La presse, 22 avril 2009, Cahier A
[" JACQUES DUCHESNEAU SUR LE MONDE MUNICIPAL ET LA CORRUPTION «J\u2019AI LE GOÛTDE DIRE AUX GENS: RÉVEILLEZ-VOUS!» YVES BOISVERT S\u2019ENTRETIENT AVEC L\u2019ANCIEN CHEF DE POLICE DE MONTRÉAL PAGE A5 NOS EXCLUSIVITÉS LIVRE > DENISE BOMBARDIER UN REGARD DIFFÉRENT SUR CÉLINE DION ALAIN DE REPENTIGNY ARTS ET SPECTACLES PAGE 1 «Que retenir de cette journée?Beaucoup de confusion.Beaucoup de questions sans réponse.» llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE PATRICK PICHETTE CHEZ GOOGLE La belle aventure «Ce qui frappe à Silicon Valley, c\u2019est l\u2019enthousiasme.Les gens veulent changer le monde, atteindre l\u2019excellence, faire une grande découverte.Et si ça ne marche pas, ils recommencent.» VINCENT BROUSSEAU-POULIOT LA PRESSE AFFAIRES PAGE 1 LE PLCNE SERABIENTÔT PLUS DANS LE ROUGE Le Parti libéral est sur le point de rembourser sa dette de 2 millions.JOËL-DENIS BELLAVANCE PAGE A12 BUREAU DU CONSEIL PRIVÉ UNEPLUIE DE POURRIELS POUR LE PM MALORIE BEAUCHEMIN PAGE A13 EXCLUSIF > RELATIONS D\u2019AFFAIRES ENTRE LA FTQ ET TONY ACCURSO Des projets communs importants La SOLIM, bras immobilier du Fonds de solidarité, a investi 200 millions au cours de la dernière décennie dans des projets de construction réalisés par Marton, une firme de Tony Accurso, a appris La Presse.DENIS LESSARD PAGE A8 125e année No 179 62 pages, 5 cahiers 75¢ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 89¢ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées Mon clin d\u2019oeil STÉPHANE LAPORTE C\u2019est où le party après?- les frères Kostitsyn Venez voir mon blogue ! cyberpresse.ca/laporte L-V 6 21924 98765 1 DESTINATIONS YOGA Spiritualité.Respiration.Posture.UN REPORTAGE À LIRE EN PAGE 2 DE NOTRE CAHIER VOYAGE FROMAGES QUÉBÉCOIS PASDELISTERIA ET PASDE PROBLÈME STÉPHANIE BÉRUBÉ PAGE A6 «ILFAUTCLARIFIER CETTEPERCEPTION DECONFLITD\u2019INTÉRÊTS.» Le maire Tremblay défend le controversé contrat alors qu\u2019on apprend qu\u2019une clause empêchait tout contact des sociétés avec les élus durant la période d\u2019appel de propositions.NOTRE COMPTE RENDU EN PAGES A2 À A4 PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Le tuyau décortiqué LA CHRONIQUE DE MICHÈLE OUIMET PAGE A3 Jacques Duchesneau AUJOURD\u2019HUI JOUR DE LA TERRE VILLE VERTE?QUELLE VILLE VERTE?L\u2019ANALYSE DE FRANÇOIS CARDINAL PAGE A21 COMPTEURS D\u2019EAU SÉANCE EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL MUNICIPAL Montréal mercredi 22 avril 2009 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique \u2022 1710380A COMPTEURS D\u2019EAU LE MAIRE FAIT LE POINT SARA CHAMPAGNE Le processus pour obtenir le plus important contrat de l\u2019histoire de Montréal comprenait une clause empêchant strictement GÉNIeau ou Catania-SM d\u2019avoir toute forme de conversation avec les élus au sujet des compteurs d\u2019eau durant la période d\u2019appel de propositions.Pour seul contact, les deux firmes étaient tenues de se référer à un intervenant, Hamid Sidev, qui avait un rôle d\u2019intermédiaire.C\u2019est ce qu\u2019ont appris les élus de Montréal, hier, dans une séance extraordinaire convoquée par Gérald Tremblay au cours de laquelle le maire a été talonné par le chef de l\u2019opposition, Benoit Labonté.Au cours de cette séance qui a duré près de trois heures, le directeur général de la Ville, Claude Léger, accompagné de fonctionnaires et d\u2019ingénieurs de la firme BPR, a retracé toutes les étapes qui ont mené à la signature d\u2019un contrat de 356 millions, sur une période de 25 ans, avec le consortium GÉNIeau, formé de Dessau et Simard-Beaudry.L\u2019ambitieux processus d\u2019installation et d\u2019entretien des compteurs d\u2019eau a commencé en juin 2006, par un appel de qualification, pour s\u2019échelonner jusqu\u2019en mars 2008, date de la signature finale du contrat.En raison des apparences de conflit d\u2019intérêts, le maire de Montréal, appuyé par les élus de son équipe et l\u2019opposition, a aussi mandaté, hier en fin de séance, le Vérificateur général de la Ville pour passer au peigne fin les tenants et aboutissants du contrat.Ce rapport doit être déposé le 18 juin 2009, et risque de pousser le Vérificateur général à mandater une firme externe pour l\u2019appuyer dans son enquête.Une première étape En point de presse, Gérald Tremblay a expliqué, en fin d\u2019après-midi, que grâce à la séance, les citoyens en savaient maintenant autant que lui sur les aspects techniques du projet.«Il s\u2019agissait de la première étape, a-t-il ajouté.Il faut maintenant clarifier cette perception de conflit d\u2019intérêts.» À ce sujet, le maire a déclaré qu\u2019il ne savait pas si son ancien bras droit, Frank Zampino, avait eu des contacts avec l\u2019un des codirigeants de GÉNIeau, Tony Accurso, durant le processus d\u2019appel d\u2019offres.À la suite d\u2019une enquête, La Presse a révélé, il y a quelques semaines, que l\u2019ancien président de l\u2019exécutif du maire de Montréal (aujourd\u2019hui démissionnaire du deuxième poste en importance chez Dessau, firme partenaire de GÉNIeau), avait séjourné deux fois sur le yacht de Tony Accurso, en janvier 2007, puis en février 2008.Donc avant et après l\u2019appel de propositions (qui s\u2019échelonnait de mai 2007 à octobre 2007).Zampino a, quant à lui, déjà précisé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une amitié remontant à plus de 20 ans.«Je ne sais même pas si Tony Accurso était sur le yacht au même moment que Frank Zampino, a précisé le maire.Je n\u2019ai pas ces détails.» Des mots d\u2019encouragement Par ailleurs, selon des informations obtenues par La Presse, l\u2019actuel viceprésident du comité exécutif, Sammy Forcillo, a récemment eu des conversations téléphoniques avec Frank Zampino.«Je lui ai transmis des mots d\u2019encouragement », a admis M.Forcillo, à ce sujet, sans entrer dans les détails.La Presse a souhaité demander à Frank Zampino et à Tony Accurso hier s\u2019ils étaient au courant de la clause empêchant les soumissionnaires d\u2019avoir toute forme de conversation avec les élus durant la mise en candidature pour le contrat des compteurs d\u2019eau.Frank Zampino n\u2019était pas à son domicile de Saint-Léonard, hier aprèsmidi.«Je doute qu\u2019il veuille parler aux journalistes », nous a répondu sa femme, ajoutant que son mari s\u2019était déjà expliqué sur l\u2019affaire des compteurs d\u2019eau.Le courriel envoyé à Tony Accurso est resté sans réponse.Lors de la visite de La Presse, le promoteur n\u2019était pas à son domaine de Deux-Montagnes, sis au bord de la rivière des Mille-Îles.Trois volets Pour revenir aux étapes qui ont mené à l\u2019octroi du contrat lui-même, le directeur général de la Ville a rappelé qu\u2019il avait été rendu nécessaire en raison du piètre état du réseau de l\u2019eau dans la région métropolitaine.Bon an, mal an, 40% de l\u2019eau est perdue à cause des fuites et différents bris, a-t-on expliqué, soit l\u2019équivalent de la consommation quotidienne totale de Paris (800 000 mètres cubes).Avec le contrat des compteurs d\u2019eau, qui comprend l\u2019installation d\u2019un système de mesures du débit de l\u2019eau en temps réel, on espère donc être en mesure d\u2019établir un diagnostic.Au bout du compte, d\u2019ici à 2018, la Ville de Montréal espère réduire les bris de 25% et sa production inutile d\u2019eau de 20%.Pour des économies annuelles respectives de 15 et 4,8 millions par année, estime-t-on.Enfin, la Ville de Montréal s\u2019est appliquée à démontrer que le contrat avait été attribué au cours d\u2019un processus de sélection «rigoureux et transparent », avec l\u2019aide de la firme BPR, responsable de la préparation du projet et des critères de conception pour le compte de la Ville.Claude Léger, directeur général, a enfin dû expliquer que son ancien directeur adjoint responsable des infrastructures à la Ville, Yves Provost, s\u2019était retiré du dossier avant de démissionner, fin 2007, pour entrer à la firme d\u2019ingénierie BPR.«Je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion de travailler avec lui, a-t-il dit, mais je sais qu\u2019il a été dévoué à Montréal durant 25 ans.Et qu\u2019il m\u2019a avisé le jour même où il avait décidé d\u2019engager des discussions d\u2019embauche avec des entreprises, dont BPR», a dit M.Léger.\u2013 Avec la collaboration de Catherine Handfield et André Noël LES CONTACTS ÉTAIENT INTERDITS Une clause précisait que les élus et les firmes ne devaient pas communiquer entre eux durant la période d\u2019appel de propositions Gérald Tremblay a expliqué que, grâce à la séance, les citoyens en savaient maintenant autant que lui sur les aspects techniques du projet.« Il faut maintenant clarifier cette perception de conflit d\u2019intérêts.» PHOTO RÉMI LEMÉE, ARCHIVES LA PRESSE Le chef de l\u2019opposition, Benoit Labonté, a été à l\u2019origine des nombreuses questions sur les apparences de conflit d\u2019intérêts qui entourent l\u2019attribution du contrat des compteurs d\u2019eau.VOUS AVEZ UNENOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SURNOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE Amusez-vous ! ARTS 6 Astrologie du jour VOYAGE 6 Bourses AFFAIRES 12 et 13 Décès VOYAGE 8 à 10 Forum A 24 et 25 Horaire télévision ARTS 4 Loteries A 9 Monde A 22 et 23 Petites annonces VOYAGE 5 et AFFAIRES 4 Sudoku AFFAIRES 4 Météo Plutôt nuageux avec averses en après-midi, maximum 12, minimum 5.VOYAGE 10 2005 Afin de diversifier les sources de revenus de Montréal, Frank Zampino, président du comité exécutif, envisage d\u2019installer des compteurs d\u2019eau dans les industries, commerces et institutions (ICI).BPR est chargée d\u2019étudier le projet.Juin 2006 La Ville lance un appel d\u2019offres pour trouver un consortium qui installera les compteurs d\u2019eau et les entretiendra pendant une quinzaine d\u2019années.Les coûts sont alors estimés à 100-150 millions.Novembre-décembre 2007 Avec l\u2019aide de BPR, la Ville choisit GÉNIeau (Dessau+Simard+Beaudry).Le contrat se chiffre à 355,8 millions.BPR était associée dans trois consortiums : on soulève un conflit d\u2019intérêts.Yves Provost, directeur adjoint de la Ville, quitte son poste et se joint à BPR.Le maire Gérald Tremblay avait convoqué les élus à une séance extraordinaire hier.Il voulait clarifier les zones d\u2019ombre du contrat des compteurs d\u2019eau.Plusieurs questions demeurent toutefois toujours en suspens.