ça ne fait pas les manchettes, bien sûr.De sorte que les images de la guerre, de l\u2019ouragan, du scandale, de la crise, qui constituent le pain et le beurre de CNN et de FoxNews, ne nous montrent pas comment les Américains se relèvent.Comment, dès la petite enfance, on leur a appris pourquoi et comment il faut se relever, toujours et en toutes circonstances.Obama a élevé le débat politique ?Et par rapport à quoi?Dans quelle autre nation des gens de la rue sont-ils capables de citer demémoire de longues phrases \u2013 qui ont souvent marqué un changement de cap pour lemondeentier \u2013 de l\u2019équivalent d\u2019un Lincoln, d\u2019un Roosevelt, d\u2019un Kennedy, d\u2019un Reagan même?Et de ces «équivalents», y en a-t-il eu des masses, ailleurs?.On avait oublié que l\u2019histoire du discours politique américain n\u2019est pas faite que de bushismes (le 27 juin 2007, on demande à Bush: «Tony Blair est-il vraiment votre caniche?» Réponse: «Non, il est plus gros que ça!»).Obama a réhabilité le savoir et la culture?Mais l\u2019un et l\u2019autre purgeaient-ils une peine?À la Maison-Blanche et dans ses environs immédiats, peut-être.Ailleurs au pays, le savoir et la culture n\u2019ont jamais cessé un seul instant de constituer, bien davantage que les appareils militaire ou économique, les principaux moteurs de la puissance américaine.Jusqu\u2019à nouvel ordre (et ça viendra un jour), c\u2019est encore sur les États-Unis qu\u2019on compte le plus pour apprendre et innover.C\u2019est toujours à l\u2019aune de la culture américaine (même si c\u2019est pour la conspuer, comme le veut une mode inusable) qu\u2019on juge les autres.Rien de cela n\u2019enlève quoi que ce soit à Obama, bien sûr.Il est maintenant le 44e président des États-Unis d\u2019Amérique.Il est le pur produit d\u2019une grande civilisation.En fait, comme il le rappelle souvent lui-même, de la seule civilisation capable de porter un homme comme lui, ce phénomène, au poste de commande de la nation.Il est très possible que Barack Obama soit un grand président \u2013 qui ne le souhaite pas?Ce serait tout simplement dans l\u2019ordre des choses.Le «numéro 44» Barack Obama est le pur produit d\u2019une grande civilisation.nathalie.collard@lapresse.ca NATHALIE COLLARD Aujourd\u2019hui, aux États-Unis, des parents ont décidé de ne pas envoyer leurs enfants à l\u2019école.Ce 20 janvier 2009, l\u2019histoire ne s\u2019apprendra pas dans les livres, elle se vivra en direct, à la télévision.Il n\u2019y a pas que les jeunes Américains qui vont se rappeler ce moment «historique».Partout sur la planète, des parents vont expliquer à leurs enfants en quoi l\u2019intronisation de Barack Obama est un moment dont ils devraient se souvenir toute leur vie.Voilà une occasion unique de leur parler d\u2019histoire, d\u2019engagement, d\u2019espoir.À cause de la couleur de la peau d\u2019Obama, bien sûr.Car malgré tous les programmes pour mettre fin à la discrimination envers les Noirs aux États-Unis, on n\u2019aurait jamais cru voir un président de couleur à laMaison- Blanche.Les enfants, et c\u2019est compréhensible, ne saisissent pas très bien cette révolution-là.Combien d\u2019entre eux croient que les États- Unis se limitentàNew York, Los Angeles, les plages d\u2019Ogunquit et les stars d\u2019Hollywood?Quelle belle occasion pour les parents et les enseignants de leur expliquer l\u2019esclavage, la discrimination, l\u2019égalité des chances.De leur parler de Martin Luther King, d\u2019Abraham Lincoln, de Rosa Parks.La couleur de la peau de Barack Obama n\u2019est pas le seul prétexte pour engager le dialogue.Il y a l\u2019homme aussi.Le 44e président des États-Unis incarne à lui seul plusieurs valeurs que bien des parents tentent tant bien que