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 2 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 COMPTEURS D\u2019EAU LE MAIRE FAIT LE POINT Il s\u2019en est décortiqué du tuyau, hier, à l\u2019hôtel de ville ! Du cinq huitièmes de pouce, des grosses conduites, des petits tuyaux, des compteurs, des chambres quatre pouces, des vannes de régulation, des débitmètres.Grosse journée plomberie.Du détail en masse.Le volet gouvernance?Expédié en quatre minutes.Fini le décorticage et le fignolage: c\u2019est un bon projet, merci, bonsoir.Il a fallu l\u2019acharnement du chef de l\u2019opposition, Benoit Labonté, pour que les délicates questions de conflits d\u2019intérêts soient abordées de front.Pour tenter de dissiper les rumeurs de scandale qui le hantent depuis quelques semaines, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a convoqué, hier, une séance extraordinaire du conseil municipal qui a débuté à 9h et qui s\u2019est étirée jusqu\u2019à 16 h.La journée s\u2019est terminée par un point de presse du maire.À la fin, il a quitté la salle les joues rouges, le menton tremblant, les nerfs à vif.Le contrat des compteurs d\u2019eau, le plus gros de l\u2019histoire de la Ville, donne des maux de tête au maire.L\u2019entêtante odeur de scandale lui colle à la peau.Il le sait.Que retenir de cette journée où l\u2019opposition a bombardé de questions quatre hauts fonctionnaires et deux patrons de BPR, la firme d\u2019ingénieurs qui épaule la Ville dans ce contrat de 356 millions?De la confusion, beaucoup de confusion.Des chiffres, trop de chiffres.Des questions sans réponse, beaucoup de questions sans réponse.Trop.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Commençons pa r l \u2019apparence de conflits d\u2019intérêts.Les médias ont longuement parlé de Frank Zampino, ex-président du comité exécutif de la Ville, qui s\u2019est baladé sur le yacht de Tony Accurso, propriétaire d\u2019une des firmes du consortium GÉNIeau qui a raflé le contrat des compteurs d\u2019eau.Frank Zampino qui a été embauché par la deuxième firme qui forme GÉNIeau six mois après son départ de la vie politique.Tricoté serré.On a moins écrit sur Yves Provost, directeur général adjoint responsable de l\u2019eau à la Ville.Aujourd\u2019hui, il travaille pour BPR.Le 21 novembre 2007, le comité exécutif a accordé le contrat au consortium GÉNIeau.Deux jours plus tard, M.Provost avertissait ses patrons qu\u2019il prenait sa retraite et discutait avec.BPR.M.Provost a fait partie du comité de sélection qui a choisi GÉNIeau.Et BPR a brassé des affaires avec Dessau\u2026 une des firmes qui forment GÉNIeau.Tricoté serré.Et que dire de Robert Abdallah, ex-directeur général de la Ville?Depuis novembre 2008, il dirige une filiale de Simard-Beaudry\u2026 qui fait partie du consortium GÉNIeau.Le propriétaire ?Tony Accurso, l\u2019homme au yacht.Tricoté serré, serré.L\u2019opposition a posé des questions.Les réponses ont été laconiques.Apparence de conf lit d\u2019intérêts, a prévenu Gérald Tremblay qui jure que tout a été fait selon les règles de l\u2019art.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Parlons de coûts maintenant : 356 millions.Sauf que ce chiffre exclut des «dépenses incidentes en accompagnement du projet » payées par la Ville.Coût: 67 millions.Nouveau total : 423 millions.À ce chiffre, il faut ajouter les subventions que la Ville va verser aux commerces, institutions et industries pour les aider à installer les compteurs.Facture: 90 millions.Re - nouve au to t a l: 51 3 millions.Et l\u2019inf lation, car le projet s\u2019étale sur 25 ans : 85 millions.Re-re-nouveau tota l: 598 millions.\u2013 Puis-je avoir le document qui parle des coûts reliés à l\u2019inflation?a demandé Benoit Labonté.\u2013 Je vais vous le fournir si je le trouve, a répondu un haut fonctionnaire, Louis Provencher.IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Le dossier au grand complet va atterrir sur le bureau du vérificateur de la Ville qui aura sept semaines pour démêler tout ça.Il est déjà très occupé avec la SHDM, un autre scandale qui a éclaboussé le maire cet automne et sur lequel il planche depuis cinq mois.Et c\u2019est drôlement moins complexe que les compteurs.Il devra aussi s\u2019occuper de la fameuse ligne téléphonique de dénonciation annoncée en grande pompe par le maire.Comme le disait ironiquement Benoit Labonté : le bureau du vérificateur est plus occupé que celui du maire.Le vérificateur, Michel Doyon, prend sa retraite le 2 juin.Son successeur va donc hériter des compteurs d\u2019eau.Il aura deux semaines pour boucler l\u2019enquête et apposer sa signature sur un rapport qui pourrait ébranler la crédibilité de l\u2019administration Tremblay.Pourquoi le 18 juin ?Pourquoi sept minuscules semaines pour une enquête aussi complexe ?Pourquoi cette urgence?Pourquoi pas en septembre ?Parce qu\u2019il ne restera que deux mois avant les élections?Peut-être.Ça fait beaucoup de questions sans réponse.Trop.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueuse : michele.ouimet@lapresse.ca Le tuyau décortiqué MICHÈLE OUIMET CHRONIQUE PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Gérald Tremblay avait convoqué hier une séance extraordinaire du conseil municipal, qui a débuté à 9h et qui s\u2019est étirée jusqu\u2019à 16h.Que retenir de cette journée?De la confusion, beaucoup de confusion.Des chiffres, trop de chiffres.Des questions sans réponse, beaucoup de questions sans réponse.Trop.Janvier-février 2009 Dessau (GÉNIeau) embauche Fr ank Zampi n o .On apprend que l\u2019ex-DG de la Ville, Robert Abdallah, est à la tête depuis novembre 2008 de la société Gastier, filiale de Simard-Beaudry.Mars 2009 La Presse révèle que Frank Zampino a passé des vacances avec Tony Accurso, le propriétaire de Simard-Beaudry.Avril 2009 > Un expert affirme que le contrat des compteurs d\u2019eau a coûté beaucoup trop cher.> Le maire Gérald Tremblay affirme qu\u2019il aurait écarté Frank Zampino de la présidence du comité exécutif s\u2019il avait été au courant de ses vacances sur le yacht de Tony Accurso.> Trois filiales de Tony Accurso sont soupçonnées d\u2019évasion fiscale.> Le maire Gérald Tremblay suspend le contrat de GÉNIeau et annonce une enquête du Vérificateur général de Montréal.> Frank Zampino remet sa démission à titre de vice-président principal et chef de la direction financière chez Dessau.> Le maire Gérald Tremblay annonce la création prochaine d\u2019une ligne de dénonciation.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 A 3 COMPTEURS D\u2019EAU LE MAIRE FAIT LE POINT PORTÉE DU CONTRAT Montréal Toronto Majorité de nouvelles installations OUI NON Visite et inspection des ICI OUI PARTIEL Dimensions des installations 30 500 4500 Assistance aux ICI OUI NON Garantie de précision sur 10 ans OUI PARTIEL Garantie de fonctionnement 15 ANS 10 ANS Gestion et entreposage des données OUI OUI Gestion de la mise en oeuvre OUI OUI Différences entre Montréal et Toronto MONTRÉAL SE DÉFEND DE PAYER PLUS POUR MOINS PAR RAPPORT À TORONTO DANS LE CADRE DE SON CONTRAT DE COMPTEURS D\u2019EAU.MONTRÉAL Contrat de service incluant la fourniture d\u2019équipement garantie pendant 15 ans et la transmission de données, assorti de clauses de performance.TORONTO Contrat d\u2019approvisionnement à prix unitaires ventilés dont les équipements sont garantis 10 ans avec la transmission des données pendant 10 ans.Chaque installation de compteur est forfaitaire et inclut tous les services requis par les ouvrages.Le fournisseur entretient, maintient, ajuste et remplace tout ce qui n\u2019assure plus le bon fonctionnement pendant 15 ans.Chaque installation de compteur comprend un prix de base auquel s\u2019ajoutent des montants pour les particularités de chaque ouvrage.Certains compteurs ne sont plus garantis après 5 ans et deviennent la responsabilité de la Ville.ANDRÉ NOËL La Ville deMontréal et la firmeBPR ont présenté une série de chiffres et de tableaux, hier, pour justifier les coûts du projet de compteurs et d\u2019optimisationduréseau d\u2019eau,mais plusieurs questions sont restées en suspens.Les prix des tuyaux, des valves, des débitmètres et des manomètres n\u2019ont rien de bien passionnant, si bien qu\u2019ils ont très peu alimenté les débats au conseil municipal spécial.Le projet du contrat accordé au consortium GÉNIeau s\u2019élève à 312 millions de dollars, sans les taxes.Il est composé de deux volets.Le premier porte sur l\u2019installation et l\u2019exploitation de 30 500 compteurs, au coût de 106 millions.Le deuxième volet comprend essentiellement l\u2019installation de 600 chambres de vannes munies d\u2019un système sophistiqué de communication, au coût de 205 millions.Il y a deux semaines, La Presse avait posé des questions très précises à la Ville de Montréal portant sur la comparaison avec Toronto, pour le volet compteurs, et avec Ottawa, pour le volet chambres de vannes.Le maire Gérald Tremblay a indiqué, hier, que ce sont surtout ces questions qui l\u2019avaient convaincu de demander une enquête au Vérificateur général de la Ville et de suspendre le contrat en attendant son rapport.Hier, les réponses à nos questions sont restées minimales.Pour le premier volet, la Ville et la firme BPR ont remis un tableau comparant les coûts des compteurs à Montréal et à Toronto.Il y est affirmé entre autres choses que Toronto paierait 105 millions pour l\u2019achat et l\u2019installation de 70 000 petits compteurs d\u2019un diamètre de 20 millimètres et moins, soit 1500$ par compteur.Vérification faite, l\u2019achat et l\u2019installation d\u2019un compteur de cette taille, en comprenant le système de communication, coûte 375$.C\u2019est le prix que vient de payer la municipalité d\u2019Embrun- Russell, en Ontario.Il a été impossible, hier, de comprendre pourquoi la Ville de Montréal et la firme BPR soutiennent toujours qu\u2019il en coûte beaucoup plus cher.Les mêmes impréc i sions entourent le coût du deuxième volet, celui des chambres de vannes.Ces chambres sont essentiellement des cubes de béton, d\u2019une grandeur variable, enfouis sous la chaussée.Les conduites d\u2019eau passent dans le fond.Les chambres peuvent être équipées de vannes de réduction de pression, de débitmètres et de manomètres pour mesurer la pression.La Ville veut en installer 600.Le consortium GÉNIeau a soumis un prix de 205 millions pour ce volet, en incluant le système de communication et l\u2019exploitation pendant 25 ans.Cela revient à 342 000$ par chambre de vanne.Le tableau déposé hier au conseil municipal souligne que le prix moyen, à Ottawa, est de 160 000$, soit deux fois moins cher.Comment expliquer un tel écart?Ottawa a un seul type de chambre, pour des conduites d\u2019un diamètre de 8 pouces, affirme le tableau.En revanche, Montréal aura 32 types de chambres, pour des conduites d\u2019un diamètre variant de 4 à 60 pouces, et d\u2019un prix variant de 140 000$ à 1 million de dollars.Selon les explications fournies hier par Gilles Robillard, le fonctionnaire responsable du dossier, la Ville de Montréal sera en effet dotée d\u2019une dizaine de chambres de vannes pour les très grosses conduites de 60 pouces, ou cinq pieds de diamètre.Au cours d\u2019un long entretien avec La Presse, il y a deux semaines, Michel Chevalier, un des principaux responsables de la gestion de l\u2019eau à Ottawa, avait affirmé qu\u2019il est très rare d\u2019installer des chambres munies de vannes de réduction de pression sur des conduites d\u2019un diamètre supérieur à 20 pouces.Ces vannes servent à réduire la pression, surtout la nuit, dans des quartiers relativement restreints.Montréal créera 150 secteurs de suivi de distribution, habités chacun par environ 15 000 personnes.Chacun de ces secteurs sera couvert par une chambre munie d\u2019une valve de réduction de pression.Or, les énormes conduites d\u2019un diamètre de cinq pieds alimentent bien plus que 15 000 personnes.Hier soir, Luc Aubertin, vice-président de la firme BPR, a souligné que le réseau de distribution de Montréal a une configuration bien particulière, que n\u2019ont pas la plupart des autres villes.La plus grande partie de l\u2019eau est captée en amont des rapides de Lachine, traitée dans les usines Atwater et Des Baillets, puis pompée dans d\u2019énormes réservoirs sur le mont Royal.De là, l\u2019eau descend par gravité pour alimenter le réseau.Les quartiers situés le plus près de la montagne devront être isolés par de très grandes chambres de vannes, a-t-il affirmé, ce qui contribue à augmenter les coûts.La réduction de la pression, la nuit, permettra des économies, ont expliqué les responsables du dossier au conseil municipal.Cette mesure limitera les besoins de traitement de l\u2019eau, réduira les fuites et augmentera la durée de vie des conduites, qui seront moins sollicitées, ont-ils dit.Malgré cela, il faudra quand même remplacer et réparer les conduites défectueuses et vieillissantes, ce qui n\u2019est pas inclus dans le prix.COÛTS DU PROJET Bien des questions restent en suspens lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 4 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 Les tarifs sont basés sur un ALLER SIMPLE et sont assujettis à l\u2019achat d\u2019un billet ALLER-RETOUR au départ de Montréal.Dernières dates de départ tel qu\u2019indiqué ci-dessous.Les tarifs indiqués n\u2019incluent pas le supplément des frais de carburant, qui peut aller jusqu\u2019à 152$ par aller simple pour les destinations 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PARIS 22 AVRIL\u201318 JUIN 2009 7 SEPT.\u201310 DÉC.2009 213$ MADRID 22 AVRIL\u20131er JUIN 2009 3 SEPT.\u201321 OCT.2009 243$ FRANCFORT1 22 AVRIL\u201318 JUIN 2009 3 SEPT.\u201321 OCT.2009 277$ ZURICH 22 AVRIL\u201331 MAI 2009 8 OCT.\u20136 DÉC.2009 280$ Un billet acheté auprès du bureau des réservations d\u2019Air Canada coûtera 25$ additionnels par personne, jusqu\u2019à un maximum de 100$ par réservation (non remboursables, taxes en sus).Service aux personnes malentendantes (ATS): 1 800 361-8071.Les billets doivent être achetés au plus tard le 23 avril 2009 (23h59 HNE).Les tarifs sont basés sur un aller simple et ne sont accessibles qu\u2019à l\u2019occasion de l\u2019achat d\u2019un billet aller-retour.La réduction de 20$ par aller simple est déjà incluse dans les tarifs.Dates de départ tel qu\u2019indiqué ci-dessus.Le supplément des frais de carburant, les assurances, les redevances de navigation de NAV CANADA, les taxes et les autres frais et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont remboursables, moyennant des frais de pénalité.Les tarifs sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s\u2019appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.À moins d\u2019avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d\u2019Air Canada ou d\u2019Air Canada JazzMC.Le supplément des frais de carburant varie selon le trajet effectué.Les tarifs sont sous réserve de l\u2019approbation du gouvernement.L\u2019achat à l\u2019avance peut être requis.Un séjour minimal ou maximal peut être requis et d\u2019autres conditions peuvent s\u2019appliquer.MCAir Canada Jazz est une marque de commerce d\u2019Air Canada.1En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star AllianceMC.A 1770150 Jacques Duchesneau est sorti presque aussi vite de la politique municipale qu\u2019il y est entré.Et l\u2019ancien chef de police n\u2019a pas de jolies choses à en dire.Il regarde sans joie mais sans étonnement les récents imbroglios à l\u2019hôtel de ville de Montréal.« Je vois bien le désengagement des citoyens, dans toutes les municipalités.J\u2019ai le goût de dire aux gens : réveillez-vous ! Si vous ne vous occupez pas de la politique, elle va s\u2019occuper de vous », me dit-il de la retraite où il termine une thèse de doctorat sur la prévention du terrorisme.Il ne se prononce pas sur la situation actuelle à l\u2019hôtel de ville, mais il se souvient de ce qu\u2019on lui disait en 1998.«Des propriétaires de parkings me disaient qu\u2019ils devaient verser de l\u2019argent dans des enveloppes .Des entrepreneurs qui faisaient des affaires partout dans le monde me disaient : c\u2019est drôle, je n\u2019ai jamais de contrat à Montréal! D\u2019autres me confiaient qu\u2019ils recevaient des menaces s\u2019ils participaient à des appels d\u2019offres.Encore maintenant, c\u2019est curieux, je me promène en ville et ce sont toujours les mêmes qui font des travaux publics.Ils doivent être meilleurs que les autres, j\u2019imagine.» L\u2019ancien chef de police affirme qu\u2019il n\u2019a plus d\u2019ambition politique, et que, de toute manière, il n\u2019habite plus Montréal.Et puis, l\u2019expérience a été pénible.«J\u2019ai réalisé que j\u2019ai fait mal à ma famille, mes enfants en ont souffert.Les motards m\u2019ont suivi toute la campagne, il y avait des croix gammées sur mes photos.Pas de très beaux souvenirs.» Valises et porte-valises En 1998, un mois avant l\u2019élection qui allait reporter Pierre Bourque à la mairie, la campagne de l\u2019ancien chef de police virait au désastre.Il piquait du nez dans les sondages.Les hommes d\u2019affaires qui avaient promis leur appui se défilaient.Et comme de raison, les coffres étaient vides.«Des gens de mon organisation sont venus me dire qu\u2019on se faisait offrir de l\u2019argent.Je vous parle d\u2019argent cash, de valises d\u2019argent pour la campagne.J\u2019ai évidemment refusé.Je suis entré en politique exactement pour combattre ça!» Qui donc étaient ces généreux donateurs ?Que ce soit la firme unetelle ou telle autre, le but de l\u2019opération est de s\u2019acheter un bout de la mairie, on l\u2019aura compris.« Si une firme vous donne 50 000 $, ce n\u2019est pas pour vos beaux yeux et je doute que ce soit pour la démocratie.Ils veulent quelque chose, et généralement pas quelque chose de légal.Ils veulent en avoir pour leur argent! Sauf que s\u2019il y a des kickbacks sur les contrats, c\u2019est vos taxes qui paient pour ça ! » «Je ne cherche pas d\u2019excuse, je ne suis pas amer, et c\u2019est par ma faute que j\u2019ai perdu.À la fin, j\u2019avais une attitude agressive, mon message ne passait pas.Je vous dis seulement ce que j\u2019ai vécu.» Le silence Jacques Duchesneau, qui a pris l\u2019an dernier sa retraite de l\u2019Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, est convaincu que la corruption est une réalité bien ancrée dans la vie municipale au Québec.«Je suis entré dans la police en 1968, à une époque où on venait de découvrir des policiers qui acceptaient des pots-de-vin.J\u2019ai été marqué par ça.Mais partout où des gens exercent un pouvoir, il y a un risque de corruption.Les gens ne veulent pas parler, ou seulement sous le couvert de l\u2019anonymat, parce celui qui paye comme celui qui est payé n\u2019a pas intérêt à parler.Mais c\u2019est une réalité.» «Je ne dis pas que c\u2019est partout, et quand c\u2019est le cas, je ne dis pas que les politiciens sont dans le coup.Ça peut venir de leur appareil politique, de leur organisation, ça peut être des combines de la bureaucratie.Le maire ne peut pas tout savoir ce qui se passe dans sa ville, surtout à Montréal.» Il est convaincu de l\u2019honnêteté de Gérald Tremblay, avec qui il lui est arrivé de travailler.«Et avant de dire que quelqu\u2019un est honnête, je fais bien attention, j\u2019ai été déçu trop souvent, dit l\u2019ancien policier.Mais il y a peut-être des gens qui jouent leur game sans que le boss le sache.» Quoi faire, alors ?