mal d\u2019inculquer à leurs enfants: le sens des responsabilités, l\u2019engagement, la persévérance, le respect, la détermination\u2026 Ces mots n\u2019ont pas une grande signification lorsqu\u2019ils ne sont pas incarnés, lorsqu\u2019on ne sait pas qui citer en exemple.Or justement, voilà un homme qui incarne avec beaucoup de dignité ces qualités du coeur qu\u2019on voudrait tous voir se développer chez nos enfants.Les parents le savent bien, les vrais modèles se font rares de nos jours.Les hommes et les femmes qui, dans l\u2019esprit des jeunes, parviennent à faire le poids aux côtés des mégastars du cinéma, de la chanson ou du sport sont encore plus rares.On ne laissera certainement pas passer une si belle occasion, avec l\u2019arrivée d\u2019Obama, d\u2019encourager les enfants à réaliser leurs rêves, à se dépasser, à persévérer.À un journaliste de CNN qui lui demandait ce qui l\u2019avait décidé à venir à Washington accompagné de son fils adolescent, un Américain a répondu: «C\u2019est pour lui.Ce moment lui appartient.C\u2019est son avenir.» Il a tout à fait raison.Nous vivons à une époque où tout est à prendre au deuxième et au troisième degré.Nos enfants ont grandi dans un monde où le sarcasme est intégré avant même l\u2019entrée à la maternelle, dans une société où on ne leur donne pas souvent l\u2019occasion de rêver.Pour une rare fois, nous pouvons laisser notre cynisme au vestiaire.Aujourd\u2019hui, nous avons la chance de vivre avec eux un moment fort, une émotion pure, sans jeu vidéo, sans ordinateur et surtout, sans arrière-pensée.En cela aussi, il s\u2019agit d\u2019un moment historique.Ne le laissons surtout pas s\u2019échapper.Obama et les enfants Ce 20 janvier 2009, l\u2019histoire ne s\u2019apprendra pas dans les livres, elle se vivra en direct, à la télévision.ALAIN MESSIER L\u2019auteur réside à Piedmont.La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, en visite à Haïti le week-end dernier, a affirmé, après avoir arpenté les rues du quartier de Bel-Air, réputé pour être une enclave où règnent l\u2019anarchie et la violence et où semble s\u2019installer maintenant un mouvement de pacification et de réduction de la violence: «Cette expérience peut donner des leçons au Canada, car nous faisons aussi face à des réalités d\u2019exclusion qui peuvent pousser une jeunesse désoeuvrée vers la criminalité.À un point tel que des quartiers difficiles de Montréal comme Montréal-Nord et Saint-Michel devraient s\u2019en inspirer.» Vraiment?Alors, pourquoi envoyonsnous nos policiers former des agents de la paix dans un esprit d\u2019État de droit?Et que fait-on des sommes astronomiques de l\u2019aide humanitaire?Si la gouverneure générale veut maintenant donner des leçons d\u2019administration de la justice et de rapports communautaires aux élus montréalais et aux responsables de l\u2019administration du droit et de la justice du Québec et nous proposer Haïti en exemple, elle fait preuve d\u2019un manque de jugement que sa recherche de la première page incrimine.Cela dit, les photographies accompagnant les articles relatant sa visite où elle est entourée d\u2019un groupe important de militaires et de policiers armés (ci-contre) \u2013 et notamment de militaires armés de mitraillette \u2013, témoignent d\u2019une situation tout a fait disproportionnée avec nos problèmes sociaux.Qu\u2019elle en prenne bien note dans son carnet de voyage.Des leçons à recevoir d\u2019Haïti, vraiment ?PHOTO TOM HANSON, LA PRESSE CANADIENNE La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, et son mari, Jean-Daniel Lafond, dans les rues du quartier Bel-Air à Port-au-Prince la semaine dernière.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 30 L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 FORUM VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 LYSIANE GAGNON lgagnon@lapresse.ca C\u2019est l\u2019histoire de la première journée de travail de Barack Obama à la Maison-Blanche.Il regarde les dossiers qui l\u2019attendent, ressort à toute vitesse et convoque une conférence de presse.«Je demande un nouveau dépouillement », déclare-t-il.Il y a beaucoup de vrai dans cette blague.Une multitude de dossiers pourris l\u2019attend en effet, de l\u2019Irak au Proche-Orient en passant par l\u2019Iran et l\u2019Afghanistan.La pire des attentes qui pèsent sur lui est l\u2019espoir fou que sa venue règlera les problèmes du monde entier, comme si par la seule vertu miraculeuse de son charisme, le nouveau Messie répandrait la paix et la justice sur la planète! On est ici dans la religion ou dans le mysticisme, comme on voudra, mais certainement pas sur le dur terrain de la politique.De manière plus réaliste, on peut plutôt prévoir que c\u2019est sur le plan de la politique intérieure que BarackObama pourra s\u2019avérer le plus efficace, ne serait-ce que parce qu\u2019il aura, sur le seul territoire sur lequel il exerce un certain contrôle, des moyens précis à sa disposition: les lois, les décisions, à quoi s\u2019ajoutera le dynamisme irréductible du peuple américain.Il a depuis longtemps un plan pour encadrer la reprise économique.Il s\u2019est entouré des meilleurs experts.Il a dans ses cartons un projet de réforme de l\u2019assurance-maladie \u2013 un projet capital qui devrait mettre un terme à l\u2019injustice systémique qui fait que des millions d\u2019Américains sont dépourvus d\u2019assurance-maladie.Il a l\u2019intention d\u2019agir sur l\u2019environnement.Il pourrait, souhaitons-le, agir contre la peine de mort.Détail primordial, les juges qu\u2019il nommera à la Cour suprême seront des juristes progressistes, à tout le moins modérés.Et c\u2019est sans compter ce qui ne se mesure pas, ce qui échappe aux lois: le formidable impact psychologique que constitue l\u2019accession d\u2019unNoir à la présidence du plus puissant pays au monde.C\u2019est dans les ghettos noirs que cet impact sera le plus déterminant.Barack Obama n\u2019abolira pas les retombées de l\u2019esclavage qui a marqué l\u2019histoire américaine à l\u2019encre rouge.Il n\u2019éliminera pas le petit racisme ordinaire qui loge encore dans la tête de bien des gens.Il ne règlera pas d\u2019un coup de baguette magique le chômage endémique et la sous-scolarisation.Mais il sera le premier «role model» de centaines de milliers de garçons qui n\u2019en ont jamais eu.La grande tragédie des ghettos noirs est en effet l\u2019absence de modèles masculins, en raison de la désertion de trop nombreux pères de famille.C\u2019est un thème sur lequel Obama, qui a lui-même terriblement souffert de n\u2019avoir pratiquement jamais connu son père, est revenu inlassablement durant les primaires et la campagne présidentielle.Les séquelles de cet abandon définitif, survenu alors qu\u2019il avait 2 ans (l\u2019âge d\u2019avant la mémoire), l\u2019ont toujours hanté, jusqu\u2019à ce qu\u2019il découvre, une fois adulte, que son père n\u2019était pas l\u2019homme qu\u2019il avait idéalisé.Il a souvent expliqué que la désertion des pères était à la racine du désarroi des quartiers défavorisés.La désertion des maris, des conjoints et des amants de passage laisse des myriades de foyers à la charge de femmes seules, pauvres et sans instruction.Dans ce matriarcat non voulu et non assumé, les garçons, privés de l\u2019autorité paternelle, et face à des mères dépassées par leurs responsabilités, sont des proies faciles pour les réseaux délinquants; ils décrochent de l\u2019école et plus tard, devenus pères à leur tour, décrochent