«Les lois peuvent contribuer, comme celle sur le financement des partis politiques, mais elle est contournée constamment.Avec le niveau de désengagement (45% de participation aux élections municipales de 2005), il faut en faire des soupers spaghetti avant de financer sa campagne.Il y en a qui voient la corruption comme un mal nécessaire, pas si grave au fond, ce n\u2019est pas mon cas.Mais ça dépend ce qu\u2019on veut comme société.» « Ce qu\u2019i l faut , c \u2019est que les gens en politique indiquent clairement leurs limites, qu\u2019ils se définissent et qu\u2019ils définissent les règles du jeu, pour leur entourage comme pour le public.» Parce que ni les lois, ni les codes n\u2019injectent de l\u2019éthique dans le coeur humain.COURRIEL Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Duchesneau: «Réveillez-vous!» YVES BOISVERT CHRONIQUE «Si une firme vous donne 50 000$, ce n\u2019est pas pour vos beaux yeux et je doute que ce soit pour la démocratie.Ils veulent quelque chose, et généralement pas quelque chose de légal.» PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Jacques Duchesneau, qui a pris l\u2019an dernier sa retraite de l\u2019Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, est convaincu que la corruption est une réalité bien ancrée dans la vie municipale au Québec.ACTUALITÉS lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R IL 20 0 9 A 5 6.99 LE BOXEUR LOSANGE GRAFFITI Économisez 61% sur un sous-vêtement pure mode avec son imprimé losange en tons contrastants de bleu sur blanc, ciel sur marine ou gris pâle sur charbon.Taille basse, devant profilé, élastique confort.Coton stretch.P.m.g.tg.Rég.18.00 Une valeur Simons exclusive.\u2022 QUÉBEC PLACE STE-FOY, GALERIES DE LA CAPITALE, VIEUX-QUÉBEC \u2022 MONTRÉAL CENTRE-VILLE, PROMENADES ST-BRUNO, CARREFOUR LAVAL \u2022 SHERBROOKE CARREFOUR DE L\u2019ESTRIE 1798402A CIVIC 2009 *Location de 60 mois , 24 000 km par année inclus, valeur résiduelle garantie.Comptant de 3 318$.Illustrations à titre de référence seulement.Détails sur place.(2) Détails sur place.168$* PAR MOIS Dépot De 0$ sécurité transport 0$ et préparation Nouveau Concessionnaire Donnez-nous la chance de vous impressionner.Vous ne le regretterez pas! 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des petits fromagers du Quebec.Seulement cinq fromageries ont cesse dfutiliser le lait cru depuis la crise, selon les donnees du MAPAQ.On y apprend aussi que plus de la moitie des petits fromagers du Quebec ont retrouve le meme niveau de ventes que lfannee derniere ou, meme, ont augmente leurs ventes.En pleine crise economique, avec la hausse du prix des aliments, cette statistique est tres surprenante, dfautant plus que sur le terrain, les distributeurs et marchands affirment vendre jusqufa 20% moins de fromages fins ce printemps.Plusieurs petites fromageries observent aussi une diminution de leurs ventes.Il y a enormement de mecontentement chez les petits producteurs.áLe gouvernement ne nous prend pas au serieux â, dit Suzanne Dufresne, de la fromagerie Au gre des champs.Plusieurs de ses col legues sont plus caustiques lorsqufil est question de la gestion du MAPAQ et prennent plutot mal ce rapport leur apprenant que leurs affaires vont bien, en general.Certains sont tres rancuniers, voire furieux.Malgre les analyses ayant donne un taux de conformite de 100% pour la Listeria, le MAPAQ compte poursuivre ses inspections dans les petites fromageries jusqufen octobre prochain, tel que le prevoit le plan pour la croissance du secteur.Les fromageries devront ensuite prendre la releve.Outre deux lots contenants un niveau hors norme pour la bacterie E.coli, seule la presence de bacteries staphylocoques a ete decelee, six fois.Bien que toutes les donnees de lfetude soient confidentielles, on sait que ces bacteries ont ete notamment trouvees a la Fromagerie Lehmann puisque Jacob Lehmann a deja avoue avoir du detruire des lots de fromages qufil jugeait parfaitement sains, pour cette raison.La fromagerie Lehmann est lfune des entreprises qui ont cesse de travailler avec le lait cru depuis la crise.La fromagerie Medard en est une autre.áCfetait rendu trop complique, les regles sont trop difficiles a suivre â, indique Normand Cote, proprietaire de la fromagerie du Lac-Saint-Jean.Selon Suzanne Duf resne, de la fromagerie Au gre des champs, il y a eu enormement de confusion autour du fromage au lait cru durant, et apres, lfautomne 2008.Les deux fromages dfAu gre des champs sont toujours faits de lait cru, certifie biologique.Si elle est heureuse de voir ces resultats encourageants, la fromagere croit que le ministere de l fAgr iculture dresse un portrait un peu trop posit if de la situat ion.Elle deplore aussi que le rappor t du MAPAQ s finteresse aux chiffres de vente de decembre et fevrier et taise les baisses considerables du debut de lfautomne 2008, au plus fort de la tempete.á Il y a eu une hemorragie et on nfen parle pas, dit-elle.On fait comme si ca nfavait pas existe.â Les inspecteurs du MAPAQ se sont aussi particulierement interesses aux fromages importes, ce qui releve de lfAgence canadienne dfinspection des aliments.Leur interet a certainement ete ravive par une enquete de lfemission La semaine verte, de Radio-Canada, qui avait fait faire des tests maison sur des fromages importes, en vente au Quebec.Cinq des huit fromages testes ne repondaient pas aux normes canadiennes.Les resultats du MAPAQ sont tout aut res.Aucun des 60 echantillons testes nfavait de Listeria, de salmonelle et de staphylocoque.Un lot contenait trop de bacterie E.coli.Rapport duMAPAQ sur les fromages quebecois Pas de Listeria et pas de probleme EXCLUSIF PHOTO REMI LEMEE, ARCHIVES LA PRESSE Des inspecteurs provinciaux ont amasse plus de 800 echantillons de fromage depuis la crise de la listeriose de lfautomne 2008.A part deux lots contenant un niveau hors norme de la bacterie E.coli et six contenant des bacteries staphylocoques, Quebec nfa rien decele de problematique.á Il y a eu une hemorragie et on nfen parle pas.On fait comme si ca nfavait pas existe.â .Suzanne Dufresne, fromagere lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 6 L A P R E S S E M O N T R E AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 õLes taux de financement sont offerts par Services financiers BMW, une division de BMW Canada inc., sous reserve de lfapprobation du credit, avec un terme maximal de 60 mois.Les concessionnaires peuvent etablir leurs propres prix et facturer des frais administratifs, ce qui peut modifier le taux de pourcentage annuel ou le prix du vehicule.* Cette offre sfapplique a tous les modeles Berline et Touring de Serie 3 2009, excluant les modeles M3 et 335d.Lfoffre est non monnayable.\u2021Les taux de location sont ceux offerts par Services financiers BMW sur approbation du credit uniquement quant au modele ci-apres citeen stock.BMW323i 2009: lePDSF pour le modele de base est de 36 500$.Pour une location de 48 mois avec un taux dfinteret annuel de 3,9%comportant une mensualitede445$, un montant de3166$est exige a la signatureducontrat de location**.La valeur residuelle du vehicule a lfecheance du terme est17 155$.La mensualitevarie selon le montant de lfacompteverse et de la valeur residuelle.Le kilometrage annuel alloue est de 20 000 km; 0,15$du kilometreexcedentaire.**Lemontant exige a la signature du contrat de location inclut un depot de securite, la premieremensualite, les frais de transport et de preparation, les frais dfadministration du concessionnaire ainsi que lfenregistrement dfune hypotheque mobiliere.Le concessionnaire peut louer (ou vendre) a prix moindre.Le coutde lfenregistrementdu vehicule, les frais dfimmatriculation, les options, lfassurance et les taxes applicables sur le depot et sur les mensualites sont en sus.Des frais peuvent etreexiges pour usureexcessive.Ces offres sont dfune duree limitee, mutuellement exclusives, sujettes a la disponibilite et peuvent etremodifiees ou annulees sans preavis.Le vehicule doit etre livre au plus tard le 30 avril 2009.Certaines conditions sfappliquent.Consultez un concessionnaire BMWpour obtenir tous les details.Photo de Serie 3 a titre indicatif seulement.Les modelesBMW2009 achetes au Canada dfun concessionnaireautorise sont couverts par un programmedfentretien sans frais de4ans ou 80 000 km, selon la premiereeventualite.c2009BMWCanada inc.áBMWâ, le logoBMW,tous les noms de modelesBMWet touteautre famille de marques, dfimages et de symboles relatifsaBMWsont la propriete exclusive et/ou des marques deposees deBMWAG utilisees sous licence.Montreal BMWCanbec 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 bmwcanbec.com Laval BMWLaval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 bmwlaval.com Rive-Sud Park AvenueBMW 8400, boul.Taschereau Ouest 450.445.4555 514.875.4415 parkavenuebmw.com Rive-Sud BMWSainte-Julie 1633, boul.Armand-Frappier 450.922.1633 514.875.4400 bmwsaintejulie.com Blainville HamelBMW 620, boul.de la Seigneurie Ouest 450.437.5050 hamelbmw.com ONAUNCADEAUPOURVOUS.Transmission automatique gratuite valeur de 1 600$* 323i 2009 445$ /mois pendant 48 mois Offre a la location 3,9%\u2021 % Taux de location Offre a lfachat 2,9 õ Taux de financement /mois pendant 60 mois dfacompte 0$ Lfevenement Options + BMW Canada bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.MD BMW 323i 1779147A ACTUALITÉS PASCALE BRETON SANTÉ La situation de la médecine de famille continue de se dégrader au Québec.Au point où 72 postes en résidence ne sont pas comblés cette année dans les facultés de médecine de la province.Selon les informations obtenues par La Presse, les résultats du deuxième tour du Service de jumelage des résident s (CARMS) révèlent que près de 20% des postes en médecine de famille n\u2019ont pas trouvé preneur.Seulement 309 des 381 postes de résidence disponibles ont été comblés.Un problème qui ne se pose pas du côté de la médecine spécialisée.Les postes en résidence sont comblés à 95%, avec un total de 443 postes sur les 465 qui étaient disponibles au Québec.C\u2019est la troisième année que les données du CARMS confirment cette tendance.«C\u2019est une proportion qui est encore plus grande que l\u2019an passé », s\u2019inquiète le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin.«L\u2019an passé, 87% des postes ont été comblés, alors que cette année, nous sommes à 81%.Cela ne fait que confirmer tout le problème de l\u2019attractivité de la médecine familiale.» La situation devient des plus alarmantes.Un Québécois sur quatre n\u2019a pas de médecin de famille actuellement, rappelle le Dr Godin.«Dans quelques années, la situation va devenir absolument intenable.» Les nouvelles données confirment ce que plusieurs craignaient.«C\u2019est un peu ce à quoi on s\u2019attendait, avec environ 40% de nos étudiants qui choisissent la médecine de famille alors qu\u2019au Québec, on aurait besoin de 50% si on veut répondre aux besoins de la population québécoise », explique le Dr Pierre Durand, doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université Laval.L\u2019autre donnée inquiétante concerne la migration des étudiants qui choisissent de faire leur résidence dans une autre province.Cette année, le Québec affiche une perte de nette de 42 étudiants.L\u2019an passé, elle était de 52.«C\u2019est une source de préoccupation.Il faut s\u2019assurer qu\u2019on garde nos étudiants ou à tout le moins, si on en perd, qu\u2019on aille en chercher autant», indique le Dr Durand.Le désintérêt face à lamédecine de famille a atteint un point tel que les principaux intervenants \u2013 fédérations de médecins, facultés de médecine, gouvernement \u2013 se sont réunis la semaine dernière dans le cadre d\u2019une table de concertation sur le sujet.«C\u2019est une situation qui est sérieuse, que je qualifierais presque de crise », a d\u2019ailleurs commenté le ministre de la Santé, Yves Bolduc, au terme de la rencontre.Chaque faculté de médecine a préparé un plan d\u2019action pour attirer les étudiants en médecine de famille.Des groupes de travail travaillent aussi sur des solutions, tant au niveau de la valorisation de la profession, que l\u2019organisation du travail et la prestation des services.Actuellement, la profession compte 55% de médecins spécialistes et 45% de médecins omnipraticiens.Le gouvernement souhaite ramener les proportions à 50% pour chacun des groupes.I l ne s\u2019agit pas seulement d\u2019augmenter le nombre de places en médecine de famille et de réduire ceux de la médecine spécialisée, déclare le président de la Fédération des médecins résidents du Québec, le Dr Martin Bernier.« Les étudiants vont choisir la médecine de famille par choix, pas par dépit.» Et l\u2019écart de rémunération qui subsiste entre les deux catégories n\u2019améliore pas la situation.«Si la médecine de famille était rémunérée à même hauteur que la médecine spécialisée, on ne parlerait pas du problème », conclut le Dr Bernier.Perte d\u2019intérêt pour la médecine de famille Plus de 70 postes vacants en résidence PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Les étudiants semblent préférer la médecine spécialisée, où 95% des postes en résidence sont comblés.En médecine de famille, seuls 81% des postes le sont.«L\u2019an passé, 87% des postes ont été comblés, alors que cette année, nous sommes à 81%.Cela ne fait que confirmer tout le problème de l\u2019attractivité de la médecine familiale.» lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 A 7 ÉCLAIRAGE CHAUD % /[)L8>3 A/[< I([#3.(03 K L#_(#]3(03 _P(/3[>3[U ÉCLAIRAGE FROID % /[)L8>3 A/[< $/(#_P3.YBL>3 $/3[;D3 % D_/(L>(03 2B#_;LB##3/ EB[> [# D_/(L>(03 A/[< _P(/3[>3[U B[ 2B#_;LB##3/.BA;3\\ AB[> ]3< ()AB[/3< 2/[B_B)A(_;3< PB)B/B0[D3< XHXR^4 97=R' blanc doux B[ blanc froid+ X//3< _B#3#; I[D_([;LB#< K A>3#]>3 3# _(< ]3 $>L3 ]*Q`]>B-S[D$3_+ :3>;(L#3< _B#]L;LB#< 3 _B[AB# _P3\\ YB;>3 ]D;(L//(#; A(>;L_LA(#; B[ #B;>3 Quoi ?Les quatrièmes élections nationales et provinciales depuis la fin de l\u2019apartheid en 1994.> Quand?Aujourd\u2019hui.> Qui ?24 millions d\u2019électeurs devront choisir entre 9130 candidats (dont 3511 femmes).> Pourquoi ?Les candidats veulent mettre la main sur les 400 sièges de l\u2019Assemblée nationale et les 90 sièges du Conseil national des provinces.Le parti qui gagne le plus de siège à l\u2019Assemblée nationale choisit le président.\u2013 Source : BBC lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll PORTE OUVERTE À DES POURSUITES Barack Obama a laissé hier la porte ouverte à des poursuites contre d\u2019exmembres de l\u2019administration Bush ayant donné une couverture juridique à l\u2019emploi par la CIA de techniques assimilées à des actes de torture sur les suspects de terrorisme.Le président américain prend le risque d\u2019ouvrir une boîte de Pandore non seulement judiciaire, mais politique en refusant d\u2019exclure une telle éventualité, au moment où la publication de notes internes de l\u2019ère Bush fournissant une justification juridique à l\u2019emploi de telles méthodes fait déjà polémique.\u2013 AFP JUDITH LACHAPELLE Stupeur à Boston : deux jeunes femmes ont été violemment attaquées par un homme qui avait répondu à leur petite annonce publiée sur le site Craigslist.Hier, la police a annoncé l\u2019arrestation de celui qui était surnommé le «Craigslist Killer » : un étudiant en médecine, fiancé, brillant et bien mis.Un fait divers scabreux comme ceux dont raffolent les Américains.Philip H.Markoff, 22 ans, a été accusé d\u2019avoir brutalisé et volé une prostituée le 10 avril dernier, ainsi que d\u2019avoir assassiné une masseuse de 26 ans le 14 avril.Le jeune homme est également suspecté d\u2019avoir at t aqué une danseuse nue jeudi dernier.Des images du suspect, tapant du clavier sur son téléphone cellulaire dans un hall d\u2019hôtel avant et après les attaques, avaient attisé la curiosité des policiers.La semaine dernière, sur les lieux de l\u2019agression de la danseuse nue, les policiers ont trouvé un indice : les mêmes menottes de plastique utilisées sur les deux autres victimes pour les attacher.Hier, les reportages ont fait état de l\u2019incrédulité de ses proches devant les accusations qui pèsent sur Markoff.Les photos du jeune homme, tirées de sa page Facebook, montrent un étudiant de belle apparence, cheveux blonds courts, souriant «comme Brad Pitt».D\u2019autres photos le montrent en compagnie de sa fiancée, Megan McAllister, qu\u2019il doit épouser en août.Celle-ci, également étudiante en médecine, s\u2019est dite convaincue que son fiancé est innocent.«Il est intelligent, loyal, et c\u2019est le meilleur fiancé qu\u2019une femme puisse demander.Il ne ferait pas de mal à une mouche!» a-t-elle déclaré au Boston Herald et à l\u2019émission Good Morning America sur le réseau ABC.Philip Markoff menait-il une double vie?Selon des sources policières, citées par le Boston Herald, l\u2019étudiant était un joueur compulsif.C\u2019est pour payer des dettes de jeu qu\u2019il aurait volé ses victimes, croient-ils.Dans son appartement, les policiers ont trouvé une arme semi-automatique, des munitions, ainsi que des «objets utilisés pour attacher » ses présumées victimes.En Cour municipale de Boston, Markoff a plaidé non coupable.Le tueur de Craigslist sous les verrous PHOTO MARK GARFINKEL, REUTERS Philip Markoff, à droite, a comparu hier en cour municipale, à Boston, accompagné de son avocat, John Salsberg, à gauche.Un étudiant en médecine, fiancé, brillant et bien mis.souriant « comme Brad Pitt ».Aujourd\u2019hui, les Sud-Africains choisiront un nouveau Parlement et du coup, un nouveau président.On sait d\u2019ores et déjà que le chef du Congrès national africain, Jacob Zuma, prendra les rênes du pouvoir.Portrait du nouvel homme fort de l\u2019Afrique du Sud, fan de peaux de léopard et de polygamie.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 22 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 MONDE LUIS TORRES DE LA LLOSA AGENCE FRANCE-PRESSE NEWYORK\u2014 Un jeune Somalien capturé par l\u2019US Navy dans l\u2019océan Indien a été déféré, hier, devant un tribunal de New York, qui a décidé de le juger comme un adulte notamment pour piraterie, un chef d\u2019inculpation pour lequel le procureur va requérir la prison à vie.Abdi Wali Muse était le premier pirate présumé à comparaître devant la justice américaine depuis plus d\u2019un siècle.Il a été inculpé de «piraterie selon la loi des nations», un chef d\u2019inculpation qui est «nécessairement » puni par la détention à vie, a indiqué le procureur, Lev Dassin, en fin d\u2019après-midi.Le jeune Somalien est inculpé par ailleurs de complot pour s\u2019emparer d\u2019un navire par la force, d\u2019utilisation d\u2019armes à feu durant une attaque visant à s\u2019emparer d\u2019un navire, de complot visant à une prise d\u2019otages et d\u2019utilisation d\u2019armes à feu dans le but de s\u2019emparer d\u2019otages.La date du procès n\u2019a pas encore été fixée, mais une prochaine audience plénière se tiendra le 21 mai.Le tribunal du district sud de Manhattan avait d\u2019abord déclaré le huis clos dans l\u2019attente de la détermination de l\u2019âge d\u2019Abdi Wali Muse, l\u2019avocat commis d\u2019office, Phil Weinstein, ayant déclaré avoir parlé au père du pirate, qui affirmait qu\u2019il n\u2019était âgé que de 15 ans.«Il dit qu\u2019il est né le 20 novembre 1993», avait déclaré le juriste.Peu après, le juge Andrew Peck a rouvert la séance à la presse en déclarant que le jeune homme serait jugé comme un adulte et que les arguments de son père n\u2019étaient pas crédibles.Vêtu d\u2019un T-shirt bleu et la tête baissée, la main gauche bandée, le jeune Somalien, arrivé dans la nuit de lundi à hier à New York, a suivi l\u2019audience par le truchement d\u2019un interprète.Abdi Wali Muse est le seul survivant des quatre auteurs de la prise d\u2019otages à bord du cargo Maersk Alabama.Il avait été blessé à la main gauche à la suite d\u2019un coup de couteau infligé par un membre de l\u2019équipage lors de la lutte pour le contrôle du porteconteneurs américain, le 8 avril au large de la Somalie.Une partie de l\u2019équipage avait finalement repris le contrôle du cargo, mais les pirates s\u2019étaient enfuis en prenant en otage le capitaine Richard Phillips sur un canot de sauvetage.Ce dernier a été libéré au bout de cinq jours par une opération commando de la marine américaine, au cours de laquelle le jeune pirate s\u2019est rendu, tandis que les trois autres pirates étaient tués.C\u2019est «quelqu\u2019un qui n\u2019a pas connu la faim chez lui, qui connaît la religion», a dit son père sur les ondes de la radio Voice of America.