de la famille\u2026 Or, voici qu\u2019un homme noir devient, littéralement, l\u2019homme le plus puissant au monde.Yes, we can.Yes, you can.Yes, I can.Qui plus est, ce «role model» est unmari fidèle et aimant, un père attentif et affectueux.Combien de petits garçons, combien d\u2019adolescents voudront émuler cette image inspirante?Combien de parents, combien d\u2019enseignants, pourront dire à leurs enfants, à leurs élèves: Yes, you can?Yes, you can Obama sera le premier «role model» de centaines de milliers de garçons qui n\u2019en ont jamais eu.JOHN PARISELLA ET DONALD CUCCIOLETTA MM.Parisella et Cuccioletta sont coauteurs du livre «Élections Made In USA, Édition 2008», ainsi que chercheurs associés à l\u2019Observatoire sur les États-Unis de la chaire Raoul-Dandurand.Ce 20 janvier 2009, avec l\u2019assermentation de Barack Obama comme président, un nouvel espoir souffle non seulement aux États- Unis, mais partout sur la planète.Force est de constater qu\u2019Obama a réussi, depuis son éclatante victoire historique, à créer optimisme et espoir chez le peuple américain.Il a su réunir des rivaux (Clinton, Gates, Jones) avec des recrues de haut calibre (Geithner, Holder, Chu) et des valeurs sûres (Volkner, Sumner, Daschle et son viceprésident, Biden).Cette transition du pouvoir fut une des plus réussies dans l\u2019histoire américaine et a fait de cette nouvelle administration une des plus prometteuses depuis les beaux jours de John F.Kennedy.Et pourtant, le nouveau président fait face aux plus grands défis que l\u2019Amérique ait connus depuis Franklin Delanoe Roosevelt, en 1932.(\u2026) Quatre de ceux-ci se profilent particulièrement à l\u2019horizon pour Obama.Le leadership moral de l\u2019Amérique D\u2019abord, son administration doit agir avec des gestes concrets et constants pour restaurer la crédibilité morale de l\u2019Amérique sur l\u2019échiquier mondial.Une force économique qui est de moins en moins évidente et une force militaire qui est de plus en plus limitée ne pourront jamais remplacer le leadership moral de l\u2019Amérique dans la communauté des nations.Déjà, le choix d\u2019un premier président afroaméricain en a surpris plusieurs.Mais Obama sait bien que cela sera loin de lui assurer une place dans l\u2019histoire.Parmi les premiers gestes concrets qui pourraient être posés, il nous annonce son intention de fermer la prison de Guantanamo, à Cuba, et d\u2019abolir l\u2019utilisation de la torture lors des interrogatoires de suspects en matière de terrorisme.Par ailleurs, Obama entend privilégier une approche plus multilatérale et plus inclusive.Son tempérament est définitivement plus axé sur le dialogue et l\u2019écoute sans toutefois éliminer l\u2019utilisation de la force militaire lorsque nécessaire pour assurer la sécurité de son pays.Obama a à maintes reprises souligné que les valeurs et les idéaux associés à la constitution américaine seront au coeur de l\u2019action politique de sa présidence.Plan économique Deuxièmement, Obama doit agir rapidement en matière économique comme il l\u2019a d\u2019ailleurs indiqué au lendemain de sa victoire.Déjà, son plan économique fait des gorges chaudes même parmi des collègues de son propre parti.Mais il croit plus que jamais qu\u2019il doit bâtir le consensus le plus large possible pour réussir et favorise davantage l\u2019unité du peuple que la division partisane si on veut véritablement changer la réalité économique des États-Unis.Son approche en matière économique propose donc d\u2019aller audelà des méthodes traditionnelles associées à la fiscalité et à l\u2019investissement de l\u2019État.Il devra résister aux réflexes protectionnistes de certains de ses plus ardents partisans.Il veut changer la culture économique