À propos de «ce qui l\u2019a conduit à prendre la mer (.), la seule explication que j\u2019aie c\u2019est qu\u2019en raison de son jeune âge, il a été entraîné dans des mauvaises actions», a-t-il ajouté, assurant que son fils n\u2019était «pas un garçon à problème».La secrétaire d\u2019État américaine, Hillary Clinton, a annoncé lundi que le groupe de contact de l\u2019ONU sur la piraterie au large de la Somalie (CGPCS) se réunirait début mai à New York pour tenter de faciliter les poursuites en justice contre les pirates interpellés.Le CGPCS, créé en janvier dernier par le Conseil de sécurité de l\u2019ONU, regroupe plus de 20 pays, ainsi que l\u2019Union africaine, l\u2019Union européenne, l\u2019OTAN, le secrétariat de l\u2019ONU et l\u2019Organisation maritime internationale.Une première en plus de 100 ans Un Somalien comparaît pour piraterie à New York PHOTO ERIC THAYER, REUTERS Abdi Wali Muse est arrivé de Somalie dans la nuit de lundi à hier à New York.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll FRÉDÉRICK LAVOIE COLLABORATION SPÉCIALE MOSCOU \u2014 Le lundi 13 avril, Dmitri Medvedev a donné sa première entrevue à un journal russe depuis son élection, en mars 2008.Et le choix n\u2019était pas anodin.Novaïa Gazeta est la publication la plus critique du Kremlin.Quatre de ses journalistes \u2013 dont la plus célèbre, à l\u2019étranger, Anna Politkovskaïa \u2013, ont été assassinés au cours de la dernière décennie.Le rédacteur en chef du journal, Dmitri Mouratov, a abordé plusieurs thèmes sensibles comme la liberté de parole et le contrôle du système judiciaire du pays par le pouvoir politique.Fidèle à son habitude, le juriste Medvedev a offert des réponses techniques, niant un manque de liberté en Russie, tout en notant qu\u2019il reste beaucoup à parachever.Le lendemain, il s\u2019est entretenu avec les membres de l\u2019Institut du développement contemporain.Considéré comme l\u2019institut de recherche officieux de Medvedev, il lui permet d\u2019avoir un aperçu de la situation dans le pays à l\u2019extérieur de l\u2019appareil de l\u2019État.«Le pouvoir n\u2019a pas besoin de compliments ni de léchage de la part de la communauté d\u2019experts », a prévenu le président.Les chercheurs n\u2019ont d\u2019ailleurs pas manqué de critiquer la politique en matière d\u2019emploi du gouvernement.Mercredi dernier, troisième symbole.Dix-huit des plus importants défenseurs des droits humains et mi l ita nts de la société civile russe ont franchi les portes du Kremlin pour une rencontre de plus de trois heures avec le président.« Il nous a écoutés », croit Aleksei Simonov, président de la Fondation pour la défense de la Glastnost.«Je n\u2019ai toutefois pas l\u2019impression qu\u2019on lui a dit quoi que ce soit qu\u2019il ne savait déjà », ajoute-t-il.Medvedev a écouté, mais il n\u2019a rien promis.Si ce n\u2019est de rendre plus fréquentes qu\u2019une fois par année les réunions du Conseil sur la collaboration pour le développement des institutions de la société civile et des droits de l\u2019homme, «parce qu\u2019il y a trop de problèmes [à discuter]».D\u2019où les critiques d\u2019autres militants, opposés à ce type de collaboration avec le pouvoir.«À quoi bon répéter sans cesse des vérités politiques évidentes à un président qui comprend tout, mais ne fait rien?» s\u2019est interrogé lundi le dissident Aleksandr Podrabinek dans l\u2019Ejednevny Journal.Selon lui, les défenseurs des droits de l\u2019homme qui ont participé à la rencontre sont devenus les «fous du roi » d\u2019un président qui voulait embellir son image de démocrate.«Je ne me sens pas fou du roi, rétorque Aleksei Simonov.Mais je ne vois rien de mal de toute façon dans ce rôle.Tant qu\u2019on ne le fait pas rire.» Selon Aleksei Simonov, il est probable que le président Medvedev souhaite réellement plus de libertés en Russie.«Mais d\u2019y croire, c\u2019est une chose.D\u2019y travailler, c\u2019en est une autre», souligne- t-il, rappelant qu\u2019audelà des mots, la première année de présidence de Medvedev ne s\u2019est pas traduite par une libéralisation effective.« Tant que l \u2019appa rei l de l\u2019État considérera les dissidents comme une menace à la sécurité du pays, il n\u2019y aura pas de liberté de parole.» RUSSIE Medvedev à l\u2019écoute de ses opposants Le président russe Dmitri Medvedev a passé une bonne partie de la semaine dernière attablé avec ses critiques les plus farouches.Certains y ont vu le symbole d\u2019une possible démocratisation du pays sous ce président, qui se présente volontiers plus « libéral » que son prédécesseur Vladimir Poutine.Pour d\u2019autres, ce n\u2019était que de la poudre aux yeux.«À quoi bon répéter sans cesse des vérités politiques évidentes à un président qui comprend tout, mais ne fait rien ?» PHOTO AP Le président Dmitri Medvedev reçoit l\u2019accolade du patriarche russe Kirill, lors de la célébration de la pâque russe orthodoxe, dimanche dernier à Moscou.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 A 23 Hommage à tous nos bénévoles Merci pour le temps consacré à sauver des vies.SEMAINE DE L\u2019ACTION BÉNÉVOLE PA R T E N A I R E P O U R L A V I E .1753518A André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Philippe Cantin > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Éric Trottier > Directeur de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef FORUM ÉDITORIAL serge.chapleau@lapresse.ca DROITS RÉSERVÉS OPINION FORUM@LAPRESSE.CA PARTICIPEZ AU BLOGUE DE L\u2019ÉDITO www.cyberpresse.ca/edito ANDRÉ PRATTE Combien pour votre bazou?PIERRE HARVEY L\u2019auteur est président et conseiller en commerce international de Harvey International inc.à Sherbrooke.Ces jours-ci, encore à cause d\u2019un étranger (Barack Obama), le Québec se remet à rêver de son axe économique nord-sud.Cet axe qui, pourtant, a toujours fait l\u2019envie des autres provinces et même d\u2019autres pays du monde comme la France, mais que trop souvent, les Québécois eux-mêmes oublient.Il aura fallu qu\u2019un président d\u2019un autre pays avance par ricochet, en parlant de cette nouvelle économie liée par le train plutôt que par l\u2019automobile, que notre intégrité territoriale passe par l\u2019intégration encore plus forte de nos deux pays.Pourtant, cette idée a déjà été présentée et soutenue par des milliers de Québécois engagés dans le commerce entre les États-Unis et le Canada depuis des lunes: la nature du commerce international québécois est d\u2019abord nord-sud et non est-ouest.Ce n\u2019est pas la sacrosainte France qui va assurer l\u2019avenir économique du Québec.Le Québec va prospérer le jour où il va prendre la décision de se concentrer sur le grand triangle Montréal-Boston-Washington- Chicago.Le Québec va prospérer lorsqu\u2019il va se concentrer sur son commerce nord-sud, d\u2019abord vers les États-Unis, puis vers l\u2019Amérique du Sud.Le train à grande vitesse doit partir de Montréal et relier New York en priorité.Il doit aussi y avoir un embranchement à Albany qui reliera Boston en passant par Springfield au Massachusetts.On pourrait même revoir le lien proposé à l\u2019époque entre Montréal et Burlington-Manchester-Boston.Le train Québec-Windsor n\u2019aura jamais l\u2019attrait d\u2019un lien nord-sud pour Montréal, la démographie et la richesse collective allant de soi.Québec et Ottawa ne doivent pas prioriser cet axe.Il serait suicidaire au plan économique et même touristique de penser qu\u2019il y aurait un avantage à réaliser ce projet.La Nouvelle-Angleterre, c\u2019est 15 millions de personnes à deux pas de chez nous et New York métropolitain c\u2019est 20 millions de personnes.Dois-je vraiment vous sortir les chiffres de l\u2019Ontario?D\u2019ailleurs pourquoi le lien naturel nord-sud existe-t-il entre Vancouver-Seattle et Portland, mais que nous, ici, nous devrions prioriser l\u2019axe est-ouest?N\u2019allez surtout pas croire que je suis un séparatiste convaincu qui veut briser le Canada, loin de là.Toronto et Windsor pourront bien créer leurs liens eux aussi s\u2019ils le souhaitent avec le sud.Non, en fait, je vois même le Québec comme leader canadien du commerce avec les États-Unis.Et j\u2019en rajoute même en imaginant le Québec comme principale porte d\u2019entrée des Européens en mal d\u2019Amérique qu\u2019ils soient commerçants ou touristes.Faut-il vraiment que la bonne idée vienne de l\u2019extérieur pour que nos gouvernements l\u2019envisagent?En Nouvelle-Angleterre, le grand projet Boston-New York- Washington se réalise.Les études ont été faites et les gouvernements des États concernés finissent présentement de s\u2019entendre sur les tracés et les ajustements techniques d\u2019utilisation des rails.Il reste à ajuster le cas de la ligne de train de banlieue Métro North à New York qui se rend jusqu\u2019à New Haven au Connecticut et qui commanderait des transformations majeures si le train à haute vitesse voyait le jour dans son entité complète.Il manque cependant à l\u2019Amérique du Nord ce concept d\u2019intégration territoriale que les Européens ont réussi à créer de manière habile.Nous n\u2019aurons pas le choix d\u2019arriver un jour ou l\u2019autre à un vrai traité de libre-échange, ce qui n\u2019est pas le cas de l\u2019ALENA en ce moment.Il se pose aussi l\u2019éternelle question de la douane entre les deux pays dans l\u2019optique ou un train relierait Montréal à New York et à Boston si l\u2019intégration territoriale ne peut se faire.Pourtant, une partie de la solution vient de la carte NEXUS que plusieurs grands voyageurs se procurent et qui permet de passer la douane sans même rencontrer un douanier, et ce, des deux côtés de la frontière.Le premier ministre d\u2019un pays ou d\u2019une province qui osera aller si loin sera celui qui permettra l\u2019intégration territoriale canadoaméricaine, la solution