de son pays en investissant davantage dans l\u2019économie verte et l\u2019économie sociale.Troisièmement, ce qui risque de s\u2019avérer comme le défi le plus difficile et le plus complexe surviendra en matière de politique étrangère.L\u2019héritage de George W.Bush ne se limite pas seulement aux guerres en Irak et en Afghanistan.Le conflit entre l\u2019Inde et le Pakistan reste entier.Il risque même de prendre des proportions encore plus importantes à court terme.Les conflits autour d\u2019Israël et de la Palestine seront au premier plan le jour même de son assermentation.À cela s\u2019ajoute la possibilité du développement de l\u2019arme nucléaire en Iran, l\u2019imprévisibilité chronique de la Corée du Nord et la menace constante d\u2019Al-Qaeda, qui accapareront aussi l\u2019attention du nouveau président.Finalement, l\u2019enjeu du réchauffement climatique: sans nul doute que cet enjeu majeur pourra le plus contribuer à marquer sa présidence.Ce nouveau président est vu comme le porte-étendard d\u2019une nouvelle génération et l\u2019environnement est au centre des priorités de la jeunesse américaine et la jeunesse mondiale.Obama a créé l\u2019espoir mondial d\u2019un nouveau leadership américa in en matière d\u2019environnement.Avec un nouveau président américain charismatique et inspirant, la table est désormais mise pour le vrai départ du XXIe siècle.Ainsi donc, Obama prend aujourd\u2019hui les rênes de la plus grande puissance mondiale et devra faire face à des problèmes encore plus complexes et dangereux que durant le dernier siècle.Sa réussite déterminera si ce siècle a débuté avec les terribles événements du 11 septembre 2001, qui laissaient présager le pire ; ou avec son élection qui, combinée à la vision et au leadership du nouveau président, pourrait mener l\u2019humanité vers un monde meilleur.Le XXIe siècle débute aujourd\u2019hui Un nouvel espoir souffle, non seulement aux États-Unis, mais partout sur la planète PHOTO KATHY WILLENS, AP La table est mise : un nouveau président américain, charismatique et inspirant, prend aujourd\u2019hui les rênes de la plus grande puissance mondiale.Le nouveau président fait face aux plus grands défis que l\u2019Amérique ait connus depuis Franklin Delanoe Roosevelt, en 1932.FORUM@LAPRESSE.CA De Charest à Duplessis?La relation Québec-Ottawa serait-elle meilleure avec le départ de Stephen Harper ou un retour du duplessisme?L\u2019attitude négative de Jean Charest face à une péréquation moins généreuse peut-elle vraiment aider alors qu\u2019Ottawa s\u2019apprête à dépenser massivement dans les infrastructures au Québec ?Ou faut-il espérer que, tout comme Barack Obama pour l\u2019Amérique, le discours politique de Michael Ignatieff annonce une période de coopération et d\u2019unité nationales sans précédent.Tout cela pendant une crise économique où nous avons tous intérêt à nous serrer les coudes et nous entraider?Pierre G.Blanchard, Outremont Budget fédéral et centralisation du pouvoir Deux ans après avoir réduit les impôts des Québécois pour cause d\u2019élections, Jean Charest supplie Stephen Harper de ne pas faire la même chose.Parce que, ce faisant, il diminuerait les entrées de fonds à Ottawa et serait obligé de réduire les transferts aux provinces et au Québec.Quelques milliards en moins au Québec au cours des prochaines années.Et comme le gouvernement fédéral est passé maître dans l\u2019art d\u2019exploiter les crises pour renforcer le pouvoir central aux dépens des provinces, il ne reste qu\u2019à se demander ce qui nous sera enlevé cette fois-ci.Tiens, on ne parle plus de déséquilibre fiscal ?Sachant qu\u2019il est inévitable que ce gouvernement équilibre son budget aux dépens des provinces, selon le modèle fédéraliste de