ultime à la sécurité économique de nos deux pays liés inévitablement et à tout jamais par une histoire commune et intégrée.C\u2019est aussi ça, le commerce de proximité.Relier MontréalàNew York Un TGV Québec-Windsor n\u2019aura jamais l\u2019attrait d\u2019un lien nord-sud pour Montréal PHOTO PRISE SUR LE SITE DE BOMBARDIER Le train à grande vitesse doit partir de Montréal et relier NewYork en priorité.ARIANE KROL Fini le télémarketing! Pourquoi s\u2019identifier ?La mise en service d\u2019un système de «délation» d\u2019abus, de fraudes potentielles, de vols ou d\u2019autres crimes est une excellente idée.Au moins, il a le mérite de représenter le début d\u2019une solution aux problèmes.Mais je suis carrément opposé à ce qu\u2019il faille absolument s\u2019identifier.Pour montrer jusqu\u2019à quel point c\u2019est ridicule: est-ce que, lors d\u2019un appel à la bombe, on exige votre nom avant de faire évacuer (idem pour les pompiers)?Ce qui compte, c\u2019est d\u2019attirer l\u2019attention sur une situation ou une personne.Obliger le délateur à dévoiler son identité n\u2019est qu\u2019une stratégie crasse pour limiter l\u2019efficacité de la méthode, afin de minimiser le nombre de scandales qui pourraient émerger.Robert Vallée Brossard Manque de respect Lors du match Bruins- Canadien au Centre Bell, lundi, j\u2019ai été déçu d\u2019entendre des huées de trop de partisans du Tricolore pendant le déroulement de l\u2019hymne national américain.Le sport est le sport, bien sûr, mais le respect d\u2019un hymne national étranger doit toujours avoir sa place, d\u2019autant plus lorsque le match est télédiffusé chez nos voisins du Sud.Le savoir-vivre a toujours ses droits et ceux qui ont agi ainsi manquent d\u2019éducation patriotique.Les Américains méritent des excuses.Pour que nous soyons respectés, il faut respecter les autres.Réjean Beaudoin Sherbrooke Les devoirs de M.Paradis Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, le ministre Christian Paradis, souhaite mettre fin aux hostilités au sein du Parti conservateur en vue des prochaines élections fédérales.Si M.Paradis veut redonner de la crédibilité à sa formation politique au-delà de la région de Québec, il devra d\u2019abord demander à son chef de respecter la population québécoise dans plusieurs dossiers d\u2019importance.Il devra direàM.Harper que le Québec ne veut pas d\u2019une Commission des valeurs mobilières unique au Canada à Toronto.Il devra lui dire que le Québec attend toujours son chèque de 2,6 milliards pour le règlement de l\u2019harmonisation de la TPS et de la TVQ.Il devra également demander à son premier ministre pourquoi il s\u2019entête à envoyer nos jeunes militaires en Afghanistan se faire tuer dans une guerre passablement coûteuse financièrement (plus de 14 milliards) mais surtout en vies humaines (117 morts et de nombreux blessés).Il devra aussi réaliser que le Canada est un des seuls endroits au monde où l\u2019État coupe dans la recherche pour investir massivement dans le militaire.André Tremblay Montréal jbeaupre@lapresse.ca JEAN-PASCAL BEAUPRÉ Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a enfin enlevé ses lunettes roses.Non seulement la banque centrale a-t-elle abaissé hier son taux directeur à 0,25%, mais, surprise, elle s\u2019engage à le maintenir à ce niveau jusqu\u2019à la mi-2010.Elle rejoint ainsi sa voisine du Sud, la Réserve fédérale américaine, qui a réduit son taux au plancher il y a déjà belle lurette.La Banque du Canada envoie aussi par-dessus bord sa boule de cristal de janvier.Ses prévisions de recul du PIB en 2009 sont passées de 1,2% à 3% en trois mois à peine.Et lorsque la reprise se pointera le bout du nez, la croissance canadienne n\u2019atteindra pas 3,5% en 2010, comme la banque centrale l\u2019avait initialement prédit, mais plutôt 2,5%, ce qui semble déjà un brin optimiste.Jusqu\u2019à hier, la Banque du Canada nous donnait l\u2019impression de vivre sur une autre planète économique: ses projections plutôt jovialistes tranchaient avec celles plus sombres de l\u2019ensemble des économistes.En se mettant au diapason, la banque centrale fait réaliser en même temps aux Canadiens à quel point la récession sera profonde.Sans presser sur le bouton de panique.M.Carney s\u2019est finalement résigné à virer capot quand son équipe d\u2019experts a conclu que les effets des programmes de stimulation des pays industrialisés prendraient plus de temps à se faire sentir dans l\u2019économie réelle.La Banque du Canada n\u2019en restera pas là.Demain, on s\u2019attend à ce qu\u2019elle sorte la planche à billets.Question d\u2019épauler les banques, quoique déjà solides, pour accroître leurs liquidités et ainsi faciliter le crédit aux entreprises et aux consommateurs.«Nous ne sommes pas sortis du bois », a averti le président américain Barack Obama, il y a quelques jours, en pesant ses mots.Les développements récents lui donnent raison.Pas plus tard qu\u2019hier, un rapport du Fonds monétaire international prévoyait que les institutions financières encaisseraient des pertes de 4100 milliards de dollars à l\u2019échelle mondiale.À elles seules, les banques américaines assumeront les deux tiers du recul.Tout en annonçant avoir retrouvé le chemin de la rentabilité, Bank of America a ébranlé les marchés financiers lundi en augmentant de 60% ses provisions pour créances douteuses.Face à un marché immobilier chancelant et un taux de chômage galopant, les Américains ont de plus en plus de difficultés à rembourser leurs dettes de cartes de crédit.Le secteur financier est en meilleure santé qu\u2019à l\u2019automne, vrai, mais les défauts de paiement pourraient plomber son bilan pendant encore un bon bout de temps.L\u2019annonce de Bank of America a porté un coup dur à l\u2019embellie boursière des six dernières semaines.Dès l\u2019automne dernier, l\u2019économiste Nouriel Roubini, réputé pour avoir prédit l\u2019ampleur de la présente débâcle financière, avait évoqué le spectre d\u2019une crise des cartes de crédit potentiellement aussi dévastatrice que la dégringolade du marché immobilier aux États-Unis.Le taux d\u2019endettement élevé des Canadiens forcera les banques à redoubler de vigilance.Espérons maintenant que la Banque du Canada n\u2019aura pas à réviser encore à la baisse ses prévisions de croissance.Son coffre à outils est de moins en moins garni.Les lunettes roses au panier En se mettant au diapason, la Banque du Canada fait réaliser aux Canadiens à quel point la récession sera profonde.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll A 24 L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?forum@lapresse.ca Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.ABONNEMENT (514) 285-6911 ou 1 800 361-7453 cyberpresse.ca/abonnement DÉCÈS (514) 285-6816 deces@lapresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 commentaires@lapresse.ca CARRIÈRES (514) 285-7320 carrieres@lapresse.ca PETITES ANNONCES (514) 987-8363 ou 1 866 987-8363 petitesannonces@lapresse.ca PUBLICITÉ (514) 285-6931 POUR NOUS JOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 ALAIN DUBUC adubuc@lapresse.ca COLLABORATION SPÉCIALE FORUM CLAUDE GAGNON L\u2019auteur est président de l\u2019Ordre des pharmaciens du Québec.L\u2019accès aux soins de première ligne est sans contredit un enjeu majeur de notre système de santé.Chaque Québécois devrait pouvoir bénéficier d\u2019un service rapide pour les soins de base ce qui, dans certains cas, permettrait d\u2019éviter d\u2019avoir recours à des soins de deuxième ou de troisième ligne par la suite.Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, a constitué une table de concertation sur l\u2019accès aux médecins de famille et aux services de première ligne.Il s\u2019agit là d\u2019une initiative qui permettra de proposer des solutions prometteuses à la population.Certaines actions déjà engagées \u2013 telle qu\u2019une meilleure collaboration interprofessionnelle, ce que permet la loi 90 \u2013 auront assurément des effets positifs.Nous sommes d\u2019avis, cependant, qu\u2019il existe un professionnel incontournable en matière d\u2019accès aux soins de première ligne: le pharmacien.Quel professionnel est plus accessible que le pharmacien?Aucun.D\u2019ailleurs, parmi tous les professionnels, le pharmacien est toujours celui qui apparaît comme le plus accessible, selon la population, dans les sondages.Lors de la première rencontre de la Table de concertation, le 17 avril, le ministre nous a demandé de présenter des propositions d\u2019actions, ce que nous avons fait.À l\u2019heure actuelle, le pharmacien possède des compétences qui pourraient être davantage utilisées en première ligne.D\u2019ailleurs, plusieurs autres provinces comme l\u2019Alberta ou la Colombie- Britannique ont franchi le pas.Chez nos voisins, on donne entre autres la possibilité au pharmacien de prolonger la durée d\u2019une ordonnance ou de l\u2019adapter (modifier la forme, le dosage ou la posologie).Il s\u2019agit d\u2019actes que le pharmacien est pleinement en mesure d\u2019accomplir, compte tenu de ses connaissances approfondies des médicaments.Qu\u2019est-ce que ces mesures changent pour le patient?Beaucoup de choses.Prenez l\u2019exemple d\u2019un patient qui souffre de problèmes de cholestérol et qui est traité avec une statine dont le dosage doit être ajusté en fonction de tests.Dans un système plus efficient, le patient effectuerait les tests requis en fonction des directives du médecin, et les résultats seraient transmis directement au pharmacien afin que celui-ci ajuste le dosage du médicament.Le pharmacien rencontrerait le patient afin de l\u2019interroger sur son état de santé, évaluer les résultats du traitement, considérer les autres médicaments pris par le patient, ce qui lui permettrait de détecter les interactions entre les médicaments et d\u2019ajuster correctement le traitement.Cette forme de collaboration interprofessionnelle permettrait de soigner le patient en utilisant les compétences de chacun.Le médecin continuerait de rencontrer son patient selon ses besoins, et lorsque son expertise spécifique serait requise.Nous pouvons également penser aux patients laissés orphelins à la suite du décès, d\u2019une retraite ou de la cessation d\u2019exercice d\u2019un médecin.Dans d\u2019autres provinces, le pharmacien est autorisé à renouveler les ordonnances (ex.: pour le diabète ou le cholestérol) pour une durée précise, jusqu\u2019à ce que le patient ait trouvé un omnipraticien en mesure de le prendre en charge.À l\u2019heure actuelle, les patients diabétiques doivent obtenir une ordonnance de leur médecin afin de se faire rembourser les bandelettes de glucomètre par leurs assureurs.N\u2019est-ce pas là une utilisation non efficiente de l\u2019expertise des médecins?L\u2019Ordre préconise qu\u2019au Québec, le pharmacien ait l\u2019autorisation de demander le remboursement de différents dispositifs médicaux (bandelettes, espaceurs pour les pompes), lorsque le problème de santé d\u2019un patient a été confirmé par un médecin.Des dizaines de rendez-vous et des heures d\u2019attente seraient épargnées, ce qui contribuerait à désengorger notre système de santé.Lorsqu\u2019il est question d\u2019interdisciplinarité, l\u2019objectif est d\u2019utiliser les compétences de chacun des professionnels de la meilleure façon qu\u2019il soit.En matière de gestion de la thérapie médicamenteuse et des maladies chroniques, le trio médecin-pharmacien-infirmière pourrait assurément fai re plus et mieux.Pour ce faire, la participation plus étroite des pharmaciens d\u2019établissements de santé en première ligne fait partie de la solution.Les solutions ne sont pas toujours aussi compliquées qu\u2019on le croit.Des mesures simples portent fruits, nous en avons la preuve.Il suffit maintenant de les mettre en oeuvre afin d\u2019offrir à chaque Québécois une organisation des soins de première ligne plus efficace et davantage axée sur le patient.Des patients mieux servis Les compétences du pharmacien devraient être davantage utilisées en première ligne NADINE LAMBERT L\u2019auteure est vice-présidente responsable du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN).À titre d\u2019infirmière et de représentante du personnel des soins infirmiers et cardiorespiratoires à la FSSS (CSN), je veux corriger deux faussetés avancées par le ministre Yves Bolduc pour justifier sa décision de mars dernier d\u2019abolir les primes estivales servant à inciter le personnel à accroître sa disponibilité.Il a expliqué que ces primes ne sont plus utiles puisque de nouvelles mesures de rétention, nées des travaux de la Table nationale de main-d\u2019oeuvre en soins infirmiers, seront appliquées dès cet été pour garantir un niveau adéquat de personnel dans les établissements, ce qui n\u2019est pas vrai.Puis, il a soutenu que les syndicats qui ont participé à ces travaux ont donné leur accord pour les abolir, ce qui complètement faux.Il faut d\u2019abord rappeler que ces primes temporaires ont été introduites à l\u2019été 2002 pour contrer les bris de services engendrés par la grave pénurie de main-d\u2019oeuvre qui sévit toujours chez les infirmières, les infirmières auxiliaires, les inhalothérapeutes et les préposés aux bénéficiaires.Sans ces primes, la population souffrira d\u2019attentes incessantes ainsi que de la diminution de la qualité et de la sécurité des soins en raison d\u2019un manque criant de personnel.Or, les nouvelles mesures auxquelles se réfère le ministre, quoique prometteuses, ne pourront générer les effets escomptés avant plusieurs années.Et certainement pas à court terme puisque celles-ci visent à modifier de façon durable et structurante l\u2019organisation du travail, la charge de travail, les compétences et les conditions d\u2019exercices du personnel travaillant dans des secteurs névralgiques du réseau de la santé.Durant ce temps, que fera le ministre cet été quand les infirmières, les inhalothérapeutes et les infirmières auxiliaires de l\u2019hôpital du Sacré-Coeur et du CHU Ste-Justine, confrontés tous les jours à la surcharge de travail et au temps supplémentaire obligatoire, ne pourront assurer des soins adéquats aux patients de l\u2019urgence, des soins intensifs et des autres services?Que dira-t-il au personnel soignant du Centre hospitalier des Îles-de-la-Madeleine qui vit la même situation difficile que leurs collègues des grands centres urbains?Que dira-t-il aux patients qui attendent à domicile les services d\u2019une infirmière ou encore aux infirmières et infirmières auxiliaires de nuit dans un CHSLD qui sont aussi confrontées au temps supplémentaire obligatoire?Comme plusieurs, je suis préoccupée par la situation dans laquelle sont placés les patients du réseau public et le personnel des équipes de soins.Il faut absolument que le ministre Bolduc révise sa décision et rétablisse ces primes, tout en poursuivant les efforts pour concrétiser le plan d\u2019action et les recommandations de la Table nationale de main-d\u2019oeuvre.Ce n\u2019est que de cette façon que l\u2019on pourra poursuivre l\u2019objectif d\u2019améliorer la rétention et l\u2019attraction du personnel du réseau public et assurer un milieu de travail compétitif, agréable et motivant pour offrir des soins et des services de qualité à la population.Une abolition prématurée Les primes estivales versées au personnel du réseau de la santé sont nécessaires pour encore plusieurs années Sans ces primes, la population souffrira d\u2019attentes incessantes et de la diminution de la qualité des soins en raison d\u2019un manque criant de personnel.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Quel professionnel est plus accessible que le pharmacien?Aucun.Dans plusieurs autres provinces, le pharmacien peut prolonger la durée d\u2019une ordonnance ou en modifier la forme, le dosage et la posologie.Les gestes d\u2019ouverture de Barack Obama à l\u2019égard de Cuba sont timides.Il ne s\u2019agit pour l\u2019instant que de permettre les voyages des Américano-Cubains vers leur île natale et de faciliter les transferts de fonds.On est encore loin de la levée de l\u2019embargo commercial.Mais le virage est néanmoins significatif.En admettant l\u2019échec de la politique américaine, lors du Sommet des Amériques, à Trinité et Tobago, le président américain a amorcé le début de la fin d\u2019une logique d\u2019affrontement, survivance absurde de la guerre froide et grand symbole du dogmatisme américain.Un petit pas qui laisse croire que, de part et d\u2019autre, on commence à préparer l\u2019après-Castro.Il évident qu\u2019ici, on applaudira.Le Canada n\u2019a jamais coupé ses liens avec Cuba, même pendant la Guerre froide, parce qu\u2019on a toujours cru que la meilleure façon d\u2019encourager la démocratisation de ce pays était de maintenir des liens, une approche plus sage que celle des Américains, qui ont diabolisé Fidel Castro et braqué son régime.Ce désir de dialogue, on l\u2019a vu chez tous ces touristes québécois qui voient Cuba comme un pays ami.En principe, les États-Unis se refusent à établir des relations normales avec Cuba parce que ce pays n\u2019est pas démocratique.L\u2019argument est boiteux, car les États-Unis entretiennent, dans une sensibilité à géométrie variable, des liens étroits avec bien des dictatures, comme l\u2019Arabie Saoudite.Leur agressivité envers Cuba tient bien davantage à la survivance d\u2019un anticommunisme primaire, au poids politique des exilés cubains, et aux cicatrices de l\u2019escalade du début des années 60.L\u2019insistance sur l\u2019instauration de la démocratie repose en outre sur une vision étriquée des droits qui ramène la démocratie à la tenue d\u2019élections libres.Il est vrai que Cuba est une dictature, où il n\u2019y a pas d\u2019élections, où l\u2019oppression étouffante muselle les citoyens, où il y a des prisonniers politiques.Mais ce n\u2019est pas un régime de terreur.Dans le monde des régimes totalitaires, Cuba est loin d\u2019être parmi les pires.Par contre, bien des pays en principe démocratiques tolèrent la torture et les assassinats politiques.Il n\u2019en reste pas moins que ce pays est dans une impasse économique, sociale et politique, un pays figé qui attend la mort de son dictateur, un «paradis socialiste» qui, depuis l\u2019arrivée à sa tête de Raoul Castro, s\u2019est transformé en gérontocratie monarchique.Le modèle d\u2019économie planifiée a été un échec total.Cuba est incapable de nourrir ses citoyens et de produire ce dont ils ont besoin, il survit grâce à la charité internationale et en expliquant ses échecs par un embargo américain qui est politiquement bien commode.Cependant, ce pays dispose d\u2019un énorme potentiel, comparé à bien des nations latinoaméricaines.Ce potentiel tient largement aux réalisations de la révolution castriste: un système de santé de haut niveau, une identité nationale forte, un degré d\u2019éducation comparable à celui des sociétés industrialisées.À condition, bien sûr, que la transition se fasse bien.Le Canada, un pays du Nord qui n\u2019a jamais coupé les ponts avec Cuba, peut jouer un rôle utile.Mais au Sommet des Amériques, le premier ministre canadien n\u2019a pas joué ce rôle.Stephen Harper voulait parler «d\u2019affaires» et espérait que la question cubaine ne prendrait pas trop de place, ne comprenant pas l\u2019importance qu\u2019elle revêt en Amérique latine.Pourquoi?Parce que l\u2019ouverture à Cuba est trop associée au règne libéral?Parce qu\u2019il y aurait chez M.Harper des réflexes anticommunistes, comme on l\u2019a senti dans le cas de la Chine?Mais le résultat est là.Encore une fois, M.Harper a été déphasé, en dehors de la plaque, comme s\u2019il ne trouvait plus sa place dans un monde qui change trop vite.L\u2019après-Castro commence Le Canada, un pays qui n\u2019a jamais coupé les ponts avec Cuba, peut jouer un rôle utile.PHOTO AFP L\u2019aéroport international de La Havane, à Cuba.lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll L A P R E S S E M O N T R É AL ME R C R E D I 22 AV R I L 2 0 0 9 A 25 1748654A 1748656 "]
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