Paul Martin, Jean Charest n\u2019a plus qu\u2019à déchirer sa chemise sur la place publique et à se donner des airs de nationaliste (voire séparatiste) offensé pour gagner la sympathie d\u2019une tranche importante de l\u2019électorat.Robert Bourrassa le fit à une autre époque et moult électeurs l\u2019ont cru.Il est à souhaiter que cette comédie ne soit pas tout simplement la justification de déficits énormes appréhendés.Gérard Laurin, Gatineau Donnez-nous l\u2019argent Il faudrait être bien naïf pour croire que le gouvernement Charest serait en faveur d\u2019une baisse d\u2019impôts fédérale.C\u2019est bien plus simple de dire : donnez-nous l\u2019argent.Ça ne veut pas dire que le consommateur serait gagnant.Toujours le même dilemme : nourrir le cheval (l\u2019industrie) ou nourrir les moineaux (le peuple).Si on donne tout à l\u2019industrie, les moineaux doivent se contenter des graines laissées dans le crottin.Jean Lespérance PHOTO STAN HONDA, ARCHIVES AFP Le 4 novembre dernier, des milliers d\u2019Américains, voire des millions, notamment de jeunes Noirs, ont célébré l\u2019élection de Barack Obama.LISEZ LE BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL MA R D I 2 0 J A N V I ER 20 0 9 A 31 \u2020 Aucun paiement avant 90 jours : Cette offre s\u2019applique au financement à l\u2019achat de toutes Mazda 2009 neuves et débute à la date de livraison du véhicule à l\u2019acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n\u2019est pas réduit mais reporté de 3 mois.Aucun intérêt pendant les premiers 60 jours.Après cette période, le montant du capital devra être payé en fonction du terme prévu au contrat.\u2020\u2020 Offres réservées aux particuliers et portant sur les Mazda5 GS (E6SD59AA00), les Mazda3 GX (D4XS59AA00), les Mazda CX-7 GS (PVSJ89AA00) et les Mazda6 GS 4 cyl.(G4SY69AA00) 2009 neufs.Frais de transport et préparation (Mazda3 et Mazda6 : 1395 $ ; Mazda5 et Mazda CX-7: 1535$), immatriculation, assurances, taxes et frais d\u2019inscription au RDPRM, le cas échéant, en sus.Un comptant initial pourrait être requis.\u2020\u2020\u2020 Financement à l\u2019achat aux particuliers de 0% jusqu\u2019à 36 mois et de 1,9% jusqu\u2019à 60 mois sur les Mazda5, Mazda3 et Mazda6 2009 neufs et de 0% jusqu\u2019à 36 mois et de 1,9% jusqu\u2019à 48 mois sur les Mazda CX-7 2009 neufs.Financement consenti par l\u2019entremise de la Banque Scotia.Sur approbation du crédit.*Offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda3 GX (D4XS59AA00) et des Mazda6 GS 4 cyl.(G4SY69AA00) 2009 neuves.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés à la livraison.Frais de transport et préparation de 1395$ en sus.Aucun comptant initial à la location des Mazda3.Aucun dépôt de sécurité requis.Sur approbation du crédit.Limite de 20 000 km par année.Frais de 10 ¢ le km additionnel à la fin du terme.Location avec limite de 25 000 km par année disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d\u2019inscription au RDPRM en sus.Les modèles illustrés le sont à titre indicatif seulement en ce qu\u2019ils peuvent comporter des équipements optionnels non inclus dans les prix mentionnés.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix inférieur.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Un échange peut être nécessaire entre concessionnaires.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d\u2019offres possible.Offres d\u2019une durée limitée à compter du 13 janvier 2009.Plus d\u2019économies.Plus de plaisir.AUCUN PAIEMENT AVANT 90 JOURS AU FINANCEMENT À L\u2019ACHAT SUR TOUS NOSMODÈLES 2009\u2020 V{LEUR.ÉMOTION.INGÉNIERIE.VROUM-VROUM.POUR TOUJOURS.VOUS TROUVEREZ TOUJOURS CHEZ VOS CONCESSIONNAIRES MAZDA DU QUÉBEC.POUR 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